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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Encore un 9a pour Anak Verhoeven !

05 Déc

Décidément, Anak Verhoeven est instoppable ! En Espagne depuis plusieurs mois, la grimpeuse belge de 27 ans a ajouté un nouveau 9a à son carnet de croix : “La Fabela Pa La Enmienda”.

Ce n’est pas un problème au dos qui allait stopper Anak Verhoeven. C’est à peine si ça l’a ralentie… Après avoir surmonté quelques douleurs au dos qu’elle traînait depuis quelques semaines, la Belge est venue à bout de son projet du moment dans la grotte de Santa Linya : “La Fabela Pa La Enmienda” 9a.

Cette voie a été libérée par Edu Marin le 1er février 2008, juste avant que Dani Andrada signe la seconde ascension, seulement quelques minutes après le passage d’Edu. Cette voie, qui compte aujourd’hui plus d’une vingtaine d’ascensions, est l’une des plus populaires de la grotte de Santa Linya. Elle remonte son impressionnant dévers et peut être décomposée en trois parties : une première en 8a, appelée “Trio Ternura”, mène à la seconde partie où se trouve un bon pas de bloc, suivi de quelques mouvements bien résistants, ce qui fait grimper la cotation à 8c+. On atteint alors le relais de “La Fabela”, qu’Anak avait déjà enchaîné en 2017. Pour réaliser l’intégrale en 9a, il faut poursuivre encore une vingtaine de mètres et grimper l’équivalent d’un 8b.

La grimpeuse belge est la troisième femme à clipper le relais de “La Fabela Pa La Enmienda”. La première grimpeuse à l’avoir fait est la Slovène Mina Markovic, en 2015. Trois ans plus tard, sa compatriote Janja Garnbret était devenue la deuxième femme à en atteindre le sommet, lors d’un séjour au cours duquel elle avait enchaîné “Selecció Natural”, son premier 9a.

Depuis le mois de septembre, date à laquelle elle est arrivée en Espagne, Anak Verhoeven ne cesse de réaliser des exploits en falaise. Elle a d’abord clippé les relais de “Cosi Se Arete” 9a (qu’elle a d’ailleurs enchaîné deux fois dans la même journée !) et “De Battre Mon Coeur S’est Arrêté” 9a/+ à Rodellar. Elle s’est ensuite rendue à Vadiello, où elle a enchaîné la voie de trad “La Fuerza de la Gravedad” 8b, avant de se rendre à Santa Linya, où elle vient de faire “La Fabela Pa La Enmienda”

J’ai grimpé sur cette voie par intermittence pendant mon séjour à Santa Linya. À un moment donné, j’ai dû faire une pause en raison d’un problème de dos. Lorsque je me suis senti mieux, j’ai refait tous les mouvements et je l’ai enchaînée lors de ma première tentative depuis le bas.

Anak Verhoeven


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Lily Abriat et Léo Favot remportent la Coupe de France de Valence !

04 Déc

La dernière Coupe de France seniors de bloc de la saison se tenait à Valence ce week-end. Lily Abriat et Léo Favot se sont imposés.

Après Marignier, Chaumont et St-Leu, les meilleurs bloqueurs du territoire avaient rendez-vous à Valence, pour disputer la dernière Coupe de France de bloc de la saison 2023/2024.

Chez les femmes, Lily Abriat aura été invincible tout au long de la compétition. Déjà première des qualifications en étant l’une des deux seules grimpeuses à enchaîner tous les blocs du circuit, elle confirme son statut de numéro 1 en finale, en enchaînant 3 blocs en 7 essais. Un score qui lui permettra de s’offrir l’or sur cette première Coupe de France à laquelle elle participait cette saison.

Derrière elle, on retrouve la jeune Chambérienne Louise Puech Yazid, qui réalise 2 blocs en 6 essais, de quoi devancer de peu Camille Pouget, venue s’inviter sur cette Coupe de France de bloc, qui repart avec une belle médaille de bronze (2 blocs en 8 essais).

Les résultats de la finale femme

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© JP Sautriau

Chez les hommes, la compétition sera remportée par Léo Favot, qui sera passé de la sixième à la première place. En effet, rien n’était gagné d’avance pour le grimpeur annécien, qui se frayait une place en finale de justesse. Premier grimpeur à s’élancer dans les quatre blocs de finale, Léo met tout le monde d’accord, en étant notamment le seul compétiteur à enchaîner le troisième passage, ce qui lui vaudra la médaille d’or.

Avec un bloc de moins, c’est Léo Avezou (2 blocs en 5 essais) qui monte sur la deuxième marche du podium, devançant Thomas Lemagner (1 bloc en 1 essai).

Les résultats de la finale homme

+ Les résultats complets seniors hommes

Le prochain grand rendez-vous national aura lieu à Valence de nouveau, les 17 et 18 février 2024, pour le Championnat de France de bloc.

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“Le Voyage” E10 7a/8b+ tombe sous les assauts d’une nouvelle Française !

29 Nov

Quelques jours seulement après que Caroline Ciavaldini a enchaîné “Le Voyage”, une nouvelle Française vient de réaliser cette voie de trad iconique d’Annot : Mélissa Le Nevé.

Accompagné du grimpeur allemand Fabian Buhl, Melissa Le Nevé a ajouté à son carnet de croix “Le Voyage”, une voie de trad cotée E10 7a/8b+ située à Annot, en France.

Jusqu’à présent, j’ai essayé quelques voies de trad par-ci par-là, mais mon expérience en la matière était très limitée. “Le Voyage” m’a offert une très belle expérience, qui m’a permis de découvrir cet équilibre entre confiance dans le matériel et mouvements difficiles.

Tous deux ont d’abord travaillé la voie en moulinette, avant de se lancer dans des essais en tête depuis le bas. Mélissa Le Nevé a enchaîné la voie lors de sa deuxième tentative en tête, après avoir abandonné lors de son premier essai, n’ayant pas eu confiance dans le coinceur qu’elle venait de placer.

Sur cette voie, j’ai vraiment pris le temps de grimper en moulinette pour comprendre comment je devais placer ces petits coinceurs sous le crux. Le crux est l’équivalent d’un bloc de Fontainebelau de 4 mètres, au-dessus d’un petit coinceur relativement fiable. Mais c’était la première fois que je faisais une grosse chute sur ces mini-coinceurs.

Après avoir grimpé huit fois en moulinette, j’ai décidé de me lancer en tête et je n’ai pas bien placé le coinceur avant le crux. J’ai pu le voir seulement quand j’ai engagé le début du pas de bloc 😅 Fabian Buhl m’encourageait mais j’ai décidé d’abandonner et de faire une petite chute… En voyant que le coinceur tenait toujours ma confiance a augmenté. J’ai décidé de le replacer correctement, et de volontairement faire une plus grosse chute. J’ai serré les dents… Mais ça a tenu 😆

Le lendemain, sans aucune hésitation, Mélissa Le Nevé atteindra le sommet de la voie, pour son plus grand bonheur.

© Jan Novak

En ce qui concerne la difficulté, Mélissa a suggéré que la voie était plus facile que certains 8b de Céüse qu’elle avait déjà grimpés, et que le crux était similaire à un 6C bloc de Bleau.

Fabian Buhl, qui a également enchaîné la voie en même temps que Mélissa, l’a comparée à d’autres voies de trad qu’il a déjà grimpées, et a trouvé que les autres voies cotées E9/10 qu’il avait enchaînées “semblaient beaucoup plus engagées que “Le Voyage”, car on pouvait vraiment atterrir au sol si on tombait”.

James Pearson a félicité Le Nevé et Buhl sur Instagram, reconnaissant que “Le Voyage” est une voie qui “est engagée, mais peu susceptible de causer des blessures”, et déclarant que c’est lorsque vous combinez la difficulté physique et technique d’une voie avec son danger que vous pouvez commencer à avoir une idée de sa cotation E en trad. Il a également déclaré, en réponse aux réflexions de Mélissa sur la difficulté du crux, qu’il serait “brutal pour du 6C”.

Depuis que James Pearson a signé la première ascension de cette voie en mai 2017, plus d’une douzaine de grimpeurs l’ont répétée. L’enchaînement le plus rapide a été réalisé par Sébastien Berthe, qui l’a flashée au printemps dernier.


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Cédric Lachat s’offre les 238 mouvements de “Chilam Balam” 9a+/b !

28 Nov

Cédric Lachat est venu à bout des 82 mètres de “Chilam Balam” 9a+/b en Espagne, après plusieurs semaines de travail. 

Il s’était promis d’enchaîner au moins cinquante voies dans le neuvième degré avant ses 40 ans… C’est maintenant chose faite ! Et avec de la marge s’il vous plaît, car il lui restait encore neuf mois pour accomplir cet objectif. Pour marquer sa cinquantième voie dans le neuvième degré, Cédric Lachat a vu les choses en grand : il a choisi la gargantuesque ligne de Malaga en Espagne, “Chilam Balam” et ses 238 mouvements en 9a+/b.

Cette ligne de 85 mètres de long a été équipée en 1999 par Bernabé Fernández, qui en fera la première ascension quatre ans plus tard. À l’époque, il s’agissait de la première proposition en 9b+ au monde, ce qui a déclenché une vive polémique. En effet, en 2003, le 9a est bien établi (avec une vingtaine de voies environ) et seules quelques voies au-dessus du 9a ont été annoncées. Parmi elles, la controversée “Akira”, proposée à 9b par Fred Rouhling en 1995, “Biographie” le 9a+ de référence libéré par Chris Sharma en 2001, “Flex Luthor”9a/+ enchaîné par Tommy Caldwell en janvier 2003, “Flatmountain” 9a/+ libéré par Yuji Hirayama en mars 2003 et “La Rambla” 9a+ enchaîné au cours du même mois par Ramón Julián Puigblanque. Il était donc osé de la part de Bernabé Fernández de passer directement au 9b+.

Huit ans plus tard, Adam Ondra, le premier répétiteur de “Chilam Balam”, enchaînera la voie après seulement trois jours de travail, et reverra la cotation à la baisse, décrivant la voie comme un “gentil 9b”. Seb Bouin, qui deviendra le troisième ascensionniste de la voie en mai 2015, ira même encore plus loin en optant pour le 9a+/b : “C’est clair que 9b+ c’était la méga blague ! Je ne pense pas que ce soit un vrai 9b. Pour Adam Ondra, c’est un petit 9b. Pour Dani Andrada, qui a essayé avec moi, c’est 9a+. Pour Edu Marin, c’est 9a+/9b. Après réflexion, je propose 9a+/9b“.

© Emilie Langard

Malgré le fait que la cotation ait été revue à la baisse, les ascensions de la voie se font rares. Outre les répétitions d’Ondra et de Bouin mentionnées ci-dessus, on ne compte que celles de Dani Andrada (2015), Edu Marín (2015), Sindre Saether (2019), Jonatan Flor (2021) et maintenant Cédric Lachat (2023). Il faut dire que la ligne est particulièrement intimidante ; la travailler demande un grand effort, tant physique que mental.

Les 85 mètres de la voie peuvent être décomposés en trois parties : un 8c+, un 8b+/c, et un 8c, chaque partie étant séparée par un repos complet. La première section est principalement constituée de colonnettes et stalactites et est marquée par un crux très difficile au niveau de la quatrième dégaine. La seconde partie, très déversante, est physique à souhait, sur des trous et des concrétions de toutes tailles. La fin remonte un mur gris légèrement surplombant sur petites prises, avec un pas de bloc aléatoire sous le relais, estimé à 7B bloc à lui seul. Cédric Lachat est d’ailleurs tombé à plusieurs reprises à cet endroit, avant d’en venir à bout.

Et voilà, Chilam Balam 9a+/b, c’est fait 🙂 Je suis tellement heureux et fier d’avoir enfin clippé le relais de cette voie de oufff. Et cerise sur le gâteau : je coche ma cinquième voie dans le neuvième degré avant mes 40 ans.

Cédric Lachat

Cédric Lachat dans le pas de bloc sommital de “Chilam Balam” :

 

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Une publication partagée par Cedric Lachat (@cedriclachat)

Depuis le début de l’année 2023, Cédric Lachat ne cesse de nous époustoufler. Outre la répétition de “Chilam Balam”, le Suisse a enchaîné sa voie la plus difficile à ce jour, “Fantasia” 9b, dans le massif du Vercors, quelques semaines après avoir réalisé la première ascension de “At Home Cornus” 9a+ dans le Vercors également. Plus récemment, comme étape préliminaire à l’enchaînement de “Chilam Balam”, il a clippé les relais de ses deux variantes : “Chilam Salsera” 9a et “Maldita Envidia” 9a.

L’interview de Cédric Lachat suite à son enchaînement :

Peux-tu revenir sur ta journée d’enchaînement de “Chilam Balam” ?

