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Author Archives: Charles Loury

Qualifications de l’ultime étape de la saison de difficulté à Kranj

26 Nov

Comme chaque année, c’est à Kranj que se termine la coupe du monde de difficulté, et c’est ce week-end que ça se joue. Une ultime étape pour déterminer le classement final de la coupe du monde 2016. 

Aujourd’hui se déroulaient les qualifications. Du côté des femmes, elles seront 5 à atteindre le top des 2 voies de qualifs. On retrouve donc sans surprise au sommet Janja Garnbret, Mina Markovic, Kim Jaïn, Akiyo Noguchi et Anak Verhoeven. Chez les françaises, c’est Julia Chanourdie qui s’en sort le mieux en se classant 13ème. Elle obtient donc son ticket aux côtés de 2 autres françaises, Mathilde Becerra et Salomé Romain qui prennent respectivement la 22è et 23è position. 

Nolwenn Arc, Nolwen Berthier, Solène Amoros et Hélène Janicot en terminent avec leur compétition, elles ne passeront pas le cap des qualifications. 

Chez les hommes, ils seront 7 à toper leurs 2 voies de qualifs: On retrouve les habitués, ainsi qu’un jeune japonais de 17 ans, Taito Nakagami, tout juste médaillé de bronze sur les championnats du monde espoirs… Chez les français, Romain Desgranges se classe pour le moment 9ème, Thomas Joannes 17ème, Gautier Supper 18ème. Ils seront donc 3 à représenter la France en demie!

Mael Bonzom, Anatole Bosio et Charlie Blein ne passeront pas le tour de qualifs.

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L‘application Vertical-Life arrive en France

26 Nov

Vertical-Life est l’application mobile de référence pour accéder aux topos détaillés de centaines de spots de grimpe (falaise et bloc) à travers l’Europe, et elle est maintenant disponible en français !

Née dans le Sud-Tyrol (ITA), l’application mobile s’est très rapidement développée au cœur de l’Europe, en Italie, en Allemagne et en Autriche. 

L’application faite par et pour les grimpeurs...

Vertical-Life est l’application mobile qui permet aux grimpeurs de localiser et découvrir des milliers de sites d’escalade partout dans le monde. Outil idéal et pratique dans les trips grimpe, Vertical-Life offre une interface simple et intuitive pour les utilisateurs. L’objectif de l’application est de proposer des topo-guides certifiés et détaillés, sans se limiter à la simple localisation du spot d’escalade.

Vertical-Life offre également aux utilisateurs l’opportunité de partager leurs essais ou leur opinion sur les voies. Ils peuvent alors défier leurs amis, établir des classements entre eux et bien plus encore…

« Notre objectif est de rendre l’information sur les sites d’escalade accessible au plus grand nombre, tout en récompensant le travail des ouvreurs, des auteurs et des “animateurs” locaux.. », précise le fondateur de Vertical-Life, Matthias Polig.

… qui respecte les auteurs

En effet, pour les auteurs, éditeurs de topos et ouvreurs, Vertical-Life offre une plateforme simple et efficace pour publier leurs topos. L’équipe Vertical-Life se charge de numériser le guide à partir des éléments envoyés (descriptions, images, topos, cartes, …) et publie le topo-guide dans son intégralité sur l’application Vertical-Life – l’auteur pouvant mettre à jour les informations quand il le souhaite.

Si Vertical-Life permet aux auteurs d’accéder à une communauté de 90,000 grimpeurs dans le monde, l’enjeu est surtout d’être rémunéré pour leur travail. Ainsi quand un utilisateur achète un topo via l’application Vertical-Life, l’auteur est automatiquement rémunéré. Les profits de la vente de l’application sont divisés à parts égales entre Vertical-Life et l’éditeur du topo-guide. 

Les premiers spots français ne devraient pas tarder à faire leur apparition sur l’application et la petite équipe italienne est déjà prête à accueillir les auteurs de topos pour leur présenter toutes les fonctionnalités de la plateforme en exclusivité !

 
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Création du premier Groupe Alpinisme Féminin des Hautes Alpes

25 Nov

Communiqué:

Allez, c’est nouveau, on se motive! C’est le moment de faire passer l’info et ou d’envoyer vos dossiers de candidature! C’est parti pour les sélections du premier groupe départemental d’alpinisme féminin des Hautes Alpes. Vous trouverez dans le document ci-dessous toutes les informations nécessaires (présentation et dossier de candidature). Les sélections se font dans un premier temps sur dossier (à renvoyer avant le 7 décembre) puis lors d’un test le 7 janvier 2017 (lieu à définir). Venez nombreuses on va se régaler! 

 

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Open national de bloc de Mayenne 17 et 18 Décembre 2016

25 Nov

Fort du succès de l’an passé, Le club May’roc et le comité départemental 53 se mobilisent pour vous préparer une nouvelle édition de l’Open National de Bloc de Mayenne.

Comme d’habitude, c’est la dernière compétition avant les fêtes de fin d’année ! Pendant 2 jours, le complexe sportif Mayennais se transformera en un espace de bloc spacieux prêt à accueillir les compétiteurs venus de toute la France pour tenter de remporter l’open 2016.

Toutes les catégories officielles sont conviées pour un weekend d’escalade de qualité. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs proposent une finale aux vétérans, en plus des finales seniors.

Programme :
Samedi 17 se sont les minimes, cadets, juniors, garçons et filles, qui auront à en découdre avec les 30 blocs de leur open.
Dimanche 18 se sera au tour des seniors et des vétérans hommes et femmes, d’essayer de se qualifier lors du contest de 30 blocs, pour les finales du soir.

Les inscriptions sont en ligne depuis le 04 novembre et se clôtureront le dimanche 4 décembre à minuit.
Alors n’attendez pas pour vous inscrire sur : http://www.ffme.fr/competition/fiche/4220.html

Les finales se dérouleront le dimanche 18 décembre à Mayenne, de 17h à 19h. L’accès est libre et gratuit.

Plus de renseignement sur le site de la compétition : http://www.escaladeenmayenne.fr

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Interview: Carole Palmier, présidente de Greenspits

21 Nov

Salut Carole, comment vas-tu ?

Ça va plutôt bien car je suis actuellement en vacances en Espagne et c’est parti pour un trip grimpe à muerte !

Allé on commence par le début, tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Présentement je m’appelle Carole Palmier, putôt tropical comme nom, normal je viens de la Réunion, « 974 represent » ! En fait je suis née là bas mais mes origines sont plutôt la Lozère et l’Allier… moins tropical ! J’ai 29 ans et je grimpe depuis mes 12 ans. Je suis Sage-femme de profession, un métier peu reconnu où l’on se tape 5 ans d’études pas faciles et où l’on a beaucoup de responsabilités. Le salaire ne suit pas vraiment mais j’adore ce métier qui est stimulant et enrichissant à tous les niveaux.

Tu viens de l’île de la Réunion, comment as-tu découvert l’escalade là-bas ?

L’escalade était proposée au collège en option sport et j’ai tout de suite adoré. Grimper partout et dès que possible me définissait déjà étant gamine. J’étais de nature « casse-cou » et aventurière… Avant l’escalade j’ai fait pas mal d’autres activités et notamment de la voile. Je partais déjà sur les compet nationales et internationales avec un groupe de jeunes réunionnais, ce qui a forgé en moi le goût pour le voyage et l’esprit d’équipe.

Quand l’escalade a pris une part plus importante dans ma vie de collégienne, j’ai arrêté la voile pour m’y consacrer pleinement. J’ai rapidement intégré le club « Escalade D’abord » du sud de la Réunion, et j’ai débuté les entrainements et compétitions.

A mon époque, on connaissait les réunionnais pour leurs performances sur les compétitions nationales espoirs, ils étaient très attendus chaque année, tu faisais partie de la troupe ? Quels souvenirs en gardes-tu ?

C’est clair que j’ai commencé l’escalade dans une dynamique de groupe ultra motivante ! En effet je faisais partie de la troupe des Réunionnais qui marchait bien en compet grâce à l’investissement de l’entraineur passionné qu’est Michel Barjolin. Il a su créer une cohésion de groupe qui perdure encore aujourd’hui même si on est à quelques milliers de kilomètres de distance ! J’en garde de très bons souvenirs et cela m’a beaucoup apporté dans la vie en général.

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Tu as donc démarré par l’aspect compétitif de l’escalade, et aujourd’hui on parle de toi pour tes performances en falaise, comment en es-tu arrivé là ?

