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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

SCARPA TOUR : Direction Lyon pour des soirées escalade avec SCARPA

14 Sep

Il est temps de fêter la rentrée de l’escalade ! Après que les salles soient restées fermées de nombreux mois, l’heure est venue de se retrouver et de fêter cette rentrée aux côtés de SCARPA, la marque spécialiste de chaussons d’escalade.

Rendez-vous donc dans trois salles incontournables de Lyon, de 18h00 à 21h00, afin de tester gratuitement les modèles de la marque dont quelques nouveautés.

Au programme donc, une soirée spéciale SCARPA avec :

  • Un test chaussons gratuit
  • Des conseils
  • Des animations
  • Un jeu concours
  • Un challenge de grimpe

Le programme de la semaine :

Mardi 21 septembre : Vertical Art Lyon
Mercredi 22 septembre : Block Out Lyon
Jeudi 23 septembre : Mroc Part-Dieu

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Michaela Kiersch signe la deuxième ascension féminine de “Dreamcatcher” 9a !

14 Sep

Il y a quelques jours, Paige Claassen frappait fort en réalisant la toute première ascension féminine de “Dreamcatcher”, célèbre 9a canadien ultra physique. C’est maintenant au tour de Michaela Kiersch de clipper le relais de cette voie, devenant la deuxième femme à réaliser cette ligne.

Après avoir déjà enchaîné huit 8c+, l’américaine de 26 ans rentre ainsi dans le neuvième degré. Elle avait déjà essayé cette ligne si atypique il y a trois ans, mais n’avait pas réussi à faire tous les mouvements. Après s’être entraînée spécifiquement pour cette voie, elle n’aura mis que cinq jours cette année pour en venir à bout.

  • Voici son commentaire :

“Dreamcatcher” est l’un de mes rêves depuis que Chris Sharma a réalisé la première ascension en 2005. Sincèrement, depuis toujours, cette voie m’a semblé hors de portée. Cela me semble toujours surréaliste.

J’ai essayé cette voie il y a 3 ans et je n’ai pas vraiment réussi à faire tous les mouvements. Avant ce trip, j’avais axé mon entraînement sur la force de mes doigts, la rési et de BEAUCOUP de pan Güllich latéral.

J’ai été capable de faire tous les mouvements le premier jour de ce trip, et j’étais ravie de commencer à empiler des sections plus longues. Après une forte pluie, la route était devenue un véritable torrent. J’étais stressée par la météo (classique ici à Squamish) et je doutais de pouvoir réussir la voie avant de retourner en cours. Lors de mon 5ème jour, les prises étaient encore un peu suintantes. Cela a allégé une partie de la pression et j’ai décidé de simplement m’amuser et d’y aller pour me faire plaisir. Et puis comme par magie, je clippais la chaîne de mon premier 9a.

“Dreamcatcher” n’a connu que peu d’ascensions, toutes masculines jusqu’à ce mois-ci. C’était magique de partager des moments sur la voie avec Paige Claassen, et de se sentir si bien accueillie à ses côtés. C’était stimulant pour nous de tenter deux ascensions féminines dans cette voie. Cela m’a permis d’envisager de plus grands rêves, et je suis tellement reconnaissante pour le soutien dont j’ai bénéficié et qui m’a permis d’en arriver là.”

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Une nouvelle salle de bloc ouvre ses portes près d’Annecy !

12 Sep

Une nouvelle salle d’escalade débarque dans le bassin annécien. Son nom ? Space Bloc, une salle de plus de 750m² entièrement dédiée au bloc, à Sillingy.

Space Bloc c’est la nouvelle salle d’escalade de Haute-Savoie. Bien plus qu’une simple salle d’escalade, Space Bloc sera à un véritable espace de vie convivial, mêlant sport, détente et bonne humeur. Des blocs de tous niveaux seront régulièrement tracés par une équipe d’experts, dans des profils divers et variés : du dévers à la dalle, des passages physiques aux mouvements plus techniques, du débutant au grimpeur de haut niveau… Il y en aura pour tous les goûts ! En plus de cela, la salle propose un espace dédié aux enfants et des cours d’escalade hebdomadaires seront mis en place toute l’année, pour les enfants (dès 4 ans), les ados mais aussi les adultes.

L’inauguration de ce nouvel espace de grimpe aura lieu les 18 et 19 septembre, lors de deux journées portes ouvertes. Il sera ainsi possible de venir tester cette nouvelle salle gratuitement. Une buvette et des collations seront proposées sur place. La salle ouvrira ensuite officiellement ses portes dès le lundi 20 septembre.

En bref, Space Bloc c’est :

  • Plus de 750 m² de surface grimpable
  • Des blocs de tous niveaux, dans des profils variés
  • Des cours hebdomadaires
  • Un espace bar et restauration à venir avec des produits locaux
  • Une terrasse pour profiter des belles journées ensoleillées
  • Une équipe à votre écoute

Bien plus qu’une salle de grimpe ou une simple salle d’escalade, Space Bloc c’est aussi et avant tout un projet familial, un lieu indépendant et ouvert à la diversité, où sport, détente et convivialité sont les maîtres mots !


Photos : Marc Daviet

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Katherine Choong répète l’une des grandes voies les plus dures de Suisse !

12 Sep

La suissesse Katherine Choong vient de répéter l’une des grandes voies les plus difficiles de son pays : “6.4 Sekunden”, une ligne de 170 mètres, cotée 8b/+. Elle parvient à réaliser cette croix quelques jours seulement après enchaîné son gros projet dans le sud de la France « Hélix au pays des Merveilles » 8c+.

Décomposée en sept longueurs (6c, 8b/+, 8a+, 8a, 8a, 7c+ et 7b), cette grande voie ouverte et libérée par Matthias Trottmann en 2006 aura dû patienter treize ans avant que David Firnenburg signe la première répétition. Katherine Choong réalise donc la seconde répétition et devient la première femme à atteindre le relais de cette ligne.

Comme à son habitude, la jeune suissesse a tenu à nous livrer son commentaire sur la voie.

Après avoir réalisé des voies de haute difficulté ces dernières années, j’avais envie de découvrir et d’apprendre quelque chose de nouveau. Depuis environ 2 ans, j’ai commencé à faire plus de grandes voies. Le challenge est pour moi beaucoup plus complexe. J’ai dû apprendre à gérer l’effort et le mental sur toutes les longueurs des voies qui font souvent plusieurs centaines de mètres, les manip’ de cordes ainsi que la peur du vide bien sûr, qui use beaucoup d’énergie.

Mais ce qui est particulièrement intéressant dans cette forme d’escalade c’est l’esprit de cordée, le partage des émotions avec le partenaire que je trouve beaucoup plus fort qu’en falaise. La confiance en son partenaire doit être complète afin de parvenir ensemble au sommet de la voie. L’objectif était pour moi à nouveau de repousser mes limites au niveau de la difficulté mais également par rapport au fait que la grimpe en longue voie est une facette de l’escalade que je ne contrôle pas encore totalement et qui me challenge ainsi d’une autre manière.

Les restrictions liées au COVID-19 nous restreignant quant aux voyages et dans une volonté de découvrir et de profiter des falaises suisses, il me paraissait évident de chercher un projet proche de la maison.

Il m’aura fallu beaucoup de temps pour enchaîner cette voie, au total 16 jours et ce n’est qu’autour du 14ème jour que j’ai commencé à me sentir à l’aise et que j’ai enchaîné une des 7 longueurs… Autant dire que c’était un sacré chantier !

Le premier jour où nous nous sommes lancés avec mon copain Jim Zimmermann, les mouv de la 2ème longueur, la plus difficile, nous semblaient faisable. Mais on s’était réjoui un peu trop vite : dans la 3ème longueur (8a+) on se prend un but, impossible de passer le crux ! Rien à faire, on ne verra pas la suite de la voie, on a dû redescendre en rappel puis rejoindre la via ferrata pour atteindre la vallée. Hyper déçue et frustrée, j’abandonne le projet. Finalement, remotivée par Matthias Trottman l’ouvreur qui me dit que c’est certainement le mouv le plus difficile de la voie, nous retentons notre chance en descendant dans la voie directement à l’aide de corde statique et découvrons le reste de la voie. Les longueurs sont verticales, techniques, les mouvements me semblent trop longs et je n’arrive pas à aligner plus que quelques mouvements à la suite sans faire de repos. Sans compter les longs espaces entre les points dans un rocher par endroit péteux qui me paralysent de peur ! Puis au fil des jours, je parviens à chaque fois à débloquer une section ou deux, bien que certains mouvements me résistent encore et encore, notamment un jump dans un toit où je perds totalement les pieds et une section verticale où mon allonge me semble trop courte. Je trouve finalement une bonne méthode à cette section verticale qui me redonne espoir. Jusqu’au jour où je casse cette fameuse prise. Après avoir essayé plus de 20 minutes à trouver une autre solution sans succès pour ce passage, je suis à nouveau prête à abandonner ce projet. J’y retourne tout de même, soutenue par Jim, malgré les journées de pluie et de brouillard qui semble se coincer spécialement entre le Titlis et le Fürenwand et après une pause de quelques semaines, j’ai plutôt l’impression d’avoir régressé dans la voie. Le doute s’installe de nouveau. Tout le rocher est extrêmement humide et certains passages sont complètement mouillés, ce qui n’aide pas à travailler les sections qui me résistent encore. Et puis le soleil revient. Au bout du 14ème jour de travail, j’enchaîne finalement une des longueurs, la 7c+, et je trouve à nouveau une nouvelle méthode dans la 8a+ ! Tout semble à nouveau possible …

Jeudi 9 septembre, 5h30, je me lève pour partir direction Engelberg avec mon ami Andy Winterleitner. Rien ne prédisait un jour d’enchaînement. La pluie sur la marche d’approche nous détrempe complètement, et le rocher semble humide. Je me lance dans la 6c, continue directement dans la 8b/+ avec beaucoup de peine, me fixant pour objectif d’atteindre au moins le crux, un mouvement dynamique aléatoire après un long dévers bien fatiguant. Et là surprise, ça passe ! La machine d’enchaînement est lancée, le stress et la pression s’insinuent dans ma tête. Je clippe le relais de la 8b/+ ! Quelle joie ! Mais je sais qu’il me reste une 8a+, deux 8a, une 7c+ et une 7b à faire, sachant que je n’ai encore jamais réussi à enchaîner la plupart de ces longueurs. Mais vu le combat que j’ai fait dans la 8b/+, je ne serai peut-être pas capable de le refaire de si tôt. Je redescends toutefois au pied de la 8b/+ pour assurer mon ami Andy qui aimerait faire un essai en tête et remonte donc les 40 mètres ensuite au jumar pour tenter d’enchaîner le reste. Chaque longueur est un combat acharné, je sens que je perds de la force à chaque mouvement. Ma tête prend le relais sur mes bras qui me crient de lâcher. Je sais que si je veux avoir une chance, je dois tout enchaîner du premier coup. La pluie continue de tomber et la peur que les dernières longueurs deviennent trempées et ingrimpable m’obsède. Les longueurs se succèdent et s’enchaînent, le but se rapproche mètres par mètres péniblement. J’aimerais me reposer plus entre chaque voie mais le temps est également compté, le dernier téléphérique partant à 18h00 et l’envie de rentrer à pied sous la pluie ne me motive que moyennement.

Et finalement j’atteins le sommet, complètement épuisée mais remplie de bonheur d’avoir réussi à relever ce grand challenge. Cette voie, dont chaque longueur me paraissait impossible à réussir, qui m’a fait douter et que j’ai failli abandonner de nombreuses fois, restera dans ma mémoire à jamais comme l’une de mes meilleures performances qui m’a fait repousser mes barrières mentales et sortir de ma zone de confort à nouveau.”

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Interview : Anouck Jaubert revient sur les Jeux Olympiques, dernière compétition de sa carrière !

08 Sep

Anouck Jaubert était l’une des quatre françaises à prendre part à l’aventure olympique à Tokyo le mois dernier. Au terme d’une belle compétition, elle terminait 6ème des premiers Jeux Olympiques de l’Histoire de l’escalade. Mais à l’issue de cette compétition, la grimpeuse de 27 ans a décidé que les J.O étaient la dernière compétition de sa carrière. Anouck tire ainsi un trait sur sa vie de compétitrice pour se consacrer à la fin de ses études et découvrir la vie sous une autre facette.

Après plus de dix ans de compétition à haut niveau et de nombreuses victoires en Coupe du Monde, Anouck Jaubert a marqué le monde de la vitesse.

La stéphanoise a accepté de revenir en détails sur la dernière compétition de sa carrière et de nous parler de la suite de sa vie.


Salut Anouck, comment te sens-tu après ces Jeux Olympiques ?

Super bien, je suis en vacances depuis mon retour et j’en profite pour passer de bons moments avec mes proches !

Comment était l’ambiance sur place à Tokyo ?

L’ambiance était globalement très bonne. Nous avons passé une super semaine d’entraînement à Kurayoshi avant de rejoindre le village olympique. Chacun a ses propres besoins et sa propre manière de gérer les jours qui précèdent une compétition importante. On était parfois en décalé mais tout était mis en place pour qu’on puisse choisir le rythme qui nous convenait le mieux.

Sur la compétition, on se connaît tous des Coupes du Monde, donc c’est forcément sympa. Mais sur le format de compétition combiné tout va très vite alors on n’a pas vraiment le temps de papoter ! Chacun est un peu dans sa concentration…

© Jon Glassberg/Louder Than 11

Avant d’arriver à Tokyo, ton aventure olympique a été mouvementée : tu apprenais ta qualification en plein confinement, grâce à l’attribution de la place de la commission tripartite, puis tu étais contrainte de te faire opérer suite à une blessure à la cheville, quasiment un an jour pour jour avant les J.O. Te rends-tu compte de ce parcours incroyable que tu as vécu avant d’arriver à Tokyo ?

