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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Prague : Zélia Avezou en finale après le bloc, Adam Ondra fait vibrer son public !

07 Juin

À peine les finales de bloc terminées que les spécialistes de la difficulté reprenaient déjà possession du mur de Prague. Un enchaînement particulièrement exigeant pour les grimpeurs engagés dans les deux disciplines, avec seulement quelques heures pour récupérer avant de repartir au combat.

Malgré cette fatigue accumulée, plusieurs athlètes ont encore impressionné ce matin, à commencer par Sorato Anraku et Annie Sanders, qui continuent de marcher sur l’eau ! Côté français, Zélia Avezou signe l’une des plus belles performances de la matinée en décrochant sa place en finale, quelques heures seulement après avoir disputé la finale de bloc !


Zélia Avezou enchaîne avec une finale en difficulté !

Chez les femmes, la performance du jour est sans conteste celle de Zélia Avezou. Quelques heures seulement après avoir disputé la finale de l’épreuve de bloc hier soir, la Française était déjà de retour sur le mur pour cette demi-finale de difficulté. Malgré une récupération forcément limitée, elle a réalisé l’une de ses meilleures prestations de la saison.

Très propre techniquement, appliquée du premier au dernier mouvement, elle a longtemps occupé la tête du classement provisoire après avoir atteint la prise 43+. Cinquième au final, elle décroche néanmoins une magnifique qualification pour la finale et confirme sa capacité à performer au plus haut niveau dans les deux disciplines le même week-end.

© World Climbing

Devant elle, deux grimpeuses ont une nouvelle fois démontré leur état de forme exceptionnel. Annie Sanders, victorieuse de la Coupe du Monde de bloc la veille, et la spécialiste coréenne Chaehyun Seo ont réalisé exactement le même score à 46+, échouant à quelques mouvements seulement du sommet.

Voir l’Américaine se battre pour la victoire en difficulté moins de vingt-quatre heures après son succès en bloc est tout simplement impressionnant et rappelle, à sa manière, la polyvalence affichée actuellement par Sorato Anraku chez les hommes.

© World Climbing

Derrière ce duo, la Bulgare Aleksandra Totkova prend la troisième place avec 44, tandis qu’Ella Fisher chute exactement au même mouvement que Zélia Avezou (43+).

Jessica Pilz complète également le top 8 et signe un retour remarqué en finale. L’Autrichienne n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis la Coupe du Monde de Séoul 2024 et retrouve enfin une place parmi les meilleures grimpeuses du circuit mondial.

Notre deuxième Française engagée, Ina Plassoux Djiga, n’a malheureusement pas réussi à trouver le rythme de la voie. Elle laisse beaucoup d’énergie dans un passage en no-foot sur bidoigts avant de chuter à la prise 29. Elle termine 23e de cette demi-finale et ne verra donc pas la finale.

© World Climbing

Les résultats de la demi-finale féminine

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie Sanders46+
1KOR Chaehyun Seo46+
3BUL Aleksandra Totkova44
4USA Ella Fisher43+
5FRA Zélia Avezou43+
6KOR Ja In Kim42
7JPN Hana Koike41+
8AUT Jessica Pilz40+
9CZE Tereza Siruckova39+
10INA Tsany Alma Ariella39+
11JPN Yuno Harigae39+
12KOR Chaeyeong Kim39+
13SLO Lucka Rakovec38+
14JPN Ryu Nakagawa38+
15CZE Michaela Smetanova38
16NED Lynn Van Der Meer37+
17GBR Molly Thompson-smith37+
18AIN Viktoriia Meshkova37+
19JPN Mia Aoyagi35+
20BRA Anja Köhler34+
21SLO Sara Copar29+
22AUT Mattea Pötzi29+
23FRA Ina Plassoux Djiga29
24SLO Mia Krampl24
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Anraku continue d’impressionner, Ondra porté par son public

Chez les hommes, la demi-finale a confirmé une chose : Sorato Anraku est en train d’évoluer dans une autre dimension ! Deux jours après avoir marqué l’Histoire en remportant une quatrième Coupe du Monde de bloc consécutive (une première chez les hommes !), le Japonais a de nouveau frappé fort… cette fois en difficulté.

Dans une voie longue, exigeante, très physique, où personne n’aura réussi à sortir du gros dévers, Anraku est allé plus haut que tout le monde, chutant à la prise 38. Une nouvelle démonstration de polyvalence pour celui qui semble, semaine après semaine, donner une véritable leçon d’escalade au reste du circuit !

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Un mouvement plus bas, trois grimpeurs se tiennent dans un mouchoir de poche à 37+ : l’Indonésien Putra Tri Ramadani, déjà vainqueur des qualifications, le Japonais Neo Suzuki et Jakob Schubert.

L’Autrichien, pourtant moins fluide qu’à son habitude et parfois à la lutte dans les mouvements dans le début de la voie, a fait parler son expérience et sa marge physique pour s’inviter en finale.

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Le grand moment de cette demi-finale est toutefois venu avec l’entrée en scène d’Adam Ondra. À Prague, le Tchèque n’est pas un grimpeur comme les autres : il est l’enfant du pays, la star locale, celui que tout le public est venu voir. Dès ses premiers mouvements, l’ambiance est montée d’un cran au pied du mur. Porté par des sectateurs en délire, Ondra a livré une belle prestation, chutant à la prise 36. Une performance qui lui offre la cinquième place de la demi-finale et surtout un billet pour la finale devant son public.

À 33 ans, face à une nouvelle génération emmenée par Sorato Anraku, Neo Suzuki ou Putra Tri Ramadani, le Tchèque continue de répondre présent au plus haut niveau. Vu l’ambiance de ce matin, la finale promet d’être électrique ce soir !

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Côté français, la frustration est immense pour Sam Avezou. Longtemps installé dans le top 8 provisoire, le Français a finalement été éjecté de la finale dans les toutes dernières secondes de la compétition. Avec un score de 32+, il termine neuvième, premier non qualifié, à une petite valorisation seulement du ticket pour la finale.

Max Bertone, lui, n’a pas réussi à s’exprimer pleinement dans cette voie très exigeante et prend la 17e place chutant sur la prise 29.

Enfin, la grosse surprise de la matinée vient d’Alberto Ginés López : l’Espagnol, l’un des hommes forts de la discipline, reste bloqué à 30+ et termine 12e. Lui qui restait sur neuf finales consécutives en Coupe du Monde ne sera pas au départ ce soir… Une première depuis Villars 2023 !

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Les résultats de la demi-finale masculine

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku38
2INA Putra Tri Ramadani37+
3JPN Neo Suzuki37+
4AUT Jakob Schubert37+
5CZE Adam Ondra36
6SLO Luka Potocar34
7ITA Filip Schenk33+
8JPN Satone Yoshida33
9FRA Sam Avezou32+
10JPN Zento Murashita32+
11USA Dillon Countryman31
12ESP Alberto Ginés López30+
13ITA Giovanni Placci30+
14JPN Ao Yurikusa30+
15KOR Dohyun Lee30+
16JPN Shion Omata30+
17FRA Max Bertone29
18GER Yannick Flohé28+
19GER Sebastian Halenke28
20KOR Hyunseung Noh26+
21ITA Ernesto Placci22+
22KOR Kibeom Kwon22
23SUI Sascha Lehmann21+
24ITA Giorgio Tomatis21
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La suite du programme

  • Dimanche 7 juin
  • Finales difficulté
    18h00 – 20h00

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Prague : Sorato Anraku arrache l’or, Mejdi Schalck en bronze au terme d’une finale irrespirable !

05 Juin

Quelle finale ! Rarement une Coupe du Monde de bloc aura offert un tel scénario… Pendant plus de deux heures, les cartes ont été redistribuées à chaque passage, les favoris ont vacillé, les tops se sont fait désespérément rares et le suspense est resté entier jusqu’au tout dernier grimpeur !

Au bout du compte, c’est une nouvelle fois Sorato Anraku qui s’impose avec 55,0 points, devant le Coréen Dohyun Lee (54,8) et le Français Mejdi Schalck (54,7). Trois grimpeurs séparés par seulement trois dixièmes de point !

Côté français, difficile de ne pas ressortir de cette soirée avec le sourire malgré une pointe de frustration. Avec trois représentants en finale, la France a animé la compétition du début à la fin : Mejdi Schalck décroche une superbe médaille de bronze, Sam Avezou échoue au pied du podium à la quatrième place et Max Bertone termine sixième de sa première finale en Coupe du Monde de bloc.


Des blocs impitoyables et des tops presque inexistants

Les ouvreurs avaient clairement décidé de pousser les finalistes dans leurs retranchements. Sur les 32 tops théoriquement possibles au cours de cette finale, seulement trois seront finalement réalisés. Une statistique qui résume à elle seule la difficulté du circuit proposé dans la capitale tchèque. Dans ces conditions, chaque zone comptait. Chaque essai comptait. Et le moindre top pouvait faire basculer toute la hiérarchie. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé !

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Mejdi Schalck frappe un grand coup d’entrée

Le premier bloc était une spectaculaire coordination qui a immédiatement semé la pagaille. Un à un, les finalistes butent dans la deuxième partie du bloc. Personne ne trouve la solution.

Puis arrive Mejdi Schalck. Et là, le Français sort un coup de génie ! Dès son premier essai, il flashe le bloc en improvisant une méthode totalement différente de celle imaginée par les ouvreurs. Plutôt que de suivre la séquence prévue, Schalck coupe littéralement le bloc, saute plusieurs mouvements et trouve un raccourci aussi audacieux qu’efficace. Le public explose ! Avec ce top, il devient le seul grimpeur à enchaîner le bloc et s’offre immédiatement une avance énorme sur l’ensemble de ses adversaires.

À cet instant-là, notre Français possède 25 points d’avance sur tous les autres finalistes !

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Une dalle qui gèle le classement

Le deuxième bloc, une dalle particulièrement délicate sur volumes, ne change absolument rien à la hiérarchie. Personne ne trouve la solution. Les finalistes grappillent quelques points en allant chercher la zone, mais aucun top n’est réalisé.

À mi-parcours, Mejdi Schalck est toujours solidement installé en tête de la compétition avec son précieux bloc d’avance.
Lui qui avait décroché l’or à Prague en 2025 semble bien parti pour défendre sa couronne.

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Anraku et Lee répondent présents dans le bloc physique

Mais tout bascule dans le troisième bloc. Un passage très physique composé de bidoigts et de mouvements en no-foot où la puissance dans le haut du corps est déterminante. Et dans ce registre, deux hommes évoluent actuellement dans une autre dimension : Sorato Anraku et Dohyun Lee.

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Les deux grimpeurs asiatiques réalisent une véritable démonstration en flashant le bloc avec une maîtrise impressionnante. Une leçon d’escalade ! Derrière eux, les écarts se réduisent brutalement. Mejdi Schalck et Sam Avezou doivent se contenter de la zone tandis que Max Bertone ne parvient pas à inscrire le moindre point sur ce passage.

À l’approche du dernier bloc, tout est relancé !

Le bloc de tous les possibles

La finale va alors se jouer sur un ultime passage spectaculaire construit autour d’un mouvement de rotation à 180° autour d’un pied. Dohyun Lee est le premier des prétendants au podium à s’élancer. Le Coréen valide rapidement la zone mais échoue avant le sommet. La porte reste ouverte…

Pour Mejdi Schalck, le calcul est simple : après avoir manqué la zone flash, il doit désormais enchaîner le bloc pour reprendre les commandes de la compétition. Et pendant quelques secondes, tout Prague y croit.

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Dans un énorme combat, le Français réussit la fameuse rotation, se retrouve face au public et commence à haranguer les spectateurs qui montent immédiatement en volume. L’ambiance devient électrique ! La prise finale semble à portée de main. Mais Mejdi ne parvient pas à conclure… Il chute à quelques centimètres du top et laisse échapper une occasion immense. Un ultime essai, tenté dans l’urgence, n’y changera rien. Au sol, la frustration est visible. Il sait qu’il vient probablement de laisser filer la victoire.

Anraku, encore et toujours

Reste alors Sorato Anraku. Le Japonais connaît parfaitement l’équation : une simple zone obtenue rapidement suffit à lui offrir la victoire. Sous pression, il ne tremble pas. La zone est validée dès le premier essai. Le top, lui, ne viendra pas. Le mouvement de rotation lui résiste, mais l’essentiel est ailleurs. Avec un top et trois zones, comme Dohyun Lee et Mejdi Schalck, Anraku l’emporte grâce à un meilleur nombre d’essais.

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Cette victoire est déjà sa quatrième consécutive en Coupe du Monde de bloc cette saison. Il a remporté toutes les étapes disputées jusqu’à présent. Plus impressionnant encore : il réalise cette performance alors qu’il dispute simultanément l’épreuve de difficulté à Prague, où il était encore engagé quelques heures plus tôt ! Une domination qui commence à prendre des allures historiques…

Trois Bleus dans le match jusqu’au bout

Au-delà de la médaille de bronze de Mejdi Schalck, la performance collective française mérite d’être soulignée. Sam Avezou termine à une remarquable quatrième place après avoir validé les quatre zones du circuit, confirmant son immense régularité au plus haut niveau. Max Bertone, pour sa première finale, prend une solide sixième place dans un circuit où chaque point valait de l’or.

Trois Français en finale, un médaillé, un quatrième et un sixième : Prague continue décidément de sourire aux Bleus. Mais en quittant le mur ce soir, difficile de ne pas penser à ce premier bloc magistral de Mejdi Schalck et à cette dernière prise qui lui a échappé de quelques centimètres. Car pendant une bonne partie de la soirée, la victoire semblait lui tendre les bras.

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Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato55.0
2KOR Lee Dohyun54.8
3FRA Mejdi Schalck54.7
4FRA Avezou Sam39.7
5GBR Milne Maximillian29.9
6FRA Max Bertone29.6
7GER Trandafir Lucas29.4
8AUT Posch Jan-luca29.4
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La suite du programme

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

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Les Bleus frappent fort : Schalck, Bertone et Avezou en finale à Prague !

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Les Bleus frappent fort : Schalck, Bertone et Avezou en finale à Prague !

05 Juin

Quelle demi-finale pour l’équipe de France ! Quelques heures après avoir placé quatre grimpeurs dans le dernier carré, les Bleus ont frappé un grand coup sur le mur de Prague. À l’issue d’un tour particulièrement exigeant, trois Français décrochent leur billet pour la finale de la Coupe du monde de bloc : Mejdi Schalck (2e), Max Bertone (3e) et Sam Avezou (8e).

Une magnifique performance qui confirme une nouvelle fois la place de la France parmi les meilleures nations du circuit mondial.

Et quand on connaît l’histoire récente entre les Français et Prague, difficile de ne pas rêver… L’an dernier, Mejdi Schalck s’était imposé dans la capitale tchèque tandis que Sam Richard montait sur le podium. Cette fois encore, les Bleus seront en force au rendez-vous décisif !


Aux avant-postes, un homme continue d’évoluer dans une autre dimension : Sorato Anraku. Déjà leader des qualifications avant-hier, puis auteur de l’unique top en difficulté hier, le Japonais poursuit sa démonstration. Malgré l’enchaînement des deux disciplines et la fatigue qui devrait théoriquement l’accompagner, Anraku semble inatteignable.

Il est le seul grimpeur de cette demi-finale à réaliser trois tops, seul le deuxième bloc lui résistant. Avec 74,6 points, il s’offre logiquement la première place.

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Derrière lui, Mejdi Schalck a livré une prestation de très haut niveau. Le Français est le seul grimpeur à accompagner Anraku au sommet du premier bloc, un passage qui fera d’importants dégâts dans le reste du plateau.

Il enchaîne également les mouvements électriques du deuxième bloc avant d’ajouter les zones des troisième et quatrième passages. Avec deux tops et quatre zones, il totalise 68,8 points et s’empare d’une magnifique deuxième place.

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Juste derrière, Max Bertone confirme lui aussi sa montée en puissance. Le jeune Français réalise l’unique top de son parcours dans le bloc 2, mais surtout il valide les quatre zones du circuit. Une régularité qui lui permet de terminer troisième avec 53,4 points, et de se qualifier pour sa première finale en Coupe du Monde de bloc.

Deux Français dans le Top 3 d’une Coupe du monde ? Voilà qui donne déjà le ton avant la finale !

Mais ce n’est pas tout… Car nos deux tricolores sont rejoint dans le top 8 par Sam Avezou. Le grimpeur parisien n’a pas réussi à convertir ses essais en tops, mais il a constamment flirté avec les mouvements fin. Sur les blocs 1 et 2 notamment, il chute à quelques centimètres du top. Au final, Sam valide les quatre zones du circuit, une performance que seuls quelques grimpeurs parviennent à réaliser. Ses 38,3 points lui offrent la huitième et dernière place qualificative pour la finale.

© World Climbing

Seule ombre au tableau côté français, Sam Richard n’a pas réussi à trouver les solutions sur ce circuit. Le Français ne valide que deux zones et termine 20e de la demi-finale. Mais difficile de ne retenir que cela tant la prestation collective tricolore est impressionnante. Avec trois représentants sur huit finalistes, la France sera la nation la plus représentée lors de l’ultime tour.

Face à eux, on retrouvera notamment Sorato Anraku, Lucas Trandafir, Maximillian Milne, Jan-Luca Posch et Dohyun Lee. Autant dire que la bataille pour les médailles s’annonce féroce.

© World Climbing

Une chose est sûre : les Bleus ont déjà marqué cette demi-finale de leur empreinte. Et au vu de la forme affichée par Mejdi Schalck, Max Bertone et Sam Avezou, tout semble possible ce soir sur les blocs de Prague.

Les résultats de la demi-finale

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato74.6
2FRA Mejdi Schalck68.8
3FRA Max Bertone53.4
4GER Trandafir Lucas52.6
5GBR Milne Maximillian44.6
6AUT Posch Jan-luca44.2
7KOR Lee Dohyun43.6
8FRA Avezou Sam38.3
9USA Colin Duffy34.9
10CHN Pan Yufei34.8
11BEL Van Duysen Hannes34.2
12JPN Kawamata Rei33.9
13CZE Mokrolusky Lukas33.7
14SLO Peharc Anze27.9
15JPN Tomoa Narasaki27.3
16KOR Chon Jongwon25.0
17ESP Peinado Franganillo Guillermo19.9
18GBR Akhtar Dayan19.8
19JPN Amagasa Sohta19.5
20FRA Richard Samuel19.4
21ESP Pastor Sánchez Manuel Antonio10.0
22USA Chi Auggie9.9
22AUT Uznik Nicolai9.9
24CAN Baudrand Oscar
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La suite du programme

Vendredi 5 juin

Finale bloc hommes
19h30 – 21h30 

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

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Stefano Ghisolfi s’offre “Ratstaman Vibrations” 9b, l’une des voies les plus mythiques de Céüse

05 Juin

Alors que son début de saison 2026 est déjà marqué par une impressionnante série de croix en bloc, Stefano Ghisolfi continue d’enchaîner les performances sur le rocher. L’Italien vient de réussir la troisième ascension de “Ratstaman Vibrations”, l’une des voies les plus emblématiques de Céüse.

Avec cette ascension, Ghisolfi signe son douzième 9b et ajoute une nouvelle ligne prestigieuse à son carnet de croix, qui compte déjà quatre 9b+ : “Perfecto Mundo”, “Change”, “Bibliographie” et “Excalibur”.


Une voie qui a fait fantasmer une génération de grimpeurs

L’histoire de “Ratstaman Vibrations” remonte à 2012, lorsque Chris Sharma équipe cette ligne spectaculaire dans le secteur Face de Rat, à Céüse. Pendant près de dix ans, le projet résiste aux assauts des meilleurs grimpeurs de la planète.

Seb Bouin, Charles Albert, Stefano Ghisolfi lui-même et bien d’autres viennent y tenter leur chance, sans jamais parvenir à atteindre le relais. Il faudra attendre juillet 2022 pour voir Alex Megos réaliser la première ascension de cette voie de 35 mètres, qu’il décrira alors comme « l’une des meilleures voies de ce niveau qu’il ait jamais grimpées ».

Le nom de la voie est lui aussi devenu célèbre. Beaucoup l’ont longtemps écrit “Rastaman Vibrations”, avant que Sharma ne rappelle à Megos qu’il s’agissait bien de “Ratstaman”, un clin d’œil au nom du secteur : Face de Rat.

© Coll. Ghisolfi

Huit séances pour conclure

Stefano Ghisolfi avait déjà essayée cette voie en 2022, lorsqu’elle n’était encore qu’un projet. Cette année, après un printemps consacré en grande partie au bloc, il est revenu à Céüse avec des sensations différentes. Son travail de force et de puissance semble avoir parfaitement correspondu aux exigences des deux crux de la voie.

Après deux séances en 2022, il m’a fallu six séances supplémentaires cette année pour la réussir. Après avoir peaufiné les méthodes et relié les deux passages clés, je me suis senti prêt pour de vraies tentatives. Le septième jour, je suis tombé deux fois à la fin du second crux. Le huitième jour, j’ai finalement réussi à l’enchaîner, même si j’avais les doigts complètement en sang !

Stefano Ghisolfi

© Coll. Ghisolfi

9b ou 9b/+ ?

La cotation de “Ratstaman Vibrations” continue toutefois de faire débat. Alex Megos avait proposé 9b lors de la première ascension. Mais en 2025, l’Allemand Yannick Flohé, auteur de la première répétition après environ trente journées d’essais réparties sur plusieurs saisons, avait estimé que la voie méritait peut-être un léger surclassement. « Alex ne se rend parfois pas compte à quel point il est fort », avait-il plaisanté, suggérant une cotation de 9b/+.

Ghisolfi, de son côté, n’a pour l’instant pas commenté la question de la cotation. Son ascension confirme en revanche ce que beaucoup pensent déjà : “Ratstaman Vibrations” fait partie des plus belles et des plus exigeantes voies de Céüse.