Oui j’ai complétement changé ma pratique pour diverses raisons :

Tout d’abord, la compétition en catégorie sénior demande tant d’investissement au niveau des entrainements que je ne me sentais pas capable d’assumer cela à côté des études. De plus, après le lycée, s’entraîner seule n’avait pas du tout la même saveur qu’avec un groupe d’amis qui s’entendent super bien. Je crois qu’on a tous été un peu victime de cette émulation de groupe qui s’est éteinte d’un coup. Pour moi l’escalade devait rester un jeu et une source de plaisir.

J’ai repris l’escalade après 2 ans d’arrêt pour le concours de médecine, et grâce à de belles rencontres j’ai orienté ma pratique vers la falaise. J’ai pu grimper avec de réels passionnés qui m’ont transmis le « virus » de la falaise et de l’équipement. Forcément quand on aime son milieu, on partage aussi les valeurs et l’éthique qui va avec. Je souhaite à chacun d’avoir la chance ou la curiosité de goûter à l’essence de notre activité, à ce mode de vie qu’est l’escalade  « outdoor ».

La compétition ne te plaisait plus ?

Clairement la compétition ne me plaisait pas assez, et je n’étais pas suffisamment doué et forte mentalement pour faire une carrière dans le haut niveau en escalade. Au-delà du côté sympathique du voyage en groupe de copains pour aller sur les compétitions, l’échéance du championnat m’animait un peu moins… Je n’ai jamais réussi à vraiment m’exprimer et à gérer la pression. Je n’arrivais pas à retranscrire mon niveau de l’entrainement à la compétition. La compétition a souvent été une frustration pour moi car j’arrivais en finale mais je me hissais rarement sur le podium.

Quel regard as-tu sur les compétitions aujourd’hui ?

Aujourd’hui je ne suis pas trop à la page concernant les compétitions, je ne prends pas le temps de m’y intéresser, donc j’ai des échos via des copains qui suivent ça de près. Le spectacle et l’émulation que cela crée comme récemment à Bercy est plutôt positif. Je suis juste impressionnée par le niveau actuel des compétiteurs !

Notre sport est très riche et il a de multiples facettes, chacun peut y retrouver du plaisir dans ce qui lui correspond le mieux. Je suis satisfaite aujourd’hui d’avoir choisi l’escalade en falaise car cela me permet d’allier le dépassement de soi, la performance, les rencontres, les voyages… De plus, la variété du support et de la gestuelle est assez unique dans la grimpe en falaise. C’est la nature et le rocher qui nous dicte l’itinéraire, pas l’inverse.

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Au delà des performances en falaise, tu es aussi très investie dans la protection et le développement de notre terrain de jeu naturel. Tu as donc crée Greenspits… Peux-tu nous raconter la naissance de ce projet ? Et quel en est le but ?

C’est Antonin Rhodes qui a eu l’idée de créer Greenspits. Antonin est quelqu’un de profondément généreux, qui a donné de son temps et de son argent pour équiper plus de 500 voies dans le sud de le France. Il a toujours œuvré dans l’ombre en tant qu’équipeur passionné, puis s’est posée la problématique du rééquipement et de la maintenance des secteurs: comment gérer le vieillissement des secteurs et éviter les accidents ? Qui pourrait s’en occuper et avec quels moyens ? Comment gérer l’affluence de grimpeurs et les mauvais comportements sur certains sites ?

La fédération semble dépassée par l’ampleur du chantier, et montre un réel désintérêt pour notre terrain de jeu naturel. Greenspits est née avant tout pour se poser les bonnes questions face au climat actuel qui met en jeu la pérennité de l’escalade libre en falaise. Plusieurs pistes de réflexion s’imposent : Pourquoi ne pas sensibiliser les grimpeurs eux-mêmes aux bonnes pratiques et à la sécurité ? Pourquoi ne pas créer un réseau collaboratif entre grimpeurs et équipeurs pour gérer les sites naturels?

Cela fait maintenant 9 mois que nous travaillons pour créer les bases d’une association solide et crédible. Il faudrait s’investir à temps plein au vue des objectifs ! Nous tentons avant tout de nous entourer de personnes aux compétences variées et de former une équipe de passionnés investis pour le futur de l’escalade.

Dans la description de cette asso, on peut y lire « Notre but est de promouvoir l’escalade en milieu naturel en créant un réseau d’acteurs conscients et investis dans leur pratique. » Aujourd’hui, cela semble en contradiction avec toutes les salles qui poussent comme des champignons. Selon toi, les 2 pratiques sont-elles complémentaires ? Comment toucher également ces grimpeurs de salles qui sortent quelques fois en falaise ?

Il est clair que l’escalade est un sport à la mode et en plein essor, mais se cailler en falaise l’hiver et prendre des plombs sur les spits pas toujours reluisants attire moins les foules. Naturellement, la première approche se fait aujourd’hui en majorité en salle. Je trouve cela très bien que l’escalade se démocratise avec l’ouverture de nouvelles salles car c’est un sport vraiment intéressant, qui peut apporter beaucoup sur le plan physique mais aussi psychique, et qui peut se pratiquer toute la vie !

Cependant certaines personnes vont en salle comme ils iraient faire de la muscu, sans aucune culture de la grimpe. Le problème et de savoir faire la transition de la salle à la falaise, et logiquement d’apprendre quelques codes.

Pour moi l’escalade en salle et en falaise peuvent être complémentaires si on sait faire cette transition. L’exemple actuel montre que les meilleurs grimpeurs mondiaux sont plutôt polyvalents.

Il y a dans l’avenir un gros travail à faire pour sensibiliser les jeunes grimpeurs qui souhaitent s’initier à la falaise.

Greenspits est une association qui a pour ambition première de changer les mentalités des grimpeurs. Pour l’instant nous nous adressons plutôt à un public d’initiés, mais pourquoi pas jouer un rôle directement auprès des « sallistes » afin de les informer et de leur transmettre notre passion pour le patrimoine de l’escalade, c’est à dire l’escalade en falaise !

Quels sont les prochains projets / événements pour l’association ?

Le prochain évènement à venir pour l’association est l’assemblée générale, on devrait fixer la date incessamment sous peu. Notre projet le plus « urgent » est de former une équipe afin de se répartir les tâches, pour gérer plus efficacement l’administratif, la communication et répondre aux diverses sollicitations dans les temps ! Nous avons eu beaucoup de mails et témoignages de personnes motivées pour rejoindre l’aventure donc ça devrait prendre une belle tournure dans les mois à venir. Sinon les projets et idées ne manquent pas … On va orchestrer tout ça et présenter un plan pour 2017, on vous tient au courant !

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Allé, parlons un peu Jeux Olympiques, on ne posera pas de question, on te laisse carte blanche pour nous donner un avis sur la récente intégration de l’escalade aux JO de 2020 à Tokyo.

J’ai un avis plutôt mitigé sur l’intégration de l’escalade aux JO. A la fois c’est très positif dans tout ce que cela représente pour la reconnaissance de l’escalade comme un sport et non plus comme un loisir, et des grimpeurs comme des athlètes plutôt que des hippies…. Mais d’un autre côté on s’éloigne de la pratique en falaise qui définit pourtant notre sport. L’escalade a bel et bien commencé sur du caillou, avec la recherche de la difficulté bien sûr mais surtout la quête du sommet ! Pour moi l’escalade est un sport de pleine nature au même titre que le VTT ou le surf … Quand je vois Adam Ondra je m’identifie à lui et je l’admire car il représente notre sport dans sa globalité, j’ai peur que ce ne soit plus le cas avec les nouvelles « générations JO ».

Un point que je trouve scandaleux et injuste est le mur officiel de vitesse qui est à la fois une manne économique pour le fabriquant et une perte de chances pour ceux qui ne peuvent pas s’entraîner dessus…

A juste titre l’olympisme vient en récompense à tant d’investissement de la part des grimpeurs qui sont de réels athlètes, mais la vitesse est pour moi un sport différent et le combiné ne retranscrit pas au grand public ce qu’est réellement l’escalade.

Récemment, les bruits de couloirs disent que la FFME refuse de conventionner de nouvelles falaises, et souhaiterai se désengager progressivement des falaises actuellement conventionnées (problème de responsabilité qui coûte très cher en cas d’accident). Qu’en penses-tu ? As-tu des idées pour solutionner ce problème qui semble très complexe ?

