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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Yannick Flohé ouvre une nouvelle variante à “Dreamtime”, encore plus dure !

04 Fév

L’Allemand Yannick Flohé a ouvert une nouvelle variante sur le bloc Dreamtime à Cresciano, qu’il a nommé “Return of the Dreamtime” et coté 8C+.

“Dreamtime” est incontestablement l’un des blocs les plus connus au monde. Le pionnier de l’escalade suisse Fred Nicole a ouvert cette ligne en 2000, sur l’impressionnant bloc perché au-dessus du village tessinois de Cresciano, proposant le premier 8C bloc de l’Histoire. Yannick Flohé a lui-même passé le bloc fin 2020, de manière impressionnante, en une seule séance seulement. Maintenant, il a ajouté sa patte à cette oeuvre, en proposant une nouvelle variante, encore plus dure au bijou de Fred Nicole

“Elle part du même endroit que “Dreamtime”, mais dévie vers la droite juste après le jeté. Elle passe par le crux de “Somnolence” 8B, qui consiste en un mouvement exigeant sur des plats qui deviennent vraiment durs à tenir en venant du bas, la peau en sueur et les biceps fatigués”, a commenté Flohé à propos de cette première ascension. En ce qui concerne la proposition de 8C+, Yannick déclare que “ça paraît un peu facile pour du 8C+ mais comparé à “Dreamtime” c’est clairement un autre niveau, donc la difficulté est assez logique”.

Yannick Flohé semble être particulièrement en forme à l’approche de la saison internationale. Il y a environ une semaine, il se rétablissait au sommet du 8C+ “Ephyra”, avant d’enchaîner quelques minutes plus tard “From Dirt Grows the Flowers” 8C. “Return of the Dreamtime” est le troisième 8C+ de Yannick Flohé. Le premier était “Off the Wagon low”, à Val Bavona en Suisse, qu’il a réussi le 1er janvier 2022. Cela a marqué le début d’une année au cours de laquelle il est monté trois fois sur le podium lors de compétitions internationales, raflant notamment la médaille d’orlors de la Coupe du Monde de bloc de Brixen, en Italie.

Le jeune allemand de 23 ans continuera certainement à faire parler de lui tout au long de cette année 2023. Il est l’un des favoris pour décrocher sa place pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, étant aussi redoutable en bloc qu’en difficulté.

 

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Seb Bouin propose la nouvelle voie la plus dure du Portugal !

02 Fév

Bref récap de la visite de Seb Bouin au Portugal le mois dernier, au cours de laquelle il a réussi à enchaîner l’ancienne voie la plus difficile du pays et à établir la nouvelle.

Au cours du mois de janvier, la passion de Seb Bouin pour la découverte de joyaux cachés l’a conduite au Portugal. En plus de réaliser les premières ascensions de “Mar de Bering” et “Rei de Bering”, les nouvelles voies les plus dures du pays, il a découvert un nouveau projet, encore plus dur, qu’il a appelé “BOA”.

Seb Bouin s’est rendu dans la région de Cabo Espichel, à 45 minutes en voiture de Lisbonne, où il a passé les trois premières semaines de l’année, découvrant certaines des plus belles falaises calcaires qu’il ait jamais vues.

À peine arrivé sur place, il parvenait à enchaîner la voie la plus difficile du Portugal, “Filipino” 9a. Notre Français s’est donc mis en quête de libérer des voies encore plus dures, afin de faire passer l’escalade au Portugal à un autre niveau. Ainsi, il a établi deux nouvelles lignes, “Mar de Bering” 9a/+ et “Rei de Berin” 9a+/b, cette dernière étant aujourd’hui la voie la plus difficile du pays.

“Après avoir enchaîné “Mar de Bering”, je suis parti à la recherche de quelque chose de plus dur. Il y a un départ différent qui débute au fin fond de la grotte, plus à gauche. Cela ajoute pas mal d’endurance avant d’attaquer le crux sommital. J’arrivais là haut éclaté à chaque fois”, raconte Seb. Finalement, après quelques essais supplémentaires, il parviendra à enchaîner ce projet, donnant vie à “Rei de Berin” 9a+/b. “Le rocher est incroyable et cette voie est une vraie king line”, poursuit-il.

