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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Championnat du Monde de Berne – Jour 1 : Carton plein pour l’équipe de France !

01 Août

Les Championnats du Monde d’escalade 2023 sont lancés ! La compétition s’est ouverte ce matin par les qualifications de l’épreuve de bloc masculine. Premier bilan ? L’équipe de France a su répondre présent à cette première épreuve ! Nos cinq athlètes tricolores se sont tous qualifiés pour les demi-finales.

9h00 pétantes. Sorato Ankaru et Tomoa Narasaki, les deux leaders du classement mondial, se lancent dans le premier bloc des qualifications. Les 132 athlètes présents au départ de ce Championnat du Monde ont été répartis en deux groupes, chacun devant composer avec cinq blocs, dans le but de finir dans les dix premiers de son groupe et accéder aux demi-finales.

La première dalle ne posera aucun problème à nos deux Japonais, qui visent le titre mondial et surtout leur qualification pour les Jeux Olympiques. Les visages sont tendus, les athlètes concentrés, la pression se ressent à l’intérieur de la salle. Cette semaine, il ne s’agit pas que d’une simple compétition, mais d’un Championnat du Monde, qui plus est, qualificatif pour Paris 2024. Les compétiteurs sont à leur pic de forme, prêt à en découdre. Ce moment, ils l’attendent depuis des mois.

© IFSC

Le bon départ de l’équipe de France !

Mejdi Schalck sera le premier grimpeur français à faire son entrée sur les tapis. Médaillé de toutes les Coupes du Monde de bloc auxquelles il a participé cette saison (deux médailles d’or et une de bronze), le Chambérien n’est pas là pour rigoler. Et ce n’est pas dans le premier bloc que Mejdi affichera son plus beau sourire. Il bute dans la première dalle de qualification, zippant à plusieurs reprises sur un volume de pied dont l’adhérence semblait précaire. Pas de top, ni même de zone pour notre Français. Mais dès le deuxième bloc, Medji rebondit. Il vient à bout du tracé le plus physique du circuit lors de son deuxième essai, brandissant le poing vers la foule. Dans le même registre, il valide le bloc 3, qui demandait une grande puissance dans les épaules. Il poursuit sur sa lancée dans le bloc 4, qu’il enchaîne en seulement deux essais. Malheureusement, il ne parviendra pas à trouver les bonnes sensations dans la coordination du dernier bloc, mais qu’importe, avec 3 blocs et 4 zones, il se classe 13ème du classement général, et poursuivra l’aventure en demi-finale vendredi.

Celui qui a fait sensation dans le clan français, c’est Sam Avezou. Après son podium en bloc à Innsbruck et en difficulté à Chamonix, le Parisien de 22 ans semble plus en forme que jamais ! Il se retrouve au sommet du tableau, décrochant la 3ème place du classement, derrière les Japonais Sorato Anraku et Yoshiyuki Ogata, qui ont été redoutables d’efficacité, enchaînant tous les blocs de qualification. Sam sera l’un des rares grimpeurs de son groupe à vaincre la première dalle (qui était un peu plus difficile que celle du groupe B), puis viendra également à bout des blocs 2 et 3. À la fin de son circuit, il comptabilise 3 blocs et 5 zones, ce qui lui permet de faire partie du top 3 de cette première journée.

© IFSC

Comme Mejdi, Paul Jenft aura lui aussi souffert dans le premier bloc des qualifications. Déterminé, il enchaînera les essais, jusqu’à réussir à garder son pied en contact avec ce volume si fuyant. Il attrapera la zone, puis se redressera de tout son long, jusqu’à atteindre le top, après neuf tentatives. Contrairement à ses deux coéquipiers Mejdi et Sam, c’est dans la coordination que Paul fera la différence, se payant le luxe d’être l’un des deux seuls compétiteurs (avec Tomoa Narasaki) à l’enchaîner à vue. Il se classera 9ème des qualifications et disputera lui aussi la demi-finale vendredi.

Sa place dans le top 20 ? Micka Mawem l’a décrochée à la toute dernière seconde ! Après avoir enchaîné les deux premiers blocs et buté dans les deux suivants, Micka devait à tout prix enchaîner le dernier tracé pour gagner son billet pour les demi-finales. Notre Français enchaîne les essais un à un, sans parvenir à garder l’équilibre. Puis, alors qu’il ne lui restait plus que quelques secondes au compteur, il s’élance pour une ultime tentative. Alors qu’il atteint la prise de zone, le chrono se met à biper, annonçant les dernières secondes. Micka se rue alors sur la prise finale, gaine le ballant, envoie sa contrepointe et ramène sa main lors de la dernière seconde. Top. Le juge valide le bloc et Micka pousse un grand soupir de soulagement, félicité par l’ensemble de l’équipe de France. Le voici 13ème des qualifications.

À chaque grand rendez-vous international, on le remarque de par sa coupe de cheveux, mais aussi ses résultats : Manu Cornu, médaillé de bronze des derniers Championnats du Monde à Moscou, aborde pour ces qualifications des cheveux d’un bleu vif. Malgré une blessure au coude qui l’handicape toujours, notre Français a su répondre présent aujourd’hui. Il ne fera qu’une bouchée de la première dalle, qu’il enchaîne à vue. Il fera de même dans le bloc 2, qu’il topera à vue également. Si les blocs 3 et 4, plus physiques, lui résisteront, il fera la différence dans la coordination finale, se payant même le luxe de shunter une prise. Avec 3 blocs et 4 zones, il se classe juste devant Mejdi et Micka, à une belle 11ème place.

© IFSC

La frayeur d’Adam Ondra !

Du côté des internationaux, c’est sans grande surprise que l’on retrouve les athlètes asiatiques au sommet du tableau. Sur les six Japonais présents au départ des qualifications, cinq rentrent dans le top 7 du classement ! En tête de course, le jeune prodige de 16 ans Sorato Anraku, vainqueur du classement général des Coupes du Monde de bloc 2023. Il occupe la première place aux côtés de Yoshiyuki Ogata, qui devance Kokoro Fujii 3ème, et les frères Narasaki, Tomoa 6ème et Meichi 7ème.

Après une saison de bloc loupée où il n’a pas fait mieux que 17ème, Jakob Schubert semble de retour aux affaires ! Seul un bloc de qualification lui a résisté aujourd’hui, ce qui lui a permis de prendre la 7ème place du classement.

Les deux autres grimpeurs que tout le monde attendait ont eu chaud ce matin. Alex Megos et Adam Ondra ont pris les dernières places qualificatives pour les demi-finales. L’Allemand n’aura réussi à enchaîner que deux blocs, de quoi décrocher la 17ème place. Pour Adam, ce fut encore plus serré : il prendra la 10ème et dernière place qualificative de son groupe, et sera donc le premier à s’élancer en demi-finale vendredi.

© IFSC

Les résultats complets des qualifications

Pos.GrimpeurScore
1JPN Sorato Anraku5T5z 11 10
1JPN Yoshiyuki Ogata5T5z 11 7
3GER Yannick Flohé5T5z 18 14
3FRA Sam Avezou3T5z 5 8
3JPN Kokoro Fujii3T5z 5 8
6JPN Tomoa Narasaki4T5z 4 7
7JPN Meichi Narasaki3T5z 7 12
7AUT Jakob Schubert4T5z 13 10
9FRA Paul Jenft3T5z 13 14
9GBR Jack Macdougall3T5z 9 12
11AUT Nicolai Uznik3T4z 6 10
11FRA Manuel Cornu3T4z 6 7
13FRA Mejdi Schalck3T4z 7 10
13FRA Mickael Mawem3T4z 16 13
15GBR Toby Roberts2T5z 3 12
15SUI Julien Clémence3T3z 7 5
17KOR Dohyun Lee3T3z 12 12
17GER Alexander Megos2T5z 11 15
19CZE Adam Ondra2T5z 2 12
19GER Max Kleesattel2T5z 11 19
21BEL Nicolas Collin2T5z 4 10
21SLO Zan Lovenjak Sudar2T4z 3 10
23KOR Jongwon Chon2T5z 4 12
23BEL Simon Lorenzi2T4z 3 13
25BEL Hannes Van Duysen2T4z 6 8
25SUI Sascha Lehmann2T4z 4 6
27GBR Hamish Mcarthur2T4z 8 10
27SLO Anze Peharc2T4z 7 9
27SWE Hannes Puman2T4z 7 9
30ESP Alberto Ginés López2T3z 6 5
31USA Zach Galla2T4z 7 10
31IND Chingkheinganba Maibam2T2z 4 3
33USA Sean Bailey1T4z 1 15
33CHN Yufei Pan1T4z 1 15
33ISR Yuval Shemla2T4z 7 14
36SVK Peter Kuric2T4z 7 15
37ITA Gabriele Moroni1T4z 1 16
37SLO Luka Potocar2T4z 10 18
39ISR Geva Levin2T3z 4 4
39AUT Stefan Scherz1T4z 3 18
41ISR Nimrod Marcus2T2z 3 3
41USA Dillon Countryman1T4z 5 13
43GBR Maximillian Milne1T5z 1 10
43LUX Nathan Martin1T3z 1 6
45USA Colin Duffy1T5z 5 11
45ITA Marcello Bombardi1T3z 1 11
47LAT Edvards Gruzitis1T3z 2 5
47ISR Alex Khazanov1T4z 1 15
49ITA Filip Schenk1T4z 2 6
49JPN Ao Yurikusa1T3z 2 8
51USA Jesse Grupper1T4z 2 10
51ESP Mikel Asier Linacisoro Molina1T3z 2 11
53GBR James Pope1T2z 1 2
53CAN Oscar Baudrand1T4z 5 11
55CAN Guy Mcnamee1T2z 1 3
55CAN Sean Mccoll1T3z 2 6
57AUT Jan-luca Posch1T3z 4 6
57MEX Hector Lopez Valdez1T2z 1 19
59BUL Slav Kirov1T3z 4 7
59BRA Felipe Ho Foganholo1T2z 2 3
61ITA Stefano Ghisolfi1T2z 2 4
61HUN Gergő Vályi1T3z 6 12
63KOR Yunchan Song1T2z 2 7
63AUS Dylan Parks1T3z 6 16
63CAN Kindar Mcnamee1T2z 2 7
66SUI Nils Favre1T2z 1 2
67HUN Nimród Sebestyén Tusnády1T2z 3 3
67AUS Maxim Pare1T2z 2 3
69CHI Joaquin Urrutia1T2z 2 9
69RSA Mel Janse Van Rensburg1T2z 3 11
71KOR Minsung Han1T2z 3 2
71UKR Mykhayil Tkachuk1T2z 4 3
73THA Ardch Intrachupongse1T2z 4 4
73LTU Roman Sivakov1T2z 3 3
75CHI Benjamin Ayala1T2z 5 6
75INA Putra Tri Ramadani1T1z 3 1
75IRI Reza Kolasangian1T1z 3 1
78CAN Victor Baudrand1T2z 7 8
79ITA Giorgio Tomatis1T1z 2 2
79AUS Campbell Harrison0T4z 0 10
81SWE Fredrik Serlachius0T3z 0 8
81AUS Aiden Yanev0T3z 0 8
81SWE Albin Meyer0T3z 0 8
81UKR Roman Vasko1T1z 4 2
85KAZ Alexey Panfilov1T1z 6 3
86BUL Nikolay Rusev0T3z 0 5
86CZE Martin Stranik0T3z 0 5
88CHI Benjamin Vargas0T3z 0 9
88ISL Guðmundur Freyr Arnarson0T3z 0 9
90ISR Ram Levin0T3z 0 13
91ARG Lautaro Nicolás Soria Sanchez0T2z 0 5
91ARG Alejo Suter0T3z 0 13
93MEX Thor Villegas García0T2z 0 7
93DEN Frederik Viberg Christiansen0T3z 0 17
93SWE Gabriel Kern0T2z 0 7
96SGP Luke Goh Wen Bin0T2z 0 3
96CHI León Pino0T2z 0 3
98ARG Bautista Gregorini0T2z 0 10
99FIN Axel Lindfors0T2z 0 4
99IRL Ciarán Scanlon0T2z 0 4
99KOR Dohyeon Kim0T2z 0 4
99IRL Mark Scanlon0T2z 0 11
103VEN Luis Castellanos0T2z 0 16
104ECU Tulio Obregon0T1z 0 1
105IRI Mohammadamin Yazdizad0T2z 0 5
105INA Muhammad Ferza Fernada Abdi0T1z 0 2
107DEN Anton Young Hong Nielsen0T2z 0 6
107MKD Viktor Trpovski0T2z 0 6
107BUL Boyan Kirov0T1z 0 4
107MEX Diego Ernesto Vázquez0T2z 0 6
111INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang0T1z 0 5
112VEN Gianstefano Di Nino0T1z 0 6
112GUA Emilio Flores0T1z 0 6
114THA Teeraphon Boondech0T2z 0 7
115IRI Hossein Familrohani0T1z 0 7
115CRO Lovre Čulić0T2z 0 10
117MEX Jair Octavio Moreno Montoya0T1z 0 9
117KAZ Artyom Devyaterikov0T2z 0 21
117KAZ Azat Maikotov0T1z 0 9
120INA Sigrid Bim0T1z 0 1
121PER Kenu Puerta Wong0T1z 0 11
121MEX Santiago De Alba Flores0T1z 0 2
123BRA Mateus Rodrigues Bellotto0T1z 0 3
123MKD Matej Markov0T0z 0 0
123CHI Emiliano Torrijo0T0z 0 0
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

La suite du programme

Mercredi 2 août 11h00 – 15h30 : Qualifications difficulté femmes
Jeudi 3 août 9h00 – 15h00 : Qualifications difficulté hommes
16h00 – 22h00 : Qualifications bloc femmes
Vendredi 4 août 2024 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc hommes
18h30 – 20h30 : Finale bloc hommes
Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné


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Comment le Championnat du Monde d’escalade a évolué au fil des années ?

01 Août

Alors que le Championnat du Monde d’escalade vient de débuter à Berne, penchons-nous sur l’évolution de cette compétition au fil des saisons.

La première compétition qualificative pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 est arrivée ! Les Championnats du Monde d’escalade 2023, qui se tiennent à Berne, en Suisse, du 1er au 12 août, marquent le premier moyen pour les grimpeurs internationaux d’obtenir leur place pour les J.O de Paris.