Les meilleures performances de Stefano Ghisolfi

  •  “Excalibur” — 9b+
  • “Bibliographie” — 9b+
  • “Change” — 9b+
  • “Perfecto Mundo” — 9b+
  • “Ratstaman Vibrations” — 9b
  • “Neanderthal” — 9b
  • “Sleeping Lion” — 9b
  • “The Full Journey” — 9b
  • “Move Hard” — 9b
  • “L’Arenauta” — 9b
  • “The Lonely Mountain” — 9b
  • “Erebor” — 9b
  • “Stoking the Fire” — 9b
  • “Queen Line” — 9b
  • “One Slap” — 9b
  • “First Round First Minute” — 9b

Direction Flatanger

Après cette nouvelle performance, Stefano Ghisolfi ne compte pas ralentir le rythme. L’Italien prévoit désormais de reprendre un peu l’entraînement et le bloc avant de rejoindre Flatanger, en Norvège, durant les mois d’août et septembre pour continuer son travail dans “Silence”…

Vidéo de ses essais en 2022 sur la voie :


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Prague 2026 : les résultats des qualifications de l’épreuve de difficulté

04 Juin

Après les qualifications de bloc disputées hier, la Coupe du Monde de Prague changeait de décor ce jeudi avec l’entrée en scène des spécialistes de la difficulté. Une étape particulière dans le calendrier international puisque, pour la première fois cette saison, les épreuves de bloc et de difficulté se déroulent simultanément sur un même week-end. Un format rare qui ne sera reproduit qu’à Innsbruck plus tard dans l’été.

Sur le grand mur tchèque, les meilleurs grimpeurs de la planète étaient au rendez-vous : Alberto Ginés López, Adam Ondra, Jakob Schubert, Sorato Anraku ou encore Jessica Pilz chez les femmes. À l’issue des deux voies de qualification, quatre Français décrochent leur billet pour les demi-finales : Sam Avezou (8e), Max Bertone (18e), Zélia Avezou (9e) et Ina Plassoux Djiga (12e).


Les cadors répondent présent

On annonçait cette étape comme l’une des plus relevées de la saison, et les qualifications n’ont pas déçu. À Prague, le plateau avait des allures de finale avant l’heure : Alberto Ginés López, Adam Ondra, Jakob Schubert, Sorato Anraku, Neo Suzuki, Satone Yoshida ou encore Giovanni Placci étaient tous au rendez-vous.

L’une des attractions de la journée était évidemment le retour international de Jakob Schubert. L’Autrichien, qui avait finalement décidé d’avancer sa rentrée après une préparation jugée très encourageante, franchit sans encombre le premier tour avec une neuvième place. Une qualification solide, sans prise de risque excessive, qui lui permet avant tout de retrouver le rythme de la compétition.

© World Climbing

À domicile, Adam Ondra était lui aussi très attendu. Poussé par son public, le Tchèque valide sa qualification en douzième position après deux runs maîtrisés, même s’il reste encore un peu en retrait des toutes meilleures performances du jour.

Quant à Alberto Ginés López, il confirme les excellentes dispositions entrevues ces derniers mois. L’Espagnol chute à quelques mouvements du sommet dans les deux voies et s’offre une très belle troisième place, apparaissant déjà comme l’un des hommes forts de cette étape tchèque.

Au milieu de tous ces spécialistes de la difficulté, un grimpeur continue pourtant d’attirer tous les regards : Sorato Anraku. Déjà leader des qualifications de bloc hier, le Japonais a une nouvelle fois démontré son incroyable polyvalence. Il est le seul homme à atteindre le sommet d’une des deux voies de qualification, avant de tomber à quelques mouvements du relais dans la seconde.

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Pourtant, cela ne suffit pas à lui offrir la tête du classement. Grâce à deux prestations extrêmement solides, l’Indonésien Putra Tri Ramadani s’empare de la première place provisoire. Il devance Anraku au cumul des performances et signe probablement la qualification la plus impressionnante de la journée.

Derrière eux, Neo Suzuki, Satone Yoshida, Giovanni Placci ou encore Filip Schenk complètent un top 10 particulièrement dense, preuve du niveau exceptionnel de cette étape de Prague. D’ailleurs, Adam Ondra n’avait pas manqué de qualifier cette compétition comme l’une des “plus relevées de l’Histoire”.

Sam Avezou dans le top 10, Max Bertone assure l’essentiel

Du côté de l’équipe de France, Sam Avezou signe la meilleure performance masculine. Auteur d’une très grosse première voie où il grimpe jusqu’à la prise 42+, il perd quelques places après une chute plus précoce dans la seconde voie. Cela ne l’empêche pas de prendre une solide huitième place et d’aborder la suite de la compétition dans de bonnes conditions.

© World Climbing

Max Bertone valide lui aussi sa qualification. Le Français réalise une belle prestation dans la première voie avec un score de 38, mais une chute plus basse dans la seconde le repousse au 18e rang. Peu importe finalement : l’objectif principal était de rejoindre les demi-finales… Mission accomplie !

Les résultats des qualifications hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1INA Putra Tri Ramadani43+ (3) | 42 (1)
2JPN Sorato AnrakuTOP (1) | 40+ (3)
3ESP Alberto Ginés López40+ (5) | 41+ (2)
4JPN Neo Suzuki40+ (5) | 40+ (3)
5ITA Giovanni Placci45 (2) | 32 (19)
5JPN Satone Yoshida40+ (5) | 37+ (6)
7JPN Ao Yurikusa39 (8) | 38+ (5)
8FRA Sam Avezou42+ (4) | 32+ (17)
9AUT Jakob Schubert37+ (10) | 37 (8)
10ITA Filip Schenk33+ (15) | 37+ (6)
11JPN Zento Murashita33+ (15) | 37 (8)
12CZE Adam Ondra37+ (10) | 32+ (17)
13SUI Sascha Lehmann34 (14) | 34+ (13)
14KOR Dohyun Lee34+ (12) | 34 (16)
15KOR Hyunseung Noh33+ (15) | 35+ (12)
16JPN Shion Omata33+ (15) | 34+ (13)
17USA Dillon Countryman34+ (12) | 31+ (21)
18FRA Max Bertone38 (9) | 29+ (29)
19KOR Kibeom Kwon32 (24) | 34+ (13)
20SLO Luka Potocar27 (44) | 37 (8)
20ITA Giorgio Tomatis27 (44) | 37 (8)
22ITA Ernesto Placci32+ (22) | 31 (23)
23GER Sebastian Halenke30+ (27) | 32 (19)
24GER Yannick Flohé32 (24) | 31 (23)
25FRA Younès Aubert Masmoudi30+ (27) | 31+ (21)
26USA Jesse Grupper33 (20) | 28+ (32)
27SUI Jonas Utelli30+ (27) | 31 (23)
28FRA Victor Guillermin33 (20) | 26+ (38)
29ITA Andrea Ludovico Chelleris32+ (22) | 28 (37)
30SUI Nino Grünenfelder30 (34) | 31 (23)
31GBR Rhys Conlon30+ (27) | 29+ (29)
31USA Sergey Lakhno30+ (27) | 29+ (29)
33CZE Jan Stipek33+ (15) | 22+ (54)
34KOR Joonha Shin28 (42) | 31 (23)
35AUT Felix Mader27 (44) | 31 (23)
36INA Ravianto Ramadhan30+ (27) | 26+ (38)
37GER Yannick Nagel30 (34) | 28+ (32)
37ITA Riccardo Vicentini30 (34) | 28+ (32)
39CHI Joaquin Urrutia30+ (27) | 25+ (41)
40FRA Pierre Marzullo29+ (37) | 28+ (32)
40CZE Martin Stranik29+ (37) | 28+ (32)
42INA Raviandi Ramadhan31 (26) | 23 (51)
43AIN Egor Dulub27 (44) | 26+ (38)
44ESP Mikel Asier Linacisoro Molina29 (40) | 24+ (44)
45THA Auswin Aueareechit29+ (37) | 23+ (50)
46FRA Arsène Duval27+ (43) | 24+ (44)
47POL Jakub Zietek25+ (49) | 24+ (44)
48SVK Filip Matejička25+ (49) | 24 (47)
48POL Piotr Niznik25+ (49) | 24 (47)
50BRA Felipe Ho Foganholo24+ (57) | 25+ (41)
51GBR Samuel Butterworth24+ (57) | 25 (43)
52GER Otto Reiter26+ (48) | 22+ (54)
53CAN Victor Baudrand28+ (41) | 13 (69)
54GBR Frederick Williams25 (54) | 23 (51)
55ISR Tomy Adamovsky25+ (49) | 20 (59)
56USA Nathaniel Coleman25 (54) | 22+ (54)
57AUT Stefan Scherz24 (63) | 24 (47)
58TPE Chih-en Fan24+ (57) | 23 (51)
59BEL Nicolas Collin25+ (49) | 19+ (60)
60KOR Dohyeon Kim25 (54) | 19+ (60)
61CHN Yongchen Chen24 (63) | 22 (57)
62SVK Peter Kuric24+ (57) | 19+ (60)
62MEX Jair Octavio Moreno Montoya24+ (57) | 19+ (60)
62ROU Darius Râpă24+ (57) | 19+ (60)
65CZE Simon Potucek18 (69) | 20+ (58)
66CHI Benjamin Vargas24 (63) | 17+ (65)
67MEX Thor Villegas García23+ (66) | 16+ (66)
68BRA Davi Carvalho Peres20 (68) | 16+ (66)
69COL Juan Sebastian Sanchez Martin17+ (70) | 15+ (68)
70ROU George Tanasă23 (67) | 9+ (73)
71ARG Francisco Medina17+ (70) | 12+ (70)
71MKD Viktor Trpovski17+ (70) | 12+ (70)
73ISR Inbar Doron Sela17+ (70) | 9+ (73)
74COL Tomás Arce14 (74) | 11+ (72)
75CZE Filip Zlamal14 (74) | 9+ (73)
76SRB Petar Dožić12 (76) | 9 (76)
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Chaehyun Seo et Annie Sanders intouchables chez les femmes

Chez les femmes, la journée a été marquée par l’absence surprise de Janja Garnbret. La Slovène figurait pourtant sur la liste des inscrites mais ne s’est finalement pas présentée au départ des qualifications.

En son absence, deux grimpeuses ont survolé le tour : la Coréenne Chaehyun Seo et l’Américaine Annie Sanders. Toutes deux enchaînent les deux voies de qualification et prennent logiquement la tête du classement ex aequo.

© World Climbing

Derrière elles, la Slovène Lucka Rakovec, la Bulgare Aleksandra Totkova, la Néerlandaise Lynn van der Meer ou encore la Tchèque Michaela Smetanova complètent un classement particulièrement relevé. L’Autrichienne Jessica Pilz, l’une des grandes favorites du week-end, se qualifie également sans difficulté en huitième position.

Zélia Avezou et Ina Plassoux Djiga bien lancées

L’équipe de France place également deux représentantes en demi-finale. Zélia Avezou se montre particulièrement régulière dans les deux voies avec des scores de 37+ et 40+, ce qui lui vaut une belle neuvième place.

© World Climbing

Juste derrière, Ina Plassoux Djiga poursuit sa montée en puissance. Moins d’une semaine après sa deuxième place aux Championnats de France de difficulté, la Française confirme sa bonne forme du moment en prenant la douzième place de ces qualifications.

La déception du jour nous vient de Macha Brébion. La jeune grimpeuse de 17 ans, qui prenait le départ de la toute première Coupe du Monde de sa carrière, échoue à la 26e place, à seulement quelques mouvements du top 24 qualificatif. Une élimination frustrante qui montre néanmoins qu’elle n’était pas loin du niveau requis pour accéder aux demi-finales !

Les résultats des qualifications femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie SandersTOP (1) | TOP (1)
1KOR Chaehyun SeoTOP (1) | TOP (1)
3SLO Lucka Rakovec38+ (4) | TOP (1)
4BUL Aleksandra TotkovaTOP (1) | 40+ (7)
5NED Lynn Van Der Meer37+ (7) | TOP (1)
6CZE Tereza Siruckova38 (6) | 40+ (7)
7USA Ella Fisher31+ (19) | TOP (1)
8AUT Jessica Pilz31 (27) | TOP (1)
9FRA Zélia Avezou37+ (7) | 40+ (7)
9CZE Michaela Smetanova37+ (7) | 40+ (7)
11INA Tsany Alma Ariella38+ (4) | 24 (35)
12FRA Ina Plassoux Djiga37+ (7) | 38 (17)
13JPN Yuno Harigae37+ (7) | 37+ (18)
13JPN Hana Koike37+ (7) | 37+ (18)
15GBR Molly Thompson-smith35+ (18) | 38+ (14)
16BRA Anja Köhler37+ (7) | 27 (25)
17JPN Ryu Nakagawa31 (27) | 40+ (7)
18JPN Mia Aoyagi31+ (19) | 38+ (14)
18SLO Sara Copar31+ (19) | 38+ (14)
20AIN Viktoriia Meshkova37+ (7) | 24+ (27)
21KOR Ja In Kim36+ (17) | 37 (22)
22SLO Mia Krampl31 (27) | 39 (13)
23KOR Chaeyeong Kim37+ (7) | 24 (35)
24AUT Mattea Pötzi21+ (49) | 40+ (7)
25SUI Liv Egli37+ (7) | 23+ (43)
26FRA Macha Brebion31+ (19) | 27 (25)
27SLO Lucija Tarkus31 (27) | 37+ (18)
28AUT Ines Schwaiger31+ (19) | 24+ (27)
29BEL Heloïse Doumont31 (27) | 37 (22)
30JPN Natsumi Oda31+ (19) | 24 (35)
31GBR Zoe Peetermans31 (27) | 24+ (27)
32ESP Iziar Martínez Almendros21+ (49) | 37+ (18)
33ESP Julia Benach Zubero31+ (19) | 23+ (43)
34SUI Noé Looser25+ (42) | 28+ (24)
35AUT Anika Deubler31+ (19) | 22+ (51)
36USA Analise Van Hoang31 (27) | 23+ (43)
37JPN Mei Kotake27+ (38) | 24 (35)
38KOR Heeju Noh27 (41) | 24 (35)
39ISR Noa Shiran21+ (49) | 24+ (27)
40FRA Kaïna Viviand28+ (36) | 23+ (43)
41ESP Geila Macià Martín21 (58) | 24+ (27)
42FRA Swann Lamblin-burguet31 (27) | 21+ (56)
43KOR Juha Kim20+ (59) | 24+ (27)
43SLO Rosa Rekar20+ (59) | 24+ (27)
43GER Roxana Wienand20+ (59) | 24+ (27)
46UKR Rafael Kazbekova27+ (38) | 23 (50)
47USA Kyra Condie31 (27) | 21 (60)
48ARG Valentina Aguado21+ (49) | 24 (35)
48ITA Viola Battistella21+ (49) | 24 (35)
50GER Annika Müller25+ (42) | 23+ (43)
51NOR Sunniva Øvre-eide28+ (36) | 21+ (56)
52CHI Matilde Cabezas20+ (59) | 24 (35)
53AUS Emily Scott25+ (42) | 22 (54)
54CHI Martina Castro21+ (49) | 23+ (43)
54CZE Arina Jurcenko21+ (49) | 23+ (43)
56CAN Cedar Pidgeon27+ (38) | 21 (60)
57ITA Valentina Arnoldi25+ (42) | 21+ (56)
58ITA Ilaria Scolaris21+ (49) | 22+ (51)
59CZE Ema Galeova25+ (42) | 21 (60)
59AUT Magdalena Kompein25+ (42) | 21 (60)
61NED Noor Witte22 (48) | 21 (60)
62FRA Emie Brault20+ (59) | 22+ (51)
63SVK Sára Šimeková21+ (49) | 20 (67)
64INA Sukma Lintang Cahyani20+ (59) | 21+ (56)
65AUT Julia Fiser18+ (68) | 22 (54)
66CZE Mariana Janosova20+ (59) | 21 (60)
66ESP Emily Charlote Pescetto Budden20+ (59) | 21 (60)
68HKG Cheuk-kei Wong19 (67) | 17+ (68)
69BUL Veronika Ignatova14+ (69) | 16+ (69)
70COL Saray Garcia14+ (69) | 14+ (70)
71MEX María Fernanda González Rámirez10+ (73) | 12+ (71)
72ARG Violeta Tonini12+ (72) | 11 (73)
73MEX Arantza Fernández Gutierrez13+ (71) | 9 (74)
74CAN Brooke White9+ (75) | 12 (72)
75COL Sofia Parrado10 (74) | 9 (74)
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La suite du programme

Vendredi 5 juin

  • Demi-finale bloc hommes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc hommes
    19h30 – 21h30 

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

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Des qualifications féminines sous haute tension à Prague !

 

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Des qualifications féminines sous haute tension à Prague !

03 Juin

Les qualifications féminines de la Coupe du Monde de bloc de Prague ont livré un scénario assez inhabituel ce mercredi après-midi. Sur le papier, le circuit proposé par les ouvreurs semblait particulièrement accessible : 16 des 24 demi-finalistes ont réussi à enchaîner les cinq blocs, un chiffre énorme à ce niveau de compétition. Mais derrière cette apparente facilité se cachait en réalité un piège redoutable : la moindre erreur pouvait coûter extrêmement cher.

Et personne n’a mieux illustré cette situation qu’Oriane Bertone.


Un circuit où il fallait quasiment faire carton plein

Avec autant de grimpeuses capables de topper l’intégralité du circuit, les essais sont rapidement devenus décisifs. Dans ces conditions, impossible ou presque de se permettre un bloc raté.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les seize premières grimpeuses du classement réalisent toutes les cinq ascensions. Résultat, une simple erreur pouvait faire perdre une dizaine de places en quelques minutes.

Une situation assez rare en Coupe du Monde, où l’on voit habituellement davantage de séparation entre les concurrentes.

© World Climbing

Oriane Bertone qualifiée pour un souffle !

Pendant une grande partie du tour, Oriane Bertone semblait pourtant se diriger vers une qualification tranquille, voire vers les toutes premières places. La Française réalise un début de parcours parfait : elle flashe les trois premiers blocs sans difficulté, puis réalise le quatrième bloc dès son deuxième essai. À ce moment-là, elle fait partie des meilleures grimpeuses de la compétition.

Mais tout bascule dans le bloc n°5. Malgré plusieurs essais, Oriane ne parvient pas à trouver la solution de cet ultime passage et doit se contenter de la zone. Un seul top manquant qui la fait dégringoler au classement général jusqu’à la 23e place, soit la toute dernière place qualificative pour les demi-finales.

© World Climbing

Un scénario qui résume parfaitement la physionomie de ces qualifications : avec un circuit aussi accessible, le droit à l’erreur n’existait pratiquement plus. Quelques essais supplémentaires, ou une zone de moins, et la Française regardait les demi-finales depuis les tribunes malgré un début de compétition quasiment irréprochable.

Erin McNeice et Camilla Moroni en patronnes

Aux avant-postes, deux grimpeuses ont parfaitement maîtrisé l’exercice. Dans le premier groupe, la Britannique Erin McNeice poursuit son excellente dynamique de saison. La leader du classement mondial réalise quatre flashs et un top au deuxième essai pour un total de 124,9 points, s’emparant de la première place de son groupe.

Dans l’autre groupe, Camilla Moroni fait encore mieux. L’Italienne signe tout simplement le score parfait avec cinq blocs flashés et le score maximal de 125 points. Une démonstration qui la place en pole position pour la suite de la compétition.

© World Climbing

Le réveil des Japonaises

Derrière les deux leaders, plusieurs grimpeuses japonaises ont retrouvé des couleurs après un début de saison relativement discret. Futaba Ito monte sur la troisième marche virtuelle de ces qualifications avec 124,9 points. Une performance rassurante pour la jeune japonaise, qui restait sur des résultats en retrait cette année avec une 19e place à Keqiao, une 22e place à Berne puis une 12e place à Madrid.

Même constat pour Miho Nonaka, quatrième du classement général avec 124,6 points. La vétérane japonaise n’avait pas encore réussi à peser réellement sur les premières étapes de la saison, terminant successivement 22e à Keqiao, 23e à Berne et 18e à Madrid.

© World Climbing

Plus largement, le Japon impressionne une nouvelle fois par sa densité. Les six Japonaises engagées à Prague se qualifient toutes pour les demi-finales, confirmant la force du collectif nippon.

Cinq Françaises au rendez-vous

Malgré la frayeur vécue par Oriane Bertone, le bilan français est particulièrement solide avec cinq représentantes qualifiées parmi les 24 demi-finalistes.

La meilleure performance tricolore est signée Lily Abriat, excellente 9e avec 124,8 points après avoir elle aussi réussi les cinq blocs. On retrouve ensuite Zélia Avezou, 13e avec 109,5 points, puis Lucile Saurel, 15e avec 124,6 points puis Selma Elhadj Mimoune 21e avec 124,3 points après avoir elle aussi validé les cinq blocs du circuit..

Enfin, Oriane Bertone arrache la dernière place qualificative en 23e position, au terme d’un tour qui lui aura sans doute coûté quelques cheveux blancs !

