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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Jakob Schubert va-t-il enchaîner le plus gros projet de Flatanger bientôt ?

16 Sep

Jakob Schubert travaille sans relâche “Project Big”, l’une des voies les plus dures du monde à Flatanger, qui attend toujours une première ascension. Désormais, l’Autrichien nous propose de suivre ses essais en live sur Youtube, pour le plus grand bonheur de sa communauté.

Jakob Schubert est de retour à Flatanger, en Norvège, pour tenter d’enchaîner “Project Big” une ligne monstrueuse imaginée par Adam Ondra. Jeudi, il a retransmis en live sur Youtube deux de ses tentatives d’enchaînement. En juillet 2020, Manu Cornu introduisait le live-streaming dans le monde de l’escalade, en enchaînant “La Force” 9a au Toit d’Orsay en direct sur Instagram. Puis, en mars dernier, Will Bosi a poussé le concept un peu plus loin, en transmettant en direct ses essais dans “Burden of Dreams” 9A en Finlande. Des milliers de téléspectateurs se connectaient quotidiennement pour voir s’il parviendrait à réaliser la deuxième ascension du bloc considéré comme le plus difficile au monde.

C’est maintenant au tour de l’Autrichien Jakob Schubert de faire vibrer sa communauté, en projetant en live ses essais dans “Project Big”. Cette ligne est considérée comme la “king line” de la grotte norvégienne. Il s’agit du dernier projet extrême qui n’a pas encore été libéré à Flatanger. Ondra a équipé « Project Big » au même moment où il a équipé « Silence » 9c, l’une des deux seules voies au monde dans cette cotation. Il décidait de laisser de côté « Project Big » sachant que la bataille dans cette voie serait plus longue que dans « Silence ». D’ailleurs, il est possible qu’elle soit aussi difficile, voire plus difficile, que « Silence ».

Trois des meilleurs grimpeurs du monde ont désormais « Project Big » sur leur liste de projets : Seb Bouin, Adam Ondra et Jakob Schubert.Ce dernier a passé du temps à travailler cette voie avec Ondra à la fin de l’année 2022, réalisant des progrès significatifs. Après une saison de compétition très réussie, où il a décroché le titre de Champion du Monde de difficulté et remporté son ticket pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, il est de retour à Flatanger, plus en forme que jamais !

La première retransmission en direct a eu lieu avant-hier midi, suivie d’une deuxième retransmission dans l’après-midi.

J’étais beaucoup plus nerveux que lors de mes essais précédents, parce que je voulais bien faire et je savais que j’étais regardé… J’ai réussi à faire le mouvement du crux mais j’étais trop fatigué pour aller plus loin… J’étais complètement pété ! Quand j’essaye ce pas de bloc intrinsèquement j’arrive à gainer, ce qui me permet de placer mon talon plus facilement… Ensuite, il ne reste plus que deux mouvements et la voie est terminée…

Jakob Schubert

Hier, l’Autrichien a remis un nouvel essai dans son projet. Pour la toute première fois, il a réussi à passer le crux de la voie, mais a ensuite zippé du pied, se faisant immédiatement rattraper par la gravité. On peut le dire : Jakob Schubert est plus proche que jamais de libérer “Project Big”. Il prévoit un nouvel essai ce dimanche à 13h00. Il sera à suivre en live sur sa chaîne Youtube.

L’essai #1 de Jakob Schubert dans “Project Big” 

L’essai #2 de Jakob Schubert dans “Project Big” 

L’essai #3 de Jakob Schubert dans “Project Big” 

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Un premier grimpeur Français qualifié pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 !

16 Sep

Les Qualifications Olympiques Européennes pour les Jeux Olympiques qui se tenaient à Rome ont finalement offert à la Polonaise Aleksandra Miroslaw et au Français Bassa Mawem un billet pour Paris 2024, après qu’ils aient tous deux remporté la compétition.

Hier soir, la magie Mawem a encore frappé. Micka, le cadet de la fratrie, avait usé de ses pouvoirs à Berne, le 12 août dernier, pour décrocher le titre de Champion du Monde. Hier soir, c’est Bassa, son ainé, qui a fait parler la poudre en s’imposant sur les Qualifications Olympiques Européennes, remportant son ticket pour les Paris 2024.

J’ai toujours voulu terminer ma carrière sur le plus bel événement du monde, les Jeux Olympiques. Je vais maintenant pouvoir le faire.

Bassa Mawem

En se rendant à Rome, l’enjeu était de taille. Contrairement aux Championnats du Monde de Berne où les trois médaillés décrochaient leur place pour Paris, seul le gagnant de ce tournoi européen allait remporter son billet pour les Jeux. Une place seulement pour des dizaines de compétiteurs, les meilleurs du continent, qui ne rêvaient que de ça !

L’enjeu était encore plus fort pour Bassa, qui, a 38 ans, était le doyen de la compétition. Et le challenge encore plus grand quand on se rappelle qu’à Tokyo, il se rompait totalement le tendon inférieur du biceps.

Ça a été très dur d’achever ma compétition à Tokyo sur une blessure. Maintenant, je vais tout faire pour arriver à mon meilleur niveau l’année prochaine, à Paris.

Bassa Mawem

Alors qu’il pointe à la 19ème place du classement mondial 2023, on ne s’attendait pas à voir Bassa sur la plus haute marche du podium hier soir à Rome. Mais comme son petit frère à Berne, la magie Mawem a opéré. Celle qui les rend indestructibles au moment venu. Et hier soir, le moment était venu pour Bassa d’aller chercher sa qualification pour Paris 2024.

Course après course notre Français a amélioré ses chronos, profitant d’un faux départ en quart de finale de son adversaire pour passer directement en demi-finale. Là, il a mis les bouchés double et a égalé son record personnel, remportant son duel contre l’Ukrainien Hryhorii Ilchyshyn (5,30 secondes contre 5,39 secondes pour son rival).

La finale l’opposait à l’expérimenté grimpeur polonais Marcin Dzienski. La tension était à son comble. Les deux compétiteurs le savaient : ils étaient deux, pour une seule place aux Jeux Olympiques. Et c’est sur le mur qu’ils allaient en découdre ! Le bip de départ retentit et les deux grimpeurs s’élancent à toute vitesse sur le mur. Wow, ils sont côte à côte, il est quasiment impossible de voir qui mène la danse. Sur la fin du tracé, Bassa semble avoir un peu d’avance… 6 centièmes de seconde pour être exact. Car Bassa frappera le buzzer en 5,28 secondes (améliorant son record personnel), tandis que Marcin Dzienski affichera un temps de 5,34 secondes.

© IFSC

Il l’a fait ! Alors que l’enrouleur redescend Bassa, il s’accroche sur le mur pour savourer sa victoire, hurlant de joie face au public. Pour la deuxième fois de sa carrière, Bassa Mawem va disputer les Jeux Olympiques !

© IFSC

Chez les femmes, Aleksandra Miroslaw était la grande favorite. Dès les qualifications, la grimpeuse polonaise donnait le ton en battant son propre record du monde (pour la cinquième fois consécutive) avec un nouveau chrono de 6,24 secondes. En finale, elle a brillamment géré la pression, grimpant plus vite duel après duel pour finalement remporter l’or.

C’était simplement magique ! Dans le monde, on dit que tous les chemins mènent à Rome, et mon chemin vers Paris commence à Rome ! Je suis vraiment heureuse d’être ici, de participer à cet événement. Cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié une compétition à ce point. J’ai enfin trouvé un bon état d’esprit, je suis vraiment fière de moi. Je suis épuisée émotionnellement et physiquement, mais cela en valait la peine.

Aleksandra Miroslaw

© IFSC

La grimpeuse de 29 ans a pris la tête d’un podium entièrement polonais, qui comprenait également Aleksandra Kalucka, médaillée d’argent, et sa sœur Natalia, médaillée de bronze.

Après avoir signé un n nouveau record de France lors des qualifications (6,71 secondes), la Française Capucine Viglione a perdu la course à la médaille de bronze, terminant en quatrième position.

© IFSC

Les résultats de la finales hommes

Les résultats de la finales femmes

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Vidéo : Seb Bouin dans “Project Big” à Flatanger

13 Sep

Seb Bouin travaille actuellement “Project Big”, le projet monstrueux d’Adam Ondra à Flatanger. Une nouvelle vidéo montrant le falaisiste français à l’assaut de cette voie vient de sortir. 

Lors d’un récent voyage dans la grotte Hanshelleren de Flatanger, en Norvège, Seb Bouin a commencé à travailler les mouvements de “Project Big”, une énorme ligne surplombante à travers la grotte, imaginée par Adam Ondra. C’est la ligne emblématique de la grotte et le dernier projet difficile qui n’a pas encore fait l’objet d’une première ascension. Bouin vient de publier une vidéo dans laquelle on le voit travailler sur des sections de la voie.

Ondra a équipé “Project Big” au même moment où il a équipé “Silence” 9c, l’une des deux seules voies au monde dans cette cotation. Il décidait de laisser de côté “Project Big” sachant que la bataille dans cette voie serait plus longue que dans “Silence”. D’ailleurs, il est possible qu’elle soit aussi difficile, voire plus difficile, que “Silence”.

Connecter les derniers mouvements est incroyablement difficile ! C’est vraiment dur d’avoir les ressources physiques nécessaires après autant de mètres passés en dévers.

Seb Bouin

Trois des meilleurs grimpeurs du monde ont désormais “Project Big” sur leur liste de projets : Seb Bouin, Adam Ondra et Jakob Schubert. Bouin est un fan inconditionnel de la grotte de Flatanger. En 2019, il a répété “Move” d’Adam Ondra, 9b+. L’été dernier, il a réalisé la première ascension de “Nordic Marathon”, un 9b/+ de 130 mètres qui serpente à travers les parties les plus raides de la grotte.

La vidéo de Seb Bouin dans “Project Big”

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Koper 2023 : la revanche de Janja Garnbret, le doublé de Sorato Anraku !

10 Sep

L’avant-dernière Coupe du Monde de l’année 2023 a été riche en rebondissements et en action ! Janja Garnbret et Sorato Anraku ont triomphé et sont montés sur la plus haute marche du podium, remportant de nouveau l’or cette saison.

Un habitant l’affirme : même à l’autre bout de la côte slovène on entendait la foule acclamer Janja Garnbret au moment où elle a attrapé la dernière prise de la voie de finale, pour remporter sa 26ème médaille d’or en Coupe du Monde. Seule grimpeuse à le faire, Garnbret a pu clipper le relais, se retourner vers la foule et profiter d’une vague d’applaudissements pour célébrer sa victoire, qu’elle considère comme une sorte de “revanche”. Il faut dire que la Slovène voulait se venger, après avoir subi une rare défaite face à Ai Mori, championne du monde en titre de difficulté, il y a un an lors de cette même Coupe du Monde.

J’ai enfin pris ma revanche ici à Koper ! J’ai pris beaucoup de plaisir tout au long du week-end. Des qualifications à la finale en passant par les demi-finales, je crois n’avoir été jamais aussi détendue que lors de cette compétition. C’était dingue de grimper devant mon public, j’ai vraiment apprécié le soutien que j’ai reçu, je suis très heureuse d’avoir enfin décroché ma première médaille d’or à Koper !

Et je tiens vraiment à remercier tous les enfants pour leurs encouragements et leurs cris, cela m’a vraiment donné une motivation supplémentaire. J’espère qu’ils ont apprécié le spectacle et qu’ils s’entraîneront dur pour nous rejoindre un jour sur la scène de Koper.

Janja Garnbret

© IFSC

Pour couronner le tout, la Slovénie a placé deux grimpeuses sur le podium, Vita Lukan terminant troisième derrière Garnbret. La jeune slovène a décroché la médaille de bronze après avoir perdu son sac à magnésie aux deux tiers de son ascension, mais a gardé son sang-froid et atteint la prise 40+, réalisant la troisième meilleure performance de la soirée.

Alors que le chrono défilait, Ai Mori a accéléré jusqu’à atteindre la dernière partie de la voie. Mais elle s’est emmêlée dans les avant-dernières prises, terminant avec la marque de 44+ et décrochant la médaille d’argent.

© IFSC

La Sud-Coréenne Chaehyun Seo a manqué de peu le podium, atteignant la prise 38+. La Japonaise Natsuki Tanii a pris la cinquième place, chutant sur la prise 33+ et l’Italienne Laura Rogora la sixième, tombant également sur le même mouvement. La deuxième Japonaise de cette finale, Nonoha Kume, s’est classée septième, devant une autre Slovène, Mia Krampl, qui a terminé huitième.

Les résultats de la finale femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja GarnbretTOP
2JPN Ai Mori44+
3SLO Vita Lukan40+
4KOR Chaehyun Seo38+
5JPN Natsuki Tanii33+
6ITA Laura Rogora33+
7JPN Nonoha Kume31+
8SLO Mia Krampl11+

Chez les hommes, le Japonais Sorato Anraku a remporté sa deuxième médaille d’or consécutive en Coupe du Monde, après avoir déjà triomphé à Briançon il y a quelques semaines, où il avait remporté sa première victoire en difficulté. Tout comme Janja, le jeune japonais de 16 ans a été le seul finaliste à enchaîner la voie, remportant incontestablement cette compétition.

J’étais très nerveux avant de grimper, mais j’ai essayé de faire abstraction de tout cela et de me contenter de bien grimper. Après ma première médaille d’or gagnée à Briançon, je voulais continuer sur cette lancée et je me suis entraîné très dur. Je voulais m’imposer une nouvelle fois à Koper et j’ai réussi, donc je suis content !

Sorato Anraku

L’Américain Jesse Grupper est passé tout près de la victoire mais s’est contenté de la deuxième place, reléguant le champion olympique Alberto Gines Lopez à la troisième place.

© IFSC

En chutant sur la prise 21+, le Britannique Toby Roberts a pris la quatrième place. L’Allemand Alex Megos a également atteint la prise 21+, mais pour la cinquième place après décompte, son coéquipier Yannick Flohe étant sixième avec la prise 21. Notre Français Sam Avezou a terminé septième en atteignant la prise 20+ et le Slovène Luka Potocar huitième chutant deux prises plus bas.

© IFSC

Les résultats de la finale hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato AnrakuTOP
2USA Jesse Grupper42+
3ESP Alberto Ginés López23
4GBR Toby Roberts21+
5GER Alexander Megos21+
6GER Yannick Flohé21
7FRA Sam Avezou20+
8SLO Luka Potocar18+
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Sam Avezou en finale de la Coupe du Monde de Koper

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Sam Avezou en finale de la Coupe du Monde de Koper

09 Sep

L’avant-dernière manche de la Coupe du Monde 2023 de difficulté se déroule ce week-end à Koper, en Slovénie. Sam Avezou représentera la France en finale ce soir.

La petite ville portuaire de Koper, en Slovénie, accueille la première compétition internationale après les récents Championnats du Monde de Berne. Il s’agit de l’avant-dernière Coupe du Monde de la saison, avant le final à Wujiang, en Chine, à la fin du mois de septembre.

Hier se déroulaient les qualifications et les demi-finales. Six Français s’étaient qualifiés pour ce tour, qui se déroulait en nocturne. Chez les femmes, Manon Hily, Oriane Bertone et Hélène Janicot se font piéger au même endroit, sur un puissant mouvement physique à la sortie du dévers principal. Elles terminent respectivement 16ème, 17ème et 18ème de la compétition.

Chez les hommes, on perd prématurément Arsène Duval (20ème) et Nao Monchois (22ème) juste avant un passage en no-foot, qui fera des dégâts auprès des demi-finalistes : l’Italien Stefano Ghisolfi, le Belge Simon Lorenzi ou encore le Japonais Meichi Narasaki se font avoir dans cette section. En revanche, Sam Avezou tire son épingle du jeu et maîtrise ces mouvements avec force et précision. Il continue son chemin vers le haut mais se fait rattraper dans la dernière partie sur de gros plats à compresser. Il prend la 6ème place du classement et sera le seul représentant tricolore en finale ce soir.

Aux avant-postes, on retrouve sans surprise la championne olympique Janja Garnbret. À Koper, elle est l’une des plus grandes attractions de la compétition, et ses fans se bousculent pour tenter d’obtenir une photo avec leur idole. La Slovène n’a pas déçu en atteignant le point le plus haut dans la voie de demi-finale hier, de quoi prendre la première place du classement. En revanche, elle fait face à sa plus grande rivale, Ai Mori, qui lui a volé la couronne mondiale il y a quelques semaines à Berne. L’année dernière, la Japonaise avait réussi à détrôner la Slovène sur ses terres… Le duel semble une nouvelle fois lancé entre ces deux femmes, puisque Ai Mori atteindra la même prise que Janja dans la voie de demi-finale.

Chez les hommes, le Japonais Sorato Anraku a largement dominé la soirée, en mettant près d’une dizaine de mouvements dans la vue de ses plus proches concurrents. Il devance le Britannique Toby Roberts, l’Américain Jesse Grupper et les Allemands Yannick Flohé et Alex Megos.

Les résultats de la demi-finale hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku45
2GBR Toby Roberts37+
3USA Jesse Grupper32+
4GER Yannick Flohé31+
5GER Alexander Megos29+
6FRA Sam Avezou29+
7SLO Luka Potocar27
8ESP Alberto Ginés López25+
9JPN Yoshiyuki Ogata21+
10JPN Neo Suzuki21+
11JPN Masahiro Higuchi21
12SUI Sascha Lehmann20+
13JPN Taisei Homma20+
13JPN Satone Yoshida20+
15JPN Shion Omata20+
16SUI Jonas Utelli20
17JPN Meichi Narasaki19+
18BEL Simon Lorenzi19+
19ITA Stefano Ghisolfi19
20FRA Arsène Duval17+
21SLO Martin Bergant17+
22FRA Nao Monchois17
23ITA Marcello Bombardi16+
24AUT Stefan Scherz16+
25SLO Lovro Crep16+
26AUS Campbell Harrison16
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Les résultats de la demi-finale femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja Garnbret35+
2JPN Ai Mori35+
3KOR Chaehyun Seo34
4JPN Natsuki Tanii34
5SLO Vita Lukan33
6ITA Laura Rogora31+
7SLO Mia Krampl31+
8JPN Nonoha Kume31+
9JPN Futaba Ito31+
10SLO Sara Copar31+
11AUT Jessica Pilz30+
12JPN Ryu Nakagawa29+
13GBR Molly Thompson-smith29
14GER Hannah Meul29
15NED Lynn Van Der Meer28+
16FRA Manon Hily28+
17FRA Oriane Bertone28+
18FRA Hélène Janicot27+
19SLO Lucka Rakovec27
20KOR Jain Kim26+
21CHN Yuetong Zhang25
22SLO Lana Skusek25
23CZE Eliska Adamovska25
24AUT Mattea Pötzi24+
25SLO Rosa Rekar24+
26JPN Hana Koike23
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La suite du programme

Samedi 9 septembre

20h00 : Finale hommes
21h00 : Finale femmes

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Historique ! Katie Lamb repousse les limites de l’escalade féminine !

07 Sep

La grimpeuse américaine Katie Lamb est entrée dans l’Histoire en devenant la première femme à enchaîner un 8C+ bloc !

Sa discrétion contraste avec le caractère inédit de son exploit. À 25 ans, Katie Lamb s’est rétablie au sommet de “Box Therapy”,  8C+, devenant la première femme au monde à atteindre ce niveau en bloc.

Il faut deux heures de marche d’approche pour atteindre cet énorme rocher, qui culmine à 3169 mètres d’altitude sur l’une des nombreuses collines du Rocky Mountain National Park, aux USA. Il a été établi pour la première fois en 2018, par Daniel Woods, l’un des bloqueurs les plus expérimentés en matière de blocs extrêmes. Depuis, “Box Therapy” a été répété, et la cotation confirmée, par les Américains Drew Ruana et Sean Bailey.