“Après avoir envoyé cette nouvelle voie, il ne me restait plus que deux jours sur place. Alors, j’ai décidé de trouver une ligne encore plus futuriste pour mon prochain voyage. J’ai déniché une grotte avec un bon potentiel et j’ai équipé une ligne qui la traverse de part en part. La qualité des prises est étonnante. Ça ressemble un peu au rocher de Flatanger, mais c’est du calcaire”, décrit Seb à propos de ce nouveau projet. Il n’aura finalement que peu de temps pour essayer cette voie durant son séjour. Fatigué, le falaisiste de 29 ans réussira tout de même à faire presque tous les mouvements. De quoi le motiver à revenir au Portugal pour boucler ce nouveau projet, et repousser une nouvelle fois les limites de l’escalade locale. “Je suis content d’avoir libéré quelques lignes dures et très impatient de revenir ici !”, conclut-il.

Seb Bouin, en train d’équiper son nouveau projet “BOA” © Clarisse Bompard

La liste de croix de Seb Bouin pendant son séjour au Portugal :

  • “Rei de Bering” 9a+/b – première ascension
  • “Mar de Bering” 9a/+ – première ascension
  • “Filipinos” 9a – première répétition
  • 8b à vue – première ascension
  • 8c au premier essai – première ascension
  • 8a+ à vue
  • “BOA” : l’équipement de son projet

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Seb Berthe achève un projet dont il rêvait depuis 20 ans !

31 Jan

Seb Berthe vient d’achever un projet dont il rêvait depuis 20 ans. Il a passé 14 jours dans “La Rambla” 9a+ et a mis environ 25 essais dans la voie avant de réaliser l’un de ses rêves : clipper le relais de ce mythique 9a+.

Décidément, “La Rambla” est LA voie du moment ! Nous vous en parlions hier, pour vous annoncer que Michaela Kiersch avait vaincu ce tracé. C’est maintenant au tour de Seb Berthe d’en venir à bout. En fait, le Belge a gravi la voie deux jours avant l’Américaine, bien que la nouvelle de l’ascension de Berthe ait été rendue publique après.

“Je rêvais de cette ligne depuis 20 ans et je suis très fier de l’avoir réalisée. C’est mon deuxième 9a+ et cela me motive pour mes prochains projets”, a déclaré Seb, qui a fait ses débuts dans le 9a+ avec “Supercrackinette” à Saint-Léger-du-Ventoux, en novembre 2020.

À propos de son processus de travail dans la voie, il raconte : “Lors des premières séances, j’ai été détruit par le long effort que la voie demandait et je pouvais à peine faire deux essais en une journée. Je terminais la session épuisé, avec de multiples entailles dans ma peau. Je ne pouvais même pas supporter deux jours de grimpe d’affilée”. Mais très vite, le Belge s’habitue aux mouvements et à l’exigence de la voie. “Jour après jour, je me sentais de mieux en mieux et je tombais de plus en plus haut. Après quelques séances, je pouvais déjà arriver au pas de bloc final, mais c’est là que tout commence sur cette voie”.

C’est là que la bataille mentale a commencé pour Seb. Durant une semaine, il est tombé encore et encore au même endroit, sur le même mouvement. “Je tombais toujours avec le sentiment d’être frais et de ne pas avoir assez lutté”, explique-t-il. Mais tout a changé subitement : “Lors de mon dernier run, j’ai tout donné, j’ai tenu la prise, j’ai hurlé !”. Mais la voie n’était pas encore finie, il restait encore quelques mouvements teigneux avant d’atteindre le relais. Sous la pression et gêné par le soleil, Seb se trompe de pied et manque de tomber, dans le tout dernier mouvement de la voie. Heureusement, il ne lâche rien et se rattrape, clippant le relais de la voie quelques secondes plus tard.

“Félicitations aussi Michaela Kiersch qui a enchaîné la voie également. C’est tellement impressionnant de la voir grimper ! C’était vraiment cool d’essayer la voie ensemble ! “, termine Seb.

Profitant de sa bonne forme, Seb Berthe a également pu enchaîner “La Reina Mora” 9a, qu’il avait déjà essayé en 2017, et “Chikane” 8c+.