© World Climbing

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurScore
1GBR Mcneice Erin124.9
1ITA Moroni Camilla125.0
3JPN Nonaka Miho124.6
3JPN Ito Futaba124.9
5JPN Nakamura Mao124.9
5ISR Kerem Ayala124.1
7JPN Sekikawa Melody124.8
7USA Sanders Annie124.1
9AUS Mackenzie Oceania124.8
9FRA Abriat Lily124.8
9GBR Peetermans Zoe123.8
12CHN Zhang Yuetong109.8
13FRA Avezou Zélia109.5
13KOR Seo Chaehyun124.7
15GBR Edwards Emma124.6
15FRA Saurel Lucile124.6
15JPN Aoyagi Mia109.3
18JPN Matsufuji Anon100.0
19ITA Tesio Giorgia94.9
19CHN Luo Zhilu124.3
21ITA Giacani Stella94.6
21FRA Elhadj Mimoune Selma124.3
23FRA Oriane Bertone109.8
23BEL Caulier Chloe94.4
25GER Apel Anna Maria94.3
25GER Dörffel Lucia109.8
27USA Sanders Nekaia84.9
27KOR Oh Gayeong109.7
29ESP Macià Martín Geila84.7
29GBR Garlick Lucy109.7
31CAN Richardson Madison109.4
31USA Clark Adriene Akiko84.5
33USA Coscoy Cloe84.3
33USA Van Hoang Analise109.2
35SLO Buckley Jennifer Eucharia108.8
35NOR Kindlihagen Ingrid84.2
37FRA Calliet Agathe99.9
37USA Costanza Melina84.1
39CHN Mi Yawen79.6
39AIN Meshkova Viktoriia99.8
41CAN Roy Babette99.4
41CHI Castro Martina79.5
43AUT Rauter Jakoba98.6
43ISR Sapir Halevi Alma79.4
45GER Lechner Anna84.6
45KOR Noh Heeju74.5
47AUT Kempf Lea69.5
47SUI Sommer Marilu84.4
49ITA Matuella Francesca69.5
49SLO Funa Lina79.4
51CZE Jurcenko Arina78.8
51NED Schiffeleers Amber69.4
53ISR Dreamer Maya74.4
53AIN Chernega Kseniia69.3
55CZE Galeova Ema64.0
55NED Hamers Bibi69.7
57GBR Lee Eugenie58.8
57CZE Konecna Viktorie69.6
59UKR Kobets Anastasiia69.6
59SVK Buršíková Martina54.9
61AUS Stasiuk Maya69.5
61ITA Daziano Irina54.4
63SWE Andersson Emilia68.7
63CZE Smakalova Veronika54.0
65GER Hönig Afra45.0
65SLO Kruder Julija59.8
67SVK Hollá Katarína59.3
67CAN Gao Reena44.5
69FIN Loikas Laura44.4
69BRA Hanggi Correia Mariana53.9
71HKG Wong Cheuk-kei44.3
71CZE Konarikova Adela34.9
73MEX Salazar Puga Regina24.9
73COL Garcia Saray34.3
75CRO Matutinović Mara33.9
75CZE Paarova Natalie19.5
77AUS Harris Tahnia29.3
77CRO Santini Mikulić Anja19.4
79AUT Schrittwieser Lena19.3
79COL Parrado Sofia10.0
81CHI Silva Muykuay9.9
81EST Prokopjeva Nika9.9
83EST Grišina Valeria
83MEX Fernández Gutierrez Arantza
83ARG Tonini Violeta
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La suite du programme

Jeudi 4 juin

    • Qualifications difficulté
      10h00 – 18h00

Vendredi 5 juin

  • Demi-finale bloc hommes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc hommes
    19h30 – 21h30 

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

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Coupe du Monde de Prague : quatre Français en demi-finale, Bertone en tête d’affiche

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Coupe du Monde de Prague : quatre Français en demi-finale, Bertone en tête d’affiche

03 Juin

La saison de bloc continue de dérouler son scénario habituel : quand Sorato Anraku est au départ, il faut compter sur lui ! Les qualifications masculines de la Coupe du monde de Prague viennent de s’achever et le Japonais a une nouvelle fois prouvé à tout le monde qu’il était le compétiteur le plus en forme du moment, en prenant la tête de son groupe avec une maîtrise déconcertante.

Dans l’autre groupe, un autre spécialiste des lieux a répondu présent : le Coréen Dohyun Lee, double vainqueur à Prague en 2023 et 2024, qui semble toujours aussi à l’aise sur les blocs tchèques !

Du côté de l’équipe de France, quatre grimpeurs se qualifie en demi-finale : Max Bertone, Mejdi Schalck, Sam Richard et Sam Avezou.


Anraku et Lee au-dessus du lot

Depuis le début de saison, Sorato Anraku donne l’impression de grimper dans une autre dimension. Vainqueur à Keqiao puis à Berne et Madrid, le Japonais poursuit sa série en dominant son groupe de qualifications d’une main de maître.

© World Climbing

Le détail de sa feuille de score en dit long : cinq tops avec très peu d’essais gaspillés et un score de 124,4 points. Une performance propre, efficace, qui confirme son statut d’homme à battre cette saison.

Dans l’autre groupe, Dohyun Lee n’a pas laissé beaucoup plus de place au suspense. Le Coréen, qui s’était déjà imposé lors des éditions 2023 et 2024 pragoises, a lui aussi avalé l’intégralité du circuit. Avec 124,8 points, il termine en tête de son groupe et montre qu’il faudra encore compter sur lui ce week-end.

© World Climbing

Quatre Français en demi-finale !

Côté français, la très bonne nouvelle du jour s’appelle Max Bertone. Après une solide 10e place à Keqiao puis une étape madrilène plus compliquée conclue au 25e rang, le Français avait certainement à cœur de remettre les pendules à l’heure. Mission accomplie.

Auteur d’un excellent tour de qualification, Max enchaîne les quatre premiers blocs du circuit avec beaucoup d’assurance (trois flashs). Seul le dernier passage lui résiste, mais son total de 109,8 points lui permet tout de même de prendre la deuxième place de son groupe derrière Dohyun Lee.

© World Climbing

Mejdi Schalck sera lui aussi au rendez-vous des demi-finales. Cinquième des qualifications, il poursuit son week-end sans encombre dans une ville qui lui rappelle forcément de bons souvenirs… Il y a un an, Prague avait en effet souri aux Français. Mejdi s’y était imposé tandis que Sam Richard montait sur la troisième marche du podium. Sans doute l’une des plus belles soirées de la saison pour l’équipe de France, qui avait placé deux grimpeurs sur le podium. Sam Richard sera d’ailleurs une nouvelle fois au rendez-vous des demi-finales. Quinzième avec 94,6 points, il se qualifie sans trembler et tentera, comme Mejdi, de faire revivre les bons souvenirs de l’édition précédente.

© World Climbing

Même chose pour Sam Avezou, 19e, qui avait très bien commencé son circuit en enchaînant les trois premiers blocs, avant de rencontrer davantage de difficultés sur les deux derniers.

En revanche, la journée s’arrête là pour Antoine Girard. Le Français termine 25e avec 94,2 points, tout proche de la qualification. Il ne lui aura vraiment pas manqué grand-chose pour rejoindre les demi-finales. Même issue pour Adrien Lemaire, 29e, qui ne verra pas non plus le tour suivant.

Au total, quatre Français seront donc présents en demi-finale : Max Bertone, Mejdi Schalck, Sam Richard et Sam Avezou. Une belle densité côté tricolore, même si le haut du tableau semble déjà occupé par deux hommes en mission.

Place désormais aux femmes, qui feront leur entrée en piste dans quelques minutes sur les blocs de qualification.

Le top 24 qualifié en demi-finale

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato124.4
1KOR Lee Dohyun124.8
3JPN Kawamata Rei124.5
3FRA Max Bertone109.8
5FRA Mejdi Schalck124.5
5GER Trandafir Lucas109.5
7BEL Van Duysen Hannes109.1
7JPN Tomoa Narasaki124.0
9CAN Baudrand Oscar109.0
9AUT Uznik Nicolai123.8
11USA Colin Duffy109.7
11CZE Mokrolusky Lukas99.6
13ESP Pastor Sánchez Manuel Antonio109.5
13USA Chi Auggie94.8
15FRA Richard Samuel94.6
15GBR Milne Maximillian109.4
17CHN Pan Yufei94.3
17KOR Chon Jongwon109.4
19GBR Akhtar Dayan109.2
19FRA Avezou Sam93.7
21JPN Amagasa Sohta84.6
21AUT Posch Jan-luca84.6
21ESP Peinado Franganillo Guillermo109.2
24SLO Peharc Anze109.2
25JPN Narasaki Meichi84.5
25FRA Antoine Girard94.2
27CAN Rodriguez Matthew94.2
27ISR Fidel Ido84.4
29JPN Dohi Keita84.4
29FRA Lemaire Adrien94.2
31KOR Noh Hyunseung84.4
31AUT Uznik Timo94.1
33GBR Macdougall Jack84.6
33AIN Dulub Egor83.9
35BUL Rusev Nikolay69.5
35ISR Yakobovitch Tomer79.3
37ITA Reusa Matteo79.1
37ITA Boldrini Luca69.5
39CHN Bai Xuanpu79.0
39AUS Parks Dylan63.7
41ISR Bark Adi78.9
41CAN Dorval Hugo59.6
43THA Intrachupongse Ardch54.6
43INA Ramadhan Raviandi78.4
45CHN Hu Junzhe54.1
45INA Ramadhan Ravianto69.9
47SUI Clémence Julien69.6
47ROU Flueraru Dragoș54.1
49SVK Kuric Peter69.6
49CZE Travnicek Lukas53.7
51GER Bloem Thorben Perry45.0
51USA Everett Vail69.5
53TPE Fan Chih-en44.9
53RSA Burningham Jack69.5
55BUL Kirov Slav44.7
55THA Aueareechit Auswin69.1
57GBR Martins Luca44.7
57BEL Laporte Corentin68.9
59SLO Jurekovic Gorazd68.8
59SWE Qvarnström Linus44.3
61ISR Prihed Oren44.0
61ROU Enache Călin68.2
63GER Von Freier Lasse63.7
63HUN Farkas Tamás43.9
65USA Hoyer Hugo59.6
65SUI Guignard Louis43.9
67FIN Simonen Tuukka43.7
67BRA Iasi Hanada Rodrigo59.2
69GER Arriagada Krüger Elias54.7
69CHI Caballero Dante38.9
71AUS Thomas Max38.4
71ESP Martín Álvarez Hugo38.4
71CZE Naimji Darius54.5
74CZE Naimji Lysander54.2
75SLO Margon Matevž34.6
75NZL Williams Luke53.6
77KOR Kim Dohyeon29.7
77CHI Vargas Benjamin35.0
79SWE Meyer Albin28.9
79GBR Dunne Aiden29.9
81AUT Hofherr Andreas19.9
81NED Middelburg Briq29.5
81NOR Ravlo-caspersen Per29.5
84LTU Sivakov Roman19.7
85AUT Gruber Raffael29.4
85GER Würthner Tim29.4
85MEX Moreno Montoya Jair Octavio19.6
88NOR Kirkebø Teodor19.5
89NED Brand Paul10.0
89FIN Lindfors Axel10.0
89COL Sanchez Martin Juan Sebastian10.0
89CZE Cermak Timotej28.8
93MEX Magallanes Tejada Leonardo28.7
94CZE Endrle Adam19.9
95BRA Macedo André18.8
95ARG Medina Francisco9.9
97MKD Trpovski Viktor10.0
97LBN Naime Alexis
97SRB Dožić Petar
97MKD Ivanov Jovan
101IND Oommen Shanker Vishak
101GUM Lactaoen Allen
101EST Vaganov Artjom
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La suite du programme

Mercredi 3 juin

  • Qualifications bloc femmes
    16h30 – 21h00 

Jeudi 4 juin

    • Qualifications difficulté
      10h00 – 18h00

Vendredi 5 juin

  • Demi-finale bloc hommes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc hommes
    19h30 – 21h30 

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

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Prague : Adam Ondra annonce “l’une des compétitions de difficulté les plus relevées de l’Histoire !”

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Prague : Adam Ondra annonce “l’une des compétitions de difficulté les plus relevées de l’Histoire !”

02 Juin

À peine Madrid terminée que le circuit mondial repart déjà de plus belle. Cette semaine, Prague accueille la première étape de la saison réunissant à la fois le bloc et la difficulté. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le plateau fait saliver ! Adam Ondra, qui évoluera devant son public, n’a d’ailleurs pas hésité à qualifier l’épreuve de difficulté de « l’une des plus relevées de l’histoire ». Quand on découvre la liste des inscrits, difficile de lui donner tort…

Cette année, la capitale tchèque voit les choses en grand : pour la première fois, l’événement accueillera à la fois le bloc et la difficulté, transformant Prague en véritable temple de l’escalade pendant cinq jours. Entre le retour de Janja Garnbret sur une étape internationale, la présence d’Adam Ondra devant son public et l’arrivée de la nouvelle équipe de France de difficulté fraîchement sacrée à Saint-Étienne, tous les ingrédients semblent réunis pour assister à l’une des plus belles compétitions de l’année.

Au total, près de 400 athlètes représentant plus de 40 nations et les cinq continents seront présents au départ. Un chiffre qui en fait tout simplement l’un des plus gros rassemblements internationaux de la saison !


Prague, un événement qui change de dimension

Après Keqiao, Wujiang, Berne et Madrid, Prague marque une étape particulière dans cette saison 2026. Pour la première fois cette année, les meilleurs bloqueurs et les meilleurs spécialistes de difficulté se retrouvent réunis sur un même événement. Un format rare sur le circuit mondial, que l’on retrouve habituellement uniquement à Innsbruck.

© World Climbing

L’événement change également de dimension. Installée pour la première fois sur l’île de Štvanice, la compétition tchèque disposera notamment d’un impressionnant mur de difficulté de 17 mètres construit spécialement pour l’occasion. Une édition qui servira également de répétition générale avant les Championnats du Monde 2027 organisés à Brno.

Adam Ondra, évidemment !

Impossible de parler de Prague sans commencer par lui. Même si Adam Ondra a officiellement mis un terme à sa carrière internationale en bloc l’an dernier, le Tchèque sera bien présent cette semaine en difficulté. Et autant le dire tout de suite : il sera LA star de l’événement.

Et le Tchèque n’y est pas allé par quatre chemins :

Je pense que ce sera l’une des compétitions de difficulté les plus relevées de l’Histoire !

Adam Ondra

© World Climbing

Le quadruple champion du monde retrouvera notamment Sorato Anraku, Dohyun Lee, Alberto Ginés López, Sascha Lehmann ou encore Luka Potočar. Une densité rarement vue sur une seule étape de Coupe du Monde.

D’autant plus qu’un autre monument de la difficulté effectuera également sa rentrée internationale : Jakob Schubert. L’Autrichien de 35 ans disputera à Prague sa première compétition de la saison, lui qui, comme Adam Ondra, n’était plus apparu sur le circuit depuis les Championnats du Monde de Séoul l’an dernier. Initialement attendu à Innsbruck pour son retour, le sextuple champion du monde a finalement avancé sa reprise après une préparation hivernale qu’il juge particulièrement réussie. D’ailleurs, le choix de Prague n’a rien d’anodin pour Schubert. C’est en République tchèque qu’il avait remporté sa toute première Coupe du Monde, à Brno, en 2009. Dix-sept ans et vingt-quatre victoires en Coupe du Monde plus tard, il revient donc sur les terres de son premier exploit avec une motivation intacte !

© World Climbing

Janja Garnbret face à un plateau royal

Chez les femmes, Janja Garnbret sera sans doute l’autre immense attraction de la semaine. La Slovène sera bien au départ de l’épreuve de difficulté à Prague, quelques semaines après sa deuxième place à Wujiang, où elle avait déjà signé une rentrée très solide sur le circuit international.

© World Climbing

Mais face à elle, la concurrence sera énorme. Chaehyun Seo, victorieuse à Wujiang, Jessica Pilz, Mia Krampl, Erin McNeice, Annie Sanders ou encore les Japonaises auront toutes des arguments à faire valoir. Là encore, difficile d’imaginer une concurrence plus relevée…

Sorato Anraku face à une concurrence de plus en plus dense

Après Madrid, une question continue de se poser : qui peut réellement arrêter Sorato Anraku ? Le Japonais vient de signer une nouvelle démonstration en Espagne et continue d’impressionner par sa régularité presque irréelle. Trois étapes de bloc disputées cette saison, trois victoires… Sorato continue de marcher sur le circuit mondial, et après Keqiao, Berne et Madrid, le Japonais arrivera une nouvelle fois en favori.

© World Climbing

Mais Prague pourrait offrir une opposition particulièrement relevée. Tomoa Narasaki, Dohyun Lee, Jongwon Chon, Colin Duffy, Meichi Narasaki ou encore Keita Dohi seront tous présents.

Oriane Bertone parmi les favorites chez les femmes

Médaillée de bronze à Madrid après une finale particulièrement disputée, Oriane Bertone arrive à Prague avec le couteau entre les dents.

© World Climbing

La Française retrouvera plusieurs de ses principales rivales de ce début de saison : Erin McNeice, Mao Nakamura, Melody Sekikawa, Miho Nonaka, Oceania Mackenzie ou encore Annie Sanders.

Les Bleus enchaînent après Madrid et Saint-Étienne

L’équipe de France arrive à Prague avec deux dynamiques bien différentes, mais tout aussi intéressantes. Côté bloc, nos Français sortent tout juste de l’étape de Madrid, où Sam Richard a décroché une superbe médaille de bronze tandis que Mejdi Schalck a une nouvelle fois confirmé sa capacité à jouer les premiers rôles sur le circuit mondial. Autour d’eux, Sam Avezou, Max Bertone, Antoine Girard et Adrien Lemaire tenteront eux aussi de se frayer un chemin vers les demi-finales puis les finales.

© World Climbing

Chez les femmes, tous les regards seront tournés vers Oriane Bertone, médaillée de bronze en Espagne, qui retrouvera à Prague une concurrence particulièrement relevée. Elle sera accompagnée de Zélia Avezou, Agathe Calliet, Lucile Saurel, Lily Abriat et Selma Elhadj Mimoune.

La composition de l’équipe de France de bloc

Femmes Hommes
Oriane Bertone Sam Avezou
Agathe Calliet Samuel Richard
Zélia Avezou Mejdi Schalck
Lucile Saurel Max Bertone
Lily Abriat Antoine Girard
Selma Elhadj Mimoune Adrien Lemaire

En difficulté, le changement est encore plus récent. À peine les Championnats de France de Saint-Étienne terminés que la nouvelle équipe de France prend déjà la direction de Prague pour la deuxième étape de la saison après Wujiang. Fraîchement sacré champion de France, Victor Guillermin mènera la délégation masculine composée également de Younès Aubert Masmoudi, Sam Avezou, Max Bertone, Pierre Marzullo et Arsène Duval.

Chez les femmes, Ina Plassoux Djiga, impressionnante tout au long du week-end stéphanois, sera accompagnée de Zélia Avezou, Kaïna Viviand, Emie Brault, Macha Brebion et Swann Lamblin-Burguet.

La composition de l’équipe de France de difficulté

Femmes Hommes
Ina Plassoux Djiga Sam Avezou
Zélia Avezou Max Bertone
Kaïna Viviand Pierre Marzullo
Emie Brault Arsène Duval
Macha Brebion Victor Guillermin
Swann Lamblin-Burguet Younes Aubert Masmoudi

Programme – Coupe du Monde de Prague 2026

Mercredi 3 juin

  • Qualifications bloc hommes
    9h00 – 14h00 
  • Qualifications bloc femmes
    16h30 – 21h00 

Jeudi 4 juin

    • Qualifications difficulté
      10h00 – 18h00

Vendredi 5 juin

  • Demi-finale bloc hommes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc hommes
    19h30 – 21h30 

Samedi 6 juin

  • Demi-finale bloc femmes
    12h00 – 14h30
  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

Comment suivre la compétition en direct ?

Comme depuis le début de saison, les compétitions de la World Climbing Series seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de World Climbing. Mais les demi-finales et finales restent géobloquées dans plusieurs pays européens, dont la France.

En Europe, la diffusion officielle passe par HBO Max et Eurosport. Comme souvent, certains fans utilisent également un VPN pour accéder au flux YouTube international.

Le calendrier de la saison 2026

  • 1–3 mai : Keqiao (Chine 🇨🇳) – Bloc
  • 8–10 mai : Wujiang (Chine 🇨🇳) – Difficulté & Vitesse
  • 22–24 mai : Berne (Suisse🇨🇭) – Bloc
  • 28–31 mai : Madrid (Espagne 🇪🇸) – Bloc & Vitesse
  • 3–7 juin : Prague (République tchèque 🇨🇿) – Bloc & Difficulté
  • 17–21 juin : Innsbruck (Autriche 🇦🇹) – Bloc & Difficulté
  • 3–5 juillet : Cracovie (Pologne 🇵🇱) – Vitesse
  • 10–12 juillet : Chamonix (France 🇫🇷) – Difficulté & Vitesse
  • 4–5 septembre : Koper (Slovénie 🇸🇮) – Difficulté & Vitesse
  • 11–13 septembre : Guiyang (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 18–20 septembre : Chongqing (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 16–18 octobre : Salt Lake City (États-Unis 🇺🇸) – Bloc
  • 23–25 octobre : Santiago (Chili 🇨🇱) – Difficulté & Vitesse  

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Grimpeur·euse·s : sommes-nous devenus prisonniers des cotations ?

02 Juin

L’escalade n’a jamais autant évolué. Entre l’essor des salles, l’influence des réseaux sociaux et l’évolution des pratiques, notre sport se transforme à grande vitesse. Et dans les discussions entre grimpeur·euse·s, certains sujets reviennent inlassablement : des tendances qui questionnent, des habitudes qui se banalisent, ou des changements que beaucoup constatent sans forcément réussir à mettre des mots dessus.

Alors chez PG, on a décidé de prendre le temps d’explorer ces “non-dits” de l’escalade moderne, à travers cette nouvelle chronique. Ici, pas d’actualité brûlante ni de performance exceptionnelle, mais plutôt des réflexions, des observations, des ressentis que beaucoup de grimpeurs partagent sans toujours les verbaliser.

Après le malaise qu’a révélé la panne de l’application Kilterboard, place à notre rapport à la cotation. Et si cette donnée prenait trop de place dans nos vies de grimpeur·euse·s …?


Il y a une question qui revient sans cesse dans les salles d’escalade. Une question tellement banale qu’on ne la remarque même plus. Pourtant, quand on prend un peu de recul, elle raconte énormément de choses sur notre manière moderne de vivre la grimpe.