Il s’agit des 18èmes Championnats du Monde d’escalade depuis la première édition, qui s’est tenue il y a 32 ans, en 1991. Le Championnat du Monde est connue pour être le plus gros événement d’escalade, en dehors des Jeux Olympiques. Penchons-nous donc sur l’histoire et l’évolution de cette compétition.


C’est en 1985 que s’est tenue la première compétition internationale d’escalade, à Bardonecchia, en Italie, à seulement 4 kilomètres de la frontière française. Un événement connu sous le nom de SportRoccia accueillait ce premier événement, qui se déroulait en falaise et dont les premiers vainqueurs étaient Stefan Glowacz, Patrick Edlinger et Catherine Destivelle.

Patrick Edlinger, lors de la première compétition internationale d’escalade en 1985

Un an plus tard, en 1986, la fédération française organise la première compétition d’escalade en salle, dans un gymnase de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon.

La première Coupe du Monde se tiendra trois ans plus tard, en 1989, et comprenait une épreuve de vitesse et de difficulté. Au début des années 1990, il a été décidé de n’organiser des compétitions internationales que sur des structures d’escalade construites à cet effet, afin de préserver les espaces naturels. Plusieurs grands événements voient alors le jour dans toutes les principales salles d’Europe, ainsi qu’au Japon et aux États-Unis.

Le premier Championnat du Monde sera organisé pour la première fois en 1991, à Francfort en Allemagne, suivi du premier Championnat du Monde jeunes en 1992. Le nombre élevé de participants montre à quel point l’escalade était devenue populaire auprès de la jeune génération.

Après le succès de la première édition à Francfort, les Championnats du Monde sont ensuite organisés tous les deux ans et Innsbruck (Autriche), Genève (Suisse), Paris (France) et Birmingham (Grande-Bretagne) accueillent les quatre championnats suivants, comprenant uniquement des épreuves de difficulté et de vitesse. À cette époque, environ 150 grimpeurs prennent part à ces compétitions.

Adam Ondra, lors de sa victoire aux Championnats du Monde de Bercy en 2016

Le bloc ne sera officiellement approuvé en tant que troisième discipline de l’escalade en 1998, et les premières Coupes du Monde de bloc auront lieu en 1999. En 2001, la discipline sera ajoutée pour la première fois aux Championnats du Monde de Winterthur, en Suisse.

Après 2011, les Championnats du Monde seront déplacés lors des années paires, afin d’éviter tout conflit avec les Jeux Mondiaux, auxquels l’escalade faisait part depuis 2005. Lors des Championnats du Monde de Paris en 2012, l’épreuve combinée regroupant les trois disciplines (difficulté, bloc et vitesse), fit son apparition pour la première fois.

Puis, les Championnats du Monde ont de nouveau été déplacés, cette fois aux années impaires, à partir de 2019 à Hachioji, au Japon, après l’ajout de l’escalade au programme des Jeux Olympiques. Désormais, un championnat sur deux (ceux qui se déroulent les années précédant les J.O) sert de qualification olympique.

Cette année, Berne accueille pour la première fois le nouveau format combiné, qui passe de trois disciplines à deux : le bloc et la difficulté, après que la vitesse se soit vue accorder une épreuve distincte aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Près de 800 grimpeurs, venant de 60 nations différentes sont inscrits sur les listes de départ.


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Tout savoir sur le Championnat du Monde de Berne 2023 !

31 Juil

Nous y voilà ! L’heure de disputer le plus grand rendez-vous de l’année a sonné. Berne accueillera les Championnats du Monde d’escalade 2023 du 1er au 12 août. En plus de couronner de nouveaux champions du monde dans chaque discipline (bloc, difficulté, vitesse et handi-escalade), la capitale suisse offrira les premières places pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Au total, dix places sont en jeu lors de ces Championnats du Monde 2023 : trois pour les hommes et trois pour les femmes pour le combiné bloc/difficulté et deux pour chaque sexe en vitesse.

Après des mois et des mois d’entraînement, Janja Garnbret, Adam Ondra, Jakob Schubert, Oriane Bertone, Mejdi Schalck, et tous les autres compétiteurs donneront le meilleur d’eux-mêmes pour tenter de décrocher le précieux sésame.

Découvrez ci-dessous toutes les infos sur la compétition, le programme, la composition de l’équipe de France et bien plus encore.


Le chemin vers Paris 2024 se poursuit et s’apprête à prendre un tournant majeur lors des Championnats du Monde d’escalade 2023.

Environ 800 grimpeurs de 60 nations différentes s’affronteront au sein de la PostFinance Arena, dans la ville suisse de Berne. La compétition se déroulera du mardi 1er au samedi 12 août. Au cours de ces 12 jours, huit nouveaux champions du monde seront sacrés et dix places pour les Jeux Olympiques attribuées.

Les Mondiaux 2023 présenteront trois disciplines : la vitesse, le bloc et la difficulté. À l’issue de chaque discipline, les 20 meilleurs athlètes par sexe seront qualifiés pour s’affronter dans le nouveau format olympique qui combine bloc et difficulté. Les trois premiers du combiné bloc/difficulté et les deux premiers de la vitesse, monteront non seulement sur le podium des Championnats du Monde, mais obtiendront également une place pour Paris 2024.

© IFSC

Des grimpeurs prêts à en découdre !

Quand on parle de médailles, de Championnats du Monde et de Jeux Olympiques, l’athlète qui nous vient immédiatement à l’esprit n’est autre que Janja Garnbret. La première et unique grimpeuse médaillée d’or olympique est prête à défendre son titre ! Malgré une blessure cet hiver, la Slovène semble bel et bien en forme. Preuve en est avec sa 40ème médaille d’or en Coupe du Monde qu’elle a remportée cette année, à Villars. Des médailles d’or qu’elle comptabilise par paquets dans les deux disciplines (bloc et difficulté), ce qui fait indéniablement d’elle la grande favorite pour le titre mondial 2023.

Mais elle devra faire face à la redoutable Américaine Natalia Grossman, championne du monde de bloc en titre et vice championne du monde en difficulté. Plus tôt cette saison, l’Américaine a une fois de plus montré qu’elle avait sa place sur la plus haute marche du podium, en remportant le classement général des Coupes du Monde 2023. Pourtant, la jeune grimpeuse de 22 ans a vécu un début de saison compliqué.

Ma saison 2023 a commencé de manière difficile, car je devais faire face à des problèmes gastro-intestinaux. Cependant, à mesure que mes symptômes devenaient plus gérables, mes performances se sont améliorées et je suis finalement heureuse de la façon dont la saison s’est déroulée. Je suis rentré chez moi après la Coupe du Monde de Villars afin d’avoir trois semaines pour m’entraîner à la maison. Je me suis sentie très bien lors de mes dernières séances, j’ai pris beaucoup de plaisir et j’ai l’impression d’avoir fait tout ce qui était possible à l’entraînement. Maintenant, j’ai hâte d’en découdre !

Natalia Grossman

© IFSC

Une autre grimpeuse à surveiller de près sera la Sud-Coréenne Chaehyun Seo. Cette dernière a réalisé de belles performances cette saison, réalisant deux finales en bloc et deux en difficulté. Elle défendra la médaille d’or qu’elle a remportée lors des derniers Championnats du monde de difficulté.

C’est sûr que ça rajoute un peu de pression, mais je veux profiter de la compétition, et comme tous les grimpeurs, je vais tout faire pour atteindre le sommet des voies. Mais il est important de se libérer de cette pression. Ce sera un nouveau défi pour moi, et c’est ce qui m’excite.

Chaehyun Seo

Chez les hommes, difficile de parler de Paris 2024 sans penser à Mejdi Schalck. Notre jeune français a rapidement fait en sorte que son nom soit sur toutes les lèvres. Il a d’abord remporté l’or lors de l’ouverture de la Coupe du Monde de bloc à Hachioji, au Japon, et a enchaîné avec une autre victoire à Séoul, en Corée du Sud, une semaine plus tard. Mais Mejdi n’est pas le seul grimpeur français à être monté sur un podium en 2023… Paul Jenft a rejoint son coéquipier sur le podium à Hachioji et Sam Avezou a montré sa grande polyvalence en remportant le bronze en bloc à Innsbruck et l’argent en difficulté à Chamonix. Si l’on ajoute le médaillé de bronze des derniers Championnats du Monde de bloc en 2021, Manu Cornu, notre équipe de France sera clairement à surveiller à Berne !

© IFSC

Mais s’il y a bien une équipe qui a marqué ce début d’année 2023, c’est le Japon ! N’oublions pas que sept des huit finalistes de la dernière Coupe du Monde à Briançon étaient originaires du dernier pays hôte des Jeux olympiques. Parmi les grimpeurs à surveiller, citons Kokoro Fujii, médaillé d’argent lors des derniers Championnats du Monde, Yoshiyuki Ogata et Meichi Narasaki, tous deux médaillés en bloc cette saison, et Tomoa Narasaki, le frère de Meichi, médaillé d’argent aux Championnats du Monde 2021 et vainqueur de la Coupe du Monde de bloc à Salt Lake City au début de l’année.

Tout l’hiver, je me suis entraîné en me concentrant sur les Championnats du Monde de Berne. J’ai confiance en moi et j’en attends beaucoup. Mon objectif à Berne est d’obtenir mon billet pour Paris 2024. Il se peut que je me mette trop de pression, mais je crois en moi et je pense pouvoir réaliser ma meilleure performance.

Tomoa Narasaki

Un autre grimpeur japonais qui a vraiment attiré l’attention cette année est le jeune Sorato Anraku. Au cours de sa première saison en senior, Sorato a brillé lors des premières compétitions de bloc, ce qui lui a permis de se mettre en confiance et remporter l’or à Innsbruck et par la même occasion, le classement général des Coupes du Monde de bloc 2023. Mais le jeune japonais de 16 ans n’est pas seulement un spécialiste du bloc. Il a également participé à toutes les finales des Coupes du Monde de difficulté auxquelles il a participé, ce qui lui a permis de remporter une médaille d’or à Briançon.

N’oublions pas les cadors de la discipline, que sont Adam Ondra, Alex Megos et Jakob Schubert. Tous les trois sont montés sur le podium de la Coupe du Monde de Villars, prouvant qu’ils comptaient bien aller chercher leur billet olympique à Berne.

© IFSC

La composition de l’équipe de France

Bloc

Oriane Bertone
Manon Hily
Hélène Janicot
Zélia Avezou
Flavy Cohaut

Sam Avezou
Mejdi Schalck
Paul Jenft
Manu Cornu
Micka Mawem

Difficulté

Oriane Bertone
Manon Hily
Hélène Janicot
Zélia Avezou

Sam Avezou
Mejdi Schalck
Paul Jenft
Manu Cornu
Micka Mawem

Vitesse

Victoire Andrier
Lison Gautron
Manon Lebon
Aurélia Sarisson
Capucine Viglione

Yann LeClercq De Lannoy
Bassa Mawem
Guillaume Moro
Marius Payet-Gaboriaud
Pierre Rebreyend

Comment se qualifier pour le Championnat du Monde combiné ?

Ces Championnats du Monde 2023 se dérouleront en deux phases :

  • Le Championnat du Monde classique
  • Le Championnat du Monde combiné

La première semaine sera consacrée au Championnat du Monde classique, c’est-à-dire aux épreuves individuelles, que sont le bloc, la difficulté et la vitesse. Puis, la deuxième semaine sera dédiée au Championnat du Monde combiné, mêlant bloc et difficulté.

Suite au Championnat du Monde classique, les 20 meilleurs hommes et femmes seront qualifiés pour disputer le Championnat du Monde combiné. Pour cela, à la fin de la première semaine, leurs points obtenus en bloc et en difficulté seront additionnés et un classement sera établi. Le top 20 de ce classement aura la chance de concourir pour les demi-finales du combiné.

© IFSC

Le programme

Mardi 1er août 9h00 – 16h00 : Qualifications bloc hommes
Mercredi 2 août 11h00 – 15h30 : Qualifications difficulté femmes
Jeudi 3 août 9h00 – 15h00 : Qualifications difficulté hommes
16h00 – 22h00 : Qualifications bloc femmes
Vendredi 4 août 2024 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc hommes
18h30 – 20h30 : Finale bloc hommes
Samedi 5 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale bloc femmes
18h30 – 20h30 : Finale bloc femmes
Dimanche 6 août 10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
18h30 – 20h30 : Finale difficulté hommes et femmes
Lundi 7 août Repos
Mardi 8 août 9h00 – 19h00 : Qualifications handi-escalade
Mercredi 9 août 9h00 – 11h30 : Demi-finale bloc femmes du combiné
13h00 – 15h30 : Demi-finale bloc hommes du combiné
20h30 – 22h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes du combiné
Jeudi 10 août 9h00 – 12h00 : Qualifications vitesse hommes et femmes
13h00 – 18h00 : Finale handi-escalade hommes et femmes
20h10 – 21h00 : Finale vitesse hommes et femmes
Vendredi 11 août 19h00 – 22h00 : Finale femmes du combiné
Samedi 12 août 19h00 – 22h00 : Finale hommes du combiné

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Les demi-finales et les finales seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’IFSC. Cependant, cela ne s’applique pas aux pays d’Europe. Comme communiqué l’année dernière, l’IFSC a signé un partenariat avec la plateforme de streaming payante Discovery+.

En conséquence, les téléspectateurs européens peuvent regarder les demi-finales et les finales en direct sur Discovery+ et/ou sur la chaîne Eurosport, à condition de souscrire à un abonnement. Sinon, il faudra patienter et attendre le lendemain de l’épreuve, chaque manche étant disponible gratuitement sur la chaîne Olympic Channel 24 heures plus tard.

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Ryuichi Murai répète le highball “Livin’ Large” 8C+ à Rocklands

31 Juil

Le grimpeur japonais Ryuichi Murai a enchaîné “Livin’ Large”, un highball coté 8C+ à Rocklands, en Afrique du Sud. Il s’agit seulement de la quatrième ascension de ce bloc, libéré par Nalle Hukkataival en août 2009 et répété par Jimmy Webb en 2015 et Shawn Raboutou en 2019.

Parmi les quatre grimpeurs, Hukkataival et Webb ont coté cette imposante ligne 8C, tandis que Raboutou a préféré lui attribuer la cotation de 8C+, tout comme Murai. “Livin’ Large” est l’un des highballs les plus connus et les plus durs du continent africain, avec des mouvements engagés tout le long d’une proue, qui s’élève à près de dix mètres de haut.