Le fait que Katie Lamb ne soit que la quatrième personne à venir à bout des 18 mouvements de ce panneau déversant à 50 degrés est impressionnant. Le fait qu’elle ait sauté la cotation de 8C et ait été la première femme à réaliser un 8C+ est sensationnel. Pourtant, un peu plus tôt dans l’année, Katie donnait déjà le ton : elle enchaînait “Spectre”, son sixième 8B+, déclarant qu’il s’agissait du “mouvement le plus difficile” qu’elle ait jamais fait. Elle compte également dans son carnet de croix des références dans le 8B+, comme “Jade”, “New Baseline”, “The Penrose Step”, “Book Club” ou encore “Direct North”.

Partageant la nouvelle sur Instagram, Lamb a déclaré :

Une grande partie de mes progrès peut être attribuée au fait que je persévère toujours. Je sais jusqu’où je peux aller et je m’acharne jusqu’à ce que j’y arrive. C’est un atout, mais cela peut parfois rendre la pratique moins amusante. Récemment, j’ai ressenti moins d’excitation, mais plus de joie.

Les pièces du puzzle se sont assemblées dans “Box Therapy” et il a fallu rapidement faire taire mes doutes et débrancher le cerveau. C’est un état d’esprit qui se nourrit autant des journées passées dehors à se défouler que des journées passées seule en montagne. J’ai passé du temps en juillet à marcher jusqu’à cette prairie pour essayer de combler mon désir, et je suis assez contente d’y être arrivée.

Katie Lamb

Keenan Takahashi, qui compte plusieurs 8C à son carnet de croix, était avec Lamb le jour de son ascension. Il a ajouté :

Cette année, il était clair que tu avais progressé et que tu étais prête pour quelque chose de plus difficile. Après la première séance, je t’ai vue passer en mode machine, ce que je n’ai vu que chez une poignée de grimpeurs, les meilleurs au monde.

Je savais qu’avec ton mental, tu y arriverais rapidement… Tu l’as bien mérité, celui-là ! Merci pour les leçons et l’inspiration.

Keenan Takahashi

Au début de l’année, Shawn Raboutou déclarait que sa sœur, Brooke Raboutou, était passée non loin de l’enchaînement de “Box Therapy”.

En 2016, Ashima Shiraishi est devenue la première femme, et la plus jeune grimpeuse de l’Histoire, à enchaîner un 8C bloc en répétant “Horizon”. Deux ans plus tard, Kathrin Lehmann est devenue la deuxième grimpeuse à atteindre ce niveau réalisant “Kryptos”, suivie de Mishka Ishi avec “Byaku-dou” en 2019 et Oriane Bertone avec “Satan I Helvete assis” en 2020.

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Janja Garnbret et Adam Ondra remportent le Rock Master 2023 à Arco !

06 Sep

La traditionnelle épreuve des duels a été plus passionnante que jamais, les plus grands noms de l’escalade se disputant la médaille d’or.

Le week-end dernier se tenait le célèbre Rock Master, à Arco, en Italie. Ce prestigieux événement, connu pour être la plus ancienne compétition au monde, a lieu chaque année depuis 1987. Pour la 36ème année consécutive, les meilleurs grimpeurs internationaux se sont affrontés dans une ambiance conviviale, face un public conquit ! Au terme des finales, Adam Ondra a égalé les victoires de l’Espagnol Ramòn Julian Puigblanque, soit un nombre impressionnant de 7 trophées, tandis que Janja Garnbret s’est de nouveau imposée chez les femmes, comme elle l’avait déjà fait en 2016 et 2018.

Comme chaque année, les grimpeurs se sont disputé la victoire dans la traditionnelle compétition en duel. Ce format unique en son genre combine en une ascension difficulté et vitesse. Le principe ? Deux grimpeurs se défient sur des voies identiques et parallèles, en tentant d’atteindre le sommet aussi vite que possible. L’athlète qui grimpe le plus haut ou qui atteint le sommet le plus rapidement passe au tour suivant. Comparées aux classiques voies de vitesse que l’on trouve lors des Coupes du Monde, les voies de cette compétition sont beaucoup plus difficiles : cette année, il s’agissait d’un 8a pour les femmes et d’un 8b pour les hommes.

Huit femmes et huit hommes se sont affrontés tout au long de la soirée devant plus de quatre mille spectateurs. Chez les femmes, Janja Garnbret, Brooke Raboutou et Jessica Pilz semblaient être les favorites, toutes trois réalisant des temps fulgurants en quart de finale. En demi-finale, Raboutou et Pilz se sont affrontées et le duel a été serré. L’Américaine avait une solide avance jusqu’à ce qu’elle ait du mal à clipper une dégaine en entrant dans le toit. Après avoir finalement réussi à la clipper, elle s’est élancée dans la dernière section à toute allure et a finalement atteint le sommet avant Pilz. Garnbret a facilement passé le cap des demi-finales, ce qui a conduit à un affrontement entre Raboutou et elle en finale. Une fois encore, la course a été serrée jusqu’au bout. Brooke a failli égaler son père Didier, qui a remporté le Rock Master en 1989, et sa mère Robyn Erbesfield, qui l’a gagné en 1994, mais l’or a fini autour du cou de la seule et unique Janja Garnbret, qui est monté sur la première marche du podium pour la troisième fois.

Chez les hommes, Adam Ondra et Jakob Schubert ont écrasé leur concurrent en demi-finale, donnant le ton pour l’affrontement final. Leur duel a été très serré, mais c’est Ondra qui s’est imposé, grimpant dans le toit avec une fluidité déconcertante, de quoi s’assurer la victoire avec un temps époustouflant de 1 minute et 1 seconde.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Adam Ondra (@adam.ondra)

Cette année, le public était incroyable, il y avait tellement de monde. Lors de mon duel final contre mon adversaire et ami de toujours, Jakob Schubert, nous avons tous les deux réalisé un très bon run. Je n’ai pas fait beaucoup d’erreurs. Jakob en a fait quelques-unes et j’ai eu un peu plus de chance à la fin. Avec un temps d’une minute et une seconde, j’ai pu remporter la victoire, ce dont je suis très heureux. C’était une compétition passionnante et c’est vraiment spécial pour moi de grimper devant le public italien parce que je pense qu’ils m’aiment bien et je me sens vraiment bien ici, je passe beaucoup de temps dans les falaises voisines.

Adam Ondra

Les résultats de la finale femme

Les résultats de la finale homme

Le replay de la compétition

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Jimmy Webb se venge du highball qui lui avait cassé la cheville !

05 Sep

Jimmy Webb est venu à bout de “Swiss Air”, un highball coté 8C en Suisse, qui lui avait valu une violente blessure l’année dernière.

C’est une belle revanche pour Jimmy Webb ! En mars 2022, alors qu’il travaillait sur un highball en bord de rivière à Brione, en Suisse, il était victime d’une “malheureuse zipette” qui lui a “détruit” la cheville, l’éloignant de sa pratique de l’escalade pendant trois mois.

Un accident qui l’a forcé à réfléchir à sa relation avec la notion de l’engagement. “La patience est la clé quand on travaille ce genre de lignes”, explique Jimmy Webb à propos des highballs. “Je l’ai “forcée” de nombreuses fois dans ma pratique, ça a toujours fonctionné et je pense avoir eu beaucoup de chance à cet égard. Quand je suis arrivé dans le crux final, j’avais les mains froides et moites et j’ai eu ce moment dans ma tête où je me suis dit “ce n’est pas bien, tu devrais t’arrêter là”. Mais au même moment, j’avais cette autre voix qui me disait “mais non, vas-y, tu peux le faire”. C’est alors que tout a basculé. Je m’en souviendrai toujours”.

Alors, en retournant en Suisse au printemps dernier, l’objectif principal de Jimmy était clair : prendre sa revanche sur cette ligne qui lui avait brisé la cheville l’année précédente. Cette fois, il a décidé de ne pas répéter la même erreur. “Ce que j’ai appris de cette blessure, c’est que la patience est la clé. Chaque année, les grimpeurs deviennent plus forts, pas seulement physiquement, mentalement aussi. On devient meilleur et plus intelligent. Les gains mentaux sont tout aussi importants que les gains physiques… nous devons simplement apprendre à écouter.”

Jimmy Webb a dû se battre mentalement pour retourner dans ce bloc, qui lui avait causé sa blessure. Mais il a finalement réussi à vaincre ce magnifique highball, répondant au nom de “Swiss Air” et valant 8C. “Cette hésitation que l’on ressent en essayant d’achever un projet qui nous a privé d’escalade pendant un long moment est difficile”, a-t-il déclaré. “Il y a toujours cette petite boule dans votre estomac et cette petite voix qui vous dit que vous pourriez vous blesser à nouveau. Dans ce genre de situation, j’essaie de prendre du recul et d’accepter tout ça. 

Alors, au moment de s’élancer dans le bloc, Jimmy a fait le vide dans sa tête, pour se concentrer uniquement sur son escalade. “Toutes les pensées négatives m’ont quitté. C’était une journée parfaite, juste Roman et moi, sans aucun bruit à l’exception de la rivière qui crachait juste en dessous de moi. J’ai grimpé la ligne comme je l’avais rêvé et j’ai terminé en me sentant soulagé d’un poids énorme. C’était vraiment important pour moi de vaincre ce bloc…”

La chaîne Mellow a récemment publié une vidéo sur les ascensions de Jimmy Webb au Tessin, en Suisse, ce printemps. Dans ce film on voit Webb répéter “Fight Club” le 8B+ ouvert par Shawn Raboutou, “Momentum” 8B+ de Nalle Hukkataival et “Ninjitsu” 8B+ de Marco Müller. Il illustre également les trois premières ascensions réalisées par Webb : “Nascondino” un bloc pour lequel l’Américain n’a pas attribué de cotation, “The New Abnormal” 8B+/C, et le fameux highball “Swiss Air” 8C.

Voici la vidéo :

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Flatanger : Stefano Ghisolfi enchaîne une nouvelle voie dure !

03 Sep

Stefano Ghisolfi a enchaîné une voie atypique dans la grotte de Flatanger. On pourrait qualifier “Kangaroo’s Limb” de voie presque mystérieuse, tant peu de grimpeurs osent s’y frotter. Seuls Adam Ondra en 2013 et Jakob Schubert en 2016 ont réussi à en venir à bout. 

Alors que l’Italien continue de progresser dans “Silence” 9c, il est allé essayer une autre voie de la grotte de Flatanger, qui attisait sa curiosité depuis quelque temps. Pourquoi ? Car elle n’avait été jusque-là enchaînée que par deux grimpeurs : Adam Ondra, qui en signait la première ascension il y a dix ans et Jakob Schubert, trois ans plus tard.

“Kangaroo’s Limb” 9a+ est radicalement différente de la plupart des voies de Flatanger, où l’endurance est un facteur clé. Il faut dire que cette voie est l’une des plus courtes de la grotte. Très intense et explosive, elle comporte six pas de blocs consécutifs.

Au total, je l’ai travaillée pendant huit jours, mais parfois, je ne mettais qu’un ou deux essais, déjà fatigué d’avoir travaillé “Silence”. Finalement, quand je me suis senti prêt à l’enchaîner, je me suis concentré et je l’ai réussi le lendemain.

Stefano Ghisolfi

Il s’agit du 18ème 9a+ que l’Italien enchaîne. Au total, il compte maintenant plus d’une trentaine de voies réussies entre le 9a+ et le 9b+.

© Sara Grippo

Pour l’heure, Stefano reste concentré sur “Silence”. Il s’est déjà rendu deux fois à Flatanger cet été et a bien progressé dans le 9c, même s’il a récemment admis qu’il n’était pas facile de rester motivé par un projet d’une telle ampleur.

Je m’améliore lentement dans le crux… Mais connecter toute la section ensemble me semble encore lointain. C’est difficile. Pas seulement ce crux, ni même la voie, mais tout le processus. Faire la marche d’approche tous les jours jusqu’à la grotte, remonter sur corde pour essayer les dix mêmes mouvements, attendre que les prises sèchent, tomber et tomber, encore et encore, douter et douter, encore et encore…

Projeter quelque chose à ma limite, ou peut-être au-dessus, est dévastateur, cela me pompe toute mon énergie. Parfois, j’ai envie d’abandonner et de grimper des voies plus faciles (ou simplement de nager dans la mer), mais ensuite je me souviens que c’est ce que j’aime, malgré tout.

Stefano Ghisolfi

Maintenant, l’Italien prévoit de rentrer chez lui, pour participer au Rockmaster à Arco et à la Coupe du Monde à Koper en Slovénie. Puis, il compte déjà retourner à Flatanger une fois ces compétitions terminées, pour se confronter à “Silence” de nouveau.

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Exploit ! Laura Rogora réalise son premier 8c à vue !

01 Sep

La grimpeuse italienne Laura Rogora a enchaîné son premier 8c à vue, “Ajo crudo” à Cicera en Espagne. Elle est seulement la troisième femme au monde à réussir cet exploit, après Janja Garnbret et Chaehyun Seo.

La semaine dernière, Laura Rogora est entrée dans l’Histoire en devenant la troisième femme au monde à enchaîner un 8c à vue. La jeune grimpeuse de 22 ans, finaliste des Championnats du Monde à Berne, a réussi à clipper le relais de “Ajo crudo”, une voie de 35 mètres à Cicera, en Espagne. L’Italienne s’est rendue en Cantabrie dans le cadre d’un rassemblement avec l’équipe d’athlètes d’Edelrid et, en à peine trois jours de grimpe, elle a non seulement réalisé son premier 8c à vue, mais aussi “Los Lunnis” 8b+ à vue également.

Je n’avais pas fait de falaise depuis longtemps et les dégaines n’étaient même pas mises dans la voie. Pour être honnête, je ne m’attendais pas du tout à l’enchaîner à vue, j’y allais simplement pour voir les mouvements. Je ne m’étais pas bien échauffée !

Mais en grimpant les premiers mètres, je me suis sentie bien et j’ai vu que les quatre dernières dégaines étaient déjà en place, donc je n’aurais besoin que de celles que j’avais, alors je me suis dit que ça ne me coûterait rien d’essayer sérieusement. Mouv après mouv, j’ai commencé à y croire de plus en plus. C’est peut-être le fait de partir dans la voie sans aucune attente qui m’a permis d’arriver jusqu’au relais.

La voie était tout à fait dans mon style : longue, mais avec des repos entre les pas de blocs, qui me permettaient de récupérer de mes erreurs. Difficile de me prononcer sur la cotation, je l’ai faite en mettant les dégaines et ça fait un long moment que je n’avais pas grimpé dehors. Je fais donc confiance aux anciens et futurs répétiteurs !

Laura Rogora

La première femme à avoir passé la barre du 8c à vue a été Janja Garnbret, en novembre 2021. Elle avait enchaîné “Fish Eye” à Oliana en Espagne du premier coup. Afin de prouver que ce n’était pas de la chance, elle avait réussi à enchaîner quelques jours plus tard un deuxième 8c à vue avec “American Hustle”. Un an après, c’est la Sud-Coréenne Chaehyun Seo qui devenait la deuxième grimpeuse à atteindre cette cotation à vue, avec “The Antagonist” à Montsant en Espagne.

Rogora est depuis longtemps l’une des meilleures falaisistes au monde. Elle a enchaîné son premier 8c à l’âge de 13 ans, un an avant de faire son entrée dans le neuvième degré. Aujourd’hui, elle compte plus d’une vingtaine de voies entre le 8c+ et le 9b. En 2021, elle a répété “Erobor” 9b et a réalisé la deuxième ascension de “Pure Dreaming Plus” 9a+.

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Un nouveau 9a+/b pour Seb Bouin au terme d’une méthode… originale !

31 Août

Seb Bouin a libéré une nouvelle voie sur la falaise de Saint Auban, en France, et la nommée “Jamming Destruction”. Le falaisiste français a utilisé une méthode quelque peu originale pour enchaîner cette ligne, pour laquelle il propose la cotation de 9a+/b.

Après avoir réalisé le flash le plus dur de sa carrière (“Baise Moi” 8c+ sur la falaise de Saint Auban), Seb a cherché un nouveau défi, dans le même secteur. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu dans “Destruction”. Cette voie, qui n’aura demandé que trois petits essais à notre Français, s’est avéré être à peu près aussi dur que “Baise Moi”. Avec une petite surprise cependant ! L’œil aiguisé de Seb a remarqué un possible départ direct, qui avait l’air bien plus dur ! Ni une ni deux, il équipe ce nouveau projet et se met au travail.

“Ça ressemble un peu au bloc “The Big Island” à Fontainebleau. Au début, je pensais que ce nouveau départ serait trop, mais après quelques essais, j’ai trouvé une méthode de folie !“, s’extasie Seb. Accrochez-vous, ce dernier nous promet de belles surprises dans la vidéo de cette ascension, qui sortira prochainement sur sa chaîne Youtube.

Mais ce n’est pas tout… Cette longueur présente une particularité : au milieu du crux, il y a un coincement de main qui est, d’après Seb, quasiment impossible à réaliser sans l’aide d’un gant de fissure. Mais le gant, même s’il ne couvre que le dos de la main, est inconfortable pour grimper le reste de la voie, qui est composé de nombreux plats. “Je ne voulais pas porter de gant pour la première partie. Mais le problème, c’est que j’en avais besoin pour réaliser le coincement de main dans le crux”, explique Seb. Ce dernier trouvera alors une solution : “J’ai trouvé un coincement de genou juste avant le crux, donc j’ai pu enfiler le gant de fissure à ce moment là. Puis, j’ai aussi déniché un autre coincement de genou juste après le coincement de main, où j’ai pu enlever le gant de fissure. J’avoue que ça demande un peu de logistique”, confie-t-il.

© Clarisse Bompard

Le mélange de ce départ direct, ajouté à cette série de particularités, fait monter la cotation. Seb précise que la première partie devrait se situer autour de 8c+/9a et qu’il reste à grimper une deuxième partie qui vaut 8c+. “À mon avis, la somme de tout cela doit valoir 9a+/b”, conclut-il.


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Seb Bouin réalise le flash le plus dur de sa carrière !

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Vadim Timonov revient sur l’histoire de “Backflip sit”, son premier 8C+/9A

26 Août

Le Russe a réalisé la première ascension de “Blackflip sit” en mai dernier et a proposé la cotation de 8C+/9A, avouant ne pas oser affirmer clairement le 9A. Si la difficulté de ce bloc est confirmée, il s’agira de l’un des blocs les plus durs au monde.

Vadim Timonov a réalisé la première ascension de “Blackflip sit”, à Djan-tugan, une zone de bloc au pied du Mont Elbrus en Russie, en mai dernier. Le Russe avait alors proposé la cotation de 8C+/9A, tout en déclarant : “la cotation que je propose pour « Backflip sit » est basée sur ma propre expérience, en tenant compte des blocs que j’ai réalisés et essayés dans le monde entier. J’ai mis un slash par peur de lui attribuer la note de 9A, mais je pense que le bloc pourrait mériter cette cotation”.

Son expérience en matière de blocs extrêmes est particulièrement dense. Vadim compte plusieurs 8C confirmés à son actif, comme « The Finnish Line », « Spray of Light » et « Petrichor ». Il est aussi connu pour ses ascensions éclair, comptant plusieurs 8B flash à son actif. Enfin, il a également essayé « Burden of Dreams », le 9A de Nalle Hukkataival, récemment confirmé par Will Bosi, et espère s’envoler prochainement pour la Finlande de nouveau, afin de terminer son travail.