Pour faire la transition, j’ai quand même un petit goût amer car Tokyo c’est une victoire qui cache pourtant une défaite de la FFME concernant la gestion des SNE (sites naturels d’escalade). Les grimpeurs qui payent leur licence comme moi et qui ne font pas de compétition ont l’impression d’être un peu oubliés. Le sujet du déconventionnement des falaises par la FFME est en effet un sujet complexe. Je souhaiterai simplement être informée en tant que licenciée et en tant que grimpeuse ! J’ai l’impression que la FFME ne joue pas la carte de la franchise concernant ces problématiques.

Je n’ai pas envie que l’on arrive à un système à l’américaine où l’on cherche à tout prix un bouc émissaire en cas d’accident. Les idées pour solutionner ce problème sont nombreuses mais pas toujours faciles à appliquer. Encore une fois l’escalade en falaise se rapproche plus de l’alpinisme et ne sera jamais un sport sans risque et aseptisé. Chacun doit prendre conscience de cela et se sentir responsable dans sa pratique.

Je tiens à préciser que Greenspits n’est pas une association « anti fédé » et qu’au contraire nous souhaitons dans l’avenir travailler ensemble en toute transparence pour trouver les meilleures solutions dans le respect des pratiquants falaisistes.

Si tu as un dernier mot à ajouter… ?

Je suis à Margalef au café Vernet donc je dirai… Una cerveza mas con patatas bravas por favor !

Plus sérieusement, restons humbles et respectons-nous en tant que grimpeurs, toute performance est à saluer même si elle ne fait pas partie de notre domaine de compétences. Soyons honnêtes avec nous-mêmes, ce qui apporte vraiment est le don de soi et l’investissement plus que le résultat. Ah oui j’oubliais la règle numéro 1 qui se perd parfois : on paye son coup quand on fait la croix !

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Varier ses entraînements avec le cross-training

15 Nov

Le cross-training (aussi connu sous le terme “cross-fit”) ou “entraînement croisé” était à la base une discipline destinée à améliorer la préparation physique des policiers. Aujourd’hui, le cross-training est devenu un sport à part entière et se révèle efficace pour compléter les entraînements d’athlètes de tous les horizons. Focus sur une activité en plein essor.

En quoi consiste le cross-training ?

Le cross-training invite le pratiquant à réaliser un certain nombre d’exercices en un temps donné. Ces derniers sont différents chaque jour et se basent sur le développement de dix qualités : l’équilibre, l’agilité, la résistance, la précision, la vitesse, la coordination, la flexibilité, la force, la puissance et le cardio. En axant sa pratique sur ces qualités, le sportif augmente ses performances physiques et mentales.

Les séances durent généralement 1h, elles peuvent se faire en groupe (ambiance garantie) ou en salle individuelle avec coach personnel. Si elles sont variées, ludiques et toujours uniques, ces séances de cross-training représentent à chaque fois un nouveau challenge pour le pratiquant qui doit se surpasser en luttant à la fois contre la fatigue et le chronomètre.

Choisir le cross-training pour varier ses entraînements

La plupart des sports d’endurance ne font travailler que certains muscles et/ou le cardio. Il en va de même pour les entraînements de musculation en salle, qui ne visent que quelques muscles bien précis. Le cross-training est une discipline très complète qui permet d’améliorer ses performances tout en se préparant mentalement à la compétition. Pour accroître les capacités respiratoires et l’endurance des sportifs, le cross-training utilise la méthode Metcons (Metabolism and Conditionning, soit le “Conditionnement Métabolique”) ; les participants alternes des exercices cardio (vélo d’appartement, corde à sauter, rameur, etc.) et de la musculation. Les séances se divisent généralement en 3 parties : la technique, la force et le cardio sont abordés en 60 minutes. Il existe par ailleurs différents formats de travail, ce qui offre un maximum de possibilités.

Le cross-training est idéal pour perdre le tissu graisseux au profit de l’acquisition d’un physique athlétique. C’est un sport intense qui ravira les sportifs en quête de challenge et de dépassement de soi.

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Choisir l’Allemagne pour s’entraîner en bloc… le team K-You nous raconte!

15 Nov

Encore l’Allemagne !

Pourquoi l’Allemagne ? C’est vrai que … les résultats, ces derniers temps …

Là-bas, s’est mise en place une vraie organisation autour de l’entraînement en bloc : le « getpower » de Café Kraft (une optique sur la prépa physique …), la vision particulière du bloc d’Udo Neumann, (entraîneur curieux et imaginatif de l’équipe d’Allemagne et créateur de Stuntwerk à Cologne). Plus récemment, Juliane Wurm championne du monde, prépare la relève de Jan Hojer en y entraînant les jeunes.

Là-bas, les salles de bloc sont immenses, les profils et l’ouverture de grande qualité, les budgets en prises, volumes et ouvreurs à la hauteur de compétitions internationales (même pour les blocs faciles) !

C’est loin, mais pas tant !

Voilà pourquoi nous prenons encore la direction de l’Allemagne pendant les périodes d’entraînement du bloc (comme beaucoup de français d’ailleurs !). Et pourquoi nous aimons y retourner.

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23 bloqueurs, parmi les meilleurs français, 3 coachs pour une semaine intense, équilibré sur 2 jours d’entraînement, 1 jour de repos et 2 jours pour finir la semaine.

Ça démarre à Studiobloc (Pfungstadt), une salle immense, ouverte spécifiquement pour nous : du choix pour varier les contenus et des journées intenses de 8h d’escalade par jour !

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Au menu : Systématiser les routines d’échauffement/prépa physique (1h à chaque fois) avant le travail sur des blocs spécifiques avec une forêt de volumes, développement ou renforcement des qualités de coordination spécifique bloc et développement de la vitesse gestuelle.

Déjà plus de peau, plus de force, … et grosse fatigue générale ! Les jeunes profitent du déplacement vers Stuttgart pour visiter, flâner, se poser, se reposer …

Nina Arthaud et Ivan Terenschenko rejoignent le groupe après leur stage EdF. Daniel Dulac (DD) les accompagne avant de s’envoler avec les autres en Chine (un p’tit rappel de Force pour ces deux-là = du bloc et le soutien des autres !).

Café Kraft (Stuttgart) c’est la salle où s’entraîne aussi Alex Megos … : on y fera un circuit 5×5, du travail analytique sur des thèmes précis (compèt’ d’ouvreurs après ouverture de blocs à thèmes délirants).

Bref, encore une journée très intense suivie d’une séquence abdos/gainage et assouplissements en fin de journée !

Avant de prendre la direction de Strasbourg levée 6h et footing Urbain dans les rues de Stuttgart.

A Strasbourg (Block Out), ce sera un contest, des jeux de vitesse, de la proprioception et une petite séquence d’abdos.

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La suite : « vivement le prochain » comme ils disent …

Les grimpeurs : Nao Monchois, Killian Chabrier, Baptiste Bonnichon, Nathan Martin(1 journée), Camille Masseran, Nina Arthaud, Ivan Terestencko, Joshua Fourteau, Liam Tricoire, Pierre Lecerf, Justin Boukandja, Alistair Duval, et pleins d’autres grimpeurs qui arrivent …..

 

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Escalade et Sauce Piquante: Ça grimpe dans le N’Oeuf!!

15 Nov

 
Pour la N’oeufième édition d’Escalade et Sauce Piquante 2017, mettez tous vos œufs dans le même sac à p’œuf et venez faire la t’œuf à Chalon sur Saône avec des blocs et voies du n’œuf coque au n’œuf dur, des défis à déplumer, une cafet’ Bio avec grains garantis sans OGM…
Ici, on ne marche pas sur des œufs, on met les pieds dans le plat et on envoie de l’omelette !

Au programme :
– 40 voies en n’oeuf du 5 au 8 (cordes Beal)
– 80 passages en bloc avec des prises et volumes n’oeufs des Arts de La grimpe, Planet Roc et Kit-Grimpe
– un surprise lumin’oeufse avec Luxov
– des blocs en live avec Sk’lab
– des challenges décalés type “bike and eggs” ou “chamall’oeuf”,  de la slack line ( Slack) 
– une bio cantoche 
– un coin cool type “nid douillet”
– une ambiance musicale et concert décoiffant au son n’oeuf !!