Ryuichi Murai comptait déjà plusieurs 8C+ bloc à son actif, comme “Sleepwalker”, “Gakido” ou “Floatin”, et avait déclaré que “Livin’ Large” était le principal objectif de son trip à Rocklands cette année.

“C’était très intimidant d’imaginer que les quelques grimpeurs qui avaient ce bloc par le passé étaient tombés de la même hauteur qu’un balcon du troisième étage”, avoue Ryuichi. “La première moitié consiste en des mouvements de compression sur des plats, et la seconde moitié a été une véritable bataille mentale, qui nécessite un jeu de jambes délicat”.

© Naoki Shimatani

L’une des plus grosses problématiques pour le Japonais a été de trouver les meilleures conditions pour essayer le bloc. Pour lui, les seuls créneaux possibles étaient tôt le matin, avant que le soleil se lève, ou tard le soir. Mais la marche d’approche de 45 minutes compliquait l’organisation. Ryuichi a donc préféré attendre des jours nuageux pour mettre de vrais essais dans “Livin’ Large”. “En plus, à force de compresser des plats, la peau de mes doigts a été gravement abîmée. Si j’essayais, je devais me reposer pendant les deux ou trois jours suivants. Alors quand j’ai vu qu’ils annonçaient une journée nuageuse vers la fin de mon trip, je me suis dit que c’était ma dernière chance”, déclare-t-il.

Les conditions étaient excellentes ce jour-là et Ryuichi parviendra à maîtriser chaque mouvement à la perfection lors de son deuxième essai de la journée. “Je me suis concentré sur chaque prise devant moi et je n’ai pas eu peur du vide. Je ne vous cache pas que cela aurait été très grave si j’avais raté le dernier mouvement et que j’étais tombé… Alors, je suis super content de l’avoir enchaîné, et surtout de ne pas être tombé !”, termine-t-il.

Outre “Livin’ Large”, Ryuichi Murai s’est attaqué à d’autres lignes dures lors de son séjour à Rockland, notamment “Monkey Wedding” 8C, “The Book Club” 8B+, “Threesomes” 8B+, “Black Eagle” 8B+ ou encore “El Corazon” 8B.

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Comment se qualifier pour les Jeux Olympiques d’escalade de Paris 2024 ?

30 Juil

Alors que les Jeux Olympiques de Paris 2024 approchent à grands pas, on fait le point sur le process de qualification olympique, qui débute dès la semaine prochaine !

À Tokyo 2020, les grimpeurs se sont affrontés dans un format combinant les trois disciplines de l’escalade : la vitesse, le bloc et la difficulté. L’été prochain, Paris 2024 présentera un format amélioré, qui doublera le nombre de médailles et séparera la vitesse des disciplines plus similaires que sont le bloc et la difficulté.

Mais avant de briller sur la scène olympique, les grimpeurs vont devoir se qualifier pour Paris 2024, par le biais de nouveaux systèmes de qualification. La première chance pour eux de décrocher le précieux sésame va débuter la semaine prochaine, lors des Championnats du Monde à Berne, en Suisse.

Découvrez sans plus attendre l’intégralité du processus de qualification pour Paris 2024.

Combien de grimpeurs participeront aux Jeux de Paris 2024 ?

Au total, 68 grimpeurs, répartis équitablement entre les hommes et les femmes, participeront aux Jeux Olympiques de Paris. 28 athlètes prendront part à l’épreuve de vitesse et 40 à l’épreuve combinant bloc et difficulté.

© Jon Glassberg / Louder Than 11

Comment décrocher sa place pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 ?

Il existe trois possibilités de se qualifier pour l’épreuve combinée de bloc et de difficulté : le Championnat du Monde 2023, les tournois de qualification continentaux et les Séries de Qualification Olympique.

Championnat du Monde 2023 Berne :
6 places pour le combiné bloc/diff et 4 places pour la vitesse

Les qualifications pour les Jeux Olympiques commenceront dès la semaine prochaine, lors des Championnats du Monde d’escalade 2023 qui se tiendront à Berne, en Suisse, du 1er au 12 août 2023. Les 3 meilleurs grimpeurs par sexe du combiné bloc/difficulté et les 2 meilleurs grimpeurs par sexe en vitesse décrocheront leur ticket pour les J.O.

Tournois de qualifications continentaux :
2 places par continent pour le combiné bloc/diff et 2 places par continent pour la vitesse

Les athlètes qui ne parviendront pas à monter sur le podium à Berne pourront prétendre à une place en remportant leur tournoi de qualification continental, qui aura lieu entre septembre et décembre 2023 selon les continents. Seul le grand vainqueur du tournoi de qualification continental décrochera sa place pour les J.O.

Les tournois de qualification continentaux sont les suivants :

  • Qualification européenne – Laval (FRA), 27 – 29 octobre 2023
  • Qualification panaméricaine – Jeux Panaméricains, Santiago (CHI), 21 – 24 octobre 2023
  • Qualification asiatique – Jakarta (INA), 9 – 12 novembre
  • Qualification océanienne – Lieu à déterminer, 23 – 26 novembre 2023
  • Qualification africaine – Lieu à déterminer, 14 – 17 décembre 2023

Série de Qualification Olympique :
20 places pour le combiné bloc/diff et 10 places pour la vitesse

La dernière possibilité de se qualifier pour Paris 2024 sera offerte lors de trois épreuves qui feront part d’un nouveau circuit de compétition : la Série de Qualification Olympique. Ce nouveau circuit, qui ressemble à un circuit de Coupe du Monde, sera composé de seulement trois échéances, qui se dérouleront de mars à juin 2024 et qui seront accessibles seulement sur invitation. 80 grimpeurs pourront participer à ces épreuves : 48 pour le combiné bloc/difficulté et 32 pour la vitesse. Ils seront sélectionnés sur la base du classement mondial 2023.

À la fin de cette série de trois compétitions, les 10 premiers hommes et femmes du classement général du combiné bloc/diff et les 5 premiers hommes et femmes en vitesse obtiendront leur place pour les Jeux. Les lieux de ces épreuves sont encore à définir.

Places supplémentaires :
4 places pour le combiné bloc/diff et 4 places pour la vitesse

En tant que pays hôte, la France est assurée d’avoir une place par genre et par discipline (elles peuvent être réattribuées si des athlètes français se sont qualifiés directement)

Enfin, des places du quota d’universalité (qui permet d’assurer la représentation des pays sous-représentés) seront attribuées : 4 pour le combiné bloc/difficulté et 4 pour la vitesse.

68 grimpeurs aux Jeux Olympiques de Paris 2024

Au total, 68 grimpeurs décrocheront leur ticket pour les J.O de Paris 2024. Notons qu’il existe un quota qui limite la qualification olympique à deux athlètes par nation et par sexe dans chaque discipline. Pour être éligible, les grimpeurs doivent être nés avant le 1er janvier 2008.

Les épreuves d’escalade (vitesse et combiné bloc/difficulté) se dérouleront dans le secteur du Bourget, non loin de Paris, dans un site construit spécialement pour l’événement. Il sera composé d’un mur à l’intérieur de la salle et de trois structures extérieures : un fronton de bloc, un mur de difficulté et deux couloirs de vitesse. Au total, 6000 spectateurs pourront être accueillis dans ce complexe.

Les épreuves d’escalade se dérouleront du 5 au 10 août 2024. Voici le programme complet :

Lundi 5 août 2024
10h00 – 14h00
Qualifications bloc hommes et qualifications vitesse femmes
Mardi 6 août 2024
10h00 – 14h00
Qualifications bloc femmes et qualifications vitesse hommes
Mercredi 7 août 2024
10h00 – 13h15
Qualifications difficulté hommes et finales vitesse femmes
Jeudi 8 août 2024
10h00 – 13h15
Qualifications difficulté femmes et finales vitesse hommes
Vendredi 9 août 2024
10h15 – 13h20
Finales bloc/diff hommes
Samedi 10 août 2024
10h15 – 13h20
Finales bloc/diff femmes

 

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Janja Garnbret s’exprime vivement sur les problèmes de poids en escalade

28 Juil

Une semaine avant le début des Championnats du Monde à Berne, Janja Garnbret a réalisé une déclaration poignante sur ses réseaux sociaux, concernant les troubles alimentaires et les problèmes de poids en escalade.

“Voulons-nous élever la prochaine génération de squelettes ?”, a vivement commencé la championne olympique. “Cheveux cassants, expressions ternes, tentant de montrer à tout le monde que tout va bien, mais est-ce vraiment le cas ? La sous-alimentation n’est pas un motif de fierté ou un emblème de réussite. Être léger ne signifie pas être fort. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu quelqu’un dire qu’il détestait son corps ou qu’il voulait être plus mince. Cela me brise le cœur d’entendre des jeunes filles dire que si elles perdaient quelques kilos, elles pourraient être aussi fortes que d’autres filles. Je souffre de voir tant d’exemples au sein de la communauté des grimpeurs”, poursuit-elle.

“Nous avons tous le pouvoir de changer la culture des troubles alimentaires dans le sport. Cela commence par la façon dont nous parlons de notre rapport à la nourriture, de notre corps et de la façon dont nous définissons la forme physique. J’encourage les entraîneurs à engager des diététiciens ou d’autres professionnels pour parler de nutrition à leurs athlètes et former les entraîneurs sur les troubles alimentaires dans le sport. Les dépistages RED-S* devraient être obligatoires pour tous les participants à la Coupe du Monde et aux compétitions continentales. Et oui, je crois qu’il faut des sanctions si les seuils fixés par les experts ne sont pas atteints. Ceci étant dit, je suis sceptique quant à l’idée de confier cette responsabilité aux fédérations nationales car, pour des raisons compréhensibles, il peut y avoir un lien trop fort pour voir la vérité ou une trop grande dépendance à l’égard du succès d’un athlète pour prendre les décisions qui s’imposent”, déclare Janja.

“Je l’ai déjà dit et je le répète : la lutte contre la malnutrition et le RED-S doit être menée sans plus attendre. Empêcher les athlètes et notre sport en général de subir d’autres dommages devrait être dans notre intérêt à tous et en haut de la to-do list de l’IFSC. Soyons vigilants et veillons à ce que l’escalade ne devienne pas un environnement obscur”, termine-t-elle.

Il y a un mois, les docteurs Volker Schöffl et Eugen Burtscher, membres de la commission médicale de l’IFSC, ont démissionné en signe de protestation suite à l’inaction de la fédération internationale concernant les problèmes de RED-S chez les grimpeurs. “En conséquence du manque d’action de la part de l’IFSC, je démissionne de mon poste au sein de la Commission médicale de l’IFSC avec effet immédiat”, avait déclaré le Dr Volker Schöffl il y a quelques jours.

Lui et son équipe ont travaillé sans relâche au cours des deux dernières décennies pour développer des moyens de détecter, d’évaluer et d’aider les athlètes qui souffrent de troubles alimentaires. Pourtant, bien qu’ils disposent « des données les plus approfondies sur ce sujet parmi toutes les disciplines sportives », ils estiment que l’IFSC n’a pris aucune mesure concrète pour préserver la santé de ses athlètes. En tant que médecins, ils ne pouvaient plus accepter l’inaction de la fédération internationale pour traiter sérieusement ce sujet, d’où leur démission.

* Le RED-S est le déficit énergétique relatif dans le sport. Il est le résultat d’un apport calorique insuffisant et/ou d’une dépense énergétique excessive et peut avoir un impact profond et durable sur la santé des athlètes, quel que soit leur sexe.


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Paige Claassen enchaîne “Legacy” : 9a ou 8B bloc ?!

27 Juil

Paige Claassen a réalisé la quatrième ascension de “Legacy” à Rocklands, en Afrique du Sud. Bien qu’elle soit récente, cette ligne possède une véritable histoire !

Paige Claassen a enchaîné “Legacy” après seulement quatre jours de travail : trois matinées passées en solo à travailler cette courte voie en moulinette, et une journée avec un assureur. Cette ligne commence par une séquence de mouvements extrêmement intenses sur de minuscules arquées tranchantes.

Elle a été dénichée par Dave Graham, puis équipée par un grimpeur local, avant d’être tenter pendant plus de cinq ans par Fred Nicole. N’y parvenant pas, il a donné la permission en 2019 à Giuliano Cameroni de l’essayer et après seulement trois jours de travail, ce dernier en signait la première ascension. Puis, deux jours plus tard, Fred Nicole l’enchaînait finalement à son tour, avant que Paul Robinson le répéte en 2022. Cette courte voie est généralement considérée comme le premier 9a d’Afrique du Sud, mais bien qu’elle soit équipée de spits et que Paul Robinson ait décrit “la réception au sol si mauvaise qu’une chute depuis le sommet serait mortelle”, “Legacy” est aussi considéré comme un bloc, d’un niveau de 8B.

C’est fin, c’est dur, et je ne sais pas si c’est un bloc ou une voie. Quoi qu’il en soit, c’est agréable de concrétiser quelque chose dont je n’étais pas sûre d’avoir la force requise lorsque je suis arrivée.

Paige Claassen

 

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Une publication partagée par Paige Claassen (@paigeclaassen)

“Legacy” n’est pas le premier 9a de Claassen. Elle est entrée dans le neuvième degré en 2018, lorsqu’elle a signé la deuxième ascension de “Algorithm in the Fins” dans l’Idaho. En 2019, elle a réalisé “Shadowboxing” 9a à Rifle, et en 2020, elle a répété “Kryptonite” 9a dans le Colorado, connue comme la première voie de ce niveau en Amérique du Nord. Plus récemment, en 2021, elle a clippé le relais de l’une des lignes les plus emblématiques du Canada, “Dreamcatcher” 9a, libérée par Chris Sharma à Squamish.

Paige Claassen a donné naissance à son premier enfant il y a un peu plus d’un an. Un très beau film, Love, a été réalisé sur son quotidien de mère et de grimpeuse de haut niveau, et peut être visionné ci-dessous :

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Seb Bouin enchaîne “Move Hard”, la “version facile de Silence” !

26 Juil

Arrivé à Flatanger depuis quelques jours, Seb Bouin a réalisé la troisième ascension de “Move Hard” 9b, qu’il qualifie comme la “version facile de Silence”.