Concernant “Backflip sit”, il déclare : “c’est sûrement l’une des plus grandes réussites de ma carrière de grimpeur. Je me suis rendu trois fois à Djan-tugan avec ce projet comme principal objectif. J’ai passé de nombreuses séances à tenter de trouver les bons placements, et de nombreux jours à relier les mouvements entre eux, pour enfin finir par l’enchaîner”.

Voici la vidéo de son ascension :

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Comment Jakob Schubert est-il venu à bout d’Es Pontas, la ligne de deep-water la plus dure de Majorque ?

25 Août

La victoire tonitruante de Jakob Schubert à Berne a quelque peu retardé la mise en ligne de la deuxième partie du documentaire sur ses ascensions en deep-water à Majorque. Mais les images impressionnantes de son enchaînement d’Es Pontas valent plus que jamais la peine d’être vues. Ne quittez pas votre écran aujourd’hui avant d’avoir vu cette vidéo… En ces temps de canicule, refroidissement garanti !

En octobre 2021, Jakob Schubert a répété “Es Pontas” à Majorque, connue pour être l’une des voies de deep water les plus impressionnantes au monde. Libérée en 2006 par Chris Sharma, cette ligne marquée par un énorme jeté n’a été répétée que par le Slovène Jernej Kruder (2016) et l’Allemand Jan Hojer (2018) avant Schubert.

Pour l’Autrichien, il s’agissait de la cerise sur le gâteau ! Lors de son voyage sur l’île de Majorque, il a également pu répéter “Alasha” qui a d’ailleurs fait l’objet du premier épisode de ce mini-documentaire.

La cotation d’Es Pontas a toujours oscillé entre le 9a et 9b. Sharma ne s’est pas prononcé précisément quant à la difficulté de cette voie, et Kruder et Hojer ne se sont pas mouillés non plus. D’après Jakob, elle vaudrait 9a.

Outre “Es Pontas”, dans ce deuxième épisode du mini-documentaire consacré à Schubert, on peut le voir enchaîner “Hupolup Kempf” 8a+ et “La Hostia” 8a+, deux autres lignes classiques de psicobloc sur l’île des Baléares.

La vidéo de Jakob Schubert dans “Es Pontas” :


Voir aussi

Psicobloc : Jakob Schubert réalise la première répétition d’Alasha

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“Silence” vs “Burden of Dreams” : lequel est le plus dur ?!

23 Août

Stefano Ghisolfi travaille actuellement deux des ascensions les plus difficiles du monde : “Silence” le premier 9c au monde et “Burden of Dreams”, le premier 9A bloc au monde. Dans sa dernière vidéo, il décompose ses deux lignes et explique laquelle des deux est la plus difficile pour lui.

L’Italien Stefano Ghisolfi projette actuellement “Silence” et “Burden of Dreams”, sans doute la voie et le bloc le plus difficile au monde. “Silence” 9c est une ligne située en Norvège et attend toujours une première répétition, tandis que “Burden of Dreams” 9A bloc a déjà été répété une fois par William Bosi.

Bien que très différentes, Stefano Ghisolfi s’est amusé à comparer ses deux lignes. Il est le seul à pouvoir le faire car lui seul est allé poser ses doigts dans ces deux passages.

“Bien qu’il s’agisse de deux choses complètement différentes, j’ai essayé de les comparer”, a déclaré Ghisolfi. “En mai, j’ai essayé les deux (sans succès) et j’ai trouvé quelques similitudes mais aussi beaucoup de différences”.

“Silence” a été grimpée pour la première fois par Adam Ondra en 2017 et “Burden of Dreams” a été enchaînée pour la première fois par Nalle Hukkataival un an plus tôt.

Alors pour Ghisolfi, laquelle est la plus dure ? Réponse ci-dessous !

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Un nouveau 8C bloc pour la machine Aidan Roberts

18 Août

Aidan Roberts a réalisé la première ascension de “Shadow Women”, un 8C bloc situé à Kentmere Boulders dans le Lake District, au nord-ouest de l’Angleterre.

“Shadow Women” 8C n’est autre que le départ assis de “Little Women”, un bloc ouvert par John Gaskins. Alors que “Little Women” avait été initialement proposé comme 8A+ par Gaskins, il est généralement admis qu’il vaut au moins 8B, voire 8B+. La dernière vidéo d’Aidan Roberts, qui montre sa première ascension de “Shadow Women” contient d’ailleurs des images de lui dans “Little Women”, et suggère la cotation de 8B+. Un avis que partage William Bosi qui a déclaré que “”Little Women” pourrait valoir 8B+ maintenant”, après qu’il l’ait répété l’année dernière.

Le départ assis réalisé par Aidan ajoute quatre mouvements supplémentaires à “Little Women” que le Britannique qualifie comme “à doigts, électriques, et très durs”, ce qui rend le départ de “Little Women” plus difficile.

Ce bloc marque le onzième 8C de Roberts, et sa huitième première ascension dans ce niveau. Notons qu’il a réalisé quatre autres premières ascensions en 8C+, ainsi qu’une répétition en 9A d'”Alphane” .

Découvrez la vidéo de la première ascension de “Shadow Women” 8C par Aidan Roberts :

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Seb Bouin réalise le flash le plus dur de sa carrière !

17 Août

Le Français Seb Bouin a réalisé le flash le plus dur de sa carrière en enchaînant “Baise Moi” 8c+ du premier coup.

Alors que les Championnats du Monde battaient leur plein à Berne, Seb Bouin était en falaise, dans les Gorges du Verdon, en France. À peine rentré de Norvège, le Français a réussi à faire la première ascension flash d’un projet qui n’avait encore jamais été enchaîné sur la falaise de Saint Auban : “Baise Moi”. Initialement coté 8c+/9a par ceux qui l’ont déjà essayée, Seb estime que la cotation est plus proche du 8c+.

Plutôt spécialiste du “après travail”, cette ascension marque le flash le plus difficile de sa carrière, lui qui avait déjà flashé “Les rois du pétrole” 8b+, au Pic Saint Loup, il y a environ huit ans.

Seb Bouin revenait d’un séjour en Norvège lorsqu’il a décidé de se rendre à Saint Auban, une falaise relativement nouvelle située autour des Gorges du Verdon. La plupart des projets ont été équipées par les locaux François Chollet et Adrien Boulon. Lors de sa première journée sur le site, Seb s’est échauffé en enchaînant “Le vent l’emportera” 8a qu’il a réalisé à vue, puis “Trésor” un 8b qu’il a flashé. Il a ensuite porté son attention sur “Baise Moi”, un projet censé valoir autour du 8c+/9a.

François m’a dit que je devais attendre qu’Adrien Boulon (l’équipeur de la voie) me donne les méthodes, pour que je fasse un essai flash. Mais je n’y croyais pas. La voie est impressionnante et imposante (45 mètres à travers un grand surplomb) et j’étais fatigué de mon voyage en Norvège. Alors je me suis dit que j’allais juste découvrir les mouvements, pour ensuite tenter de mettre un beau deuxième essai.

Adrien est arrivé quand j’étais prêt à partir. Il était excité à l’idée que j’essaye de la flasher. Alors après tout, je me suis dit “pourquoi pas ?”. Même si j’avais des doutes, je n’avais rien à perdre. Puis, crux par crux, j’ai compris que la voie était possible, c’était 100% mon style. Des gros mouvements, de mauvais repos entre les crux, une pure voie d’endurance. Je n’ai pas fait d’erreur et j’ai pris des risques au bon moment. Je n’ai pas l’habitude de grimper à vue ou flash dans ce niveau, il faut dire qu’il ne me reste pas beaucoup de voies à essayer dans ce niveau.

En ce qui concerne la cotation,  c’est difficile de choisir, car je l’ai fait du premier coup. Afin de me faire une meilleure idée, j’ai décidé de retourner dans la voie pour essayer à nouveau quelques mouvements et je pense qu’elle vaut 8c+. Ce serait un rêve pour moi de flasher un 9a, mais je pense que “Baise moi” est un peu plus facile.

Seb Bouin

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Janja Garnbret vient en aide à son pays

16 Août

Alors que la Slovénie a récemment été frappée de plein fouet par des inondations qui ont détruit le pays, Janja Garnbret a décidé de soutenir sa nation en faisant don de tout l’argent qu’elle a remporté durant les Championnats du Monde de Berne.

La semaine dernière, la Slovénie était frappée par des pluies torrentielles, qui inondaient totalement le pays. Le premier ministre slovène, Robert Golob, qualifiait même de « pire catastrophe naturelle” ces inondations, qui ont affecté les deux tiers du pays. D’après le service météorologique slovène, c’est l’équivalent d’un mois de pluie qui est tombé en moins d’une journée dans ce pays qui compte 2 millions d’habitants. Des inondations historiques, qui ont causé la mort à six personnes.

Pendant ce temps là, à Berne, Janja Garnbret faisait briller les couleurs de son pays. Elle a remporté le titre de championne du monde de bloc, terminé deuxième en difficulté avant de s’emparer de la première place du combiné. Mais la Slovène n’a pas jugé suffisant de faire résonner son hymne national lors de ces Mondiaux 2023. Elle a décidé de soutenir son pays en lui reversant l’intégralité de ses gains obtenus lors de cette compétition. Une belle initiative à laquelle s’est joint son partenaire Allianz, qui a décidé de doubler la mise pour venir en aide aux victimes slovènes.

L’escalade m’a beaucoup apporté et le moment est venu de rendre la pareille. Compte tenu de la situation difficile et de la crise météorologique qui a frappé la Slovénie, en particulier ma région natale de Koroska, j’ai décidé de faire don de l’argent que j’ai remporté lors de ma compétition à Berne à la Slovénie. Mon partenaire Allianz me soutient en doublant le montant.

Dans des cas comme celui-ci, ce sont les petites choses que nous pouvons faire qui font la différence. Nous devons nous serrer les coudes, c’est ainsi que nous surmonterons les moments difficiles.

Si d’autre personne souhaite aider, voir ci-dessous. 🙏

Janja Garnbret

La Slovène a conclu son post en indiquant les adresses où faire un don. Nous vous les relayons :

  • Red Cross of Slovenia (RKS)
    Address: Mirje 19, Ljubljana
    Bank account: SI56 0310 0123 4567 891
    Reference: 00 96875
    Purpose: Ujma 2023.
    BIC: SKBASI2X
    Purpose code: CHAR
  • Karitas
    Address: Kristanova ulica 1, 1000 Ljubljana
    Account: SI56 0214 0001 5556 761
    Purpose: POMOČ NEURJE
    Reference number: SI00 624
  • Association of Friends of the Youth of Slovenia
    Address: Dimičeva ulica 9. 1000 Ljubljana
    Account: SI56 6100 0000 3512 232
    Reference number: SI00 245021
    Code: CHAR
    Purpose: storm

Un beau geste de la championne !

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Interview du nouveau Champion du Monde de bloc, Micka Mawem

14 Août

Genoux à terre, il ne peut contenir les larmes qui roulent sur ses joues. Nous sommes le vendredi 4 août, au sein de la PostFinance Arena à Berne. Il est 20h10 et Micka Mawem, 33 ans, vient d’être sacré Champion du Monde de bloc. Ce titre, il court après depuis près de deux décennies. Adolescent, face à son miroir, Micka se faisait la promesse qu’un jour, il serait le meilleur grimpeur du monde. Depuis ce moment, le Français a tout mis en place pour arriver à ses fins. Des milliers d’heures d’entraînement plus tard, il décrochait la médaille d’or des Championnats du Monde de bloc 2023, face à des milliers de spectateurs saluant sa performance.

Le chemin jusqu’à cette première marche du podium n’a pas été simple pour Micka, qui avoue avoir connu des burn-outs à répétition ces derniers temps. Pourtant, le champion s’est accroché et n’a jamais rien lâché. Pour lui, pour son frère, pour l’ensemble de sa famille.

Aujourd’hui, c’est un Micka Mawem soulagé qui a décidé de répondre à toutes nos questions. Apaisé, il se livre sans concession sur ses émotions et cette finale mondiale qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.


Micka, comment te sens-tu ? L’excitation est-elle retombée ? 

Tu sais, il n’y a pas vraiment eu de moment d’excitation. Ce titre de Champion du Monde, à ce moment présent, il ne m’importe pas. C’est juste la concrétisation de ce que j’ai mis en place toutes ces années.

C’est quand même une belle finalité, non ? 

C’est tout simplement l’aboutissement d’une promesse que je me suis faite quand j’étais tout jeune. En fait, c’est pour ça que je fais de l’escalade. Ce n’est pas parce que j’aime ça, c’est parce que je me suis dit un jour, « je serai le meilleur du monde ». Ce n’était pas des paroles en l’air. J’avais 15 ans et je me suis dit à haute voix : “je veux être le meilleur du monde”.

C’était comme un challenge personnel que tu t’étais donné ? 

Oui, c’était plus un but, un rêve. Certaines personnes ont comme objectif de vie d’acheter une maison, de fonder une famille et d’avoir des enfants, d’être riche, de faire le tour du monde… C’est leur but dans la vie. Moi, mon but dans la vie, c’était ça : devenir Champion du Monde. Et ça y est, je l’ai atteint, c’est un soulagement. Ça y est, je suis libre. Quand j’avais les genoux à terre dans le quatrième bloc, c’est comme si on m’avait enlevé les menottes.

© Vladek Zumr

À ce moment-là, tu t’es revu enfant, à te faire cette promesse à toi-même ? 

J’ai revu beaucoup beaucoup de choses à ce moment-là. C’était vraiment une sensation de délivrance. C’est comme si toute ta vie tu es entouré de milliards de choses et de personnes et que là, d’un coup d’un seul, tout part, tout s’enlève, tout s’évapore. Et la seule chose dont tu as envie à ce moment précis, c’est de te retrouver seul. Bien sûr, je me suis remis debout parce que la compète n’était pas finie. Puis avant de repartir, j’ai félicité tout le monde et je suis rentré à l’hôtel, je me suis couché. J’avais besoin de m’évader un petit moment, de me retrouver seul. Et ça m’a fait un bien fou.

Tu t’es rappelé ce par quoi tu étais passé toutes ces années, toutes les concessions, tous les durs entraînements que tu as faits ? 

Je n’ai pas vraiment eu besoin de m’en souvenir parce que je le vis tous les jours. Tout ce que je fais, je le fais par choix. Ça m’a juste permis de me dire : « Ok, maintenant, tout ce que tu as fait, tout ce que tu as pu mettre en place, tous ces sacrifices, la vie que tu as dirigée et tout le mal que tu t’aies fait, tu peux l’oublier. Tu peux l’oublier ! ». Et je m’autorise à l’oublier et à passer à autre chose. Je me sens relâché, je n’ai aucune émotion. Je ne me sens pas heureux, ni fier. Je sens simplement que maintenant, j’ai de la place pour plein d’autres choses.

Tu as 33 ans, est-ce que tu commençais à douter du fait d’atteindre ton objectif ?

Je t’avoue que ces six derniers mois, c’était dur… J’ai fait 18 burn-outs et le dernier que j’ai fait c’était il y a seulement trois semaines. J’avais envie de tout claquer ! Tu sais, des burn-outs, ça fait deux ans que j’en fais au moins un par semaine. Mais je me l’autorise. Ça dure une journée et ça me permet de ne pas exploser. C’est une journée où je m’autorise à rester chez moi, à rien faire et dans ma tête je n’en peux plus, j’ai envie de retourner le monde en me disant « Ça y est c’est fini, ciao ». Mais cette journée j’en ai besoin, il faut que je la fasse pour pouvoir m’enlever un peu de poids et repartir le lendemain pour m’entraîner.

© Vladek Zumr

Et malgré ça, le lendemain, tu arrives à retourner à l’entraînement gonflé à bloc ? 

Je repars, parce que mon but est intense, il est plus important que tout. Et puis à côté de ça, il y a mon frère, qui est là et qui est à fond. Il est tout aussi acharné que moi. Et je sais aussi que de son côté c’est la même chose : c’est dur pour lui aussi. Et il est encore là. Alors, je continue, parce que si j’abandonne, que je lâche, ça va aussi impacter mon frère. Je ne suis pas tout seul dans ce bateau, il est dedans aussi. C’est ce qui fait que malgré ces passages difficiles, malgré ces burn-outs à répétition et ces moments de doutes, je suis toujours là. C’est un projet que l’on a ensemble, donc si j’arrête ça va le stopper lui aussi et je ne veux pas ça. Alors on y va !

Si on revient un peu avant Berne, comment te sentais-tu ? Étais-tu en forme physiquement ? 

J’étais super nul ! Je n’arrivais même pas à me soulever, j’étais mal. C’est simple, ces dernières semaines, je n’avais rien. Donc je suis venu en faisant un truc que j’ai très peu fait dans ma carrière : je me suis reposé. Je ne m’étais jamais autant reposé avant une compète. Je me suis très peu entraîné avant de venir.

© Vladek Zumr

Comment l’expliques-tu ? Parce qu’après toutes ces années au plus haut niveau, tu connais bien ton corps, tu as l’habitude de te faire des planifications d’entraînement…

(Micka me coupe) : Là il n’y a pas eu de planif.

Ah bon ? Tu n’avais pas planifié tes entraînements pour arriver le plus en forme possible à Berne ?

Non, je n’avais pas prévu de pic de forme à Berne. Je le planifie plutôt pour octobre. Mon objectif cette année, ce n’était pas de devenir le meilleur du monde, c’est d’aller chercher une qualif olympique en octobre, lors du tournoi de qualification à Laval. Et ce Championnat du Monde n’entrait pas du tout dans mes objectifs. Je savais que je n’avais pas la capacité d’aller chercher ce combiné donc je ne pouvais pas me concentrer là-dessus. Il fallait que j’amène un peu de réalité à ça, en me disant qu’il me fallait un peu plus de temps. Mais ça ne veut pas dire que je ne me suis pas préparé pour cette compétition. Je me suis entraîné, au feeling, tous les jours.

© IFSC

Donc finalement, on ne peut pas dire que tu sois particulièrement en forme là ?

Non. Je n’en sais rien en fait. Je pense que j’ai débloqué un truc mentalement, que je n’avais encore jamais fait. Mentalement et pas physiquement. C’est d’arriver à être dans une neutralité totale, dans le vide presque. Ne pas penser à la suite, à ce qui s’est passé, aux blocs, aux prochains rounds. J’étais dans le flou.

C’est la première fois que tu arrives à te déconnecter comme ça et à être dans l’instant présent ? 

Oui, c’est la première fois. Et le truc qui est marrant, c’est que je ne suis jamais sorti de mon tour de demi-finale. Mon premier bloc de finale, c’est comme si ça avait été la suite de ma demie. Quand j’ai terminé la demi-finale et que j’ai su que j’étais qualifié, je n’ai même pas eu le sentiment de me dire « Je suis content, je suis en finale ».

© Vladek Zumr

Tu as fait quoi entre la demie et la finale ?

J’ai mangé, j’ai essayé de dormir un peu, parce que j’étais réveillé depuis 5h du matin. Je me réveille très tôt en compète. Du coup j’ai essayé de dormir pendant une demi-heure, mais je n’ai pas réussi. Alors, je me suis relevé. Je ne voulais pas boire des cafés, ou des trucs du genre, parce que je n’avais pas envie de prendre un substitut qui pourrait peut-être me réveiller.

D’ailleurs, ça allait mieux depuis les qualifs de la diff ? Tu m’avais dit que tu avais fait une hypo en plein milieu de la voie.

