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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Anak Verhoeven s’offre une nouvelle voie dans le neuvième degré !

22 Sep

À tout juste 26 ans, la Belge Anak Verhoeven vient d’enchaîner sa 13ème voie dans le neuvième degré, en clippant le relais de “Las Meninas” 9a/+ à Rodellar.

Voilà une voie qui n’aura pas résisté longtemps aux assauts d’Anak Verhoeven ! À peine arrivée à Rodellar, la Belge s’est tout de suite projetée dans “Las Meninas” 9a/+, une voie libérée par Jorge Diaz Rullo en août 2022. Après s’être longuement entraînée tout l’été chez elle, Anak est arrivée très en forme.

Très vite, elle a assimilé tous les mouvements de la voie, puis a réussi à clipper le relais lors de son quatrième essai depuis le sol. Elle revient pour nous sur son processus de travail dans cette voie :

En arrivant au secteur Museo à Rodellar, j’ai demandé à Jonatan Flor, qui a beaucoup grimpé au Museo, quelles voies il me recommandait. Il m’en a montré quelques-unes et c’est ainsi que j’ai décidé d’essayer les mouvements de “Las Meninas”.

Le processus de travail dans cette voie était similaire à la façon dont j’aborde habituellement un projet. Tout d’abord, je dois déterminer si tous les mouvements sont possibles pour moi ou non. Puis, j’essaie de découvrir la méthode qui fonctionne le mieux selon mes qualités et capacités. Lorsqu’il y a d’autres grimpeurs autour de moi qui peuvent me partager leur méthode, c’est merveilleux. Ensuite, je commence à mémoriser et perfectionner ces méthodes. Enfin après cela, c’est le moment de mettre de vrais essais.

“Las Meninas” est une voie surplombante très rési, sans grandes possibilités de repos pour récupérer. Il a une première moitié très à doigt et un toit qui est difficile à comprendre au début.
Le plus dur pour moi a été de trouver la méthode de cette séquence complexe, mais une fois que je l’ai trouvée, je me suis sentie assez confiante pour grimper cette partie. L’autre difficulté principale a été d’enchaîner le crux sur petites prises qui vient alors que l’on a déjà accumulé beaucoup de fatigue et qui comporte quelques mouvements durs comme un crochet de talon délicat par exemple.

Je suis tombée très haut lors de ma première tentative d’enchaînement. Mon essai suivant, a été encore meilleur, mais je me suis sentie moins bien dans la voie, sûrement parce que mon échauffement n’avait pas été parfait. Le même jour, j’ai essayé à nouveau, mais je n’étais plus assez en forme pour un essai concluant. 
Mon essai suivant, le lendemain, a finalement été celui où j’ai enchaîné la voie.

Il y a beaucoup de voies dans le 9 ici dont j’aimerais essayer les mouvements pour voir si je suis capable de les grimper. J’ai quelques nouveaux projets potentiels en tête, mais je n’ai pas de planning super précis parce que grimper des projets comme celui-ci est sujet à tellement de variables incontrôlables… 
Cet automne, j’aimerais grimper davantage en Espagne et peut-être aussi dans le sud de la France. Le choix de l’endroit et du moment où je vais grimper à l’extérieur dépend toujours de facteurs tels que la météo, mon niveau physique et si j’ai un partenaire avec qui grimper.

Il me reste environ une semaine pour grimper ici à Rodellar avant de devoir partir. Puis j’espère revenir en octobre.”

Anak Verhoeven

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Le système de score pour les Jeux Olympiques évolue !

21 Sep

Suite au tout premier test au format olympique 2024 qui avait lieu à Munich il y a quelques semaines, la fédération internationale a revu le système de points, afin d’améliorer la compréhension des spectateurs et le classement des compétiteurs.

Chaque épreuve vaudra toujours 100 points (100 points en bloc et 100 points en difficulté), et le score total maximum restera de 200 points. Mais les modifications ont été opérées sur la façon dont les points sont distribués.

Lors des Championnats d’Europe à Munich, en bloc, 3 points étaient attribués à la première zone et 6 points à la deuxième zone. Désormais, 5 et 10 points seront attribués à la première et à la deuxième zone. Cela signifie que valider trois zones supérieures (30 points), peut battre un seul top. Il convient de noter que 0,1 point est retranché du score à chaque essai.

En ce qui concerne la difficulté, auparavant, les compétiteurs n’obtenaient des points que pour les 30 prises les plus hautes, et les quinze dernières prises valaient 5 points chacune. En d’autres termes, atteindre la 15ème prise sous le top ne valait que 25 points. Dans le nouveau système, 45 points seront attribués pour un grimpeur qui atteint la 15ème prise sous le relais.

Voici donc le nouveau système de classement olympique :

Bloc

  • 25 points seront attribués lorsque le compétiteur atteindra le top
  • 10 points seront accordés lorsque le grimpeur aura contrôlé la deuxième prise de zone mais pas le top
  • 5 points seront accordés si le compétiteur a contrôlé la première prise de zone seulement.

Difficulté

Les 40 prises les plus élevées de la voie donneront des points aux athlètes :

  • Les 10 dernières prises de la voie donneront un score de 4 points pour chaque prise ;
  • Les 10 prises suivantes donneront un score de 3 points pour chaque prise ;
  • Les 10 prises suivantes donneront un score de 2 points pour chaque prise ;
  • Les 10 prises suivantes donneront un score de 1 point pour chaque prise

Les premières prises de la voie n’apporteront aucun point.

Ce nouveau système de points sera mis en place et testé lors de la Coupe du Monde à Morioka, Iwate, au Japon. Cette dernière compétition de la saison, qui se déroulera du 20 au 22 octobre 2022 sera le deuxième événement international utilisant le format combiné bloc/difficulté de Paris 2024, après les Championnats d’Europe de Munich plus tôt cette saison.

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Technologie : une caméra intelligente pour prévenir les accidents en salle d’escalade

21 Sep

Un système d’alarme innovant qui s’appuie sur la technologie de l’intelligence artificielle, vient d’être lancé. L’objectif ? Aider à assurer la sécurité des grimpeurs dans les salles d’escalade. 

Dans un monde où les technologies intelligentes prennent de plus en plus de place dans notre vie quotidienne, “le sport ne devrait pas faire exception, surtout lorsqu’il s’agit de sécurité” a déclaré la firme Walltopia, leader mondial dans les secteurs de l’escalade, de l’aventure et des loisirs. C’est pourquoi sa filiale Techtopia lance le premier système d’alarme d’escalade intelligent, appelé Higher Eye. Après avoir été installé et testé dans les locaux du siège social de Walltopia durant des mois, ce système innovant est désormais disponible sur commande.

Tous les propriétaires de salles d’escalade vous diront que la sécurité est leur priorité absolue. Pourtant, quelle que soit la qualification de votre personnel, des erreurs humaines se produiront toujours. Encore plus depuis ces dernières années, où il y a plus de grimpeurs en salle que jamais.”

Dian Deskov, PDG de Techtopia

Et ces “erreurs humaines” consistent souvent en une personne qui commence à grimper sans être attachée à des enrouleurs automatiques par exemple. Avec le déploiement de ces dispositifs d’assurage qui permettent de grimper seul, les risques d’accidents se sont démultipliés.

Le dispositif Higher Eye permet alors d’assurer une surveillance à 360° à l’intérieur d’une salle d’escalade, de détecter les comportements potentiellement dangereux et de repérer les endroits à risques.

“Peu importe les panneaux de prévention que l’on place au pied des murs, il y aura toujours des gens qui oublieront de s’attacher à l’enrouleur automatique. Nous sommes heureux que l’escalade soit aujourd’hui plus accessible et plus populaire que jamais, mais avec l’ouverture des salles d’escalade à un public plus large, nous sommes aussi devenus plus vulnérables aux erreurs humaines”, expliquent les superviseurs professionnels des salles de Walltopia. “Nous avions besoin d’un système plus intelligent, facile à installer et à utiliser, et efficace pour donner des signaux immédiats aux superviseurs des salles de grimpe lorsqu’il y a une activité dangereuse sur les murs.”

Tous ces critères sont remplis par la technologie Higher Eye, qui fournit une analyse en temps réel basée sur des images vidéos. Ces caméras peuvent être installées partout à l’intérieur d’une salle d’escalade. L’intelligence artificielle détecte les comportements dangereux, envoie les informations au serveur et active un signal sonore et laser à l’endroit précis où se déroule l’activité à risque.

D’autres applications

En plus de renforcer la sécurité des grimpeurs, le Higer Eye collecte des données pour aider les gestionnaires et les membres du personnel de la salle à optimiser leur travail.

Par exemple, l’Higher Eye génère des statistiques sur les voies, ce qui permet de voir quelles sont les voies préférées des grimpeurs, ou encore le temps moyen d’ascension de chaque voie, les endroits où les grimpeurs chutent le plus souvent, les zones où les grimpeurs passent le plus de temps, etc.

Mais ce n’est pas tout. L’appareil génère également des informations personnalisées pour chaque grimpeur, leur permettant de voir et télécharger l’enregistrement de leur ascension et d’optimiser leur stratégie et leurs mouvements.

Enfin, l’Higher Eye a également un fort potentiel d’utilisation pour prévenir les accidents dans les rues – aux carrefours ou dans les stations de transport public et, d’une manière générale, partout où les systèmes vidéo et d’image peuvent être exploités pour éviter les erreurs humaines.

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Stefano Ghisolfi signe la première répétition de “Move Hard” 9b !

17 Sep

Stefano Ghisolfi est devenu le premier répétiteur de l’une des voies les plus dures de Flatanger : “Move Hard”, un 9b ouvert par Adam Ondra, qui emprunte l’un des crux de “Silence”.

Il est l’heure pour Stefano Ghisolfi de rentrer en Italie, après un mois passé en Norvège pour travailler “Silence” 9c. Mais l’Italien a conclu son trip en beauté : lors de son dernier jour dans la grotte de Flatanger, il a réussi à clipper le relais de “Move Hard” 9b, devenant le premier grimpeur à le faire après Adam Ondra en 2017.

“Je savais qu’enchaîner “Silence” était un peu trop ambitieux pour ce premier trip, c’est pourquoi j’ai choisi un projet secondaire à essayer en parallèle” a expliqué Stefano. Au début, il pense à “Little Badder”, un 9a situé juste à gauche de “Silence”. Mais l’Italien avait envie de quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus ambitieux. Il opte donc pour “Move Hard”, une voie bien plus intense, qui emprunte le départ de “Move” et se termine dans le second crux de “Silence”, portant le total à 9b. “Je n’aurais jamais imaginé avoir un 9b comme projet secondaire un jour dans ma vie, mais “Silence” met tout en perspective” confie Ghisolfi.

L’été 2017, quand Adam Ondra travaillait “Silence”, il avait opté pour cette même stratégie : travailler une autre voie en parallèle de son investissement dans le 9c. C’est à ce moment là qu’il s’était projeté dans “Move Hard”, et avait signé la première ascension de cette ligne le 10 juillet 2017, deux mois avant de clipper le relais de “Silence”.

Ces derniers jours, Stefano Ghisolfi s’est donc consacré à “Move Hard”. “Et comme toujours, le dernier jour est le meilleur” a-t-il déclaré, après avoir réussi à clipper le relais de ce 9b hier, lors de son dernier jour en Norvège. Il est maintenant temps pour lui de rentrer en Italie, et de s’entraîner spécifiquement pour son projet principal, “Silence”.


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Le fondateur de Patagonia fait don de son entreprise pour la planète !

16 Sep

Le fondateur de la marque Patagonia, Yvon Chouinard, a fait don de son entreprise à deux structures qui luttent pour la protection de la planète.

“La Terre est notre unique actionnaire” a déclaré Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia. C’est dans une lettre adressée hier à ses 3600 salariés que l’Américain de 84 ans a annoncé transmettre 100 % du capital de son entreprise et de ses actions avec droit de vote à deux structures qui luttent pour la protection de la planète.

“Cela fait bientôt 50 ans que nous expérimentons autour de cette idée d’entreprise responsable et nous sommes loin d’avoir fini. Si notre but est une planète où la vie prospère, chacun d’entre nous devra prendre ses responsabilités. Nous avons pris les nôtres.” a déclaré le grimpeur et chef d’entreprise.

Ainsi, 98% des actions de l’entreprise californienne ont été transférées à Holdfast Collective, une ONG. Les 2% restants sont à destination de Patagonia Purpose Trust, une structure supervisée par l’entourage d’Yvon Chouinard, qui détient dorénavant tous les droits de vote, afin de s’assurer que la marque respecte ses valeurs. Patagonia reste donc une société à but lucratif mais dont les revenus seront entièrement distribués en faveur de la protection de l’environnement.

“Malgré les apparences, les ressources de notre planète ne sont pas infinies et il est clair que nous consommons davantage de ressources que la Terre ne peut en produire. Mais nous croyons en sa résilience et sommes convaincus de pouvoir la sauver si nous le décidons tous.” a poursuivi le fondateur de Patagonia.

Créée en 1973, l’entreprise spécialisée dans les vêtements et accessoires outdoor s’est rapidement imposée comme leader dans son secteur. Selon le New York Times, Patagonia réalise 100 millions de dollars de bénéfice chaque année, qui seront maintenant utilisés pour sauver notre planète.

Connue pour être une entreprise responsable en matière d’environnement, les efforts mis en place au quotidien par la marque étaient insuffisants selon Yvon Chouinard. “Faire de notre mieux pour combattre la crise environnementale n’est pas suffisant. Nous devions trouver une façon d’investir massivement dans la lutte contre le réchauffement climatique tout en gardant nos valeurs intactes” a-t-il expliqué.

