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Author Archives: Charles Loury

Scarpa Quantic, le nouveau chausson d’escalade polyvalent

11 Fév

Le Quantic est le tout nouveau modèle de chaussons d’escalade signé Scarpa. Son caractère principal : la polyvalence, poussée à son maximum. Le Quantic convient à tous les grimpeurs qui recherchent un chausson qui les accompagnera dans toutes les disciplines et qui sera durable dans le temps. Preuve en est avec ses 3,5mm de gomme Vibram XS Edge, qui offre une adhérence maximale. Fabriqué en microfibres de 5 pièces, le Quantic offre une excellente maniabilité et s’adaptera à de nombreuses formes de pied. Son système de double velcro assure une fermeture rapide et un maintien sûr. Doté du nouveau système HT, la tension est répartie de manière optimale du talon à la pointe, améliorant ainsi la précision des appuis. Disponible en version homme et femme, le Quantic est le chausson polyvalent par excellence, qui offre à la fois précision et confort.

Bien évidemment, nous ne manquerons pas de tester ces nouveaux modèles dès leur sortie.

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Historique! Simon Lorenzi annonce finalement le 2ème 9A bloc du monde!

09 Fév

9A bloc! Simon Lorenzi s’est lancé dans l’aventure du très très haut niveau en proposant le 2ème 9A bloc de la planète avec le départ assis de “The Big Island”. Pour rappel, le premier grimpeur à avoir proposé cette cotation extrême pour un bloc n’est autre que Nalle Hukkataival  avec “Burden of dreams”. Charles Albert avait également fait une proposition en 9A avec “No Kpote Only”,  ce dernier ayant été décoté à 8C par Nico Pelorson.


À lire également« No Kpote only » dans la poche pour Nico Pelorson qui propose de revoir la cotation à 8C bloc


Pour revenir au départ assis de “The Big Island”, voici le commentaire de Simon Lorenzi sur ses réseaux sociaux:

Soudain seul” (The Big Island assis) First Ascent. J’ai commencé à me projeter dans ce bloc juste après l’enchaînement de “Big Island”. Deux mois plus tard, j’étais de retour à Bleau pendant deux semaines. Malgré le mauvais temps, j’ai passé le plus de temps possible à essayer de comprendre les mouvements et les sections de liaison. Il m’a fallu 6 séances pour réussir la première partie. Ce n’était pas simple, et je n’étais pas habitué à la genouillère, donc c’était la partie la plus compliquée pour moi. À la fin de mon trip, j’étais prêt à faire de vrais essais. Le dernier jour, je n’étais pas loin de l’enchaînement, et je me suis dit “Je suis si proche en seulement 8 jours. C’est dur mais pas plus dur que 8C+”. La suite montrera que je n’étais pas si proche de l’enchaînement finalement.

Une semaine plus tard, j’étais de retour pour deux jours et j’étais vraiment confiant. Mais il y avait toujours un problème et chaque solution que je trouvais ajoutait un nouveau problème à résoudre. Il m’a fallu 15 séances de plus pour résoudre des problèmes et affiner des détails dans les mouvements pour réduire ma dépense énergétique dans la première partie. Même le jour de l’enchaînement, j’ai trouvé de nouvelles petites astuces utiles…

Finalement, au total il m’a fallu environ 25 séances, ce qui est bien plus que ce à quoi je m’attendais. J’ai apprécié tout le processus de travail pour réussir cet enchaînement, et le petit challenge avec Camille Coudert et Nico Pelorson pour faire la First Ascent, c’était vraiment cool.

À propos de la cotation, je pense que c’est quelque chose entre un 8C + dur et 9A. Je ne sais pas si c’est 9A / V17 car je n’ai pas assez d’expérience pour le dire et il n’y a pas d’autre 9A dans le style pour comparer. Apparemment, ceux qui ont déjà essayé le bloc pencheraient plutôt pour 9A, mais personne ne le sait vraiment. Après pas mal de réflexion, 9A semble finalement être la cotation la plus appropriée. Je pense que c’est important de proposer des nouvelles références en escalade, ça tire le niveau vers le haut. Mais comme toujours, ce sont les prochaines répétitions qui confirmeront ou non la cotation! L’avenir nous le dira!

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Simon Lorenzi va-t-il entrer dans l’histoire avec la réalisation de “The big Island” assis…?

08 Fév

C’était le bloqueur en forme de l’année 2020… En effet, le belge avait fait parler la poudre avec de nombreuses grosses réalisations dans le 8C, et une facilité certaine à décoter certains blocs extrêmes, jugeant la cote parfois trop facile.

En réalité lorsque je fais ces propositions, j’essaie de me baser un maximum sur des faits et non sur mes sensations du moment.

Lors d’une longue interview en octobre dernier, il nous avouait se pencher sur son gros projet à Bleau, la version en départ assis du célèbre bloc “The big Island”. Pour rappel, la cotation de base de “The big island” est de 8C, une cotation que Simon Lorenzi trouve un poil soft.

Cette nouvelle version enchaînée par le belge ajoute un départ assis très loin d’être donné (il se murmurerait ici et là la cotation de 8A+, voir plus pour certains…), et pourrait donc faire grimper la cotation globale du bloc… Alors, 8C hard? 8C+? 9A ?? L’avenir nous le dira, nous attendons dans les prochains jours le commentaire de Simon Lorenzi…

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Aménagement du calendrier des compétitions pour la saison 2020/2021

08 Fév

Au regard de la situation sanitaire actuelle, le FFME vient d’annoncer un aménagement du calendrier pour la saison 2020/2021. Néanmoins, gardez à l’esprit que toutes ces dispositions se fondent sur une reprise théorique des compétitions, et que rien n’est encore acté.

Février-mars : suspension des compétitions nationales

A l’exception des sélectifs en équipes de France, il n’y aura pas d’épreuve de niveau national au cours de ces deux prochains mois.

Mais des compétitions de niveau inférieur pourraient tout à fait se tenir dans la mesure où cette pratique serait de nouveau autorisée.

Avril-mai : si les directives sanitaires le permettent, reprise des compétitions

Cette période permettrait un retour à l’activité et aux entrainements en salle.

Les compétitions pourraient reprendre avec éventuellement des étapes de coupe de France basées sur un nouveau calendrier national.

Les championnats régionaux seraient à nouveau programmés.

Les Championnats de France handi-escalade et difficulté vétérans restent inscrits pour l’instant sur les dates initiales (22-23 mai).

Juin : championnats de France de difficulté et championnat de France U12-U14

A ce jour, les Championnats de France de difficulté restent inscrits sur les dates initiales (4-5 juin pour les jeunes et 12-13 pour les seniors).

Le Championnat de France U12-U14 (Poussins et Benjamins) se déroulerait sur le dernier week-end de juin ou le premier week-end de juillet.

Juillet-août

Des épreuves nationales de bloc et de vitesse seraient organisées à des dates et en des lieux qui restent encore à déterminer.

Championnats de France ou trophées nationaux, ces compétitions viendraient clôturer une seconde saison bien particulière.

Selon l’évolution de la situation, des adaptations pourront être apportées.

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Restrictions sanitaires : les enfants grimpeurs en souffrance

08 Fév

La fermeture des salles de grimpe fait couler beaucoup d’encre et user beaucoup de salive. Reflet du monde actuel, les avis sont évidemment polarisés, au point que le dialogue devient parfois impossible entre des personnes qui pourtant partagent la même passion. Qui soulève le problème de l’impossibilité de pratiquer l’escalade en milieu couvert se trouve systématiquement face à un contradicteur qui rétorque “Oui mais l’escalade c’est avant tout une pratique extérieure !” Et clôt le débat.

Cependant, pour bien comprendre la situation, il faut d’abord élargir sa vision du grimpeur du XXIe siècle. N’en déplaise aux puristes, l’escalade en tant que sport de masse est devenue aussi un sport d’intérieur. Le développement des salles l’a rendue accessible dans toutes les régions de France, y compris les plus plates. On peut aujourd’hui être bon grimpeur et habiter en Vendée.

L’escalade s’est aussi démocratisée. On peut aujourd’hui devenir bon grimpeur en ayant des parents qui ne jurent que par la plage l’été et la raclette l’hiver. Tout cela est rendu possible par la multitude de clubs présents sur tout le territoire, les bénévoles des petits clubs et les salariés des clubs moins petits. Donc l’escalade avant tout une pratique extérieure ? Non. Pas pour tout le monde. Pas en 2021. Et à l’instar des adultes adeptes de la grimpe, les restrictions actuelles ont des conséquences bien réelles sur les enfants grimpeurs.

Tous les grimpeurs n’ont pas la chance de grandir au pied d’une falaise ni d’avoir des parents eux-mêmes grimpeurs. Les restrictions sanitaires ont donc signé l’arrêt pur et simple du sport pour certains enfants, comme en témoigne Alexandre*, un petit citadin de 10 ans. “Normalement entre l’escalade et l’escrime je fais du sport tous les jours mais là, plus rien.” Entre nervosité accrue et difficultés d’endormissements, son père pense qu’il n’est pas assez fatigué, ou plutôt uniquement nerveusement par sa journée d’école. Selon lui, l’absence de soupape de décompression qu’offre le sport représente un manque important dans son équilibre. “De plus, ajoute-t-il, les séances de sport à l’école ont elles aussi été stoppées, les enfants ne bougent pas de la journée si ce n’est aux récréations et lors du trajet en trottinette“. Effectivement, la recommandation d’une heure d’activité physique par jour pour les enfants semble être la grande oubliée de la pandémie.

Même constat pour le père de Léo* et Lisa*, deux jeunes Picards de 11 et 14 ans. “Nous sommes à 3h de route de Fontainebleau et les quelques sites situés en Belgique sont inaccessibles. Sans parler du couvre-feu qui rend difficile la sortie à la journée ! Je suis très en colère. Nous avons l’habitude de grimper en famille, les enfants font 3 à 4 séances par semaine depuis des années et là je constate de la lassitude et même de la résignation

Résignation, tristesse, fatigue, dégoût, absence de motivation et même dépression, les mots choisis sont forts dans les dizaines et dizaines de réponses recueillies grâce au questionnaire que nous avons diffusé via Facebook et dans deux clubs du Rhône et de Saône-et-Loire. Le constat est inquiétant : environ 23 % des enfants ont perdu leur motivation pour le sport et plus de 41% ont remplacé leur temps de sport par une activité sédentaire (dessin, bricolage, jeux vidéos, télévision, etc), soit au total 64 % – presque deux enfants sur trois – qui ne bougent plus ou pas assez.

