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Author Archives: Charles Loury

Avec les pantalons ACELLU et ALTA, Looking For Wild ouvre un nouveau chapitre.

15 Juin

Créée en 2016 par François-Victor Moreau, Looking For Wild s’est imposée au fil des années comme l’une des marques françaises les plus identifiables dans l’univers du pantalon d’escalade. À l’origine du projet, une idée simple : concevoir des vêtements techniques, confortables et suffisamment bien coupés pour être portés aussi naturellement en falaise, en salle, qu’au quotidien. « On a toujours été un fabricant de pantalons d’escalade, mais aussi de pantalons d’escalade à porter au quotidien », résume son fondateur. Dix ans plus tard, cet ADN reste intact, mais la marque affirme aujourd’hui plus clairement une ambition plus large, où l’escalade devient le point de départ d’un univers qui englobe aussi le voyage, l’aventure et la vie de tous les jours.

L’histoire de Looking For Wild est née d’une frustration très concrète. Grimpeur passionné, François-Victor Moreau ne se retrouvait pas dans les pantalons d’escalade disponibles à l’époque. « Je trouvais les pantalons moches. On pouvait grimper avec, mais pas forcément les porter facilement au quotidien. » Fort de son expérience dans le textile, il imagine alors un pantalon capable de combiner liberté de mouvement, confort et esthétique. Le premier modèle de la marque, le Fitz Roy, est alors présenté lors de la Coupe du Monde d’escalade de Chamonix en 2016 et rencontre immédiatement son public. Ce modèle, devenu emblématique, reste encore aujourd’hui la pierre angulaire de la marque.

François-Victor, fondateur de Looking For Wild

Quand les clients font évoluer la vision de la marque

Au fil des années, une évidence s’impose pourtant : les clients n’achètent pas uniquement les pantalons Looking For Wild pour grimper. « Je pense qu’environ 40 % de nos clients les achètent réellement pour l’escalade. Beaucoup les utilisent surtout pour voyager, pour partir en week-end ou simplement pour leur confort au quotidien », explique François. Ce constat a progressivement conduit la marque à élargir son terrain de jeu. L’escalade demeure le socle technique et identitaire de Looking For Wild, mais elle n’est plus l’unique destination. Comme le souligne son fondateur, un week-end de grimpe est souvent aussi l’occasion de visiter une ville, de prendre le train, de se balader et de vivre bien d’autres expériences que quelques heures passées sur les murs.

Liberté de mouvement et robustesse

Cette réflexion a amené la marque à structurer plus clairement son univers autour de trois piliers : le voyage, la ville et l’outdoor. Trois dimensions qui reposent sur deux valeurs fondamentales. La première, omniprésente depuis les débuts, est la liberté de mouvement. La seconde, désormais mise davantage en avant, est la robustesse. « Les deux mots-clés pour nous, ce sont la liberté de mouvement et le côté strong », résume François-Victor Moreau. Pour donner corps à cette promesse, Looking For Wild a entrepris un important travail de fond sur ses matières : coton plus dense, tissages plus serrés, grammages revus à la hausse et nouvelles constructions ripstop. L’objectif est de conserver le confort qui a fait le succès de la marque tout en proposant des pantalons sensiblement plus résistants.

Pantalons ALTA et ACELLU, symboles de la nouvelle direction

Ce repositionnement prend aujourd’hui forme à travers deux nouveaux modèles qui incarnent cette évolution. L’ACELLU s’impose comme l’héritier moderne du Fitz Roy. Sa coupe plus ample, ses genoux doublés, sa matière plus robuste et ses finitions soignées en font un pantalon pensé pour accompagner aussi bien les déplacements quotidiens que les voyages et les sessions de grimpe. « C’est le digne successeur du Fitz Roy dans une nouvelle coupe large hyper moderne », affirme François.

Le nouveau pantalon Acellu en action

À ses côtés, le ALTA adopte une approche encore plus affirmée. Conçu dans une matière coton-élasthanne ripstop, il revendique une inspiration plus workwear et une coupe ample particulièrement adaptée au bloc, au voyage et à une utilisation de tous les jours. « C’est typiquement le pur pantalon de bloc, avec une coupe hyper moderne que l’on peut porter aussi facilement en ville. »

Le Fitz Roy continue l’aventure

Le travail sur ces deux modèles a nécessité près d’un an de développement, notamment sur les patronages. François insiste sur l’importance de trouver des coupes larges capables de conserver une ligne élégante tout en restant confortables et fonctionnelles. Cette évolution stylistique répond également à une tendance forte du marché, avec des silhouettes plus amples et plus contemporaines, sans pour autant sacrifier les exigences techniques qui ont fait la réputation de la marque.

Pour autant, Looking For Wild ne renie en rien son héritage. Le Fitz Roy continuera d’occuper une place particulière au sein du catalogue. « C’est le pantalon légende de la marque. Il y en aura toujours un dans le catalogue », assure François-Victor Moreau. Mieux encore, une nouvelle version du modèle historique, baptisée Fitz Roy 2, est déjà en préparation pour l’été 2027.

FRANCE – Marseille, 19/20 février, 2026, shooting photographique de lancement pour la collection SS26 de Looking For Wild.

Une vision plus large, sans renier ses racines

Avec ce nouveau chapitre, Looking For Wild ne tourne donc pas le dos à l’escalade. La marque choisit au contraire de s’appuyer sur ses racines pour explorer un territoire plus vaste, où les vêtements sont conçus pour accompagner toutes les formes de mouvement, qu’il s’agisse de grimper, de voyager, de découvrir une ville ou simplement de profiter du quotidien. Une vision que François-Victor Moreau résume avec une formule simple et particulièrement juste : « Looking For Wild, c’est la liberté de mouvement à porter du lundi au week-end. »

– Article sponsorisé réalisé en collaboration avec Looking For Wild –

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Janja Garnbret écrit à nouveau l’histoire : la Slovène enchaîne “Bibliographie” (9b+) à Céüse

08 Juin

Hier encore, à la rédaction, nous nous interrogions sur l’absence de Janja Garnbret lors des dernières échéances internationales. Nous avons désormais la réponse.

La Slovène n’était pas loin des compétitions, mais bien concentrée sur l’un des projets les plus ambitieux de sa carrière en falaise. Elle a annoncé aujourd’hui avoir réussi l’enchaînement de “Bibliographie” (9b+), une mythique voie de Céüse.

Une ascension historique qui fait d’elle la première femme à réussir cette ligne emblématique et seulement la deuxième grimpeuse de l’histoire à enchaîner une voie cotée 9b+. Une nouvelle réalisation de prestige qui vient enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour la double championne olympique.

Une voie parmi les plus difficiles du monde

Située sur le falaise de Céüse, dans les Hautes-Alpes, “Bibliographie” fait partie des voies les plus difficiles de la planète. Longue de 35 mètres, elle a été libérée en 2020 par Alex Megos, qui avait initialement proposé la cotation de 9c. Après plusieurs répétitions de grimpeurs de référence, dont Stefano Ghisolfi, la voie s’est progressivement stabilisée autour du 9b+.

Depuis plusieurs saisons, Janja Garnbret affichait son intérêt pour cette ligne devenue une référence du très haut niveau mondial. En 2025 déjà, plusieurs médias évoquaient “Bibliographie” comme l’un de ses principaux objectifs en falaise.

© Red Bull

Une nouvelle page d’histoire

Selon les informations communiquées par Red Bull, Janja Garnbret a réalisé l’enchaînement le 6 juin dernier avant d’annoncer la nouvelle aujourd’hui sur ses réseaux sociaux. Elle devient ainsi la première femme à réussir “Bibliographie “et la deuxième grimpeuse de l’histoire à atteindre le niveau 9b+, après Brooke Raboutou et son ascension de “Excalibur” en avril 2025.

Maintenant, je veux simplement profiter de cet instant.

Cette performance confirme une nouvelle fois la place unique qu’occupe la Slovène dans l’histoire de l’escalade. Déjà considérée comme la compétitrice la plus titrée de tous les temps avec deux titres olympiques, dix titres de championne du monde et 49 victoires en Coupe du monde, Janja Garnbret continue d’écrire sa légende, mais sur le rocher cette fois.

Maintenant, je veux simplement profiter de cet instant“, confie-t-elle. “Puis je partirai à la recherche d’un nouveau projet, quelque chose qui me donne la même envie et la même motivation que Bibliographie.

Nous reviendrons plus en détail dans les prochains jours sur cette ascension historique, son parcours dans la voie et ce qu’elle représente dans l’évolution du très haut niveau féminin.

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100 grandes voies en 50 jours : la folle aventure de Laura Pineau et Elsa Ponzo

08 Juin

Sur le papier, l’idée paraît presque déraisonnable : gravir les 100 plus belles grandes voies de Provence en cinquante jours, jours de repos compris. Des Calanques au Verdon, en passant par le Cap Canaille et la Sainte-Victoire, cela représente des centaines de longueurs, des milliers de mètres d’escalade, une logistique considérable et une bonne dose d’incertitude. C’est pourtant le défi que se sont lancé Laura Pineau et Elsa Ponzo, avec l’envie de vivre avant tout une grande aventure de cordée.

Lorsque Laura Pineau imagine ce défi au retour de ses aventures au Yosemite, elle sait parfaitement qu’elle s’attaque à quelque chose d’extrême, et surtout de différent de ce qu’elle a l’habitude de faire. « Dès le départ, je savais que ce projet serait peut-être irréalisable, mais je voulais me donner toutes les chances de réussir », confie-t-elle. Depuis plusieurs années, Laura construit son parcours autour de projets hors normes. Elle affectionne particulièrement les aventures qui sortent des sentiers battus, celles où la performance sportive se mêle à une dimension humaine forte. « Ce que j’aime le plus, c’est vivre de grandes aventures, à la fois sportives et humaines. »

Pour ce nouveau projet, elle s’est appuyée sur le topo de Nicholas Armstrong, Les 100 plus belles grandes voies de Provence. Très vite, l’idée s’impose : toutes les gravir dans un temps limité, avec un plafond de cinquante jours. Mais avant même de penser au planning, au matériel ou aux cotations, une question essentielle se pose : avec qui partager une telle aventure ?

© Julien Nadiras

Une rencontre au Yosemite, une intuition immédiate

Quelques mois plus tôt, au printemps 2025, Laura se trouve au Yosemite. C’est là qu’elle rencontre Elsa Ponzo. Les deux femmes ne grimpent ensemble que deux jours, mais certaines intuitions sont immédiates. « J’ai eu un véritable coup de cœur humain pour Elsa », se souvient Laura. « J’ai tout de suite été touchée par son enthousiasme et son énergie. »

Elsa garde exactement le même souvenir de cette rencontre. « J’ai eu un coup de cœur amical pour Laura, et ça a été réciproque. Je lui ai dit que si jamais elle avait un projet un peu fou, elle pouvait m’appeler sans hésiter. » Laura n’oubliera pas cette phrase… De retour en France, alors que son projet prend forme, elle repense naturellement à Elsa. En décembre, elle décroche son téléphone. La réponse est immédiate.

Ancienne compétitrice de haut niveau et membre du Groupe Excellence Escalade de la FFCAM, Elsa n’a pas besoin de beaucoup de temps pour se laisser convaincre. Passionnée de grande voie et amoureuse des grands espaces, elle voit immédiatement le potentiel du projet. « Laura m’a proposé le projet, et nous avons commencé à réfléchir ensemble : combien de temps, quels moyens de locomotion, quels besoins… »

Deux journées de grimpe partagées dans le Yosemite auront donc suffi pour bâtir une cordée capable de relever ce défi ambitieux. 

Des contraintes et une adaptation sans faille pour les deux grimpeuses

L’objectif initial est simple : cent grandes voies en cinquante jours, jours de repos compris. Comme vous vous en doutez, ce ne sera simple que dans l’énoncé finalement. Très vite, les deux grimpeuses comprennent que le projet devra composer avec de nombreuses contraintes. La plus importante concerne les fermetures temporaires de voies pour cause de nidification, particulièrement nombreuses dans les Calanques, au Cap Canaille et dans le Verdon.

Certaines voies emblématiques deviennent alors inaccessibles. Il faut revoir le plan, trouver des alternatives de niveau équivalent et conserver l’esprit du projet. Laura et Elsa échangent régulièrement avec Nicholas Armstrong, auteur du topo, qui les aide à ajuster leur sélection. Le défi prend alors une autre dimension : il ne s’agit plus seulement de grimper fort, mais de faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et d’une organisation quasi obsessionnelle.


Pourquoi ce choix de matériel ?

Pour cette aventure, Elsa et Laura ont privilégié du matériel léger, fiable et pensé pour les longues journées en paroi. L’objectif : gagner en confort, limiter le poids et conserver une grande fluidité dans les manipulations.

  • Casque CAMP Ikon Nova

Sur une grande voie, le casque est porté du départ jusqu’au retour au sol. L’Ikon Nova a été retenu pour sa construction hybride qui associe légèreté, confort et protection. Ses nombreuses ouvertures de ventilation permettent de rester à l’aise même lors des longues journées en falaise ou sous de fortes chaleurs. Son système de réglage arrière se manipule facilement et assure un maintien précis tout au long de la journée.

  • Dégaines CAMP Nano 22 Express KS

Quand chaque gramme compte, les Nano 22 prennent tout leur sens. Très légères, elles occupent également peu de place sur le baudrier tout en conservant une excellente ergonomie lors du clippage. Un vrai atout pour les grandes voies et les itinéraires où l’on transporte beaucoup de matériel.

  • Dégaines rallongeables CAMP Mach Express Dyneema

Les dégaines rallongeables permettent de réduire le tirage lorsque la voie zigzague ou traverse. Elles offrent davantage de fluidité dans la progression tout en évitant de multiplier le nombre de sangles et d’équipements transportés. Un choix particulièrement pertinent sur les longueurs techniques ou les itinéraires aventure.

  • Longe CAMP Reel

Au relais, les manipulations doivent rester simples et rapides. La Reel permet de se sécuriser facilement tout en conservant une bonne liberté de mouvement. Son système réglable facilite l’adaptation à différentes configurations de relais, un avantage appréciable lorsque l’on enchaîne de nombreuses longueurs.

  • Mousqueton CAMP Orbit 2 Lock

Robuste et polyvalent, l’Orbit 2 Lock est utilisé pour les manipulations nécessitant un verrouillage sécurisé. Son système de verrouillage automatique apporte un niveau de sécurité supplémentaire tout en restant rapide à utiliser.

  • Mousqueton CAMP Photon Lock Janja

Particulièrement apprécié pour son excellent rapport poids/résistance, le Photon Lock Janja offre une large ouverture facilitant les manipulations, même avec des gants ou lors des moments où la fatigue commence à se faire sentir. Un mousqueton polyvalent qui trouve naturellement sa place sur ce type d’aventure.

Pour ce type d’itinéraire, nous cherchons avant tout du matériel fiable et léger. Sur plusieurs longueurs, chaque gramme économisé et chaque manipulation simplifiée finissent par faire une vraie différence.


Une préparation digne d’une expédition

Derrière ce projet se cache un travail logistique colossal. Laura construit un immense tableau Excel dans lequel chaque journée est détaillée avec précision : les voies prévues, les enchaînements possibles, le matériel spécifique, les horaires, les approches, les rappels et les temps estimés. Elsa complète ce dispositif avec des points GPS sur Google Maps, des tracés sur AllTrails et la recherche systématique de photos des premières longueurs pour éviter toute hésitation au pied des voies.

« Les approches, c’est là où on peut perdre le plus de temps », explique Elsa. Dans un projet de cette ampleur, cinq minutes perdues au parking, dix minutes à chercher le départ d’une voie ou une erreur de matériel peuvent avoir des conséquences sur toute la journée. Rien n’est laissé au hasard.

Dix jours avant le départ, je me suis blessée au gros orteil, au point de ne plus pouvoir mettre de chaussons

La préparation physique, elle aussi, joue un rôle central. Les deux grimpeuses multiplient les sorties en extérieur, enchaînent les longueurs et travaillent leur endurance, y compris à pied. Pour Laura, la préparation est pourtant loin d’être idéale. « J’ai été malade tout le mois de janvier et, dix jours avant le départ, je me suis blessée au gros orteil, au point de ne plus pouvoir mettre de chaussons. » Autant dire que le projet débute avec son lot d’incertitudes.

© Olivier Vin

Une journée type où chaque minute compte

Pendant cinquante jours, le quotidien du duo ressemble à celui d’une petite expédition itinérante. Le réveil sonne généralement entre six et sept heures du matin, parfois plus tôt selon les objectifs du jour. Petit-déjeuner copieux, préparation des sandwiches, derniers ajustements, puis départ vers la falaise.

En fonction des voies, on pouvait passer entre cinq et quinze heures d’effort.

Certaines journées commencent par une à deux heures de marche d’approche, notamment dans les Calanques, où les sentiers accidentés ajoutent une fatigue supplémentaire. Ensuite, l’escalade prend toute la place. Selon les journées, les efforts peuvent durer cinq, dix, parfois quinze heures. « En fonction des voies, on pouvait passer entre cinq et quinze heures d’effort », résume Elsa.

Le retour au van ne marque pas la fin du travail. Il faut encore trier le matériel, préparer celui du lendemain, étudier les itinéraires, cuisiner et gérer la logistique. Laura et Elsa se répartissent souvent naturellement les tâches : Laura organise le matériel pendant qu’Elsa prépare le dîner.

