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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Un face-à-face incroyable entre Adam Ondra et Sean McColl lors des finales du RockMaster Duels !

30 Juil

C’est l’épreuve phare du RockMaster Festival d’Arco. Il y a 31 ans, c’est ici même que se « créaient » les duels d’escalade en face-à-face. En 1987, l’américaine Lynn Hill et l’allemand Stefan Glowacz en étaient les premiers vainqueurs.

Depuis, si les grimpeurs ne sont plus les mêmes, le concept est lui, toujours identique : sur le mur de difficulté, deux voies identiques sont tracées en parallèle. Cette année, les 25 mètres étaient estimés à 8a. Le but ? Enchaîner la voie en tête le plus vite possible pour être le premier à sauter sur le buzzer et ainsi passer au tour suivant.

Il n’y a qu’à voir la liste des participants : cette année encore, les meilleurs grimpeurs mondiaux ont été conviés à participer aux Duels 2018.

  • Adam Ondra (CZE)
  • Stefano Ghisolfi (ITA)
  • Marcello Bombardi (ITA)
  • Jan Hojer (GER)
  • Jakob Schubert (AUT)
  • Max Rudigier (AUT)
  • Sean Mccoll (CAN)
  • Thomas Joannes (FRA)
  • Alex Megos (GER)
  • Domen Skofic (SLO)
  • Janja Garnbret (SLO)
  • Mina Markovic (SLO)
  • Laura Rogora (ITA)
  • Julia Chanourdie (FRA)
  • Sophie Koller (SUI)
  • Anak Verhoeven (BEL)
  • Jessica Pilz (AUT)
  • Ashima Shiraishi (USA)
  • Molly Thompson Smith (UK)

Après les qualifications, ils étaient quatre hommes et quatre femmes à jouer une médaille.

La première demi-finale a opposé le tenant du titre Adam Ondra, au local de l’étape Stefano Ghisolfi. L’italien tente de suivre la cadence du tchèque, qui, habitué à grimper vite, avale les mouvements à une allure folle. Mais ça ne suffira pas. Adam Ondra arrive au sommet de la voie en 1’10’’22, soit 5’’ avant Stefano.

L’autre demi-finale opposait deux grimpeurs très puissants : l’autrichien Jakob Schubert et le canadien Sean McColl. Finalement, le canadien enchaînera la voie 4’’ avant l’autrichien, rejoignant Adam Ondra dans la course à la médaille d’or.

Et quelle course ! En 31 ans, il s’agit incontestablement du duel le plus palpitant de l’Histoire des Rock Masters. Le bip de départ retenti et les deux finalistes se lancent dans une course spectaculaire. Adam prend de l’avance dans la première partie de la voie, mais Sean McColl est impressionnant dans le dévers, passant la plupart des passages en no-foot. En fin de voie, les deux grimpeurs sont côte à côte et jettent en même temps sur le buzzer.

Impossible à l’œil nu de savoir qui a gagné. Pour cause, seulement 3,7 centièmes de seconde séparent les deux prétendants au titre.

Le chrono d’Adam Ondra affiche 1’03’’185. Celui de sean McColl 1’03’’222. C’était chaud, mais finalement, Adam Ondra a conservé son titre pour la cinquième année consécutive ! Un record en 31 ans de Festival.

Dans la course à la médaille de bronze, Stefano Ghisolfi et Jakob Schubert sont au coude à coude jusqu’au toit, mais l’autrichien accélère et saute sur le buzzer en 1’06’’25, soit 2’’ avant l’italien, qui termine au pied du podium.

  1. ADAM ONDRA
  2. SEAN MCCOLL
  3. JAKOB SCHUBERT
  4. STEFANO GHISOLFI

Chez les femmes, la première demi-finale confrontaient Janja Garnbret, vainqueur en 2016, à Julia Chanourdie, tenante du titre. Au terme d’une course verticale très serrée, c’est la slovène qui décrochait son billet pour les finales, avalant les 25 mètres en 1’23’’26.

En petite finale, notre française Julia Chanourdie était opposée à la belge Anak Verhoeven. Si le début de voie est à l’avantage de Julia, elle se fait rattraper par Anak, qui accélère en fin de tracé pour finalement atteindre le buzzer 0.4’’ seulement avant la vainqueur de l’an dernier.

En finale, Janja Garnbret faisait donc face à sa rivale du moment sur le circuit international : Jessica Pilz, qui battait Anak Verhoeven en demi-finale. Mais la slovène sera impériale en finale ! Dès le début de la voie, elle prend la tête du duel, grimpant à une allure folle. Pour cause, elle réalise presque le même chrono que les hommes, arrivant au sommet de la voie en seulement 1’11’’252.

Déjà victorieuse en 2016, la slovène récupère donc son titre qui lui avait échappé en finale l’an dernier. Pour la petite anecdote, le podium féminin sera pour la troisième fois consécutive le même : Janja Garnbret sur la plus haute marche, devant Jessica Pilz et Anak Verhoeven… La même image que sur la Coupe du Monde de Briançon et d’Arco.

  1. JANJA GARNBRET
  2. JESSICA PILZ
  3. ANAK VERHOEVEN
  4. JULIA CHANOURDIE

L’historique des Duels :

1987 Lynn Hill (USA) – Stefan Glowacz (GER)
1988 Lynn Hill (USA) – Stefan Glowacz (GER)
1989 Lynn Hill (USA) – Didier Raboutou (FRA)
1990 Lynn Hill (USA) – François Legrand (FRA)
1991 Isabelle Patissier (FRA) – Yuji Hirayama (JPN)
1992 Lynn Hill (USA) – Stefan Glowacz (GER)
1993 Susi Good (SUI) – Elie Chevieux (SUI)
1994 Robyn Erbesfield (USA) – François Legrand (FRA)
1995 Laurence Guyon (USA) – François Lombard (FRA)
1996 Katie Brown (USA) – François Lombard (FRA)
1997 Katie Brown (USA) – François Legrand (FRA)
1998 Liv Sansoz (FRA) – François Legrand (FRA)
1999 Muriel Sarkany (BEL) – Eugeny Ovtchinnikov (RUS)
2000 Muriel Sarkany (BEL) – Eugeny Ovtchinnikov (RUS)
2001 Muriel Sarkany (BEL), Martina Cufar (SLO) – Christian Bindhammer (GER), Tomas Mrazek (CZ), Yuji Hirayama (JPN)
2002 Sandrine Levet (FRA) – Alexandre Chabot (FRA)
2003 Angela Eiter (AUT) – Alexandre Chabot (FRA)
2004 Angela Eiter (AUT) – Alexandre Chabot (FRA)
2005 Angela Eiter (AUT) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2006 Sandrine Levet (FRA) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2007 Angela Eiter (AUT) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2008 Johanna Ernst (AUT) – Patxi Usobiaga (ESP)
2009 Angela Eiter (AUT) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2010 Jaïn Kim (KOR) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP) – IFSC CWC Pre-event
2011 Chereshneva Yana (RUS) – Adam Ondra (CZE)
2012 Angela Eiter (AUT) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2013 Mina Markovič (SLO) – Ramòn Julien Puigblanque (ESP)
2014 Magdalena Röck (AUT) – Sachi Amma (JPN)
2015 Hélène Janicot (FRA) – Adam Ondra (CZE)
2016 Janja Garnbret (SLO) – Adam Ondra (CZE)
2017 Julia Chanourdie (FRA) – Adam Ondra (CZE)
2018 Janja Garnbret (SLO) – Adam Ondra (CZE)
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Fanny Gibert remporte le KO Boulder à Arco !

30 Juil

Victoire française lors du Rock Master Festival d’Arco ! Hier, Fanny Gibert s’est imposée sur le KO Boulder, une compétition internationale de bloc au format unique, aux côtés du russe Alexey Rubstov.

Si une Coupe du Monde de difficulté et de vitesse avait lieu à Arco ce week-end, une compétition de bloc se tenait également dans la petite ville italienne.

Sept grimpeurs et sept grimpeuses qui figurent parmi les meilleurs mondiaux ont été invités à participer au KO Boulder. Une compétition unique en son genre, made in Arco.

Le principe est simple : samedi, les grimpeurs avaient quelques heures pour travailler les quatre blocs tracés pour l’occasion. Hier, chaque grimpeur disposait de trois essais pour monter le plus haut possible dans le bloc et tenter de l’enchaîner. A l’issue de chaque bloc, le grimpeur ayant réalisé la bonne performance était éliminé, pour qu’il ne reste plus que trois grimpeurs à jouer la gagne dans le quatrième et ultime bloc de la compétition.

Fanny Gibert décroche l’or !

Les sept athlètes invitées cette année faisaient partie des meilleures mondiales : la slovène Katja Kadic, la japonaise Aya Onoe, la serbe Stasa Gejo, la russe Katia Kipriinova, l’autrichienne Kathy Saurwein, l’italienne Giorgia Tesio et la française Fanny Gibert, évoluent toutes sur le circuit mondial.

Et le premier bloc plongeait tout de suite les grimpeuses dans l’ambiance : Katja Kadic et Kathy Saurwein ne parviendront même pas à réaliser le premier mouvement, tandis que la championne d’Europe en titre, Stasa Gejo, enchaînera le bloc à son premier essai.

Le second bloc ne posera pas de problème à notre française Fanny Gibert, qui appréhende parfaitement la fissure au milieu du tracé. Ça sort pour Fanny, alors que la japonaise Aya Onoe est éliminée.

Puis à l’issue de la dalle du bloc 3, où équilibre et précision se devaient d’être au rendez-vous, c’est l’italienne Giorgia Tesio qui est éliminée, départagée avec la russe Katia Kipriinova, ayant réalisé une meilleure performance dans les deux premiers blocs.

Il était donc temps d’en découdre dans le quatrième et dernier bloc de la compétition. Quelle grimpeuse aurait quelle couleur de médaille ? Concentrée, Fanny Gibert enchaîne ce bloc très physique à son tout premier essai, tout comme la russe Katia Kipriinova. Stasa Gejo occupera la troisième marche du podium, tandis que c’est bien Fanny Gibert qui décroche l’or, après avoir mieux grimpé que la russe dans le début de la compétition.

  1. FANNY GIBERT
  2. KATIA KIPRIINOVA
  3. STASA GEJO
  4. GIORGIA TESIO
  5. AYA ONOE
  6. KATJA KADIC
  7. KATHY SAURWEIN

Neuf ans plus tard, Alexey Rubstov répond toujours présent !

« En 2009, j’étais invité pour la toute première fois au Rock Master d’Arco. Parmi les grimpeurs, il y avait des légendes comme Kilian Fischhuber, ou encore Jérôme Meyer. Neuf ans plus tard, la liste des participants a complètement changé… mais je suis toujours là et encore capable de gagner » déclarait Alexey Rubstov, après être monté sur la première marche du podium.

Car hier, le russe a été le plus fort. Sur la liste de départ, il figurait aux côtés de l’allemand Jan Hojer, des slovènes Jernej Kruder et Gregor Vezonik, des italiens Michael Piccolruaz et Riccardo Piazza et de notre français Micka Mawem.

D’entrée de jeu, Alexey met tout le monde d’accord. Il est le seul des sept compétiteurs à tenir les plats du premier bloc, et sera l’unique grimpeur à aller chercher la prise finale.

Jan Hojer réussira le départ très physique du deuxième bloc et parviendra à l’enchaîner. Mais l’allemand sera éliminé à l’issue du troisième bloc, passant ses trois essais à tenter de décoller dans une dalle précaire, qui restera vierge d’ascension.

La victoire finale allait donc se jouer entre Alexey Rbstov et les slovènes Jernej Kruder et Gregor Vezonik. Un bloc au style de mouvements américains, qui ne causera aucune difficulté ni à Alexey, ni à Gregor, qui l’enchaînent au premier essai. La médaille d’or revient finalement au russe, grâce à sa meilleure performance dans les trois blocs précédents.

  1. ALEXEY RUBSTOV
  2. GREGOR VEZONIK
  3. JERNEJ KRUDER
  4. JAN HOJER
  5. MICKAEL MAWEN
  6. MICHAEL PICCOLRUAZ
  7. RICCARDO PIAZZA

Fanny Gibert et Alexey Rubstov succèdent donc à Alex Puccio et Jongwon Chon, vainqueurs en 2017.

Même si le format était différent de celui rencontré en Coupe du Monde, le KO Boulder n’en reste pas moins un bon entraînement avant la prochaine compétition internationale, qui n’est autre que la Coupe du Monde de Munich, qui marquera la dernière étape mondiale de la saison, avant le Championnat du Monde à Innsbruck en septembre.

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Barbara Zangerl et Jacopo Larcher enchaînent « The Path » 8b+ R trad !

29 Juil

Si vous voyez un R après une cotation, arrêter immédiatement de rigoler. Peu courant, le R derrière une cotation signifie que l’escalade s’annonce particulièrement engagée, et que les chutes peuvent être particulièrement violentes. L’engagement mental dans ce type de voie doit donc être total.

Barbara Zangerl et Jacopo Larcher viennent de nous prouver qu’ils avaient un mental d’acier, en enchaînant « The Path », 8b+ R en trad au Canada.

Initialement, cette voie avait été équipée dans les années 90, sans que personne n’en atteigne jamais le sommet. Il y a 11 ans, Sonnie Trotter décidait de supprimer les points, et l’enchaînera trois ans plus tard en trad, plaçant lui-même ses propres protections.

Durant son trip au Canada en 2016, après avoir réalisé toutes les voies dures du secteur dont « Fight Club » 9b, l’allemand s’était mis au trad et avait réussi à réaliser la première ascension flash de « The Path ».

La première ascension féminine restait toujours à prendre. Et finalement, c’est l’autrichienne Barbara Zangerl qui s’en emparera, quelques jours après que Jacopo Larcher ait répété la voie.

Après quelques runs de travail en moulinette, son premier essai en tête sera le bon. Il faut dire que les 10 mètres séparant les protections précaires placées à même la roche découragent à tomber.

Une belle double croix pour ce couple de grimpeurs décidément bien en forme.

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Coupe du Monde d’Arco: des finales italiennes aux goûts épicés !

29 Juil

Tous les regards étaient rivés sur le haut mur d’Arco hier soir. Les finales de la quatrième Coupe du Monde de difficulté de l’année furent plutôt intenses pour les grimpeurs. Pas de top, même si Janja Garnbret et Jessica Pilz s’en approcheront fortement, tandis que chez les hommes, une traversée fera tomber un à un tous les grimpeurs.

Retour sur les finales de la Coupe du Monde d’Arco et le sacre de Jakob Schubert et Janja Ganrbret, qui n’avait encore jamais remporté cette étape.

Un podium féminin aux airs de déjà vu

Prenez une centaine de grimpeuses de haut-niveau. Faites les participer à une Coupe du Monde à Briançon. Puis, reprenez ces mêmes grimpeuses une semaine plus tard et faites les concourir à Arco. Le podium sera le même.

C’est ce qui s’est passé hier soir. Si les voies ont changé, si le style était différent, si la météo n’était pas la même, le podium, lui, est resté le même.

Au sommet, Janja Garnbret, indétrônable. Sur les quatre manches mondiales de cette saison 2018, c’est la troisième Coupe du Monde de la saison qu’elle remportait hier. Après Villars et Briançon, la slovène s’est de nouveau imposée à Arco.

Une première pour elle, qui n’avait encore jamais réussi à s’imposer en Italie. C’est d’ailleurs la seule étape du circuit mondiale que Janja n’avait encore pas remportée, terminant 3ème ces deux dernières années. Voilà que la slovène a réussi à chasser ses vieux démons hier soir.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Juste avant elle, Jessica Pilz fixait la verticale limite très haut dans la voie. Après un début plutôt calme dans la voie, l’autrichienne se livrait à une bataille acharnée contre la gravité à la fin du tracé. Elle chutait à seulement trois mouvements du top, prenant la première place du classement provisoire.

Janja Garnbret ne parviendra finalement pas à toper la voie. Elle chute à bout de forces une prise plus loin que Jessica.

J’étais un peu hésitante dans la première partie de voie, c’était très dur de savoir quelle méthode adopter. Puis, il fallait vraiment s’engager totalement dans le jeté, avant de s’attaquer à une section sur de petites arquées.

D’une manière générale, j’étais moins à l’aise que d’habitude, car la voie avait été très dure à comprendre durant la lecture, du coup je la découvrais un peu au fil des mouvements. Heureusement, toutes les décisions que j’ai prises se sont avérées bonnes. Je me suis vraiment engagée à 100% dans chaque mouvement pour produire ma plus belle escalade.

Puis j’ai accéléré en fin de voie pour ne pas me faire arrêter à cause du temps. La fatigue commençait à me rattraper et à la fin, la seule chose que j’ai pu faire, c’est ramener ma main gauche sur la prise que je tenais main droite, avant de tomber. Mais j’étais super contente de ma performance.”

Prochaine étape pour Janja: la Coupe du Monde de bloc de Munich, en août. La slovène a avoué que les compétitions de bloc lui manquaient. Puis un mois plus tard, elle défendra son titre de Championne du Monde à Innsbruck.

Jessica Pilz décroche donc sa troisième médaille d’argent de la saison, devant la belge Anak Verhoeven, qui prendra la troisième place de la compétition.