Même si la tendance sur les réseaux sociaux est de s’exprimer surtout quand ça ne va pas, la quantité de réponses obtenues en un temps court (moins d’une semaine) permet de penser que les conséquences de l’interdiction du sport en milieu couvert est un sujet de préoccupation très important.

À la question “Constatez-vous un changement de comportement chez votre enfant depuis le dernier confinement et notamment depuis l’interdiction des sports en milieu couvert ?”, seuls 19% des répondants n’ont pas vu de changement notable chez leur enfant. Dans leur grande majorité, les parents qui ont répondu au questionnaire l’ont fait car ils constatent chez leur enfant une nervosité accrue et de la tristesse, ainsi que des difficultés à s’endormir et de la fatigue.

La mère d’Axelle*, 11 ans, confirme : “Nous habitons dans la Vienne (Nouvelle Aquitaine), il existe bien une falaise mais je ne suis pas grimpeuse donc je ne peux pas l’accompagner. Elle ressent de l’injustice et se chamaille beaucoup avec sa soeur qui a le droit de pratiquer son sport (le foot), sans parler des histoires de cour de récréation. Elle passe beaucoup de temps devant les écrans, n’a plus la possibilité de se changer les idées et est coupée de ses amies de l’escalade. Si seulement l’escalade pouvait recommencer !

Pour 76% des parents interrogés, il est difficile de ne plus voir leurs enfants s’épanouir dans son sport et avec ses amis. Leurs enfants ont globalement entre 7 et 12 ans (63% des répondants), l’âge où les bases de la socialisation sont bien acquises mais où les amitiés se consolident, l’âge où on rigole parce que le copain a atterri dans le panier de corde en redescendant de sa voie, l’âge où on encourage la copine à se battre dans deux mouv’ qui restent avant le relais et où on admire celle qui tente un jeté engagé dans le gros dévers de la mort…

Mais actuellement, rien de ces récits épiques de retour de séance. A la place, les parents ne peuvent que constater que leur enfant “manque de relations sociales”, “reste dans sa chambre à ne rien faire”, “manque d’évacuation mentale” et qu’il est “difficile d’absorber son stress”.  Certains confient qu’ils vivent eux aussi très mal de voir leur enfant “pleurer de tristesse et de frustration” et passer à côté d’une activité qui lui permettait d’acquérir “un peu de confiance soi et de nouvelles aptitudes”.

L’inquiétude porte aussi sur la crainte d’un impact sur la santé physique de leur enfant. Car l’enfance, c’est aussi le moment où on prend des habitudes d’hygiène de vie qu’il est très difficile de modifier par la suite. L’inquiétude semble généralisée car elle est aussi exprimée par les parents d’enfants qui pratiquent un sport en plus de l’escalade.

Les effets du sport sur la santé sont pourtant bien connus, entre réduction du stress, diminution du risque de maladie cardiovasculaire et d’obésité, les bénéfices sont nombreux, valables à l’instant T comme pour le futur. Selon une étude anglaise publiée en mars 2018 dans la revue Aging cell, la pratique régulière d’un sport permet aussi de conserver un système immunitaire performant. Interrogés par le magazine Sciences et Avenir, les auteurs sont formels : “nos résultats apportent maintenant des preuves solides pour encourager les gens à faire de l’exercice régulièrement tout au long de leur vie

La sédentarité à long terme, c’est exactement ce que craint la mère de Maëlis*, 8 ans et demi, qui pratique normalement l’escalade et la gymnastique dans la région de Clermont-Ferrand. Elle aussi est en colère : “Avec des masques et du gel, on peut toujours s’adapter, on l’a fait tant que c’était permis“. Sa fille est passée “de six heures de sport par semaine à rien, alors qu’elle a un fort besoin de bouger.

Est-il nécessaire de rappeler que la sédentarité reste le fléau du siècle ? Selon la Fédération Française de Cardiologie (FFC), chaque année la sédentarité tue plus que le tabac. Et selon les épidémiologistes de l’Université de Cambridge (GB), la sédentarité serait responsable d’environ 670 000 morts par an en Europe, ce qui en ferait la première cause de mortalité dite évitable.

Mais le restera-t-elle – évitable – encore longtemps si rien n’est fait pour encourager les enfants à bouger ?
Il ne s’agit pas seulement de fustiger les jeux vidéos ou de juger les parents qui laissent leurs enfants regarder la télé pendant des heures. Il s’agit plutôt d’un problème de fond, de considération et de valeur qu’on donne à l’activité physique.

Parmi les personnes interrogées, 43% ont répondu que l’école de leur enfant avait purement et simplement cessé toute activité sportive en classe, pourtant obligatoire dans le programme scolaire. A la place, double dose de français, de maths, de dessin ou de théâtre. Certes les enfants ont des lacunes qui se sont accentuées à cause du premier confinement, certes les activités artistiques sont importantes, indispensables même.

Mais ce faisant, entre interdiction de pratiquer en gymnase et dévalorisation de la pratique scolaire, n’est-on pas en train d’inculquer aux enfants l’idée que l’activité physique n’est pas essentielle ?

Nous sommes capables d’écouter et de suivre les recommandations des scientifiques pour nous protéger du coronavirus. Ne pourrions-nous pas faire de même lorsqu’ils s’accordent pour dire que l’activité physique, par ses bienfaits sur le système immunitaire, le métabolisme et la santé psychique, est capitale pour l’organisme humain ?

Texte: Amandine Verchère

Un grand merci à toutes les personnes qui ont répondu au questionnaire et aux nombreux parents de grimpeurs qui ont laissé leurs coordonnées pour témoigner.

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“Ça chauffe”: un nouveau 9a dans la besace pour Mathieu Bouyoud

04 Fév

En novembre dernier, c’est le jeune Tanguy Merard qui clippait la chaîne de “Ça chauffe” à Seynes, c’est au tour d’un boulimique de falaise d’en venir à bout, le savoyard Mathieu Bouyoud (31 ans). Connu et reconnu pour ses nombreuses voies dans le 9ème degré (une bonne grosse vingtaine!) mais également pour ses talents d’équipeur, il nous a laissé son commentaire…

J’ai essayé le 9a “Ça chauffe” en fin d’année 2020 et quelques week-ends en 2021. Pour l’hiver, Seynes c’est vraiment parfait. Beaucoup mieux qu’en Savoie en ce moment pour grimper. Du coup je me suis investi dans cette voie. Le plus dur pour moi a été la première partie assez bloc et très à doigts. Je ne l’ai passé qu’une seule fois samedi dernier, pour mon run victorieux. Après il te reste un 8b de rési. Côté projets, pas grand chose de prévu pour le moment, on verra ce qu’on a le droit de faire ! Ce qui me motive le plus pour le moment c’est d’ouvrir des voies à côté de chez moi!

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Jonathan Flor décote fort à Crevillent: 9b -> 8c+/9a

04 Fév

De retour proche de chez lui du côté d’Alicante (Sud est de Espagne) suite aux récentes tempêtes qu’a subit l’Espagne, Jonathan Flor est allé jeter un oeil aux quelques voies qu’il n’avait pas encore réalisé dan le coin. Direction la falaise de Crevillent, avec pour objectif “Ataxia Extension” (9a+) et “Ataxia Hyper Extension” (9b).

Il n’aura pas fallu bien longtemps à Jonthan Flor pour clipper le relais de ces deux lignes, largement surcotées selon lui puisqu’il ne proposerait pas plus que 8c+/9a pour l’hyper extension.

Ces ajustements de cotation n’ont rien à voir avec une guerre d’égo ou quoique ce soit dans le genre, je donne simplement mon avis…

Fin 2019, Jonathan Guadalcazar avait été le premier à libérer cette extension, en proposant 9b. En réponse à Flor, il précise que selon lui des prises auraient été modifiées après son passage, rendant l’ensemble plus facile.

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Après 2 ans de pause forcée, Salomé Romain revient plus déterminée que jamais…

31 Jan

Après une blessure en 2019 et une année 2020 sous le feu d’une crise sanitaire mondiale, il était temps pour Salomé Romain de se recentrer sur l’essentiel, l’escalade. Salomé remonte la pente, doucement mais surement, et tout laisse penser que nous devrions la revoir bientôt sur le devant de la scène internationale… Nous lui avons donc posé quelques questions sur les 2 dernières années écoulées, ainsi que sur ses objectifs futurs.


Salut Salomé, comment vas-tu depuis le temps ? 

Je fais du mieux que je peux pour faire sortir quelques rayons de soleil dans ces moments difficiles de la vie.
Sûrement semblable au bilan de 80% de la population française, mon année 2020 a été très douloureuse.
La situation sanitaire face au Covid-19 fait partie des éléments qui ont contribué à cette année noire ; mais aussi la perte tragique de Luce puis celle de mon grand-père quelques semaines plus tard et enfin celle de mon plus fidèle compagnon de vie il y a 3 semaines …
Je ne crois pas qu’on puisse dire que je vais bien, ce serait mentir, mais mon caractère de battante ne laissera pas la vie me mener par le bout du nez. Alors je continue d’avancer, de grimper et c’est bien là que j’y trouve mon havre de paix.

Après une année « off » en 2019, et une année « Covid » en 2020, que deviens-tu ? 

2019, une année « off » non voulue. J’ai malheureusement été très limitée en compétition puisque je me suis bien amochée la cheville 1 semaine avant le Championnat de France de diff’ et donc 3 semaines avant le début du circuit des Coupes du Monde. Jackpot ! Plâtre, puis botte, puis rééducation intensive puis entrainements à 1 pied ont rempli mon agenda pendant 4 mois.
La fédération m’a tout de même offert l’opportunité de participer à la coupe du monde de Xiamen en Chine. C’était un report de la sélection en Equipe de France que j’avais, sur la fin de saison. Je termine 10ème, aux portes de la finale. C’était très encourageant, mais dommage c’était la seule pour moi !

Puis voilà 2020, on ne va pas revenir dessus … Je pense qu’en répondant à la première question on a déjà un bel aperçu. Mais il faut toujours garder des pensées positives, et cette année elles sont dédiées à ma saison de bloc ! Ayant abandonné cette discipline dès ma première année minime, j’ai finalement réinvesti le bloc à fond pour des raisons bien évidentes. Etonnement, je m’éclate ! Chaque séance dans une salle, chaque stage Equipe de France, chaque compétition, c’est une nouvelle entrée dans un gigantesque parc d’attractions ! Je joue, je progresse constamment et ça me plaît énormément !

Alors que tu n’étais pas dans la préparation des JO de Tokyo, tu nous a annoncé te lancer dans les jeux de Paris 2024, pourquoi ce choix? 