« La journée type est assez dense », souligne Elsa. « Contrairement à d’habitude, les jours de repos sont souvent consacrés à l’organisation de la suite. Chaque seconde est essentielle. »

© Julien Nadiras

La fatigue, le vent et les moments de doutes

Sur cinquante jours, la difficulté ne réside pas seulement dans la cotation des voies. Le véritable défi consiste à tenir dans la durée, à supporter l’accumulation de fatigue, les nuits trop courtes, les longues marches d’approche, les conditions météo parfois hostiles et, plus largement, les imprévus de la vie.

Au début, cela semble gérable, mais après dix heures à lutter contre le vent, la fatigue s’accumule énormément

Le vent est sans doute l’un des adversaires les plus marquants du projet. Pendant plusieurs jours, Laura et Elsa doivent composer avec des rafales comprises entre 80 et 120 km/h. Sur le papier, cela peut sembler anecdotique. Sur une arête ou au relais, après plusieurs heures d’effort, l’expérience devient beaucoup plus engageante. « Au début, cela semble gérable, mais après dix heures à lutter contre le vent, la fatigue s’accumule énormément », raconte Laura.

Elsa doit de son côté traverser plusieurs épreuves personnelles : une douleur au genou au début de l’aventure, une période où elle tombe malade, puis le décès d’un proche. « Il y a toujours des moments où ce n’est pas évident, c’est à l’image de la vie en général », confie-t-elle simplement.

Laura connaît elle aussi un passage très difficile dans le Verdon. Au vingt-huitième jour, son corps commence à saturer. « J’étais épuisée comme jamais. Même sortir du lit était difficile. Pendant trois jours, j’ai pleuré de fatigue. » À ce moment-là, la réussite du projet semble vaciller. Laura exprime son inquiétude : si le rythme ne ralentit pas, la blessure devient probable. Elsa comprend immédiatement et accepte de revoir les ambitions quotidiennes. « Sans son soutien, je suis certaine que nous ne serions pas allées au bout », affirme Laura.

Ces moments de fragilité sont peut-être ce qui donne au projet sa véritable valeur. Car la performance ne consiste pas seulement à gravir cent voies, mais à continuer d’avancer lorsque le corps et l’esprit commencent à douter.

Comment une cordée se construit

Lorsque Laura et Elsa s’élancent dans cette aventure, elles ne se connaissent presque pas. Deux jours de grimpe partagés au Yosemite, quelques échanges, puis cinquante jours d’intimité quasi permanente. Une configuration qui pourrait faire naître des tensions, des incompréhensions, voire des conflits.

Des tensions, il y en aura effectivement. « Des tensions et des discordances, il y en a eu », reconnaît Elsa. « Mais on a toujours réussi à faire preuve de dialogue et à écouter les besoins de chacune. »

C’est sans doute là que réside la plus grande réussite du duo. Très vite, les deux grimpeuses développent une communication simple et directe. Quand l’une ressent une difficulté, elle l’exprime. L’autre écoute, comprend et adapte son comportement. « Quand tu exprimes une problématique, puis une solution, et que la personne en face l’entend et agit en conséquence, c’est merveilleux », résume Elsa.

Laura insiste elle aussi sur la capacité du duo à s’ajuster en permanence, à accepter les changements de rythme et à mettre l’ego de côté lorsque cela devient nécessaire. Concrètement, lorsque l’une est moins bien, l’autre prend naturellement le relais. Cela peut signifier mener davantage, préparer les repas, organiser les rappels, aider l’autre à récupérer ou tout simplement avoir une écoute attentive. « On n’a jamais été moins bien en même temps », explique Elsa.

Les rôles ne sont jamais figés. Ils évoluent selon la forme du jour, les conditions ou la connaissance du terrain. Cette souplesse crée une grande fluidité, essentielle dans un défi où une trop grande rigidité pourrait devenir un obstacle.

© Julien Nadiras

Les voies qui les ont le plus marquées

Après cent grandes voies, il est presque impossible de n’en retenir qu’une seule. Pourtant, certaines lignes ont laissé une empreinte plus profonde que d’autres.

Pour Elsa, plusieurs itinéraires se détachent immédiatement. « Malices des enchanteurs », dans les Calanques, enchaînée sous des rafales de 80 km/h, reste associée à une concentration extrême. « La Marbrière », À la Sainte-Victoire, l’a émerveillée par la beauté de son rocher. « C’est le plus beau conglomérat que j’ai vu de ma vie », confie-t-elle. Quant à « La fête des nerfs », dans le Verdon, elle la cite pour la qualité du caillou, la gestuelle et l’exigence globale de la voie.

Laura évoque elle aussi « La fête des nerfs », mais pour une raison différente. Ce jour-là, elle est au bout de ses réserves. Très vite, elle comprend qu’elle ne pourra pas donner sa pleine mesure. Elsa, en revanche, grimpe parfaitement. « J’ai compris que je ne pourrais pas performer. Elsa, elle, a grimpé magnifiquement. J’ai alors pris un rôle de soutien, et ce moment reste magique. »

Au-delà des voies elles-mêmes, les deux grimpeuses retiennent surtout une image commune : un coucher de soleil au sommet de la Sainte-Victoire. « On est arrivées pile au moment du coucher du soleil avec une superbe luminosité », raconte Elsa. Laura garde le souvenir d’un moment rare, sans vent, où elles ont simplement pris le temps de contempler le paysage. Un instant de calme suspendu au milieu d’un projet intense.


Après cinquante jours d’effort, des centaines de longueurs et quelques moments de doute, Laura Pineau et Elsa Ponzo ont  signé une sacrée performance. Mais au fil de cette aventure, l’essentiel est finalement ailleurs : les couchers de soleil au sommet de la Sainte-Victoire, les journées où l’une portait l’autre, cette confiance mutuelle construite longueur après longueur. Une manière de rappeler que la grande voie ne se résume pas à uniquement à une succession de lignes, mais aussi et surtout à une vraie aventure humaine.

– Article sponsorisé réalisé en collaboration avec CAMP –

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Historique ! Putra Tri Ramadani s’offre la première médaille d’or Indonésienne en Coupe du monde de difficulté

07 Juin

On attendait l’incroyable Sorato Anraku, ou encore les très expérimentés  Jakob Schubert ou Adam Ondra sur la plus haute marche du podium. Et pourtant, c’est l’Indonésien Putra Tri Ramadani qui crée la sensation. Auteur d’une finale exceptionnelle, il décroche la première médaille d’or de sa carrière, mais aussi la toute première victoire de l’Indonésie en Coupe du monde de difficulté.

Quand un outsider met tout le monde d’accord

Putra Tri Ramadani avait déjà marqué les esprits en qualification en prenant la tête du classement devant Sorato Anraku. En demi-finale, il confirmait son excellent niveau avec une solide troisième place. Malgré cela, difficile d’imaginer l’Indonésien jouer la victoire en finale. C’était sans compter sur une prestation de très haut vol.

Dès le début de la finale, le constat est clair : la voie est grimpante, mais extrêmement résistante, et il faudra puiser dans ses réserves pour espérer atteindre les derniers mouvements.

Lorsque Jakob Schubert entre en scène, on s’attend déjà à voir tomber un gros score. L’Autrichien semble en grande forme. Il dépasse rapidement la meilleure marque provisoire d’Adam Ondra (30+) et poursuit son ascension. Ça tremble, mais tout le monde connaît la capacité de Schubert à se battre jusqu’au bout. Une nouvelle fois, il nous le démontre. Il chute finalement sur la prise 37 après avoir oublié de clipper une dégaine, une erreur qu’il ne parviendra pas à corriger.

© Lena Drapella / World Climbing

Derrière lui, Putra Tri Ramadani s’élance à son tour. Très serein, il enchaîne les mouvements avec une impressionnante facilité et ne semble jamais réellement en difficulté. Lorsqu’il atteint la marque de Schubert, il paraît encore avoir de l’énergie en réserve. Il poursuit son ascension, se rapproche du top et livre un énorme combat dans la dernière section. Un léger manque de lucidité finit toutefois par le ramener au sol, mais avec un superbe score de 43, suffisant pour prendre les commandes de la compétition.

Derrière, le Japonais Neo Suzuki ne parvient pas à faire mieux et s’arrête à la prise 39. Dernier grimpeur à s’élancer, Sorato Anraku ne trouvera pas la solution non plus. Le Japonais chute quelques prises avant la marque de Jakob Schubert et passe ainsi à côté du podium.

La victoire revient donc à Putra Tri Ramadani, auteur d’une performance historique pour son pays. Une première médaille d’or en Coupe du monde de difficulté qui pourrait bien marquer un tournant pour l’escalade indonésienne.

 

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1INA Putra Tri Ramadani43
2JPN Neo Suzuki39
3AUT Jakob Schubert37
4JPN Sorato Anraku34+
5CZE Adam Ondra30+
6SLO Luka Potocar30+
7ITA Filip Schenk29+
8JPN Satone Yoshida2
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Prague: Après 5 jours intenses, Zélia Avezou s’offre une médaille de bronze en diff !

07 Juin

Quelle semaine pour notre Française ! Après avoir impressionné sur l’épreuve de bloc en allant une nouvelle fois chercher une finale, elle clôture cette longue étape de Coupe du monde avec une médaille de bronze en difficulté. Tout simplement énorme ! Pendant ce temps là, l’américaine Annie Sanders double la mise… Après l’or en bloc hier, la voici en or en difficulté aujourd’hui. Vous avez dit mutante ?

Zélia Avezou en feu !

Qui aurait pu imaginer qu’après une finale de bloc hier soir, où Zélia s’est battue comme une lionne, la Française trouverait encore l’énergie aujourd’hui pour décrocher une place en finale, puis une médaille de bronze ? Et pourtant, elle l’a fait. Elle confirme ainsi qu’elle fait désormais partie des grimpeuses les plus polyvalentes du circuit mondial.

Mais revenons à cette voie de finale.

Zélia est la quatrième grimpeuse à s’élancer, derrière notamment Jessica Pilz, qui a placé la barre haut avec un score de 30. Les mouvements s’enchaînent avec fluidité et détermination pour la Française. Les premiers passages clés sont rapidement négociés et on l’imagine déjà rejoindre le score de l’Autrichienne.

© Lena Drapella / World Climbing

À partir de la prise 29, les signes de fatigue commencent toutefois à apparaître. Les placements deviennent moins précis et les efforts plus marqués. Elle parvient malgré tout à contrôler la prise 30, puis perd un temps précieux lors du mousquetonnage. Après un long combat, elle réussit finalement à clipper la dégaine et ajoute une prise supplémentaire au score de Jessica Pilz pour terminer à 31+.

Elle prend alors la tête du classement provisoire, une position qu’elle conservera jusqu’au passage des deux dernières concurrentes.

Un gros duel entre Chaehyun Seo et Annie Sanders

Les grimpeuses se succèdent et aucune ne parvient à égaler la marque de Zélia. Il ne reste alors plus que deux adversaires de taille : l’Américaine Annie Sanders et la Coréenne Chaehyun Seo.

Annie Sanders est la première à s’élancer. Fidèle à son style très posé, elle progresse avec assurance dans la voie. Le passage qui avait coûté cher à Jessica Pilz et Zélia Avezou ne lui pose aucun problème. Les mouvements s’enchaînent proprement et les premiers signes de fatigue n’apparaissent qu’autour de la prise 34. Après un beau combat, l’Américaine parvient à contrôler la prise 37, s’assurant ainsi une place devant la Française.

© Lena Drapella / World Climbing

Derrière, Chaehyun Seo sait qu’il faudra monter encore plus haut pour aller chercher l’or. Comme à son habitude, la Coréenne grimpe avec une fluidité impressionnante et semble presque insensible à la difficulté de la voie. Elle atteint à son tour les prises 34 et 35, où Annie Sanders avait commencé à montrer des signes de faiblesse quelques minutes plus tôt.

Mais la Coréenne ne parvient finalement pas à poursuivre son ascension. Avec un score de 35, elle décroche une très belle médaille d’argent, tandis qu’Annie Sanders s’offre la victoire 24h après l’or en bloc, et que Zélia Avezou complète le podium avec une magnifique médaille de bronze.

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie Sanders37
2KOR Chaehyun Seo35
3FRA Zélia Avezou31+
4AUT Jessica Pilz30
5USA Ella Fisher24+
6JPN Hana Koike24+
7BUL Aleksandra Totkova18+
8KOR Ja In Kim14+
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Annie Sanders prend l’or à Prague, Zélia Avezou n’aura pas réussi à aller chercher le podium

06 Juin

C’est encore une superbe finale à laquelle nous avons assisté ce soir sur la coupe du monde de Prague. Le suspense est resté entier jusqu’au dernier bloc, dans une finale où chaque mouvement comptait. Au terme de cette bataille, c’est l’Américaine Annie Sanders qui décroche sa première médaille d’or de la saison en bloc. De son côté, Zélia Avezou n’est pas parvenue à reproduire son exceptionnelle demi-finale, mais la Française a une nouvelle fois montré qu’elle avait sa place parmi les meilleures grimpeuses du circuit.

 Annie Sanders fait la différence dès le premier bloc

Deuxième grimpeuse à s’élancer, Annie Sanders démarre très fort en venant à bout du premier bloc au troisième essai. Une performance qui prendra encore plus de valeur au fil de la finale puisque personne d’autre ne réussira à cocher ce bloc.

Si le deuxième problème, une coordination exigeante, lui résiste, l’Américaine se reprend parfaitement en topant les troisième et quatrième blocs dès son premier essai. Avec 84,3 points, elle s’installe alors en tête du classement et met une énorme pression sur ses concurrentes.

Erin McNeice, l’une des grandes favorites de l’étape, ne parviendra finalement pas à faire mieux. Avant même d’aborder le dernier bloc, la Britannique savait que la victoire lui échappait déjà. Il lui fallait toutefois valider le top de l’ultime problème pour sécuriser la médaille d’argent. Mission accomplie dès le premier essai. Avec 84,1 points, elle termine à seulement deux dixièmes de Sanders.

© Lena Drapella / World Climbing

Premier podium en bloc pour Yuetong Zhang

La belle surprise de la soirée est venue de Yuetong Zhang. Principalement connue pour ses performances en difficulté, la Chinoise poursuit sa progression en bloc et récolte aujourd’hui le fruit de son travail.

Grâce à deux tops et deux zones, elle cumule 69,7 points et décroche la médaille de bronze, le premier podium de sa carrière en coupe du monde de bloc. Une performance qui confirme sa montée en puissance sur le circuit international.

 Zélia Avezou, un combat jusqu’au bout

Après sa magnifique demi-finale conclue à la deuxième place, Zélia Avezou arrivait en finale avec de solides ambitions.

La Française débute par une zone au premier essai dans le bloc 1, sans parvenir à toper. Dans le deuxième bloc, la coordination, elle trouve rapidement la bonne méthode mais échoue à plusieurs reprises tout près de la dernière prise. Les tentatives s’enchaînent jusqu’aux dernières secondes du temps réglementaire. Malgré un engagement total et plusieurs essais très prometteurs, le top lui échappe de peu.

© Lena Drapella / World Climbing

C’est finalement dans la dalle du bloc 3 que Zélia débloque son compteur de tops avec une belle maîtrise. Le quatrième et dernier bloc, particulièrement physique, ne lui permettra pas de revenir dans la course au podium.

Si le résultat final (7e) laisse sans doute un goût d’inachevé après sa démonstration en demi-finale, cette nouvelle finale confirme que la Française est désormais capable de rivaliser régulièrement avec les meilleures grimpeuses mondiales. Une belle performance donc,  avant d’enchaîner dès demain avec la difficulté, puisque Zélia a fait le choix ambitieux de participer aux deux disciplines à Prague.

Les résultats de la finale 

Pos.GrimpeurScore
1USA Sanders Annie84.3
2GBR Mcneice Erin84.1
3CHN Zhang Yuetong69.7
4JPN Sekikawa Melody69.5
5AUS Mackenzie Oceania59.5
6JPN Nakamura Mao54.6
7FRA Avezou Zélia44.7
8JPN Matsufuji Anon29.7
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La suite du programme

  • Dimanche 7 juin
  • Demi-finales difficulté
    10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00

 

 

 

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Coupe du monde de Prague: Zélia Avezou impressionne et prend la 2e place de la demi-finale

06 Juin

Après les hommes hier, c’était au tour des femmes de tenter d’aller chercher une place dans le top 8 afin de décrocher leur ticket pour la finale. Contrairement à la demi-finale masculine, où les tops se sont faits rares, le circuit féminin s’est montré bien plus ouvert, offrant une bataille acharnée pour les places qualificatives. À ce jeu-là, Oriane Bertone échoue de peu, tandis que Zélia Avezou réalise une énorme performance.

 Zélia Avezou au sommet, Oriane Bertone échoue de peu

Oriane Bertone était la deuxième grimpeuse à s’élancer après un tour de qualification compliqué où elle terminait à la 23e place. Les premiers blocs s’enchaînent plutôt bien pour la Française : quatre essais pour venir à bout du premier bloc, puis deux essais sur chacun des deuxième et troisième blocs.