C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de rebondissements dans cette aventure olympique. J’ai eu la chance d’être très bien entourée avec la petite équipe que j’avais formée autour de moi (Mike Fuselier, Thibault Leroux Mallouf et Simon Giraud). C’est ensemble que nous avons pris toutes les décisions (stratégie d’entraînement, opération, rééducation, choix des compétitions…) et mes performances sur ces Jeux montrent qu’elles ont été bonnes. Je n’ai jamais cessé d’y croire (pour ma sélection dans un premier temps, puis pour ma rééducation) et ça a payé !

Lors du premier jour, après avoir assuré la deuxième place en vitesse, c’est notamment en enchaînant le bloc 1 des qualifications que tu empochais ton ticket pour les finales olympiques. Qu’as-tu ressenti en apprenant la nouvelle ?

J’ai fondu en larmes en voyant que j’étais officiellement 8ème et donc en finale. Car ma 2ème place en vitesse réduisait sacrément la probabilité que je sois en finale. Mais j’ai su faire mentir les statistiques en allant chercher deux belles places en bloc et en difficulté. Je suis ravie que les trois disciplines soient entrées en compte pour mon passage en finale. Là encore, un exemple qui valide les choix stratégiques à l’entraînement !

Comment as-tu géré la journée de repos entre les qualifications et la finale ?

Le retour après la soirée de qualification a été tardif. Et avec les messages et l’excitation, la nuit a été plutôt courte… L’objectif principal de cette journée était bien sûr de récupérer ! Car oui les qualifications avaient laissé des traces (notamment mes combats en bloc et diff). J’ai passé un moment en soin avec Pascal (le kiné) pour me détendre ; j’ai utilisé les bains froids pour améliorer la récupération cutanée ; je me suis reposée… J’ai planifié ma journée de finale avec tous les détails comme j’aime le faire. Je me suis ressourcée avec mes proches. Il y avait la finale des hommes avec Micka en fin de journée ; j’ai fait le choix de la regarder depuis le village (à la TV) pour garder un maximum d’énergie… Frustrant mais nécessaire pour ma propre compétition.

Tu t’étais préparée pendant de longs mois pour arriver dans la forme de ta vie physiquement et mentalement, afin d’être prête le jour J de la compétition. Penses-tu que c’était le cas ?

Je bats deux fois (presque trois…) mon record personnel en vitesse et je bats quelques-unes des meilleures mondiales dans leur discipline de prédilection. Donc on peut dire que oui ! Que ce soit sur le plan physique, technique, tactique ou mental, j’étais au maximum que je pouvais atteindre pour ces J.O.

© IFSC

En finale de la vitesse, tu faisais face à Aleksandra Miroslaw, qui semblait particulièrement en forme. Or, une première place en vitesse pouvait tout changer pour toi. Qu’as-tu pensé quelques secondes avant de te lancer dans ce duel ?

Je pensais simplement à voler sur le mur, à tout lâcher pour aller toucher ce buzzer le plus vite possible !

Peux-tu nous faire revivre avec tes mots ton impressionnant run de finale face à la polonaise ?

Difficile justement de décrire le run car en étant à fond je n’ai pas le temps de savoir ce qui se passe ! Je sentais que j’allais vite et j’avais pour seule intention d’accélérer ! Je savais évidemment qu’on était côte à côte… Sur le dernier mouvement, il fallait vite lâcher la main gauche pour aller au buzzer et je n’ai malheureusement pas eu le temps de saisir la prise correctement pour déclencher le mouvement…

© IFSC

À la sortie du bloc 1 des finales, tu étais en deuxième position de cette épreuve, devant des grimpeuses de renom comme Akiyo Noguchi ou Miho Nonaka, spécialistes de cette discipline. À ce moment-là, à quoi penses-tu ?

Incroyable !!!! Je crois que c’était un des meilleurs moments de ces J.O ! Je n’en revenais pas de voir les filles revenir derrière le mur en ayant fait moins bien que moi (on avait un écran avec le classement qui s’actualisait au fur et à mesure). Jessica « yes cool », Miho « waouh », Chaehyun « oh la la c’est fou », Akiyo « mais noooon », Brooke « incroyable », et … non pas Janja faut pas abuser quand même !!! Ha ha

Évidemment j’étais à fond et je me préparais à aller casser les blocs 2 et 3 !! Bon, on connaît la suite de l’histoire maintenant et le classement a repris un ordre plus « attendu »… Mais je suis super fière d’avoir devancé ces filles sur un bloc ; tout le monde ne peut pas s’en vanter 😉

As-tu une anecdote à nous raconter sur ces J.O ?

Étant en permanence avec du monde pendant 15 jours, j’étais super frustrée de ne pas pouvoir chanter et danser sur les musiques que j’aime… Le matin des qualifications j’ai enfin pu profiter de l’absence de mes colocs de l’appart pour me faire une petite chorégraphie improvisée ; ça m’a fait un bien fou !

Quel est ton plus beau souvenir de cette compétition ?

Je garderai simplement en mémoire le plaisir que j’ai pris à chaque instant sur cette compétition !

© IFSC

Si tu devais tirer un bilan de tes Jeux Olympiques, que retiendrais-tu ?

Un record personnel en vitesse, un top incroyable en bloc, un repos en grand écart en diff, des gros combats, bref le fait de me surpasser dans tous les domaines ! Mais aussi tout le chemin qui m’a menée à cette compétition, le travail, les émotions décuplées, les sourires, les larmes et le soutien incroyable venant de France !

Ressort-on grandi en tant que sportif en repartant des Jeux Olympiques ?

Bien sûr, ça a été une aventure incroyable. C’est la compétition que j’avais la plus préparée de toute ma vie. J’ai aussi constaté tout l’engouement que cet événement a créé autour de moi. On sentait que c’était une compétition « différente ». J’ai beaucoup travaillé, beaucoup appris pendant ma préparation et ça m’a permis de m’exprimer au mieux le jour J. C’est très satisfaisant de voir ses efforts récompensés !

À Paris en 2024, la vitesse sera une discipline olympique à part entière, or, on a lu que les J.O de Tokyo pourraient être la dernière compétition de ta carrière. Peux-tu nous en dire plus sur ta façon d’envisager l’avenir ?

Eh oui, pour le plaisir de tous, l’escalade de vitesse aura sa propre médaille et ça promet une magnifique compétition !! Je ne me lance pas sur ce projet mais je suivrai ça de près et si mon expérience peut apporter aux futurs olympiens, je la partagerai avec plaisir. Après 10 ans de sport de haut niveau je vais me tourner vers toutes les autres belles choses de la vie qui m’attendent : découvrir de nouvelles activités, avancer dans mes projets avec ma chérie, finir mes études…

© Jon Glassberg/Louder Than 11

Ces Jeux Olympiques ont propulsé l’escalade sur le devant de la scène médiatique et beaucoup de téléspectateurs ont été notamment impressionnés par l’épreuve de vitesse. En tant que spécialiste de cette discipline, qu’en penses-tu ?

Ce n’est pas étonnant ; notre discipline est palpitante puisqu’il peut y avoir de nombreux rebondissements dans un temps très court ! Le principe des duels se comprend très facilement et la dimension « verticale » impressionne. Il y a parfois aussi l’aspect esthétique qui ressort : avec la fluidité de mouvement, certains parlent même de chorégraphie…

As-tu un dernier mot à passer ?

Je vais profiter de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont apporté leur pierre à l’édifice !

Je commence par le trio d’enfer qui m’a accompagné dans cette aventure olympique : Mike (Fuselier), Simon (Giraud) et Thibault (Leroux Mallouf) ; ils m’ont poussée à dépasser mes limites avec rigueur, détermination, joie et bienveillance ; c’était du pur bonheur de travailler avec eux ! MERCI

Merci au staff présent à Tokyo : Cécile (Avezou), Sylvain (Chapelle), Laurent (Lagarrigue), Pascal (François) ; ils ont tout fait pour répondre à mes besoins et me permettre de m’exprimer au mieux !

Merci à ceux qui ont organisé notre séjour à Kurayoshi : Farid, Satoshi, Keiko, Fumiko… ; nous avons été accueillis comme des rois, dans les meilleures conditions pour s’entraîner et avec un soutien sans faille !

Merci à la FFME qui a cru en moi et m’a soutenue pendant de nombreuses années.

Merci à tous les copains pour le soutien et merci spécial à Victoire (Andrier) qui a largement participé à égayer mon séjour japonais avec tous nos échanges !

Merci à mon club, Escapilade, qui m’a fait découvrir l’escalade puis qui m’a suivie et soutenue dans tous mes projets.

Petit clin d’œil au club Albanais Vertical qui m’a permis d’accéder au mur pour de nombreux entraînements ; merci pour l’accueil chaleureux.

Merci à la ville de Saint-Etienne, au comité départemental et au département de la Loire ainsi qu’à la région Rhône-Alpes pour l’aide qu’ils m’ont apportée durant toutes ces années !

Merci à ma famille qui m’a laissé vivre mes aventures et toujours encouragée !

Merci à Climb up pour leur soutien cette année.

Merci à la Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche ; leur accompagnement ces deux dernières années a fait la différence.

Merci à tous les entraîneurs du pôle France, aux entraîneurs nationaux et à tous ceux qui ont pu me glisser un conseil à un moment ou à un autre ! Je me suis nourrie de chaque petit élément pour grandir.

Merci à TSF (Tremplin Sport Formation) pour les superbes infrastructures et le dynamisme sur le site d’entraînement à Voiron !

Merci aux collègues d’entraînement pour tous les bons moments passés ensemble et pour toutes les galères surmontées !

Merci à l’école de kinésithérapie de Grenoble qui m’a permis d’aménager au mieux mon double projet ; merci en particulier à ma tutrice Sophie Barth qui a toujours trouvé les solutions pour moi.

Merci à ma chérie, Marion, qui a vécu cette aventure (et toutes les contraintes que cela implique) avec moi et a été un vrai pilier.

Enfin merci à tous ceux qui m’ont encouragée, soutenue et qui ont vibré avec moi pendant ces JO et pendant ces 10 ans de compétition. Ça fait chaud au cœur !

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Adam Ondra est un homme marié !

06 Sep

Ce mercredi 1er septembre 2021, Adam Ondra s’est marié à la grimpeuse tchèque Iva Vejmolova.

Adam Ondra, considéré comme le meilleur grimpeur de la planète, vient de passer la bague au doigt d’Iva Vejmolova, avec qu’il est en couple depuis près de huit ans.

Après avoir fini sixième des Jeux Olympiques de Tokyo, Adam Ondra prenait part au RockMaster Festival à Arco, qu’il remportait. Et le tchèque n’a pas quitté l’Italie tout de suite après la compétition. Il avait organisé son mariage au bord du lac de Garde, non loin d’Arco.

Après s’être fiancés le 9 février dernier, Adam Ondra et Iva Vejmolova se sont mariés ce mercredi 1er septembre 2021. Pour l’occasion, ils avaient invité leurs plus proches amis, comme Stefano Ghisolfi, Pietro dal Pra ou encore Patxi Usobiaga.

Nous leur souhaitons plein de bonheur !

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Paige Claassen signe la première ascension féminine du célèbre “Dreamcatcher” 9a !

06 Sep

Paige Claassen vient de frapper fort en signant la première ascension féminine de “Dreamcatcher”, célèbre 9a canadien. Il s’agit de sa quatrième voie dans le neuvième degré.

Après plus de sept ans de travail, la grimpeuse américaine de 31 ans, Paige Claassen, vient d’enchaîner “Dreamcatcher” 9a situé à Squamish au Canada. Équipée par Chris Sharma et Sonnie Trotter dans un grand mur granitique très déversant, la première ascension de cette mythique voie revient au King Sharma, qui clippait pour la première fois le relais de cette ligne le 23 septembre 2005. Il aura fallu attendre quatre ans jour pour jour pour que le canadien Sean McColl réalise la première répétition.

Considérée comme l’une des lignes les plus esthétiques de la planète, grâce à cette rampe de plats fuyants, Paige devient la première femme à en venir à bout. Il s’agit d’ailleurs de son quatrième 9a, après “Algorithm” en 2018, “Shadowboxing” en 2019 et “Kryptonite” en 2020.

  • Voici son commentaire à propos de cette ascension :

J’ai essayé cette ligne pour la première fois il y a sept ans. À la fin d’un trip d’un mois, je pouvais à peine faire chaque mouvement intrinsèquement, et je ne pouvais enchaîner que 2 ou 3 mouvements à la suite au maximum. J’ai passé les sept dernières années à essayer d’adapter mon style de grimpe, en essayant de grimper plus vite, d’être plus explosive, et de grimper avec plus de confiance. Je me suis mise à la muscu, j’ai travaillé des mouvements sur plats en no-foot et répété des crochets de talon gauche jusqu’à m’en faire mal aux ischio-jambiers.