Oui, je m’étais bien remis de ça. Du coup, je suis parti et j’ai marché. Je suis venu sur le lieu de la compète, j’ai discuté avec les gens. Puis, je suis retourné à l’hôtel, j’ai bu un jus et je suis reparti, il était l’heure d’y aller. Je me suis échauffé seulement 10 minutes avant la finale, c’est quelque chose que je n’avais jamais fait dans ma vie ! D’habitude, je m’échauffe beaucoup.

Et là, tu as décidé de couper tes habitudes ? 

Oui, j’ai coupé avec toutes mes habitudes.

Waouh, c’était un sacré pari de casser ta routine ! 

J’étais complètement épuisé. Pas physiquement, mais mentalement. Alors à ce moment-là je me suis juste dit « soit tu essayes de t’échauffer et tu risques d’en faire trop, soit tu y vas comme ça ». Une petite voix en moi me disait de ne rien faire, alors je me suis écouté : « Ne fais rien et enchaîne ta compète ».

© Vladek Zumr

Une fois que les finales ont commencé, tu as quand même eu un déclic ? Un petit shot d’adrénaline dans le corps, une bouffée d’excitation ?

Je n’ai rien eu, je me suis juste dit au premier bloc : « Celui-là, il faut le faire ». C’était le seul bloc où il y avait de la prise à serrer, où il fallait “grimper”. Le début n’avait pas l’air très difficile mais le dernier mouvement semblait dur. Alors, je me suis juste dit « si tu mets la main sur cette dernière prise, tu ne la lâches pas ». Et il s’est passé n’importe quoi : mon pied est parti, mon corps a commencé à vriller, mais je ne l’ai pas lâchée.

Après ce bloc-là, je ne savais pas à quoi m’attendre, les trois autres passages avaient l’air bizarres. Impossible de savoir si ça allait être extrêmement dur ou s’il fallait du timing ou autre.

Donc le bloc 1, je l’ai fait, ensuite je suis rentré, j’ai mis mes écouteurs, je regardais devant moi et tout était noir. Il n’y avait rien, pourtant je t’assure, j’avais les yeux grands ouverts. Puis j’ai fait le bloc 2, j’étais super content d’avoir tenu cette zone et cette relance. Et ça se voit sur mon visage, cette joie. Je descends, je retourne en isolement, je dis bravo à Mejdi, je mets mes écouteurs et là je comprends que le podium est peut-être accessible. De nouveau, je suis dans le noir. Je ne pense pas à ce qu’il va se passer, peu importe ce qu’avaient fait les autres compétiteurs, rien ne m’impactait. Puis il y a eu le troisième bloc, Mejdi le fait, je savais qu’il allait le faire parce qu’il s’entraîne beaucoup sur ce genre de mouvement.

© Henry Haro

Ce troisième bloc, c’était un jeté face au public, les deux mains à plat, en paumes. Est-ce que tu avais déjà travaillé ce mouvement, qu’on avait déjà vu en finale de la Coupe du Monde à Hachioji ?

Non jamais. Quand je vais dans ce bloc-là, je savais que tenir cette dernière petite prise allait être un gros problème pour moi. Ce n’est pas ma qualité première de tenir les prises. Et quand j’ai mis la main dessus, c’était clair : « Vas-y, reste coincé dos au mur, pousse dans tes jambes et ramène juste ton doigt pour valider le top ». J’étais soulagé, je suis tombé sur les tapis et à ce moment-là je me suis dit à haute voix : « C’est peut-être mon jour ».

C’était juste un « peut-être », parce qu’il y avait cette possibilité que ça ne le soit pas. Et j’en avais bien conscience. Je suis retourné derrière, j’ai félicité Mejdi et j’ai remis mes écouteurs. J’étais dans le noir de nouveau. En fait, à chaque fois que j’étais en isolement, j’étais dans un état où je ne pensais à rien. Ni à ce que j’avais fait avant ni à ce que je devrais faire après.

Puis je suis arrivé dans le quatrième bloc en mode : “Vas-y, donne tout !”.

© Vladek Zumr

Tu savais que si tu validais la zone tu devenais Champion du Monde ?

Non je n’en savais rien. Je savais que le podium était là, mais ça ne m’impactait pas. Je ne voulais pas gagner et être sur le podium. Je voulais juste réaliser la meilleure performance possible et rester concentré jusqu’à la fin. Je fais mon run, et là j’attrape cette zone. Je tombe au dernier mouv et je m’écroule au sol. Au moment où je touche le tapis, je suis libéré, je pose mes genoux à terre. J’étais libre. « Ça y est c’est bon tu peux passer à autre chose ». J’étais dans un état second, je ne sais même pas ce qui s’est passé ensuite. À la fin de la compétition, je suis rentré et je me suis couché pour me retrouver tout seul. Et ça m’a fait du bien.

© IFSC

Penses-tu que tu vas appréhender les compétitions de manières différentes maintenant que tu te sens libéré ?

On verra ça… Je ne peux pas le savoir. Dans la vie, je ne me pose pas de questions dont je ne peux pas avoir les réponses. Je suis très cartésien, il faut que je voie les choses pour y croire. Je ne peux pas anticiper sur ma grimpe et mon état d’esprit futur.

Finalement, qu’est-ce qui a fait la différence selon toi ?

Je pense qu’il existe une sacrée différence entre les autres compétiteurs et moi : je fais de l’escalade et de la compétition pour vivre. Je ne fais pas ça parce que j’aime l’escalade et que c’est une passion. Non, je fais ça pour vivre. Aujourd’hui, j’ai construit une carrière, avec mon frère on a construit des choses. On a fait beaucoup de sacrifices. Tout l’argent qu’on a gagné, on l’a mis dans une salle d’escalade, et on a d’autres projets encore. Je ne grimpe pas pour le plaisir, je grimpe pour vivre.

Tu vois ces derniers temps je me suis interrogé sur ce que je voulais faire. Je veux payer une maison à mes parents, à ma sœur. Je veux pouvoir les amener eux et mes amis en vacances. Je veux pouvoir avoir du temps, pour profiter des gens que j’aime. Donc oui, l’escalade me permet de vivre et c’est peut-être ça qui me fait tenir et qui me fait être présent aux grands événements.

© Vladek Zumr

Parle-nous du lien fort qui semble t’unir à ta famille.

Directement après les finales, j’ai eu ma famille au téléphone. C’était un moment plein d’émotion, tu n’imagines même pas. Aujourd’hui je travaille pour eux, pour ma mère, qui a galéré pour nous. Elle a eu six enfants et la vie a été difficile. Elle a tout donné pour nous et aujourd’hui, maintenant qu’elle est malade, âgée et que c’est difficile pour elle, c’est à nous de le faire. Je veux lui montrer qu’elle a gagné, qu’elle a réussi : elle a donné vie à des enfants qui sont les meilleurs. Et ils ont réussi leur vie, tous.

Tu viens d’avoir 33 ans, est-ce qu’on peut dire que ce titre de Champion du Monde, c’est ton plus beau cadeau d’anniversaire ?

On ne peut pas appeler ça un cadeau parce que j’ai travaillé pour. Mais mon anniversaire ? T’inquiète pas que je vais le fêter et sans penser à ce titre. Je fêterai ce titre à part, plus tard.

© IFSC

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Et les premiers grimpeurs qualifiés aux J.O sont………..

11 Août

Les premières places pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été attribuées hier soir, lors des finales du Championnat du Monde de vitesse à Berne. Quatre grimpeurs ont décroché leur billet olympique, au terme d’une finale pleine de rebondissements, qui a sacré des champions que personne n’attendait !

L’Italien Matteo Zurloni et l’Indonésienne Desak Made Rita Kusuma Dewi ont remporté les titres de Champions du Monde de vitesse et, avec eux, les premiers billets olympiques. Ils ont été rejoints par la Chinoise Long Jinbao et l’Américaine Emma Hunt, dont les médailles d’argent ont également assuré leur participation à Paris. Nos Français Capucine Viglione, Bassa Mawem et Pierre Rebreyend, ont manqué de réussite dans ces finales.

Il faut dire que cette soirée a réservé de nombreuses surprises, à commencer par l’élimination du détenteur du record du monde Leonardo Veddriq en huitièmes de finale et de l’imbattable Aleksandra Miroslaw, qui chutera en demi-finale, laissant s’envoler son billet pour les Jeux.

Un record personnel, national et continental, un titre mondial et un billet pour les J.O !

Cette soirée, Matteo Zurloni n’est pas prêt de l’oublier ! En une seule compétition, le jeune grimpeur de 21 ans a réalisé un record personnel, un record d’Italie, un record d’Europe, décroché un titre de champion du monde, et enfin une qualification pour les Jeux Olympiques de Paris !

Pourtant, en regardant la liste de départ, il était évident que les principaux favoris étaient les athlètes de l’équipe indonésienne. Il y avait Leonardo Veddriq, Aspar Aspar, Kiromal Katibin ou encore Rahmad Adi Mulyono. Cependant, tous ont chuté un par un, ce qui a laissé la porte ouverte aux autres compétiteurs.

Ainsi, les Asiatiques se sont fait piquer le titre par un Italien, presque sorti de nulle part. Pour sa première saison chez les seniors, Matteo Zurloni a impressionné ! En quart de finale, il a battu contre toute attente le Chinois Peng Wu, allant même jusqu’à signer un nouveau record personnel, national et continental : 5,02 secondes.

En demi-finale, toujours à la surprise générale, Zurloni a battu Rahmad Adi Mulyono, ce qui lui a permis d’atteindre la finale et d’assurer sa place à Paris l’année prochaine. Opposé au Chinois Long Jinbao, Zurloni s’est assuré le titre mondial lorsque son rival a fait un faux départ. En vrai sportif, l’Italien a peiné à exulter sa joie et a même levé le bras de son adversaire en guise de victoire, une victoire commune, puisque tous deux se sont qualifiés pour les Jeux de Paris 2024. Puis, comme le veut le règlement, il grimpera seul dans la voie, sous les acclamations de la foule. Pour Zurloni, cette soirée restera gravée dans sa mémoire à vie.

Je ne sais pas vraiment comment décrire ce que je ressens. C’est ma première saison internationale senior et je suis vraiment, vraiment heureux d’avoir réussi à briller lors de cette compétition et d’avoir pu me qualifier pour les Jeux Olympiques. Je n’arrive toujours pas à y croire, cela prendra beaucoup de temps je pense. Je suis aussi très content de mon chrono, j’ai battu mon record personnel, et je n’avais jamais fait un 5.0 dans une compétition auparavant.

Matteo Zurloni

© IFSC

En plus d’avoir décroché le prestigieux titre de Champion du Monde dans sa discipline, il est aussi le premier grimpeur à remporter son billet pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, tout comme le Chinois Long Jinbao, récompensé d’argent.

Je suis très heureux d’avoir obtenu ce ticket. Pendant la pandémie, il était difficile de s’entraîner. Merci à notre grande nation de nous avoir soutenus et merci à notre équipe. Je suis très enthousiaste et je vais m’entraîner dur pour faire un bon résultat aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

Long Jinbao

La troisième place et la médaille de bronze sont revenues à l’Indonésien Rahmad Adi Mulyono, qui a battu le Kazakh Rishat Khaibullin en petite finale.

Nos deux Français présents au départ, Bassa Mawem et Pierre Rebreyend, ne passeront malheureusement pas le premier tour. Bassa, 13ème, perd son duel en huitièmes de finale sur des erreurs, tout comme Pierre, qui termine 15ème.

Les résultats complets des finales

Un scénario inattendu chez les femmes

À Berne, tous les regards étaient tournés vers les grandes favorites de la compétition : les sprinteuses polonaises bien sûr, emmenées par Aleksandra Miroslaw, mais aussi les Indonésiennes et les Chinoises.

Premier tour, premier rebondissement ! La Polonaise Natalia Kalucka, médaillée d’or à Villars plus tôt cette saison, commet une erreur et chute. Elle est éliminée dès les huitièmes de finale. Notre seule Française présente en finale, Capucine Viglione, était confrontée à la Polonaise Patrycia Chudziak, mais ses deux zipettes consécutives lui coûteront également sa place en quart de finale.

Le moment le plus dramatique de la soirée est survenu en demi-finale. Aleksandra Miroslaw était la grande favorite de la compétition. N°1 mondial, elle collectionne les victoires et domine très largement la discipline, étant d’ailleurs la détentrice du record du monde. C’est donc tout naturellement que la Polonaise semblait se diriger vers le titre de Championne du Monde. Mais elle commettra une erreur en bas de la voie, ce qui permettra à son adversaire, l’Américaine Emma Hunt, de prendre le dessus et remporter ce tour. Miroslaw a quitté le mur de la compétition avec consternation, consciente qu’elle venait de rater une belle occasion de redevenir olympienne.

© IFSC

Dans la deuxième demi-finale, Desak Made Rita Kusuma Dewi a battu Aleksandra Kalucka. Les Polonaises ont donc manqué la passe olympique et seront deux des grandes rivales à battre lors des prochaines épreuves de vitesse préolympiques.

L’Indonésienne Desak Made Rita Kusuma Dewi et l’Américaine Emma Hunt n’ont pas pu cacher leur excitation lorsqu’elles ont su qu’elles étaient qualifiées pour Paris 2024. Au terme du dernier duel de la soirée, Made Rita Kusuma Dewi a remporté le titre mondial après une course serrée contre Emma Hunt, qui a établi un nouveau record personnel et panaméricain (6,67 secondes).

C’est ma première médaille d’or dans un Championnat du Monde et je suis heureuse car en plus de ce titre, j’ai obtenu un ticket pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Tout cela est dû à notre grande équipe d’Indonésie, merci à eux. Merci à mon entraîneur, à ma famille, à mes amis et à tout le peuple indonésien, merci pour votre soutien.

Made Rita Kusuma Dewi

Emma Hunt, médaillée d’argent, avoue se sentir soulagée d’avoir obtenu sa place pour les Jeux de Paris 2024.

Je suis très surprise ! J’ai l’impression de pouvoir enfin respirer. J’ai essayé de ne pas me mettre de pression, je me disais que si ça devait arriver, alors ça arriverait. La clé pour moi a été de rester dans le moment présent et de donner le meilleur de moi-même.

Emma Hunt

Dotée d’un fort caractère, Miroslaw s’est relevée de la déception de sa demi-finale pour remporter la médaille de bronze dans une course en petite finale contre sa coéquipière Aleksandra Kalucka.

© IFSC

Les résultats complets des finales

La suite du programme

Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 16h00 – 19h00 : Finale hommes du combiné

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Championnat du Monde de Berne – Jour 9 : des qualifications de vitesse sous tension

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Championnat du Monde de Berne – Jour 9 : des qualifications de vitesse sous tension

10 Août

Après les épreuves de bloc, de difficulté, d’handi-escalade et de combiné, il est venu l’heure pour les grimpeurs les plus rapides de la planète de faire leur entrée à Berne. Les qualifications de la vitesse ont donné le coup d’envoi d’une journée qui se terminera non seulement avec le sacre de deux nouveaux champions du monde, mais aussi avec l’attribution des deux premiers tickets pour Paris 2024.


La tension se faisait ressentir ce matin lors des qualifications du Championnat du Monde de vitesse. Les regards étaient concentrés et l’atmosphère électrique au sein du PostFinance Arena de Berne. Il suffit de regarder les temps globaux de ces qualifications, bien loin des chronos dont nous ont habitués les meilleurs grimpeurs de vitesse.

Chez les hommes, les équipes indonésienne et chinoise ont continué de dominer la discipline. En plus de truster les cinq premières positions du classement, ils ont réussi à décrocher la moitié des places en finale à eux seuls.

Leonardo Veddriq, détenteur du record du monde (4,90 secondes), occupe la première place. Une fois de plus, l’Indonésien a répondu présent en signant le chrono le plus rapide de la matinée, 5,10 secondes, de quoi s’offrir la tête du classement. Il est suivi de près par son coéquipier Adi Mulyono Rahmad, deuxième avec un temps de 5,11 secondes. Vainqueur de la Coupe du Monde de Chamonix le mois dernier, il est l’un des rares grimpeurs à être déjà descendu sous la barre des cinq secondes en compétition. Le duel s’annonce d’ores et déjà serré entre ces deux Indonésiens !

En troisième place, on retrouve le grimpeur chinois Wu Peng, qui signe un chrono de 5,15 secondes. N’ayant encore jamais gagné aucune compétition, il rêve de remporter une médaille d’or et une place aux Jeux Olympiques ce soir.

Il faut descendre jusqu’en sixième position pour trouver le premier compétiteur non indonésien ou chinois. C’est l’Italien Matteo Zurloni, qui occupe cette place avec un temps de 5,24 secondes.

Parmi les 16 finalistes, on retrouve deux de nos grimpeurs tricolores : Bassa Mawem 11ème et Pierre Rebreyend 13ème ont tous les deux réussi à réaliser un temps inférieur aux 5,39 secondes nécessaires pour se qualifier. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de Guillaume Moro, premier grimpeur non qualifié pour les finales, à seulement 0,03 seconde près.

Le top 16 qualifié en finale

+ Les résultats complets des qualifications

Chez les femmes, c’est une fois de plus la détentrice du record du monde (6,25 secondes) qui est arrivée en tête des qualifications. La Polonaise Aleksandra Miroslaw a réalisé un temps de 6,40 secondes et a enchaîné avec un second run en 6,41 secondes, démontrant ainsi sa régularité et sa rapidité.

Miroslaw sera rejointe par ses coéquipières et sœurs jumelles Aleksandra et Natalia Kalucka en finale, qui se classent respectivement 3ème (6,78 secondes) et 5ème (6,98 secondes).

La deuxième place est occupée par Made Rita Kusuma Dewi Desak. Un run en 6,75 secondes a suffi à l’Indonésienne pour devancer les sœurs Kalucka. Elle sera rejointe en finale par ses coéquipières Rajiah Sallsabillah 6ème et Nurul Iqamah 14ème.

Capucine Viglione sera la seule représentante française en finale. Après avoir manqué sa première course, la Championne de France en titre a dû prendre tous les risques pour décrocher sa place dans le top 16.

C’était difficile pour moi parce que j’ai raté mon premier run, et c’est le pire scénario qui puisse se produire en compétition. Je déteste ça parce que tu sais que tu n’as plus qu’une seule chance de rester dans la compétition, et c’est d’autant plus difficile parce que c’est l’une des compétitions les plus importantes et les plus stressantes de l’année.

Capucine Viglione

Alors notre Français a-t-elle réussi à réaliser un deuxième run à la hauteur de ses compétences ? La réponse est oui ! Après avoir arrêté le chrono en 8,51 secondes lors de son premier run, elle frappera le buzzer en 7,27 secondes lors de son deuxième essai de qualification, de quoi décrocher la 10ème place.

Avant de faire mon deuxième passage, je suis allée voir des amis et cela m’a aidé à me vider la tête et à me calmer. Avant les finales, je pense que je vais faire une sieste, les qualifications étaient trop tôt pour moi. Une sieste, c’est tout ce dont j’ai besoin pour être rapide ce soir.

Capucine Viglione

Malheureusement, après nous avoir fait rêver à Chamonix en remportant la médaille d’argent, Victoire Andrier manque de peu sa place en finale, terminant 20ème de la compétition. Elle devance Lison Gautron 27ème, Aurélia Sarisson 33ème et Manon Lebon 45ème, qui n’auront pas réussi à s’exprimer ce matin.

Le top 16 qualifié en finale

+ Les résultats complets des qualifications

La suite du programme

Jeudi 10 août 13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 16h00 – 19h00 : Finale hommes du combiné

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Championnat du Monde de Berne – Jour 8 : Oriane Bertone et Paul Jenft en finale du combiné

 

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Championnat du Monde de Berne – Jour 8 : bon départ de l’équipe de France dans le combiné !