Effectivement j’ai choisi, dès l’annonce de l’intégration de l’escalade au JO de Tokyo, de ne pas m’investir dans ce projet. Le niveau à atteindre dans les 3 disciplines ne me semblait pas réalisable en si peu de temps. J’ai préféré continuer de m’investir pleinement dans ma discipline, la difficulté, où j’avais déjà de superbes projets de haut-niveau à réaliser.

Mais maintenant que le combiné bloc/diff’ au Jeux de Paris 2024 est annoncé, tout a changé. C’est devenu mon objectif suprême. Tout mon investissement tourne autour de lui. Je reste toujours aussi passionnée par ma discipline de prédilection, la diff’, dans laquelle mes progrès sont à nouveau visibles cette dernière saison. Mon niveau était un peu stagnant depuis 2 ans mais aujourd’hui les choses ont changé et ça repart de plus belle. Le bloc y est-il pour quelque chose ?

Quant au bloc, discipline que j’avais totalement abandonné, je m’investis à ce jour à 3000%. Et ce qui est agréable c’est que ça marche, je suis récompensée de mon travail alors c’est encore plus motivant pour continuer et aller encore plus loin.
Tous ces éléments positifs me font prendre conscience que je suis capable d’aller prendre ma place au JO de Paris 2024 ! Aujourd’hui, je suis dans le « game » et je compte bien y rester.

Qu’est-ce que cela implique pour toi en tant que grimpeuse? Et dans ta vie en général? 

Cela implique un énorme investissement, beaucoup de remise en question aussi, parfois des choix difficiles sur les stratégies d’entraînements puisqu’il y a maintenant non pas 1 discipline à préparer mais 2 ! ça implique beaucoup de peau aussi, haha, le bloc ça ponce bien !

Aussi, en Juin prochain, je serais normalement diplômée ergothérapeute si la soutenance de mon mémoire se passe bien … C’est donc le début de la vie active. Il va falloir que j’organise ma vie de manière à pouvoir tout concilier et cela avec brio. Mais l’organisation c’est plutôt mon truc alors j’ai déjà mes petites idées.

Pour Paris, il ‘agira de combiner le bloc et la difficulté. On a souvent entendu que tu n’étais pas pré destinée pour le bloc du fait de ta petite taille, qu’en penses-tu? Comment vas-tu relever le défi et faire mentir tout le monde? 

Tous ceux qui pensent cela sont des gens pessimistes mais moi je suis conquérante ! Ces pensées négatives ne m’atteignent pas parce que j’ose, je relève le défi et moi j’y crois ! Et je sais qu’il y a quelques personnes autour de moi qui y croient aussi. Ça a toujours été plus dur pour moi, par rapport à ma taille, tout le monde le sait. Et ça continuera de l’être, jusqu’à Paris, mais c’est comme ça et je m’entrainerais dur pour aller au bout de mon projet. J’ai d’autres qualités qui compenseront autant qu’elles le pourront ces centimètres manquants …

Comment s’organisent tes entraînements actuellement ? 

Avec ce nouveau projet en tête, les stratégies d’entraînements ont été bousculées et finalement je me rends compte que c’est une bonne chose ! Il y a notamment beaucoup plus de bloc et de travail gestuel. Je dois en faire +++ pour rattraper mon absence de plusieurs années dans cette discipline et donc mon manque d’expérience. Je ne suis pas encore très à l’aise dans le nouveau style (coordo, skate, …), ce qui me demande tout un apprentissage, un peu en retard face à la nouvelle génération.

 On te voit beaucoup plus régulièrement sur le rocher, et notamment en bloc, une nouvelle passion? 

Arthur Ternant, mon copain, fait également parti de l’une des raisons pour lesquelles j’investis beaucoup le bloc. Il est même peut-être l’élément déclencheur qui m’a redonné goût à cette discipline que j’avais presque fini par détester. Et évidemment Arthur apprécie beaucoup le caillou, alors c’est vrai que je suis amenée à le suivre régulièrement. Cette année, j’ai fait mon premier 8A bloc, à Rioupéroux (“Shifumi”), les sensations que j’ai vécues étaient incroyables. C’est fou de grimper depuis l’âge de 6 ans et de pouvoir ressentir des choses pareilles 18 ans plus tard.

Si tu devais retenir quelque chose de positif pour cette année 2020, ce serait quoi?

Mes progrès en bloc et en diff’.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2021? 

Si tu proposes …  je crois que j’aimerais que la vie soit plus douce avec moi en 2021 parce que c’est quand même ce qui permet de se sentir bien dans ses climbing shoes 😊. J’aimerais que tous les progrès que je réalise depuis quelques mois en bloc et en diff’ continuent encore et encore parce que ça représente une bonne part de mon bonheur. Ce sont aussi quelques pas de plus qui me rapprochent doucement mais sûrement de mes rêves …

Un dernier mot à ajouter? 

En illustration à cette interview, en doigt d’honneur à 2020, en réponse à ce qui ne croient pas en moi et en mémoire de Luce :  « Conquérant qui ne se prends pas la tête, rêveur qui n’a pas lâché » (Luce DOUADY 2003-2020).

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LaMec: centre de formation d’excellence

30 Jan

Antoine Girard, qu’on connaît pour ses récentes belles coches en bloc, nous par le de son spot d’entraînement, fait maison, qui répond au doux nom de “LaMec”…


L’ancêtre du pan tel qu’on le connaît aujourd’hui a été érigé en l’an 2015 après JC. A cette date, le nom « La Mecque » désignait encore seulement un lieu de culte et pas encore un haut lieu de grimpe.

À cette époque seul un comité très restreint de personnes grimpait sur le pan qui n’avait pas beaucoup d’atouts pour attirer d’autres amateurs de varappe. Du haut de nos 1m50, les 3m de dévers nous paraissaient largement suffisants pour s’entraîner. On va dire qu’à cette période nous n’avions pas de grande exigences, l’escalade dans les petites SAE du coin était pour nous le seul critère de référence.

Quelques années passèrent et en 2018 après une surchauffe du cerveau pendant les révisions du BAC j’ai décidé de refaire l’intégralité de mon pan… Le matin : bricolage et l’après-midi : révision. À partir de ce moment là, les habitués ont été fidélisés et de nouveaux grimpeurs ont commencé à montrer les premiers signes d’une addiction sévère. C’est à peu près à cette période que le nom de La Mecque a été donné. Il me semble que c’est un des nouveaux arrivant qui a sorti la phrase : « c’est la Mecque de l’escalade ici », et c’est resté. Toutefois, pour des raisons de copyright et pour ainsi éviter que s’abatte sur nous la colère divine, nous avons jugé plus raisonnable de changer l’orthographe : c’est ainsi qu’est né le label « LaMec », le nom actuel de la structure. Avec cette nouvelle appellation d’origine contrôlée, LaMec s’est mis à créer toute sorte de produits dérivés, de la fabrication de prises d’escalade de luxe à l’organisation des LaMec Rockstars, jusqu’à lancer récemment son propre studio de production spécialisé dans les blockbusters à gros budget. Son professionnalisme et ses splendides effets spéciaux ont permis à LaMec de créer une secte qui compte à ce jour plus de 600 adeptes…

Arrivés en 2020, année du Covid (le changement d’orthographe n’aura donc pas suffi à éviter la colère divine…) qui marque un véritable tournant pour LaMec, avec une forte augmentation de la fréquentation, la signature de nouveaux partenariats et la création d’une dalle en plus du pentu principal. Les contributions apportées par chacun nous ont aussi permis d’ajouter un mobilier de qualité au abord du pan qui fait aujourd’hui la joie de nos fessiers en plus de renforcer la convivialité du lieu. Et puis vint ce fameux petit trip en Suisse, et la rouste dans “Off The Wagon” qui m’a fait remettre en question le sens de ma vie… Pourquoi une dalle ? Deux semaines après cette révélation, cette dalle absurde était remplacée par un panneau à 45° et une proue pour donner naissance au plus incroyable spraywall de France. Depuis ce nouvel agrandissement, de nombreuses personnes souhaitent venir s’entraîner à LaMec… Peut-être en raison du manque de structures similaires dans les nombreuses salles de bloc françaises ?

A ce jour LaMec est ouvert à tous et permet à de nombreux grimpeurs d’Auvergne/Rhône-Alpes de venir s’entraîner. Une bonne émulation est présente et tout le monde est bien accueilli si tant est qu’il ne s’aventure pas à poser une lolotte et ou un genou, car ce genre de gestuelle diabolique est banni du Saint Pan…

Allez nous suivre sur Instagram pour connaître la suite des aventures :

Pour cette fin d’article, on vous laisse avec une vidéo mettant en scène nos talents de cinéastes et d’acteurs à l’occasion de cette 3ème extension du pan.

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On The Wall: des séjours escalade en falaise dans le quart sud-est

29 Jan

Deux DE, une nouvelle entreprise qui propose des séjours en falaise, voilà ce qui vous attend avec “On the Wall”. Mais qui se cache derrière cette nouvelle société? Ce sont les deux instigateurs qui nous répondent…

Rémy et moi-même, Olivier, avons décidé de nous unir mais pas dans la vie. Lorsqu’on aime passionnément, cela devait fatalement arriver…  Après 8 mois de labeur, notre enfant précoce émerge des limbes de nos cerveaux et entre dans la vie carnassière du web.

Notre bébé s’appelle “On the Wall” et propose des stages d’escalade en falaise (au début on pensait le nommer On the Wall Again mais c’était un peu long). Tous les grimpeurs sont conviés à lui rendre visite, il accepte de nombreuses personnes autour de son berceau sans broncher.

Mais, au juste, qui sommes-nous et que signifie ce mystérieux premier paragraphe?

Nous aimons tous deux l’escalade, passionnément. Rémy depuis ses 18 ans où il a commencé à se familiariser avec les salles parisiennes puis bien sûr à Fontainebleau. Un déménagement salutaire pour Grenoble l’a rapproché de falaises fort fréquentables et, de falaises en grandes voies, à passer son diplôme d’état d’escalade, il y a 5 ans. Pour ma part, ayant des parents grimpeurs, mon avenir était tout tracé, même s’il m’a fallu 25 ans pour le comprendre (et un passage par l’Education Nationale). Toujours est-il qu’en 2015, je me décide à entrer en formation de « moniteur d’escalade » et j’y rencontre une belle bande d’amoureux du caillou qui passent leur temps libre à squatter au pied des falaises. L’un d’eux est Rémy, évidemment, avec qui j’aurai tout le temps de faire plus ample connaissance au cours d’une grande voie mémorable (Deux Ages à Presles) où nous triompherons avec l’art, la manière et un orage au-dessus de la tête.

