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Author Archives: Charles Loury

CAMP développe une nouvelle gamme escalade aux cotés des plus grands grimpeurs

09 Nov

Article Sponsorisé

CAMP est depuis de longues années aux côté de Janja Garnbret, mais résumons un peu ce maestro de l’escalade…

Il y a les champions qui gagnent et il y a les phénomènes qui gagnent en surclassant leurs adversaires. Les premiers parfois se contentent d’une victoire : il arrive qu’après un grand succès, ils lèvent le pied. Les seconds, par contre, veulent toujours gagner. Et bien sûr, ils y parviennent, car leur talent est sans limite et cultivé à la perfection : les phénomènes du sport ont l’ADN du numéro 1, contrairement aux autres, ils font la une quand ils n’ont pas la médaille d’or autour du cou. Janja Garnbret, la plus forte grimpeuse de la planète, appartient à cette catégorie.


Née en 1999 et athlète CAMP depuis 2014, la très forte Slovène a remporté la coupe du monde de bloc 2019. Elle a dominé toutes les étapes et établi un record difficile à battre : six victoires en six compétitions, ce qui s’ajoute aux deux victoires consécutives de 2018 dans la spécialité dont elle est également championne du monde en titre. Au total, depuis ses débuts en coupe du monde de bloc (2016), Janja a participé à dix-sept étapes du circuit, grimpant quatorze fois sur le podium (onze sur la plus haute marche et trois sur la deuxième) et manquant la finale une seule fois (septième place à Vail en 2017).

En passant du bloc à la difficulté, les chiffres sont encore plus impressionnants, à commencer par les trois coupes du monde consécutives (2016, 2017 et 2018) qui suffiraient à elles seules pour faire de Janja une légende (dans l’histoire de l’escalade, seuls trois autres athlètes ont réussi à faire la même chose). Une série incroyable de podiums et de victoires en coupe du monde, qui a débuté avec l’argent à Chamonix en 2015 et qui s’est poursuivie sans jamais manquer une finale (le pire résultat, relativement parlant, était la cinquième place d’Imst en 2016).

Mais ce n’est pas fini : sans compter les titres mondiaux et européens en catégorie Jeunes, Janja compte également trois podiums en combinés en coupe du monde ainsi que trois médailles d’or et une d’argent au classement mondial général. En falaise, une spécialité à laquelle elle consacre peu de temps pour le moment, elle possède un niveau de 9a après travail, 8c flash et 8b à vue. La marque CAMP est à ces cotés depuis de nombreuses années pour l’équiper, l’aider et la soutenir dans ses performances.

CAMP et les athlètes de haut niveau

Fort de ces partenariats avec les grands noms de l’escalade comme Janja Garnbret, Stefano Ghisolfi ou Laura Rogora, CAMP arrive cette année avec de grandes nouveautés dans le domaine de l’escalade.
On retrouve le savoir-faire de la marque italienne  au niveau des baudriers avec une nouvelle gamme ENERGY composé d’ un modèle adapté à la morphologie féminine : ENERGY NIVA, d’un modèle pensé pour les juniors : ENERGY JR et d’une gamme mixte : ENERGY et ENERGY CR4 (avec un réglage cuisses et deux boucles de réglage à la taille). Cette gamme ENERGY offre une grande polyvalence, tout en maintenant un confort exceptionnel de l’utilisateur, ces baudriers constituent un excellent choix pour toutes les disciplines, de l’escalade en salle à la falaise.

CAMP prend aussi son envol sur la qualité de ces mousquetons. Forts de nombreux brevets améliorant la prise en main, la résistance et la légèreté les mousqueton CAMP se hisse à la plus haute place des mousquetons hauts de gamme.

Une nouvelle génération de mousquetons

On retrouve toujours dans ce panel le mousqueton Photon lock avec ses seulement 43g :

PHOTON LOCK

Mousqueton à vis idéal pour les relais en alpinisme en haute altitude et les voie de plusieurs longueurs. Très polyvalent grâce à ses dimensions standards, il présente une construction à double nervure qui garantit à la fois un rapport résistance/poids exceptionnel et une large surface de glissement des cordes. Le nez avec la géométrie breveté SphereLock optimise le jeu mousqueton/doigt pour une sécurité maximale. Marquage laser de sécurité indiquant si la virole est ouverte ou fermée. Disponible en 1 couleur. Poids: 43 g

Mais aussi un renouvellement de la gamme de mousquetons HMS avec entre autre:

ATOM LOCK

L’Atom Lock est un mousqueton HMS de haute résistance, destiné à l’assurage et à la descente en rappel. La large ouverture garantit un accrochage rapide et facile, tandis que le nez avec la géométrie brevetée SphereLock optimise le jeu mousqueton/doigt pour une sécurité maximale. Marquage laser de sécurité indiquant si la virole est ouverte ou fermée. Poids: 82 g

CORE LOCK

Grâce à son design arrondi, le mousqueton Core Belay Lock présente une ouverture  exceptionnellement large et un espace intérieur considérable facilitant tous les types de manoeuvres, de l’assurance aux rappels. Le nez avec la géométrie breveté SphereLock optimise le jeu mousqueton/doigt pour une sécurité maximale. Marquage laser de sécurité indiquant si la virole est ouverte ou fermée. Poids : 81 g (existe aussi en version mousqueton directionnel : Core Belay lock)

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Retour avec Julia Chanourdie sur son énorme performance en 9b, “Eagle 4”

08 Nov

Hier, Julia Chanourdie signait l’une des plus grosses performances féminines de tous les temps en étant la 3ème femme au monde à clipper la chaîne d’un 9b après Angela Eiter et Laura Rogora. C’est donc avec grand plaisir que nous sommes allés l’interroger au sujet de cette réalisation incroyable… 


Salut Julia, comment te sens-tu au lendemain de cette performance incroyable ?

Aujourd’hui je ne peux que me sentir bien, j’ai du mal à réaliser ce qu’il se passe, tout a été très vite. Je prends petit à petit conscience du truc de fou que je viens de réaliser, quelque chose d’encore inconcevable il y a quelques temps.

Raconte-nous comment s’est passée la journée d’hier ? De ton réveil au relais d’Eagle-4 ?

Hier je me suis levée motivée dans mon petit van Blacksheep. Je sentais que c’était possible d’enchaîner, car j’avais mis un bel essai la veille. J’avais donc hâte, sans trop comprendre que je pouvais réussir mon premier 9b… Comme d’habitude je commence ma journée de grimpe avec des voies différentes, j’en fais en général 3 avant de mettre un premier essai. J’aime bien me faire plaisir et « clipper des relais » à côté de mon travail de voie dure. J’enchaîne donc «Autant suspend mon vol » 8b, j’avais mis un essai à vue la veille. Place à Eagle-4, je mets 3 essais en tombant dans les mouvs de la première section, et j’enchaîne au 4ème essai de la journée à la nuit tombante, au run du « kosovar »… avec même une petite flemme, il a fallu que je me boost pas mal mentalement avant d’y aller (merci à mon compagnon pour ça!), je pensais que j’allais être fatiguée de mes essais précédents.

Mais, dès le premier mouvement passé (l’un des plus durs pour moi), tout a suivi assez naturellement, il faisait un peu plus frais que pour les autres essais, j’étais bien énervée, et je me laissais juste avancer, mouv par mouv sans rien lâcher. Une fois au repos de la première partie de la voie (la plus dure, celle qui fait la cotation 9b), il fallait que je récupère à fond pour gérer les pas de bloc de la 2ème partie cotée environ 8b, notamment le bon jeté en plein milieu qui m’inquiétait un peu. J’étais donc très concentrée, j’ai bien géré les phases de relâchement et d’énervement jusqu’au relai. J’ai terminé cette journée, sourire aux lèvres toute la soirée. J’en profite pour remercier encore les différents encouragements pendant cet enchaînement magique !

A quoi pense Julia Chanourdie au pied d’Eagle 4 avant le run victorieux ? Comment te mets-tu en condition ?

Avant ce dernier run, j’ai eu une baisse de motivation, fatiguée de mes runs précédents et fatiguée de devoir m’activer très fort physiquement et mentalement avant d’attaquer la voie. Mais une fois arrivée au premier mouv, tout s’est remis en marche : même pas mal, même pas fatiguée, je ne me suis juste pas laissée le choix de tout donner encore pour un run, le dernier de la journée.

Tu peux nous décrire un peu la voie qu’on se rende compte du niveau ?

La voie se découpe en 2 parties. La première partie est celle qui donne la cotation 9b, elle est assez courte et très intense ! Elle est représentée par 2 sections très physiques sur pinces mauvaises. La 2ème partie est assez longue, une sorte de 8b qui voyage, pas évidente à grimper, car c’est une succession de pas de bloc au milieu de sections moins dures. Un pas en particulier me faisait peur dans l’enchaînement, il s’agissait d’un bon jeté où il était encore possible de tomber.

Comment s’est déroulé le processus de travail ? Quelles ont été les principales difficultés pour toi ?

Je suis allée voir les mouvements de la voie fin septembre. Dès ma première montée j’ai réussi tous les mouvements de la première partie en 9B. J’ai pris mon temps pour voir la suite de la voie qui était censée être moins dure mais qui m’impressionnait pas mal. Le processus total d’enchaînement de la voie m’aura pris 10 jours. Ça fait peu, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai du mal à réaliser ce que je viens de faire. Mais je sais aussi que j’étais particulièrement en forme, ces derniers temps je me sentais très forte à l’entraînement, forte en falaise aussi. De plus le style physique de Eagle-4 me correspondait beaucoup : force, tenue de prise, rési courte… Dans cette voie il n’y a pas de hasard, c’est : tu tiens les prises ou tu ne les tiens pas. Et sans genouillère hein 😉 .

Fin octobre j’ai appris que la France ne partait pas aux championnats d’Europe, j’ai donc changé mes plans et décidé de passer du temps du côté de Saint Léger. En début de semaine quelques prises étaient mouillées, j’ai bien pris le temps de les sécher pour pouvoir mettre des vrais runs, car j’avais du mal à attaquer la voie avec la volonté d’enchaîner. Une fois décidée, et ayant réalisée que j’étais capable de la faire, l’envie de réussir surpassait tout.


Lire aussi Sensationnel ! Julia Chanourdie devient la première française dans le 9b !


Après Adam Ondra et Hugo Parmentier, il s’agit donc de la 3ème réalisation de cette voie. As-tu un avis sur la cotation par rapport aux autres voies dures que tu as pu faire ?

Physiquement il s’agit de la voie la plus dure que j’ai essayé. Pour donner un exemple, Supercrackinette était devenue un vrai combat mental. Eagle-4 c’est plutôt une grosse bataille physique à biceps, tenue de prise et gainage !

« Super Crackinette » (9a+) en mars, et maintenant « Eagle 4 » (9b), comment expliques-tu ta super forme cette année en falaise ?

Cette année, avec la situation sanitaire, je n’ai quasiment pas eu de compétitions. En mars dernier j’enchaîne Super Crackinette juste avant le confinement. Cette réalisation était importante pour moi, mon bien-être et mon entraînement pour les JO. Je comptais déjà aller voir Eagle-4 après cet enchaînement, ce n’était finalement que partie remise. J’avais pu assister à l’enchaînement de Hugo, c’était hyper impressionnant et ça me donnait bien envie.

J’ai toujours eu besoin de cet équilibre entre l’entraînement sur résine et la falaise. Aller repousser mes limites en falaise fait partie intégrante de mon entraînement pour la compète. J’aime avoir ces projets de voies dures, j’adore ce type de challenge et me battre pour y arriver. Concernant la compète, c’est pour moi l’une des meilleures façon d’élever mon niveau. Cette année j’ai donc eu plus de temps à me consacrer au rocher et donc oser aller voir plus dur encore. C’était une année d’adaptation, il fallait gérer les annulations de compétitions et la falaise m’a pas mal sauvé en fait, principalement pour la motivation.

Quand on fait 9b, penses-tu que c’est libérateur sur le plan mental pour la suite ?

Ces victoires personnelles agissent forcément sur le plan mental, c’est quelque chose qui restera dans ma tête pour toutes les situations, surtout pour me rappeler à quel point je suis capable d’être guerrière et de l’appliquer pour tout.

Quels sont tes futurs projets dans ta vie de grimpeuse pro ?

Je fonctionne beaucoup à l’envie, je n’ai donc pas encore réfléchi aux projets futurs. Le gros qui m’attend normalement en 2021 est celui des Jeux Olympiques !

Avec ton billet pour les JO et tes exploits en falaise, tu es LA référence française de l’escalade, es-tu consciente d’être un modèle pour de nombreuses jeunes grimpeuses ? Comment le vis-tu ?

Je suis heureuse si je peux être un modèle pour les jeunes grimpeuses, c’est quelque chose qui me touche beaucoup ! Je suis heureuse aussi si je peux aider à motiver ou à croire en des rêves ! J’étais comme elles et je me suis battue 🙂

Quels conseils pourrais-tu donner à tous ces jeunes qui rêvent un jour de devenir « la nouvelle Julia Chanourdie » ?

Mes conseils pour ces jeunes grimpeurs seraient :

– Crois en toi peu importe les obstacles, ce n’est jamais un échec.

– Reste humble tout en affirmant ce que tu veux.

– Avance à ton rythme avec tes envies personnelles.

Le mot de la fin ?

Le mot de la fin est destiné à tous les français qui vivent actuellement le confinement. Je vous remercie pour votre compréhension vis-à-vis de mon statut professionnel qui me donne cette chance de pouvoir pratiquer en extérieur. J’ai saisi cette chance à fond avec cette réalisation, et j’en suis super heureuse. J’espère que cela vous aura apporté du positif! Merci et bon courage à tous.

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Les dernières croix de nos français: Hugo Parmentier, Nolwen Berthier et Tanguy Merard

03 Nov

Juste avant le confinement, quelques belles croix sont tombées pour nos jeunes français en forme du moment…

On commence avec Nolwen Berthier qui coche une première féminine à la Ramirolle, un 8c+ équipé par Antonin Rhodes, “La flûte en chantier”

Tellement heureuse de clipper le relais de cette méga kingline après 3 mois d’investissement !! Si on m’avait dit un jour que j’enchaînerai une telle voie … Merci à tous ceux qui, de près ou de loin, ont partagé cette aventure avec moi, et se reconnaîtront j’en suis sure … et tout particulièrement à Antonin Rhodes, sans qui rien de tout ceci n’aurait été possible !!