La dalle du bloc 4 résistera en revanche à ses assauts, et Oriane devra se contenter de la zone. Avec 84,3 points, elle semble alors avoir réalisé une belle opération. Mais dans une demi-finale où chaque essai compte, cela ne suffira finalement pas.

La Française termine 11e, à seulement 0,2 point du top 8 (soit l’équivalent de deux essais) et à seulement 0,7 point du podium provisoire. Un écart infime qui illustre parfaitement à quel point cette demi-finale s’est jouée sur des détails.

© Lena Drapella / World Climbing

Pour Zélia Avezou, ce round a été tout autre. La Française est la seule, avec Erin McNeice, à réussir les quatre blocs de cette demi-finale. Avec seulement sept essais concédés, elle prend la 2e place avec 99,3 points, juste derrière la Britannique, qui réussit à cumuler  99,5 points.

Du côté des autres Françaises, Lily Abriat signe deux tops et une zone pour prendre la 15e place. Selma Elhadj Mimoune termine 17e, tandis que Lucile Saurel se classe 21e.

Un top 8 dans un mouchoir de poche

Si Erin McNeice et Zélia Avezou ont dominé cette demi-finale avec quatre tops chacune, derrière elles, la lutte pour la finale s’est jouée à quelques dixièmes de point.

Mao Nonaka prend ainsi la 3e place avec 85 points. Derrière elle, Oceania MacKenzie est 4e avec 84,8 points, à égalité avec Anon Matsufuji. Yuetong Zhang suit avec 84,7 points, Annie Sanders avec 84,6 points, tandis que Miho Nonaka décroche le dernier billet pour la finale avec 84,5 points.

© Lena Drapella / World Climbing

Entre la 3e et la 8e place, seulement 0,5 point sépare les grimpeuses.

Le niveau de la finale s’annonce une nouvelle fois extrêmement relevé. Le haut du classement semble ouvert et la moindre erreur pourrait encore une fois coûter très cher. Reste désormais à voir si la Française parviendra à transformer cette superbe demi-finale en podium. Réponse ce soir à 19h30 !

Les résultats complets de la demi-finale

Pos.GrimpeurScore
1GBR Mcneice Erin99.5
2FRA Avezou Zélia99.3
3JPN Nakamura Mao85.0
4AUS Mackenzie Oceania84.8
5JPN Matsufuji Anon84.8
6CHN Zhang Yuetong84.7
7USA Sanders Annie84.6
8JPN Nonaka Miho84.5
9ITA Moroni Camilla84.4
10JPN Sekikawa Melody84.3
11FRA Oriane Bertone84.3
12ISR Kerem Ayala69.6
13JPN Ito Futaba69.4
14KOR Seo Chaehyun68.5
15FRA Abriat Lily59.9
16GBR Edwards Emma59.4
17FRA Elhadj Mimoune Selma54.2
18ITA Tesio Giorgia54.2
19GBR Peetermans Zoe54.2
20JPN Aoyagi Mia44.9
21FRA Saurel Lucile44.7
22CHN Luo Zhilu44.4
23ITA Giacani Stella44.3
24BEL Caulier Chloe34.7
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La suite du programme

Samedi 6 juin

  • Finale bloc femmes
    19h30 – 21h30 

Dimanche 7 juin

    • Demi-finales difficulté
      10h30 – 13h00
    • Finales difficulté
      18h00 – 20h00
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Manon Hily et Victor Guillermin remportent les Championnats de France de difficulté 2026

31 Mai

Le Championnat de France de difficulté s’est achevé hier soir par une finale haute en couleur, avec les sacres de Manon Hily et Victor Guillermin.

Manon Hily en or pour sa dernière danse

Elle nous l’avait annoncé il y a quelque temps : Manon Hily mettra un terme à sa carrière de compétitrice cette année. Et quoi de mieux que de repartir avec le titre pour la quatrième année consécutive ?

Et pourtant, rien n’était gagné d’avance. Depuis le début de la compétition, Manon était au coude à coude avec Ina Plassoux Djiga, qui affichait un bilan parfaitement identique : un top et 39+ en qualification, puis un top en demi-finale.

En finale, la voie est longue, résistante, et les derniers mouvements ne sont pas donnés. Ina Plassoux Djiga est l’avant-dernière grimpeuse à s’élancer. L’effort semble facile, les mouvements sont assurés. Elle se rapproche progressivement du top, continue d’enchaîner les mouvements, puis explose finalement à quelques prises du sommet.

© Arthur Delicque

Manon Hily est la dernière concurrente à entrer en scène. Pour son dernier Championnat de France avant de tirer sa révérence, la Marseillaise nous offre une superbe démonstration. Si elle semble un peu moins à l’aise qu’Ina dans le haut de la voie, elle parvient malgré tout à poursuivre sa progression, les coudes relevés. Au terme d’un énorme combat, elle prend l’ascendant sur sa rivale en chutant sur le tout dernier mouvement, complètement vidée.

Une médaille d’or qu’elle savoure avec le sentiment du devoir accompli. Encore bravo, Manon, pour ta détermination et toutes ces années passées au plus haut niveau.

Victor Guillermin décroche son premier titre de champion de France

Chez les hommes, il faisait partie des principaux prétendants au titre. Premier des qualifications, deuxième de la demi-finale, Victor Guillermin aura fait preuve d’une remarquable régularité tout au long du week-end, avant d’aller chercher le titre au terme d’un superbe run en finale.

« C’est mon premier titre de champion de France, je le garderai toute ma vie. C’est une grande fierté. »

Pour revenir sur cette finale, on l’attendait particulièrement ouverte. Ils étaient plusieurs à pouvoir prétendre au podium, et la bagarre promettait d’être serrée. On pensait notamment à Younes Aubert Masmoudi, auteur d’un excellent début de compétition avec une deuxième place en qualification puis la première position en demi-finale. Hélas, il se fera surprendre plus rapidement que prévu et chutera à la prise 32, terminant finalement septième de cette finale.

© Arthur Delicque

Victor Guillermin, quant à lui, réalise un run presque parfait. Concentré et appliqué, il enchaîne les mouvements avec fluidité et rythme. Il accélère dans les derniers mètres avant de chuter, lui aussi, sur le tout dernier mouvement de cette voie ultra-résistante, à l’image de la finale féminine.

Jordi Poles s’adjuge la médaille d’argent, tandis qu’Arsène Duval complète le podium avec le bronze.

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Sorato Anraku de nouveau intouchable à Madrid, Samuel Richard en bronze !

31 Mai

C’est une finale exceptionnelle que nous ont offert les grimpeurs sur cette Coupe du monde de bloc de Madrid. Avec un circuit parfaitement calibré et un suspense entretenu jusqu’aux dernières minutes, le spectacle aura été au rendez-vous. Retour sur un nouveau sacre de Sorato Anraku et sur la deuxième médaille de bronze en Coupe du monde de Samuel Richard.

Un duel au sommet entre Sorato Anraku et Colin Duffy

Colin Duffy avait marqué les esprits en demi-finale en prenant la première place du classement. De son côté, Sorato Anraku, une fois n’est pas coutume, avait dû attendre le tout dernier bloc pour arracher sa qualification en finale. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour assister à un duel de haut vol entre l’Américain, particulièrement en forme à Madrid, et le Japonais, habitué aux médailles d’or et bien décidé à remettre les pendules à l’heure.

Et nous n’avons pas été déçus !

Dès le premier bloc, Colin Duffy affiche une impressionnante marge physique en réalisant un flash, tandis que Sorato Anraku a besoin de deux essais pour valider le Top. Même scénario dans le bloc 2 : les deux grimpeurs trouvent la solution, mais le Japonais concède encore trois essais supplémentaires.

© Lena Drapella / World Climbing

Dans la dalle du bloc 3, les deux grimpeurs réalisent la même performance: un top en deux essais chacun. Tout se joue alors dans l’ultime bloc de la finale, un problème physique et exigeant pour les doigts. À cet instant, Colin Duffy possède une avance de seulement 0,4 point.

Sorato Anraku est le premier à s’y attaquer. Alors que tous les autres finalistes se sont jusque-là cassés les dents sur ce bloc, le Japonais donne une véritable démonstration d’escalade et le flashe.

Colin Duffy n’a alors plus le choix : il doit impérativement atteindre le sommet, et avec le moins d’essais possible pour espérer l’or. Connaissant les qualités physiques de l’Américain, on l’imaginait capable de conclure rapidement. Mais il ne parvient finalement même pas à valider la zone. Sorato Anraku peut alors savourer : il s’offre une nouvelle victoire en Coupe du monde, laissant la médaille d’argent à l’américain.

Une nouvelle médaille pour Samuel Richard

Pendant que Sorato Anraku et Colin Duffy se livraient une belle bataille pour l’or, la lutte faisait rage derrière eux pour tenter de décrocher la médaille de bronze. Petite mention au passage pour le local de l’étape, Guillermo Peinado Franganillo. Seul Espagnol présent en finale, il a fait exploser les tribunes dès le premier bloc en réalisant, lui aussi, un superbe flash. Malheureusement, il ne parviendra pas à poursuivre sur cette dynamique dans la suite de la finale.

© Lena Drapella / World Climbing

Mais revenons à notre Français.

Samuel Richard débute sa finale avec deux zones dans les blocs 1 et 2. Une entame solide, mais insuffisante pour prétendre au podium à ce stade de la compétition. Tout bascule alors dans la dalle du bloc 3. Samuel s’élance et réalise un véritable exploit : il flashe le problème et devient le seul grimpeur à réussir cette performance.

Grâce à ce coup d’éclat, il grimpe provisoirement à la troisième place du classement. Et surtout, on comprend rapidement qu’il vient de sécuriser un podium avant même son passage dans le dernier bloc.

Au pied des blocs, l’équipe de France laisse éclater sa joie : Samuel Richard décroche une deuxième médaille de bronze en Coupe du monde, après celle obtenue à Prague en 2025. Une sacrée performance, et une équipe de France qui fait plaisir à voir, soudée et toujours présente pour célébrer les réussites de chacun.

© Lena Drapella / World Climbing

Les résultats complets 

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato99.3
2USA Colin Duffy74.7
3FRA Richard Samuel54.4
4KOR Lee Dohyun44.6
5JPN Dohi Keita44.3
6ESP Peinado Franganillo Guillermo35.0
7CAN Baudrand Oscar29.5
8GBR Akhtar Dayan19.6
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Coupe du monde de Madrid: Sam Richard en finale, des favoris chahutés.

30 Mai

Après les femmes hier, c’était au tour des hommes d’entrer dans l’arène pour la demi-finale de la Coupe du monde de bloc à Madrid. Des conditions toujours très chaudes, un circuit relevé et plusieurs favoris bousculés : voilà ce qu’il fallait retenir de cette demi-finale.

Sam Richard décroche sa première finale de l’année

Après un début de saison plutôt timide (27e à Keqiao et 17e à Berne), Sam Richard remet les pendules à l’heure à Madrid en réalisant une superbe demi-finale. Avec deux tops et deux zones, il cumule 69,6 points. Pas énorme, me direz-vous ? Pourtant, cela lui suffit pour s’emparer de la deuxième place du classement.

Une chose est certaine : avec plusieurs favoris en difficulté, la finale s’annonce particulièrement ouverte. Le Français aura toutes ses chances d’aller chercher un podium, voire une victoire. Réponse ce soir à 19h30.

La démonstration de Colin Duffy

S’il y en a un qui a impressionné lors de cette demi-finale, c’est bien l’Américain Colin Duffy. Seulement 13e des qualifications, il réalise une remontée spectaculaire pour s’offrir la première place du classement.

Il tope les trois premiers blocs (et sera d’ailleurs le seul grimpeur à réaliser trois tops sur cette demi-finale) avant de buter sur la dalle du bloc 4. Avec 84,6 points, il creuse un écart conséquent et envoie un message clair à ses concurrents : il faudra compter sur lui en finale.

L’Américain n’est encore jamais monté sur le podium d’une étape de Coupe du monde de bloc. Il aura donc à cœur de franchir un nouveau cap ce soir à Madrid.

© Lena Drapella / World Climbing

Mejdi Schalck éliminé, Sorato Anraku passe in extremis

Ce circuit de demi-finale aura posé de sérieux problèmes à de nombreux grimpeurs, y compris parmi les grands favoris. Tomoa Narasaki ne valide que trois zones et ne bouge pas dans le premier bloc.

Sorato Anraku, dernier à s’élancer, passe à côté des deux premiers blocs, où il ne valide que les zones. Il top ensuite le bloc 3 avant d’arriver au pied de la dalle finale (bloc 4), un passage particulièrement retors que peu de grimpeurs auront réussi à maîtriser.

Les essais s’enchaînent, le temps défile. À 30 secondes de la fin, le Japonais tente un ultime essai et trouve enfin la solution du mouvement final. Il valide alors le bloc et arrache son ticket pour la finale.

© Lena Drapella / World Climbing

Mejdi Schalck, qui passait juste avant lui, ne connaîtra pas le même destin. Lui aussi sait qu’il doit toper ce dernier bloc pour accéder à la finale. Malgré plusieurs tentatives, il finit par céder face au chronomètre. Le Français doit se contenter de la 10e place du classement et voit sa série de finales s’interrompre.

Les résultats complets 

Pos.GrimpeurScore
1USA Colin Duffy84.6
2FRA Richard Samuel69.6
3JPN Anraku Sorato69.5
4GBR Akhtar Dayan69.4
5CAN Baudrand Oscar69.3
6ESP Peinado Franganillo Guillermo68.6
7JPN Dohi Keita59.5
8KOR Lee Dohyun55.0
9BEL Van Duysen Hannes54.9
10FRA Mejdi Schalck54.9
11ISR Bark Adi54.5
12CHN Pan Yufei54.2
13JPN Narasaki Meichi54.1
14CZE Mokrolusky Lukas49.4
15JPN Kawamata Rei44.9
16GER Bloem Thorben Perry44.8
17SLO Peharc Anze44.3
18BUL Rusev Nikolay39.7
19ISR Mark Or39.3
20GBR Macdougall Jack35.0
21JPN Tomoa Narasaki30.0
22BUL Kirov Slav29.2
23GBR Martins Luca19.9
23ESP Pastor Sánchez Manuel Antonio19.9
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Programme – Coupe du Monde de bloc Madrid 2026

Samedi 30 mai

  • Finale bloc hommes
    19h00 – 21h00

Dimanche 31 mai

    • Qualifications vitesse femmes
      11h15 – 12h20
    • Qualifications vitesse hommes
      14h15 – 15h45
    • Finales vitesse femmes &hommes
      18h00 – 19h30
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Championnat de France de difficulté 2026: résultats des demi-finales

30 Mai

Il fallait terminer dans le top 8 des demi-finales pour décrocher son ticket pour la finale et continuer à rêver du titre national 2026. Sans grande surprise, toutes les favorites et tous les favoris répondent présents et seront au rendez-vous de la finale, à l’exception du champion de France 2024, Lucas Dufros, qui termine 9e et premier non qualifié en finale.

Chez les femmes, pour sa dernière saison de compétition, Manon Hily continue d’impressionner en prenant la tête de la demi-finale. Elle est accompagnée par Ian Plassoux Djiga, qui réalise exactement la même performance. De quoi annoncer un beau duel pour le titre. Mais derrière elles, plusieurs grimpeuses restent en embuscade et comptent bien jouer leur carte en finale. On pense notamment à Macha Brebion, qui aura également son mot à dire dans la course au podium.

Chez les hommes, les rôles s’inversent entre Younés Aubert Masmoudi et Victor Guillermin. Cette fois, c’est Younés qui prend les commandes de la demi-finale grâce à une performance à 39, tandis que Victor doit se contenter de la deuxième place avec 38+. Derrière eux, Pierre Marzzulo et Jordi Poles réalisent exactement la même performance que Victor. Autant dire que la bataille pour le titre s’annonce particulièrement serrée lors de la finale.

Autre élément à prendre en compte, sur un mouvement avec balan, plusieurs grimpeurs auraient été retenus pas la corde. Un premier appel contre un grimpeur a eu lieu, appel dans un premier temps confirmé. En parallèle, les juges de table ont demandés des vérifications vidéos sur tous les grimpeurs concernés. Suite à cela, d’autres appels ont été fait, dont certains pour incident technique cette fois. Après réunion du jury d’appel, et avec l’appui des ouvreurs, il a été décidé que tous les grimpeurs initialement rétrogradés sont revenus dans le classement avec leur performance.

Le programme du week-end

Samedi 23 mai

  • Finale hommes | Live
    19h00 – 20h00 
  • Finale femmes | Live
    20h00 – 21h00 
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Erin McNeice impériale à Madrid, Oriane Bertone en bronze !

29 Mai

La finale féminine vient de s’achever sur la Coupe du monde de Madrid, et quelle finale ! Le suspense est resté entier jusqu’aux derniers essais du bloc 4, où le podium s’est finalement dessiné. Au terme d’une bataille particulièrement serrée, Erin McNeice s’impose avec classe tandis qu’Oriane Bertone décroche une belle médaille de bronze.

Erin McNeice mène la danse à Madrid

Si Oceania MacKenzie démarre la finale sur les chapeaux de roue en topant les deux premiers blocs à vue, la suite de la compétition va progressivement tourner à l’avantage d’Erin McNeice.