Je suis venu ici sans savoir à quoi m’attendre. Je voulais faire cette voie plus que tout au monde, mais je m’étais préparé au fait que même si je ne l’enchaînais pas, je ne serais pas dévastée mentalement. J’ai fait six sessions de travail où j’ai bien progressé. Jeudi matin, lors de la marche d’approche, j’avais l’impression de ne pas être dedans, physiquement et mentalement, mais j’avais envie d’essayer une nouvelle méthode que j’avais trouvée. Alors que je m’élançais dans la voie, un groupe de personnes est sorti de manière inattendue d’un trou dans le sol juste en dessous de la voie. Mon esprit était alors tout perturbé, je n’arrivais pas à me concentrer. Mais j’ai bien grimpé jusqu’au dernier repos, j’ai atteint l’endroit où je n’étais encore jamais arrivé, puis je me suis dit de ne rien lâcher. J’ai tout donné comme jamais auparavant.

Quelle journée si particulière ! Je suis tellement heureuse d’avoir réussi à atteindre mon objectif dans cette ligne de rêve.”

Pour vous rendre compte de l’exigence physique de cette voie, voici la vidéo de l’américain Jimmy Webb face à “Dreamcatcher” :

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Siebe Vanhee répète la grande voie “Project Fear” 8b+/c – 200 mètres

05 Sep

Siebe Vanhee a répété la grande voie “Project Fear” libérée par Dave Macleod dans les Dolomites. De manière spectaculaire, il a enchaîné les trois longueurs du toit en une seule longue longueur de 50 mètres, traversant directement le grand toit d’une seule traite. Initialement, les cotations des trois longueurs étaient 7b+, 8a+ et 8c mais le jeune belge de 29 ans penchent plutôt pour 7b+, 8a et 8b. La cotation globale des trois longueurs en une est 8b+ ou 8c selon lui.

Voici son commentaire :

“Le grand toit de la Cima Ovest à Tre Cime (Dolomites) est à couper le souffle ! Les mythiques voies ouvertes par Huber “Bellavista” et “Panaroma” m’ont fait rêver de grimper dans ce toit durant des années. La semaine dernière, Pete Lowe est passé dans les Dolomites et au lieu de nous lancer dans les classiques, nous avons choisi la variante plus récente “Project Fear”, ouverte par Dave MacLeod en 2014. Dave a relié la “Bauer Route”, une ancienne voie d’artif à la longueur crux de “Panaroma” 8c en ajoutant un 6c, un 7b+ et un 8a+. Il est visionnaire, car la ligne passe à peu près directement dans la partie droite du toit. Avec Pete, nous avons travaillé les longueurs les plus dures pendant deux jours. La veille de notre départ, Pete a pris la décision difficile de ne pas se joindre à moi en raison d’une vieille et grave blessure qui le gênait à nouveau. Nous étions tous les deux déçus, mais c’était la décision la plus sage à prendre. Néanmoins, Pete était excité à l’idée que j’essaie d’enchaîner “Project Fear”, mais pas de la manière habituelle ! Il a eu l’idée de relier toutes les longueurs qui passent par le toit en une monstrueuse longueur de 50 mètres. Cela signifie qu’il faut relier les 7b+, 8a+ et le 8c crux de “Panorama”  en une seule longueur !

Avec le soutien de Nico Cad, grimpeur local des Dolomites, nous sommes partis à 8 heures du matin dimanche dernier. Il faisait un froid glacial et des nuages étaient visibles au loin, ce qui ajoutait du piquant à l’aventure. Une fois arrivé au pied du toit, au début du 7b+, je me suis équipé de longues longes en vue de lier les trois longueurs en une. Enchaîner le 7b+ puis le 8a+ ça allait, et au début du 8c se trouve un grand repos où je pouvais assez bien récupérer. J’ai continué et suis arrivé dans le premier crux où mon pied a zippé. J’avais les pieds super froids et j’étais probablement trop nerveux. Je suis retourné au relais, me suis reposé 15 minutes et suis reparti. Cette fois, je me sentais mieux, mes pieds s’étaient réchauffés et j’étais persuadé que je pouvais le faire ! J’ai passé le premier crux et suis entré dans le deuxième crux assez confiant. Mais au moment d’atteindre le dernier passage au-dessus du réta, j’ai soudainement lâché prise dans la dernière prise et je suis tombé ! Incroyable, je l’avais, j’y étais, j’étais si proche ! Dévasté, je suis retourné au relais où je me suis reposé une heure de plus avant de décoller pour ce qui serait probablement mon dernier essai. Nico a été le meilleur soutien qui soit, il a attendu patiemment dans le froid. J’étais convaincu que je pouvais le faire, j’avais encore de l’énergie dans les bras. Pour la troisième fois, j’étais perché au repos avant la longueur en 8c, regardant les deux crux du toit. J’ai récupéré complètement et je suis reparti. Arrivé au bord du toit, j’ai tout donné et cette fois-ci j’ai tenu la dernière prise au-dessus du toit ! J’ai poussé des cris de joie auxquels ont répondu mon assureur italien fou et un grand public présent dans une petite cabane en dessous de Cima Ovest. Trois heures et un peu de neige plus tard, nous étions au sommet de la Cima Ovest !

À propos de cette ascension, je voudrais aussi exprimer mon opinion sur le niveau. Le 8a+ de Macleod ressemblait plus à du 8a et le 8c de “Panorama” à du 8b. Je ne veux pas sous-estimer le travail et les premières ascensions impressionnantes de MacLeod et des frères Huber. Je peux comprendre à quel point une première ascension dans ce toit, sur ce type de rocher, pouvait être intimidante à l’époque ! Merci à tous pour le travail et la vision de cette ligne. Si je devais coter la grosse longueur que j’ai faite en passant, j’envisagerais la cotation de 8b+ ou 8c pour la liaison des 7b+, 8a et 8b. Attendons une deuxième ascension pour donner une cotation finale.

Quelle expérience incroyable que de grimper à travers un toit si énorme et d’atteindre le sommet dans ce lieu magique ! Merci à Pete pour les superbes journées passées à essayer la voie et ta vision de relier les trois longueurs en une, tu en as tout le mérite ! Merci à Nico pour avoir gardé la motivation malgré le froid. Un grand merci à Ariana pour m’avoir cherché un partenaire à la dernière minute ! Enfin, merci à Klaas pour les images de notre deuxième jour dans la voie.”

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Janja Garnbret et Masahiro Higuchi médaillés d’or sur la Coupe du Monde de Kranj !

05 Sep

La Coupe du Monde de Kranj s’est achevée hier soir mettant ainsi un terme à la saison 2021 de difficulté. Pour cette dernière manche de l’année, la slovène Janja Garnbret s’est imposée à domicile, aux côtés du japonais Masahiro Higuchi qui a créé la surprise.

Une nouvelle victoire pour Janja Garnbret

La victoire de Janja Garnbret ne s’est pas faite sans difficultés. En qualification, elle ne réussissait à enchaîner qu’une seule des deux voies et terminait ce premier tour à la cinquième place, une position bien inhabituelle pour celle que beaucoup considèrent comme la plus grande compétitrice de tous les temps. En demi-finale, Janja parvenait à reprendre le contrôle, terminant largement première en mettant plusieurs mouvements dans la vue de ses adversaires.

En finale, Vita Lukan et Laura Rogora parviennent à passer la section crux de la voie, avant de tomber au même endroit. Si la slovène chute à bout de forces, l’italienne quant à elle commet une zipette qui lui sera fatale, alors qu’elle semblait en avoir encore sous le pied. L’américaine Natalia Grossman grimpe un peu plus haut et atteint la prise 41. Elle tombe les bras gorgés d’acide lactique. La bataille pour l’or se jouera finalement entre la locale de l’étape Janja Garnbret et de la sud-coréenne Chaehyun Seo. Cette dernière participait à sa toute première compétition de la saison, elle qui remportait le classement général des Coupes du Monde en 2019. Au moment de son passage, elle monte très haut dans la voie et atteint la prise 46, prenant la tête du classement provisoire.

© IFSC

Avant que Janja Garnbret, dernière finaliste à s’élancer, ne parte sans voir, tout était encore possible. Et la pression était à son comble : si la slovène montait plus haut que la coréenne, elle remportait la compétition et raflait la première place du classement général des Coupes du Monde 2021. Mais si elle chutait plus bas, alors la victoire de l’étape lui échappait et c’est l’américaine Natalia Grossman qui remportait la couronne mondiale 2021. Mais Janja Garnbret ne craque pas sous la pression. Elle atteint la prise ayant fait chuter Chaehyun Seo et parvient même à se reposer dessus. Elle se retourne pour demander le soutien de son public, repart, avance encore trois mouvements de plus et est rattrapée par la gravité à seulement quelques mouvements du top de la voie.

Le podium de cette Coupe du Monde de Kranj

1- Janja Garnbret (SLO)
2- Chaehyun Seo (KOR)
3- Natalia Grossman (USA)

© IFSC

Janja Garnbret remporte la couronne mondiale

Grâce à cette performance, Janja Garnbret n’a pas seulement remporté la victoire de l’étape. Elle remporte aussi le classement général des Coupes du Monde 2021. Elle ajoute ainsi un nouveau titre à sa carrière, elle qui vient récemment de remporter la première médaille d’or olympique de l’Histoire de l’escalade. Natalia Grossman conclut sa saison de rêve par une deuxième place au classement général de la saison, tandis que Laura Rogora termine à la troisième place au classement général – devenant la première Italienne à le faire depuis Luisa Iovane, il y a plus de trois décennies.

Une première victoire en Coupe du Monde pour Masahiro Higuchi

Chez les hommes, le japonais Masahiro Higuchi n’était même pas dans le Top 15 à l’issue du tour de qualification, mais il a réalisé une grosse performance en demi-finale, prenant la première place du classement avec un score de 41+, terminant bien devant de nombreux favoris comme l’italien Stefano Ghisolfi, le tchèque Martin Stranik, l’américain Sean Bailey et de nombreux autres grimpeurs.

Avant le passage du japonais, les finalistes se cassent les dents un à un dans cette voie de finale particulièrement exigeante. Les slovènes Domen Skofic et Luka Potocar et l’allemand Sebastian Halenke chutent sur le même mouvement, une petite arquée à aller chercher très loin main gauche, depuis une inversée main droite.

© IFSC

Masahiro Higuchi, qui était le dernier grimpeur à s’élancer dans cette voie, a négocié ce passage en douceur et a réussi à continuer son ascension encore quelques mouvements, chutant dans une dernière traversée avant le top. À 28 ans, ce japonais décroche ainsi sa première victoire en Coupe du Monde, après plus de onze ans de carrière internationale. Le mur de Kranj semble bien lui convenir, puisque son meilleur résultat avant cette première place était une médaille de bronze ici même, en 2018.

Le podium de cette Coupe du Monde de Kranj

1- Masahiro Higuchi (JPN)
2- Luka Potocar (SLO)
3- Sebastian Halenke (GER)

© IFSC

La victoire au général pour Stefano Ghisolfi

Sans même participer à la finale de cette Coupe du Monde, l’italien Stefano Ghisolfi s’est offert le titre 2021, en remportant une étape plus tôt dans la saison et en finissant à deux reprises sur la deuxième marche du podium. Il devance de quelques points l’américain Sean Bailey, qui est le seul grimpeur à avoir gagné deux étapes de Coupe du Monde cette saison. Enfin, grâce à sa performance en finale à Kranj, le japonais Masahiro Higuchi s’offre la médaille de bronze au classement général 2021.

Les résultats complets de cette Coupe du Monde

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Coupe du Monde de Kranj : des surprises en demi-finales !

04 Sep

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Kranj, dernière épreuve de difficulté de la saison, s’achèvent à l’instant en Slovénie. Voici le résumé de cette matinée.

De grosses surprises parmi les favoris !

Quelle fin de compétition surprenante ce matin ! Alors que les favoris étaient les derniers à s’élancer, tous se cassent les dents un à un. Ainsi, on perd le grand favori de la compétition, Stefano Ghisolfi, qui semblait pourtant très en forme. L’italien est subitement rattrapé par la gravité sans comprendre pourquoi, à la fin d’une longue traversée bien physique. Il prend la 12ème place de cette Coupe du Monde, son moins bon résultat de l’année.

L’américain Sean Bailey, médaillé en bloc et en difficulté cette saison, ne parvient pas non plus à s’exprimer dans cette voie et tombe dans la traversée également, se classant 15ème. Grosse déception également pour Sascha Lehmann, qui était l’un des deux seuls hier à enchaîner les deux voies de qualification. Premier des qualifications, il était le dernier compétiteur à s’élancer dans la voie ce matin et prendra finalement… la dernière place des demi-finales ! Il zippe du pied une première fois, parvient à se rattraper, mais zippe du pied une nouvelle fois. Cette fois-ci, il ne réussit pas à se retenir et rejoint le sol, seulement quelques secondes après s’être élancé.

Chez les femmes, Jessica Pilz ne participera pas à la dernière finale de la saison. Elle prend la 14ème place. Pas de finale non plus pour la jeune japonaise Mei Kotake. Première des qualifications hier après avoir clippé le relais des deux voies, elle prend la 21ème place aujourd’hui, chutant dans le premier pas de bloc de la voie de demi-finale. La coréenne Chaehyun Seo a eu chaud. Alors qu’elle semblait bien partie pour monter haut dans la voie, elle oublie de clipper une dégaine. Elle tente alors de redescendre pour passer la corde dans le mousqueton, mais la désescalade lui coûte trop d’énergie et elle est rattrapée par la gravité. Elle rentre toutefois en finale, terminant 6ème.

Janja Garnbret rétablit l’ordre !