Libérée en 2017 par Adam Ondra, “Move Hard” est une connexion qui relie le départ de “Move” 9b/+ à “Silence” 9c. Cette voie n’a connu qu’une seule répétition depuis la première ascension d’Ondra, celle de Stefano Ghisolfi en 2022.

Adam et Stefano ont tous deux enchaîné cette voie pendant qu’ils travaillaient sa grande soeur “Silence”. Cela leur a permis de se familiariser avec la sensation de grimper du sol jusqu’à la toute fin de “Silence”, tout en évitant la section la plus difficile de la voie, l’infâme passage sur la fissure, qui fait office de premier crux.

“Je dirais que cette voie a plus en commun avec “Silence” qu’avec “Move”, on pourrait l’appeler “Silence Facile””, a déclaré Seb Bouin. “En fait, on saute juste le crux principal de “Silence”. On part de “Move”, et on arrive directement dans les crux 2 et 3 de “Silence”. C’est une très belle voie, qui combine plusieurs séquences dures intéressantes. C’est une étape logique pour gagner en confiance dans “Silence””.

© Clarisse Bompard

Pour passer le deuxième crux de “Silence”, Seb Bouin a utilisé une méthode différente de celle d’Ondra et Ghisolfi. “Mais je ne pense pas que ça change la cotation. C’est assez différent, mais toujours aussi difficile !”, affirme le Français.

Bien que Seb ne soit actuellement pas en train de s’impliquer dans “Silence”, il s’est servi de “Move Hard” comme d’un bon entraînement pour travailler une voie encore plus dure : “Project Big”. “C’était mon objectif principal en arrivant ici”, confie-t-il. “Les vidéos de Jakob et d’Adam de l’année dernière m’ont beaucoup motivé à mettre les doigts dans cette voie. J’ai passé six jours dans “Project Big” et j’ai réussi à faire des progrès intéressants, mais j’ai besoin de plus de temps. Et comme les conditions ont commencé à se dégrader, j’ai décidé de changer mon fusil d’épaule et d’essayer “Move Hard””.

Cette nouvelle performance marque le dixième 9b de Seb. Son palmarès à Flatanger est indéniable ! Avec les répétitions de “Move Hard” 9b, “Iron Curtain” 9b, “Move” 9b+ et “Change” 9b+, “Silence” reste la seule voie de Flatanger en 9b ou plus que Seb n’a pas encore enchaînée.

Stefano Ghisolfi dans “Move Hard” 9b

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Dix ans plus tard, les images d’Adam Ondra dans le troisième 9b+ au monde sortent enfin !

25 Juil

Il y a dix ans, Adam Ondra réalisait la première ascension du troisième 9b+ au monde dans sa ville natale de Sloup : Vasil Vasil. L’ascension avait été filmée, mais n’avait encore jamais été éditée ni publiée, jusqu’à aujourd’hui. 

En 2013, Adam Ondra clippait le relais de “Vasil Vasil”, après plus de 25 jours d’efforts répartis sur deux ans. Le Tchèque, qui n’avait que 20 ans à l’époque, venait d’offrir à la planète grimpe son troisième 9b+, après “La Dura Dura” et “Change”. “Vasil Vasil” est une voie très courte et explosive. Elle commence par sept ou huit mouvements en 8b, puis se termine par un pas de bloc de quatre mouvements, dont le crux vaut 8B bloc à lui seul.

Bien que cette ascension légendaire ait été filmée, le film n’avait encore jamais été diffusé. Dix ans plus tard, le moment est venu et Adam Ondra nous emmène dans un voyage historique à travers le temps, commenté par William Bosi, qui a lui aussi essayé la voie l’année dernière.

Pour la petite anecdote, on apprend à la fin de la vidéo qu’Adam a organisé une fête pour célébrer sa croix, en invitant plusieurs amis grimpeurs. C’est lors de cette soirée qu’il a rencontré Iva Veymolova, qui est maintenant devenue sa femme.

Adam Ondra dans “Vasil Vasil”, le troisième 9b+ au monde

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Jernej Kruder enchaîne “Pan Aroma”, une grande voie de 500 mètres cotée 8b+

23 Juil

Jernej Kruder a enchaîné les onze longueurs de “Pan Aroma”, une grande voie de 500 mètres cotée 8b+. Après une saison de compétition loupée, le Slovène est bien décidé à repousser ses limites sur le rocher.

Jernej Kruder a ajouté son nom à la liste des rares grimpeurs ayant atteint le sommet de “Pan Aroma” (500m, 8b+) dans les Dolomites, en Italie. Libérée par Alex Huber en juillet 2007, cette grande voie ne compte que peu d’ascensions et reste l’une des lignes les plus dures et les plus exigeantes de l’arc alpin.

L’été dernier, le Slovène avait déjà réussi “Bellavista” (500m, 8b+), ce qui l’avait motivé à “essayer la version la plus dure du grand toit de la Cima Ovest”. “Pan Aroma” et “Bellavista” partagent les cinq premières longueurs, jusqu’à “Pan Aroma” emprunte la face la plus surplombante.

La difficulté principale de cette grande voie réside à la septième longueur, cotée à l’origine 8c. Kruder explique : “Je n’avais essayé cette longueur de 50 mètres que lors d’un court séjour avec Hannes Puman, où j’avais été capable de faire tous les mouvements. L’escalade est délicate et très technique, et demande un grand niveau d’engagement. Les points sont espacés et si l’on tombe, c’est une grosse chute qui nous attend”.

Arrivé dans la région il y a deux semaines, Jernej a recherché sur les réseaux sociaux des partenaires de cordée. C’est ainsi que Mirco Dell’Osta, qui était déjà présent en 2022 lorsque Kruder a enchaîné “Bellavista”, l’a rejoint.

Concernant son ascension, Jernej raconte : “Je n’ai eu aucun problème à grimper les premières longueurs, les conditions étaient très bonnes. Puis, je suis arrivé dans le toit et j’ai rapidement franchi le premier crux. J’avais encore 40 mètres d’escalade devant moi, mais mentalement j’étais encore frais et j’arrivais à contrôler la fatigue dans mes avant-bras. Mais la voie n’était pas encore terminée. Une autre longueur de 20 mètres, qui, à mon avis, atteint le niveau 8a+/b (8c à l’origine) m’attendait. Je ne l’avais essayée qu’une fois avec Much Mayr quelques semaines auparavant. La tension était à son comble quand j’ai commencé à la grimper. Au premier mouvement difficile, mon pied a zippé, et une seconde plus tard, j’étais 10 mètres en dessous du spit, suspendu dans le vide. Je suis remonté, j’ai répété les mouvements, je me suis reposé et j’ai repris l’ascension. J’ai été nerveux lors de mon deuxième essai, j’étais complètement pété et je suis tombé de nouveau, pour la deuxième fois. Je me suis énervé et je n’ai pas réussi à trouver le bon état d’esprit pour me remettre sur les rails. Mais après une courte pause, j’ai tout donné, et avec des crampes dans les bras, j’ai réussi à atteindre le relais. J’étais fatigué, mais heureusement, la fin de la voie est assez facile, ce qui m’a permis d’atteindre le sommet 😁”.

“”Pan Aroma” n’a pas fait l’objet de beaucoup de répétitions et l’enchaîner en libre aussi rapidement signifie beaucoup pour moi”, a déclaré Kruder. “Mentalement, j’ai l’impression de devenir plus fort en grande voie et j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve”, a conclu Jernej, plus motivé que jamais !

“Pan Aroma” : 7b, 6c, 6a+, 6c+, 7a+, 8b+/c, 8b, 6c, 6c+, puis sortie via Cassin

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Jonathan Siegrist enchaîne “Jungle Boogie” 9a+, à Céüse

22 Juil

L’Américain Jonathan Siegrist a enchaîné “Jungle Boogie” 9a+, admettant que cette voie était devenue l’une de ses bêtes noires et qu’en clippant son relais, il s’était enfin débarrassé d’un sacré poids sur les épaules.

Il y a quelques jours, Jonathan Siegrist, qui compte plus de 70 voies dans le neuvième degré, enchaînait “Jungle Boogie” 9a+, réalisée pour la première fois par Adam Ondra en 2012. Cette voie physique et résistante de 30 mètres est constituée de mauvaises prises sur lesquelles il est presque impossible de s’arrêter. Adam Ondra avait parlé de “sprint” après son ascension, en particulier au niveau du crux : une traversée sur de mauvaises réglettes et bidoigts.

Trois ans après l’ascension d’Ondra, c’est le Japonais Sachi Amma qui était devenu le premier répétiteur de cette ligne, avant que l’Italien Stefano Ghisolfi réalise la troisième ascension en 2016, remarquant que cette voie lui semblait plus difficile que “Biographie”.

“Cette voie était devenue mon ennemi juré ! C’était si dur… À un tel point que j’ai perdu le compte des jours passés à la travailler ! Mais c’était… Beaucoup ! Je me sentais si proche de l’enchaînement depuis un moment mais je n’arrivais pas à aligner les étoiles. La patience a été la clé. Je suis très fier d’avoir tenu jusqu’au bout, d’autant plus que la chaleur est arrivée et que la pression devenait de plus en plus forte”, a déclaré l’Américain, soulagé d’avoir enfin clipper le relais de cette voie.

Siegrist a réalisé d’autres croix impressionnantes lors de son voyage à Céüse. Il a coché “Pornographie” 9a et “Furie Noire” 8c et a également enchaîné à vue “Radote Jolie Pépère” 8b et “Encore” 8a+.

En clippant le relais de “Jungle Boogie”, Jonathan Siegrist a maintenant plus de quinze voies dans le 9a+ à son actif. Au-dessus de cette cotation, entre 9a+/b et 9b, il cumule six voies supplémentaires. Au total, il compte plus de 70 voies dans le neuvième degré.

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Psicobloc : Jakob Schubert réalise la première répétition d’Alasha

21 Juil

En 2021, Jakob Schubert réalisait la première répétition d’Alasha, une ligne de psicobloc ouverte par Chris Sharma. Il vient de publier la vidéo de son ascension.

En 2016, Chris Sharma avait réalisé l’une de ses plus grosses performances en psicobloc, en signant la première ascension d’Alasha, une ligne située à Majorque, qu’il avait baptisée du nom de sa fille. Cinq ans plus tard, l’Autrichien Jakob Schubert avait profité d’un trip en Espagne pour réaliser la seconde ascension de cette voie au-dessus de l’eau.

À l’époque, Schubert sortait tout juste d’une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Tokyo et d’une victoire aux Championnats du Monde de difficulté à Moscou. “2021 a été l’été le plus fructueux de ma carrière, mais aussi le plus éprouvant nerveusement. Les premiers Jeux Olympiques pour notre sport, ma médaille de bronze, le titre de Champion du Monde de difficulté quelques semaines plus tard et ma victoire en Coupe du Monde à Innsbruck… Michael Piccolruaz et moi avions planifié le voyage à Majorque tout l’été et, heureusement, tout s’est bien passé. C’est le voyage le plus cool que j’aie jamais fait”, commente Jakob.

Au cours de ce séjour, Jakob était venu à bout d’Alaska, mais aussi de l’emblématique ligne Es Pontas, également libérée par Chris Sharma. “Le fait que j’ai pu répéter les deux voies extrêmes de Chris Sharma en un seul trip sur place a couronné ce voyage”, avoue Schubert.

Un premier film sur son ascension d’Alaska vient d’être publié sur sa chaîne Youtube. Le second sur Es Pontas sortira la semaine prochaine. “J’ai encore la chair de poule quand je regarde les images d’Alasha”, confie l’Autrichien. Même un an et demi après la première répétition d’Alasha et d’Es Pontas, Jakob Schubert s’extasie toujours en pensant à son séjour sur l’île des Baléares. “La sensation d’être si haut au-dessus de l’eau était quelque chose de très spécial que l’on ne ressent jamais dans d’autres disciplines ! Cette discipline me tient à cœur et je veux la pratiquer davantage à l’avenir. L’année prochaine au plus tard, je pense que je reviendrai à Majorque. Peut-être que ce sera après les Jeux olympiques”.

Pour l’heure Schubert a décidé de se concentrer sur les Championnats du Monde d’escalade à Berne (du 1er au 12 août). L’Autrichien de 32 ans tentera de décrocher sa place pour les J.O de Paris 2024. Les souvenirs de sa médaille de bronze obtenue à Tokyo sont encore très présents dans son esprit : “Depuis des mois, je me prépare à être bon, surtout dans l’épreuve du combiné. Il s’agit de se qualifier à nouveau pour les Jeux Olympiques, je ne pense qu’à ça. Contrairement à la plupart des autres grimpeurs, j’ai l’avantage d’être l’un des trois athlètes à avoir déjà une médaille. Je sais à quel point cette expérience est unique, c’est pourquoi je veux la vivre de nouveau. Je ne suis pas dans la position du favori absolu, principalement en raison de mes performances en bloc cette année. Néanmoins, l’objectif est de décrocher ma place lors des Championnats du Monde !”

La vidéo de Jakob Schubert dans Alasha à Majorque

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Alex Honnold et Tommy Caldwell font équipe et enchaînent une grande voie de 15 longueurs

20 Juil

Alex Honnold et Tommy Caldwell ont uni leurs forces pour s’attaquer à une grande voie qui n’avait encore jamais été répétée : “All Hooked Up”, gravie pour la première fois en 2022 par Jesse Huey et Matt Segal. 

L’été dernier, après trois saisons d’efforts et plus de 50 jours passés sur place, Jesse Huey et Matt Segal réalisait la première ascension de “All Hooked Up”, une grande voie de 15 longueurs en 7c+ sur le célèbre Mount Hooker, dans le Wyoming. L’ascension se termine de deux manières différentes, par la gauche (le Left Hook) ou par la droite (le Right Hook). Alex Honnold et Tommy Caldwell viennent de réaliser la première répétition de cette grande voie.

Après leur ascension, Segal avait déclaré : “Nous avons passé deux jours sur le mur à enchaîner toutes les longueurs crux de la variante gauche. C’était une ascension incroyable, comprenant trois longueurs dans le 7c+ et une pile de 7b, 7c. Jesse a absolument tout déchiré, je ne l’ai jamais vu puiser aussi profondément dans ses retranchements, c’était si spécial à regarder”.