“Tu grimpes du combien ?”

Pas : “Qu’est-ce qui te plaît dans l’escalade ?”, ou “Tu grimpes surtout dehors ou en salle ?”. Non. Très vite, la discussion finit par tourner autour d’un chiffre, d’une couleur. Comme si, inconsciemment, la performance était devenue l’information principale permettant de situer quelqu’un dans le milieu.

Et au fond, c’est peut-être ça le véritable sujet : aujourd’hui, dans l’escalade, la cotation est progressivement devenue une identité.

Niveau en grimpe, la nouvelle manière de se définir ?

Dans énormément de sports, la performance occupe évidemment une place importante. Mais en escalade, elle possède quelque chose d’assez particulier, parce qu’elle est omniprésente. On la retrouve partout : sur les carnets de croix, sur les applications, dans les vidéos Instagram, dans les discussions entre grimpeurs, dans les salles, dans les récits de trips. Très vite, le niveau devient une sorte de carte d’identité implicite.

“Lui il fait 7C.”
“Elle elle coche du 8A.”
“C’est un grimpeur de 6B.”

Comme si quelques chiffres suffisaient à résumer une pratique entière, une manière de grimper.

Le plus troublant, c’est qu’on finit parfois nous-mêmes par intégrer cette logique, sans vraiment s’en rendre compte. On ne dit plus simplement “je grimpe”, mais “je fais du 7A”. Comme si le niveau devenait une manière de se définir à l’intérieur du groupe, une façon d’exister dans l’écosystème de l’escalade.

Alors forcément, quand le niveau progresse, cela procure une forme de validation. On se sent plus légitime, plus crédible, parfois même plus “grimpeur”. À l’inverse, lorsque les sensations disparaissent, que le niveau stagne ou baisse après une blessure ou une mauvaise période, quelque chose vacille intérieurement.

Quand chaque séance devient une évaluation personnelle

Et c’est peut-être là que le rapport à la cotation devient plus complexe qu’il n’y paraît.

Parce qu’à partir du moment où le niveau devient une identité, chaque séance peut inconsciemment se transformer en évaluation personnelle. Un bon jour rassure. Un mauvais jour inquiète. Une séance réussie donne confiance. Une séance moyenne peut suffire à remettre en question son état de forme, voire sa valeur de grimpeur. Combien d’entre nous sont rentrés frustrés d’une séance de grimpe, n’ayant pas réussi à enchaîner un bloc “normalement” dans son niveau ?

© 9 degrees

On commence alors à observer des comportements assez révélateurs. Certains grimpeurs refusent presque instinctivement d’essayer des blocs “trop faciles”, comme si cela risquait de renvoyer une mauvaise image. D’autres préfèrent échouer dans un projet très dur plutôt que réussir quelque chose de plus accessible mais moins valorisant symboliquement. Certains annoncent immédiatement la cotation d’un bloc avant même de parler du mouvement, du style ou des sensations qu’il procure. Et beaucoup vivent les blessures non seulement comme une frustration physique, mais aussi comme une perte d’identité temporaire, parce qu’ils sentent que leur “niveau” leur échappe.

Comme si, progressivement, grimper pour une cotation était devenu plus important que grimper tout court.

L’obsession du chiffre

Le plus fascinant, c’est que cette logique reste souvent invisible. Beaucoup de grimpeurs ne se considèrent absolument pas comme obsédés par le niveau. Et pourtant, la cotation influence aujourd’hui énormément de choses : les blocs qu’on choisit, les projets qu’on ose essayer, les séances qu’on considère comme “réussies”, la manière dont on raconte sa journée à ses amis, et parfois même les personnes avec qui on grimpe.

© Ryan Moon

Dans beaucoup de salles, les blocs ne sont plus seulement regardés pour leur ligne ou leur esthétique, mais immédiatement traversés par un filtre mental lié à leur difficulté. On cherche un “bon bloc noir”, un “rouge accessible”, un “bon 7B”. La cotation devient une grille de lecture permanente. Elle structure la pratique presque inconsciemment. Et au fond, c’est logique. Parce qu’une cotation rassure. Elle donne des repères et permet de matérialiser une progression dans une discipline où les sensations sont parfois extrêmement subjectives. En bref, elles offrent quelque chose de très puissant : une impression de contrôle et de lisibilité.

Le problème, c’est qu’à force de tout regarder à travers ce prisme, on finit parfois par oublier pourquoi on grimpe réellement.

Le jour où l’on ne regarde plus les blocs de la même manière

Il suffit d’ailleurs d’une expérience très simple pour s’en rendre compte. Emmenez un grimpeur habitué aux salles modernes dans un vieux pan sans applications, sans cotations visibles, et observez ce qui se passe. Très souvent, quelque chose change immédiatement. Le regard devient hésitant. Comme si le mur perdait soudainement sa grille de lecture habituelle.

Parce qu’au fond, beaucoup d’entre nous ne choisissent plus vraiment les blocs pour leur gestuelle, leur beauté ou leur logique de mouvement. On les choisit pour ce qu’ils représentent symboliquement en termes de niveau. Certains blocs sont immédiatement ignorés parce qu’ils sont “trop faciles”, alors même qu’ils pourraient procurer énormément de plaisir ou proposer des mouvements incroyables. À l’inverse, beaucoup n’osent même pas essayer certaines lignes jugées “trop dures” sur le papier, se privant parfois de mouvements inspirants, de découvertes techniques… et finalement d’une vraie manière de progresser.

© Arkose

Et c’est là qu’apparaît une forme de paradoxe assez moderne : jamais les grimpeurs n’ont eu autant d’outils pour progresser, autant de connaissances sur l’entraînement, autant de données sur leurs performances. Les niveaux moyens explosent, le nombre de salles d’escalade n’a jamais été aussi haut, les séances sont optimisées, analysées, structurées. Pourtant, beaucoup de grimpeurs semblent aussi plus frustrés, plus anxieux, plus insatisfaits qu’avant.

Comme si l’escalade était progressivement passée d’un terrain de jeu à un espace d’évaluation permanente. Un endroit où l’on mesure, où l’on compare.

Alors qu’au départ, grimper était peut-être justement l’inverse : une activité profondément inutile dans le sens le plus beau du terme. Un jeu de mouvement, une exploration, une sensation. Quelque chose qui ne demandait pas forcément à être quantifié pour avoir de la valeur.

© Coll. Mammut

Remettre la cotation à sa place !

Évidemment, le problème n’est pas la cotation elle-même. Les cotations sont utiles. Elles permettent de construire des séances, de choisir des projets, de suivre une progression. Elles sont un repère précieux. Mais lorsqu’elles deviennent la raison pour laquelle on choisit une voie, un partenaire ou même une séance, alors elles cessent de nous guider et commencent à nous enfermer.

Les cotations font partie intégrante de la culture de l’escalade et il serait absurde de vouloir les supprimer. Mais peut-être qu’il faudrait réussir, de temps en temps, à les remettre à leur place : celle d’un outil, et non d’une identité.

Parce qu’au fond, un grimpeur ne se résume jamais à un chiffre. Il y a ceux qui aiment les mouvements étranges, ceux qui adorent les dalles, ceux qui passent des heures à comprendre un détail technique, ceux qui grimpent surtout pour partager des moments avec leurs amis, ceux qui aiment simplement bouger sur un mur sans autre objectif que le plaisir du mouvement.

© 9 degrees

Et peut-être qu’une partie du malaise moderne de l’escalade vient justement de là : on a parfois oublié que la valeur d’une séance ne dépend pas uniquement du niveau du bloc coché.

Alors peut-être qu’il faudrait essayer, parfois, de grimper un peu différemment. Choisir une ligne sans regarder sa cotation. S’autoriser à aimer un bloc facile. Revenir à une forme de curiosité plus instinctive, plus libre, moins liée au regard des autres ou à la validation du chiffre.

Juste pour voir ce que ça fait…. Juste pour se rappeler que, bien avant les cotations, il y a déjà tout ce qu’il faut pour aimer grimper ! Allez, faites moi plaisir : essayez ça lors de votre prochaine séance de grimpe !


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Emma Hunt et Chu Shouhong s’imposent à Madrid, Capucine Viglione 14e

01 Juin

Après les épreuves de bloc qui ont animé Madrid tout au long du week-end, les grimpeurs les plus rapides de la planète avaient rendez-vous à leur tour sur le mur pour la deuxième étape de vitesse de la saison 2026.

Au terme d’une journée marquée par plusieurs records personnels, l’Américaine Emma Hunt et le Chinois Chu Shouhong se sont offert les médailles d’or.


La revanche d’Emma Hunt !

Il y a seulement quelques semaines, Emma Hunt quittait Wujiang avec une très décevante 37e place. Un résultat difficile à digérer pour l’ancienne vice-championne du monde, habituée aux podiums. La réaction n’aura pas tardé… À Madrid, l’Américaine a survolé la compétition ! Déjà auteure du meilleur temps des qualifications, elle a ensuite amélioré son record personnel à trois reprises lors des phases finales. Et c’est au meilleur moment qu’elle a frappé le plus fort : en finale face à l’Ukrainienne Polina Khalkevych, Hunt réalise un impressionnant 6,08 secondes.

Un chrono qui constitue à la fois son nouveau record personnel et le nouveau record panaméricain féminin. Surtout, il la rapproche dangereusement du record du monde détenu par la Polonaise Aleksandra Mirosław (6,03 secondes).

© World Climbing

Après sa victoire, Emma Hunt a expliqué avoir modifié sa préparation entre Wujiang et Madrid :

J’étais tellement déçue de ma performance à Wujiang que j’ai fait un vrai reset. J’ai essayé beaucoup de nouvelles choses pendant ces deux semaines et cela semble avoir fonctionné !

Emma Hunt

À seulement 18 ans, Polina Khalkevych signe quant à elle la meilleure performance de sa jeune carrière en décrochant sa toute première médaille internationale chez les seniors. La médaille de bronze revient à la Chinoise Zhang Shaoqin, victorieuse de sa compatriote Mou Yuju dans la petite finale.

© World Climbing

Une finale masculine entre deux prodiges

Chez les hommes, la finale opposait deux des jeunes grimpeurs les plus prometteurs du circuit mondial. D’un côté, le Chinois Chu Shouhong, 19 ans. De l’autre, l’Indonésien Antasyafi Robby Al Hilmi, seulement 18 ans.

Dès les premiers mètres de la voie, Chu prend l’avantage et ne le lâche plus. Il arrête le chronomètre en 4,75 secondes, nouveau record personnel à la clé, pour s’offrir son deuxième succès international après son titre décroché à Guiyang en 2025. Quant à l’Indonésien, il repart avec l’argent, la première médaille internationale senior de sa carrière.

© World Climbing

La Chine réalise un doublé sur le podium grâce à Yang Jie, qui s’impose dans la petite finale face à l’Américain Zach Hammer. Les deux grimpeurs sont séparés par seulement deux centièmes de seconde : 4,84 contre 4,86 secondes. Avec cinq représentants qualifiés pour les phases finales et deux médailles chez les hommes comme chez les femmes, la délégation chinoise confirme une nouvelle fois sa montée en puissance dans la discipline.

© World Climbing

Capucine Viglione seule Française en finale

Côté français, Capucine Viglione était la seule représentante tricolore à accéder aux phases finales.

Après deux solides tours de qualification, la Française voit malheureusement la compétition s’arrêter dès son premier duel de la soirée en seizièmes de finale. Elle termine à la 14e place de cette deuxième Coupe du Monde de vitesse de la saison, après avoir déjà pris la 12e place à Wujiang quelques semaines plus tôt.

© World Climbing

Chez les hommes, Jérôme Morel signe le meilleur résultat français avec une 26e place. Gabriel Cancel termine 40e tandis que Marceau Garnier prend la 45e position.

Direction Prague

Le circuit international ne ralentit pas ! Dès cette semaine, les regards se tourneront vers la République Tchèque avec l’étape de Prague, qui accueillera la quatrième Coupe du Monde de bloc et la deuxième Coupe du monde de difficulté de la saison, du 3 au 7 juin.

La vitesse, elle, fera son retour dans un mois à Cracovie, où les spécialistes de la discipline tenteront de confirmer ou de bousculer la hiérarchie établie à Madrid…

Le calendrier de la saison 2026

  • 1–3 mai : Keqiao (Chine 🇨🇳) – Bloc
  • 8–10 mai : Wujiang (Chine 🇨🇳) – Difficulté & Vitesse
  • 22–24 mai : Berne (Suisse🇨🇭) – Bloc
  • 28–31 mai : Madrid (Espagne 🇪🇸) – Bloc & Vitesse
  • 3–7 juin : Prague (République tchèque 🇨🇿) – Bloc & Difficulté
  • 17–21 juin : Innsbruck (Autriche 🇦🇹) – Bloc & Difficulté
  • 3–5 juillet : Cracovie (Pologne 🇵🇱) – Vitesse
  • 10–12 juillet : Chamonix (France 🇫🇷) – Difficulté & Vitesse
  • 4–5 septembre : Koper (Slovénie 🇸🇮) – Difficulté & Vitesse
  • 11–13 septembre : Guiyang (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 18–20 septembre : Chongqing (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 16–18 octobre : Salt Lake City (États-Unis 🇺🇸) – Bloc
  • 23–25 octobre : Santiago (Chili 🇨🇱) – Difficulté & Vitesse  

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Championnat de France de difficulté 2026 : les grimpeurs français attendus à Saint-Étienne !

28 Mai

Ce week-end, les meilleurs grimpeurs de l’Hexagone ont rendez-vous à Saint-Étienne pour l’un des plus grands rendez-vous de la saison nationale : le Championnat de France seniors de difficulté 2026. Entre jeunes talents qui poussent fort, habitués du circuit international et spécialistes de la discipline, la bataille pour le titre s’annonce particulièrement intense.

C’est le Gymnase Jean Gachet qui accueillera cette édition 2026 des Championnats de France de difficulté. Deux jours pour désigner les nouveaux champions nationaux, au terme d’un week-end qui s’annonce particulièrement dense, entre qualifications et demi-finales vendredi et finales en mode show samedi soir.


Saint-Étienne, capitale française de la difficulté le temps d’un week-end

Après plusieurs gros rendez-vous organisés ces dernières années (dont le Championnat de France jeunes 2025), Saint-Étienne remet le couvert avec une compétition qui promet du très haut niveau. Pendant deux jours, l’élite française viendra se mesurer sur le mur de 15 mètres du gymnase Jean Gachet, avec en ligne de mire l’un des titres les plus convoités du circuit national.

Et les organisateurs ont voulu transformer cette finale en véritable show : DJ set, mise en lumière immersive, village partenaires et restauration sur place… tout est réuni pour une grosse ambiance samedi soir.

Qui décrochera le titre de Champion de France ?

Chez les hommes, difficile de dégager un immense favori tant la densité française est forte. Parmi les têtes d’affiche, Victor Guillermin arrivera forcément avec une grosse étiquette sur les épaules après son excellent début de saison international (8ème place sur la Coupe du Monde de Wujiang). Le grimpeur francilien continue de franchir des caps et fera clairement partie des hommes à battre ce week-end.

On pourra également compter sur la présence de Léo Avezou, Joshua Fourteau, Théo Ravanello, Mattéo Soule, Younes Aubert Masmoudi, Lucas Dufros, Arsène Duval, Romaric Geffroy ou encore Jordi Poles.

Chez les femmes aussi, le plateau s’annonce particulièrement dense. Manon Hily, qui a récemment fait le choix de prendre sa retraite à la fin de la saison, viendra remettre son titre en jeu une dernière fois. Elle devra faire face à des grimpeuses comme Ina Plassoux Djiga, Kintana Iltis, Kaïna Viviand, ou encore Camille Pouget, dont la participation à ces Championnats de France aura forcément une saveur particulière : elle grimpera malgré une lourde blessure à la main et à seulement quelques jours d’une nouvelle opération, avec l’envie surtout de “retrouver l’adrénaline” de la compétition et “aller chercher des fights” avant plusieurs mois de rééducation.

Le programme du week-end

Vendredi 22 mai

  • Qualifications hommes et femmes
    09h30 – 14h30 
  • Demi-finales hommes et femmes
    18h00 – 20h30 

Samedi 23 mai

  • Finale hommes
    19h00 – 20h00 
  • Finale femmes
    20h00 – 21h00 

Billetterie, live et infos pratiques

Les qualifications et demi-finales seront accessibles gratuitement (réservation recommandée pour les demi-finales). Les finales du samedi soir sont proposées à 10€, avec tarif réduit pour les licenciés FFME.

Pour ceux qui ne pourront pas faire le déplacement jusqu’à Saint-Étienne, les finales seront diffusées en direct. Le live sera à suivre gratuitement sur la chaîne YouTube officielle de la FFME.

Palmarès des Championnats de France de difficulté

Année Lieu Champion Championne
1988 Avignon Jacky Godoffe Isabelle Patissier
1989 Laval Alexandre Duboc Marie-Agnès Duval
1990 Béziers Didier Raboutou Nanette Raybaud
1991 Briançon François Petit Isabelle Patissier
1992 Aix-les-Bains François Legrand Isabelle Patissier
1993 Toulouse François Legrand Nanette Raybaud
1994 Tours Arnaud Petit Liv Sansoz
1995 Besançon Arnaud Petit Laurence Guyon & Nathalie Richer
1996 Pantin François Petit Cécile Avezou
1997 Aix-en-Provence François Petit Stéphanie Bodet
1998 Canteleu David Caude Cécile Avezou
1999 Grabels Alexandre Chabot Liv Sansoz
2000 Saint-Michel-de-Maurienne David Caude Delphine Martin
2001 Albertville Alexandre Chabot Stéphanie Bodet & Sandrine Levet
2002 Valence Alexandre Chabot Sandrine Levet
2003 Albertville Alexandre Chabot Sandrine Levet
2004 Massy Alexandre Chabot Caroline Ciavaldini
2005 Albertville Alexandre Chabot Caroline Ciavaldini
2006 Chamonix-Mont-Blanc Alexandre Chabot Caroline Ciavaldini
2007 Échirolles Michaël Fuselier Caroline Ciavaldini
2008 Pau Fabien Dugit Charlotte Durif
2009 Gémozac Michaël Fuselier Florence Pinet
2010 Voiron Manuel Romain Charlotte Durif
2011 Massy Gautier Supper Charlotte Durif
2012 Arnas Romain Desgranges Charlotte Durif
2013 Niort Romain Desgranges Charlotte Durif
2014 Niort Romain Desgranges Hélène Janicot
2015 Gémozac Romain Desgranges Charlotte Durif
2016 Pau Gautier Supper Mathilde Becerra
2017 Valence Manuel Romain Nolwenn Arc
2018 Arnas Romain Desgranges Julia Chanourdie
2019 Le Pouzin Manuel Cornu Hélène Janicot
2022 Laval Romaric Geffroy Nolwenn Arc
2023 Tarbes Nao Monchois Manon Hily
2024 Tarbes Lucas Dufros Manon Hily
2025 Gémozac Max Bertone Manon Hily
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Madrid : une Coupe du Monde pas tout à fait comme les autres ?

27 Mai

Rarement une étape de Coupe du Monde aura démarré avec autant d’éléments autour de la compétition : météo étouffante, favoris absents, contexte politique sensible… Madrid s’apprête à vivre un week-end bouillant !

À peine le temps de reprendre son souffle après l’intense étape de Berne que le circuit mondial enchaîne déjà avec une nouvelle Coupe du Monde… Cette fois, direction Madrid ! La capitale espagnole accueille dès demain une étape combinant bloc et vitesse, dans un contexte un peu particulier : entre grosses absences, retour de certains cadors… et vague de chaleur annoncée, ce week-end madrilène pourrait bien réserver son lot de surprises !

Au total, 285 athlètes issus de 38 pays seront présents à Madrid : 166 grimpeurs en bloc (90 hommes et 76 femmes) ainsi que 119 spécialistes de vitesse (69 hommes et 50 femmes). Toutefois, plusieurs forfaits de dernière minute parmi les têtes d’affiche du circuit sont à noter…

© World Climbing

Au-delà de la compétition attendue, c’est surtout la météo qui fait déjà beaucoup parler. Madrid traverse actuellement un épisode de fortes chaleurs, avec des températures annoncées largement au-dessus des 30°C tout au long du week-end. Une situation qui interroge une partie des athlètes et observateurs, d’autant plus que les compétitions se déroulent en extérieur, sur des structures particulièrement exposées au soleil. Conditions de peau compliquées, récupération plus difficile, prises brûlantes… le facteur météo pourrait clairement jouer un rôle dans les performances !

De plus, cette étape madrilène pourrait également se dérouler dans un contexte un peu tendu autour de la présence de la délégation israélienne. Depuis plusieurs semaines, certains collectifs militants espagnols liés au monde de l’escalade appellent à des actions et manifestations en marge de l’événement, dans un climat plus large de mobilisation pro-palestinienne actuellement très visible en Espagne. Pour l’instant, aucune perturbation majeure n’a été annoncée autour de la compétition, mais le sujet pourrait malgré tout accompagner cette étape tout au long du week-end.

© World Climbing

Une étape de bloc très ouverte 

Le plateau masculin arrive à Madrid avec plusieurs absences majeures, à l’image de Toby Roberts ou Colin Duffy qui manquent à l’appel.

Mais malgré cela, le niveau reste extrêmement dense. Impossible évidemment de ne pas commencer par Sorato Anraku. Le Japonais continue d’impressionner par sa régularité presque irréelle sur le circuit mondial et débarque une nouvelle fois comme l’un des grands favoris du week-end. Face à lui, Mejdi Schalck tentera de surfer sur sa superbe médaille d’argent obtenue à Berne.

© World Climbing

Le Japon alignera également une équipe impressionnante avec Tomoa Narasaki, Meichi Narasaki, Keita Dohi ou encore Sohta Amagasa, tandis que la Corée pourra compter sur le duo Jongwon Chon et Dohyun Lee.