Une des options envisagées a été de vendre Patagonia, estimée à plus de trois milliards de dollars, et de donner l’intégralité de l’argent généré par la vente à des ONG. “Mais ceci n’offrait aucune garantie sur le maintien de nos valeurs ou le maintien de nos équipes autour du monde.” déclare Chouinard. “Une autre possibilité était de rentrer en bourse. Ça aurait été une véritable catastrophe. Une fois cotées en bourse, même les entreprises ayant les meilleures intentions du monde font le choix du gain à court terme plutôt que de penser responsabilité et croissance à long terme.”

Comme aucune de ces solutions ne convenait, l’entrepreneur américain a décidé de créer sa propre option : reverser l’intégralité des bénéfices annuels de l’entreprise à une association écologique. “Les fonds seront transférés par Patagonia : tous les ans, la somme d’argent restante après avoir effectué les investissements nécessaires à la pérennité de notre entreprise sera distribuée sous forme de dividende et financera la lutte contre la crise environnementale. Nous utiliserons ainsi la richesse créée par Patagonia pour protéger notre planète” a confié Chouinard.

L’entreprise sera toujours gérée par le PDG Ryan Gellert ainsi que tous les employés de Patagonia, sous la direction du conseil d’administration, principalement composé de la famille Chouinard.

“Malgré les apparences, les ressources de notre planète ne sont pas infinies et il est clair que nous consommons davantage de ressources que la Terre ne peut en produire. Mais nous croyons en sa résilience et sommes convaincus de pouvoir la sauver si nous le décidons tous.” termine le fondateur.

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Stefano Ghisolfi répond à toutes vos questions sur “Silence” !

15 Sep

Dans la grotte de Hanshelleren à Flatanger, Stefano Ghisolfi travaille actuellement la voie la plus dure du monde : “Silence” 9c. Même si selon ses propos, il est venu sans grandes attentes, il a réalisé de gros progrès en trouvant ses propres méthodes dans la voie et en ayant déjà grimpé toutes les sections intrinsèquement.

Lors de l’une de ses journées de repos, l’Italien s’est prêté au jeu des questions/réponses, et a répondu à toutes les interrogations de ses fans concernant “Silence”, le niveau de la voie, le processus de son travail et les projets encore plus durs de la grotte.

Des progrès meilleurs que prévu

Interrogé sur ses progrès dans la voie par rapport à ses attentes, Stefano Ghisolfi répond : “Honnêtement, je ne m’attendais même pas à faire tous les mouvements lors de ce premier trip, ce que j’ai finalement réussi à faire. Donc je grimpe mieux que ce que j’espérais”.

Toutefois, il avoue être surpris par le crux de “Silence” qui n’est pas vraiment là où il imaginait : “Je pensais que la fissure dans le premier crux serait le passage le plus dur de la voie, mais en fait la séquence la plus difficile se situe juste avant”.

En effet, l’Italien a récemment trouvé sa propre méthode, qui lui permet de passer la fissure sans avoir à pivoter autour de son genou, comme l’avait fait Adam Ondra. “Je ne suis pas aussi souple que lui, je ne peux donc pas faire ce mouvement si étrange. Chaque grimpeur a son propre style, j’ai ajusté ma méthode par rapport à mes capacités et à mes qualités. Je préfère donc passer de manière plus physique, en tirant sur de petites arquées, plutôt que de me détruire le genou” explique-t-il.

Pour cela, il contourne par la droite la fissure et se sert de prises qu’Adam Ondra n’avait pas utilisées. Un passage qui est plus dur car plus physique selon le Tchèque, mais toutefois plus conventionnel.

Comparaison des méthodes entre Adam Ondra et Stefano Ghisolfi dans le crux de “Silence” :

Le crux de “Silence” encore plus dur que 8C bloc ?

Concernant la cotation intrinsèque des deux crux, qu’Adam Ondra avait respectivement coté 8C et 8B bloc, Stefano Ghisolfi apporte quelques précisions. Selon lui, le premier crux est encore plus dur que 8C bloc : “Même si je n’ai jamais enchaîné de bloc en 8C, ça me semble beaucoup plus dur, par rapport à tout ce que j’ai pu essayer”.

En revanche, pour lui, le second crux est un peu plus facile que 8B : “Ça se joue sur un mouvement, qui permet d’atteindre l’épaule”. Il explique toutefois qu’il utilise un chausson plus souple que celui qu’Adam Ondra avait utilisé, ce qui lui permet de mieux optimiser sa poussée de pied, rendant ce passage un peu plus facile.

Stefano Ghisolfi dans le second crux de “Silence”.

Une connexion en 10a avec “Silence” existe sûrement !

“La première chose que j’ai remarquée quand je suis arrivé à Flatanger, c’est que “Silence” n’est qu’une petite partie de la grotte” explique Stefano. “J’ai donc imaginé une voie dans ma tête, qui serait une connexion de toutes les voies dures de Flatanger”. 

Cette gigantesque voie (qui serait encore plus dure que le projet imaginé par Seb Bouin) consisterait à débuter dans la première longeur de “Thor’s Hammer” 9a/+, puis enchaîner par “Silence” avant d’arriver dans le crux de “Move” 9b/+ pour terminer par la deuxième longueur de “Thor’s Hammer” cotée 9a+.

Cette connexion extrême serait potentiellement plus dure que 9c+ selon Stefano Ghisolfi et pourrait valoir 10a. “Actuellement, c’est impensable de relier toutes ses voies entre elles, mais peut-être que dans 20 ans, quelqu’un enchaînera aisément “Silence” et tentera alors de connecter toutes les sections que je viens de citer. Ça sera peut-être le premier 10a de l’Histoire, mais pour l’instant, c’est dur à dire.”

D’ailleurs, concernant les limites humaines, il rajoute : “Il ne faut pas oublier que nous sommes juste au début de l’Histoire de l’escalade”. Comme le rappelle si bien Stefano, il y a trente ans, la cotation maximale était de 9a. “Certes, aujourd’hui, 9c semble être la limite mais peut-être que dans 20 ans ou même dans 10 ans, il y aura quelqu’un capable de grimper du 9c+ ou même du 10a”.

La grotte de Flatanger, temple mondial des voies extrêmes

“Silence” vaut-elle vraiment 9c ?

C’est la question que les internautes ont le plus posé à Stefano : “Silence” vaut-elle vraiment 9c ? Est-elle plus facile ? Plus dure ? Qu’en pense l’Italien, après avoir travaillé cette ligne pendant plus de trois semaines ?

Il faut dire que Stefano Ghisolfi est l’un des grimpeurs les plus légitimes dès qu’il s’agit de cotation. En effet, il compte à son carnet de croix près d’une cinquantaine de voies dans le neuvième degré, dont sept 9b et trois 9b+ (“Change”, “Perfecto Mundo” et “Bibliographie”). Il est d’ailleurs le seul grimpeur sur terre avec Adam Ondra à avoir clippé le relais de trois 9b+, ce qui en fait un prétendant sérieux au 9c.

“Pour l’instant “Silence” me semble plus dure que ces trois 9b+. Je ne peux encore pas confirmer la cotation de 9c comme je n’ai pas encore grimpé la voie, mais elle pourrait être 9c effectivement. Je dois me donner à 100% pour faire certains des mouvements. Les relier entre eux requiert de nombreuses compétences, il faut par exemple apprendre à coincer ses mains et ses pieds dans une fissure, ce qui fait de “Silence” un vrai 9c.” déclare-t-il.

Stefano Ghisoldi dans les derniers mouvements de “Silence”.

Et si Stefano avait dû choisir le nom de la voie ?

Eh bien il l’aurait appelée “Scream”, qui signifie “cri” en anglais. “Qu’on se le dise, “Silence” est un nom étrange pour une voie qui te fait crier autant” rigole Ghisolfi.

Preuve en est, il est très rare d’entendre l’Italien crier pendant qu’il grimpe. Or dans “Silence” il l’avoue, la voie est si dure qu’il ne peut s’empêcher de crier dans les mouvements les plus difficiles.

Un entraînement spécifique pour enchaîner la voie l’année prochaine ?

La fin du trip de Stefano en Norvège approche bientôt. Plus motivé que jamais, il confie qu’il s’entraînera spécifiquement pour “Silence” durant toute l’année (chose qu’il n’avait pas faite pour ce premier trip), afin de revenir sur place l’été prochain bien préparé.

“Maintenant que je connais ma méthode dans la voie, maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais pouvoir cibler des points bien précis sur lesquels m’entraîner”.


La vidéo complète de l’interview

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Alex Puccio enchaîne un 8B+…. Deux fois de suite !

15 Sep

La bloqueuse américaine s’est payé le luxe d’enchaîner non pas une fois, mais deux fois un 8B+ bloc bien physique !

Alex Puccio a enchaîné “We Can Built You”, un 8B+ bloc très physique établi par son compatriote Dave Graham, au Mont Evans dans le Colorado. Mais après avoir enchaîné les 24 mouvements et s’être rétablie au sommet, elle visionnait la vidéo de son ascension, qui ne lui convenait pas. Alors à peine quinze minutes plus tard, elle décidait de renfiler les chaussons pour repartir dans le bloc.

“Je voulais regrimper quelques sections, afin d’avoir de meilleures images pour ensuite faire une vidéo de qualité au montage.” explique-t-elle.

Elle s’est donc remise au départ, pensant filmer la première section, puis se reposer quelques minutes avant de filmer la deuxième section. Mais finalement, l’Américaine s’est surprise à enchaîner tout le bloc d’une traite ! “Je ne m’y attendais pas ! C’est drôle de voir à quel point les choses peuvent être plus faciles, quand on enlève la pression de son esprit”.

À 33 ans, Alex Puccio est considérée comme la meilleure bloqueuse de tous les temps. Elle compte l’un des carnets de croix les plus remplis de la planète grimpe avec plus de 250 blocs dans le huitième degré dont neuf 8B+ !

La vidéo de son ascension

 

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Une nouvelle compétition au format inédit se prépare !

13 Sep

Le Red Bull Dual Ascent sera la toute première compétition de grande voie artificielle par équipes, avec certains des meilleurs athlètes de la planète. L’événement aura lieu sur un barrage équipé exprès pour l’occasion, dans la région d’Ascona-Locarno en Suisse.

Du 26 au 29 octobre, seize des meilleurs grimpeurs du monde se réuniront par équipe de deux pour participer à la première compétition d’escalade en grande voie artificielle jamais organisée. Il s’agira de grimper 180 mètres de la paroi abrupte du barrage de Verzasca, situé dans la région suisse d’Ascona-Locarno.

Les grimpeurs seront répartis en huit équipes, qui s’affronteront jusqu’au sommet du barrage, où seul un binôme sera déclaré vainqueur. Deux grandes voies identiques seront tracées en parallèle et seront composées de six longueurs chacune, allant du 6c au 8b.

Pour valider chaque longueur, il faudra que l’un des deux membres de l’équipe l’enchaîne en tête et que l’autre suive en second. Les grimpeurs auront droit à un nombre illimité de chutes, mais s’ils tombent, ils devront recommencer au début de la longueur.

 

Le Red Bull Dual Ascent se déroulera sur trois jours, du 26 au 29 octobre 2022, avec tout d’abord deux jours de qualification chronométrée, les 26 et 27 octobre. Puis, les ouvreurs feront quelques modifications dans les voies, afin de réserver quelques surprises aux meilleurs grimpeurs, qui s’affronteront dans une finale en duel le 29 octobre.

Parmi les athlètes confirmés, on compte notamment la grimpeuse américaine Sasha DiGiulian et l’ex championne du monde Petra Klingler, qui a déclaré : “Le barrage de Verzasca est un endroit tellement magnifique ! Je suis tellement excitée à l’idée d’y grimper et j’espère gagner dans mon pays. Il ne fait aucun doute que ce nouveau format va apporter une compétitivité supplémentaire de notre part à tous et une toute nouvelle expérience !”

Le Brésilien Felipe Camargo, a quant à lui déclaré : “Être invité à participer parmi les premiers athlètes à se lancer dans un nouveau concept est un réel honneur. La compétition a été spécialement conçue pour innover et repousser les limites du possible. Nous espérons que cela inspirera également la communauté des grimpeurs et les nouveaux venus à relever leurs propres défis.”

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Shawn Raboutou réalise une nouvelle croix extrême !

13 Sep

Après avoir récemment annoncé son premier 9A bloc, Shawn Raboutou a une nouvelle fois frappé en répétant cette fois-ci “Insomniac” 8C+.

Shawn Raboutou, 24 ans, a répété “Insomniac”, le 8C+ ouvert par son compatriote Drew Ruana à Lincoln Lake, aux USA. Ce puissant bloc est en fait une succession de deux 8B+ entrecoupés par un bon repos, “Wheel of Wolvo” et “We Can Build You”.

Plus tôt cette année, Shawn Raboutou a réalisé la première ascension d'”Alphane”, un des rares 9A bloc au monde. Il avait gardé cette performance secrète pendant des mois et des rumeurs affirment qu’il a également enchaîné un deuxième 9A bloc, qui ne serait autre que “Megatron” dans l’Eldorado Canyon.

Les images de Shawn Raboutou dans le bloc :

 

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Shawn Raboutou confirme la rumeur et annonce enfin son premier 9A bloc !

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Coupe du Monde d’Édimbourg : Janja Garnbret de nouveau battue !

12 Sep

Pour la deuxième fois consécutive de la saison, Janja Garnbret n’est pas montée sur la première marche du podium. La faute à Ai Mori, la nouvelle terreur japonaise qui a signé un retour fracassant sur la scène internationale, déstabilisant la domination de Janja. Chez les hommes, c’est l’Américain Jesse Grupper qui s’est imposé pour la deuxième fois cette saison, en étant le seul grimpeur à enchaîner la voie, alors qu’il lui restait moins d’une demi-seconde au compteur.