Segal et Huey ont travaillé cette grande voie pendant plusieurs années. Pour Honnold et Caldwell, l’histoire a été plus rapide : “Nous avons fait la variante “Left Hook” de All Hooked Up (15 longueurs 7c+) dans des conditions très froides (mais au moins, il n’y avait pas de moustiques !)”, commente Alex. “Dans l’ensemble, j’ai été très impressionné par les Winds. Mes amis me disent depuis des années que le Mt Hooker est une paroi de 600 mètres très inspirante, mais je ne les croyais pas vraiment. Maintenant, je les crois. En avant, nous continuons à rouler vers le nord !”

© Taylor Shaffer

Tommy Caldwell et Alex Honnold ont entrepris un périple de 3000 kilomètres à vélo, que Caldwell décrit comme “susceptible de devenir notre plus grande aventure, du moins en termes de dépense calorique”. Ils se sont lancés comme défi de relier la maison de Tommy, située dans le Colorado à l’Alaska, tout en s’arrêtant de temps en temps pour grimper une grande voie. Honnold a déclaré que ce voyage était une idée de Caldwell, dont il rêvait depuis un certain temps. L’expédition sera filmée dans le cadre d’un projet provisoirement intitulé The Last Frontier.

Caldwell et Honnold sont connus pour leurs ascensions audacieuses ensemble et avec d’autres équipes. En 2015, ils ont reçu un Piolet d’Or pour leur traversée en cinq jours et sept sommets du massif du Fitz Roy en Patagonie.

A Line Across the Sky

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Clément Lechaptois enchaîne un nouveau 8C bloc !

19 Juil

Clément Lechaptois a enchaîné “La Force Tranquille”, un 8C technique et très à doigt, établi par Daniel Woods à Magic Woods.

Clément Lechaptois a ajouté un nouveau 8C bloc à son carnet de croix. Le grimpeur français s’est rétabli au sommet de “La Force Tranquille”, un 8C ultra technique situé dans la forêt de Magic Wood, en Suisse, et dont la première ascension a été effectuée par Daniel Woods en 2011.

Le bloc consiste à serrer de minuscules arquées et à pousser sur de mauvais pieds, dans un panneau surplombant incliné à 45 degrés.

Super bloc old school très à doigt, ouvert par Daniel Woods. J’ai essayé ce bloc à l’automne 2020 après avoir enchaîné “The Understanding” 8C et j’ai été assez proche de le faire, tombant une fois après le crux le dernier jour de la saison.

J’ai réessayé de temps en temps quand j’étais de retour à Magic Wood, mais je n’ai jamais pu me réhabituer aux mouvements. Mais cette fois, c’était différent et c’est satisfaisant d’enfin concrétiser dans ce bloc !

Clément Lechaptois

La vidéo de son ascension vient d’être publiée sur la chaîne Youtube Mellow, que vous pouvez visionner ci-dessous.

Clément compte de nombreux blocs durs en Suisse. L’année dernière, il a répété “F*ck the System” 8C+ de Shawn Raboutou à Fionnay, l’une de ses plus belles croix à ce jour. En janvier, il a répété le classique “From Dirt Grows the Flowers” 8C de Dave Graham, à Chironico. Au total, il compte à son actif un 8C+, huit 8C, 24 8B+ et 42 8B grimpés au cours de ces dix dernières années.

La vidéo de son ascension dans “La Force Tranquille” 8C

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Une incroyable soirée de finale à Briançon !

16 Juil

Quelle soirée de finale exceptionnelle à Briançon ! Le Japonais Sorato Anraku et la Slovène Vita Lukan sont entrés dans l’Histoire en remportant leur première Coupe du Monde, tandis que Manon Hily est montée pour la première fois sur un podium mondial, devant un public français en feu !

Sorato Anraku, la révélation de l’année

Anraku. Retenez bien ce nom. Âgé de seulement 16 ans et participant à sa première saison internationale, Sorato Anraku a bluffé le monde entier cette année, en commençant par le bloc, où il a remporté le classement général des Coupes du Monde 2023, après notamment une médaille d’or à Innsbruck et une médaille d’argent à Salt Lake City. C’est maintenant en difficulté qu’il s’illustre : après avoir terminé 4ème à Villars, puis 3ème à Chamonix, il vient de remporter la victoire à Briançon, en étant le seul grimpeur à enchaîner la voie de finale.

En plus de remporter une première médaille d’or en Coupe du Monde de difficulté, le jeune japonais est devenu le premier grimpeur de son pays à réaliser un doublé, en gagnant une Coupe du monde de bloc et une Coupe du monde de difficulté. De bon augure à quelques mois des Jeux Olympiques de Paris, qui mêleront ces deux disciplines.

En toute honnêteté, je suis surpris de gagner ! J’aime beaucoup faire du bloc et de la difficulté, et je veux gagner plus de médailles. Mon objectif, c’est de remporter les Championnats du Monde à Berne. La Coupe du Monde de Koper aussi. Et la Coupe du Monde de Wujiang également. Je m’entraîne beaucoup et je veux gagner toutes ces compétitions.

Sorato Anraku

© IFSC

En finale, le jeune adolescent japonais était accompagné par six de ses coéquipiers, seul le Suédois Hannes Puman ayant brisé la domination du Japon lors des demi-finales. Ainsi, avec sept Japonais sur huit finalistes, les chances de voir un podium 100% asiate étaient élevées. C’est finalement ce qu’il s’est produit. Anraku a été rejoint par ses compatriotes Taisei Homma, médaillé d’argent et Satone Yoshida, médaillé de bronze .

Homma et Yoshida sont tous deux arrivés sur la dernière série de plats fuyants qui permettaient d’atteindre le top, mais ont tous les deux chuté sur la prise 49+. Yoshiyuki Ogata a réalisé sa meilleure performance en Coupe du Monde de difficulté en terminant quatrième, tout comme Shion Omata, cinquième. Le seul grimpeur non-japonais de cette finale, le Suédois Hannes Puman, a pris la septième position, en se faisant surprendre sur une inversée à la sortie du dévers principal.

© IFSC

Les résultats complets de la finale masculine

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato AnrakuTOP
2JPN Taisei Homma49+
3JPN Satone Yoshida49+
4JPN Yoshiyuki Ogata49
5JPN Shion Omata44+
6JPN Masahiro Higuchi40+
7SWE Hannes Puman39
8JPN Haruki Uemura37+

Un premier podium international pour Manon Hily !

Les étapes françaises semblent sourire à nos grimpeurs tricolores ! Après les médailles d’argent de Victoire Andrier et Sam Avezou et la médaille de bronze d’Hélène Janicot à Chamonix, c’est au tour de Manon Hily de rapporter une nouvelle médaille à la France !

Comme à son habitude, Manon se bat comme une lionne dans la voie de finale et parvient à atteindre la prise 44+, avant d’exploser en plein vol, les bras complètement gorgés d’acide lactique. Plus tard dans la soirée, la Tchèque Eliska Adamovska chutera sur ce même mouvement, et les deux grimpeuses seront départagées suite aux résultats des demi-finales, à l’avantage de la Tchèque. Manon Hily décroche donc une belle médaille de bronze, signant son meilleur résultat à l’international.

© IFSC

Devant, c’est la Slovène Vita Lukan qui remporte sa première médaille d’or, alors qu’elle ne s’y attendait pas. Pour cause, il y a tout juste trois mois, la jeune grimpeuse de 22 ans était allongée sur un lit d’hôpital, en train de se faire retirer la moitié du ménisque, après une double blessure au genou en janvier et février.

C’est incroyable. Je suis sans voix. Je ne m’y attendais pas ! Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai juste grimpé, je me suis battue, j’ai tout donné et je suis vraiment heureuse !

La saison a été très difficile pour moi… Je me suis blessée au genou en janvier, puis de nouveau en février, et je n’ai plus grimpé jusqu’à mi-avril. J’ai eu une déchirure du ligament croisé antérieur et une déchirure du ménisque, et j’ai subi une intervention chirurgicale au cours de laquelle on m’a retiré la moitié du ménisque. La saison a donc été difficile pour moi. Cette victoire est inattendue, mais elle signifie beaucoup.

Vita Lukan

Vita Lukan sera la grimpeuse à monter la plus haute dans cette voie de finale, devançant de deux prises Eliska Adamovska et Manon Hily.

© IFSC

Camille Pouget était la deuxième Française engagée dans la course à la médaille hier soir. Quoi de mieux pour la grimpeuse de 22 ans que de disputer la première finale en Coupe du Monde de sa carrière sur le sol français, devant un public en feu ?

Camille rentre parfaitement dans le rythme de la voie, puis profite d’un long repos avant d’attaquer la dernière partie du tracé. Notre Française use de toute sa technique de jambes pour relâcher le haut de son corps au maximum, trouvant quelques coincements de genou salvateur. Mais au moment de repartir, elle est victime d’une crampe au mollet. On voit alors le visage de Camille se crisper et se tordre de douleur. Elle tente de se battre, d’étirer sa jambe, mais impossible. La voilà rattrapée par la gravité, la jambe complètement contractée. Elle décroche tout de même une belle sixième place, marquant la meilleure performance en Coupe du Monde de sa carrière.

© IFSC

Les résultats complets de la finale féminine

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Vita Lukan46
2CZE Eliska Adamovska44+
3FRA Manon Hily44+
4JPN Nonoha Kume43+
5GBR Molly Thompson-smith35
6FRA Camille PougetTeam PG34+
7GER Martina Demmel34+
8JPN Natsuki Tanii12+
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Coupe du Monde de Briançon : Manon Hily et Camille Pouget en finale !

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Coupe du Monde de Briançon : Manon Hily et Camille Pouget en finale !

15 Juil

C’est en pleine fête nationale que les demi-finales de la Coupe du Monde de Briançon avaient lieu hier soir. Alors que les grimpeurs s’acharnaient dans les voies, les feux d’artifice étaient tirés dans la vallée briançonnaise, pour le plus grand bonheur des spectateurs, venus en nombre au pied du mur acclamer les athlètes.

Deux Françaises en finale ce soir !

Chez les femmes, deux grimpeuses tricolores se sont hissées dans le top 8 des demi-finales. Après avoir loupé de peu la finale à Chamonix, Manon Hily a pris sa revanche hier soir à Briançon, en décrochant la cinquième place du classement. La Réunionnaise aura mis du rythme tout au long de son ascension, profitant d’un bon repos juste avant la sortie du dévers principal. Elle se bat ensuite jusqu’à atteindre un gros croisé, qui sera fatal à trois autres compétitrices et qui l’emportera à son tour, à quelques mouvements du top.

“Mes amis sont dans la foule et il y a beaucoup de monde qui m’encourage, ce qui me donne encore plus de motivation et de combativité, surtout au sommet des voies. Les Coupes du Monde françaises m’apportent toujours beaucoup d’émotions…”, nous déclarait hier Camille Pouget à l’issue des qualifications. Notre jeune Française de 20 ans n’a pas fini de vivre des émotions fortes Briançon : ce soir, elle disputera la première finale en Coupe du Monde de sa carrière ! Portée par une foule en délire, elle sera la première grimpeuse à monter aussi haut dans la voie de demi-finale lors de son passage. Camille se bat sur les petites arquées sommitales, jusqu’à atteindre l’ultime croisé qui l’emportera. Elle se classe septième des demi-finales et sera donc la deuxième concurrente à s’élancer en finale ce soir.

© IFSC

Devant, la meilleure performance nous vient de la grimpeuse tchèque Eliska Adamovska. Cette dernière semble particulièrement apprécier l’ambiance briançonnaise, puisqu’il y a deux ans, elle avait décroché la médaille d’or lors de cette Coupe du Monde. Après un début de saison compliqué (27ème à Innsbruck et 18ème à Chamonix), la compatriote d’Ondra s’offre la tête des demi-finales, en étant l’une des rares grimpeuses à maîtriser le croisé. Elle avancera encore quelques prises plus loin, jusqu’à tomber sous le top. Elle est suivie au classement par les deux Japonaises Nonoha Kume et Natsuki Tanii.

Petite déception pour les Coréenne Jaïn Kim et Chaehyun Seo, qui semblaient très en forme, mais qui chutent sur le même mouvement à la sortie du dévers, en zippant de la main droite. Elles terminent toutes deux 14ème de cette compétition.

Sept Japonais en finale ce soir !

Du jamais vu en Coupe du Monde de difficulté ! Sur les huit finalistes qui en découdront ce soir sur le mur, sept porteront le maillot du Japon. En qualification, l’équipe asiatique avait déjà frappé fort en trustant les six premières places du classement… Voilà qu’elle a frappé encore plus fort en demi-finale en rentrant sept de leurs grimpeurs dans le top 8 !

En tête de cette équipe, on retrouve le jeune Sorato Ankaru, qui semble être le grand favori de la compétition. Alors qu’il dispute cette année sa première saison de Coupe du Monde, le jeune grimpeur de 16 ans fait déjà parler de lui. Hier soir, il a été l’un des deux seuls grimpeurs à clipper le relais de la voie de demi-finale, s’offrant une belle première place.

Il devance son compatriote Masahiro Higuchi, qui atteindra également le top . “Lors des qualifications, je ne me sentais pas bien. Je me sentais épuisé et je pense que l’altitude m’a affectée, j’oubliais toujours de respirer. J’ai eu du mal à m’adapter aux conditions. Mais la demi-finale s’est déroulée dans de meilleures conditions. Je bougeais bien et je me sentais bien dans la voie. C’est la deuxième fois que je participe à une finale cette année, c’est donc excitant mais j’avoue être un peu nerveux”, a-t-il déclaré juste après avoir enchaîné la voie hier soir.

© IFSC

Le Suédois Hannes Puman sera le seul grimpeur non-japonais en finale. Il chutera sous le top de la voie, de quoi prendre la troisième place des demi-finales. “La voie était agréable à grimper. Au début, c’était un peu plus facile que ce que je pensais, mais quand je suis arrivé dans la dernière partie, ça a commencé à devenir plus difficile. Mais c’était bien ! Je n’ai participé qu’à une seule finale de Coupe du Monde, alors je suis content de ma performance jusqu’à présent”.

Malheureusement, aucun Français ne parviendra à se qualifier en finale. Comme à Villars plus tôt cette saison, Jules Marchaland passe tout proche du top 8, chutant sur la même prise que le dernier finaliste qualifié. Toutefois, il écope de la dixième place du classement, suite aux résultats des qualifications.