Alors, c’était le dernier jour avant de partir. J’étais fatigué après ce long séjour, mais j’ai quand même tout mis en œuvre pour bien me préparer dès le matin afin de faire un dernier essai. Ma copine a réussi son premier 7c juste avant moi. Cela m’a finalement redonné un peu d’énergie pour me motiver à faire l’effort. Ce n’est pas facile quand on est fatigué mentalement, car l’effort est long. Ce n’est pas seulement physique, mais aussi mental, car il faut enchaîner les mouvements entrecoupés de pas de blocs difficiles et se forcer à rester concentré. Malgré les super genoux, se reposer n’est pas si simple, car il faut toujours être en tension sur la pointe des pieds et vraiment contracter les muscles. C’est donc une autre fatigue à gérer. Ensuite, il ne faut pas douter mentalement, car même si on se met en difficulté dès le début de la voie, il faut avoir confiance et se dire que l’on pourra récupérer plus haut. Donc, avant de partir pour faire un essai dans cette voie, il faut être prêt mentalement.

Parle-nous de ton processus de travail pour parvenir à faire la croix.

La voie est longue et peut se diviser en trois parties. C’est assez spécial. On pourrait imaginer une grande voie qu’il faut faire en une seule longueur. J’ai donc travaillé la première partie en 8c+, ce qui n’était pas gagné pour moi au début du trip, car je n’étais pas entraîné/en forme après ma saison de travail. Une fois que j’arrivais à faire le 8c+, j’ai décidé de faire une sortie tout droit de 60 mètres en 9a pour me mettre en forme. Ensuite, j’ai fixé une corde au relais du 8c+ pour aller directement au début de la grande traversée en toit que j’estime à 8b+/8c. Elle n’est pas non plus facile, car il y a deux gros pas de bloc suivis de petits pas de résistance entrecoupés de super repos. C’est spécial à grimper. Il faut réussir à être rapide sans se fatiguer et trouver les repos parfaits pour réussir l’intégralité de “Chilam Balam”. Ensuite, je suis allé voir la dernière partie de la voie, mais je ne bougeais pas bien dans la fin et je ne me sentais pas assez en forme. Alors, j’ai fait un autre 9a qui me faisait faire le 8c+ puis la moitié de la traversée et sortir par une sortie toute droite. J’ai repéré juste une fois la sortie en 9a et je l’ai faite histoire de m’entraîner un peu. Puis pour finir, je me suis mis à bosser sur la fin de “Chilam Balam” avec ce fameux 7C bloc qui me posait tant de problèmes car je manquais vraiment de fermeture de bras. Mais après pas mal de jours de travail sur ce mouvement, j’ai réussi à le faire. J’ai d’abord essayé d’enchaîner juste la dernière partie, puis ensuite j’ai fait un essai du bas. Il m’aura fallu au final quatre essais du bas pour y arriver. C’est rapide et long en même temps, car tout ce travail fatigue. Il faut du repos et progresser tout au long d’un séjour sans non plus trop fatiguer et tomber en sur-entraînement. Il faut donc trouver la bonne balance entre travail, entraînement et repos.

Peux-tu nous décrire la voie ?

Cette voie de 85 mètres, avec ses 218 mouvements et ses 24 dégaines, se divise en trois parties : 8c+, puis un gros toit en 8b+/8c pour finir par un 8c+. Tout cela équivaut à un 9a+/b. Il y a énormément de repos avec des genoux. Dans l’enchaînement, je grimpais les deux premières parties avec une corde. Quand j’arrivais à la fin de la traversée, je me mettais sur deux super bons genoux, puis je clippais une autre corde à mon baudrier, préinstallée auparavant, et un autre assureur me prenait sur cette corde. Cela m’évitait de tirer 85 mètres de corde. Je ne sais pas si c’est la meilleure méthode, mais c’est ce que j’ai trouvé qui fonctionnait. En tout cas, pour une voie comme celle-ci, il faut avoir le temps de travailler avec un super assureur. Ce n’est quand même pas le plus ludique pour l’assureur. Merci à ma copine sur ce coup, c’est sûr…

Un avis sur la cotation ?

Pour la cotation, je suis assez d’accord sur le 9a+/b, car avec deux genouillères, ça change tout. Avec une seule, je trouverais ça bien plus difficile. Mais je comprends que sans les bonnes méthodes ou des genoux, la voie devient extrême. Et encore là, dans la première partie, j’en bave car je suis limite en taille et crucifié. J’imagine que si tu es plus grand, ça devient encore plus facile.

 Pourquoi t’être lancé dans ce projet ?

Je voulais grimper dans un bon spot à cette période. Villanueva del Rosario semblait la falaise parfaite pour ce trip. À la base, je voulais aller voir autre chose. Je crois que j’avais peur d’aller voir cette voie. Je pensais que c’était trop complexe à faire et trop d’investissement. Mais un ami, Ludovic Pin, lors d’une journée de grimpe, m’a dit que je devrais aller voir, et au final, cette petite phrase m’a motivé et c’était parti. J’ai un peu fait la tête quand j’ai essayé au début le 8c+ et que j’ai vu que j’avais du vraiment du mal. Je me suis demandé comment je ferai pour faire tout ça. Car il faut vraiment marcher le début pour réaliser la voie…

Un dernier mot à ajouter ?

Je ne pensais pas encore réussir une voie si dure maintenant. À presque 40 ans, j’ai toujours plus de mal à rester en forme et moins de temps pour m’entraîner physiquement comme dans le passé. Mais au final, je progresse toujours. J’ai moins de force maximale, clairement par manque d’entraînement, mais beaucoup plus d’expérience et de maîtrise de moi, ce qui me permet d’augmenter le niveau. Presque que j’aurais envie de m’entraîner sérieusement pour voir ce que je pourrais faire. Mais bon, là j’atteins gentiment mes limites et je n’ai plus la tête et la forme pour m’entraîner comme quand j’avais 25 ans. Donc, ça me va bien.


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Simon Lorenzi travaille actuellement “Burden of Dreams” 9A et nous raconte !

27 Nov

Le Belge Simon Lorenzi a décidé de s’attaquer à “Burden of Dreams”, la référence en matière de 9A bloc. Arrivé en Finlande il y a quelques jours, il travaille le bloc sans relâche. Entre la découverte de nouvelles méthodes, la casse de certaines prises et la gestion de la peau, Simon a accepté de nous partager tout son processus de travail.

Ahhhh “Burden of Dreams”… La référence en matière de 9A bloc ! Cette ligne fait rêver les meilleurs grimpeurs de la planète depuis près d’une décennie. Libéré par Nalle Hukkataival en octobre 2016, “Burden” comme on le surnomme est resté à l’état de mythe pendant des années, jusqu’à ce que William Bosi le répète enfin, le 14 avril dernier.

Depuis, l’élite des bloqueurs s’est intéressé de plus près à ce bloc : le Japonais Toru Nakajima s’est d’abord rendu au pied de ce rocher, suivit du redoutable Britannique Aidan Roberts, connu pour sa force incroyable dans les doigts, de l’Italien Stefano Ghisolfi, de l’Allemand Yannick Flohé, du Russe Vadim Timonov ou encore du Belge Simon Lorenzi. Après avoir enchaîné “Soudain Seul” (qu’il a proposé à 9A, mais qui a depuis été décoté à 8C+) et réalisé “Alphane” (dont la cotation a été confirmée à 9A), Simon s’est tout naturellement tourné vers “Burden of Dreams”, afin d’accroître sa liste de croix dans le neuvième degré.

Comme tous les autres prétendants, son processus de travail a commencé en salle, sur la réplique en résine du bloc. Maintenant commercialisé par la marque Core, il est très facile de se procurer le set de prises complet de “Burden of Dreams”, dans la couleur de son choix, pour un peu moins de 500€.

En septembre, Lorenzi les commande et les visse immédiatement dans sa salle, Le Camp de Base à Bruxelles. Il enchaîne alors les séances de travail sur la réplique, afin de se familiariser avec les mouvements.

Je n’ai jamais été aussi excité à l’idée de m’entraîner sur un morceau de plastique ! En parallèle de ma préparation pour les compétitions, je vais mettre en place un plan d’entraînement efficace sur ces prises imprimées en 3D avant de partir pour la Finlande en novembre. Que cette nouvelle aventure commence ! 💥

Simon Lorenzi, le 6 septembre 2023

Après quelques semaines d’entraînement en salle, l’heure était venue pour Simon Lorenzi de naviguer jusqu’en Finlande, afin de se confronter au vrai “Burden of Dreams”.

© Gilles Charlier

Le 15 novembre, il réalisait sa première séance de travail dans le bloc.

Comme toujours après un long voyage, je me suis senti léger sur les prises, mais tremblant et imprécis. Ma peau n’était pas au top alors je me suis concentré sur la partie centrale et j’ai trouvé ce que je pense être une très bonne méthode ! Comme la prise de pied que Stefano et Shawn utilisaient s’est cassée, j’ai dû trouver quelque chose d’autre. Pour faire court : le nouveau mouvement est une lolotte gauche dans la première main droite.

À peine arrivé que Simon trouvait déjà une nouvelle méthode dans le bloc… Prometteur ! Mais ce n’est pas tout, quelques jours plus tard, alors qu’il essayait le bloc depuis le bas, Simon réussira le premier mouvement (considéré comme le plus dur du bloc) à deux reprises… avant de casser la prise de pied ! Lors de cette même séance, il trouvera une manière d’effectuer le dernier mouvement (considéré comme très aléatoire) quasiment à tous les coups ! Que de rebondissements au cours de cette journée de travail !

© Gilles Charlier

Depuis, le Belge continue de travailler le bloc, malgré des températures négatives et des problèmes de peau. Il le sait : la patience est la clé dans le processus de travail d’un bloc aussi exigeant que “Burden of Dreams”.

Hier, alors qu’il terminait sa septième séance de travail dans le bloc, Simon s’est livré au jeu des questions/réponses. Voici notre entretien.

Salut Simon ! En direct depuis la Finlande, comment te sens-tu ?

Salut ! Écoute, je me sens super bien ici, la vie est super paisible !

Tu t’es d’abord entraîné sur la réplique en plastique de « Burden of Dreams », comment se sont passés tes essais ?

L’entraînement sur la réplique c’est cool, parce que tu peux t’entraîner, mais c’est un peu frustrant. La mienne n’a pas de friction et quand il fait un peu chaud dans la salle ça devient très compliqué de s’entraîner correctement. Au final ça m’a surtout été utile pour travailler le premier mouvement.

Quelles ont été tes premières impressions en grimpant sur le rocher ?

La chose qui m’a tout de suite marquée en arrivant c’est à quel point le bloc détruit la peau, je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point là. J’ai aussi remarqué que les sensations par rapport à la réplique étaient un peu inversées et donc que ce n’était pas dur pour les mêmes raisons, j’ai donc dû m’adapter. 

Ta manière d’aborder le travail de ce bloc est-elle la même que les autres blocs durs que tu as déjà projetés ?

Cette fois-ci la démarche est un peu différente. Je concentre mon énergie pour être vraiment bien dans les mouvements individuels mais je ne tente pas trop d’enchaîner des sections pour ne pas détruire ma peau inutilement.

Parle-nous de cette nouvelle méthode que tu as trouvée dès ta première séance, qui consiste en une grosse lolotte au milieu du bloc.

Une fois que j’ai fait le premier mouv, je remonte mon pied gauche à droite de la main de départ et je fais une grosse lolotte gauche tout en utilisant le même pied droit éloigné. De là, je ferme le bras directement dans la prise main gauche qui permet de faire le jump de fin, je gagne donc un mouvement. Je crois que cette méthode est vraiment meilleure que les autres, sauf si t’es trop grand car t’es vraiment en boîte. 

 

Qu’en est-il du premier mouvement, considéré comme le plus dur du bloc ? À ce propos, tu as récemment cassé le pied gauche de départ cette semaine, cela rend-il le mouvement encore plus dur ?

C’est un mouvement très exigeant, surtout à cause des pieds qui ne sont mauvais et glissants car les mains ne sont pas si pires en soi. Je pense que ça doit valoir 8B bloc en un seul mouvement, c’est très aléatoire mais il ne semble pas si extrême quand tu le fais. J’utilisais un petit pied gauche parfaitement placé pour moi mais malheureusement il a cassé. Il n’y a que moi qui l’utilisait donc c’est mon problème, mais en effet, c’est un peu plus dur maintenant.

Tu as également découvert un moyen de faire le dernier mouvement quasiment à chaque fois. Peux-tu nous en dire plus ?

Oui, ce n’est rien de révolutionnaire, juste une manière qui me convient mieux. Je griffe un pied gauche et je mets le pied droit plus bas que les autres, ce qui me permet de rester plus bas sur les prises et de guider le mouvement beaucoup mieux. Je suis donc beaucoup plus précis et ça change tout car c’est la principale difficulté de ce dernier mouv. 

© Gilles Charlier

Penses-tu que les récentes prises qui ont cassées dans le bloc ces derniers temps le rendent plus dur ?