La Britannique enchaîne le bloc 1 en deux essais, puis reproduit exactement le même scénario dans le bloc 2. La dalle du bloc 3 ne résiste pas davantage à ses assauts et, avant d’aborder le dernier problème, l’équation est simple : un top et la victoire lui est assurée, puisqu’aucune autre grimpeuse ne pourra alors atteindre les quatre tops.

Mais cet ultime bloc, très exigeant sur les doigts, lui donne du fil à retordre. McNeice hésite, modifie plusieurs fois sa méthode durant son premier run et semble même vaciller sous la pression. Finalement, elle parvient à arracher le top tant attendu, synonyme de victoire à Madrid !

Oriane Bertone va chercher le bronze au terme d’une finale ultra serrée

Dernière grimpeuse à s’élancer, Oriane Bertone connaît parfaitement les enjeux lorsqu’elle entre dans l’arène.

Le premier bloc est rapidement expédié, mais la Française bute ensuite sur le deuxième problème, particulièrement physique. La dalle du bloc 3 lui pose moins de difficultés et elle finit par la valider en quatre essais.

Comme pour Erin McNeice, tout va donc se jouer dans le dernier bloc. Le calcul est simple : un top et le podium est assuré. Dans le cas contraire, il faudrait se contenter de la quatrième place avec une zone, voire de la cinquième sans la zone.

© Lena Drapella / World Climbing

La pression est alors maximale.

Oriane s’élance. Les mouvements s’enchaînent, quelques hésitations apparaissent, mais la Française reste lucide jusqu’au bout et finit par décrocher le top avec panache. Une réussite qui lui permet de s’emparer de la médaille de bronze avec un total de 84,4 points.

Devant elle, la Japonaise Melody Sekikawa décroche l’argent avec exactement le même nombre de tops et de zones : trois tops et une zone. Mais un essai de moins suffit à faire la différence. Elle termine ainsi avec 84,5 points, soit seulement un dixième de point d’avance sur la Française.

À Madrid, le podium s’est donc joué dans un mouchoir de poche.

Les résultats complets

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Programme – Coupe du Monde de bloc Madrid 2026

Samedi 30 mai

  • Demi-finale bloc hommes
    10h30 – 13h20
  • Finale bloc hommes
    19h00 – 21h00 

Dimanche 31 mai

    • Qualifications vitesse femmes
      11h15 – 12h20
    • Qualifications vitesse hommes
      14h15 – 15h45
    • Finales vitesse femmes &hommes
      18h00 – 19h30
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Championnat de France de difficulté 2026: résultats des qualifications

29 Mai

Alors que les meilleurs bloqueurs sont à Madrid ce week-end pour une étape de coupe du monde, les diffeux Français ont eux rendez-vous à Saint Etienne pour le championnat de France de difficulté 2026.

Les qualifications viennent de s’achever, et chez les femmes il faudra notamment compter sur Manon Hily et Ina Plassoux Djiga qui s’octroient la 1ère palie ex-aequo de ce premier round. Manon Hily ira-t-elle chercher un 4eme titre national ? Réponse bientôt …

Chez les hommes, c’est Victor Guillermin qui domine le tour en étant le seul à toper les deux voies de qualification. Après une première finale à l’international sur la coupe du monde de diff de Wujiang, il pourrait bien créer la sensation ce week-end.

Le programme du week-end

Vendredi 22 mai

  • Demi-finales hommes et femmes
    18h00 – 20h30 

Samedi 23 mai

  • Finale hommes
    19h00 – 20h00 
  • Finale femmes
    20h00 – 21h00 
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Coupe du monde de Madrid : Oriane Bertone prend les commandes de la demi-finale

29 Mai

Ce week-end, Madrid accueille une nouvelle étape de la Coupe du monde de bloc (ou World Climbing Series pour les plus initiés). Après les qualifications disputées hier, place aujourd’hui à la demi-finale féminine, avant la finale programmée ce soir. Et la chaleur madrilène n’aura pas perturbé Oriane Bertone, qui prend les commandes de ce tour.

Oriane Bertone en tête de la demi-finale, Erin McNeice et Mao Nakamura en embuscade

8e des qualifications, ce qui ne lui ressemble guère, on aurait pu penser qu’Oriane Bertone traversait un week-end plus compliqué que d’habitude. Mais c’était sans compter sur cette demi-finale, où la Française a parfaitement remis les pendules à l’heure sur un circuit particulièrement relevé.

Le premier bloc est une dalle, et Oriane le randonne dès son premier essai. Même efficacité dans le bloc 2, qu’elle toppe en seulement deux tentatives, ne laissant échapper que 0,1 point. Le bloc 3, plus physique, résiste en revanche à la Réunionnaise, qui doit se contenter des 10 points de la zone. Enfin, sur l’ultime bloc du circuit, une coordination piégeuse, il lui faut plusieurs essais pour trouver la bonne méthode, mais elle finit par décrocher le top et s’empare de la tête du classement. Une première place que personne ne viendra lui reprendre jusqu’au terme du round.

La Française boucle cette demi-finale avec un solide total de 84,6 points. Derrière, tout se joue aux essais. La Britannique Erin McNeice répond présente avec trois tops et une zone pour un score de 84,5 points. La Japonaise Mao Nakamura, qui remportait sa première Coupe du monde de bloc l’an dernier à Salt Lake City, complète le trio de tête avec 84 points tout rond. Autant dire que la finale s’annonce particulièrement ouverte.

© Lena Drapella / World Climbing

Du côté des autres Françaises engagées, Lily Abriat et Agathe Calliet terminent respectivement 16e et 17e avec des prestations très similaires : un top dans le premier bloc, puis deux zones dans les blocs 2 et 3.

Les Japonaises toujours dans la course

Si Mao Nakamura pointe à la 3e place, deux autres Japonaises décrochent également leur ticket pour la finale. Anon Matsufuji valide deux blocs et deux zones, ce qui lui permet de prendre la 4e place de cette demi-finale. Melody Sekikawa se classe quant à elle 6e avec deux tops et deux zones. Elle aura notamment livré une belle bataille dans le dernier bloc de coordination, finalement validé après huit essais.

Une fois encore, le Japon place plusieurs grimpeuses en finale et confirme sa place parmi les nations les plus compétitives du circuit bloc, aux côtés de la France.

Oceania MacKenzie arrache sa qualification dans les dernières secondes

L’Australienne Oceania MacKenzie était elle aussi au départ de cette demi-finale. Après sa victoire lors de l’étape de Berne, elle poursuivait sur sa lancée en qualifications en terminant en tête de son groupe.

Mais en demi-finale, le circuit lui pose davantage de difficultés. Sur les deux premiers blocs, elle ne parvient à valider que les zones. Le troisième bloc, plus physique, lui correspond davantage et elle réussit à le toper. Arrive alors le dernier bloc : l’Australienne n’a plus le choix, elle doit absolument aller chercher le top pour décrocher sa place en finale.

© Lena Drapella / World Climbing

Les essais s’enchaînent sans succès et, à quelques secondes de la fin du temps réglementaire, elle tente une ultime fois sa chance. Cette fois, elle valide enfin la zone, puis poursuit son effort jusqu’au top. Un essai décisif qui lui permet d’arracher sa qualification pour la finale !

On retrouvera également en finale l’Israélienne Ayala Kerem, 5e de cette demi-finale, ainsi que l’Italienne Camilla Moroni, qui complète le top 8.

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1FRA Oriane Bertone84.6
2GBR Mcneice Erin84.5
3JPN Nakamura Mao84.0
4JPN Matsufuji Anon69.7
5ISR Kerem Ayala69.2
6JPN Sekikawa Melody69.2
7AUS Mackenzie Oceania69.1
8ITA Moroni Camilla59.9
9CHN Zhang Yuetong58.8
10ITA Tesio Giorgia44.9
11ITA Giacani Stella44.8
12JPN Ito Futaba44.7
13USA Sanders Nekaia44.7
14GBR Edwards Emma44.5
15USA Costanza Melina44.5
16FRA Abriat Lily44.4
17FRA Calliet Agathe44.3
18JPN Nonaka Miho44.3
19BEL Caulier Chloe29.6
20CAN Richardson Madison29.1
21ISR Cohen Tamar19.8
22GER Dörffel Lucia19.7
23GBR Peetermans Zoe9.8
23KOR Oh Gayeong9.8
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Programme – Coupe du Monde de bloc Madrid 2026

Jeudi 28 mai

  • Qualifications bloc femmes
    10h00 – 14h05 
  • Qualifications bloc hommes
    16h30 – 21h10 

Vendredi 29 mai

  • Demi-finale bloc femmes
    10h30 – 13h20
  • Finale bloc femmes
    19h00 – 21h00

Samedi 30 mai

  • Demi-finale bloc hommes
    10h30 – 13h20
  • Finale bloc hommes
    19h00 – 21h00 

Dimanche 31 mai

    • Qualifications vitesse femmes
      11h15 – 12h20
    • Qualifications vitesse hommes
      14h15 – 15h45
    • Finales vitesse femmes &hommes
      18h00 – 19h30
La Lettre PG • L'escalade vue par Planetgrimpe

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Climb Up recrute ses futur·es moniteur·rices : trois job dating déjà programmés !

26 Mai

Et si votre passion pour l’escalade devenait un véritable métier ? Cet été, le réseau  Climb Up lance une série de job dating pour rencontrer ses futur·es moniteur·rices d’escalade. L’objectif : permettre aux passionné·es de grimpe de découvrir le métier, d’échanger avec les équipes sur place et, pourquoi pas, de rejoindre l’aventure dans l’une des salles du groupe.

Au programme : présentation du métier, rencontres avec les recruteurs, découverte des coulisses d’une salle et échanges autour des opportunités proposées par Climb Up. Le tout dans une ambiance conviviale et sans pression, directement au pied des murs.

Un métier de passion… et de transmission

Être moniteur ou monitrice chez Climb Up, ce n’est pas seulement encadrer des séances. C’est aussi accompagner les premiers pas des débutant·es, faire progresser des grimpeur·euses régulier·ères, animer des groupes, transmettre une culture de l’escalade et participer à la vie d’une salle au quotidien.

Le groupe recherche des profils motivés, pédagogues et passionnés, avec l’envie de partager leur expérience de la grimpe dans un cadre dynamique et humain.

Trois dates déjà annoncées

Pour le moment, trois job dating sont programmés dans les salles Climb Up :

À Lille, le rendez-vous est déjà confirmé chez Climb Up Lille Centre avec plusieurs créneaux prévus dans la journée pour rencontrer les équipes et découvrir le métier en conditions réelles.

Du côté de Dijon, Climb Up Dijon accueillera également une journée dédiée au recrutement le 10 juin.

Enfin, Climb Up Paris – Porte d’Italie organisera son job dating le 17 juin prochain.

Une bonne occasion de découvrir le métier

Que vous soyez déjà diplômé·e, en formation, ou simplement curieux·se d’en apprendre davantage sur le métier de moniteur d’escalade, ces job dating sont aussi l’occasion de poser toutes vos questions directement aux équipes Climb Up.

Et qui sait, peut-être de transformer vos soirées passées à grimper… en futur quotidien professionnel.

Article réalisé en collaboration avec Climb Up

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Mejdi Schalck en argent sur la coupe du monde de Berne, Sorato Anraku intouchable.

24 Mai

Après une demi-finale ultra relevée, la finale s’annonçait serrée. Et sans vous en dire trop, nous n’avons pas été déçus ! Un vrai combat de gladiateurs a opposé Mejdi Schalck à Sorato Anraku, jusqu’au dernier bloc de la compétition où tout a basculé.

Mejdi Schalck vs Sorato Anraku : le duel de la finale

Si Mejdi s’est imposé en patron en qualification, avant de s’en sortir in extremis en demi-finale, la finale était encore d’une autre dimension. Sur le bloc 1, Mejdi sera le premier à en venir à bout. Et seul Sorato le rejoindra au sommet. Un seul petit essai les départage alors, à l’avantage du Japonais.

Sur le bloc 2, une coordo pas évidente à négocier, Mejdi aura besoin de 4 essais pour toper. Sorato Anraku, de son côté, se contentera de 2 essais. Trois essais séparent alors les deux grimpeurs après ce bloc 2, soit 0,3 point.

Le bloc 3 est une dalle, avec un dernier mouvement dynamique particulièrement aléatoire. Mejdi le valide en 3 essais, mais Sorato creuse encore un peu plus l’écart avec, une nouvelle fois, un essai de moins que Mejdi sur ce bloc.

© World Climbing

Ne reste alors plus que le bloc 4. Tout peut encore se jouer sur cet ultime problème, ultra physique. Mejdi ne parvient pas à le dompter et se contente de la zone. Ne reste alors plus que Sorato sur les tapis de compétition. Il s’élance pour un premier run, tout en sachant que le dénouement de la finale va se jouer maintenant. Premier essai infructueux : il chute dès le premier mouvement. Quelques secondes de repos plus tard, il repart à l’assaut du bloc, et cette fois, c’est la bonne. Il déroule littéralement les différents mouvements et valide un 4e top, décrochant ainsi une belle médaille d’or.

Avec 3 tops et une zone, Mejdi se contente de l’argent, ce qui, il faut bien l’avouer, reste encore une fois une superbe performance.

Le Belge Hannes Van Duysen complète le podium avec une très belle prestation en finale (2 tops et 2 zones).

© World Climbing

Autre Français en lice dans cette finale, Paul Jenft ne parviendra pas à toper un bloc, mais il aura montré de très belles choses pour la suite, avec clairement la capacité d’aller grignoter quelques places. Il termine 7e ici, à Berne.

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato99.7
2FRA Mejdi Schalck84.3
3BEL Van Duysen Hannes69.2
4JPN Amagasa Sohta68.4
5ISR Bark Adi38.8
6GBR Milne Maximillian29.6
7FRA Jenft Paul29.4
8USA Colin Duffy29.4
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Coupe du Monde de Berne : Paul Jenft retrouve le chemin de la finale aux côtés de Mejdi Schalck

24 Mai

C’était au tour des 24 meilleurs grimpeurs des qualifications de s’élancer aujourd’hui en demi-finale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ouvreurs avaient monté le niveau d’un cran. Très peu de tops, beaucoup d’essais concédés : il fallait être solide sur ce tour pour espérer entrer dans le top 8 et décrocher son ticket pour la finale.

Paul Jenft de retour en finale !

15e des qualifications, Paul Jenft savait qu’il n’était pas le favori sur le papier, et pourtant… Sur le bloc 1, il parvient à valider la zone sans atteindre le top, comme de nombreux autres compétiteurs : ils ne seront que trois à le valider. C’est sur le bloc 2 que Paul va commencer à faire la différence. Un bloc physique, qu’il sera le seul à toper pendant un long moment de la compétition. Il faudra en effet attendre Sorato Anraku pour voir le bloc de nouveau validé. Paul poursuit alors son circuit en pleine confiance, valide la zone du bloc 3 et tope le dernier bloc en coordination. Longtemps premier du provisoire avec 2 tops et 2 zones, seuls Hannes Van Duysen, Sohta Amagasa et Sorato Anraku feront mieux que lui. Avec un score de 68,4 points, il se classe 4e, largement suffisant pour passer en finale.

Sorato Anraku surpuissant après un faux départ

Pour vous rendre compte à quel point les blocs étaient complexes, lorsque Sorato Anraku débute son circuit, il ne parvient même pas à valider la zone du premier bloc…

Après ce faux départ, le Japonais remet tout de même les pendules à l’heure en topant les trois blocs suivants de la demi-finale. Seul au sommet de trois blocs, avec un score de 74,2 points, il prend la pole position et sera donc un sérieux concurrent en finale. Son compatriote Sohta Amagasa sera à ses côtés en finale : avec 2 tops et 2 zones, il prend la 2e place de cette demi-finale.

© World Climbing

Mejdi Schalck in extremis

Après avoir dominé le tour de qualification, Mejdi Schalck était le dernier à s’élancer sur ces blocs extrêmes de demi-finale. Le bloc 1 ne sera pas vaincu : il se contentera de la zone. Même score sur le bloc 2, où il passe tout proche du top avec la main dans la prise finale, qu’il ne parviendra pas à contrôler. Ne restent alors que deux blocs pour tenter de faire la différence. Sur le bloc 3, Mejdi se contentera une fois de plus de la zone. L’équation devient alors simple : soit Mejdi sort le dernier bloc en coordination et décroche sa place en finale, soit la compétition s’arrête là pour lui. Et c’est finalement au 4e essai que le Français parviendra in extremis à gérer ce dernier bloc, se classant alors 5e de cette demi-finale.

© World Climbing

Nos autres français en lice, Sam Richard et Antoine Richard, prennent respectivement la 17e et 22e position. À noter également l’élimination précoce du coréen Dohyun Lee qui ne validera que des zones. Il termine 18ème après avoir terminé 2e de la première étape à Keqiao. Idem pour Tomoa Narasaki, qui ne parviendra pas à s’extraire de ces blocs de demi-finale. Il terminera 15e.