On enchaîne avec notre Hugo Parmentier national, qui, après avoir fait tomber son premier 9b en début d’année et plusieurs voies dans le 9ème degré depuis, coche une petite nouvelle à Céuse, “Pornographie”. Récemment équipée, la voie avait été rapidement libérée par Alex Megos cet été en quelques essais (il était en forme le bougre…!). Alex hésitait pour la cotation entre 8c+ et 9a, Hugo pencherait plutôt pour le 9a, mais sans certitude…

Il faudrait que je me frotte à d’autres voies de ce niveau avec ma forme du moment pour pouvoir comparer et affiner mon avis.

Après avoir mis quelques essais dans la voie cet été, c’est la semaine dernière qu’Hugo est revenu s’y frotter. Après être tombé  au dernier mouv le 3ème jour de travail (un dernier mouv en jeté juste sous la chaîne), il clippait finalement le relais lors de sa 4ème journée d’essai.

C’est une voie super ludique, une voie de compétition un peu. C’est assez résistant, ça doit faire une bonne quinzaine de mètres et ça enchaîne les mouvements sur petites prises avec quelques repos.


A lire également: Boom !! Hugo Parmentier fait tomber son premier 9b !


Enfin, on termine cette news avec le jeune Tanguy Merard qui, du haut de ses 16 ans, enchaîne le 9a de “Condé de Choc” à Entraygues. Il ne s’agit pas d’un nouveau palier franchi puisque c’est en début d’année que Tanguy s’offrait son premier 9a à Seynes avec “Ça chauffe”.

Dément d’enchaîner cette voie après un énorme fight, ça fait rêver ! Il y a quelques jours j’ai passé le bas de la voie pour la première fois et j’ai tout donné pour ne pas tomber dans le haut et ça l’a fait…
Je connaissais déjà le haut de la voie commun avec “Deltaplane direct”, au total j’ai mis deux séances pour faire “Condé”.

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Portrait: Simon Lorenzi, le Belge en forme du moment!

28 Oct

Simon Lorenzi, ce nom commence doucement à raisonner dans le monde du bloc, notamment suite à ses très belles réalisations à Bleau ces derniers mois avec une facilité parfois déconcertante. De nationalité Belge, Simon Lorenzi est un passionné, un vrai, et nous sommes allés à sa rencontre histoire d’en savoir un peu plus sur le phénomène…


Avant de commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Qui est Simon Lorenzi ?

Je suis un jeune belge de 23 ans, né d’un papa d’origine italienne (comme mon nom de famille l’indique) et d’une maman belge. À côte de l’escalade, je suis actuellement en 4e année d’éducation physique (STAPS) à l’Université de Louvain-la-Neuve et je suis soutenu financièrement comme sportif de haut niveau par la fédération Wallonie-Bruxelles.

Reviens un peu sur tes débuts en escalade, comment as-tu eu le déclic ?

J’ai commencé très très jeune car mon papa est un passionné de l’escalade. C’est d’ailleurs lui qui a ouvert le premier 8c en Belgique en 1994, qui n’avait pas connu de répétition depuis… Jusqu’à cette année où j’ai fait la première répétition, pour la petite anecdote. J’ai donc commencé très tôt, mais je ne m’y suis pas réellement intéressé tout de suite. Ce n’est que vers 11 ans que j’ai commencé à grimper plusieurs fois par semaine, et ensuite vers 14/15 ans que j’ai commencé à m’investir plus sérieusement. La passion et l’envie sont dès lors devenues plus importantes d’année en année.

Ton nom est très souvent revenu sur le devant de la scène ces derniers mois suite à de très belles réalisations en bloc, tu peux nous en faire un petit bilan ?

En effet, je suis venu à Fontainebleau 4 jours en septembre et ici 3 jours en octobre. Ça a été plutôt productif étant donné que j’ai enchainé sur ces deux weekends cumulés, 9 blocs dans le 8e degré, dont trois annoncés 8C, un 8B/+, un 8B, trois 8A+ et un 8A. Mon précédent weekend à Fontainebleau datait d’avant le confinement et j’en avait également profité pour faire mon premier 8B flash avec « l’insoutenable légèreté de l’être ». La forêt me convient donc bien on dirait !

Tu as proposé une décote pour pas mal de blocs extrêmes, c’est assez rare de nos jours ! Quel est le processus qui amène à proposer une décote ? As-tu eu des retours suite à ces propositions ? ²

Oui, c’est vrai que j’ai décoté plusieurs blocs lors de ces derniers séjours. En réalité lorsque je fais ces propositions, j’essaie de me baser un maximum sur des faits et non sur mes sensations du moment, comme beaucoup de personnes ont tendance à penser. Une fois que j’ai enchainé et que j’ai ma propre opinion, je la compare à ce que je vois sur bleau.info et sur 8a.nu pour le bloc en question. A partir de là je donne mon avis sur la cotation. Beaucoup de gens ne proposent pas de décote mais disent pourtant « soft » ou « pourrait être une cotation plus bas ». Quand je vois que cet avis est partagé par plusieurs grimpeurs et que, après avoir grimpé le bloc, je ressens ça aussi, je n’hésite juste pas à annoncer une cotation à la baisse.  J’ai effectivement eu pas mal de retours vis-à-vis de ça, mais pas encore vraiment de retours négatifs. Soit c’est positif, soit les gens se posent un peu des questions mais pour l’instant le fait de remettre en question certaines cotations est assez enrichissant car ça pousse à la réflexion je trouve.

Aujourd’hui c’est un peu la course à la cotation en falaise ou en bloc, qu’en penses-tu toi ? Comment tu te positionnes par rapport à ça ?

Je pense qu’au-delà d’être la course, le niveau est encore en train de s’élever. On voit beaucoup de grosses croix tomber ces derniers temps car certaines personnes très fortes, qui s’entrainent depuis longtemps, prennent plus le temps d’aller se frotter aux blocs durs. Je pense évidemment à Drew Ruana pour n’en citer qu’un. Cependant, il y a un phénomène de course au chiffre qui, je pense, est global et touche tous les niveaux. Il y a un besoin de valorisation qui passe par la cotation et on préfèrera aller faire son premier « 7b » si celui-ci est très abordable que d’aller se mettre dans le mal dans un 7a exigeant pourtant bien plus beau. Même si tout le monde n’est pas comme ça, c’est quelque chose d’assez présent, également dans le haut niveau. Je trouve ça dommage car dans ce cas, la cotation est régulièrement utilisée à des fins médiatiques. Personnellement, je grimpe avant tout dans les blocs/voies qui me font envie de par la ligne et les mouvements. La deuxième chose que je prends en compte est la difficulté du passage, car je prends plaisir à me confronter à mes limites. En fait je suis avant tout passionné par la grimpe en elle-même. Je passe par exemple beaucoup de temps lors de mes repos entre deux runs ou deux blocs en forêt à juste toucher la texture et les préhensions du moindre bout de caillou autour de moi. Et je crois que c’est cette passion qui aide à se détacher un peu de la cote car, on ne va pas se mentir, elle est dans une certaine mesure aussi importante pour moi !

Au regard de tes dernières performances, on imagine facilement un projet plus dur pour toi… le 9A bloc de Nalle Hukkataival t’inspire ? ou un 8C flash ?

J’aimerais trouver un projet dans lequel m’investir vraiment et « Burden of Dreams » est une très belle ligne mais pour l’instant je préfère y aller petit à petit et commencer par faire 8C+ dans un endroit moins isolé. Le assis de « Big Island » me tente énormément et je compte m’investir dedans dès que j’en aurai l’occasion! Quant au 8C flash je crois que c’est peu probable, mais qui sait, peut-être un jour avec de la chance, car je me sens déjà physiquement capable de flasher un 8B+ qui me conviendrait bien. En tout cas, j’essaie de ne pas me mettre de barrières mentales à ce sujet-là.

À ce sujet, comment comptes-tu occuper la fin de l’année 2020 ?

Actuellement je m’entraîne uniquement pour le championnat d’Europe à Moscou, on verra s’il a lieu. Après ça j’aimerais foncer à Bleau pour travailler le assis de « Big Island » ! J’envisage aussi de partir en Suisse et en Espagne début 2021.

Du coup les compétitions dans tout ça ? Juste pour t’amuser ou de réels objectifs derrière ?

A la base c’est mon objectif principal et c’est pour ça que je m’entraine, tout en sachant que ça me rend fort pour l’extérieur (pour l’instant l’entrainement porte d’ailleurs mieux ses fruits en dehors de la compétition). J’aimerais intégrer plus de moments pour aller grimper en extérieur dans mon planning car ça nourrit vraiment ma motivation et ça me booste pour la compet. J’aime la compétition mais je sais que quand je serai plus vieux je grimperai uniquement pour la falaise et le bloc dans le but de me faire plaisir.

Et si on parlait entraînement ? Dis-nous comment ça se passe pour toi… Tu t’entraînes seul ? Avec un entraîneur ? Nombre d’entraînement ? Plutôt physique ou technique ? Des conseils à donner ?

Je suis venu faire mes études à Louvain-la-Neuve car mon entraineur est basé ici. On a un mur de difficulté et un pan mais pas de vraie zone de bloc donc on doit souvent se déplacer. En général je m’entraine 5 jours par semaine et j’ai régulièrement deux entrainements sur la journée. On travaille beaucoup sur le physique mais on l’a un peu trop fait ces dernières années, au détriment d’autres choses. Depuis un peu plus d’un an maintenant on réajuste le tir avec plus de mise en situation, et pas que du pan. Je pense que le meilleur conseil que je puisse donner serait de travailler sur ce dont on a le plus besoin pour progresser et donc se concentrer sur ses points faibles, sans pour autant négliger ses points forts. Et pour être confronté à ses lacunes il faut essayer de grimper dans des situations variées. La polyvalence, c’est super important en escalade !

Comment expliques-tu l’explosion de ton niveau ces derniers mois ? Qu’est-ce qui a fonctionné dans ton entraînement pour en arriver là ?

J’ai pas mal réfléchi à ce que j’ai fait de différent ces derniers mois et j’ai relevé deux choses. D’une part, j’ai grimpé plus en extérieur et d’autre part j’ai progressé en souplesse et en mobilité (j’étais très raide avant). Je ne crois pas être physiquement plus fort qu’il y 6 mois mais j’ai l’impression que la mobilité me permet d’utiliser mon corps à un plus haut potentiel. Je pense aussi qu’auparavant je n’avais pas eu, ou pas saisi, l’occasion de montrer ce dont j’étais capable car je grimpais trop peu dehors.

As-tu encore une marge de progression ?

Oui, je pense que j’ai encore une belle marge de progression car il y a certains aspects de l’entrainement sur lesquels je n’ai encore jamais vraiment eu le temps de bosser. Jusqu’ici, je n’ai pas encore eu besoin de m’investir plus d’une ou deux séances dans les blocs que j’ai enchainé. Je n’ai pas non plus eu le temps de consacrer plus de séances à des blocs « plus durs », chose que j’aimerais faire cet hiver. On verra ce que ça donnera !

© John Janssens

Quand tu te fixes un objectif sur un bloc en particulier, quel processus mets-tu en place jusqu’à l’enchaînement ?

Dans les blocs vraiment durs j’essaie toujours de fonctionner de façon méthodique en travaillant les mouvements un par un ou par sections. Une fois que j’ai fait tous les mouvements, je répète et je trouve de petits ajustements pour ceux qui me posent un problème, mais je ne perds pas d’énergie à répéter les mouvements moins durs. Lorsque tout est calé, je prends des bons repos et je mets des essais en étant concentré à 100% et prêt à tout donner. Enfin, il faut aussi que mes chaussons soient parfaitement propres et que la gomme colle !

Le mot de la fin ?

J’espère que la crise sanitaire actuelle ne m’empêchera pas de mener à bien mes projets pour l’année à venir… mais tant qu’on nous laissera grimper dehors, je survivrai !

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Vertical’Art ouvre sa huitième salle au Mans !

22 Oct

Communiqué

Le groupe Vertical’Art poursuit son expansion à l’échelle nationale. La huitième salle de l’enseigne va ouvrir ses portes dans l’ancienne structure de La Compagnie des Marchés, boulevard Estienne – d’Orves, au Mans. Vertical’Art inaugure sa nouvelle salle lors d’une journée spéciale portes ouvertes le week-end du 31 octobre à partir de 15h.

C’est sous un grand dôme de bois que ce nouveau complexe sportif abritera plus de 1700 m2 dédiés à l’escalade, avec des profils de tous types tels que dalles, dévers, dièdre. C’est la toute première salle d’escalade 100 % blocs en Sarthe !

Les blocs sont entièrement renouvelés chaque mois par nos ouvreurs pour offrir aux grimpeurs un challenge permanent. Que vous soyez novice ou confirmé, vous trouverez sur chaque mur des problèmes à résoudre, quel que soit votre niveau. La salle se veut accessible à tous.

Les enfants, dès 4 ans, pourront découvrir la grimpe en toute sécurité et exprimer leur envie d’aventure dans un espace entièrement dédié et adapté à leur morphologie. C’est aussi l’occasion de fêter l’anniversaire de vos enfants tout en leur faisant découvrir une activité sportive ludique. De plus, il est possible de s’inscrire à des cours d’escalade pour enfants et adultes pour progresser, ainsi qu’à des stages d’apprentissage ou de perfectionnement encadrés par des moniteurs diplômés d’Etat.

Plus qu’une simple salle d’escalade, il s’agit d’un nouveau lieu de vie urbain et moderne mêlant passion du sport et convivialité. Vertical’Art Le Mans est avant tout une salle d’escalade de bloc, mais pas que…

Pour compléter vos sessions de grimpe, un espace cardio-training et musculation est à votre disposition pour faire un peu de renforcement musculaire, un Pan Güllich pour développer force et endurance, ainsi qu’un sauna pour parfaire sa séance. Un espace bien-être vous permet de suivre des cours de yoga, complément idéal pour travailler mental et souplesse.