Les récentes prises aillant cassées ne le rendent pas plus dur, c’est même l’inverse je crois car ça nous a poussé à chercher d’autres méthodes sautant moins aux yeux, mais s’avérant au final sûrement plus efficaces !

La gestion de la peau a l’air d’être un élément crucial dans le travail de ce bloc. Comment gères-tu ce paramètre ?

La peau est vraiment l’un des facteurs les plus limitants dans ce bloc. Je suis en train d’apprendre à faire des straps corrects afin de pouvoir essayer les mouvements sans détruire ma peau d’emblée. Ensuite, il faut s’armer de patience et être prêt à se reposer beaucoup. Heureusement, les journées passent vite avec le soleil qui se couche à 15h30 !

© Gilles Charlier

Comment compares-tu “Burden of Dreams” à “Alphane” ou “Soudain Seul” ?

L’effort est vraiment différent, ici c’est 4-5 mouvements de pure tenue de prise avec peu de calage requis au final. C’est un style très différent qui ne permet pas de faire des énormes séances et qui oblige à espacer un peu plus les jours de grimpe donc c’est aussi moins habituel. En termes de difficulté je ne le sens pas plus dur mais juste différent. Si tu tiens très très bien les prises par exemple, c’est clairement plus facilement réalisable que les deux autres. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce bloc ?

Ce que j’adore, c’est que c’est un pur bloc comme on en ferait dans un pan avec des prises en bois. Ça va droit au but, c’est super direct, y a pas de chichis.

© Gilles Charlier

Shawn Raboutou était également sur place pour travailler le bloc. Avez-vous partagé des sessions ensemble ?

Il était là pour quelques jours, il y avait aussi Aidan [Roberts] et Yannick [Flohé] et on a partagé certaines séances ensemble. C’était vraiment cool, tant pour l’ambiance que pour mettre en commun et partager les petites méthodes/détails. C’est un peu un travail d’équipe au final, c’est comme résoudre un puzzle, ça se fait de manière plus efficace à plusieurs.

Jusqu’à quand as-tu prévu de rester en Finlande ?

Je resterai tant que ma peau et ma motivation me le permettront !


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La liste des grimpeurs olympiens s’agrandit !

26 Nov

Quatre nouveaux noms ont été ajoutés à la liste des grimpeurs qui participeront aux J.O de Paris 2024 : il s’agit des grimpeurs australiens Oceania Mackenzie et Campbell Harrison pour le combiné bloc/difficulté et Sarah Tetzlaff et Julian David pour la vitesse.

En remportant le Tournoi de Qualification Olympique d’Océanie, Oceania Mackenzie, Campbell Harrison Sarah Tetzlaff et Julian David se sont offert une place pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Après Tokyo 2020, place à Paris 2024 pour Oceania Mackenzie !

Chez les femmes, Oceania Mackenzie était la cible à abattre ! Ayant déjà participé aux Jeux Olympiques de Tokyo, la jeune grimpeuse de 21 ans mettra à profit toute son expérience pour remporter haut la main la compétition. Très largement première des demi-finales, l’Australienne enfonce le clou en finale en réalisant un score presque parfait de 199,9 points sur les 200 possibles ! Elle enchaînera les quatre blocs de finale en seulement cinq essais et viendra à bout de la voie de difficulté quelques minutes plus tard, de quoi prendre la première place du classement.

Je suis très excitée à l’idée d’aller à Paris ! J’ai pris beaucoup de plaisir à grimper ici, à la maison, avec toute ma famille, alors je me sens juste heureuse.

Il y a deux choses que j’attends avec impatience aux Jeux : d’une part, regarder d’autres sports, car nous n’avons pas eu l’occasion de le faire aux derniers Jeux Olympiques, et d’autre part, me préparer correctement. En raison des confinements, ma préparation n’a pas fantastique la dernière fois et ne correspondait pas à ce que je souhaitais. De plus, la présence du public va certainement faire monter l’ambiance.

Oceania Mackenzie

© IFSC

Maya Stasiuk a tenté de suivre le rythme imposé par sa compatriote, en vain. Elle termine deuxième de la compétition avec 155,7 points, juste devant Emily Scott, troisième avec 129,1 points.

Roxy Perry est passée tout près du podium en terminant quatrième avec 102,0 points, Atako Nakamura s’est classée cinquième avec 78,7 points et Judith Carroll sixième avec 74,6 points. La Néo-Zélandaise Amanda Speed a conclu la compétition à la septième place avec 61,4 points. Malheureusement, sa coéquipière Rebecca Hounsell n’a pas eu l’occasion de montrer ce qu’elle pouvait faire puisqu’elle a été exclue de la finale après avoir été diagnostiquée positive au Covid.

Les résultats complets de la compétition féminine

Emotions fortes pour Campbell Harrison !

Que d’émotions pour Campbell Harrison ! L’Australien a poussé un énorme cri de joie au moment de passer sa corde dans le relais de la voie de finale du TQO. En atteignant le top, et en étant le seul grimpeur à le faire, il a accumulé un score de 154,1 points, de quoi remporter la compétition et sa place pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.

C’est un sentiment assez surréaliste. Quand j’ai compris que j’étais qualifié pour Paris 2024, tout est sorti d’un coup. Des années et des années de travail acharné, des moments de doute, des moments de joie et tout ce qu’il y a entre les deux. Je ne pense pas qu’il y ait de mots qui puissent résumer exactement ce que je ressens.

Je ne connaissais pas les scores et je n’ai jamais voulu les connaître. Même lors d’une Coupe du Monde, je ne veux pas savoir. L’émotion au sommet de la voie n’était qu’un exutoire pour moi et ce n’est qu’en redescendant, à la réaction de la foule, que j’ai su que j’avais réalisé quelque chose de spécial. J’ai vu ma mère pleurer, mon père pleurer, mon petit ami pleurer ; c’est là que j’ai vraiment compris.

Campbell Harrison

Pourtant, la compétition n’était pas gagnée d’avance pour Harrison, car après l’épreuve de bloc, il pointait à la troisième place du classement provisoire.

Je n’avais jamais ressenti de telles émotions lors d’une compétition. Il fallait gagner pour remporter sa place aux J.O; c’était vraiment tout ou rien ! Quand j’ai réussi le premier bloc j’étais déjà presque en larmes, il a fallu que je me ressaisisse pour le deuxième bloc.

J’ai senti que le troisième bloc était une opportunité pour moi de gagner des points car c’était vraiment mon style, mais ça n’a pas marché, je pense que la pression l’a emport. Mais après cela, j’avais l’esprit beaucoup plus clair, et tout s’est déroulé comme je l’espérais dans la voie de difficulté.

Campbell Harrison

© IFSC

L’Australien Sam Lavender a terminé deuxième avec 122,8 points. Il était en tête du classement après l’épreuve, mais n’a pas pu maintenir la pression lors de l’épreuve de difficulté. Dylan Parks a terminé troisième avec 105,2 points et a complété le podium australien.

Ben Abel a terminé quatrième avec 87,8 points, devant Maxim Pare cinquième du classement général avec 86,0 points. Max Thomas a conclu la compétition à la sixième place avec 63,6 points, devant le seul participant néo-zélandais de la finale, Oskar Wolff, qui s’est classé septième avec 50,8 points. Enfin, Joshua Mennell a pris la dernière position des finales avec 46,6 points.

Les résultats complets de la compétition masculine

Sarah Tetzlaff et Julian David, premiers grimpeurs néo-zélandais à participer aux J.O !

En remportant l’épreuve de vitesse, Sarah Tetzlaff et Julian David sont devenus les premiers grimpeurs néo-zélandais à décrocher leur place pour les Jeux Olympiques.

Après avoir terminé deuxième des qualifications, Sarah Tetzlaff s’est transcendée en finale et a remporté tous ses duels un à un. Opposée à l’Australienne Grace Crowley en finale Sarah prend tous les risques et parvient à frapper le buzzer en 8,54 secondes, soit trois dixièmes de moins que sa rivale, de quoi remporté la médaille d’or et son ticket pour les J.O de Paris.

Je ne suis pas sûr de me rendre compte de ce qu’il vient de se passer. Je pense qu’il va me falloir un certain temps pour réaliser. C’est tout simplement surréaliste et inattendu, alors je ne sais même pas comment réagir !

La finale a été incroyablement serrée et, pour être honnête, je ne pensais pas en sortir vainqueur. Comme le dit le dicton, tout peut arriver en vitesse, et notre entraîneur nous le répète en permanence. Il faut donc considérer chaque course individuellement, oublier la dernière, oublier la prochaine et y aller à fond ! Je vais aux Jeux, c’est fou !

Sarah Tetzlaff

Chez les hommes, Julian David rejoint sa coéquipière Sarah Tetzlaff en tant que premier grimpeur néo-zélandais aux Jeux Olympiques. Le champion du monde junior et détenteur du record d’Océanie de vitesse a obtenu son ticket pour Paris 2024 en battant l’Australien Hayden Barton dans le dernier duel de finale.

Je n’arrive pas à y croire ! J’ai rêvé de toutes sortes de scénarios. Je me suis réveillé la nuit en me disant “et si ça arrivait” et c’est arrivé, c’est absolument surréaliste.

Maintenant, place à la préparation pour Paris 2024. Je vais rester et m’entraîner en Nouvelle-Zélande pendant la majeure partie de la saison, mais il se peut que j’aille en France environ un mois avant, que je m’y entraîne un peu, que j’essaie de prendre quelques conseils et que je me lance à fond dans les Jeux Olympiques.

Julian David

© IFSC


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Jimmy Webb enchaîne le très technique “Equanimity” 8C

25 Nov

À 36 ans, Jimmy Webb vient d’enchaîner ce qu’il considère comme “l’un des prétendants sérieux au titre de bloc le plus technique au monde”.

Il y a quelques jours, Jimmy Webb a réalisé la première répétition de “Equanimity” un 8C bloc situé dans les montagnes de la Sierra Nevada, aux États-Unis. Grimpé pour la première fois à l’automne 2020 par Carlo Traversi, ce bloc est l’un des plus techniques que Webb n’ait jamais grimpé.

“Equanimity” commence par un départ debout, et quelques mouvements d’introduction mènent à la partie la plus physique de la ligne. “Cette section est la seule où l’on peut vraiment forcer et utiliser ses bras”, explique Jimmy. Un mouvement de pied terrible à partir d’une mauvaise prise permet d’aller chercher une épaule main droite, puis une autre transition difficile permet d’arriver au crux technique. “À partir de là, il ne reste que deux ou trois mouvements avant d’arriver à un bac, mais cette partie est très technique, avec certains des pires pieds que je n’ai jamais vus”. Au total, le bloc fait quasiment 10 mètres de haut, ce qui rend les derniers mouvements très engageants.

© Roman Yalowitz

Jimmy a commencé à travailler ce bloc il y a plusieurs années déjà, à l’époque où il était encore à l’état de projet. “J’ai essayé ce bloc pour la première fois lorsque j’ai emménagé ici et franchement, il m’a semblé impossible ! Les pieds sont inexistants et j’ai eu du mal à déchiffrer les mouvements sur ce rocher. J’ai laissé tomber mais Carlo Traversi n’a rien lâché et a signé la première ascension. C’est extrêmement visionnaire de sa part !”, commente Webb.

Pour Jimmy, qui vient de souffler ses 36 bougies, ce bloc est un accomplissement, qui lui prouve que tout est possible. “Ça me fait du bien au moral et ça me rassure concernant l’avenir de ma carrière de grimpeur. Bien sûr, je m’entraîne, mais ces dernières années, j’ai surtout cherché à devenir un meilleur grimpeur, plus complet. C’est un domaine dans lequel nous pouvons tous continuer à nous améliorer. Même si nous vieillissons et que nos muscles ne suivent plus, nous pouvons toujours progresser, en grimpant plus intelligemment. Pour moi, c’est ça la longévité, et je suis ravi de continuer à apprendre ✌️”.


Les limites de l’escalade en dalle repoussées !

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Insolite : Ils enchaînent la grande voie la plus longue du monde !

23 Nov

Ben Wilbur et Drew Herder, deux grimpeurs américains, se sont lancé un défi fou : réaliser la plus longue voie au monde, soit près de 3 kilomètres de grimpe et 67 longueurs au total ! Cette épopée a fait l’objet d’un film, accessible ci-dessous.

Vous êtes-vous déjà demandé quelle était la plus longue voie au monde ? Figurez-vous qu’il ne s’agit pas des 1250 mètres du Mont Thor au Canada, ni même des 2250 mètres de l’arête Azeem sur les Trango Towers au Pakistan. Ce sont des nains par rapport à l’improbable détentrice du record.

Nichée au milieu des collines luxuriantes du nord de l’État de New York, une falaise de quartzite est connue sous le nom de Gunks. Considéré comme le berceau de l’escalade américaine, ce mur s’étend sur près de trois kilomètres… à l’horizontale !