Le diplôme en poche, nous nous installons respectivement dans le Vercors et en Ardèche. Nous y travaillons saisonnièrement au printemps et en été avec les touristes de passage qui veulent essayer les falaises locales. Le reste du temps, nous grimpons beaucoup, près de chez nous et parfois bien plus loin (la Jordanie pour le dernier voyage en date).

Nous aimons grimper, c’est certain, mais on aime bien transmettre aussi. Alors, depuis mars dernier, on travaille assidument à créer ce site internet (surtout lorsqu’on est confinés).  Aujourd’hui, il est bichonné et mis en ligne et nous attendons avec  impatience nos premiers grimpeurs.

Nos encadrements, le printemps et l’été, sont concentrés sur la découverte de l’escalade en demi-journée. Aussi, nous avions terriblement envie de nous diversifier en proposant des séjours destinés à des personnes grimpant déjà (certaines en salle, d’autres en falaise). La palette de stages proposés est donc vaste tant il y a de choses à apprendre. Les sites de pratique se situent dans le quart sud-est : Corse, Calanques, Verdon, Ardèche et Vercors même si nous envisageons d’organiser quelques séjours plus exotiques.

L’esprit des stages est de pouvoir transmettre ce qui nous anime devant un bout de caillou et de rendre chacun autonome dans sa pratique. C’est pourquoi, nous privilégions des stages d’au moins trois jours. Cela permet de prendre le temps d’appréhender la falaise, un approfondissement des techniques de sécurité (et aussi de mieux se connaître !).

Au plaisir donc de vous présenter notre enfant et surtout de se rencontrer en falaise!

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Janja Garnbret et Domen Skofic grimpent la grande voie artificielle la plus longue du monde

28 Jan

Découvrez en images un projet fou avec Janja Garnbret et Domen Skofic qui grimpent la grande voie artificielle la plus haute du monde. Au programme, 360m d’escalade sur 13 longueurs allant du 7b au 8b+ sur la “Slovenia’s Trbovlje Power Station”.

Produit par Redbull, les images sont aussi magnifiques qu’impressionnantes, on vous laisse découvrir tout ça juste ici. 

Un petit extrait pour vous mettre en haleine:

 

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Escalade et nutrition – Arrêt du sport et réconfort : quand le grignoter remplace grimper

24 Jan

Avec la fermeture des salles d’escalade, beaucoup d’entre nous ont perdu leur activité sportive hebdomadaire et avec elle, un précieux défouloir. Si certains ont compensé avec la course à pieds ou le vélo, d’autres se sont retrouvés privés de leur sport favori, sans rien pour évacuer le stress habituel auquel s’ajoute celui de la situation sanitaire. Dans ces circonstances, il n’est pas rare d’entendre les copains se plaindre de tomber dans le chocolat ou le comté à intervalles réguliers, comme si manger devenait le seul moyen d’obtenir sa dose de bien-être.

Lorsque nous sommes soumis à des stresseurs qui génèrent de l’anxiété ou d’autres émotions négatives comme la colère, nous sommes en réalité face à deux types de situation : soit nous pouvons mettre en place une stratégie permettant de résoudre le problème initial, soit il n’existe pas de solution immédiate. Dans ce cas, nous devons recourir à des solutions palliatives pour diminuer notre niveau d’adrénaline et de cortisol. Et avec la pandémie, l’accès à la plupart de nos solutions de réconfort nous est interdit. Chacun d’entre nous possède un répertoire d’activités réconfortantes et quand il n’y a plus de sorties entre amis, plus de cinéma, plus de shopping, plus de concert, plus d’escalade, plus rien, il reste encore la nourriture. Et ce n’est pas grave.

Il faut comprendre que ce lien entre réconfort et nourriture, nous le construisons dès la naissance. Lorsque le bébé passe en quelques heures d’un milieu aquatique, nourri-logé au chaud, lumière tamisée et sons atténués à l’environnement de la salle de naissance, son organisme est soumis à un stress intense. Or dans ses premiers instants, le bébé est aussi nourri, enveloppé dans les bras de sa mère et c’est là que la relation entre nourriture et réconfort se crée.

C’est pourquoi quand on cherche du réconfort et que toutes nos stratégies sont hors de portée, il reste encore le chocolat et le comté. Ou le saucisson. Ou les gâteaux apéro. Ou le quatre-quarts de mamie.

Un aliment réconfortant, c’est souvent un aliment gras et si possible sucré mais surtout, il est indispensable que ce soit un aliment particulièrement affectionné afin d’activer le circuit de la récompense. Ce groupe de neurones cérébraux produisent ainsi de la dopamine et des endorphines…c’est à dire les mêmes neurotransmetteurs que lorsqu’on pratique son sport préféré.

Alors c’est normal d’avoir pris du poids pendant le confinement à cause du grignotage de réconfort ? Oui, et le coeur du sujet n’est pas le nombre de kilos pris. En réalité, le plus important est de savoir si votre relation avec les aliments a changé à cause de cette crise.

L’arrêt brutal du sport n’entraîne pas immédiatement de modification de l’appétit, ce qui fait que la balance apports/dépenses énergétiques est temporairement favorable à la mise en réserve.

Mais si vous êtes un mangeur qui écoute sa régulation naturelle, qui laisse aux aliments leur chance de jouer leur rôle réconfortant Il y a de fortes chances que vous n’ayez pas faim (ou moins faim au repas) suivant un grignotage. De fait, vous ne vous forcez pas à manger et on peut parier que vous retrouverez votre affutage dès la reprise de l’escalade.

En revanche, si en plus d’avoir pris quelques kilos ce grignotage envahit votre mental, si vous vous mettez à table sans faim car “il ne faut jamais sauter un repas” ou bien “je vais manger de la salade pour annuler les rillettes” et surtout, si les aliments ne jouent pas leur rôle réconfortant mais génèrent encore plus d’anxiété, alors votre rapport à l’alimentation n’est plus serein et il vous faudra probablement un peu d’aide pour revenir en arrière.

Texte: Amandine Verchère

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Des hauts et des bas en 2020, mais un nouvel objectif pour Nao Monchois: les JO 2024

23 Jan

Après une année 2020 difficile moralement, “des montagnes russes” comme il le dit, Nao Monchois nous parle de ses nouvelles ambitions, avec notamment en ligne de mire les JO de Paris 2024. 


Alors 2020, que dire !

Je pourrais la comparer à des montagnes russes : des hauts très haut et des bas très bas. Pour sûr une année qui m’a fait grandir en temps que personne.

Que cela commençait bien! Je m’étais investi à 12000% dans les championnats d’Europe de difficulté et la première étape se déroula pour le mieux, en prenant ma place en Équipe de France lors d’un sélectif plus que stressant, car il n’y avait que 2 tickets. Malheureusement, les Championnats d’Europe furent reportés, et nous étions bien loin de nous imaginer l’ampleur du COVID.

Il s’en est suivi un 1ier confinement magique, où nous nous sommes retrouvés avec Hugo Parmentier, Mathieu Miquel, et Luce dans une grande maison à la montagne (chez ses parents), où régnait une atmosphère paisible, entre entraînements à muerte et jardinage, on se sentait comme en autarcie (presque à vivre nu caché par une feuille de vigne). Nous décidions par la suite de concrétiser notre entraînement dans un projet à Céuse, en découvrant le travail de voie : la gestion de l’état de forme, de l’envie, de la peau, des conditions, la patience (très compliqué pour moi) … tout un tas de paramètres nécessaire pour LE run. Ce n’est plus comme en compet, il faut ne faut plus « juste » s’arracher et bien se classer, il faut enchaîner la voie. Ainsi que je réalisa mon premier 9a « le cadre », en en apprenant énormément sur moi et en faisant de très belles rencontres.

Le 14 juin, la tempête

Le 14 juin, en falaise avec des amis à côté de Besancon, je descends d’une voie et regarde mon téléphone par curiosité. Une dizaine d’appels manqués de mon entraîneur Mike Fuselier, Luce est décédée sur l’approche de Tetard Park, à 2 pas de chez elle. Nous retournions par la suite passer une semaine de deuil à Céuse avec mes parents et de proches amis, lieu où nous avons vécus tant de belles choses. Malgré tout, nous passons des moments incroyablement forts. Un déferlement d’attentions, de tendresse, de soutien de la part de mes proches et amis, je ne les remercierai jamais assez.

J’aimais bien heureusement trop l’escalade et la vie pour me morfondre dans mon lit, et je me suis dit que mes hommages seraient en accomplissant de belles choses. La coupe du monde de Briancon, tenue fin août, en faisait partie. Une préparation épicée par des stages chamoniards sauce harissa extra forte chez Momo (Romain desgranges), une motivation décuplée, j’ai grimpé libéré et heureux et réalise ma première finale en Coupe du Monde.

Et 2021 alors ?

Je m’entraîne d’arrache-pied pour progresser en bloc et en difficulté en rêvant des Jeux de Paris 2024. La première partie de saison est consacrée au bloc, où je dois apprendre la gestuelle typique de la discipline et également acquérir la force et la mobilité pour être compétitif. Je travaille depuis un moment avec Williams Belle en mobilité et les effets commencent à arriver, je peux lever la papatte plus haut! 😉 Et il est certain que ce gain physique et gestuel m’apportera en difficulté, où je compte accrocher des finales et podiums internationaux (dès qu’il y en aura….) Pleins d’objectifs de progression, mais j’ai tellement hâte de revenir en compétition pour voir ce que cela donne!

En tout cas un grand merci à ma famille, mes amis, et à mes partenaires sans qui cette aventure ne serait pas possible : Planetgrimpe, La Sportiva, Beal, la Fondation INP, Grandes Heures Nature et Myleore.

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Nalle Hukkataival inquiet pour l’avenir de l’escalade aux Grampians

22 Jan

En Australie, la situation du spot incontournable des Grampians devient de plus en plus problématique. Actuellement sous le coup d’une interdiction totale de l’escalade (conséquence de la présence de peintures aborigènes), de nombreux grimpeurs se mobilisent pour tenter d’enrayer cette interdiction, dont le bloqueur Nalle Hukkataival qui lance un message d’alerte sur ses réseaux. Si il est évident que les secteurs abritant ces peintures historiques doivent être interdits à la grimpe, l’interdiction totale sur l’ensemble de cet immense site semble disproportionnée.

Pour aider les grimpeurs à retrouver leur terrain de jeu, Nalle propose d’écrire au parc national où se situe les Grampians: parkplan@parks.vic.gov.au.

Même un petit mail rapide peut être d’une grande aide afin de montrer la mobilisation des grimpeurs. La communauté compte sur vous!