Pour ceux qui souhaitent profiter de l’ambiance chill de ce nouveau repère, l’espace bar et restaurant est l’adresse idéale avant ou après une session de grimpe en famille, entre amis ou en afterwork. Engagé localement, le restaurant est jumelé à une terrasse arborée de 100 m2 qui invite à la détente autour d’une sélection de bières locales. La carte présente une grande variété de plats et de desserts maison, travaillés avec des produits frais et locaux pour valoriser les artisans de la région.

Tout au long de l’année, votre nouveau spot de grimpe du Pays de la Loire vous propose des contests d’escalade, des challenges de blocs, des concerts ou DJ set et des rediffusions d’événements sportifs. Vous l’aurez compris, Vertical’Art, c’est un véritable lieu de vie où il fait bon vivre, grimper et partager !

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Simon Lorenzi frappe encore très fort à Bleau…

20 Oct

Si il y a un bloqueur en top forme en ce moment, c’est bel et bien le Belge Simon Lorenzi… Après un été très productif (« Satan I Helvete » à Bleau qu’il décotait de 8C à 8B+, et « Quoi de neuf » au toit d’Orsay où il proposait de nouveau une décote à 8B+ au lieu de 8C…), il était temps de revenir en forêt le temps d’un long week-end de 3 jours… 3 jours qui en disent long sur le niveau de forme du Belge, avec entre autre l’enchaînement de “The Big Island”, coté 8C à la base…

Dimanche 18 octobre: réveil difficile avec toutes les courbatures de la veille. Samedi j’avais essayé toute la journé Big Island et mine de rien ça m’avait pris beaucoup d’énergie de trouver cette nouvelle méthode et de mettre plus de 10 runs du début en une journée. Pourtant, j’étais si proche.. à mon deuxième essai du bas j’étais passé à deux doigts de l’exploit!  Heureusement les conditions sont meilleures aujourd’hui et malgré les courbatures, la motivation et l’excitation sont à leur paroxysme. Je m’échauffe au sol de manière à correspondre au mieux à l’effort qui m’attend. Mon premier run est mauvais mais les condis sont vraiment mieux qu’hier. Mon deuxième essai est un peu meilleur mais pas terrible non plus. En revanche, ça me fait me rendre compte que je dois placer mieux mon talon pour que celui ci tienne. La troisième tentative est plus que prometteuse, mon constat était juste et je tombe pour retravailler la rampe en visant un peu mal une préhension cruciale. Le quatrième essai est le bon, mes deux ajustements précédents me permettent de ne plus décrocher du mur et cette fois ci c’est bon, j’ai enchaîné “Big Island”! Un rêve de gosse se réalise. Au sujet de la cotation, j’avais eu pas mal d’échos comme quoi c’était soft pour 8C. De fait, si “The island ” (version originale) est considéré par beaucoup comme 8B+, je ne trouve pas que les deux mouvements assez facile en plus feraient monter la cotation à 8C . Cela dit dans un bloc pareil,  je crois que la taille impact fort le ressenti de la difficulté car même avec ma méthode qui ouvre une porte pour les petits, le bloc est très très physique et sans doute plus dur que pour des géants.


À lire également : Simon Lorenzi coche « Quoi de neuf » et décote à 8B+


Après cet enchaînement, j’étais boosté et j’avais envie de grimper dans des blocs durs qui me faisaient vraiment envie. Je me dirige au  secteur “Petit bois” dans le but d’essayer “Big Dragon” (8A+). Après avoir un peu cherché des méthodes qui me convenaient, je trouve la séquence et bam deux runs plus tard c’est plié! On se dépêche de replier les pads pour me diriger vers ma prochaine destination, “Tigre et Dragon”. J’avais fait ce bloc il y a 5 ans quand la prise n’avait pas encore cassé, c’était donc l’occasion de remettre les doigts dans ce bloc exceptionnel. Après quelques essais à tâtons car le bloc était un peu sâle et je n’avais que deux crashpads et une pareuse, je décide de m’élancer pour de vrai. Je sens que je suis fatigué physiquement mais en forçant ça passe et une fois de plus aujourd’hui je me retrouve au sommet d’un bloc dur! Cette journé est déjà une énorme réussite pour moi mais je sais que “Chaos” (8B) est juste à côté, je finirai donc mon trip là bas! Il me faut un peu de temps pour déchiffrer le début qui finalement s’avère moins complexe que prévu, la fin je la connais car j’avais fait le départ debout il y a deux ans. Vu comme je suis fatigué physiquement, je sais que j’ai droit à un ou deux essais maximum. Après un bon repos, je m’élance et toute la première section se passe très bien mais je suis un peu au bout physiquement. Il me reste trois mouvements dur, je donne tout, je crie et grogne quelque fois et me voilà en haut du bloc pour finir en beauté cette journée incroyable!

Je ne me serais pas cru capable de faire une telle journée de grimpe avant de le faire. Certes je suis en forme ces derniers temps et je me suis énormément entraîné ces dernier mois/années mais je ne pensais pas pouvoir faire si bien en venant à Bleau seulement 3 jours. J’ai compris que je pouvais faire quelque chose de fameux ( même si la journée était déjà gagnée pour moi) après avoir enchaîné “Big Dragon” car il me restait du temps et de l’énergie en fait. Je suis vraiment content d’avoir pu aussi vite concrétiser. Par contre dans les blocs que j’ai enchaîné dans ma vie, il n’y en a aucun pour lequel j’ai dû consacrer plus que deux sessions. J’ai donc envie de m’investir vraiment dans un projet. Le assis de “Big island” par exemple! J’ai aussi dans la tête un certain bloc en Suisse, une certaine voie en Espagne et le championnat d’europe si celui-ci à lieu. On verra ce que l’avenir nous réserve!

La vidéo de Simon Lorenzi dans “The Big Island”

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“No Kpote only” dans la poche pour Nico Pelorson qui propose de revoir la cotation à 8C bloc

08 Oct

En janvier 2019, Charles Albert proposait le second 9A bloc de l’histoire avec “No Kpote Only” sur le secteur du Rocher Brûlé à Fontainebleau. Après une première répétition par le japonais Ryohei Kameyama en mars 2019, il aura fallu attendre ce mois de septembre 2020 pour qu’un grimpeur rétablisse en haut de ce bloc. Et cette fois-ci c’est au tour du bloqueur français Nico Pelorson d’en venir à bout et de proposer une cotation revue à la baisse: 8C bloc.


À lire égalementCharles Albert propose le 2ème 9A bloc au monde!


Le commentaire de Nico suite à l’enchaînement:

C’est un bloc ouvert par Charles Albert en 2019 et qu’il a côté 9a lors de l’enchaînement. J’avais essayé une séance avec lui à l’époque et avec ses méthodes c’était vraiment extrême, j’ai pas bougé et j’ai directement abandonné. Un an après, Rhyohei a réalisé le bloc en mettant une photo de lui avec un talon. Alors j’y suis retourné pour essayer avec le dit talon. C’était beaucoup plus simple. En 2 séances j’avais tous les mouvs. L’an dernier j’étais assez proche mais je ne l’ai pas fait. Cette année grâce à un training gargantuesque avec Lucien Martinez dès la première session où je suis retrouné dans le bloc je l’ai fait. Pour la cote, 8C c’est bien avec les nouvelles méthodes! Merci a Charles pour la FA, Rhyohei pour la méthode, Hugo pour la vidéo, Lulu pour le training et Arkose pour le soutientLa vidéo de sa réalisation

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Evolution législative – Responsabilité des gestionnaires et propriétaires des sites naturels

07 Oct

Communiqué FFME

Vendredi 2 octobre, l’Assemblée nationale a adopté un texte de loi atténuant la responsabilité des gestionnaires et propriétaires des sites naturels où se pratiquent les sports de nature.

La FFME œuvre depuis des années pour faire adapter le cadre législatif qui s’applique aux propriétaires et gestionnaires de sites naturels et sur lequel les juges s’étaient appuyés pour la condamner dans l’affaire Vingrau.

Une première étape décisive avait été franchie en janvier 2018 lorsque le Sénat avait adopté un projet de loi visant à exonérer les gestionnaires et propriétaires de la responsabilité sans faute du fait des choses .

Les efforts combinés de la FFME, des sénateurs et des parlementaires ont permis de porter ce projet à l’Assemblée nationale où il a été débattu le 2 octobre dernier.


À lire également | Interview exclusive avec la FFME au sujet de la fin du conventionnement des falaises


Les députés ont amendé le texte d’origine pour aboutir à la rédaction suivante : « Le gardien de l’espace naturel dans lequel s’exerce un sport de nature n’est pas responsable des dommages causés à un pratiquant sur le fondement de l’article 1242 du code civil, lorsque ceux-ci résultent de la réalisation d’un risque normal et raisonnablement prévisible, inhérent à la pratique sportive considérée ».

Si elle n’est pas modifiée lors des dernières étapes du processus législatif, cette rédaction constitue une avancée majeure pour les propriétaires et les gestionnaires de sites qui mettent à la disposition du public leurs terrains pour la pratique des sports de nature.

Ce texte permet, en effet, si leur responsabilité est recherchée de pouvoir opposer à la victime son acception des risque liés à sa pratique sportive.

La portée de ce texte dépasse largement le périmètre d’action de la FFME, il concerne les collectivités, les propriétaires privés, les différents gestionnaires ainsi que toutes les fédérations sportives de nature. Il faut noter qu’ aucune évolution législative sur les sports de nature n’avait été adoptée depuis 20 ans.

La fédération remercie tous ceux qui ont contribué à la reconnaissance et à la défense des spécificités de nos pratiques sportives.

– Fin du Communiqué FFME

Il y a donc bel et bien une évolution législative quant à la responsabilité du gardien de l’espace naturel. Néanmoins, tout n’est pas si simple, et notamment la formulation “un risque normal et raisonnablement prévisible”… En effet, reste encore à définir ce que sera “un risque normal et raisonnablement prévisible” pour un juge. Par exemple, en cas de chute de pierre sur un site entretenu par la fédération (ou un tiers), cela rentre-il dans ce qu’on appellera un “risque normal”? Ou le juge considérera-t-il que sur un site entretenu il n’y a pas de risque? (ce qui mettrait donc en cause le gardien du site naturel).

Une belle évolution tout de même, bien que quelques questions se posent encore. En cas d’accident, reste donc à voir comment la justice analysera ce nouveau texte et quelle en sera la jurisprudence qui en découlera…

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Escalade sur ordonnance : quand le sport devient un outil thérapeutique

07 Oct

Escalade thérapeutique. Deux mots qui résonnent différemment selon qu’on est un professionnel de santé classique ou sensibilisé à notre sport comme technique de soin. Le premier pensera à la superposition des traitements et à la multiplication des médicaments pour traiter un patient dont la maladie s’aggrave. Le second se dira que l’escalade fait partie du traitement et que cette discipline représente un formidable outil permettant au patient d’aller mieux.

C’est dans cette voie que se sont engagés des centres de soin et de rééducation, utilisant l’escalade pour ce qu’elle offre en matière de mouvement mais aussi de possibilité de socialisation, de travail sur soi, toutes ces petites victoires qui font la beauté de la grimpe.

Utilisée auprès de patients atteints de schizophrénie, de psychose ou de troubles du comportement alimentaire, l’escalade thérapeutique permet de travailler sur les perceptions sensorielles. Avant même de grimper, enfiler un baudrier et ladapter à sa taille est déjà un moyen de se réapproprier ses limites corporelles. Pour ces personnes chez lesquelles on observe souvent une distorsion de limage du corps, allant parfois jusqu’à la fragmentation, sentir les appuis sous les pieds et les mains, coordonner ses gestes pour atteindre la prise suivante contribue aussi à re-lier le corps à l’esprit.

Nul besoin cependant de grimper haut et fort pour constater les bénéfices de la pratique. Dominique Monnin, physiothérapeute au centre de réadaptation du CH de Genève (Suisse) et membre de l’association Physioswiss, utilise une petite structure inclinable en positif comme en négatif de 8m de longueur et 3m de hauteur. Dans ses séances, le travail se fait beaucoup en bas du mur. «Pour certains patients, passer la première prise c’est déjà un sacré effort», nous explique-t-il. Ses patients sont des adultes, des ados mais aussi des enfants touchés par le handicap moteur ou neuromoteur transitoire ou permanent tel que des suites d’accident vasculaire cérébral, de traumatisme crânien ou encore une sclérose en plaques. Et pour celles et ceux qui arrivent à franchir l’étape de la première prise, l’activité peut se poursuivre avec l’apprentissage de l’encordement.

En réalité en escalade, chaque étape qui précède la grimpe relève autant du défi que l’activité en elle-même. Vous souvenez-vous de la fois où vous avez appris à faire un noeud de huit ? Mémoriser les étapes, saisir la corde et la faire passer au bon endroit, serrer le tout… Alors imaginez ce que cela peut représenter lorsque vos doigts ne vous obéissent pas aussi bien que vous le souhaiteriez ou que votre cerveau a du mal à enregistrer la succession des mouvements nécessaires. De même pour la coordination que nécessite l’enfilage d’un baudrier. Pour les kinésithérapeutes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens, l’escalade est sans aucun doute un sport très complet pour la rééducation de la motricité globale comme de la motricité fine.

Cependant, en escalade thérapeutique, on cherche aussi à apprivoiser progressivement l’angoisse, à améliorer les problématiques émotionnelles en particulier liées à la peur et à la confiance, et à favoriser la socialisation. Participer à une séance d’escalade thérapeutique, c’est faire la démarche de s’inclure dans un groupe et d’accepter l’autre, partager ses ressentis, pas simple pour tout le monde.

En cela, les séances d’escalade thérapeutique s’inscrivent dans une véritable démarche de projet de soin, associant l’équipe soignante et les aidants grâce à des temps de formation spécifiques. Ces formations sont assurées, en Suisse francophone notamment par l’association Physioswiss et en France par le Centre Pilote pour l’Escalade et l’Alpinisme de Vaulx-en-Velin (CPEAVV), dans le Rhône.

