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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Championnat de France de bloc 2024 : résultats des demi-finales

16 Fév

Ça y est ! Nous connaissons enfin les noms des six finalistes hommes et femmes qui s’affronteront demain pour le titre de Champion de France 2024 ! Découvrez les sans plus attendre.

Les demi-finales du Championnat de France de bloc 2024 viennent de s’achever à Valence… Et quelles demi-finales ! L’ambiance électrique, le public en feu, les blocs de grandes qualités et les performances exceptionnelles de nos grimpeurs donnaient déjà un air de finale à ces demi-finales !

Oriane Bertone délogée, Zélia Avezou en première place !

C’est la surprise de ces demi-finales : Oriane Bertone a cédé sa première place ce soir en demi-finale ! À la fin des qualifications, nous vous annoncions que la concurrence allait être féroce pour la Championne de France en titre… Nous ne nous étions pas trompés. En ne faisant pas le premier bloc du circuit, Oriane Bertone a laissé filer la première place du classement, et pointe à la quatrième position de ces demi-finales. Un peu en dessous physiquement ce soir, elle fera preuve d’ingéniosité pour atteindre le sommet des blocs, parvenant notamment à shunter le bloc 3 de manière magistrale !

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Zélia Avezou, deuxième des qualifications, a profité de cette erreur de la Réunionnaise pour prendre les rênes du classement. Et avec la manière s’il vous plaît ! La Parisienne de 19 ans sera la seule à enchaîner l’intégralité des blocs du circuit, de quoi prendre le large. Elle devance Naïlé Meignan (3T4 4Z7) et Selma Elhadj Mimoune (3T4 4Z9).

La locale de l’étape Agathe Calliet aura enflammé le public ce soir ! Que les Valentinois se préparent à donner de la voix, car elle sera en finale demain, grâce à sa cinquième place en demi-finale. Enfin, c’est la jeune Lily Abriat qui complète la liste des finalistes, avec 2 blocs en 7 essais et 4 zones.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Les résultats féminins de la demi-finale :

Une compétition féroce chez les hommes, menée par Mejdi Schalck !

La soirée a été tout aussi palpitante chez les hommes ! À l’image du premier bloc de cette finale, cette demi-finale nous a réservé son lot de surprises. L’énorme skate latéral de 10 mètres de long proposé par les ouvreurs sera réussi par la plupart des demi-finalistes, avec une facilité déconcertante pour les plus aguerris dans ce style. Mais n’allez pas croire que ce tour n’était qu’une compétition de parcours… Les blocs suivants étaient bien plus physiques et grimpants. D’ailleurs, malgré le niveau très relevé du plateau, aucun compétiteur n’empochera les quatre tops.

En tête du tableau, on retrouve le Champion de France en titre Mejdi Schalck. Le Chambérien fait partie de ceux qui s’offrent le bloc 1 à vue. Il poursuit sa soirée par un top de la dalle en trois essais. S’il s’avouera vaincu dans le bloc 3, ne parvenant pas à tenir les dernières pinces, il termine en beauté son circuit par un enchaînement du dernier bloc en deux essais.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Notre Champion du Monde en titre ne nous aura pas déçu ce soir ! Lui qui avouait ne pas se préparer spécifiquement pour cette compétition, semble tout de même très en forme. Micka Mawem enchaîne les trois mêmes blocs que Mejdi, en un essai supplémentaire. De quoi prendre la deuxième place des demi-finales.

Adrien Lemaire aura mis le feu à la salle ! Premier des qualifications, il enchaîne le dernier bloc du circuit dans un élan de rage, de quoi parfaire son score final de 3 blocs en 8 essais.

Sam Avezou et Léo Favot, auront usé de leur puissance ce soir ! Les deux grimpeurs seront les seuls à venir à bout du troisième tracé, de quoi se faire une place dans le top 6. Ils devancent Kito Martini, à qui l’on attribue la palme de la plus belle remontada : le Toulousain, qui était le premier à ouvrir le bal ce soir, passe de la 20ème à la 6ème place.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Les résultats masculins de la demi-finale :

La suite du programme

Samedi 17 février 2024

Finales : 6 compétiteurs par catégorie – 4 blocs / 4 minutes

19h00 : finale femmes
21h00 : finale hommes
22h40 : podiums

Galerie photos

Quelques photos des demi-finales, signées Loic Lemahieu :


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Championnat de France de bloc 2024 : résultats des qualifications

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Championnat de France de bloc 2024 : résultats des qualifications

16 Fév

Les qualifications du Championnat de France de bloc seniors 2024 viennent de se terminer à Valence : au terme d’un tour très disputé, Oriane Bertone et Adrien Lemaire ont pris les rênes du classement ! Voici le résumé et les résultats de ce premier tour.

9h00 pétantes ce matin. Le public, encore timide, accueille Oriane Bertone et Mejdi Schalck sur les tapis. N°1 français, ils ont l’honneur d’ouvrir le Championnat de France de bloc 2024. La dernière fois qu’ils étaient réunis ici, à Valence, ils avaient entonné la Marseillaise sur la plus haute marche du podium, décrochant chacun leur premier titre de Champion de France. Et croyez-moi, ils comptent bien conserver leur couronne cette année !

Pourtant, la concurrence est plus rude que jamais. Preuve en est : en quelques secondes à peine, on voit défiler sous nos yeux Oriane Bertone, vice Championne du Monde, Mejdi Schalck, vice Champion du Monde, et Micka Mawem Champion du Monde en titre. Il est 9h05 et nous sommes à Valence.

“Le niveau en France est hallucinant, s’exclame Micka Mawem à la fin de son tour de qualification. C’est fou à quel point le plateau est relevé cette année ! On se croirait sur une compétition internationale. D’ailleurs, le niveau des blocs de qualification est proche d’une demi-finale de Coupe du Monde. Ça fout les jetons quand même !”

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Oriane Bertone, imperturbable !

Chez les femmes, ce tour de qualification n’aura été qu’une formalité pour Oriane Bertone. Elle arrive au pied du premier bloc, et l’enchaîne à vue. Elle esquisse un sourire et retourne immédiatement en isolement. Le ton est donné, Oriane est lancée ! Quelques minutes après, la voici devant le second bloc. À peine 20 secondes plus tard, elle repart déjà en isolement, le bloc 2 en poche. “Elle est déjà passée dans le bloc ?!”, s’interroge un spectateur à mes côtés. Oui, oui, Oriane n’est pas là pour faire dans la dentelle. Elle réservera le même sort au bloc 3, qu’elle empochera à vue de nouveau. Elle lâchera son premier essai dans le bloc 4, une double coordination qu’elle validera à l’essai suivant. Enfin, elle clôturera son circuit en beauté par un nouveau top dans le bloc 5, qu’elle réalisera lors de son troisième essai.

“Je me suis beaucoup entraîné ces derniers mois et j’ai mis beaucoup de choses en place. Mon objectif ce week-end, c’est simplement de bien grimper, d’être efficace et dérouler ma plus belle grimpe”, nous confiait Oriane Bertone hier. Mission accomplie pour la Réunionnaise sur ce premier tour de qualification.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Mais Oriane n’aura certainement pas le droit à l’erreur ce week-end ! Elle est talonnée de prêt par Zélia Avezou, qui ne compte pas la laisser faire. La cadette de la fratrie Avezou viendra elle aussi à bout de tous les blocs du circuit, en quatre essais de plus que la numéro 1. Déjà qualifiée en équipe de France pour la saison 2024, cette année, la Parisienne aborde cette compétition avec moins de pression, ce qui peut la rendre redoutable !

“Gagner ce titre me ferait vraiment plaisir ! Je n’ai jamais été Championne de France, et vu comment nos Françaises sont fortes, ce serait très prometteur pour la suite de la saison”, déclarait-elle peu avant le début de la compétition.

Quatre grimpeuses suivent ce duo de tête avec 4 blocs et 5 zones : Naïlé Meignan, qui revient en force de sa blessure au genou, prend la troisième place, suivie d’Agathe Calliet, Louise Puech Yazid et Manon Hily.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Le top 20 des qualifications féminines 

+ Les résultats complets

Adrien Lemaire en tête chez les hommes !

Cette année 2024 sera-t-elle la bonne pour Adrien Lemaire ? Vice Champion de France en 2022, il était de nouveau passé tout proche de la gagne l’année dernière. Après s’être préparé pendant de longs mois (et avoir battu Tomoa et Meichi Narasaki lors d’une simulation de compétition organisée à Massy le mois dernier), Adrien semble plus en forme que jamais !

Il débute la compétition de la plus belle des manières, en étant le seul (avec Léo Favot et François Kaiser) à enchaîner le bloc 1, physique à souhait. Il poursuit dans la dalle du bloc 2 et maîtrise les mouvements de coordination prévus par les ouvreurs, s’offrant le top en trois essais. Comme la plupart des compétiteurs, il s’avoue vaincu dans le bloc 3, ne parvenant pas à tenir la dernière prise. Mais il se rattrape dans les deux derniers tracés, s’offrant deux tops supplémentaires. Mention spéciale dans le bloc 5 et ses prises lisses, qu’il validera à vue. Avec 4 blocs et 5 zones, Lemaire réalise donc le meilleur score des qualifications, de quoi prendre la pole position !

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Derrière lui, c’est très serré ! On retrouve huit grimpeurs avec 3 blocs et 5 zones. En tête de liste, le Toulousain Thomas Lemagner. Le Champion d’Europe U18 s’offre une belle deuxième place en enchaînant les trois blocs en cinq essais. Déjà finaliste la saison dernière, il avait terminé au pied du podium… Cette année, il compte bien aller chercher la victoire !

En troisième et quatrième place, on retrouve le duo Chambérien Mejdi Schalck et Paul Jenft. Dans le premier bloc, tous deux se font avoir et chutent à plusieurs reprises au dernier mouvement, sans parvenir au top. Ils se rattrapent dans le bloc 2, qu’ils enchaînent en 3 et 4 essais respectifs. Mejdi frappe un grand coup dans le bloc 3, le plus physique de la compétition, qu’il sera le seul à enchaîner ! De quoi prendre une longueur d’avance importante puisqu’il ne viendra pas à bout du bloc 4, qui nécessitait équilibre et précision dans la pose de pied. Un passage qui réussira à Paul, qui l’enchaînera en quatre essais. Enfin, tous deux terminent leur circuit en beauté, en enchaînant le dernier bloc à vue.

“Ce Championnat de France, je le vois comme un challenge. Ce n’est pas évident de gagner une compétition qu’on a déjà remportée”, nous confiait Mejdi Schalck.

© Loic Lemahieu | Planetgrimpe

Le top 20 des qualifications masculines 

+ Les résultats complets

La suite du programme

Vendredi 16 février 2024

Demi-finales : 20 compétiteurs par catégorie – 4 blocs / 5 minutes
19h00 – 21h15 : demi-finales hommes & femmes

Samedi 17 février 2024

Finales : 6 compétiteurs par catégorie – 4 blocs / 4 minutes

19h00 : finale femmes
21h00 : finale hommes
22h40 : podiums

Galerie photos

Quelques photos des qualifications, signées Loic Lemahieu :


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Championnat de France de bloc 2024 : toutes les infos

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France 2024 : Oriane Bertone, bien décidée à conserver sa couronne !