La suite du programme

Samedi 15 juillet

20h30 – 22h30 : Finales


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Coupe du Monde de Briançon : les résultats des qualifications

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Coupe du Monde de Briançon : les résultats des qualifications

14 Juil

Les qualifications de la Coupe du Monde de Briançon viennent de s’achever et dix Français se sont qualifiés pour les demi-finales. Découvrez les résultats complets.

Un championnat national japonais à Briançon ?

Une compétition japonaise avait-elle lieu aujourd’hui au coeur des Hautes-Alpes ? Contrairement à ce que laisse penser le classement masculin, non. C’est bien une Coupe du Monde qui est organisée à Briançon ce week-end. Et malgré la présence de 37 nations différentes, le Japon a réalisé l’exploit de truster les six premières places du classement des qualifications ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Les six premières places !

En tête de ce groupe nippon, on retrouve le Japonais en forme du moment, Sorato Anraku, médaillé de bronze à Chamonix le week-end dernier. Le jeune adolescent de 16 ans sera le seul à topper les deux voies de qualification. Derrière lui, on retrouve l’un de ses compatriotes, Satone Yoshida, qui sera le seul avec Sorato à clipper le relais de la voie 1, et qui tombera au sommet de la voie 2.

© IFSC

Derrière l’armée japonaise, c’est le Slovène Luka Potocar (7ème), qui vient s’interposer, en chutant proche du top dans ses deux voies de qualification.

Du côté de l’équipe de France, quatre grimpeurs parviennent à accrocher le top 26. La meilleure performance de la journée nous vient de Jules Marchaland, qui prend la 13ème place, devant Arsène Duval 17ème, Nao Monchois 18ème et Jordi Poles 26ème.

Le top 26 des qualifications

+ Les résultats complets

La Corée en force chez les femmes !

Chez les femmes, l’Asie a également dominé les qualifications. Cette fois, ce ne sont pas les Japonaises qui ont trusté les premières places du classement, mais les Coréennes. Jaïn Kim, qui remportait sa 30ème médaille d’or en Coupe du Monde le week-end dernier à Chamonix, a débuté cette nouvelle compétition à la même place qu’elle avait achevée la dernière. En enchaînant les deux voies de qualification, elle s’offre la tête du classement. Quelques minutes plus tard, elle sera rejointe par sa jeune compatriote Chaehyun Seo. Après avoir sauté une dégaine dans la voie de finale à Chamonix et s’être faite arrêter par les juges, la Coréenne avait à coeur de se venger à Briançon. C’est chose faite, puisqu’elle aura vaincu les deux voies de qualification, rejoignant Jaïn Kim au sommet du classement.

Et la France !

Nos grimpeuses françaises ont brillé lors des qualifications aujourd’hui. À domicile, Salomé Romain s’offre une solide 6ème place, devant son public. Pas de top pour la Briançonnaise, mais de beaux runs qui lui permettront d’atteindre les dernières prises des deux voies de qualification. Derrière elle, Manon Hily (8ème) se qualifie également pour la demi-finale, tout comme Camille Pouget (14ème), Nolwenn Arc (21ème), Julia Chanourdie (24ème) et Zélia Avezou (25ème).

“J’ai vraiment apprécié les deux voies de qualification, elles correspondaient parfaitement à mon style, j’ai donc pris plaisir à les grimper. J’aime aussi beaucoup ce nouveau mur. J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même sur mes deux essais, et je ne pense pas que j’aurais pu aller beaucoup plus haut.

Mes amis sont dans la foule et il y a beaucoup de monde qui m’encourage, ce qui me donne encore plus de motivation et de combativité, surtout au sommet des voies. Les Coupes du Monde françaises m’apportent toujours beaucoup d’émotions…

Camille Pouget

© IFSC

Le top 26 des qualifications

+ Les résultats complets

La suite du programme

Vendredi 14 juillet

20h30 – 23h00 : Demi-finales

Samedi 15 juillet

20h30 – 22h30 : Finales


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Coupe du Monde de Briançon 2023 : toutes les infos

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Coupe du Monde de Briançon 2023 : toutes les infos

14 Juil

En avant pour une nouvelle Coupe du Monde d’escalade sur le sol français : la traditionnelle manche de Briançon débute aujourd’hui ! Voici toutes les infos.

La Coupe du Monde de Briançon marque cette année la dernière compétition avant les Championnats du Monde à Berne, dans deux semaines. Ainsi, de nombreux grimpeurs ont préféré faire l’impasse sur cet événement, afin de se préparer pour Berne qui sera le premier événement où des places olympiques seront attribuées.

Déjà absents à Chamonix, Adam Ondra, Jakob Schubert, Tomoa Narasaki, Sascha Lehmann, Janja Garnbret, Brooke Raboutou, Natalia Grossman et Ai Mori, manqueront de nouveau à l’appel ce week-end. C’est le cas aussi de Paul Jenft, Mejdi Schalck, Sam Avezou ou encore Hélène Janicot, qui nous avaient fait vibrer sur la place du Mont-Blanc le week-end dernier, mais qui ont préféré ne pas se rendre à Briançon, afin de mettre toutes les chances de leur côté pour Berne.

Toutefois, 76 hommes et 67 femmes s’élanceront sur le mur extérieur flambant neuf de Briançon, considéré comme le plus haut de France puisque jonché à 1326 mètres d’altitude.

Pour Salomé Romain, 27 ans, originaire des Hautes-Alpes, cette compétition a un goût particulier :

C’est vrai que Briançon est un endroit spécial pour moi. C’est une compétition à la maison. J’y suis né, j’y ai grandi et je suis toujours affilié au club local. C’est mon public, ma famille.

Pour être honnête, c’est aussi excitant qu’effrayant. Tu veux être encore meilleur que d’habitude quand tu grimpes à domicile. Il faut être capable de gérer l’excitation et le soutien du public tout en restant concentré sur ta grimpe.

Je me sens vraiment bien, le début de ma saison s’est bien déroulé avec des résultats très encourageants qui m’ont permis de me rapprocher des finales. La forme physique est là, et je me sens bien dans ma tête aussi. Tous les feux sont au vert pour cette compétition ! Mon objectif est de monter sur le podium. À Chamonix, j’étais proche de la finale, donc je sais que c’est possible. Je dois me faire confiance et dérouler ma meilleure grimpe à Briançon. J’ai vraiment hâte !

Salomé Romain

Pour monter sur le podium, Salomé Romain devra affronter des grimpeuses comme la Sud-Coréenne Chaehyun Seo, qui tentera de prendre sa revanche après s’être fait disqualifier en finale à Chamonix à cause d’une dégaine. Elle devra également défier la gagnante de la dernière Coupe du Monde, Jain Kim, qui cherchera à conserver sa première place sur le podium.

On retrouvera également la grimpeuse olympienne, l’Australienne Oceania Mackenzie, la Britannique Molly Thompson-Smith, qui disputera sa 35ème Coupe du Monde, l’Autrichienne Mattea Pötzi, finaliste pour la première fois à Villars, et un grand nombre de grimpeuses françaises, dont Manon Hily et Fanny Gibert.

Chez les hommes, le Canadien Sean McColl deviendra ce week-end le détenteur du plus grand nombre de participations à des épreuves de Coupe du Monde, avec 174 participations dans toutes les disciplines !

En l’absence des têtes d’affiches, l’équipe du Japon présentera tout de même quelques grands noms comme Taisei Homma et Yoshiyuki Ogata, qui seront accompagnés par le vainqueur de la Coupe du Monde de bloc 2023, Sorato Anraku.

Enfin, notons que l’Italien Stefano Ghisolfi fera son grand retour sur la scène internationale après un an d’absence !

La composition de l’équipe de France

Femmes

Nolwenn Arc
Zélia Avezou
Julia Chanourdie
Flavy Cohaut
Selma Elhadj Mimoune
Manon Hily
Fanny Gibert
Camille Pouget
Salomé Romain

Hommes

Jérémy Bonder
Arsène Duval
Adrien Lemaire
Jules Marchaland
Mickael Mawem
Nao Monchois
Hugo Parmentier
Jordi Poles
Romaric Geffroy

Le programme

Vendredi 14 juillet

9h00 – 17h00 : Qualifications
20h30 – 23h00 : Demi-finales

Samedi 15 juillet

20h30 – 22h30 : Finales

Live

Les demi-finales et les finales seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’IFSC. Cependant, cela ne s’applique pas aux pays d’Europe. Comme communiqué l’année dernière, l’IFSC a signé un partenariat avec la plateforme de streaming payante Discovery+.

En conséquence, les téléspectateurs européens peuvent regarder les demi-finales et les finales en direct sur Discovery+ et/ou sur la chaîne Eurosport, à condition de souscrire à un abonnement. Sinon, il faudra patienter et attendre le lendemain de l’épreuve, chaque manche étant disponible gratuitement sur la chaîne Olympic Channel 24 heures plus tard.

Le calendrier complet de la saison 2023

  • 1ère étape (du 21 au 23 avril) : Hachioji (Japon) – bloc
  • 2ème étape (du 28 au 30 avril) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3ème étape (du 6 au 7 mai) : Jakarta (Indonésie) – vitesse
  • 4ème étape (du 19 au 21 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5ème étape (du 2 au 4 juin) : Prague (République Tchèque) – bloc
  • 6ème étape (du 9 au 11 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 7ème étape (du 14 au 18 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 8ème étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 9ème étape (du 7 au 9 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 10ème étape (du 14 au 15 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 11ème étape (du 1 au 2 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 12ème étape (du 22 septembre au 22 septembre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
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Léa Marigo et Max Bertone remportent la Coupe de France de Briançon !

13 Juil

Hier se déroulait la dernière étape de la Coupe de France seniors de difficulté de la saison 20222023 ! Et c’est sur le mur flambant neuf de Briançon qu’avait lieu cet ultime rendez-vous de l’année.

Chez les femmes, c’est Léa Marigo qui remporte la compétition. La grimpeuse de Massy signait son retour sur la scène internationale le week-end dernier à Chamonix, après plus de six ans d’absence. Sous le maillot de l’équipe de France, elle terminait 68ème de la compétition. Quelques jours plus tard, c’est à Briançon qu’on la retrouve, pour disputer la dernière étape de Coupe de France de la saison. Après avoir enchaîné les trois voies de qualification, Léa sera celle qui montera le plus haut dans la voie de finale, de quoi décrocher la médaille d’or. Elle devance les Chambériennes Lana Bonnal et Kintana Iltis qui chutent quelques mouvements plus bas.

Du côté des hommes, c’est Max Bertone qui remporte la victoire sur cette compétition. Dernier des finalistes à s’élancer dans la voie suite à sa première place lors des qualifications, il dépassera la verticale limite fixée par les autres compétiteurs avant lui, et conservera la tête du classement. Derrière lui on retrouve Sam Poullain, qui chute six mouvements derrière Max et Mattéo Soule qui complète le podium.

Le classement général de la Coupe de France seniors et jeunes de difficulté 2022/2023

L’étape briançonnaise étant la dernière de la saison, voici le classement général de la Coupe de France de difficulté 2022/2023 :

U16 filles

🥇Keziah Cussaguet (Parempuyre vertical)
🥈Lou Auclair (Entre-temps)
🥉Candice Ludes (Sac à pof)

U16 garçons

🥇 Adrien Bremond Poteau (Club Vertige)
🥈 Malo Guidoni (Roc evasion Annecy)
🥉 Mathis Duteurtre (Chambéry escalade)

U18 filles

🥇 Elia Frely (Club Vertige)
🥈 Elisa Mangin (ASCPA)
🥉 Alannah Auclair Brugnier (Entre-temps)

U18 garçons

🥇 Romeo Poles (Lyon escalade sportive)
🥈 Arthur Giraud Bernardeau (Roc en stock)
🥉 Matteo Soule (Block’out Toulouse)

U20 filles

🥇 Alix Jacquot (Drac Vercors Escalade)
🥈 Timma Bathellier (ES Massy)
🥉 Julie Roquebernou(Teamkyou)

U20 garçons

🥇 Noé Bonhomme (Briançon escalade)
🥈 Etienne Abriat (La dégaine escalade)
🥉 Maxime Thoma (Au pied des murs)

Seniors femmes

🥇 Clotilde Pfister (Club escalade Evasion Thionville)
🥈 Julie Roquebernou (Teamkyou)
🥉 Julia Chanourdie (Albanais vertical)

Seniors hommes

🥇 Lucas Dufros (Lyon escalade sportive)
🥈 Mael Grenier (Chambéry escalade)
🥉 Max Bertone (Austral roc)

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Adam Ondra a enchaîné plus de 200 voies dans le neuvième degré !

12 Juil

Jetez un coup d’œil à l’un des plus gros carnets de croix de tous les temps !

Adam Ondra a récemment annoncé une nouvelle incroyable : il a enchaîné plus de 200 voies dans le 9a ou plus (201 voies pour être exact). Aucun autre grimpeur dans l’Histoire de l’escalade n’a réussi autant de voies dures. En 26 ans de carrière, Ondra cumule un 9c (“Silence”, dont il a réalisé la première ascension en 2017), quatre 9b+, 22 9b, 47 9a+ et 127 9a. Rien que ça !

Ses quatre voies en 9b+ ont tous été des premières ascensions. En 2012, il a établi “Change” à Flatanger, en Norvège. L’année suivante, il a été le premier à clipper les relais de “La Dura Dura” à Oliana, en Espagne, et “Vasil Vasil” dans son pays d’origine, la République Tchèque. Presque dix ans plus tard, Ondra a réalisé un nouveau 9b+, nommé “Zvěřinec”, dans le Karst morave en République Tchèque également. Il a d’ailleurs décrit cette ligne comme étant la deuxième voie la plus difficile de sa vie, après “Silence”.

En plus de ses innombrables voies dans le neuvième degré, Adam Ondra a enchaîné un nombre impressionnant de voie dans le 8. Il compte au total 1730 voies dans le 8a ou plus !

Bien qu’elle ne soit pas aussi impressionnante que sa liste de croix en voie, Ondra compte un nombre important de blocs durs à son actif. Il a enchaîné quatre 8C+, 17 8C et 37 8B+. En 2011, il réalisait ses deux premiers 8C+ bloc : une première ascension de “Terranova” en République Tchèque et une répétition de “Gioia” en Italie. En 2020, il s’est rétabli au sommet de “Ledoborec” 8C+ et “Brutal Rider” 8C+ deux jours de suite.