Au CPEAVV, c’est Cyril Gauthier, éducateur sportif et formateur en escalade thérapeutique qui accompagne les projets menés par des centres de rééducation dans toute la France, et parfois aussi dans les pays frontaliers. Selon lui, il n’y a pas d’escalade thérapeutique sans démarche inclusive, de la personne dans le groupe et de l’escalade dans sa vie.

Inclure l’escalade dans la vie d’une personne, qu’elle soit en situation de handicap mental ou moteur, cela commence par une visite du centre et si possible une rencontre. Cerner les habitudes de vie, permettre au patient d’identifier son moniteur, c’est pouvoir transférer quelques repères lors des séances et de fait, éviter de le placer dans une situation inconfortable, la découverte d’une nouvelle activité étant déjà suffisamment déstabilisante.

En parallèle, un temps de formation est consacré à l’équipe de rééducation et des aidants ainsi que des bénévoles. « Il faut au moins autant d’aidants que de grimpeurs pour une séance d’escalade thérapeutique, en particulier pour permettre l’assurage », précise l’éducateur sportif. Seul bémol : le manque de structures de proximité.

« Quand un patient adhère au projet, il est capable d’effectuer un long trajet pour une heure d’escalade. Et en ce moment, avec l’interdiction de la fréquentation du CPEAVV par les adultes à cause du COVID, certains ont perdu leur seule sortie de la semaine, il y a des décompensations. » Alors lorsqu’un centre de réadaptation convaincu par la pratique décide de s’équiper en structure d’escalade, c’est aussi lui qui accompagne le projet, amenant son expertise pour le matériel et la sécurité.

Au Centre pilote d’escalade et d’alpinisme de Vaulx-en-Velin, les séances d’escalade thérapeutique menées par Cyril Gauthier ont lieu sur cette structure de faible hauteur, mêlant copyrock et pan mobile kitgrimpe.

Au-delà de nos frontières, l’escalade thérapeutique semble assez développée en Autriche, notamment pour le traitement des affections psychiques. Dans les cliniques psychiatriques, il n’est pas rare de recueillir le témoignage de soignants qui voient des patients très dépressifs arriver à sortir de leur chambre pour aller grimper. Selon Alexis Zajetz, psychothérapeute et fondateur de l’Institut d’Escalade Thérapeutique à Thalgau, ce phénomène s’explique probablement par le fait que « l’escalade n’est pas identifiée comme une thérapie, ils n’ont pas à s’assoir et à parler – ils grimpent, c’est tout. »[1].

Eva-Maria Stelzer, une chercheuse américaine de l’Université d’Arizona et Katharina Luttenberger, une chercheuse allemande de l’université d’Erlangen-Nuremberg se sont d’ailleurs penchées sur la question et ont mis en évidence que la dimension sociale, mentale et physique de la pratique du bloc constituerait une forme de psychothérapie très bénéfique pour traiter la dépression chez les adultes[2]. Le fait de pouvoir adapter la pratique à ses capacités, contrairement à d’autres sports comme le tennis où il faut un certain niveau – au minimum ne pas rater la balle – pour se faire plaisir, joue certainement sur les mécanismes de gestion de la frustration, tandis que les encouragements des pairs permettent de dépasser les moments de doute et de se lancer dans des blocs nouveaux ou plus difficiles.

En France, les bienfaits de l’escalade sur le corps et l’esprit sont aussi exploités auprès de femmes en fin de traitement ou en rémission à la suite d’un cancer du sein. A Brest[3] et à Gap[4], comme au CPEA de Vaulx-en-Velin, des moniteurs spécifiquement formés se chargent de coacher en douceur les survivantes de cette maladie. Une pratique qu’on ne peut qu’encourager, au vu des bénéfices importants de l’activité physique sur le risque de rechute cancéreuse[5].

 

Technique de rééducation, outil de réappropriation du corps, thérapie complémentaire, moyen de socialisation, l’escalade est définitivement un sport riche en possibilités. Avec le développement des clubs et des salles privées lié à l’engouement actuel pour la pratique, il suffirait de quelques initiatives locales pour que les 10% de la population française en situation de handicap transitoire ou permanent aient la possibilité sinon d’adhérer, au moins de s’essayer à cette discipline.

Texte: Amandine Verchère


[1] https://www.ukclimbing.com/articles/features/climbing_therapy_in_europe_-_a_modern_medicine-8502

[2] https://news.arizona.edu/story/bouldering-envisioned-new-treatment-depression?utm_content=link1&utm_campaign=articles_id_9472&utm_medium=articles_post&utm_source=ukclimbing

[3] https://www.francebleu.fr/infos/insolite/a-brest-de-l-escalade-pour-les-femmes-touchees-par-le-cancer-du-sein-1600957913

[4] https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/hautes-alpes/gap/gap-escalade-ordonnance-voie-suivre-1783813.html

[5] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-07/app_247_ref_aps_cancers_cd_vf.pdf

 

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Dave Graham, 38 ans, et un premier 9b au compteur !!

06 Oct

Il fallait bien que ça tombe! L’Américain Dave Graham est une machine à croix depuis une vingtaine d’année, avec autant de blocs que de voies extrêmes au compteur. Il lui manquait encore une cotation à réaliser, celle dont beaucoup de grimpeurs rêvent, le 9b. C’est désormais chose faite avec l’enchaînement de “Ali Hulk Sit Start Extension Total” à Rodellar après plusieurs mois d’acharnement… Comme quoi, à 38 ans (et bientôt 39!) il n’est pas impossible d’avaler les 130 mouvements d’une voie extrême…

Pour info il s’agit de la cinquième réalisation de cette voie après

  • Jonatan Flor (29/07/2019)
  • Jorge Diaz Rullo (30/07/2019)
  • Laura Rogora (25/07/2020)
  • Daniel Fuertes (22/09/2020).

Voici le commentaire de l’intéressé:

Je suis finalement venu à bout de “Ali Hulk Sit Start Extension Total”, une voie futuriste dénichée par l’une de mes plus grande inspiration, Dani Andrada. J’ai passé tout l’été durant la canicule à trouver les méthodes qui me correspondaient le mieux. Et après plusieurs changements, j’ai enfin trouvé la séquence ultime de ces 130 mouvements avec laquelle je me sentais le plus en confiance. La première partie de la voie est assez bloc, avant d’enchaîner ensuite sur une partie plus endurante.

Le jour de l’enchaînement j’étais fatigué de mes essais de la veille dans “No pain no gain” (9a+), et je ne pensais pas clipper la chaîne de mon projet. Je me suis lancé dans la voie ne me disant que ça me ferait un bon run d’entraînement. Et au fur et à mesure de ma grimpe, malgré mon corps qui lâchait prise, j’ai réussi à enchaîner les mouvements les uns après les autres en restant concentré jusqu’au relais! C’était dingue, certainement la réalisation la plus mémorable et la plus enrichissante de ma vie…

Prochainement, la vidéo de l’enchaînement sera en ligne, restez connectés on vous tiendra informé!

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Open national de difficulté le 10 octobre 2020 à Besançon

05 Oct

Communiqué

La saison de difficulté a été bien perturbée l’année dernière… Entre-Temps Escalade et le Grand Besançon Métropole s’associent à la FFME pour proposer aux compétiteurs la première compétition de difficulté de l’année.

Compétition ouverte aux catégories Minimes, Séniors et Vétérans.

Le format : 3 voies de qualifications flash et une voie de finale à vue pour les 8 meilleurs grimpeurs de chaque catégorie.

Cette compétition de par son format a pour but de réunir un maximum de grimpeurs. L’élite Française sera là avec l’équipe de France espoir et Nao Monchois sera présent avec une partie de l’équipe sénior. Les qualifications resteront toutefois abordables pour tous les compétiteurs.

Pour vous proposer cette compétition, Entre-Temps Escalade fait appel à une équipe d’ouvreurs de choc constituée de Romain Desgranges, Benjamin Bouissou et Rémi Bourson sous la direction du local Loïc Pagand.

Afin de parfaire cette journée Flore Beaudelin s’associera à Romain Desgranges pour dédicacer leurs livres, So High et Solide.

Pour les grimpeurs licenciés cette épreuve comptera pour le classement national. Il sera possible aux grimpeurs non licenciés de prendre une licence découverte (avec un certificat médical de non contre-indication de la pratique de l’escalade en compétition) et de profiter pleinement de cette journée.

Un protocole sanitaire sera mis en ligne en fonction de la réglementation nationale.

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On s’entraîne ensemble – Épisode 4: Cycle de développement Endurance

04 Oct

– 6 mois de planification pour progresser avec Rémi Samyn –

On continue cette web-série spéciale entraînement avec Rémi Samyn qui vous proposera au total 6 épisodes qui correspondent à 6 mois d’entraînement. Après les épisodes 1, 2 et 3, voici donc  l’épisode 4, avec au programme un cycle de développement de l’endurance (4 semaines).

Pour revoir les trois premiers épisodes:


Pour aller encore plus loin, Rémi Samyn vous proposera un live Insta & Facebook sur ses réseaux pour répondre à toutes vos questions. Pour ce quatrième mois de planif, rendez-vous le jeudi 8 Octobre à 20h pour poser toutes vos questions à Rémi sur ce quatrième cycle d’entraînement.

N’hésitez pas à poser vos questions en amont, en laissant un commentaire sous l’article ou sur nos réseaux sociaux!


Objectifs de ce 4ème cycle d’entraînement

  • Développement de vos qualités d’endurance
  • Travail technique à l’approche de la période de concrétisation des projets
  • Renforcement musculaire, rééquilibrage pour éviter les blessures

La devise du cycle : Chaque jour est une nouvelle chance d’y arriver.


Deux programmes au choix 

À partir de 4h30 / semaine seulement! En fonction du programme choisi, la planification de vos séances sera adaptée (cf. fin d’article) 


Un cycle, 4 séances d’entraînement 

Ce cycle de 4 semaines est composé de 4 séances différentes qui seront planifiées selon votre plan d’entraînement choisi (cf. planification en bas de page):

Ci-dessous, découvrez le détail des séances de ce cycle d’entraînement.


Détails de la séance 1 

Détail de l’échauffement 

1) Quelques jeux « cardio » type footing ou corde à sauter [2 min]

2) Un échauffement articulaire complet [3 min]

3) Un échauffement musculaire au médecine ball [3 min]

4) Escalade facile puis monter progressivement les niveaux [12 min]

5) Escalade dans votre niveau maximum [5 min]

Suite à l’échauffement, pour la partie Escalade de la séance, vous aurez le choix de partir vers une séance plutôt bloc ou plutôt voie en fonction de vos envies:

Détail de la partie escalade de bloc “technique” (en salle ou en site naturel) 

1ère partie : « Tortiller pour se faufiler » [30 min]

Commencez par repérer tous les blocs « tordus » de la salle ou du secteur dans votre niveau. Durant la première demi-heure de votre séance de bloc, grimpez librement dans ces blocs généralement techniques et peu déversants.

2ème partie : « Souple ou rigide ? » [20 min]

Munissez-vous de deux paires de chaussons, une souple et une rigide. Dans 3 blocs aux styles différents, réalisez 1 essai avec chacune de vos paires de chaussons… Alors ?

3ème partie : « Un talon pour les enchaîner tous » [20 min]

Durant cette dernière séquence vous allez choisir un de vos deux pieds et lui imposer de se poser uniquement en crochet de talon sur les prises, soyez ferme avec lui ! Votre second pied peut être utilisé normalement. Escalade libre et au bout de 10 minutes vous allez inverser les rôles, pas de jaloux.

Détail de la partie escalade de difficulté “technique” (en salle ou en site naturel) 

1ère partie : « Tortiller pour se faufiler » [30 min]

Commencez par repérer toutes les voies« tordues » de la salle ou du secteur dans votre niveau. Durant la première demi-heure de votre séance, grimpez librement dans ces voies généralement techniques et peu déversantes.

2ème partie : « Souple ou rigide ? » [20 min]

Munissez-vous de deux paires de chaussons, une souple et une rigide. Dans 2 voies aux styles différents, réalisez 1 essai avec chacune de vos paires de chaussons… Alors ?

3ème partie : « Déclic des clips » [20 min]

Dans 2 voies de votre choix, une cotation et demi en-dessous de votre niveau max à vue, chaque dégaine doit : Etre mousquetonnée, puis déclipée, et mousquetonnée à nouveau en utilisant l’autre main. Temps de repos entre les 2 voies : 10 minutes.

Détail de la partie de préparation physique bloc (40 minutes)

Rappel exercice n°1 de l’épisode 3 :

  • Suspension à deux mains
  • Se suspendre 12 secondes à deux mains, sans les pieds, sur deux prises les plus petites possibles.

Rappel exercice n°2 de l’épisode 3 :

  • Un mouvement extrême avec un seul pied sur le mur
  • Position de départ : Deux prises de mains et une seule prise de pied au choix. L’objectif est d’aller attraper une prise de main au-dessus de vous (= réaliser un mouvement) et de vous stabiliser 3 secondes sur celle-ci.

Détail de la partie préparation physique difficulté 

Rappel exercice n°1 de l’épisode 3 :

  • Suspension à deux mains
  • Se suspendre 12 secondes à deux mains, sans les pieds, sur deux prises les plus petites possibles.

Ajuster la difficulté des exercices

Que faire si les exercices sont trop difficiles ?

  • Exercice 1 : Choisir des prises plus confortables ou réaliser la suspension en posant un pied sur le mur
  • Exercice 2 : Choisir des prises plus confortables ou réaliser le mouvement en posant les deux pieds sur le mur

Que faire si les exercices sont trop faciles ?

  • Exercice 1 : Choisir des prises plus petites ou ajouter un leste de 1 à 3 kg
  • Exercice 2 : Choisir des prises plus petites ou réaliser le mouvement en no-foot, sans les pieds

Enfin, vous pouvez aussi jouer sur la difficulté des blocs/voies choisis afin d’ajuster la difficulté de l’enchaînement.