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Hugo Parmentier revient sur une année 2020 très riche malgré des conditions difficiles

15 Jan

Ça y est, 2021 est (enfin) arrivée, et il est temps de faire le bilan de 2020. C’est dans cette optique que nous avons demandé à Hugo Parmentier de revenir pour nous sur cette année, qui, malgré les difficultés liées au Covid, aura été très riche sur de nombreux points. Voici son retour ci-dessous.


Les points forts de cette année

  • Eagle-4: mon premier 9b, ma plus grosse réalisation qui concrétise des mois de travail et plusieurs années à m’entraîner d’arrache pied. La réalisation d’une vidéo retraçant le processus est aussi une nouveauté qui m’a montré le côté plus professionnel de la performance.
  • Découverte de la Montagne avec mon copain Martin de Truchis et Jan Virt derrière l’appareil photo. Ça faisait longtemps que je rêvais de mettre le pied sur un glacier et de toucher le granite parfait de Chamonix. Nous avons poussé le vice en essayant la Voie Petit 8b max au Grand Capucin. Une introduction osée sur cette face mythique. Une météo capricieuse nous oblige à rebrousser chemin mais nous laisse le souvenir inoubliable d’une aventure aventureuse.
  • 9ème à la Coupe du Monde de Briançon. Il fallait profiter de l’ambiance et des quelques instants sur le mur pour savourer la seule compétition internationale de l’année. Malgré de nombreux pays absents et une concurrence beaucoup plus faible que d’habitude je savoure mon meilleur résultat chez les séniors.

Un été au top

Un été génial avec ma copine à dormir pendant 2 mois dans le vieux paquebot (Ex voiture de mes parents). C’était presque un rêve qui se réalise de pouvoir vadrouiller à souhait dans les plus belles falaises du sud de la France. Le bilan est quand même un peu mitigé car l’objectif était de réaliser la Rage d’Adam à la Ramirole mais je me suis rendu compte que dans ces conditions faire de la haute performance était très compliquée. Les chaleurs de l’été, des nuits de moins en moins ressourçantes, le manque de confort au long terme et surtout le manque d’entraînement ont entraîné une baisse de mon niveau de force au fur et à mesure du temps malgré que ma conti/rési spécifique à “La Rage” s’améliorait. N’essayer qu’une seule voie et rester au même spot très longtemps nous a fait perdre beaucoup de motivation malgré que nous soyons dans un des plus beaux spot du monde avec des amis pendant les vacances. Avec le recul je sais que je n’hésiterais pas à changer d’endroit, retourner quelques jours m’entraîner, diversifier ma pratique (bloc, grande voie), aller à la plage, tout ça au milieu de cet objectif principal qu’est la réalisation d’une voie extrême. La fin du trip se finit bien avec la Coupe du Monde de Briançon, le flash de Asproman 8a+ max, 200m à Ailefroide (en second pour la plupart des longueurs) et un de mes premiers 8b à vue dans le Briançonnais.

Et la fin d’année ?

Des changements dans l’entraînement et le retour au bloc avec les copains m’ont apporté beaucoup de satisfactions et de bonheur. Grimper avec des collègues est source d’émulation, d’apprentissage et de bons moments passés au pied du mur. Une bonne progression en fin d’année ne fait qu’accentuer ma motivation à aller de l’avant et essayer des choses qui me semblaient impossible auparavant.

Hugo dans “Pornographie” | © Gilles Puyfages

Les coups de mou de 2020

Du doute d’autant plus avec le Covid. Est ce que l’entraînement au quotidien fonctionne vraiment? Il y a beaucoup de périodes de grande fatigue où l’on régresse alors qu’on espérait voir une progression au vu des efforts fournis. Les projets qui volaient en éclats dû au covid, une organisation encore plus compliquée avec les contraintes que nous avons tous eu.

Quelques réflexions…

C’est la première année que je commence à être soutenu financièrement. Cela m’a permis de me fixer des objectifs plus précis et de m’investir spécifiquement dans ceux-ci. Merci à mes sponsors qui me soutiennent et croient en moi. ( Arkose, Le 8 Assure, Scarpa, Petzl, Planetgrimpe) Je retiens de 2020 que je peux me fixer de gros objectifs et que je suis capable de m’investir corps et âme pour repousser mes limites. C’est important de se savoir capable de le faire dans la vie en général. Il faut parfois tout donner pour arriver à ses fins, parfois en traversant des moments difficiles sans avoir l’impression de vraiment avancer. Tout en continuant à croire en soi et apprécier au maximum les bons moments et relativiser les moins bons. Malgré ce contexte très difficile, la communauté de l’escalade a continué à partager ses aventures à la maison (les différents challenges, les constructions de pan, de poutres etc.). On a une communauté forte qui a grandi avec le Covid. A la sortie du confinement on sentait une passion incroyable chez les grimpeurs qui retournaient dehors profiter des joies de la nature. J’ai eu l’impression de voir du respect, de la nature et d’autrui, une belle énergie. Des gens sont aussi retournés aux sources en faisant leur pain, en plantant un potager, en grimpant près de chez eux, en France…. Ça m’encourage à faire de même et essayer de réduire mon impact au quotidien, en mangeant moins de viande (ma copine est végé je suis obligé lol), en limitant l’utilisation de l’avion. En dormant plus près des secteurs, en prenant le vélo au quotidien, en achetant local, en réduisant mes emballages. Autant de sujets qui me tiennent à cœur où j’aimerais continuer à m’améliorer. L’escalade apporte des expériences de vie fortes, ponctuées de rencontres enrichissantes. La perte de Luce La Rayonnante me rappelle à quel point je dois profiter de chaque instant et être reconnaissant de toutes les choses qui m’arrivent au quotidien. Je suis très bien accompagné et avec le temps j’apprends de mes erreurs et de mes réussites aussi. Vive 2021!!

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Les dernières croix: Théo Blass, 11 ans, dans le 8c, et Stefano Ghisolfi pour une grosse FA

12 Jan

En ce début d’année 2021, les croix continuent de pleuvoir sur la planète escalade.

On commence notre article avec le jeune Théo Blass, 11 ans: alors qu’il réalisait son premier 8c en juin (âgé de 10 ans à l’époque) avec “Souvenirs du pic”, à Saint Guilhem le Desert, devenant certainement le plus jeune grimpeur à atteindre cette cotation, il récidive du haut de ses 11 ans désormais avec un nouveau 8c en poche, et pas des moindres: “Guère d’usure” à Claret, une voie connue pour sa grosse résistance sur une longue proue de 30m… Good Job!

On passe la frontière cette fois, direction Arco en Italie, où Stefano Ghisolfi vient de clipper la chaîne de son gros projet, “Erebor”, qu’il propose comme étant la voie la plus dure d’Italie avec une cotation de 9b/+.

« Erebor » n’est plus un projet, c’est devenu une réalité vendredi dernier! Malgré des conditions très froide, j’ai réussi à enchaîner cette voie que j’avais équipé après le premier confinement. Au début je pensais que c’était impossible, et puis j’ai commencé à taper quelques essais, et je tombais systématiquement dans le crux final en haut de la voie. Il aura fallu attendre 2021 pour clipper le relais, mais c’est fait!

Je pense que c’est la voie la plus dure d’Italie, mais tout de même un cran en dessous de “Change” ou “Perfecto Mundo”, du coup je propose 9b/+ comme cotation, et j’ai vraiment hâte que du monde vienne s’y frotter !

Pour la petite histoire, il faut noter qu’il s’agit de la version la plus facile de la voie, une autre variante, beaucoup plus dure selon Stefano, est déjà équipée et pourrait faire grimper la cotation… Affaire à suivre!

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Interview: Camille Pouget et le rêve olympique

08 Jan

Après une année compliquée dans le milieu sportif, nous sommes allés à la rencontre d’une jeune athlète très prometteuse, Camille Pouget. Alors qu’elle comptabilise d’ores et déjà de nombreux titres nationaux et internationaux du haut de ses 18 ans, Camille commence à rêver plus loin, avec notamment la perspective des JO de Paris 2024. 


Salut Camille, pour commencer comment vas-tu ? Tu peux nous faire un petit bilan global de cette année 2020 ?

Hello PlanetGrimpe, tout va bien pour moi, 2021 est enfin arrivée et j’ai hâte de découvrir ce qu’elle nous réserve (en espérant plus de positif haha). Pour faire un petit recap de cette année un peu bizarre, c’était : -> trop peu de compette -> du doute et de la tristesse -> du soutien de la part de la famille/copain/amis/coach Mais aussi -> une vision nouvelle sur la vie -> un gain de motivation -> apprendre à aimer les choses simples -> et surtout de l’adaptation, Sinon j’ai fait un petit recap plus détaillé sous forme de vidéo sur mon Insta! (camille.pgt31)

Comment as-tu vécu cette année en tant que grimpeuse, et plus globalement à titre personnel ?

Globalement, c’était un peu une année pourrie, deboussolante et triste il faut le dire. Elle nous a tous mis une claque je pense. Mais pour ma part, le fait de sortir de ma zone de confort pour les entraînements, de devoir me recentrer sur moi-même pour ne pas perdre la motiv et de devoir accepter aussi la perte d’une amie m’a permis de tirer des leçons de vie énormes. Je pense que ça m’a fait grandir et que ça m’a rendu plus forte. Je sors de cette année avec de nouvelles armes pour progresser en escalade et pour plus kiffer la vie en général.

Tu nous avouais récemment que tu envisageais peut-être de te mettre dans le projet des JO de Paris 2024. Tu peux nous en dire plus ?

C’est une question qu’on me pose souvent, et souvent j’ai eu du mal à répondre. Viser les Jeux me paraît fou et loin en même temps. Mais ce projet Paris 2024 colle parfaitement à mon rêve de pousser ma passion et d’élever mon niveau le plus loin possible. Je suis sûre de trouver dans ce chemin, une source de motivation de folie. J’y crois de plus en plus, mais je me dit que j’ai le temps de rêver d’une médaille olympique mais qu’en attendant, je me lance dans le projet 2024 pour me permettre de progresser et de croire en cette médaille le moment venu 😉

Comment choisit-on de se lancer dans ce projet fou ? Qu’est-ce qui te motive ?

Chacun à sa propre manière de se lancer dans un projet aussi grand : certains en rêve depuis tout petit et n’attendent que ça, d’autre sont fortement attirés par ce projet sans trop savoir pourquoi au début mais en étant sûr d’y trouver le progrès, le dépassement de soi et un rêve par la suite. Moi je fais plutôt partie de cette catégorie. Ce qui me motive énormément, c’est de rentrer dans une autre dimension d’entraînement : plus intense, plus complète, mieux suivie. En d’autre termes, ce projet m’offre de meilleures armes pour me permettre de devenir plus forte, et j’ai hâte de m’en servir !

Et à l’inverse qu’est-ce qui te fait peur ?