Hélène Janicot et Manon Hily à quelques mouvements d’une médaille

Première finaliste à s’élancer, Hélène Janicot restera un long moment en tête du classement provisoire. Renouant avec les finales après deux ans d’abstinence, la française rentre bien dans sa voie de finale. Mais son pied zippe au beau milieu du tracé et tandis qu’Hélène essaye de tenir comme elle peut, la gravité prendra le dessus.

Il faudra alors attendre le passage d’Anak Verhoeven pour qu’Hélène quitte la chaise du leader, terminant 5ème de cette Coupe du Monde. Sans s’être spécialement entraînée pour cette saison internationale, elle est ravie de cette performance.

Manon Hily prendra la 6ème place de sa deuxième finale en Coupe du Monde. Elle chute trois prises sous Hélène, ne sachant trop comment se placer.

Notons que cette voie de finale féminine était très intéressante en terme de diversité. Il fallait être une grimpeuse complète et être à l’aise dans tous les styles pour atteindre le sommet de la voie. Un début sur de grosses demi-sphères, suivi d’un jeté très engagé, puis d’une partie sur arquées, avant une fin beaucoup plus physique.

La traversée la plus dure du monde ?

La voie de finale masculine mettra un à un tous les grimpeurs au tapis. Aucun finaliste n’aura la chance ni l’énergie nécessaire pour atteindre le toit, et s’essayer au spectaculaire jeté qu’avaient prévu les ouvreurs.

Non, la victoire s’est jouée bien plus bas, à une vingtaine de mouvements du top de la voie. Quasiment tous les grimpeurs atteindront la moitié du tracé, se lançant alors dans une traversée qui s’avérera fatale pour tous.

Le local de l’étape Stefano Ghisolfi sera l’un des premiers à en faire les frais. Un volume noir peu accueillant le renverra au sol. Mais, détail important, l’italien réussissait à valoriser la prise. Un petit plus qui fait la différence et qui lui permet de monter sur le podium. Certes, ce n’est pas la couleur de médaille que Stefano espérait le plus, mais il monte tout de même sur la deuxième marche de la boîte.

Domen Skofic et Adam Ondra chuteront au même endroit, mais ne valoriseront pas la prise comme Stefano. Ils seront alors départagés suite aux résultats des demi-finales. C’est ainsi que Domen Skofic décrochera sa deuxième médaille de bronze consécutive, après celle gagnée à Briançon le week-end dernier.

Adam Ondra restera au pied du podium, terminant 4ème. Son moins bon résultat en deux ans. Mais le tchèque nous a prouvé ce week-end que sans entraînement spécifique pour les compétitions, ils pouvaient déjà faire très mal. Alors quand on sait qu’il a prévu de passer son mois d’août à s’entraîner spécialement pour Innsbruck, on se dit que la bataille va être très dure en septembre !

Finalement, c’est Jakob Schubert qui s’impose pour la deuxième fois cette saison. L’autrichien réalisera la meilleure performance de la soirée, dépassant les deux volumes noirs ayant fait chuter les autres grimpeurs. Mais Jakob tombera trois mouvements plus loin, à quelques mètres du toit.

“Je suis super content de l’emporter à Arco ce soir. C’est une voie de finale où il était facile de faire des erreurs. On ne peut pas rejeter toute la faute sur les ouvreurs, je pense que nous aurions tous pu mieux faire. Certains passages ont peut-être été plus délicats que ce qu’ils avaient prévu et les conditions humides sur le mur n’ont pas arrangé les choses.”

Quatre Coupes du Monde, deux victoires et une deuxième place. Jakob Schubert a donc conforté encore un peu plus son avance au classement général et s’élancera en tant que favori lors des Championnats du Monde.

Après un mois de juillet plus chargé que jamais en Coupe du Monde, avec quatre étapes en quatre semaines, les grimpeurs ont maintenant droit de souffler un peu. Mais chacun retournera vite s’entraîner de son côté, car la prochaine échéance n’est autre que le Championnat du Monde à Innsbruck en septembre.

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Anouck Jaubert, médaillée de bronze à Arco !

29 Juil

La soirée de finales italiennes a débuté hier par l’épreuve de vitesse. En même temps que la Coupe du Monde de difficulté, Arco accueillait la sixième manche mondiale de vitesse. Côté français, Anouck Jaubert montera sur son quatrième podium de la saison, décrochant le bronze.

1/8ème de finale

Chez les hommes, Bassa Mawem, seul tricolore en finale, passe le premier round sans encombre. Il se paye le luxe de réaliser le deuxième meilleur chrono des 1/8ème de finale, avec un run en 5″77.

Chez les femmes, Anouck Jaubert réalise la même prestation que Bassa, remportant son duel et signant le deuxième meilleur temps. En revanche, Capucine Viglione et Victoire Andrier commettent chacune des erreurs et perdent leur duel. Elles terminent respectivement 15ème et 13ème de cette Coupe du Monde.

1/4 de finale

C’est ce tour qui sera fatal à Bassa Mawem. Opposé au russe Aleksandr Shilov, la course s’annonce serrée. Mais c’est bien notre français qui prend la tête du duel, avant de commettre une erreur de main à quelques centimètres du buzzer. Couper dans son élan, il ne peut frapper le buzzer, laissant ainsi le russe remporter la manche. Bassa termine donc 8ème de cette Coupe du Monde.

1/2 finale

Malchance aussi pour Anouck Jaubert en 1/2 finale… La voici opposée face à sa plus proche rivale au classement général, la russe Mariia Krasavina. Tout comme Bassa plus tôt qu’elle, Anouck prend de l’avance, mais n’appuiera pas sur le buzzer assez fort pour stopper le chrono, qui continue de défiler. La russe sort donc victorieuse de ce duel, privant notre française de finale.

Petite finale

Pas de course à la médaille d’or pour Anouck, mais tout de même la petite finale à jouer. Elle fait face à la polonaise Aleksandra Kalucka. Le bip de départ retenti et le duel est très serré entre les deux grimpeuses, qui ne commettent quasiment pas d’erreur.

Elles tapent le buzzer en même temps, impossible de savoir qui a gagné sans regarder le chronomètre. Pour cause, les deux chronos affichent 7″59. Il faut alors se tourner vers les millièmes de seconde pour départager la médaillée de bronze de la quatrième.

Avantage à Anouck, qui monte sur son quatrième podium de la saison. Une médaille qui fait du bien après sa contre performance à Chamonix il y a deux semaines.

Finale

Une finale féminine 100% russe chez les femmes, où Iuliia Kaplina s’octroie l’or devant sa compatriote Mariia Krasavina.

Chez les hommes, l’ukrainien Danyil Boldyrev revient en force. Après sa victoire à Chamonix, il s’offre une deuxième médaille d’or consécutive, remportant son duel final face au russe Aleksandr Shilov.

Les résultats complets des finales:

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Janja Garnbret et Jakob Schubert triomphent à Arco !

28 Juil

Et les grands vainqueurs de la Coupe du Monde d’Arco sont… Janja Garnbret et Jakob Schubert !

Chez les femmes, Janja Ganrbret et Jessica Pilz seront les deux seules grimpeuses à s’approcher du top. Aucune n’enchaînera la voie, mais c’est tout de même las slovène qui décroche la victoire, chutant un mouvement au-dessus de l’autrichienne, qui termine 2ème.

La belge Anak Verhoeven complète le podium.

Hélène Janicot et Manon Hily, nos deux seules françaises présentes en finale ce soir, prennent respectivement la 5ème et 6ème place de cette étape italienne.

Chez les hommes, aucun grimpeur ne dépassera les deux tiers du tracé. C’est finalement Jakob Schubert qui s’adjuge une deuxième victoire cette saison, dépassant de quelques mouvements le crux de la voie.

L’italien Stefano Ghisolfi décroche une belle médaille d’argent devant son public, devançant Domen Skofic, 3ème.

Les résultats des finales:

À suivre, un résumé complet de ces finales. Restez connectés !

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Manon Hily et Hélène Janicot en finale de la Coupe du Monde d’Arco !

28 Juil

C’est sous un soleil de plomb que les demi-finales de la Coupe du Monde d’Arco viennent de s’achever. Si elles seront fatales pour Thomas Joannes et Romain Desgranges, qui ne rentrent pas dans le top 8, elles conviendront tout particulièrement à Manon Hily et Hélène Janicot, qui grimperont en finale ce soir !

Récap de ces demi-finales.

Hélène Janicot renoue avec les finales !

Voilà deux ans qu’Hélène Janicot n’avait pas participé à une finale de Coupe du Monde ! Après une saison chaotique en 2017 où elle n’arrivait pas à s’exprimer pleinement – terminant par exemple 25ème ici même à Arco, Hélène a décidé d’appréhender cette année 2018 avec moins de pression.

Si la française est sur le circuit cette saison, c’est avant tout pour prendre du plaisir ! Ouvreuse à Chamonix, elle terminait 9ème et première non-qualifiée à Briançon le week-end suivant. Un résultat qu’elle n’avait plus atteint depuis une année.

Aujourd’hui, Hélène a brillé en demi-finale et est passée de l’autre côté de la ligne. De première non-qualifiée, elle est passé au rang de dernière qualifiée et croyez moi, il est préférable d’être à cette place.

Elle sera la première grimpeuse à atteindre la partie la plus prononcée du dévers, dépassant la verticale limite où Julia Chanourdie, Stasa Gejo ou encore Mina Markovic se cassaient les dents juste avant. Après un beau combat, Hélène tombe sur la prise 37, ce qui suffira pour faire partie du top 8.

Manon Hily deuxième française finaliste

Manon Hily conserve toujours son statut de leader de cette équipe de France féminine. Aujourd’hui encore, elle sera la française à monter le plus haut dans la voie, valorisant la dernière prise tenue par Hélène Janicot. Elle se classe ainsi 6ème des demi-finales.

Après Villars en Suisse, la réunionnaise disputera sa deuxième finale de la saison, la deuxième de sa carrière de grimpeuse de difficulté.

Il y a quelques jours, Manon déclarait grimper au plaisir. Tout comme Hélène Janicot, il est intéressant de remarquer que ce sont elles qui ont le mieux réussi aujourd’hui.

Janja Garnbret impressionne !

Oui, Janja Garnbret arrive encore à nous impressionner. Alors que les meilleures grimpeuses de la demi-finale chutent dans le toit, les deux autrichiennes Christine Schranz et Jessica Pilz parviennent à s’en extirper, avant de se faire rattraper par la gravité quelques mouvements plus loin.

À son arrivée au pied du mur, Janja Garnbret, dernière grimpeuse à s’élancer, était alors la seule à pouvoir l’enchaîner. Tandis que Domen Skofic grimpe en parallèle dans la voie masculine, la slovène ne traîne pas dans le début de la voie et atteint rapidement les premiers passages délicats. Mais elle ne tremble pas. Janja passe le toit sans la moindre difficulté et vient à bout des derniers mouvements, pour finalement atteindre la dernière prise et clipper la chaîne.

Après une telle prestation, on a du mal à croire qu’elle vient de grimper dans la même voie que les autres compétitrices, tant le parcours semblait facile en la regardant évoluer.

Suite à ses deux tops hier lors des qualifications, Janja mène donc 3-0 contre les voies d’Arco. Mais la plus belle bagarre aura lieu ce soir en finale…

Romain Desgranges et Alex Megos, out des finales

Deux des grands favoris de cette compétition ne dépasseront pas le tour des demi-finales.

Une dégaine à clipper ralenti Romain Desgranges dans sa progression. Le chamoniard ne peut pas continuer, après quoi il sera trop haut pour attraper la dégaine. Il tente alors de redescendre, puis remonte, ne sachant trop comment se placer pour libérer sa main droite le temps de la manipulation. Quelques secondes plus tard, c’est la chute pour Romain, alors 6ème du classement.

Les trois grimpeurs suivants dépasseront le point de chute de Romain, ce qui le reléguera en 9ème position, premier non-qualifié. Après Chamonix il y a deux semaines, c’est la deuxième finale de la saison que Romain Desgranges manque. Retour à l’entraînement pour le numéro 1 mondial en 2017, en vue de l’objectif majeur de la saison: les Championnats du Monde d’Innsbruck en septembre.

Alex Megos manquera également à l’appel ce soir. Vainqueur à Briançon, l’allemand sera privé de finale, chutant dans un crux qui piégera un tiers des demi-finalistes.

C’est d’ailleurs dans ce même passage que tombera Thomas Joannes, qui prendra finalement la 13ème place de cette étape, juste derrière Alex Megos.

Sascha Lehmann, révélation de l’année ?

S’il y en a un qui a fait forte impression aujourd’hui, c’est le suisse Sascha Lehmann. Il sera tout simplement le meilleur grimpeur de la journée, atteignant la prise 47, à quelques mouvements du top de la voie masculine.

Il sera le seul à dépasser le crux en fin de voie, qui fera chuter cinq des huit grimpeurs figurants en finale. Ni Adam Ondra, ni Jakob Schubert, ni même Domen Skofic ou Stefano Ghisofli n’égaliseront la personne du jeune suisse de 19 ans.

Sascha disputera donc ce soir sa troisième finale consécutive, après Chamonix et Briançon. 49ème mondial l’an dernier, il semble réaliser la plus belle saison de sa jeune carrière.

Et puisque l’on parle de jeune carrière, notons la très belle performance de l’espagnol Alberto Ginés López. Vainqueur de la Coupe d’Europe jeune de bloc en Bulgarie le week-end dernier, il participe à la première Coupe du Monde de sa vie… à 15 ans seulement.

Voilà que ce jeune espagnol sera en finale ce soir, après avoir réalisé une superbe prestation en demi-finale tout à l’heure.

Les résultats:

+ Les résultats complets femmes et hommes

La suite du programme:

18h15 : Finale vitesse
19h45 : Finale difficulté femmes
20h45 : Finale difficulté hommes


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Le résumé des qualifications

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Romain Desgranges et Adam Ondra remportent les Arco Rock Legends !

28 Juil

Les Arco Rock Legends, c’est la cérémonie des Oscars dans le monde de l’escalade. Une soirée qui se tient chaque année, lors de la Coupe du Monde d’Arco, où le meilleur falaisiste et le meilleur compétiteur de la saison sont récompensés à travers deux trophées: le Wild Country Rock Award et le La Sportiva Competition Award.

La cérémonie 2018 se déroulait hier, au centre-ville d’Arco. Romain Desgranges et Adam Ondra ont remporté les Oscars.

La Sportiva Competition Award

Pour la toute première fois en 13 ans, un français est reparti avec le prix du meilleur compétiteur de l’année. Ce français, s’est bien entendu Romain Desgranges, numéro 1 mondial en 2017, ayant raflé le titre de Champion d’Europe et trois victoires en Coupe du Monde, après plus de 15 ans de carrière.

Le jury a particulièrement apprécié de voir le symbole que le chamoniard est devenu. La preuve vivante que l’intégrité, la persévérance et le dévouement, associés à un amour pur pour l’escalade, paient toujours.

Romain Desgranges, nominé aux côtés de la mutante slovène Janja Garnbret (récompensée en 2017) et du grimpeur de vitesse Reza Alipourshena, remporte donc le La Sportiva Competition Award, le prix du meilleur compétiteur en escalade. L’équivalent du Ballon d’Or, pour celui qui aime tant le football…

Wild Country Rock Award

Contrairement à Romain Desgranges, lui est habitué à être récompensé par les Arco Rock Legends. Pour la sixième fois de sa carrière, Adam Ondra a remporté le prix à Arco. Celui du meilleur falaisiste.

Pour cause, l’année dernière, le tchèque devenait le tout premier grimpeur à enchaîner un 9c: “Silence”, qu’il travaillait depuis des années, dans la grotte de Flatanger en Norvège. En plus d’avoir gravi la voie la plus dure de la planète, Adam écrivait une deuxième page de l’Histoire cette année, en enchaînant le premier 9a+ flash. C’était le 10 février, à St-Léger en France, avec “Super Crackinette”.

En dépit de ses résultats records, Adam Ondra n’a jamais perdu l’esprit et l’amour de l’escalade qu’il a depuis l’âge de 14 ans, ainsi que le respect pour les autres athlètes. D’ailleurs, après avoir remercié le jury pour le prix, il a expliqué au micro, que pour lui, Angela Eiter méritait plus le Wild Country Rock Award (après être devenue la première femme à atteindre le sommet d’une voie en 9b.)

Hier soir, il n’y avait donc pas que la lune qui brillait différemment. Romain Desgranges et Adam Ondra ont écrit l’Histoire de l’escalade et ajouté leur patte à une belle liste de grimpeurs récompensés depuis 2006.