Après une interruption de trois ans pour se concentrer à ses études, la Japonaise Ai Mori est revenue sur le devant de la scène en remportant la médaille d’or à Koper, en Slovénie, il y a quelques jours. De quoi surprendre Janja Garnbret, qui était jusque-là sur une impressionnante série de victoires cette année. Ce week-end à Édimbourg, Ai Mori a prouvé qu’il ne s’agissait pas seulement d’un coup de chance…

Durant toute la compétition, la jeune prodige a grimpé de manière irréprochable, ne commettant aucune erreur ! Elle a remporté tous les tours de la compétition, en enchaînant les quatre voies de la compétition : des qualifications, des demi-finales et de la finale, sans jamais tomber.

Pourtant hier soir, Janja Garnbret avait mis la pression sur la Japonaise. La Slovène, sixième finaliste à s’élancer, parvenait à enchaîner le tracé final, de quoi ravir le public. Mori savait alors qu’elle devait égaler cet effort pour remporter l’or, sachant qu’elle avait réalisé une meilleure performance que la Slovène en demi-finale, ce qui lui donnait l’avantage.

Je me sentais nerveuse avant de commencer parce que je savais que Janja avait atteint le sommet (j’avais entendu la foule en délire), ce qui signifiait que je devais faire pareil. Mais quand je grimpe, mon stress s’estompe et j’en profite.”

Ai Mori

Ainsi, la jeune Japonaise s’est élancée dans la voie en sachant qu’elle devait atteindre le top. Petit à petit, elle passe avec succès tous les mouvements délicats, et parviendra à clipper le relais de la voie alors qu’il ne lui restait plus qu’une seconde au compteur. Mission accomplie : elle venait d’enchaîner la voie à son tour, et donc de remporter sa deuxième Coupe du Monde consécutive, étant mieux classé que Janja Garnbret en demi-finale.

Une fois de plus, Ai Mori venait de priver Janja Garnbret d’une nouvelle médaille d’or ! La Slovène décrochera l’argent, devant la Coréenne Chaehyun Seo, qui était la dernière à s’élancer dans la voie de finale. En atteignant la prise 42, Chaehyun a trouvé une bonne position de repos, à plus d’une minute de la fin. Mais au moment où elle a senti qu’elle s’était suffisamment reposée, son temps était écoulé.

Les résultats de la finale féminine

La finale masculine a offert à la foule son lot de spectacle. Tout comme Ai Mori, Jesse Grupper a clippé le relais de la voie de finale alors que le gong du chrono retentissait. Et comme Ai Mori, il a remporté sa deuxième médaille d’or de la saison.

Je suis tout simplement heureux ! Après le week-end dernier à Koper où j’ai fini 32ème, je sentais que j’étais dans le creux de la vague. Mais je savais que j’avais encore cette flamme en moi, alors je me suis entraîné très dur. Je suis probablement plus en forme que j’ai été de toute la saison et c’est tellement gratifiant de sentir que je suis de retour.”

Jesse Grupper

Grupper, pourtant habitué à grimper lentement en compétition, s’est fait peur avec le chrono à Édimbourg. En qualification, il ne lui restait que six secondes. En demi-finale, il ne lui restait que trois secondes. En finale, il ne lui restait plus aucune seconde au compteur au moment de passer la corde dans le relais. Jesse Grupper venait de signer le seul et unique top de la soirée, remportant sa deuxième médaille d’or après la Coupe du Monde de Briançon.

© IFSC

Alors que Grupper était au plus bas à Koper lors de la dernière Coupe du Monde où il n’avait même pas atteint les demi-finales, Luka Potocar était définitivement au plus haut, en remportant sa toute première Coupe du Monde, devant son public. Ce week-end, le Slovène a confirmé sa bonne forme du moment, en décrochant une nouvelle médaille, d’argent cette fois-ci, en atteignant la prise 31.

Mais l’un des plus grands temps forts de la soirée a été lors de la cérémonie du podium masculine. Le public d’Édimbourg a acclamé le Britannique Toby Roberts, qui a décroché la médaille de bronze. Il y a quelques semaines à peine, il était à Dallas, aux États-Unis, où il a remporté deux médailles d’argent aux Championnats du Monde jeunes. Devant son public, il s’est battu pour décrocher sa première médaille mondiale en senior. C’est la première fois depuis 1994 qu’un Britannique monte sur le podium d’une Coupe du Monde de difficulté, de quoi ravir la foule après ces trois jours de compétition dans la capitale écossaise.

Les résultats de la finale masculine

Prochaine étape à Jakarta, en Indonésie, du 24 au 26 septembre 2022, pour une nouvelle épreuve de difficulté et de vitesse.

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Retour sur les finales de la Coupe du Monde de vitesse d’Édimbourg

11 Sep

Hier soir, la foule présente à la Coupe du Monde de vitesse d’Édimbourg, en Écosse, a été témoin d’une petite page d’histoire, puisque l’Américain Samuel Watson a remporté la toute première médaille d’or de son pays, tandis que les deux jumelles Kalucka se sont retrouvées opposées pour la première fois en finale. 

Il y a quelques semaines à peine, Samuel Watson, 16 ans, battait des records nationaux aux Championnats du Monde jeunes à Dallas avant qu’hier, il devienne le premier grimpeur américain à s’imposer sur une Coupe du Monde de vitesse !

Le jeune prodige a remporté le premier tour des finales à la régulière, battant son adversaire. Il a ensuite passé les quarts de finale grâce à un faux départ, puis a passé le cap des demi-finales grâce à la chute de son rival. Mais ce n’était pas un coup de chance, et Watson l’a prouvé en finale.

Opposé au Chinois Long Jinbao, qui sur le papier était le grand favori grâce à son palmarès, Watson a remporté ce qui semblait être une finale tendue, puisque les deux grimpeurs ont chacun commis de petites erreurs. Mais à la fin, c’est le jeune Américain de 16 ans qui s’est imposé, arrêtant le chrono en 5,97 secondes contre 6,93 pour Jinbao, qui a dû se contenter de l’argent.

© IFSC

“Je me sens incroyablement bien”, a déclaré Watson suite à sa médaille d’or. “J’ai adoré l’atmosphère, je ne pouvais pas demander mieux ici à Édimbourg. C’est une ville magnifique avec de bonnes ondes positives. La compétition, le site magnifique. J’aime tout simplement tout.”

L’Espagnol Erik Noya Cardano et l’Italien Gian Luca Zodda sont tous les deux tombés dans leurs demi-finales respectives et se sont donc affrontés en petite finale. Cette fois, ce n’est pas une chute mais un faux départ qui a été décisif, l’Italien étant parti trop tôt, offrant à l’Espagnol la médaille de bronze de cette Coupe du Monde.

Du côté de l’équipe de France, Guillaume Moro, seul représentant tricolore, ne dépasse pas le cap des huitièmes de finale. Il termine 9ème, avec un temps de 5,91 secondes.

Les résultats de la finale masculine

La finale féminine s’est réglée en famille, puisque les jumelles polonaises Kalucka se sont affrontées pour l’or.

Après avoir toutes deux franchi le cap des demi-finales, Aleksandra et Natalia se sont opposées pour décrocher la médaille d’or, dans ce qui était leur toute première confrontation en finale d’une Coupe du Monde. Lors de cet ultime duel, c’est en fait une zipette qui a départagé les deux soeurs, puisque Natalia a chuté tôt dans la voie, ce qui a permis à sa sœur Aleksandra de grimper seule jusqu’à la médaille d’or, avec un temps de 7,47 secondes. Elle venait alors de décrocher sa toute première médaille d’or mondiale.

“Je suis extrêmement heureuse”, a déclaré Aleksandra. “Je suis aussi très fière de moi et de ma sœur car c’était notre première grande finale ensemble. J’espère vraiment que nous pourrons le refaire, peut-être même à Jakarta lors du prochain événement.”

Mais alors qu’est-ce que ça fait d’affronter sa soeur en finale d’une Coupe du Monde ? “J’essaie de me concentrer sur moi-même et sur mon run, sans penser à mes adversaires”, explique Aleksandra. “J’essaie toujours de réaliser un record personnel. Je ne l’ai pas obtenu cette fois-ci, mais j’ai obtenu l’or.”

De plus, en gagnant cette compétition, Aleksandra Kalucka s’est également assurée de remporter le classement général des Coupes du Monde de vitesse 2022.

Pour sa sœur Natalia, médaillée d’argent, c’est une nouvelle étape de franchie dans sa quête de victoire mondiale. “C’était ma première finale en Coupe du Monde et j’en suis très fière. C’est difficile de courir contre sa sœur, mais je suis fière et heureuse pour nous deux”. 

© IFSC

La troisième place et la médaille de bronze est revenue à Emma Hunt. L’Américaine a réalisé une belle compétition, réalisant un record personnel en qualification avec 7,02 secondes. Elle a fait encore mieux en quart de finale avec un temps de 6,88 secondes, et encore mieux en demi-finale avec 6,84 secondes – manquant la finale pour seulement 0,01 seconde face à la future gagnante Aleksandra Kalucka.

Nos deux Françaises Aurélia Sarisson et Capucine Viglione restent aux portes des quarts de finale, en terminant respectivement 11ème et 12ème de cette Coupe du Monde.

Les résultats de la finale féminine

La suite du programme (heures françaises)

Dimanche 11 septembre :

12h00 – 14h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
19h00 – 20h00 : Finale difficulté hommes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté femmes

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Coupe du Monde d’Édimbourg : résultats des qualifications

10 Sep

Après une journée intense de qualification à Édimbourg, nous connaissons les noms des 52 grimpeurs qui poursuivront la compétition en demi-finale. Parmi eux, quatre tricolores seront au départ demain.

Six grimpeuses intouchables !

Commençons par les femmes, et soulignons la performance de six d’entre elles, qui ont réussi une entrée parfaite en enchaînant les deux voies de qualification. Ainsi, au sommet des deux tracés, on retrouve l’Italienne Laura Rogora, l’Américaine Natalia Grossman, la Japonaise Natsuki Tanii, la Coréenne Chaehyun Seo et bien sûr, la Japonaise Ai Mori et la Slovène Janja Garnbret. Toutes deux s’étaient lancées dans un duel palpitant le week-end dernier à Koper. En terre slovène, la jeune Ai Mori, qui signait son retour sur la scène internationale après trois ans d’arrêt, avait réussi l’impossible : détrôner la championne et encore invaincue cette saison, Janja Garnbret. Les deux voies de qualification n’auront pas réussi à les départager aujourd’hui et tout reste encore possible demain en demi-finale.

© Ai Mori poursuit sur sa lancée en décrochant la première place des qualifications © IFSC

Du côté de nos Françaises, Manon Hily se hisse dans le top 10, en chutant tout au sommet de ses deux voies de qualification. Fanny Gibert, qui enfilait son baudrier pour la première fois de la saison en compétition, signe une très belle performance pour son premier rendez-vous en difficulté. Elle se bat dans ses deux voies ce qui lui permet d’atteindre les deux tiers des deux tracés de la journée, de quoi décrocher la 16ème place et son billet pour les demi-finales.
Nous ne sommes pas passés loin du sans faute tricolore, puisqu’Oriane Bertone, troisième et dernière Française au départ de cette Coupe du Monde, loupe de peu le top 26. Un mouvement de plus dans la première voie de qualification aurait pu lui permettre de passer de la 28ème à la 25ème place.

Un duo japonais au sommet chez les hommes

Chez les hommes, le Japon a une nouvelle fois brillé, en décrochant les deux premières places des qualifications. En tête de course, on retrouve Taisei Homma, actuel leader du classement général des Coupes du Monde 2022. Il sera l’un des rares grimpeurs à signer un top dans la voie 2 et réalisera la meilleure prestation dans le premier tracé, chutant juste sous la prise finale. Derrière lui, on retrouve son compatriote Ao Yurikusa, qui terminait 4ème le week-end à Koper. Le jeune Japonais de 19 ans est bien décidé à prendre sa revanche et à monter sur le podium ce week-end en Écosse. Les deux Américains Jesse Grupper et Colin Duffy rentrent aussi dans le top 5, séparé par le champion olympique Alberto Ginés López.

Les Japonais ont de nouveau fait parler d’eux lors des qualifications de cette Coupe du Monde de difficulté © IFSC

Nos deux Français présents au départ de cette Coupe du Monde passent tous deux en demi-finale. Jules Marchaland, 15ème, signe une très grosse performance dans la voie 2, chutant juste sous le top, puis tombe à mi-voie dans le premier tracé. Arsène Duval disputera sa deuxième demi-finale de la saison demain, après s’être classé 20ème des qualifications aujourd’hui.

Les 26 femmes qualifiées en demi-finale

Les 26 hommes qualifiés en demi-finale

La suite du programme (heures françaises)

Samedi 10 septembre : 

20h00 – 21h00 : Finales vitesse hommes et femmes

Dimanche 11 septembre :

12h00 – 14h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
19h00 – 20h00 : Finale difficulté hommes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté femmes

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La Coupe du Monde d’Édimbourg maintenue ce week-end !

09 Sep

La fédération internationale vient de confirmer que la Coupe du Monde d’escalade d’Édimbourg se déroulera comme prévu ce week-end. Une décision qui fait suite aux directives reçues de la part du gouvernement anglais, concernant les restrictions d’événements au Royaume-Uni, suite à la triste nouvelle du décès de Sa Majesté la Reine.

Toutefois, pendant l’événement, la fédération anglaise observera un black-out médiatique. Ainsi, les communications à l’égard de cette compétition seront réduites par respect en ce moment particulier pour la nation.

Une nouvelle étape de Coupe du Monde débute donc ce week-end, avec au programme une épreuve de difficulté et de vitesse.