09 Août

La chasse aux places olympiques pour Paris 2024 est lancée ! Après déjà plus de sept jours d’épreuves à Berne, la compétition se poursuit… et s’intensifie ! L’attention se tourne maintenant vers la qualification pour les J.O de Paris 2024, avec les demi-finales du combiné au programme de cette journée.


Les femmes ont été les premières à faire leur entrée sur les tapis, en commençant par l’épreuve de bloc ce matin. La Slovène Janja Garnbret s’est une fois de plus illustrée en étant la seule grimpeuse à arriver au sommet des quatre blocs ! Avec le nouveau système de points pour le combiné et les deux zones attribuées par bloc (5 pour la première, 10 pour la seconde et 25 pour le top) Garnbret a obtenu un score de 98,9 sur 100 possibles.

La Française Oriane Bertone continue de confirmer sa bonne forme du moment à Berne puisqu’elle occupe la deuxième place avec un score de 79,4. La nouvelle vice-championne du Monde de bloc a validé trois des quatre blocs ce matin.

© IFSC

Derrière, les tops se font rares et l’écart se creuse rapidement. L’Américaine Brooke Raboutou manque de concrétisation dans les trois premiers blocs et devra attendre le dernier passage pour signer son premier top. Elle décroche la troisième place avec un score de 54,1 points, devançant la Japonaise Miho Nonaka, qui réalise la même performance que Brooke en quelques essais supplémentaires.

En cinquième place, on retrouve la coéquipière de Raboutou, Anastasia Sanders, qui a été la première grimpeuse de la journée à topper un bloc. Elle occupe la cinquième place du classement : “C’était super ! Après avoir raté les trois premiers, j’étais dans la salle d’isolement et je me suis dit qu’il fallait à tout prix que je réussisse le dernier, et c’est ce que j’ai réussi à faire », déclare l’Américaine. « Je suis excité à l’idée de grimper dans la voie ce soir et de donner le meilleur de moi-même. J’essaie de ne pas me mettre la pression, on verra ce qui se passe ».

En huitième position, l’Australienne Oceania Mackenzie n’a réalisé aucun bloc, mais a atteint la deuxième dans trois des quatre passages. “C’était une manche difficile » analyse-t-elle. « Les mouvements étaient aléatoires, il fallait prendre tous les risques et s’engager au maxiumum. Mais c’était cool, je me suis beaucoup amusée”.

Une place plus bas, en neuvième position, la Slovène Mia Krampl est également satisfaite de son tour. Malgré le fait qu’elle n’ait pas fait de top, elle sait que c’est sur la voie de difficulté qu’elle rattrapera son retard ce soir : “Je savais dès le premier bloc que cette manche serait assez difficile. Je n’ai fait aucun bloc, mais j’ai réussi à valider quelques zones à 10 points, ce qui m’a permis de faire un score plutôt correct. J’ai quelques heures de repos pour me concentrer sur la difficulté, qui est ma discipline de prédilection, alors j’espère que je ferai mieux et que ce sera suffisant pour passer en finale ».

Récemment médaillées en diff quelques jours plus tôt, la Japonaise Ai Mori et la Sud-Coréenne Chaehyun Seo se sont respectivement classées sixième et quinzième. Comme Krampl, elles attendent avec impatience de pouvoir s’illustrer dans leur discipline favorite, la difficulté.

La compétition est plus compliquée pour nos trois autres Françaises, qui ne trouvent pas les solutions pour atteindre la dernière prise des blocs. Décrochant les zones dans trois des quatre tracés, Zélia Avezou se classe 11ème avec 34,3 points devant Manon Hily 16ème avec 28,2 points et Hélène Janicot 18ème avec un score de 19,6 points.

Le top 15 féminin

Chez les hommes, la France et le Japon semblent bien décidés à décrocher des billets pour Paris 2024 ! Les deux nations occupent les cinq premières places du classement provisoire avant l’épreuve de difficulté qui aura lieu dans quelques minutes. Comme d’habitude depuis le début de la saison, Sorato Anraku occupe la tête du classement. Le Japonais a réalisé la meilleure performance en bloc, en validant trois tops pour un score de 84,9 points.

Son coéquipier Tomoa Narasaki suit en deuxième position avec trois tops également mais 84,7 points, en raison d’un plus grand nombre d’essais. Son petit frère, Meichi, est cinquième avec deux tops et 69,8 points.

Le meilleur athlète français n’est autre que Paul Jenft, satisfait de ses trois tops et de ses 84,3 points qui lui permettent d’occuper la troisième place du classement provisoire : “J’étais très fatigué et les blocs étaient très longs ! J’ai eu du mal à trouver la puissance nécessaire mais je pense avoir bien grimpé et je suis content d’avoir validé trois tops. Le plus dur est fait car le bloc est la discipline qui demande le plus de force et je pense que si je grimpe bien et que je prends les bonnes décisions, je peux vraiment monter haut dans la voie.”

Le deuxième Français au classement, Mejdi Schalck, n’est qu’à 0,4 point de Jenft, pointant en quatrième place avec 83,9 points. Le nouveau champion du monde de bloc, Micka Mawem, occupe la septième place du provisoire, ayant enchaîné deux des quatre blocs et comptabilisant 69,5 points. Sam Avezou, notre quatrième Français présent au départ est mis en difficulté dans les trois premiers tracés de la compétition, mais parvient tout de même à valider le dernier bloc, ce qui lui permet de cumuler 54,7 points, de quoi prendre la 13ème place. Il se classe juste devant Adam Ondra 12ème, qui sera le seul grimpeur avec Sorato Anraku à enchaîner le premier bloc.

© Vladek Zumr

Le premier à s’élancer sur les tapis était l’Américain Colin Duffy. Bien qu’il se remette d’une blessure, il avoue s’être senti bien dans les blocs : “Ils étaient vraiment cool et j’ai passé un bon moment devant cette foule en délire. J’ai adoré chaque seconde ! Je me sens de plus en plus en confiance, car je me suis foulé la cheville avant de venir à Berne, alors pendant une semaine ou deux, je n’ai pas vraiment fait de bloc. Mais je sens qu’elle va de mieux en mieux”, déclare celui qui a pris la neuvième position, terminant deux blocs pour un score final de 68,9 points.

Se considérant comme un spécialiste du bloc, ce qu’il a prouvé en remontrant un titre européen en 2022, l’Autrichien Nicolai Uznik a été déçu par sa performance qui lui rapporte seulement 49,5 points. “Je ne suis pas vraiment satisfait de moi. Le premier bloc était difficile et je suis tombé quelques fois dans le dernier mouvement, ce qui est dommage. Le deuxième, je l’ai fait assez vite et ensuite sur le troisième et le quatrième j’ai perdu mon sang froid et j’ai mis beaucoup trop de’essais inutiles pour essayer de réussir le mouvement le plus dur des blocs. Je pense que ça va être très dur maintenant dans la voie. Je vais juste essayer de tout donner et voir ce qui se passe”.

Le top 15 masculin

+ Les résultats complets

La suite du programme

Mercredi 9 août 20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné

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Nouveau combiné bloc/difficulté : on vous explique tout !

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Nouveau combiné bloc/difficulté : on vous explique tout !

08 Août

D’ici quelques jours, nous connaîtrons les noms des premiers grimpeurs qualifiés pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. En effet, demain débute l’épreuve combinée des Championnats du Monde à Berne.

Après avoir disputé les épreuves dans chaque discipline, les 20 meilleurs grimpeurs se sont qualifiés pour les demi-finales du combiné bloc/difficulté. Ainsi, après plus d’une semaine de compétition, ils vont renfiler leurs chaussons pour en découdre une dernière fois et tenter de se qualifier aux Jeux (les trois meilleurs décrocheront leur place). On vous explique comment cela va se dérouler.


À Tokyo 2020, les athlètes se sont affrontés dans un format combinant trois disciplines : la vitesse, le bloc et la difficulté. L’été prochain, Paris 2024 présentera un format qui doublera le nombre de médailles attribué à l’escalade et séparera la vitesse des disciplines plus similaires que sont le bloc et la difficulté (le format à trois médailles individuelles devrait faire ses débuts à Los Angeles 2028).

La nouvelle épreuve combinée bloc/difficulté consiste en une demi-finale (20 grimpeurs) et une finale (8 meilleurs grimpeurs). Le système de notation sera différent de celui utilisé à Tokyo 2020. S’il y a encore quelques calculs à faire, il semble être un peu plus facile à comprendre que le précédent… C’est celui-ci qui sera utilisé dès demain au Championnat du Monde à Berne.

Le circuit consiste en 4 blocs et 1 voie.

Bloc

Le premier changement majeur concerne le bloc : il y a maintenant deux zones dans chaque bloc, ce qui permet une meilleure représentation de la progression de chaque athlète. Les essais coûteront également des points aux athlètes.

  • 25 points seront attribués lorsque le compétiteur aura atteint le top d’un bloc
  • 10 points seront attribués lorsque le compétiteur aura contrôlé la deuxième prise de zone
  • 5 points seront attribués lorsque le compétiteur aura contrôlé la première prise de zone
  • 0,1 point sera déduit pour chaque essai manqué dans le bloc.

Total des points : 100

Quelques exemples : flasher un bloc rapportera 25 points ; un top au deuxième essai vaudra 24,9 points ; atteindre la première zone lors d’une troisième tentative vaudra 4,8 points.

Difficulté

Les voies seront divisées en sections de prises, chaque section attribuant progressivement un plus grand nombre de points par prise au fur et à mesure que les grimpeurs montent dans la voie. Seules les 40 prises les plus hautes de la voie accorderont des points aux athlètes.

De haut en bas :

  • Les 10 dernières prises de la voie donneront lieu à un score de 4 points pour chaque prise ;
  • Les 10 prises inférieures vaudront 3 points par prise ;
  • Les 10 prises précédentes vaudront 2 points par prise ;
  • Les 10 prises inférieures vaudront 1 point par prise ;
  • Les premières prises de la voie ne vaudront aucun point
  • Les grimpeurs qui tombent alors qu’ils se dirigent vers la prise suivante se verront attribuer + 0,1 point, l’équivalent du “+” en Coupe du Monde.

Total des points : 100

Score final

Contrairement à Tokyo 2020, où les classements de chaque discipline étaient multipliés pour déterminer le classement final, le nouveau système de notation est une simple addition des points obtenus dans les épreuves de bloc et de difficulté.

Le score combiné maximum est de 100 + 100 = 200 points.

La suite du programme des Championnats du Monde de Berne

Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné

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Les 20 grimpeurs et grimpeuses qualifiés pour le combiné

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Ai Mori et Jakob Schubert sont les nouveaux Champions du Monde de difficulté !

06 Août

Non, Janja Garnbret et Adam Ondra n’ont pas gagné l’édition 2023 des Championnats du Monde de difficulté ! Cette soirée, pleine de rebondissements jusque dans les dernières secondes, a sacré la jeune Japonaise Ai Mori et le solide Autrichien Jakob Schubert.


Ai Mori détrône la grande Janja Garnbret !

Après sa victoire en bloc hier, Janja Garnbret rêvait d’un doublé, comme elle l’avait fait lors des Championnats du Monde à Hachioji, où elle s’était imposée en bloc et en difficulté. Mais le scénario sera différent cette année…

Suite à des demi-finales particulièrement difficiles, avec zéro top chez les hommes comme chez les femmes, les ouvreurs avaient décidé de retoucher la voie de finale, pour la rendre légèrement plus facile. Mais n’allez pas croire que le tracé allait devenir une promenade de santé… D’entrée de jeu, les mouvements sont très exigeants et plus gymniques que la voie de demi-finale, avec notamment un jeté au milieu de la voie. La suite, en plein dévers est plus physique, avant une partie plus résistante dans le dernier panneau.

Cette finale, Chaehyun Seo, l’attendait avec impatience ! Après sa mésaventure à Chamonix où elle avait sauté une dégaine et une zipette commise dans sa voie de demi-finale ce matin, la Coréenne voulait prendre sa revanche ce soir ! Le couteau entre les dents, elle s’élance dans cette finale déterminée. Elle est la première grimpeuse à se sortir du dévers et continue de se battre contre la gravité, jusqu’à chuter à seulement six mouvements du top. Celle qui était devenue la deuxième femme de l’Histoire à enchaîner un 8c à vue, truste la première place du classement provisoire.

© IFSC

Avant elles, les premières compétitrices ont pâti de l’intensité du tracé. Miho Nonaka (8ème), Mia Krampl (4ème) et même Jessica Pilz (6ème) sont tombées dans le dévers et sont redescendues essoufflées, les bras gorgés d’acide lactique. Que le combat a été dur… Brooke Raboutou, Laura Rogora et Molly Thompson-Smith, qui avaient réalisé une solide performance en demi-finale, ne parviendront pas à reproduire leur exploit et prennent les 5èmes, 7èmes et 9èmes places.

Lors des qualifications, nous vous parlions déjà qu’un duel slovéno-nippon se profilait. La demi-finale avait confirmé cela une première fois, puisque Ai Mori l’avait emportée sur Janja Garnbret, arrêtée au temps ce matin. La Slovène est donc la première à partir dans la voie. Comme à son habitude, elle ne commet aucune erreur, si ce n’est la gestion de son chrono. Bien décidée à aller décrocher un troisième titre mondial consécutif, elle assure ses mouvements, quitte à perdre un peu de temps. Alors que les bips de fin retentissent, elle parvient à atteindre le relais, alors qu’il ne lui reste plus que 2 secondes. La foule est en délire, Janja Garnbret vient de topper la voie de finale des Championnats du Monde !

© IFSC

En isolement, Ai Mori a compris que sa rivale a enchaîné la voie. Pour décrocher la couronne qu’elle convoite tant, elle va devoir à son tour atteindre la dernière prise. Pourtant, un passage fait douter la Japonaise : le jeté au beau milieu de la voie. Lors des finales de bloc hier, Mori a été mise en difficulté dans ce genre de mouvements dynamiques. Mais cette fois, elle réalise le geste à la perfection. À partir de ce moment, on se demande alors ce qui pourrait faire tomber la jeune nippone. La suite correspond parfaitement à son style : de la technique, du physique et de la tenue de prise. Ainsi, elle atteint à son tour le top de la voie, portée par le public. Elle l’a fait ! Les résultats de la demi-finale, à son avantage, lui permettront d’être départagée de Janja Garnbret. La couronne mondiale passe de la tête de Natalia Grossman à celle de Mori. Chaehyun Seo complète le podium.

© IFSC

Avant de grimper, j’avais compris que Janja avait enchaîné la voie, alors je savais que je devais en faire autant. J’étais nerveuse, puis je me suis dit qu’il fallait juste que je profite à fond de cette finale. C’était un moment particulièrement excitant. Je suis heureuse d’avoir décroché ce titre !

Ai Mori

Les résultats de la finale féminine

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Ai MoriTOP
2SLO Janja GarnbretTOP
3KOR Chaehyun Seo47+
4SLO Mia Krampl42
5USA Brooke Raboutou39+
6AUT Jessica Pilz39
7ITA Laura Rogora36+
8JPN Miho Nonaka32
9GBR Molly Thompson-smith26+
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Des rebondissements à n’en plus finir dans la voie masculine !

Chez les hommes, la voie de finale est jonchée de surprises. Un premier mouvement en déséquilibre à la quatrième dégaine donne le ton. Il était suivi d’un mouvement encore plus fou, jamais vu dans un tracé de difficulté : une balançoire. Comme le veut ce mouvement, il fallait donc se suspendre en no-foot et donner une impulsion suffisante avec tout son corps pour atteindre la prise suivante. Plus spectaculaire que dangereux, ce passage sera tout de même fatal à l’un des grands favoris de cette finale : Tobby Roberts. Lui qui avait fait trembler la place du Mont Blanc il y a un mois en atteignant le top de la finale à Chamonix ne reproduira pas sa performance à Berne. Sa main zippe de la prise d’impulsion, Roberts tente alors de résister, pendu à un bras dans le vide, en vain. Il termine à la 9ème place, juste devant le Coréen Yunchan Song, qui a malheureusement zippé au début du tracé.

© Vladek Zumr

La deuxième surprise de ces finales nous vient du deuxième grand favori au titre mondial, Adam Ondra. Quand le Tchèque entre en scène, le public l’acclame, impatient de voir le meilleur grimpeur du monde en action. On le sait capable de libérer ce tracé. Dès le début, Ondra met du rythme dans la voie et donne le ton : ça va aller très vite ! Trop vite même… Alors qu’il semblait bien dans la voie, sa contre-pointe zippe et l’embarque dans les airs. Le regard dans le vide, il secoue la tête, incapable de s’imaginer à la 8ème place de la compétition.

© Vladek Zumr

Que de rebondissements dans cette finale ! Les erreurs de Roberts et d’Ondra permettent à Alex Megos de monter sur la troisième marche du podium. Alors qu’il pensait ses espoirs de médailles envolés, l’Allemand jubile. Il faut dire que son ascension avait été stoppée par une erreur stratégique, qui lui avait fait manquer un clippage. Réalisant qu’il était monté trop haut et qu’il n’arriverait plus à passer la corde dans la dégaine, il se résout à interrompre sa course.

Avant lui, Paul Jenft avait été le premier grimpeur à nous faire découvrir les mouvements de cette voie de finale. Il maîtrise la balançoire à la perfection, et souligne sa prestation par un yaniro. Il avance quelques mouvements plus loin, avant de tomber de fatigue juste avant la sortie du dévers. Notre seul Français présent en finale prendra la 6ème place de la compétition.

Ce n’était pas un mauvais run, j’ai même plutôt bien grimpé, mais j’ai mal géré l’effort dans la durée.

Paul Jenft

La course au titre se jouera entre le Japonais Sorato Anraku et l’Autrichien Jakob Schubert, champion du monde en titre. Sorato sera le premier à s’élancer de par sa contre-performance de ce matin, qui le plaçait à la 7ème place des demi-finales. Cette fois, le jeune grimpeur de 16 ans puise dans ses retranchements pour atteindre les dernières prises de la voie, mettant près de dix mouvements dans la vue aux autres finalistes.

J’étais très déçu de ma performance de ce matin, mais elle m’a permis d’être moins stressé, car déterminé, pour les finales. Et les ouvreurs ont opté pour de l’originalité ce soir ! Le plus surprenant c’était de mettre ce type de jeté en plein milieu de la voie, c’est une prise de risque même s’il n’était pas très difficile. La suite comprenait également des mouvements inhabituels. C’était très intéressant à découvrir !

Sorato Anraku

© IFSC

La barre était placée haute, mais rien de tel que le Champion du Monde en titre pour relever le défi. Le grimpeur le plus expérimenté de cette finale happe toute l’attention du public, jusqu’aux dernières secondes. Il arrive à l’endroit où chutait Sorato quelques minutes avant lui et valorise la dernière prise qu’il avait tenue, avant de chuter à 4 secondes de la fin, complètement épuisé. Mais l’essentiel est fait : Jakob Schubert conserve son titre mondial et monte sur la première marche du podium, applaudis par les milliers de spectateurs présents sur place.

Je savais que je devais mettre le run de ma vie pour remporter à nouveau ce titre de Champion du Monde. J’ai l’impression que le peloton de tête est plus fort que jamais. Waouh, ce que je ressens en ce moment c’est juste fou ! Gagner dans cette arène est quelque chose que je n’oublierai jamais !

Jakob Schubert

© Vladek Zumr

Les résultats de la finale masculine

Pos.GrimpeurHauteur
1AUT Jakob Schubert48+
2JPN Sorato Anraku48
3GER Alexander Megos40
4KOR Dohyun Lee39
5JPN Ao Yurikusa38+
6FRA Paul Jenft33+
7USA Sean Bailey30+
8CZE Adam Ondra27+
9GBR Toby Roberts20
10KOR Yunchan Song17
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La suite du programme

Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné

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Oriane Bertone décroche le titre de vice championne du Monde derrière Janja Garnbret !