Alors, que ce soit avec ta m’œuf, ton r’œuf ou qui tu v’œufs, le 14 janvier c’est à Chalon que tu viens claquer des gros jetés sur les (œufs au) plats !
Eh ouais ma poule ! Tu chauffes les mollets, tu sors de ta coque, t’arrêtes de faire le dur, tu mets ta veste à poêle et tu viens te pocher à Sauce Piquante version N’ŒUF !!

Attention, Inscriptions limitées : escaladeetsaucepiquante.fr

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Retour sur la seconde étape de coupe de France de bloc qui se déroulait à Chambéry

14 Nov

Pour cette 2ème étape de la coupe de France de bloc, et les premiers championnats de France vétérans,  les grimpeurs s’étaient donnés rendez-vous à Chambéry. Une salle plutôt bien construite pour les compétitions, et notamment pour les finales qui peuvent se dérouler sur le fronton, face au public. 

Cette année, pas de pression, la compétition se déroulait sur 3 jours, ce qui permettait de ne pas (trop) se marcher dessus, et toutes les finales étaient mises en valeur avec une ouverture vraiment top, un Christopher qui magne toujours aussi bien le micro, un Quentin Manzato aux platines,  et des poursuites pour suivre les grimpeurs en finales, plutôt sympa pour les finales nocturnes de vendredi et samedi soir… 

Bref, à Chambé, on sait recevoir et mettre en valeur les grimpeurs, et ça on aime chez Planetgrimpe! Avec plus de 550 participants, c’était l’occasion pour les jeunes et les moins jeunes de venir tester un peu son niveau. Place aux résultats, catégorie par catégorie:

Minimes filles et garçons:

On démarre avec les plus jeunes, mais certainement pas les moins impressionnants! Chez les filles, c’est incontestablement Naile Meignan qui l’emporte, avec un top dans tous ses blocs de qualifs et de finale, seule grimpeuse à réaliser cette belle performance. Visiblement cette année, elle risque de faire très très mal, et nous la suivrons de très près chez PG… Lison Gautron et Lola Sautier compléteront le podium. 

Chez les garçons, c’est un Chambérien qui l’emporte à la maison, Paul Jenft. Liam Tricoire et Valentin Lecomte compléteront le podium au terme de finales exigeantes pour des minimes! Mais le spectacle aura été au rendez-vous, impressionnants ces minimes!

Cadettes et Cadets:

Chez les cadettes, la finale se sera jouée au nombre d’essai, avec 2 grimpeuses au top des 3 blocs de finale. Mais à ce petit jeu là, Valentine Mangin aura été impressionnante (tout comme à Valence), avec 3 blocs à vue! Juste derrière elle, avec 3 blocs en 8 essais, on retrouve Emma Berger. Une première finale de coupe de France pour cette jeune Bourguignonne qui nous a montré de belles choses sur cette compétition, avec une grimpe physique et technique. On devrait la retrouver régulièrement dans le haut du classement à l’avenir! Enfin, c’est la Toulousaine Mailys Piazzalunga qui complétera le podium. 

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Emma Berger

En cadets, le duel aura été serré entre Léo Ferrera et Léo Favot! Un duel de titan même! Et c’est finalement Léo qui l’emportera avec une finale presque parfaite: 3 blocs en 4 essais, contre 3 blocs en 7 essais pour Léo. Mathieu Miquel complétera le podium.

Juniors filles et garçons:

Côté filles, la finale aura été maîtrisée de main de maître par Léna Grospiron, alors qu’elle ne terminait que 4ème des qualifications avec quelques difficultés dans certains blocs. Juste derrière, le combat aura été serré entre Bréanne Robert et Coraline Ribeil, mais c’est finalement Bréanne qui rapatria avec l’argent en réalisant 2 blocs en 4 essais, alors que Coraline les réalisera en 6 essais. 

Chez les garçons, si Adrien Lemaire était le seul à réaliser les 10 blocs de qualifications, il se fera détrôner en finale par Théo Ravanello et Killian Chabrier. Pourtant le combat aura été serré pour les 3 compères qui totalisent chacun 2 blocs en finale, Théo et Killian étant même à égalité parfaite, ce sont donc les qualifs qui entreront en jeu en faveur de Théo Ravanello qui s’impose  sur la plus haute marche du podium. 

Seniors femmes et hommes:

Honneur aux femmes où l’on retrouvait les habituées du circuit, accompagnées par Julia Chanourdie plutôt habituée au compétition de difficulté. Et bien une fois n’est pas coutume, Julia nous prouve une nouvelle fois toute sa polyvalence en montant sur la plus haute marche du podium. Elle sera la seule à totaliser 2 blocs en finale. Juste derrière, on retrouve les 2 réunionnaises habituées des podiums, Fanny Gibert (2ème) et Manon Hily (3ème).

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Julia Chanourdie

Chez les hommes, après une victoire à Valence Thomas Caleyron récidive! Belle démonstration de force avec 3 blocs sortis en finale, une performance qu’il sera le seul à réaliser. Sur la 2ème marche du podium on retrouve François Kaiser qui revient vraiment en forme cette année, on le sent en canne et capable de revenir au plus haut niveau! Enfin, c’est Clément Lechaptois qui complètera le podium. 

Vétérans femmes et hommes

Pour la première fois cette année, un championnat de France de bloc vétérans était organisé. Chez les femmes, ses surprise c’est Christine Bonzom qui s’impose en étant la seule à toper ses 3 blocs de finale. Ethel Barnabé et Laurence Beslon Reyes compléteront le podium. 

Du côté des hommes, c’est le jeune vétéran Stephane Julien qui repart avec l’or avec 3 blocs en 10 essais en finale. Il sera suivi par Mathieu Vaisse et Olivier Lebreton. 

Pour finir, si on devait résumer cette étape en un mot: Classe! (Merci les ouvreurs!!)

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CDF Chambéry: résultats des qualifs cadettes et juniors filles

13 Nov

C’est parti pour la dernière journée de compétition sur la coupe de France de Chambéry. Place aux cadettes et juniors filles pour les qualifs ce matin. Découvrez les résultats ci-dessous avec les qualifiés en finale!

Cadettes et juniors filles:

 

Cet après-midi, place aux finales, à suivre à partir de 13h45. Restez connectés! 

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Résultats des finales minimes et seniors sur la coupe de France de bloc de Chambéry

12 Nov

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2ème soirée de finale sur la coupe de France de bloc de Chambéry, avec cette fois-ci à l’honneur les minimes et les seniors. Chez les seniors, la bataille aura été rude mais c’est finalement Julia Chanourdie (athlète PG) et Thomas Caleyron qui trustent la première marche du podium. Les résultats complets ci-dessous:

Minimes:

 

Seniors: 

La suite de la compétition demain avec les cadettes et les juniors filles. Restez connectés! 

 

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Championnats du monde espoirs: une médaille d’or pour la France en vitesse avec Pierre Rebreyend

12 Nov

Hier, alors que les qualifs du bloc féminin battaient leur plein, les grimpeurs de vitesse en avaient pour leur compte également, avec à la clé une nouvelle médaille française à la clé pour Pierre Rebreyend.

La compétition n’avait pourtant pas très bien commencée pour le Français ! Un premier tour de qualifications calamiteux, un deuxième run interrompu pour cause de problème technique et c’est sur son troisième passage seulement que le Français prend son sésame pour les phases finales !

Derrière, si son 1/8 de finale n’est qu’une formalité, la concurrence fut rude dès les 1/4 de finales. Il passe tout de même et se voit opposé en demi-finale au médaillé de bronze des Championnats du monde de Paris, le Russe Aleksandr Shikov. Rude opposition, qui voit tout de même le Français prendre le dessus et s’envoler pour l’ultime confrontation.

 

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Jour 5 des championnats du monde espoirs en Chine: qualifications de bloc filles

11 Nov

5ème jour déjà sur les championnats du monde espoirs qui se déroulent actuellement en Chine. Au programme du jour, la vitesse masculine, et les qualifications de bloc (garçons et filles). 

Allé, honneur aux dames, on commence avec les qualifications du bloc féminin. En minime fille, devinez quoi? C’est Ashima Shiraishi qui domine ce premier tour, avec 5 blocs en 9 essais. Elle sera d’ailleurs la seule à toper les 5 blocs de qualifications!