En octobre 2021, Drew Herder et Ben Wilbur ont réalisé la première ascension d’une traite de “La Grande Muraille de Chine”, une voie de 2700 mètres qui traverse la totalité de cette falaise. Ils ont gravi les 67 longueurs qui la composent en seulement 36 heures.

© Will Saunders

“La Grande Muraille de Chine” avait été grimpée pour la première fois par Ken Nichols et Dave Rosenstein, deux grimpeurs new-yorkais, en mai 1987. Ils grimpaient une longueur, redescendaient au sol, rentraient chez eux et revenaient quelque temps plus tard pour continuer leur ascension horizontale. Au total, il avait fallu à l’équipe plusieurs semaines pour arriver au bout de la voie.

Le film complet accessible gratuitement ci-dessous

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Adam Ondra a-t-il enchaîné le premier 9A bloc du monde sans le savoir ?!

21 Nov

“Terranova”, le 8C+ libéré par Adam Ondra en 2011 n’a encore jamais été répété. Alors que William Bosi le travaille en vain, il se pourrait bien que sa cotation soit revue à la hausse et qu’il soit au moins aussi dur que “Burden of Dreams” 9A.

Retour en 2011. Adam Ondra réussit la première ascension du bloc le plus difficile de sa carrière à ce jour : “Terranova”, situé dans la région de Moravsky Kras, en République Tchèque. Après avoir passé deux ans à travailler ce passage extrême, Ondra propose la cotation de 8C+. « Ce n’est pas la ligne la plus inspirante. C’est une longue traversée à ras le sol, ce n’est pas du tout ce à quoi on pense quand on parle de bloc. Mais cela fait des années que je me promène et que je regarde ces petites prises et je me suis toujours demandé s’il était possible d’y grimper ». Une décennie plus tard, ce bloc n’a toujours pas été répété, et pourrait bien être évalué à la hausse par William Bosi.

Après avoir réussi la première répétition de “Burden of Dreams”, connu jusqu’à présent comme le premier 9A bloc de l’Histoire, William Bosi s’est rendu en République Tchèque, pour tenter de mettre fin au mystère qui rôde autour de “Terranova”. En effet, au sein de la communauté des grimpeurs, beaucoup pensent que ce passage pourrait valoir 9A.

Au début, je concevais à peine le fait de pouvoir faire les mouvements. Ceux que j’ai faits jusqu’à présent sont durs, super durs !

William Bosi

Après de nombreuses séances de travail, Bosi a réussi à effectuer la deuxième partie du bloc, nommé “Nova”, et a décidé de réévaluer ce passage de 8B+ à 8C. “8B+, c’est absolument insensé !”, a déclaré Bosi à propos de “Nova”. “Pour vous donner un ordre d’idée, lorsque je suis arrivé en République Tchèque l’année dernière, j’ai fait six 8C. Tous m’ont pris moins de temps que “Nova” qui n’est censé être qu’un 8B+ mais qui m’a demandé six séances de travail. En plus, ça convient parfaitement à mon style, puisque c’est du pur serrage d’arquées !”.

Cette nouvelle cotation est significative à plusieurs égards. Tout d’abord, il fait de Jana Švecová la première femme à réaliser la première ascension d’un 8C bloc. En effet, la Tchèque avait réalisé ce passage en juin 2023, après des mois de travail. Deuxièmement, cela a une répercussion sur la difficulté de “Terranova”, puisque “Nova” est la seconde moitié du bloc, supposée facile. “L’idée de faire cette partie, qui est déjà incroyablement dure, après avoir réalisé une première moitié encore plus difficile… C’est assez époustouflant”, avoue Bosi.

Pour le moment, le grimpeur Britannique est reparti bredouille et devra revenir pour tenter d’enchaîner “Terranova” et lever le voile quant au mystère qui entoure sa difficulté. Mais nous avons de fortes raisons de penser qu’Adam Ondra a été le premier grimpeur de l’Histoire à enchaîner un 9A bloc, devançant Nalle Hukkataival de cinq ans.

La vidéo de William Bosi dans “Nova” 8C

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Vidéo : Adam Ondra dans la voie la plus dure de Croatie

18 Nov

Cet été, Adam Ondra libérait la voie la plus dure de Croatie. La vidéo de son ascension dans ce nouveau 9b vient d’être publiée.

Le 28 septembre, Adam Ondra réalisait la première ascension du premier 9b de Croatie : “B je to!”. Située dans la grotte de Vranjača, Ondra avait équipé cette ligne lui-même en août dernier lors de ses vacances en famille.

Il était revenu en septembre pour régler son compte à cette voie, qu’il nommera “B je to !”. Le Tchèque vient de publier le film de cette première ascension, que vous pouvez visionner ci-dessous.


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Les limites de l’escalade en dalle repoussées !

17 Nov

Franco Cookson a réalisé la première ascension de son projet de longue date : une dalle cotée 9a+, répondant au nom de “The Dewin Stone “, à Twll Mawr, au Pays de Galles. Le Britannique lance l’une des propositions les plus dures au monde pour une voie de ce style.

Franco Cookson a réussi la première ascension de “The Dewin Stone”, dans le nord du Pays de Galles. Le Britannique a proposé une difficulté de 9a+ pour cette dalle exigeante, faisant de cette voie l’une des dalles les plus difficiles au monde.

Depuis des années, je suis complètement obsédé par l’idée de repousser l’escalade en dalle aussi loin que possible.

Franco Cookson

“The Dewin Stone” longe le mur juste à gauche de “The Meltdown” 9a, l’œuvre magistrale de James McHaffie. Franco divise cette ligne en quatre parties distinctes : “On commence par gravir 8 mètres faciles, avant d’affronter 12 mouvements très durs. Le douzième mouvement est d’ailleurs le plus difficile de toute la voie (j’y suis tombé des dizaines de fois). Une fois que vous avez dépassé cette section, vous vous connectez à “The Meltdown”, pour y grimper le crux. Lorsque vous quittez ce passage, une autre longue section vous attend, composée de quelques minuscules arquées à serrer fort. La partie finale devient un véritable défi car on arrive complètement fatigué. Au total, il y a 41 mouvements de mains et de nombreux mouvements de pieds”.

Franco Cookson a enchaîné “The Meltdown” en 2022 ce qui lui a permis de résoudre tous les mouvements de “The Dewin Stone” relativement rapidement, “mais je ne m’attendais pas à ce que cette voie soit si exigeante”, a-t-il avoué.

Je suis allé à l’étranger pour essayer d’obtenir des références sur d’autres dalles dures, mais j’ai découvert que les meilleures dalles se trouvaient juste à ma porte, ici dans le nord du Pays de Galles. Les dalles que nous avons ici sont de classe mondiale, en termes de difficulté mais aussi de qualité.

Franco Cookson

Concernant sa proposition de 9a+, Cookson dit qu’il la trouve “nettement plus difficile que “The Meltdown”, la seule voie à laquelle on peut vraiment la comparer. Pour être honnête, je pense que c’est plus qu’une cotation au-dessus. J’ai fait beaucoup de progrès dans ce style au cours des dernières années et définir une cotation sur une telle voie n’a presque aucun sens, mais j’ai dû faire une proposition”.

 

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Une publication partagée par Franco Cookson (@francocookson)

“The Dewin Stone”, parmi les dalles les plus dures au monde

Il existe à ce jour très peu de voies en dalle dans le neuvième degré. Au-dessus de ce 9a+ proposé par Franco Cookson pour “The Dewin Stone”, il n’y aurait que deux voies plus difficiles, proposées à 9b : “Cryptography” et “Disbelief”.

“Disbelief” est située près de Canmore au Canada. La première ascension a été réalisée par Adam Ondra, en juillet 2018. Le Tchèque avait proposé la cotation de 9b, déclarant même qu’on ne grimpera probablement jamais de 9b+ en dalle. À ce jour, personne n’a encore réussi à répéter cette voie.

L’autre est “Cryptography”, qui ne compte également aucune répétition. Elle a été libérée par Alessandro Zeni en mai 2020. Située à Saint Loup en Suisse, il s’agit d’une connexion de deux des dalles les plus populaires de l’Histoire de l’escalade : “Bain de Sang” 8c+/9a et “Bimbaluna” 9a/+.

“The Dewin Stone” entre désormais dans la liste des dalles les plus dures au monde. Franco Cookson avoue avoir trouvé une dalle encore plus dure, qu’il qualifie de “futuriste”, juste à droite. “Les mouvements ont l’air complètement hors de ce monde…”, a-t-il déclaré à propos de ce nouveau projet.


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Vidéo : les premières images de Chris Sharma dans “Sleeping Lion” 9b+

16 Nov

Ce printemps, Chris Sharma enchaînait “Sleeping Lion”, le deuxième 9b+ de sa carrière. Les premières images de son travail dans la voie viennent d’être publiées. 

En mars, Chris Sharma entrait une nouvelle fois dans l’Histoire de l’escalade en libérant une nouvelle kingline à Siurana : “Sleeping Lion” 9b+.

L’Américain essayait ce projet depuis l’automne 2021 : un an et demi d’effort pour enfin clipper la chaîne de cette ligne qu’il considère comme l’une des plus belles qu’il ait équipées. Malgré une vie personnelle et professionnelle bien remplie, Chris n’a jamais cessé de s’entraîner pour maintenir un énorme niveau en grimpe avec en tête des projets toujours plus extrêmes.

Alors que pour certains il pourrait sembler difficile voire impossible de repousser ses limites sportives une fois la quarantaine passée, Chris nous prouve le contraire.

Reel Rock a filmé le chemin parcouru par l’Américain dans cette voie, de ses premiers essais jusqu’à l’ascension finale. L’intégralité du film peut être visionnée sur Reel Rock Unlimited, et vous pouvez en voir un aperçu gratuit dans la vidéo ci-dessous.

Les premières images de Chris Sharma dans “Sleeping Lion” 9b+


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Adam Ondra libère un projet vieux de vingt ans en Espagne !

16 Nov

Actuellement très en forme, Adam Ondra a signé la première ascension de “El Maquinista”, en Espagne, pour laquelle il propose la cotation de 9a+/b. La veille, il enchaînait un 9a en seulement deux essais avant de réaliser la première ascension d’une nouvelle grande voie. 

Aucune voie ne semble résister à Adam Ondra, visiblement très en forme en ce moment ! En seulement deux jours, le grimpeur tchèque a clippé le relais de deux voies dans le neuvième degré et réalisé une grande voie en 8b+.

La première ascension de “El Maquinista” 9a+/b

Il y a quelques jours, Adam Ondra faisait la une de notre magazine après avoir enchaîné “El Gran Bellanco” 8c+/9a à vue. Galvanisé par cette performance, le Tchèque a jeté son dévolu sur un vieux projet convoité de la falaise : “El Maquinista”, une voie qui attendait toujours une première ascension, vingt ans après avoir été équipée.

“Je devais quitter l’Espagne et partir pour une autre aventure, mais nous avons été obligés de rester quelques jours supplémentaires car notre van a été vandalisé : nos vitres ont été cassées et une partie de notre matériel a été volée. C’était une bonne excuse pour retourner grimper”, explique Adam Ondra.

Le même jour où il avait enchaîné “El Gran Bellanco” à vue, Ondra avait mis les doigts dans “El Maquinista”. “Elle m’avait semblé impossible, mais totalement incroyable !”, raconte-t-il. Contraint à rester en Espagne, il n’en fallait pas plus pour motiver le Tchèque à retourner dans cette voie, encore jamais gravie, malgré les essais de Ramon Julián il y a plus de dix ans.

“J’ai trouvé de nouvelles méthodes, j’ai appris les mouvements et après deux jours de travail, j’ai réussi à réaliser la première ascension de “El Maqunista””. Concernant la cotation, Adam avoue être incertain : “Au début, j’ai pensé qu’elle pourrait valoir 9b+, mais avec les nouvelles méthodes que j’ai trouvées, c’est devenu plus accessible. J’ai intégré les mouvements au fur et à mesure de mes essais et peu à peu, elle est devenue plus facile. Disons qu’elle vaut 9a+/b”.

© Petr Chodura

Un 9a en seulement deux essais et une grande voie pour couronner le tout !

La veille de libérer “El Maquinista”, Adam Ondra enchaînait “La Parada de los Monstruos” 9a, en seulement deux essais : “Je voulais l’enchaîner à vue, et tout se passait parfaitement bien. Je suis arrivé au crux en étant frais, mais malheureusement, une prise s’est cassée. Je me suis rattrapé à bras pour ne pas tomber mais mon talon s’est emmêlé dans la corde, ce qui m’a un peu aidé. J’ai décidé que ce n’était pas éthique et j’ai stoppé ma tentative”, raconte-t-il.

Quelques minutes plus tard, Ondra repartira pour un nouvel essai, et enchaînera la voie d’une traite, sans difficulté. Il s’agit de la quatrième ascension de ce 9a, après Ramon Julián en 2013, Alex Garriga en 2021 et Jonatan Flor il y a quelques jours.