Une petite vidéo de démonstration pour cette séance 1 


Détails de la séance 2 

Déroulement de la séance 

1) Echauffement : Tester les exercices sur environ 10 secondes [3 min]

2) Séance de prévention : Réaliser 3 circuits [24 min]

3) Retour au calme : Relâchement, relaxation au sol [3 min]

Gestion du temps 

  • Durée d’un exercice : 45 secondes
  • Repos entre deux exercices : 15 secondes
  • Repos entre deux circuits : 2 minutes
  • Nombre de circuits : 3

Remarques: 

Tous les exercices proposés dans cette séance de prévention sont des exercices à intensité faible. Ils doivent être réalisés à vitesse lente et il n’est pas nécessaire de les rendre plus difficiles. Gardez en tête que « facile » ne veut pas dire « inutile » et que ce travail de renforcement/rééquilibrage est essentiel pour une progression sans blessures.


Conseils généraux séances 3 et 4 

Conseils généraux :

Après un échauffement d’environ 20 minutes, divisez votre séance en deux parties. La première est une séquence d’escalade de 25 minutes dans votre niveau maximum. Ensuite, accordez 30 minutes au travail de votre endurance dans une situation spécifique d’escalade. Le but sera d’enchaîner un bloc (ou une voie) le (la) plus proche possible de votre niveau max deux fois de suite sans repos. Faites ensuite un break de 5 à 10 minutes et répétez l’exercice jusqu’à la fin des 30 minutes.

Conseils généraux :

Enchainer 5 étirements actifs différents sur les membres inférieurs. Chaque étirement est répété 3 fois, temps de travail de 45 secondes, temps de repos 15 secondes entre chaque étirement.


Que faire si votre salle d’escalade est fermée? 

  • Option 1: Réalisez vos séances d’entraînement en site naturel
  • Option 2: Adaptez vos entraînements grâce aux conseils ci-dessous

Détail de la partie de préparation physique bloc (40 minutes)

 

Détail de la partie préparation physique difficulté  (40 minutes)


Vous connaissez maintenant le détails des différentes séances qui composent ce cycle d’entraînement. Il est temps maintenant de choisir votre plan d’entraînement (4h30 ou 9h par semaine) et de découvrir la planification des 4 semaines d’entraînement:


Plan d’entraînement n°1 – 4h30 par semaine 


Plan d’entraînement n°2 – 9h par semaine 

Les conseils de Rémi pour bien gérer votre programme d’entraînement 

Le plan d’entraînement a pour but de vous guider mais gardez à l’esprit que par moment il sera nécessaire de l’ajuster. Voici les grands principes à suivre :

  • Minimum 2 jours de repos complets par semaine
  • En cas de fatigue importante ou de maladie n’hésitez pas à reporter voir annuler votre séance
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Il l’a fait! Stefano Ghisolfi enchaîne son projet du moment, “Change”, 9b+

28 Sep

On le savait en plein travail de “Change”, premier 9b+ au monde ouvert et libéré par Adam Ondra en 2012. Après avoir coché la première partie de la voie en 9a+/b en Aout dernier, l’Italien a enfin clippé le relais de la ligne globale aujourd’hui!

Située à Flantanger (Norvège) et d’une longueur de 55m dans un énorme dévers, la voie est donc composée de deux parties: La première partie en 9a+/b avec un crux en pas de bloc de 6 mouvements valant 8B+ bloc. A la fin de cette première partie se trouve un mauvais repos à la suite duquel viennent 30m en 9a. Cette seconde partie est plus continue même si un pas de bloc vient rajouter encore quelques difficultés à l’ensemble qui est évalué à 9b+!


Lire aussi Stefano Ghisolfi enchaîne la première partie en 9a+/b de « Change » !


Voici son commentaire après l’enchaînement:

La bataille est terminée! Un défi mental et physique qui m’aura pris plus d’un mois d’efforts réparti sur deux trips à Flatanger. L’enchaînement m’aura pris une heure de grimpe pour avaler les 55m et 185 mouvements de “Change”, le tout premier 9b+ au monde équipé par Adam Ondra et qui était jusqu’à présent le seul à l’avoir enchaîné en 2012. Je me sens soulagé, fatigué et heureux. J’ai vraiment apprécié relever ce défi. Merci à toutes les personnes qui ont participé à ce long processus de travail, et à toutes les personnes qui m’ont encouragé aujourd’hui durant cet enchaînement sans fin!

Pour info, il s’agit du deuxième 9b+ réalisé par Stefano Ghisolfi, après “Perfecto Mundo” à Margalef en 2018. L’Italien va-t-il désormais se tourner vers la cotation supérieure avec les deux 9c existants dans le monde, “Silence” à Flatanger ou “Bibliographie” à Céuse? Affaire à suivre…

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Jeu concours: Gagne ta paire de chaussons Scarpa

28 Sep

Cette année, PG continue avec ses partenaires de vous proposer de nombreux jeux concours avec toujours des beaux lots à remporter… Cette fois, on vous propose de gagner votre paire de chaussons Scarpa avec le modèle Vapor.

Ce que contiendra votre lot:

  • Une paire de chaussons Vapor by Scarpa
  • Des goodies Scarpa

Comment gagner cette paire de chaussons? 

Rien de plus simple…

Tirage au sort le samedi 3 octobre 2020 pour désigner le vainqueur.

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Daniel Woods fait tomber le 8C bloc “Blade Runner”

25 Sep

Direction le parc national des Rocheuses (US), LE spot de bloc US du moment où les croix tombent les unes après les autres depuis le début de la saison estivale. Cette fois, c’est l’américain de 31 ans, Daniel Woods (qu’on ne présente plus!), qui vient de cocher une belle performance avec la réalisation de “Blade Runner”, 8C libéré par Giuliano Cameroni.

Il s’agit du 6ème 8C bloc réalisé par l’Américain cette année (25 au total), ce qui en fait l’un des bloqueurs les plus productifs en terme de grosses performances. Notons tout de même que sur les six 8C enchaînés en 2020, 3 sont des First Ascent et attendent donc confirmation de la cotation!

Ci-dessous la vidéo de Giuliano Cameroni…

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Simon Lorenzi coche “Quoi de neuf” et décote à 8B+

24 Sep

Alors qu’il enchaînait il y a quelques semaines “Satan I Helvete” à Bleau qu’il décotait de 8C à 8B+, le bloqueur Belge Simon Lorenzi enfonce le clou en cochant “Quoi de neuf” au toit d’Orsay et en proposant de nouveau une décote à 8B+ au lieu de 8C.

J’ai enchaîné “Quoi de neuf” durant me deuxième session de travail (la première avait eu lieu avant le confinement). La dernière fois je n’avais pas trouvé le bon placement pour mon pied au début de “l’acte 2”, et après avoir compris et réussi ce placement, j’ai enchaîné le bloc lors de ma première tentative. Pourquoi 8B+? Car je pense que le 8A de départ (considéré comme soft par de nombreux grimpeurs) suivi d’un repos sans les mains et d’une fin dans un 8B soft (plutôt 8A+ selon moi…) nous donne une cotation d’ensemble à 8B+. Et ce serait aussi logique si on compare à “La force” qui cote 8C et qui est clairement plus difficile.

Quoiqu’il en soit, le Belge semble en forme et n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de parler cotation…

 

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Le salon de l’escalade 2020 à Lyon aura bien lieu!

22 Sep

Du 20 au 22 Novembre 2020 à LYON-VILLEURBANNE

Alors que l’épidémie de Covid-19 a eu raison d’un grand nombre d’événements, les organisateurs confirment le maintien de la Seconde Edition du Salon de l’Escalade cet automne du 20 au 22 novembre 2020 à Lyon.

Cette année encore, l’accent sera mis sur la qualité des contenus.  C’est notamment dans cet esprit qu’est prévu un webinaire en préambule de la manifestation physique, le Mercredi 30 Septembre, sur un sujet ô combien d’actualité :  le Déconventionnement des Sites Naturels d’Escalade.


Une préparation sur fond de précautions sanitaires

L’organisation est en contact permanant avec la Mairie Villeurbanne et la Préfecture du Rhône pour s’enquérir des infos à jour sur le plan sanitaire et s’informe quotidiennement des recommandations du Ministère de la Santé et des Solidarités.

Eric Hatesse, l’organisateur, confirme : « Bien entendu, au niveau sanitaire, tout sera mis en oeuvre pour que le public soit rassuré et nous mettrons en application toutes les adaptations nécessaires et imposées par le Ministère des Solidarités et de la Santé.

En tant qu’organisateur consciencieux, aidé par le professionnalisme des équipes de notre hôte le Double Mixte et avec l’aide des recommandations pratiques formulées par l’Union Française des Métiers de l’Evénementiel (UNIMEV), tout sera prêt pour accueillir exposants et visiteurs dans de parfaites conditions sanitaires. Du gel hydro-alcoolique et des masques seront obligatoires pour entrer dans l’enceinte, la signalétique fait l’objet de mises à jour régulières, et nous aurons un indicateur en temps réel de la jauge visiteurs.

En Novembre, plusieurs événements auront déjà eu lieu au Double Mixte, qui a repris ses activités en septembre, notamment avec la 26ème édition du Salon du Bien-Être, Bio et Thérapies.

En Région Auvergne-Rhône-Alpes, les rassemblements sur le thème de l’escalade ont également repris, dans de bonnes conditions : « Lyon a Bloc » mi-Septembre, tournées de films Montagne en Scène, Banff Festival ou autres !

L’Edition 2 s’inscrit parfaitement dans cette reprise pour le bonheur de tous les passionnés de montagne et d’escalade que nous sommes. Bien entendu, nous comptons sur la responsabilité et le civisme de toutes et de tous pour continuer à appliquer les gestes barrières le jour J et au-delà ».

La tendance 2020 pour le salon de l’escalade

Premier Rendez-vous le 30 septembre 2020 à 19h

Webinaire – Le monde d’après le déconventionnement des sites naturels d’escalade

L’avenir de la pratique de l’escalade en milieux naturels et en particulier la question du Déconventionnement des Sites Natures d’Escalade est un sujet d’actualité.

Un Panel d’experts seront présents pour analyser et débattre afin de :

  • Mieux cerner et comprendre toute l’ampleur et les impacts induits par cette problématique du déconventionnement,
  • Analyser la ‘gestion de crise’ opérée par des acteurs de terrain qui prennent la parole ce soir-là, rassemblés autour du “Collectif Grimpe Outdoor”,
  • Annoncer les événements à venir sur ce sujet : Colloque FFME, Etats-Généraux du Collectif Grimpe Outdoor, et Conférences-bilan du Salon de l’Escalade.

Avec Qui ?

  • Claude Vigier – Responsable ‘Sites Naturels d’Escalade’ au Comité Territorial FFME de l’Isère et Membre de l’Escalade-Club de l’Isère
  • Jean-Claude Grand – Président du Comité Territorial FFME des Bouches du Rhône
  • Luc Thibal – Pôle Ressources National Sports de Nature, Directeur Technique National FFCAM.
  • L’intervention sera animée par Paul Guillet – Avocat au Barreau de Marseille.

Comment ?

Ce rendez-vous sera dématérialisé : un webinaire disponible en replay, permettant de réunir un panel d’intervenants experts et permettre une diffusion facile dans le temps.

Totalement gratuite, l’inscription à l’événement via le lien ci-dessous est néanmoins obligatoireafin de dimensionner sa diffusion en direct et en différé :

https://zoom.us/webinar/register/WN_A0b_H-AOTUWIROMj9RMivA

Billetterie : Prolongation des Préventes !

La Billetterie est ouverte, et les préventes (initialement : 200 places) ont été prises d’assaut. L’offre est prolongée avec 300 places supplémentaires !

Contexte sanitaire oblige, un remboursement automatique, intégral et sans conditions sera réalisé en cas de non-maintien de l’événement.

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Une salle de 3800 m2 à Paris: Climb Up va le faire…

21 Sep

Tout le monde connaît le groupe Climb Up avec un beau réseau de 25 salles partout en France. Partout, sauf en région Parisienne! En effet, Climb Up était aux abonnés absents jusqu’à présent dans la capitale, mais ce ne sera plus le cas fin 2020 avec l’ouverture d’une énorme salle de 3800 m2 pour le premier Climb Up Paris.

Cette salle sera ouverte 7J/7 de 8h à minuit dès le 21 Décembre 2020 ! La salle Climb Up Paris – Porte d’Italie proposera 2 des 3 disciplines de l’escalade avec une immense zone de blocs aux profils varié et un espace avec 240 voies de plus de 10 mètres de haut. Sans oublier un espace entrainement dédié aux grimpeurs (poutres, pan güllich…), cela en fera la plus grande salle d’escalade de France !

Et pour la petite information il s’agit de la première salle Climb Up parisienne, mais bien d’autres arriveront très vite : 8 salles Climb Up ouvriront dès 2022 en Île de France.

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Lyon à bloc 2020 : Une première édition qui a tenue toutes ses promesses!

20 Sep

C’était les 12 et 13 septembre derniers au Domaine Lacroix-Laval dans l’Ouest lyonnais sur les terres de La Dégaine Escalade, le club organisateur de l’open en collaboration avec le Comité Territorial FFME 69.

Un open qui se déroulait également pendant la Fête de la Montagne dont c’était la 4e édition. Un succès phénoménal, familial et convivial qui permettait de découvrir les sports de nature au centre d’un village des partenaires du club La Dégaine.

Un événement organisé dans des circonstances difficiles avec des contraintes sanitaires identiques à celles de la coupe du Monde de Briançon. Avec en plus, le tour de France qui passait le même jour dans le village voisin … Autant dire que Christopher a mis de la voie et toute sa passion pour l’escalade afin que ce week-end soit mémorable pour chacun.

Le Lyon à Bloc 2020 : Enfin une compète, aucun enjeu, que du plaisir !

220 grimpeurs, 50 blocs ouverts sur 2 frontons, des poussins aux vétérans, chaque vague pouvait grimper minimum 2h, avec essais illimités.

Un week-end sous un ciel bleu azur et une chaleur incroyable. Merci les tonnelles ! Un Open promotionnel en plein air qui a plu aux grimpeurs. Ils sont venus de la France entière, de Thionville à Cagnes sur Mer en passant par Chambéry, Grenoble, Paris et Marseille.

La vague Seniors / Vétérans était si nombreuse qu’ils ont bénéficié d’1 heure de grimpe supplémentaire.