Hier, la championne olympique terminait étonnamment à la 5ème place des qualifications. Un résultat surprenant pour la slovène, tant habituée à truster les premières places sur toutes les compétitions. Mais aujourd’hui, Janja Garnbret a remis tout le monde d’accord. Alors que chaque demi-finaliste lutte dans la voie, elle passe avec facilité dans tous les passages ayant été fatals aux autres grimpeuses. Elle atteint les derniers mètres de la voie, mettant de nombreux mouvements dans la vue de ses concurrentes, et chute à seulement deux mouvements de la fin, prenant la première place des demi-finales. Elle devance Laura Rogora, qui chute trois mouvements plus bas, et Vita Lukan.

Chez les hommes, c’est un japonais qui s’empare de la première place : Higushi Masahiro, déjà finaliste à Innsbruck et Villars cette saison. Il ne parvient pas à sortir la voie, mais tombe à une poignée de mouvements du top. Il devance le slovène Luka Potocar et l’allemand Sebastian Halenke.

Une dernière finale sans français…

Cette dernière Coupe du Monde de difficulté de la saison prendra fin sans français en finale. Chez les hommes, au moment de leur passage, Nao Monchois et Sam Avezou prendront tous deux la tête du classement. Mais nos deux grimpeurs tricolores tombent dans le passage le plus physique de la voie, une traversée qui piégera de nombreux demi-finalistes. Nao chute en plein milieu et prendra la 16ème place, quand Sam parvient à avancer encore un peu, avant d’exploser d’un coup, se classant 11ème de cette Coupe du Monde.

Chez les femmes, la meilleure performance tricolore nous vient de Nolwenn Arc, qui prend la 16ème place. Utilisant toute sa force pour passer en statique dans les passages dynamiques, la française s’épuise peu à peu et tombe aux deux tiers de la voie. Derrière elle, on retrouve Salomé Romain et Camille Pouget, qui tombent sur un mouvement dynamique qui sera fatal à six grimpeuses. Elles prennent les dernières places du tableau des demi-finales.

Les résultats complets

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La suite du programme

Samedi 4 septembre :

18h00 – 19h00: Finale femmes
19h00 – 20h00: Finale hommes

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Coupe du Monde de Kranj : résultats des qualifications !

03 Sep

La dernière Coupe du Monde de difficulté de la saison débutait aujourd’hui, dans la ville de Kranj, en Slovénie. Étape incontournable du circuit international depuis des années, 101 grimpeurs s’étaient donné rendez-vous ce matin, pour disputer les qualifications.

Domen Skofic et Sascha Lehmann en tête du classement

Chez les hommes, seuls deux grimpeurs parviendront à enchaîner les deux voies de qualification. Tout d’abord le local de l’étape Domen Skofic. Lui qui n’a pas réussi à faire mieux qu’un top 10 cette saison, semble bien en forme en cette fin d’année. Il vient aisément à bout des deux voies de qualification et prend ainsi la tête du classement. Mais il est suivi de près par le suisse Sascha Lehmann, qui est rentré en finale de quasiment toutes les étapes de la saison. Lui aussi parvient à atteindre le relais des deux voies, se hissant à la première place ex-aequo avec le slovène.

© IFSC

Derrière ce duo de tête, on retrouve le japonais de 18 ans Ao Yurikusa, champion du monde jeune du combiné en 2019. Il parvient à enchaîner la voie 1, et tomber au sommet de la voie 2, prenant la troisième place. Il se retrouve au coude-à-coude avec le grimpeur en forme du moment: Stefano Ghisolfi. L’italien, qui vient récemment de signer la première répétition de “Bibliographie” et de remporter les Duels du RockMaster d’Arco, réalise la même prestation que le japonais, se classant troisième lui aussi.

En cinquième place, c’est la surprise ! On retrouve le  néerlandais Jorg Verhoeven ! À 36 ans, l’ex-compétiteur, multiple médaillé en Coupe du Monde et devenu ouvreur international, a revêtu sa tenue de compétition. Bien lui en a pris puisqu’il réalise l’une des plus belles performances de ces qualifications, étant l’un des rares grimpeurs à toper la voie 1 et à tomber dans les derniers mouvements du second tracé.

Laura Rogora, Chaehyun Seo et Mei Kotake en première place

Chez les femmes, elles sont trois à avoir clippé le relais des deux voies de qualification. L’italienne Laura Rogora, la coréenne Chaehyun Seo et la japonaise Mei Kotake terminent toutes les trois à la première place ex-aequo des qualifications, toppant les deux voies. Laura Rogora est pour le moment deuxième du classement général des Coupes du Monde 2021 et pourrait bien remporter la couronne mondiale à l’issue de cette compétition.

© IFSC

Derrière, on retrouve la russe Dinara Fakhritdinova. Championne d’Europe en 2013, la russe semble de retour aux affaires cette saison, après avoir été finaliste à Chamonix en juillet dernier. Elle tombe tout au sommet de la voie 1 et enchaîne la voie 2, de quoi prendre la 4ème place.

Janja Garnbret est tombée ! Fait tellement rare, qu’il est important de le souligner… À domicile, la championne olympique ne prend que la 5ème place des qualifications, aux côtés de sa compatriote Mia Krampl. Si elle parvient à clipper le relais du premier tracé, elle chute dans les derniers mouvements de la deuxième voie. Alors simple erreur ou fatigue de cette saison 2021 ? Nous le saurons dès demain lors des demi-finales.

Notons aussi la 7ème place de Natalia Grossman, actuellement en tête du classement général de la saison. Si l’américaine enchaîne avec une facilité implacable la voie 2, elle chute prématurément dans la voie 1, commentant une petite erreur qui lui sera fatale.

Cinq français en demi-finale !

Nous retrouverons cinq français en demi-finale demain. Chez les hommes, Sam Avezou prend la 22ème place, devançant de quelques mouvements dans les deux voies Nao Monchois, qui se classe 24ème.

Chez les femmes, Salomé Romain parvient à décrocher la 14ème place des qualifications, signant la meilleure performance tricolore de la journée. Pourtant, cette place n’était pas gagné pour notre française. Elle chute assez tôt dans la voie 1, prenant la 24ème place, mais parvient à revenir dans la course dans le deuxième tracé, signant la 5ème meilleure performance dans cette voie.

En demi-finale demain matin, nous retrouverons aussi Nolwenn Arc 18ème et Camille Pouget, fraîchement médaillée de bronze aux Championnats du Monde jeunes, qui termine 22ème aujourd’hui.

Les résultats complets

Hommes

Femmes

La suite du programme

Samedi 4 septembre :

9h00 – 11h30: Demi-finales hommes et femmes
18h00 – 19h00: Finale femmes
19h00 – 20h00: Finale hommes

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Demi-finale

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Opinion : Adam Ondra donne son avis sur les prises taillées

03 Sep

Le taillage des prises est un sujet extrêmement controversé dans le milieu de l’escalade. Dans un témoignage poignant, Fred Rouhling nous donnait son avis sur la question, lui qui a longtemps été critiqué à ce sujet.

C’est maintenant au tour d’Adam Ondra de s’exprimer sur le sujet. Il nous livre ses impressions et nous donne son avis tranché sur cette pratique.

Voici ses propos.


J’aime être mis au défi par la nature qui a sculpté les falaises de notre planète depuis des siècles. La nature est le meilleur ouvreur et je crois que même pour les ouvreurs des salles d’escalade, la nature est la source principale de leur inspiration. Mais tout comme les ouvreurs en salle, la nature ne fait pas toujours le meilleur travail possible. Ou plutôt, le meilleur travail possible du point de vue d’un grimpeur. Certaines surfaces du rocher n’ont aucune prise, d’autres en ont trop. Certaines surfaces sont trop tranchantes, d’autres sont trop friables. C’est ainsi. Mais la volonté de l’Homme de conquérir des sommets, de siéger sur des falaises à l’aspect impossible ou, plus récemment, d’ouvrir des voies de niveau extrême, est toujours susceptible de changer les règles du jeu, la façon dont le rocher a été créé par la nature.

Si vous grimpez depuis un certain temps, vous devez savoir que le fait de modifier le rocher existe. Cela existe depuis aussi longtemps que l’escalade existe. Atteindre le sommet d’une montagne ou d’une voie par tous les moyens, même si cela implique de modifier le rocher, n’est pas si rare. Je voudrais me concentrer dans cet article sur le taillage des prises en escalade.

Créer de nouvelles voies en taillant des prises, une tentation naturelle

Depuis le boom de l’escalade sportive au début des années 80, le taillage des prises est passé par de nombreuses étapes différentes. Comme les premiers sites d’escalade sportive en Europe ont été développés sur des rochers de très haute qualité, comme le Verdon ou Buoux, il n’y avait pas vraiment besoin de renforcer le rocher. Mais évidemment, de temps en temps, on trouve une ligne étonnante où il manque quelques prises, du moins pour un certain niveau d’escalade. La tentation est alors très naturelle de prendre un burin, de tailler quelques prises, et hop, la nouvelle ligne est née ! Et vous pouvez le faire d’une manière propre et subtil, qui sera très difficile à remarquer. Certaines des voies les plus célèbres du monde, comme “La Rose et le Vampire” 8b à Buoux (avec le célèbre “mouvement de la rose”), sont des lignes logiques et surtout naturelles, mais quelques prises ont tout de même été modifiées.

La deuxième étape est le développement de la grimpe en dévers, parallèlement à l’essor de l’escalade en salle. Les compétiteurs voulaient grimper en dévers. Quand on trouvait des faces déversantes avec un bon rocher solide, elles étaient souvent assez vierges, n’offrant aucune prise. Ou alors, beaucoup trop friables, et c’était alors très difficile de créer une bonne voie, sans utiliser de colle pour renforcer les prises. D’ailleurs, de nombreuses voies célèbres de l’époque des années 90, dont le meilleur exemple est le “Bronx” 8c+ à Orgon, sont entièrement artificielles. Certaines prises sont seulement renforcées, mais d’autres sont complètement taillées.

Le boom du bloc a changé l’essence de l’escalade sportive

Je crois que dans les années 90, avant le boom de l’escalade de bloc, il était communément admis que l’avenir de l’escalade sportive résidait dans la résistance : il suffisait d’empiler beaucoup de sections difficiles les unes sur les autres avec de très mauvais repos. Si vous regardez les voies les plus difficiles dans les parois verticales, il est facile de croire que vous ne pouvez pas vraiment tenir sur des prises encore plus petites, et que l’avenir de l’escalade est destiné à se passer dans les dévers pour l’éternité. La voie à suivre était celle des escalades parfaitement homogènes et super résistantes. Mais si ces escalades homogènes sont très rares à trouver sur le rocher, pourquoi ne pas tailler quelques voies ?

À l’époque, l’escalade de bloc n’était pas une activité très importante, mais une fois qu’elle a pris son essor, elle a ouvert la voie à des lignes plus dures et beaucoup plus naturelles. Pour faire des mouvements difficiles, il ne s’agissait pas seulement de tenir des prises minuscules, mais plutôt d’être plus fort physiquement, plus athlétique. Avec une nouvelle perspective sur ce qu’il était possible de faire en se préparant grâce au bloc, nous avons pu voir beaucoup plus de voies sportives dures émerger. Elles comportaient beaucoup plus de pas de blocs et auraient été considérablement plus faciles et plus homogènes si quelques prises avaient été taillées.

Le taillage des prises doit cesser

Quelle est la situation à l’heure d’aujourd’hui ? Le taillage des prises est souvent considéré comme quelque chose du passé, mais malheureusement, c’est toujours présent et ça sera certainement un problème même à l’avenir. Je n’ai rien contre les voies taillées du passé. Elles font partie de l’Histoire de l’escalade et ne devraient pas être modifiées. Malheureusement, il y a encore beaucoup de voies qui sont ouvertes chaque année en étant taillées. Il y a même des prises percées à l’ancienne, qui créent des mouvements en forme d’échelle. Je crois que c’est quelque chose qui doit cesser. Je suis assez ferme à ce sujet.

D’un autre côté, il y a beaucoup de cas où je n’ai pas d’avis tranché. Aujourd’hui, nous grimpons souvent sur des rochers “tendres” et de mauvaises qualités et il est souvent impossible de réaliser à quel point la qualité de la roche était mauvaise une fois que l’on voit une falaise bien développée après que tout ait été nettoyé. Santa Linya en est un parfait exemple. Au lieu de tailler des prises dans un mur vierge, nous utilisons de la colle car il est souvent nécessaire de faire des voies agréables et sûres dans le “choss” (terme désignant une roche très mauvaise). On peut se demander si cela vaut la peine de faire des voies dans ce type de rocher en utilisant beaucoup de colle. N’est-il pas préférable de laisser ce rocher de mauvaise qualité être du rocher de mauvaise qualité ? Avec du recul, je crois que cela en vaut généralement la peine. Peut-être même pour des raisons environnementales : vous n’avez pas besoin de traverser le monde entier pour vivre une bonne journée d’escalade.

Utiliser le moins de colle possible et des méthodes de nettoyage plus “agressives”.

J’étais auparavant un puriste total : je voulais le moins de modification possible du rocher. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas brosser avec une brosse douce ? Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas poncer les arêtes super pointues des prises qui s’effriteraient de toute façon après de nombreuses années ? Quand est-il acceptable de renforcer une prise ? Quand est-ce dangereux ? Est-il acceptable de renforcer une petite prise qui semble se détacher du mur et quand on a le sentiment qu’elle se brisera dans quelques années ?