La capitale écossaise accueillera près de 200 athlètes (97 hommes, 92 femmes), en remplacement de l’événement initialement prévu à Wujiang, en Chine.

Plus de 24 athlètes britanniques endosseront les couleurs de leur pays, dans un contexte particulier. Parmi eux, citons Hamish McArthur, médaillé de bronze aux Championnats du Monde de difficulté 2021, Toby Roberts, qui a remporté deux médailles d’argent aux récents Championnats du Monde jeunes à Dallas, aux États-Unis, et le grimpeur de vitesse Rafe Stokes, qui a battu le record national lors du même événement en 5,93 secondes.

Après avoir remporté une victoire à Koper, en Slovénie, la semaine dernière, la Japonaise Ai Mori a mis fin à la série de victoires de la championne olympique Janja Garnbret. Toutes deux seront présentes au départ à Édimbourg pour une grande revanche qui s’annonce étincelante !

Chez les hommes, Luka Potacar a remporté sa première médaille d’or en Coupe du Monde devant son public en Slovénie la semaine dernière. Il cherchera à poursuivre sur cette lancée et à confirmer sa bonne forme du moment. Le Suisse Sascha Lehmann, médaillé d’argent le week-end dernier, espère égaler ou même améliorer sa performance. Il sera rejoint par le champion olympique et médaillé de bronze européen Alberto Ginés López, présent sur la liste de départ.

Du côté de l’équipe de France, voici la composition :

Difficulté Vitesse
Femmes Femmes
Fanny Gibert Capucine Viglione
Oriane Bertone Aurélia Sarisson
Salomé Romain
Manon Hily
Hélène Janicot
Hommes Hommes
Arsène Duval Guillaume Moro
Paul Jenft
Sam Avezou
Jules Marchaland
Micka Mawem

Le programme (heures françaises)

Vendredi 9 septembre : 

16h00 – 17h30 : Qualifications vitesse hommes et femmes

Samedi 10 septembre : 

10h00 – 18h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finales vitesse hommes et femmes

Dimanche 11 septembre :

12h00 – 14h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
19h00 – 20h00 : Finale difficulté hommes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté femmes

Live

Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 9 au 11 septembre) : Édimbourg (Grande Bretagne) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 24 au 26 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 20 octobre au 22 octobre) : Morioka (Japon) – combiné
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À 12 ans, le français Théo Blass devient le plus jeune de l’Histoire à enchaîner un 9a !

09 Sep

Il n’a que 12 ans, il est Français et vient de devenir le plus jeune grimpeur de l’Histoire de l’escalade à enchaîner un 9a ! Son nom : Théo Blass.

Ce nom ne vous est pas inconnu ? C’est normal, Théo Blass fait régulièrement la une de notre magazine. À 9 ans, il grimpait déjà dans le 8b en falaise. À 10 ans, il passait un cap en devenant le plus jeune grimpeur à clipper le relais d’un 8c avec « Souvenirs du Pic » à Saint Guilhem le Desert. Après avoir enchaîné trois autres voies du même niveau, il soufflait une nouvelle bougie et fêtait une nouvelle croix : “Guerre d’Usure”, son premier 8c+, à tout juste 12 ans.

“J’aimerais bien être le plus jeune grimpeur à faire un 9a” avait alors déclaré Théo. Quelques mois plus tard, c’est chose faite ! Le prodige français vient de devenir le plus jeune grimpeur de l’Histoire à enchaîner un 9a, “plus jeune qu’Adam Ondra” sourit-il, en pensant au Tchèque qui avait clippé le relais de sa première voie dans le neuf à 13 ans.

Cet exploit, Théo l’a réalisé dans “Trip Tik Tonik” aux Gorges du Loup. Cette voie d’une trentaine de mètres a la particularité d’être très technique, avec des placements de pieds délicats et de nombreux coincements de genoux. À l’origine elle possédait deux réglettes en sika et était cotée 8c+. Mais ces prises ont été cassées, ce qui a rendu la voie entièrement naturelle et réévaluée à 9a.

Alizée, la petite soeur de Théo a pris des photos de son frère, juste avant qu’elle enchaîne son premier 8a, le même jour !

L’an dernier, Théo était déjà allé travailler “Trip Tik Tonik” et n’était pas loin de l’enchaîner. Il lui manquait simplement quelques centimètres pour pouvoir réaliser tous les mouvements. Ainsi, il est retourné dans la voie cette année, après avoir grandi, mesurant aujourd’hui 1m46. En ajoutant à ces nouveaux centimètres quelques micro-calages supplémentaires (des talons, coincements de genoux, et autres petits déplacements de pieds), il a réussi à faire tous les mouvements rapidement.

Lors de sa cinquième séance dans la voie, après avoir passé les principaux crux, il chutera dans la dernière partie plus facile, qu’il n’avait pas assez repérée. Puis, quelques essais plus tard, il tombera à deux mètres seulement du relais, surpris par les derniers mouvements pourtant très faciles qu’il n’avait pas essayés à cause d’un effrayant nid de frelons.

Bien déterminé à en venir à bout, son essai suivant sera le bon ! Ainsi, à 12 ans et neuf mois, il clippera le relais de son premier 9a, devenant le plus jeune grimpeur à entrer dans le neuvième degré. Il détrône ainsi l’Italien Gianluca Vighetti, qui avait deux mois de plus que Théo quand il avait enchaîné son premier 9a.

L’histoire aurait pu s’arrêter à… Mais ce n’est pas tout ! Le même jour, la petite sœur de Théo, Alizée, 9 ans, en a profité pour enchaîner son premier 8a, atteignant le sommet de “Déversé”. La famille Blass n’a pas fini d’écrire l’Histoire ! “J’aimerais bien battre Adam Ondra et faire un 9c+.” avait déclaré Théo il y a quelques années. En attendant, il compte s’attaquer à “Eagle-4” 9b à Saint-Léger-du-Ventoux.


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On sait enfin quelle voie travaillent Jakob Schubert et Adam Ondra à Flatanger !

07 Sep

Stefano Ghisolfi, Adam Ondra et Jakob Schubert sont actuellement réunis dans la grotte de Flatanger, en Norvège. Si l’Italien a clairement affiché ses objectifs (travailler “Silence”, le premier 9c de l’Histoire), le mystère restait entier concernant les intentions du Tchèque et de l’Autrichien. Mais l’on sait maintenant la voie extrême qu’ils projettent !

Une fois les Championnats d’Europe de Munich terminés, trois des plus forts grimpeurs du monde se sont retrouvés en Norvège, dans la grotte de Flatanger. La grande question que tout le monde se pose est : “Quelles voies vont-ils essayer ?!”

Pour Stefano Ghisolfi, la réponse est simple. L’Italien annonçait au milieu de l’été se rendre en Norvège pour travailler “Silence”, le premier 9c de la planète libéré en 2017 par Adam Ondra. Pour l’instant, cette voie n’a encore jamais été répétée, et c’est d’ailleurs la première fois qu’un grimpeur décide de se projeter sérieusement dans cette voie.

En revanche, le mystère restait entier concernant les objectifs d’Adam Ondra et Jakob Schubert, qui n’étaient plus retournés à Flatanger depuis plus de cinq ans. D’autant plus que le Tchèque a déjà écumé la plupart des voies dures de la grotte, signant la première ascension de 99% d’entre elles.

Mais l’Autrichien vient maintenant de lever le voile sur leur projet :

Mon objectif principal de ce voyage est d’essayer l’un des derniers grands projets de la grotte. Adam Ondra, qui a ouvert cette voie il y a plusieurs années, m’en a parlé et m’a rapidement convaincu de l’essayer avec lui. C’est définitivement l’une des King Lines de Flatanger, ce qui explique probablement pourquoi Adam lui a donné le nom de “Project Big”.”

Jakob Schubert

D’après nos informations, Adam Ondra a également décidé de jeter son dévolu sur cette voie, aux côtés de Jakob Schubert.

“Project Big”, encore plus dure que “Silence” ?

“Project Big”… Ce nom vous dit quelque chose ? C’est normal ! En 2016, quand Adam Ondra travaillait “Silence” (qu’il nommait à l’époque “Project Hard”), il nous dévoilait également un autre projet d’envergure situé dans la grotte, répondant au nom de “Project Big”.

À l’époque, le Tchèque avait d’ailleurs dû faire un choix : se focaliser sur “Project Hard” ou “Project Big” ? “« Project Big » me semble plus intimidant.” avait-il déclaré à l’époque. C’est pourquoi, il avait opté de travailler son autre projet, avec succès, puisque l’année suivante il clippera le relais de “Silence”.

De ce que l’on sait, “Project Big” débute par un 7a, puis devient très dur rapidement. La voie comporte plusieurs mouvements de bloc empilés les uns après les autres, tous très difficiles. D’après Ondra, “Project Big” est le Graal de Flatanger : “”Project Big” qui est LA ligne de la grotte et mon rêve d’une vie. Mais ça va prendre quelques saisons… On verra.” avait-il déclaré l’été 2016.

Pour le moment, la cotation de “Project Big” reste floue. Pour sûr, elle sera au moins équivalente à “Silence”, et pourrait valoir plus, étant donné l’extrême difficulté de tous les mouvements de bloc qui la composent.

Entre les essais d’Adam Ondra et de Jakob Schubert, nous devrions avoir des nouvelles très prochainement !


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Janja Garnbret réagit avec émotion après la Coupe du Monde de Koper

07 Sep

Samedi soir, lors des finales de la Coupe du Monde de Koper, en Slovénie, Janja Garnbret s’est avouée vaincue. Pour la première fois de la saison, et pour la première fois depuis le 22 août 2022, date à laquelle elle avait terminé deuxième de la Coupe du Monde de Briançon.

Depuis cette date, la Slovène de 23 ans a remporté toutes les compétitions auxquelles elle a participé, notamment en difficulté. Première de toutes les Coupes du Monde de difficulté, première des Jeux Olympiques, première des Championnats d’Europe de bloc, de difficulté et du combiné, première de la seule Coupe du Monde de bloc à laquelle elle a participé cette saison. Bref, les médailles d’or se sont accumulées pour Janja Garnbret ces deux dernières années. Si bien qu’elle nous avouait il y a quelques jours devoir changer d’étagère afin de collectionner tous ses trophées : « Une de mes étagères s’est cassée il n’y a pas longtemps. Les médailles et coupes qu’elle contenait étaient trop lourdes. Quand je regarde mon armoire et mes médailles, je me dis ‘Wouah, mais quand est-ce que tout cela est arrivé ?’ parce que le temps passe vite quand je suis en compétition et parfois il faut prendre le temps de s’arrêter pour réaliser ce que vous avez accompli, parce que c’est incroyable. »


Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pleuré après une compétition, mais cette fois-ci, j’ai pleuré. La déception était réelle samedi soir.”

Janja Garnbret


Mais parmi toutes les compétitions, Janja Garnbret attendait la Coupe du Monde de Koper avec impatience. Car il s’agissait de la seule Coupe du Monde dans son pays natal, qui plus est, sur l’impressionnant mur extérieur bâti récemment. Parmi les 2 millions d’habitants que compte ce pays, plusieurs milliers s’étaient donné rendez-vous ce week-end pour applaudir et pousser leur championne. Excitée à l’idée de grimper devant cette foule, l’enfant du pays restait tout de même prudente : “J’ai hâte, mais je dois admettre que le fait de concourir à domicile ajoute parfois une pression supplémentaire” avouait-elle, la veille du départ.

Est-ce cette pression supplémentaire qui a chamboulé ces habitudes ? Dès les qualifications, Janja fait face à une grande rivale, la Japonaise Ai Mori, qui n’était pas revenue sur le circuit international depuis 2019, afin de se consacrer à ses études. Elle remportait le tour de qualification devant Janja Garnbret. Mais cette dernière reprenait l’avantage en demi-finale, en étant la seule à topper la voie. Toutefois en finale, les compétitrices allaient se frotter à une voie très dure, l’une des plus intenses physiquement jamais proposées sur le circuit mondial. À ce jeu, la Japonaise de 18 ans réalise un coup de maître en atteignant la prise 30+, ce qui s’avérera être une prise trop difficile à atteindre pour Janja Garnbret, qui se contentera d’un 27+.

Pour la première fois depuis très longtemps, la championne slovène était battue, à la régulière. Devant son public. La déception se lisait sur son visage. Attendue au plus haut niveau devant son public, “celle qui ne tombe jamais”, comme la surnomme les ouvreurs, s’avouait vaincue.

Quelques jours après ces finales, Janja Garnbret a tenu à s’exprimer sur ses sentiments :

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pleuré après une compétition, mais cette fois-ci, j’ai pleuré. La déception était réelle samedi soir. Après avoir montré mon meilleur en demi-finale, je n’ai pas répondu à mes propres attentes en finale.

Le fait d’avoir tant de spectateurs ici, sur la première Coupe du Monde à Koper en Slovénie, a d’abord amplifié ce sentiment de ne pas avoir atteint ce pour quoi ils étaient venus. Mais quelques jours se sont écoulés et m’ont permis de retrouver un esprit clair.

Après 8 victoires consécutives cette saison, j’ai terminé à la deuxième place cette fois. L’événement était génial, les voies étaient dures (juste comme je les aime) et la foule était incroyable. La vie est belle ! 🤍

Un grand coup de chapeau à mon coéquipier Luka Potocar et à Ai Mori pour leurs premières victoires au niveau mondial 🔥.

P.S : Merci à tous pour vos gentils messages ❤️”

Janja Garnbret


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Replay : revivez la Coupe du Monde d’escalade de Koper !