Qualification bloc filles

Du côté des cadettes, on retrouve là encore l’ultra favorite du circuit, la slovène Janja Garnbret, qui sera elle aussi la seule à sortir les 5 blocs de son tour de qualif, le tout en 10 essais. Notre seule représentante française de la catégorie, Pyrène Santal (championne de France cadette), passe un peu à côté de sa compétition: “Les qualifications sont finies… et malheureusement la compétition aussi pour moi. Je finis donc avec une petite 29e place et une grande déception malgré tout…” 

Terminons enfin avec les juniors filles où la compétition semble un peu plus disputée avec 6 grimpeuses au sommet des 5 blocs de qualifs. Néanmoins, c’est tout de même la japonaise Miho Nonaka (vice championne du monde senior s’il vous plait) qui mène la danse avec 5 blocs en 6 essais. 

Les blocs étaient physiques ! Sauf 1 bloc plutot technique (en bas du mur de diff). Du coup c’était pas bien évident mais les blocs, en général, étaient assez cools à grimper ! J’ai réussi à me mettre de bons combats et ne pas trop lâcher mentalement ! Malgré la fatigue du voyage, du décalage horaire et du “petit” dépaysement, j‘ai abordé ces qualifs pas trop stressée, avec l’envie de grimper et de faire de mon mieux ! Je suis contente d’avoir pris mon ticket pour un second tour et j’ai sacrément hâte de regrimper”  Paloma Simon – team PG

 

  • Crédit photos: The Circuit Climbing
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Job: Responsable Structure SAE – Ouvreur/Encadrant pour Block’Out Lille

11 Nov

Employeur : Block’Out Lille – RLC Climbers

Contrat: CDI 39h avec deux mois de période d’essai

Salaire : Selon profil

Définition du poste :

Dynamique, rigoureux et toujours positif, nous recherchons aujourd’hui le Responsable Structure Escalade pour notre salle d’Escalade-Restaurant Block’Out de Lille.

L’envie de rejoindre une équipe de passionnés, de s’investir dans un projet humain, et de participer au lancement et la pérennisation de notre salle dans la durée sont les éléments clés pour réussir dans ce poste.

Le candidat doit avoir la double casquette Ouvreur et Encadrant.

A ce titre, compétences techniques spécifiques, rigueur et organisation sont requis ainsi que sens du relationnel et pédagogie.

Le Responsable Structure Escalade sera un des piliers de l’équipe Block’Out Lille. Il devra donc avoir un fort esprit d’équipe et voir cette opportunité comme une aventure collective.  

Titulaire ou futur titulaire d’un DE ou BE Escalade, il démontrera par ses expériences passées les qualités requises pour ce poste qui demande un investissement fort.

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Elma Fleuret, vice championne du monde de vitesse espoirs!

10 Nov

Les championnats du monde espoirs se poursuivent en Chine, et aujourd’hui c’est la vitesse qui était à l’honneur, les qualifications du bloc garçons n’ayant pas eu lieu à cause des mauvaises conditions météorologiques. 

En vitesse, tous les regards étaient braqués sur la jeune réunionnaise, Elma Fleuret, qui a déjà fait le grand plongeon chez les grands cette année avec à la clé un podium sur l’étape de coupe du monde de Villars (3ème). 

Elle nous confirme son gros niveau en vitesse sur ces championnats du monde espoirs en raflant une belle médaille d’argent. Avec un temps de 8.66 en finale, elle laisse filer l’or à sa rivale, la russe Elizaveta Ivanova qui plie la voie en 8.60. 

Notons tout de même que la Russie remporte les 3 médailles d’or de la vitesse féminine, avec les victoires de Karina Gareeva en minime, Elizaveta Ivanova en cadette et Daria Kan en junior. 

Chez nos autres français au départ,  tous passeront le cap des qualifs, mais se heurteront rapidement à plus forts qu’eux sur les phases de finales. Romane Fontelaye en minime chute en quart de finale et termine 7ème, la cadette Jennifer Bonnet s’arrêtera en 1/8 de finale (14ème), et enfin, la junior Aurélia Sarisson que l’on a vu cette année chez les seniors également, terminera 8ème. 

 

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Interview exclusive de Mélissa Le Neve: elle tourne la page des compétitions

08 Nov

Salut Mélissa ! J’espère que tu vas bien depuis les championnats du monde à Bercy ? D’ailleurs avant tout, pourrais-tu nous faire un petit retour sur cette compétition, tes attentes, tes déceptions, et la manière dont tu as vécu ces quelques jours au sein de la plus grande arène sportive de France ?

Ca va plutôt très bien à présent malgré une période post championnat du monde plutôt tres perturbante avec beaucoup de remise en question et surtout une blessure assez hors du commun à gérer. Bien que ça soit une compétition magnifique, Bercy n’a pas été la plus facile à gérer de la saison. Je suis arrivée sur cette compétition tres fatiguée avec des mois et des mois de compétitions internationales dans les bras. Je ne l’ai pas vécu au mieux, je dois l’avouer, avec une blessure sur le premier bloc du premier mouvement en demi finale… J’ai quand même fait le choix de continuer en serrant les  dents pour vivre juste l’instant présent. Je n’avais pas vraiment d’attente, je voulais juste mieux vivre les choses qu’en 2012 et je les ai bien mieux vécues malgré tout ça. J’ai fait des choix durant cette saison et le général de la coupe du monde a été ma première priorité ce qui n’a pas aidé sur les championnats du monde… Un choix que je ne regrette absolument pas !

Il y a quelques semaines, nous t’avons croisée sur la coupe de France de bloc à Valence en tant qu’ouvreuse, et tu nous avouais vouloir arrêter ta carrière en compétition.  Alors là forcément, on se pose 1000 questions tu t’en doutes…

Ahah je vais essayer d y répondre ! 🙂

Ta décision était-elle déjà prise avant Bercy, ou y pensais-tu ? Si oui, comment aborde-t-on un championnat du monde quand on sait que c’est la dernière compétition internationale de sa carrière ?

Honnêtement, je savais il y a deux ans, quand j’ai commencé à m’entraîner avec Rémi Samyn, que je ne pourrais me donner à 100% que quelques années vu l’énergie que ça me demandait. Jusqu’en juin, et particulièrement avec ce super début de saison, je me voyais pleine d’énergie et ayant les capacités de continuer pour quelques années encore. Mais cet été m’a tellement coûté avec 3 blessures à la suite, j’ai juste senti que j’avais poussé le bouchon trop loin au niveau de la fatigue nerveuse… J’ai fait une sorte de burn-out. Avant de démarrer Bercy je n’y pensais pas du tout par contre… C’est mon analyse par la suite qui a mis tout ça en évidence et m’a permis de prendre cette décision.

En analysant tout ça, qu’est-ce qui t’a motivé à prendre cette décision ?

Plusieurs signes je dirais… Mon état de larve après Bercy (je n’ai pas réussi à faire plus que de la marche comme sport pendant 1 mois (ce ne qui m’étais jamais arrivée auparavant étant plutôt super active), une blessure atypique, nerveuse et incertaine à guérir …  Le fait de ne pas pouvoir essayer mes projets en extérieurs qui me tiennent très à cœur, mon copain qui est dans une autre voie, mes sponsors qui me soutiennent a 100% pour continuer l’aventure sur du rocher ..! Un bon mix !

Comment se prend ce genre de décision ? Seule ? Ou en discutant avec ses proches ? son coach ? Tout le monde accepte cette décision ?

J’en ai beaucoup discuté avec les personnes les plus proches de moi et qui étaient disponibles, mais une décision comme celle-ci se prend seule. Je dois avouer que je suis passée par tous les stades d’indécision, à m’en faire tourner la tête, mais je savais au fond de moi ce qui était bon pour moi. 9 ans de compétitions internationales ne sont pas si simples à tourner surtout que j’y ai construit une partie de mon monde. Une nouvelle page est à écrire maintenant c’est très motivant !

Les seuls avec qui j’ai eu un entretien suite à cette décision sont Nicolas Januel et Rémi Sa
myn et ils m’ont suivi dans ce choix avec la même philosophie que dans laquelle ils m’ont soutenu ces deux dernières années.

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Ce n’est pas trop dur de se dire que ça y est, c’est fini ? 

Honnêtement non car j’ai l’impression d’avoir fait le tour, et même si je ne suis probablement pas allée aussi loin que je le pouvais peut-être physiquement ou en terme de résultat sportif, mon mental est fatigué de l’énergie nerveuse qu’une compétition internationale requiert dans mon cas.

Penses-tu arrêter toutes les compétitions, ou seulement ta carrière internationale ?