Personnellement, je suis passé de puriste à pragmatique au fil des ans. Après avoir grimpé dans de nombreuses régions et vu l’évolution de ces falaises, en ouvrant moi-même quelques voies, je me soucie davantage de laisser des voies belles et sûres et d’utiliser des méthodes de nettoyage plus “agressives”. Sans cette pratique, certains secteurs n’existeraient pas ou ne seraient tout simplement pas agréables à grimper. Prenons par exemple le cas de Margalef, l’un des sites d’escalade les plus célèbres. Toutes les prises y sont extrêmement tranchantes et sans limer les bords des trous, la plupart des voies seraient incroyablement douloureuses. En utilisant de la colle, il est très difficile de définir la frontière entre renforcer les prises (éviter que les prises existantes ne se cassent) et créer de nouvelles préhensions. Ma règle est d’utiliser le moins de colle possible. J’essaie plutôt de me débarrasser de toutes les prises fragiles et de ne renforcer quelque chose que lorsque c’est nécessaire. “Renforcer” une prise qui supporte à peine son propre poids, c’est déjà créer une prise artificielle pour moi. Néanmoins, créer de nouvelles voies représente beaucoup de travail et nous devrions féliciter tous ceux qui travaillent dur pour créer des voies qui nous divertissent tous. D’un autre côté, c’est une question d’éthique très difficile que d’établir des directives claires sur ce qui est OK et ce qui ne l’est pas lorsque vous créez une voie.

Les voies d’El Capitan doivent-elles être considérées comme des voies taillées ?

Détruire une belle ligne naturelle en ajoutant quelques prises artificielles est BIEN pire que de tailler une ligne complète dans une vieille carrière 100% vierge. En fait, ajouter quelques prises (par collage ou taillage) ne devrait pas être accepté, mais ce n’est pas si grave, car c’est réversible du point de vue de l’escalade, même s’il y aura toujours des traces. Le pire, c’est de changer les prises existantes. C’est irréversible ! Beaucoup de voies qui sont d’anciennes voies d’artif sont grimpables à cause des traces des broches – de petits trous créés par les broches ou les pitons laissés par les anciens grimpeurs d’artif. Ces voies doivent-elles être considérées comme taillées ? Nous parlons en fait de toutes les voies d’El Capitan. Est-il acceptable de tailler une prise pour créer un beau 7b homogène que beaucoup de grimpeurs peuvent apprécier au lieu d’un 8b que seuls quelques grimpeurs élites pourront grimper ? Mon opinion est absolument claire – ce devrait être la dernière option. Comme le fait qu’au lieu de tailler un début de voie, faire un “début au jumar” est une meilleure option selon moi, comme c’est le cas dans quelques voies à Flatanger. Dans “Walkyries” 8c, on jumarre sur une corde fixe, sur environ 6 mètres et ensuite on commence à grimper depuis une prise évidente. C’est l’une des lignes les plus classiques de Flatanger.

Ce sont mes opinions concernant le taillage des prises. Quelle est votre opinion ? Considérez-vous que le fait de tailler est une bonne ou une mauvaise chose ?”

Adam Ondra

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La Coupe du Monde de Kranj débute demain !

02 Sep

Maintenant l”euphorie des Jeux Olympiques passée, les compétitions internationales d’escalade reprennent. Demain débute la Coupe du Monde de Kranj en Slovénie, qui sera la première compétition post Tokyo.

Et suite à l’annulation de la Coupe du Monde de Xiamen en Chine, cette compétition sera la dernière épreuve mondiale de difficulté de la saison. Un dernier grand rendez-vous avant les Championnats du Monde, qui commenceront dans deux semaines en Russie.

Peu de favoris au rendez-vous…

De nombreux grimpeurs olympiens ont décidé de ne pas participer à cette dernière étape de la saison, préférant prendre une pause bien méritée après les Jeux Olympiques. D’autres préfèrent peaufiner leur préparation avant l’un des gros événements de la saison : les Championnats du Monde, qui se dérouleront du 16 au 21 septembre à Moscou.

Pourtant, le classement général des Coupes du Monde 2021 va se décider ce week-end. Chez les femmes, c’est très serré ! Les quatre premières grimpeuses se tiennent dans un mouchoir de poche. L’américaine Natalia Grossman, qui s’est révélée cette saison en montant à sept reprises sur le podium en Coupe du Monde, est actuellement en tête du classement, avec 231 points. Elle devance l’italienne Laura Rogora et la slovène Vita Lukan, qui comptent respectivement 223 et 218 points. Enfin, Janja Garnbret est en 4ème positon de ce classement provisoire.

© IFSC

Chez les hommes, c’est Stefano Ghisolfi qui occupe pour le moment la tête du classement. L’italien a creusé l’écart puisqu’il compte 36 points d’avance sur son plus proche rival. Très en forme en ce moment après avoir enchaîné et décoté “Bibliographie” à Céüse et remporté la compétition de duels à Arco, Stefano pourrait bien s’imposer à Kranj. Il remporterait alors pour la première fois de sa carrière le classement général des Coupes du Monde, lui qui avait terminé deux fois deuxième en 2017 et 2018.

Mais gare à l’américain Sean Bailey, actuellement en seconde place du classement provisoire, capable de créer l’exploit comme il l’a déjà fait cette saison. Le suisse Sascha Lehmann est pour l’instant troisième du classement.

L’équipe de France

Pour cette dernière étape de Coupe du Monde de difficulté de la saison, nous retrouverons huit grimpeurs français au départ :

Femmes

  • Salomé Romain
  • Nolwenn Arc
  • Camille Pouget
  • Manon Hily

Hommes

  • Nao Monchois
  • Léo Avezou
  • Sam Avezou
  • Paul Jenft

© IFSC

Les ouvreurs :

Le chef ouvreur de cette étape est français : il s’agit de Vincent De Girolamo. Il chapeautera une équipe composée d’un autre français, Julien Gras, qui était chef ouvreur en début de saison sur la Coupe du Monde de Villars. L’autrichien Martin Hammerer, chef ouvreur à Briançon, sera aussi de la partie.

Le programme

Vendredi 3 septembre :

8h00 – 20h00: Qualifications hommes et femmes

Samedi 4 septembre :

9h00 – 11h30: Demi-finales hommes et femmes
18h00 – 19h00: Finale femmes
19h00 – 20h00: Finale hommes

Live

Demi-finale

Finale

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Pourquoi l’escalade n’est pas aux Jeux paralympiques ?

02 Sep

Tous les grimpeurs étaient rivés sur les Jeux Olympiques de Tokyo. En effet, l’escalade faisait ses débuts dans la sphère olympique. Aussi, de nombreux grimpeurs s’attendaient à voir les débuts historiques de l’escalade dans les Jeux paralympiques. Malheureusement, ce ne fut pas le cas : l’handi-escalade ne fait pas partie des Jeux paralympiques de Tokyo. Les raisons en sont complexes mais peuvent se résumer à quelques points clés.

Bien que leur nom soit similaire, le Comité International Olympique et le Comité International Paralympique sont des organisations distinctes, ce qui signifie qu’elles ne suivent pas nécessairement le même calendrier et ne fonctionnent pas simultanément en ce qui concerne l’inclusion d’un sport.

Le site internet du Comité International Paralympique indique ce qui suit au sujet de l’ajout potentiel d’un sport aux Jeux :

Les critères sont basés sur les principes de qualité, de quantité et d’universalité. La qualité fait référence à la qualité compétitive des épreuves et des disciplines proposées dans le programme de compétition quadriennal d’un sport. La quantité fait référence au nombre de nations pratiquant largement un sport à haut niveau. L’universalité fait référence au nombre de pays dans lesquelles un sport est largement pratiqué.”

© IFSC

En termes simples et appliqués à l’escalade, l’handi-escalade n’a pas encore l’envergure ni l’infrastructure mondiale nécessaires pour être inclus dans les Jeux paralympiques. Mais les instances dirigeantes ont fait beaucoup pour pousser activement dans ce sens. En 2019, l’IFSC a par exemple approuvé un plan de développement de l’handi-escalade avec comme objectifs de reconnaître “la force et l’importance de la communauté de l’handi-escalade”, de donner “de la crédibilité au mouvement de l’handi-escalade” et de pousser vers une plus grande professionnalisation de l’handi-escalade en vue d’une inclusion paralympique. Cette année-là également, les Championnats du Monde d’handi-escalade ont rassemblé 158 athlètes de 24 pays différents, un nombre qui a augmenté au fil des années.

La première compétition internationale d’handi-escalade a eu lieu en 2006 à Ekaterinburg, en Russie, et le premier Championnat du Monde s’est tenu à Arco, en Italie, en 2011. Depuis lors, les compétitions d’handi-escalade se sont largement développées. Les grimpeurs concourent généralement dans quatre catégories : handicap neurologique/physique, déficience visuelle, amputé du membre supérieur, amputé du membre inférieur. Les grimpeurs évoluent en moulinette pour plus de sécurité. Les grimpeurs malvoyants disposent d’un guide visuel au sol. Et les amputés des membres inférieurs peuvent choisir d’utiliser une prothèse, mais pas les amputés des membres supérieurs.

© IFSC

L’handi-escalade ne figure pas dans la liste des sports prévus pour les Jeux paralympiques de 2024, mais son inclusion dans les Jeux paralympiques de 2028, qui auront lieu à Los Angeles, est une possibilité. Le Comité International Paralympique confirmera les sports paralympiques de 2028 d’ici 2023.

L’IFSC a déjà organisé deux Coupes du Monde d’handi-escalade cette année (à Innsbruck en juin et à Briançon en juillet). Les Championnats du Monde auront lieu à Moscou en septembre, et une nouvelle Coupe du Monde est prévue à Los Angeles en octobre.

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Stefano Ghisolfi et Mia Krampl remportent les fameux “Duels” d’Arco !

30 Août

Le Rockmaster Festival d’Arc s’est achevé par les traditionnels duels. Une compétition de vitesse sur le mur de difficulté, où les grimpeurs s’affrontent en parallèle dans deux voies identiques. Le premier à frapper le buzzer en haut l’emporte.

Les italiens font des miracles !

Les deux grimpeurs italiens Stefano Ghisolfi et Michael Piccolruaz ont fait des miracles, trustant les premières et deuxièmes places de la compétition. Michael Piccolruaz a réussi ce qui semblait presque impossible : battre le champion Adam Ondra en demi-finale. Adam Ondra est lui-même resté sans voix. Au coude-à-coude tout au long de la voie, le grimpeur italien l’emporte de seulement quelques centièmes de seconde. En effet, sur les 1 minute et 7 secondes qu’il faudra aux deux grimpeurs pour atteindre le buzzer, Michael Piccolruaz devance Adam Ondra de seulement 9 centièmes de seconde !

En petite finale, Adam Ondra parvient tout de même à remporter la troisième place contre l’allemand Yannick Flohè, enchaînant la voie en 1 minute et 10 secondes.

Cette année, l’épreuve des duels était un peu différente parce qu’elle a eu lieu après les journées de travail, la voie était plus dure et il s’agissait beaucoup plus de gérer l’énergie et la fatigue. Au final, je ne m’attendais pas vraiment à ce que l’on passe sous la barre des 1’10” et notre meilleur temps était de 1’07” en demi-finale avec Michael Piccolruaz. C’était très serré, mais à la fin, Micha l’a emporté et est allé en finale. J’ai couru pour la 3ème place en petite finale face à Yannick Flohe. C’était assez désespéré pour moi, mon bras droit était tellement fatigué qu’il était le plus rapide à clipper de la main droite pour la plupart des dégaines à mousquetonner. Mais heureusement, j’avais juste assez dans le réservoir pour pouvoir tout de même décrocher la troisième place.”

Adam Ondra

Un duel final à couper le souffle attendait alors le public : deux grimpeurs italiens se faisaient face : Ghisolfi affrontait Piccolruaz. Une nouvelle fois, le duel est très serré et Stefano parvient à frapper le buzzer en 1 minute et 9 secondes soit une seconde de moins que son rival. Il remporte ainsi pour la première fois les traditionnels Duels d’Arco.

1. Stefano Ghisolfi (ITA)
2. Michael Piccolruaz (ITA)
3. Adam Ondra (CZE)

La slovène Mia Krampl en or !

L’épreuve féminine a également été très excitante. En quart de finale Laura Rogora grimpe contre Giorgia Tesio. Laura Rogora l’emporte aisément. Ensuite, Mia Krampl faisait face à Molly Thompson, comme lors de finale en 2019. La slovène gagne. Sa compatriote Vita Lukan s’envole contre notre française Fanny Gibert.

En finale, Mia Krampl et Jessica Pilz se sont disputé la première place. Si le duel semblait équilibré, à mi-voie, la slovène s’envole et parvient à sauter sur le buzzer en seulement 1 minute et 24 secondes, remportant aisément la compétition. Jessica Pilz décroche la médaille d’argent.

En petite finale, Vita Lukan prend une petite revanche sur l’italienne Laura Rogora, qui l’a battue lors du KO boulder, et obtient la troisième place.

1. Mia Krampl (SLO)
2. Jessica Pilz (AUT)
3. Vita Lukan (SLO)

Adam Ondra remporte le classement combiné, égalité chez les femmes

Cette année, le Rock Master Trophy était attribué suite aux résultats du KO Boulder et des Duels. En additionnant ses scores dans ces deux épreuves, Adam Ondra remporte son 6ème trophée à Arco.

Chez les femmes, c’est une égalité parfaite entre la slovène Vita Lukan et l’autrichienne Jessica Pilz, ce qui n’était jamais arrivé auparavant.

Replay des Duels

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Naïlé Meignan et Zélia Avezou championnes du monde de bloc !

30 Août

Naïlé Meignan et Zélia Avezou ont été sacrées championne du monde de bloc, remportant les deux premières médailles d’or pour l’équipe de France.

Un premier titre mondial pour Zélia Avezou !