L’historique des Arco Rock Legends :

Année SALEWA ROCK AWARD LA SPORTIVA COMPETITION AWARD
2006 Josune Bereziartu (ESP) Angela Eiter (AUT)
autres nominés: Daniel Andrada, Yuji Hirayama, Chris Sharma, Maurizio “Manolo” Zanolla autres nominés: Flavio Crespi, Tomasz Mrazek
2007 Patxi Usobiaga (ESP) David Lama (AUT)
autres nominés: Andreas Bindhammer, Dave Graham, Adam Ondra, Daniel Woods autres nominés: Angela Eiter, Patxi Usobiaga
2008 Adam Ondra (CZE) Maja Vidmar (SLO)
autres nominés: Patxi Usobiaga, Dave Graham, Chris Sharma, Barbara Zangerl autres nominés: Kilian Fischhuber, Patxi Usobiaga
2009 Chris Sharma (USA) Kilian Fischhuber (USA)
autres nominés: Dani Andrada, Markus Bock, , Adam Ondra , Maja Vidmar autres nominés: Johanna Ernst, Anna Stöhr
2010 Adam Ondra (CZE) Akiyo Noguchi (JPN)
autres nominés: Charlotte Durif, Enzo Oddo, Chris Sharma, Daniel Woods autres nominés: Adam Ondra, Johanna Ernst
2011 Adam Ondra (CZE) Ramon Julien Puigblanque (ESP)
autres nominés: Sasha DiGiulian, Gabriele Moroni, Chris Sharma, Enzo Oddo autres nominés: Jain Kim, Adam Ondra
2012 Sasha DiGiulian (USA) Anna Stöhr (AUT)
autres nominés: Dave Graham, Daniel Woods, Iker Pou, Adam Ondra autres nominés: Kilian Fischhuber, Jakob Schubert
2013 Adam Ondra (CZE) Mina Markovic (SLO)
autres nominés: Steve McClure, Alexander Megos, Chris Sharma autres nominés: Angela Eiter, Jakob Schubert
2014 Muriel Sarkany (BEL) Urko Carmona Barandiaran (ESP)
autres nominés: Alexander Megos, Adam Ondra autres nominés: Sachi Amma, Dmitrii Sharafutdinov
2015 Alexander Megos (Ger) Adam Ondra (CZE)
autres nominés: Angela Eiter, Ashima Shiraishi autres nominés: Jain Kim, Jakob Schubert
WILD COUNTRY ROCK AWARD LA SPORTIVA COMPETITION AWARD
2016 Daniel Andrada (ESP) Mina Markovic (SLO)
autres nominés: Laura Rogora, Jakob Schubert autres nominés: Janja Garnbret, Adam Ondra
2017 Margo Hayes Janja Garnbret
autres nominés: Stefano Ghisolfi, Adam Ondra autres nominés: Shauna Coxsey, Domen Skofic
2018 Adam Ondra Romain Desgranges
autres nominés: Angela Eiter, Alex Megos autres nominés: Janja Garnbret, Reza Alipourshena
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Coupe du Monde d’Arco: Adam Ondra et Janja Garnbret dominent les qualifications !

27 Juil

La traditionnelle Coupe du Monde d’Arco est lancée ! Ils étaient au total 171 grimpeurs à prendre part aux qualifications aujourd’hui dans la petite ville italienne.

Des qualifications menées d’une main de maître par Janja Garnbret chez les femmes, qui est la seule à enchaîner les deux voies. Chez les hommes, Adam Ondra attaque la compétition très fort aux côtés de Jakob Schubert.

Du côté français, cinq grimpeurs décrochent leur ticket pour les demi-finales de demain: Manon Hily, Julia Chanourdie, Hélène Janicot, Romain Desgranges et Thomas Joannes.

Résumé de cette première journée.

Magnifique entrée en matière d’Adam Ondra !

Voilà près d’un an jour pour jour qu’Adam Ondra n’avait pas pris le départ d’une compétition internationale. Sa dernière en date était d’ailleurs la Coupe du Monde d’Arco, l’été dernier. Revenu d’un mois passé à écumer les falaises canadiennes, on ne peut pas dire que le tchèque s’est préparé spécialement pour l’événement de ce week-end.

Mais son talent suffira pour lutter contre la gravité. Aujourd’hui, Adam Ondra est l’un des deux seuls athlètes à ne pas être tombé. Il enchaîne la voie 1, puis la voie 2, nous confiant tout de même que l’acide lactique s’est emparé de ses avant-bras au sommet des deux longs tracés italiens.

“Je suis venu directement du Canada, sans même repasser chez moi. Je n’ai grimpé que sur le rocher là-bas, dans des styles de voies plutôt bloc. Alors oui, j’ai les avant-bras bien gonflés à l’issue des deux voies de qualification. Mais cette Coupe du Monde étant la dernière avant les Championnats du Monde d’Innsbruck, je suis venu m’entraîner avant cette échéance majeure. Et je veux aussi voir jusqu’où je peux aller ce week-end sans m’être entraîné du tout pour les compétitions.”

On peut dire que le tchèque commence fort. Le voici premier des qualifications à l’issue de cette première journée de Coupe du Monde.

Le deuxième grimpeur à ne pas être tombé aujourd’hui s’appelle Jakob Schubert. Tout comme Adam Ondra, l’autrichien enchaîne ses deux voies de qualification, rejoignant le tchèque à la première place du classement. Un résultat qui prouve une nouvelle fois que Jakob est très en forme. Une forme qui dure depuis un long moment, lui qui n’a pas manqué une seule finale en Coupe du Monde ces quatre dernières années.

Domen Skofic semble lui aussi retrouver le chemin des premières places. Si le slovène chute quelques mouvements avant le sommet de la voie 1, il sera l’un des trois seuls avec Adam et Jakob à toper la voie 2. Une performance qui le classe 3ème.

Romain Desgranges et Thomas Joannes en demi-finale !

Nos grimpeurs de l’équipe de France de difficulté passent le tour des qualifications et seront présents en demi-finale demain.

Belle prestation de Romain Desgranges, qui se classe 4ème des qualifications. Si le chamoniard chute juste sous la prise finale de sa première voie de qualification, il fait partie des huit grimpeurs à enchaîner sa deuxième voie.  Une prestation qui le classe 4ème, derrière le trio de tête.

Thomas Joannes, maintenant qualifié pour les Championnats du Monde d’Innsbruck suite à sa finale briançonnaise, grimpe les épaules plus légères. Régulier aujourd’hui, il atteint quasiment le même niveau dans ses deux voies de qualifications, chutant à un ou deux mouvements de la fin. Il termine 13ème et participera demain à sa troisième demi-finale de la saison.

Micka Mawem, venu profiter de cette Coupe du Monde pour peaufiner son entraînement pour le combiné, termine 60ème.

Des japonais en forme à Arco !

Notons la belle performance de l’équipe japonaise. Si la Coupe du Monde de Briançon avait été compliquée pour eux, les asiates se sont ressaisis aujourd’hui. Sur les huit athlètes japonais masculins au départ de cette étape italienne, six se qualifient pour les demi-finales.

En tête de cette équipe, le jeune Hidemasa Nishida. Vous ne le connaissez probablement pas car il dispute seulement sa première saison internationale. Pour cause, il n’a que 15 ans et est le plus jeune grimpeur de cette Coupe du Monde d’Arco. Tout à l’heure, il enchaînait la voie 1, pour se classer finalement 7ème des qualifications.

Un double top pour Janja Garnbret

Le seul double top féminin de la journée nous vient de Janja Garnbert. Presque sans surprise, la slovène se hisse au sommet de ses deux voies de qualification, sans trop de difficulté.

Elle sera d’ailleurs l’unique grimpeuse à enchaîner la voie 1, tandis que seule la belge Anak Verhoeven égalisera la prestation de Janja dans la seconde voie, étant la deuxième athlète à toper une voie aujourd’hui.

76 grimpeuses, trois tops, dont deux au compteur de Janja. C’est dire la suprématie de la jeune slovène. Pour la petite anecdote, depuis que Janja Garnbret participe à la Coupe du Monde d’Arco, elle n’est jamais tombée lors des qualifications. Elle est la seule grimpeuse du circuit à pouvoir en dire autant…

Derrière elle, on retrouve donc Anak Verhoeven, chutant tout au sommet de sa voie 1 mais qui enchaînera la deuxième voie.

Jessica Pilz, qui se livre à duel sans merci avec Janja Garnbret depuis le début de la saison, répond présente à Arco, réalisant la troisième meilleure performance de la journée, en chutant à quelques mouvements du top de ses deux voies.

Trois françaises dans le top 26

Un top 26 synonyme de demi-finale pour trois de nos françaises. C’est une nouvelle fois la réunionnaise Manon Hily qui réalise la plus belle performance tricolore de la journée. Elle chute dans le crux de la voie 1, qui fera d’ailleurs tomber 19 autres grimpeuses ! Mais la vice-championne de France se reprend dans la seconde voie, pour prendre finalement la 12ème place du classement.

Nos deux autres demi-finalistes françaises ne sont pas très loin derrière. Après son top 10 à Briançon, Hélène Janicot semble reprendre plaisir à participer aux compétitions. Elle se classe aujourd’hui 14ème, juste devant Julia Chanourdie 15ème, qui avait fait l’impasse sur la Coupe du Monde de Briançon le week-end dernier.

Les longues voies d’Arco n’auront pas laissé la possibilité à Nolwen Berthier et Salomé Romain de s’exprimer pleinement. Elles prennent respectivement la 34 et 38ème place de cette étape, devant Anouck Jaubert, qui se sera battu dans ses deux voies de qualification pour prendre la 52ème position en difficulté.

Les résultats:

+ Les résultats complets femmes et hommes


La suite du programme:

Samedi 28 juillet :

09h00 – 11h00 : Qualification vitesse
12h00 – 14h30 : Demi-finale difficulté

18h15 : Finale vitesse
19h45 : Finale difficulté femmes
20h45 : Finale difficulté hommes

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Une nouvelle Coupe du Monde de difficulté et de vitesse débute à Arco !

27 Juil

La tournée mondiale se poursuit ! Quel mois de juillet chargé pour les grimpeurs internationaux, qui enchaînent leur quatrième week-end de Coupe du Monde consécutif.

Après Villars et les deux étapes françaises de Chamonix et de Briançon, c’est à Arco, en Italie, que les meilleurs compétiteurs du monde se sont donné rendez-vous.

A l’occasion du 32ème Rockmaster Festival, Arco, connue comme étant la capitale mondiale de l’escalade, accueille la quatrième étape de difficulté et la cinquième étape de vitesse.

Et il se pourrait bien que cette Coupe du Monde soit la plus disputée de la saison. Pour preuve, un invité de prestige sera de la partie pour la première fois de la saison : Adam Ondra, qui participe dès aujourd’hui à cette Coupe du Monde de difficulté ! Après un mois passé sur les falaises canadiennes, le tchèque est rentré spécialement en Europe pour prendre part à cette compétition, qui sera son seul entraînement en conditions réelles avant les Championnats du Monde d’Innsbruck.

Adam va-t-il l’emporter ce week-end ? Difficile à dire quand on voit le niveau de forme des autres compétiteurs. Le tchèque devra faire face à un Alex Megos galvanisé par sa première victoire en Coupe du Monde. L’allemand, victorieux à Briançon, nous a prouvé qu’il était capable de reproduire sa belle grimpe de falaisiste sur les voies de compétitions internationales.

Et que dire de Jakob Schubert, qui s’imposait d’ailleurs ici même à Arco l’an dernier, surpassant Adam Ondra. Les statistiques de l’autrichien sont impressionnantes. Jusqu’à Briançon cette année, il avait été sur tous les podiums de Coupe du Monde auxquelles il participait depuis deux ans, soit neuf médailles d’affilée au total !
Mieux encore, Jakob n’a pas manqué une finale de Coupe du Monde de difficulté depuis… Octobre 2014 ! Le leader du classement général compte bien conserver son avance après l’étape italienne.

Sans oublier Stefano Ghisolfi très en forme cette saison. L’italien rêvait de s’imposer au pied du Mont-Blanc. Il l’a fait cette année à Chamonix. Maintenant, il souhaite décrocher l’or chez lui, en Italie, devant son public.

Enfin, cette compétition à Arco a une saveur toute particulière pour Romain Desgranges, qui remportait là-bas la deuxième victoire en Coupe du Monde de sa carrière il y a deux ans. Très solide à Villars cette saison, il montait sur la deuxième marche du podium, avant de connaître une contre-performance à Chamonix. Mais le français rebondissait à Briançon, décrochant de nouveau la médaille d’argent.

Chez les femmes, va-t-on de nouveau assister à un duel Pilz/Garnbert ? Depuis le début de la saison, les deux grimpeuses se livrent une bataille sans merci. Personne n’a réussi encore à s’intercaler entre l’autrichienne et la slovène, qui trustent les deux premières marches du podium depuis le début de l’année. Quand Janja s’imposait à Villars et à Briançon, Jessica terminait deuxième. A Chamonix, c’est Jessica, qui, pour la première fois de sa vie, décrochait l’or, tandis que Janja prenait la seconde place.

Jaïn Kim est aussi capable d’aller chercher l’or à Arco ce week-end. La coréenne terminait à deux reprises sur la troisième marche du podium à Villars et Chamonix et avait fait le choix de ne pas participer à Briançon, étant sélectionnée au même moment pour les Jeux d’Asie.
C’est d’ailleurs elle qui s’imposait en Italie l’année dernière, atteignant le point le plus haut de la voie de finale.

En vitesse, il s’agit de la cinquième étape mondiale de la saison. Cinq compétitions et cinq vainqueurs différents chez les hommes. C’est dire si cette saison 2018 est ouverte. Le dernier à s’être imposé, c’est l’ukrainien Danyil Boldyrev, qui remportait l’étape à Chamonix.

Mais c’est le russe Dmitrii Timofeev qui figure en tête du général, avec trois podiums à son actif.

Bassa Mawem fait partie de ceux qui se sont déjà imposé cette année. C’était à Tai’An, en Chine au mois de mai. Et la dernière participation de Bassa à la Coupe du Monde d’Arco s’était soldée par un podium…

Chez les femmes, la Coupe du Monde de Chamonix ne s’était pas passée aussi bien que ce qu’Anouck Jaubert espérait. Après un run de 1/8ème de finale difficile, elle prenait la 11ème place du classement. La française a donc à cœur de retrouver le chemin du podium ce week-end à Arco. Après déjà trois médailles d’or cette saison, elle est pour le moment en tête du général.

Attention à la russe Mariia Krasavina qui compte deux podiums cette saison, mais qui n’a pas encore remporté d’étape.

Enfin, Victoire Andrier et Aurélia Sarisson nous ont prouvées qu’elles étaient capables d’aller chercher une médaille mondiale cette année. Victoire montait sur son premier podium à Villars au début du mois, et Aurélia jouait la petite finale à Chamonix sur l’unique étape de Coupe du Monde en France.

Les ouvreurs :

L’ex-compétiteur de haut-niveau allemand Christian Bindhammer a été nommé chef ouvreur pour cette Coupe du Monde à Arco. A ses côtés, l’espagnol Carlos Brasco et l’italien Leonardo Di Marino.

L’équipe de France :

Difficulté

Pour porter le maillot de l’équipe de France lors de cette Coupe du Monde, quatre moyens étaient possibles :

    • être âgé de moins de 21 ans et avoir réalisé un top 12 sur l’une des trois premières étapes
    • faire une finale sur l’une des trois premières étapes
    • avoir fait un top 15 sur l’une des trois premières étapes et bénéficier ainsi de l’une des deux places disponibles
    • faire partie de la stratégie de préparation olympique.

Mais suite aux Coupes du Monde de Villars, Chamonix et Briançon, les critères ont été élargis pour permettre à plus de grimpeurs de participer à l’étape d’Arco.

Malgré cela, chez les hommes, seuls trois grimpeurs ont fait le déplacement jusqu’en Italie : Romain Desgranges, Thomas Joannes et Mickaël Mawem.

Chez les femmes, on retrouvera Manon Hily, Nolwenn Arc, Salomé Romain, Julia Chanourdie, Hélène Janicot, Nolwen Berthier et Anouck Jaubert.

Cette Coupe du Monde d’Arco sera d’ailleurs la dernière étape qualificative pour disputer les Championnats du Monde à Innsbruck. Pour porter le maillot tricolore en septembre, il faut avoir participé à au moins une finale en Coupe du Monde durant la saison. Pour le moment, seuls Romain Desgranges, Thomas Joannes, Nolwen Arc et Manon Hily sont qualifiés.

Vitesse

En vitesse, ils seront neuf athlètes à grimper pour la France. Chez les hommes, on retrouvera Bassa Mawem, Pierre Rebreyend, Guillaume Moro et Mickaël Mawem.

Chez les femmes, Anouck Jaubert sera de la partie, aux côtés de Victoire Andrier, d’Aurélia Sarisson, d’Elma Fleuret et de Capucine Viglione.

Le classement général :

Difficulté

Croyez-le ou non, nous avons déjà dépassé la mi-saison en difficulté ! Pourtant, 20 jours seulement nous séparent de la Coupe du Monde de Villars, qui marquait la première étape de l’année. Hé oui, les grimpeurs étaient prévenus : ce mois de juillet s’annonçait chargé en compétition, avec quatre manches mondiales en quatre week-ends. Jamais un encore un mois n’avait été si chargé en Coupes du Monde.

Il est donc intéressant de faire le point sur le classement général. Chez les hommes, un trio de tête s’est formé. En première place, Jakob Schubert, qui n’a pas fait pire que 4ème cette saison. Vainqueur à Villars et médaillé d’argent à Chamonix, l’autrichien affiche 235 points au général.