Pour couronner son séjour espagnol, Ondra s’est rendu à Estrecho de Mijares où il a réalisé la première ascension d’une grande voie de trois longueurs avec des difficultés allant jusqu’à 8b+.

© Petr Chodura


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Alex Honnold et Tommy Caldwell refont équipe sur El Capitan !

16 Nov

Les deux célèbres grimpeurs se sont retrouvés pour gravir « Heart Route » 8a, sur El Capitan, dans le Yosemite. Honnold a réalisé la troisième ascension en libre de cette voie.

Alex Honnold et Tommy Caldwell ont une nouvelle fois fait équipe pour grimper sur El Capitan, dans le Yosemite. La voie qu’ils ont choisie est “Heart Route” 8a, passant trois jours sur le mur pour venir à bout des 31 longueurs.

Honnold a réussi à gravir les 31 longueurs en libre, ce qui serait la troisième ascension dans ce style sur cette voie. “J’ai été choqué de voir à quel point il était dur de grimper en libre sur El Cap quand on ne l’a pas fait depuis un moment. Notre peau nous faisait mal, l’escalade était difficile et nous avions du mal à nous acclimater avec le style spécifique du Yosemite. J’avais pour objectif de libérer cette grande voie en une journée… On verra si on trouve l’énergie pour remonter là-haut et réessayer”, a avoué Alex Honnold.

© Alex Honnold

Tommy Caldwell a poursuivi : “C’est amusant et incroyable de grimper avec Alex sur El Capitan. Il était capable de tout gérer tandis que j’avais du mal à suivre. Cela m’attriste d’avoir perdu ma forme physique. Mais ma femme m’a rappelé que je me remets tout juste d’une blessure. Je n’ai pas pu enchaîner toute la voie, mais Alex l’a fait. C’est quelque chose qui m’aurait dérangé dans le passé. Peut-être que je suis plus sage maintenant. En tous cas, ce furent de belles journées passées sur ma paroi préférée, avec un super ami”.

Au cours des dernières années, Alex et Tommy ont réalisé certaines des ascensions les plus mémorables de l’Histoire d’El Cap ; Honnold avec le solo intégral de “Freerider” et Caldwell avec “The Dawn Wall”, entre autres. En équipe, ils détiennent également le record de vitesse dans “The Nose”, qu’ils ont enchaîné en 1 heure 58 minutes et 7 secondes, le 6 juin 2018.

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Caroline Ciavaldini répète “Le Voyage”, l’une des voies de trad les plus dures du pays

13 Nov

Le mercredi 8 novembre 2023, Caroline Ciavaldini a répété “Le Voyage” (E10 7a/ 8b+) à Annot, en France. Cette voie, établie pour la première fois par son mari James Pearson, n’avait connu qu’une seule ascension féminine jusque là, celle de Barbara Zangerl.

C’est la première fois que Caroline Ciavaldini, ex compétitrice de haut niveau, enchaîne une voie de trad cotée E10 7a (une cotation britannique qui combine le danger d’une voie avec sa difficulté technique). Cette performance la place donc parmi une très petite poignée de femmes à avoir réussi une voie de ce niveau.

Cet exploit intervient seulement deux ans après que Caroline ait accouché de son deuxième enfant, ce qui rend cette ascension encore plus impressionnante.

Elle raconte :

Je me trouve à souffler au repos situé aux 2/3 de “Le Voyage”. Pour la première fois, j’ai passé le deuxième crux, un pas de bloc en 7A+ très long et technique, quelques mètres au-dessus de ma dernière protection, un RP n°6. Juste avant d’entamer le crux, j’ai entendu James, Arthur, 4 ans, et Zozo, 2 ans, m’encourager depuis le bas. James et les enfants ne s’étaient pas fait entendre jusque-là, peut-être parce que James espérait me donner plus d’espace pour me concentrer, comme Zozo me demande constamment en ce moment. Mais juste avant le crux, je voulais qu’ils soient là. Être mère, c’est perturbant pour l’escalade, mais en même temps, ce sont mes proches. Je regarde aussi Raph, qui est accroché à sa corde statique… Il est là aujourd’hui car il devait filmer James dans “Bon Voyage”, sa dernière voie difficile, et il en a profité pour filmer mon essai. Carl et Antoine sont là aussi, ils assurent et prennent d’autres vidéos depuis le bas. Carl a fait quelques petites blagues pendant que je mettais mes chaussons, et j’étais tout à fait consciente qu’il essayait, et qu’il réussissait, à créer une bonne ambiance autour de moi. C’est vraiment important pour moi que ces personnes soient présentes aujourd’hui. Je les sens me pousser doucement vers le haut.

J’ai fait le plus dur, il m’a fallu deux ans pour en arriver là où je suis aujourd’hui. Deux ans pour me remettre du deuxième bébé, avec l’aide constante de Maddie Cope et de Lattice. Les gens disent que tomber enceinte n’est pas une blessure… Je dirais que c’est bien pire que n’importe quelle blessure de poulie (j’en ai eu deux) ou autres blessures liées à la grimpe.

“Le Voyage” se termine par une dernière section facile sur un rocher assez mauvais et une fissure finale qui vaut environ 7b+, et dans laquelle vous détesteriez tomber… pourtant la chute est bien réelle. Je me repose et j’essaie de me canaliser mentalement. Je peux y arriver, mais j’ai besoin de m’appliquer. Les émotions sont toujours là… La peur d’échouer, la peur de casser une prise et de tomber, la peur de trop serrer les prises, la peur de zipper… Mon cerveau ne s’arrête pas, comme il l’a fait pendant que je me reposais juste avant le crux.

“Le Voyage” est mon projet le plus long. Deux ans ! Mais en même temps, en tant que parent de grimpeur, il faut prendre les choses différemment. On ne met pas beaucoup d’essais lors d’une journée en falaise… Techniquement, je n’en ai qu’un à la minute où Zoellie s’endort. La vie de famille donne plus de rythme, ce qui a été bénéfique pour l’entraînement. J’ai dû m’entraîner énormément pour revenir à mon niveau d’avant… Parce que “Le Voyage” est si exigeant ! J’ai même fait un entraînement spécifique pour les jambes. Je n’ai jamais été aussi spécifique. Mais je ne pense pas avoir été obsessionnelle. Je ne peux pas. Parce que je suis encore une maman. Avant tout ? Je ne sais pas… il est certain que j’ai parfois volé du temps à mes enfants pour m’entraîner. Je suis un peu égoïste. Mais j’ai été très heureuse de me dégager du temps pour mon escalade. Cela m’a permis de redevenir Caroline.

J’ai pris la décision de travailler avec un préparateur mental. La dernière fois que j’en ai eu un, j’étais grimpeuse de compétition en Coupe du Monde. J’avais alors considéré pendant des années que j’étais autonome, mais pour cette voie, j’ai réalisé que demander l’aide de certaines personnes ne ferait que me rendre plus fort. Angus, de Strong Mind, m’a beaucoup aidé. J’avais très peur de tomber, et nous avons réglé cela très rapidement. J’ai toujours ces pensées, mais au lieu de paniquer quand mon cerveau se met en marche, j’écoute, je trie et je ne garde que ce qui est utile. La pleine conscience, voilà le mot.

Maddie, Angus, mais aussi Carl et James m’ont aidé à apprécier tout le processus de travail. Car cela n’en vaut la peine que si j’apprécie la totalité du processus, même les moments de doutes. Parfois, c’est un “plaisir de type 2”, comme disent les Britanniques… Quand j’étais terrifié à l’idée de tomber dans le premier crux, c’était un plaisir de type 3. Sur le moment, je ne l’ai pas apprécié, ni quand je l’ai visualisé. Je n’ai réussi à l’apprécier que lorsque j’ai supprimé l’émotion de ma visualisation. J’ai simplement laissé la sensation des mouvements, j’ai essayé d’être vide, ou mieux encore, d’apprécier ce sentiment de peur. Le déclic s’est produit et, soudain, j’ai pu être dans mon escalade et apprécier.

Au bout d’un moment, je me suis remise à grimper. Non pas que je me sentais prête, mais je ne pouvais pas tergiverser indéfiniment. J’ai exécuté les derniers mouvements juste comme il fallait, et je savais que pour les deux derniers mouvements, je devais simplement profiter et kiffer.

J’ai enchaîné “Le Voyage”, ma voie de trad la plus difficile. Quand je l’ai essayée pour la première fois il y a cinq ans, je n’arrivais même pas à faire tous les mouvements, et j’étais consciente que ce style technique et intense n’était pas mon point fort. Je n’avais pas d’enfants à l’époque, James venait d’ouvrir la voie et elle me semblait inaccessible. Je n’ai commencé à y penser qu’après la naissance de Zozo. Il est temps d’être fière de moi.

Merci beaucoup à Maddie et Lattice pour l’entraînement, Angus pour la préparation mentale, Carl pour l’assurage notre amitié, James pour tout, mes enfants pour leur patience, Marie pour le babysitting, Emmanuelle pour la physio, The North Face et Respire performance pour le programme NSP, La Sportiva, Wild country , Sunn et Glorify, et toutes les personnes qui me poussent à me dépasser tous les jours !

Caroline Ciavaldini

© Raphaël Fourau

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Laura Rogora réalise la première ascension féminine de “Lapsus” 9a+

13 Nov

Laura Rogora, 22 ans, a réalisé la première ascension féminine de “Lapsus”, un 9a+ historique d’Italie. Au cours de son séjour dans le Piémont, elle a également enchaîné plusieurs autres voies emblématiques de la région.

Laura Rogora a répété “Lapsus” 9a+, à Andonno en Italie. “Je suis très fière d’ajouter mon nom à la liste des grimpeurs de cette voie historique d’Italie“, a-t-elle déclaré.

“Lapsus” est une connexion entre “Noia”, le premier 8c+ d’Italie et “Anaconda” 8c. La première ascension de cette voie a été réalisée par Stefano Ghisolfi en 2015, qui avait proposé la cotation de 9b, ce qui en faisait la première voie de ce niveau en Italie. En 2017, Adam Ondra signait la première répétition, déclarant qu’il s’agissait d’un 9b “facile”. Quatre ans plus tard, Marcello Bombardi, le troisième ascensionniste de la voie, proposait de revoir la cotation à 9a+, une suggestion qui sera validée par Adam Ondra et Stefano Ghisolfi, qui ont revu leur cotation à la baisse.

La semaine dernière, Laura Rogora est devenue la première femme à clipper le relais de “Lapsus”, validant la cotation de 9a+. “Je suis arrivée à Andonno mercredi. Dès le premier jour, j’ai réussi à faire tous les mouvements intrinsèquement, mais les prises étaient un peu mouillées. Les jours suivants, il a plu et il faisait froid, donc je n’ai pas beaucoup grimpé. Le dimanche, tout était sec. J’ai mis mes premiers essais depuis le bas mais je suis tombée dans le pas de bloc final, trop fatiguée de mes précédentes tentatives. Mais je savais que je pouvais le faire ! Finalement mardi, les conditions étaient parfaites et je me sentais en forme. Au premier essai de la journée, j’ai atteint le relais”, a-t-elle expliqué.

Pour couronner son séjour à Andonno, l’Italienne a profité d’une séance photos le lendemain pour enchaîner d’autres classiques du coin, comme “Cobra Reale” 8c+/9a, “Noia” 8c+ et “Noi” 8b+.

© Fabio Fin

Depuis ses débuts en escalade, Laura Rogora ne cesse de faire la une de l’actualité. Elle a enchaîné son premier 8c à 13 ans, un an avant de clipper le relais de son premier 9a. En 2020, elle est devenue la deuxième femme de l’Histoire à enchaîner un 9b avec « Ali Hulk sit extension total ». Elle a également répété “Erebor” 9b et réalisé la deuxième ascension de “Pure Dreaming Plus” 9a+. Fin août, l’Italienne de 22 ans a réalisé “Ajo Crudo” 8c à vue. Plus récemment, il y a quelques semaines, elle a réalisé une belle performance lors du Tournoi de Qualification Olympique à Laval, où elle a terminé troisième.

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Deux nouveaux grimpeurs qualifiés pour les Jeux Olympiques de Paris !

12 Nov

Ce week-end se tenait le Tournoi de Qualification Olympique d’Asie, une compétition très disputée rassemblant les meilleurs grimpeurs du continent, à l’issue duquel deux nouvelles places pour les Jeux de Paris 2024 ont été attribuées.

Une année incroyable pour le jeune prodige Sorato Anraku !

Vainqueur du classement général des Coupes du Monde de bloc 2023, vainqueur du classement général des Coupes du Monde de difficulté 2023… Qu’est-ce qui pouvait bien manquer à Sorato Anraku pour couronner son année 2023 en beauté ? Une place pour les Jeux Olympiques de Paris peut-être ? L’adolescent japonais a brillamment remporté le Tournoi de Qualification Olympique d’Asie, qui se tenait à Jakarta depuis le 9 novembre, de quoi prendre sa place pour les Jeux.