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1JPN Anraku Sorato74.2
2JPN Amagasa Sohta69.5
3BEL Van Duysen Hannes69.4
4FRA Jenft Paul68.4
5FRA Mejdi Schalck54.5
6GBR Milne Maximillian54.4
7ISR Bark Adi53.8
8USA Colin Duffy44.8
9GER Bloem Thorben Perry44.5
10GBR Macdougall Jack44.4
11JPN Kawamata Rei44.2
12ESP Peinado Franganillo Guillermo44.0
12BUL Kirov Slav44.0
14ISR Yakobovitch Tomer44.0
15JPN Tomoa Narasaki43.9
16CZE Mokrolusky Lukas43.4
17FRA Richard Samuel39.4
18KOR Lee Dohyun38.7
19ITA Boldrini Luca38.3
20KOR Chon Jongwon34.8
21SLO Peharc Anze34.6
22FRA Antoine Girard29.0
23JPN Dohi Keita19.2
24GER Arriagada Krüger Elias19.0
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Programme – Coupe du Monde de bloc Berne 2026

Dimanche 24 mai

  • Finale hommes
    18h00 – 20h00 
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9 athlètes en finale et 5 médailles d’or pour l’équipe de France Para à Salt Lake City

17 Mai

Pas une semaine de répit pour les compétitions internationales ! Ce week-end, ce sont les athlètes para qui lançaient leur saison à Salt Lake City. Et comme souvent, l’équipe de France a frappé fort. Déjà incontournable sur la scène mondiale depuis quelques années, la sélection tricolore a une nouvelle fois fait une belle démonstration en décrochant cinq médailles d’or.

Parmi les 9 tricolores à avoir atteint les finales, les succès français ont été signés par Elsa Boutel Menard en catégorie B3, Thierry Delarue chez les AL2, Lucie Jarrige également en AL2, Aloïs Pottier en RP1 et Oriane Ilpide en AU3.

Pour les autres finalistes,  Anthony Guillen termine 4e en AU2; Tim Berruyer Galté 5e en RP1; Bruno Longuet 4e en AU3 et Melissa Cesarone, qualifiée pour la finale en B2, puis disqualifiée après son run pour une « erreur technique à l’isolement ».

Les Bleus envoient ainsi un signal fort dès l’ouverture de la saison et montrent qu’il faudra encore compter sur eux en 2026. Mais attention, d’autres nations sont également bien présentes, avec plusieurs titres, notamment pour le Japon et les USA.

Baptiste Cruzel partage cet avis: “Une compétition avec beaucoup de concurrence et un niveau relevé. Parmi les 9 finalistes 5 tirent leur épingle du jeu. Pour les autres, ils sont sur la bonne voie et le travail doit continuer pour qu’ils se rapprochent de leurs objectifs. Pour les non qualifiés en finale, des petites erreurs qui coûtent chère. Cela fait parti de la prise d’expérience et de la progression pour les prochaines compétitions. On rentre en France avec un supplément poids bagage pour les 5 médailles d’or, mais surtout une belle expérience partagée par tous et toutes, qu’elle soit individuellement bonne ou moins bonne, les résultats de chaque athlète tirent le groupe vers le mieux et le progrès

N’oublions pas non plus, qu’à deux ans des Jeux paralympiques d’été de 2028, où le para-escalade fera son entrée pour la toute première fois au programme paralympique, chaque saison qui passe prend une importance particulière.

Dernier point à noter sur cette première étape, l’absence de Solenne Piret, contrainte de déclarer forfait en raison d’une blessure au tendon du quadriceps. On espère bien sûr la revoir rapidement sur les murs de compétition.

Prochain rendez-vous pour l’équipe de France, les 15 et 16 juin à Innsbruck

 

Les catégories en para-escalade

Comprendre rapidement les classes utilisées en compétition : B, AL, AU et RP.

B1 / B2 / B3 – Déficience visuelle

  • B1 : aveugles (0 % de vision), masque obligatoire + guide vocal.
  • B2 : champ visuel < 10 %.
  • B3 : champ visuel 10–40 %.

Les guides vocaux annoncent prises et mouvements aux grimpeurs.

AL / AU – Membres

  • AL1 : aucune fonction utilisable sous la taille.
  • AL2 : amputation ou déficience d’au moins un membre inférieur (prothèse au choix).
  • AU2 : amputation ou déficience d’un avant-bras (prothèse interdite).
  • AU3 : atteintes fines avec poignets fonctionnels.

AU1 supprimée en 2023 et intégrée à RP1.

RP1 / RP2 / RP3 – Mobilité et Force

Divers handicaps : hypertonie, ataxie, athétose, limitation de l’amplitude, déficit de force, petite taille.

  • RP1 : atteinte forte, intégration de l’ancienne AU1.
  • RP2 : atteinte modérée.
  • RP3 : atteinte légère.

Les classifications peuvent évoluer avec le temps selon l’évolution du handicap.

À retenir : B = déficience visuelle, AL/AU = amputations ou déficiences aux membres, RP = diversité de handicaps moteurs.

© Planetgrimpe – résumé des classifications IFSC (2026) 

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Voici les championnes et champions de France jeunes de difficulté 2026

17 Mai

Plus de 300 jeunes grimpeur·euse·s venus de toute la France avaient rendez-vous ce week-end à Saint-Pierre-en-Faucigny pour les Championnats de France de difficulté jeunes 2026. Après deux journées de compétition intenses, marquées par les qualifications hier puis les finales aujourd’hui, six nouveaux et nouvelles champion·nes de France ont été sacrés dans les catégories U15, U17 et U19.


Chez les plus jeunes, en U15, Charly Campistron s’est offert le titre national au terme d’une finale serrée chez les filles, tandis que chez les garçons, Romain Lo Piccolo a créé la surprise en étant le seul concurrent de sa catégorie à atteindre le Top de la voie.

En U17, Amie Lerondel a une nouvelle fois confirmé tout son potentiel en s’imposant chez les filles, tandis que Léo Soulé a dominé la compétition masculine pour s’adjuger le titre de champion de France.

En U19, du côté des filles, Macha Brebion et Swann Lamblin Burguet ont réalisé une finale parfaite en étant les deux seules à atteindre le sommet de leur voie. C’est donc le round de qualification qui les aura départagé, à l’avantage de Macha qui décroche donc le titre 2026. Chez les garçons, c’est Hypolite Vilanova qui s’impose en étant le seul à toper la finale.

Au-delà des performances individuelles, ce championnat de France jeunes a une nouvelle fois mis en lumière la relève française. Avec un niveau toujours plus élevé et des finales très disputées, ces Championnats de France confirment que l’escalade tricolore peut compter sur une futures génération particulièrement prometteuse. Aucune doute que certains noms résonneront dans les années à venir sur le circuit senior.

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Découvrir l’escalade à Dijon : le guide complet pour débuter

17 Mai

Vous avez envie de vous essayer à l’escalade à Dijon, mais vous ne savez pas vraiment par où commencer ? Bonne nouvelle : l’escalade n’a jamais été aussi accessible. Que ce soit pour faire du sport, partager une activité en famille, prendre confiance en soi ou simplement découvrir une nouvelle discipline à la mode, les salles d’escalade offrent aujourd’hui un cadre idéal pour débuter en toute sécurité.

À Dijon, plusieurs structures permettent de s’initier au bloc* ou à la difficulté*, avec du matériel disponible à la location sur place et des parcours adaptés à tous les niveaux. Même sans aucune expérience, il est tout à fait possible de vivre une première séance ludique et motivante dès les premiers essais.

Dans ce guide, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir pour débuter l’escalade à Dijon : les différentes pratiques, le déroulement d’une première séance, le budget à prévoir et les critères pour choisir la salle qui vous conviendra le mieux.

* On vous explique la différence un peu plus bas …

Pourquoi l’escalade séduit de plus en plus de personnes 

Depuis plusieurs années, l’escalade connaît un véritable essor en France, porté notamment par sa présence aux Jeux olympiques d’été. Mais au-delà des performances spectaculaires des athlètes, c’est surtout une activité accessible, ludique et extrêmement complète.

L’escalade sollicite l’ensemble du corps, développe la coordination, l’équilibre et la concentration, tout en permettant de progresser à son rythme. Contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas nécessaire d’être particulièrement fort ou sportif pour débuter. Les voies et les blocs sont conçus pour accueillir tous les profils, des enfants aux adultes, du débutant à l’expert.

C’est aussi une activité très conviviale. En salle, chacun évolue selon son niveau, échange des conseils et partage ses réussites. Cette dimension sociale contribue largement au succès grandissant de l’escalade.

Bloc ou voie: quelle pratique choisir pour débuter ?

Il existe deux grandes façons de pratiquer l’escalade en salle.

Le bloc

Le bloc se pratique sur des murs de faible hauteur, généralement jusqu’à quatre mètres, avec d’épais tapis de réception au sol. Aucun baudrier ni système d’assurage n’est nécessaire.

Très accessible, le bloc permet de commencer immédiatement et de se concentrer sur les mouvements. C’est souvent la solution idéale pour une première découverte.

La voie

La difficulté (ou voie) se pratique sur des murs plus hauts, avec un baudrier et une corde. Cette pratique nécessite généralement la présence d’un partenaire ou la maîtrise des techniques d’assurage, même si certaines salles proposent des systèmes d’auto-assurage.

Les deux disciplines sont complémentaires. Beaucoup de débutants commencent par le bloc avant de découvrir progressivement les voies avec corde.

Comment se déroule une première séance d’escalade ?

Une première séance est généralement très simple. Vous pouvez louer les chaussons d’escalade si vous n’en possédez pas, puis découvrir les premières voies ou les premiers blocs adaptés aux débutants, le tout après vous être bien échauffés. N’hésitez pas à demander conseil au personnel de la salle pour vous aiguiller !

Les prises sont généralement par couleur, et chaque couleur correspond à un niveau de difficulté, ce qui permet de choisir facilement de se repérer pour choisir des parcours accessibles.

Dans un premier temps, l’objectif n’est pas forcément d’atteindre le haut des blocs ou des voies, mais de découvrir les premières sensations, d’apprendre à utiliser ses appuis et de comprendre comment déplacer son corps efficacement.

La plupart des débutants sont surpris par le caractère à la fois ludique et stimulant de l’activité.

Quel équipement faut-il prévoir ?

Pour une première séance, une tenue de sport confortable suffit généralement. Les chaussons d’escalade peuvent être loués dans la plupart des salles. Si vous pratiquez la voie, le baudrier est également souvent disponible à la location. Vous n’avez donc pas besoin d’investir immédiatement dans du matériel spécifique.

Combien coûte une séance d’escalade à Dijon ?

Les tarifs varient selon les structures, mais il faut généralement compter entre 15 et 20 euros pour une séance avec location de matériel.

La plupart des salles proposent également :

  • des cartes de plusieurs entrées ;
  • des abonnements mensuels ou annuels ;
  • des cours encadrés ;
  • des stages pour enfants pendant les vacances ;
  • des formules anniversaire ou événements.

Pour une pratique régulière, les abonnements deviennent rapidement plus avantageux.

Comment choisir la salle qui vous correspond ?

Le choix d’une salle dépend de plusieurs critères :

  • la proximité avec votre domicile ou votre lieu de travail ;
  • le type de pratique proposé (bloc, voie ou les deux) ;
  • l’ambiance générale ;
  • les horaires d’ouverture ;
  • les cours et stages disponibles ;
  • les services complémentaires (bar, restaurant, sauna, salle de musculation, …)

Certaines salles proposent de vraies services tiers (resto, bar, etc…) pour se détendre après la séance.

Certaines salles sont particulièrement adaptées aux familles, tandis que d’autres séduisent davantage les grimpeurs recherchant un entraînement plus intensif. Le plus simple reste souvent de tester une première séance afin de découvrir l’environnement qui vous convient le mieux.

L’escalade est-elle accessible aux enfants ?

Oui, et c’est même l’une des activités les plus intéressantes pour les plus jeunes.

L’escalade développe la motricité, la coordination, la concentration et la confiance en soi. De nombreuses salles à Dijon proposent des cours, stages et formules adaptées aux enfants dès le plus jeune âge.

C’est également une excellente activité à partager en famille.

Faut-il être sportif pour commencer ?

Pas du tout. L’escalade est une activité progressive. Chacun avance à son rythme, quels que soient son âge ou sa condition physique. Les premières voies sont conçues pour permettre une découverte en douceur.

Le plus difficile est souvent de franchir la porte de la salle pour la première fois.

 Où pratiquer l’escalade à Dijon ?

Dijon dispose aujourd’hui de plusieurs salles permettant de découvrir l’escalade, que ce soit en bloc ou en voie. Certaines sont particulièrement adaptées aux débutants, aux familles ou aux enfants. Notre Guide des Salles Planetgrimpe vous permettra prochainement de comparer les différentes structures et de trouver celle qui correspond le mieux à vos attentes.

Pourquoi essayer l’escalade à Dijon ?

Que vous souhaitiez pratiquer une activité physique complète, partager un moment en famille ou relever un nouveau défi, l’escalade est une discipline particulièrement enrichissante.

Accessible à tous, ludique et motivante, elle permet de progresser rapidement tout en prenant du plaisir dès les premières séances.

Si vous habitez à Dijon ou dans ses environs, les différentes salles disponibles rendent rendent très simple la découverte de ce sport passionnant. Il ne vous reste plus qu’à enfiler une paire de chaussons et à tenter l’expérience.

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  • # Editorial Salles d'escalade

Championnat de France de difficulté jeunes 2026: résultats des qualifications U15, U17 et U19

16 Mai

Après le bloc en février, les jeunes talents français avaient rendez-vous ce week-end à Saint-Pierre-en-Faucigny pour le championnat de France de difficulté espoirs 2026. Au programme : deux journées intenses, avec ce samedi le tour de qualifications.

Deux voies étaient proposées dans chaque catégorie, avec un objectif clair : décrocher une place dans le top 8, synonyme de qualification pour les finales de demain.

Catégorie U15 filles et garçons

Chez les féminines, 3 grimpeuses commencent à se détacher dès les qualifications: Charly Campistron, Alizée Blass (bien connue pour ses belles performances en falaise) et Thaïs Pasquier. Mais attention, derrière ça pousse fort également, avec plusieurs tops à noter, et il faudra donc répondre présente demain en finale.

Du côté des garçons, si il y a bien un classement, il serait bien présomptueux également de faire des pronostics. Bien que Goran Lehner et Evan Ravenel prenne le lead, le top 5 de ces qualifications se tient dans un mouchoir de poche, et la finale sera très ouverte demain.

Catégorie U17 filles et garçons

Chez les filles, le haut du classement est là aussi très serré. Le top 4 parvient à toper la voie 2 et monte très haut dans la voie 1: Lou Campistron, Iloé Cherif Michel, Emma Pasquier et Amie Lerondel.

Chez les garçons, Léo Soulé domine clairement ce premier round: il est le seul à toper la voie 1, et également le seul à toper la voie 2 ! De quoi prendre un petit ascendant psychologique avant la finale de demain.

Catégorie U19 filles et garçons

Pour les filles, c’est Macha Brebion qui prend la première place de ces qualifications, avec deux Tops. Mais attention, la concurrence n’est pas loin et il faudra compter en finale, entre autre, sur Ninon Fournet et Swann Lamblin Burguet.

Chez les hommes, ils sont 7 à toper les deux voies, ce qui préjuge d’une finale très relevée demain.

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Romaric Geffroy vient à bout de son projet de toujours, “Biographie”, 9a+ à Céuse

16 Mai

Romaric Geffroy n’est pas inconnu dans le paysage de l’escalade française. Champion de France de difficulté en 2022 et auteur de plusieurs belles croix en falaise, le grimpeur savoyard continue de faire parler de lui. Capable d’être à l’aise sur les murs de compétitions aussi bien que sur des voies extrêmes en falaise, il vient d’enchaîner l’un de ses plus gros projets, « Biographie », 9a+ à Céuse.

Un projet débuté il y a près de 10 ans

« Biographie » ne se laisse pas apprivoiser facilement. Cotée 9a+, la voie a été enchaînée pour la première fois en 2001 par Chris Sharma himself. Vingt-cinq ans plus tard, elle reste une ligne de légende, aussi exigeante que prestigieuse, que de nombreux grimpeurs et grimpeuses rêvent encore d’inscrire à leur carnet de croix.

Pour Romaric, les premiers essais remontent à 2017, sans succès à l’époque. « J’ai commencé à essayer Biographie en 2017. J’étais assez loin d’avoir le niveau à l’époque, mais je traînais beaucoup mes pattes à Céüse. Je me suis retrouvé à faire une première montée, et rapidement ça s’est imposé comme un projet majeur pour moi. »

Dès les premiers runs, la voie s’impose pour lui comme une évidence.

« Je crois que j’ai simplement trouvé que c’était une voie incroyable et que j’avais envie de continuer à grimper dedans. Je ne sais pas vraiment si la dimension historique avait de l’importance à l’époque. J’avais aussi l’ambition de pousser mon niveau en cotation, et c’était un peu le 9a+ évident à essayer. »

Un défi aussi bien physique que mental

Malgré la réputation de la voie, Romaric pensait au départ que son principal atout, sa résistance sur petites prises, suffirait à faire la différence.

« Je pensais à l’origine que c’était un effort de rési à doigts, ce qui est mon gros point fort. En réalité, il faut beaucoup de physique pour passer la première partie sans être complètement oxy. Pour l’enchaînement, la résistance n’était pas vraiment limitante pour moi. C’était surtout mon niveau de force global qui conditionnait ma réussite dans le crux final. »

Mais « Biographie » ne met pas seulement le corps à l’épreuve. Mentalement, la voie est réputée pour user les nerfs des prétendants.