Derrière lui, on retrouve Stefano Ghisolfi, qui a déjà décroché une médaille d’or cette saison. L’italien compte 206 points soit seulement 4 de plus qu’Alex Megos, 3ème du classement provisoire et ayant tout fraîchement remporté sa première Coupe du Monde à Briançon le week-end dernier.

Premier français au général, Romain Desgranges est pour le moment 4ème du classement, juste derrière ce trio de tête, avec 164 points. Déjà double médaillé d’argent cette saison, c’est sa contre-performance de Chamonix qui lui fait perdre quelques points.

Chez les femmes, deux grimpeuses ont pris les rênes de la saison. Janja Garnbret et Jessica Pilz se disputent l’or depuis le début de l’année. Quand l’une gagne, l’autre termine deuxième, et vice-versa. Ainsi, au classement général, c’est très serré. Avantage tout de même à la slovène, qui comptabilise 280 points, contre 260 pour l’autrichienne.

Derrière, en 3ème place, on retrouve la jeune Ashima Shiraishi avec 150 points, toute proche de monter sur le podium à Chamonix et Briançon.

Manon Hily est en tête de cette équipe de France féminine, se classant pour le moment 5ème du général avec 120 points.

Vitesse

Après cinq étapes de Coupe du Monde depuis le mois d’avril, le classement général se précise en vitesse. Chez les hommes, c’est le jeune russe de 25 ans Dmitrii Timofeev qui est en tête avec 298 points et trois podiums à son actif. Il devance l’ukrainien Danyil Boldyrev, vainqueur de la dernière Coupe du Monde à Chamonix, qui compte 273 points.

Juste derrière, on retrouve notre français Bassa Mawem, très en forme cette saison, à seulement 2 points de l’ukrainien.

Chez les femmes, Anouck Jaubert est en tête du classement, avec trois victoires à son actif cette saison, comptant plus d’une centaine de points d’avance sur la russe Mariia Krasavina. C’est d’ailleurs une autre russe qui figure en 3ème place du provisoire : Anna Tsyganova, avec 225 points.

Le programme :

Vendredi 27 juillet :

09h00 : Qualification difficulté

Samedi 28 juillet :

09h00 – 11h00 : Qualification vitesse
12h00 – 14h30 : Demi-finale difficulté
18h15 : Finale vitesse
19h45 : Finale difficulté femmes
20h45 : Finale difficulté hommes

Lives :

Demi-finales et finales de la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse seront à suivre en direct depuis PG !

Rendez-vous donc samedi dès midi pour le premier live du week-end.

Demi-finale difficulté (12h00)

Finale vitesse (18h15)

Finale difficulté (19h45)

https://www.youtube.com/watch?v=Q1QU1DdLYJs

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Arco Rock Legends 2018: découvrez la liste des grimpeurs nominés !

26 Juil

La cérémonie des Oscars a sonné ! Qui seront les grimpeurs récompensés par les Arco Rock Legends ? Nous le saurons demain soir.

Comme chaque année la première soirée du Rockmaster Festival d’Arco sera consacrée à la cérémonie de récompense des meilleurs grimpeurs de l’année. Des Oscars qui ne récompensent pas seulement les plus forts athlètes, mais qui saluent également l’influence qu’ont les grimpeurs dans le développement de notre sport.

Et pour cette 13ème édition, voici les nominés :

Le Wild Country Rock Award

C’est le titre le plus prestigieux pour les falaisistes. Le Wild Country Rock Award récompense le grimpeur outdoor s’étant démarqué durant la saison. Les performances mondiales de tous les grimpeurs entre la période de juin 2017 et mai 2018 ont été examinés de près par un jury d’expert, qui a présélectionné trois personnalités :

Angela Eiter (AUT)
Alex Megos (GER)
Adam Ondra (CZE)

Trois grimpeurs ayant marqué l’année via des performances extrêmes sur le rocher.

Angela Eiter et le premier 9b féminin.

Le 22 octobre 2017, Angela Eiter annonçait avoir enchaîné « La Planta de Shiva » 9b, à Villanueva del Rosario, en Espagne. Libérée en 2011 par Adam Ondra, elle sera seulement répétée cinq ans plus tard par Jakob Schubert.

Après un travail acharné dans cette voie de 45 mètres, Angela fera finalement la croix en ce 22 octobre 2017, après avoir cassé une prise, supprimant définitivement le seul repos possible dans la partie la plus dure de la voie. A 31 ans, l’autrichienne devenait la première femme à atteindre cette cotation mythique, que personne n’a encore égalé.

Pour information, il s’agit de la quatrième fois qu’Angela est nominée aux Arco Rock Legends, elle qui remportait l’Oscar en 2006, grâce à ses performances en compétitions.

Alex Megos et la plus grosse croix de l’année 2018.

Certes, l’année n’est encore pas terminée. Mais pour le moment, la plus grosse performance outdoor 2018 nous vient d’Alex Megos. Le 09 mai 2018, l’allemand venait à bout de « Perfecto Mundo » 9b+. Parti durant le printemps rejoindre Stefano Ghislofi et Chris Sharma à Margalef en Espagne, l’émulation entre ces trois grimpeurs de haut-niveau aura aidé Alex à faire la croix. Après deux semaines de travail, il pliait la voie, signant la première ascension du quatrième 9b+ de la planète.

Alex avait déjà remporté l’Oscar en 2015, année durant laquelle il réalisait son premier 9b en falaise et son premier 8C en bloc.

Adam Ondra et le premier 9c de l’Histoire.

Que dire de la plus grosse performance de l’Histoire. C’était le 03 septembre 2017. Adam Ondra réalisait le projet de sa vie : « Project Hard », qui deviendra « Silence », le premier 9c du monde. Une voie de 45 mètres complètement atypique, en plein dévers, où le tchèque passe quasiment tout son temps la tête à l’envers.

Equipée par Adam en 2012, il lui aura fallu faire plus de sept allers-retours jusqu’à la grotte de Flatanger, en Norvège, ces deux dernières années, pour travailler plus précisément la voie, avant de faire la croix début septembre.

Adam ne compte plus son nombre de nominations aux Arco Rock Legends. Depuis 2007, le tchèque est nominé toutes les années, ayant déjà remporté cinq Oscars.

Le La Sportiva Competition Award

Comme son nom l’indique, le La Sportiva Competition Award récompense le meilleur compétiteur de la saison dernière. Et pour la première fois cette année, les trois disciplines de l’escalade sportive sont représentées à travers trois athlètes d’exception :

Romain Desgranges (FRA)
Janja Garnbret (SLO)
Reza Alipourshena (IRA)

Romain Desgranges, numéro 1 mondial en difficulté

C’est la première fois qu’un français est nominé dans cette catégorie. En même temps, comment ne pas saluer la performance qu’a réalisée Romain Desgranges l’an dernier.

Après plus de 20 ans passés à s’entraîner et 15 ans passés en Coupe du Monde, cette saison 2017 sera la plus belle de sa carrière. D’abord un titre de Champion d’Europe remporté en Italie, puis une victoire en Coupe du Monde à Villars, suivie d’une autre à Briançon et à Edimbourg. Finalement, sa demi-finale à Kranj lors de la dernière étape de l’année lui assurera son premier titre mondial de sa carrière. Romain Desgranges règnait en roi sur le monde de la compétition en 2017.

La prodige Janja Garnbret

15 Coupes du Monde de bloc et de difficulté l’an dernier. 13 podiums. 9 premières places. Les chiffres illustrent la saison incroyable de Janja Garnbret en 2017. Depuis que la jeune slovène est arrivée sur le circuit, elle ne cesse de briller sur les podiums internationaux. A seulement 19 ans, son palmarès en compétition est déjà impressionnant.

Aussi forte en difficulté qu’en bloc, elle avait déjà remporté cet Oscar l’année dernière. Jamais encore un grimpeur ne l’a remporté deux fois dans sa carrière. Janja Garnbret sera-t-elle la première ?

Reza Alipourshena, ou le grimpeur le plus rapide de la planète.

Pour la première fois depuis la mise en place de cette cérémonie de récompense en 2006, un grimpeur de vitesse est nominé pour le La Sportiva Competition Award.

Cet homme, c’est Reza Alipourshena. Il est tout simplement le grimpeur le plus rapide de la planète. Le 30 avril 2017, il établissait un nouveau record du monde, grimpant les 15 mètres de la voie officielle de vitesse en seulement 5’’48.

L’an dernier, il était nommé « Athlète de l’année 2017 » par l’association internationale des Jeux Mondiaux, recevant près de 100 000 voix sur les 260 000 votants.

Qui remportera le Wild Country Rock Award et le La Sportiva Competition Award ? Nous le serons demain soir à 21h00, où tous les nominés seront présents au Casino Municipale d’Arco pour la cérémonie de récompense.

L’historique des Oscars :

Année SALEWA ROCK AWARD LA SPORTIVA COMPETITION AWARD
2006 Josune Bereziartu (ESP) Angela Eiter (AUT)
autres nominés: Daniel Andrada, Yuji Hirayama, Chris Sharma, Maurizio “Manolo” Zanolla autres nominés: Flavio Crespi, Tomasz Mrazek
2007 Patxi Usobiaga (ESP) David Lama (AUT)
autres nominés: Andreas Bindhammer, Dave Graham, Adam Ondra, Daniel Woods autres nominés: Angela Eiter, Patxi Usobiaga
2008 Adam Ondra (CZE) Maja Vidmar (SLO)
autres nominés: Patxi Usobiaga, Dave Graham, Chris Sharma, Barbara Zangerl autres nominés: Kilian Fischhuber, Patxi Usobiaga
2009 Chris Sharma (USA) Kilian Fischhuber (USA)
autres nominés: Dani Andrada, Markus Bock, , Adam Ondra , Maja Vidmar autres nominés: Johanna Ernst, Anna Stöhr
2010 Adam Ondra (CZE) Akiyo Noguchi (JPN)
autres nominés: Charlotte Durif, Enzo Oddo, Chris Sharma, Daniel Woods autres nominés: Adam Ondra, Johanna Ernst
2011 Adam Ondra (CZE) Ramon Julien Puigblanque (ESP)
autres nominés: Sasha DiGiulian, Gabriele Moroni, Chris Sharma, Enzo Oddo autres nominés: Jain Kim, Adam Ondra
2012 Sasha DiGiulian (USA) Anna Stöhr (AUT)
autres nominés: Dave Graham, Daniel Woods, Iker Pou, Adam Ondra autres nominés: Kilian Fischhuber, Jakob Schubert
2013 Adam Ondra (CZE) Mina Markovic (SLO)
autres nominés: Steve McClure, Alexander Megos, Chris Sharma autres nominés: Angela Eiter, Jakob Schubert
2014 Muriel Sarkany (BEL) Urko Carmona Barandiaran (ESP)
autres nominés: Alexander Megos, Adam Ondra autres nominés: Sachi Amma, Dmitrii Sharafutdinov
2015 Alexander Megos (Ger) Adam Ondra (CZE)
autres nominés: Angela Eiter, Ashima Shiraishi autres nominés: Jain Kim, Jakob Schubert
WILD COUNTRY ROCK AWARD LA SPORTIVA COMPETITION AWARD
2016 Daniel Andrada (ESP) Mina Markovic (SLO)
autres nominés: Laura Rogora, Jakob Schubert autres nominés: Janja Garnbret, Adam Ondra
2017 Margo Hayes Janja Garnbret
autres nominés: Stefano Ghisolfi, Adam Ondra autres nominés: Shauna Coxsey, Domen Skofic

 

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Adam Ondra repart du Canada avec un nouveau 9a+ en poche !

24 Juil

Hier, Adam passait son dernier jour au Canada. Le tchèque ne pouvait pas repartir sans une petite dernière croix avant de prendre l’avion. Une dernière croix qui s’élève tout de même à 9a+ !

Il s’agit en fait d’un projet ouvert par le grimpeur local Evan Hau. Après avoir repéré les mouvements pour la première fois il y a deux semaines, Adam signera finalement la première ascension de cette voie hier, optant pour la cotation de 9a+. Pour lui, il s’agit de l’une des plus belles lignes de Canmore.

Adam est maintenant de retour en Europe. Le tchèque a prévu d’occuper son week-end en participant à la Coupe du Monde de difficulté d’Arco, en Italie. Pour la première fois de la saison, il rejoindra Jakob Schubert, Stefano Ghisolfi, Domen Skofic, Romain Desgranges et Alex Megos pour tenter d’aller chercher la victoire, après un mois canadien passé en falaise. Un bon exercice pour lui, à moins de deux mois des Championnats du Monde d’Innsbruck.

Adam rentre donc du Canada n’ayant pas accompli son objectif premier : enchaîner « Fight Club » 9b. Alex Megos avait libéré cette voie il y a deux, spécialement équipée pour lui par Sonnie Trotter, qui craignait que l’allemand n’ait pas assez de voies dures à travailler. Après y avoir passé 5 jours, Alex en signait la première ascension et proposait 9b, ce qui en faisait la voie la plus dure du pays.

© Sonnie Trotter

Ondra se rendait au Canada dans le but d’enchaîner cette ligne. En raison des mauvaises conditions, il n’aura passé que trois jours au total dans cette voie. Trois jours qui ne lui suffiront pas pour faire la croix. Adam s’explique :

« Je m’étais entraîné dur pour ce trip au Canada et plus spécialement pour cette voie. Mais quand je suis arrivé, la voie était mouillée. J’ai donc attendu qu’elle sèche complètement, car je m’étais mis au défi de l’enchaîner le plus rapidement possible. En attendant, j’ai grimpé dans d’autres voies, mais la plupart d’entre elles étaient dans un style très bloc, à l’opposé total du style de « Fight Club ».

Il y a une semaine, la voie était enfin toute sèche. J’ai essayé pendant deux jours, mais je n’ai pas pu l’enchaîner. Mais j’avais aussi un autre projet, que je voulais absolument terminer avant de rentrer en Europe. C’était un gros dilemme, mais au final, j’ai donné la priorité au projet de la falaise d’Acéphale et c’est comme ça qu’est né « Disbelief » 9b.

Avant-hier, je suis retourné dans « Fight Club ». C’était donc ma troisième journée dans cette voie, j’étais plein d’espoir. Mais je suis reparti bredouille. Cette ligne est fantastique et je reviendrai un jour. D’autant plus qu’une extension en 9b+ est envisageable je pense. »

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Coupe d’Europe jeune de bloc à Sofia: une équipe de France en petit comité qui frappe fort !

24 Juil

Ce week-end, si les seniors avaient rendez-vous à Briançon pour disputer la troisième Coupe du Monde de difficulté de l’année, les meilleurs jeunes grimpeurs européens étaient à Sofia, en Bulgarie, pour participer à la dernière Coupe d’Europe jeune de la saison, dernière compétition avant les Championnats du Monde de Moscou en août.

C’est donc une équipe de France en petit comité qui s’est retrouvée dans la capitale bulgare. Un petit comité qui frappe fort tout de même, puisque sur les 11 français présents au départ des qualifications, 10 se retrouveront en finale, pour récolter cinq médailles, dont trois d’or.

Minimes

Et on commence fort avec les minimes filles, où la victoire de l’étape revient à Luce Douady. En finale, la chambérienne sera la seule à enchaîner 3 blocs, ce qui la classera 1ère. Derrière elle, on retrouve Nina Grellier, qui participait à sa troisième finale consécutive. Elle termine 4ème, au pied du podium, avec 1 bloc et 3 zones à son actif.

Les Coupes d’Europe de bloc étant maintenant terminées, il est temps de faire le point sur le classement général de cette saison 2018. Dans cette catégorie, Luce décroche une belle médaille d’argent. Absente en Bulgarie ce week-end, Naïlé Meignan avait accumulé assez d’avance pour remporter la victoire au général, tout comme Paul Jenft chez les hommes.

Justement, chez les minimes garçons, Eliot Barnabé sera impérial ce week-end. Il est le seul compétiteur de sa catégorie à valider les 4 blocs de la finale, remportant l’étape haut la main. Tout comme Luce Douady, il monte sur la deuxième marche du podium au général.

Cadets

Nouvelle médaille française chez les cadettes. On la doit à Flavy Cohaut, qui enchaînera 2 blocs et 4 zones, se payant le luxe d’être la seule finaliste à toper le dernier bloc. Grâce à sa victoire à Delft au mois de juin, elle se classe 2ème du classement général.

Autres françaises présentes en finale, Valentine Mangin termine 5ème, devant Solène Moreau 9ème. Enfin, Lucie Vaillant Bultel, quatrième cadette tricolore ayant fait le déplacement en Bulgarie, prend la 15ème place de cette étape.

Chez les hommes, Joshua Fourteau était le seul français présent chez les cadets. Il prend la 6ème place des finales après avoir validé 1 bloc et 4 zones.

Juniors

Après ses deux expériences en Coupe du Monde chez les seniors cette saison, Charlotte André était de retour chez les jeunes ce week-end. Un retour qui se solde par une troisième place sur cette étape bulgare, avec 2 blocs et 4 zones en finale.
Elle devance Clothilde Morin, deuxième française engagée ce week-end, qui termine 5ème avec 1 bloc et 2 zones.