  • Ça liste de croix complète peut être consultée sur son site internet, qu’il tient à jour régulièrement.
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Replay : revivez les finales de la Coupe du Monde de Chamonix 2023

11 Juil

Le week-end dernier se déroulait la mythique Coupe du Monde de Chamonix, sur une place du Mont-Blanc remplie de millier de spectateurs. À domicile, l’équipe de France a brillé, remportant des médailles dans toutes les disciplines !

En vitesse tout d’abord, Victoire Andrier réalisait l’exploit d’accéder à la grande finale et décrochait une belle médaille d’argent. En difficulté, Hélène Janicot renouait avec le podium (3ème), neuf ans après sa dernière médaille en Coupe du Monde, tandis que Sam Avezou décrochait l’argent, au terme d’un run exceptionnel qui restera gravé dans les annales !

Revivez toutes les phases finales de cette compétition.

Voici ci-dessous les replays des épreuves de difficulté et de vitesse :

Cliquez sur les images pour accéder aux replays

Les demi-finales de la Coupe du Monde de difficulté de Chamonix

Les finales de la Coupe du Monde de difficulté de Chamonix

Les finales de la Coupe du Monde de vitesse de Chamonix

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Coupe du Monde de Chamonix : les résultats des qualifications !

08 Juil

Le Mont-Blanc en toile de fond, un soleil de plomb, des centaines de spectateurs déjà réunis sur la place, et plus de 170 compétiteurs qui se sont affrontés dans quatre voies de qualification… Voici comment résumer cette deuxième journée de compétition à Chamonix.

Après un démarrage en trombe hier soir lors de l’épreuve de vitesse, aujourd’hui, les regards étaient rivés sur le mur de difficulté. Poussés par un public en feu, huit grimpeurs français ont réussi à décrocher leur place pour les demi-finales. Voici le résumé complet des qualifications.

Une première place pour Manon Hily !

9h00 pétantes. Manon Hily est la première grimpeuse à s’élancer sur l’imposant mur dressé sur la place du Mont-Blanc, à Chamonix. Pas facile d’être la première compétitrice à s’élancer dans la voie de qualification. Pourtant, notre Championne de France en titre est prête. Elle trouve son rythme dans la voie bleue jonchée d’arquées et atteint rapidement la dernière partie de la voie. Au sommet de la voie, la Réunionnaise se prépare à pousser fort sur ses jambes pour effectuer le jeté final de la voie. Elle saute, arrive sur les deux petites pinces, les serre et maîtrise le ballant. Encore un mouvement jusqu’au top et voilà que Manon clippe le relais de la voie. Premier top de la journée, premier top français. Les applaudissements du public résonnent déjà sur la place !

Quelques minutes plus tard, Manon est de nouveau au pied du mur, prête à s’élancer dans le deuxième tracé. Cette fois, les ouvreurs ont décidé de tester la puissance des grimpeuses, en proposant une voie plus physique, composée de grosses prises plates. De nouveau, notre Française réalise le run parfait, celui qui lui permettra d’arriver au sommet de la voie, après une lutte acharnée. Avec deux tops, Manon Hily s’empare donc de la tête du classement des qualifications. Trois autres compétitrices clipperont également le relais des deux voies : la jeune Japonaise de 19 ans Nonoha Kume, l’expérimentée Jessica Pilz, et la redoutable Coréenne Chaehyun Seo. Toutes ces grimpeuses le savent : en l’absence de la reine Janja Garnbret et des deux Américaines Brooke Raboutou et Natalia Grossman, une médaille d’or est à prendre !

© Victor Lami

Dans le clan français, Manon Hily est rejointe en demi-finale par trois autres grimpeuses. Tout d’abord Salomé Romain, qui semble particulièrement en forme ce week-end. Passant juste après Manon, elle tombe dans le jeté final de la voie bleue, ne parvenant pas à serrer les deux pinces. Elle s’élance dans la deuxième voie avec une détermination sans faille, qui lui permettra d’attendre le relais. Un score qui la hisse à la 6ème place des qualifications.

Derrière, Camille Pouget, qui participe à sa première Coupe du Monde de l’année, tombe elle aussi dans le jeté de la voie bleue, avant d’atteindre les derniers mouvements du tracé plus physique. Elle décroche la 17ème place, juste devant Hélène Janicot qui termine 20ème et qui disputera demain sa troisième demi-finale consécutive de la saison.

Le top 26 féminin

+ Les résultats complets

Quatre Français en demi-finale chez les hommes !

Chez les hommes, les tops ont été nombreux ! Au total, on en dénombre 28. Un nombre un peu trop élevé selon Alex Megos, qui décrochait la médaille de bronze à Villars le week-end dernier.

La voie 2, la bleue, était un peu plus facile que la voie 1, la jaune. Mais d’une manière générale, j’ai trouvé ces deux voies de qualification trop faciles. Normalement il y a du stress en qualification, et je ne l’ai pas trop ressenti aujourd’hui. Quand on regarde le classement, on voit qu’il y a beaucoup de tops : il n’y en a jamais autant d’habitude.

Alex Megos, 7ème

L’Allemand parviendra à enchaîner la voie bleue, mais chutera au sommet de la voie jaune, plus intense. Il terminera 7ème des qualifications.

© Victor Lami

Devant, un quatuor de tête se détache, avec deux tops au compteur : le jeune Japonais de 16 ans Sorato Ankaru, son compatriote Taisei Homma, l’Américain Jesse Grupper, et le Britannique Toby Roberts. Tous figurent en première place du classement, et se disputeront de nouveau la tête du tableau ce soir.

Juste derrière ces quatre grimpeurs, on retrouve notre Français Sam Avezou, qui réalise une solide performance. La voie bleue ne lui posera aucun problème et c’est avec une grande facilité qu’il atteindra le relais. Dans la voie jaune, plus physique, il chutera juste avant le top, se faisant emporter dans son ballant sur l’avant-dernière prise.

Je suis plutôt content ! Comme l’année dernière les voies étaient plutôt faciles. Je passe en demi donc ce n’est que le début du week-end pour moi. C’est tellement cool d’être ici… On ne participe pas à toutes les Coupes du Monde, mais Cham ça reste un peu le rendez-vous des Français !

Sam Avezou, 5ème

Derrière lui, le tant attendu Mejdi Schalck répond présent. Comme Sam, il enchaîne la voie 2 avec une aisance déconcertante, avant de réaliser un très beau run dans le premier tracé, chutant deux prises sous Sam. Il termine 14ème des qualifications.

Quatre places plus loin, on retrouve Paul Jenft, qui décroche également son ticket pour les demi-finales. Pourtant, rien n’était gagné d’avance pour le Chambérien, qui avoue ne pas avoir eu de bonnes sensations ce matin à l’échauffement.

Je sentais que je n’avais pas beaucoup d’énergie en m’échauffant… La première voie a été assez difficile. Alors, quand je me suis lancé dans la deuxième je pensais que je n’aurais plus de jus du tout. Heureusement, le coincement de genou au premier tiers de la voie m’a aidé à la finir. Donc finalement, la première voie s’est moins bien passée que la deuxième, mais le principal est fait : je rentre en demi-finale, donc je suis super content !

Paul Jenft, 18ème

© Victor Lami

Enfin, c’est Arsène Duval qui a fait le show. Après une contre-performance dans sa première voie de qualification (dans laquelle il termine 39ème), le local de l’étape a enflammé la place du Mont-Blanc dans sa deuxième voie de qualification. Alors qu’il n’avait pas d’autre choix que de clipper le relais pour passer en demi-finale, il réalisera cet exploit, porté par une foule en délire ! Il s’octroie la 25ème place et sera le deuxième grimpeur à s’élancer dans la voie de demi-finale demain.

Le top 26 masculin

+ Les résultats complets

La suite du programme

Samedi 8 juillet

21h00 – 22h30 : Finales vitesse

Dimanche 9 juillet

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté
20h30 – 22h30 : Finales difficulté


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Coupe du Monde de Chamonix : un départ en trombe !

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Les voies de qualifications de la Coupe du Monde de Chamonix en images

08 Juil

Les qualifications de la Coupe du Monde de Chamonix sont en cours. Plus de 170 grimpeurs ont répondu présents et se défient en ce moment même dans quatre voies de qualification (deux hommes et deux femmes).

Si les qualifications ne sont pas diffusées en live, nous vous proposons ci-dessous les démonstrations des quatre voies de qualification, faites par les ouvreurs. De quoi vous donner une idée en images des tracés du jour.

Hommes

Voie 1

Voie 2

Femmes

Voie 1

Voie 2

Le programme

Samedi 8 juillet

9h00 – 18h00 : Qualifications difficulté
21h00 – 22h30 : Finales vitesse

Dimanche 9 juillet

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté
20h30 – 22h30 : Finales difficulté


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La Coupe du Monde d’escalade de Chamonix débute aujourd’hui !

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Coupe du Monde de Chamonix : un départ en trombe !

08 Juil

La Coupe du Monde d’escalade de Chamonix a débuté hier soir, par les qualifications de l’épreuve de vitesse. 77 hommes et 52 femmes se sont affrontés sur un mur flambant neuf, au pied du Mont-Blanc, et quatre Français se sont qualifiés pour les finales.

Dès les qualifications, l’Indonésien Leonardo Veddriq a donné le ton, en offrant au public français un run sous la barre des cinq secondes, montrant une fois de plus qu’il était l’homme à abattre. Avec un chrono en 4,98 secondes, le détenteur du record du monde (4,90 secondes) a trusté la première place du classement, se qualifiant pour les finales aux côtés de quatre autres Indonésiens. Ce soir à Chamonix, ils tenteront de briser une nouvelle fois le record mondial.

Le Kazakh Rishat Khaibullin a réalisé une belle performance, en signant un record personnel de 5,05 secondes, pour se classer en quatrième position.

J’ai vraiment bien grimpé durant ce tour de qualification. J’étais très excité à l’idée de grimper ici, car j’aime beaucoup cette compétition. J’ai réalisé mon record personnel, battant mon temps de la semaine dernière à Villars, donc je suis très heureux. Je rêve de faire un chrono inférieur à 5 secondes, alors on va voir…

Rishat Khaibullin

Le vainqueur de la semaine dernière à Villars, le Chinois Jianguo Long, s’est également qualifié en finale, avec un temps de 5,06 secondes, décrochant la cinquième place des qualifications. Juste derrière, en sixième position, l’Italien Matteo Zurloni a non seulement obtenu une place en finale, mais aussi signé un nouveau record d’Europe en 5.14 secondes.

© IFSC

Autre record à Chamonix, et non des moindres, celui de notre Français Pierre Rebreyend, qui a établi un nouveau record national ! Après avoir réalisé un temps de 5,33 secondes lors de son premier run de qualification, Pierre a mis le feu sur la place du Mont-Blanc (déjà fortement remplie), en signant un temps de 5,18 secondes lors de son deuxième passage, battant le précédent record de France. Un chrono qui lui permet de rentrer dans le top 10 et de disputer les finales ce soir.

Pour décrocher sa place en finale, il fallait faire moins de 5,28 secondes. Malheureusement, Bassa Mawem devra se contenter d’un 5,36 secondes, ce qui le classera 22ème de la compétition. Il devance Marius Payet Gaboriaud 36ème (5,74 secondes), Marceau Garnier 43ème (5,90 secondes) et Guillaume Moro 54ème (6,21 secondes).

Le top 16 des qualifications

+ Les résultats complets

Chez les femmes, la Polonaise Natalia Kalucka a continué sur sa lancée et a pris la première place avec un temps de 6,72 secondes. La grimpeuse polonaise vise une troisième médaille d’or consécutive après avoir remporté les Jeux européens et la Coupe du Monde de Villars dans la foulée.

La troisième place est occupée par sa sœur jumelle, Aleksandra, qui a réalisé un temps de 6,77 secondes, juste derrière l’Indonésienne Made Rita Kusuma Dewi Desak, deuxième avec un temps de 6,74 secondes. L’Américaine Emma Hunt, qui avait remporté la médaille d’argent à Villars, semble bien en forme, puisqu’elle se classe 4ème des qualifications, avec un temps de 6,78 secondes.

Dans le clan tricolore, Capucine Viglione, championne de France en titre, est l’une des trois Françaises à s’être qualifiée pour les finales.

C’était génial ! Tout simplement parce que nous sommes en France et que le public est derrière nous, ce qui nous pousse à aller plus vite. J’entends tout le monde, j’entends la voix de ma mère dans la foule, et cela me pousse vraiment.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’entraîner et progresser depuis la dernière compétition, car nous n’avons eu que peu de temps. Ce que j’ai tenté de faire, c’est prendre ce que j’avais fait de mal à Villars et le changer rapidement pour cette compétition.

Capucine Viglione

© IFSC

Capucine a réalisé un temps de 7,17 secondes, de quoi se classer 7ème des qualifications. En finale ce soir, elle sera accompagnée de ses coéquipières Lison Gautron (10ème), qui a frappé fort en réalisant un temps de 7,26 secondes et Victoire Andrier (15ème), qui a assuré sa place dans le top 16 avec un chrono en 7,37 secondes.

Malheureusement, la compétition s’arrête là pour nos deux autres tricolores engagées dans cette compétition. Aurélia Sarisson prend la 25ème place avec un temps de 7,98 secondes et Manon Lebon termine 27ème avec un chrono en 8,00 secondes.

Le top 16 des qualifications

+ Les résultats complets

La suite du programme

Vendredi 7 juillet

18h45 : Qualification vitesse

Samedi 8 juillet

9h00 – 18h00 : Qualifications difficulté
21h00 – 22h30 : Finales vitesse

Dimanche 9 juillet

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté
20h30 – 22h30 : Finales difficulté


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“L’escalade a un problème” : deux médecins de l’IFSC démissionnent !

07 Juil

Les docteurs Eugen Burtscher et Volker Schöffl ont tous deux démissionné de la Commission médicale de l’IFSC pour protester contre le manque d’action de la fédération internationale concernant les troubles alimentaires de ses athlètes.

Deux des médecins les plus réputés dans leur domaine, le Dr Eugen Burtscher (Autriche) et Volker Schöffl (Allemagne), ont tous deux démissionné de la Commission médicale de l’IFSC en invoquant “l’inaction de l’IFSC concernant les problèmes de déficit énergétique relatif des athlètes”.