05 Août

“C’est la première fois que je grimpe dans une salle avec autant de monde. Je n’en reviens pas… Le Championnat du Monde était un gros objectif pour moi cette saison, et je suis heureuse de décrocher cette deuxième place ce soir“, déclare Oriane Bertone, fraîchement couronnée du titre de vice-championne du Monde de bloc 2023.

Nos Français ont continué de nous faire rêver ce soir. Depuis le début de la compétition, les tricolores ne cessent d’époustoufler la planète entière. Après l’incroyable performance de Micka Mawem et Mejdi Schalck, qui décrochaient hier les deux premières places du Championnat du Monde de bloc, ce sont maintenant Zélia Avezou et Oriane Bertone qui ont fait briller les couleurs de la France. Oriane, championne de France en titre, ajoute à son palmarès le titre de vice-championne du Monde de bloc, se classant juste derrière l’indétrônable Janja Garnbret, qui aura réalisé l’une des finales les plus époustouflantes de tous les temps.


Bloc 1 : une entrée tout en douceur 

Les finales féminines de ce Championnat du Monde 2023 s’ouvrent avec l’arrivée de notre Française Zélia Avezou. Elle qui s’était transcendée lors des demi-finales quelques heures plus tôt n’en est pas à son coup d’essai lorsqu’il s’agit de disputer un championnat mondial. En 2021, puis en 2022, elle avait décroché le titre de championne du monde jeune. Mais pour la première fois, elle dispute ce soir une finale mondiale dans la catégorie reine des seniors. Et Zélia démarre fort, en enchaînant le premier bloc à vue. Ça part bien pour l’équipe de France !

 

Comme toujours, Ai Mori ruse pour passer le bloc de la manière la plus statique possible. Sa souplesse lui permet d’atteindre le top lors de son premier essai. Ça passe aussi à vue pour Natalia Grossman et Oriane Bertone. Brooke Raboutou réussira à être encore plus statique que Mori. Elle offre une véritable démonstration de force pour atteindre la dernière prise tout en douceur, et rejoint les autres compétitrices au sommet du tableau.

Ayant compris que toutes les finalistes avant elle ont enchaîné ce premier passage à vue, Janja Garnbret ne veut commettre aucune erreur. Elle assure donc chacun de ses mouvements, quitte à forcer un peu plus que prévu. Elle ne se fera pas piéger et atteindra le top à son tour.

Ce premier bloc ne bouleversa donc pas le classement, puisque les six finalistes réaliseront toutes le même score.

© Vladek Zumr

Bloc 2 : concentration, précision et… action !

C’est dans le second bloc de ces finales que le match allait réellement commencer. Comme hier, direction le côté gauche du mur pour voir nos finalistes s’affronter dans le bloc le plus finaud de la soirée. Zélia met deux essais avant de valider la zone. Il faut dire que la prise est microscopique, courte de 2 centimètres à peine. Lors de son quatrième essai, elle tombe les doigts dans la prise finale. Là encore les ouvreurs se sont amusés à visser un double mono-doigt en guise de fin, qu’il faut viser à la perfection. Zélia le loupe mais descend le sourire aux lèvres. Elle a compris le mouvement et il lui reste encore quelques secondes pour pouvoir mettre un essai supplémentaire. Cette fois, notre jeune française arrive parfaitement dans la préhension et valide le bloc, pour le plus grand bonheur des 6000 spectateurs présents sur place.

Ai Mori passe ses quatre minutes à essayer d’atteindre la prise de zone, en vain. Elle perd l’équilibre au moment de se redresser sur le pied. Il en est de même pour Brooke Raboutou, qui lutte dès le départ dans ce bloc, ne parvenant pas à poser son pied gauche correctement. Les secondes défilent, et l’Américaine devient nerveuse. Lors de son sixième essai, elle réussira enfin à accomplir le mouvement, mais n’aura pas la chance d’aller plus loin, stoppée par le chrono. Il en sera de même pour sa compatriote Natalia Grossman. Au moment d’envoyer sur la prise finale, Natalia hésite, et manque la préhension. Il ne lui reste que 15 secondes au compteur et alors que le public a déjà tourné la tête, Natalia décide de s’élancer pour un ultime essai. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle arrivera jusqu’au mouvement final, mais manquera la prise de nouveau.

Le premier essai d’Oriane est impressionnant. Elle est la première grimpeuse à valider la zone du premier coup, mais chute en manquant la prise finale. La voilà déjà repartie dans un second essai. Arf, ses doigts tapent à côté de nouveau. Que ce dernier mouvement est frustrant ! À peine redescendue, Oriane repart déjà sur le mur, prête à en découdre une troisième fois avec cette satanée prise finale. Cette fois, ses doigts arriveront précisément au bon endroit, et Oriane sera couronnée d’un top, acclamée par tout le public.

Comme Oriane, Janja Garnbret valide la zone d’entrée de jeu. Quelques secondes plus tard, la voici prête à s’élancer sur la dernière prise. La Slovène prend son temps et verrouille du regard la dernière prise, tel un sniper. Elle s’élance et ne rate pas sa cible, étant la seule concurrente à valider ce bloc à vue ! La foule est en délire.

J’ai beaucoup travaillé ce type de bloc parce que c’est le genre de mouvements qui me posaient parfois problème. Je me suis déjà sentie en difficulté lors de compétitions dans ce style et je ne voulais plus que ça se reproduise. J’ai donc bossé vraiment, vraiment, dur pour parvenir à un meilleur niveau et finalement je flashe cette dalle de finale, alors c’est énorme pour moi ! En retournant dans la zone d’isolement, j’avais en tête tous les entraînements et les efforts que j’ai donnés là-dedans.

Janja Garnbret

À ce moment des finales, un trio de tête se détache, dont fait partie nos deux Françaises. Elles comptent, avec Janja, un bloc de plus que les autres finalistes. Les coachs de l’équipe de France ne tiennent plus en place.

© IFSC

Bloc 3 : quand l’impossible devient possible…Le troisième bloc rythmera littéralement cette finale. Une première coordination permettait d’atteindre la prise de zone, un bac sur lequel il fallait se balancer de toutes ses forces pour ensuite effectuer une énorme coordination, mêlant mouvements de bras et de jambes.

Zélia atteint la prise de zone à son troisième essai et frôle, à trois reprises, la dernière prise, en vain. Pas très à l’aise dans ce style, notre Française repart tout de même le sourire aux lèvres, appréciant le moment. Elle est en finale des Championnats du Monde et n’y aurait jamais crû ce matin en se levant ! 

Face à ce bloc dans son anti-style le plus total, quelle(s) astuce(s) Ai Mori va-t-elle trouver pour shunter les mouvements dynamiques ? Impossible ! La Japonaise lutte et parvient tant bien que mal à atteindre la zone lors de son cinquième essai. Malheureusement pour elle, la coordination suivante est encore plus complexe et Mori retourne en isolement bredouille. Comme la Japonaise, Natalia Grossman est en difficulté dans ce bloc. Elle valide la zone au cinquième essai, mais tombe dans les premières prises de la coordination suivante, comme Brooke Raboutou. On prend alors conscience que Zélia Avezou a réalisé un run incroyable.

Tout s’accélère à l’arrivée d’Oriane. Dès son premier essai, elle atteint la zone, puis frôle le bac final. Le ton est donné, l’enchaînement semble n’être qu’une question de temps. D’ailleurs, en parlant de temps, un incident technique lié au chrono surviendra et Oriane sera renvoyée en isolement le temps que le problème soit résolu. Quelques minutes plus tard, c’est reparti. Oriane va-t-elle se remettre dans le rythme du bloc après son premier essai prometteur ? La réponse est oui ! De nouveau elle touche du bout des doigts la prise finale. Déterminée, elle s’élance pour un nouvel essai. Cette fois, elle s’envole et arrive à la perfection sur la première prise, puis la deuxième, la troisième et…….. la quatrième et dernière prise ! Oriane la tient fermement, le public est en feu, et notre Française est consciente de la performance qu’elle vient d’accomplir !

© Vladek Zumr

La performance de Janja Garnbret dans ce bloc sera tout droit sortie d’un autre monde. Aussi impossible que cela puisse paraître, la Slovène réalise la coordination tout en douceur, en s’arrêtant quasiment sur chacune des prises. C’est comme si elle avait grimpé au ralenti. Les ouvreurs l’assurent : cela semblait impossible ! Mais c’est là tout le génie de Janja Garnbret, qui rend possible l’impossible. 

Avant d’entamer le dernier bloc de ces Championnats du Monde, Oriane était donc deuxième du classement provisoire, devant Zélia et derrière Janja, qui figurait largement en tête après avoir réussi les trois premiers blocs à vue.

Bloc 4 : le sacre final

La finale s’achève au même endroit où étaient sacrés Micka Mawem et Mejdi Schalck hier soir. L’issue allait-elle être la même ?

Zélia tombe la main dans la prise finale lors de son premier run. « C’est bien Zélia », lui répète Nicolas Januel, entraîneur de l’équipe de France, qui l’encourage depuis le banc des coachs. Son deuxième essai sera identique. De nouveau, elle chute la main dans la dernière prise. La pression est à son comble : si elle fait le bloc, elle est assurée d’être sur le podium. Jusque dans les dernières secondes, Zélia donne tout, mais tombe à chaque fois sur le bac final, sans réussir à contrôler le balant.

Encore un jeté, ce qui n’est pas pour satisfaire notre Japonaise Ai Mori. Elle enchaîne les essais, mais ne réussira pas ce premier mouvement. Natalia Grossman, dangereuse dès son premier essai, tombe au dernier mouvement du bloc et se fera rattrapée par la gravité à cet endroit pendant ses quatre minutes. 

Comme elle, Oriane se fait emporter dans le dernier mouvement de son premier essai. Quoi qu’il en soit, elle a accumulé suffisamment d’avance pour être assurée de monter sur le podium de ce Championnat du Monde. Elle se tourne vers le public, demandant le soutien des 6000 spectateurs, tente une nouvelle méthode à la fin, mais tombe de nouveau. Gonflée à bloc elle repart pour un ultime essai, mais chute de nouveau.

Dans ce dernier tracé, Brooke Raboutou réalise le run parfait, enchaînant le bloc à vue.

 

La jeune américaine remplace donc Zelia sur le podium, qui décroche la quatrième place de cet événement.

C’était ma première finale sur une compétition internationale seniors, et j’ai trouvé tous les blocs magiques. À chaque fois que je faisais des essais, c’étaient les meilleurs blocs du monde pour moi.

Après être passée dans le dernier bloc, je savais que je n’allais pas être sur le podium parce qu’il était totalement dans le style des Américaines. Mais je suis super contente de mon résultat final.

Zélia Avezou

Le destin de cette finale tenait entre les mains de Janja Garnbret. La Slovène, arrive au pied du bloc, bien déterminée à en découdre. Elle réalise le premier jeté, puis atteint la prise de zone sans la moindre difficulté. Le dernier mouvement ne sera que la cerise du gâteau pour elle, qui enchaîne ce dernier bloc. Rendez vous compte de sa performance : en finale des Championnats du Monde, elle n’est pas tombée une seule fois, ayant réalisée les quatre blocs à vue !

Il est difficile de mettre des mots sur ce que je ressens en ce moment. Pour être honnête, je ne m’habitue jamais à gagner. Je ne m’habituerai probablement jamais à monter sur la plus haute marche du podium parce que c’est incroyablement dur d’être constante, tant les autres filles sont fortes et poussent fort derrière. Chaque victoire représente donc beaucoup pour moi, c’est comme si c’était la première.

Les blocs étaient exigeants, il était donc facile de tomber, mais aujourd’hui, j’étais “la bonne Janja”, comme j’aime l’appeler, c’est à dire dans ma propre bulle. Je n’ai rien vu ni entendu parce que j’étais dans le moment présent et que je m’amusais sur le mur, alors je n’ai pas douté que je tomberais une fois, tout simplement parce que je m’amusais.

Janja Garnbret

© Vladek Zumr

Janja Garnbret, indétrônable, remporte donc haut la main la médaille d’or, juste devant notre Française Oriane Bertone et Brooke Raboutou complète le podium.

Je suis super contente, parce que c’était mon gros objectif de l’année. Je reste concentrée pour l’épreuve de difficulté de demain. J’ai percé d’un doigt ce soir, mais normalement ça devrait être rétabli d’ici là.

Concernant ces finales, le bloc 3 avec ces deux coordinations a été exceptionnel ! Franchement c’était trop cool, même s’il y a eu un petit problème au début. J’ai mis un run et ensuite mon chrono ne s’affichait plus, je ne savais plus où j’étais. On me disait de continuer en regardant le téléphone d’une juge. Mais finalement, ils m’ont fait retourner derrière, puis on m’a dit que Brooke allait probablement passer avant moi. Finalement non, je suis revenue et j’ai enchaîné. C’était un grand moment parce que je savais que je devais faire ce bloc. C’est comme s’il y avait marqué « Oriane » dessus ! À la lecture il me donnait déjà très envie : je voulais le faire. Et je me suis sentie tellement bien en le faisant que franchement c’était ouf comme sensation.

Oriane Bertone

Les résultats complets des demi-finales

Pos.GrimpeurScore
1SLO Janja Garnbret4T4z 4 4
2FRA Oriane Bertone3T4z 7 4
3USA Brooke Raboutou2T4z 2 11
4FRA Zélia Avezou2T4z 8 10
5USA Natalia Grossman1T4z 1 9
6JPN Ai Mori1T2z 1 6
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La suite du programme

Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné

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Mickaël Mawem sacré Champion du Monde de bloc, Mejdi Schalck 2ème !

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Mickaël Mawem sacré Champion du Monde de bloc, Mejdi Schalck 2ème !

04 Août

Nos Français ont fait vibrer l’Arena de Berne ce soir ! Au terme des finales du Championnat du Monde de bloc 2023, Micka Mawem a décroché le titre suprême, juste devant Mejdi Schalck. 

“Mon rêve quand j’étais gosse, c’était de devenir le meilleur du monde, d’aller chercher un titre mondial un jour”, raconte Micka Mawem au micro, face aux milliers de spectateurs présent dans l’Arena. “Je ne voulais pas m’arrêter avant d’avoir réussi. C’est maintenant chose faite, et c’est ce qui compte le plus pour moi”.

Au terme d’une finale sensationnelle, Micka Mawem a décroché le titre dont il rêvait tant : celui de Champion du Monde. La soirée deviendra encore plus exceptionnelle lorsque Mejdi Schalck le rejoindra quelques secondes plus tard sur la deuxième marche du podium.

Retour sur une finale qui restera à jamais gravée dans les annales !


Bloc 1 : une première échappée dont font partie nos deux Français

Les finales de ce Championnat du Monde 2023 commencent dans l’imposant dévers situé à l’extrémité droite du fronton de bloc. Au programme, de gros mouvements physiques et basiques, de quoi donner le ton de la soirée. L’Autrichien Nicolai Uznik, premier grimpeur à ouvrir le bal, ne fait pas le bloc et doit se contenter de la prise de zone.

Ça passe en revanche pour le concurrent suivant, le Coréen Dohyun Lee, qui maîtrise le balant final lors de son troisième essai.

C’est ensuite au tour de notre Français Mejdi Schalck. Son entrée dans la compétition ne pouvait être plus parfaite : il réalise le bloc à vue, en utilisant une méthode statique qui lui permet d’effectuer le dernier mouvement en toute tranquillité, sans aucune prise de risque. Le public est déjà conquis !

Les regards se portent ensuite sur Kokoro Fujii, grimpeur le plus expérimenté de cette finale, également détenteur du titre mondial remporté en 2021 à Moscou. Bien qu’il valide la zone lors de son premier essai, il ne parvient pas à maîtriser le jeté final, et retourne en isolement bredouille.

Notre deuxième Français présent au départ de ces finales arrive ensuite sur les matelas. Micka Mawem ne perd pas de temps et s’élance dans le bloc. La zone est validée à vue, les prises suivantes également. Dans le dernier mouvement, Micka n’hésite pas : il s’élance dans le bac final et parvient à gainer le balant. Ça passe à vue pour notre Français, qui ne pouvait rêver mieux !

Enfin, le dernier concurrent à s’élancer n’est autre que le numéro 1 mondial, Sorato Anraku. Après avoir fait forte impression lors des demi-finales en étant le seul à enchaîner tous les blocs, le jeune adolescent de 16 ans fait clairement office de favori. Et son premier run dans le bloc ne fait que confirmer son statut. Comme Mejdi, il trouve l’astuce qui lui permettra d’atteindre la prise finale de manière statique. En une fraction de seconde, il rejoint nos deux Français au sommet du classement. Un trio de tête se détache déjà…

Bloc 2 : changement de rythme dans la dalle

Cette fois, direction l’extrémité gauche du fronton pour disputer le deuxième bloc, dans la dalle. La dalle ? Pas vraiment, car au lieu d’être positive, cette partie du mur est complètement verticale. Les ouvreurs ont joué avec de grosses prises zébrées, développées par la marque 360, qui combinent parties lisses et rugueuses, difficiles à cerner visuellement.

Nicolai Uznik et Kokoro Fujii ne font pas le bloc. Ils valident la prise de zone mais tombent dans la traversée finaude sans les mains. Dohyun Lee sera le premier à réussir le passage en équilibre. La salle retient alors son souffle jusqu’à ce que le Coréen atteigne le top.

Mejdi est mis en difficulté dans ce bloc. Il coche la zone au deuxième essai, puis met du temps à maîtriser la traversée. Alors qu’il ne lui reste plus que quelques secondes au compteur, notre Français est contraint d’accélérer. Il se précipite et loupe la petite prise de main, finement masquée par l’arête du mur.

Micka en revanche ne se laisse pas tromper. Dans ce bloc tout en sensation, il assure chacun de ses appuis. Lors de son troisième essai, il prend le risque de relancer sa main droite sur la prise finale. Un mouvement aléatoire, mais qui s’avérera payant pour notre Français, qui retourne en isolement avec ce second bloc en poche.

© Vladek Zumr

Quelques secondes plus tard, Sorato Anraku réalise la même méthode, et ça passe ! À ce moment de la compétition, Micka est deuxième, à un essai seulement du Japonais, tandis que Mejdi pointe à la quatrième place.

Bloc 3 : la prouesse française

Nouveau bloc, nouveau style. Avec ces prises violettes, les ouvreurs ont dessiné un skate, suivi d’un mouvement qu’ils avaient déjà tenté lors de la Coupe du Monde d’Hachioji, mais qui n’avait pas été réussi pendant la compétition : un jeté face au public, avec une arrivée les deux paumes à plats, bras tendus.

Uznik met de nombreux essais avant d’atteindre les deux paumes. Il parvient ensuite à réaliser le mouvement à trois secondes de la fin, se précipite et tombe. 

Lee tente de faire le jeté de face, mais ça ne marche pas. Les ouvreurs assurent que le profil du mur impose de se retourner face à la foule. Il opte pour cette méthode quelques secondes plus tard, qui s’avère fructueuse, atteint la zone, mais n’a plus le temps de monter plus haut…

Mejdi, qui a déjà eu l’occasion de travailler ce mouvement à Hachioji, enflamme le public en réalisant le bloc à son quatrième essai ! Lui qui avait pris un top de retard dans le bloc précédent, revient définitivement dans la course !

Après lui, Kokoro ne pense pas à se retourner pour effectuer le jeté et essaye de face, en vain. Un bloc qui ne conviendra décidément pas aux Japonais puisque Sorato passe plus de trois minutes à tenter d’effectuer le skate qui permettait d’atteindre les deux paumes. Il y arrivera enfin, à 30 secondes de la fin, mais opte pour la même méthode que son compatriote. Comme lui, il devra s’avouer vaincu dans ce bloc.