Enfin, on termine en beauté avec les juniors hommes, où Pierre Le Cerf s’offre la victoire, enchaînant 3 blocs et 4 zones. Une première place ce week-end qui lui permet de décrocher l’argent au classement général 2018.

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Des voies de finale old-school à Briançon qui font couler beaucoup d’encre.

23 Juil

23h30 samedi soir. Alors que les finales de la Coupe du Monde de Briançon viennent de se terminer, mon téléphone vibre. Nouveau message reçu : « Poulala, qu’est-ce que ces finales étaient nulles ce soir… Jamais vu des voies aussi ennuyeuses à regarder ! Je suis bien content d’aller me coucher ».

08h30 dimanche matin. Sur la route du retour de Briançon, je m’arrête boire un café dans un petit bistrot en centre-ville. A la table d’à côté, deux personnes discutent. « Enfin une vraie compétition de difficulté, je commençais à en avoir marre de ne voir que des mouvements de bloc sur des Coupes du Monde de difficulté. »

Les discours ne sont pas les mêmes, les avis différents. Le style des voies de la Coupe du Monde de Briançon fait couler beaucoup d’encre depuis ce week-end. Alors j’aime, j’aime pas ?

Il faut dire que le chef ouvreur de cette compétition a fait le choix de créer des voies dans un style très old-school. Pour cause, il s’agissait de l’italien Alberto Gnerro. Agé de 49 ans, il est l’un des meilleurs grimpeurs transalpins, passant le plus clair de son temps en falaise, comptant plusieurs 9a à son actif. Alors, pas de volumes dans tous les sens, pas de cratères à bi-texture, mais des prises inédites, méconnues de la plupart des grimpeurs en finale de la Coupe du Monde de Briançon.

Il faut dire que ça fait du bien de voir une étape mondiale avec de nouvelles prises autres que les Cheeta les plus fluorescentes ou les dernières Flathold.

Janja Garnbret, au beau milieu d’un océan de prises Cheeta en finale à Chamonix cette année

Et que dire du style des voies. Il est clair que les tracés proposés des qualifications jusqu’aux finales étaient des pures voies de résistance et de force, comme on en voyait il y a quelques années. D’ailleurs, pour preuve, Ramon Julian, qui depuis un moment enchaîne les contre-performances, nous prouve que dans le style proposé ce week-end, il répond toujours présent. Vendredi soir, l’espagnol de 36 ans prenait la 11ème place, à deux prises de rentrer en finale.

Un style sur petites prises qui convient très bien au très fort falaisiste qu’est Alex Megos. Du dévers, de petites prises, peu de repos et des mouvements très intenses physiquement. Tous les ingrédients que l’on retrouve dans son dernier 9b+ enchaîné en Espagne, « Perfecto Mundo ». Et dans ce style, l’allemand nous a prouvé qu’il était l’un des meilleurs du monde, le meilleur samedi soir !
Lors de sa première (ré)apparition en Coupe du Monde la saison dernière, il prenait la première place des demi-finales haut la main, mettant presque une dizaine de prises dans la vue aux autres compétiteurs. Mais en finale, il chutait bêtement dans un mouvement aléatoire en début de voie. Alex nous disait alors être frustré de tomber ainsi, ayant l’impression de ne pas s’être battu.

A Briançon samedi soir, il en était tout autre. L’allemand atteignait le sommet de la voie et tombait pour aller chercher la dernière prise, les bras gonflés d’acide lactique : « j’étais complètement pété en fin de voie ! A un tel point, qu’en jetant sur le bac final, ça m’a semblé être une réglette. Je suis heureux d’avoir pu me battre comme ça et de remporter ma première médaille d’or ».

La lolotte, un mouvement devenu rare en compétition d’escalade, parfaitement réalisée par Alex Megos

N’est-ce pas cela que les grimpeurs de difficulté viennent chercher sur les compétitions ? La possibilité de se battre physiquement contre la voie et repousser l’apparition de l’acide lactique le plus longtemps possible.

On notera également que dans ce style, les japonais sont un peu plus en retrait. Du moins pour le moment. Sur les huit finalistes masculins, seul Hiroto Shimizu représentait son pays, tandis que chez les femmes, aucune japonaise n’était présente en finale.

Autre point et non des moindres, aucun compétiteur ne s’est fait arrêter à cause du temps en finale. Et aucun grimpeur n’était proche de l’être. Car croyez-moi sur parole, il n’y a pas plus frustrant pour les grimpeurs que de se faire arrêter à cause du temps dépassé en finale d’une Coupe du Monde, alors que l’on a encore les ressources nécessaires pour monter au sommet.

Il faut dire que les voies de finale ne comportaient pas de gros repos où les athlètes pouvaient souffler pleinement. Le seul moment où Jakob Schubert s’arrêtera quelques secondes, c’est dans la dernière partie du dévers, essayant de délayer tant bien que mal tandis que son autre bras bloquait à 90°. Autant vous dire que l’on ne perd pas trop de temps à s’arrêter dans de telles situations.

Au lieu de cela, les grimpeurs avançaient et les finales étaient rythmées.

Alors certes, il n’y avait pas de jeté impressionnant, pas de mouvement la tête en bas et encore moins de mouvement de type « parkour » comme on en voit de plus en plus. Ces finales de difficulté étaient bien des finales de difficulté, et non pas une succession de passages de bloc comme on en voit de plus en plus.

San McColl en finale de la Coupe du Monde de Villars en 2016, dans un style qui lui correspond bien

Certains trouvent cela ennuyeux. Surtout les jeunes, de plus en plus habitués à voir des mouvements spectaculaires. Mais il faut dire que le style évolue. Il y a peu, Reinhard Fichtinger, l’un des ouvreurs de l’IFSC les plus expérimentés dans le milieu déclarait à propos des compétitions :

« Il est indéniable que les exigences en terme de coordination ont augmenté, alors qu’en termes de force des doigts, non. Les compétitions ont évolué. Personne ne regarderait une compétition si elle était la même qu’il y a dix ans, avec comme seule différence la taille des prises qui seraient plus petites. Il y a deux manières dont notre sport peut se développer en compétition : ou les choses deviennent plus difficiles parce que les prises deviennent plus petites, ou les choses deviennent plus difficiles parce que les mouvements deviennent plus complexes.

En falaise, les voies dures d’aujourd’hui sont très similaires à celles d’il y a 20 ans, les prises sont justes plus petites et plus éloignées, mais vous ne voyez pas vraiment de “nouveaux” mouvements sur le rocher. En compétition, ça ne fonctionnerait pas, car ce serait ennuyeux et l’entraînement serait uniquement axé sur la force.

Si on regarde l’évolution au cours des 10 dernières années, les nouveaux mouvements sont un des aspects intéressants de notre discipline. Une Coupe du Monde en 2018 est complètement différente d’une Coupe du Monde en 2008. Personnellement, j’attends avec impatience les mouvements qui seront ouverts dans 10 ans, et j’espère qu’ils seront différents de ce que nous voyons aujourd’hui. »

Certains ont trouvé ces finales complètement ennuyeuses. D’autres ont au contraire adoré retrouver ce style d’escalade en finale.

Et vous, comment avez-vous vécu ces finales ?

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Coupe du Monde de Briançon: des finales à la hauteur de l’événement !

22 Juil

Comme le veut la tradition, c’était champagne shower hier soir à Briançon ! Et cette étape de Coupe du Monde aura rempli tous ses objectifs. Les grimpeurs ont fait le show, les spectateurs sont venus par milliers dans le Parc des Sports et les finales nous ont réservé leur lot de surprises.

Avec Chamonix, Briançon est l’une des plus belles étapes du circuit international. Une étape aimée de tous les compétiteurs, qui adorent grimper devant un public français.

Et hier soir, on peut dire qu’Alex Megos et Janja Garnbret se sont fait plaisir. Tous deux se sont imposés ici dans les Hautes-Alpes, une grande première pour l’allemand, tandis que la slovène en est déjà à son troisième titre consécutif à Briançon.

Retour sur ces finales palpitantes.

Alex Megos sur la première marche d’un podium de Coupe du Monde !

L’image est inédite. Jamais encore Alex Megos n’était monté sur la première marche d’un podium de Coupe du Monde. Plutôt habitué à enchaîner les voies les plus dures de la planète en pleine nature, voilà que l’allemand a décidé cette année de jouer le général des Coupes du Monde de difficulté 2018. Une première dans sa carrière.

Et quand l’un des meilleurs falaisistes au monde décide de s’inviter sur des compétitions internationales… ça fait mal ! La preuve hier. Dans une voie très rési, qui se terminait sur de petites arquées, Alex s’envole jusqu’au sommet. Il passe les premières difficultés sans encombre et se retrouve rapidement à la sortie de l’imposant dévers à 60° du mur de Briançon.

L’allemand sert les arquées, trouve les bons placements et arrive au dernier mouvement. Il jette sur le bac final, le touche du bout des doigts, mais ne parvient pas à s’arrêter dessus. La finale masculine ne sera pas enchaînée. Mais Alex sera le seul grimpeur à monter aussi haut dans cette voie, remportant ainsi la première Coupe du Monde de sa carrière.

Mission accomplie pour Romain Desgranges !

Cette étape était décisive pour la saison de Romain Desgranges. Suite à sa contre-performance à Chamonix où il prenait l’avant-dernière place des demi-finales, le chamoniard se devait de rebondir ce week-end à Briançon, et ne pas laisser le doute prendre le dessus.

Mission accomplie pour Romain. Après une demi-finale chaotique vendredi soir, qui ne le laissera pas s’exprimer pleinement à cause des conditions météorologiques, le leader de l’équipe de France voulait se libérer complètement et faire ce qu’il savaitt faire de mieux: GRIMPER.

Et la voie de finale se prêtait parfaitement à cela. Une pure voie de rési, se terminant sur de petites prises comme Romain les affectionne tant. Très vite, le chamoniard semble à l’aise dans la voie. Si à l’aise qu’il s’autorise quelques mouvements aléatoires et ne perd pas trop de temps sur les repos.

Grimpant avant Alex Megos, il est le premier à nous faire découvrir la fin du tracé. Mais à quelques mouvements du top, Romain hésite. Il semble ne plus savoir quelle méthode adopter. Pour cause, il oublie une prise et tente une séquence de mouvements qui le renverra au sol.

Mais le boulot était fait: en atteignant la prise 43, Romain Desgranges s’offrait une belle médaille d’argent, sa deuxième de la saison après celle de Villars en Suisse. Le numéro 1 mondial est maintenant rassuré. Sa contre-performance chamoniarde est maintenant derrière lui, sa saison complètement repartie.

Sur la troisième marche du podium, on retrouve Domen Skofic, qui tombera pour aller chercher la dernière prise que Romain tenait. Jakob Schubert chutera d’ailleurs au même endroit que le slovène, et tous deux seront départagés suite aux résultats des demi-finales. Avantage à Domen Skofic, qui s’emparait de la première place des demi-finales vendredi soir, renouant un an plus tard avec un podium international.

Janja Garnbret, Reine de Briançon !

La slovène adore les étapes françaises et règne en Reine à Briançon. Le constat est simple: depuis que Janja Garnbret participe à cette Coupe du Monde dans les Hautes-Alpes, elle n’a jamais laissé personne d’autre qu’elle sur la première marche du podium. En 2016, elle s’imposait. En 2017, de même. Hier, la slovène en a fait autant.

Pourtant, Janja avait la pression sur ses épaules. Car quelques minutes avant elle, Jessica Pilz enflammait les milliers de spectateurs présents sous le mur, en topant cette voie de finale féminine. Un tracé plutôt old-school et très physique dans la dernière partie.

Dernière compétitrice à s’élancer, Janja n’a donc d’autres choix que d’enchaîner la voie à son tour si elle veut conserver son titre à Briançon. La tornade slovène s’élance et semble une nouvelle fois très à l’aise dans la voie. Très vite, elle atteint le crux, ayant fait chuter quelques-unes des autres finalistes avant elle.

Mais Janja ne tremble pas et assure ses mouvements. Elle se place pour envoyer sur la prise finale, donne l’impulsion et tient cette dernière prise. La numéro 1 mondial exulte au sommet du mur briançonnais. Elle l’a fait. Elle est allée chercher l’or pour la troisième année consécutive ici à Briançon.

Jessica Pilz, vainqueur à Chamonix en est tout de même à sa deuxième voie de finale enchaînée de la saison. Elle est la seule à avoir réalisé cette performance, ce qui témoigne de sa bonne forme du moment. L’autrichienne monte sur la deuxième marche de ce podium.

Enfin, c’est Anak Verhoeven qui décroche le bronze. Elle sera la troisième grimpeuse à aller jouer dans le sommet de la voie et chutera dans le dernier mouvement. Un podium qui fait du bien à la belge, qui n’avait encore pas décroché de médaille cette saison.

Une première finale à domicile pour Nolwenn Arc et Thomas Joannes

Romain Desgranges n’était pas le seul français en finale hier soir. Nolwenn Arc disputait sa toute première finale en Coupe du Monde, quand Thomas Joannes grimpait pour la première fois en finale devant un public français.

Pour eux, le fait d’avoir été présent hier soir est déjà un grand soulagement. Une finale en Coupe du Monde signifie une sélection pour les prochaines étapes internationales et surtout, surtout, la possibilité de participer au Championnat du Monde d’Innsbruck en septembre.

Pour sa première finale internationale chez les seniors, Nolwenn Arc avoue avoir été stressée. Surtout devant un public français. Mais la jeune française, première finaliste de la soirée à s’élancer, déroule tout de même une belle grimpe. Terminant 8ème, elle chutera dans le premier passage délicat de la voie, qui piégera aussi Mia Krampl et Vita Lukan.

Notons d’ailleurs la très belle performance des athlètes slovène sur cette étape. Pour la première fois de l’Histoire, quatre grimpeuses slovènes s’étaient qualifiées en finale: Janja Garnbret bien sûr, mais aussi Mina Markovic, Vita Lukan et Mia Krampl. Et quel beau cadeau d’anniversaire pour cette dernière que de grimper en finale de cette Coupe du Monde le soir de ses 18 ans !

Enfin, chez les hommes Thomas Joannes prendra la 6ème place de cette étape. Une étape qui le met en confiance, lui qui avait toujours eu du mal jusqu’à présent à déployer tout son potentiel sur des manches françaises.

Pas de repos pour nos grimpeurs internationaux, qui enchaîneront un quatrième week-end de grimpe consécutif à Arco dans une semaine !

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Janja Garnbret remporte la Coupe du Monde de Briançon pour la troisième fois consécutive !

21 Juil

Elles sont deux à avoir enchaîné la voie de finale féminine. Deux, pour une seule place sur la première marche du podium. Départagées suite aux résultats des demi-finales, c’est Janja Garnbert qui s’impose pour la troisième fois consécutive sur ce mur briançonnais !

Derrière elle, on retrouve Jessica Pilz sur la deuxième marche du podium. Tout comme à Chamonix, l’autrichienne viendra à bout de cette voie.

Enfin, la belge Anak Verhoeven décroche la médaille de bronze, sa première de la saison.

Les résultats complets:

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Alex Megos remporte sa première Coupe du Monde à Briançon !

21 Juil

Alex Megos vient de remporter sa première Coupe du Monde ici à Briançon ! L’allemand sera le seul à aller jouer avec le bac final de cette voie masculine très intense, sans toutefois réussir à l’enchaîner.

Et devinez qui prend la deuxième place de cette étape ? Le français Romain Desgranges, qui aura su tenir les arquées de cette finale, avant de se faire rattraper par la gravité en fin de voie.

Enfin, c’est Domen Skofic qui complète ce podium. Une médaille de bronze qui lui fait du bien, lui qui n’était plus monté sur un podium de Coupe du Monde depuis plus d’un an.

Le deuxième français de ces finales, Thomas Joannes, termine 6ème de ces finales, après un beau combat jusqu’à la sortie du dévers.

Les résultats complets:

Place aux finales féminines maintenant !

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Coupe du Monde de Briançon: des demi-finales au scénario insolite !

20 Juil

Quelles demi-finales complètement folles à Briançon ce soir ! Sous une pluie diluvienne, Romain Desgranges gagne sa place en finale, aux côtés de deux autres jeunes français: Nolwenn Arc et Thomas Joannes.

Résumé des demi-finales si particulières de ce soir.

Janja Garnbret et Romain Desgranges sous une pluie torrentielle !

C’est sous une pluie torrentielle que Romain Desgranges et Janja Garnbert, les derniers grimpeurs à s’élancer, ont grimpé. Tous deux capables de libérer la voie de demi-finale, qui jusqu’alors avait envoyé tous les grimpeurs au tapis, les conditions météorologiques les empêcheront de s’exprimer pleinement.

“L’eau ruisselait carrément de mes mains jusqu’à mes avant-bras” déclarait Janja, tout sourire en descendant de sa voie. Mais il fallait plus qu’une pluie torrentielle pour arrêter la slovène.

Tandis que l’eau trempe complètement la dernière partie du mur, Janja avance, tête baissée. Elle parvient même à passer le crux de la voie, ayant fait chuter tant de grimpeuses avant elle alors que les prises étaient encore sèches.