Quelle année 2021 pleine de succès pour Zélia Avezou ! Après avoir décroché le titre de championne d’Europe de bloc en mai, la française a décroché hier la médaille d’or aux Championnats du Monde. Tout au long de la compétition, Zélia n’a fait qu’améliorer sa place au classement. Elle prenait la 4ème place des qualifications, avant de terminer 2ème des demi-finales.

Et la finale fut pleine de surprises. Notre française de 17 ans peine à concrétiser dans les blocs de finale. Alors que trois des finalistes enchaînent le premier bloc, Zélia n’atteint pas le top. Ni dans le bloc 1, ni dans le bloc 2, ni dans le bloc 3. Mais à chaque fois, elle valide les prises de zone. Avant de se rendre au pied du dernier bloc, Zélia était même avant-dernière du classement provisoire. Mais notre française parvient à enchaîner cet ultime passage en seulement deux essais, tandis qu’aucune autre finaliste n’atteindra le top. Avec 1 bloc en 2 essais et 4 zones, Zélia Avezou décroche donc son premier titre de championne du monde.

Saula Lerondel, deuxième française en finale, prend la 6ème place de cette compétition.

Naïlé Meignan, reine de sa catégorie !

Après avoir marqué une pause de plus d’un an, Naïlé Meignan est revenue au plus haut niveau mondial, décrochant son premier titre de championne du monde.

Notre française aura dominé tout au long de la compétition. Dès les qualifications, elle mettait tout le monde d’accord en étant la seule compétitrice de sa catégorie à enchaîner tous les blocs du circuit. En demi-finale, elle frappe encore plus fort : elle enchaîne les quatre blocs à vue, avec une facilité déconcertante. En finale, Naïlé ne faiblit pas et ne laisse aucune chance à ses adversaires. Elle est la seule à venir à bout des deux premiers blocs et termine en beauté en enchaînant le dernier passage à vue, ce qui lui vaudra la victoire et le titre de championne du monde de bloc.

Camille Pouget manque de peu sa place en finale et termine 8ème, devant Kintana Iltis 12ème.

Les résultats des finales bloc cadettes :

Les résultats des finales bloc juniors femmes :


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

Live

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Réaction : Alex Megos confirme la décote de “Bibliographie” à 9b+

29 Août

En août 2020, Alex Megos libérait “Bibliographie” à Céüse, la voisine de la célèbre “Biographie”. Après plus de 60 jours de travail répartis sur trois ans, l’allemand, qui comptait déjà de nombreux 9b et 9b+ à son actif, avait décidé de coter “Bibliographie” 9c, en faisant la seconde voie de ce niveau après “Silence”, libérée par Adam Ondra à Flatanger.

Au début de la semaine, Stefano Ghisolfi parvenait à signer la première répétition de cette voie, après de nombreuses heures passées dans la voie. Ne s’étant pas prononcé tout de suite sur la cotation, l’italien révélait quelques jours plus tard qu’il n’avait pas l’impression d’avoir enchaîné un 9c, et qu’il pensait que “Bibliographie” était plutôt semblable aux deux 9b+ qu’il a déjà enchaîné.

Suite à cette réaction, Alex Megos, vient de réagir et confirme la décote de “Bibliographie” à 9b+.

Voici son commentaire :

9b+ ? 9c ? Quelle est la différence et comment savoir quelle cotation donner ? Au début, je pensais que le nombre de jours investis dans le processus du travail d’une voie était le meilleur indicateur de sa difficulté. J’ai donc pensé qu’essayer “Bibliographie” pendant 60 jours signifiait qu’elle était plus difficile que tout ce que j’avais grimpé auparavant. Lorsque la nouvelle s’est répandue que j’avais fait cette voie, les gens ont immédiatement commencé à spéculer.

J’ai toujours eu le sentiment que le 9c n’était peut-être pas le niveau approprié pour cette voie, mais j’ai ressenti une certaine pression de la part du monde de l’escalade, qui disait déjà que ce devait être du 9c si cela m’avait demandé 60 jours de travail. Je n’avais pas non plus un très bon feeling concernant la cotation finale, parce que j’ai simplement changé ma méthode tellement de fois, j’ai fait de si longues pauses entre mes trips dans la voie et j’avais du mal à la comparer avec d’autres voies que j’ai faites. J’ai sous-estimé la différence que cela fait de savoir que l’on a la bonne méthode quand on travaille une voie. Dans “Bibliographie”, je pensais avoir la bonne méthode, jusqu’à ce que je revienne un an plus tard pour la changer complètement à nouveau. Et c’est arrivé deux fois. Au bout du compte, j’ai probablement passé la majeure partie de mes 60 jours à essayer de comprendre les méthodes, à les modifier à nouveau et à ne pas être sûr de pouvoir réussir. J’étais de plus en plus convaincu que cela devait être plus difficile que tout ce que j’avais fait auparavant.

Quand Stefano Ghisolfi et quelques autres ont commencé à essayer, ils ont trouvé de nouvelles méthodes dans les deux crux. Deux méthodes que je n’ai pas essayées quand je travaillais la voie. Je me suis demandé comment cela pouvait être possible ? J’ai passé tant d’heures sur seulement quelques mètres carrés de rocher, j’aurais dû voir toutes les options. Je me suis rendu compte qu’à un moment donné, j’étais tellement convaincu d’avoir la bonne méthode, que j’ai arrêté d’essayer d’autres choses. J’ai bien sûr touché les prises de la nouvelle méthode, mais je n’ai jamais réellement essayé à 100% pour voir si cela avait un sens. Chaque fois que j’ai changé de méthode dans la voie, c’était principalement parce que je n’arrivais pas à enchaîner les mouvements avec la méthode précédente. À un certain moment, j’ai simplement décidé que ce serait la méthode avec laquelle je grimperais et j’ai arrêté d’essayer de nouvelles choses. J’ai réussi à la fin, mais j’ai appris quelque chose pour l’avenir.

Je suis très reconnaissant pour ton opinion honnête Stefano ! Je suis d’accord avec 9b+ et maintenant je vais continuer à chercher (avec Stefano) le prochain potentiel 9c 😉”

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Médaille d’argent pour Mejdi Schalck et Meije Lerondel sur les Championnats du Monde jeunes !

29 Août

Alors que les épreuves des Championnats du Monde jeunes 2021 se poursuivent à Voronezh en Russie, Mejdi Schalck (cadet) et Meije Lerondel (minime) remportent la médaille d’argent.

Mejdi Schalck, vice champion du Monde de difficulté

Après une désillusion en bloc où il terminait 4ème, Mejdi Schalck s’alignait au départ de l’épreuve de difficulté le couteau entre les dents. Pourtant, tout n’allait pas se passer comme prévu pour notre français… Dans le second tracé de qualification, Mejdi commet une erreur dès le début de la voie, chutant dans les premiers mètres. Il prenait alors l’une des dernières places du classement provisoire. Heureusement, dans la voie 1, Mejdi parvient à renverser complètement la tendance et réalise la meilleure performance, étant le grimpeur à monter le plus haut dans la voie. Ainsi, grâce à cette performance, il prenait la 4ème place des qualifications.

En demi-finale, notre français de 17 ans poursuit sur sa lancée. Il parvient à faire le show et être l’un des deux seuls grimpeurs à enchaîner la voie, prenant ainsi la première place du classement.

En finale, la voie correspondait bien aux qualités de Mejdi Schalck. Une voie typée bloc, avec un jeté au milieu du tracé, suivi d’une fin très physique. La moitié des finalistes se fera d’ailleurs piéger sur le jeté, tandis que les quatre premiers grimpeurs se tiennent à seulement deux prises d’écart. Malheureusement, à un mouvement de la victoire, notre français zippe du pied et est rattrapé par la gravité. Il prend alors la deuxième place de ces Championnats du Monde.

Un double titre de vice championne du Monde pour Meije Lerondel !

Après avoir décroché la médaille d’argent en début de semaine dans l’épreuve de difficulté, Meije Lerondel est de nouveau montée sur la deuxième marche du podium suite à l’épreuve de bloc. Et son duel contre l’américaine Anastasia Sanders a été palpitant. Depuis le début de la compétition, ces deux grimpeuses se livrent un combat exceptionnel. À elles deux, elles ont remporté tous les tours de la compétition, que ce soit en bloc ou en difficulté.

En qualification de l’épreuve de bloc, l’américaine prenait l’avantage, en étant la seule grimpeuse à enchaîner les 6 blocs, tandis que notre française de 14 ans terminait à la deuxième place, validant 5 blocs.

En demi-finale, le scénario s’inversait : Meije Lerondel était la seule compétitrice à réaliser tous les passages, tandis qu’il manquera un bloc à Anastasia Sanders.

Mais en finale, le scénario s’inverse une nouvelle fois ! L’américaine réalise une finale parfaite en enchaînant l’ensemble des quatre blocs, dont trois à vue. Meije Lerondel, qui commençait fort la compétition en topant les trois premiers tracés, bute dans le dernier bloc des finales, très physique, qu’elle ne parviendra pas à enchaîner. Elle termine donc deuxième, décrochant sa seconde médaille d’argent de la semaine.

Notons également la belle performance de Lily Abriat. Notre seconde française engagée dans cette compétition termine 4ème, au pied du podium, enchaînant 1 bloc en finale.

Pas de médaille chez les minimes hommes

Chez les minimes hommes, notre seul français au départ de la compétition ne parvient pas à rentrer en finale. En enchaînant qu’un bloc en demi-finale, Max Bertone prend la 16ème place de ces Championnats du Monde.

Les résultats des finales difficulté Cadets hommes :

Les résultats des finales bloc Minimes femmes :

Les résultats des finales bloc Minimes hommes :


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

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Adam Ondra et Laura Rogora remportent le KO Boulder à Arco !

28 Août

Ce week-end à Arco se tient le 34ème Rock Master Festival, l’une des compétitions les plus emblématiques de l’Histoire de l’escalade.

Le KO Boulder, une compétition de bloc captivante

Les hostilités ont débuté par le KO Boulder, une compétition de bloc après travail, où huit grimpeurs s’affrontent dans quatre passages par élimination. La veille de la compétition, les athlètes peuvent tester les blocs. Les ouvreurs peuvent donc se permettre de créer des blocs particulièrement difficiles, plus durs que sur des Coupes du Monde où les grimpeurs n’ont que quelques minutes pour en venir à bout. Le jour de la finale, la compétition est composée de cinq manches : pour chacune d’entre elles, les grimpeurs ont trois chances pour tenter d’atteindre le sommet du bloc. Les points seront attribués après chaque tour, en tenant compte de la prise la plus haute atteinte et du nombre d’essais. Chaque tour voit l’élimination de deux grimpeurs, jusqu’à ce qu’il ne reste que trois compétiteurs pour le combat final.

Laura Rogora remporte l’or !

La compétition a démarré fort chez les femmes, où quatre grimpeuses sont arrivées à valider le premier bloc dès leur première tentative des finales. Tout d’abord notre française Fanny Gibert, suivie par l’autrichienne Jessica Pilz, l’italienne Laura Rogora et  la britannique Molly Thompson-Smith. Au deuxième essai, les slovènes Vita Lukan et Mia Krampl ont réussi également à enchaîner le bloc. Malheureusement, la tchèque Eliska Adamovska et l’italienne Giorgia Tesio ont toutes les deux été éliminées à l’issue de ce premier bloc.

© ph. Newspower.it

Dans le deuxième passage, Fanny Gibert, Laura Rogora et Vita Lukan réussissent également le bloc du premier coup. Molly Thompson-Smith abandonne après trois tentatives infructueuses. Jessica Pilz et Mia Krampl se battent alors pour la troisième position : aucune des deux n’atteint le sommet lors des deux premiers essais, mais elles y parviennent lors du dernier. Jessica Pilz passe alors ce second round avec succès après que les juges l’aient départagée de la slovène grâce aux résultats du bloc précédent. Mia Krampl, gagnante en 2019 et Molly Thomposon-Smith sont alors éliminées.

Jessica Pilz, Vita Lukan et Laura Rogora se présentent alors devant le dernier bloc. Toutes les trois, avec des méthodes différentes, atteignent le top au tout premier essai. Le jury doit alors analyser tous les blocs précédents pour déterminer le vainqueur. Laura Rogora gagne, suivie de Vita Lukan et Jessica Pilz.

© ph. Newspower.it

Adam Ondra, vainqueur !

Quelques minutes plus tard, c’était au tour des hommes. D’entrée de jeu, Adam Ondra donne le ton : il est le seul à atteindre le sommet du premier bloc dès le premier essai. Lors du deuxième essai, son compatriote tchèque Martin Stranik y arrive à son tour. Et lors du troisième essai, l’allemand Yannik Flohé passe aussi.

© ph. Newspower.it

Seuls quatre grimpeurs auraient dû continuer après le deuxième bloc, mais les italiens Filip Schenk, Stefano Ghisolfi Michael Piccolruaz et Ludovico Fossali avaient le même score avec Domen Skofic. Ainsi, les huit grimpeurs sont passés au bloc suivant, également difficile, sans que personne n’atteigne le sommet.

Les grimpeurs affirment que le quatrième bloc était le plus difficile. Mais Adam Ondra livre une véritable démonstration, avec des mouvements à couper le souffle et atteint le sommet dès son premier essai. Martin Stranik arrive presque à enchaîner le bloc également mais tombe.

Ainsi, Adam Ondra remporte la compétition devant Martin Stranik et Filip Schenk.