15 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Inutile de la présenter… La favorite de la compétition, c’est elle ! Oriane Bertone frétille d’impatience à l’idée de renfiler son maillot de compétitrice. Il faut dire que ce week-end marque officiellement le début de sa saison 2024, qui s’annonce… riche, intense et palpitante ! Déjà qualifiée pour les Jeux Olympiques de Paris, la jeune Réunionnaise a axé l’intégralité de son entraînement sur cet objectif. Après avoir remporté sa première Coupe du Monde l’année dernière et être montée à trois reprises sur le podium, elle décrochait le titre de vice championne du monde à Berne, quelques semaines avant de remporter le Tournoi de Qualification Européen à Laval, raflant sa place pour les J.O. Cet hiver, Oriane nous a confié s’être beaucoup entraînée et note déjà des progrès dans sa grimpe. Le ton est donné pour ce week-end !

Voici notre entretien.


Coucou Oriane, comment vas-tu ?

Hello ! Écoute, ça va super. Je suis en pleine période d’entraînement, donc j’avoue que la fatigue commence à se faire ressentir, mais sinon, je vais super bien ! 🙂

Le Championnat de France marque le début de la saison 2024. Te sens-tu prêtes ?

Effectivement, le Championnat de France représente la première compétition de 2024, alors j’ai vraiment hâte ! Je me suis beaucoup entraînée ces derniers mois et j’ai vu pas mal de progrès ! Ce Championnat de France va donc me permettre de me remettre en mode compétition et de revivre les sensations qu’on aime tant en tant que sportif. Alors oui, j’ai super hâte et je me sens prête !

J’imagine que ta qualification pour Paris 2024 a bien modifié ta préparation. Comment ton hiver s’est-il déroulé ?

Ma préparation n’a pas tant changé que ça… J’ai quand même travaillé sur les mêmes aspects qu’on avait déjà ciblé avant même ma qualif pour les Jeux. Par contre, c’est clair qu’en termes d’état d’esprit, ce n’est pas la même chose ! Je peux me permettre de me consacrer sur l’objectif final en août. Après, comme je l’ai déjà dit, j’avais des points faibles et mon travail de ces points faibles n’a pas changé malgré cette qualification.

Tu as récemment passé quelques semaines à La Réunion avec ton entraîneur Nicolas Januel. Pourquoi avoir décidé de te rendre là-bas ?

Oui, je suis allée une première fois à La Réunion en fin d’année 2023, juste après le Tournoi de Qualification Européen de Laval. J’y suis restée trois semaines, dans le but de prendre du temps pour moi, car cette saison 2023 a été très, très longue ! Puis, j’y suis retournée le mois dernier avec Nico Januel, pendant deux semaines. Cette fois, j’y suis allée pour m’entraîner et pour retrouver des conditions proches de celles que je pourrais retrouver en août à Paris (de la chaleur, de l’humidité, etc…). Ça m’a aussi permis de passer du temps en famille, et ça m’a fait le plus grand bien !

Abordes-tu ce Championnat de France de la même manière que les autres années ?

Oui, car il marque la reprise de la saison. Je n’ai pas du tout calé ma préparation et mes entraînements pour être en forme ce week-end, mais l’objectif va quand même être de dérouler ma plus belle grimpe, de bien grimper et d’être efficace. Je reste dans le même état d’esprit que l’an dernier, c’est-à-dire avec l’intention de bien faire.

Quels sont tes objectifs à Valence ? Au-delà des résultats, as-tu envie de tester des choses en particulier ? 

Je me suis beaucoup entraîné ces derniers mois et j’ai mis beaucoup de choses en place. Donc comme je le disais, mon objectif c’est juste de bien grimper, réussir à “poser” ma grimpe et repartir samedi soir en me disant : “Ok, la performance que j’ai réalisée c’est le genre de performance que je veux réaliser sur toutes les autres compétitions de l’année”. Donc, je vais me donner à fond, et on verra bien 😉


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France 2024 : Mejdi Schalck, un doublé espéré

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Championnat de France de bloc 2024 : toutes les infos

15 Fév

L’heure du lancement de la saison 2024 a sonné ! Le Championnat de France de bloc seniors 2024 se tiendra ce vendredi 16 et samedi 17 février à Valence. Les 100 meilleurs bloqueurs du pays sont attendus pour se disputer le titre national. Alors qui seront les nouveaux Champions de France de bloc ?

Demain débute le Championnat de France de bloc 2024. Comme l’année dernière, c’est Valence qui accueille l’événement, au sein de la Cité de l’escalade. Les meilleurs grimpeurs français seront de la partie et la compétition s’annonce palpitante ! Chez les femmes, Oriane Bertone tentera de conserver la couronne, mais devra faire face à une concurrence féroce. On pense notamment à Zélia Avezou, Naïlé Meignan, Mano Hily, ou encore Agathe Calliet. Chez les hommes, si Mejdi Schalck est le grand favori de la compétition, il devra veiller à Micka Mawem, Paul Jenft, Manu Cornu, Sam Avezou ou encore François Kaiser, qui sont bien décidés à aller chercher la médaille d’or !

L’équipe de Planetgrimpe sera sur place pour vous faire vivre l’événement de l’intérieur, en temps réel ! Alors, rendez-vous sur PG tout au long du week-end pour ne rien manquer de cet événement !

© Charles Loury | Planetgrimpe

Le programme

Cette année, le programme est un peu différents des éditions précédentes. Pour la première fois, les qualifications auront lieu ce vendredi, dès 9 heures. Elles seront immédiatement suivies des demi-finales, qui auront lieu en nocturne, à partir de 19 heures. Enfin, le grand dénouement final se déroulera samedi, à 19 heures.

Vendredi 16 février 2024

Qualifications : 5 blocs / 5 minutes
9h00 – 15h00 : qualifications hommes & femmes

Demi-finales : 20 compétiteurs par catégorie – 4 blocs / 5 minutes
19h00 – 21h15 : demi-finales hommes & femmes

Samedi 17 février 2024

Finales : 6 compétiteurs par catégorie – 4 blocs / 4 minutes

19h00 : finale femmes
21h00 : finale hommes
22h40 : podiums

Billetterie

La journée du vendredi (qualifications + 1/2 finale) est gratuite et librement accessible à tous. En revanche, si vous souhaitez assister aux finales le samedi, des tickets seront disponibles sur place, au prix de 7€.

Live

Cette année, et pour la première fois, les finales du Championnat de France seront à suivre en direct sur France.TV ! Le direct sera également retransmis sur Planetgrimpe, alors restez connectés.


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Notre série d’interviews concernant les principaux protagonistes de cette compétition

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France 2024 : Mejdi Schalck, un doublé espéré

15 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

N’y allons pas par quatre chemins… S’il y a bien un favori au titre de Champion de France 2024, c’est lui ! Mejdi Schalck s’était déjà imposé à Valence l’année dernière, remportant la couronne nationale pour la première fois de sa carrière. Cette victoire marquait le début d’une saison couronnée de succès : une médaille d’or sur la Coupe du Monde d’Hachioji, une autre la semaine d’après à Séoul, puis de nouveau un podium à Prague. Tout cela, avant sa fabuleuse deuxième place aux Championnats du Monde de Berne en août, qui marquait l’un des plus beaux moments de sa carrière. Cette année, le jeune prodige mise tout sur les Jeux Olympiques. Il souhaite d’une part décrocher sa place pour y participer, mais vise bien sûr une médaille. Cette saison 2024 commence ce week-end, à Valence, et Mejdi compte bien conserver son titre de Champion de France.

Voici notre entretien.


Salut Mejdi, tout d’abord comment vas-tu ?

Salut, je vais très bien. Je sors d’une grosse période d’entraînement, j’étais assez fatigué récemment, mais ça commence à aller mieux 🙂

Le Championnat de France de bloc marque le début de la saison 2024. Dans quel état d’esprit abordes-tu cette nouvelle année ?

Mon objectif de cette première partie de saison (jusqu’à mi-août) est la qualif et la médaille aux Jeux Olympiques. Toute ma préparation et tous mes choix sont donc axés là-dessus.

⁠La saison 2023 a marqué un tournant pour toi : tu t’es installé comme l’un des meilleurs compétiteurs internationaux, allant même jusqu’à rafler le titre de vice champion du monde à Berne. Qu’as-tu appris au cours de cette saison ?

Je pense que la saison dernière m’a vraiment fait grandir et j’ai pris beaucoup d’expérience. Je sens que j’ai encore énormément de choses à apprendre au niveau de mon fonctionnement, que ce soit à l’entraînement ou en compétition si je veux ne plus rien laisser au hasard.

⁠Ton entraînement hivernal s’est-il bien déroulé ? As-tu testé de nouvelles choses dans ta préparation ?

Mon entraînement hivernal a commencé un peu plus tard que les autres années en raison du Tournoi de Qualification Européen de Laval. J’ai repris l’entraînement environ fin novembre après une petite pause. Les trois mois qui sont passés se sont très bien déroulés, j’ai eu de grosses périodes de fatigue durant l’hiver qui étaient dues à mon entraînement, mais j’ai aussi conscience qu’il faut savoir se mettre de grosses charges à certains moments de l’année. Il reste encore trois mois de préparation jusqu’à la prochaine grosse échéance (la première compétition des Séries de Qualification Olympique à Shanghai). Je dirais que ce qui a vraiment changé dans mon entraînement, c’est l’augmentation de la charge en diff dans ma préparation, avec un vrai objectif de progression dans cette discipline.

⁠Ton objectif principal cette année va être de te qualifier pour les Jeux de Paris. Est-ce que le fait de ne pas être encore qualifié te rajoute une pression supplémentaire ?

Forcément, il y a la pression de se qualifier en plus, que certains n’ont pas. On sait que les places sont chères et que ça va être la bataille pour se qualifier, mais il ne faut pas trop se mettre trop de pression non plus. Il va falloir faire le job et ce sont les meilleurs qui se qualifieront.

Quels moyens mets-tu en place pour y parvenir ?

J’essaie de mettre en place tout ce que je peux pour être le plus performant possible, donc je garde ce qui marche bien et j’essaie d’actionner tous les leviers que je peux actionner !

L’année dernière, tu remportais ton premier titre de Champion de France ici même à Valence. Que représenterait un deuxième titre consécutif pour toi ?

Gagner le Championnat de France une deuxième fois d’affilée serait une réussite pour moi en terme de constance. De re-performer au fil des années, et de gagner une compétition qu’on a déjà remportée peut parfois ne pas être évident (on peut se mettre plus de pression, ne pas avoir la même motivation, etc.. ). Je vois donc ça comme un challenge !


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France 2024 : Zélia Avezou, une main de fer dans un gant de velours

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France 2024 : Zélia Avezou, une main de fer dans un gant de velours

15 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Zélia Avezou, c’est la force tranquille incarnée. Mais ne vous fiez pas à son côté discret et timide ; quand Zélia vise la gagne, mieux vaut ne pas être sur son chemin ! Le goût de l’or, elle l’a dans la bouche depuis toute petite. Double Championne d’Europe et Championne du Monde (2021 et 2022) en catégorie jeune, elle participait en 2023 à sa première saison intégrale chez les seniors.

Tout au long de l’année, Zélia est montée en puissance : aux arrières postes des premières Coupes du Monde, elle a frôlé la finale à Innsbruck, manquant le top 6 d’une place. Quelques mois plus tard, elle nous faisait rêver à Berne, lors des Championnats du Monde, rentrant en finale et terminant au pied du podium, à une magnifique 4ème place. Le déclic aura lieu immédiatement : elle qui osait à peine rêver des Jeux Olympiques venait de prendre conscience de tout son potentiel ! Son timide rêve se transformait en un objectif concret, qui allait bouleverser intégralement sa vie. Aujourd’hui, la jeune Parisienne de 19 ans se concentre exclusivement sur Paris 2024 et avoue que commencer l’année par une victoire au Championnat de France serait de bon augure pour la suite de la saison.

Voici notre entretien.


Salut Zélia, tout d’abord comment vas-tu ?