« C’est aussi une voie qui représente un gros défi mental pour la plupart des gens. L’expérience classique est de tomber un bon nombre de fois au dernier ou à l’avant-dernier mouvement dur sans avoir vraiment l’impression d’être proche de faire la voie, tout en se tapant à chaque run un bon 8c+. »

Un cocktail redoutable, qui peut rapidement devenir épuisant. Romaric l’a bien compris et a choisi de lever le pied en 2025 pour préserver sa motivation. « J’ai assez peu grimpé dans Biographie en 2025. Je n’avais pas suffisamment la motivation et je savais que j’allais me cramer mentalement si j’essayais sérieusement. Mais c’était un bon choix : ça m’a permis de revenir avec les crocs cette année. »

 

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Une publication partagée par Romaric Geffroy (@romaricgeffroy)

Après 9 ans, la délivrance

De la persévérance, il en aura fallu pour venir à bout de « Biographie ». Après cette pause relative en 2025, Romaric est revenu cette saison avec un niveau de forme exceptionnel et une détermination intacte. Neuf ans après ses premiers essais, il parvient enfin à clipper le relais, au terme d’une journée qui ne semblait pourtant pas idéale.

« Cette année, j’ai commencé à monter à Céüse assez tôt dans la saison. Je suis arrivé avec un très bon niveau et j’ai passé plusieurs week-ends à me concentrer sur Biographie. Ça a quand même été assez rude mentalement, parce que je ne m’étais jamais senti aussi bien dans la voie, mais j’avais tendance à gâcher mes runs en faisant de grosses erreurs dans le crux final. Le jour de l’enchaînement, je n’étais pas particulièrement dans de bonnes conditions : c’était mon deuxième jour d’affilée dans la voie, ce qui habituellement n’est pas en ma faveur, et il faisait relativement chaud. Mais il y avait plein de potes à la falaise, dont certains qui essayaient Bio aussi. Apparemment, ça m’a aidé à me dépasser ! Avec Jules Marchaland à l’assurage, qui me divertissait (j’ai tendance à camper sur les repos et à m’ennuyer…), une grimpe hyper propre et tous les encouragements en bas, ça a marché ! »

Ce projet enfin validé, Romaric ne s’interdit rien pour la suite. « J’ai envie de faire des choses assez différentes, du big-wall, du bloc dehors et papillonner un peu plus dans des couennes moins à ma limite. »

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Wall Test Planetgrimpe : inscris toi pour tester le nouveau casque Blast de chez Blue Ice !

11 Mai

WALL TEST TERMINÉ

Chez Planetgrimpe, on parle de matériel toute l’année. Mais une bonne paire de chaussons, un baudrier, un casque ou une corde, ça ne se juge pas sur une fiche technique ou une prise en main de cinq minutes.

C’est pour ça que nous avons lancé les Wall Test Planetgrimpe.


Le principe est simple :

  • Ce sont les grimpeuses et grimpeurs de la communauté PG qui testent le matériel, en conditions réelles, dans leurs salles, sur leurs projets en falaise, avec leur pratique et leurs sensations. Pas de tests en labo. Pas d’avis formatés. Du terrain, du vécu et du concret.
  • On vous envoie des produits, vous les testez en détails, vous nous faites un retour complet et vous gardez le matos !

Wall Test du moment : le nouveau casque Blast de la marque Blue Ice

Quelques repères pour situer le modèle :

Le casque alpin le plus compact et léger du marché. Avec sa construction hybride innovante, le BLAST de Blue Ice offre un équilibre optimal entre légèreté, confort et durabilité.

Pensé pour se faire oublier en action, il associe un insert en EPS haute qualité à un renfort en aramide pour une protection efficace dans un profil ultra-fin. Sa ventilation performante, son système de réglage précis et ses sangles souples assurent un confort durable, même avec des gants ou un bonnet.

Conçu pour les terrains alpins exigeants, il s’intègre parfaitement à l’équipement : maintien fiable de la frontale, compatibilité avec tous types de lunettes, et aucun point de pression.

Un casque minimaliste, performant et fiable, taillé pour l’engagement.

L’objectif du Wall Test ne sera pas de dire s’il est “bon” ou “mauvais”, mais de comprendre pour qui il fonctionne vraiment, dans quelles pratiques, et avec quelles limites.

Comment participer à ce Wall Test ?

Vous voulez tester ce tout nouveau casque Blast de chez Blue Ice ? Voici comment ça se passe :

Candidatures ouvertes jusqu’au : vendredi 15 mai inclus (formulaire d’inscription juste en dessous)
Nombre de testeurs sélectionnés : 2

Le produit est envoyé gratuitement aux testeurs sélectionnés
Le test se déroule en conditions réelles, sur plusieurs semaines
Un retour structuré et argumenté est demandé (voir charte ci-dessous)

Ce que nous recherchons avant tout : des avis honnêtes, nuancés et contextualisés

⚠️ Attention, pour vous inscrire, vous devez déjà avoir publié un test personnel sur Planetgrimpe. ⚠️

👉 Voici un exemple de test qui pourrait retenir notre attention et vous permettre de participer aux Wall Test. Nous attirons votre attention sur le fait qu’un test personnel avec moins de 500 mots ne permettra pas de remplir les critères de participation au Wall Test. De plus, nous apportons une attention toute particulière à la structuration de votre test et à l’orthographe.

Ce que vous y gagner à tester du matériel

Participer à un Wall Test Planetgrimpe, c’est :

  • tester un produit dans des conditions réelles, sur la durée
  • voir son test publié sur Planetgrimpe, avec son nom
  • contribuer à une démarche éditoriale indépendante et reconnue
  • aider la communauté à faire des choix plus éclairés

 À l’issue du test, le produit est conservé par le/la testeur·se.

Formulaire d’inscription

Merci de remplir le formulaire avec soin. Les candidatures incomplètes ou trop succinctes ne seront pas retenues.

Prénom et Nom
Insérer le lien d'un test perso déjà publié sur Planetgrimpe.

Pour les Wall Test, nous sélectionnons uniquement les candidatures de grimpeurs et grimpeuses ayant déjà publié un test personnel sur Planetgrimpe (500 mots minimum).

Cela nous permet de mieux apprécier vos qualités éditoriales et votre capacité à produire un retour structuré et publiable.
Discipline(s) pratiquées régulièrement
Niveau approximatif
Vous pratiquez le plus souvent ...
Expliquez nous ta motivation en quelques lignes
N'hésitez pas à essayer un modèle en magasin au préalable pour ne pas faire d'erreur.
Charte des Wall Test
Engagement

   CHARTE DES WALL TEST PLANETGRIMPE   

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Zhao Yicheng bat le record du monde, Aleksandra Kałucka s’impose chez les femmes à Wujiang

10 Mai

La première étape de vitesse de la World Climbing Series 2026, disputée ce week-end à Wujiang, en Chine, a tenu toutes ses promesses. Chez les hommes, le jeune prodige chinois Zhao Yicheng a marqué l’histoire en établissant un nouveau record du monde en 4,54 secondes avant de décrocher la médaille d’or devant son public. Chez les femmes, la Polonaise Aleksandra Kałucka a dominé la compétition et signé la meilleure performance de sa carrière.

Zhao Yicheng, 16 ans et déjà recordman du monde

À seulement 16 ans, Zhao Yicheng disputait sa première compétition sur le circuit senior. Cela ne l’a pas empêché de frapper très fort. En demi-finale, face à Sam Watson, le jeune Chinois a réalisé un temps exceptionnel de 4,54 secondes, améliorant de quatre centièmes la précédente marque mondiale qu’il avait lui même établi il y a quelques semaines lors des Asian Beach Games.

Porté par son public, Zhao a ensuite confirmé en finale en dominant son compatriote Long Jianguo en 4,61 secondes.

Podium hommes
1. Zhao Yicheng (CHN)
2. Long Jianguo (CHN)
3. Sam Watson (USA)

Aleksandra Kałucka lance parfaitement sa saison

Chez les femmes, Aleksandra Kałucka a réalisé une compétition très solide. Déjà en grande forme lors des qualifications, la Polonaise a poursuivi sur sa lancée tout au long du tableau final.

En finale, elle s’est imposée face à la jeune Russe Elizaveta Ivanova en 6,12 secondes, signant au passage un nouveau record personnel. L’ indonésienne Desak Made Rita Kusuma Dewi complète le podium après avoir remporté la petite finale en 6,17 secondes.

Podium femmes
1. Aleksandra Kałucka (POL)
2. Elizaveta Ivanova (AIN)
3. Desak Made Rita Kusuma Dewi (INA)

© World Climbing

3 tricolores en lice sur cette première étape

Du côté de l’équipe de France, deux hommes et une femme étaient engagés à Wujiang. Chez les hommes, Guillaume Moro et Jérôme Morel ne sont pas parvenus à franchir le cap des qualifications. Avec des chronos respectifs de 5,28 s et 5,48 s, ils terminent aux 38e et 48e places.

Chez les femmes, Capucine Viglione lance mieux sa saison. Grâce au 10e meilleur temps des qualifications en 6,48 s, elle décroche sa place pour les phases finales. Hélas, son parcours s’arrêtera dès les huitièmes de finale, où elle sera éliminée par la Coréenne Jimin Jeong

Une ouverture de saison spectaculaire

Avec un record du monde chez les hommes et des chronos déjà très rapides chez les femmes, cette première étape de vitesse confirme que le niveau continue de grimper à une vitesse impressionnante.

D’un côté, Zhao Yicheng s’impose comme le nouveau phénomène de la discipline. De l’autre, Aleksandra Kałucka envoie un signal fort pour une saison qui s’annonce particulièrement intense sur le circuit international.

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Rencontre avec Augustin Rogeaux, auteur du livre “Le virage managérial de l’escalade en France”

10 Mai

L’escalade évolue, et il faudrait vivre dans une grotte pour ne pas s’en rendre compte. Entre l’explosion des salles privées, l’arrivée aux Jeux Olympiques de la discipline (et toutes les discussions que cela entraîne) ou encore la réorientation stratégique de la FFME, on sent bien que la grimpe est en train de passer un cap… et il n’est pas toujours simple de mettre des mots clairs sur cette évolution.

Avec Augustin Rogeaux, nous avons pris le temps de creuser tout ça suite à la sortie de son livre “Le virage managérial de l’escalade en France – Une trajectoire organisationnelle controversée“. Agrégé d’EPS, enseignant en STAPS et docteur en sociologie du sport, il s’est penché en profondeur sur ces transformations, avec un regard à la fois posé et nuancé, qui permet de mieux comprendre les moteurs et les controverses de cette mutation actuelle, sans pour autant tomber dans les jugements rapides.

Une interview qui aide à y voir plus clair sur ce qui est en train de se jouer dans l’escalade d’aujourd’hui et de demain.


Tu pars d’un constat assez fort : l’escalade a connu une transformation radicale en quelques années. À quel moment, personnellement, tu t’es dit « ok, là on est en train de basculer » ?

A titre personnel, c’est l’intégration aux JO qui a été le déclic. J’ai réalisé le gap entre les valeurs dites historiques de l’escalade, encore partagées dans les années 2010 par de nombreux grimpeurs, et le projet olympique qui visait à faire de l’escalade un sport « comme un autre ».

C’est cette bascule qui t’a incité à écrire cet ouvrage j’imagine ?

Cette bascule m’a surtout amenée à m’intéresser d’abord à l’intégration controversée de l’escalade aux JO dans le cadre de mon mémoire de Master 2. J’ai pu poursuivre sur une thèse de doctorat, dont cet ouvrage est directement tiré. Mon travail devait à la base se concentrer sur l’olympisation de l’escalade, mais j’ai ensuite élargi mes questionnements à d’autres enjeux, comme le développement des salles indoor, la politique fédérale ou encore la gestion des sites naturels.

Est-ce que tu as le sentiment qu’on vit une transformation… ou carrément une rupture ?

La frontière entre les deux me parait mince. Je dirais toutefois qu’il s’agit plutôt d’une transformation : comme je le montre dans le livre, malgré les nombreuses controverses (donc les oppositions) sur les changements en cours, la contestation n’est pas assez puissante pour enrayer ces changements, que je nomme « virage managérial ». Je pense qu’une rupture signifierait plutôt que les détracteurs des politiques mises en place s’organisent, créent leur propre alternative, or ce n’est pas le cas, ou bien de manière marginale.

Est-ce que l’escalade perd quelque chose en se structurant… ou est-ce qu’elle gagne simplement autre chose ?

En tant que sociologue, l’objectif est de comprendre, pas de juger. Mon travail m’a d’ailleurs permis de prendre du recul par rapport à mes propres opinions, et de mieux entendre les différents points de vue, même ceux avec lesquels je ne suis pas d’accord. Concernant l’organisation de l’escalade, la complexité de la situation m’empêche d’avoir un avis tranché sur son évolution, mais il y a forcément des choses qu’on perd d’un côté, et un enrichissement de l’autre.

Est-ce qu’on n’idéalise pas un peu trop « l’esprit originel » de l’escalade ?

Je pense que de nombreux grimpeurs projettent en effet cet idéal de pureté originel de l’escalade, qui aurait existé avant les salles privées et les JO… En oubliant que l’escalade avait d’autres problèmes et d’autres débats. Cette posture ne règle en rien la question du niveau de vie des athlètes, de la gestion d’une fédération, ou encore de la gestion des sites naturels qui était dans une impasse juridique. On peut toutefois regretter que l’escalade se soit jetée, peut-être de manière un peu trop brutale, dans un fonctionnement néo-libéral qui n’est pas sans risque pour la pérennité de notre sport.

Dans tes recherches, qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans la manière dont les grimpeurs vivent ces changements ?

Mes travaux se sont concentrés sur les acteurs dits de « l’offre » (salles d’escalade, fédérations, autres organisations), et non sur ceux de « la demande » (les grimpeurs eux-mêmes). Je n’ai donc pas de données sur le point de vue des grimpeurs, plutôt sur celui des acteurs qui organisent l’activité. Ce que je trouve intéressant, ce sont les paradoxes : d’un côté, les grimpeurs se sont vite retrouvés dans certaines offres de marché, comme celles des salles privées qui ont connu une croissance exponentielle dans les années 2010. Mais de l’autre, c’est une communauté encore attachée à ses valeurs, comme le montre la controverse liée au déconventionnement des sites naturels par la FFME en 2020.

L’explosion des salles privées est souvent vu comme une réussite mais c’est également une source de tension selon toi ?

Cela dépend de quel point de vue on parle. Du point de vue des entrepreneurs, c’est à la fois une réussite commerciale et une source de tensions, notamment avec l’intensification de la concurrence et l’entrée d’investisseurs dans le capital des réseaux. Du point de vue de la fédération, les salles suscitent de l’admiration car elles permettent de développer le sport, avec une répercussion espérée sur le nombre de licenciés ; mais aussi de la tension car elles viennent concurrencer les clubs en raison d’une qualité d’offre souvent inégalable.

Est-ce qu’on est en train de transformer les grimpeurs en « clients » plutôt qu’en pratiquants ?

Là encore, cela dépend de qui on parle. L’escalade n’est plus une communauté unifiée mais une myriade de groupes sociaux qui pratiquent parfois de manière très différente. On retrouve toutefois l’émergence massive de « clients » dans les salles privées, parmi lesquels vont se mêler des personnes aux motivations et à l’investissement extrêmement divers. Ce n’est pas un problème en soi ; cela le devient quand les grimpeurs, habitués à être traités en clients, exigent des clubs associatifs, des collectivités qui gèrent les sites naturels, etc. une qualité de service qu’ils ne sont pas en mesure de leur fournir. De mon point de vue, c’est une tendance sociétale plus large liée au fonctionnement de la société de consommation, et ces logiques gagnent peu à peu le monde de l’escalade.

À long terme, est-ce que ce modèle est sain pour l’écosystème global (falaise, clubs, bénévolat…) ?

Mon livre défend l’idée que l’ensemble du système est gagné peu à peu par des logiques de marché, qui s’immiscent à tous les niveaux – tout en suscitant des controverses. Le système pourrait fonctionner ainsi ; mais ce n’est pas sans conséquences.

Peux-tu préciser les conséquences ?

Un système davantage guidé par les logiques de marché pourrait avoir plusieurs conséquences. Concernant les décideurs et les organisations, les conséquences sont détaillées dans mon livre : nouvelle gouvernance fédérale qui prend en compte la dynamique marchande du sport, compétition renforcée entre acteurs économiques, nouveaux modes de gestion (à deux vitesses) des sites naturels. Ces changements, pas nécessairement volontaires, peuvent avoir des conséquences potentiellement négatives, telles que la hausse du coût de l’escalade indoor, ou encore la fermeture de certains sites naturels.

Mais ce processus se traduit aussi par un changement du système de valeurs partagées par les pratiquants, avec la montée en puissance de grimpeurs “consommateurs”. Cette tendance est à mon sens sociétale, et ne concerne pas exclusivement l’escalade. Les grimpeurs, peuple historiquement contestataire, pourraient “rentrer dans le moule” du capitalisme marchand et accepter de remplacer des activités participatives et bénévoles par des activités lucratives. C’est déjà ce qui s’observe avec les salles privées par rapport au clubs : les gens adhèrent à une offre plus chère mais plus pratique, flexible, qui requiert moins d’engagement.