“En conséquence du manque d’action de la part de l’IFSC, je démissionne de mon poste au sein de la Commission médicale de l’IFSC avec effet immédiat”, a déclaré le Dr Volker Schöffl.

Burtscher était président de la Commission et Schöffl membre du conseil bénévole. Leur équipe a travaillé sans relâche au cours des deux dernières décennies pour développer des moyens de détecter, d’évaluer et d’aider les athlètes qui souffrent de troubles alimentaires. Pourtant, bien qu’ils disposent “des données les plus approfondies sur ce sujet parmi toutes les disciplines sportives”, ils estiment que l’IFSC n’a pris aucune mesure concrète pour préserver la santé de ses athlètes. En tant que médecins, ils ne pouvaient plus accepter l’inaction de la fédération internationale pour traiter sérieusement ce sujet.

En octobre 2019, la grimpeuse de haut niveau Mina Leslie-Wujastyk avait mis en avant un problème dont les grimpeurs souffrent, parfois même sans le savoir, et qui semble être devenu tabou : le déficit énergétique relatif dans le sport, souvent appelé RED-S. Il est le résultat d’un apport calorique insuffisant et/ou d’une dépense énergétique excessive et peut avoir un impact profond et durable sur la santé des athlètes, quel que soit leur sexe.

Il y a quelques jours, la grimpeuse canadienne Alannah Yip a relancé le débat sur le RED-S en postant sur les réseaux sociaux :

Pour certains athlètes, la pression pour être aussi mince que possible devient malsaine et certains développeront le RED-S, un syndrome débilitant qui peut avoir des effets profonds sur la santé osseuse, l’immunité, la santé cardiovasculaire, le métabolisme et le cycle menstruel.

Je souhaite que l’IFSC prenne position en exigeant que tous les athlètes licenciés se soumettent à un dépistage médical du syndrome RED-S.

Alannah Yip

Le principe du RED-S © Swiss Olympic

Suite au débat généré par la déclaration de Yip, le renommé Dr Volker Schöffl a démissionné de la Commission médicale de l’IFSC, tout comme le président de cette même commission, le Dr Eugen Burtscher.

Voici la déclaration de Schöffl :

Suite au manque d’action de la part de l’IFSC, je démissionne de mon poste de volontaire au sein de la Commission médicale de l’IFSC avec effet immédiat. Je prends la même décision que le président de la Commission. En tant que médecins, nous ne pouvons plus accepter le manque d’action de l’IFSC concernant les problèmes RED-S de nos athlètes.

Je suis membre de la Commission médicale depuis la création de l’IFSC en 2009. Au cours de cette période, nous avons atteint de nombreux objectifs au bénéfice de nos athlètes. Cependant, la politique actuelle concernant le RED-S ne peut être acceptée. Nous avons travaillé pendant plus de dix ans sur cette question. Nous avons recueilli de nombreuses données, nous avons mesuré l’IMC lors de chaque Coupe du Monde l’année dernière et nous avons élaboré des plans très détaillés sur la façon de détecter et d’aider les athlètes souffrant de ces problèmes. Nous avons passé de nombreuses heures en réunion et au bureau pour mettre en place un nouveau système de suivi et de prise de décision. En conséquence, nous disposons aujourd’hui des données les plus approfondies sur ce sujet parmi toutes les disciplines sportives. Nous avons présenté le problème et les solutions possibles au directeur sportif et au conseil d’administration à maintes reprises. Cependant, nous n’avons reçu que des réponses diffamatoires et décourageantes.

En bref, l’IFSC n’est peut-être pas disposée à prendre des mesures supplémentaires sur cette question importante pour la santé de ses athlètes et retarde activement toute décision qui pourrait conduire à des mesures indispensables.

En tant que médecins, nous ne pouvons plus accepter cette situation. L’escalade a un problème avec le RED-S. Des solutions possibles pour détecter, évaluer et aider les athlètes dans des situations critiques ont été développées par la Commission médicale. Ces solutions ont été et sont encore ignorées. L’IFSC n’a pris aucune autre mesure.

Pour le bien-être de nos athlètes et le développement du sport, je ne peux prendre aucune responsabilité dans cette affaire et je suis contraint de démissionner. Je remercie mes collègues et amis de la commission médicale pour leur travail et leurs efforts, en particulier notre président, le Dr Eugen Burtscher. J’espère que cette démarche pourra aider la cause et nos athlètes, mais je sais que ce ne sera pas le cas.

Dr Volker Schöffl

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La Coupe du Monde d’escalade de Chamonix débute aujourd’hui !

07 Juil

Ce week-end, les meilleurs grimpeurs du monde se sont donné rendez-vous en France, pour la traditionnelle Coupe du Monde de Chamonix, étape la plus attendue du circuit ! Voici toutes les infos.

Le dernier week-end de compétition à Villars a été placé sous le signe des records : Jakob Schubert a remporté sa 20ème médaille d’or en Coupe du Monde et détient désormais le record chez les hommes, tandis que Janja Garnbret a remporté l’or à Villars pour la septième fois consécutive. Pour la Slovène, il s’agissait de sa 40ème médaille en Coupe du Monde.

Malheureusement, Janja ne sera pas présente à Chamonix cette année, tout comme les Américaines Natalia Grossman et Brooke Raboutou, qui ont décidé de faire l’impasse sur cette compétition, afin de peaufiner leur préparation pour les Championnats du Monde de Berne qui débutent dans moins d’un mois. La compétition va donc être plus ouverte chez les femmes, l’occasion pour les grimpeuses de se battre pour aller décrocher une précieuse médaille d’or.

Chez les hommes, il semblerait qu’Adam Ondra, vainqueur l’année dernière sur la place du Mont-Blanc, ait également décidé de profiter des quelques jours avant Berne pour retourner s’entraîner chez lui. Toutefois, d’autres grands noms de l’escalade seront bel et bien présents pour tenter de s’imposer sur la mythique place chamoniarde.

Les qualifications pour l’épreuve de vitesse débutent aujourd’hui, avant les finales qui auront lieu demain soir. Du côté de la difficulté, une grosse journée de qualification de plus de huit heures est prévue demain, avant les demi-finales et les finales qui se dérouleront dimanche.

Au total, 328 athlètes de 43 pays différents sont inscrits à l’événement :

  • 103 grimpeurs en difficulté ;
  • 93 grimpeuses en difficulté ;
  • 79 grimpeurs en vitesse et
  • 57 grimpeuses en vitesse

Alors selon vous, qui montera sur le podium de la Coupe du Monde de Chamonix cette année ?

© IFSC

La composition de l’équipe de France

Vitesse

Victoire Andrier
Lison Gautron
Manon Lebon
Aurélia Sarisson
Capucine Viglione
Marceau Garnier
Yann LeClercq De Lannoy
Bassa Mawem
Guillaume Moro
Marius Payet-Gaboriaud
Pierre Rebreyend

Difficulté

Nolwenn Arc
Julia Chanourdie
Manon Hily
Hélène Janicot
Meije Lerondel
Ina Plassoux Djiga
Léa Marigo
Camille Pouget
Salomé Romain
Arsène Duval
Sam Avezou
Jérémy Bonder
Paul Jenft
Jules Marchaland
Mickael Mawem
Nao Monchois
Jordi Poles
Mejdi Schalck

Le programme

Vendredi 7 juillet

18h45 : Qualification vitesse

Samedi 8 juillet

9h00 – 18h00 : Qualifications difficulté
21h00 – 22h30 : Finales vitesse

Dimanche 9 juillet

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté
20h30 – 22h30 : Finales difficulté

Live

Les demi-finales et les finales seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’IFSC. Cependant, cela ne s’applique pas aux pays d’Europe. Comme communiqué l’année dernière, l’IFSC a signé un partenariat avec la plateforme de streaming payante Discovery+.

En conséquence, les téléspectateurs européens peuvent regarder les demi-finales et les finales en direct sur Discovery+ et/ou sur la chaîne Eurosport, à condition de souscrire à un abonnement. Sinon, il faudra patienter et attendre le lendemain de l’épreuve, chaque manche étant disponible gratuitement sur la chaîne Olympic Channel 24 heures plus tard.

Le calendrier complet de la saison 2023

  • 1ère étape (du 21 au 23 avril) : Hachioji (Japon) – bloc
  • 2ème étape (du 28 au 30 avril) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3ème étape (du 6 au 7 mai) : Jakarta (Indonésie) – vitesse
  • 4ème étape (du 19 au 21 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5ème étape (du 2 au 4 juin) : Prague (République Tchèque) – bloc
  • 6ème étape (du 9 au 11 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 7ème étape (du 14 au 18 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 8ème étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 9ème étape (du 7 au 9 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 10ème étape (du 14 au 15 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 11ème étape (du 1 au 2 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 12ème étape (du 22 septembre au 22 septembre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
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Une séance de bloc prolifique avant de prendre l’avion pour Adam Ondra !

04 Juil

En mai, alors qu’il rentrait chez lui pour s’entraîner pour les Coupes du Monde après un séjour à Flatanger, Adam Ondra s’est arrêté à Hell, en Norvège, pour faire une rapide séance de bloc en attendant son vol.

Adam Ondra s’était déjà rendu dans ce secteur, situé à deux pas de l’aéroport de Trondheim, il y a quelques années. Il avait réalisé les voies les plus dures du lieu, allant du 9a au 9a+.

Mais la falaise de Hell possède également quelques blocs, le plus difficile étant “Mini” 8B. Ondra a publié une vidéo de sa journée de bloc à Hell, où il a essayé plusieurs des passages les plus difficiles du secteur. Il a réussi à enchaîner “Mini” et à flasher “Monoiden” 8A+. Il n’a pas réussi à se rétablir au sommet de “The Body Says Yes” 8A+ et “Eat Rich” 8A à cause de problèmes de peau. Toutefois, pour conclure sa journée, il a effectué une “rétro ascension à vue” de “Tro Pa Mirakler” le premier 8b+ de Norvège, qu’il avait déjà enchaîné en 2015.

Après son retour de Norvège, Adam a fait ses débuts sur la scène internationale lors de la Coupe du Monde de bloc de Prague le 4 juin, où il a remporté la médaille d’argent. À Brixen, une semaine plus tard, il s’est classé 19ème. Le week-end dernier, il a participé à la Coupe du Monde de difficulté de Villars, où il a terminé deuxième.

La vidéo de sa séance à Hell :

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Coupe du Monde de Villars : résultats des demi-finales

01 Juil

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Villars se sont terminées. La Slovène Janja Garnbret et le Japonais Soratu Ankaru ont pris les premières places du classement, tandis que l’Autrichienne Mattea Pötzi et la Japonaise Shion Omata disputeront leur première finale mondiale.

Mattea Pötzi était l’une des premières compétitrices de la demi-finale à s’élancer. La grimpeuse de 22 ans a atteint la prise 37+ avant d’attendre longuement pour voir si sa performance était suffisante pour faire partie des huit premières et accéder aux finales. Au fur et à mesure que les grimpeurs défilaient, Pötzi se rapprochait de plus en plus de son objectif. Elle a fini par afficher le plus grand sourire de la compétition, en terminant la manche à la cinquième place.

Je suis tellement émue ! Je n’aurais jamais imaginé être en finale. Je n’ai pas de mots. J’essayais juste de grimper vite et de ne pas faire d’erreurs, je pense que c’est l’un de mes plus beaux runs en compétition. Je n’ai plus aucune attente pour les finales, car jamais j’aurai cru y arriver. Je veux juste y aller et en profiter.

Mattea Pötzi

© IFSC

L’Autrichienne devra faire face à une concurrence féroce en finale, la Slovène Janja Garnbret ayant une fois de plus démontré sa forme en étant la seule femme à atteindre le top dans la voie de demi-finale. Une nouvelle fois, elle occupe la première place du classement.

L’Américaine Brooke Raboutou et la Japonaise Chaehyun Seo ont toutes deux réalisé un 45+ derrière Garnbret et devant la Japonaise Natsuki Tanii, quatrième.

Il y aura deux représentantes de la Slovénie, puisque Mia Krampl a également atteint le top 8, deux de la Corée du Sud, puisque Jain Kim a s’est qualifiée en finale, et deux de l’Autriche, avec Jessica Pilz qui s’est faufilée en huitième position.

Les finalistes femmes 

+ Les résultats complets

Chez les hommes, le Japonais Shion Omata disputera sa première finale après avoir terminé septième et rejoindra son coéquipier Sorato Anraku, qui a été l’un des deux grimpeurs à atteindre le sommet de la voie de demi-finale.

L’autre grimpeur à clipper le relais de la voie a été l’Américain Colin Duffy, qui avoue s’être vraiment amusé.

La voie était hyper cool, très physique et déroulait bien. C’était purement mon style et je me suis éclaté sur le mur. Je me suis vraiment senti en confiance.

Au sommet, il y avait un endroit pour se reposer et je voulais me préparer mentalement pour le dernier mouvement car je ne savais pas à quel point la dernière prise allait être mauvaise. C’était un endroit propice pour rester pendant une minute et profiter de la vue et de la foule.

Colin Duffy

 

Le Tchèque Adam Ondra et l’Autrichien Jakob Schubert se sont également qualifiés et joueront une médaille ce soir, tout comme l’Allemand Alexander Megos et le Britannique Toby Roberts.

Les finalistes hommes 

+ Les résultats complets

Du côté de l’équipe de France, aucun grimpeur n’aura tiré son épingle du jeu dans cette demi-finale exigeante. Chez les femmes, Salomé Romain (10ème) passe non loin de la finale, chutant sur la même prise que Jessica Pilz, dernière compétitrice sélectionnée dans le top 8. Hélène Janicot termine juste derrière, à une prometteuse 12ème place. Enfin, Manon Hily et Oriane Bertone prennent respectivement la 18ème et 21ème place du classement.

Chez les hommes, la meilleure performance nous vient du jeune Jules Marchaland, qui termine 11ème. Comme Salomé, il ne passe pas loin de la finale, en chutant au même endroit que le dernier compétiteur à entrer dans le top 8. Il devance Nao Monchois 15ème et Paul Jenft 19ème.

La suite du programme

Samedi 1er juillet

20h00 – 22h00 : Finale diff hommes & femmes

Dimanche 2 juillet

12h00 – 15h00 : Qualification vitesse hommes & femmes
18h00 – 19h30 : Finales vitesse hommes & femmes


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