Salut salut, tout va bien 🙂 !

Comment s’est passée ta préparation hivernale ?

Je me suis entraînée avec comme objectif la qualification olympique et les Jeux, j’ai donc adapté toute ma préparation sur ce format particulier qu’est le combiné.

La saison 2023 a marqué un tournant pour toi ! Tu t’es plusieurs fois imposée comme l’une des meilleures mondiales, notamment aux Championnats du Monde de Berne. Quels enseignements en tires-tu ? 

Je pense que la saison 2023 m’a permis d’acquérir beaucoup d’expérience, autant en bloc qu’en diff. J’en ai appris plus sur mes points forts et mes points faibles et sur ce que je devais mettre en place pour améliorer mes performances. Je pense avoir gagné de la confiance en moi aussi, j’ai découvert que j’étais capable de faire de très belles choses. Cette saison a été tellement enrichissante, elle m’a donné envie de continuer cette aventure pendant longtemps !

Quels sont tes objectifs cette année ?

Cette saison, je veux me qualifier pour les Jeux et aller en finale à Paris. J’aimerais continuer à progresser comme je l’ai fait ces dernières années, je pense que c’est ça le plus important.

Nous sommes à moins de 24 heures des Championnats de France de bloc. Dans quel état d’esprit abordes-tu la compétition ?

J’aborde ce Championnat de France comme la première compétition importante de l’année, celle qui va me donner des repères et m’aider à ajuster certains réglages, mentaux et physiques.

Quand on est habitué à participer à des compétitions internationales comme toi, est-ce qu’un Championnat de France a tout de même un goût particulier ?

Oui, j’ai vraiment hâte de débuter ce Championnat de France ! C’est vrai que cette année, j’ai la chance d’être qualifiée pour la suite de la saison, mais c’est la première fois que c’est le cas. Habituellement, c’est une compétition avec beaucoup d’enjeux, car il y a à la fois une place en équipe de France et un titre à aller chercher. Il y a donc beaucoup de pression, mais c’est aussi ce qui rend cette compétition géniale et palpitante.

Gagner ce titre, ça représenterait quoi pour toi ?

Gagner ce titre me ferait vraiment plaisir ! Je n’ai jamais été Championne de France, et vu comment nos Françaises sont fortes, ce serait très prometteur pour la suite de la saison.


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France 2024 : François Kaiser, l’ex-Champion de France de retour aux affaires

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France 2024 : François Kaiser, l’ex-Champion de France de retour aux affaires

14 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Les Championnats de France, il connaît bien ! François Kaiser avait fait sensation en 2009, quand, à l’âge de 15 seulement, il trustait la couronne nationale au nez et à la barbe de tous les autres seniors ! Un coup de chance ? Que nenni ! Il réitérait l’exploit un an plus tard, entonnant la Marseillaise sur la plus haute marche du podium pour la deuxième année consécutive. Il reproduira une troisième fois cette performance, raflant un troisième titre consécutif de Champion de France, en 2011. Il avait alors fait briller le maillot bleu-blanc-rouge à l’international, montant sur le podium de plusieurs Coupes d’Europe et remportant une médaille de bronze sur la Coupe du Monde d’Eindhoven en 2011. Puis, François a arrêté la compétition… Mais est resté très fort ! L’année dernière, il avait fait forte impression au Championnat de France de bloc, passant à un mouvement de la finale. Cette année, il semble plus motivé que jamais à montrer qu’il est toujours dans la course, comme le prouve sa récente victoire lors de la 1/2 Finales Sud du Championnat de France.

Voici notre entretien.


Salut François, tout d’abord comment vas-tu ?

Ça va plutôt bien merci, je suis vraiment impatient d’aller grimper à Valence ce week-end !

Dans quel état d’esprit abordes-tu ce Championnat de France ?

Dans le même état d’esprit que l’année dernière ! Je n’ai pas de pression, je n’ai rien à perdre, je viens juste me faire plaisir, grimper avec la jeune génération et le style de bloc actuel, c’est ce qui me donne envie de remettre un dossard de temps en temps.

Il y a quelques jours, tu remportais la 1/2 finale Sud des Championnats de France et paraissais très fort. Comment te sens-tu physiquement et mentalement ?

Oui, ce format de 1/2 France est sympa pour se situer physiquement et faire les bons derniers réglages, je ne savais pas que mon frère viendrait me mettre la pression, c’était d’autant plus cool 😉 Du coup, je me sens plutôt bien physiquement et mentalement pour aborder ce Championnat de France.

En quoi consistent tes entraînements ?

Mes entraînements sont un peu “freestyle”. J’écoute beaucoup mon corps et j’évite la surcharge d’entraînement pour ne pas me blesser et continuer à exercer mon métier d’ouvreur en même temps que ma pratique perso. Je fais des séances de bloc, du pan Güllich, de la poutre, de la muscu, du spraywall, de la falaise, du bloc en extérieur, tout ça en fonction de ma peau, ma fatigue et surtout mon envie.

L’année dernière, tu avais fait forte impression à Valence et tu étais passé très près de te qualifier en finale. Qu’avais-tu retenu de cette compétition ?

Oui, les France de l’an dernier étaient très frustrants pour moi, je suis passé à côté de la finale pour une zone ou plutôt un mouvement dans une dalle. Je savais très bien avant d’y aller que j’avais un gros point faible dans ce style, mais je ne me doutais pas que ça me coûterait si cher. Ça fait complètement partie du jeu et ce fut très enrichissant de voir que je ne maîtrisais pas certaines techniques. J’ai quand même pris beaucoup de plaisir à grimper, c’est pourquoi je reviens cette année.

Physiquement, tu sembles faire partie des grimpeurs les plus forts du pays. Quel est ton secret ?

Je ne fais jamais de dalle ahah ! Sérieusement, j’avoue être assez fan de spraywall avec ou sans les pieds.

Tu as remporté trois fois de suite le Championnat de France de bloc seniors (2009, 2010 et 2011). Que représenterait un nouveau titre quinze ans plus tard ?

Il serait vraiment particulier celui-là j’imagine ! J’avoue ne pas trop y penser pour le moment, mais ça me rappellerait certainement de bons souvenirs du passé 🙂

As-tu des objectifs ou des projets en tête ? Si tu remportes le titre, vas-tu revêtir le maillot bleu à l’international ?

Le seul objectif que j’ai, c’est de grimper et me faire plaisir. Aujourd’hui, c’est de jouer sur les France, demain ça sera peut-être de grimper un bloc dur dehors. Je ne pense pas avoir le profil pour retourner en équipe de France, du moins, ce n’est pas dans mes plans.


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France 2024 : Naïlé Meignan, le retour surprise !

14 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

La grande surprise de ce Championnat de France de bloc 2024 pourrait bien nous venir de Naïlé Meignan ! L’effet de surprise, Naïlé l’a déjà créé le mois dernier, lors du sélectif en équipe de France qui se tenait à Bleau, dans la salle Karma. Alors qu’elle n’avait plus participé à de compétition depuis plus de deux ans, la Chambérienne frappait un grand coup en remportant la victoire d’une main de maître.

Dire que le parcours de Naïlé est atypique est un euphémisme ! Après avoir brillé sur le circuit jeune durant de nombreuses années, elle faisait le choix en 2019 de marquer une pause dans sa carrière, ayant perdu toute sa motivation. Après une trêve d’un an, elle décidait de reprendre le chemin de l’entraînement et quelques mois plus tard, elle réalisait deux de ses rêves : devenir championne d’Europe et championne du Monde jeune. La machine Meignan semblait lancée, jusqu’à ce que le destin en décide autrement : en décembre 2021, elle se blessait au genou en tentant d’éviter une grimpeuse en bas d’un bloc. Après une opération et de nombreuses séances de rééducation, la voici deux ans plus tard, prête pour un deuxième come-back !

Voici notre entretien.


Salut Naïlé, tout d’abord comment vas-tu ?

Hello, écoute ça va super bien, merci 🙂

Tu as signé un retour à la compétition fracassant : après plus de deux ans sans compétition, tu as remporté le sélectif national organisé à Karma le mois dernier. Qu’est-ce que cette victoire représente pour toi ?

Honnêtement, j’y croyais sans y croire. Dans le sens où je me suis beaucoup entraînée et c’était vraiment l’objectif, mais d’un autre côté, je savais que j’étais plus fragile sur le plan psychique parce que je n’avais pas fait de compétition pendant deux ans. Je savais donc que je pouvais y arriver physiquement, mais je savais aussi que mentalement ça allait être tout ou rien.

Au-delà du fait qu’il y ait un peu de frustration au vu des non-connaissances sur nos sélections futures, ça a été une vraie consécration personnelle. Se prouver qu’on est capable d’aller chercher cette première place après s’être fait opérer deux fois en deux ans, c’était le marqueur le plus fort pour moi. Et j’étais vraiment fière de ce qu’on a accompli avec Kévin [Arc, son entraîneur] et tout mon entourage plus ou moins proche, qui n’a rien lâché.

Est-ce que cette première place t’a mise en confiance avant le Championnat de France ?

Pas forcément, car je sais que toutes les filles seront prêtes et que la compétition est une question de timing. Le Championnat de France est, de mon point de vue, une compétition extrêmement imprévisible. Tout le monde est sous pression et au vu du niveau, le moindre faux pas te sort du jeu direct ! Alors il faut être prête à tout.

Raconte-nous un peu ce que tu as fait ces deux dernières années ?

Alors j’ai fait : (kiné-sieste-entraînement-dodo) x 730 jours. Ahaha c’est un peu exagéré, mais grossièrement, c’est ça !

Comment te sens-tu mentalement et physiquement, à moins de 48 heures du début de la compétition ?

Aujourd’hui, je me sens assez bien ! J’essaie de reprendre confiance en moi, de reprendre mon niveau petit à petit, ainsi que mes marques. Je ne me précipite pas, j’y vais tranquillement, à mon rythme.

Dans quel état d’esprit abordes-tu ce Championnat de France ?

Mmmmh je dirais que je suis assez relâchée. Mon objectif, c’était de prendre une place en équipe et je l’ai atteint en remportant le sélectif, donc maintenant, je n’ai pas d’objectif sur ce Championnat de France en termes de résultat. Par contre, j’en ai en termes de performance, dans le sens où il me tarde de voir ce que je suis capable de faire devant un public et l’énergie d’une grande compétition, parce que les sélectifs c’est une ambiance assez spéciale : tu es confrontée qu’à toi-même et les quelques personnes présentes mais ça n’a rien à voir comparé à une « vraie compétition ».

Remporter le titre de Championne de France, ça représenterait quoi pour toi ?

Honnêtement, je ne sais pas… Je ne me projette pas, je verrais bien comment ça se passe !

Quels sont tes objectifs cette saison, et à plus long terme ?

Je n’aime pas trop partager mes objectifs, car je trouve ça personnel. Mais globalement, réussir à grimper à mon meilleur niveau sur les compétitions auxquelles je vais participer… Et c’est déjà un bel objectif !


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Adam Ondra est actuellement en France, en quête de nouveaux défis !

14 Fév

En ce doux mois de février, Adam Ondra a décidé de venir en France, pour se confronter à de nouveaux challenges. On vous en dit plus !

Vous vous demandiez comment Adam Ondra occupait ses journées en ce moment ? Vous l’imaginiez dans sa salle, en République Tchèque, en train d’enchaîner les séries sur son pan Güllich dans le but de peaufiner sa préparation pour les Jeux Olympiques ? Eh bien, détrompez-vous !