Le soir, de magnifiques finales seniors ont réuni les 6 meilleurs grimpeuses et les 6 meilleurs grimpeurs avec 3 blocs chacun. En lice, nous retrouvions chez les femmes Marine Girardet, Ciska Monier, Clotilde Pfister, Juliette Beer, Lily Abriat et Saula Lerondel. C’est Saula Lerondel de Devers Troyes qui remporte la finale seniors femmes avec 3 blocs en 5 essais suivie de Lily Abriat qui top 2 blocs en 8 essais + 3 zones et Juliette Beer qui sortira 2 blocs en 4 essais + 2 zones.

Chez les hommes nous retrouvons Lucas Dufros, Lubin Leroy, Etienne Abriat, Justin Boukandja-Bathol, Antoine Girard et Julien Forgue. le combat fut acharné chez les hommes qui ne réussiront à sortir qu’un seul bloc. Antoine Girard remporte le tout premier Lyon à Bloc avec 1 bloc en 2 essais + 2 zones suivis de Julien Forgue et de Justin qui nous aura fort impressionné ! Etienne Abriat prend la 4e place.

Ils ont tous reçus de très beaux trophées fabriqués par Blockwood pour l’occasion.

L’occasion de remercier également les ouvreurs qui ont fait un travail superbe :

  • Clément Vernaison de La Dégaine Chef Ouvreur
  • Mathias Coulaud du comité FFME 69 et Métropole
  • Thomas Ballet de Climb UP
  • Alex, indépendant
  • Stéphane Massin du comité FFME 69 et Métropole

Ils ont été accompagnés toute la semaine par les deux jeunes ouvreurs bénévoles et talentueux du club organisateur : Anatole Uzel et Victor Colin.

Après les finales, Adèle et Robin ont donné un concert en toute intimité avec les grimpeurs et les spectateurs. L’occasion de rendre un dernier hommage à Luce, la soeur de Robin à qui il a dédié une chanson « Etoile filante ». Les grimpeurs, la famille et les amis ont pu déposer sur le podium des dizaines de bougies, l’émotion était grande.

Bravo au Club La Dégaine qui signe ici le lancement du Lyon À Bloc : une date à retenir pour l’année prochaine les 11 et 12 sept 2021.

Le club La Dégaine remercie également Artline Holds, Prises Escalade, Climb Up et Volx Holds !

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Une nouvelle salle de bloc ouvre ses portes dans les Yvelines à Saint Germain en Laye

17 Sep

Le Club Oxygène vient d’ouvrir ses 88 blocs sur près de 1200m2 de grimpe et de fitness.

Un bel espacede bloc donc, mais également de quoi s’entraîner avec un pan güllich vdigne de ce nom pour développer toute votre puissance.

Une école de grimpe est également proposée afin de vous permettre de vous perfectionner avec des moniteurs diplômés (dès 7 ans). Les plus jeunes pourront fêter leur anniversaire dans l’espace Marvel qui leur est réservé.

Venez également vous adonner au cross training, à la musculation ou au fitness (avec prof) pour une forme parfaite. Enfin, 2 saunas vous attendent pour une bonne relaxation après votre séance d’entraînement.

Pour finir en beauté, l’Oxygène Café vous permettra de chiller autour d’un café latte ou d’une bière locale tout en dégustant des produits simples et sains.

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9a flash pour l’homme en forme du moment, Alex Megos

15 Sep

Décidément, la saison estivale aura été très bénéfique au prodige allemand. Après la réalisation du 2ème 9c au monde, “Bibliographie” à Céuse, Alex Megos ne relâche pas la pression en falaise. Direction l’Italie cette fois, Arco plus précisément, où Alex avait un projet en tête depuis quelques années: réaliser le flash du 9a “Underground”. Initialement cotée 8c+/9a par Yuji Hirayama en 2000, la voie a connu des décotes et recotes durant plusieurs années. Alex Megos semble quant à lui annoncer 9a, tout comme Jakob Schubert en 2010.

Si la performance semble énorme pour le commun des mortels, elle n’est pas historique: rappelons qu’Alex Megos est l’auteur du premier 9a à vue de l’histoire en ……… 2013 !!


Lire aussi | Interview exclusive avec Alex Megos, 2ème grimpeur à atteindre le 9c


J’ai fait beaucoup de trips à Arco, mais je gardais de côté cette ligne pour tenter le flash, en espérant être prêt un jour. Mais parfois, quand il faut y aller, il faut y aller. Après avoir réalisé “Claudio Caffé” dans la matinée au 2ème essai (8c+), je me suis dit que c’était la bonne journée pour tenter le flash d’Underground, et ça l’a fait!

 

 

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I did many trips to Arco but I was always saving this one for a potential flash try. I thought maybe I would feel ready one day. Turns out sometimes you just have to go for it! After doing “Claudio Caffè” second try this morning I thought I might as well just go for Underground today. Big thank you to @cesar_grosso for giving me perfect beta and showing me all the moves and to @dickikorb for standing in that hole to belay us. 🙏🏼 Here the last crux of the route on camera. Unfortunately we didn’t film the whole send… 😔 @patagonia_climb @redbullgermany @goretexeu @tenayaclimbing @cafekraft_nuernberg @dmm_wales @sterlingrope @frictionlabs @fazabrushes #stylefirst #carrotsforpower

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Clap de fin pour la marque de fringues française ABK

14 Sep

– Communiqué –

ABK ne nous aura pas rendu plus fort mais ‘achement plus beau pendant 11 ans

C’est la fin …. On ne pensait pas écrire ces quelques lignes un jour mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Quand on s’est lancé, il y déjà 11 ans, nous avions comme objectif de résister aux 5 premières années, pour nous c’était l’étape cruciale, puis la sixième année est arrivée, puis la 7ème, et ainsi de suite… et en fait il aura suffi d’un coup de Covid, un coup de contrôle fiscal de l’état sur une aide qui soi-disant n’était pas pour nous… pour mettre fin à notre folle aventure.

Là ce fut le coup de grâce, la dégringolade d’une équipe qui malgré les problèmes se battait comme de beaux diables, pour vous proposer toujours plus.

Bilan, le textile c’est dur, à moins d’avoir vraiment les moyens, chose qui a trop souvent manqué à ABK.

Nous avons passé 11 années merveilleuses, des aventures humaines de malade, la joie de voir nos créations portées par pas mal de monde, on ne pourrait comptabiliser le nombre de produits vendus, la joie d’attendre les prototypes de nos créations, la déception de voir des produits déments non sélectionnés par les magasins, l’éclate avec les gars du team, les “emmerdes” de production (un enfer à gérer), les trip business qui nous ont fait faire plein de belles rencontres et découvrir pleins de zones du globe, des évènements qui nous ont souvent donné mal à la tête les lendemains, franchement on pourra dire qu’entre deux ou trois engueulades entre collègues, on se sera vraiment bien marrés!

Bref … ces 11 années ont été un vrai bonheur pour tous et une formation accélérée de malade pour nous (personne n’avait été formé à ça).

Mais voilà… toutes les bonnes choses ont une fin, on est très fiers de ce que nous avons réussi à créer, déçus que cela s’arrête mais il faut savoir s’arrêter quand ça part en cacahuète. Et la, ça part en cacahuète, on est éclaté, trop de soucis à gérer nous empêchent de nous concentrer sur le cœur du métier. Peut-être un jour la marque sera reprise par une autre société, peut-être la relancerons nous dans quelques années, peut être pas …

Les pubs à la ABK

Nous en profitons pour remercier tous ceux qui ont travaillé avec nous :

Pour commencer les clients qui nous ont fait confiance, les salariés “le cœur, les jambes et les poumons d’ABK” qui se sont embarqués dans l’aventure avec toutes les galères que ça comportait (Merci à Fanny, Ju, Quentin, nos agents et distributeurs à l’étranger) François pour une grosse partie graphique, Laure notre styliste, Maha pour le suivi de production en Tunisie. Et tous ceux qui sont passés chez nous : Katy, Justine, Maelle, Romain, Margaux, Mathilde, Amina….

Nous en profitons aussi pour remercier tous les sportifs qui nous ont accompagné pendant toutes ces années (leur bonne humeur, leurs blagues, leurs avis…)  et sans qui, rien n’aurait été possible :

Mike fuselier, Manon Chapet, Svana Bjar… (jamais réussi à mémoriser l’orthographe), Theo Deblic, Axel Ballay, Gé Pouvreau, Klemen Becan, Rackam Boussogne, Maud Ansade, Angel  Line, Dj Q (Quentin Babst),  Vaidotas Monstavicius, Loic Gaïdioz, Miri Perschmann, Pawel Rambo Jelonek, Questor Sapnu, Mélise Charlotte Barré, Amandine Loury, Ophé David, Mael Baguet(te), Julien Nardi(neta)ras(se), Vivu(s), Jan Novak, Marin Mayer,  Ben broch(ette), blond (vincent Descol), cheveux (Vincent Cotte), ,Yaourt, Mael Jimenez, Sam Bié, Peter Würth, Michelle SaB, Paul Steinig, Agnes Gourgues, Erwan Gourdel, girlsinbalance, Mathew, Yazza, James Connor, Tom Gore, James Turnbull, Nathan Philippe, Philippe Oleksik, Iztia Zabala, Javi Pec, carlos Logronos,……………et tous ceux qu’on aurait pu oublier et qui nous reviendrons dès qu’on aura publié ces quelques lignes.

On aurait aimé faire encore plus de choses avec vous mais trop souvent le temps et l’argent nous ont manqué mais franchement on est ravis d’avoir passé ces moments avec vous, c’était un vrai bonheur.

Vous êtes plus que de simples sportifs, vous êtes devenus de vrais amis.

Voila, on vous fait pleins de bisous à tous, jeunes, vieux, sympas, connards, beaux/belles-moches, sportifs du dimanche, sportifs confirmés ou experts,  ….

Gardez vos pièces ABK elles sont dorénavant collectors, prenez en soin pour les porter le plus longtemps possible.

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Julia Chanourdie de retour aux affaires en falaise avec un nouveau 9a en poche

12 Sep

Après une période difficile suite à la crise sanitaire, Julia Chanourdie profite d’une saison de compétitions quasi inexistante pour se ressourcer en falaise, et la voilà en train de clipper la chaîne de “Sang Neuf”, 9a de Pierrot Beach à Presles dans le Vercors. Il s’agit de la 2ème réalisation féminine après Anak Verhoeven en 2017.

Il lui faudra encore un peu de temps pour venir à bout de la suite, “Sweet neuf” en 9a+, mais tout laisse à penser qu’elle reviendra quand les conditions seront moins chaudes, affaire à suivre donc!

Elle nous livre son commentaire ci-dessous:

En cette période étrange et sans compétition, j’ai besoin de me faire plaisir. Tester de nouvelles choses, grimper dehors, et récemment, une profonde envie de retravailler des voies dures. Tout le processus que ça implique m’avait manqué.

Je ne connaissais pas les falaises du Vercors, alors j’ai décidé d’aller découvrir Pierrot Beach dont j’avais depuis longtemps entendu parlé. J’y suis allée donc pour la première fois ce lundi 7 septembre, et je suis allée voir les mouvs de cette voie, “Sang neuf”. J’ai beaucoup aimé le style, court, intense avec une fin très dure sur des mouvements assez complexes et rési (y’a moyen de tomber un bon paquet de fois en haut je pense). Cette semaine était très chaude alors il m’a fallu attendre le soir vers 19h pour mettre des runs. Dès le 2eme jour j’ai senti que je pouvais faire vite. C’est une voie pas facile à caler, sur le haut il y a beaucoup de mouvements de pieds pour peu de mouvements de bras, j’ai donc eu quelques réglages à faire le 3ème jour d’essais pour recaler bien la fin après un super essai jusqu’à l’avant dernier mouv. J’enchaîne finalement hier au premier run de la journée, à la fraîche ce coup ci: on avait décidé de se lever tôt pour avoir moins chaud. J’enchaîne avec de bonnes sensations dans la voie, avec la bonne intensité sur la fin ! Il m’aura fallu 7 montées pour enchaîner, étalées sur 4 jours. Pour la suite, je compte bien profiter de la grimpe dehors, avec l’envie de découvrir de nouveaux endroits avec des nouveaux projets durs !

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Interview exclusive avec Alex Megos, 2ème grimpeur à atteindre le 9c

10 Sep

En partenariat avec Patagonia, nous sommes allés à la rencontre de l’un de ses ambassadeurs, Alex Mégos. Une belle opportunité pour revenir sur son ascension de “Bibliographie” qu’il propose 9c,  tout en faisant le bilan de ses trois dernière années de grimpe et en abordant des sujets qui lui tiennent à coeur: écologie, racisme, …


Commençons avec la grosse actualité du moment: tu es devenu le second grimpeur à atteindre le niveau 9c avec l’ascension de « Bibliographie » à Céüse. Peux-tu nous en dire quelques mots?

Tout s’est passé le dernier jour de notre trip sur Céuse. Ça ne sentait pas bon pour moi, j’étais relativement fatigué et mon premier et unique essai de la journée a été un échec. Je me suis finalement décidé à mettre un dernier run tard le soir et ça l’a fait!

Le travail de “Bibliographie” m’aura pris au total 60 jours, le tout réparti sur 3 ans. Cette voie m’a demandé beaucoup plus de travail spécifique que n’importe quel autre projet.

C’est toujours un sentiment étrange quand vous êtes le premier à travailler une voie. Vous êtes rempli de doutes et de questions. Est-ce possible d’enchaîner? Est-ce la bonne méthode? N’ai-je pas oublié une prise?

Mais indépendamment de la cotation, « Bibliographie » restera une super expérience pour moi. Ça restera une étape importante dans ma vie de grimpeur. Je remercie d’ailleurs tout mon entourage, mes amis qui m’ont soutenu dans ce projet.

Parfois les éléments semblent contre vous, mais il faut savoir provoquer et saisir sa chance !

Raconte-nous ton histoire avec « Bibliographie ».

J’ai commencé à travailler cette voie en juin 2017 un peu par hasard. Je n’avais pas d’autres projets en tête alors je suis monté dans la voie pour voir si c’était envisageable et avoir quelques sensations.

Le premier jour, il m’a fallu 90 minutes pour réussir à clipper le relais mais j’ai réalisé que, malgré tout, l’enchaînement était possible. Ce serait long, dur, mais possible!!