Seulement les compétitions de types internationales IFSC et fédérales. Je serai ravie d’être invitée sur des masters nationaux ou internationaux qui sont des formats où j’arrive encore plus à m’amuser et me lâcher.

Il n’y a aucune chance pour un comeback dans quelques mois ou quelques années ?

Je ne pense pas 🙂

Les JO ne seront pas une nouvelle source de motivation pour toi ?

Peut-être une source de motivation sous un nouvel angle ! En tant qu’ouvreuse si j’en ai les capacités !

Sur la plupart des compétitions,  on te voyait souvent le sourire aux lèvres dans l’échec ou dans la réussite, pour toi c’était donc toujours un réel plaisir ? Peut-être le secret de ta belle saison cette année ?

Honnêtement c’est vraiment quelque chose que j’ai travaillé et mis en place ces derniers temps. Je me suis rendue compte que si je ne faisais pas ça avec plaisir ca ne servait à rien… Du coup j’ai c’commencé à tout prendre un peu plus légèrement et je dois avouer je me suis vraiment éclatée !

J’imagine qu’il y a également des moments plus éprouvants quand on est compétitrice de haut niveau ?

Oui bien sûr mais ça fait partie du jeu ! Pour moi ce sont les blessures les moments les plus durs à gérer et c’est là où j’ai besoin le plus de soutien car j’ai tendance à tout remettre en question dans ces moments…

Si tu devais nous raconter un souvenir marquant de ta carrière en compétition, ce serait lequel ?

Tous ces  quelques moments dans le flow où j’arrivais vraiment à me dépasser et à faire des choses qui me dépassaient ! Je crois que j’ai fait de la compétition notamment pendant tout ce temps pour me retrouver dans cet état !

Tu as fait de la compétition pendant de nombreuses années, tu es donc bien placée pour nous parler de l’évolution du système compétitif. Qu’est-ce qui a changé depuis tes débuts ? Comment aimerais-tu voir évoluer les compétitions à l’avenir ?

Oui c’est vrai que le système a bien évolué et s est bien professionnalisé. Après pour ce qui est de l’avenir, je tends à croire que les compétitions vont continuer dans cette professionnalisation et j’espère juste que plus de jeunes pourront vivre pleinement de ce sport sans se poser de question notamment financièrement. Après, j’espère aussi que les compétitions vont essayer de tendre de plus en plus vers un schéma pour le respect des valeurs de l’escalade et que la communauté entière des grimpeurs restera soudée. C’est une belle famille 🙂

Du coup, comment imagines-tu ton avenir proche en escalade, quels sont tes projets ?

Ahah je l’imagine avec d’abord avec un peu d’entraînement pour retrouver la forme que j’avais et même aller plus loin dans le but d’aller régler quelques vieux comptes avec le rocher… Ensuite je vois du bloc, des voies, des grandes voies, des voyages ! Mais pour l’instant je le garde le secret comme ça vous pourrez suivre mes aventures sur les réseaux sociaux !

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Si tu as un dernier mot à ajouter,  c’est le moment, dis nous tout !

Allé je me lance sur le classique merci mais un merci du fond du cœur bien sûr à mes sponsors Adidas, Five ten et Petzl qui m’ont permis de vivre tout ça. Les premières personnes qui ont crues en moi et qui m’ont aidées à relever toujours plus de nouveaux défis (qui se reconnaîtront !) Jean Marc, Jérôme, René, Matthieu, Remi, Nico. Bien sûre les personnes les plus chers qui sont ou qui ont été autour de moi, mon copain, Alizée, Nina,  Marc, Anna, ma famille qui est  d’un grand soutient. Et bien sur toutes les chouettes personnes que j’ai rencontré dans cette chouette aventure !

  • Crédits photos: Three Peak Films / The Circuit Climbing
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Ethique et taille de prise: coup de gueule de Fred Ripert

05 Nov

Si dans une voie équipée, tu tailles une prise quand tu n’arrives pas à passer, tu règles peut-être ton problème par rapport à la difficulté, mais sache que tu en poses un gros, à tous les grimpeurs qui aiment l’escalade en falaise” 

J’ai pensé écrire ces mots, et les glisser dans une petit pochette au pied d’une voie que j’ai équipé à Minisud, et dans laquelle j’avais eu, il y a quelques années, la désagréable surprise de trouver un gros tridoigts creusé au perfo.
Mais je n’avais pas du trouver la pochette…ou surement qu’après avoir pris la décision de reboucher tant bien que mal la balafre, la colère s’était estompée. Cette voie, à l’extrême gauche de la falaise, avait été grimpée, cotée et même sortie “à vue”, avant de recevoir la visite de l’indélicat.

Aujourd’hui, c’est en bataillant dans une ligne voisine, et donc en m’attardant un peu sur le rocher (d’ailleurs superbe de pureté dans cette zone) que je tombe sur un 2ème larcin !! 
Alors fini pochette plastique et puisque les réseaux sociaux facilitent, je reprends ma plume à ton attention :

Là c’est un pied qu’il te manquait, alors tu as taillé aussi. Certes le style de ces deux voies n’est pas dans les standards habituels, et demande un peu d’apprentissage, mais imagine un peu la dérive, si à chaque fois que ça devient dur, on dégaine aussi vite que toi, pour se remettre dans notre zone de confort.
Bref, qui que tu sois, je méprise ton geste, et même si tu l’excuses sous prétexte de rendre plus agréable la voie à la communauté, je ne peux m’empêcher de l’associer à un profond manque de respect” 

Voilà, c’est mon petit coup de gueule du soir. Je vous l’accorde, il y a bien plus grave dans la vie, mais en grimpeur toujours passionné, c’est un sujet qui me tient à coeur…

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“Le Nabab”, 8b+ made in Saint Leger, au 1er essai pour Nolwen Berthier!

04 Nov

La lyonnaise Nolwen Berthier est en forme et le prouve avec la réalisation au premier essai d’un mythe de Saint Leger, “Le Nabab”, 8b+.

«Rien que ce nom laisse déjà songeur… Tout le monde connaît Le Nabab,  tout le monde admire Le Nabab, mais certains le craignent.  Sa majestuosité attire les regards tandis que sa grandeur intimide. 

Après une petite semaine à arquer le beau calcaire de Siurana, et quelques croix en 8b/8b+ dans la besace, le vent de la forme me pousse à faire escale au pied du Ventoux … Après une montée de repérage, un brésaillement dans les colos, plusieurs mouvs pêchus et quelques serrages d’arquées, ma corde est dans le relais. « Le Nabab » 8B+, au 1er essai. Incroyable mais vrai … »

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21ème réalisation du mythe de Wolfgang Gullich, “Action Directe”, 9a, par David Firnenburg

02 Nov

Qui ne connait pas encore ce mythe du Frankenjura? Entièrement naturelle et 1ère 9a de l’histoire (1991), cette voie de 12 m avait été initialement cotée 8c+/9a par Wolfgang Güllich avant de devenir la voie étalon du 9e degré. Si plusieurs méthodes existent depuis la 2e répétition (celle d’Iker Pou) de cette voie principalement sur bidoigts dans un dévers à 45°, “Action Directe” reste mythique et a résisté aux essais de grimpeurs comme Fred Nicole, Klem Loskot, Ben Moon ou encore Fred Rouhling. 

Mais elle n’aura pas résisté aux assauts du jeune Allemand David Firnenburg, qui clippe le relais samedi dernier. Il signe ainsi la 21ème répétition du mythe!

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Jernej Kruder, premier répétiteur de la voie mythique de Chris Sharma, “Es Pontas”

02 Nov

Voilà plusieurs semaines que le duo Jernej Kruder / Jan Hojer est à Majorque pour en découdre avec la fameuse voie en Deep Water Soloing de Chris Sharma, “Es Pontas”. 

Il y a 15 jours,  Jernej Kruder  venait à bout de « Pontax », une version plus facile de « Es Pontas ». Et après pas mal d’acharnement, le slovène a enfin enchainé cette superbe arche, devenant ainsi le premier répétiteur après la libération par Chris Sharma il y a 9 ans. 

En ce qui concerne la cotation, Chris Sharma ne l’a jamais cotée, mais le niveau pourrait bien se situer dans le 9ème degré…

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L’entraînement dans la peau – Chapitre 4 : Miroir, mon beau miroir, dis-moi…

31 Oct

Thomas Ferry, préparateur physique en escalade, se lance dans une web série où il nous racontera sa vie de coach, les hauts et les bas, le tout saupoudré d’une grande passion. Voici le 3ème chapitre ci-dessous. Et pour ceux qui auraient raté les autres chapitres: chapitre 1 / Chapitre 2 / Chapitre 3 .  Bonne lecture!