06 Sep

Les replays de la Coupe du Monde de Koper sont maintenant disponibles ! Grâce à la vidéo des demi-finales, revivez par exemple la qualification d’Hélène Janicot en finale. On vous conseille également de visionnez la voie de finale féminine, qui n’est autre que l’une des voies les plus physiques jamais tracées en Coupe du Monde !

Voici ci-dessous les replays des phases finales la Coupe du Monde de difficulté de Koper :

Cliquez sur les images pour accéder aux replays. (Il faut maintenant vous inscrire sur la plateforme de l’Olympic Channel afin de pouvoir lire les vidéos. Mais le service reste toujours gratuit).

Finales 

Demi-finales 

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Enchaîner un 8C bloc en moins d’1h30 ? Oui c’est possible !

05 Sep

Simon Lorenzi s’est lancé un défi fou : enchaîner un 8C bloc en moins d’une journée. Le résultat a dépassé ses espérances, puisqu’il a réalisé ce challenge en seulement… 1h30 ! Récit de cet exploit.

Sur la route de Magic Wood, Simon Lorenzi décidait de faire un arrêt à Fionnay, en Suisse, un site de bloc qu’il souhaitait voir  depuis longtemps. Soudain, une idée folle lui traversait l’esprit : tenter de réaliser le 8C « Foundation Edge » en moins d’une journée. “C’est un style qui avait l’air de particulièrement bien me convenir, alors je me suis dit que ce serait un bon challenge” commente-t-il.

« Foundation Edge » est un 8C bloc, ouvert en 2013 par l’Américain Dave Graham. Une ligne très physique, aussi exigeante qu’impressionnante. “Le bloc est si imposant que ça donne énormément d’ampleur à la ligne et ça permet d’avoir une vraie sortie, ce qui ajoute un vrai cachet à ce secteur” décrit-il.

Composée d’une multitude d’arquées situées en plein dévers, « Foundation Edge » requiert une grande maîtrise technique, puisqu’il est nécessaire d’effectuer plus d’une trentaine de déplacements de pieds ! “Il y a beaucoup de changements de pieds et des petits tricks à trouver à ce niveau-là et c’est vraiment chouette. Cela dit, les prises étant assez crochetantes ça permet de bien compenser en ayant la marge physique donc il y a moyen de bourriner quand-même !” explique Simon.

Le Belge, qui n’avait encore jamais essayé ce bloc, s’était donc fixé comme objectif de se rétablir au sommet avant la fin de la journée. Un défi qui semblait ambitieux quand on sait qu’il a déjà fallu plusieurs voyages à de forts grimpeurs pour cocher cette ligne. Toutefois, il faut croire que ce challenge n’était pas si ambitieux face à la grande forme du Belge, puisqu’il ne lui faudra qu’une heure et demie pour se rétablir au sommet du bloc !

“Entre le brossage, l’échauffement, et le moment où je me suis retrouvé au sommet du bloc, il ne s’est écoulé qu’1h30 environ” déclare Simon. En effet, il se surprendra lui-même à réaliser ce monstrueux passage en seulement trois essais.

Il raconte : “J’ai commencé par m’échauffer en essayant les mouvs petit à petit, puis j’ai fait les deux sections principales rapidement en fin d’échauffement. L’Italien Simone Tentori essayait le bloc aussi donc ça m’a bien aidé pour avoir quelques petites méthodes. Après avoir tout calé et m’être reposé j’étais donc prêt à mettre mon premier essai”. 

Un premier essai qui n’allait pas s’avérer très fructueux pour Lorenzi, qui zippait de la main gauche sur la prise de départ. Il était de retour au sol plus vite que prévu. Mais quelques secondes plus tard à peine, il s’élançait pour un deuxième essai, espérant cette fois grimper un peu plus. “Cette fois, j’ai passé les premiers mouvs durs, mais je n’étais pas assez calé dans l’une des positions, alors je me suis juste lâché, sachant que ça ne marcherait pas comme ça.” analyse-t-il.

Après avoir fait le dernier petit calage qui lui manquait et s’être reposé quelques minutes, Simon était prêt pour un troisième essai. Cette fois, tous les mouvements s’empilaient un à un et il parvenait à avancer sans commettre d’erreur. “Je n’étais pas des plus propre, mais en forçant bien, j’ai réussi à avaler toute la partie dure.” Si bien que Simon se retrouvait à la sortie du bloc, qu’il n’avait même pas repérée, pensant qu’elle serait facile, bien qu’un peu engagée. “Eh bien, heureusement que l’Italien était là pour me téléguider car j’étais fatigué d’avoir tellement forcé et les prises étaient moins bonnes que ce que je pensais. Après un petit ramping un peu effrayant, je me suis rétabli en haut du bloc, heureux d’avoir été aussi efficace et de ne pas être bêtement tombé dans la sortie.” sourit-il.

Trois essais et moins d’une heure trente. C’est ce qu’il aura fallu à Simon Lorenzi pour enchaîner ce qui était l’un des blocs les plus durs du monde il y a quelques années encore. “C’est la première fois que je réalise aussi vite un bloc de ce niveau” confie-t-il.

Alors forcément, la question sur la cotation se pose. Est-ce un bloc qui convient parfaitement au style du Belge, ou bien la cotation pourrait être revue à la baisse ? “Pour être honnête, je ne sais pas. La cotation est toujours très subjective ! 😌”

Quoi qu’il en soit, Simon Lorenzi compte bien revenir à Fionnay, cette fois pour y passer un peu plus que 90 minutes. “Ça a vraiment été une bonne découverte ce site de Fionnay. De la belle escalade avec de chouettes prises et de beaux mouvements. Je reviendrai pour faire les autres lignes de ce bloc c’est certain !” termine-t-il.

La vidéo de son ascension :

 

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Simon Lorenzi est allé essayer “Alphane” le nouveau 9A bloc et nous en parle !

 

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Coupe du Monde de Koper : des finales qui chamboulent tout !

04 Sep

Un long silence s’est installé. C’est comme si le temps venait de s’arrêter. Au vu de l’énorme mutisme du public, Janja Garnbret le devinait : pour la première fois de la saison, elle venait de se faire détrôner. Hier soir, lors de la toute première Coupe du Monde de Koper, en Slovénie, la médaille d’or lui filait entre les doigts, devant des milliers de spectateurs passionnés.

Retour sur les finales de la Coupe du Monde de Koper.


La soirée a pourtant débuté de la meilleure façon possible, puisque le grimpeur slovène Luka Potocar, âgé de seulement 20 ans, a remporté la première médaille d’or de sa carrière, à domicile. Il sera l’un des rares grimpeurs à réussir le jeté à deux mains, qui sera fatal à Ao Yurikusa, Alberto Ginés López ou encore Taisei Homma, qui était pourtant l’un des grands favoris à la victoire.

Le crux de la voie : ce jeté en compression, qui sera fatal à quelques-uns des finalistes © IFSC

Porté par son public, Potocar se bat et parvient à avancer encore quelques mouvements après ce fameux jeté, jusqu’à tomber à bout de forces à quelques mètres du sommet. Il égalisera la performance du Suisse Sascha Lehmann, qui avait atteint la prise 30 quelques minutes avant lui. Les deux protagosistes à la médaille d’or seront donc départagés suite aux résultats des demi-finales, à l’avantage du Slovène.

La foule était juste INCROYABLE ! J’avoue que j’étais un peu nerveux avant de me lancer dans la voie en entendant tout ce public au pied du mur. Mais ça a été un énorme soutien une fois que j’étais dans la voie. D’ailleurs, chapeau bas aux ouvreurs, la voie était vraiment super, j’ai adoré.

Je ne pouvais pas rêver mieux : remporter ma première Coupe du Monde ici, en Slovénie, c’est incroyable !”

Luka Potocar

Le podium a été complété par l’Allemand Yannick Flohé qui a ajouté une médaille de bronze à son palmarès, après avoir déjà gagné l’or en Italie, lors de la Coupe du Monde de Brixen plus tôt cette saison.

Quoi de mieux que remporter sa première médaille d’or à domicile ? © IFSC

Mais ce qui avait commencé comme étant une grande soirée pour la Slovénie ne s’est pas transformé en une soirée mémorable.

Tout d’abord, notre Française Hélène Janicot, qui était la seule représente tricolore en finale, tombe prématurément dans la voie. Première compétitrice à s’élancer dans ce tracé très spécial, elle s’emmêle les doigts dans la dégaine au moment d’aller chercher une inversée, ce qui la propulse dans les airs.

Ensuite, c’est l’hécatombe ! Toutes les grimpeuses suivantes tombent sans même réussir à dépasser la mi-voie. Il faut dire que les ouvreurs avaient fait le choix de proposer une séquence de 15 mouvements très bloc, sans aucune possibilité de repos. Des prises imposantes, de grosses compressions, des mouvements ultra physiques en no-foot, bref, un passage d’une rare intensité proposé dans une voie de difficulté. Si bien que Mia Krampl, Jessica Pilz, Chaehyun Seo, Brooke Raboutou et même Natalia Grossman se font piéger dans ce passage.

Toutefois, l’arrivée de la Japonaise Ai Mori allait marquer un tournant dans cette finale, et plus globalement dans cette saison 2022. La jeune femme de 18 ans, originaire d’Ibaraki, au Japon, signait son grand retour sur le devant de la scène après une interruption de trois ans, qu’elle s’est imposée pour se concentrer sur ses études universitaires. Première des qualifications puis deuxième de la demi-finale, elle réalisera un run d’anthologie en finale, signant l’un des combats les plus mémorables de l’année. Elle parvient à dépasser le passage ultra physique, broie les petites arquées suivantes, lutte contre la gravité encore quelques instants, avant de chuter, à bout de souffle, aux deux tiers de la voie.

Ai Mori attaque le passage physique de la voie © IFSC

Ayant remporté les demi-finales avec succès, Janja Garnbret était la dernière compétitrice à s’élancer dans ce tracé si exigeant. Elle qui avait réclamé aux ouvreurs des voies plus dures un peu plus tôt cette saison allait être servie. Très vite, elle prend conscience de l’intensité extrême de la voie. Elle réussit toutefois à maîtriser les premiers mouvements avec succès, dépassant la plupart des autres finalistes, mais elle se retrouve ensuite en difficulté sur les petites arquées. Pour l’une des premières fois de la saison, Janja Garnbret était dans sa zone rouge ! Quelques secondes plus tard, elle se faisait renvoyer au tapis par la voie.

Un long silence s’installait alors. C’est comme si le temps venait de s’arrêter. Au vu de l’énorme mutisme du public, Janja Garnbret le devinait : pour la première fois de la saison, elle venait de se faire détrôner, en chutant trois mouvements plus bas que la Japonaise Ai Mori, qui remporte donc cette Coupe du Monde.

Le sourire, déçu, de Janja Garnbret pour son public © IFSC

Janja Garnbret avait pour objectif de tout gagner cette saison. Après une victoire à Innsbruck, puis Villars, Chamonix et Briançon, elle était en train d’accomplir l’exploit. Mais cette soirée nous aura rappelé que la Slovène, bien que très forte, reste une humaine comme tout le monde. Est-ce la pression de grimper devant son public qui l’a fait chuter ? Quoi qu’il en soit, la suite de la saison s’annonce palpitant !

Rendez-vous dans une semaine à Edimbourg pour la grande revanche !

Les résultats de la finale homme

Les résultats de la finale femme

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Trois Français en demi-finale de la Coupe du Monde de Koper !

02 Sep

Les qualifications de la Coupe du Monde de Koper se sont achevées et quatre grimpeurs tricolores ont réussi à décrocher leur place pour les demi-finales !

Domination japonaise !

Faut-il encore s’en étonner ? Le Japon a trusté les premières places des qualifications chez les hommes et chez les femmes !

Ao Yurikusa a remporté ce premier tour qualificatif, en réalisant le seul top dans la voie 1 et en atteignant la prise 33+ sur la voie numéro 2. En deuxième position, on retrouve le Suisse Sascha Lehmann, qui sera le seul à enchaîner le second tracé. L’Espagnol Alberto Ginés López et l’Allemand Alex Megos suivent en troisièmes et quatrièmes positions, devant deux autres Japonais, Taisei Homma et Yoshiyuki Ogata.

D’ailleurs, l’Américain Colin Duffy et le Tchèque Adam Ondra n’ayant pas participé à cette compétition, le seul athlète ayant une chance de remporter sa deuxième médaille d’or de la saison est le Japonais Taisei Homma, qui s’était déjà imposé à Villars.

Le Japonais Ao Yurikusa s’empare de la tête du classement © IFSC

Chez les femmes, Janja Garnbret aura été détrônée par la Japonaise Ai Mori. 6ème du classement mondial, elle n’avait plus participé aux compétitions internationales depuis le Tournoi de Qualification Olympique de Toulouse en 2019. La voici de retour sur le devant de la scène, plus en forme que jamais ! Elle sera la seule à enchaîner la voie 1 et tombera juste sous le top de la voie 2.

La favorite locale, Janja Garnbret, qui a remporté les quatre précédentes étapes de Coupe du Monde à Innsbruck, Villars, Chamonix et Briançon, a pris la deuxième place. Elle est tombée au sommet de la voie 1, mais a assuré dans le second tracé, signant le seul top dans la voie.

Un retour à la compétition réussi pour Ai Mori © IFSC

Quatre Français poursuivent la compétition

Du côté de l’équipe de France, ils sont quatre à s’être classés dans le top 26, décrochant ainsi leur place en finale. La meilleure performance tricolore de la journée nous vient de Manon Hily, récemment médaillée de bronze aux Championnats d’Europe de Munich. Elle passe tout proche du top de la voie 1, et chutera dans les derniers mouvements de la voie, de quoi prendre la 4ème place du classement. Elle devance Hélène Janicot, 11ème, qui tenta  de se qualifier ce soir pour sa première finale de la saison. Camille Pouget 21ème, bien que qualifiée pour la demie déclare forfait suite à une blessure… plus d’infos prochainement.