Micka réalise quant à lui un run incroyable. Après trois premiers essais infructueux, il réussit à faire le jeté au coup suivant. Il se contorsionne et parvient à mettre sa main sur la prise finale, et ramène du bout du doigt en tirant la langue. Cette finale, elle est à lui ! Car à l’issue du bloc 3, notre Français compte une longueur d’avance sur tout le reste des finalistes en ayant un top de plus. Seuls nos deux grimpeurs tricolores ont validé ce bloc, Mejdi est deuxième du provisoire. Le scénario ne peut pas être plus parfait pour le clan français. 

© Vladek Zumr

Bloc 4 : le couronnement !

Le dénouement final de ce Championnat du Monde de bloc aura lieu dans un bloc en coordination. Là encore, les ouvreurs ont testé de nouveaux concepts, en proposant des prises parfaitement transparentes et totalement lisses. Une invention qui impose de mettre encore plus de vitesse dans les mouvements.

Uznik fait preuve de puissance et sauve sa finale en réalisant ce tracé lors de son deuxième run. À l’inverse, Lee et Fujii ne réussissent pas à maîtriser la coordination en no-foot et ne valident pas la zone.

Cette série de mouvements semble faite pour Mejdi. Après quelques essais infructueux, il demande du soutien au public et parvient enfin à réaliser la coordination, mais tombe la main dans la prise finale, emporté par son ballant. Il profitera d’un dernier essai pour tenter de faire mieux, mais l’issue sera la même : de nouveau, la gravité l’emporte alors qu’il pince du bout des doigts la dernière prise.

20h06 : C’est le moment ou jamais pour Micka. Il figure en tête du classement provisoire et compte un bloc d’avance sur tout le monde. L’équation est simple : il n’a même pas besoin d’atteindre le top pour devenir champion du monde. S’il valide la zone de cet ultime bloc, il décroche alors le titre mondial qu’il convoite depuis tant d’années. Son premier essai n’est pas terrible, le clan français retient sa respiration. Lors de son deuxième run, il touche la zone, mais ne s’arrête pas. Le public est en feu et scande son nom. C’est lors de son cinquième essai que la magie opérera. Cette fois, Micka tient la prise de zone. Il tente de poursuivre jusqu’au top, mais chute, comme Mejdi. Peu qu’importe, il pousse un cri de joie et s’écroule à genoux, applaudis par le public. Il le sait, il vient de décrocher le titre de champion du monde. La foule est en délire.

© IFSC

 

C’est un moment incroyable ! J’ai attendu dix ans pour ça. J’ai connu beaucoup d’échecs dans ma carrière, mais je suis revenu année après année. Surtout qu’aujourd’hui, il y a ces jeunes, qui poussent très forts. Je n’arrive pas à y croire. C’est vraiment fou !

J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là. Chaque jour de l’année. Je n’ai pas pris de vacances depuis dix ans. Je dis à tout le monde que le plaisir viendra quand j’aurais gagné, et maintenant j’ai gagné. Je veux juste remercier toute ma famille. Mon frère, ma mère, mon père. Je vous aime.

Micka Mawem

Mais la compétition n’est pas finie ! Il reste encore Sorato à passer. S’il n’enchaîne pas le bloc, alors Mejdi devient le nouveau vice champion du monde. Vous connaissez la suite ? Malgré ses multiples tentatives, le Japonais ne réalisera pas la coordination, ce qui placera Mejdi sur la deuxième marche du podium.

J’avoue que je ne réalise pas trop. La finale était incroyable, l’ambiance, le public, tout. Faire deuxième devant Micka, c’est juste génial, c’est comme si j’avais gagné.

À la lecture des blocs, on était un peu sceptique. On se disait que les mouvements étaient bizarres. Comme une impression de déjà-vu dans le bloc 3, sauf que cette fois, ça a marché ! Dans le bloc 4, c’était difficile de gérer l’adhérence sur les prises transparentes en plastique : on avait jamais vu ça, c’était tout nouveau ! C’est top pour une finale de Championnat du Monde.

Mejdi Schalck

© Vladek Zumr

Les résultats complets des demi-finales

Pos.GrimpeurScore
1FRA Mickael Mawem3T4z 8 12
2FRA Mejdi Schalck2T4z 5 10
3KOR Dohyun Lee2T3z 5 15
4JPN Sorato Anraku2T2z 3 3
5AUT Nicolai Uznik1T3z 2 5
6JPN Kokoro Fujii0T2z 0 3
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La suite du programme

Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné


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Championnat du Monde de Berne – jour 4 : Micka Mawem et Mejdi Schalck en finale ce soir !

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Championnat du Monde de Berne – jour 4 : Micka Mawem et Mejdi Schalck en finale ce soir !

04 Août

La demi-finale masculine de bloc du Championnat du Monde à Berne vient de se terminer, et deux Français nous ont offert un véritable spectacle : Micka Mawem (2ème) et Mejdi Schalck (4ème). Un tour qui aura été largement dominé par le nouveau prodige japonais, Sorato Anraku.

4h00 ce matin, les ouvreurs finissent de caler les blocs de demi-finale qu’ils vont proposer plus tard dans la matinée aux grimpeurs. La mission est de taille car ce tour réunit les vingt meilleurs grimpeurs du monde en un seul lieu. Preuve en est, le deuxième grimpeur à s’élancer dans les blocs ce matin n’était autre qu’Adam Ondra.

Aucune place en finale n’a été gagnée sans une lutte acharnée. Pour s’assurer de passer l’épreuve, il fallait topper trois blocs au risquer d’être départagé pour la 6ème place au nombre d’essais. Le premier à donner le ton est Adam Ondra. Après avoir survolé le premier bloc, qui sera toppé par 18 grimpeurs, il se heurte à ce qui deviendra le casse-tête de (quasi) tous les demi-finalistes. Un passage très physique, mêlant plats et arquées tranchantes. Il essayera de contourner le mouvement prévu par les ouvreurs avec un retourné, pieds en premier, tête en bas, qui s’avérera finalement infructueux. Il parviendra tout de même à valider la zone, de la même manière que dans le bloc 3, une dalle qui demandait équilibre et précision et qui mettra les nerfs des grimpeurs à rude épreuve. Le Tchèque terminera son épreuve en toppant le bloc 4, une coordination, après quatre tentatives. Avec deux tops quatre zones, il restera un long moment dans le top 6 du classement provisoire, mais à l’issue du passage des Japonais, il terminera finalement 8ème de cette compétition.

Comme Yoshiyuki Ogata (7ème) et Yannick Flohé (9ème), il reste aux portes des finales. C’est finalement l’Autrichien, Nicolai Uznik qui gagne son ticket grâce à son nombre inférieur d’essai pour réaliser le même nombre de blocs.

Devant, Micka Mawem fait le chaud ! Alors qu’il soufflait ses 33 bougies hier, il entame ce tour de demi-finale gonflé à bloc. Après un premier essai qui lui permet de doser le jeté du premier bloc, il atteint facilement le top lors de sa deuxième tentative. Le bloc suivant, qui ampute grandement le score des athlètes depuis le début de la compétition, ne l’épargne pas. Après plusieurs tentatives il parvient tout de même à valider la zone, et sera l’un des rares à tomber la main dans la prise finale. Les deux derniers blocs, la dalle et la coordo, tombent rapidement sous ses assauts. Après son passage, notre Français figure en tête du classement provisoire, et ne sera dépassé que par un autre grimpeur, Sorato Anraku.

Ce soir, il disputera donc les finales de ce Championnats du Monde. Un exploit, alors qu’il n’est pas parvenu à rentrer en finale d’une seule Coupe du Monde cette saison. Mais comme toujours, lors des grands rendez-vous, Mawem se transcende. On se souvient encore de son incroyable performance en 2016, lors des Championnats du Monde de Bercy, où il avait manqué de peu la gagne. Aux Jeux Olympiques de Tokyo, le Français était aussi passé à un cheveu de la médaille olympique. Ce soir, Micka aura l’opportunité de vaincre ses démons et de monter sur la plus haute marche du podium.

Notre deuxième Français à se qualifier pour la finale n’est autre que Mejdi Schalck. Très attendu sur cette épreuve de par sa brillante saison de Coupes du Monde, il réussira à enchaîner les trois mêmes blocs que Micka. En revanche, il ne parviendra pas du tout à bouger dans le bloc 2, le plus physique, n’atteignant même pas la prise de zone. Alors c’est avec le poing levé qu’il se tourne vers le public au sommet des blocs 3 et 4. Son score lui permet de se classer 4ème des demi-finales.

Mejdi dans le bloc 4 de la demi-finale :

 

Nos trois autres Français ont malheureusement manqué leur chance de disputer les finales. Manu Cornu inaugure le banc des déçus, comptabilisant deux tops et trois zones, prenant la 15ème. Il est très vite rejoint par Paul Jenft (11ème) puis Sam Avezou (10ème). “C’est sûr qu’on est déçu. Le plus frustrant c’est de ne pas être parvenu à enchaîner la dalle (le bloc 2) qui semblait pourtant accessible”, explique Paul.

La première place est trustée par l’un des grands favoris au titre mondial, Sorato Anraku. De la même manière que lors des qualifications, il valide l’ensemble des blocs proposés par l’équipe d’ouvreurs. Du haut de ses 16 ans, c’est encore avec une certaine timidité et une distance avec le public qu’il offre une véritable démonstration de grimpe. Il est particulièrement impressionnant dans le bloc 2 : validé par aucun grimpeur, il sera le seul à en venir à bout, avec une facilité déconcertante. « Je ne me suis pas senti en réelle difficulté dans ce bloc”, nous confie-t-il. “J’ai compris à la lecture ce que je devrais faire et j’y suis parvenu au deuxième essai ».

© Vladek Zumr

Le reste de son tour est tout aussi impressionnant. Il parvient à bout de la dalle lors de son second essai. Bien que sa place en finale soit déjà assurée, il ne lâchera rien jusqu’à récupérer sa position de leader. “J’ai trouvé l’ouverture du dernier bloc très intéressante. Il demandait plein de qualité de grimpe différentes et il n’y avait pas plusieurs possibilité : nous devions tous réaliser et maitriser les mêmes mouvements. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’enchaîner”, termine-t-il.

Les résultats complets des demi-finales

Pos.GrimpeurScore
1JPN Sorato Anraku4T4z 11 5
2FRA Mickael Mawem3T4z 7 8
3JPN Kokoro Fujii3T4z 10 6
4FRA Mejdi Schalck3T3z 8 6
5KOR Dohyun Lee3T3z 10 8
6AUT Nicolai Uznik2T4z 2 7
7JPN Yoshiyuki Ogata2T4z 3 5
8CZE Adam Ondra2T4z 5 8
9GER Yannick Flohé2T4z 6 8
10FRA Sam Avezou2T3z 3 4
11FRA Paul Jenft2T3z 3 5
12AUT Jakob Schubert2T3z 3 13
13JPN Tomoa Narasaki2T3z 4 4
14JPN Meichi Narasaki2T3z 6 12
15FRA Manuel Cornu2T3z 8 12
16GBR Jack Macdougall2T3z 8 14
17GER Alexander Megos2T3z 9 5
18SUI Julien Clémence1T2z 4 5
19GBR Toby Roberts0T1z 0 2
20GER Max Kleesattel0T1z 0 4
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La suite du programme

Vendredi 4 août 2024 18h30 – 20h30 : Finale bloc hommes
Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné


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Championnat du Monde de Berne – Jour 3 : trois Françaises dans le top 10 des qualifications en bloc

 

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Championnat du Monde de Berne – Jour 3 : trois Françaises dans le top 10 des qualifications en bloc

03 Août

À Berne, les épreuves s’enchaînent mais ne se ressemblent pas ! Après les qualifications masculines de l’épreuve de difficulté ce matin, cette troisième journée de compétition s’est poursuivie par les qualifications féminines de l’épreuve de bloc. Le clan français continue de nous faire rêver ! Trois grimpeuses tricolores ont décroché leur billet pour les demi-finales, en se classant parmi les dix meilleures : Zélia Avezou, Flavy Cohaut et Oriane Bertone.


La tension se faisait ressentir cet après-midi, au pied du fronton de bloc. Après avoir disputé les qualifications en difficulté mercredi, les meilleures compétitrices de la planète devaient maintenant s’exprimer en bloc. Réparties en deux groupes de qualification, leur principal objectif était de faire partie des dix meilleures de leur groupe, pour poursuivre l’aventure en demi-finale. Pour cela, cinq blocs leur étaient proposés : une dalle, une coordination, un bloc physique, un tracé plus basique et un dernier bloc aléatoire.

La journée des Avezou !

Quelle journée pour la famille Avezou ! Ce matin, c’est Sam qui faisait parler la poudre en difficulté, décrochant la première place des qualifications, en montant très haut dans ses deux voies. Cet après-midi, c’est sur la cadette de la fratrie, Zélia, que tous les regards étaient tournés. Galvanisée par les résultats de son grand frère, celle qui dispute ses premiers Championnats du Monde nous offrira un spectacle grandiose. Si elle ne parvient pas à maîtriser la coordination du bloc 1, elle réalise ensuite un tour qui frôle la perfection. Zélia toppe le bloc le plus physique à vue, puis vient à bout des deux blocs suivants en quelques essais, avant de terminer son circuit en beauté, validant la dernière dalle à vue également. Avec un score de 4 blocs et 5 zones, elle réalise la deuxième meilleure performance de son groupe.

Flavy Cohaut et Oriane Bertone en demi-finale également !

Zélia Avezou ne sera pas la seule grimpeuse tricolore en demi-finale samedi. Deux autres Françaises ont décroché leur place dans le top 10 de leur groupe : Flavy Cohaut et Oriane Bertone. Pour Flavy, cette journée marquait son entrée dans la compétition. Contrairement aux quatre autres grimpeuses de l’équipe de France qui disputent à la fois les épreuves de difficulté et de bloc, elle ne prend part qu’à cette dernière discipline. La médaillée de bronze de Prague attaque son circuit de la plus belle des manières, enchaînant le premier bloc à vue. Elle poursuit sur sa lancée en venant à bout des mouvements dynamiques du bloc 2, lors de son deuxième essai seulement. La suite sera plus compliquée pour Flavy, qui manque de réussite dans le sommet des trois blocs suivants, parvenant tout de même à valider chaque zone. En étant l’une des seules compétitrices à cocher les cinq zones et à topper deux blocs, elle prend la 3ème place de son groupe.

Flavy dans le bloc 2 :

 

C’est un peu stressée qu’Oriane Bertone est arrivée au pied de son premier bloc de qualification. Une coordination, suivie d’un mouvement de transition en dalle, avant un final dynamique : en théorie, un tracé qui avait tout pour plaire à notre championne de France. Pourtant, après avoir réussi le premier mouvement de coordination, Oriane tombe dans la transition, ne parvenant pas à conserver l’adhérence sur une prise de pied fuyante. Dans le bloc suivant, plus physique, elle atteint rapidement la zone, mais ne réussit pas à se stabiliser sous la prise finale, une inversée plate qu’il fallait compresser. Notre jeune française poussera un soupir de soulagement dans le bloc 3, qu’elle validera lors de son quatrième essai. Sa série de tops était lancée, puisqu’elle viendra facilement à bout des blocs 4 et 5, qu’elle enchaînera à vue. Finalement, avec 3 blocs et 5 zones, elle prend la 4ème place de son groupe : de quoi disputer la demi-finale vendredi.

Malheureusement, nos deux autres Françaises présentes au départ ne parviennent pas à se hisser dans le top 20 du classement général. Pourtant, il s’en est fallu de peu pour Manon Hily, qui occupe la position la plus frustrante des qualifications, celle de première non qualifiée pour la demi-finale (21ème). Ses 2 blocs et 3 zones ne suffiront pas à passer du bon côté de la ligne. Plutôt spécialise de la difficulté, Hélène Janicot parviendra à toper un bloc et à valider 3 zones, ce qui la classera 47ème du général.

Janja Garnbret et Brooke Raboutou en tête !

Au sommet du classement, il n’est pas surprenant de voir le nom de Janja Garnbret s’afficher. La Slovène sera particulièrement impressionnante sur ce tour de qualification, étant la seule grimpeuse à enchaîner tous les blocs. Sa performance est d’autant plus spectaculaire que sur les cinq tracés, elle en valide trois à vue. Pour le moment, son début de compétition à Berne est un vrai succès. Mercredi, elle avait été la seule à clipper le relais des deux voies de qualification. Aujourd’hui, aucun bloc ne lui aura résisté, malgré l’exigence des différents tracés. Les ouvreurs vont-ils réussir à mettre Janja en difficulté sur cette compétition ?

© IFSC

Dans l’autre groupe, c’est Brooke Raboutou qui s’illustre. L’Américaine semble particulièrement affûtée et prête à aller défier la Slovène. Dans son groupe, les blocs sont plus difficiles et son score de 3 tops et 5 zones sera suffisant pour qu’elle prenne la première place du classement.

Si toutes les favorites rentrent dans le top 20, à l’instar de Natalia Grossman (9ème), Jessica Pilz (11ème) ou encore Ai Mori (11ème), la plus grosse surprise de ces qualifications nous vient de Miho Nonaka, qui ne parvient pas à obtenir son billet pour les demi-finales (24ème). Pourtant médaillée lors de deux Coupes du Monde de bloc plus tôt cette saison, elle n’enchaîne que deux blocs cet après-midi, preuve de la difficulté de ce tour de qualification. Ainsi, la jeune Ai Mori sera la seule Japonaise présente en demi-finale samedi.