En me lançant dans ce projet, je vais avoir plus de responsabilités envers moi-même, et si je fais des Jeux mon rêve, je m’y mettrais à 200%. Avoir un très gros objectif et en tenir soi-même les rênes va me demander beaucoup de sacrifices et de détermination. Mais je sais que je pourrais m’appuyer sur un soutien de mon entourage lorsque je traverserais ces périodes difficiles.

Qu’est-ce que ce projet va changer pour toi concrètement ? Comment imagines-tu ces 4 prochaines années ?

Comme je le disais, rentrer dans ce projet me propulse sur une autre planète en terme d’entraînement. Et c’est aussi toute ma vie qui va se tourner progressivement vers un nouveau cap : entraînement, détermination, progression, sacrifice mais aussi davantage de rêve et de passion, voilà comment je vois mes 4 prochaines années.

2021, des projets / objectifs en tête ?

Cette année étant ma dernière année en junior, l’objectif qui me tient le plus à cœur et de monter pour la première fois sur un podium de championnat du monde jeune. J’aimerais aussi rentrer en équipe de bloc jeune pour pouvoir participer au championnat du monde de bloc également. En sénior, je vise de rentrer en finale de coupe du monde pour 2021 et je souhaite aussi rentrer en équipe de bloc. J’ai aussi pas mal de croix qui m’attendent en falaise et je compte bien y faire un tour pour cocher un 8b+, et pourquoi pas me mettre le fight dans un 8c ou 8c+.

Le mot de la fin ?

Pour conclure, j’aimerais partager mon espoir à tous vis a vis de 2021. Je pense que les compétitions vont reprendre plus ou moins rapidement, mais dans tous les cas, nous aurons prochainement une chance de se réunir autour de notre passion. Ce jour là il faudra être prêt !! Alors bon entraînement, ne lâchez rien et bonne année !

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Nicolas Collin fait tomber “The Big Island” 8C à Bleau

04 Jan

Pendant que certains profitaient de ces fêtes de fin d’année, d’autres étaient motivés pour en découdre avec leurs projets. C’est le cas du Belge Nicolas Colin, récemment sacré vice champion d’Europe de difficulté, qui vient de rétablir en haut de l’un des 8C bloc les plus connus de la forêt de Bleau, “The Big Island”.

Voici son commentaire:

Après Moscou, on a discuté avec Simon Lorenzi afin de savoir où est-ce qu’on allait passer les vacances de Noël et Nouvel An. Nos cœurs battaient entre Margalef et Bleau. J’étais un peu plus chaud Margalef et lui Bleau mais il a réussi à me convaincre. De plus, d’autres belges sont aussi venus et Antoine Kauffman voulait aussi essayer The Big Island. Du coup on s’est retrouvé avec Sim et Antoine à mettre des assauts dans le bloc (et ce malgré des conditions particulièrement pourries 😂)
Il y avait une bonne émulation et chaque séance on progressait dans le bloc.
Au total j’ai passé 16 jours à Bleau dont 9 séances passées dans ce bloc (dont très peu de séances avec des bonnes condis 🤦‍♂️. Mais à la place de se laisser abattre, on a décidé de prendre ça comme un bon entraînement et au final à chaque séance je faisais de belles avancées dans le bloc).

Hier, on est arrivé au pied du bloc avec Simon et je me sentais bien reposé et prêt à en découdre pour mon dernier jour avant de rentrer au plat pays.

Malgré des condis pas terrible, je m’échauffe et je commence à mettre quelques essais. Au début de la séance, c’était vraiment pas terrible je me faisais bien rouler dessus par le bloc et je commençais à entrevoir la possibilité de rentrer bredouille de ce trip… Mais j’ai réussi à passer au-dessus de tout ça et à me mettre dans mon état d’esprit de guerrier et j’ai senti que le prochain run était le bon. Je suis parti dans le bloc avec le couteau entre les dents et j’ai passé le mouv dur qui m’embêtait. Là, j’ai su que ça allait le faire, j’ai serré les dents et j’ai laissé ma grimpe faire le reste.

Super content d’avoir pu faire le bloc, c’est quelque chose de nouveau de travailler un bloc pour moi. J’ai fait mon premier 8A à Bleau fin septembre c’est bien dire que je suis assez novice en bloc extérieur.

Maintenant, la période de préparation hivernale pour la saison prochaine va commencer. Au programme, des semaines bien chargées en entraînements “A Muerte”. Mes prochains projets sont notamment: la saison de Coupe du Monde de bloc et de difficulté, peut-être aller essayer une voie en Espagne et rendre mon travail de fin d’étude (c’est pas gagné)”

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Une compétition un peu spéciale pour les équipes de France le week-end dernier

22 Déc

Le week-end dernier, les équipes de France de bloc et de difficulté se sont réunies à la salle d’escalade de Karma pour un stage de préparation agrémenté d’une petite compétition entre les athlètes…

L’objectif était de poser les bases pour la préparation du combiné bloc / diff pour les jeux olympiques de Paris en 2024.

Pour établir le classement de ce week-end, 4 épreuves distinctes étaient proposées: une épreuve de bloc et une épreuve de difficulté à-vue, et une épreuve de bloc et de difficulté après travail.

Ce format est très intéressant car il fait rapidement ressortir les forces et faiblesses de chacun… Prenons l’exemple d’Alistair Duval qui remporte cette compétition: sur 16 athlète présents, il se classe 12ème sur l’épreuve de bloc à-vue et 8ème sur l’épreuve de difficulté à-vue. En revanche, il remporte les 2 épreuves après travail, ce qui le propulse sur la plus haute marche du podium au général. Alistair semble donc avoir un énorme potentiel, avec une belle marge de progression dans le à-vue. Toujours chez les hommes, notons également la belle polyvalence de Clément Ozun et Hugo Parmentier qui pourraient être de sérieux concurrents dans la course aux jeux 2024…

Chez les femmes, Oriane Bertone ne fait pas dans la demi-mesure et remporte toutes les épreuves. Elle était clairement au dessus ce week-end, et elle pourrait bien devenir à moyen terme la nouvelle tête d’affiche de l’équipe de France. Notons également le retour d’une grande championne que nous n’avions pas vu depuis un moment sur le circuit, Naile Meignan: elle signe ce week-end un retour “timide”, mais pourrait revenir très en forme prochainement… Nous irons d’ailleurs bientôt à sa rencontre…

À suivre!

Les résultats complets

 

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Angela Eiter enfonce le clou et coche son 2ème 9b!

16 Déc

L’Autrichienne est bel et bien l’une des meilleures grimpeuses du monde… Après avoir dominé le monde des compétitions (4 titres de championne du monde, rien que ça…), elle a raccroché ses chaussons de compétitrice en 2013 mais n’en reste pas moins une excellente performeuse en falaise… En 2017, elle réalisait le premier 9b féminin, avec « La Planta de Shiva » à Villanueva del Rosario en Espagne. Et elle devient aujourd’hui la première femme a avoir deux 9b à son actif, avec la réalisation de “Madame Ching”, une First Ascent qu’elle propose à 9b…

Cette voie est un cadeau de mon mari Bernie qui l’a équipée en 2018. Quand j’ai commencé à essayer cette voie, j’ai trouvé les séquences très dures et j’ai d’abord pensé que c’était impossible pour moi… En mai dernier, après le premier confinement, j’ai quand même décidé de me mettre dedans et d’en faire un projet. Mes premiers essais dans la voie m’ont appris à rester humble. Malgré de nombreux échecs, j’ai persévéré, j’ai ajusté mes méthodes pour les rendre plus efficaces, et ça a finit par payer, j’ai enfin clippé le relais!

Concernant la cotation, et ce n’est que mon avis personnel, je proposerai 9b: le style est très résistant et je pense que l’effort de cette voie se rapproche de l’effort de  “La Planta de Shiva”. Mais encore une fois je suis la seule à l’avoir réalisé, et l’avenir nous dira si j’avais raison, la cotation est un ressenti personnel…

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Fermeture définitive de la salle d’escalade Blocbuster (CNIT La Défense)

15 Déc

Nous l’apprenions hier, la salle d’escalade Blocbuster (CNIT La Défense) ne rouvrira pas. Si nous n’avons pas plus d’infos précises actuellement sur les causes de cette fermeture (bien que la crise que nous traversons soit la piste privilégiée), il est toutefois important de noter que l’autre salle Blocbuster (celle de Courbevoie) continuera de vous accueillir quand la situation sanitaire le permettra, et que les dirigeants sont d’ores et déjà à la recherche d’un nouveau lieu dans le secteur de la Défense.

Voici le communiqué que vous pouvez lire sur les réseaux de la salle:

Chères et chers grimpeurs, clients et amis,

C’est avec la mort dans l’âme que nous vous annonçons la fermeture officielle de notre salle d’escalade au CNIT La Défense. Cette démarche, liée à des événements conjoncturels, prendra effet dès aujourd’hui, le démontage des structures ayant déjà débuté.

Cela étant, nous avons à cœur de pouvoir vous retrouver très vite dans notre salle à Courbevoie, en attendant de s’installer dans un nouveau lieu à La Défense, pour partager à nouveau notre sport favori. A ce titre, nous échangeons actuellement avec plusieurs propriétaires sur la Défense en vue d’une réinstallation dans les mois à venir. Vous serez bien sûr les premiers informés de cette « renaissance » de Blocbuster/La Défense en temps utile !
Pour l’heure, nous avons subi 6 mois de fermeture effective en 2020 pour répondre aux injonctions de police sanitaire, mais surtout pour protéger nos clients et adhérents tout en conservant à ces derniers leur abonnement.
Telle a toujours été notre politique commerciale !

Nous ne dérogerons pas à ce principe et procéderons au remboursement des accès ou partie d’abonnement restants à ceux qui en feront la demande

Néanmoins, un geste solidaire de la part des grimpeurs concernés serait plus qu’apprécié…soit :

  • En convertissant votre accès ou partie d’abonnement restant en « avoir » réutilisable à Blocbuster Courbevoie,
  • En n’acceptant qu’ un remboursement partiel de la somme restant due

Nous communiquerons très prochainement quant à l’organisation mise en place pour permettre à chacun des clients concernés de faire sa demande de remboursement avec l’option de « solidarité » choisie s’il le souhaite.
Enfin, nous tenons à remercier tout d’abord l’ensemble de nos adhérents petits et grands, mutants et grimpeurs du dimanche pour leur fidélité et constante bonne humeur. Coup de chapeau également à notre équipe Blocbuster qui a su donner une âme à ce lieu et fait découvrir notre passion à des milliers de personnes, sans oublier notre propriétaire ainsi que notre partenaire du CNIT qui ont permis à Blocbuster de se réaliser pendant près de 5 ans.
Nous fermons cette salle aujourd’hui pour mieux revenir demain dans un lieu au moins aussi séduisant !
En attendant, pas d’inquiétude pour la salle de Courbevoie qui rouvrira ses portes dès que nous y serons à nouveau autorisés ! En dépit d’un fonctionnement un peu dégradé en raison de la crise sanitaire, Blocbuster Courbevoie résiste au mieux face aux aléas, même si ceux-ci devaient perdurer dans le temps !