Mais cela signifie aussi que l’escalade serait encore moins accessible économiquement, alors que le sport souffre déjà d’un manque de mixité économique et sociale (voir l’étude d’O. Aubel & B. Lefèvre, publiée en 2022, menée sur un échantillon international de grimpeurs et grimpeuses).

Tu évoques une « réorientation stratégique » de la FFME. Concrètement, ça veut dire quoi sur le terrain ?

Sur le terrain, c’est-à-dire dans les clubs, CT, et Ligues, je ne saurai pas dire si cela a eu un impact conséquent : mon travail se concentre sur l’échelon national, et non l’échelon local. Mais au niveau du siège national de la FFME, les choses ont changé en profondeur sous la présidence de Pierre You (2005-2021). La fédération a investi de nouveaux secteurs en vue de dégager du profit (comme la formation professionnelle ou la création des salles Karma), et s’est délestée d’activités peu rentables comme les conventions d’usage.

Tu dirais que la FFME se désengage donc de la gestion des falaises car non rentable ?

L’engagement de la FFME dans la gestion des sites est un point complexe à expliquer, détaillé dans le quatrième chapitre du livre. En résumé, les dirigeants fédéraux ont forcé la transition d’un ancien système de convention (brutalement stoppé par le déconventionnement annoncé en avril 2020) vers un nouveau système.

L’ancien système impliquait juridiquement la fédération, et l’entretien des sites était à la charge des Comités Territoriaux ou des clubs locaux. Il s’agissait donc d’une charge économique et juridique dont il fallait se débarrasser. Sans compter qu’à la suite d’un accident grave dans lequel la FFME a été condamnée, la prime d’assurance allait augmenter plus fortement encore si celle-ci gardait les conventions. La gestion des SNE posait problème pour ces différentes raisons, sans oublier que les priorités de la politique fédérale étaient clairement, de 2005 à 2023, le développement des Structures Artificielles d’Escalade (SAE) et de la compétition. Le nouveau système permet de transformer cette charge financière en profit : ce sont désormais les collectivités locales qui assument la charge juridique et financière des sites, et les organes locaux de la FFME deviennent des prestataires de service.

Toutefois, cette organisation nécessite des collectivités prêtes à payer et à s’engager, et peine à se diffuser aussi facilement que l’ancien système. Paradoxalement, la controverse autour du déconventionnement a poussé la FFME à se réengager sur ce dossier, pour rassurer la communauté et faire taire les critiques qui associaient déconventionnement et désengagement.

D’après toi, est-ce que la fédération suit le mouvement… ou est-ce qu’elle le subit ?

D’un côté, la FFME le subit : l’explosion des salles privées (passées d’environ 60 au début des années 2010 à plus de 300 aujourd’hui), et du nombre de grimpeurs qui les fréquentent, est sans commune mesure avec la hausse du nombre de licenciés. De l’autre, elle suit allégrement le mouvement. Les salles Karma par exemple, crées par la fédération à Fontainebleau (2014) et Paris (2026), constituent des tentatives d’investir le marché des salles privées en vue de générer des bénéfices.

Qui a vraiment le pouvoir aujourd’hui dans l’escalade française : institutions, acteurs privés, ou pratiquants ?

A la fin de la décennie 2010, plusieurs indices laissaient à penser que les acteurs privés dominaient le rapport de force : dans mon livre, je reviens par exemple sur la création de la B’O Cup (coupe de France privée organisée dans les salles Block’Out, où la FFME s’est associée de manière contrainte), ou encore la cabale médiatique menée par l’Union des salles d’escalade (UDSE) contre la FFME lorsqu’elle a emporté l’appel d’offre pour la rénovation du Cinaxe à Paris (Karma la Villette). Le rythme d’ouverture des salles était sans commune mesure avec la dynamique (certes croissante) de l’escalade fédérale.

Aujourd’hui, les choses semblent se rééquilibrer, dans la mesure où le marché est dans une situation très précaire et incertaine. Les acteurs privées ne semblent plus être dans la surenchère vis-à-vis de la FFME comme cela a pu être le cas (l’UDSE menaçait par exemple de créer une fédération alternative). De plus, malgré la montée en puissance des acteurs privés, la fédération, de par son statut de fédération délégataire pour l’escalade, a toujours occupé une place incontournable dans la gouvernance du sport.

Quant aux pratiquants, ils ont toujours la liberté qu’ils veulent mais leur pouvoir me semble limité. Les initiatives portées par les pratiquants n’ont pas fait long feu, comme le collectif grimpe outdoor créé en 2020 qui a disparu des radars.

L’entrée aux JO a clairement changé la notoriété de l’escalade. Est-ce que ça a aussi changé sa pratique en profondeur ?

Je pense qu’il faut être vigilant avec le discours de sens commun, mais néanmoins largement répandu, qui consiste à associer intégration aux JO et développement de l’activité. Ce n’est pas du tout l’objet d’un consensus scientifique ! En réalité, le Comité International Olympique (CIO) intègre des sports aux JO parce qu’ils sont déjà dynamiques, mais pas dans l’objectif de les aider à se développer. Il faut rappeler que le CIO n’est pas un organisme qui vise à développer le sport, mais une organisation qui vend un spectacle sportif !

Les transformations du sport sont antérieures aux JO, mais ensuite cela agit comme une prophétie auto-réalisatrice : parce que le sport est « olympique », il va devenir crédible, mais avant même que les JO aient lieu. Ainsi, en 2020, l’Equipe (qui a noué un partenariat avec la FFME) a consacré un numéro spécial à l’escalade et a commencé à médiatiser les compétitions internationales. Mais les JO ne s’étaient pas encore tenus.

Concernant les transformations de la pratique, je ne saurai pas le dire car je ne me suis pas focalisé sur cet aspect-là, mais essentiellement sur l’organisation du sport.

Est-ce que la logique de performance prend maintenant trop de place ?

Ce n’est pas à moi d’en juger, mais à mon sens elle a toujours été présente dans l’escalade, et pas seulement en compétition. Je ne pense pas que la place de la performance se soit accrue ; je pense plutôt qu’on assiste à l’émergence de logiques de consommation à tous les niveaux.

Aujourd’hui, peut-on concilier haut niveau, spectacle et culture grimpe sans perdre l’équilibre ?

Là encore, je ne me sens pas en mesure de porter un jugement sur ce point. Il faudrait déjà voir ce qu’on entend par culture grimpe… Celle-ci évolue en synergie avec l’évolution du spectacle sportif, et ne peut pas être figée.

Si le combiné olympique de Tokyo a été l’objet d’une vive controverse, on voit que le pari de l’IFSC (World Climbing) a été gagnant, puisqu’il y a eu deux épreuves à Paris, et il y en aura trois à Los Angeles.

Aujourd’hui, l’escalade Olympique est bien moins controversée qu’il y a dix ans. Cela montre que la culture et les valeurs de l’activités évoluent, et que ce qui paraissait inacceptable hier ne fait plus débat aujourd’hui.

Tu parles de gestion « controversée » des sites naturels. Quel est le vrai point de tension aujourd’hui selon toi ?

Les nouvelles conventions d’usage développées par la FFME supposent l’adhésion d’un nouvel acteur : les collectivités locales. Cela peut créer des tensions car certaines n’ont aucun intérêt à assumer la charge juridique et financière d’un site d’escalade sur leur territoire. On est donc dans une phase d’incertitude, avec le risque de fermeture de certains sites en cas d’incapacité à trouver un mode de fonctionnement pérenne.

L’escalade va-t-elle devenir de plus en plus réglementée en extérieur ?

Cela parait indéniable : en raison de la judiciarisation croissante, et de la hausse du nombre de pratiquants, on ne peut plus envisager la non gestion de l’escalade en site naturel comme une solution. Ce qui n’empêche pas de nombreux sites secrets de se développer hors de tout cadre, mais ce sont des niches qui touchent peu de grimpeurs, comparativement aux sites majeurs qui doivent nécessairement s’inscrire dans un cadre légal.

Est-ce qu’on peut encore parler de liberté en falaise ?

Ça dépend ce qu’on entend par liberté. Les règles du jeu sont libres, personne n’est là pour nous dicter quoi et comment faire. Si on parle de liberté d’équiper où on veut, celle-ci est drastiquement réduite, mais existe encore en France.

On sent que deux visions de l’escalade s’opposent parfois. Est-ce qu’elles sont réconciliables ?

Je pense qu’il ne faut pas voir les choses de manière manichéenne. Il y a bien plus que deux visions de l’escalade ! Je vois au contraire de nombreux ponts entre l’indoor et l’outdoor, la compétition et la pratique libre, voire l’escalade sportive et la montagne. Il faut espérer que les grimpeurs, et les dirigeants des différentes organisations, continueront à s’inspirer de cette diversité. Cela ne me parait pas du tout tranché.

Ces tensions sont-elles nouvelles… ou simplement plus visibles aujourd’hui ?

L’escalade est historiquement, et sociologiquement, un sport où les pratiquants ont toujours cherché à définir leurs propres règles, et à les affirmer publiquement. Les tensions et les controverses ne datent pas d’hier. Selon moi, les antagonismes existent depuis toujours mais portent sur des sujets qui évoluent.

Je pense même que le côté « contestataire » de l’escalade s’érode. On retrouve encore quelques grimpeurs contestataires ou militants, mais les athlètes sont dans l’ensemble plus « sages » et moins dans la revendication qu’il y a 20 ou 30 ans.

Est-ce que le conflit est finalement nécessaire pour faire évoluer le sport ?

Dans mon livre, j’essaie d’expliquer la manière dont les changements se construisent, se façonnent, en étudiant la manière dont les acteurs qui veulent imposer un changement construisent des alliances pour faire aboutir leur projet. Pour intégrer les JO par exemple, l’IFSC a créé la voie de vitesse officielle, le format combiné, a impliqué les athlètes dans la définition et le test du format, pour faire aboutir ce projet d’en faire un sport olympique tout en étant accepté socialement. Toutefois, certains acteurs n’adhérent pas à ces négociations et alliances, et refusent d’y participer. Ou bien ils participent (comme Ondra et Schubert qui avaient envisagé un boycott des JO de Tokyo), mais leur réticence permet à l’IFSC de garder en tête la nécessité de faire évoluer ce format qui ne satisfait pas les athlètes.

Le conflit et le changement sont donc reliés : toute transformation génère de l’opposition, donc des conflits ; mais en retour, la critique permet d’infléchir certains projets.

À quoi pourrait ressembler l’escalade dans 10 ans si cette trajectoire continue ?

Mon travail consistant à analyser ce qui s’est déjà passé, il ne s’agit là que d’hypothèses personnelles sans étayage solide.

Une augmentation de la mise en marché de l’escalade signifierait, dans 10 ans, une offre de pratique indoor plus élitiste financièrement parlant : une licence FFME élevée, des clubs obligés de relever leurs tarifs d’adhésion, et des prix toujours plus élevés en salle privée. La pratique en salle continuerait à être portée par le développement de nouvelles boards, nouvelles prises, etc. Concernant les sites naturels, on pourrait imaginer que dans une situation budgétaire délicate, certaines collectivités retirent leur engagement en faveur des sites naturels. Les grimpeurs trouveront-ils alors des solutions pour s’organiser ?

Se dirige-t-on vers une séparation nette entre plusieurs « mondes » de l’escalade ?

Comme je l’ai dit précédemment, je ne pense pas. Il y a d’un côté des mondes qui s’éloignent, mais de l’autre un lien fort qui continue de se tisser entre ces mondes.

Si tu pouvais « corriger » une chose dans l’évolution actuelle, ce serait quoi ?

J’aimerais que le développement de l’escalade actuel soit pensé en relation avec les enjeux sociaux et environnementaux. Ceux-ci sont invisibilisés et ce n’est pas normal. Heureusement, un petit nombre d’athlètes s’engagent sur ces sujets, mais ce n’est pas suffisant selon moi.


En filigrane de cette interview, une idée principale ressort: l’escalade ne renie pas forcément ses racines, mais elle est en train de redéfinir son équilibre. Entre logique de marché, professionnalisation, développement olympique et nouvelles attentes des pratiquants, le paysage se complexifie et soulève de nombreuses questions. Sans céder à la nostalgie ni à l’enthousiasme aveugle, le travail d’Augustin Rogeaux offre un éclairage précieux pour comprendre les transformations en cours. Une lecture passionnante pour tous ceux qui souhaitent mieux saisir les enjeux qui façonneront l’escalade de demain.

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Annie Sanders et Neo Suzuki prennent l’or sur la première étape de difficulté à Wujiang

09 Mai

La première étape de difficulté de la World Climbing Series vient de s’achever, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le niveau était particulièrement relevé, avec une belle bataille en finale. Au terme de ce dernier round, l’Américaine Annie Sanders s’empare de l’or chez les femmes, tandis que le Japonais Neo Suzuki s’impose chez les hommes. Les deux Français engagés, Sam Avezou et Victor Guillermin, ne sont quant à eux pas parvenus à tirer leur épingle du jeu.

Un duel Annie Sanders / Janja Garnbret

La voie de finale féminine était, on peut le dire, particulièrement retors. La plupart des finalistes se sont fait surprendre dans la grosse section en dévers située au milieu de la voie. Seules deux grimpeuses sont parvenues à s’en extraire.

Janja Garnbret ouvre le bal de cette dernière partie de voie. La Slovène déroule avec une impressionnante facilité jusqu’au tout dernier mouvement, qu’elle ne parvient pas à valider. Installée provisoirement en tête du classement, elle doit alors attendre le passage de la dernière concurrente : Annie Sanders.

© World Climbing

Première de la demi-finale, l’Américaine semble en mesure de rejoindre la Slovène, voire de toper la voie… Les mouvements s’enchaînent avec une grande fluidité également. Elle franchit à son tour la section en dévers et atteint la dernière partie de la voie, en léger dévers. Mouvement après mouvement, elle se rapproche du Top alors que le chrono file. À la toute dernière seconde de son run, elle engage elle aussi le dernier mouvement, sans toutefois parvenir à valider le Top.

À égalité avec Janja Garnbret en finale, Annie Sanders décroche tout de même la médaille d’or grâce à un meilleur résultat en demi-finale.

La Coréenne Chaehyun Seo s’empare de la médaille de bronze après une chute à la sortie du gros dévers, juste devant la Britannique Erin McNeice, vainqueur du classement général 2025.

© World Climbing

Les résultats femmes de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie Sanders43+
2SLO Janja Garnbret43+
3KOR Chaehyun Seo30
4GBR Erin Mcneice29
5SLO Rosa Rekar26+
6AUS Oceania Mackenzie24+
7SLO Lucija Tarkus23+
8ITA Laura Rogora22

La remontada de Neo Suzuki chez les hommes

Chez les hommes, la finale promettait elle aussi un grand spectacle après une demi-finale particulièrement disputée. Premier à s’élancer après avoir terminé huitième de la demi-finale, le Japonais Neo Suzuki réalise une superbe prestation et atteint la marque de 44+, à proximité des derniers mouvements de la voie.

Cette performance ne sera finalement dépassée par aucun de ses adversaires, et il s’adjuge ainsi l’or sur cette première étape de la saison.

Son compatriote Satone Yoshida, impressionnant en demi-finale puisqu’il avait été le seul à toper la voie, doit se contenter de la médaille en chocolat et termine quatrième. L’Espagnol Alberto Ginés López, malgré une chute à la sortie du gros dévers, décroche la médaille d’argent, devant le Coréen Dohyun Lee, médaillé de bronze.

© World Climbing

Les deux Français en lice ne sont pas parvenus à s’exprimer pleinement sur cette voie de finale exigeante. Sam Avezou chute dans la dernière partie du dévers et termine à la sixième place, tandis que Victor Guillermin tombe un peu plus bas et prend la huitième position.

Les résultats hommes de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Neo Suzuki44+
2ESP Alberto Ginés López39+
3KOR Dohyun Lee39+
4JPN Satone Yoshida38+
5JPN Sorato Anraku38+
6FRA Sam Avezou35+
7ITA Filip Schenk34+
8FRA Victor Guillermin30
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La suite du programme – Coupe du Monde de Wujiang 2026

⏱️ Wujiang (Chine) est en avance de +6h sur la France

  • Dimanche 10 mai
  • Qualifications vitesse femmes & hommes
    13h00 – 16h00 (local) → 07h00 – 10h00 (France)
  • Finale vitesse femmes & hommes
    20h00 – 21h00 (local) → 14h00 – 15h00 (France) 

 

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World Climbing Series de diff à Wujiang: les qualifications sont terminées !

08 Mai

Une semaine après le lancement de la saison internationale en bloc, c’est au tour de la difficulté d’entrer en scène à Wujiang. Cette première journée était dédiée aux qualifications femmes et hommes, et on retrouvera 6 tricolores en demi-finale aux côtés de la plupart des favoris de la discipline. Une chose est sûre : à l’instar du bloc la semaine dernière, le plateau est particulièrement relevé.

3 grimpeuses au Top chez les femmes 

Chez les femmes, trois grimpeuses réalisent le Top sur les deux voies de qualification : l’Américaine Annie Sanders, la Coréenne Chaehyun Seo et l’inévitable Janja Garnbret, qui avait décroché la médaille d’argent la semaine dernière sur la World Climbing Series (WCS) de bloc à Keqiao.