Au cours de ces derniers mois, le jeune garçon de 16 ans n’a cessé de nous époustoufler. Il est devenu le tout premier grimpeur de l’Histoire à remporter la Coupe du Monde de bloc et de difficulté la même année, alors qu’il participe seulement à sa première saison internationale senior !

© IFSC

Au vu de ses compétences en bloc et en difficulté et de sa polyvalence, le format olympique semble parfaitement convenir à Anraku, qui l’a une nouvelle fois prouvé lors de la compétition combinée qui se tenait à Jakarta. Après avoir aisément remporté les qualifications et les demi-finales, il a commencé les finales par flasher les trois premiers blocs du circuit (une performance incroyable tant les passages semblaient difficiles !). Il viendra ensuite à bout du dernier bloc en quatre essais et sera le seul grimpeur à comptabiliser quatre tops, mettant déjà plus d’une trentaine de points dans la vue de ses concurrents.

Quelques minutes plus tard, dans la voie de difficulté, Anraku a une nouvelle fois montré qu’il était le meilleur en étant le seul finaliste à enchaîner la voie, terminant avec un score presque parfait de 199,7 points et un billet olympique !

Je suis très heureux d’avoir obtenu ma place aux J.O. J’étais assez calme et serein dans les blocs et j’ai réalisé une belle performance. En isolement, je ne connaissais pas les scores des autres grimpeurs dans la voie de difficulté et je ne voulais pas les connaître, je me concentre simplement sur moi-même et sur le fait d’atteindre le top.

Maintenant, mon objectif c’est d’aller chercher une médaille d’or à Paris.

Sorato Anraku

© IFSC

La victoire d’Anraku signifie que le Japon a rempli son quota national masculin pour Paris 2024 comme Tomoa Narasaki s’est déjà assuré d’une place lors des Championnats du Monde de Berne cet été. Cela signifie également que Yoshiyuki Ogata, qui a terminé quatrième du TQO avec 117,2 points, et Meichi Narasaki, qui a terminé cinquième avec 70,6 points, ne pourront pas tenter leur chance l’année prochaine.

Les résultats de la finale masculine du TQO de Jakarta 

La Chinoise Yuetong Zhang décroche sa place pour Paris 2024

Chez les femmes, la Chinoise Yuetong Zhang fera ses débuts olympiques l’année prochaine à Paris 2024 après avoir décroché son billet lors de la finale du TQO à Jakarta.

Alors qu’elle pointait à la quatrième place du classement après l’épreuve de bloc avec seulement un top au compteur, c’est en difficulté que la grimpeuse de 20 ans fera toute la différence ! Bien que des grimpeuses comme Miho Nonaka, Futaba Ito ou Chaehyun Seo semblait bien partie pour remporter la compétition, Yuetong Zhang atteindra le plus haut point dans la voie de finale, de quoi comptabiliser un score de 142,3 points, seulement 1,5 point devant Miho Nonaka, médaillée d’argent aux J.O de Tokyo.

© IFSC

Je ne m’y attendais pas ! Avant cette compétition, je ne pensais pas pouvoir gagner. Je ne sais pas quoi dire, tout va un peu trop vite, mais pour l’instant, c’est excitant et surprenant. C’est un rêve qui devient réalité. Dans mes rêves les plus fous, j’imaginais un podium mais je n’aurais jamais pensé décrocher la médaille d’or… Pour moi il était impossible de gagner tellement le plateau était relevé. Je n’en reviens pas !

Yuetong Zhang

Les résultats de la finale féminine du TQO de Jakarta 

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Exploit ! Chris Sharma vient d’enchaîner la voie de psicobloc la plus dure de sa vie !

10 Nov

À 42 ans, Chris Sharma vient de réaliser l’un des plus gros accomplissements de sa carrière de grimpeur ! 

Chris Sharma a signé la première ascension de “Black Pearl” à Majorque. Cette voie de deep-water, qu’il travaille depuis plus de quatre ans, serait encore plus difficile qu'”Alasha”, “Es Pontas” ou encore “Big Fish”. À 42 ans, le King, comme on le surnomme, vient une nouvelle fois de repousser les limites de l’escalade !


Le mardi 7 novembre, Chris Sharma a atteint le sommet de la nouvelle voie de psicobloc la plus dure du monde. Cette ligne imposante, répondant au nom de “Black Pearl”, culmine à plus de 40 mètres de haut. D’après lui, la voie comporte juste le nombre de prises qui rendent la ligne possible.

S’il manquait une petite pièce du puzzle, ce serait complètement impossible ! Cette voie représente pour moi une progression notable dans le domaine du deep-water. C’est un objectif que j’ai poursuivi au cours des quatre dernières années.

Chris Sharma

L’Américain a repéré la voie en 2018 mais n’a commencé à l’essayer qu’en 2019, lorsque son ami et mentor Miguel Riera, qui est largement reconnu pour avoir popularisé le deep water, essayait une ligne sur le même mur. Mais Riera est décédé cette année-là, après une longue bataille contre le cancer.

Faire “Black Pearl”, c’est un peu comme mettre fin à un travail inachevé. C’est ici que nous avons passé une grande partie de ses derniers jours ensemble, c’est donc une façon particulière de lui rendre hommage.

Chris Sharma

© Matty Hong

Après avoir travaillé la voie depuis quatre ans sans succès, Chris s’est engagé cette année à l’essayer tous les week-ends à partir de septembre. Finalement, mardi, la magie a opéré et Chris a atteint le sommet de la voie pour la première fois.

Je me suis dit que c’était l’une des meilleures voies de ma vie et que c’était peut-être l’une des dernières fois que je l’essayais cette année, alors j’ai décidé d’y aller à fond !

Chris Sharma

Le Californien n’a pas donné de cotation spécifique pour cette nouvelle voie. Cependant, il a décomposé la voie comme telle : une première section en 7c+/8a avant d’atteindre un repos, suivi du passage le plus dur de la voie, 15 mouvements en 8c/+ qui conduisent à un jeté dans un trou, valant à lui seul 7C bloc. Enfin, la voie se termine par un 8a/+ jusqu’au sommet de la falaise.

“Black Pearl” serait donc plus difficile qu'”Es Pontas”, “Alasha” et “Big Fish”, ce qui en fait la voie de deep-water la plus difficile au monde actuellement !


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À 41 ans, le king Sharma enchaîne son 2ème 9b+

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Plus en forme que jamais ?! Adam Ondra s’offre un 8c+/9a à vue !

10 Nov

Adam Ondra a réussi l’une de ses plus grosses performances de l’année 2023 en enchaînant “El Gran Bellanco” 8c+/9a à vue !

Lors d’un récent passage à Montanejos, en Espagne, Adam Ondra a enchaîné à vue “El Gran Bellanco”. Située dans la grotte de Pilas Alcalinas, cette voie est la plus emblématique du secteur. Considéré par beaucoup comme étant un 9a, Adam Ondra, modeste, a préféré revoir la cotation à 8c+/9a.

“Je suis très heureux d’avoir réalisé cette voie à vue. Je l’avais en tête depuis quelque temps déjà. L’enchaînement a été parfait et je n’ai commis aucune erreur. Passer la corde dans le relais de cette voie sans tomber une seule fois a été un moment fantastique, tout comme voir la joie des habitants de Montanejos, enthousiasmés par mon ascension”, a déclaré Adam, qui a annoncé que cet enchaînement serait prochainement disponible sur sa chaîne YouTube.

“El Gran Bellanco” est le premier 8c+/9a qu’Adam Ondra enchaîne à vue cette année. Le Tchèque a toujours aimé se réserver des 9a pour les essayer à vue quand il en a l’occasion. Il a lui-même expliqué qu’il est important de choisir le bon moment pour faire ce genre de tentatives à vue, car l’occasion est unique et ne peut être répétée. En effet, la moindre petite erreur peut complètement ruiner une tentative à vue…

La cotation la plus élevée qu’Ondra ait pu gravir à vue dans le passé est 9a. Le seul autre grimpeur à avoir enchaîné un 9a à vue est Alex Megos. Il a été le premier grimpeur de l’Histoire à le faire lors de son enchaînement de “Estado Critico” à Siurana, en Espagne, en mars 2013.

© Petr Chodura

Adam Ondra plus en forme que jamais ?

Comme il l’a reconnu dans une récente interview, Adam est dans l’une de ses plus grandes formes de ces dernières années. À la fin du mois d’août, il a enchaîné à vue deux 8b et deux 8b+ en une journée, dans la grotte de Vranjača en Croatie. Au début du mois d’octobre, il a de nouveau réalisé à vue deux 8c lors d’une visite à Ter, en Slovénie : “Kingslayer” et “Inferno do Vrha”. Plus récemment, en Suisse, il a clippé le relais de “Un Chant Pour Phil” 8c à vue également et “Déjà” 8b+ sur la falaise de Soyhières.

En plus de toutes ces ascensions à vue, Ondra a eu un mois et demi très fructueux en Europe. Après avoir réalisé les premières ascensions de “Ratatouille” 9a et “Filantrop L2” 8c+ en Slovaquie fin septembre, il a réalisé les premières ascensions de “B je to !” 9b et “To je to !” 8c en Croatie. En Slovénie, il a flashé “Peščena Ura” 9a et libéré “Fantazija” 9a+. Enfin, en Suisse, il a réalisé une autre première ascension en 9a+, une voie actuellement sans nom sur la falaise d’Isenfluh.


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Une nouvelle journée gravée dans les annales pour Adam Ondra !

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Ryohei Kameyama répète “Floatin” 8C+, l’un des blocs les plus purs au monde

09 Nov

Quelques jours après que Florian Wientjes ait annoncé la première répétition de “Floatin” 8C+, Ryohei Kameyama a répété ce magnifique bloc à son tour, en utilisant toujours cette même méthode atypique.

Souvenez-vous. En 2021, quand Ryuichi Murai signait la première ascension de “Floatin”, nous vous parlions de ce bloc comme l’un des plus purs au monde. Pourquoi ? Car “Floatin” représente le bloc dans son style le plus pur. La gestuelle de cette ligne est incroyablement épurée : seulement cinq mouvements explosifs sur de minuscules arquées, dont le plus spectaculaire est un excentrique en no-foot, dans ce panneau de granite incliné à 35°. Une ligne de rêve pour tous les bloqueurs !

Il y a quelques jours, l’Allemand Florian Wientjes annonçait la première répétition de “Floatin” et confirmait la cotation. De quoi réveiller la curiosité du Japonais Ryohei Kameyama, qui avait déjà essayé ce bloc par le passé, en vain. Profitant de conditions parfaites cette année, il a réussi à réaliser la troisième ascension de “Floatin”.

En voyant la première ascension de Ryuichi et les tentatives répétées d’autres forts grimpeurs, j’ai eu envie d’essayer ce mouvement impressionnant en no-foot. Je savais que ce bloc était très dur et que je n’avais potentiellement pas le niveau de le faire. Et en effet, je n’ai même pas réussi à réaliser le premier mouvement. Un an plus tard, j’ai réessayé et j’ai constaté que les conditions étaient parfaites, ce qui m’a permis de faire ce premier mouvement. Finalement, j’ai réussi à me rétablir au sommet de ce bloc, j’avais l’impression de flotter sur les prises.

Ryohei Kameyama

Ryohei Kameyama compte plusieurs blocs extrêmes à son actif. Au printemps 2019, il a effectué un voyage fructueux à Fontainebleau, où il a coché quelques-uns des grands classiques de la forêt comme “No Kpote Only” (qui oscille entre 8C et 8C+/9A selon ses répétiteurs) et “La Révolutionnaire Assis” 8C+. Le Japonais a également fait un voyage en Finlande il y a quelque temps, pour essayer “Burden of Dreams” 9A. Il devait d’ailleurs y retourner prochainement, mais un problème de genou l’a contraint à reporter son voyage.

La vidéo de Ryohei Kameyama dans “Floatin” 8C+

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Angelino Zeller, grimpeur handi, peut-il enchaîner ce 8a+ en no-foot ?

08 Nov

Angelino Zeller, grimpeur handi, s’est lancé un défi fou : enchaîner “Sarre 2000” en no-foot. Ce 8a+, situé à Tetto di Sarre dans la vallée d’Aoste, en Italie, a déjà été enchaîné à la seule force des bras par Stefano Ghisolfi en 2015.

Angelino Zeller n’est pas seulement triple champion du monde d’escalade, il est aussi une source d’inspiration qui nous rappelle que les limites sont faites pour être repoussées. Ancien cordiste, la vie d’Angelino a été bouleversée après un grave accident de parapente survenu en 2017. Du jour au lendemain, le fauteuil roulant est devenu son compagnon quotidien. Mais au lieu de se morfondre sur son sort, l’Autrichien a redécouvert son amour pour l’escalade sous une nouvelle forme et y a trouvé non seulement une passion, mais aussi un nouveau sens à la vie.