À surveiller également : le retour de Dayan Akhtar après son forfait à Keqiao sur blessure. Le Britannique fait partie des grimpeurs capables d’aller chercher une finale quand il est à 100%, à l’image de son compatriote Maximilian Milne.

Oriane Bertone parmi les grandes favorites !

Chez les femmes aussi, plusieurs stars manqueront l’appel. Pas de Janja Garnbret, Ai Mori, Natalia Grossman, Annie Sanders ou Brooke Raboutou ce week-end, ce qui ouvre forcément davantage le jeu.

Dans ce contexte, Oriane Bertone apparaît comme l’une des principales candidates à la victoire… Surtout qu’elle aura une revanche à prendre après sa finale décevante à Berne.

© World Climbing

Mais la concurrence reste immense ! Erin McNeice arrive en pleine confiance après son excellent début d’année, tandis qu’Oceania Mackenzie continue d’impressionner depuis le début de la saison. Le Japon, comme souvent, débarque avec une armada redoutable : Miho Nonaka, Futaba Ito, Melody Sekikawa, Mao Nakamura ou encore Anon Matsufuji seront toutes à surveiller de très près.

La composition de l’équipe de France

Côté français, l’équipe est particulièrement fournie avec une délégation jeune et ambitieuse.

Femmes Hommes
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Agathe Calliet Samuel Richard
Louise Puech Yazid Camille Claude
Lucile Saurel Max Bertone
Lily Abriat Antoine Girard
Selma Elhadj Mimoune Arthur Le Bris

Une première Coupe du Monde de vitesse en Espagne

La vitesse aura également droit à une étape historique : Madrid accueille tout simplement la première Coupe du Monde de vitesse organisée en Espagne.

Là aussi, plusieurs absences de poids sont à noter. Les deux hommes les plus rapides du moment, l’Américain Sam Watson et le Chinois Yicheng Zhao, ne seront pas présents. Autre coup dur : l’Indonésien Kiromal Katibin manquera finalement l’étape après une blessure survenue lundi dernier.

Malgré cela, le spectacle sera au rendez-vous avec une forte densité chez les hommes. Veddriq Leonardo mènera une nouvelle fois la délégation indonésienne, accompagné notamment de Raharjati Nursamsa. Leander Carmanns, médaillé mondial, sera également à suivre de très près.

© World Climbing

Chez les femmes, Aleksandra Kalucka, Desak Made Rita Kusuma Dewi ou encore Elizaveta Ivanova qui avait signé un retour réussie à Wujiang (médaille d’argent) après cinq ans d’absence. À noter l’absence d’Aleksandra Miroslaw, qui disputera cette saison sa dernière Coupe du Monde, lors de l’étape de Cracovie le 3 juillet prochain.

Une chose est sûre : entre la chaleur, les absences et l’enchaînement ultra rapide après Berne, cette étape madrilène a tout pour devenir l’une des plus imprévisibles du début de saison.

La composition de l’équipe de France

Femmes Hommes
Capucine Viglione Marceau Garnier
Gabriel Cancel
Jérôme Morel

Programme – Coupe du Monde de bloc Madrid 2026

Jeudi 28 mai

  • Qualifications bloc femmes
    10h00 – 14h05 
  • Qualifications bloc hommes
    16h30 – 21h10 

Vendredi 29 mai

  • Demi-finale bloc femmes
    10h30 – 13h20
  • Finale bloc femmes
    19h00 – 21h00

Samedi 30 mai

  • Demi-finale bloc hommes
    10h30 – 13h20
  • Finale bloc hommes
    19h00 – 21h00 

Dimanche 31 mai

    • Qualifications vitesse femmes
      11h15 – 12h20
    • Qualifications vitesse hommes
      14h15 – 15h45
    • Finales vitesse femmes &hommes
      18h00 – 19h30

Comment suivre la compétition en direct ?

Comme depuis le début de saison, les compétitions de la World Climbing Series seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de World Climbing. Mais les demi-finales et finales restent géobloquées dans plusieurs pays européens, dont la France.

En Europe, la diffusion officielle passe par HBO Max et Eurosport. Comme souvent, certains fans utilisent également un VPN pour accéder au flux YouTube international.

Le calendrier de la saison 2026

  • 1–3 mai : Keqiao (Chine 🇨🇳) – Bloc
  • 8–10 mai : Wujiang (Chine 🇨🇳) – Difficulté & Vitesse
  • 22–24 mai : Berne (Suisse🇨🇭) – Bloc
  • 28–31 mai : Madrid (Espagne 🇪🇸) – Bloc & Vitesse
  • 3–7 juin : Prague (République tchèque 🇨🇿) – Bloc & Difficulté
  • 17–21 juin : Innsbruck (Autriche 🇦🇹) – Bloc & Difficulté
  • 3–5 juillet : Cracovie (Pologne 🇵🇱) – Vitesse
  • 10–12 juillet : Chamonix (France 🇫🇷) – Difficulté & Vitesse
  • 4–5 septembre : Koper (Slovénie 🇸🇮) – Difficulté & Vitesse
  • 11–13 septembre : Guiyang (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 18–20 septembre : Chongqing (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 16–18 octobre : Salt Lake City (États-Unis 🇺🇸) – Bloc
  • 23–25 octobre : Santiago (Chili 🇨🇱) – Difficulté & Vitesse  

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Nouveau coup d’éclat pour Jules Marchaland au Pic Saint Loup !

27 Mai

Au détour d’une pause loin de “Biographie” à Céüse, Jules Marchaland s’est offert une nouvelle performance de choix au Pic Saint-Loup. Le grimpeur niçois a réussi le flash de “Hélix au pays des merveilles” 8c/+, l’une des lignes les plus réputées du secteur.

Une ascension préparée avec minutie… mais que Jules préfère tout de même nuancer légèrement sur le plan éthique.


Après avoir signé son premier 9b l’an dernier et réalisé le deuxième 8C bloc flash de l’Histoire, le grimpeur niçois vient cette fois de réussir le flash de “Hélix au pays des merveilles”, une voie cotée 8c/+au Pic Saint-Loup.

Une ligne de plus à ajouter à son carnet de croix, sur l’une des voies les plus réputées du secteur, que Jules est allé chercher presque “par hasard”, au détour d’une pause loin de son projet principal : “Biographie” 9a+ à Céüse.

“J’avais besoin de couper un peu avec Biographie”, explique-t-il. “C’est difficile pour moi de rester concentré très longtemps sur un même projet.” Alors, direction le Pic Saint-Loup avec l’idée initiale d’essayer “Legend” 9a, la toute première voie du secteur, libérée par Seb Bouin. Mais une douleur aux doigts vient rapidement modifier ses plans… Pour continuer à grimper sans trop forcer, Jules se tourne vers des lignes un peu moins dures.

© Benjamin Elkaim

Très vite, “Hélix au pays des merveilles” attire son attention. Avant de se lancer, Jules prend le temps d’observer minutieusement la voie : il assure son ami dedans à plusieurs reprises, mémorise les méthodes, discute des placements et affine chaque détail. Une préparation appliquée qui finit par payer. “Tout s’est parfaitement passé. C’était incroyable, j’ai adoré la voie”, raconte-t-il.

Jules tient toutefois à nuancer légèrement la performance sur le plan éthique. La ligne partage en effet les deux derniers mètres (très faciles) avec “Beyond”, une voie qu’il avait déjà réalisée l’an dernier. “Pour être totalement honnête avec l’éthique du flash, ce n’est pas un ‘pur’ flash”, reconnaît-il. “Mais honnêtement, ça ne me dérange pas… Je préfère simplement le préciser.”


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Un dernier run qui change tout : Jules Marchaland s’offre son premier 8C+ !

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Neuf 8C en moins d’un an : Stefano Ghisolfi continue son incroyable série avec “Big Illusion” !

26 Mai

Alors qu’il vient tout juste de décrocher la médaille de bronze aux Championnats d’Italie de difficulté, Stefano Ghisolficontinue de faire parler sa polyvalence… mais cette fois sur le granit de Val Daone ! L’Italien de 33 ans vient de réussir la troisième ascension de “Big Illusion” 8C, considéré comme l’un des blocs les plus durs d’Italie.

Une nouvelle démonstration pour Ghisolfi, qui confirme sa forme exceptionnelle sur le bloc ces derniers mois, avant de repartir vers ses grands objectifs en falaise : “The Ratstaman Vibrations” 9b à Céüse et surtout “Silence” 9c à Flatanger.


Sept sessions de bataille pour “Big Illusion”

Ouvert en 2020 par Stefan Scarperi puis répété uniquement par Adam Ondra, “Big Illusion” est une connexion ultra physique entre les lignes “L’Avenir Nous Réserve Rien de Bon” 8A+ et “Big Bamboo”, sur une impressionnante proue déversante.

“C’était vraiment très dur pour moi… C’est probablement le deuxième bloc le plus difficile que j’ai enchaîné après “Gioia””, a-t-il expliqué après son ascension. Et le commentaire laissé par Adam Ondra juste après l’annonce de l’ascension en dit long sur la difficulté du bloc : “Bravo Ste ! 👏 Je ne pense pas que ce bloc connaîtra beaucoup de répétitions dans le futur.”

Le grimpeur italien a eu besoin de sept sessions de travail pour venir à bout du bloc, en utilisant une méthode différente de celle de Scarperi.

© Sara Grippo

Déjà neuf 8C(+) en moins d’un an !

Avec cette ascension, Stefano Ghisolfi porte à neuf son nombre de blocs dans le 8C et plus réussis en moins d’un an. Une statistique impressionnante pour un grimpeur historiquement davantage associé à la falaise qu’au très haut niveau en bloc.

Dans cette série de croix figurent notamment “Gioia” 8C+, mais aussi “Flow State” 8C, autre référence majeure de Val Daone.

Les 9 plus belles croix de Ghisolfi au cours des 12 derniers mois

8C+

  • “Gioia”, Varazze (Italie)

 

8C

  • “Anam cara lowAustria”, Silvapark (Autriche)
  • “Hazel Grace”, St-Gothard (Suisse)
  • “Adularia”, St-Gothard (Suisse)
  • “Flow State”, Val Daone (Italie)
  • “Dreamtime”, Cresciano (Suisse)
  • “The Story Of 2 Worlds”, Cresciano (Suisse)
  • “4-Low”, Valle Bavona (Suisse)
  • “Big Illusion”, Val Daone (Italie)

Mais cette parenthèse bloc touche désormais à sa fin. Stefano Ghisolfi a annoncé qu’il repartait immédiatement en falaise, avec un premier passage à Céüse avant de rejoindre Flatanger en août et septembre. Son grand objectif reste clair : réussir enfin “Silence” le 9c historique libérée par Adam Ondra en 2017 et toujours non répétée à ce jour.

Et au vu de la puissance développée par l’Italien ces derniers mois en bloc, difficile de ne pas imaginer qu’il pourrait arriver en Norvège dans la forme de sa vie… avec peut-être, au bout du voyage, la première répétition de “Silence”.


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Oceania McKenzie au sommet, les Françaises frustrées : retour sur une finale très sélective à Berne

24 Mai

De la tension, des blocs impitoyables et un scénarios qui a évolué jusqu’aux toutes dernières minutes… Voilà comment résumer en quelques mots la finale féminine de la Coupe du Monde de bloc de Berne, qui nous a offert un spectacle intense hier soir.

Au bout du suspense, c’est l’Australienne Oceania McKenzie qui s’est imposée en patronne, décrochant au passage la première victoire de sa carrière en Coupe du Monde… ainsi que le premier succès australien de l’Histoire sur le circuit mondial de bloc !


Oceania McKenzie dans l’Histoire

La finale démarrait pourtant sur un bloc déjà extrêmement exigeant. Une coordination où il fallait viser deux petites prises avec précision afin de se stabiliser. Pour la plupart des finalistes, les essais s’enchaînent… mais les tops ne viennent pas. Une seule grimpeuse trouvera la solution : Oceania McKenzie.

© World Climbing

L’Australienne de 23 ans prend immédiatement les commandes de la finale et ne relâchera plus jamais son avance. Derrière, les écarts commencent déjà à se creuser… Elle enchaîne ensuite dans le deuxième bloc, un passage plus physique et basique, sur plats, avec des mouvements en no-foot.

Sans grande difficulté, Oceania enchaîne le bloc, confirmant qu’elle est dans un grand soir ! Quelques instants plus tard l’Américaine Annie Sanders et la Japonaise Mao Nakamura valident le bon à leur tour, revenant dans la course.

© World Climbing

Le troisième bloc, lui, va complètement redistribuer les cartes. Sur cette succession de volumes piégeux, les grimpeuses butent les unes après les autres.

Cette fois, Oceania cale et ne valide même pas la zone, laissant la porte entrouverte au reste de la finale… sauf qu’une seule grimpeuse parvient finalement à trouver la solution : Erin McNeice. La Britannique signe ici le seul top du bloc et relance totalement la course au podium.

© World Climbing

Tout se joue donc dans le dernier passage, un bloc plus physique sur grosses prises où plusieurs scénarios restent encore possibles. Pas de problème pour les Américaines Brooke Raboutou et Annie Sanders, habituées à ce style, qui flashent toutes les deux ce bloc. Erin McNeice atteint également le top, tout comme Oceania McKenzie, qui termine sa finale en beauté. Car avec ce nouveau top, la jeune Australienne sécurise l’or avec 74,5 points et trois tops au compteur ! Une performance qu’elle est la seule à réaliser.

Je crois que je suis encore un peu sous le choc. C’est incroyable ! Mon coach était tellement stressé à l’idée de m’annoncer que j’avais gagné, qu’il m’a donné de mauvais résultats… Du coup, j’ai dû attendre avant d’être sûre à 100 % que j’avais gagné et de vraiment célébrer !

Oceania McKenzie

Déjà présente aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 et Paris en 2024, l’Australienne s’est révélée en Coupe du Monde avec plusieurs finales et deux médailles de bronze, à Prague en 2024 puis à Keqiao plus tôt cette saison. Très polyvalente, capable de performer aussi bien en bloc qu’en difficulté, McKenzie s’installe désormais parmi les toutes meilleures grimpeuses du monde avec ce premier sacre historique pour l’Australie.

© World Climbing

Annie Sanders impressionne… mais laisse filer la victoire

Derrière McKenzie, la bataille a été particulièrement serrée pour les autres médailles. La jeune Américaine Annie Sanders a probablement été l’une des grimpeuses les plus impressionnantes de la soirée. Sur les deux blocs qu’elle réussit, elle les flashe tous les deux avec une aisance déconcertante.

Dans le premier bloc notamment, alors que la majorité des finalistes tentaient de résoudre la coordination, Sanders a shunté le mouvement en trouvant une méthode statique pour éviter la coordination principale. Mais malgré cette démonstration, l’Américaine laisse échapper de gros points : elle zippe plusieurs fois au dernier mouvement du premier bloc et échoue également à concrétiser dans le troisième. Elle termine finalement troisième avec 60 points, derrière Erin McNeice, médaillée d’argent grâce notamment à son top décisif dans le bloc 3.

© World Climbing

Une finale frustrante pour nos Françaises

Côté français, la soirée laisse forcément un goût amer. Quelques heures après avoir créé la sensation en demi-finale, Lucile Saurel disputait à Berne la toute première finale Coupe du Monde de sa carrière. Mais cette fois, la jeune Française n’a pas réussi à retrouver la même fluidité que le matin. Elle termine huitième avec 19,3 points.

Juste devant elle, Oriane Bertone prend la septième place avec 19,8 points. Une position inhabituelle pour la Française, habituée à jouer les premiers rôles en finale mondiale. Oriane a pourtant frôlé plusieurs tops importants, sans jamais réussir à concrétiser.

© World Climbing

Derrière le podium, Brooke Raboutou termine quatrième après avoir longtemps subi la finale avant de sauver son tour grâce à un top à vue dans le dernier bloc. Enfin, les Japonaises Melody Sekikawa et Mao Nakamura prennent respectivement la 5ème et 6ème place.

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurScore
1AUS Mackenzie Oceania74.5
2GBR Mcneice Erin69.0
3USA Sanders Annie60.0
4USA Raboutou Brooke44.1
5JPN Sekikawa Melody29.7
6JPN Nakamura Mao25.0
7FRA Oriane Bertone19.8
8FRA Saurel Lucile19.3
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Un incident avant le lancement de la finale

La finale féminine a également été marquée par un incident assez inhabituel quelques heures avant le début du tour. D’après nos informations, la plateforme chinoise Bilibili aurait laissé son flux vidéo international actif après les demi-finales, filmant pendant plusieurs minutes le fronton ainsi que les ouvreurs en train de préparer les blocs de finale… alors que les athlètes n’étaient pas encore en isolement.

Face à cette fuite des blocs, la fédération internationale a rapidement réagi :

Nous avons été informés d’un incident lié à la diffusion de notre signal international, qui a entraîné la mise en ligne, pendant une courte période, d’images de l’ouverture de la finale féminine sur une plateforme de streaming chinoise. Des mesures immédiates ont été prises afin de résoudre le problème, et tous les blocs visibles dans les images ont été changés et modifiés par l’équipe d’ouvreurs afin de garantir l’intégrité de la compétition.

World Climbing

Une situation qui a donc obligé les ouvreurs à modifier plusieurs blocs seulement quelques minutes avant la finale…

Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

Dimanche 24 mai

  • Demi-finale hommes
    10h00 – 12h30
  • Finale hommes
    18h00 – 20h00 

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Coupe du Monde de Berne : Lucile Saurel crée la surprise, Oriane Bertone arrache sa finale

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Coupe du Monde de Berne : Lucile Saurel crée la surprise, Oriane Bertone arrache sa finale

23 Mai

Il y avait de la tension, des surprises, des blocs particulièrement exigeants… et un scénario qui s’est joué jusqu’aux dernières minutes !

Les demi-finales féminines de la Coupe du Monde de bloc de Berne ont offert un spectacle haletant ce samedi matin, avec deux Françaises qualifiées pour la finale : Oriane Bertone et surtout Lucile Saurel, sensation du tour !


De dernière qualifiée à finaliste : le tour incroyable de Lucile Saurel

Difficile pourtant d’imaginer un tel scénario au moment où Lucile Saurel s’élance en ouverture de demi-finale. Dernière qualifiée hier, la Française était la première grimpeuse à entrer en scène ce matin. Et la jeune tricolore, qui dispute la sixième Coupe du Monde de sa carrière ce week-end à Berne, va complètement renverser la hiérarchie !

Dès le premier bloc, elle donne le ton : elle fait partie des très rares grimpeuses à topper ce passage sur plats tout en compression… Réussissant même à le valider flash ! Derrière, elle sécurise les zones des blocs 2 et 3 avant de conclure son tour de manière magistrale dans la dalle du dernier bloc, un style qui réussit traditionnellement bien aux Françaises.

© World Climbing

Résultat : Lucile prend la tête du classement provisoire… et y reste pendant une immense partie de la compétition. Pendant près de 80 % du tour, personne ne parvient à faire mieux. Il faudra finalement attendre les toutes dernières rotations et l’arrivée des toutes meilleures compétitrices du moment pour voir la Française rétrograder de quelques places. Au final, seules quatre athlètes réussiront à passer devant elle.

Cinquième des demi-finales pour seulement sa sixième Coupe du Monde en carrière : difficile de rêver meilleure manière de décrocher sa toute première finale sur le circuit mondial !

Oriane Bertone arrache de justesse sa qualification

L’autre belle histoire française de cette demi-finale, c’est évidemment la qualification d’Oriane Bertone. Mais contrairement à Lucile, la Réunionnaise a dû batailler jusqu’au bout.

© World Climbing

On l’attendait probablement un peu plus haut dans le classement, mais la Française n’a jamais réellement trouvé son rythme dans ce tour particulièrement physique. Piégée par les plats du premier bloc où elle ne parvient pas à trouver la bonne friction, elle chute ensuite tout près du top dans les blocs 2 et 3.

Avant le dernier bloc, la situation était clair : Oriane doit absolument enchaîner la dalle finale pour espérer intégrer le top 8. Sous pression, elle répond présente. Très solide dans ce style, elle valide ce dernier passage et sécurise sa qualification en finale avec une sixième place. Interviewée après son passage, la Française reconnait avoir été surprise par l’intensité physique des blocs proposés ce matin. Une demi-finale plus dure qu’attendu, selon elle, même si elle espère désormais hausser le niveau en finale.

Annie Sanders écrase la concurrence !

Devant, en revanche, une grimpeuse a évolué dans une autre dimension : Annie Sanders. L’Américaine a tout simplement survolé cette demi-finale en devenant la seule grimpeuse à valider les quatre blocs. Une démonstration impressionnante de maîtrise et de puissance qui lui permet de prendre largement la tête avec 99,6 points, très loin devant le reste de la concurrence.

© World Climbing

Derrière elle, sa compatriote Brooke Raboutou prend la deuxième place avec 69,7 points après avoir notamment enchaîné les deux derniers blocs. La Japonaise Mao Nakamura et la Britannique Erin McNeice suivent de très près, avec respectivement 69,6 et 69,5 points.

Zélia Avezou échoue à une zone de la finale

Déception en revanche pour Zélia Avezou, vainqueur de la première manche de la saison à Keqiao. La Française termine 11e d’un tour extrêmement serré. Il lui manquait simplement la zone du troisième bloc pour intégrer la finale.

Lily Abriat termine 14e de cette demi-finale après avoir trouvé la solution uniquement dans la dalle du dernier bloc, tandis qu’Agathe Calliet prend la 19e place avec trois zones au compteur.

© World Climbing

Au terme de cette demi-finale particulièrement dense, la finale féminine promet désormais énormément ! Deux Françaises seront au rendez-vous ce soir face à une concurrence relevée : deux Américaines, deux Japonaises, une Britannique et une Australienne compléteront le tableau.