Bonne nouvelle cependant, les cours enfants 6-18 ans uniquement pourront reprendre à Courbevoie à partir de ce mercredi 16.

Malgré cette crise sanitaire qui nous impacte tous à différents niveaux, toute l’équipe Blocbuster vous souhaite de belles fêtes de fin d’année.

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

L’équipe Blocbuster

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“Comment résoudre un problème?”: un livre pour les jeunes passionnés d’escalade

11 Déc

Voici une nouvelle petite lecture des Édition du chemin des Crêtes: “Comment résoudre un problème”. Au centre de cette histoire, la talentueuse grimpeuse Américaine, Ashima Shiraishi, qui vous expliquera sa manière à elle de résoudre un problème.

En escalade, un « problème » est une succession de mouvements difficiles qu’il faut enchaîner pour arriver au sommet du bloc. Il y a des rebondissements, des chutes, des éraflures et des obstacles qui semblent insurmontables au début. Puis vient le moment de joie, quand il n’y a plus rien au-dessus de vous que le ciel et l’objectif atteint.

Ashima retrace dans cette histoire son cheminement depuis l’enfance pour parvenir à résoudre un bloc d’une difficulté majeure. Elle raconte comment elle doit tirer les leçons de chacune de ses chutes pour en ressortir plus forte et déterminée.

Un livre d’une quinzaine de pages, sympa et joliment illustré, à déposer au pied du sapin, notamment pour les jeunes enfants passionnés de grimpe…

En bonus, une préface signée Mélissa Le Neve.

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Jeu concours: Repars avec ta box de Noël (+ de 1500€ de lots !!)

10 Déc

Pour la deuxième année consécutive, PG vous propose un énorme jeu concours pour remporter la “Box de Noël”. Au programme, plus de 1500€ de lots pour le vainqueur, de quoi bien terminer cette année plutôt morose. Et on remercie grandement nos partenaires qui jouent le jeu à nos côtés,  PETZL, SCARPA, CLIMB UP, LOOKING FOR WILD  et le petit nouveau, DELTA BOARD

Ce que contiendra votre box:

  • un grigri et un mousqueton SMD Petzl
  • un jeu de 12 dégaines Petzl au choix
  • un casque Petzl au choix
  • un harnais Petzl au choix
  • une corde 80m Petzl au choix
  • un crash Pad Petzl au choix
  • un sac à magnésie Petzl au choix
  • magnésie Petzl
  • un sac à corde Petzl
  • une paire de chaussons Scarpa Drago LV
  • une paire de chaussures Scarpa Kalipe
  • 2 cartes de 10 entrées dans les salles Climb Up  de ton choix
  • un pantalon technique Looking for Wild
  • un sweat mouton Looking for Wild
  • une veste Kyzyl Asker Looking for Wild
  • une poutre d’entraînement Delta Board

Si ça c’est pas une belle box…

Comment gagner cette box? 

Rien de plus simple…

Tirage au sort le jeudi 24 décembre pour désigner le vainqueur !!

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Le Conseil constitutionnel censure les dispositions du projet de loi relatif à la responsabilité civile des gardiens de sites naturels

09 Déc

Alors qu’au mois d’octobre, dans le cadre de l’examen du projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique, l’Assemblée nationale adoptait un amendement visant à atténuer la responsabilité civile des gardiens de sites naturels sportifs, voilà que nous faisons de nouveau un pas en arrière dans cette évolution souhaitée et souhaitable.

Pour rappel, ce texte  réintroduisait la  notion d’acceptation des risques par la victime dans le cadre d’un accident corporel.

La FFME, à l’origine de ce combat, avait salué cette avancée qui permettait de tempérer les effets redoutables du principe de la responsabilité sans faute du fait des choses prévue à l’article 1242 al. 1er du code civil

Le Conseil constitutionnel vient de censurer cet article comme étant un « cavalier législatif » et donc inconstitutionnel (une mesure introduite dans la loi en préparation par un amendement qui n’a aucun lien avec le projet initial).

La FFME prend acte de cette décision qui résulte du fonctionnement normal de nos institutions, mais regrette son impact immédiat sur la responsabilité des propriétaires et gestionnaires de sites naturels d’escalade. Nous voilà revenus à la case départ.

Cette censure ouvre cependant la porte à de nouvelles démarches pour faire évoluer la loi vers une exonération totale de la responsabilité sans faute des gardiens de sites qui leur permettrait d’autoriser enfin sans contrainte l’accès des sites d’escalade aux grimpeurs.

C’est cette action que la FFME entend continuer à mener avec détermination dans les mois qui viennent.

Ci-dessous, l’analyse de Franck Lagarde (avocat conseil de la FFME) pour bien comprendre la décision du conseil constitutionnel:

Dans une décision du 3 décembre 2020 concernant le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique, le Conseil Constitutionnel a censuré 26 articles considérés comme des « cavaliers législatifs », dont celui relatif à la responsabilité civile des propriétaires et gestionnaires de sites naturels

Dans le Bulletin n° 280 (oct. 2020, p. 6), nous avions signalé une possible évolution législative concernant la responsabilité civile des propriétaires et gestionnaires de sites naturels dans le cadre de l’examen du projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (dit projet de loi « ASAP »).

Pour rappel, le 5 mars 2020, le Sénat avait adopté en première lecture un amendement du sénateur LR Michel Savin visant à insérer dans le code du sport un article L. 311- 1-1 aux termes duquel « les dommages causés à l’occasion d’un sport de nature ou d’une activité de loisirs ne peuvent engager la responsabilité du gardien de l’espace, du site ou de l’itinéraire dans lequel s’exerce cette pratique pour le fait d’une chose qu’il a sous sa garde, au sens du premier alinéa de l’article 1242 du code civil ».

Ce texte visait sans ambiguïté à soustraire les propriétaires et gestionnaires de sites naturels du champ de la responsabilité civile du fait des choses, celle-ci faisant peser sur ces derniers, en cas d’accident imputable à un site de pratique (chute de pierres par exemple), une responsabilité de plein droit (sans faute).

La majorité présidentielle, tout en reconnaissant la nécessité d’une intervention législative sur cette question importante, s’était opposée à la rédaction de cet amendement sénatorial et avait soumis à l’Assemblée nationale un nouvel amendement visant non plus à écarter purement et simplement la responsabilité sans faute des gardiens de sites naturels, mais seulement à l’atténuer en permettant à ces derniers d’opposer aux victimes, en cas de contentieux, leur acceptation des risques.

L’amendement adopté le 2 octobre 2020 par les députés en première lecture proposait de formuler l’article L. 311-1-1 du code du sport de la manière suivante :

« Le gardien de l’espace naturel dans lequel s’exerce un sport de nature n’est pas responsable des dommages causés à un pratiquant sur le fondement de l’article 1242 du code civil, lorsque ceux-ci résultent de la réalisation d’un risque normal et prévisible, inhérent à la pratique sportive considérée ».

Comme nous l’indiquions dans le Bulletin n° 280, cette disposition avait pour effet de « réactiver » la fameuse théorie de l’acception des risques dans le régime de la responsabilité sans faute du fait des choses, théorie qui avait été sèchement abandonnée par la Cour de cassation dans un arrêt de principe du 4 novembre 2010 (Cass., 2è civ., 4 nov. 2010, n° 09-65.947).

C’est cette dernière rédaction qui a finalement été retenue par la Commission mixte paritaire le 21 octobre 2020 (dernière étape du processus législatif puisque le Gouvernement avait décidé d’engager la procédure accélérée sur ce projet de loi). On se dirigeait donc tout droit vers une évolution législative qui, certes n’était pas tout à fait celle espérée, mais qui n’en constituait pas moins une avancée notable pour les propriétaires et gestionnaires de sites naturels concernés au premier chef, et plus largement pour l’ensemble des acteurs des sports de nature.

C’était toutefois sans compter sur un dernier obstacle, à savoir celui du contrôle de constitutionnalité. Malheureusement, celui-ci n’a pas été franchi avec succès. Saisi le 4 novembre par plus de 60 députés, le Conseil Constitionnel a en effet, dans sa décision du 3 décembre, censuré pas moins de 26 articles du projet de loi, dont celui concernant la responsabilité civile des gardiens de sites naturels, estimant qu’il s’agissait-là de « cavaliers législatifs », autrement dit de dispositions dépourvues de tout lien, même indirect, avec le projet de loi initial. Il faut bien reconnaître que l’amendement en cause n’avait pas grand-chose à faire dans un texte de loi consacré à l’origine à la simplification et à l’accélération des démarches administratives pour les particuliers et les entreprises…

Dont acte. Il faudra donc que les parlementaires sensibles à ces préoccupations trouvent, dans les mois qui viennent, un nouveau véhicule législatif pour enfin concrétiser cette nécessaire évolution des règles de la responsabilité civile appliquée aux propriétaires et gestionnaires de sites naturels ouverts au public à des fins sportives ou de loisirs.

On peut parier à cet égard notamment sur la proposition de loi du Sénat n° 678 portant réforme de la responsabilité civile. En l’état, celle-ci comporte en effet un article 2 dont la rédaction est très exactement la même que celle de l’amendement adopté par le Sénat en mars 2020 dans le cadre du projet de loi ASAP. L’occasion peut-être aussi pour le mouvement sportif, au-delà des préoccupations propres aux sports de nature, de faire reconnaître ses spécificités afin de ne pas se retrouver pleinement assujettis à un droit de plus en plus soucieux de l’indemnisation des victimes d’accidents corporels. Il en va, entre autres, de l’assurabilité des risques sportifs dans certaines disciplines…

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C’est officiel, l’escalade sera bel et bien de la partie pour les JO de Paris en 2024

08 Déc

Alors que tout le monde attend l’entrée de l’escalade aux jeux de Tokyo en 2021, l’annonce vient de tomber également pour Paris 2024: l’escalade sera de la partie!

Au delà de l’effet d’annonce, ce qu’il faut retenir c’est l’évolution des épreuves pour 2024. Alors qu’à Tokyo un combiné unique vitesse/bloc/diff sera mis en place, ce sont deux épreuves que nous retrouverons à Paris: une épreuve de vitesse d’une part, et un combiné bloc/difficulté d’autre part. Une belle évolution pour la discipline, qui marque donc une nouvelle étape, avec, pourquoi pas en ligne de mire, 4 épreuves distinctes en 2028: vitesse, bloc, difficulté et une épreuve de combiné des 3 disciplines.