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Pourquoi Adam Ondra a décidé d’abandonner “Excalibur”, possible 9c ?

31 Jan

“Je suis ok avec le fait que certaines voies me résisteront toujours. Bonne chance à Stefano [Ghisolfi], Will [Bosi], et tous ceux qui termineront ce projet déjà devenu légendaire”. C’est sur ces paroles qu’Adam Ondra a conclu sa dernière vidéo intitulée It’s Game Over, déclarant qu’il abandonnait son travail dans la voie “Excalibur”.

“Excalibur” est un projet près d’Arco, en Italie, avec une belle vue sur la vallée de Sarca. “Il y a juste assez de prises pour rendre possible ce mur parfait de 40 degrés, taillé au couteau”, déclare Adam Ondra à propos de la ligne. Depuis un an, ce projet déniché par Stefano Ghisolfi attire les meilleurs grimpeurs du monde à Arco.

La voie compte moins de 20 mouvements et suit une série de micro prises et de monos. Elle a été équipée par Cristian Dorigatti et Morris Fontanari, et a été essayée par Jakob Schubert, William Bosi, Stefano Ghisolfi et d’autres très forts falaisistes. Adam Ondra a lui aussi répondu à l’appel de cette voie extrême. D’après lui, elle commence par un pas de bloc en 8C, et reste soutenue jusqu’au relais, ce qui pourrait probablement valoir 9c. Pourtant, le puissant Tchèque a surpris tout le monde en annonçant qu’il déclarait forfait dans la voie : “C’est absolument terminé”. Pour cause, après des jours et des jours de travail, un mouvement lui résiste. “Je n’arrive toujours pas à concevoir que ce mouvement est possible”, déclare-t-il à propos de ce passage clé. “Intrinsèquement, ça va, mais honnêtement, imaginer réaliser ce mouvement en venant du bas, ça semble tellement, tellement dur”. Qui plus est, Adam Ondra nous dévoile que la manière de tenir le bi-doigt lui fait ressentir des douleurs dans le tendon. Pour éviter une blessure, il préfère donc arrêter de travailler cette voie.

“La vidéo suivante montre mon processus de travail dans ce projet l’hiver dernier”, commente Ondra. “Vous allez me voir lutter, essayer très fort et finalement abandonner. Vous pouvez également apercevoir Stefano Ghisolfi et Jakob Schubert pendant qu’ils tentent ce projet légendaire ! Je suis sûr que ce projet va bientôt tomber. Qui va s’en charger ?”

La vidéo suivante montre pourquoi Adam Ondra a jeté l’éponge et pourquoi c’est un signe de sa grandeur.

Voici la vidéo des essais d’Adam Ondra dans “Excalibur” :

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Michaela Kiersch, troisième femme à enchaîner “La Rambla” 9a+

30 Jan

Michaela Kiersch a enchaîné “La Rambla” à Siurana, probablement le 9a+ la plus célèbre d’Espagne. Après Margo Hayes et Chaehyun Seo, l’Américaine est seulement la troisième femme à le faire.

La grimpeuse américaine Michaela Kiersch vient de clipper le relais de “La Rambla” 9a+ à Siurana, en Espagne. La grimpeuse de 28 ans est arrivée à Siurana début janvier et a partagé son travail dans la voie avec Sébastien Berthe et Alizée Dufraisse. C’est finalement hier que ses essais se sont concrétisés, après une dizaine de séances dans la voie. Parvenant à atteindre le sommet, elle est la troisième femme seulement à enchaîner cette ligne iconique. En février 2017, sa compatriote Margo Hayes devenait la première femme au monde à gravir un 9a+ grâce à son enchaînement de cette voie. Plus récemment, en novembre 2022, la Coréenne Chaehyun Seo, habituée à évoluer sur le circuit des compétitions, réalisait la deuxième ascension féminine de la voie. Cela fait presque 20 ans que Ramon Julián a libéré cette voie, devenu le 9a+ le plus répété au monde.