Et au vu du niveau affiché ce matin par Annie Sanders… la bataille pour la victoire s’annonce explosive.

Les résultats complets des demi-finales

Pos.GrimpeurScore
1USA Sanders Annie99.6
2USA Raboutou Brooke69.7
3JPN Nakamura Mao69.6
4GBR Mcneice Erin69.5
5FRA Saurel Lucile69.2
6FRA Oriane Bertone54.8
7AUS Mackenzie Oceania54.4
8JPN Sekikawa Melody54.3
9ISR Kerem Ayala53.9
10ITA Moroni Camilla45.0
11FRA Avezou Zélia44.8
12SUI Yokoyama Sofya44.4
13GBR Edwards Emma44.4
14FRA Abriat Lily34.9
15CHN Zhang Yuetong34.9
16SLO Buckley Jennifer Eucharia34.8
17ESP Macià Martín Geila34.8
17KOR Oh Gayeong34.8
19FRA Calliet Agathe29.8
20ISR Cohen Tamar29.4
21USA Costanza Melina29.2
22JPN Ito Futaba19.5
23JPN Nonaka Miho10.0
24USA Sanders Nekaia9.9
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

  • Samedi 23 mai
  • Finale femmes
    18h00 – 20h00 

Dimanche 24 mai

  • Demi-finale hommes
    10h00 – 12h30
  • Finale hommes
    18h00 – 20h00 

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Qualifications féminines à Berne : la bataille est lancée, cinq Françaises qualifiées !

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Coupe du Monde de Berne : Schalck en patron, les Bleus bien au rendez-vous !

22 Mai

Mejdi Schalck a parfaitement lancé son week-end à Berne en prenant la première place de son groupe lors des qualifications de la Coupe du Monde de bloc ! Dans un tour dense et bien calibré par les ouvreurs, les favoris ont globalement répondu présent, tandis que le Japon confirme encore son incroyable profondeur d’effectif avec trois grimpeurs dans le top 5.

Résumé de ce tour de qualification.


Quelques heures après les femmes, les hommes entraient eux aussi dans l’arène bernoise ce vendredi, avec un tour de qualification particulièrement dense… et déjà quelques enseignements intéressants pour la suite du week-end !

Sans surprise, les Japonais ont une nouvelle fois réalisé une performance impressionnante, mais la très bonne nouvelle côté français, c’est surtout le retour immédiat au premier plan de Mejdi Schalck, auteur d’un très beau tour de qualification !

Répartis en deux groupes de qualification, les 75 grimpeurs ont dû composer avec cinq blocs globalement bien calibrés par les ouvreurs. Aucun athlète n’est parvenu à s’offrir les cinq tops, preuve d’un circuit suffisamment exigeant pour créer rapidement des écarts, tout en évitant l’hécatombe.

Dans ce contexte, Mejdi Schalck a parfaitement lancé son week-end ! Le Français prend la première place de son groupe après avoir rapidement trouvé le rythme. Seul le premier bloc lui résiste réellement ; derrière, notre tricolore déroule et valide les quatre autres passage avec efficacité.

© World Climbing

Dans l’autre groupe, c’est le Japonais Rei Kawamata qui signe la meilleure prestation du jour. Lui aussi laisse un bloc en route, mais son efficacité sur le reste du circuit lui permet de prendre la tête des qualifications devant un autre nom qui a marqué cette journée : le jeune Tchèque Lukas Mokrolusky.

Encore peu connu du grand public, il frappe fort à Berne avec une superbe deuxième place de groupe. Surtout, il fait partie des rares grimpeurs capables de venir à bout du premier bloc, clairement l’un des blocs les plus redoutables de cette qualification.

© World Climbing

Et comme souvent ces dernières saisons, le Japon place plusieurs hommes très haut dans le tableau. Derrière Kawamata, on retrouve Sohta Amagasa et Sorato Anraku dans le top 5 du classement, ce qui confirme une nouvelle fois la densité hallucinante de l’équipe japonaise en bloc.

Tomoa Narasaki, même un peu moins dominateur aujourd’hui, passe lui aussi tranquillement ce tour de qualification, tout comme Keita Dohi.

© World Climbing

Globalement, les favoris ont répondu présent. Colin Duffy, Dohyun Lee, Hannes Van Duysen ou encore Maximillian Milne seront bien au rendez-vous des demi-finales, sans véritable mauvaise surprise à signaler. Quelques noms ont davantage dû batailler, mais aucun des gros candidats au podium n’est passé au travers.

Côté français, le bilan est franchement positif avec quatre Bleus qualifiés pour les demi-finales. Derrière Mejdi Schalck, Samuel Richard et Paul Jenft terminent respectivement 14e et 15e, tandis qu’Antoine Girard arrache lui aussi sa place dans le top 20 avec une 19e position.

Un tir groupé encourageant avant un tour suivant qui s’annonce déjà très relevé !

© World Climbing

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurScore
1FRA Mejdi Schalck109.5
1JPN Kawamata Rei109.1
3JPN Amagasa Sohta108.9
3CZE Mokrolusky Lukas108.5
5JPN Anraku Sorato108.2
5USA Colin Duffy94.0
7JPN Dohi Keita84.9
7BUL Kirov Slav98.9
9BEL Van Duysen Hannes94.6
9KOR Lee Dohyun79.6
11JPN Tomoa Narasaki79.5
11GBR Macdougall Jack94.2
11GBR Milne Maximillian94.2
14FRA Richard Samuel79.1
15FRA Jenft Paul94.0
15ESP Peinado Franganillo Guillermo79.0
17GER Bloem Thorben Perry79.0
17ISR Yakobovitch Tomer93.5
19ISR Bark Adi83.8
19FRA Antoine Girard74.4
21KOR Chon Jongwon69.7
21ITA Boldrini Luca69.1
23SLO Peharc Anze68.7
23GER Arriagada Krüger Elias68.9
25CHN Pan Yufei68.9
25AUT Hofherr Andreas68.4
27JPN Narasaki Meichi59.7
27CHN Hu Junzhe64.0
29CAN Baudrand Oscar59.6
29USA Hoyer Hugo54.4
31BUL Rusev Nikolay59.5
31GER Trandafir Lucas54.4
33AUT Posch Jan-luca59.5
33THA Intrachupongse Ardch54.3
35CAN Rodriguez Matthew54.2
35SWE Kern Gabriel49.6
37USA Chi Auggie54.0
37GER Altemöller Finn49.4
39AUT Gruber Raffael53.8
39SUI Clémence Julien44.4
41AUT Uznik Nicolai53.6
41USA Everett Vail44.2
43ESP Martín Álvarez Hugo44.2
43SUI Guignard Louis44.3
45ISR Mark Or38.8
45ITA Salvatore Niccolò Antony43.9
47ISR Prihed Oren35.0
47SUI Ghilardi Moreno38.6
49GER Von Freier Lasse34.8
49CAN Dorval Hugo38.3
51CHN Bai Xuanpu38.1
51SWE Meyer Albin34.6
53ESP Pastor Sánchez Manuel Antonio34.4
53GBR Martins Luca34.9
55TPE Fan Chih-en29.7
55NZL Williams Luke33.7
57CHI Vargas Benjamin29.4
57RSA Burningham Jack29.6
59AUS Parks Dylan28.9
59NED Brand Paul25.0
59ROU Enache Călin25.0
59FRA Claude Camille25.0
63NED Middelburg Briq28.7
64AUT Uznik Timo19.8
65KOR Kim Dohyeon19.5
65LTU Sivakov Roman19.6
65BRA Iasi Hanada Rodrigo19.6
68SUI Jakob Max19.2
69AUS Thomas Max19.1
69CZE Endrle Adam19.4
71GBR Dunne Aiden10.0
71FRA Le Bris Arthur9.9
73SUI Torroni Davide9.9
73COL Arce Tomás9.3
75CHI Wagner Christian9.4
75PER Puerta Wong Kenu
75MEX Piñeyro Patricio Gabriel
78MEX Ortega Fosado Andrés
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Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

  • Samedi 23 mai
  • Demi-finale femmes
    10h00 – 12h30 
  • Finale femmes
    18h00 – 20h00 

Dimanche 24 mai

  • Demi-finale hommes
    10h00 – 12h30
  • Finale hommes
    18h00 – 20h00 

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Qualifications féminines à Berne : la bataille est lancée, cinq Françaises qualifiées !

22 Mai

À Berne, les qualifications féminines ont offert exactement ce qu’on attend d’un bon tour de Coupe du Monde : du spectacle, des blocs qui départagent… et une hiérarchie loin d’être figée.

Sur les cinq blocs proposés ce vendredi matin, les ouvreurs ont trouvé un équilibre presque parfait. Résultat : sur les 75 grimpeuses présentes au départ ce matin, huit parviennent à sortir l’intégralité des blocs. Les plus efficaces ? La Britannique Erin McNeice, l’Américaine Annie Sanders et surtout la Chinoise Yuetong Zhang. Pas forcément attendue à ce niveau-là ce matin, Zhang a clairement créé la surprise en se mêlant aux toutes meilleures avec un tour ultra solide et très peu d’erreurs.

Derrière, on retrouve du très lourd : Brooke Raboutou, Mao Nakamura, Melody SekikawaOriane Bertone ou encore  Lily Abriat réussissent elles aussi les cinq blocs et se placent déjà comme de sérieuses candidates pour la suite du week-end..

© World Climbing

Les Bleues répondent présentes !

Côté français, la matinée est globalement très réussie avec cinq Françaises qualifiées pour les demi-finales.

Lily Abriat signe probablement l’une des plus belles performances tricolores du tour avec une superbe 5e place. Très propre dans sa grimpe, elle confirme une nouvelle fois qu’elle gagne de plus en plus sa place sur le circuit international. À ses côtés, Oriane Bertone termine elle aussi 5e ex æquo après un tour extrêmement maîtrisé.

Agathe Calliet poursuit également son très bon début de saison avec une qualification solide en 13e position, tandis que Lucile Saurel arrache elle aussi son ticket pour les demies avec une 23e place.

© World Climbing

Le scénario le plus tendu du matin concerne sans doute Zélia Avezou. Après un bon début de circuit, la Française ne parvient pas à trouver la solution dans le dernier bloc du tour et ne valide même pas la zone, se qui la classe finalement 19e… . Un scénario qui rappelle fortement Keqiao, où elle s’était déjà qualifiée de justesse, avant de finalement remporter la compétition !

Plus loin, Selma Elhadj Mimoune termine 27e et reste cette fois aux portes de la demi-finale.

McNeice, Sanders, Zhang : le trio fort du matin

Devant, certaines ont tout de suite donné le ton. Erin McNeice et Annie Sanders ont été les deux grimpeuses les plus efficaces du tour.

Mais la vraie sensation du matin vient probablement de Yuetong Zhang. La Chinoise de 23 ans signe l’un des meilleurs tours de sa carrière en venant se mêler aux toutes meilleures avec une grimpe ultra propre. Derrière ce trio, la Japonaise Mao Nakamura reste fidèle à elle-même : peu de bruit, très peu d’erreurs, et une efficacité redoutable dès que les blocs deviennent un peu plus techniques.

© World Climbing

Une compétition très ouverte

Comme attendu, toutes les grandes favorites passent ce premier tour sans véritable catastrophe. Mais l’absence de Janja Garnbret à Berne change forcément un peu la dynamique de cette étape suisse.

Quand la Slovène n’est pas là, le moindre détail compte davantage dans la bataille pour la victoire… et au vu de la densité aperçue ce matin, cette Coupe du Monde pourrait bien offrir une lutte particulièrement ouverte jusqu’en finale…

© World Climbing

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurScore
1USA Sanders Annie124.9
1GBR Mcneice Erin124.8
1CHN Zhang Yuetong124.8
4JPN Nakamura Mao124.8
5FRA Oriane Bertone124.8
5FRA Abriat Lily124.6
7SLO Buckley Jennifer Eucharia124.4
7USA Raboutou Brooke124.8
9JPN Sekikawa Melody124.7
9ISR Cohen Tamar109.8
11ITA Moroni Camilla124.5
11JPN Ito Futaba109.6
13FRA Calliet Agathe124.4
13USA Costanza Melina109.5
13ISR Kerem Ayala124.4
16AUS Mackenzie Oceania109.3
17JPN Nonaka Miho108.6
17SUI Yokoyama Sofya124.3
19FRA Avezou Zélia99.4
19GBR Edwards Emma109.7
21USA Sanders Nekaia109.6
21KOR Oh Gayeong94.5
23ESP Macià Martín Geila94.2
23FRA Saurel Lucile109.6
25JPN Matsufuji Anon109.4
25USA Gillett Helen94.2
27FRA Elhadj Mimoune Selma93.9
27GER Dörffel Lucia109.3
29BEL Caulier Chloe84.9
29SLO Tarkus Lucija108.7
31GBR Peetermans Zoe99.3
31ITA Matuella Francesca84.6
33CHN Luo Zhilu84.4
33BRA Köhler Anja98.8
35SLO Funa Lina84.3
35GER Mayer-vorfelder Paula94.9
37CAN Richardson Madison94.3
37UKR Kobets Anastasiia84.2
39USA Coscoy Cloe83.8
39AUS Stasiuk Maya84.2
41CAN Roy Babette84.2
41JPN Kura Nanako79.4
43KOR Noh Heeju78.8
43CZE Galeova Ema79.5
43SUI Looser Noé79.5
46SLO Zajc Neza78.1
47CAN Kelley Anna74.5
47GBR Garlick Lucy74.1
49CHI Castro Martina74.5
49NOR Kindlihagen Ingrid69.8
51ISR Dreamer Maya69.7
51ITA Hofer Leonie69.4
53ITA Tesio Giorgia69.7
53ESP Sempere González Lucía68.4
55ITA Daziano Irina69.4
55CHN Mi Yawen54.7
57AUT Kempf Lea69.3
57SUI Sommer Marilu54.6
59SWE Andersson Emilia54.6
59NED Hamers Bibi69.3
61GBR Lee Eugenie64.8
61SUI Couture Jil54.3
63GER Meul Hannah54.3
63AUT Bergmann Katharina54.8
65NED Schiffeleers Amber44.8
65SVK Slobodová Lea54.2
67KOR Seo Yejoo44.2
67MEX González Natalia De Jesús43.2
69GER Hönig Afra39.5
69AUT Schrittwieser Lena39.4
71SUI Walther Francesca39.0
71CZE Konecna Viktorie39.0
71SUI Tchassanti Katharina Rabia19.4
74RSA Schagen Courtney Carol19.1
75COL Parrado Sofia18.9
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Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

Vendredi 22 mai

  • Qualifications hommes
    15h30 – 20h05 

Samedi 23 mai

  • Demi-finale femmes
    10h00 – 12h30 
  • Finale femmes
    18h00 – 20h00 

Dimanche 24 mai

  • Demi-finale hommes
    10h00 – 12h30
  • Finale hommes
    18h00 – 20h00 

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Zélia Avezou, Sorato Anraku, Mejdi Schalck… Berne s’annonce électrique ce week-end !

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Zélia Avezou, Sorato Anraku, Mejdi Schalck… Berne s’annonce électrique ce week-end !

21 Mai

Après deux premières étapes disputées en Chine, le circuit mondial de bloc pose ses valises en Europe ! Direction Berne, en Suisse, du 22 au 24 mai, pour la troisième étape de la saison 2026 de la World Climbing Series.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le plateau annoncé a de quoi faire saliver. 166 grimpeurs issus de 35 nations seront présents dans les halls du Bern Expo, théâtre désormais bien installé du circuit international. Fait assez rare pour être souligné : quasiment tout le plateau aperçu à Keqiao sera de retour en Suisse. Ou presque… Une absence majeure manque toutefois à l’appel : Janja Garnbret.

Chez les femmes, Zélia Avezou débarque en Suisse avec un statut nouveau : celui de vainqueure d’étape. La Française a décroché en Chine la première victoire en Coupe du Monde de sa carrière il y a trois semaines, au terme d’une finale magistrale. Une victoire qui change forcément quelque chose ! Pas seulement au classement, mais aussi dans le regard des autres… et peut-être dans le sien.

© World Climbing

Chez les hommes, Sorato Anraku avait lui aussi frappé fort à Keqiao. Mais à Berne, le Japonais retrouvera plusieurs adversaires revanchards, à commencer par Mejdi Schalck, déjà deuxième ici même l’an dernier, ou encore Toby Roberts, Tomoa Narasaki et Dohyun Lee.


Berne, une étape qui s’installe dans le paysage mondial

Ce sera la troisième compétition internationale organisée à Berne et déjà la 25e étape suisse de l’Histoire du circuit mondial.

L’an dernier, le public suisse avait eu droit à deux finales particulièrement relevées. Chez les femmes, Erin McNeice s’était imposée devant Annie Sanders et Miho Nonaka. Chez les hommes, Yufei Pan avait décroché l’or devant Mejdi Schalck et Sorato Anraku. Cette victoire avait marqué un moment important pour l’escalade chinoise : Yufei Pan était alors devenu le premier grimpeur chinois à remporter une Coupe du Monde de bloc chez les hommes.

Les six médaillés de l’édition 2025 seront d’ailleurs tous de retour cette année.

© World Climbing

Et certains chiffres racontent aussi quelque chose du niveau d’expérience présent ce week-end : Miho Nonaka et Chloé Caulier disputeront toutes deux leur 58e Coupe du Monde de bloc, Tomoa Narasaki sa 60e, tandis que Jongwon Chon participera déjà à sa 55e étape mondiale dans la discipline !

Une densité monstrueuse chez les hommes

Difficile de dégager un favori clair tant le niveau semble relevé. Sorato Anraku reste évidemment l’homme à battre après sa victoire à Keqiao, mais derrière lui, la liste des prétendants est interminable.

© World Climbing

Mejdi Schalck, toujours aussi régulier sur le circuit, arrive avec de solides références à Berne. Finaliste ici en 2025, le Français reste l’un des compétiteurs les plus constants du plateau. Le Japon débarque une nouvelle fois avec une armada impressionnante : Tomoa Narasaki, Rei Kawamata, Keita Dohi, Sohta Amagasa ou encore Meichi Narasaki seront tous présents.

Il faudra aussi surveiller de près les Coréens Dohyun Lee et Jongwon Chon, toujours redoutables !

Chez les femmes, Zélia Avezou arrive lancée

Impossible de ne pas regarder du côté des Françaises ce week-end. Zélia Avezou arrivera à Berne avec énormément de confiance après son premier sacre mondial à Keqiao. Mais la concurrence sera féroce.

Oriane Bertone, leader du classement mondial 2025, voudra rapidement remettre les choses dans l’ordre après une ouverture de saison frustrante. Erin McNeice revient défendre sa victoire suisse de l’an passé, tandis qu’Annie Sanders continue d’impressionner depuis le début de saison, notamment après son succès en difficulté à Wujiang.

© World Climbing

Le Japon sera encore extrêmement dense avec Miho Nonaka, Mao Nakamura, Melody Sekikawa, Futaba Ito ou encore Anon Matsufuji.

Brooke Raboutou effectuera également son retour sur une étape de bloc, tandis qu’Oceania Mackenzie, Hannah Meul ou Camilla Moroni restent des candidates crédibles aux demi-finales… voire davantage.

Une absence marquera toutefois cette étape suisse : celle de Janja Garnbret. Présente en Chine en ouverture de saison (avec notamment une 2e place à Keqiao derrière Zélia Avezou) la Slovène ne figure cette fois pas sur les listes d’inscrits à Berne.

Une équipe de France très ambitieuse

La France se présente à Berne avec une délégation particulièrement solide, capable d’aller chercher plusieurs finales.

Avec deux podiums déjà signés cette saison en bloc (la victoire de Zélia Avezou et le bronze de Mejdi Schalck à Keqiao), les Bleus arrivent clairement avec des ambitions.

Femmes Hommes
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Agathe Calliet Samuel Richard
Zélia Avezou Camille Claude
Lucile Saurel Antoine Girard
Lily Abriat Paul Jenft
Selma Elhadj Mimoune Arthur Le Bris

© World Climbing

Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

Vendredi 22 mai

  • Qualifications femmes
    09h00 – 13h10 
  • Qualifications hommes
    15h30 – 20h05 

Samedi 23 mai

  • Demi-finale femmes
    10h00 – 12h30 
  • Finale femmes
    18h00 – 20h00 

Dimanche 24 mai

  • Demi-finale hommes
    10h00 – 12h30
  • Finale hommes
    18h00 – 20h00

Comment suivre la compétition en direct ?

Comme depuis le début de saison, les compétitions de la World Climbing Series seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de World Climbing. Mais les demi-finales et finales restent géobloquées dans plusieurs pays européens, dont la France.

En Europe, la diffusion officielle passe par HBO Max et Eurosport. Comme souvent, certains fans utilisent également un VPN pour accéder au flux YouTube international.

Le calendrier de la saison 2026

  • 1–3 mai : Keqiao (Chine 🇨🇳) – Bloc
  • 8–10 mai : Wujiang (Chine 🇨🇳) – Difficulté & Vitesse
  • 22–24 mai : Berne (Suisse🇨🇭) – Bloc
  • 28–31 mai : Madrid / Alcobendas (Espagne 🇪🇸) – Bloc & Vitesse
  • 3–7 juin : Prague (République tchèque 🇨🇿) – Bloc & Difficulté
  • 17–21 juin : Innsbruck (Autriche 🇦🇹) – Bloc & Difficulté
  • 3–5 juillet : Cracovie (Pologne 🇵🇱) – Vitesse
  • 10–12 juillet : Chamonix (France 🇫🇷) – Difficulté & Vitesse
  • 4–5 septembre : Koper (Slovénie 🇸🇮) – Difficulté & Vitesse
  • 11–13 septembre : Guiyang (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 18–20 septembre : Chongqing (Chine 🇨🇳) – Vitesse
  • 16–18 octobre : Salt Lake City (États-Unis 🇺🇸) – Bloc
  • 23–25 octobre : Santiago (Chili 🇨🇱) – Difficulté & Vitesse  

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Victoire française sur la première Coupe du Monde de la saison 2026, signée Zélia Avezou !