© IFSC

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurScore
1USA Brooke Raboutou3T5z 7 13
1SLO Janja Garnbret5T5z 9 5
3ISR Ayala Kerem3T4z 5 9
3FRA Zélia Avezou4T5z 9 13
5USA Anastasia Sanders3T5z 4 19
5FRA Flavy Cohaut2T5z 3 9
7FRA Oriane Bertone3T5z 6 7
7SUI Petra Klingler2T5z 5 8
9USA Natalia Grossman3T5z 10 7
9USA Kyra Condie2T5z 7 16
11AUT Jessica Pilz2T4z 3 11
11JPN Ai Mori3T4z 4 6
13SLO Julija Kruder2T4z 4 6
13IRI Elnaz Rekabi3T4z 6 4
15UKR Ievgeniia Kazbekova2T5z 3 10
15GER Afra Hönig2T4z 4 7
15SVK Martina Buršíková2T4z 4 7
15AUT Franziska Sterrer2T4z 4 7
19AUS Oceania Mackenzie2T5z 4 12
20GBR Molly Thompson-smith2T4z 3 6
21ITA Laura Rogora2T3z 4 5
21GER Lucia Dörffel2T4z 5 10
21FRA Manon Hily2T3z 4 5
24JPN Miho Nonaka2T4z 7 7
25CAN Alannah Yip2T4z 10 8
25UKR Anastasia Kobets2T2z 3 2
27SRB Stasa Gejo1T5z 2 11
27GBR Erin Mcneice2T4z 11 15
29JPN Ryu Nakagawa1T4z 1 7
29USA Cloe Coscoy2T3z 4 6
31CAN Madison Fischer2T3z 6 6
31SLO Mia Krampl1T4z 2 7
33ARG Valentina Aguado1T4z 2 8
33GBR Holly Toothill2T3z 6 7
35GER Hannah Meul2T3z 7 7
35ITA Giorgia Tesio1T4z 2 9
35GER Sandra Hopfensitz1T4z 2 9
38NOR Sunniva Eik Haave2T3z 7 10
39AUT Johanna Färber1T4z 2 12
39ISR Noa Shiran2T3z 8 7
41ITA Camilla Moroni1T5z 1 19
41ESP Iziar Martínez Almendros1T4z 3 6
43SLO Katja Debevec1T5z 2 7
43SUI Sofya Yokoyama1T4z 3 8
45KOR Chaehyun Seo1T4z 1 8
45KOR Jain Kim1T4z 3 11
47CZE Eliska Adamovska1T3z 1 6
47ISR Maya Dreamer1T4z 4 10
49CHN Zhilu Luo1T3z 1 8
49FRA Hélène Janicot1T3z 1 3
49SLO Vita Lukan1T3z 1 8
49SUI Andrea Kümin1T3z 1 8
49KOR Yejoo Seo1T3z 1 8
54JPN Nonoha Kume1T3z 1 4
54CZE Michaela Smetanova1T3z 1 4
54CAN Babette Roy1T3z 1 4
57ESP Aida Torres Illamola1T3z 1 5
57ITA Miriam Fogu1T3z 1 12
59JPN Anon Matsufuji1T3z 1 7
59NOR Anne Ackre1T3z 1 14
61NED Lisa Klem1T3z 2 6
61SUI Natalie Bärtschi1T3z 2 4
63USA Kylie Cullen1T3z 2 5
63NED Lynn Van Der Meer1T2z 1 3
65BUL Aleksandra Totkova1T3z 4 10
65NOR Regine Storå1T2z 1 5
67CAN Indiana Chapman1T2z 2 7
67UKR Daria Nesterenko1T3z 5 4
69ITA Giulia Medici1T3z 6 5
69KAZ Margarita Agambayeva1T2z 3 5
71BEL Chloe Caulier1T2z 1 2
71VEN Lianet Castillo1T2z 3 11
73ISR Yael Taub1T2z 4 6
73CZE Marketa Janosova1T2z 3 2
75FIN Laura Loikas1T2z 4 14
75KOR Chaeyeong Kim1T1z 2 1
77MEX Regina Salazar Puga1T1z 3 2
77IRI Sarina Ghaffari1T2z 5 6
79MEX María Fernanda González Rámirez0T3z 0 11
79SUI Jil Couture1T2z 5 7
81CHI Alejandra Contreras1T1z 1 1
81CHI Muykuay Silva0T2z 0 2
83CAN Rebecca Frangos0T2z 0 3
83ARG Zoe Garcia Molina1T1z 2 1
83ECU Emilia Davila0T2z 0 3
86ISR Valeri Kremer1T1z 2 2
87TPE Hung Ying Lee0T2z 0 4
87BRA Anja Köhler1T1z 3 2
87CZE Ema Galeova0T2z 0 4
87CRO Anja Santini Mikulić1T1z 3 2
91CHI Martina Castro0T2z 0 5
91BRA Bianca De Magalhaes De Castro1T1z 8 1
91UKR Nika Potapova0T2z 0 5
94MEX Arantza Fernández Gutierrez1T1z 8 6
95MEX Arantza Luna Velasco0T2z 0 10
95PER Melissa Esther Chen Chen0T2z 0 7
97PUR Elizabeth Sepulveda0T1z 0 1
97ISL Svana Bjarnason0T1z 0 1
97MEX María Fernanda Hidalgo Amezquita0T1z 0 1
97PER Silvana Lourdes Leyton Matto0T1z 0 1
97CHI Matilde Cabezas0T1z 0 1
102INA Fujiyanti Widia0T1z 0 3
102THA Rattankorn Suthaphaisanwithaya0T1z 0 3
104INA Sukma Lintang Cahyani0T1z 0 5
105ARG Rocio Ailen Becerra0T1z 0 7
105KAZ Viktoriya Adamenko0T1z 0 13
107MKD Sara Trajkoska0T0z 0 0
107RSA Tegwen Oates0T1z 0 8
109PER Sofia Alejandra Herrera Vega Centeno0T1z 0 13
107MEX Diego Ernesto Vázquez0T2z 0 6
111INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang0T1z 0 5
112VEN Gianstefano Di Nino0T1z 0 6
112GUA Emilio Flores0T1z 0 6
114THA Teeraphon Boondech0T2z 0 7
115IRI Hossein Familrohani0T1z 0 7
115CRO Lovre Čulić0T2z 0 10
117MEX Jair Octavio Moreno Montoya0T1z 0 9
117KAZ Artyom Devyaterikov0T2z 0 21
117KAZ Azat Maikotov0T1z 0 9
120INA Sigrid Bim0T1z 0 1
121PER Kenu Puerta Wong0T1z 0 11
121MEX Santiago De Alba Flores0T1z 0 2
123BRA Mateus Rodrigues Bellotto0T1z 0 3
123MKD Matej Markov0T0z 0 0
123CHI Emiliano Torrijo0T0z 0 0
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La suite du programme

Vendredi 4 août 2024 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc hommes
18h30 – 20h30 : Finale bloc hommes
Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné


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Championnat du Monde de Berne – Jour 3 : Sam Avezou en tête des qualifications !

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Championnat du Monde de Berne – Jour 3 : Sam Avezou en tête des qualifications !

03 Août

Les Championnats du Monde d’escalade se poursuivent à Berne, et le rythme s’intensifie. Pour la première fois de la semaine, ce sont deux épreuves qui sont au programme aujourd’hui : les qualifications masculines de l’épreuve de difficulté, qui viennent de se terminer, et les qualifications féminines de l’épreuve de bloc, qui commencent dans quelques instants.

Ce matin, nos grimpeurs français se sont de nouveau illustrés en difficulté. Sam Avezou a décroché la première place du classement, tandis que Mejdi Schalck et Paul Jenft se sont offert leur place en demi-finale.


Des hauts et des bas pour l’équipe de France

Micka Mawem a été le premier grimpeur tricolore à s’élancer ce matin. Alors qu’il fête ses 33 ans aujourd’hui, son gâteau d’anniversaire devra attendre. Ou peut-être, aurait-il dû le manger au petit déjeuner… Dans sa première voie de qualification, il est rapidement victime d’hypoglycémie : “J’ai failli tomber dans les pommes à plusieurs reprises”, nous confie-t-il. Il tente de compenser son manque d’énergie en essayant de délayer sur les prises dès que possible, mais il est rattrapé par la gravité au milieu de la voie. Il ne fera pas mieux dans le deuxième tracé et quittera la scène à la 51ème place du classement, sous un happy birthday général entonné par les commentateurs.

Le mur devient ensuite tricolore à l’entrée de Mejdi Schalck et Paul Jenft, qui entament leur voie de qualification en simultanée. Paul grimpe dans la voie de gauche, Mejdi dans celle de droite. Les deux avancent en même temps et grimpent côte à côte, jusqu’à ce que Mejdi chute juste avant la lèvre du dévers. Lui aussi semble avoir souffert de quelques coups de fatigue ce matin.

J’ai eu quelques difficultés lors de mes runs aujourd’hui. Je pense que c’est une accumulation de fatigue (même si l’on a eu un jour de récupération hier) et de stress. Pendant mes passages je ne me sentais pas au top et j’ai eu des coups de fatigue. C’étaient seulement les qualifications et je les passe avec succès, donc je reste concentré pour la suite”.

Mejdi Schalck

Suite à ces deux runs de qualification, il prendra la 17ème place du classement. Après s’être bien battu dans les deux voies, Paul terminera juste devant Mejdi, à la 15ème place, décrochant lui aussi son billet pour les demi-finales.

© IFSC

Pour Manu Cornu, la journée ne se déroulera pas comme espérée. Alors qu’il s’élance dans sa première voie de qualification, il zippe de la main droite, et n’aura pas l’occasion de clipper la troisième dégaine. Immédiatement éjecté du mur, il se retrouve au sol, sans avoir eu la chance de montrer de quoi il était capable. Quelques minutes plus tard, il est appelé pour grimper dans la seconde voie de qualification, il double clippe la première et la deuxième dégaine et s’aperçoit que la corde n’est pas passée dans la première: le voilà obligé de redescendre… Si pour la diff le chemin s’arrête là pour Manu, il compte bien se rattraper pour la suite des événements en bloc où il a d’ores et déjà pris son ticket pour la demi-finale.

En revanche, le dernier Français à s’élancer dans ce tour de qualification parviendra à exprimer tout son potentiel ! Sam Avezou, grimpeur le plus redouté de tous les Japonais, continue de surfer sur sa vague de réussite. Après avoir fait vibrer la place du Mont-Blanc à Chamonix et décroché une belle médaille d’argent, il entame tout en confiance les voies de qualification de ce Championnat du Monde. “Je suis très content de mes runs”, déclare-t-il, le sourire aux lèvres. “Ce matin, j’avoue avoir été plutôt en forme. Les voies me convenaient bien, elles étaient courtes et rési”. Dans la première, Sam ne montre aucun signe de faiblesse. Prêt à envoyer sur le bac final, il zippe du pied gauche au moment de s’élancer. Dommage, car il semblait pouvoir réussir ce mouvement, qui ne sera maîtrisé par aucun compétiteur. Dans le second tracé, il part tout aussi déterminé. Très vite, il atteint le sommet du mur et se bat dans les derniers mouvements, jusqu’à atteindre la prise 37, marquant le record de cette voie. Une performance qui lui permet de s’octroyer la première place du classement général.

Les cadors présents au rendez-vous !

Dès le début de la matinée, Jakob Schubert donnait le ton. Sixième grimpeur à s’élancer, il prendra la première place de son groupe, qu’il ne quittera plus.

Dans ma première voie, je ne me suis pas senti très bien. C’était beaucoup plus dur que ce que je pensais, j’avais presque l’impression d’avoir des crampes dans la voie ! J’ai eu l’impression de ne pouvoir contrôler aucun mouvement et j’ai dû me battre fort pour monter haut. Dans la deuxième voie, j’ai pu grimper avec moins de pression. J’ai réussi à adopter un meilleur rythme et j’ai pris beaucoup plus de plaisir.

Jakob Schubert

© IFSC

Dans l’autre groupe, le Japonais Sorato Anraku rejoindra Sam Avezou en tête du classement. Annoncé comme l’un des grands favoris au titre mondial, il effectuera un mouvement de plus que notre Français dans la première voie, mais chutera une prise plus bas dans la seconde.

Juste derrière eux, on retrouve Toby Roberts, vainqueur de la Coupe du Monde de Chamonix, et Adam Ondra. Le Tchèque réalise une solide démonstration dans sa première voie, chutant dans le dernier mouvement, emporté par son ballant. Il monte ensuite très haut dans le seconde tracé et terminera la journée à la 7ème place du classement général.

J’ai vraiment aimé les voies. Elles mêlaient résistance et mouvements de bloc. Je me sentais assez bien, même si j’ai eu l’impression de commettre quelques erreurs. J’espère ne pas être trop fatigué pour les demi-finales de bloc, qui auront lieu demain”

Adam Ondra

Enfin, notons la belle performance des grimpeurs suisses aujourd’hui. Poussés par leur public, Sascha Lehmann prend la 4ème place du classement, et sera rejoint en demi-finale par ses compatriotes Nino Grünenfelder 11ème et Jonas Utelli 19ème.

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurHauteur
1AUT Jakob Schubert42+ (1) | 32+ (1)
1JPN Sorato Anraku39+ (1) | 36+ (2)
1FRA Sam Avezou39 (4) | 37 (1)
4SUI Sascha Lehmann41+ (2) | 31+ (2)
5USA Jesse Grupper41+ (2) | 30+ (4)
5GBR Toby Roberts39+ (1) | 35 (4)
7KOR Yunchan Song38 (5) | 30+ (4)
7CZE Adam Ondra39+ (1) | 34+ (5)
9ESP Alberto Ginés López37 (9) | 31 (3)
9GER Yannick Flohé38+ (5) | 33 (6)
11SUI Nino Grünenfelder37+ (7) | 28 (7)
11JPN Ao Yurikusa30 (14) | 35+ (3)
13GER Alexander Megos41 (4) | 25+ (11)
13CAN Sean Mccoll34 (10) | 33 (6)
15FRA Paul Jenft37+ (7) | 25+ (11)
15USA Colin Duffy35+ (8) | 32+ (8)
17FRA Mejdi Schalck34+ (12) | 26+ (8)
17JPN Yoshiyuki Ogata38+ (5) | 29+ (13)
19SUI Jonas Utelli33 (19) | 29 (6)
19JPN Tomoa Narasaki31+ (11) | 32+ (8)
21USA Sean Bailey38 (5) | 23+ (21)
21ITA Filip Schenk36+ (7) | 24+ (14)
23CZE Martin Stranik33+ (13) | 26+ (8)
23ITA Stefano Ghisolfi30+ (12) | 31+ (10)
25KOR Dohyun Lee37 (9) | 25+ (11)
25CHN Yufei Pan37 (9) | 25+ (11)
25ITA Marcello Bombardi30 (14) | 31+ (10)
28BEL Nicolas Collin34+ (9) | 24 (19)
29BEL Hannes Van Duysen33+ (13) | 26 (10)
29GER Philipp Martin30+ (12) | 24+ (14)
31GBR James Pope33+ (13) | 25+ (11)
31JPN Meichi Narasaki29 (19) | 31+ (10)
33SLO Luka Potocar33+ (13) | 24+ (17)
33BEL Simon Lorenzi28+ (20) | 24+ (14)
33GBR Hamish Mcarthur28+ (20) | 24+ (14)
36ISR Nimrod Marcus32 (20) | 25+ (11)
37CAN Oscar Baudrand33+ (13) | 22+ (24)
37AUT Nicolai Uznik30 (14) | 18 (23)
39KOR Jongwon Chon32 (20) | 24+ (17)
39AUS Campbell Harrison32 (20) | 24+ (17)
39SWE Hannes Puman29+ (17) | 23 (21)
42SVK Peter Kuric26+ (25) | 24 (19)
43USA Dillon Countryman27+ (25) | 24+ (17)
43SUI Dimitri Flick29+ (17) | 17+ (24)
45CZE Simon Potucek26 (29) | 23+ (21)
45ISR Alex Khazanov28+ (20) | 17+ (24)
45GBR Maximillian Milne28+ (20) | 17+ (24)
48ISR Yuval Shemla33+ (13) | 15+ (39)
49USA Zach Galla32 (20) | 20 (31)
49BEL Ties Vancraeynest27+ (24) | 17+ (24)
51FRA Mickael Mawem27+ (25) | 22+ (24)
51SLO Zan Lovenjak Sudar26+ (25) | 17+ (24)
53INA Putra Tri Ramadani32 (20) | 19+ (32)
53ITA Giorgio Tomatis9+ (56) | 24+ (14)
55ITA Gabriele Moroni27+ (25) | 20+ (30)
55BUL Slav Kirov24+ (27) | 17+ (24)
55INA Musauwir Musauwir24+ (27) | 17+ (24)
55HUN Nimród Sebestyén Tusnády 24+ (27) | 17+ (24)
59SWE Fredrik Serlachius23+ (31) | 22 (29)
60ISR Ram Levin19+ (35) | 22+ (24)
60ESP Mikel Asier Linacisoro Molina19+ (35) | 22+ (24)
60GBR Jack Macdougall19+ (35) | 22+ (24)
63CAN Guy Mcnamee23+ (31) | 17+ (24)
63AUT Stefan Scherz18 (46) | 20+ (22)
65IRI Reza Kolasangian27+ (25) | 16 (37)
65SGP Luke Goh Wen Bin21+ (34) | 17+ (24)
65LUX Nathan Martin21+ (34) | 17+ (24)
65SLO Anze Peharc21+ (34) | 17+ (24)
65BUL Nikolay Rusev21+ (34) | 17+ (24)
65AUS Dylan Soin21+ (34) | 17+ (24)
65HUN Gergő Vályi 21+ (34) | 17+ (24)
72CAN Victor Baudrand21+ (32) | 18 (34)
73RSA Mel Janse Van Rensburg11+ (56) | 23+ (21)
74IND Chingkheinganba Maibam20 (34) | 16 (37)
75MEX Jair Octavio Moreno Montoya20+ (33) | 15+ (39)
76CAN Kindar Mcnamee25+ (30) | 13+ (45)
77INA Muhammad Ferza Fernada Abdi15+ (42) | 17+ (36)
77THA Teeraphon Boondech22+ (32) | 17 (43)
79THA Ardch Intrachupongse19+ (35) | 15+ (39)
79ISR Geva Levin19+ (35) | 15+ (39)
79CHI Joaquin Urrutia19+ (43) | 17+ (24)
82INA Sigrid Bim18 (46) | 17+ (24)
83CZE Jachym Cink13+ (50) | 19+ (32)
83ARG Bautista Gregorini15+ (50) | 17+ (24)
85BUL Boyan Kirov19+ (35) | 13+ (45)
85AUS Dylan Parks19+ (35) | 13+ (45)
85BRA Mateus Rodrigues Bellotto21+ (34) | 17 (43)
88KOR Minsung Han14 (51) | 17+ (24)
89MEX Hector Lopez Valdez13 (52) | 18 (34)
89KOR Dohyeon Kim22+ (32) | 15 (52)
91SUI Dimitri Vogt14+ (44) | 15+ (39)
91LAT Edvards Gruzitis24+ (27) | 0
93INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang14+ (44) | 13+ (45)
93AUS Maxim Pare21+ (34) | 15+ (48)
95ARG Lautaro Nicolás Soria Sanchez13 (52) | 15+ (39)
95BRA Felipe Ho Foganholo20+ (42) | 17 (43)
97CRO Lovre Čulić15+ (42) | 12+ (51)
97UKR Mykhayil Tkachuk19+ (43) | 16+ (47)
99KAZ Alexey Panfilov14+ (44) | 12+ (51)
99CZE Stepan Potucek14+ (44) | 12+ (51)
99SWE Gabriel Kern19+ (43) | 15+ (48)
102CHI Benjamin Vargas14 (51) | 17 (43)
103MEX Santiago De Alba Flores13 (52) | 13+ (45)
103MEX Thor Villegas García16+ (48) | 15+ (48)
105KAZ Artyom Devyaterikov14+ (44) | 11+ (56)
105CHI Benjamin Ayala16 (49) | 15 (52)
107VEN Luis Castellanos12+ (55) | 13 (50)
107ARG Alejo Suter13+ (53) | 15 (52)
109VEN Gianstefano Di Nino13+ (50) | 11+ (56)
109UKR Roman Vasko9 (58) | 15+ (48)
111LTU Roman Sivakov14 (49) | 11 (59)
111CHI Emiliano Torrijo9+ (56) | 15 (52)
113CHI León Pino11+ (56) | 12+ (51)
113MEX Diego Ernesto Vázquez11+ (56) | 12+ (51)
113GUA Emilio Flores11+ (54) | 13 (56)
116MKD Viktor Trpovski10 (55) | 9 (59)
117ISL Birgir Óli Snorrason4 (63) | 11+ (56)
117IND Hritik Marne8+ (60) | 11+ (57)
119KAZ Azat Maikotov10 (60) | 11 (59)
119ISL Guðmundur Freyr Arnarson8+ (60) | 9+ (58)
121PER Kenu Puerta Wong11+ (56) | 3+ (63)
121MKD Jovan Ivanov9 (58) | 6+ (60)
123ECU Tulio Obregon9 (61) | 11 (59)
123FRA Manuel Cornu4 (62) | 5+ (61)
125MKD Matej Markov8 (62) | 10+ (62)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

La suite du programme

Jeudi 3 août 16h00 – 22h00 : Qualifications bloc femmes
Vendredi 4 août 2024 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc hommes
18h30 – 20h30 : Finale bloc hommes
Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné


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