Le meilleur grimpeur du monde est actuellement en France, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Pourquoi ? Adam nous a rendu visite, dans le but de faire du trad, à Annot. Le Tchèque a toujours été un véritable touche-à-tout de l’escalade. Son but n’est pas seulement d’être le meilleur grimpeur dans une discipline… Il souhaite au contraire exceller dans toutes les composantes de notre sport, que ce soit en compétition, en falaise, en bloc, en grande voie, ou même… en trad !

Alors, quand il a appris il y a quelques semaines que James Pearson avait attribué la cotation de E12 à “Bon Voyage”, faisant de cette voie la seule au monde dans cette cotation, Ondra n’a pas pu résister à la tentation de se mesurer à elle. Cette ligne partage le même départ que « Le Voyage » E10 7a (8b+), puis se dirige vers la gauche, à travers une imposante face vierge, que Pearson décrit comme « un vrai miracle de Mère Nature », via une série de trous peu profonds, pour finir sur une arête technique.

Après le départ commun avec « Le Voyage », un premier pas de bloc vous amène à deux bons trous (qui deviennent d’ailleurs la dernière protection de la voie) et un repos marginal. De là, il y a vingt mouvements durs jusqu’à la vire d’arrivée, presque exclusivement sur des trous peu profonds et de minuscules arquées. La voie est définitivement très engagée, avec de grosses chutes potentielles.

James Pearson, à propos de “Bon Voyage” E12

© Petr Chodura

Malheureusement, la météo capricieuse dans le sud de la France a bouleversé les plans d’Ondra, qui a dû trouver une alternative :

Mon objectif principal est de faire du trad à Annot, mais les derniers jours de pluie nous ont contraint à fuir le grès d’Annot pour grimper sur du calcaire dans d’autres falaises 👌

Adam Ondra

Le Tchèque s’est donc rendu à Déversé, dans les Gorges du Loup. Là-bas, la seule voie sèche était “Inga”, un tracé unique en son genre. Libéré par le légendaire japonais Kai Koyamada, ce parcours est un mélange de bloc et de voie. Elle débute assis au sol, par une longue traversée en 8B bloc au-dessus de crash-pads, puis rejoint un 8c très teigneux du nom de « 7pm JP Show ».

À l’origine, cette voie a été cotée 8c+/9a par Dai Koyamada. Honnêtement, je pense qu’elle peut valoir 9a sans genouillère, et 8c+ plutôt difficile avec de bonnes compétences en matière de coincements de genoux.

Adam Ondra

© Petr Chodura

Le lendemain, Ondra a poursuit son périple en se rendant sur la mythique falaise de Buoux, afin de découvrir l’un de ses nouveaux secteurs, nommé Brillant Sonné.

J’ai été très impressionné par cette grotte !

Adam Ondra

En l’espace d’une journée, Adam a réussi à enchaîner à vue “Le Brillant Saoul” 8c ainsi que “Finement con” 8b+. Le Tchèque nous confie que toutes ces croix ont été filmées et seront bientôt le sujet d’une nouvelle vidéo qui paraîtra sur sa chaîne YouTube.

© Petr Chodura

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France 2024 : Micka Mawem, de Champion du Monde à Champion de France ?

14 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Il a été sacré Champion d’Europe. Il a été sacré Champion du Monde. Il a été le premier grimpeur français à participer aux Jeux Olympiques. Pourtant, il n’a encore jamais remporté le titre de Champion de France ! Un paradoxe pour Micka Mawem, qui avoue que ce titre ne fait pas vraiment partie de ses objectifs. Le cadet de la fratrie Mawem rêve de plus grand, mais nous confie tout de même vouloir cocher cette case, qui manque à son palmarès. D’autant plus que 2024 marque la dernière saison de sa carrière de compétiteur, lui qui a prévu de rendre son maillot bleu à la fin de l’année.

Voici notre entretien avec Micka Mawem.


Salut Micka, tout d’abord comment vas-tu, comment te sens-tu ?

Débordé ! Mais ça va, ça va même bien  !

Comment s’est terminée ton année 2023 après ton titre de Champion du Monde de bloc ?

Ma fin d’année s’est bien déroulée. Je suis resté focus et j’ai continué à m’entraîner jusqu’au bout. Et surtout, 2023 s’est achevée par de belles vacances. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé et ça m’a fait un bien fou : j’ai profité du soleil, avec ma petite femme, c’était magnifique !

Ton entraînement hivernal s’est-il bien déroulé ?

Oui, je commence tout doucement à en ressentir les effets, mais ce sont surtout les premières compétitions qui vont me permettre de dire si mon entraînement hivernal a porté ses fruits. Quoi qu’il en soit, je me sens bien, même si j’ai encore quelques détails à peaufiner, je n’arrête pas, et je bourrine fort !

As-tu modifié des choses dans ta manière de t’entraîner ?

Oui, cette année j’ai modifié pas mal de choses dans ma préparation. Premièrement, j’ai adapté mon entraînement en fonction de mon corps, car j’ai mal un peu partout. Du coup, j’adapte pour éviter de devoir m’arrêter pendant longtemps. La manière dont je m’entraîne est donc un peu différente, mais je m’entraîne tout autant !

Notre façon de nous entraîner avec mon frère est toujours assez simple : on se fait une séance type, et on la répète, tout le temps, tout le temps, tout le temps. On se choisit une filière, et on la bosse à fond. Cette année par exemple, on a décidé de beaucoup travailler l’endurance de force, c’est-à-dire de charger, et de faire beaucoup de répétitions. Et ça a l’air de porter ses fruits car on commence à se sentir vraiment bien tous les deux !

Devenir Champion du Monde a été un véritable accomplissement pour toi. Est-ce que ce titre a changé quelque chose dans ta manière d’aborder l’entraînement, les compétitions ?

Oui, ce titre ça a été un véritable accomplissement pour moi. Donc bien sûr que mon état d’esprit est différent par rapport à avant. Aujourd’hui, je me sens plus libre, si demain je deviens incapable de grimper, je n’aurais pas de regret car j’ai déjà fait ce que je voulais. Mais bon, je reste plus motivé que jamais : j’ai envie de performer et surtout, je veux rejoindre mon frère ! Il s’est déjà qualifié pour les Jeux Olympiques et je ne veux pas le laisser seul !

Dans quel état d’esprit abordes-tu ce Championnat de France ?

À chaque fois qu’on me parle du Championnat de France, je rigole ! En fait, je n’arrive pas à prendre le Championnat de France comme une compète où je vais performer, du moins je n’y arrive plus. J’y arrivais il y a encore trois/quatre ans, mais maintenant je n’y arrive plus. Tout simplement parce que c’est juste avant le lancement de la saison internationale, dans une période où je suis en pleine phase d’entraînement et je ne veux pas tout bousculer pour les France au détriment de ma préparation pour les échéances internationales. Par exemple, cette année, la compétition commence vendredi, mais moi, je vais m’entraîner mardi, je vais m’entraîner mercredi et même jeudi. Donc j’y vais principalement pour me mettre dans l’ambiance d’une compétition, jauger de mon niveau par rapport aux meilleurs Français et me mettre des repères en terme de réglage.

Malgré ton titre de Champion du Monde de bloc, tu n’es pas encore qualifié pour les J.O de Paris. J’imagine que c’est ton objectif principal de la saison. Quels moyens mets-tu en place pour y parvenir ?

En effet, pour l’instant, je ne suis pas encore qualifié pour les Jeux, donc oui, c’est clairement mon objectif principal ! Tout mon entraînement est basé là-dessus. Je pense aux Jeux tout le temps, du matin au soir. Tout tourne autour de ça.

Sachez aussi que c’est ma dernière saison de compétition, c’est la dernière année que je porte le maillot de l’équipe de France, et quoi qu’il en soit, qualifié ou non pour les Jeux, j’irai au bout de la saison.

⁠Gagner ce titre de Champion de France, ça représenterait quoi pour toi ?

Honnêtement ? Ça ne représenterait pas grand chose pour moi. Comme je te le disais, le Championnat de France n’a jamais vraiment compté pour moi, car je n’ai jamais visé le titre de Champion de France. Depuis que j’ai commencé l’escalade, j’ai toujours voulu être le meilleur au monde, pas le meilleur de France.

Par rapport à ma préparation, cette compétition est trop mal placée dans le calendrier pour que je me dise : “Allez, je vais me préparer pour performer sur cette échéance”. Malgré tout, je ne te cache pas que ça ne me déplairait pas de gagner cette compétitio ; j’ai déjà terminé deuxième, j’ai déjà terminé troisième, j’ai été Champion d’Europe, j’ai été Champion du Monde, mais je n’ai jamais été Champion de France. Alors ça me dirait bien d’ajouter cette médaille d’or à mon tableau. Mais on va dire que ça serait du bonus.


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France 2024 : Manon Hily, prête pour le casse du siècle ?

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France 2024 : Manon Hily, prête pour le casse du siècle ?

13 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Après notre discussion avec Manu Cornu, nous sommes allés à la rencontre de Manon Hily. Gorgée de vitamines D, c’est avec plaisir que la Réunionnaise d’origine a accepté de répondre à nos questions. Championne de France de difficulté en titre, Manon est l’une des grimpeuses françaises les plus polyvalentes. Cette année, celle qui vient de souffler ses 30 bougies a décidé de se concentrer pleinement à son objectif : gagner sa place pour les J.O de Paris 2024. Mais Manon reste lucide : remporter le titre de Championne de France de bloc représenterait “le plus gros hold-up de l’année” comme elle le dit si bien.

Voici notre entretien.


Salut Manon, tout d’abord comment vas-tu ?

Je vais bien ! J’ai fait le plein de cailloux et de soleil dans le sud dernièrement, donc je suis full Vit D !

Dans quel état d’esprit abordes-tu ce Championnat de France de bloc 2024 ?

On a beaucoup hésité à faire les France de bloc avec mon coach… Je sors d’une grosse préparation intensive en muscu et en difficulté, du coup mon corps était K.O technique dernièrement. Mais là, j’ai repris de l’énergie dans le sud ! Du coup, je ne suis pas préparée pour cette compétition, mais j’ai de l’expérience et j’y vais pour apprendre et comprendre mes erreurs et tester mon nouveau power de mon cycle de muscu 😉 Je viens prendre des sensations, continuer à développer des routines et retrouver un peu l’ambiance compétition. Et pour le concours de Kilter no-foot of course ahaha

Comment s’est passée ta préparation hivernale ?

Comme je le disais, ma préparation hivernale était intense, je pense même que j’ai touché le fond du réservoir. On a testé de nouvelles choses avec mon coach et je pense que cela va bien marcher pour la suite ! C’est pour cela que j’ai eu besoin de récupérer énergie mentale et physique en falaise.

Justement, tu as passé pas mal de temps en falaise cet hiver où tu as enchaîné les croix. Que t’apporte le rocher dans ta préparation pour les compétitions ?

Deux piliers de la performance sont quand même la confiance et la forme physique. La falaise m’apporte les deux, même si je ne fais pas du spécifique. J’ai choisi des voies de falaise compatibles avec ma préparation, des voies qui entraînent et qui grimpent dans du penché, où l’on peut se battre longtemps pour l’endurance, des voies où il faut s’engager et aussi des voies à doigts et rési pour compléter ma prépa physique.

Tu n’as encore jamais remporté le titre de Championne de France de bloc. Ça représenterait quoi pour toi ?

Je ne vais pas mentir… Le titre en bloc ce n’est même pas un rêve, je n’y pense pas ! Ma préparation ne me permet pas de jouer avec les meilleures en bloc, qui sont affutées comme des avions dans les styles actuels. Mais je sais que j’ai des points forts et je viens pour me les montrer à moi-même.