Après notre journée d’entraînement dans les blocs, je pense que les ouvreurs ont pensé que les blocs étaient trop faciles, et ils ont rendu tous les passages, sauf le dernier, beaucoup plus difficiles 🤯 Le premier est passé de physique à super physique. Dans le deuxième bloc, quasiment toutes les prises ont été modifiées et sont devenues plus mauvaises, ce qui l’a rendu presque impossible. Le bloc trois était une dalle, et nous avons à peine fait un mouvement. Mais le quatrième bloc était exactement le même que lors de l’entraînement, j’étais juste à ma limite, et c’était incroyable de le réussir dès mon premier essai, d’être le seul grimpeur à le faire et de prendre la première place. Je suis  aussi heureux pour Martin Stranik, qui a pris la deuxième place 💪”

Adam Ondra

Le classement

Hommes

1. Adam Ondra (CZE)
2. Martin Stranik (CZE)
3. Filip Schenk (ITA)
4. Yannik Flohè (GER)
5. Michael Piccolruaz (ITA)
6. Domen Skofic (SLO)
6. Stefano Ghisolfi (ITA)
6. Ludovico Fossali (ITA)

Femmes

1. Laura Rogora (ITA)
2. Vita Lukan (SLO)
3. Jessica Pilz (AUT)
4. Fanny Gibert (FRA)
5. Mia Krampl (SLO)
6. Molly Thompson-Smith (GBR)
7. Giorgia Tesio (ITA)
8. Eliska Adamovska (CZE)

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Une nouvelle médaille pour Paul Jenft aux Championnats du Monde jeunes !

28 Août

Après avoir décroché la médaille de bronze sur l’épreuve de bloc des Championnats du Monde jeunes 2021, Paul Jenft a réussi à monter de nouveau sur le podium suite aux finales de l’épreuve de difficulté.

Paul Jenft était l’un des grands favoris de l’épreuve de difficulté des Championnats du Monde 2021. Multiple vainqueur de Coupe d’Europe, notre jeune tricolore de 18 ans s’engageait dans cette compétition dans le but de remporter le titre mondial.

Et dès les qualifications, Paul confirmait sa bonne forme du moment. Il prenait la première place du classement, parmi la cinquantaine de grimpeurs engagés. En demi-finale, il terminait troisième, chutant à trois mouvements du grimpeur britannique Hamish MacArthur, sacré champion du Monde de bloc quelques jours plus tôt.

En finale, Paul était bien décidé à battre son plus grand rival de la compétition. Et notre français fait le show ! Il avale les premiers mouvements avec une facilité déconcertante, avant de trouver un coincement de genou salvateur quelques mètres avant la fin de la voie. Paul prend le temps de délayer et repart de plus belle vers le sommet. Au terme d’un beau combat, il parviendra à clipper le relais. Mais Hamish MacArthur, dernier compétiteur à s’élancer dans la voie, ne craquera pas sous la pression. Il parvient à son tour à enchaîner la voie. Suite aux résultats des demi-finales, Paul Jenft prend donc la deuxième place de cette compétition, décrochant le titre de vice champion du Monde de difficulté junior.

Autre français en finale, Diego Fourbet termine au pied du podium. Alors que les premiers finalistes chutaient en bas de la voie, Diego sera le premier grimpeur à nous faire découvrir la deuxième moitié du tracé. Et malgré un très beau run de finale, il chute à deux prises seulement de la médaille de bronze, terminant 4ème de cette compétition.

Les résultats complets de l’épreuve :


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Samedi 28 août

8h00 : Demi-finale bloc Juniors femmes puis Cadettes femmes
12h30 : Finale difficulté Cadets hommes
15h30 : Finale bloc Minimes hommes
18h30 : Finale bloc Minimes femmes

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

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Stefano Ghisolfi décote “Bibliographie”

27 Août

Stefano Ghisolfi, qui a récemment signé la deuxième ascension de “Bibliographie” à Céüse, vient de proposer la cotation de 9b+ au lieu de 9c. L’an dernier, quand Alex Megos avait libéré la voie, il avait annoncé la cotation de 9c. Mais pour l’italien, qui a passé “seulement” 25 jours à travailler la voie, “Bibliographie” ne peut pas être 9c.

En effet, en comparant aux deux 9b+ qu’il a déjà enchaînés, “Change” en Norvège et “Perfecto Mundo” en Espagne, il pense que “Bibliographie” est équivalente à ses deux voies en terme de niveau.

  • Voici son commentaire complet :

Hier et avant-hier, j’ai voulu me concentrer davantage sur l’histoire, l’ascension et les personnes qui m’ont accompagnées dans l’enchaînement de “Bibliographie”, j’ai évité exprès de parler de cotation, mais cela semble inévitable. J’ai pris une journée pour y réfléchir et trouver les mots justes.

Quand j’ai commencé à essayer “Bibliographie”, je ne pouvais pas imaginer que je pourrais l’enchaîner en une saison, en regardant la vidéo d’Alex Megos, la voie semblait impossible et si cela lui avait pris 60 jours, alors je me disais qu’il me faudrait des années avant de faire de même. Au final, je me suis senti bien dans cette voie dès le début, j’ai trouvé une nouvelle méthode pour le crux (en inversant les mains par rapport à Alex), et une nouvelle méthode pour le second crux également.

Je l’ai travaillée pendant 25 jours durant ces trois derniers mois, et j’ai essayé de la comparer à “Change” et “Perfecto Mundo”, en changeant d’avis tous les deux jours. “Change” m’a pris à peu près le même temps et “Perfecto Mundo” un peu plus, mais j’ai l’impression que les trois voies pourraient se situer dans le même niveau de cotation.

Je sais que je suis capable d’enchaîner un 9c, mais pour qu’une voie soit de ce niveau, elle doit être beaucoup plus difficile que tous les 9b+ existants, et “Bibliographie” ne l’est pas pour moi. Cela ne veut pas dire que je veux déprécier la performance de qui que ce soit, ni celle d’Alex ni la mienne, c’est toujours un exploit incroyable (surtout la première ascension qui comprend beaucoup plus d’aspects mentaux et physiques difficiles), mais je voulais juste être honnête sur ce que j’ai ressenti pendant tout le processus de travail dans “Bibliographie”, et ce n’est que mon opinion, j’espère que nous en aurons d’autres bientôt. J’aurais été heureux d’être la troisième personne à avoir enchaîné un 9c, mais dans mon cœur je sais que je ne le suis pas (encore).”

 

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Camille Pouget, troisième des Championnats du Monde jeunes de difficulté

26 Août

Et c’est un nouveau podium pour l’équipe de France sur ces Championnats du Monde jeunes 2021. Dans la catégorie juniors femmes, Camille Pouget a décroché la médaille de bronze en difficulté.

Après avoir participé à quatre finales de Championnats du Monde sans réussir à monter sur le podium, Camille Pouget a décroché sa première médaille sur une compétition mondiale.

Dès les qualifications, notre française donnait le ton : elle s’emparait de la première place du classement, en étant l’une des trois seules grimpeuses à enchaîner les deux voies. En demi-finale Camille se bat fort et termine à quelques mètres du sommet de la voie, prenant la 5ème place du classement. En finale, notre jeune française de 18 ans s’élance avec une réelle envie de remporter la compétition. De nouveau, elle livre un gros combat, et chute à la fin du tracé. Prenant la première place du classement provisoire, elle sera dépassée de seulement deux mouvements par les deux grimpeuses avec qui elle partageait la première place des qualifications, terminant donc 3ème de ces Championnats du Monde 2021.

Je suis super heureuse ! Cette médaille représente l’accomplissement du chemin parcouru et de mon évolution dans les années jeunes ! Comme je l’ai dit récemment sur un article de PG, cette équipe et ces années m’ont énormément fait progresser, je me sens vraiment reconnaissante envers tous ceux que j’ai croisé tout au long de cette aventure et qui m’ont inspiré chacun à leur manière 🙏❤️

Je suis heureuse de la clôturer avec un beau fight, une belle finale, et cette médaille dont je rêvais depuis mes années minimes 😊❤️”

Camille Pouget


Lire aussi | Camille Pouget : “l’équipe de France m’a fait grandir”


Dans cette même catégorie, Naïlé Meignan termine 13ème, chutant à un mouvement de la finale. Derrière elle, on retrouve Kintana Iltis, troisième junior française engagée dans la compétition, qui prend la 24ème place.

Pas de podium en revanche chez les cadettes. Zélia Avezou prend la 13ème place, devant Saula Lerondel 16ème.

Les résultats des finales difficulté juniors femmes :

Les résultats des finales difficulté cadettes :


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Vendredi 27 août

9h00 : Demi-finale difficulté Cadets hommes
9h00 : Qualification bloc Juniors femmes
14h00 : Qualification bloc Cadettes femmes
19h00 : Finale difficulté Juniors hommes

Samedi 28 août

8h00 : Demi-finale bloc Juniors femmes puis Cadettes femmes
12h30 : Finale difficulté Cadets hommes
15h30 : Finale bloc Minimes hommes
18h30 : Finale bloc Minimes femmes

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

Live

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Katherine Choong enchaîne “Hélix au pays des Merveilles” 8c+ au Pic Saint Loup !

25 Août

La suissesse Katherine Choong vient d’enchaîner son gros projet du moment “Hélix au pays des Merveilles” 8c+ au Pic Saint Loup. Il s’agit de la deuxième ascension féminine de cette longue voie, après que Nina Caprez ait clippé le relais de cette voie en 2014.

  • Voici son commentaire :

N’ayant pas vu un rayon de soleil depuis ce printemps en Suisse et un peu marre de me les geler en Suisse en plein mois de juillet, l’idée de profiter des belles falaises du sud de la France m’a tout de suite motivée. Après les deux premières coupes du monde de diff’ qui ne se sont pas bien passées, j’ai appris ma non-sélection pour la suite de la saison. Un mal pour un  bien, le lendemain j’étais sur la route direction Le Pic St-Loup pour rejoindre quelques amis. Cédric Lachat m’avait recommandé ce site qui n’est pas très fréquenté mais qui présente des voies majeures, exigeantes physiquement dans une baume impressionnante parsemée de colonnettes !

Hélix se trouve au cœur de cette grotte gargantuesque. Une voie longue très déversante, avec un mouv difficile dans le bas, suivi d’une partie résistante avec un deuxième crux au 3/4 de la voie avant de finir sur d’incroyables colonnettes (où tu peux encore bien te la coller 😉 ).

J’ai tout de suite beaucoup aimé la voie, bien qu’au début je n’avais pas du tout le volume nécessaire pour aligner les mouv dans cette voie qui semble ne jamais finir. J’ai mis pas mal de temps à comprendre le premier crux. Heureusement j’avais Nina Caprez sous la main pour m’aider à caler la méthode et Pierre Délas pour me servir toutes les méthodes aux petits oignons 😉 La section difficile du haut m’a également posé problème dans l’enchainement, n’arrivant pas à utiliser la méthode normale avec ma taille de naine aux bras de T-Rex.

Après être tombée au dernier mouvement difficile le dernier jour de mon premier séjour, j’ai donc du revenir en août quelques jours pour terminer la voie. Des températures toujours aux alentours des 30 degrés, j’ai bien sûr attendu le dernier jour de mon second séjour pour finalement passer ce deuxième crux, me battre à chaque mouvement et finalement réussir la voie grâce à un petit vent salvateur. Comme à chaque fois, la pression de la dernière chance m’a permis de tout donner !

À propos de la cotation, j’ai entendu que certains grimpeurs la décoteraient. Je dirais que c’est une voie de mon style (endurance) et pourtant j’ai quand même mis pas mal d’essais. Peut-être que mon jugement est un peu faussé par la chaleur qu’il faisait ou parce que je ne suis juste pas si forte 😉 Vraiment difficile à dire mais je dirais que la cotation me semble assez juste. A noter que je n’ai pas utilisé de genouillère, n’étant pas indispensable avec mes méthodes. Bref, comme d’habitude une discussion qui n’est pas si importante pour moi au vu de la beauté de la ligne, du plaisir d’avoir fait un grand combat physique et mental et des super moments passés à la falaise avec une belle équipe ! Merci à eux pour les encouragements et les bons moments, ça aide tellement dans un projet difficile d’avoir la chance d’être entourée d’une belle équipe.”

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Paul Jenft sur le podium des Championnats du Monde jeunes !

25 Août

Nouvelle médaille pour l’équipe de France jeune d’escalade ! Celle-ci nous vient de Paul Jenft, qui a décroché le bronze hier soir, en finale de l’épreuve de bloc.

Vainqueur du Championnat d’Europe jeune de bloc qui se tenait en mai, Paul Jenft était l’un des favoris au titre de Champion du Monde. Pourtant, il faudra attendre le troisième bloc de qualification pour que Paul valide son premier top. Il prendra la 7ème place du premier tour de la compétition, après avoir enchaîné les trois derniers passages du circuit à vue.

Dans un tour de demi-finale compliqué, où plus de la moitié des grimpeurs ne sortira aucun bloc, Paul parvient à valider toutes les zones et à enchaîner les deux derniers blocs, se classant 4ème et décrochant ainsi sa place en finale.

Hier soir en finale, Paul démarrait fort en étant l’un des trois seuls compétiteurs à venir à bout du premier bloc. En revanche il perd l’or des mains dans le deuxième bloc, que seul le grimpeur britannique Hamish McArthur enchaînera, ce qui lui vaudra le titre mondial. Comme la plupart des finalistes, notre français vient à bout du troisième passage, avant de buter dans le tout dernier bloc de finale. Ainsi, avec 2 blocs et 4 zones, Paul Jenft monte sur la troisième marche du podium et décroche le bronze.