Chez les hommes, seul un Français fera partie des 26 meilleurs, Jules Marchaland. Lui qui participe à la deuxième Coupe du Monde seulement de sa carrière, fait forte impression en prenant la 12ème place du classement. Diego Fourbet et Arsène Duval, les deux autres grimpeurs français engagés dans cette compétition, passent à côté de leur qualification, terminant 45ème et 56ème.

Le top 26 femmes

Le top 26 hommes

La suite du programme

Vendredi 2 septembre : 

20h00 – 22h30 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 3 septembre : 

20h00 – 21h00 : Finales hommes
21h00 – 22h00 : Finales femmes


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Une nouvelle Coupe du Monde débute aujourd’hui !

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Une nouvelle Coupe du Monde débute aujourd’hui !

02 Sep

Du 2 au 3 septembre 2022, la ville de Koper, en Slovénie, accueille une nouvelle Coupe du Monde de difficulté. Une étape un peu spéciale, quelques jours seulement après le Championnat d’Europe de Munich. Voici les infos.

Direction Koper, petit village portuaire situé sur la côte adriatique, pour la cinquième Coupe du Monde de difficulté de la saison. Alors que jusqu’à présent les Coupes du Monde slovènes se déroulaient à Kranj, sur l’un des plus vieux murs du pays, cette année, les organisateurs ont décidé d’élire domicile sur l’impressionnant mur extérieur de Koper.

Mais comme il s’agit de la première compétition après le Championnat d’Europe de Munich (qui était l’objectif numéro 1 de la saison pour la plupart des athlètes), nombreux sont ceux à faire l’impasse sur cette compétition. À l’image d’Adam Ondra, Stefano Ghisolfi et Jakob Schubert, qui se sont envolés pour Flatanger, préférant grimper en extérieur et faire une pause avec la résine.

Du côté de l’équipe de France, le constat est le même. Après les éprouvantes épreuves allemandes, la plupart des grimpeurs ont préféré se reposer. C’est donc un comité français réduit qui se retrouve en Slovénie (voir composition ci-dessous).

En revanche, quelques favoris ont tout de même fait le déplacement, comme Alberto Gines Lopez, Hamish McArthur, Yannick Flohe, Alex Megos ou Sascha Lehmann. Chez les femmes, on retrouvera les fortes Américaines Natalia Grossman et Brooke Raboutou, Chaehyun Seo ou encore l’Allemande Hannah Meul. Sans oublier Janja Garnbret, qui concoure à domicile et qui ne louperait cette étape pour rien au monde !

Je dois admettre que le fait de grimper à domicile ajoute parfois une pression supplémentaire, mais je suis tout de même très impatiente de participer à cette prochaine étape de la saison et d’entendre le public soutenir toute l’équipe slovène🔥”

Janja Garnbret

La composition de l’équipe de  France

Femmes : 

  • Hélène Janicot
  • Manon Hilly
  • Camille Pouget

Hommes :  

  • Arsène Duval
  • Diego Fourbet
  • Jules Marchaland

Le programme

Vendredi 2 septembre : 

09h00 – 14h00 : Qualifications hommes et femmes
20h00 – 22h30 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 3 septembre : 

20h00 – 21h00 : Finales hommes
21h00 – 22h00 : Finales femmes

Live

Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 9 au 11 septembre) : Édimbourg (Grande Bretagne) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 24 au 26 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 20 octobre au 22 octobre) : Morioka (Japon) – combiné
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De l’or et de l’argent pour nos jeunes Français aux Championnats du Monde de Dallas !

01 Sep

Après plus de dix jours de compétition, les Championnats du Monde jeunes 2022 se sont achevés en beauté par deux nouvelles médailles françaises : Max Bertone a décroché le titre de Champion du Monde minime, tandis que Meije Lerondel se voit décorée d’argent chez les minimes également.

Le cri d’or de Max Bertone !

Chez les garçons, le dernier grimpeur à s’élancer sur le mur n’était autre que Max Bertone, le petit frère d’Oriane. Après avoir dominé d’une main de maître les demi-finales en étant l’un des deux seuls grimpeurs à enchaîner le tracé, il était l’un des grands favoris au titre mondial. Pourtant, le jeune Réunionnais ne s’attendait pas à un tel résultat : “Je suis vraiment fier de moi, car j’ai eu beaucoup de mal à grimper en demi-finale, je ne me sentais pas prêt à me battre”, confiait-il.

En finale, Max semble avoir réussi à activer le mode guerrier. Alors que la voie avait fait chuter tous les grimpeurs avant lui, notre Français parvient à dépasser toutes les difficultés, jusqu’à atteindre la dernière prise. Face à une telle prouesse, le public explose de joie, quelques secondes avant que Max exulte à son tour, comprenant qu’il venait de gagner. En clippant le relais de la voie, il venait en effet de remporter le titre de Champion du Monde de difficulté !

“Je savais que j’avais fait quelque chose de bien parce que lorsque j’ai touché la dernière prise, la foule entière a crié super fort, et je me suis dit que j’avais de grandes chances d’être Champion du Monde. Alors, quand j’ai fait ce dernier mouvement, j’ai crié à mon tour, c’était une telle libération de toute la pression accumulée.” a-t-il déclaré, la médaille d’or autour du cou.

Malgré son jeune âge, Max Bertone, 15 ans, a déjà participé à plus d’une dizaine de compétitions internationales. Il est monté sur son premier podium cette saison, lors des Championnats d’Europe de difficulté qui avaient lieu le 10 juillet, où il avait décroché le bronze. Max termine l’année en beauté, en remportant sa première médaille d’or à Dallas, de bon augure pour la suite de sa carrière.

Le traditionnel selfie du podium !

Meije Lerondel vice-championne du Monde

Chez les filles, Meije Lerondel s’est offert la troisième médaille d’argent de sa carrière. Après avoir déjà terminé deuxième des Championnats du Monde de bloc et de difficulté l’an dernier, la jeune Française de 15 ans conserve son deuxième rang mondial en décrochant une nouvelle médaille d’argent cette année.

Après avoir pris la quatrième place des qualifications, elle trustait la première place des demi-finales, en tombant au sommet de la voie. En finale, la Coréenne Chaeyeong Kim prend le large, dépassant toutes les grimpeuses avant elle, jusqu’à atteindre la prise 47, une petite arquée qu’elle valorisera. Meije, dernière compétitrice à s’élancer, avance très bien dans la voie, jusqu’à atteindre cette fameuse arquée à son tour. Malheureusement, elle ne parviendra pas à la valoriser comme la Coréenne, ce qui lui vaudra la deuxième place de cette compétition.

Max Bertone et Meije Lerondel, nos deux médaillés français en difficulté

Les résultats de la finale minime garçon

Les résultats de la finale minime fille

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Alex Honnold entre de nouveau dans l’Histoire !

30 Août

Alex Honnold s’est lancé dans l’une des expéditions les plus dures de sa vie : l’ascension de l’Ingmikortilaq, l’un des monolithes les plus hauts du monde qu’aucun Homme n’avait encore tenté de grimper. Aux côtés de sa partenaire de grimpe Hazel Findlay, ils sont les premiers de l’Histoire à avoir escaladé cette impressionnante falaise, située au beau milieu du Groenland. Et tout cela, au nom de la science !

Cette falaise de granit et de gneiss vieille de trois millions d’années se situe sur une péninsule isolée, qui s’élève directement des eaux glacées du Nordvestfjord. Le rocher culmine à 1140 mètres de haut et aucune personne n’avait encore osé s’y frotter.

Une ascension encore jamais tentée !

« Nous avons littéralement franchi les limites de la carte pour atteindre cette paroi », affirme Alex Honnold. Pour cause, les cartes nautiques que l’équipe a suivies ne donnaient aucun détail sur le fjord dans lequel se trouve l’Ingmikortilaq. « C’est indéniablement l’une des plus grandes premières ascensions que j’ai jamais réalisées, mais aussi l’une des plus stressantes, en raison de la dangerosité de l’escalade. » poursuit l’Américain.

Durant cette expédition, la cordée aura en effet affronté des morceaux de rocher instables, des températures négatives et des tempêtes de neige.

C’est depuis un canot pneumatique que l’ascension de l’Ingmikortilaq a débuté, comme le rocher jaillit directement de l’eau. La progression jusqu’au sommet aura duré cinq jours. Cinq jours durant lesquels Honnold et Findlay grimperont dans des conditions glaciales, dormant dans un portaledge, à fleur de paroi.

Composé de gneiss vieux de 3 millions d’années, l’Ingmikortilaq a posé de nombreux défis à Honnold et Findlay.

De plus, la grimpe en elle-même s’est avérée bien plus difficile et dangereuse que prévue. La roche, vieille de 3 millions d’années, se détachait constamment en raison des intempéries et du cycle de gel et de dégel dans cette région extrême de l’Arctique. « Avec Hazel, on a tous les deux pensé que c’était la plus sérieuse activité de ce genre que nous n’ayons jamais faite », a confié Honnold. « Faire près de 1200 mètres d’escalade, sur une roche horriblement instable… Ça paraissait interminable. »

Le 16 août, ils ont atteint le sommet, culminant à 1140 mètres de haut, soit environ 220 mètres de plus qu’El Cap. L’Ingmikortilaq compte parmi les plus hautes parois jamais escaladées et était jusqu’à présent l’une des plus grandes parois rocheuses non escaladées au monde.

L’aventure avant la grande aventure

Mais l’ascension de l’Ingmikortilaq n’était que la cerise sur le gâteau de cette grande aventure. Car quelques jours à peine avant cet enchaînement, le duo Honnold/Findlay prenait ses marques sur une autre paroi, nommée “Pool Wall”. Ils réaliseront la première ascension de ce monolithe de 460 mètres, qu’ils coteront 7b+.

Mais cette cotation ne rend pas compte de l’expérience globale, comme le confirme Alex et Hazel. « Ça ne rend pas justice à l’ampleur de cette paroi », confie l’expert des solos. « Il faisait -6,7 °C, et nous l’avons escaladée pendant une tempête de neige ». « Certaines des longueurs étaient techniquement difficiles, mais le plus dur a en effet été la météo », poursuit Hazel. « Nous avons escaladé la plus grande partie de la paroi sous la neige, la pluie, des températures glaciales ou des vents forts. Imaginez une combinaison de toutes les mauvaises conditions possibles et inimaginables et vous obtenez les conditions réelles de notre ascension. »

Alex Honnold, en pleine ascension au beau milieu de l’Arctique

Au nom de la science

Bien qu’étant un réel exploit dans le monde de la grimpe, cette aventure ne s’est pas faite dans le seul but de marquer l’Histoire de l’escalade. Durant toute cette expédition, Alex Honnold et Hazel Findlay ont été accompagnés par une équipe de scientifiques, souhaitant mettre à profit cette exploration inédite en Arctique. “La communauté scientifique a désespérément besoin de données scientifiques provenant de lieux reculés comme Ingmikortilaq”, confiait l’un des scientifiques.

L’objectif était d’aider le Dr Heïdi Sevestre, une glaciologue travaillant pour le Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, à accéder aux glaciers, aux fjords éloignés et à la calotte glaciaire de Renland, située sur un plateau de haute montagne près de Scoresby Sound. Avec l’aide d’Alex et d’Hazel, l’équipe de recherche a obtenu des informations essentielles et un aperçu crucial de la façon dont la glace polaire fond.

« L’est du Groenland est l’une des parties les plus éloignées et les moins étudiées de l’Arctique, c’est pourquoi elle est très importante sur le plan scientifique », explique Sevestre. « Nous avons désespérément besoin de données scientifiques provenant de cette région. L’étude des fjords, des glaciers, des inlandsis, apportera tellement de données à la communauté scientifique que la contribution sera extrêmement positive. »

Alex Honnold et Hazel Findlay au sommet de l’Ingmikortilaq

Ainsi, durant leur ascension du “Pool Wall”, les grimpeurs ont prélevé huit échantillons de roche sur la paroi. Ces derniers pourront aider les climatologues à reconstituer l’histoire glaciaire de la région, et à mieux comprendre la vitesse à laquelle la calotte glaciaire s’est retirée à la fin de la dernière période glaciaire, il y a 11 500 ans. Cela permettra ensuite aux scientifiques de réaliser des prévisions plus précises concernant l’élévation du niveau de la mer qui aura lieu suite à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland.

Ils ont également posé des capteurs de température sur des falaises et lancé dans le fjord un flotteur spécialement conçu par la NASA, qui sera chargé de collecter des données sur la température et la salinité de l’océan au cours des deux prochaines années.

Heureusement pour nous, une équipe de tournage était présente sur place pour tout filmer. Une prochaine série originale intitulée On the Edge With Alex Honnold paraîtra sur Disney+.

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Un nouveau fort grimpeur débarque à son tour à Flatanger… Ça va chauffer !

29 Août

Après Stefano Ghisolfi et Adam Ondra, c’est au tour de Jakob Schubert de débarquer dans la grotte de Flatanger. Le trio est réuni et compte bien réaliser des exploits !

Les trois mousquetaires sont de nouveau réunis à Flatanger ! Ce ne sont pas Athos, Porthos ou Aramis, mais bien Stefano Ghisolfi, Adam Ondra et Jakob Schubert, qui font partie des meilleurs falaisistes de la planète ! Ensemble, ils ont décidé de se retrouver en Norvège, dans la grotte de Flatanger, qui abrite quelques-unes des voies et des projets les plus durs du globe.

Le retour de Jakob Schubert à Flatanger !

Jakob Schubert s’était déjà rendu à Flatanger dans le passé. En 2015, il avait notamment signé l’une des premières répétitions de la première longueur de “Thor’s Hammer” 9a+, après Adam Ondra et Alex Megos.