Alors, gagner le Championnat de France de bloc, ça représenterait surtout le plus gros hold-up de l’année tous sports confondus ahaha

J’imagine que la priorité pour toi cette saison va être de te qualifier pour les Jeux. Quels moyens mets-tu en place pour y parvenir ?

J’ai mis en place plein de moyens pour y parvenir : j’ai arrêté de bosser, je grimpe beaucoup plus qu’avant, je m’occupe beaucoup de mon mental, je bouge beaucoup pour varier les structures, je vois de plus en plus mon entraîneur alors qu’avant j’étais presque seulement à distance.

Je vais aller à Innsbruck me préparer et j’attends le nouveau mur à Karma qui devrait arriver. Je suis aidée par les clubs qui m’accueillent sur leurs structures, merci au TAG à Tournefeuille et à L’ESM à Massy. Ce qui peut m’arrêter, c’est la blessure, alors je m’écoute plus que d’habitude.

Cela fait longtemps que je n’avais pas commencé une année sans blessures et que je peux m’entraîner presque dignement dans un projet pareil donc c’est déjà super !


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France 2024 : Manu Cornu, le retour du héros blessé ?

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France 2024 : Manu Cornu, le retour du héros blessé ?

13 Fév

À quelques jours du Championnat de France de bloc 2024, qui se tiendra à Valence ce vendredi 16 et samedi 17 février, nous sommes allés à la rencontre des principaux protagonistes de cette compétition. L’objectif ? Papoter ensemble de leur façon d’aborder la compétition, la manière dont s’est déroulée leur préparation hivernale et leurs objectifs cette saison. Vous verrez que chacun n’attaque pas de la même façon cet événement !

Pour ce premier entretien, nous avons rencontré Manu Cornu. Tenant du titre en 2018 et 2020, et longtemps capitaine de l’équipe de France de bloc, le Parisien aborde cette édition 2024 d’une manière différente. Blessé au coude depuis plus d’un an, il a longuement hésité à prendre part à la compétition cette année. Mais le tigre comme on le surnomme, souhaite retourner dans la partie le plus vite possible… Alors quoi de mieux qu’un Championnat de France pour cela ?

Voici notre entretien.


Salut Manu ! Tout d’abord, comment vas-tu ?

Ça va mieux !

Tu as récemment connu des problèmes au coude. Peux-tu nous en dire plus ?

Oui, ça fait un an que je traîne une douleur au coude gauche. C’est arrivé un peu avant les France l’année passée, l’imagerie avait montré une inflammation mais j’ai eu des complications avec une infection notamment. Nous étions sur une saison importante puisqu’il y avait la course aux points pour la qualif aux J.O, on a fait avec un temps, puis il y a eu un break pour me soigner avant les Championnats du Monde, mais le problème n’était pas réellement réglé.

Quand mes chances de qualification pour les Jeux se sont éloignées, on a refait un gros point. Résultat de l’échographie : tendon pronateur déchiré. J’ai fait de la PRP, un peu plus d’un mois de break et beaucoup de kiné. Me revoilà avec un coude qui est, cette fois, sur la voie de la guérison. La bonne j’espère.

J’en profite pour remercier tout le staff de l’équipe qui m’a accompagné durant cette période, médecins, kinés et coachs qui ont fait du bon boulot.

Dans quel état d’esprit abordes-tu ce Championnat de France ?

Un état d’esprit différent des années précédentes forcément avec cette préparation compliquée… La question de savoir si c’était utile que je vienne sur la compétition s’est posée sérieusement. Mais mon niveau est en parfaite évolution depuis ma reprise, il est peut-être encore un peu tôt pour retrouver le chemin d’un si gros événement mais je dois retrouver des repères, et c’est un des meilleurs événements pour cela.

Remporter cette édition 2024, ça représenterait quoi pour toi ?

Pour être honnête, je ne m’attends pas à gagner cette édition. Comme je l’ai dit précédemment, je ne serai pas prêt pour performer, je garde encore une vigilance importante sur mon coude selon les mouvements. Après, c’est la compet, je peux avoir un scénario favorable, mais ce serait un exploit, je ne sais même pas si j’ai le volume pour maintenir un niveau physique intéressant toute la compétition.

Malgré cela, tes derniers entraînements se sont-ils bien passés ?

À vrai dire, je re-grimpe depuis début janvier, mais on y va doucement, on ne peut pas encore considérer que je m’entraîne à nouveau. Jusqu’à avant-hier, je grimpais un jour sur deux, je suis toujours très suivi sur côté kiné, le processus avance bien mais je n’ai pas encore le feu vert pour m’entraîner comme je l’entends.

Tu ne fais pas partie des quatre grimpeurs qui pourront se présenter sur les compétitions qualificatives pour les J.O cette année. Comment vis-tu cette situation ?

Je ne vis pas mal les choses, les blessures font partie d’une carrière, quand tu as ce genre d’ambitions il faut être à 100% et je ne pouvais pas l’être. Et puis, quand tu vois la saison qu’ont sortie les gars, il fallait encore s’employer pour être dans ces quatre là ! C’est comme ça, les gars vont faire le job, je leur souhaite.

Dans un récent post, tu déclarais être le “sparing partner” d’Oriane Bertone. Quel est ton rôle au quotidien à ses côtés ?

Il y a beaucoup de choses, c’est la mieux placée pour répondre à cette question. On s’entraîne ensemble, (Ori, Adri [Lemaire] et moi). Je suis le plus âgé, j’ai vu beaucoup de scénarios et accumulé beaucoup d’expérience que je leur partage quand il faut.
J’arrive à analyser sa grimpe, lui faire comprendre des choses, la challenger, la provoquer, la féliciter ou la calmer si besoin, elle est à un moment où il faut continuer d’ouvrir sa vision et aller chercher encore plus loin. J’essaye donc de l’aider comme je peux dans ce sens et je crois qu’on a trouvé un bon équilibre.

Elle fait du bon boulot à l’entraînement, elle est déterminée et concentrée sur son objectif, mais je suis toujours plus fort en dalle.

Quel est le programme de cette saison 2024 pour toi ?

Être de retour pour les premières Coupes du Monde, c’est mon contrat du début d’année.
Être prêt si je dois assumer mon rôle de remplaçant.
Continuer de progresser en groupe
Retrouver le chemin des podiums.

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Daniel Woods répète un highball et propose de revoir la cotation à la hausse !

13 Fév

Daniel Woods a signé la tant attendue première répétition de “Freakshow”, un highball de 12 mètres de haut dans lequel il a cassé une prise. Il propose ainsi de revoir la cotation à la hausse pour atteindre la valeur de 8C.

Alors que Sean Bailey libérait un nouveau highball il y a quelques jours, c’est au tour de Daniel Woods de s’offrir une belle envolée dans un gigantesque bloc qui attendait toujours d’être répété. L’Américain a réalisé la seconde ascension de “Freakshow”, un highball ouvert par son compatriote Drew Ruana à Pinecliffe, dans le Colorado. Initialement coté 8B lors de sa première ascension en 2022, Woods a cassé un morceau du rocher alors qu’il travaillait le bloc. Sans cette prise, le passage vaudrait désormais 8C selon ses dires.

Drew avait initialement proposé la cotation de 8B, mais j’ai cassé une prise de main clé dans la section verticale. Cela a créé un nouveau crux qui, à mon avis, fait monter la cotation d’un cran !

Daniel Woods

“Freakshow” est un énorme bloc où les derniers mouvements s’effectuent dans une dalle, à plus de 12 mètres de haut. La ligne commence assis, sous un énorme toit, qu’elle parcourt intégralement, avant de traverser le long d’une arête, pour sortir dans un grand mur vertical qui s’incline progressivement en dalle.

© Bobby Sorich

Woods divise le bloc en trois sections. Une première partie qui vaut 7C+/8A : “Ce sont des mouvements physiques sur des inversées et de mauvais pieds, qui mènent à une arête à la sortie du toit”, explique-t-il. Suit une seconde section en 8B composées de deux crux sur de petites arquées et des pinces, avant une section finale en 7B+ dans la haute face verticale, où “tout se joue dans la tête”.

“Le style est à la fois physique et technique”, a-t-il ajouté. “Je me suis bien amusé sur ce bloc”. Woods est l’un des meilleurs bloqueurs de tous les temps. Il a réalisé la première ascension du premier 9A des États-Unis en 2021, “Return of the Sleepwalker”, qui est actuellement essayé par William Bosi. Il a établi et répété de nombreux 8C+, comme “Hypnotized Minds”, “The Process”, “Off the Wagon Sit” et “Grand Illusion”, qui sont devenus des grands classiques.

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Championnat de France jeunes de bloc : résultats des qualifications U16

11 Fév

La journée reprend de plus belle à Montmartin-sur-Mer ! Après une compétition intense hier avec les qualifications U18 et U20 et les finales U20, ce matin, c’étaient au tour de nos plus jeunes grimpeurs, les U16, de s’affronter dans les cinq blocs de qualification.

Chez les filles, c’est Lou Auclair qui prend la pole position, en réalisant un maximum enchaînement des cinq blocs à vue. Chez les garçons, c’est Tom Daufresne qui s’élancera en position de favori ce soir en finale, comptabilisant 4 blocs en 7 essais.

Les résultats complets ci-dessous:

La suite du programme

Dimanche 11 février 2024

14h00-15h10 – Finales U18
16h40-17h50 – Finales U16

Live

L’intégralité de la compétition (qualifications + finales) sera retransmise en direct. Retrouvez les liens de toutes les épreuves dans l’article ci-dessous :


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Championnat de France jeunes de bloc : résultats des finales U20

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Championnat de France jeunes de bloc : résultats des finales U20

10 Fév

Les premiers Champions de France jeunes de bloc 2024 sont connus ! Lana Bonnal et Kito Martini remportent la couronne nationale d’une main de maître en catégorie U20.

Juste après les qualifications des catégories U18, l’ambiance prenait une toute autre tournure à Montmartin-sur-Mer ! Vingt grimpeurs s’affrontaient en finale en catégorie U20, avec un seul objectif en tête : aller chercher le titre de Champion de France 2024.

Chez les filles, Lana Bonnal, qui avait déjà fait forte impression ce matin en s’emparant de la première place des qualifications, n’aura pas lâché sa position. Elle remporte la médaille d’or de la plus belle des manières, en étant la seule grimpeuse à enchaîner le dernier bloc des finales, mettant un top en plus dans la vue de ses adversaires. Julie Roquebernou, deuxième des qualifications, conserve elle aussi sa place en finale en enchaînant deux blocs et en validant 4 zones. Enfin, c’est Louna Deshayes qui complète le podium, mettant quelques essais supplémentaires que Roquerbernou pour enchaîner les deux blocs.

Résultat de la finale U20 filles

Chez les garçons, la coure à la médaille d’or sera largement menée par Kito Martini. Pourtant sixième des qualifications, le Toulousain rebondit et réalise le circuit parfait en étant le seul à enchaîner les quatre blocs de finale. Il devance Tolani Etchar, qui n’aura pas démérité en enchaînant trois blocs à vue et Valère Calmeil, qui enchaîne lui aussi trois blocs, en 9 essais.

Résultat de la finale U20 garçons

Les résultats complets ci-dessous:

La suite du programme

Dimanche 11 février 2024

08h15-12h30 – Qualifications U16
14h00-15h10 – Finales U18
16h40-17h50 – Finales U16

Live

L’intégralité de la compétition (qualifications + finales) sera retransmise en direct. Retrouvez les liens de toutes les épreuves dans l’article ci-dessous :


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Championnat de France jeunes de bloc : résultats des qualifications U18

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Championnat de France jeunes de bloc : résultats des qualifications U18

10 Fév

Le Championnat de France jeunes de bloc se poursuit à Montmartin-sur-Mer ! Après les U20 ce matin, c’était au tour des U18 de faire leur entrée sur les tapis.