Autre français présent en finale hier soir, Eliot Barnabé manque de concrétisation au sommet des blocs. Bien qu’il valide la prise de zone de tous les blocs, il ne comptabilise aucun top, décrochant alors la 6ème place de la compétition.

Enfin, Joshua Fourteau, troisième junior français en lice dans cette épreuve, termine 8ème.

Les résultats complets de l’épreuve :

 


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Mercredi 25 août

9h00 : Finale difficulté Cadettes femmes et Juniors femmes
10h00 : Qualification bloc Minimes hommes
16h00 : Qualification bloc Minimes femmes
16h00 : Qualification difficulté Juniors hommes

Jeudi 26 août

9h00 : Qualification difficulté Cadets hommes
9h00 : Demi-finale bloc Minimes hommes
14h00 : Demi-finale bloc Minimes femmes
16h30 : Demi-finale difficulté Juniors hommes

Vendredi 27 août

9h00 : Demi-finale difficulté Cadets hommes
9h00 : Qualification bloc Juniors femmes
14h00 : Qualification bloc Cadettes femmes
19h00 : Finale difficulté Juniors hommes

Samedi 28 août

8h00 : Demi-finale bloc Juniors femmes puis Cadettes femmes
12h30 : Finale difficulté Cadets hommes
15h30 : Finale bloc Minimes hommes
18h30 : Finale bloc Minimes femmes

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

Live

Retrouvez les lives pour suivre les demi-finales et les finales de chaque discipline en direct ici.

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BOUM ! Stefano Ghisolfi signe la première répétition de « Bibliographie » 9c !

24 Août

L’italien Stefano Ghisolfi vient de signer la première répétition de « Bibliographie » 9c à Céüse.

Cela faisait quelques semaines que Stefano Ghisolfi travaillait ardemment la voie. Libérée le 12 août 2020 par l’allemand Alex Megos, « Bibliographie » n’est autre que le deuxième 9c de la planète.

Et ce matin, Stefano annonçait sur les réseaux que cette journée était sa dernière chance pour enchaîner.

J’espère que le dicton qui dit que le dernier jour est toujours le meilleur sera vrai. Je me suis entraîné, je me sens fort physiquement, prêt mentalement… J’ai juste besoin de bonnes conditions météo et aussi d’un peu de chance »

Et la magie a fini par opérer. Stefano est parvenu à clipper le relais de « Bibliographie », après un énorme combat dans la voie. Il signe donc la deuxième répétition de cette ligne, qui devient le premier 9c répété de l’Histoire de l’escalade.

Stefano Ghisolfi a enchaîné son premier 9b en 2015, avec « Lapsus », en Italie. Trois ans plus tard, il rentrait dans le club du 9b+, clippant le relais de « Perfecto Mundo » à Margalef en Espagne. En 2020, il confirmait en enchaînant « Change » 9b+  à Flatanger en Norvège.

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La française Meije Lerondel, vice championne du Monde minime de difficulté !

24 Août

Les Championnats du Monde jeunes se poursuivent à Voronezh en Russie. Après la première médaille française décrochée par Capucine Viglione samedi dernier, c’est au tour de la jeune Meije Lerondel, 14 ans, d’offrir un nouveau podium à l’équipe de France.

Meije Lerondel, sacrée vice championne du Monde minime de difficulté

Pour sa première année de compétitions internationales, la jeune Meije Lerondel frappe fort. Après déjà deux podiums en Coupe d’Europe de difficulté plus tôt dans la saison, la française a réussi à décrocher la deuxième place sur l’épreuve de difficulté de ces Championnats du Monde jeunes.

Tout au long de la compétition, Meije était au coude-à-coude avec l’américaine Anastasia Sanders. Toutes deux seront les deux seules à enchaîner les deux voies de qualification, prenant ainsi la première place ex-aequo dès le début de l’épreuve. En demi-finale, la jeune américaine de 14 ans, qui participait à sa toute première compétition internationale, était la seule à enchaîner la voie, tandis que Meije réalisait la deuxième meilleure performance. En finale, l’américaine conserve l’avantage en enchaînant de nouveau la voie (et ne sera d’ailleurs pas tomber une seule fois de toute la compétition !), tandis que Meije chute sous le top, décrochant tout de même la deuxième place.

Lily Abriat, deuxième minime engagée dans cette compétition, prend la 10ème place de ces Championnats du Monde.

Chez les hommes, Max Bertone, seul tricolore présent au départ chez les minimes hommes, prend la 15ème place. Il terminait premier ex-aequo des qualifications en étant l’un des sept grimpeurs à enchaîner les deux voies. Mais en demi-finale, il chute sur un pas de bloc à quelques mètres du sommet de la voie.

Mejdi Schalck au pied du podium en bloc

Après les finales minimes de difficulté, direction le fronton de bloc pour suivre les finales cadets hommes de cette discipline. En lice, notre français Mejdi Schalck, déjà médaillé en Coupe du Monde senior cette année. Faisant office de favori, notre français a tenu son rang pendant les premiers tours de la qualification. Il prenait tout d’abord la première place des qualifications, en enchaînant 4 blocs, puis prenait de nouveau les rênes du classement en demi-finale, en validant 3 blocs et 4 zones.

Mais Mejdi Schalck laisse la victoire et le titre de Champion du Monde lui échapper dans le premier bloc des finales. Malgré de multiples essais, il ne parvient pas à concrétiser dans le sommet du bloc. Et bien qu’il sera le seul à enchaîner consécutivement les trois derniers blocs, il terminera au pied du podium. En effet, les quatre premiers grimpeurs du classement comptabilisent 3 blocs et 4 zones. C’est donc au nombre d’essais que l’ordre des places s’est décidé. Et avec 16 essais au total, Mejdi Schalck termine 4ème de ces Championnats du Monde.

Résultats difficulté Minimes femmes :

Résultats difficulté Minimes hommes :

Résultats bloc Cadets hommes :

 


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Mardi 24 août

9h00 : Finale difficulté Minimes hommes et femmes
10h30 : Finale bloc Cadets hommes
13h00 : Demi-finale difficulté Cadettes femmes et Juniors femmes
18h00 : Finale bloc Juniors hommes

Mercredi 25 août

9h00 : Finale difficulté Cadettes femmes et Juniors femmes
10h00 : Qualification bloc Minimes hommes
16h00 : Qualification bloc Minimes femmes
16h00 : Qualification difficulté Juniors hommes

Jeudi 26 août

9h00 : Qualification difficulté Cadets hommes
9h00 : Demi-finale bloc Minimes hommes
14h00 : Demi-finale bloc Minimes femmes
16h30 : Demi-finale difficulté Juniors hommes

Vendredi 27 août

9h00 : Demi-finale difficulté Cadets hommes
9h00 : Qualification bloc Juniors femmes
14h00 : Qualification bloc Cadettes femmes
19h00 : Finale difficulté Juniors hommes

Samedi 28 août

8h00 : Demi-finale bloc Juniors femmes puis Cadettes femmes
12h30 : Finale difficulté Cadets hommes
15h30 : Finale bloc Minimes hommes
18h30 : Finale bloc Minimes femmes

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes

Live

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Ashima Shiraishi signe la troisième ascension féminine de “Jade” 8B+ bloc

23 Août

La grimpeuse américaine Ashima Shiraishi vient d’enchaîner “Jade”, le célèbre 8B+ du Rocky Mountain National Park, aux États-Unis.

J’en ai encore des papillons dans le ventre ! J’ai mis tout mon cœur dans ce bloc durant ces quelques dernières années, et finalement, l’enchaîner a été un moment vraiment spécial.”

Libéré pour la première fois en 2007 par Daniel Woods, qui avait initialement proposé 8C,  ce bloc a été rendu célèbre par Adam Ondra, qui parvenait à le flasher en 2015, un an après la première ascension féminine de ce bloc réalisée par Alex Puccio. L’été dernier, c’est Brooke Raboutou qui devenait la deuxième femme à se rétablir au sommet de ce gros dévers, après avoir consacré seulement trois séances à ce bloc.

Ashima Shiraishi signe donc la troisième ascension féminine de ce bloc. Et comme si ça ne suffisait pas, durant cette même journée, la jeune américaine de 20 ans a également réalisé trois autres blocs extrêmes : “Riddles in the Park” 8A+, “Golden Rows of Flows” 8A et “Blood Money stand” 7C+.

Ashima Shiraishi est l’une des meilleures grimpeuses de tous les temps. Elle a enchaîné son premier 8B bloc à l’âge de 10 ans, un an avant de clipper le relais de son premier 8c+. En 2016, elle a été la première femme à atteindre la cotation mythique du 8C bloc, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Depuis lors, elle s’est principalement concentrée sur les compétitions, atteignant les finales dans 8 des 9 Coupes du Monde et Championnats du Monde de difficulté auxquelles elle a participé les deux années suivantes.

  • Voici la vidéo de son ascension dans “Jade” :

 

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Une première médaille pour l’équipe de France sur les Championnats du Monde jeunes

21 Août

Hier débutaient les Championnats du Monde jeunes 2021, à Voronezh en Russie. Et pour ouvrir le bal de ces dix jours non-stop de compétition, les cadets et les juniors s’affrontaient sur l’épreuve de vitesse.

Après un premier tour de qualification, les 16 grimpeurs les plus rapides accédaient aux phases finales, qui se déroulaient hier soir. Parmi nos cinq français engagés, tous parviendront à se qualifier en finale. Mais seule Capucine Viglione parviendra à monter sur le podium, décrochant la première médaille française de la compétition.

Capucine Viglione en bronze chez les juniors femmes

Récemment sacrée Championne d’Europe de vitesse en titre ce printemps, la française de 18 ans Capucine Viglione a réussi à monter pour la première fois sur le podium des Championnats du Monde. Classée 15ème lors de la précédente édition à Arco en 2019, Capucine attaquait cette compétition le couteau entre les dents. Elle prendra la première place des qualifications en étant la seule grimpeuse à passer sous la barre des 8 secondes lors de ses deux runs de qualification.

En finale, elle remporte son premier duel, puis signe de nouveau le meilleur chrono des quarts de finale. Malheureusement, elle chute lors de son duel de demi-finale et n’aura donc pas la chance de disputer la finale. Toutefois, elle livre un super run en petite finale et parviendra à frapper le buzzer en 7,67 secondes, signant le meilleur temps de toute la compétition et remportant la médaille de bronze.

Chez les juniors hommes, Gaëtan Petri parvient à rentrer en finale. Mais il perd son premier duel en huitièmes de finale et accrochera la 10ème place.

Marius Payet Gaboriau, au pied du podium chez les cadets

Chez les cadets hommes, Marius Payet Gaboriau réalise sa meilleure performance à l’international. Après avoir passé les huitièmes de finale, il signe le second meilleur temps des quarts de finale, avant de commettre une petite erreur en demi-finale qui lui fera perdre son duel de quelques dixièmes de seconde. Bien qu’il signera son meilleur temps de la compétition en petite finale (6,52 secondes), il ne parviendra pas à battre son rival italien et prendra la quatrième place de cette compétition.

Thibaud Desloges, deuxième cadet français engagé dans ces Championnats du Monde, ne parvient pas à dépasser le premier tour des finales. Il prend la 12ème place de cette compétition.

Chez les femmes, Manon Lebon frappait fort dès le début des finales, établissant le meilleur chrono des huitièmes de finale, avec un run en 8,38 secondes. Malheureusement, en quart de finale, elle commet une erreur et ne parviendra pas à rattraper son retard. Elle termine 8ème de ces Championnats du Monde.

Les résultats complets

Cadettes

Cadets

Juniors femmes

Juniors hommes


La suite du programme

Il y a une heure de décalage horaire entre Paris et Voronezh. Voici donc le programme, heures françaises.

Dimanche 22 août

9h00 : Qualification difficulté Minimes hommes et femmes
9h00 : Qualification bloc Cadets hommes
13h00 : Qualification bloc Juniors hommes

Lundi 23 août

9h00 : Demi-finale difficulté Minimes hommes et femmes
11h30 : Demi-finale bloc Cadets hommes puis Juniors hommes
11h30 : Qualification difficulté Cadettes femmes
16h00 : Qualification difficulté Juniors femmes

Mardi 24 août

9h00 : Finale difficulté Minimes hommes et femmes
10h30 : Finale bloc Cadets hommes
13h00 : Demi-finale difficulté Cadettes femmes et Juniors femmes
18h00 : Finale bloc Juniors hommes

Mercredi 25 août

9h00 : Finale difficulté Cadettes femmes et Juniors femmes
10h00 : Qualification bloc Minimes hommes
16h00 : Qualification bloc Minimes femmes
16h00 : Qualification difficulté Juniors hommes

Jeudi 26 août

9h00 : Qualification difficulté Cadets hommes
9h00 : Demi-finale bloc Minimes hommes
14h00 : Demi-finale bloc Minimes femmes
16h30 : Demi-finale difficulté Juniors hommes

Vendredi 27 août

9h00 : Demi-finale difficulté Cadets hommes
9h00 : Qualification bloc Juniors femmes
14h00 : Qualification bloc Cadettes femmes
19h00 : Finale difficulté Juniors hommes

Samedi 28 août

8h00 : Demi-finale bloc Juniors femmes puis Cadettes femmes
12h30 : Finale difficulté Cadets hommes
15h30 : Finale bloc Minimes hommes
18h30 : Finale bloc Minimes femmes

Dimanche 29 août

11h00 : Finale bloc Juniors femmes
16h00 : Finale bloc Cadettes femmes

Lundi 30 août

10h00 : Qualification vitesse Minimes hommes et femmes
13h30 : Finale vitesse Minimes hommes et femmes 

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