Puis, l’année suivante, l’Autrichien enchaînait à vue le 8c “Nordic Flower”, avant de réaliser la première répétition de “Kangaroo ‘s Limb”, un 9a+ libéré par Adam Ondra, qui depuis, n’a plus jamais été enchaîné.

Six ans après son dernier voyage dans la grotte, Jakob Schubert est de retour dans l’un de ses endroits préférés au monde.

Flatanger, j’arrive ! 🔥😍

J’avais envie de consacrer plus de temps à la falaise cette année, alors j’ai décidé de sauter les trois prochaines Coupes du Monde pour me concentrer sur des projets difficiles en falaise à la place.

Je suis tellement excité de retourner enfin dans l’un de mes endroits préférés au monde !
Premier jour dans la grotte aujourd’hui, je vous tiendrai au courant 😉”

Jakob Schubert

Jakob Schubert lors de sa dernière visite à Flatanger, en 2016 © Elias Holzknecht

Le trio infernal, de nouveau réuni !

Récemment sacré Champion d’Europe du combiné 2022, Jakob Schubert rejoint Stefano Ghisolfi et Adam Ondra, arrivés il y a peu à Flatanger. L’émulation va donc être à son comble entre ces grimpeurs, qui comptent à eux trois près de 320 voies dans le neuvième degré (224 pour Adam Ondra, 49 pour Jakob Schubert et 44 pour Stefano Ghisolfi).

Et ce n’est pas la première fois que ce trio se réunit ensemble pour essayer des voies dures. Ce printemps, ils s’étaient déjà retrouvés ensemble en Italie, accueillis par Stefano Ghisolfi, dans le projet “Excalibur” à Arco. Ce dernier avait d’ailleurs déclaré : “L’escalade est un sport spécial où nous partageons des expériences et de belles journées avec ceux qui sont habituellement des adversaires. Je me sens chanceux de pouvoir grimper avec Adam Ondra et Jakob Schubert.”

Après Stefano Ghisolfi et Adam Ondra, il ne manquait plus que Jakob Schubert à Flatanger !

Mais malgré leurs assauts répétés, “Excalibur” était restée invaincue. C’est ensuite Jakob Schubert qui accueillait Adam Ondra dans son pays natal. Ensemble, ils avaient libéré un vieux projet de plus de 25 ans, signant une double ascension d’un 9a très technique appelé « Sprengstoff ».

Cette fois, il semblerait que ce soit Adam Ondra qui fasse office d’hôte dans la grotte de Flatanger. Il connaît les lieux mieux que quiconque et saura sans nul doute conseiller et encourager Stefano Ghisolfi et Jakob Schubert. Si l’Italien a clairement affiché son objectif (essayer “Silence”, le premier 9c de l’Histoire), les rumeurs vont bon train concernant les projets de l’Autrichien. Nombreux s’accordent à dire qu’il veut lui aussi mettre les doigts dans “Silence”… Affaire à suivre de très près donc !


Voir aussi

Les premiers essais de Stefano Ghisolfi dans “Silence” 9c, en images !

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Simon Lorenzi est allé essayer “Alphane” le nouveau 9A bloc et nous en parle !

29 Août

Le nouveau 9A bloc libéré par Shawn Raboutou a piqué la curiosité de Simon Lorenzi, qui est allé poser ses doigts dedans, afin de se forger un avis.

Simon Lorenzi rentre tout juste de Chironico en Suisse, où il a essayé “Alphane”, le récent 9A bloc libéré par Shawn Raboutou. Intrigué par cette nouvelle ligne extrême, le Belge, qui signait en février 2021 la première ascension de “Soudain Seul” (prétendant au 9A bloc), revient plus motivé que jamais ! En à peine quelques jours sur place, il a réussi à réaliser les deux sections du bloc intrinsèquement, alors que les conditions estivales n’étaient pas en sa faveur.

Nous avons voulu en savoir plus sur son ressenti dans ce bloc et sommes allés à sa rencontre.

Simon, avant de nous parler d’«Alphane”, peux-tu revenir sur ton été grimpe ?

Tout mon été a été consacré aux compétitions et à la préparation pour le Championnat d’Europe de Munich. Malheureusement ça n’a clairement pas été une réussite pour moi et je me suis fait un peu malmener. La compétition c’est vraiment dur mentalement… J’ai eu beaucoup de mal à trouver le bon état d’esprit pour grimper à mon meilleur niveau. J’essaie de voir le positif, c’est souvent dans l’échec que j’ai le plus appris et bien rebondi afin de devenir plus performant. Ce sera sans doute pareil pour cette fois-ci !

Shawn Raboutou a annoncé la cotation de 9A bloc pour “Alphane”, ça t’inspire quoi ?

Je suis vraiment content de voir que plus de blocs de ce niveau commencent à voir le jour, ça montre que le sport continue de progresser. Ça m’excite et me donne envie d’aller essayer ces lignes afin de chercher ma propre limite. Mais aussi ça m’inspire beaucoup, car c’est vraiment un processus unique de découvrir (ou redécouvrir un vieux projet) et faire tout le travail depuis zéro… C’est ce que j’espère pouvoir faire plus souvent dans les années à venir car c’est vraiment incroyable.

Tu es récemment allé mettre les doigts dans ce nouveau bloc, peux-tu nous en dire plus ?

La ligne est située sur un énorme bloc, juste à gauche du 8A classique “Alphane Moon”. La partie difficile se fait sur 8-10 mouvements. C’est un gros dévers à plus ou moins 50° et la principale difficulté réside dans le fait de garder les pieds sur le mur. Les prises de mains ne sont pas spécialement crochetantes, il faut donc vraiment tirer dans les pieds pour les valoriser, mais les pieds n’étant pas spécialement bons non plus, ça rend l’affaire assez corsée !

J’adore ce style car ça demande d’être super complet puisqu’il faut en même temps être fort physiquement et dans les doigts mais également avoir une bonne conscience/confiance du bas du corps. C’est la première fois que j’essaie un bloc où ce mix est si présent. Une fois passé la section dure, il reste un long 7B vraiment chouette à grimper pour finir en beauté !

Quel est ton ressenti après tes premiers repérages ?

Je suis arrivé sans trop d’attentes car il faisait vraiment chaud, mais le repérage s’est vraiment bien passé. Au bout de ma cinquième séance, j’ai réussi à grimper les deux sections principales du bloc de manière isolée, qui correspondraient respectivement à un 8C et un 8B+. La température étant aux alentours des 25°C, je pense que j’aurais difficilement pu mieux optimiser le travail du bloc avec le peu de temps que j’avais sur place dans ces conditions. Hâte de voir ce que ça peut donner par 10°C !

Si tu compares à “Soudain Seul”, en terme d’escalade et de cotation ?

C’est un style assez différent de “Soudain Seul”. D’une part, dans “Alphane”, l’effort est plus court donc plus condensé et d’autre part, c’est beaucoup plus de l’escalade “de panneau” je dirais, avec mains et pieds de face offrant moins de possibilités en terme de méthodes.

En terme de niveau, je suis presque sûr qu'”Alphane” n’est pas plus dur que “Soudain Seul” étant donné les progrès et les connexions que j’ai faits dans le bloc par cette chaleur. Le seul moyen d’en avoir le coeur net sera d’essayer dans de bonnes conditions, car c’est impossible de savoir à quel point le bloc sera différent avec 15°C de moins.

Quand penses-tu revenir en Suisse pour tenter l’enchaînement ?

Je reviendrai très certainement en hiver afin d’essayer de finir le chantier, car c’est vraiment une super ligne et de la belle escalade donc je suis vraiment excité à l’idée d’y remettre les doigts ! Je réfléchis déjà à ce que je peux mieux optimiser et j’ai hâte de tester ça avec la collante !

As-tu d’autres projets en tête dans les mois qui arrivent ?

Mes projets sur les mois à venir c’est la préparation pour la Coupe du Monde du combiné fin octobre au Japon. Après l’échec au Championnat d’Europe, je compte bien prendre ma revanche sur cette étape qui sera aussi un bon test pour le chemin vers la sélection olympique pour Paris 2024.


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Adam Ondra fait son grand retour à… Flatanger !

27 Août

Après plus de cinq ans sans être revenu en Norvège, Adam Ondra a annoncé son grand retour dans la grotte de Flatanger ! Le Tchèque va-t-il s’attaquer à un nouveau projet fou ?

La dernière fois qu’il s’était rendu sur place, Adam Ondra avait signé la première ascension de “Silence”, proposant le premier 9c de l’Histoire. C’était le 3 septembre 2017 et il n’avait alors que 24 ans. Cinq ans plus tard, les choses ont changé : Adam Ondra est maintenant marié, et papa d’un petit garçon de trois mois.

Après 5 ans sans être retourné dans la grotte de Flatanger en Norvège, il me semblait inévitable que ce soit le moment de revenir. Le fait que ce soit notre premier voyage en famille souligne toute l’importance de cette grotte à mes yeux. Les circonstances peuvent changer, mais les bonnes choses restent.

La grotte est toujours aussi incroyable 💪

Restez à l’écoute !”

Adam Ondra

© Petr Chodura

La question que tout le monde se pose alors est : quels sont ses projets ?! Faire le voyage jusqu’en Norvège n’est pas anodin et Adam Ondra n’est pas du genre à grimper sans de gros objectifs derrière la tête.

Aider Ghisolfi dans “Silence” 9c

Une chose est sûre, il va aider son ami Stefano Ghisolfi à travailler “Silence”. Au début de l’été, l’Italien nous annonçait faire de cette mythique voie son objectif à long terme. Il y a quelques jours, il arrivait sur place et nous partageait d’ailleurs les images de ses premiers essais.

La venue d’Adam Ondra, seul ascensionniste de cette voie, est une bénédiction pour Stefano, qui va pouvoir profiter des conseils et de l’expérience du Tchèque, qui a passé quatre ans à déchiffrer et enchaîner tous les mouvements atypiques de “Silence”.

Tenter le projet de traversée de la grotte ?

Mais alors, sur quelle voie Adam Ondra va-t-il jeter son dévolu ? Le récent vainqueur des Championnats d’Europe de difficulté a déjà enchaîné toutes les voies dures de la grotte. D’ailleurs, il les a quasiment toutes libérées lui-même (voir la liste des voies dures de Flatanger ci-dessous).

Mais le récent passage de Seb Bouin en Norvège a peut-être motivé le Tchèque à essayer l’énorme projet de traversée de la grotte. En effet, le mois dernier, nous apprenions qu’Adam avait un projet fou en tête : relier le bas de la grotte au sommet, soit plus de 130 mètres d’escalade d’une traite, passant par les crux de certaines des voies les plus dures.

Le falaisiste français avait réussi à libérer “Nordic Marathon” 9b/+, la variante la plus facile de ce projet, qui consiste à débuter par le 8c “Nordic Plumber”. Mais il existe deux départs encore plus difficiles, qui augmenteraient significativement la cotation globale de la voie : débuter par la première longueur de “Thor’s Hammer” 9a+, ou pire encore, commencer cette énorme traversée par “Move” 9b/+, ce qui porterait l’ensemble de la cotation à au moins 9c !

Quelles que soient les idées d’Adam Ondra, il nous a promis de nous donner des nouvelles très vite !

La liste des voies dures de Flatanger

9a+

“Thor’s Hammer” 9a+ – première ascension par Adam Ondra (11/07/2012)
“Thor’s Hammer P2” 9a+ – première ascension par Adam Ondra (16/09/2017)
“120 Degrees” 9a+ – première ascension par Adam Ondra (16/06/2016)
“Kangaroo’s Limb” 9a+ – première ascension par Adam Ondra (21/09/2013)

9b

“Move Hard” 9b – première ascension par Adam Ondra (10/07/2017)
“Iron Curtain” 9b – première ascension par Adam Ondra (3/08/2013)

9b/+

“Move” 9b/+ – première ascension par Adam Ondra (20/08/2013)
” Nordic Marathon” 9b/+ – première ascension par Seb Bouin (25/07/2022)

9b+

“Change” 9b+ – première ascension par Adam Ondra (4/10/2012)

9c

“Silence” – première ascension par Adam Ondra (3/09/2017)

Quelques clichés de l’arrivée d’Adam Ondra en Norvège

© Petr Chodura

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Reportage : les ouvreurs de Munich nous racontent les coulisses de la compétition !

23 Août

Une place comble, des performances hallucinantes, des grimpeurs heureux, une météo parfaite. Qu’est-ce que toutes ces choses ont en commun ? Les épreuves d’escalade aux Championnats d’Europe de Munich 2022, bien sûr !

Les grimpeurs, spectateurs, bénévoles et organisateurs sont unanimes : la compétition a été un énorme succès, à bien des égards. Mais qu’en ont pensé les ouvreurs ? Ces hommes de l’ombre, qui permettent aux grimpeurs de s’exprimer, et au public d’apprécier le spectacle, à travers les chef d’oeuvres qu’ils créent sur le mur, visseuse en main.

Pour le savoir, nous avons rencontré deux des neuf ouvreurs présents à Munich : le jeune parisien Pierre Broyer, 28 ans, qui sillonne le monde visseuse en main, et l’expérimenté Rémi Samyn, ex entraîneur de l’équipe de France et ouvreur international. Ensemble, ils nous racontent les coulisses de cette compétition, qui a été l’un des plus gros événements de ces dernières années.

Immersion aux côtés de ces artistes du mouvement.