« Pour revenir rapidement sur Valence: c’était catastrophique. J’ai enchaîné les essais en carton, je n’arrêtais pas de zipper, je manquais de coordination dans les blocs où il en fallait… bref je n’étais pas au top. Et au bout d’un moment, le mental a commencé à totalement partir, et j’allais dans des blocs sans même avoir l’espoir de réussir, j’ai vraiment subi(…).La seule chose dont je puisse être content, c’est de ne pas avoir abandonné quand j’ai vu que ça ne marchait pas et avoir grimpé jusqu’à la fin ».

L’introduction est excellente. Je ne chercherai pas à me justifier, ni même à replacer cet exemple dans son contexte. Dix ans auparavant, j’aurais rougi de honte, touché en plein cœur, que ce soit pour une place en coupe du monde ou une finale au championnat départemental. Aujourd’hui, je savoure presque ces moments, qui m’apprennent beaucoup plus que les victoires. Je replonge donc volontiers quelques années en arrière. Mes entraîneurs (tous) étaient charismatiques. Je me revois enchaîner les séries de pompes à chaque but manqué (je faisais du handball), courir jusqu’à ne plus pouvoir d’une ligne à l’autre en sprintant, tout faire pour ne pas finir le dernier d’un exercice exposant forcément à un travail abdominal destructeur. Je me souviens revenir dans les vestiaires, rouge, tout rouge, heureux. A 15 ans, quand on aime le sport, quand on vibre à chaque annonce micro, quand « The Final Countdown » soulève les tribunes, quand on voit marqué son nom sur une sélection importante, on donne tout. Mes entraîneurs étaient des dieux, des légendes vivantes, la connaissance à portée de voix, avec l’expérience de mes rêves. Je croyais en eux, bien plus qu’en moi. Je m’imaginais arrière ou ailier droit le samedi suivant, ou avec quelques années de plus dans une grande équipe. Tout avait un sens. Et puis j’ai découvert la montagne, et l’escalade pour progresser en montagne. Je n’aurais jamais imaginé un jour planifier de la préparation physique à des grimpeurs. Et encore moins répondre à certaines questions.

« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ». Quelle femme, vraiment, se dit cela devant le miroir de la salle de bain ? Quelle reine aujourd’hui se questionne ainsi ? Une Blanche Neige rôde toujours dans les parages, prête à voler la vedette à la Queen de la douche.

Non, il ne s’agit absolument pas d’un chapitre sur la beauté des grimpeuses, reines ou princesses. Il n’est pas question non plus d’évoquer les photographies des grimpeurs à la « plastique » parfaite. Le miroir ? J’avais déjà évoqué cette métaphore dans un article sur la relation entraîneur-entraîné(e) : le bon entraîneur est un miroir, qui renvoie une autre image de vous, en disant « vas-y, regarde, tu es capable de faire ça, d’arriver là ». Il faut travailler pour arriver à renvoyer cette image, juste. Il faut aussi que le sportif trouve la bonne distance pour se regarder, celle qui lui convient, qu’il accepte. Avec tout ce que cela suppose.

Une question revient régulièrement dans les suivis, surtout au début d’une planification : « dis-moi quand je serai fort, et j’irai faire mon projet », « peux-tu me dire quand je serai en canne pour planifier mes vacances »… Quand je vous disais que nous étions des miroirs ! Miroir, mon beau miroir, dis-moi surtout quand la planif portera ses fruits. Alors, irais-je jusqu’à rebondir sur la pomme empoisonnée, celle qu’on reçoit lâchement parfois quand on devient la Blanche Neige d’une « Reine » de l’entraînement ? Non. Il existe déjà une réalité, tous les sportifs n’ont pas des objectifs précis (autre que progresser, ce qui me paraît toujours inconcevable en tant que préparateur mental !) ; ils me laissent donc carte blanche dans les planifications, presque aveuglément. C’est même touchant. L’autre information importante, c’est que l’entraîneur, le prep ou le coach, est parfois celui sur qui on compte vraiment. On l’imagine intouchable, capable de tout prévoir, tout mesurer. Après tout, il est formé, non ?

Peut-on vraiment prévoir le niveau de forme d’un sportif ? Pas moi. Je le planifie, je l’anticipe, je l’espère, je mets tout en œuvre pour que la théorie et la pratique ne fassent qu’un. Et les fameuses « surcompensations » ? Est-ce qu’avoir un meilleur physique garantit d’être à son meilleur niveau, de ressentir pleinement sa grimpe, d’avoir le mental pour ? Non. En suggérant à un sportif que sa forme sera excellente sur telle ou telle compétition, on ne fait que de la communication. Bien sûr que c’est prévu, sur le « papier », et parfois on touche dans le mille. Hier encore, je m’amusais avec le ballon de ma (jeune) fille, une sphère déformée avec une tête de vache en guise de motif. 1 sur 5. Voilà le résultat de mes lancers francs. La première information, c’est que je suis (et j’ai toujours été) un piètre basketteur (en herbe, vous comprendrez le lien). La seconde information, c’est que j’ai toujours cru mettre le ballon dans le panier. Et il ne manquait rien ! J’avais prévu, j’ai tout fait pour réussir…Alors bien sûr, si on m’interroge sur le shoot réussi, je vais raconter ma stratégie, je vais témoigner en ma faveur. Sans parler des autres. Des 4 autres. Je vais à ce moment précis vous faire une confidence : je suis vraiment, mais vraiment meilleur en planification de grimpe qu’au basket.

Je crois que la vérité, c’est que nous prévoyons des états de forme, en effet. Cela dit, je n’aime pas les évoquer (sauf des suggestions bien placées, vous l’avez compris dans les chapitres précédents), pour différentes raisons : tensions inutiles si le niveau tarde à remonter (parfois, c’est la veille), placer un entraînement avant celui ou celle qui le suit, erreurs possibles etc. En réalité, ce qui est bien plus important que la prévision, c’est le contrôle. Prévoir, réellement, comme on l’entend si souvent, c’est impossible. Expliquer une réussite (ou une contre-performance), c’est possible. On ne prévoit jamais un titre, un podium, une place, mais on l’explique. C’est différent.

pretty-woman-635258_1280Maintenant que le cadre est posé, que vous avez imaginé la jolie brune et ses 7 compagnons dans un décor de dessin animé, que vous savez que les méchants entraîneurs du monde de la grimpe (et d’ailleurs) nous (on est toujours la Blanche Neige de quelqu’un) font parvenir des pommes empoisonnées en toute lâcheté, sans se présenter directement à vous, alors il est temps d’imaginer la petite musique accompagnant le joli conte. C’est bon, vous y êtes ? Vous avez probablement quelques images qui vous viennent, une forêt, une maison en bois, une lumière dans une clairière, quelques oiseaux bleus qui chantent, du mouvement, de la poésie. Même si, comme moi, ces histoires de princesses vous dépassent. La musique est importante. J’écris toujours avec de la musique, j’aime faire du sport avec une musique dans la tête. Nombreuses sont les études qui montrent qu’elle améliore grandement la performance. Cette fois, la transition est faite, je vous ai convaincu, je vais pouvoir amener une autre métaphore : la musique, si si !

Donc on reprend. D’un côté, les sportifs demandent aux entraîneurs (on ne sait jamais, si on décide de les laisser participer à une compétition en étant complètement épuisés !) ce qu’ils ont prévu. De l’autre, certains entraîneurs qui, ne serait-ce qu’en critiquant le travail des autres, amènent implicitement l’idée qu’ils possèdent LA vérité, et donc la possibilité de tout prévoir (en réalité, d’expliquer ce qui s’est passé, hein ?). Moi, je suis musicien, et vous allez me dire « quel est le rapport ? ».