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Une salle annule la Coupe d’Europe jeunes en signe de boycott contre la participation d’Israël !

20 Mai

À seulement dix jours de l’événement, personne ne s’attendait à ça. La salle bruxelloise Le Camp de base a décidé d’annuler l’accueil de l’étape finale de la Coupe d’Europe jeunes de bloc. Une décision rarissime et totalement inédite dans le monde de l’escalade.

En cause : la participation des athlètes israéliens sous bannière nationale, dans un contexte de guerre à Gaza et de pressions croissantes de collectifs pro-palestiniens dans le milieu de la grimpe.

Prévue les 30 et 31 mai prochains, l’étape belge du circuit jeunes devait servir d’inauguration au nouveau pôle haut niveau de la salle. Mais après plusieurs jours de négociations avec World Climbing, la fédération belge et la fédération israélienne, les dirigeants de la salle ont finalement fermé la porte.


« Nous ne pouvons pas faire comme si cette représentation était neutre »

Dans un communiqué particulièrement fort, la salle explique qu’elle refusait d’accueillir une représentation officielle israélienne « sans cadre clair », alors qu’Israël fait actuellement l’objet de procédures devant la Cour internationale de Justice.

Le Camp de Base insistait cependant sur un point : il ne s’agissait pas d’exclure les athlètes en tant qu’individus. La salle demandait initialement que les grimpeurs israéliens puissent participer sous bannière neutre, à l’image de ce qui a déjà existé dans d’autres sports ou pour d’autres nations. Selon plusieurs sources, World Climbing aurait estimé impossible de mettre en place un tel dispositif dans un délai aussi court.

Un compromis aurait alors été proposé : maintenir la participation des athlètes israéliens, mais sans drapeau, hymne ou mention nationale visible sur les podiums, les classements ou les livestreams… Compromis refusé par la fédération israélienne.

Résultat : la salle belge a décidé de se retirer complètement de l’organisation.

Une première historique pour l’escalade internationale

Dans l’histoire récente de l’escalade de compétition, jamais une salle organisatrice n’avait refusé d’accueillir une compétition internationale pour des raisons liées à la représentation d’un État. Et le timing met encore un peu plus World Climbing sous pression.

Depuis plusieurs mois, des collectifs comme Climbers for Palestine multiplient les prises de parole, appels au boycott et actions militantes autour des compétitions internationales. Plusieurs groupes accusent la fédération internationale d’éviter le sujet et de repousser sans cesse une décision politique devenue, selon eux, inévitable.

Dans les coulisses, une assemblée extraordinaire de World Climbing pourrait désormais avoir lieu cet été pour discuter officiellement de la participation israélienne aux compétitions internationales.

Depuis le début de la guerre à Gaza après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, la participation d’Israël aux événements culturels et sportifs internationaux fait l’objet de débats de plus en plus vifs dans de nombreux pays.

Plusieurs ONG, associations et collectifs accusent aujourd’hui Israël de violations graves du droit international dans la bande de Gaza, tandis qu’Israël affirme agir dans le cadre de sa lutte contre le Hamas après les attaques terroristes du 7 octobre.

Dans ce contexte extrêmement tendu, certains mouvements militants réclament désormais des sanctions sportives contre Israël (ou au minimum une participation sous bannière neutre) à l’image de ce qui a déjà existé pour d’autres pays dans certaines compétitions internationales.

Un énorme malaise en interne

Autre élément marquant : selon des informations publiées par Vertige Media, une partie du staff refusait tout simplement de travailler sur l’événement dans les conditions actuelles. Le cofondateur de la salle, Florian Delcoigne, évoque aussi des tensions déjà apparues lors d’une précédente compétition organisée à Bruxelles, notamment autour de la sécurité de la délégation israélienne et de la présence de gardes du corps.

Au-delà du symbole politique, la salle explique surtout ne plus être capable de garantir des conditions « paisibles, sûres et viables » pour accueillir l’événement.

Cette affaire marque peut-être un tournant. Car jusqu’ici, World Climbing tentait de maintenir une ligne de neutralité sportive. Mais cette neutralité vient justement d’exploser en plein vol. Etle sujet dépasse désormais largement la Belgique… Plusieurs collectifs annoncent déjà vouloir intensifier les mobilisations sur les prochaines étapes internationales du circuit.

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Les méthodes de “Burden of Dreams” : quand l’un des blocs les plus purs au monde se réinvente

20 Mai

On le présente souvent comme un bloc « pur » : cinq mouvements, une ligne directe, pas de triche possible. Mais « Burden of Dreams » n’a rien de simple. Depuis la première ascension historique de Nalle Hukkataival en 2016, chaque répétiteur a apporté sa propre interprétation de la séquence, révélant qu’un bloc peut être à la fois ultra-pur… et infiniment créatif.

Et alors que Noah Wheeler vient de signer la septième ascension de ce monstre finlandais, un regard sur l’évolution des méthodes s’impose !


La méthode originelle : le « 5 mouvements » de Nalle

Lorsqu’il signe la première ascension en 2016, Nalle Hukkataival opte pour une séquence en cinq mouvements d’une intensité extrême.

Le premier mouvement consiste en un jeté main droite vers une réglette horizontale — le mouvement le plus difficile du bloc, estimé 8C à lui-seul. Après avoir réussi ce premier mouvement, Nalle Hukkataival replace ses pieds puis ramène main gauche sur la même réglette. Il relance ensuite sa main droite sur une réglette plus haute, qu’il saisie en pince, avant que sa main gauche n’aille chercher une petite arquée en épaule. Le dernier mouvement est un énorme jeté vers une prise correcte qui s’attrape à trois doigts. En arrivant sur cette prise, Hukkataival perd les pieds, gaine le ballant et se rétablit au sommet.

Will Bosi reprendra cette séquence presque à l’identique lors de sa répétition en 2023, validant la méthode originelle.


Simon Lorenzi et le raccourci à quatre mouvements

Lors de la troisième ascension en décembre 2023, le Belge Simon Lorenzi simplifie l’équation : quatre mouvements suffisent ! Grâce à une lolotte ingénieuse, il saute l’une des prises utilisées par Nalle et rejoint directement l’épaule main gauche après avoir réussi le premier mouvement.

Une manière plus directe, plus économique, qu’adoptera également le Sud-Coréen Lee Sung Su en 2025.


Le pied haut de Stefano Ghisolfi

Si Stefano Ghisolfi n’a pas encore enchaîné “Burden of Dreams”, son passage a marqué les esprits. Après avoir décortiqué le bloc sur la réplique en résine de William Bosi, il a réussi chacun des mouvements individuellement (y compris le fameux premier mouvement) et a réalisé des essais prometteurs.

Il a fini par découvrir une méthode alternative et originale pour le deuxième mouvement du bloc. Après avoir réalisé le premier mouvement, il monte son pied droit très haut, au-dessus du reste de son corps. Il envoie ensuite sa main gauche vers une minuscule arquée sur la gauche. Cette séquence le place dans une position de compression, entre la réglette main droite et la petite arquée main gauche, avant d’envoyer sa main droite jusqu’à la pince. Une méthode atypique, jamais validée sur l’intégralité du bloc, mais qui illustre bien la richesse cachée derrière ces quatre mètres de granite.

 

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Une publication partagée par Stefano Ghisolfi (@steghiso)


Elias Iagnemma et la version longue

Mars 2024 : Elias Iagnemma change totalement de paradigme. Alors que Lorenzi réduit les mouvements, lui en ajoute !
Sept mouvements au total, intégrant talons, petites prises intermédiaires et un spectaculaire mouvement final… de la main gauche, contrairement aux autres. Plutôt que de tenter de gainer le violent ballant, il utilise l’élan pour saisir rapidement une autre prise, plus loin à droite, avec la main droite, à la manière d’une coordination comme on en retrouve souvent dans les blocs en salle.

Un enchaînement créatif, presque une nouvelle ligne dans la ligne.


Le no-foot de Tomoa Narasaki

Le créatif japonais Tomoa Narasaki a révélé sa propre méthode… sur la réplique 3D. Après un départ proche de Lorenzi, il enchaîne avec un détail qui change tout : une fois qu’il a ramené les deux mains sur la réglette la plus haute, il se pend volontairement en no-foot pour replacer ses pieds, avant de sauter directement à la dernière prise. Une séquence à son image : explosive et novatrice !


Un bloc vivant

C’est peut-être ça, finalement, le plus fascinant avec “Burden of Dreams”. À première vue, le bloc semble figé : une petite proue de granite, quelques réglettes, quatre mètres à peine. Pourtant, dix ans après la première ascension, il continue d’évoluer. Non pas parce que le rocher évolue, mais parce que les grimpeurs changent leur manière de le lire.

Mais alors, ces nouvelles méthodes peuvent changer la cotation du bloc ? Dans un récente interview, Noah Wheeler confiait que la méthode avec la lolotte qu’il a utilisée pourrait faire baisser la difficulté d’environ « une demi-cotation ». Ce n’est pas forcément chaque mouvement pris individuellement qui devient plus facile. Le premier jeté reste monstrueux, tout comme le dernier et le bloc demeure probablement l’un des plus durs au monde. Mais réduire le nombre total de mouvements change profondément la nature du problème : moins de mouvements, donc moins d’étapes et ainsi moins d’opportunités qu’une micro-erreur viennent ruiner un essai parfait.

Sur un bloc aussi extrême, où tout se joue parfois à quelques millimètres de placement ou à une légère perte de tension, supprimer un mouvement peut avoir un impact énorme sur les probabilités d’enchaînement. Alors, grimpe-t-on aujourd’hui le même bloc que Nalle en 2016 ?


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Noah Wheeler enchaîne finalement “Burden of Dreams” avec une facilité déconcertante !

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Le premier 8C+ de Corée est peut-être né : Hyunbin Min ouvre “Prime Time”

19 Mai

Ancien vainqueur en Coupe du Monde de difficulté, déjà auteur du premier 9b du pays en 2020, le grimpeur sud-coréen Hyunbin Min vient cette fois de frapper un grand coup en bloc : il annonce la première ascension de “Prime Time”, un bloc qu’il propose à 8C+ sur le Mt. Morak.

Si la cotation se confirme, il s’agirait tout simplement du premier 8C+ de Corée du Sud !


La ligne, située sur le Mt. Morak, se compose d’environ 18 mouvements sur un mur déversant à 60°. Un bloc que Min décrit comme un condensé de tout ce que le très haut niveau moderne exige : « de la force dans les doigts, une tension corporelle extrême, de la précision et la capacité à croire dans des pieds minuscules ».

Depuis plusieurs mois, Hyunbin Min travaillait simultanément plusieurs projets durs. Parmi eux, “Prime Time” était, selon ses mots, « de loin le plus difficile ». Très rapidement proche de l’enchaînement, il raconte être tombé dans une forme d’obsession du résultat : « Je suis devenu trop sensible et émotionnellement attaché à l’idée de réussir. À un moment, je crois que je n’aimais plus vraiment cette version de moi-même. »

© Coll. Hyunbin Min

Le Coréen décide alors de prendre du recul et de changer complètement d’approche. Il se tourne vers un nouveau projet, “The Blueprint” 8B+/C, qu’il libère en quelques séances seulement. Une croix qui lui redonne confiance et, surtout, une sensation de légèreté qu’il avait perdue.

C’est dans cet état d’esprit plus détaché qu’il revient finalement sur “Prime Time”, bien décidé à en découdre. Et un simple changement de méthode va tout faire basculer. Au lieu d’utiliser un talon gauche dans le crux, il choisit finalement d’appuyer sur un pied en adhérence. Une modification qui semble presque anodine, mais qui lui permet de réussir le bloc. « J’ai essayé de rester mentalement détendu à chaque essai. Honnêtement, si toutes mes tentatives n’avaient tourné qu’autour de l’idée d’enchaîner, je pense que je ne l’aurais toujours pas fait aujourd’hui. »

 

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La proposition de cotation reste évidemment à confirmer, mais elle semble déjà prise très au sérieux. Hyunbin Min rappelle notamment que plusieurs grimpeurs coréens de haut niveau, dont Sungsu Lee (l’un des rares grimpeurs au monde à avoir réalisé deux 9A bloc avec “Burden of Dreams” et “Alphane”) ont pu tester la ligne.

Le timing rend également l’ascension de Min encore plus symbolique : il a réussi “Prime Time” exactement un an jour pour jour après avoir réalisé “United” 8C+ au Japon, son premier bloc dans ce niveau. Le Coréen a déjà annoncé vouloir revenir grimper en Europe cet automne et cet hiver afin d’accumuler encore davantage d’expérience sur les blocs et falaises du continent…


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Noah Wheeler enchaîne finalement “Burden of Dreams” avec une facilité déconcertante !

17 Mai

Quelques heures seulement après avoir vu sa première tentative invalidée par une touchette sur le crash pad, Noah Wheeler est finalement revenu conclure l’histoire : l’Américain a officiellement enchaîné “Burden of Dreams” 9A, en Finlande !

Vu l’impression de maîtrise qu’il dégageait dans les mouvements lors de son “faux enchaînement”, cela semblait presque inévitable !


Noah Wheeler valide enfin “Burden of Dreams” 9A

Le jeune Américain vient ainsi de signer la septième ascension du mythique bloc ouvert par Nalle Hukkataival en 2016, considéré comme le tout premier 9A bloc de l’Histoire.

Une performance d’autant plus impressionnante qu’elle intervient seulement quatre mois après une rupture complète de poulie.

Certains moments sont tellement irréels qu’ils semblent encore inachevés même après s’être produits !

Noah Wheeler

Le contexte rend l’histoire encore plus folle. Deux jours plus tôt, Wheeler pensait déjà avoir réussi le bloc… avant de découvrir qu’il avait involontairement effleuré le crash pad avec son pied.

Cette fois, aucun doute : la croix est validée. Et le plus dingue, c’est probablement la rapidité avec laquelle il a réussi à corriger le tir : il a enchaîné le bloc seulement deux essais après sa tentative invalidée !

© Henrik Asklöf

Une ascension express sur l’un des blocs les plus mythiques au monde

Au total, Wheeler aura eu besoin de seulement sept sessions réparties sur deux voyages pour venir à bout du bloc.

Un chiffre extrêmement faible pour une ligne qui avait résisté pendant plus de six ans après la première ascension de Nalle Hukkataival. Encore plus impressionnant : Wheeler explique avoir atteint le dernier mouvement depuis le départ lors de chaque session passée sur le bloc !

© Henrik Asklöf

« Burden of Dreams » devenu plus facile ?

Depuis quelques années, “Burden of Dreams” connaît une véritable évolution de méthodes.

La méthode historique utilisée par Hukkataival reposait sur une séquence d’environ cinq mouvements extrêmement durs sur cette face déversante à 45°. Mais depuis les ascensions de Simon Lorenzi puis des grimpeurs suivants, une nouvelle méthode avec une lolotte semble avoir changé beaucoup de choses.

Wheeler estime même que cette méthode pourrait faire baisser la difficulté d’environ “une demi-cotation”. Selon lui, ce n’est pas forcément chaque mouvement qui devient plus facile, mais surtout le fait qu’il y ait moins de mouvements au total : moins d’étapes, donc moins de chances qu’une micro-erreur réduise à néant toute la tentative.

© Henrik Asklöf

“Objectivement plus dur que Shaolin… mais plus facile pour moi”

L’Américain compare directement “Burden” à “Shaolin”, un autre 9A qu’il a récemment réalisé : “Je pense que Burden est objectivement plus dur que Shaolin, mais plus facile pour moi.”

Une phrase qui résume parfaitement à quel point le très haut niveau en bloc dépend aujourd’hui du style. Et clairement, “Burden of Dreams” semble correspondre parfaitement aux qualités de Wheeler : tension énorme, tenue de prises, précision de placement et grimpe ultra explosive sur peu de mouvements.

Cette nouvelle ascension de « Burden of Dreams » confirme surtout l’explosion du niveau actuel chez la nouvelle génération ! Encore relativement discret médiatiquement il y a quelques années, Noah Wheeler s’impose désormais comme l’un des meilleurs bloqueurs de la planète.

Avant “Burden”, il avait déjà signé “Return of the Sleepwalker” 9A, “Shaolin” 9A, “Insomniac” 8C+
ainsi qu’une longue liste de blocs en 8C.


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Il enchaîne “Burden of Dreams” 9A… avant de découvrir que sa croix est invalide !

16 Mai

Le premier 9A bloc de l’Histoire n’en finit plus de piéger les grimpeurs ! Après Lee Sung Su en 2025, c’est au tour de Noah Wheeler de se retrouver au cœur d’une situation aussi frustrante qu’inhabituelle sur “Burden of Dreams”, le plus mythique des 9A.

L’Américain a récemment réussi à grimper l’intégralité du bloc… avant de réaliser qu’un détail venait invalider son essai : une touchette involontaire du crash pad avec son pied gauche au départ. Une scène presque irréelle tant Wheeler semblait avaler la suite avec une aisance déconcertante, sur cette ligne considérée comme l’une des plus difficiles et exigeantes de la planète.

Et surtout, une histoire qui rappelle étrangement celle de Lee Sung Su il y a tout juste un an…


Le retour du “dab drama” sur “Burden of Dreams”

Sur la vidéo publiée par Noah Wheeler, on voit l’Américain réussir tous les mouvements du bloc jusqu’au sommet. Mais au moment d’initier le départ, son pied gauche vient clairement toucher le crash pad. Une touchette — ou “dab” dans le jargon du bloc — qui suffit à invalider l’ascension.

Avec beaucoup d’autodérision, Wheeler a partagé la vidéo sur Instagram avec une simple légende : “Good link.” Une manière de reconnaître que, malgré la performance monstrueuse, la croix ne peut pas être validée.

Le plus fou dans l’histoire, c’est probablement la facilité apparente avec laquelle Wheeler évolue dans le bloc. Sur certaines sections, il donne presque l’impression d’être à l’aise dans un bloc qui a pourtant résisté pendant plus de six ans après la première ascension de Nalle Hukkataival.

 

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Une situation qui rappelle immédiatement Lee Sung Su

Impossible de ne pas penser à l’épisode vécu par Lee Sung Su en mai 2025. À l’époque, le Coréen pensait lui aussi avoir réussi la cinquième ascension de “Burden of Dreams”. Mais en revisionnant la vidéo, il s’était rendu compte que son tee-shirt avait très légèrement touché le crash pad au départ.

Un contact minuscule… mais suffisant pour déclencher un énorme débat dans la communauté. Chez Planetgrimpe, nous avions d’ailleurs consacré un article entier à cette situation devenue presque philosophique : à partir de quand une ascension cesse-t-elle d’être “valide” ? Finalement, Lee Sung Su avait choisi de refaire le bloc quelques jours plus tard afin d’éliminer tout doute. Une décision saluée par l’ensemble du milieu.

L’histoire se répète donc aujourd’hui avec Noah Wheeler… sauf que cette fois, le dab est beaucoup plus évident et laisse peu de place à l’interprétation.

“Burden of Dreams”, le bloc qui ne pardonne rien !

Ouvert en 2016 par Nalle Hukkataival après près de quatre années de travail, “Burden of Dreams” est considéré comme le premier 9A bloc de l’Histoire.

Le bloc est court, déversant et d’une intensité absolument hors norme. Les prises sont minuscules, les placements ultra spécifiques, les pieds précaires et les mouvements particulièrement intenses et explosifs. Après l’ascension de Nalle, le bloc est resté sans répétition pendant plus de six ans malgré les essais de certains des meilleurs bloqueurs du monde comme Daniel Woods ou Shawn Raboutou.

Depuis, seules quelques ascensions ont été enregistrées : Will Bosi en 2023, Simon Lorenzi fin 2023, Elias Iagnemma en 2024, Lee Sung Su en 2025 et Makoto Yamauchi le mois dernier. Maintenant, Noah Wheeler semble désormais tout proche d’ajouter son nom à cette liste extrêmement fermée.

D’ailleurs, le plus marquant dans cette tentative ratée reste peut-être la vitesse à laquelle l’Américain s’est adapté au bloc. Dès sa deuxième session, Wheeler avait déjà réussi à atteindre le dernier mouvement du bloc avant de chuter en essayant d’effectuer le réta final. Une progression fulgurante qui confirme le niveau colossal du jeune Américain, déjà auteur de plusieurs références en très haut niveau bloc ces dernières années, avec notamment “Return of the Sleepwalker” 9A, “Shaolin” 9A ou encore “Sleepwalker”.

Reste désormais une inconnue : la météo finlandaise. Car selon Yannick Flohé, également présent sur place, les bonnes conditions pourraient bientôt disparaître. Mais au vu de la maîtrise affichée par Wheeler dans sa vidéo, difficile d’imaginer que la véritable ascension lui échappe encore très longtemps…


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Michaela Kiersch signe la première féminine de “Dolby Surround” et propose 9a+

15 Mai

La grimpeuse américaine Michaela Kiersch vient de réaliser l’une des plus belles performances de sa carrière en enchaînant “Dolby Surround”, dans la vallée du Zillertal, en Autriche. Après la casse d’une prise clé ayant considérablement modifié la voie, elle propose désormais la cotation de 9a+ pour cette ligne mythique, qui n’avait connu qu’une poignée de répétitions en près de trente ans…

Avec cette ascension, Kiersch signe la première féminine de la voie et ajoute un troisième 9a+ à son carnet, après “La Rambla” à Siurana en 2023 et “Víctima Perfecta” à Margalef en 2024.


Située dans le secteur de Jagdgründe, “Dolby Surround” traverse un immense mur de granite et de gneiss strié, déversant à près de 45 degrés, avec les Alpes du Zillertal en toile de fond. La voie doit d’ailleurs son nom au vacarme de la cascade qui coule juste en dessous.