Chez les filles, c’est Lila Samani qui truste aisément la première place du classement, en étant la seule compétitrice à enchaîner les cinq blocs du circuit. Chez les garçons, le tour a été un peu plus corsé et aucun grimpeur n’empochera les cinq tops. Max Bertone et Lilian Bonniot se sont livrés un duel acharné et la première place s’est jouée au nombre d’essais par zone, à l’avantage du Réunionnais.

Les résultats complets ci-dessous:

La suite du programme

Samedi 10 février 2024

19h30-20h40 Finales U20

Dimanche 11 février 2024

08h15-12h30 – Qualifications U16
14h00-15h10 – Finales U18
16h40-17h50 – Finales U16

Live

L’intégralité de la compétition (qualifications + finales) sera retransmise en direct. Retrouvez les liens de toutes les épreuves dans l’article ci-dessous :


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Championnat de France bloc jeunes 2024: résultats des qualifications U20

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LIVE : Championnat de France de bloc jeunes 2024

09 Fév

Sur cette page, suivez en direct toutes les épreuves du Championnat de France de bloc jeunes 2024, qui se déroule ce week-end à Montmartin-sur-Mer.

L’intégralité de la compétition (qualifications + finales) est retransmise en direct ! Alors ne manquez rien de l’événement en suivant chaque épreuve ci-dessous.


Samedi 10 février 2024

Qualifications U20 | 8h00 – 12h15

Qualifications U18 | 13h35 – 17h50

Finales U20 | 19h20 – 20h40

Dimanche 11 février 2024

Qualifications U16 | 8h15 – 12h30

Finales U18 | 13h50 – 15h10

Finales U16 | 16h30 – 17h50


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Championnat de France jeunes de bloc 2024 : infos, programme, streaming…

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Championnat de France jeunes de bloc 2024 : infos, programme, streaming…

09 Fév

Le Championnat de France jeunes de bloc 2024 se déroule ce week-end à Montmartin-sur-Mer. Les résultats seront à suivre en direct sur Planetgrimpe tout au long du week-end.

Direction la Normandie ce week-end et le petit village de Montmartin-sur-Mer pour élire les Champions de France jeunes de bloc 2024. Les meilleurs espoirs du pays sont attendus durant tout le week-end pour en découdre. Au total, ils seront plus de 330 compétiteurs âgés entre 14 et 19 ans (catégories U16 à U20) à frôler les matelas samedi et dimanche.

La compétition commence dès demain avec les qualifications des catégories U20 et U18, avant les finales U20 en soirée. Après une courte nuit, l’événement reprendra dimanche matin par les qualifications U16, avant d’en finir avec les finales U18 et U16.

L’année dernière, ce sont Louise Puech Yazid et Lilian Bonniot en U16, Lily Abriat et Samuel Richard en U18 et Tristan D’Anterroches et Saula Lerondel en U20, qui remportaient la couronne nationale à Sartilly. Qui remportera la compétition cette année ? Réponse dès demain !

Le programme

Samedi 10 février 2024

08h00-12h15 – Qualifications U20
13h35-17h50 – Qualifications U18
19h30-20h40 Finales U20

Dimanche 11 février 2024

08h15-12h30 – Qualifications U16
14h00-15h10 – Finales U18
16h40-17h50 – Finales U16

Live

L’intégralité de la compétition (qualifications + finales) sera retransmise en direct. Retrouvez les liens de toutes les épreuves dans l’article ci-dessous :

LIVE : Championnat de France de bloc jeunes 2024

Résultats

Tout au long du week-end, nous vous partagerons les résultats de la compétition en direct. Alors rendez-vous sur PG pour ne rien louper de l’événement !

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Victor Guillermin enchaîne “Le Cadafist” 9a/+ et nous raconte !

07 Fév

Le jeune français de 18 ans Victor Guillermin a de nouveau secoué la planète grimpe ! Il ajoute à son carnet de croix “Le Cadafist”, un 9a/+ mythique de Saint-Léger, alors qu’il continue de s’entraîner sans relâche pour un projet encore plus grand.

L’année commence fort pour Victor Guillermin ! Après avoir enchaîné “Sachidananda” 9a/+ à Orgon en 2022, puis “Avaatara” 9a au Liban et “Condé de Choc” 9a à Entraygues en 2023, voilà que le Français a plié “Le Cadafist” 9a/+ en quelques essais seulement.

Cette voie, équipée par Guillaume Lebret et libérée par Gérôme Pouvreau, n’est autre que est le départ direct de “Rêve de Poutre” 8c. Elle ajoute une section en 8c au 8c déjà existant, pour un ensemble estimé à 9a. Mais une prise a été cassée par Adam Ondra lors de son essai à vue en 2019, rendant la voie plus difficile et faisant grimper la cotation à 9a/+.

Alors qu’il rentrait d’Espagne après avoir travaillé (et être passé tout proche de l’enchaînement !) de “Stocking The Fire” 9b, son projet principal, Victor avait besoin d’une voie plus proche de chez lui pour continuer à s’entraîner. Il a donc choisi de jeter son dévolu sur “Le Cadafist”.

Nous sommes donc allés à sa rencontre pour en savoir plus !


Victor, pourquoi avoir choisi cette voie ?

J’ai choisi “Le Cadafist” car je cherchais un “side project” d’entraînement, et après avoir vu la vidéo d’Alex Megos, j’ai décidé d’aller poser un devis dedans. Je voulais dans un premier temps voir si la voie me correspondait. Verdict ? La voie était vraiment démente ! Cerise sur le gâteau, elle est située à Saint-Léger, un endroit où il y a toujours de bons copains avec qui grimper !

Quelle a été la principale difficulté à gérer dans cette ligne ?

Pour moi, la principale difficulté a été la deuxième partie de la voie (qui vaut environ 8c). Elle est composée de plein de micro arquées, et d’un dernier mouvement dynamique vraiment retord. J’y suis tombé deux fois avant d’enchaîner, ça m’a bien énervé ! La première partie de la voie (qui est l’équivalent d’un dur 8c), ne m’a pas tant posé de problèmes, car j’ai trouvé une méthode dans le crux (un changement de main sur une colonnette), qui me convenait vraiment bien.

Raconte-nous le jour où tu as fait la croix.

La journée n’avait vraiment pas très bien commencé… La veille, j’étais tombé au dernier mouv et je m’étais ouvert la peau de l’index, et j’étais obligé de mettre de la magnésie toutes les 2 secondes pour sécher le sang et ne pas glisser ! Le dimanche, je ne me sentais pas hyper bien… Mais finalement, après (seulement !) un court échauffement sur une poutre, j’ai mis un premier essai “d’échauff” à 14h, en plein soleil… et après une grosse bagarre, j’ai enchaîné la voie ! C’était incroyable comme sensation, je n’avais encore jamais expérimenté ça !

Comment t’y es-tu pris pour travailler la voie ?

J’ai mis les doigts dans “Le Cadafist” pour la première fois en novembre. Au cours du week-end, j’ai fait tous les mouvements, mais je me faisais malmener dans les sections. Un mois après, je suis revenu un week-end, et j’étais bien plus fort ! Je suis alors tombé au tout dernier mouv… Enfin, j’y suis retourné le week-end dernier : après un premier run samedi où je suis retombé tout en haut (je m’étais ouvert le doigt et saignais beaucoup sur les prises), j’ai mis un run “de chauff” dimanche, en plein soleil, avec obligation de poffer tous les trois mouvs pour sécher le sang, et là… J’ai miraculeusement enchaîné la voie après un beau combat ! Le processus a été incroyable pour moi dans cette voie ! Comme quoi, ce n’est pas parce que c’est mal parti que ça se finit forcément mal !

L’année 2024 ne fait que commencer ! Quels sont tes projets pour la suite ?

Cette année, mon projet principal est “Stoking The Fire”, un 9b de Chris Sharma à Santa Linya… Je suis passé tout près de l’enchaînement en janvier, alors il faut que j’y retourne pour dompter ce monstre ! 30 mouvements de pure résistance de force, suivis d’une fin hyper rési… C’est vraiment une Kingline du King en personne ! Il y a aussi la saison de compétition qui arrive, où il faudra être bien préparé et motivé !


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Aidan Roberts libère un nouveau 8C en Angleterre

03 Fév

Aidan Roberts a réalisé la première ascension de “Right Hand Man” 8C, dans le comté de Cumbria, au nord-ouest de l’Angleterre.

Il y a deux ans jour pour jour, Aidan Roberts avait ouvert “Silent Singer”, un 8C situé sur un gros bloc rocheux à Bowderstone, dans le comté de Cumbria. Lors de son ascension, le grimpeur britannique avait repéré une autre ligne sur ce même bloc, qui semblait tout aussi dure. Motivé comme jamais, il est donc retourné au pied de ce bloc, pour ouvrir “Right Hand Man” 8C. Bien qu’il ait réalisé sa première ascension en août dernier, Aidan ne l’a rendue publique que récemment sur Instagram, où il a déclaré :

Après une période de fatigue due à de nombreux voyages, j’ai décidé de passer un peu de temps chez moi pendant l’été. Je me suis surtout concentré sur l’entraînement, mais j’ai aussi été attiré par un projet très local, qui n’avait toujours pas été grimpé, le projet Helvellyn. J’ai beaucoup progressé dans ce bloc et j’y ai investi beaucoup de temps jusqu’à avoir l’impression que c’était à ma portée au moment où j’ai quitté le Royaume-Uni. J’attends maintenant de bonnes conditions afin de me familiariser à nouveau avec les mouvements intenses de ce bloc.

Fatigué par mes séances de travail dans le projet Helvellyn, je me rendais souvent à Bowderstone pour retrouver des amis et essayer cette ligne que j’avais vue et rapidement essayée l’automne précédent (en 2022). J’avais eu du mal à terminer les mouvements à l’époque, il était donc agréable de voir que j’avais autant progressé par rapport à l’année précédente. J’ai finalement réussi à enchaîner ce projet lors d’une journée mémorable avec Sam Lawson et Jack Palmieri.

Aidan Roberts

Aidan est récemment rentré d’un voyage en Finlande, où il a travaillé l’un des blocs les plus durs au monde, “Burden of Dreams” 9A. Vous pouvez voir ses progrès dans ce bloc, ainsi que des images du reste de son voyage en Finlande avec Jim Pope, en cliquant sur le lien ci-dessous :

Aidan Roberts et Jim Pop explorent les plus beaux blocs de Finlande

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Sean Bailey libère un projet monstrueux : un highball de 17 mètres en 8C+ !

01 Fév

L’Américain Sean Bailey a réalisé la première ascension de “Devilution” 8C+, sur le célèbre Grandpa Peabody Boulder, un bloc qui s’élève à plus de 17 mètres de haut !

Une envolée de 17 mètres de haut, avec des mouvements extrêmes. Voilà comment qualifier la nouvelle ligne qu’a libérée l’Américain Sean Bailey, à Bishop, qu’il cote 8C+.

Cette ligne, qui était un projet de longue date, n’est autre que le départ bas du célèbre highball “Evilution” 8A, ouvert par Jason Kehl. Sean a expliqué que ce nouveau passage ajoute deux mouvements avant d’atteindre les prises de main de départ d'”Evilution”. Le premier est un “croisé très dur, où il faut charger un pied très loin, ce qui implique de maintenir une énorme tension, tout en prenant une énorme porte”. Le second, qui amène dans la position de départ d'”Evilution”, “est hyper dur… Si l’on fait ce mouvement individuellement, il n’est pas si difficile, mais depuis le bas, il faut faire le premier mouvement suffisamment bien, aller chercher cette deuxième arquée en épaule correctement pour parvenir à faire le mouvement suivant, qui est le crux, et dans lequel il faut s’engager en dynamique”. La suite se fait sur une série de petites prises verticales et d’arquées, le long d’une paroi surplombante à 45 degrés, avant d’atteindre la lèvre du bloc. Puis, la ligne se redresse et il faut alors composer avec des pas en dalle, sur un rocher quelque peu friable.