Janja atteint le dernier volume, où l’eau ruissèle, se place pour jeter sur le bac final, le touche du bout des doigts, et est emportée par la gravité quelques millisecondes plus tard. Tout sourire, la slovène n’en revient pas ! “Je n’ai jamais vécu un tel scénario, c’est juste incroyable d’avoir grimpé sous la pluie et atteint la dernière prise !”

La pluie n’aura pas arrêté Janja. Certes, elle n’aura pas enchaîné la voie, mais elle s’empare tout de même de la première place du classement.

Romain Desgranges aura un peu plus souffert de cette fin de voie humide. Déjà que les dernières prises comportaient une moitié lisse et une moitié avec du grain, rajoutez à cela de l’eau par-dessus, et vous obtenez des préhensions qui n’ont plus beaucoup d’accroche.

Se faisant expulser du volume, le chamoniard tend ses paumes mouillées face au public. Il n’a clairement pas grimpé dans les mêmes conditions que les autres. Mais sa hauteur atteinte lui suffit tout de même pour passer en finale. Nous voilà rassurés. Mais, solide comme Romain l’était dans le début du tracé, on se dit que le champion de France aurait peut-être bien pu nous libérer cette voie. Quoi qu’il en soit, il faudra compter sur lui demain.

Thomas Joannes et Nolwenn Arc en finale !

Quel soulagement pour Thomas Joannes ! Le voilà qualifié pour le Championnat du Monde en septembre à Innsbruck. La dernière chance pour lui avait lieu ce soir. Il devait rentrer dans le top 8 pour espérer représenter la France en Autriche. Rentrer dans le top 8 ? Thomas fera même mieux que ça.

Lui qui avait du mal à s’exprimer pleinement sur des événements en France parvient ce soir à se classer 3ème de la demi-finale. Il sera d’ailleurs le premier à nous faire découvrir le sommet de la voie, chutant à quelques mouvements du top.

Renouant avec les finales et tenant maintenant sa sélection pour le Championnat du Monde et les Coupes du Monde d’Arco et de Kranj, Thomas pourra grimper demain en toute sérénité et sans pression. Et c’est dans cette situation qu’il est le plus fort, capable d’aller accrocher un podium international.

Chez les femmes, la belle surprise nous vient de Nolwenn Arc. 11ème à deux reprises l’an dernier sur les étapes de Villars et Chamonix, elle n’a encore jamais disputé de finale de Coupe du Monde. Demain soir, la française ne pourra plus en dire autant. Se classant 8ème des demi-finales, elle décroche pour la première fois son ticket pour les finales, chutant dans le crux de la voie, qui piégera cinq autres grimpeuses.

Hélène Janicot en payera d’ailleurs les frais. Elle chute au même endroit que Nolwenn, et sera départagée suite aux résultats des qualifications. L’ouvreuse de Chamonix termine donc 9ème et première non-qualifiée.

Manon Hily tombera également au même endroit, mais ne valorisera pas la prise, terminant 11ème. Suivent ensuite Nolwenn Berthier, Salomé Romain et Mathilde Becerra, qui prennent la 14, 15 et 16ème place, devant Camille Pouget 23ème.

Chez les hommes, même s’il ne se qualifie pas pour les finales, Nao Monchois rentre dans son premier top 20 en Coupe du Monde, terminant 18ème de cette étape. Il devance Sam Avezou 24ème et Romaric Geffroy 26ème.

Des cadors au sommet !

Eux ne se sont pas fait piéger dans les premiers mouvements de la voie. Les favoris de cette Coupe du Monde seront bien en finale demain soir. Chez les hommes, c’est le slovène Domen Skofic qui a pris la tête du classement, mettant deux prises dans la vue à Alex Megos, qui termine tout de même 2ème des demi-finales.

Jakob Schubert disputera sa troisième finale consécutive cette saison, tout comme l’italien Stefano Ghisolfi.

Chez les femmes, derrière Janja, on retrouve Anak Verhoeven, légèrement frustrée. La belge, qui semblait pourtant capable d’enchaîner cette voie, consommera les six minutes lui étant imparties quelques mouvements avant le sommet. Elle occupe la 2ème place, devant Jessica Pilz, toujours très en forme.

Derrière, énorme performance du reste de l’équipe slovène ! Au total chez les femmes, la moitié des finalistes demain porteront le maillot de la Slovénie. Si Janja est aux commandes, on retrouve en 4ème position la jeune Vita Lukan, qui participera à la deuxième finale de sa carrière. Toujours pour la Slovénie, c’est sa compatriote Mia Krampl qui occupe la 5ème place, grimpant quelques prises au-dessus de Mina Markovic.

Enfin, Ashima Shiraishi sera aussi de la partie demain en finale.

Les résultats complets:

La suite du programme:

Rendez-vous demain soir pour les finales de cette Coupe du Monde. On espère que cette fois-ci, la pluie ne s’invitera pas à la fête !

Samedi 21 juillet :

19h30 : Finale homme
21h00 : Finale femme

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Coupe du Monde de Briançon: ils seront douze français en demi-finale !

20 Juil

Les qualifications de la Coupe du Monde de Briançon viennent de se terminer. Des qualifications qui se sont plutôt bien déroulées pour l’équipe de France, qui, en une semaine, aura doublé son effectif de demi-finalistes. Ils étaient six à faire partie du top 26 la semaine dernière à Chamonix. Aujourd’hui, ils sont douze à décrocher un ticket pour les demi-finales de ce soir.

Retour sur ces phases de qualification.

Romain Desgranges en patron !

Le chamoniard a activé le mode guerrier aujourd’hui à Briançon. Sa contre-performance de Chamonix est déjà loin derrière lui. Ce week-end, Romain Desgranges est là pour gagner, comme il l’avait fait l’année dernière.

Et pour cela, il faut déjà se mettre en confiance dès les phases de qualification. Là où Jakob Schubert, Stefano Ghisolfi ou Domen Skofic tombent, Romain délaye et broie les arquées de sa première voie. Si fort, qu’il parvient à être le premier grimpeur à se hisser au sommet de la voie.

Quelques heures plus tard, le leader de l’équipe de France fera de même dans l’autre voie. Solide, il ne tremble pas et ne laisse aucune place au doute. Avec deux tops, Romain Desgranges s’empare de la tête des qualifications.

Seul un grimpeur viendra égaliser sa performance: Alex Megos, qui semble avoir décidé de jouer le général cette saison, à l’air bien partie pour aller chercher une nouvelle médaille à Briançon. C’est d’ailleurs la première fois que l’allemand grimpe sur ce mur, bien plus déversant que celui de Villars ou de Chamonix. Mais la gravité n’aura pas raison de lui aujourd’hui. Très solide également, il vient à bout des deux voies de qualification, rejoignant Romain Desgranges au sommet du classement.

Stefano Ghisolfi et Jakob Schubert sont les deux autres grimpeurs à avoir enchaîné une voie aujourd’hui. L’italien et l’autrichien montent au sommet de la voie 1 et chutent à quelques centimètres du top de la voie 2.

Derrière, si Thomas Joannes se fait surprendre prématurément dans sa première voie, il signe une très belle prestation dans la deuxième, réalisant la quatrième meilleure performance dans ce tracé. Au final, il se classe 12ème du jour et disputera sa deuxième demi-finale de la saison, après avoir raté celle de Chamonix.

Enfin, trois jeunes français se qualifient également pour les demi-finales de ce soir. Après une erreur dans sa première voie, Romaric Geffroy met la gomme et se hisse jusque dans les derniers mouvements de la voie 2. Une prestation qui le classe finalement 22ème, juste devant Sam Avezou et Nao Monchois, qui terminent respectivement 23ème et 24ème.

Janja Garnbret et Anak Verhoeven au coude-à-coude

Chez les femmes, le scénario est le même que chez les hommes. Les deux voies proposées sont très difficiles et font chauffer les avant-bras de nos grimpeuses.

Deux athlètes occupent la première place ex-aequo des qualifications. Deux grimpeuses qui ne vous sont pas inconnues: Janja Garnbret et Anak Verhoeven.

Pour la petite anecdote, depuis que Janja Garnbret participe à la Coupe du Monde de Briançon, elle a toujours gagné. Aujourd’hui, la slovène ne se fera pas rattraper par la gravité et assume son surnom de “celle qui ne tombe jamais”.

Anak Verhoeven aussi était à l’aise aujourd’hui. Finaliste à Chamonix, la belge atteint le top des deux voies sans trop de difficulté, prenant la première place du jour aux côtés de Janja.

Jessica Pilz, vainqueur de sa première Coupe du Monde la semaine dernière à Chamonix, est juste derrière. L’autrichienne confirme sa forme du moment en prenant la 3ème place, chutant au sommet de sa voie 1 mais enchaînant la deuxième.

Nos premières françaises ne sont pas loin. Manon Hily,6ème, réalise une fois de plus la meilleure prestation française du jour, flirtant avec les dernières prises dans ses deux voies.

Derrière elle, Salomé Romain fait partie du top 10 mondial. La briançonnaise, finaliste l’année dernière, fait bonne figure devant son public. Dès les qualifications, elle répond présente, montant très haut dans ses deux voies.

Mathilde Becerra est de retour en demi-finale d’une Coupe du Monde. L’ex-championne de France connaissait un début de saison un peu chaotique après sa 29ème place à Villars et sa 47ème place à Chamonix. Mais aujourd’hui, Mathilde est retournée jouer parmi les meilleures de la planète, prenant la 15ème place, juste derrière Nolwenn Arc 14ème.

Après avoir fait partie de l’équipe d’ouvreurs de la Coupe du Monde de Chamonix, Hélène Janicot a renfilé le maillot de l’équipe de France aujourd’hui. Si la française était sur le mur, ce n’était pas pour visser les prises, mais bien pour les tenir. Dénuée de toute pression, elle se classe 18ème des qualifications.

Enfin, ça passe aussi pour Nolwenn Berthier 24ème et la jeune Camille Pouget 26ème, qui disputera sa première demi-finale internationale chez les seniors.

Les résultats des qualifications:

La suite du programme:

On se retrouve dès ce soir pour les demi-finales de cette Coupe du Monde, qui se dérouleront en nocturne. Les huit meilleurs accéderont aux finales, qui auront lieu demain.

Vendredi 20 juillet :

19h30 – 22h00 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 21 juillet :

19h30 : Finale homme
21h00 : Finale femme

Live:

Ne manquez pas les demi-finales, qui sont à suivre en direct dès 19h30 !

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Coupe du Monde de Briançon : en route pour une nouvelle étape française

19 Juil

Troisième Coupe du Monde de la saison et deuxième étape française ! Après Villars il y a deux semaines et Chamonix le week-end dernier, les meilleurs grimpeurs internationaux ont de nouveau rendez-vous sur le territoire français pour disputer la troisième manche mondiale de la saison : la Coupe du Monde de Briançon.

La petite ville nichée au cœur des Hautes-Alpes accueille cette année encore les plus forts grimpeurs de la planète pour une étape de difficulté.

Et cette année, le mur gigantesque extérieur a déménagé. Le Mondial d’Escalade s’installe au Parc des Sports, à deux pas de la piscine, de la patinoire et du CIPPA. Il quitte le quartier Berwick, en plein travaux, pour un site plus nature, avec une vue dégagée sur les montagnes, au cœur du pôle sportif de la ville.

En 2017, Romain Desgranges avait fait vibrer le public briançonnais en remportant cette étape. Espérons que cette année encore, la Marseillaise résonne à Briançon !

Car on espère que nos Bleus vont se venger de leur contre-performance de Chamonix. Sur la place du Mont-Blanc, aucun tricolore ne décrochait sa place en finale, un fait qui n’a eu lieu que deux fois ces dix dernières années. A Briançon ce week-end, ils seront 21 à défendre nos couleurs sur le mur.

Mais gare aux autres compétiteurs internationaux, qui ne leur laisseront aucune chance. A Chamonix, Jakob Schubert et Alex Megos s’étaient lancés dans un face à face, qui avait finalement profité à Stefano Ghisolfi, qui s’imposait en étant le seul à enchaîner la voie de finale. Ces trois gaillards nous ont prouvé qu’ils étaient en forme et seront de nouveau de la partie dès aujourd’hui.

Chez les femmes, pas de surprises en ce début de saison. Janja Garnbret est toujours aussi forte. Et que dire de Jessica Pilz, qui, après plus de 30 Coupes du Monde, montait finalement sur la première marche du podium le week-end dernier. Sur sa lancée, elle pourrait bien confirmer à Briançon samedi soir.
Jaïn Kim répond toujours présente sur les grands événements internationaux. Si elle n’a pas encore décroché l’or cette année, elle s’en est approchée à Villars et Chamonix.

Manon Hily nous a prouvés qu’elle était capable d’aller disputer une médaille internationale en difficulté. Sans pression, elle peut frapper fort à Briançon.

Enfin, cette étape a une saveur toute particulière pour Salomé Romain. La briançonnaise grimpera devant son public, ses amis et sa famille. De quoi la motiver pour tenter d’aller décrocher sa place en finale, comme elle l’avait fait l’an dernier.

Les ouvreurs :

L’italien Alberto Gnerro est le chef ouvreur de la compétition. Le français Julien Gras est aussi de la partie, tout comme le tchèque Jan Zbranek.

L’équipe de France :

Tout comme à Chamonix, les français seront présents en nombre à Briançon ! 23 français au total sont prévus au départ de cette deuxième Coupe du Monde en métropole.

Chez les femmes, on retrouvera Manon Hily, meilleure compétitrice française de ce début de saison, aux côtés de la locale de l’étape Salomé Romain, de Camille Pouget, Hélène Janicot, Nolwenn Arc, Mathilde Becerra, Nina Arthaud, Nolwen Berthier, Léna Grospiron et Kenza Slamti.

Notons que Julia Chanourdie a pris la décision de ne pas participer à cette Coupe du Monde à Briançon.

Chez les hommes, Romain Desgranges, vainqueur l’an dernier à Briançon, compte bien réitérer ce week-end. Thomas Joannes sera aussi de la partie, tout comme Nao Monchois, Arsène et Alistair Duval, Adrien Lemaire, Jérémy Bonder, Romaric Geffroy, Arthur Guinet, Nathan Martin et Hugo Parmentier.

Le classement général provisoire :

A l’issue des deux premières manches mondiales, un classement général provisoire se dessine. Certes, ce n’est que le début de la saison, mais déjà, quelques grimpeurs prennent de l’avance. Comme Jakob Schubert chez les hommes, vainqueur à Villars et médaillé d’argent à Chamonix. Avec 180 points, l’autrichien est en tête du classement masculin. Derrière lui, on retrouve l’italien Stefano Ghisolfi, avec 155 points, qui remportait la quatrième Coupe du Monde de sa carrière à Chamonix le week-end dernier. Enfin, Alex Megos fait partie du trio de tête avec 102 points.

La contre-performance de Romain Desgranges à Chamonix le relègue en 6ème place du classement provisoire, n’ayant marqué que 4 points sur la place du Mont-Blanc. Mais grâce à sa médaille d’argent à Villars, le leader de l’équipe de France cumule tout de même 84 points.

Chez les femmes, Janja Garnbret est une nouvelle fois en tête du classement général. Mais, elle n’est pas seule à figurer au sommet du tableau. Grâce à sa première victoire à Chamonix, l’autrichienne Jessica Pilz compte 180 points, le même score que la slovène. Laquelle des deux prendra l’ascendant ce week-end ? La coréenne Jaïn Kim est juste derrière, avec 150 points à son actif.

Première française, Manon Hily est 7ème du provisoire, cumulant pour le moment 89 points.

Le programme :

Vendredi 20 juillet :

09h00 – 15h00 : Qualifications hommes et femmes
19h30 – 22h00 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 21 juillet :

19h30 : Finale homme
21h00 : Finale femme

Les lives :

Ne manquez pas les demi-finales et les finales, qui seront à suivre en direct depuis PG. Voici déjà les liens :

Demi-finales (19h30)

Finales (19h30)

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Charles Cole, le fondateur de Five Ten, nous quitte à l’âge de 63 ans.

19 Juil

L’américain Charles Cole, inventeur de la célèbre gomme Stealth et fondateur de l’une des plus grosses marques d’escalade, est décédé samedi 14 juillet, âgé de 63 ans.

Né en 1955 à New York, Charles commence l’escalade assez tard, à l’approche de la vingtaine. Il commence à grimper en Californie, et se prend de passion pour les parois de Joshua Tree ou du Yosemite. Quelques années plus tard, il grimpera seul dans « Space », une grande voie de 28 longueurs juste à côté du Dawn Wall sur El Cap, l’une de ses plus belles aventures verticales.

A 30 ans, Charles lance Five Ten, avec ses parents, un nom choisi en hommage à l’emblématique cotation américaine 5.10. En 1986, Cole développe ce qui deviendra l’une des plus mythiques gommes : la Stealth, aujourd’hui utilisée sur de nombreux modèles de la marque américaine.

Véritable chimiste, Charles était connu comme le « roi de la gomme ». Les producteurs hollywoodiens de Mission Impossible ont fait plusieurs fois appel à ses talents, notamment pour concocter la gomme des chaussures de Tom Cruise, escaladant les buildings dans le quatrième film de la série.