Si cette annonce ne change pas grand chose pour les heureux élus qui participeront aux premiers JO de l’histoire intégrant l’escalade à Tokyo l’été prochain (avec un passage obligé par l’entraînement dans les 3 disciplines), cette évolution pour 2024 pourrait en remotiver plus d’un.

En effet, ceux qui avaient fait le choix de ne pas se lancer dans la quête olympique à cause de l’épreuve de vitesse obligatoire, et quelque peu éloignée des spécificités du bloc et de la diff, ou encore ceux, laissés sur le carreau malgré une tentative de qualification pour 2021, pourraient voir en 2024 une nouvelle porte d’entrée dans l’olympisme.

On attend donc prochainement les annonces de plusieurs grimpeurs qui pourraient se fixer ce nouvel objectif… À suivre!

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Crise sanitaire et confinement: quel impact pour un réseau de salle comme Vertical’Art ?

04 Déc

Alors que les salles d’escalade subissent de plein fouet ce 2ème confinement avec une fermeture administrative des lieux de pratique, nous sommes allés à la rencontre du PDG de Vertical’Art, Lawrence Chapelier, qui nous en dit un peu plus sur l’impact de cette crise sanitaire sur une entreprise comme VA, et sur le sport en général. 


Après une première vague du COVID ce printemps, et une seconde à l’heure actuelle, qu’implique ce second confinement pour une entreprise comme VA aujourd’hui ? 

Une grande capacité d’adaptation, et compter intelligemment pour passer le cap et poursuivre le développement en cours. Nous estimons une perte de chiffre d’affaire de l’ordre de 30% jusqu’à septembre 2021. Pas simple donc mais nous nous donnons les moyens de poursuivre.

J’imagine que les effets négatifs de cette crise vont perdurer dans le temps et qu’il y aura des conséquences à moyen et long terme pour VA ? 

Oui cela risque de perdurer. Je ne pense pas que la dynamique de l’escalade sera remise en cause sur le moyen/long terme mais nous risquons d’en souffrir jusqu’à septembre prochain le temps que les grimpeurs reprennent le chemin des salles d’escalade et retrouvent leurs habitudes sportives. Après le premier confinement nos clients étaient au rendez-vous, cela nous permet de rester optimiste sur cette reprise en janvier. Imaginer un retour à la normale immédiatement après la réouverture me parait peu probable. Un chiffre d’affaire amputé d’une partie de ses recettes est à prévoir pendant encore plusieurs mois. Les conséquences sont principalement un ralentissement pour nous. Cette crise tombe à un moment où le groupe est solide. Nous comptons comme tout le monde mais passerons le cap et poursuivons activement notre développement.

Lawrence Chapelier (PDG de Vertical’Art)

As-tu des chiffres concernant les contaminations COVID-19 liées à la pratique de l’escalade en salle ?

Oui. Nous faisons partie de l’UDSE Union des Salles d’Escalade et sommes capables de sortir des statistiques précises. Je n’ai pas tous les chiffres de toutes les salles d’escalade en tête mais pour ce qui est de Vertical’Art nous n’avons recensé que deux cas de Covid depuis le début de cette crise sur l’ensemble du groupe et ces chiffres sont sensiblement les mêmes pour toutes les salles et groupes en France. Les protocoles qui ont été mis en place nous ont permis de maintenir une sécurité optimale pour nos équipes et grimpeurs. Au travers de l’UDSE et en accord avec l’ensemble de la filière les protocoles avaient été renforcés. Le VA Squad s’est démené chaque jour pour cela d’où notre incompréhension lors de cette deuxième fermeture. Nos établissements ne sont pas des vecteurs du Covid c’est une certitude et le sport d’une façon générale ne l’est pas non plus.

Quels sont les arguments pour une réouverture rapide des salles d’escalade ?

L’ensemble de la filière s’est concerté, a mis en place des protocoles renforcés afin de garantir une grimpe en toute sécurité. Distanciation, gel, marquage, sensibilisation, port du masque en toute circonstance dans les salles même en situation de grimpe, généralisation de la magnésie liquide, limitation … Nous sommes capables de créer des espaces très sécuritaires face à la crise, je ne sais pas comment nous pourrions avoir plus d’arguments… Outre le fait que les chiffres parlent d’eux-mêmes et que les cas Covid sont quasi inexistant dans nos structures, ces fermetures/ouvertures vont avoir des effets désastreux pour beaucoup. Le sport reste un moyen efficace de renforcer nos défenses immunitaires. La communication néfaste qui a été faite sur le sport est insensée.

Comment gères-tu la crise ? Reçois-tu des aides de l’état ? Comment t’en sors-tu financièrement ? Qu’en est-il des employés ?  

Bien que nous ne comprenions pas les choix qui ont été faits par le gouvernement notamment l’image délétère qu’ils ont donné au sport d’une façon générale, de nombreuses aides ont été adoptées. Nous avons notamment eu recours aux PGE et au chômage partiel. Vertical’Art compte 170 collaborateurs aujourd’hui et la grande majorité est en partiel jusqu’à la reprise. Seule une partie du siège continue de travailler sur le développement. La grande discussion de cette seconde fermeture tourne principalement autour des loyers qui pèsent très lourd. Sur le premier confinement les discussions avec nos différents bailleurs s’étaient plutôt bien passées avec des abandons de loyers sur les mois de fermeture. Cette seconde vague est plus compliquée. Un bailleur a aussi besoin d’encaisser et nous, nous devons préserver notre trésorerie pour passer la crise et poursuivre notre développement. Nous allons passer mais c’est financièrement compliqué comme pour tout le monde.

Le sport en salle en général ne risque-t-il pas de régresser au profit du sport outdoor, notamment pour les activités qui, comme l’escalade, se pratiquent à la fois en intérieur et en extérieur 

Jusqu’à la réouverture oui bien sûr mais je pense que le sport en salle a encore de beaux jours devant lui ! La reprise se fera par étapes c’est certain, nous souffrirons encore plusieurs mois après la réouverture, mais nos grimpeurs sont des passionnés et la salle fait partie intégrante de notre sport aujourd’hui. Grimpeur moi-même, l’exté ne se soustrait pas à l’indoor. Les deux sont complémentaires, donc non je suis optimiste sur le sujet. Nous recevons beaucoup de messages de soutien de la part de nos adhérents qui ont hâte de venir serrer de la prise ! Nous avions fait le choix de stopper tous les prélèvements et de proroger les abonnements, nous ne souffrons pas de désengagement massif jusque-là.

Ton avis sur l’escalade avec un masque ?

Désagréable mais faisable… Nous l’avons imposé à la suite de la première fermeture comme beaucoup d’autres groupes et salles d’escalade. Je ne peux pas dire que ce soit confortable ni optimal pendant la pratique mais cela faisait partie des protocoles renforcés qui avaient été mis en place. Les grimpeurs s’y étaient faits et cela renforçait un peu plus la sécurité  de tous en complément de la généralisation de la magnésie liquide. Il faut se dire que ce n’est qu’une période et que pour le bien commun c’est un effort acceptable afin de pouvoir ouvrir le plus vite possible.

Accueilles-tu malgré tous les sportifs de haut niveau et autres publics autorisés à pratiquer ? Est-ce rentable économiquement parlant d’ouvrir à une petite quantité de personnes ?  

Nous accueillons des athlètes sur rendez vous mais nous n’avons pas généralisé l’ouverture au public spécifique. Vertical’Art Toulon et Vertical’Art le Mans sont ouverts mais ce sont de jeunes salles qui peuvent se le permettre avec à leur tête des franchisés motivés et disponibles pour cela. Dans le cadre du groupe c’est plus difficile cela nécessite une masse salariale importante et nous ne trouvons pas l’équilibre financier. Il faut chauffer les salles, avoir au minima deux personnes tout au long de la journée afin de garantir une pratique sécurisée et encadrée, remettre en route un service de nettoyage…  C’est très coûteux. Déjà avec la limitation c’était compliqué mais avec un public spécifique ça n’a aucun sens économiquement parlant.

Plus globalement, quel est l’effet de cette crise sur le monde du sport? 

Désastreux. Je ne suis pas inquiet pour l’avenir du sport sur un moyen long terme mais sur le court terme beaucoup de petits exploitants risquent la cessation. Nous avons la chance d’avoir un groupe solide, nos ouvertures étaient bien « calées » avec cette crise mais pour d’autres un investissement engagé au mauvais moment, un bail signé quelques mois avant la crise, une trésorerie un peu courte peut avoir des répercussions terribles sur l’équilibre financier. Les effets court terme sont financiers, sur le long terme le sport retrouvera sa place et les sportifs retrouveront le chemin des salles j’en suis certain. Toute la question se pose sur notre capacité à tenir jusque-là.

Cette crise va-t-elle faire évoluer VA sur certains plans ?  

Nous avons fait de ce temps une opportunité pour avancer sur de nouveaux concepts Vertical’Art, de nouvelles façons de voir l’escalade en salle. Ce temps peut, malgré les circonstances, être bénéfique. Nous avons donc travaillé et avancé sur beaucoup de sujets que nous avons hâte de pouvoir vous présenter !

Un mot à ajouter ?  

Stay Calm and Go Climb… Soon!

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Nico Pelorson libère un nouveau 9a à l’Abattoir (+ Vidéo)

01 Déc

On le sait très en forme en ce moment, avec notamment la réalisation récente de “No Kpote only”, un bloc ouvert par Charles Albert, que Nico a proposé de décoter de 9A à 8C.

Aussi à l’aise en bloc qu’en voie, c’est cette fois du côté de Grenoble que Nico Pelorson s’illustre en libérant “Hannidalle Tracteur” sur la falaise de l’Abattoir. Une belle connexion entre deux voies, que Nico estime dans la globalité à 9a.

“Hannidalle Tracteur” se trouve sur la falaise de l’abattoir, tout proche de Grenoble. C’est une voie équipée par Flo Plaze qui est une connexion entre le 8b+ “Mezcal” et le 8c+ de “la quarantaine Éclatante”. En bref, il faut faire tout le dur du 8b+ “Mezcal” puis tout le dur du 8c+ “la quarantaine”, le tout sans repos et avec un petit crux pour passer d’une voie à l’autre. La voie est toute naturelle et l’effort est infiniment plaisant: de la rési sur de toutes petites prises sur 40 mouvements! La roche est aussi de grande qualité!

Vous l’aurez compris, avis aux amateurs!

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