La Britannique Erin McNeice, vainqueure du classement général de la Coupe du monde 2025, est toute proche en prenant la 4ème place, à égalité avec l’Italienne Laura Rogora.

© World Climbing

Jessica Pilz, tout juste sacrée championne d’Autriche pour la 11ème fois, entame elle aussi bien sa saison avec une 7ème place sur ce premier round. La capitaine autrichienne déclarait récemment : « Je ne suis pas encore au niveau de forme que je vise, donc je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre pour ce début de saison. Je ne pense pas jouer les toutes premières places en Chine. L’objectif sera surtout de voir où j’en suis actuellement, sachant qu’il restera encore du temps pour monter en puissance par la suite. »

Côté français, deux grimpeuses étaient au départ : Zélia Avezou, qui a brillé la semaine dernière en décrochant l’or en bloc à Keqiao devant Janja Garnbret, et Ina Plassoux Djiga. Cette dernière, médaillée de bronze aux championnats de France de difficulté 2025, ne parviendra pas à pleinement s’exprimer sur cette première étape et termine 36ème. Zélia, de son côté, bien qu’elle ne tope aucune des deux voies, réussit à aller chercher la 10ème place de ces qualifications.

Il faudra également compter sur l’inépuisable Coréenne Jain Kim qui, du haut de ses 37 ans, continue de tirer son épingle du jeu au milieu de la nouvelle génération. Elle prend la 11ème place de ces qualifications.

Les résultats complets femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja GarnbretTOP (1) | TOP (1)
1USA Annie SandersTOP (1) | TOP (1)
1KOR Chaehyun SeoTOP (1) | TOP (1)
4GBR Erin McneiceTOP (1) | 40+ (4)
4ITA Laura RogoraTOP (1) | 40+ (4)
6USA Ella Fisher43+ (6) | 39+ (9)
7AUT Jessica Pilz39+ (12) | 40+ (4)
7SLO Lucija Tarkus39+ (12) | 40+ (4)
9SLO Rosa Rekar42 (8) | 39 (10)
10FRA Zélia Avezou40 (11) | 39 (10)
11KOR Ja In Kim36+ (20) | 40+ (4)
12SLO Lucka Rakovec43 (7) | 32+ (19)
13AUT Mattea Pötzi39+ (12) | 36+ (13)
14AUS Oceania Mackenzie38+ (16) | 38+ (12)
15JPN Ryu Nakagawa38 (18) | 36+ (13)
16KOR Chaeyeong Kim41+ (9) | 28+ (28)
17JPN Natsumi Oda40+ (10) | 28+ (28)
18CZE Michaela Smetanova36+ (20) | 36+ (13)
19JPN Yuno Harigae36+ (20) | 35+ (17)
20AIN Viktoriia Meshkova39 (15) | 29+ (25)
21JPN Mia Aoyagi37+ (19) | 32 (22)
22BRA Anja Köhler36+ (20) | 32+ (19)
23CZE Arina Jurcenko30 (33) | 36+ (13)
24SLO Mia Krampl34 (28) | 33 (18)
25USA Adriene Akiko Clark36+ (20) | 29+ (25)
26JPN Hana Koike36+ (20) | 28+ (28)
27JPN Natsuki Tanii29+ (34) | 32+ (19)
28BEL Heloïse Doumont38+ (16) | 22 (45)
29ESP Iziar Martínez Almendros36 (26) | 28+ (28)
30AUT Ines Schwaiger29+ (34) | 30+ (24)
31CHN Zhilu Luo28+ (39) | 31+ (23)
32CZE Tereza Siruckova30+ (30) | 28+ (28)
33NED Lynn Van Der Meer29 (38) | 29+ (25)
34USA Analise Van Hoang31 (29) | 27+ (34)
35CHI Martina Castro36 (26) | 25+ (37)
36FRA Ina Plassoux Djiga29+ (34) | 28+ (28)
37ITA Ilaria Scolaris30+ (30) | 25+ (37)
38AUT Magdalena Kompein27+ (42) | 27+ (34)
39GER Roxana Wienand29+ (34) | 24+ (42)
40ITA Viola Battistella28+ (39) | 25+ (37)
40ISR Noa Shiran28+ (39) | 25+ (37)
42CHN Yali Wei24 (48) | 27+ (34)
43AIN Elena Krasovskaia26+ (45) | 25+ (37)
44GER Annika Müller30+ (30) | 10 (59)
45CHN Yongshan Huang27 (43) | 24+ (42)
46GBR Thea Cameron25+ (46) | 22+ (44)
47AUS Emily Scott27 (43) | 21 (47)
48CHN Jingjing Mao22+ (49) | 21+ (46)
49INA Sukma Lintang Cahyani25+ (46) | 20+ (50)
50CHN Xin Wang22+ (49) | 21 (47)
51CHI Alejandra Contreras19 (52) | 21 (47)
52CHN Yixin Liu21+ (51) | 20+ (50)
53TPE Ting-chen Yao18+ (54) | 17 (52)
54MEX María Fernanda González Rámirez16+ (56) | 17 (52)
55INA Tsany Alma Ariella19 (52) | 12+ (57)
56MAS Shareen Mohd Nasran18 (55) | 15+ (55)
57TPE Yun-shan Hsieh14+ (59) | 16+ (54)
58MEX Arantza Luna Velasco15+ (57) | 13 (56)
59CAN Jenice Ma15+ (57) | 12+ (57)
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5 japonais dans le top 10, et un tir groupé des français

Chez les hommes, c’est une nouvelle fois le Japon qui prend les rênes de la compétition. Seuls deux grimpeurs parviennent à dompter les deux voies de qualification : les Japonais Neo Suzuki et Satone Yoshida. Leurs compatriotes Shion Omata et Ao Yurikusa se placent respectivement aux 7ème et 8ème places.

Enfin, Sorato Anraku, deuxième du classement général de difficulté en 2025 (et vainqueur en bloc à Keqiao la semaine dernière) prend “seulement” la 10ème place, sans parvenir à réaliser de Top. Il sera bien évidemment présent en demi-finale, avec sans doute l’envie de hausser le ton.

© World Climbing

Côté français, ils étaient cinq au départ de cette première étape… et ils seront cinq en demi-finale ! Sam Avezou se classe 11ème, Younès Aubert Masmoudi termine 14ème et disputera sa deuxième demi-finale en Coupe du monde après Madrid l’an dernier. Max Bertone et Pierre Marzullo prennent respectivement les 15ème et 16ème places, tandis que Victor Guillermin accroche la 18ème position.

Autre athlète à suivre de près : l’Espagnol Alberto Ginés López, vainqueur du classement général 2025. S’il ne réalise lui non plus aucun Top lors de ces qualifications, il parvient tout de même à aller chercher la 9ème place. Troisième sur cette étape en 2025, il faudra clairement compter sur lui en demi-finale.

Enfin, il faudra surveiller de près le champion du monde en titre, le coréen Dohyun Lee, qui prend une solide 6ème place sur cette manche de qualification.

Les résultats complets hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Neo SuzukiTOP (1) | TOP (1)
1JPN Satone YoshidaTOP (1) | TOP (1)
3ITA Giovanni PlacciTOP (1) | 42+ (4)
4INA Putra Tri RamadaniTOP (1) | 38 (6)
5SLO Luka Potocar34+ (13) | TOP (1)
6KOR Dohyun Lee37+ (6) | 36 (7)
7JPN Shion Omata35+ (11) | 41 (5)
8JPN Ao Yurikusa36 (10) | 36 (7)
9ESP Alberto Ginés López40+ (5) | 33+ (17)
10JPN Sorato Anraku37+ (6) | 34+ (14)
11FRA Sam Avezou35+ (11) | 35+ (9)
12ITA Filip Schenk34+ (13) | 35+ (9)
13KOR Hyunseung Noh33+ (16) | 35+ (9)
14FRA Younès Aubert Masmoudi30+ (20) | 35+ (9)
15FRA Max Bertone36+ (9) | 30+ (26)
16FRA Pierre Marzullo31+ (18) | 34+ (14)
17SUI Sascha Lehmann37+ (6) | 29+ (39)
18FRA Victor Guillermin34+ (13) | 31 (25)
19KOR Kibeom Kwon27+ (24) | 34+ (14)
20CZE Jan Stipek24+ (36) | 35+ (9)
21CHN Junzhe Hu31+ (18) | 31+ (23)
22CZE Martin Stranik29+ (22) | 33 (19)
23THA Auswin Aueareechit27+ (24) | 31+ (23)
24JPN Zento Murashita32+ (17) | 30 (34)
25GER Yannick Nagel25 (32) | 33 (19)
26USA Sergey Lakhno29+ (22) | 30+ (26)
27AUT Felix Mader25 (32) | 32+ (21)
28CHI Joaquin Urrutia27+ (24) | 30+ (26)
29INA Raviandi Ramadhan27 (29) | 30+ (26)
30GBR Rhys Conlon26+ (30) | 30+ (26)
31ROU Darius Râpă19+ (51) | 33+ (17)
32CHN Yufei Pan27+ (24) | 30 (34)
33GER Sebastian Halenke30+ (20) | 18+ (49)
34ITA Riccardo Vicentini27+ (24) | 28 (43)
35KOR Joonha Shin25 (32) | 30 (34)
36GBR Frederick Williams6 (58) | 32+ (21)
37USA Bryce Nix23+ (40) | 30+ (26)
37CHN Jinwei Yao23+ (40) | 30+ (26)
39ITA Ernesto Placci25 (32) | 29+ (39)
40CHN Yongchen Chen25+ (31) | 27+ (44)
41GER Otto Reiter24 (39) | 30 (34)
42GER Max Dinger24+ (36) | 29+ (39)
43TPE Chih-en Fan23+ (40) | 30 (34)
44USA Nathan Sato17 (53) | 30+ (26)
45CAN Sean Mccoll24+ (36) | 27+ (44)
46CHN Jinbin Huang23+ (40) | 26 (47)
47HKG Chi Fung Au20+ (49) | 28+ (42)
48MAS Qun Tao Ke22+ (46) | 26+ (46)
49KOR Dohyeon Kim23+ (40) | 18+ (49)
50USA Nathan Monte21+ (48) | 24+ (48)
51CHN Guoqing Ni23+ (40) | 18 (55)
52AIN Vladislav Shevchenko22+ (46) | 18+ (49)
53HKG Hugo Zhi Tao Chan18+ (52) | 18+ (49)
54CHN Jintao Luo17 (53) | 18+ (49)
55MEX Thor Villegas García20+ (49) | 14+ (56)
56TPE Chia Hsiang Lin15+ (55) | 18+ (49)
57AIN Dmitrii Fakirianov15+ (55) | 12 (58)
58CHI Emiliano Torrijo11 (57) | 14+ (56)
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La suite du programme – Coupe du Monde de Wujiang 2026

⏱️ Wujiang (Chine) est en avance de +6h sur la France

Difficulté

Samedi 9 mai

  • Demi-finale femmes & hommes
    10h30 – 12h30 (local) → 04h30 – 06h30 (France)
  • Finale hommes
    19h00 – 20h00 (local) → 13h00 – 14h00 (France)
  • Finale femmes
    20h00 – 21h00 (local) → 14h00 – 15h00 (France)
  • Vitesse

Dimanche 10 mai

  • Qualifications femmes & hommes
    13h00 – 16h00 (local) → 07h00 – 10h00 (France)
  • Finale femmes & hommes
    20h00 – 21h00 (local) → 14h00 – 15h00 (France)
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WCS bloc 2026 à Keqiao – Qualifications hommes : La Corée sur le devant de la scène, Bertone et Schalck répondent présents !

01 Mai

Après les femmes, les hommes entraient à leur tour en scène sur cette première étape de la World Climbing Series (WCS) bloc 2026. Et d’entrée, le ton est donné : la Corée et le Japon prennent clairement la main sur ce premier round.

Masterclass coréenne, le Japon en embuscade

En tête du classement, les Coréens ont frappé fort. Dohyun Lee et Jongwon Chon dominent leurs groupes respectifs, seuls grimpeurs à valider les 5 blocs proposés. Quatre tops flashs et un top en deux essais : une prestation quasi parfaite qui les propulse à 124,9 points sur 125 possibles.

Derrière, le Japon place une armada d’athlète avec notamment Keita Dohi qui prend la 3eme position du général avec 109,7 points, Rei Kawamata qui se classe 4eme avec également 109,7 points, ou encore Tomoa Narasaki, 5ème avec 109,6 points.

Juste derrière, Sorato Anraku, l’un des grands favoris de la saison, prend la 7e place avec 4 tops et une zone (109,5 points). Vainqueur du général en 2025, le prodige japonais réussira-t-il à confirmer cette année ?

Les Français répondent présents

Côté tricolore, la dynamique est bonne : Max Bertone confirme sa montée en puissance avec une très solide performance : 4 tops et 1 zone (109,6 points), qui le place dans le haut du classement (7ème). Polyvalent, capable de performer aussi bien en difficulté qu’en bloc (avec un premier titre de champion de France de bloc senior cette année), il semble prêt prendre sa place durablement sur le circuit.

Mejdi Schalck, vice-champion du monde 2025, signe lui aussi une belle entrée avec une 11e place (3 tops, 2 zones). Une base solide, même s’il faudra hausser le curseur pour viser le haut du classement sur les prochains rounds.

Plus loin, Sam Richard se classe 27e et reste aux portes des demi-finales (Top 24 pour rappel), tandis qu’Antoine Girard termine 45e, sans parvenir à réellement s’exprimer sur ces qualifications.

Une concurrence bien en place

Au milieu de la domination asiatique, le belge Hannes Van Duysen tire son épingle du jeu avec une très belle 5e place. Une entrée en matière qui confirme qu’il faudra compter sur lui.

Parmi les autres noms à suivre pour la suite de la compétition : Maximilian Milne (9e), Toby Roberts (13e) ou encore Sohta Anagasa (17e), tous qualifiés pour les demi-finales.

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1KOR Dohyun Lee124.9
1KOR Jongwon Chon124.9
3JPN Keita Dohi109.7
3JPN Rei Kawamata109.7
5JPN Tomoa Narasaki109.6
5BEL Hannes Van Duysen109.7
7JPN Sorato Anraku109.5
7FRA Max Bertone109.6
9GBR Jack Macdougall94.9
9GBR Maximillian Milne99.7
11FRA Mejdi Schalck94.7
11CHN Junzhe Hu99.7
13GBR Toby Roberts99.3
13ISR Adi Bark94.2
15SLO Anze Peharc94.5
15CHN Xuanpu Bai84.6
17JPN Sohta Amagasa94.3
17USA Benjamin Hanna83.9
19CHN Yufei Pan84.9
19AUT Raffael Gruber83.8
21BUL Nikolay Rusev84.8
21GER Lucas Trandafir83.3
23GBR Dayan Akhtar84.6
23CHN Ziqi Xu78.7
25ISR Oren Prihed84.6
25ISR Ido Fidel74.7
27FRA Samuel Richard69.6
27AIN Nikolai Iarilovets79.5
29ITA Luca Boldrini79.1
29THA Auswin Aueareechit69.1
31JPN Meichi Narasaki68.9
31USA Vail Everett73.5
33AUT Jan-luca Posch68.7
33CAN Matthew Rodriguez69.9
35ISR Tomer Yakobovitch69.7
35CHN Jinwei Yao68.6
37GER Thorben Perry Bloem59.9
37ITA Matteo Reusa69.5
39GER Lasse Von Freier59.4
39USA Auggie Chi69.4
41AUS Dylan Parks59.3
41USA Cozmo Rothfork69.2
43AUT Andreas Hofherr69.1
43TPE Chih-en Fan54.4
45ESP Guillermo Peinado Franganillo54.3
45FRA Antoine Girard54.8
47SUI Julien Clémence54.4
47GER Finn Altemöller49.8
49CHN Jiahao Fu54.3
49CAN Timothy James Foley49.7
51GER Elias Arriagada Krüger49.6
51GBR Rhys Conlon49.6
53SLO Timotej Romšak49.3
53KOR Hyunseung Noh44.7
55SGP Luke Goh Wen Bin44.5
55KOR Dohyeon Kim48.8
57GBR Aiden Dunne44.1
57AIN Egor Dulub34.7
59IND Bharath Pereira34.3
59IRI Ali Salimian39.6
61HKG Hugo Zhi Tao Chan38.9
61SGP Gerald Bayo Verosil33.7
63CAN Hugo Dorval38.3
63MAS Qun Tao Ke18.4
65MEX Andrés Ortega Fosado18.2
65BRA André Macedo34.5
67CHN Hualong Song29.8
67RSA Jack Burningham9.4
69SUI Levin Straubhaar29.7
69TPE Chia Hsiang Lin
69NEP Ronak Upreti
69NEP Tenzin Bertin Rai
73MEX Yago Gancedo28.6
74HKG Shing Yui Wai19.5
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La suite du programme

Samedi 2 mai

Demi-finale femmes
10h30 – 13h20 (local) → 04h30 – 07h20 (France) Live

Finale femmes
19h00 – 21h00 (local) → 13h00 – 15h00 (France) Live

Dimanche 3 mai

Demi-finale hommes
10h30 – 13h20 (local) → 04h30 – 07h20 (France) Live

Finale hommes
19h00 – 21h00 (local) → 13h00 – 15h00 (France) Live

 

 

 

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