Ouvrir sur une compétition d’une telle ampleur, ce sont des milliers de questions et de doutes, plus de 180 heures de travail (souvent en pleine nuit), près de cinquante blocs et dix voies différentes à imaginer, visser, caler, régler, démonter, revisser… Avec en jeu, des titres de Champion d’Europe, et surtout, une première répétition du nouveau format olympique à deux ans des J.O de Paris 2024. Ce qui rend le challenge encore plus grand, comme en témoigne Pierre Broyer : “C’était une compétition difficile à ouvrir. Mais l’expérience fut riche et intense après ces 14 jours passés à travailler, avec seulement une grosse demi-journée de repos, et des nuits entières à recaler les blocs entre les différents tours.”

Cette compétition a nécessité une organisation et une logistique particulière par rapport aux compétitions traditionnelles : “La taille de cet évènement nous a imposé des contraintes supplémentaires. Des horaires d’ouverture restreints en journée, un chrono record d’une heure pour changer et ajuster les blocs entre demi-finale et finale, une gestion de l’espace de grimpe différente de d’habitude, 80% des blocs à ouvrir sur 50% de l’espace et une grosse équipe de neuf ouvreurs. C’est toujours un challenge de trouver les solutions pour optimiser le temps et l’énergie disponible”, confie Rémi Samyn.

Les ouvreurs s’affairent en équipe sur le mur

À leur arrivée à Munich, un mur vierge, avec des dizaines de blocs à créer, pour tous les tours de la compétition. “On avait pas mal d’idées au départ et on a tenté de pousser des concepts dans plusieurs blocs. Mais au vu du temps dont on disposait, il n’était pas possible de se lancer dans des concepts futuristes dans tous les blocs. Il y a aussi des idées que j’avais en tête à mon arrivée à Munich qui n’ont pas pu être mises sur le mur, pour différentes raisons… Mais, patience, on finira par y arriver !” sourit Rémi.

Parmi les concepts vissés sur le fronton allemand, il faut citer le problème 4 de la finale masculine de l’épreuve de bloc. Un mouvement en no-foot aérien, autant spectaculaire que difficile à réaliser. “C’est une coordination que l’on essaye de poser depuis quelque temps, mais qui est très difficile à faire marcher sans qu’elle soit shuntée.” explique Rémi.

Le Français Mejdi Schalck sera le seul des six finalistes à réaliser cette séquence aléatoire, mais chutera dans le dernier mouvement, à un rien de topper le bloc. “Il a vraiment fait preuve d’aisance et c’était incroyable de le voir maîtriser le mouvement aussi rapidement ! Il tombe à un rien de sauver notre bloc et de devenir champion d’Europe, le scénario aurait pu être incroyable !” déclare Pierre. “Surtout qu’il nous fait deux fois le mouvement durant ses 4 minutes, c’était fou !” surenchérit Rémi. “À titre personnel son enchaînement aurait été mon « pic » en terme d’émotion sur cet évènement. On est aussi là pour repousser les limites et il faut savoir prendre des risques parfois pour toucher le Graal.”

Le fameux mouvement coup de coeur de nos ouvreurs sur ce Championnat d’Europe © IFSC

Mais il n’est pas toujours évident de gérer cette frontière entre le possible et l’impossible. Surtout quand les compétiteurs n’ont que quatre minutes pour résoudre un problème, que les ouvreurs ont passé des heures à créer. “En tant qu’ouvreurs, nous avons eu du mal à cerner le niveau. Et nous étions aussi de plus en plus fatigués au fur et à mesure que la compétition avançait, ce qui nous a fait prendre quelques mauvaises décisions.” analyse Pierre. “De mon côté, je suis un peu frustré parfois de voir que l’on passe beaucoup beaucoup de temps à régler des blocs, avec un résultat qui n’est pas toujours à la hauteur de notre investissement.” poursuit-il.

“Mais globalement, c’était une belle réussite. Dans l’ensemble, les ouvertures ont bien fonctionné.” observe Rémi. “Étant donné que l’ouverture n’est pas une science exacte et les ouvreurs des éternels insatisfaits, il y a tout de même des blocs dont je suis déçu et que j’aurais aimé voir fonctionner différemment. Notamment lors de notre entame de compétition et plus spécialement le jour 3 de la compétition, jour de la demi-finale et finale homme du championnat d’Europe. Nous avions surestimé le niveau et fait quelques erreurs de réglages. C’était objectivement trop dur. Le dosage est toujours assez délicat à trouver, et ce soir-là nous étions vraiment déçus… Tant d’heures de travail pour un résultat mitigé. Malgré tout, je suis fier de la réaction de l’équipe, cet échec nous a boostés pour donner encore plus ! Nous avons terminé les réglages des demi-finales femmes à 4h du matin, et après une petite nuit de 3h00, c’était parti pour le jour 4 qui, lui, était une belle réussite.”

La nuit tombée, les ouvreurs, hommes de l’ombre, se mettent au travail. Au levé du jour, tout doit être prêt pour une nouvelle épreuve.

Puis, il y a eu ce combiné, le premier au format olympique de Paris 2024. L’occasion pour les grimpeurs de tester leurs habiletés dans ce nouveau mix bloc/difficulté. Et l’occasion pour les ouvreurs d’expérimenter un nouveau format. Car qui dit nouvelle épreuve, dit nouveaux défis. De quoi ravir les ouvreurs, ces créatifs dans l’âme, en quête constante d’innovations.

“C’était l’occasion de repenser nos disciplines : qu’est-ce que l’on veut montrer du bloc ? De la difficulté ? Quelle est l’essence de chaque discipline ?” relève Rémi.

Mais difficile de jauger l’intensité à proposer dans les blocs et les voies, avec des grimpeurs ayant des facilités dans l’une ou l’autre des disciplines. Pour cela, la communication était la clé entre l’équipe d’ouvreurs en bloc, qui n’était pas la même que l’équipe d’ouvreurs qui traçait les voies de difficulté : “Nous nous sommes réunis par deux fois avec l’équipe de la difficulté. L’idée était de tenter des scénarios différents sur les deux finales (femmes et hommes), tout en s’alignant en terme d’intensité entre les deux disciplines.” raconte Pierre. “Mais parfois, les discussions ne suffisaient pas, et il a fallu changer de plans plusieurs fois.” confie Rémi.

L’idée ? “N’avantager ni les bloqueurs ni les diffeurs.” explique Pierre. “Mais ça reste malgré tout extrêmement délicat. Il ne faut pas rêver, avoir une distribution des points strictement identique dans les deux disciplines est impossible.” affirme Rémi.

Toutefois, le scénario a très bien fonctionné, notamment au niveau des circuits de bloc. Les huit blocs du combiné seront enchaînés, dont deux (1 bloc homme et 1 bloc femme) par une seule personne. “On a pris des risques sans pour autant sombrer dans le trop dur. Gestuellement, les blocs étaient spectaculaires et dans des styles variés.” souligne Rémi. “Et cette finale du combiné chez les hommes a été le clou du spectacle, nous sommes contents du show !” rajoute Pierre.

Le secret ? Visser les blocs avec le sourire, comme le fait Pierre.

Être ouvreur sur une compétition internationale, c’est surtout vivre une aventure unique, avec son lot d’anecdotes. “Comme une prise que l’on ne retrouve pas au moment de revisser la finale…” ricane Rémi. Ou encore, des changements de dernières minutes, au beau milieu de la nuit : “La veille de la finale homme, nous avons remonté les blocs. Après une courte discussion et une finale femme en demi-teinte, nous étions motivés comme jamais ! Résultat, on a presque refait entièrement un bloc et grimpé jusqu’à 4 heures du matin. Après 12 jours d’ouverture et d’escalade, je ne me suis jamais senti aussi bien.” affirme Pierre.

“C’est aussi des blocs remontés devant une foule de plusieurs milliers de personnes surexcitées en train de regarder la finale de difficulté, impossible même de s’entendre ! Un moment épique dont on se souviendra.” continue Rémi. “Et cette photo finale devant les blocs avec toute l’équipe d’ouvreurs réunie, sous les applaudissements de la foule pour saluer notre travail. C’était la première fois que je vivais ça, c’était touchant.”

L’équipe d’ouvreurs au complet, applaudie pour son travail durant les Championnats d’Europe de Munich

Une expérience humaine avant tout, qui restera gravée dans la tête de tous les ouvreurs. “Nous étions dix pendant 14 jours et ça n’a pas toujours été facile, mais c’est incroyable de vivre quelque chose d’aussi intense avec des gens aussi différents !  Et quand ce n’est pas facile, je me rappelai une phrase de Sergio (un ouvreur espagnol) : ‘It’s the life I choose, I cannot complain’.” conclut Pierre.

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Seb Bouin : Réflexions sur la cotation des voies de Flatanger

21 Août

Rentré de Norvège, Seb Bouin a apporté quelques précisions sur ses récentes performances à Flatanger, et notamment sur la cotation des voies qu’il a enchaînées.

Ces dernières semaines, Seb Bouin a écumé la grotte de Flatanger. Parti sans objectif précis en tête, il rentre de Norvège avec quatre croix dans le 9a+ et plus. Après avoir répété “Iron Curtain” 9a+ et “Thor’s Hammer L2” 9a+, le falaisiste français a signé la première ascension de “Nordic Marathon”, avant de réaliser “Change”, connu pour être le premier 9b+ de la planète.

Mais est-ce vraiment le cas d’après Seb ? Voici sa réponse.

Une histoire de genouillère ?

Ce voyage en Norvège a été exceptionnel, et il est maintenant temps pour moi de vous donner mes réflexions sur les voies que j’ai enchaînées. Je voudrais notamment parler de “Change”, “Nordic Marathon” et “Move”.

J’ai réalisé la troisième ascension de “Change” après Adam Ondra (qui a fait la première ascension en 2012) et Stefano Ghisolfi. Elle a été proposée à l’origine comme le premier 9b+ du monde par Adam. Il faut noter que Stefano et moi avons répété la voie avec des genouillères, alors qu’Adam a fait la première ascension sans genouillères. Il y a plusieurs coincements de genoux qui sont cruciaux à différents endroits de cette voie (certaines aux beaux milieux des crux, d’autres dans les repos).

Les genouillères aident, c’est sûr, mais la question est : est-ce que cela change la cotation ? C’est une question difficile, en raison de la composition de la voie. Il y a deux parties (un 9a+ court et intense, suivi d’un 9a), séparées par un repos où il est quasiment possible de lâcher les deux mains. La difficulté est certainement de combiner ces deux parties ensemble. La première, délicate et aléatoire, rend les essais incertains. C’est assez dur mentalement, c’est une voie aléatoire où la moindre erreur coûte cher.
Les genouillères aident vraiment dans le premier crux (où Adam criait et se tordait le dos et les épaules). C’est toujours très dur, mais un peu moins que sans je pense. Les genouillères rendent ce crux un peu moins risqué. Et l’ensemble de la voie devient donc un peu plus facile à gérer mentalement, je pense. Je ne pense pas que cela fasse une énorme différence en raison du très bon repos qu’il y a juste avant la deuxième partie. Même avec la méthode d’origine sur la première partie, vous seriez toujours capable de vous reposer à 100%.”

Ou de mathématique ?

Maintenant, pour m’aider à coter ces voies, je vais comparer “Change” à “Move” et “Nordic Marathon”.
En ce qui concerne “Nordic Marathon”, c’est définitivement une ligne atypique, en raison de la taille de celle-ci (130m). J’ai fait la première ascension avant d’enchaîner “Change” et j’ai proposé la cotation de 9b/+. Cette voie est 100% mon style d’escalade, pourtant, il était difficile d’attribuer une cotation pour une voie aussi longue.

Donc, pour comparer ces trois voies, je vais prendre en considération, le temps, le style, et mon feeling sur le processus de travail et mon run d’enchaînement. Il m’a fallu deux semaines pour réaliser “Nordic Marathon”, et deux semaines pour réaliser “Change” (avec des genouillères). “Nordic Marathon” m’a paru un peu plus épuisante dans le processus de travail et aussi pendant mon run d’enchaînement. Et comme “Nordic Marathon” est 100% mon style d’escalade, je dirais que “Change” est un peu plus facile. Mais je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre ces deux voies. Si “Nordic Marathon” est un peu plus dure, elle ne l’est toutefois pas assez pour avoir une cotation différente.

Maintenant, comparons ces deux voies avec “Move”. J’ai réalisé “Move” en 2019, c’était la première répétition de cette voie après la première ascension d’Adam Ondra. Il l’a cotée 9b/+, sachant que ce n’est pas tellement son style d’escalade. Les genouillères ne changent rien à la cotation car les coincements de genoux sont tous très corrects, et à part un peu plus ou moins de confort, ils restent les mêmes. À l’époque, c’était une de mes plus grandes réussites en escalade et il m’avait fallu faire quatre voyages en Norvège de deux semaines chacun pour faire “Move”. C’est beaucoup plus de temps que pour les autres. Mais en même temps, je ne dois pas oublier que c’était il y a trois ans. Comme les genouillères ne changent pas la difficulté par rapport à la première ascension (faite sans genouillères), je dirais que “Move” est un peu plus difficile que “Nordic Marathon” et “Change”.

Donc, en conclusion : il y a trois options possibles :
Option 1 : “Change” et “Nordic Marathon” sont tous les deux des 9b+ faciles, et “Move” un 9b+ normal.
Option 2 : “Change” et “Nordic Marathon” sont 9b/+, et “Move” est 9b+.
Option 3 : “Change” et “Nordic Marathon” sont 9b, et “Move” 9b/+.

Je vais choisir l’option 2. “Change” est encore très dure même avec des genouillères. Je ne pense pas qu’elle puisse être seulement 9b.

Donc, mes opinions personnelles sur les cotations sont : “Change” 9b/+, “Nordic Marathon” 9b/+ et “Move” 9b+. Je suis curieux de connaître l’avis des prochains répétiteurs. Maintenant, profitons de l’été français !”

Seb Bouin


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