© John Kasaian

Concernant le jour de son ascension, Sean raconte : “Tous ceux qui sortent repartent du secteur passent normalement par ce bloc, et nous l’avons essayé en fin de journée, nous avions amené une vingtaine de pads pour le faire, donc j’étais déjà un peu stressé…. Je ne voulais vraiment pas avoir à amener de nouveau tous ces pads. Là je me retourne et je me dis : “Oh mon dieu, il y a trente, quarante personnes ici qui me regardent ! Je veux en finir, la nuit tombe… C’était un moment si spécial… Cette ligne est magnifique, les mouvements sont vraiment bien, le bloc est énorme, c’est comme la première chose qu’on voit quand on arrive à Bishop ! En plus, c’était un vieux projet qui attendait d’être réalisé depuis des années, je me sens donc privilégié de le faire, c’est sûr !”

Cette performance de Sean intervient après sa déception des Jeux panaméricains d’octobre, où il n’a pas réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques malgré sa victoire en bloc et sa deuxième place en difficulté. Depuis, l’Américain de 27 ans a décidé de se recentrer sur la grimpe en extérieur et en seulement trois mois, il a flashé un 8B, répété “Lucid Dreaming” 8C, et réalisé des premières ascensions en 8C avec “The Doors of Perception” et maintenant en 8C+ avec “Devilution”.


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Rencontre avec Simon Lorenzi, troisième ascensionniste de “Burden of Dreams” 9A

31 Jan

Le 27 décembre 2023, après plus de six semaines de lutte acharnée au coeur de la Finlande, Simon Lorenzi réalisait la troisième ascension de “Burden of Dreams”, connu comme le premier 9A bloc au monde. Après avoir déjà enchaîné “Soudain Seul” et “Alphane”, le Belge de 27 ans est devenu la première personne de l’Histoire à se rétablir au sommet de trois 9A.

Nous sommes donc allés à la rencontre de Simon Lorenzi, afin qu’il nous parle un peu plus de son histoire avec “Burden of Dreams”. Il s’est livré sans concession sur son état d’esprit, ses difficultés dans le bloc, sa manière de le travailler, la façon dont il compare “Burden of Dreams” aux autres 9A qu’il a déjà enchaînés et ses futurs projets.


Salut Simon ! Comment te sens-tu un mois après avoir signé la troisième ascension de “Burden of Dreams” ?

C’est de la joie à l’état pur ! J’ai l’impression que tout est plus beau et agréable autour de moi !

Après avoir été en autarcie pendant plusieurs semaines, comment s’est passé ton retour à la civilisation ?

À vrai dire, ça fait assez bizarre… C’est cool de retrouver ses habitudes, mais d’un autre côté, ça me manque et je suis un peu nostalgique, c’est comme si je n’avais maintenant plus de buts aussi concrets à court terme qui permette de guider ma vie. Du coup, je suis de retour à l’entraînement pour les compétitions et je me rends compte qu’ici on est pressé et tout doit aller vite, alors qu’en Finlande on avait la chance de prendre le temps pour tout.

© Gilles Charlier

Est-ce que le fait de travailler ce bloc sur sa réplique avant de partir pour la Finlande t’a aidé ?

Au final, beaucoup moins que ce que je pensais… Un pied a cassé pour le mouv 2 donc dès le premier jour j’ai dû changer la méthode que j’avais travaillée comme un fou sur la réplique. Et pour le reste des mouvements, il n’y a rien que j’ai fait identiquement à la réplique. Donc c’était cool, mais c’est indispensable d’avoir essayé le bloc en vrai pour bien monter la réplique et savoir exactement sur quelle méthode s’entraîner.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à gérer pour toi pendant tout le processus de travail de ce bloc ?

Devoir être patient face aux problèmes de peaux et de météo. C’est vraiment dur de se sentir impuissant et devoir attendre face à des problèmes sur lesquels on a presque aucun contrôle !

© Gilles Charlier

As-tu pensé à abandonner ?

Non, c’était assez inconcevable dans mon esprit ! Mais j’aurais été sans doute contraint d’abandonner à un moment car mon petit doigt était enflammé et devenait vraiment douloureux, même avec des anti-inflammatoires.

Que représente “Burden of Dreams” pour toi ?

C’est un mythe, une légende et c’était vraiment incroyable de me retrouver sur ce caillou, moi qui avais idolâtré Nalle [Hukkataival] et sa performance à l’époque. Cela dit, une fois lancé dans le projet, je vois le bloc comme un enchaînement de mouvements à réaliser et je finis par oublier toute la légende qu’il y a autour.

A-t-il la même saveur qu’”Alphane” ou “Soudain Seul” ?

Tous sont différents mais je dirais que le plaisir se rapprochait plus de l’enchaînement de “Soudain Seul”,  il y avait vraiment un truc spécial où on se sentait hors du temps et du monde normal ce qui a vraiment donné une saveur particulière à cette aventure.

© Gilles Charlier

Une fois arrivé en Finlande, comment t’y es-tu pris pour travailler ce bloc ? Quelle a été ta méthode ?

Je me suis d’abord attaqué à la fin du bloc car le premier mouvement est particulièrement agressif pour la peau. Dès le premier jour, j’ai trouvé une nouvelle méthode avec une lolotte, ce qui me permettait d’éviter un mouvement aléatoire. Ensuite, j’ai travaillé chaque mouvement individuellement jusqu’à ce que je sois réellement satisfait de mes méthodes. Après environ quatre séances, je faisais tous les mouvements de la fin avec une consistance satisfaisante. À ce moment-là, le but fut alors de caler le premier mouvement pour mettre des essais du début. La première séance dans le premier mouv fut vraiment prometteuse donc après ça, c’était parti pour des runs ! Malheureusement, j’ai cassé le pied gauche que j’utilisais et n’ai plus réussi à refaire le mouvement pendant deux semaines… J’ai donc du tout réajuster pour ce mouv, tant dans ma méthode que dans la stratégie globale, mais la persévérance aura fini par porter ses fruits !

© Gilles Charlier

Tu es maintenant le seul grimpeur au monde à compter trois 9A bloc à ton actif. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Je ne sais pas, rien n’a vraiment changé en soi donc je vois ça comme la continuation de mon apprentissage en bloc extérieur. Ça me donne confiance pour la suite, j’ai l’impression que peu de choses ne peuvent me résister si j’y consacre le temps qu’il faut et que je continue à prendre du plaisir comme c’est le cas actuellement.

Tu es resté en Finlande pendant plus de 40 jours. Comment as-tu géré ce « siège » ? 

Au début, j’ai beaucoup grimpé dans le bloc, trop même. J’ai fait beaucoup de séances avec plusieurs doigts strappés ou dans de mauvaises conditions. Et après quelques semaines, je me suis rendu compte que c’était très contre-productif. Le fait de grimper beaucoup est une stratégie efficace pour se rassurer quant à nos chances de réussir. Ça permet de se nourrir par le biais de confirmations, donc de rester plus facilement motivé et optimiste. Mais ici, j’ai dû me rendre à l’évidence : je n’avais pas le choix que de me reposer plus afin de laisser à ma peau le temps de se refaire. Je suis passé de deux jours de grimpe pour un jour de repos à un jour de grimpe pour deux de repos environ. Ça fait beaucoup de temps à ne rien faire et à cogiter ! Heureusement, la vie en Finlande est assez paisible et j’allais en salle à Helsinki pour garder la forme sans me poncer la peau. J’ai vraiment appris à être patient, à attendre le moment optimal pour grimper, et c’est dur mentalement car ça enlève une part de contrôle.

À la fin du trip je me renfermais de plus en plus dans une bulle, je ne parlais plus beaucoup et passais beaucoup de temps dans mes pensées. J’ai aussi fait beaucoup d’insomnies à cause du stress d’une nouvelle coupure au doigt ou de l’excitation liée à l’idée d’enchaîner ce bloc… Ce genre de processus, c’est vraiment une stimulation émotionnelle et cognitive hors du commun et avec un peu d’introspection, on en apprend beaucoup sur notre façon de fonctionner en tant qu’humain. Après réflexion, je sais maintenant que je suis un optimiste dans l’âme car à chaque problème qui survenait, j’avais toujours plusieurs solutions en stock que je m’empressais de tester. Si ça ne marchait pas, j’étais dépité pour quelques heures jusqu’à ce que mon cerveau imagine de nouvelles solutions ou tourne la situation de manière positive pour la séance d’après. J’ai de la chance de fonctionner comme ça car c’est difficile de réellement se décourager en fonctionnant de cette manière !

© Gilles Charlier

Parle nous de la journée et de ton run d’enchaînement. Qu’est-ce qui a fait la différence selon toi ?

Je n’étais pas sûr de grimper ce jour-là car je m’étais légèrement percé la peau la veille. Me sentant dans une forme incroyable j’avais décidé d’aller au bloc m’échauffer pour voir comment ma peau réagissait. Ma peau était ok, je pouvais donc mettre quelques essais. À mon deuxième essai je parviens à passer le premier mouv mais je zippe juste après et les quatre essais suivants, je tombe au premier mouvement. Je décide de mettre un dernier essai avant de prendre un plus gros repos au chaud dans la voiture. Je m’élance et là tout est parfait : je fais le premier mouvement sans même perdre le pied, j’empile les deux mouvs suivant et arrive au dynamique final où j’avais échoué il y a quelques jours. Je prends bien le temps de réajuster la main gauche et lance dans la dernière prise, maîtrise le balant à un bras, crie puis je me rétablis et crie à nouveau plusieurs fois. Une vingtaine de secondes venaient d’éclipser un mois et demi de travail… Quelle drôle de sensation !

Le manque de souplesse me suit partout et il m’aura suivi jusqu’à ce que je réalise que c’est ce qui faisait la différence. Étant à l’aise dans la fin, la clé résidait vraiment dans le premier mouv et c’est seulement la veille de l’enchaînement que j’ai réalisé à quel point la souplesse jouait un rôle primordial. Bien qu’étant dans ma plus grande forme avec des conditions parfaites, je n’avais pas réussi le premier mouvement une seule fois ce jour-là… Après réflexion, la seule chose qui avait changé par rapport au jour où je l’ai fait plusieurs fois c’est que j’avais passé moins de temps à étirer mes hanches. Le jour de l’enchaînement je n’ai donc pas lésiné sur la dose d’étirement ! Comme quoi, avant de croire que vous n’êtes pas assez fort pour un mouv, étirez-vous d’abord à deux fois!

© Gilles Charlier

Tu as trouvé de nouvelles méthodes dans ce bloc. Comment les compares-tu par rapport à celles de Nalle Hukkataival et William Bosi ?

Après le premier mouv, je mets une lolotte qui me permet de croiser et d’aller directement à l’avant-dernière prise. C’est vraiment plus direct et moins aléatoire. Pour les petits, je suis certain que c’est bien plus efficace que l’autre méthode, mais pour les grands, ce n’est pas sûr car c’est un peu une boîte.

Quels sont tes prochains projets ? As-tu envie de rendre visite à « Return of the Sleepwalker » aux USA ?