Ainsi, il a commencé à grimper uniquement en utilisant la force du haut de son corps. L’Autrichien est devenu si fort qu’il a participé à des compétitions internationales d’handi-escalade, qu’il a rapidement remportées. Mais Angelino n’est pas seulement un compétiteur. Amoureux de la nature, il expérimente avec intérêt toutes les facettes de son sport. C’est pourquoi il continue d’essayer des voies en falaise. Toutefois, en raison de son handicap physique, le nombre de voies qu’il peut grimper est limité : elles doivent être accessibles en fauteuil roulant et suffisamment déversante pour qu’il puisse se balancer facilement d’une prise à l’autre en no-foot.

Angelino Zeller s’est fixé un nouvel objectif, qui est, comme il le dit “extrêmement ambitieux” : enchaîner “Sarre 2000” un 8a+ situé dans la vallée d’Aoste en no-foot. L’Italien Stefano Ghisolfi a déjà réalisé cet exploit en 2015 et c’est sa vidéo qui a incité Zeller à tenter sa chance.

“Peut-être que cette voie est au-delà de mes limites, mais je ne le saurai que si j’essaie”. C’est exactement ce qu’Angelino aime dans l’escalade : repousser les limites du possible sur des voies difficiles.

Voici la vidéo de son aventure dans “Sarre 2000” 8a+ en no-foot

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Retour sur le Red Bull Dual Ascent 2023, la compétition de grande voie sur un barrage

07 Nov

Du 1er au 4 novembre 2023, le barrage de Verzasca, en Suisse, a accueilli la deuxième édition du Red Bull Dual Ascent, une compétition de grande voie en duel. 24 des meilleurs grimpeurs de la discipline se sont affrontés pour tenter d’atteindre le plus rapidement possible le sommet du barrage, haut de 180 mètres.

Lors d’une finale palpitante, la fratrie slovène Jernej et Julija Kruder a remporté la compétition face au médaillé d’or olympique et champion en titre Alberto Ginés López et sa coéquipière ukrainienne Jenya Kazbekova. L’athlète suisse Petra Klingler et son coéquipier français Louna Ladevant se sont classé troisième !


Un barrage, deux grandes voies identiques, six longueurs, du 6c au 8b, 180 mètres d’escalade, 12 équipes mixtes, deux jours de qualification et un jour de finale. Voici en quelques chiffres le principe du Red Bull Dual Ascent. L’élite internationale de l’escalade, composée de 12 hommes et 12 femmes, s’est rendu début novembre dans la vallée de Verzasca, à proximité du lac Majeur, dans le sud de la Suisse, pour disputer cette compétition unique en son genre.

Les deux journées de qualification ont permis de connaître les quatre équipes qualifiées pour la finale.

© Stefan Voitl / Red Bull Content Pool

La petite finale a d’abord opposé les deux équipes Petra Klingler & Louna Ladevant à Domen Škofic & Vita Lukan. En qualification, les deux duos étaient presque à égalité (60 minutes et 15 secondes contre 61 minutes et 12 secondes), ce qui annonçait un duel palpitant ! Petra Klingler et Vita Lukan ont ouvert la course et ont démarré très rapidement dans les premières longueurs. Leurs partenaires Louna Ladevant et Domen Skofic les ont suivis à un rythme élevé. Louna, champion du monde de cascade de glace, a manqué de tomber mais s’est retenu à un bras. Domen Škofic a donc pris la tête jusqu’à ce que sa partenaire Vita Lukan commette une erreur en fin de voie, tombant, et laissant alors à son adversaire Petra Klingler le champ libre jusqu’au sommet. Le duo franco-suisse décrochera donc la médaille de bronze, avec un temps final de 1 heure, 1 minute et 51 secondes.

Domen et Vita sont de très bons grimpeurs et c’était un honneur de grimper contre eux. Nous savions que nous devions y aller à fond, prendre des risques et donner tout ce que nous avions ! En fin de compte, notre stratégie était de les pousser et de leur mettre la pression pour qu’ils fassent une erreur ou qu’ils se fatiguent. C’est ce qui s’est passé, nous avons saisi notre chance et nous avons pu atteindre le sommet en premier.

Petra Klingler

Je me sens épuisé, c’est sûr, mais aussi très heureux parce que c’était un immense combat ! Et c’est ce qu’il y a de plus beau et de plus incroyable dans cette compétition : le mélange de course et de stratégie.

Louna Ladevant

© Stefan Voitl / Red Bull Content Pool

Dans la grande finale, Alberto Ginés López, membre de l’équipe gagnante de l’édition 2022, et Jenya Kazbekova ont affronté Jernej Kruder et Julija Kruder. L’Espagnol et l’Ukrainienne, qui avaient remporté les qualifications, ont commencé à une allure folle, mais l’équipe slovène a réussi à maintenir le même rythme. À la fin de la cinquième longueur, Jenya Kazbekova a zippé sur une prise, ce qui l’a obligé à repartir du début de la longueur pour ne pas prendre de point de pénalité. Elle est parvenue à reprendre de la vitesse et à revenir dans la course.

Jernej Kruder et Alberto Ginés López ont atteint le sommet de cette longueur à peu près à égalité, après avoir pris beaucoup de risques. Puis, Julija Kruder a manqué une prise et a chuté. Jenya Kazbekova a donc profité de l’occasion pour atteindre l’une des dernières prises mais a zippé à son tour et est tombée. Offrant une motivation supplémentaire à sa sœur, Jernej lui a dit : “Si on gagne, je me rase la moustache”. Il n’en fallait pas plus pour motiver Julija, qui a relevé le défi, rejoignant son frère Jernej Kruder au sommet du barrage. Les deux Slovènes ont donc remporté la victoire de la Red Bull Dual Ascent 2023.

Je suis vraiment heureux d’avoir gagné la compétition ! Je suis fier, surtout parce que ma sœur s’est vraiment bien débrouillée à la fin et nous a permis de remporter la victoire !

Jernej Kruder

Je viens de réaliser que je suis la première femme à remporter la victoire, ce qui est extraordinaire. Je suis très heureuse de me trouver au sommet du barrage. Je suis très, très fatiguée mais fière d’être restée motivée. Jernej m’a beaucoup aidée !

Julija Kruder

© Raphaël Surmont / Red Bull Content Pool

Les résultats de la finale

  1. Jernej Kruder (SLO) & Julija Kruder (SLO)
  2. Alberto Ginés López (ESP) & Jenya Kazbekova (UKR)
  3. Petra Klingler (SUI) & Louna Ladevant (FRA)
  4. Domen Škofic (SLO) & Vita Lukan (SLO)

© Matteo Mocellin / Red Bull Content Pool

Les moments forts de cette édition 2023

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Stefano Ghisolfi s’offre le premier 9a au monde, “Action Directe” !

06 Nov

Lors d’un arrêt rapide dans le Frankenjura, en Allemagne, Stefano Ghisolfi a clippé le relais d’une voie iconique, qu’il n’avait encore jamais enchaînée : “Action Directe” connue comme le premier 9a de l’Histoire de l’escalade.

Alors qu’il rentrait de Norvège après avoir travaillé “Silence” 9c, Stefano Ghisolfi s’est arrêté dans le Frankenjura sur la route du retour pour essayer “Action Directe”. Curieusement, l’Italien, habitué à collectionner les voies les plus dures de la planète, n’avait encore jamais réalisé cette voie emblématique. “J’étais assez proche de la faire déjà en 2017 mais je n’étais jamais revenu depuis”, a-t-il expliqué.

Gravie pour la première fois par Wolfgang Güllich en septembre 1991, “Action Directe” est considérée comme la voie qui a ouvert les portes au neuvième degré. “C’est époustouflant de se dire qu’elle a été enchaînée en 1991 par le visionnaire Wolfgang Güllich”, a déclaré Ghisolfi sur ses réseaux sociaux. “Je suis heureux d’avoir pu grimper ce morceau d’Histoire de notre sport”.

Après avoir recalé les mouvements le premier jour, l’Italien a failli l’enchaîner le lendemain, en trouvant une nouvelle méthode : un talon droit, qui permet de sauter deux mouvements durs, mais qui rend la voie plus aléatoire. “Cette nouvelle méthode que j’ai trouvée se situe près de la dernière dégaine, celle qui est sautée. J’utilise un talon droit à partir d’une inversée gauche pour aller main droite dans un bidoigt. Intrinsèquement, c’est plus facile, car ça permet de sauter deux mouvements durs, mais ça reste difficile et très aléatoire car on peut facilement zipper de ce talon précaire”, explique l’Italien. Finalement, il clippera le relais de la voie le troisième jour, en utilisant la méthode classique.

Equipée sur un mur déversant de la falaise de Waldkopf par Milan Sykora dans les années 1980, la voie d’origine traversait par la droite. Güllich a proposé un départ direct, créant ainsi “Action Directe”. Cette ligne compte à ce jour plus d’une trentaine d’ascensions.

La liste des ascensions d'”Action Directe” :

1991: Wolfgang Güllich
1995: Alexander Adler
2000: Iker Pou
2001: Dave Graham
2003: Christian Bindhammer
2005: Rich Simpson
2005: Dai Koyamada
2005: Markus Bock
2006: Kilian Fischhuber
2008: Adam Ondra
2008: Patxi Usobiaga
2010: Gabriele Moroni
2010: Jan Hojer
2010: Adam Pustelnik
2010: Felix Knaub
2012: Rustam Gelmanov
2014: Alex Megos
2015: Felix Neumärker
2015: Julius Westphal
2016: Stefano Carnati
2016: David Firnenburg
2017: Stephan Vogt
2017: Simon Lorenzi
2018: Said Belhaj
2018: Stefan Scarperi
2019: Adrian Chmiała
2020: Mélissa Le Nevé
2021: Phillip Gabner
2022: Buster Martin
2022: Marco Zanone
2023: Dylan Chuat
2023: Vojtech Trojan
2023: Moritz Welt
2023: Stefano Ghisolfi

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Résultats et résumé de la Coupe de France de bloc de Marignier

05 Nov

La saison nationale 2024 a débuté hier, à Marignier, en Haute-Savoie. Valentine Mangin et Antoine Girard se sont imposés sur cette première Coupe de France seniors, tandis que Céline Le Dily et Arnaud Gillet ont été sacrés champions de France vétérans.

Marignier accueillait hier la première compétition nationale de la saison 2024. Au programme, l’une des trois manches de Coupe de France seniors de bloc (Marignier, Toufflers et Chaumont), ainsi que le Championnat de France vétérans.

Valentine Mangin et Antoine Girard en or !

Chez les seniors femmes, Valentine Mangin aura été impériale tout au long de la compétition, remportant sa première Coupe de France de bloc senior. Tout juste revenue de blessure, elle donnait le ton dès les qualification, en étant la seule grimpeuse à enchaîner les huit blocs du tour. En finale, alors que l’ambiance dans la salle était à son comble, Valentine impressionne ! Dès le début de la soirée, elle impose son rythme en étant l’unique finaliste à réaliser la coordination du premier bloc à vue. Le second bloc, plus physique, ne la fera pas trembler, et c’est également dès son premier essai qu’elle atteindra le top. Elle maîtrisera le mouvement de 360° prévu par les ouvreurs dans la dalle du bloc 3 à la perfection, le toppant également à vue. Valentine couronnera sa compétition en beauté, en enchaînant le dernier bloc électrique à vue de nouveau, de quoi remporter de la plus belle des manières cette première Coupe de France de l’année.

Valentine Mangin dans le dernier bloc des finales, qui lui permettra de décrocher l’or :

 

Pourtant, rien n’était gagné d’avance ! Derrière elle, les autres finalistes étaient à ses trousses et le podium se jouera au nombre d’essais. La Chambérienne Lucile Saurel validera les quatre blocs en 7 essais, de quoi remporter la médaille d’argent, devant la Valentinoise Julie Roquebernou qui mettra un essai supplémentaire.

+ Les résultats complets seniors femmes

Chez les hommes, la victoire se jouera entre le Chambérien Antoine Girard et le grimpeur de Block Out Alexandre Noël. Et la course à la médaille d’or débutera dès les qualifications entre ces deux grimpeurs ! En effet, ils seront les deux seuls compétiteurs à enchaîner les huit blocs du circuit, en 11 essais pour Antoine et 13 pour Alexandre.

Allaient-il réussir à conserver la tête du classement en finale ? Le suspens aura été entier jusqu’au bout de la soirée ! Tous deux enchaînent le premier bloc à vue, mais ne viennent pas à bout du deuxième passage, plus physique. Alexandre prend alors une légère avance dans le bloc 3, une dalle, dont il atteindra le sommet lors de son premier essai, alors qu’il en faudra deux pour Antoine. Mais ce dernier renverse la balance dans le dernier bloc des finales, une coordination en no-foot, qu’il réussira immédiatement, alors qu’il faudra trois essais à Alexandre pour atteindre le top.