Après cette première semaine de travail, j’arrivais à faire la voie mais avec un gros repos au milieu. Je suis donc revenu en septembre 2017 avec l’objectif d’enchaîner « Bibliographie ». Mais après un mois passé avec Ken Etzel, je n’y étais toujours pas arrivé et je devais retourner chez moi.

Je suis revenu en juin 2018, mais le contexte n’était pas bon. Cela faisait seulement 2 semaines que je venais d’enchaîner « Perfecto Mundo » (9b+) et j’étais encore fatigué physiquement et mentalement.

J’ai dû ensuite me consacrer aux championnats du monde. J’avais prévu de me rendre à Céuse après toutes mes échéances estivales mais je me suis blessé à Innsbruck (fléchisseur de la hanche). J’ai dû me faire opérer et j’ai perdu 3 mois dans cette histoire avec la convalescence.

2019 s’annonçait bien chargé en évènements mais je me suis remis en tête d’aller enchaîner ce projet. Et comme si le sort s’acharnait, je me suis de nouveau blessé. Une rupture de poulie qui m’a mis à l’écart encore 6 mois. Puis le Covid est arrivé et je n’ai pu revenir qu’en juin lorsque les frontières ont rouvert. Il m’a fallu de nouveau deux semaines pour explorer et apprivoiser « Bibliographie » après ces deux années de séparation!

J’y suis retourné en juillet pour deux semaines et demi et j’ai fait la croix.


“Aujourd’hui, le 9c est la nouvelle norme, mais pas pour très longtemps…”


Comment se sent-on quand on annonce une telle cotation?

 Je n’ai pas aimé cette sensation ; c’était très inconfortable pour moi d’annoncer au monde “9c”. On se met à douter, on se dit que l’on est peut-être passé à coté de quelque chose dans la voie et que ce n’est sûrement pas si dur. Mais finalement, j’étais persuadé que cette voie, qui m’a coûté plus de 60 jours de travail,  était plus dure que « Perfecto Mundo » cotée 9b+.

Après, les prochains répétiteurs auront sûrement un avis différent, avec d’autres méthodes et ce sera alors intéressant  pour moi de voir si mon jugement aura été le bon ou non.

© Ken Etzel | Patagnoia

Le 9c est devenu la nouvelle norme aujourd’hui?

Sûrement oui. En escalade, la cotation est devenue un objectif plus que l’intérêt même de la voie. On constate qu’il y a de plus en plus de grimpeurs qui grimpent dans le neuvième degré et nombreux sont ceux capables d’enchaîner des 9b ou 9b+.

Même le 9c+ deviendra possible, j’en suis sûr. Avec les entraînements de plus en plus poussés et pointus, quelqu’un qui trouvera  une voie qui lui corresponde et le temps nécessaire pour la travailler, pourra, j’en suis persuadé, annoncer le 9c+ prochainement.

Aujourd’hui, le 9c est la nouvelle norme, mais pas pour très longtemps… Il n’y a qu’à regarder comment la situation a évolué en à peine 10 ans.

Par exemple, il y a 25 ans, Wolgang Gullich écrivait l’histoire avec « Action Directe », proposé 9a. Aujourd’hui, même si la voie est toujours cotée 9a, beaucoup de grimpeurs pros ont coché « Action Directe ». C’est d’ailleurs une fierté de cocher des lignes aussi mythiques, tout comme « Biographie » qui restera le premier 9a+ de l’histoire.

Dans 20 ans, « Bibliographie » fera aussi partie des voies à cocher de la même manière, car ce sera une pièce de l’histoire.


Lire aussi | L’histoire complète de l’ascension de « Bibliographie » 9c par Alex Megos


Alors que tu as privilégié les compétitions et donc la grimpe en salle ces deux dernières années, qu’est-ce que ça fait de reprendre un peu plus sérieusement l’escalade en falaise en ce moment?

C’est génial de retrouver ses sensations sur le rocher. Je n’avais pas vraiment fait d’escalade en falaise ces deux dernières années à cause des compétitions. Bien sûr, je pouvais de temps en temps grappiller une journée par-ci par-là pour aller dehors, et j’ai pris une semaine ou deux l’année dernière pour grimper en Espagne, mais par rapport à ce que je faisais avant de commencer la compétition, ce n’était pas grand-chose. Revenir en falaise m’a permis de comprendre à quel point l’escalade en milieu naturel m’avait manqué.

Comment a évolué ta relation avec la nature et les grands espaces depuis le déconfinement en Allemagne ?

Les restrictions du confinement nous ont vraiment fait comprendre à quel point il était important de passer du temps dans et avec la nature. J’ai toujours eu une belle relation avec la nature, et j’ai appris ces dernières années qu’une grande partie de mon travail consistait à la protéger. Le confinement a eu un impact négatif sur certaines zones locales, en raison du grand nombre de personnes qui sont passées de l’escalade indoor à outdoor. C’est donc d’autant plus important pour nous tous de protéger nos espaces. Pour moi, c’est mon rôle de sensibiliser les autres à ce problème.

Qu’est-ce que ça te fait de ne pas voyager pour la première fois en dix ans ? 

Je n’arrive pas à me souvenir de la dernière fois que j’ai passé autant de temps chez moi en Allemagne. Si tout s’était passé comme prévu, je serais allé en Russie pour les Championnats d’Europe et dans d’autres lieux pour l’entraînement et les compétitions. Ces dernières années, je n’ai pas beaucoup pratiqué dans le Frankenjura. J’avais déjà fait quasiment toutes les voies dures et je pensais avoir fait le tour. Être coincé à la maison m’a permis de redécouvrir le Frankenjura, avec un nouveau regard.

En passant autant de temps chez toi, tu as du redécouvrir la communauté locale de l’escalade ?

La communauté de l’escalade a toujours été très spéciale dans le Frankenjura. Le fait de passer plus de temps ici m’a donné l’occasion de me reconnecter à ce site. C’est super de voir qu’il y a des jeunes débutants qui en veulent et qui grimpent bien. Plus important encore, c’est bien de voir que la jeune génération est plus ouverte sur des questions comme l’inclusion et la reconnaissance des privilèges.

Selon toi, dans quelle direction va l’escalade ? J’ai vu le PDG de Salewa dire dans une vidéo que « la seule montagne qui continue de grandir, c’est le mur d’escalade ». Tu as passé beaucoup de temps à Tokyo, où l’escalade se pratique presque exclusivement en salle, donc j’aimerais savoir ce que tu penses de l’avenir de l’escalade indoor/outdoor.

Je suis d’accord sur le fait que l’escalade en salle va connaître un engouement bien plus fort que l’escalade outdoor. Pour la majorité des gens, la salle d’escalade reste le lieu le plus accessible.  La pratique de l’escalade se répand de plus en plus, et est considérée comme un bon moyen de rester en forme. Plutôt que d’aller transpirer sur des machines, les gens préfèrent se rendre à la salle d’escalade pour obtenir le même résultat en s’amusant.

La grimpe outdoor ne disparaîtra jamais, et sera toujours le pilier de l’escalade. Mais je suis sûr que le fossé entre l’indoor et l’outdoor va se creuser à l’avenir. Je pense qu’il y aura moins de personnes fortes à la fois en outdoor et en compétition, parce que les grimpeurs chercheront davantage à se spécialiser dans l’une ou l’autre de ces facettes de la grimpe.

Alex Megos dans “Perfceto Mundo”, 9b+ | © Ken Etzel

Vers où veux-tu aller en tant que sportif, et quel impact veux-tu avoir sur la communauté du sport/de l’escalade? 

Pour le moment, j’ai l’impression d’être encore dans la phase « escalade pure et dure », et j’ai toujours envie de repousser les limites de l’escalade sportive. Mais je sais bien que ça ne va pas durer éternellement. Grâce au nom que je me suis fait dans la communauté de l’escalade, j’espère pouvoir insuffler un vent de changement. L’humanité est confrontée à de nombreux problèmes, le plus grave étant sans doute le changement climatique, et je pense que les gens doivent comprendre que nous sommes tous concernés. J’espère pouvoir sensibiliser plus de gens à cette cause, et leur servir d’exemple.

Selon toi, combien de temps vas-tu continuer à grimper à ton meilleur niveau, et qu’est-ce qui te motive à part réussir une ligne ?

Ce n’est pas une question facile. J’ai l’impression que dans l’escalade, je continue à progresser. Avoir le bon état d’esprit, c’est une des choses les plus importantes quand on grimpe dur. Et parfois, ce sont l’âge et l’expérience qui permettent de parvenir à cet état d’esprit. C’est pourquoi j’ai confiance dans mes capacités à repousser mes limites les prochaines années. Je commence aussi à prendre de plus en plus conscience du fait qu’il y a des choses importantes, et même précieuses, en dehors de l’escalade. Essayer de passer un message sur les valeurs, les problèmes et les solutions possibles est de plus en plus motivant pour moi.

L’escalade occupera toujours une place importante dans ma vie mais peut-être qu’à l’avenir je trouverai aussi d’autres moyens d’inspirer les autres.

Tu as récemment parlé sur les réseaux sociaux du racisme dans l’escalade, et déclenché un gros débat avec des opinions très tranchées. Qu’est-ce qui t’a décidé à le faire ?

Mon ami Liam Lonsdale, qui est à la fois grimpeur et photographe, a lancé une campagne baptisée The Climber’s Pledge, qui demande aux membres de la communauté de grimpeurs de s’engager à accomplir un certain nombre d’actions. Elle vise à comprendre l’expérience des personnes noires et des groupes sous-représentés dans les salles d’escalade et en outdoor, et à se servir de notre influence pour s’opposer au racisme des marques, des sponsors et dans les salles d’escalade, et à dénoncer le racisme à chaque fois qu’il se manifeste.

Par le passé, je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un de raciste, mais, en fait, en tant que membre blanc et privilégié d’un système, je contribue au problème, que je le veuille ou non, consciemment ou non. J’ai passé du temps à réfléchir à ces questions, et à me documenter, c’est pourquoi j’ai pensé qu’il était important que je m’exprime à ce sujet.

Mes commentaires ont suscité un débat très vif, ce qui est une bonne chose selon moi. En particulier chez les plus jeunes, il y a une véritable volonté de voir le monde différemment et de comprendre les opinions et les luttes des autres.

Quelle influence le fait d’être ambassadeur pour Patagonia a-t-il eu sur ta réflexion sur l’écologie et les sujets qui y sont liés ?

Quand je suis devenu ambassadeur Patagonia, j’avais 17 ans. J’adorais grimper, c’était une véritable obsession. Mes parents m’emmenaient toujours dehors quand j’étais petit, donc je ressentais un lien fort avec la nature et l’environnement. J’ai toujours été en faveur de sa protection, mais je n’aurais sans doute pas fait grand chose pour lutter activement. J’étais juste trop obsédé par l’escalade, qui me semblait plus importante que le reste à l’époque. Je partageais les campagnes environnementales de Patagonia sur les réseaux, mais parce que je pensais que c’était la bonne chose à faire, et non pas parce que je ressentais le besoin de sensibiliser les autres à la crise que nous connaissons.

En vieillissant et en partageant davantage de campagnes, en regardant d’autres films Patagonia, j’ai mieux compris l’impact environnemental provoqué par les humains, et cela m’a fait évolué d’une certaine façon. L’escalade est toujours terriblement importante pour moi, mais au cours des dernières années, j’ai réalisé que d’autres choses l’étaient aussi. Et l’environnement est sans doute la chose la plus importante dont nous devrions tous nous soucier.

Grâce à Patagonia, j’ai compris plus rapidement qu’il fallait agir. Et heureusement, parce que le temps presse…

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Bien équipé pour la rentrée avec Black Diamond

10 Sep

– Publi Communiqué –

C’est la rentrée ! Nous allons progressivement reprendre le chemin de nos salles favorites après un bel été rempli de grimpe pour certains ou de plage et farniente pour d’autres. Rien de tel qu’un changement de rythme et la reprise des bonnes habitudes pour se remettre en forme. Black Diamond présente ses trois indispensables pour un retour en force.

1 – La magnésie liquide Black Gold

Les salles d’escalade (et surtout de bloc) sont désormais de plus en plus favorables à l’utilisation exclusive de la magnésie liquide, d’autant plus avec le contexte actuel.

Black Diamond présente la magnésie Black Gold qui contient une nouvelle forme de carbonate de magnésium : l’Upsalite. Sans utilisation d’additif supplémentaire, sa nouvelle moulure permet de changer la forme de la particule, ce qui la rend plus poreuse et similaire à une éponge. La Black Gold offre ainsi un taux d’absorption 30 % plus élevé que les autres magnésies classiques du marché.

2- Le baume Climb’On Bar

Le réconfort des doigts après un entrainement intense est essentiel pour prévenir les blessures en escalade. Facile à emporter partout et 100% naturel (sans produits de synthèse et sans OGM), le baume Climb’On est un soin pour la peau multi-usages pour soigner les brûlures, coupures, irritations et autres bobos en tout genre des grimpeurs. Il est disponible en trois packagings différents : réutilisables en barre et mini barre ou en mini tube, recyclé et compostable.

 

3- Les chaussures Session

La chaussure Black Diamond Session combine avec style le confort et la performance. Son talon stretch et extensible se replie sur lui-même pour permettre d’enfiler et de retirer la chaussure très facilement. De plus, le chausson intégré enveloppe le pied comme une chaussette tandis que la tige en maille respirante permet de réguler la température. C’est la chaussure parfaite pour vous accompagner de la salle aux sorties en couenne, en passant par les ballades en ville.

 

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Banff Festival: La tournée reprogrammée du 23 septembre au 16 octobre 2020

08 Sep

Si cette année aucun film d’escalade n’est programmé sur le BANFF, la programmation n’en reste pas moins alléchante, d’où un petit coup de projecteur… 

Comme tous les spectacles, projections et autres évènements du printemps, la tournée du Festival de Banff a été interrompue dès le 15 mars dernier.

Bonne nouvelle, elle reprendra à partir du 23 septembre 2020, dans 17 villes qui n’ont pas pu accueillir le meilleur des films d’aventure au printemps.

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, ces projections se feront selon les règles en vigueur dans chaque salle, les capacités seront réduites pour permettre la distanciation sociale.