La musique aurait pu avoir une place importante dans ma vie professionnelle (d’ailleurs, l’aura-t-elle un jour ?). Je suis pianiste, mais pianiste mauvais élève, celui qui n’a jamais trop pris le temps d’approfondir le solfège. Objectivement, je suis donc un très mauvais musicien, car je ne sais pas vraiment lire les partitions, ou alors au même rythme qu’un escargot affamé en quête d’une feuille de salade à l’autre bout la page. Pour ceux qui l’ont connue, je suppose que je ne dépasse pas la moitié de la Méthode rose. Pourtant, j’ai la chance de pouvoir utiliser ma mémoire et mes oreilles, et de jouer tout ce qui me passe par la tête, d’improviser, de composer. Jouer à l’oreille un morceau que j’entends une seule fois à la radio ne m’a jamais posé le moindre problème. Et quand, petit, j’avais le choix entre « l’oreille » et la lecture de notes, mon cerveau ne traînait pas à me trouver la meilleure solution. Mode automatique, quand tu nous tiens. C’est un triste paradoxe, j’ai besoin d’entendre, d’écouter pour jouer. Mais j’ai quand même quelques restes de solfège, suffisamment pour m’amuser, souvent, à comparer l’entraînement à la musique. Je me dis qu’au fond, ce n’est pas parce qu’on connaît le solfège qu’on sait composer un tube. Et ce n’est pas parce qu’on croit composer un tube qu’il le deviendra forcément. Néanmoins, quand une chanson frappe les esprits, on sait… en expliquer les raisons. Un entraîneur qui critique violemment, qui remet en question une méthodologie, des idées, des expériences, est en réalité un musicien qui joue toujours les mêmes notes, sur la même tonalité, avec les mêmes accords. La question n’est donc pas d’opposer la théorie à la pratique, mais d’utiliser la théorie pour la pratique. Prévoir un niveau de forme, c’est comme utiliser des accords commerciaux ; c’est savoir que ça marchera dans 90% des cas. Le commercial plaît mais n’apporte rien à long terme. Si je ne peux pas expliquer ce qui va se passer, si je ne veux pas l’expliquer, c’est que je ne sais pas à l’avance si mes planifipartitions vous conviendront. Et je ne vois aucun inconvénient à parler de mes « ratés ». C’est aussi pour cela que je ne communique plus sur les résultats des sportifs que je suis (certains le font librement) : ils cacheraient aussi mes erreurs. Je ne prétends pas mieux savoir, mieux prévoir. Je fais, je contrôle, et j’explique (si je peux !). Un entraîneur est un miroir qui doit dire la vérité et non la déformer. Il est un peu musicien et non un businessman. J’y reviendrai largement dans un autre chapitre.

Enfin, je terminerai ce chapitre en disant que ce sont surtout les grimpeurs qui me questionnent. Les grimpeuses, elles, ne se demandent plus depuis bien longtemps si elles sont les plus belles…devant leur miroir !

 

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Scarpa (re)prend La Route des salles, venez tester toutes leurs nouveautés!

31 Oct

Du 15 au 19 novembre 2016, la région Sud-Est sera mis sur l’avant de la scène.

Le but de cette tournée sera de pouvoir échanger et passer un moment convivial tous ensemble autour de tests et de concours SCARPA. Au programme : tests des chaussons SCARPA, contest de blocs, soirées festives, … Et pour couronner le tout des athlètes de la team SCARPA seront également présents pour vous apporter des conseils. A chaque soirée un programme différent ! Toujours sous la bonne humeur et avec beaucoup de lots SCARPA à gagner.

Pour cette tournée, de grandes salles avec un fort potentiel ont été retenus, on ne compte plus que sur votre présence !

Où ? Quand ?  Edition Sud-Est du 15 au 19 novembre 2016

  • Mardi 15 : Val de Grimpe à Cagnes/Mer
  • Mercredi 16 : Culture Roc à La Garde
  • Jeudi 17 : Climb Up Aix à Bouc Bel Air
  • Vendredi 18 : Grimper Marseille
  • Samedi 19 : Mineral Spirit à Valence
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“Corona”, 9a+ du Frankenjura, tombe 2 fois en quelques jours…

31 Oct

Il y a du beau monde en ce moment dans le Franken, et ça se bouscule au pied des voies! A ce rythme, il faudra bientôt faire la queue dans les voies extrêmes… Et pour cause, en quelques jours, le 9a+ “Corona” a été répété 2 fois. 

Il y a quelques jours, c’est d’abord l’Allemand Daniel Jung qui lui a réglé son compte, lors du dernier essai de sa journée juste avant la tombée de la nuit. “Corona” a été équipée par Andy Hoffman en 1993. Située dans un mur noir et gris peu deversant, elle est très exigeante et demande beaucoup de force et de précision dans les doigts.

Hier, on remet le couvert, dans cette même voie, mais c’est cette fois le sur-puissant Japonais Dai Koyamada qui s’en charge!  Il s’agissait de son 3ème jour d’essais depuis sa première tentative le 19 octobre dernier. Malgré des conditions loin d’être optimales, il vient à bout du morceau hier, lui aussi lors du dernier essai de la journée! 

Une voie référence libérée par Markus Bock en 2006, un modèle pour Daniel et Dai! 

Sources: 8a.nu et Escalade9

 

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Greenspits: La Fête du Spit en résumé et en images

27 Oct

Le 15 octobre dernier dans le village Drômois de Mollans-Sur-ouvèze s’est déroulé le premier « meeting » de l’association Greenspits.

150 grimpeurs, slakers et « touristes » se sont réunis pour « fêter le spit » dans la bonne humeur. L’objectif du weekend était de réunir les membres de l’association, des « guests » qui représentent ses valeurs, et toute personne intéressée par le projet ou par la bière artisanale Drômoise… Une ambiance positive non dénuée de folie nous a transporté du matin jusqu’au …. matin suivant.

En résumé le jour « J » a été rempli par de la grimpe dans toutes les voies de Mollans, du 6a au projet (la voie ultime homme n’est toujours pas libérée), des ateliers aux thèmes variés et des démos de highline.

[divider]

GreenSpits c’est quoi?

Greenspits est une asso pour les grimpeurs et les équipeurs qui recherchent l’harmonie dans leur activité, autant entre les pratiquants qu’avec la nature.

Notre but est de promouvoir l’escalade en milieu naturel en créant un réseau d’acteurs conscients et investis dans leur pratique.

Comment ?

En menant des actions comme le développement de nouvelles falaises, le rééquipement de secteurs vieillissants et parfois dangereux, l’entretien et le nettoyage des sites.

En communiquant avec les instances locales et régionales pour la défense de notre activité, mais aussi pour le respect du milieu naturel et des riverains.

En sensibilisant tout un chacun sur certaines règles de sécurité et de bonne conduite.

En racontant les expériences de grimpeurs et équipeurs qui permettent à notre sport de s’inscrire dans la durée.

En partageant les topos et actualités des secteurs via les ouvreurs eux-mêmes.

En organisant des trips grimpe ici et dans le monde afin de partager nos expériences.

En se regroupant pour faire la fête et mieux discuter de tout ça jusqu’au bout de la nuit !

Greenspits c’est de nombreux projets à mettre en place, de la motivation à partager, de l’espoir à donner…

Partageons notre passion !

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Dave Graham répète un nouveau 8C+ bloc, ça pique!

26 Oct

On pourrait croire la performance has-been au regard de celle de Nalle Hukkataival qui vient tout juste d’entrer dans l’histoire en libérant le premier 9a bloc du monde, mais croyez-nous, 8C+ bloc ce n’est pas commun, et ça reste une énorme performance! 

Et c’est Dave Graham qui s’y colle, et autant dire que l’américain est en forme! Il y a deux semaines, il réalisait le 8C de “Topaz”, et le voici de nouveau à l’oeuvre avec la seconde réalisation du bloc de Daniel Woods “Creature from the Black lagoon”, 8C+ dans le Rocky Mountain National Park (Colorado). 

Concernant la cotation, Dave commente: “Ce bloc me convient c’est sur, mais il m’a obligé à repoussé mes limites plus que tous les 8C que j’ai réalisé, donc 8C+ me paraît assez logique, mais le temps nous le dira!”

  • Crédit photo: Cameron Maier/Bearcam media

 

 

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Cédric Lachat libère la grande voie la plus dure de France

26 Oct

De retour à La Ramirole dans les Gorges du Verdon, le Suisse expatrié en France, Cédric Lachat, vient de réaliser son projet de grande voie en libérant “Hosanna”.

Une grande voie de 160 m, qui coterait 8c, et qui deviendrai alors la grande voie la plus dure des Gorges du Verdon, mais également de France!

Plus d’infos prochainement…

  • Source: Petzl
  • Crédit photo: Raphael Fourau
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