Les Five Tennies, le premier modèle lancé par Five Ten

La première Five Ten à voir le jour sera la Five Tennies, une chaussure hybride mêlant basket et gomme d’escalade, destinée à descendre des grandes voies en toute sécurité. En un an la marque explose. Notamment grâce à cette fameuse gomme, que les grimpeurs s’arrachent. Charles Cole reçoit même des demandes de la part de certains, lui réclamant des échantillons de caoutchouc, afin de ressemeler leurs chaussons.

A la fin de l’année, la vente de gomme Stealth pour le ressemelage devient ainsi le produit le plus vendu de la marque, si bien que Cole décide de créer sa propre gamme de chaussons d’escalade. En 1987, il lance les Vertical et étend sa gamme de gommes pour d’autres sports, comme le VTT.

Au fil des années, Charles achète sur eBay et des sites de ventes aux enchères des équipements, afin de se constituer un vrai laboratoire pour la fabrication de ses gommes.

La marque se développe et Five Ten devient l’un des pionniers dans l’industrie des chaussons d’escalade. Ils seront les premiers à sortir des chaussons avec des tirettes à l’arrière, facilitant la façon de les chausser. Aujourd’hui, quasiment tous les modèles du marché en sont dotés.

Les Diamond, le premier modèle de chaussons 100% féminin

En 1991, Five Ten lance UFO, le premier chausson à pointe plongeante doté également d’une bande velcro, une amélioration majeure dans le milieu.

En 1997, il lance la première paire de chaussons d’escalade entièrement dédiée aux femmes: les Diamond.

En plus d’être passionné d’escalade, Charle Cole pratiquait également le vélo de descente, le base jump et le wingsuit, rendant sa campagne de publicité « Brand of the Brave » plus célèbre que jamais. (Traduisez par : « la marque des courageux »).

En novembre 2011, Adidas rachetait Five Ten pour 25 millions de dollars, et Charles Cole quittait la société quelques années plus tard, pour se consacrer à sa famille.

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Une chute au sol de 8 mètres pour Adam Ondra…

16 Juil

Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres… Adam Ondra était resté plutôt discret sur les causes de sa blessure au genou, qu’il traînait depuis le mois de février.

Mais aujourd’hui, cinq mois plus tard, son physiothérapeute nous en dit plus sur les circonstances de cet accident.

Souvenez-vous, en février, Adam Ondra était en France et réussissait le flash de « Super Crackinette » 9a+. Mais quelques jours à peine après cet exploit, le tchèque était victime d’une chute de 8 mètres, avec retour au sol. « Au moment de ma chute, je savais ce qui se passait. Je me suis donc préparé au mieux pour l’atterrissage et l’impact avec le sol. »

Capable de grimper très vite dans des voies très dures, Adam a l’habitude de prendre des décisions très rapidement. C’est peut-être ce qui lui a valu la vie ce jour-là. Au moment de toucher le sol, Adam s’est mis debout sur ses deux jambes, et a accompagné l’impact en s’accroupissant, puis, a touché le sol avec ses fesses, avant de se remettre debout, à la manière d’un ressort.

« Sur le coup, Adam n’a pas eu mal » déclare Klaus Isele, son physiothérapeute.

« Immédiatement, Adam a été envoyé à l’hôpital, où il a passé une IRM et des radiographies. Les examens ne montraient rien d’anormal, ce qui était vraiment improbable… Mais bon, quand il s’agit d’Adam, tout est toujours possible. 

Cet accident l’a beaucoup marqué. Il est conscient qu’il a eu une chance de dingue. En l’auscultant, j’ai constaté qu’il avait plusieurs zones bloquées, qui résultaient évidemment de l’impact. Mais c’était quand même extraordinaire qu’il n’ait rien de plus. »

Adam se plaignait seulement de son genou. En effet, celui-ci avait rapidement gonflé après l’accident.

« Adam m’a demandé de contrôler l’état de son genou. En le manipulant, son ménisque interne a sauté et est revenu dans sa position, ce qui indiquait qu’il était bloqué auparavant. Mais j’ai préféré qu’il passe une nouvelle IRM, car son genou n’avait pas été contrôlé la première fois à l’hôpital. »

Résultat de l’examen : une ecchymose osseuse massive s’était formée dans le condyle médial et le condyle latéral, le ligament croisé antérieur était trop tendu et le ménisque interne avait subi une forte compression.

La rééducation d’Adam pouvait commencer. Bien entouré, il bénéficiait de l’aide de son physiothérapeute ainsi que tout son staff médical pour guérir dans les meilleures conditions.

« Tous les créneaux de libre de ma clinique avaient été réservé pour Adam. Il a suivi des traitements et des soins intenses. Lui et le staff médical se sont impliqués à 100%. À la moitié du temps de guérison standard de ce type de blessure, Adam a repassé une IRM de contrôle. Et là, miracle : l’ecchymose osseuse avait déjà complètement disparu. Wow ! C’était une sacrée bonne nouvelle.

Je tiens d’ailleurs à remercier de tout cœur l’ensemble du staff médical qui a aidé Adam, le Dr Mark Wiedemscheck et tous les membres de l’hôpital autrichien Landeskrankenhaus Feldkirch. Tous n’avaient jamais vu une guérison de ce type aussi rapide. »

Aujourd’hui, Adam semble ne plus avoir de séquelles de cet accident. Arrivé au Canada depuis le début du mois, cela fait maintenant deux jours qu’il travaille « Fight Club », la voie la plus dure du pays, valant 9b. Malgré des conditions météorologiques chaotiques, Adam a réussi à passer le crux au premier essai. Il ne lui reste maintenant plus qu’à enchaîner tous les mouvements depuis le bas.

Et quand on voit comment il maltraite son genou dans la voie, on se dit que celui-ci se porte plutôt bien !

Il est intéressant de voir la rapidité à laquelle Adam Ondra s’est soigné. Est-il vraiment un mutant… ?

Plus sérieusement, cela nous montre une nouvelle fois qu’un accident et vite arrivé, quel que soit son niveau. Que vous veniez de commencer l’escalade ou que vous soyez le grimpeur le plus fort de la planète, l’escalade reste un sport qui peut s’avérer dangereux. Soyez sûr de vos manipulations et n’oubliez pas de vérifier vos partenaires de grimpe avant qu’ils ne quittent le sol.

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Coupe du Monde de Chamonix: un scénario de finale parfait !

15 Juil

Vendredi soir, des milliers de spectateurs assis sur la place du Mont-Blanc levaient la tête droit devant eux. Sur l’imposant mur de difficulté, les finalistes de la Coupe du Monde de Chamonix se donnaient en spectacle, dans le but d’aller décrocher la médaille d’or.

Même si aucun français n’était présent parmi les 16 grimpeurs en finale, le public a su donner de la voix pour les autres finalistes, rendant la victoire de Jessica Pilz et de Stefano Ghisolfi magique. Car oui, pour beaucoup de grimpeurs, cette étape chamoniarde est la plus belle de toute.

Retour sur cette splendide soirée de finale.

Jessica Pilz en larmes face à des milliers de spectateurs

Six années de Coupes du Monde, 31 départs à son actif et 10 podiums. Deuxième, troisième, deuxième de nouveau, médaillée de bronze, médaillée d’argent, puis de bronze encore… Jamais encore Jessica Pilz n’était montée sur la plus haute marche d’un podium international.

Jamais jusqu’à vendredi soir. Sept secondes avant la fin du temps réglementaire, Jessica attrapait la dernière prise de la voie de finale, devant des milliers de spectateurs.

Déjà première des demi-finales, l’autrichienne était la dernière finaliste à s’élancer. La dernière à pouvoir libérer cette ultime voie. Avant elle, Janja Garnbret avait fixé la barre haute. La slovène chutait la main dans la dernière prise, sans réussir à la verrouiller. Elle s’emparait tout de même de la médaille d’argent, terminant 2ème de cette Coupe du Monde à Chamonix, place qu’elle n’avait plus occupé depuis plus de trois ans.

Jaïn Kim aura utilisé ses six minutes pour atteindre les derniers mouvements de la voie, chutant deux prises sous Janja. Déjà médaillée de bronze à Villars, elle montait de nouveau sur la troisième marche du podium.

Seule Jessica Pilz pouvait donc libérer cette voie. L’autrichienne rentre parfaitement dans le rythme. Un peu hésitante dans le début du tracé, ne sachant pas trop comment gérer cette fissure ouverte par les ouvreurs, Jessica se libère au milieu de la voie. Plus rien ne l’arrêtera jusqu’au sommet.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Pour tout vous dire, j’étais un peu malade à cause des températures basses de Villars, du coup je ne me suis pas mis la pression en demi-finale. Par contre, j’étais super excitée avant les finales, je savais que la seule façon d’être sûre de gagner, c’était d’enchaîner la voie.

J’étais un peu tendue dans le bas, jusqu’à arriver au milieu de la voie. Dans la dernière partie au sommet du mur, tout se bousculait dans ma tête, je sentais l’excitation monter, mais j’essayais de rester le plus concentrée possible. Et là, j’attrape ce bac final… La sensation est juste folle ! Je n’arrive toujours pas à y croire.

Jessy redescend, acclamée par toute la place du Mont-Blanc. Elle l’a fait. Enfin. En larmes, les autres finalistes lui sautent dans les bras. C’est sûrement la plus belle image de cette Coupe du Monde. Un moment qui restera gravé dans la mémoire de Jessica à tout jamais.

Stefano Ghisolfi, roi de Chamonix !

Stefano Ghislofi a régné sur la place du Mont-Blanc. Acclamé par le public, il redescend de la voie de finale les bras en l’air. Une voie qui ne l’aura pas fait chuter. L’italien aura été le seul à dompter le tracé.

Jusqu’à maintenant, les seules victoires de Stefano avaient eu lieu en Chine. À Wujiang en 2014, il remportait sa première médaille d’or. Puis, l’italien renouait avec la première place à Xiamen, deux ans plus tard. Enfin, l’année dernière, à Wujiang de nouveau il remportait sa troisième Coupe du Monde.

L’italien espérait donc ne pas avoir à attendre le mois d’octobre et les deux dernières étapes en Chine pour renouer avec l’or cette saison. Ce ne sera pas le cas.

Car après son passage, ni Alex Megos, ni Jakob Schubert n’égaliseront sa performance. L’allemand et l’autrichien n’avaient pas le choix. S’ils voulaient l’emporter à Chamonix, ils devaient à tout prix sortir la voie.

S’étant disputés la première place en qualification puis en demi-finale, ils n’arriveront pas à aller jouer la gagne en finale. Pourtant, tous deux atteignent le sommet de la voie. Mais ils chutent, sans parvenir à aller chercher la prise finale, Alex deux prises sous Jakob.

L’autrichien, victorieux à Villars le week-end dernier, monte donc sur la deuxième marche du podium, devant Alex Megos, qui décroche sa deuxième médaille en Coupe du Monde de difficulté.

Je suis tellement heureux de remporter ma première Coupe du Monde en Europe ! Je savais que le temps allait être l’un de mes pires ennemis dans cette voie de finale. L’enchaîner en seulement six minutes n’allait pas être facile. À la lecture, j’avais vu deux bons repos, que j’ai utilisé. Mais je tournais souvent la tête vers le chrono, afin de ne pas me faire piéger par le temps. Quand il me restait plus qu’une minute, je me suis lancé pour la dernière séquence, et finalement, j’ai clippé le relais alors qu’il me restait moins de 20 secondes. Je suis tellement heureux de remporter cette Coupe du Monde à Chamonix !

Prochaine étape maintenant dans moins d’une semaine, toujours en France, à Briançon.

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Jessica Pilz et Stefano Ghisolfi s’imposent au pied du Mont-Blanc !

13 Juil

Les finales de la Coupe du Monde de Chamonix s’achèvent à l’instant à Chamonix.

Scénario parfait chez les femmes ! Jessica Pilz, dernière grimpeuse à s’élancer dans la voie, parvient à l’enchaîner, enflammant la place du Mont-Blanc. L’autrichienne aux multiples podiums n’était encore jamais montée sur la première marche.

Janja Garnbert récolte la médaille d’argent, chutant pour envoyer sur le bac final quelques minutes avant le passage de Jessica. Enfin, c’est la coréenne Jaïn Kim qui complète le podium, après une belle prestation en finale.

Chez les hommes, le schéma est le même. L’italien Stefano Ghisolfi sera le seul à compiler bout à bout tous les mouvements de la voie de finale masculine. Il décroche l’or devant les milliers de spectateurs s’étant amassés sur la place du Mont-Blanc.

Jakob Schubert, très en forme depuis le début de la saison, occupe la deuxième place, devant l’allemand Alex Megos.

Les résultats complets des finales:

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Coupe du Monde de Chamonix: un vendredi 13 qui ne sourit pas aux français…

13 Juil

C’était quitte ou double. Par définition, “le vendredi 13 est un jour qui a pour particularité d’être associé à une superstition, qui en fait un jour de malheur pour certains ou de chance pour d’autres.”

Ce vendredi 13 juillet 2018 n’aura pas souri à notre équipe de France d’escalade. Malgré nos six tricolores présents en demi-finale aujourd’hui, aucun d’entre eux ne se qualifie pour les finales de ce soir.

Une finale de Coupe du Monde sans français.

Cela fait bien longtemps que ce n’était pas arrivé. L’équipe de France ne sera malheureusement pas représentée ce soir à Chamonix.

La plus grosse désillusion nous vient sans doute de Romain Desgranges. Cela fait 10 ans que le chamoniard se qualifie en finale de cette étape toute particulière pour lui. Cette année, il rêvait de l’emporter. Mais ses rêves s’effondreront quelques minutes après son départ dans la voie de demi-finale.

À peine lancé, Romain se fait peur et manque de zipper au premier mouvement. Notre palpitant s’accélère. De justesse le français se reprend. Ouf. Mais il ne parviendra pas à rentrer complètement dans cette voie. Tendu, il chute avant le premier crux. Son regard en dit long…

Il termine 27ème de cette demi-finale, son moins bon résultat de ces deux dernières années.

Sam Avezou, notre deuxième tricolore demi-finaliste chutera dans le premier passage délicat de la voie, trois prises au-dessus du mouvement fatidique pour Romain. Il termine 25ème de cette Coupe du Monde.

Chez les femmes, la malchance s’abat aussi sur nos françaises. Une valorisation de plus et Manon Hily se retrouvait en finale de  cette Coupe du Monde. Mais la vice-championne de France en titre ne parviendra pas à valoriser cette prise 40, qui fera tomber six autres demi-finalistes. Elle termine 10ème de cette étape.

Salomé Romain en avait encore sous le pied. Après un début de voie quasi-parfait, la briançonnaise s’épuise à tenter de gainer un petit pied en plein dévers, mouvement qui lui sera finalement fatal. Elle prend la 14ème place de cette Coupe du Monde mais compte bien prendre sa revanche le week-end prochain, chez elle, à Briançon.

Rentrer dans le top 20 de sa première Coupe du Monde, peu de grimpeuses l’ont fait. Elle si. Nina Arthaud, 18 ans, réalisait une très belle prestation en demi-finale ce matin. Après une lutte acharnée contre la gravité, elle se classe 17ème de cette Coupe du Monde, qui est loin d’être la dernière de sa carrière.

Petite déception également pour la deuxième junior française de ces demi-finales, Nolwenn Arc, qui chute une prise sous Nina, pour prendre la 23ème place.

Schubert / Megos: round 2 !

Si ce vendredi 13 n’a pas profité à nos français, il y en a pour qui la chance était au rendez-vous. Enfin, ce n’est sûrement pas dû au hasard si Jakob Schubert et Alex Megos se sont de nouveau retrouvés au sommet du mur pour se disputer la première place.

Déjà hier lors des qualifications, les deux prodiges étaient les seuls à toper les deux voies. Aujourd’hui, l’autrichien et l’allemand réalisent de nouveau les deux plus belles performances, avec tout de même un avantage pour Jakob, qui met plus de cinq prises dans la vue à Alex, alors que le chrono affichait moins de cinq secondes restantes.

L’italien Stefano Ghisolfi disputera sa sixième finale d’affilée à Chamonix ce soir. Il est l’un des quatre grimpeurs à passer le crux du dévers, prenant la 3ème place.

Très belle performance également de la part du suisse Sascha Lehmann ! 49ème mondial l’année dernière, le suisse dompte le début de cette voie de demi-finale et sera le premier à nous faire découvrir la fin du tracé. Il prend la 4ème place du jour.

La deuxième surprise du jour nous vient du britannique William Bosi. Le jeune homme de 19 ans se fait plaisir dans cette voie, s’offrant un blocage à un bras face au public, le sourire aux lèvres. Et le plaisir l’aura emporté aujourd’hui. Ce soir, il participera à sa première finale de Coupe du Monde, aux côtés de Domen Skofic et des deux japonais Taisei Homma et Shuta Tanaka, qui complètent la liste des huit finalistes.

Jessica Pilz, meilleure grimpeuse des demi-finales.

L’Autriche est en forme. Si Jakob Schubert jouera la gagne ce soir, sa compatriote Jessica Pilz en fera de même chez les femmes. L’autrichienne s’élancera depuis la position de favorite puisque c’est elle ce matin qui est montée le plus haut dans cette demi-finale.