La nouveauté de cette année

Á l’issue de la tournée 2020 et pour donner accès aux films aux personnes qui n’auraient pas pu les voir en salle, le programme sera disponible en ligne, en VOD du 31 octobre au 12 novembre 2020.

Infos diverses…

  • Les billets sont en vente en ligne jusqu’à 19h00 le jour la projection, dans la limite des places disponibles.
  • Vous pouvez présenter votre billet sur votre téléphone, pas besoin de l’imprimer.
  • Les billets ne sont pas nominatifs. Nous vérifierons l’identité du porteur de billet uniquement en cas de litige.
  • Pour respecter les mesures sanitaires, vous devrez porter un masque dans la hall et la salle de cinéma. Il est possible que nous vous demandions de laisser un siège libre entre votre groupe et d’autres spectateurs.
  • Si la projection devait être annulée, tous les billets seront automatiquement et intégralement remboursés.
  • Le tirage au sort des cadeaux lors de la projection se fera sans coupon. Si vous voulez y participer, merci de cocher la case correspondante lors de l’achat de votre billet.

La bande annonce 2020

https://vimeo.com/386003820

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Covid-19 : cinq conseils pour adapter sa séance de grimpe aux mesures sanitaires

07 Sep

Depuis la réouverture des salles d’escalade, on ne compte plus les restrictions mises en place pour limiter la contamination entre grimpeurs. Sens de circulation dans les espaces communs, désinfection des mains à l’entrée et port du masque hors effort physique sont rentrés dans les habitudes. Selon les salles, il existe aussi d’autres dispositions qui, si elles ne sont pas connues ni anticipées par les grimpeurs, peuvent gâcher le plaisir. Il ne s’agit ici ni de polémiquer sur la pandémie de Covid-19, ni de dénoncer ces mesures mais simplement de faire un état des lieux et donner quelques conseils pour reprendre la grimpe en intérieur et éviter les mauvaises surprises.


Vérifier la fréquentation de la salle et les éventuelles restrictions

Premièrement, les restrictions concernant les enfants changent régulièrement et les sites internet des salles ne sont pas toujours mis à jour sur ce point. De même, il n’y a pas toujours de jauge indiquant le nombre de personnes présentes simultanément. Rien de plus agaçant que de faire une demie-heure de route, voire plus, pour se voir refuser l’entrée car le petit dernier a moins de douze ans ou parce que le quota est atteint. Donc conseil n°1 : avant de vous déplacer, pensez à appeler la salle pour avoir la certitude que l’ensemble de votre groupe de grimpeurs sera admis.

les moins de 12 ans ne sont pas systématiquement admis dans les salles privées

Vérifier l’accessibilité des toilettes

Le deuxième point concerne une disposition difficilement tenable quand elle est mise en place : la fermeture des toilettes. On en parle habituellement pour blaguer sur les interminables files d’attentes devant celles des filles, ou sur leur supposée petite vessie mais il faut se rendre à l’évidence : homme ou femme, il est impossible de faire une séance de sport correcte et encore moins de performer lorsqu’on a la vessie pleine. De plus, le fait de se retenir participe de l’apparition d’infections car les germes, ne pouvant être évacués, ont tout le loisir de se développer pendant plusieurs heures dans les voies urinaires. Et avec la plus grande consommation d’eau liée à la chaleur régnant dans les salles, le risque est de voir des grimpeurs et de grimpeuses qui n’auront d’autre choix que se soulager dans des endroits inappropriés tels que les vestiaires ou entre deux voitures le long du trottoir. Quand aux filles qui ont leurs règles, difficile pour elles de grimper détendues avec la menace de la tache sur le short et de l’infection vaginale puisque sans possibilité de changer de protection en cours de séance. Il reste possible de supplier le barman d’ouvrir les toilettes réservées aux employés, encore faut-il oser aborder ce sujet assez tabou, ce qui ne va pas de soi pour tout le monde. En conséquence, conseil n°2 : ne vous contentez pas de visiter la rubrique Covid du site internet, appelez la salle avant votre venue pour en vérifier l’accessibilité des toilettes.

Pensez à prendre plus d’eau

Troisième point à anticiper : à certains endroits, les fontaines à eau ont été mises hors service. Avec l’arrêt de la climatisation, la séance de sport se mue littéralement en supplice de Tantale. Nid à microbes s’il en est, la climatisation a toujours été une source potentielle d’affections pulmonaires pour ce qu’elle brasse de virus et de poussières en circuit clos, sans parler de l’eau stagnante dans son système, responsable de ponctuelles épidémies de légionellose. De fait, cette disposition est tout à fait compréhensible. Lorsque la température extérieure est douce, il en découle une augmentation notable de la chaleur dans les salles d’escalade. Les bouteilles et les gourdes se vident bien plus rapidement que d’habitude et il est devenu impossible de les recharger en eau fraîche, y compris au bar, gestes barrière obligent. Conseil n°3 : multipliez par deux ou trois la quantité d’eau que vous amenez habituellement pour éviter d’acheter des petites bouteilles en plastique.

Prévoir deux à trois fois plus d’eau que d’habitude

Une serviette ça peut servir…

Quatrièmement, en lien avec la mise à l’arrêt de la climatisation mais aussi des ventilateurs, l’effet sauna lié au manque d’aération. Bien souvent, les salles d’escalade et en majorité les salles de bloc ont été aménagées dans d’ancien entrepôts et autres structures métalliques possédant peu d’ouvertures sur l’extérieur donc faiblement ventilées. Chaleur, effort physique, peu d’aération, la transpiration est donc moins bien évacuée qu’en temps normal et comme il est désormais interdit de grimper torse nu un peu partout, voici le conseil n°4 : si votre salle préférée ne possède qu’une porte d’entrée pour aérer l’intégralité de la structure, une serviette éponge et un t-shirt de rechange à mi-séance ne seront pas de trop.

Eau et savon à la place du gel hydroalcoolique

Cinquième et dernier point, des distributeurs de solution hydro-alcoolique (SHA) sont disposés un peu partout dans la salle. Très pratique pour se désinfecter les mains en l’absence de point d’eau, la SHA provoque néanmoins un assèchement des mains qui se cumule à celui lié à la magnésie liquide. Bien que ce soit l’effet recherché pour bien tenir les prises, mêmes les personnes qui n’ont pas particulièrement de problèmes de peau peuvent voir apparaître crevasses et eczéma. D’où le conseil n°5 : s’il existe un lavabo dans les vestiaires ou si les toilettes sont ouvertes, préférez l’eau et le savon pour vous laver les mains en cours de séance ou avant de manger votre en-cas, et séchez-les avec application si possible avec une serviette en papier, plus hygiénique que l’essuyage dans le short.

Texte: Amandine Verchère

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On s’entraîne ensemble – Épisode 3: Cycle de développement force des doigts

06 Sep

– 6 mois de planification pour progresser avec Rémi Samyn –

On continue cette web-série spéciale entraînement avec Rémi Samyn qui vous proposera au total 6 épisodes qui correspondent à 6 mois d’entraînement. Après les épisodes 1 et 2, voici donc  l’épisode 3, avec au programme un cycle de développement de la force des doigts sur un mois (4 semaines).

Pour revoir les deux premiers épisodes:


Pour aller encore plus loin, Rémi Samyn vous proposera un live Insta & Facebook sur ses réseaux pour répondre à toutes vos questions. Pour ce deuxième mois de planif, rendez-vous le jeudi 10 Septembre à 20h pour poser toutes vos questions à Rémi sur ce troisième cycle d’entraînement.

N’hésitez pas à poser vos questions en amont, en laissant un commentaire sous l’article ou sur nos réseaux sociaux!


Objectifs de ce 3ème cycle d’entraînement

  • Développement de vos qualités de force des doigts
  • Transfert de vos progrès physiques grâce au travail mental
  • Renforcement musculaire, rééquilibrage pour éviter les blessures

La devise du cycle : La meilleure préparation pour demain est de faire de votre mieux aujourd’hui.


Deux programmes au choix 

À partir de 4h30 / semaine seulement! En fonction du programme choisi, la planification de vos séances sera adaptée (cf. fin d’article) 


Un cycle, 4 séances d’entraînement 

Ce cycle de 4 semaines est composé de 4 séances différentes qui seront planifiées selon votre plan d’entraînement choisi (cf. planification en bas de page):

Ci-dessous, découvrez le détail des séances de ce cycle d’entraînement.


Détails de la séance 1 

Détail de l’échauffement 

1) Quelques jeux « cardio » type footing ou corde à sauter [2 min]

2) Un échauffement articulaire complet [3 min]

3) Un échauffement musculaire au médecine ball [3 min]

4) Escalade facile puis monter progressivement les niveaux [12 min]

5) Escalade dans votre niveau maximum [5 min]

Suite à l’échauffement, pour la partie Escalade de la séance, vous aurez le choix de partir vers une séance plutôt bloc ou plutôt voie en fonction de vos envies:

Détail de la séance escalade de bloc (en salle ou en site naturel) 

« La pyramide » : le principe est simple, suivre la règle du « + » ou « – ».

En salle, commencez l’exercice dans le niveau le plus facile (en site naturel, 4 cotations sous votre niveau maximal après-travail). Avec un maximum de 3 essais par bloc, si le bloc est enchainé vous montez d’un niveau, le cas échéant vous descendez d’un niveau (ou d’une cotation en site naturel).

Minimum 3 minutes de repos entre chaque essai. Durée : 1h10.

Détail de la séance escalade de difficulté (en salle ou en site naturel) 

« La pyramide » : le principe est simple, suivre la règle du « + » ou « – ».

Commencez l’exercice une cotation sous votre niveau maximal à vue. Avec un seul essai par voie, si la voie est enchainée vous montez d’une demi-cotation, le cas échéant vous descendez d’une demi-cotation.

Minimum 15 minutes de repos entre chaque voie. Durée : 1h10.

Détail de la séance de préparation physique bloc et difficulté 

Exercice n°1 : Suspension à deux mains

Se suspendre à deux mains, sans les pieds, sur deux prises les plus petites possibles.

L’objectif est de se suspendre 12 secondes. Si vous pouvez tenir plus longtemps, diminuez la taille des prises. Si vous tenez moins de 12 secondes choisissez des prises plus confortables.

Exercice n°2 : Un mouvement extrême avec un seul pied sur le mur

Position de départ : Deux prises de mains et une seule prise de pied au choix. L’objectif est d’aller attraper une prise de main au-dessus de vous (= réaliser un mouvement) et de vous stabiliser 3 secondes sur celle-ci.

Exercice n°3 : Saisir deux prises en sautant depuis le sol

Depuis le sol, impulser sur vos jambes pour saisir deux prises de mains au-dessus de vous. Une fois stabilisé 3 secondes sur ces prises vous pouvez vous lâcher.

Déroulement de la séance de préparation physique:

Ajuster la difficulté des exercices

Que faire si les exercices sont trop difficiles ?

  • Exercice 1 : Choisir des prises plus confortables ou réaliser la suspension en posant un pied sur le mur
  • Exercice 2 : Choisir des prises plus confortables ou réaliser le mouvement en posant les deux pieds sur le mur
  • Exercice 3 : Choisir des prises de réception plus confortables ou diminuer la hauteur du saut

Que faire si les exercices sont trop faciles ?

  • Exercice 1 : Choisir des prises plus petites ou ajouter un leste de 1 à 3 kg
  • Exercice 2 : Choisir des prises plus petites ou réaliser le mouvement en no-foot, sans les pieds
  • Exercice 3 : Choisir des prises de réception plus petites ou augmenter la hauteur du saut

Une petite vidéo de démonstration pour cette séance 1 


Détails de la séance 2 

Déroulement de la séance 

1) Echauffement : Tester les exercices sur environ 10 secondes [3 min]

2) Séance de prévention : Réaliser 4 circuits [24 min]

3) Retour au calme : Relâchement, relaxation au sol [3 min]

Démonstration des exercices : Voir vidéo épisode 3

Gestion du temps 

  • Durée d’un exercice : 45 secondes
  • Repos entre deux exercices : 15 secondes
  • Repos entre deux circuits : 2 minutes
  • Nombre de circuits : 4

Remarques: 

Tous les exercices proposés dans cette séance de prévention sont des exercices à intensité faible. Ils doivent être réalisés à vitesse lente et il n’est pas nécessaire de les rendre plus difficiles. Gardez en tête que « facile » ne veut pas dire « inutile » et que ce travail de renforcement/rééquilibrage est essentiel pour une progression sans blessures.


Conseils généraux séances 3 et 4 

Conseils généraux :

Après un échauffement d’environ 20 minutes, diviser votre séance en deux parties. La première est une séquence d’escalade de 40 minutes dans votre niveau maximum. Ensuite, accorder 15 minutes à des exercices de visualisation. (Exemple : Mémorisez un bloc ou une voie puis fermez les yeux et visualisez-vous en train de grimper ce passage. Faites un essai, puis à nouveau une visualisation en corrigeant les erreurs et en ajoutant les sensations ressenties durant votre essai).

Conseils généraux :

Enchainez 3 exercices orientés sur le travail de coordination, de motricité ou d’équilibre (Exemple : équilibre sur ballon, sauts multidirectionnels sur une jambe, slackline… le tout en jonglant avec des balles de tennis dans les mains).

45 secondes par exercice, 15 secondes de repos entre chaque exercice, puis répéter 5 fois chaque exercice.


Vous connaissez maintenant le détails des différentes séances qui composent ce cycle d’entraînement. Il est temps maintenant de choisir votre plan d’entraînement (4h30 ou 9h par semaine) et de découvrir la planification des 4 semaines d’entraînement:


Plan d’entraînement n°1 – 4h30 par semaine 


Plan d’entraînement n°2 – 9h par semaine 


Les conseils de Rémi pour bien gérer votre programme d’entraînement 

Le plan d’entraînement a pour but de vous guider mais gardez à l’esprit que par moment il sera nécessaire de l’ajuster. Voici les grands principes à suivre :

  • Minimum 2 jours de repos complets par semaine
  • Jamais plus de 3 jours d’entraînement consécutifs
  • En cas de fatigue importante ou de maladie n’hésitez pas à reporter voir annuler votre séance
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