“C’est l’une des plus belles voies que j’ai jamais essayées”, explique Michaela Kiersch.

Équipée en 1998, la voie avait attendu 2008 pour connaître sa première ascension, réalisée par Kilian Fischhuber. À l’époque, l’Autrichien proposait la cotation de 8c+, avant qu’une première prise cassée n’amène Jakob Schubert à réévaluer la voie à 8c+/9a lors de sa répétition en 2009.

© Kevin McNally

Mais récemment, une nouvelle prise a cédé, ajoutant une séquence encore plus difficile juste après l’ancien crux. D’après plusieurs sources, ce nouveau passage se terminerait par un jeté extrêmement engagé et pourrait représenter un pas de bloc autour de 8B+ à lui seul ! Après vingt séances étalées sur plus de deux mois, Michaela Kiersch estime que la voie mérite désormais le 9a+ :

“Après avoir discuté avec d’autres grimpeurs ayant essayé la voie, et surtout en me basant sur mon propre ressenti, 9a+ me semble être la bonne cotation. Mais le temps le dira.” Avant d’ajouter avec humour : “J’espère qu’on verra quelques répétitions supplémentaires dans la prochaine décennie… Will Bosi, tu es le prochain !”

Le projet le plus long de sa carrière

Au-delà du niveau pur, c’est surtout la durée du projet qui a marqué l’Américaine. Jusqu’ici, Michaela Kiersch n’avait jamais passé autant de temps sur une voie.

“Deux mois et un jour, vingt sessions… C’est mon projet le plus long jusqu’à présent”, raconte-t-elle. “Je suis vraiment fière de ma persévérance et d’avoir persévéré, séance après séance.”

© Kevin McNally

Cette réussite confirme encore un peu plus la place de Michaela Kiersch parmi les meilleures grimpeuses de falaise au monde. Cette ascension constitue son troisième 9a+ après “La Rambla” à Siurana en 2023 et “Víctima Perfecta” à Margalef en 2024. Ces dernières années, l’Américaine de 31 ans a multiplié les performances majeures, aussi bien en voie qu’en bloc : première féminine de “Dreamtime” 8C à Cresciano, première ascension de “Mad Lib” 9a aux États-Unis — devenue la voie la plus dure libérée par une femme en Amérique du Nord — ou encore première femme à avoir grimpé à la fois du 8C bloc et 9a+ en voie.

Et avec moins de dix ascensions recensées en près de trente ans d’existence, “Dolby Surround” reste aujourd’hui l’une des lignes les plus mystérieuses et exigeantes d’Autriche !


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Fantasy Climbing League : l’escalade devient-elle un sport-spectacle ?

15 Mai

L’arrivée de la toute première Fantasy Climbing League marque peut-être un tournant pour la compétition. Car derrière ce simple jeu en ligne se cache une évolution beaucoup plus profonde : l’escalade devient progressivement un sport que l’on suit, analyse et consomme comme un véritable spectacle sportif.

Pendant longtemps, suivre les compétitions d’escalade relevait presque du cercle d’initiés. Il fallait connaître les athlètes, comprendre les formats, reconnaître les styles, savoir pourquoi un essai de trop sur un bloc pouvait être catastrophique. Bref, il fallait déjà être un peu “dedans”. Mais ça, c’est peut-être en train de changer.

Depuis quelques années, la compétition évolue à vitesse folle : salles toujours plus combles, Jeux Olympiques, retransmissions plus travaillées, réseaux sociaux, storytelling autour des athlètes… L’escalade ne se contente plus d’être un sport qu’on pratique. Elle devient peu à peu un sport qu’on regarde.

Et avec l’arrivée de la toute première Fantasy Climbing League, un nouveau cap vient peut-être d’être franchi !


Une Fantasy League… version escalade

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, les “Fantasy Leagues” existent déjà depuis des années dans des sports comme le football, le basket ou le football américain. Le principe : les fans créent leur propre équipe virtuelle composée de vrais athlètes, puis gagnent des points selon les performances réelles de ces sportifs pendant la saison.

Dans certains sports, ce phénomène est devenu gigantesque. Des millions de supporters suivent désormais les compétitions à travers ces jeux, au point de connaître parfaitement les statistiques, les dynamiques d’équipes ou les performances individuelles des joueurs.

Et aujourd’hui, ce concept débarque dans l’escalade.

© Fantasy Climbing League

Le principe est simple : les fans composent une équipe virtuelle de grimpeurs avec un budget limité. Ensuite, ils marquent des points selon les performances de leurs athlètes sur le circuit international.

Derrière cette idée, on retrouve deux frères suédois : Emil et Felix Abrahamsson. Emil connaît bien le milieu puisqu’il a lui-même participé aux circuits européens et internationaux pour la Suède entre 2020 et 2023. Mais aujourd’hui, il est surtout devenu l’un des visages les plus connus de l’escalade sur YouTube, où sa chaîne rassemble plus de 339 000 abonnés. Un détail loin d’être anodin : cette Fantasy League est née chez quelqu’un qui comprend parfaitement les nouveaux codes médiatiques du sport. Et à la base, tout est parti d’un petit jeu entre amis organisé sur Excel pendant les Coupes du Monde. Et très vite, quelque chose s’est passé !

© Coll. Abrahamsson

En réalité, cette Fantasy League raconte quelque chose de beaucoup plus profond : l’escalade est peut-être (enfin ?) en train de développer une vraie culture de supporters.

L’escalade suit exactement le chemin des grands sports modernes

Quand on regarde l’évolution récente de la compétition, la trajectoire devient assez claire. Pendant des décennies, l’escalade compétitive restait un univers relativement confidentiel. Même les plus grandes compétitions internationales étaient principalement suivies par des grimpeurs déjà passionnés.

Aujourd’hui, le paysage est complètement différent.

Les finales sont pensées comme des shows. Les réalisations vidéo sont ultra dynamiques. Les athlètes deviennent peu à peu de véritables figures publiques, on l’a vu sur la Pro Climbing League. Certaines grimpeuses et certains grimpeurs possèdent désormais des communautés gigantesques sur Instagram ou YouTube.

Et surtout : le public commence à s’attacher aux personnalités. On ne regarde plus seulement “le résultat”. On suit des grimpeurs tout au long de l’année.

© World Climbing

Le succès récent d’athlètes comme Janja Garnbret, Sorato Anraku, Toby Roberts ou encore Zélia Avezou illustre parfaitement ce changement. D’ailleurs, le timing du lancement de cette Fantasy Climbing League n’a rien d’un hasard. Quelques jours après sa mise en ligne, la saison 2026 s’ouvrait à Keqiao… avec la première victoire en Coupe du Monde de Zélia Avezou devant Janja Garnbret. Typiquement le genre de scénario qui rend ce type de jeu immédiatement addictif !

Parce qu’en fantasy league, les outsiders deviennent précieux. Et honnêtement ? L’escalade est probablement un sport parfait pour ça.

Un sport imprévisible… donc idéal pour le fantasy game

Contrairement à d’autres disciplines ultra dominées par quelques stars, l’escalade garde une énorme part d’incertitude. Un mauvais choix de méthode. Un pied qui zippe. Une erreur de lecture. Un style de blocs qui ne convient pas. Une coordination mal maîtrisée… Et tout peut basculer !

C’est précisément ce qui rend les Coupes du Monde aussi passionnantes aujourd’hui. On peut avoir un grimpeur quasi “anonyme” qui sort une demi-finale monstrueuse et se retrouve soudain en finale avec les meilleurs du monde.

Cette imprévisibilité permanente nourrit parfaitement le concept de fantasy league. Les fans ne choisissent plus uniquement “les plus forts”. Ils commencent à analyser les styles, les profils d’ouvreurs, etc… Bref : ils regardent vraiment les compétitions.

© PCL

Et c’est probablement là le plus gros enjeu derrière cette plateforme. Car aujourd’hui, le grand défi de la compétition n’est plus forcément d’attirer du monde ponctuellement. Les J.O ont déjà permis ça. Le vrai défi, c’est de créer une communauté qui suit la saison entière, qui regarde aussi les demi-finales, qui connaît les grimpeurs hors podium, qui s’intéresse aux circuits continentaux, qui attend les étapes de Coupe du Monde comme on attend une journée de Ligue des Champions.

Et cette Fantasy Climbing League pourrait participer à ça, en transformant le spectateur passif en supporter actif.

Une dimension où la performance devient aussi un produit de divertissement.

Au fond, cette Fantasy Climbing League symbolise parfaitement le moment que traverse actuellement l’escalade. Un sport historiquement construit autour de la pratique, de l’expérience personnelle et du rapport au mouvement… qui découvre progressivement les logiques modernes du spectacle sportif.

© PCL

Et ce n’est ni totalement positif, ni totalement négatif. Parce qu’en parallèle, voir davantage de gens suivre les compétitions, connaître les athlètes et vibrer devant une finale de Coupe du Monde reste aussi une formidable vitrine pour notre sport.

La vraie question est peut-être ailleurs : jusqu’où l’escalade a-t-elle envie d’aller dans cette transformation ?

Car plus la discipline grandit, plus elle devra apprendre à gérer ce paradoxe : rester fidèle à sa culture… tout en devenant un produit médiatique mondial.


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William Bosi trouve une nouvelle méthode dans “Silence” 9c… Et se rapproche encore !

12 Mai

Huit mois après avoir quitté Flatanger avec des progrès déjà impressionnants dans “Silence”, William Bosi est de retour en Norvège ! Et visiblement, le Britannique n’a pas perdu de temps : il semble plus proche que jamais de résoudre l’un des plus célèbre puzzle de l’escalade !

Après seulement quelques séances depuis son arrivée, Bosi vient d’annoncer une véritable percée dans le crux de “Silence” :

J’ai trouvé une nouvelle méthode dans le crux, qui me permet d’éviter ce qui était la partie la plus difficile pour moi !!! 🔥

J’ai ensuite réalisé une nouvelle liaison (visible dans la vidéo) et je ne suis maintenant plus qu’à 4 mouvements d’enchaîner le crux principal 👀

William Bosi

Autrement dit : il vient de trouver une nouvelle séquence dans le crux qui lui permet désormais d’éviter ce qu’il considérait jusque-là comme la section la plus difficile de toute la voie ! Et surtout, il explique n’être maintenant plus qu’à… quatre mouvements de réussir l’enchaînement du principal crux de “Silence”… Oui, quatre mouvements !

Quand on connaît le niveau complètement délirant de cette section, difficile de ne pas mesurer à quel point cette progression est énorme. Car “Silence” n’est pas une voie comme les autres…

 

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Libérée en 2017 par Adam Ondra après plusieurs années de travail obsessionnel, “Silence” avait marqué un tournant dans l’Histoire de l’escalade en devenant le tout premier 9c proposé. Une voie futuriste de 45 mètres, composée de repos improbables, de mouvements inédits, de coincements de pied au-dessus de la tête et d’un énorme crux estimé autour du 8C bloc à lui seul.

Je n’ai jamais grimpé quelque chose d’aussi atypique jusqu’à présent. Cette voie est vraiment hors normes !

William Bosi

À l’époque, Ondra expliquait avoir dû transformer complètement sa préparation physique pour espérer survivre aux contraintes biomécaniques de la ligne : travail spécifique de la mobilité de ses genoux et mollets, visualisation mentale poussée, entraînement des positions au sol… Le Tchèque décrivait même la voie comme “le projet de sa vie”.

Et presque neuf ans plus tard, personne n’a encore réussi à la répéter.

© Ozzy Chagatai

Pourtant, plusieurs des meilleurs grimpeurs de la planète s’y sont pourtant cassé les dents : Stefano Ghisolfi, Seb Bouin, Jakob Schubert ou encore Pete Whittaker ont tous tenté de décoder cette ligne hors norme. Mais jusqu’ici, aucun n’a réussi à assembler toutes les pièces du puzzle.

C’est justement ce qui rend la progression de Will Bosi aussi fascinante.

Car depuis son retour à Flatanger, tout semble s’accélérer très vite. Il y a seulement quelques jours, le Britannique expliquait déjà avoir franchi un nouveau cap dans le crux après deux sessions, en réussissant le célèbre retournement et le fameux foot coincement de pied dans la fissure. Et désormais, voilà qu’il annonce avoir trouvé une nouvelle méthode capable de changer complètement son approche du passage !

 

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Quand on connaît le niveau de William Bosi, difficile de ne pas commencer à imaginer quelque chose de très sérieux. Premier répétiteur de “Burden of Dreams” 9A bloc, auteur de cinq blocs dans le neuvième degré, répétiteur d’“Excalibur” 9b+… le Britannique possède probablement l’un des profils les plus adaptés au monde pour une voie comme “Silence”, mélange improbable de puissance extrême, de mobilité, de précision et de force.

Lors de son premier séjour à Flatanger, en septembre dernier, le Britannique avait déjà impressionné tout le monde en parvenant à décrypter rapidement l’intégralité des mouvements du crux et à commencer les premières liaisons après seulement quelques séances. Avant de repartir, il expliquait déjà être impatient de revenir après l’hiver pour poursuivre le projet.

Cette fois, Will Bosi semble parti pour s’installer plusieurs semaines à Flatanger afin de consacrer une vraie grosse période de travail à “Silence”. Et au vu de ses premières sensations dans la voie, difficile de ne pas penser qu’il pourrait bien être le grimpeur le plus proche d’une répétition depuis Adam Ondra lui-même.

© Coll. Bosi

Évidemment, avec “Silence”, tout peut aller très vite… comme tout peut rester bloqué pendant des mois. C’est aussi ce qui rend cette voie si fascinante : même les meilleurs grimpeurs du monde semblent y découvrir une forme de difficulté totalement différente. Mais une chose est sûre : voir William Bosi revenir motivé à Flatanger et signer de nouveaux progrès après seulement deux sessions suffit déjà à faire monter l’excitation !

Et quelque chose nous dit qu’on risque d’avoir encore quelques grosses mises à jour dans les semaines à venir…


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Wujiang : Janja Garnbret bousculée, Sam Avezou confirme et Victor Guillermin crée la sensation !

09 Mai

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Wujiang viennent tout juste de s’achever… et elles ont déjà offert un énorme spectacle ! Entre la démonstration impressionnante de Satone Yoshida, le gros run de Sam Avezou, la qualification historique de Victor Guillermin pour sa première finale en Coupe du Monde et les premières difficultés de Janja Garnbret face à une concurrence déjà affûtée, cette matinée chinoise a clairement donné le ton de la saison !

Ce samedi matin en Chine, les demi-finales de la Coupe du Monde de Wujiang ont offert un scénario particulièrement intense. Des voies exigeantes, très physiques, où chaque mouvement semblait coûter énormément d’énergie. Résultat : des écarts infimes, des chutes regroupées au même endroit… et quelques belles performances qui ont immédiatement marqué les esprits.

Côté français, la journée est une vraie réussite chez les hommes : Sam Avezou et Victor Guillermin décrochent leur place en finale ! Une première en Coupe du Monde pour le jeune Victor, auteur d’un énorme run qui a longtemps fait vibrer le clan français.


Satone Yoshida au-dessus du lot, Sam Avezou et Victor Guillermin en finale !

Chez les hommes, la demi-finale a rapidement montré son visage : une voie dure, très résistante, avec une section très physique à la sortie du dévers, où il fallait faire parler la puissance sur des plats peu généreux. Et c’est précisément là que quasiment toute la demi-finale s’est jouée.

Victor Guillermin négocie parfaitement le gros dévers et parvient à atteindre la prise 38 avant de se faire piéger. Un énorme passage qui lui permet alors de monter provisoirement au sommet du classement. Une performance d’autant plus impressionnante qu’il ne dispute que sa septième Coupe du Monde senior. Jusqu’ici, sa meilleure performance sur le circuit était une 19e place, à Bali en 2025.

Sam Avezou fera encore mieux quelques minutes plus tard. Le capitaine de l’équipe de France arrache un mouvement supplémentaire et chute à 39+, ce qui lui permet de terminer troisième de la demi-finale et de décrocher son ticket pour la finale, devant Victor, qui termine finalement cinquième.

© World Climbing

Ce que l’on retiendra surtout de cette demi-finale, c’est l’énorme démonstration de Satone Yoshida.

Dernier grimpeur à s’élancer, le Japonais arrive dans la fameuse section où toute la demi-finale s’est jusque-là cassé les dents. Il n’y a que voir le tableau des scores : onze grimpeurs se tiennent dans un mouchoir de poche de seulement trois prises d’écart ! On s’attend alors à voir Yoshida tomber au même endroit que les autres. Sauf que non.

Le Japonais traverse littéralement la section avec une facilité presque absurde, se permettant de délayer dans la section la plus difficile de la voie. Là où tout le monde explosait, lui paraît encore totalement frais ! Il continue d’enchaîner les mouvements avec fluidité avant d’aller chercher le top avec une facilité déconcertante.

© World Climbing

Ce n’est pas vraiment une surprise pour ceux qui suivent attentivement le circuit : l’an dernier, Satone Yoshida avait déjà atteint toutes les finales des Coupes du Monde auxquelles il avait participé. Vu son niveau affiché aujourd’hui, il apparaît clairement comme l’un des énormes favoris pour la finale de ce soir.

Nos autres tricolores ont également montré de belles choses. Younès Aubert Masmoudi termine 14e, Max Bertone 15e et Pierre Marzullo 17e. Une légère frustration tout de même pour Max, auteur d’une chute un peu prématurée après une zipette du pied alors qu’il semblait encore solide physiquement dans la voie.

© World Climbing

Les résultats complets hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Satone YoshidaTOP
2ESP Alberto Ginés López39+
3FRA Sam Avezou39+
4ITA Filip Schenk39+
5FRA Victor Guillermin38
6KOR Dohyun Lee37+
7JPN Sorato Anraku37+
8JPN Neo Suzuki36+
9INA Putra Tri Ramadani36+
10SLO Luka Potocar36+
11JPN Shion Omata36+
12JPN Ao Yurikusa36+
13KOR Hyunseung Noh35+
14FRA Younès Aubert Masmoudi33+
15FRA Max Bertone33+
16JPN Zento Murashita33+
17FRA Pierre Marzullo31+
18CZE Jan Stipek31
19THA Auswin Aueareechit28+
20SUI Sascha Lehmann26+
21CHN Junzhe Hu26+
22CZE Martin Stranik26+
23KOR Kibeom Kwon26
24ITA Giovanni Placci14+
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Annie Sanders domine, Janja Garnbret légèrement en retrait

Chez les femmes, une seule Française était engagée dans cette demi-finale : Zélia Avezou. Une semaine après sa magnifique victoire en Coupe du Monde de bloc à Keqiao, la Française espérait poursuivre sa dynamique en difficulté. Mais cette fois, cela ne passera pas. Zélia chute à 34+ et termine 11e, à quelques mouvements seulement d’une place en finale.

Devant, la bataille a été particulièrement dense pour rentrer dans le top 8. Preuve en est : Janja Garnbret ne termine même pas en tête ! La Slovène, qu’on a si peu l’habitude de voir bousculée, prend cette fois la quatrième place après une erreur de lucidité dans le haut de la voie. Rien de dramatique évidemment, mais un fait suffisamment rare pour être souligné.

© World Climbing

Pendant ce temps, les autres grimpeuses se sont arrachées pour aller chercher leur ticket en finale. À l’image de Satine Yoshida chez les hommes, la grande performance du jour revient à Annie Sanders chez les femmes.

L’Américaine est tout simplement la seule grimpeuse à topper la voie de demi-finale. Un run extrêmement propre, maîtrisé du début à la fin, dans la continuité de ce qu’elle avait déjà montré la saison dernière.

© World Climbing

Derrière elle, la Coréenne Chaehyun Seo et l’Italienne Laura Rogora chutent toutes les deux dans le dernier mouvement de la voie.

Notons également la très forte densité slovène chez les femmes : trois grimpeuses slovènes seront présentes en finale avec Janja Garnbret : Lucija Tarkus et Rosa Rekar.

Les résultats complets femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie SandersTOP
2KOR Chaehyun Seo40+
3ITA Laura Rogora40+
4SLO Janja Garnbret38+
5GBR Erin Mcneice38+
6SLO Lucija Tarkus38+
7SLO Rosa Rekar36
8AUS Oceania Mackenzie35+
9USA Ella Fisher35
10JPN Ryu Nakagawa35
11FRA Zélia Avezou34+
12AUT Jessica Pilz33+
13AIN Viktoriia Meshkova33+
14JPN Mia Aoyagi33+
15JPN Yuno Harigae33
16KOR Ja In Kim32+
17SLO Lucka Rakovec32+
18CZE Michaela Smetanova32+
19SLO Mia Krampl32+
20AUT Mattea Pötzi31+
21JPN Natsumi Oda31+
22BRA Anja Köhler29+
23CZE Arina Jurcenko26
24KOR Chaeyeong Kim20+
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Au vu du niveau affiché ce matin, les finales de ce soir promettent déjà un énorme spectacle !

Entre un Satone Yoshida qui semble marcher sur l’eau, Sam Avezou en grande forme, Victor Guillermin qui disputera la première finale de sa carrière et une Janja Garnbret forcément revancharde après une demi-finale inhabituelle, tous les ingrédients sont réunis pour une finale particulièrement intense en Chine.

La suite du programme – Coupe du Monde de Wujiang 2026

⏱️ Wujiang (Chine) est en avance de +6h sur la France

Samedi 9 mai

  • Finale difficulté hommes
    19h00 – 20h00 (local) → 13h00 – 14h00 (France)
  • Finale difficulté femmes
    20h00 – 21h00 (local) → 14h00 – 15h00 (France)

Dimanche 10 mai

  • Qualifications vitesse femmes & hommes
    13h00 – 16h00 (local) → 07h00 – 10h00 (France)
  • Finale vitesse femmes & hommes
    20h00 – 21h00 (local) → 14h00 – 15h00 (France) 

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