Astucieuse, elle anticipe le clippage de la dégaine qui aura causé la chute de notre française Manon Hily, avant de continuer son chemin vers le sommet. Elle chute à deux mouvements du bac final, prenant la 1ère place.

Hier, nous nous demandions si comme l’année dernière, Janja Garnbret allait se payer le luxe de ne pas tomber une seule fois du week-end. Hé bien non. La gravité l’aura emporté sur la slovène ce matin. Alors qu’elle randonne tout le début de la voie, elle se sort du dévers et semble se lâcher trois mouvements sous Jessy. Qu’importe, elle se classe 2ème des demi-finales et jouera la gagne ce soir.

Anak Verhoeven est rassurée. Elle qui terminait dernière des demi-finales à Villars, se faisant surprendre au début de la voie, disputera ses premières finales de la saison ce soir à Chamonix. Elle chute au même endroit que la japonaise Mei Kotake, deux prises au-dessus de la coréenne Jaïn Kim, en finale une nouvelle fois à Chamonix.

Akiyo Noguchi rentre dans le top 8, tout comme la jeune prodige américaine Ashima Shiraishi et l’autrichienne Hannah Schubert, la soeur de Jakob, qui grimpera en finale aux côtés de son frère.

Les résultats complets des demi-finales:

La suite du programme:

Vendredi 13 juillet :

20h30 : Finale difficulté femmes
21h30 : Finale difficulté hommes

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Coupe du Monde de vitesse de Chamonix: Bassa Mawem en bronze, Aurélia Sarisson 4ème

12 Juil

Hier soir, le public se tassait déjà sur la place du Mont-Blanc pour voir évoluer les grimpeurs les plus rapides du monde.

Sous leurs yeux se déroulaient les finales de la Coupe du Monde de vitesse de Chamonix, la cinquième cette saison. À l’issue des qualifications de mercredi, cinq français s’étaient sélectionnés pour participer aux phases finales. Des finales qui auront d’ailleurs réservé leur lot de surprises.

Récap de la soirée d’hier.

Anouck Jaubert et Victoire Andrier éliminées au premier tour

Sur le papier, Anouck Jaubert était la grande favorite de la compétition.Première à Villars le week-end dernier et actuelle leader du classement mondial, Anouck avait hâte de briller à Chamonix.

Mais comme le caractérise si bien cette discipline, en vitesse, tout va très vite. La moindre petite erreur s’avère souvent fatale. Et malheureusement, le cinquième duel de la soirée d’hier opposant Anouck Jaubert à la chinoise MingWei Ni ne tournera pas en faveur de notre française. Tout cela à seulement un centième prêt. Un petit centième qui sépare le chrono de MingWei à celui d’Anouck. 8″30 contre 8″31.

Déception pour Anouck Jaubert, qui termine finalement la compétition dès les 1/8ème de finale, prenant la 11ème place.

Déception également pour Victoire Andrier, qui comme Anouck, ne passera pas en 1/4 de finale. Signant son premier podium international le week-end dernier en Suisse, il est toujours compliqué de confirmer quelques jours seulement après une telle prouesse. Opposée à la polonaise Aleksandra Kalucka, Victoire laisse sa rivale s’envoler au sommet. Elle termine finalement 14ème de cette Coupe du Monde.

Aurélia Sarisson fait vibrer le public chamoniard

Chez les femmes, seule Aurélia Sarisson sauve sa peau des 1/8ème de finale. La française remporte son duel face à la chinoise YiLing Song de seulement 4 centièmes. 4 centièmes qui lui suffisent pour passer en 1/4 de finale.

Justement, la voici confrontée à la polonaise Anna Brozek, faisant partie du top 7 mondial. Mais Aurélia améliore encore son chrono, signant un run victorieux en 8″07.

En 1/2 finale, le niveau est encore plus relevé. Notre française fait face à la championne du monde en titre, la russe Anna Tsyganova. Aurélia sait qu’elle doit mettre les bouchées doubles pour l’emporter. Malgré un run très rapide en 8″01, la russe va encore plus vite, frappant le buzzer en 7″83.

Direction les petites finales pour Aurélia, qui joue la médaille de bronze. Mais Aurélia commet quelques erreurs, qui laissent la numéro 2 mondiale Mariia Krasavina, s’envoler vers le podium.

Finalement, Aurélia Sarisson terminera 4ème et première française de cette Coupe du Monde. Même si le podium lui a échappé, cette 4ème place devient sa meilleure performance mondiale. Après les coups d’éclat d’Anouck Jaubert puis la récente performance de Victoire Andrier, c’est maintenant au tour d’Aurélia de réaliser une très belle prestation en Coupe du Monde. L’équipe de France féminine de vitesse se porte plutôt bien !

Finalement, c’est la polonaise Aleksandra Rudzinska qui s’impose, signant le chrono le plus rapide de toute la compétition lors de son duel final: 7″47 pour aller chercher la médaille d’or. La russe Anna Tsyganova prend la 2ème place devant sa compatriote Mariia Krasavina.

Premier podium français pour Bassa Mawem !

Avec déjà six podiums internationaux à son actif, jamais encore Bassa Mawem n’était monté sur la boîte devant un public français. Voilà que c’est maintenant chose faite.

Même s’il rêvait d’or, le champion de France en titre confirme sa bonne forme du moment. Il fait bel et bien partie des grimpeurs les plus rapides du moment.

S’il profite du faux départ de l’italien Leornado Gontero en 1/8ème de finale, Bassa signe un run ultra-rapide en 1/4 de finale. Opposé au russe Aleksandr Shilov, notre français sait qu’il doit aller vite pour l’emporter. Il ira finalement si vite, qu’il frappera le buzzer en 5″63.  Personne ne fera mieux que lui et ce run restera le plus rapide de cette Coupe du Monde chamoniarde.

Malheureusement, comme Aurélia, Bassa perd son duel de 1/2 finale, après avoir commis une petite erreur dans les derniers mouvements de la voie. Sa légère avance acquise au début ne suffira pas à combler les 6 centièmes qui le séparent de l’ukrainien Danyil Boldyrev.

Dans la course à la médaille de bronze, Bassa fait face au chinois Qixing Zhong. Très vite, notre français prend le dessus, poussant le chinois à la faute. La médaille de bronze revient donc à Bassa Mawem, qui renoue avec le podium après sa 4ème place à Villars.

Enfin, Guillaume Moro, deuxième français présent en finale, perdra son duel lors du premier tour, à une demi-seconde près. Il termine 11ème de cette étape.

La victoire revient finalement à Danyil Boldyrev, qui l’emporte face au russe Dmitrii Timofeev.

Les résultats complets des finales:

Prochain rendez-vous pour les grimpeurs de vitesse à Arco, en Italie, dans deux semaines.

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Coupe du Monde de difficulté de Chamonix: les résultats des qualifications !

12 Juil

Les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté de Chamonix se sont déroulées dans une ambiance estivale aujourd’hui sur la place du Mont-Blanc. Quel plaisir de voir les grimpeurs évoluer, avec comme toile de fond le massif du Mont-Blanc, illuminé par les rayons du soleil.

Côté sportif, des qualifications très intéressantes, avec des voies offrant peu de repos à nos grimpeurs, qui devaient alors puiser dans leurs avant-bras pour avancer toujours plus haut, et tenter d’aller accrocher la dernière prise.

Demain, ils seront sept grimpeurs de l’équipe de France à renfiler le baudrier pour disputer les demi-finales de cette deuxième manche mondiale de la saison.

Mais d’abord, retour complet sur les qualifications du jour.

Un duel Schubert/Megos chez les hommes.

Hier, Alex Megos prenait le départ des qualifications de la Coupe du Monde de vitesse, lunettes de soleil sur le nez. Aujourd’hui, si le champion allemand arbore toujours son style décontracté, il n’en reste pas moins qu’il a signé la meilleure performance mondiale de la journée.

Gravité 0 – 1 Megos.

Alex ne sera pas tombé aujourd’hui, étant l’un des deux seuls grimpeurs à sortir les deux voies de qualification. Le deuxième athlète à le rejoindre au sommet des deux voies n’est autre que Jakob Schubert.

Vainqueur le week-end dernier à Villars, il ne faut pas oublier que l’autrichien en est à son quatrième podium d’affilée depuis la saison dernière. À l’aise dans le style des voies proposé aujourd’hui, Jakob termine 1er ex-aequo des qualifications.

Romain Desgranges s’assure une place dans le top 4.

Romain Desgranges aura fait durer le suspens sur la place du Mont-Blanc. Avant-dernier grimpeur à s’élancer dans la voie 2, le public était resté nombreux pour encourager l’enfant du pays.

Étant l’un des trois seuls avec Jakob et Alex à avoir validé la voie 1, le chamoniard partait dans la seconde voie de qualification avec la ferme intention de rejoindre l’autrichien et l’allemand en tête du classement. Après une frayeur aux 2/3 de la voie, Romain se reprend, se sort du dévers mais se laisse embarquer à quelques mouvements de la prise finale.

Il termine tout de même 4ème des qualifications, derrière la belle surprise du jour slovène, qui s’appelle Luka Potocar. Encore cadet, ce jeune homme de 16 ans participe à sa troisième Coupe du Monde chez les seniors. Une journée qui se solde par une très belle 3ème place pour lui, après un joli top de la voie 2.

Sam Avezou impressionne !

Quelle incroyable prestation de Sam Avezou aujourd’hui à Chamonix ! À 18 ans, alors qu’il participe à sa troisième Coupe du Monde seulement, il se paye le luxe de faire partie du top 10 des qualifications.

Notre jeune français donnait le ton ce matin, en enchaînant la première voie dans laquelle il s’élançait. Quelques heures plus tard, poussé par les encouragements du public, il se hissait dans les derniers mouvements de sa deuxième voie, terminant 8ème du jour.

Il sera d’ailleurs le seul français à rejoindre Romain Desgranges dans la liste des 26 qualifiés pour les demi-finales.

Pourtant, il n’a pas manqué grand chose à Thomas Joannes et Jérémy Bonder pour aller rejoindre Sam et Romain. Une valorisation de plus et Thomas était en demi. Même scénario si Jérémy Bonder aurait avancé une ou deux prises plus loin. Ils terminent respectivement 30 et 31ème de cette étape.

Derrière eux, Nao Monchois prend la 36ème place, devant Arthur Guinet 44ème, Alban Levier 46ème, Arsène Duval 51ème, Manu Cornu 68ème, Alistair Duval 69ème, Nathan Martin 70ème, Romaric Geffroy 82ème, Adrien Lemaire 90ème, Micka Mawem 98ème et Hugo Parmentier 102ème.

Un quatuor de tête féminin qui nous est familier.

Les noms des quatre premières grimpeuses du jour ne vous sont pas inconnus. Un quatuor de tête s’est formé à l’issue de cette première journée de qualification à Chamonix.

En première position donc, Janja Garnbret, qui, comme le veut la légende, ne sera pas tombée aujourd’hui. Elle enchaînera ses deux voies sans trop de difficulté, trustant la tête des qualifications. Pour la petite anecdote, l’année dernière, lors de l’étape chamoniarde, la slovène n’était pas tombée de tout le week-end. Va-t-elle réitérer cette incroyable performance cette saison ?

Au sommet du tableau, on retrouve la coréenne Jaïn Kim, habituée de ce mur de Chamonix. Pour cause, elle participe à sa douzième Coupe du Monde, ici, sur la place du Mont-Blanc. En douceur, à la manière d’un félin, Jaïn atteint le top des deux voies.

Une performance que réaliseront également Akiyo Noguchi et Anak Verhoeven. La japonaise, bloqueuse dans l’âme, aura été admirable en qualification. Dans un style très rési, elle monte au sommet de ses deux voies, tout comme Anak, qui compte bien prendre sa revanche sur sa contre-performance de Villars.

Manon Hily, de nouveau meilleure tricolore de la journée !

La Réunionnaise se révèle cette année. Après un double titre de vice-championne de France en bloc et en difficulté et une 4ème à Villars le week-end dernier, Manon Hily a une fois de plus réalisée la meilleure performance féminine du clan tricolore.

Elle fait partie des cinq grimpeuses à enchaîner la voie 2, et chutera tout au sommet de la voie 1. Une prestation qui la classe 6ème des qualifications.

Trois autres françaises en demi-finale !

Et Manon Hily ne sera pas la seule française en demi-finale demain. Trois autres françaises rentrent dans le top 26 et poursuivent l’aventure chamoniarde.

Nolwenn Arc sera pour la première fois en demi-finale cette saison. L’ex-championne de France monte à la même hauteur dans ses deux voies de qualification, suffisamment haut pour prendre la 16ème place.

Énorme prestation de la jeune Nina Arthaud, qui participait aujourd’hui à sa toute première compétition internationale senior. Et pour sa première Coupe du Monde, la junior se classe 18ème des qualifications, après notamment un sacré combat dans la deuxième voie.

Enfin, Salomé Romain réalise exactement le même score que Nina dans les voies, et se classe 18ème ex-aequo.

La mauvaise surprise du jour nous vient de Julia Chanourdie, qui, pour la première fois en six ans, reste aux portes des demi-finales. Elle est l’une des 16 grimpeuses à chuter dans le crux de la voie 1 et ne parvient pas à se rattraper dans la deuxième voie. Elle termine 32ème de cette étape.

Nolwenn Berthier occupe la pire des places: 27ème, elle est la première non-qualifiée pour les demi-finales.

Déception également pour Mathilde Becerra, qui chute prématurément dans ses deux voies, prenant la 47ème du général, juste derrière Kenza Slamti.

Camille Pouget, encore cadette, prend la 35ème place de sa première Coupe du Monde, devant Léna Grospiron, 70ème.

Les résultats des demi-finales:

+ Les résultats complets femmes et hommes

La suite du programme:

Jeudi 12 juillet :

20h30 -21h30 : Finales vitesse

Vendredi 13 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté
20h30 : Finale difficulté femmes
21h30 : Finale difficulté hommes

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Coupe du Monde de Chamonix: la France déjà très rapide lors des qualifications de vitesse !

12 Juil

Alors que les qualifications de l’épreuve de difficulté viennent tout juste de débuter sur la place du Mont-Blanc, la Coupe du Monde de Chamonix a commencé dès hier après-midi, avec les qualifications de la vitesse.

Verdict de ce premier tour ? Sur les onze français participant à cette discipline, cinq prennent leur ticket pour les phases finales ce soir.

Bassa Mawem met la barre très haute !

Il est l’un des grimpeurs les plus rapides du moment. Numéro 1 mondial à Tai’An en Chine au mois de mai, Bassa Mawem dominait quasiment toute la compétition le week-end dernier à Villars, mais commettait quelques erreurs en demi et finale.

Hier, le champion de France en titre a mis la barre très haute. Dès son premier run de qualification, le chrono tombe: 5″70. Jamais Bassa n’avait été aussi rapide lors des phases de qualification. Aucun des 82 autres compétiteurs n’égalisera ce temps.

Pas même le recordman du monde Reza Alipourshena, qui après avoir chuté lors de son premier run, assurera tout de même une 2ème place, avec un temps de 5″74 lors de son deuxième et dernier run de la journée.

Un podium à Chamonix devant un public français ? Bassa Mawem en rêve depuis des années. Ce rêve va-t-il se réaliser cette année ? Nous le saurons ce soir, lors des phases finales.

Signant deux runs en 6″27, Guillaume Moro, 14ème, rentre lui aussi dans le top 16, synonyme de finale.

Pierre Rebreyend, qui participait hier à la deuxième Coupe du Monde de sa carrière, décroche de nouveau la 20ème place, position qu’il occupait déjà le week-end dernier à Villars.

Aucun de nos trois grimpeurs jouant le combiné ne passe les qualifications. Micka Mawem prend la 26ème place avec un chrono de 6″72, devant Manu Cornu 34ème en 7″12 et Alban Levier 65ème, grimpant en 8″78.

Anouck Jaubert, 2ème des qualifications !

Chez les femmes, trois françaises font partie du top 10 des qualifications.

À l’image de son dossard sur la photo d’illustration, la gravité semblait ne pas avoir d’effet sur Anouck Jaubert. Hier, elle était la plus régulière des 62 grimpeuses, signant ces deux runs de qualification en 7″79. Un temps qui lui permet d’occuper la 2ème place du classement, juste derrière la polonaise Aleksandra Rudzinska, de retour sur les tapis de compétition, après plus d’un an d’arrêt.

En 6ème place, on retrouve Aurélia Sarisson, qui réalise un run en 8″19. Enfin, Victoire Andrier, qui remportait sa première médaille mondiale à Villars il y a moins d’une semaine, jouera de nouveau les phases finales à Chamonix. Hier, elle prenait la 9ème place, faisant tomber le chrono à 8″28.

Petite déception pour Elma Fleuret, qui fait partie des deux premières grimpeuses non-qualifiées. Elle termine 18ème, devant la jeune Capucine Viglione 23ème.

Le top 16 des qualifications:

La suite du programme:

Jeudi 12 juillet :

09h30 – 17h00 : Qualification difficulté
20h30 -21h30 : Finales vitesse

Vendredi 13 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finale difficulté
20h30 : Finale difficulté femmes
21h30 : Finale difficulté hommes


  • Toutes les infos sur la compétition ici

Le live des finales:

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