Avec 3 tops en 4 essais, Antoine Girard monte donc sur la première marche du podium de cette Coupe de France, devant Alexandre Noël (3 blocs en 5 essais) et Louison Burtin (3 blocs en 11 essais).

+ Les résultats complets seniors hommes

Céline Le Dily et Arnaud Gillet champions de France de bloc 2024

Cette première compétition de la saison était l’occasion pour les vétérans de disputer le Championnat de France 2024 de bloc. Les meilleurs compétiteurs français de cette catégorie avaient donc fait le déplacement à Marignier pour se disputer la couronne nationale.

Chez les femmes, c’est la grimpeuse Haut-Savoyarde Céline Le Dily qui entonnera la Marseillaise sur la plus haute marche du podium. Première des qualifications avec 6 blocs au compteur, elle conservera sa première place en finale en réussissant à flasher le premier bloc et à valider la zone des deux autres passages. Elle devance Sandrine Van Landeghem et Stéphanie Vachier.

Chez les hommes, c’est le grimpeur de Tours Arnaud Gillet qui repart avec le titre de champion de France. Après avoir terminé 4ème des qualifications, il écrase la concurrence en finale en validant les trois blocs et en étant le seul à atteindre le top des blocs 2 et 3 (à vue s’il vous plaît !). Bruno Rolet décroche la médaille d’argent (1 bloc à vue), terminant devant Benoit Heintz (1 bloc en 2 essais).

+ Les résultats complets vétérans femmes et vétérans hommes

Prochaine étape les 18 et 19 novembre à Chaumont, en Haute Marne pour la deuxième Coupe de France de bloc seniors de la saison.

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Après deux ans de travail, Dai Koyamada vient à bout de ce 8C bloc !

02 Nov

À 47 ans, le grimpeur japonais s’est rétabli au sommet d'”Okuro” 8C, un bloc sur lequel il s’est acharné pendant plus de deux ans !

À 47 ans, Dai Koyamada ne faiblit pas… Au contraire ! Il y a quelques jours, le légendaire grimpeur japonais a réussi à boucler  son grand projet au Mont Kasagi, au Japon.

Ce bloc, désormais nommé “Okuro”, traverse un toit abrupt pour atteindre une série de plats terribles. Le crux consiste d’ailleurs à tenir un plat infâme et à s’élancer de man ère dynamique vers la gauche jusqu’à atteindre une autre prise médiocre. “Je n’ai jamais compris ce mouvement, explique Dai. Quand j’étais capable de le faire, je ne comprenais pas comment c’était possible, ni pourquoi je ne pouvais pas le faire quand je n’y arrivais pas”.

Koyamada avait précédemment décrit ce bloc comme “une ligne rare, dans laquelle je veux m’investir à fond”. Il ne pensait pas si bien dire… Il essayera le projet pendant deux ans avant de l’enchaîner de nuit il y a quelques jours. L’ascension a été, selon ses propres termes, “un miracle”.

Un miracle s’est produit ! Hier, j’ai achevé un projet que j’essayais de réaliser depuis deux ans. Je suis très heureux d’avoir atteint l’un de mes gros objectifs de l’année.

Dai Koyamada

Dai a fait parler de lui pour la première fois en 1998, lorsqu’il a terminé quatrième d’une Coupe du Monde de difficulté. Après avoir quitté le circuit des compétitions, il a fait son premier 9a en 2002 et, l’année suivante, son premier 8C bloc. Au cours des vingt dernières années, il a réalisé près de quarante 8C bloc dont la grande majorité sont des premières ascensions. Il a également établi trois 8C+ bloc, ainsi que réalisé trois voies dans le 9a.

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Le calendrier des Coupes du Monde 2024 dévoilé !

31 Oct

La fédération internationale vient de dévoiler le calendrier de la saison internationale 2024.

L’IFSC a présenté son calendrier des compétitions mondiales pour 2024, qui comprend neuf Coupes du Monde. L’ouverture aura lieu pour la première fois dans la ville chinoise de Shanghai, qui accueillera la première Coupe du Monde de bloc. Peu après, les grimpeurs se rendront dans la ville voisine de Wujiang pour la première manche de difficulté et vitesse. Alors que les compétitions de difficulté débutent habituellement plus tard dans l’année, la saison est avancée en raison des Jeux Olympiques de Paris, en août 2024.

La troisième Coupe du Monde aura lieu à Salt Lake City, aux États-Unis, et accueillera des épreuves de bloc et de vitesse. Il s’agira de la sixième manche de Coupe du Monde organisée à Salt Lake City depuis 2021.

Suite à l’annonce faite la semaine dernière par le Comité International Olympique, la pause de sept semaines avant la prochaine manche Coupe du Monde sera marquée par les séries de qualification olympique, attribuant la dernière série de places pour les J.O de Paris 2024. La première épreuve aura lieu à Shanghai, du 16 au 19 mai, tandis que la deuxième et dernière épreuve sera organisée à Budapest, en Hongrie, du 20 au 23 juin.

© IFSC

Les Coupes du Monde reprendront ensuite, et les grimpeurs auront rendez-vous à Innsbruck, en Autriche. Ce sera la dernière occasion pour les athlètes olympiens de concourir à la fois en bloc et en difficulté lors d’un même événement. La période précédant Paris 2024 sera à son apogée en juillet, puisque les deux villes françaises de Chamonix et Briançon organiseront les deux dernières Coupes du Monde avant les Jeux Olympiques.

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 seront incontestablement la compétition la plus attendue de la saison. L’événement débutera le 26 juillet et se terminera le 11 août. Les épreuves d’escalade sont quant à elles prévues du 5 au 10 août.

La deuxième quinzaine d’août verra, comme d’habitude, les Championnats du Monde jeunes se dérouler. Cette année, la compétition se tiendra en Chine et les dates et le lieu exact seront communiqués ultérieurement.

Koper, en Slovénie, et Prague, en République Tchèque, seront les villes hôtes des deux épreuves de Coupe du Monde organisées en septembre, respectivement en difficulté et en bloc.

Enfin, pour la première fois, l’événement de clôture de la Coupe du Monde sera l’occasion de remettre les six trophées de la saison en même temps. La ville de Séoul, en Corée du Sud, accueillera en effet la neuvième et dernière étape de la saison, avec des compétitions dans les trois disciplines qui se dérouleront sur cinq jours.

Le programme détaillé de la saison 2024 est le suivant :

9 et 10 avril – Coupe du Monde à Shanghai, Chine – bloc
12 au 14 avril – Coupe du Monde à Wujiang, Chine – difficulté et vitesse
3 au 5 mai – Coupe du Monde à Salt Lake City, USA – bloc et vitesse
26 au 30 juin – Coupe du Monde à Innsbruck, Autriche – bloc et difficulté
12 au 14 juillet – Coupe du Monde à Chamonix, France – difficulté et vitesse
17 au 19 juillet – Coupe du Monde à Briançon, France – difficulté et vitesse
6 et 7 septembre – Coupe du Monde à Koper, Slovénie – difficulté
20 au 22 septembre – Coupe du Monde à Prague, République Tchèque bloc
2 au 6 octobre – Coupe du Monde à Séoul, Corée du Sud – bloc, difficulté et vitesse


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Un nouveau circuit de compétition pour se sélectionner aux Jeux de Paris 2024 !

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LIVE : Les finales du TQO à suivre en direct !

29 Oct

Suivez les finales du Tournoi de Qualification Olympique en direct, gratuitement et sans VPN ! 

Comme hier pour les demi-finales, les finales du TQO sont à suivre en direct depuis Youtube. À 9h30 débute la finale féminine, tandis que les hommes prendront le départ à 14h30.

Pour rappel, le grand vainqueur des finales remportera sa place pour les J.O de Paris 2024. Toutes les cartes sont redistribuées en finale, le combat s’annonce intense !

La finale féminine

La finale masculine

Le programme de la journée :

09:30 / 12:15  – Bloc & Difficulté – Femmes
14:30 / 17:15  – Bloc & Difficulté – Hommes


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Voici les quatre Français qualifiés en finale du TQO à Laval !

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Voici les quatre Français qualifiés en finale du TQO à Laval !

28 Oct

La troisième journée de compétition vient de s’achever à Laval et nous connaissons enfin les noms des huit finalistes du TQO. Parmi eux, quatre Français se battront demain pour tenter de remporter la compétition et remporter ainsi une précieuse place pour les J.O de Paris !

Chez les femmes, Oriane Bertone ne faiblit pas et continue à imposer son rythme soutenu ! Première des qualifications, puis première de l’épreuve de bloc ce matin, notre Championne de France continue sur sa lancée en terminant cette journée en tête du classement des demi-finales. Clairement, elle est la cible à abattre pour toutes les autres finalistes. Après avoir été la seule à enchaîner trois blocs ce matin, Oriane réalise une très grosse prestation dans la voie de difficulté, signant la deuxième meilleure performance de la soirée (derrière la spécialiste de la discipline Mia Krampl). 60 points supplémentaires qui lui permettent de cumuler 144,2 points au total, de quoi prendre aisément la tête du classement. Si Oriane continue sur cette lancée, la place olympique lui semble promise !

© Louis Lepron

Derrière elle, on retrouve la Serbe Stasa Gejo, qui devance de quelques points seulement une autre Française : Zélia Avezou. Troisième de l’épreuve de bloc ce matin avec deux tops au compteur, la jeune grimpeuse de 19 ans conserve cette position après l’épreuve de difficulté et prendra donc part à la finale demain.

© Louis Lepron

Elle fera face aux Italiennes Camilla Moroni (4ème) et Laura Rogora (8ème), à l’Ukrainienne Ievgeniia Kazbekova (5ème) et aux Allemandes Hannah Meul (6ème) et Lucia Dörffel (7ème).

Nos deux autres Françaises présentes en demi-finale ne parviennent malheureusement pas à rentrer dans le top 8. Si Manon Hily et Hélène Janicot montent haut dans la voie, ça ne sera malheureusement pas suffisant pour rattraper leur retard pris en bloc plus tôt dans la journée. Elles terminent respectivement 13ème et 14ème de la compétition.

Les résultats complets féminins

Chez les hommes, le combat a été intense ce soir ! Et le jeune Toby Roberts a une nouvelle fois montré de quoi il était capable ! Après une saison mondiale couronnée de succès (il a remporté l’or sur une Coupe du Monde de bloc et de difficulté cette année), il confirme être l’un des grimpeurs les plus polyvalents du moment ! Premier en bloc ce matin, il donne une véritable leçon de grimpe dans la voie de difficulté, chutant à quelques centimètres de la prise finale, après un gros combat. Sa première place en difficulté lui permet donc de prendre la tête du classement combiné, et d’asseoir encore un peu plus son statut de favori.

© Louis Lepron

Mais Adam Ondra est à ses trousses et ne compte pas laisser filer sa chance de se qualifier aux J.O ce week-end ! Cinquième en bloc, il signe la deuxième meilleure performance dans la voie, de quoi prendre la deuxième position du classement combiné, à une cinquantaine de points du Britannique.

Alberto Gínes López, premier champion olympique de l’Histoire de l’escalade, rêve de défendre son titre à Paris l’an prochain. Pour cela, il doit lui aussi aller chercher sa place pour pouvoir y participer. 11ème en bloc, sa prestation en difficulté ce soir lui permet de remonter en troisième place du classement général.

Juste derrière lui, on retrouve notre premier Français qualifié pour les finales, Sam Avezou ! Déjà très en forme ce matin en bloc (il décrochait la deuxième place en étant l’un des rares compétiteurs à valider trois blocs), on savait notre jeune Français redoutable en difficulté. Sa performance ne le satisfera pas entièrement, mais l’essentiel est fait : en terminant 4ème du classement combiné, il se qualifie pour les finales. Il grimpera demain aux côtés de Mejdi Schalck, qui parvient lui aussi à rentrer dans le top 8… de justesse ! 7ème en bloc, le Chambérien devait à tout prix réaliser une bonne performance en difficulté. Ces derniers entraînements dans cette discipline semblent payer, car il conservera sa 7ème place au classement. Avec quatre grimpeurs en finale du TQO, la France sera la nation la plus représentée demain !

© Louis Lepron

L’Italien Filip Schenk (5ème), l’Allemand Yannick Flohé (6ème) et l’Autrichien Nicolai Uznik (8ème) complètent la liste des finalistes.

Malheureusement, Micka Mawem (10ème) et Paul Jenft (12ème) n’en font pas partie. Pourtant troisième en bloc, la performance de Micka Mawem en difficulté ne sera pas suffisante pour intégrer le top 8. La déception est également énorme pour Paul Jenft, qui se fait éjecter de deux inversées prématurément dans la voie.

Les résultats complets masculins

La suite du programme:

Dimanche 29 octobre – Finales

09:30 / 12:15  – Bloc & Difficulté – Femmes
14:30 / 17:15  – Bloc & Difficulté – Hommes


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