C’est exactement ça ! Dans tout juste un an ce sera direction les États-Unis pour “Return of the Sleepwalker” et “Megatron”. Je suis vraiment impatient, mais d’abord je vais tenter de me qualifier aux Jeux Olympiques !


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William Bosi, plus proche que jamais de répéter un nouveau 9A !

30 Jan

Le grimpeur britannique William Bosi a réalisé des essais très prometteurs dans “Return of the Sleepwalker”, l’un des rares 9A bloc qui attend toujours d’être répété. Une deuxième ascension ne saurait tarder…

Sa quête de 9A continue ! Après s’être rendu en Suisse et avoir enchaîné “Alphane” et puis s’être envolé pour la Finlande et avoir signé la tant attendue première répétition de “Burden of Dreams”, William Bosi a décidé de se rendre outre-Atlantique pour se frotter à “Return of the Sleepwalker”, dans le Nevada.

Ce 9A bloc, établi par Daniel Woods en 2021, n’est autre que le départ assis de “Sleepwalker”, un 8C+ bloc (qui a depuis été décoté à 8C) que William Bosi a enchaîné en seulement trois sessions il y a quelques jours. Une fois ce départ debout validé, Will s’est empressé de se mettre au travail dans la version assise, la raison de sa venue aux États-Unis. Depuis l’ascension de Daniel Woods, et malgré les essais de nombreux forts grimpeurs, “Return of the Sleepwalker” n’a encore jamais été répété.

Mais il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps ! En effet, William Bosi a réalisé des progrès significatifs dans le bloc, parvenant à le réaliser en deux parties dès sa première séance de travail !

Finalement, le rocher a fini par sécher et j’ai pu faire ma première vraie session dans “Return of the Sleepwalker” 🔥 Mais malheureusement, ils annoncent de nouveau de la pluie pour ces prochains jours… 🤦‍♂️

La journée a encore une fois été longue et a assez mal commencé… J’avais du mal à répéter la partie du haut et je ne progressais pas dans le crux du bas. Ce crux est le quatrième mouv du bloc, où l’on fait un long mouvement dans une épaule main gauche, puis une séquence de pieds brutale pour aller chercher une verticale au-dessus.

Après avoir tout essayé pendant de longues minutes, j’ai finalement trouvé une méthode qui fonctionne bien pour moi et, après l’avoir répétée plusieurs fois, j’ai réussi à relier le départ assis avec le départ debout 🤯  Il va encore falloir que je m’entraîne beaucoup avant de pouvoir enchaîner le bloc, mais les progrès sont déjà grands 😁.

William Bosi

William Bosi dans l’un de ses meilleurs dans “Return of the Sleepwaler” 9A :

 

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Demi-finale Sud du Championnat de France de bloc : les résultats !

28 Jan

Depuis l’année dernière, une nouvelle étape a été ajoutée dans le système de qualification pour le Championnats de France de bloc. Si à l’époque les championnats régionaux permettaient de se qualifier directement au Championnat de France, une nouvelle compétition sélective a vu le jour : les demi-finales Nord/Sud. La France a ainsi été divisée en deux, et les meilleurs de cette compétition peuvent espérer accéder au Championnat de France, qui aura lieu cette année les 16 et 17 février à Valence.

Les demi-finales Nord et Sud avaient lieu ce week-end à Chamonix (partie Sud) et La Baconnière (partie Nord).

  • Voici les résultats des finales de Chamonix (les résultats de La Baconnière arrivent très vite !) :

U16

U18

U20

Seniors

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Jakob Schubert annonce avoir libéré un projet difficile en Autriche !

26 Jan

L’automne dernier, Jakob Schubert a libéré un projet de longue date dans le Zillertal, en Autriche, mais ne l’a révélé que maintenant, en compilant ses meilleurs moments de 2023 sur ses réseaux sociaux. Équipée par Jorg Verhoeven, cette voie se nomme “The Flame” et l’Autrichien lui a attribué la cotation de 9b.

Jakob Schubert a connu une année 2023 tellement réussie, avec son quatrième titre de champion du monde, sa qualification pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 et les ascensions de “B.I.G.” 9c et “Alphane” 9A, qu’il en a “oublié” de mentionner certaines de ses performances. En ce début d’année 2024, le grimpeur autrichien a tenu à nous rappeler les meilleurs moments qu’il a vécus ces douze derniers mois et en a profité pour nous dévoiler une croix dont nous n’avions jamais entendu parlé. Il s’agit de la première ascension de “The Flame”, une ligne du Zillertal, en Autriche, pour laquelle il propose la cotation de 9b.

C’est sans aucun doute l’une de mes ascensions préférées de tous les temps ! La voie est entièrement naturelle et le rocher est d’une excellente qualité.

Jakob Schubert

À son retour de Flatanger en septembre dernier, juste après avoir signé la première ascension de “B.I.G.” 9c, Schubert s’est rendu directement dans le Zillertal pour essayer une ligne que Jorg Verhoeven avait équipée il y a quelques années. Cette voie très difficile, qui attendait toujours une première ascension, est située dans le secteur appelé “Little Flatanger” et offre un style unique pour le granit du Zillertal. Jorg essayait la voie sans relâche, dans le but de clôturer un projet qu’il avait lancé en 2018 sous le nom de Project 9b, en vain.

La voie est vraiment complexe et il m’a fallu du temps pour comprendre certaines sections. Dans la première partie, vous grimpez une section 8c+ très physique, jusqu’à ce que vous arriviez à un étrange repos sans les mains. À partir de là, c’est du 9a+, avec un fantastique pas de bloc en 8B, juste avant un nouveau repos total et enfin un autre pas de bloc bien physique en 7C+.

Jakob Schubert

L’Autrichien a travaillé la voie pendant cinq jours et a fini par clipper le relais de “The Flame” au terme d’une bataille dont il se souviendra longtemps !

L’enchaînement a été assez difficile ! J’ai trouvé cette voie très dure et je pense qu’elle pourrait se situer dans le haut du panier des 9b. Je suis curieux de savoir ce qu’en penseront les autres grimpeurs qui l’essayeront. Il est difficile d’exprimer avec des mots à quel point “The Flame” est incroyable : du granit dans le plus pur style du Zillertal, une voie longue, déversante et exigeante en terme de force et de résistance… Sans aucun doute, c’est l’une des meilleures voies que j’ai jamais grimpées. Je remercie Jorg d’avoir partagé cette pépite avec moi.

Jakob Schubert

“The Flame” vient donc s’ajouter à la demi-douzaine de voies en 9b que compte Jakob Schubert, qui a également enchaîné “Perfecto Mundo” 9b+ à Margalef et “B.I.G.” 9c à Flatanger. D’après ses dires, “The Flame” serait proche de “King Capella” 9b à Siurana en terme de difficulté. Ses autres 9b sont “Fight or Flight” à Oliana, “La Planta de Shiva” à Villanueva del Rosario, “Stoking the Fire” et “Neanderthal” à Santa Linya et “Erebor” à Arco.


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Le film d’Alex Megos dans “Sleeping Lion” 9b est déjà disponible (oui, oui !)

25 Jan

Le film relatant l’ascension d’Alex Megos dans “Sleeping Lion” est déjà en ligne sur Youtube ! L’Allemand grimpe, tombe, crie et finalement réussit la première répétition de cette voie ouverte par Chris Sharma à Siurana, en Espagne.

Le 4 janvier, Alex Megos démarrait l’année de la plus belle des façons : il clippait le relais de “Sleeping Lion”, signant la deuxième ascension de cette voie ouverte et libérée par Chris Sharma. Située sur la célèbre falaise El Pati à Siurana, en Espagne, “Sleeping Lion” compte environ 54 mouvements, et comporte plusieurs pas de blocs consécutifs entre 8A et 8A+, entrecoupés de repos précaires.

Alex Megos a travaillé cette ligne de 40 mètres pendant huit jours. “Durant les premiers jours, j’ai travaillé la voie par sections et j’étais confiant dans le fait que je serais capable de l’enchaîner en quelques semaines. Pourtant, après avoir chuté quatre fois dans le dernier mouvement, j’ai été surpris de voir à quel point les derniers pas pouvaient être difficiles à réaliser en venant du bas”, déclarait l’Allemand.

Néanmoins, il finira par résoudre Sleeping Lion très rapidement, ce qui le poussera à revoir la cotation à la baisse. En effet, au moment de son ascension en mars 2023, Sharma pensait qu’il s’agissait d’un 9b+, mais Megos a préféré opter pour le 9b. “Je suggère la cotation de 9b, car les deux 9b+ que j’ai faits m’ont pris au moins deux fois plus de temps. Dans tous les cas, j’ai hâte d’entendre ce que les autres répétiteurs en diront !”, expliquait l’Allemand.

Tout porte à croire que cette voie, située au cœur de Siurana, non loin de “La Rambla”, finira par devenir un classique, quelle que soit sa cotation !

Megos vient de publier le film de son ascension dans “Sleeping Lion”, que vous pouvez visionner ci-dessous :

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Le deuxième flash le plus difficile d’Adam Ondra !

23 Jan

Lors d’un voyage en Slovénie à l’automne 2023, Adam Ondra a signé son deuxième flash le plus dur de sa carrière : “Peščena Ura” 9a. La vidéo de son ascension dans la voie vient d’être publiée.

Le 23 octobre, Adam Ondra s’est rendu à Sopota, en Slovénie, pour essayer quelques voies dures. Il a été rejoint par la star locale Jernej Kruder, qui a montré à Ondra les mouvements de “Peščena Ura” 9a. C’est Kruder lui-même qui avait ouvert cette voie en 2020, qui a la particularité de débuter par un jeté, qui nécessite une bonne coordination pour le réaliser.

Après avoir chuté dans la voie “In Time” 9a, Ondra a attentivement écouté les méthodes de Jernej Kruder et a décidé de tenter “Peščena Ura” flash. Il a réussi à faire le jeté et a fini par atteindre le relais de la voie dès sa première tentative.

C’était une journée mémorable ! Un endroit très spécial, une chute d’eau juste à côté, le flash d’une voie très spéciale, “Peščena Ura” 9a, avec un jeté fou au début ! C’est tout le contraire de ce qui est considéré comme une voie qui se prête bien à être flashée !

Adam Ondra

Adam Ondra a connu une fin d’année 2023 incroyable sur le rocher. Après avoir réalisé la première ascension de “Ratatouille” 9a et “Filantrop L2” 8c+ en Slovaquie fin septembre, il a enchaîné avec la première ascension de “B je to !” 9b et “To je to !” 8c en Croatie. Il a ensuite enchaîné à vue “Inferno do Vrha” 8c et “Kingslayer” 8c et fait la première ascension de “Fantazija” 9a+ en Slovénie. Fin octobre, il a flashé “Peščena Ura” 9a avant de réaliser début novembre la première ascension de “Chicken Nose” 9a+ en Suisse et d’enchaîner à vue “El Gran Bellanco” 8c+/9a à Montanejos, en Espagne. A Montanejos, il a également libéré “El Maquinista” 9b, et établi une grande voie en 8b+.

Ondra est sans doute le meilleur grimpeur au monde quand il s’agit de flasher ou de gravir des voies extrêmes à vue. “Peščena Ura” est, selon Adam, sa deuxième meilleure performance flash. La première n’est autre que “Supercrackinette” 9a+. Située à Saint-Léger-du-Ventoux, le Tchèque avait révolutionné le monde de l’escalade avec ce flash survenu en février 2018, posant un jalon historique que personne n’a encore pu égaler. D’après son carnet de croix, il a également flashé deux 9a et enchaîné à vue quatre 9a et vingt-trois 8c+ !

La vidéo d’Adam Ondra dans “Peščena Ura” 9a

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