Michaela Kiersh débute donc l’année 2023 de la plus belle des manières. Une performance qui intervient après un an et demi de grimpe sur le rocher, couronné de succès. À l’automne 2021, elle avait effectué la première ascension féminine de “Super Tweak” 8c, la première voie américaine de ce niveau, gravie pour la première fois par Boone Speed en 1994. Deux semaines plus tard, elle enchaînait le fameux “Dreamcatcher” 9a à Squamish, sa voie la plus dure à l’époque. Au cours de l’hiver 2022, elle a multiplié les croix en bloc, avec notamment “Hailstorm” 8B+ à Ogden, dans l’Utah, son premier bloc de ce niveau. Cela a fait d’elle la seule femme au monde à avoir fait un 9a et un 8B+ bloc.

Au printemps 2022, Kiersch poursuivait sur sa lancée et atteignait le sommet d'”Apex Predator” 8c+ dans l’Utah. Peu de temps après avoir obtenu son doctorat en ergothérapie, elle partait pour un trip de quelques jours à Magic Wood en Suisse, enchaînant 16 blocs dans le 7C+ et plus : deux 8B+, trois 8B, cinq 8A+, quatre 8A et deux 7C+.

© Colette McInerney

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Une journée mémorable pour Yannick Flohé !

26 Jan

Yannick Flohé a brillamment commencé l’année 2023. Durant la même journée, il a réussi à enchaîner deux blocs difficiles dans le Tessin, en Suisse : “Ephyra” 8C+ et “From Dirt Grows the Flowers” 8C.

Décidément, chaque nouvelle année est marquée par une grosse performance de la part de Yannick Flohé. Le jour de l’an 2022, l’Allemand se rétablissait au sommet de “Off the Wagon low”, son premier 8C+. Un an plus tard, le 24 janvier 2023, voilà qu’il vient de réaliser le deuxième 8C+ bloc de sa carrière, avec “Ephyra”. Pour couronner cette belle journée, il a également réussi “From Dirt Grows the Flowers” 8C.

Yannick Flohe est l’un des grimpeurs allemands les plus forts, aussi talentueux en bloc qu’en difficulté. Alors qu’il terminait l’année 2022 en enchaînant les voies les plus difficiles de Red River Gorge lors d’un voyage aux Etats-Unis en décembre dernier, il démarre cette nouvelle année en frappant fort en bloc, réalisant l’une des plus belles journées de sa carrière de grimpeur.

Lors de sa dernière visite au Tessin, il s’était déjà frotté à ces deux lignes emblématiques pendant quelques jours, en vain. “J’ai failli grimper “Ephyra””, raconte Yannick Flohé. Cependant, il n’a pas été en mesure de concrétiser ses essais jusqu’au sommet de ce bloc, grimpé pour la première fois par Jimmy Webb en 2019. Les choses semblaient beaucoup plus désespérées pour “From Dirt Grows the Flowers”, le 8C de Dave Graham situé sur le même bloc. “Je ne considérais même pas ce bloc comme un projet parce que le réta me semblait si dur que je ne l’ai même pas essayé depuis le début”, avoue le jeune Allemand de 23 ans.

Un rétablissement délicat dont nous parlait déjà Clément Lechaptois il y a quelques jours, après être venu à bout de ce bloc : “Tu dois grimper une première section sur des petites prises en cristaux dans un beau dévers, puis enchainer par un changement de style radical avec un rétablissement délicat sur du rocher sans grain. J’arrivais à grimper la première section à tous les coups mais je galérais dans le réta jusqu’à cette année où j’ai finalement capté comment le grimper”, nous confiait le Français à l’issue de son ascension.

Finalement avant-hier, Yannick Flohé est retourné dans le secteur Shadow Valley à Chironico, profitant de conditions optimales. Dès son échauffement, l’Allemand comprend que cette séance risque d’être particulièrement exceptionnelle. Il ne se trompera pas. “Je me suis échauffée en essayant le réta de “From The Dirt Grows The Flowers” et, étonnamment, j’ai réussi à le faire. Puis, après quelques tentatives, j’ai enchaîné “Ephyra”. Comme il me restait encore un peu de force, j’ai décidé de retourner dans “From The Dirt Grows The Flowers” et de l’essayer depuis le bas. Je suis tombé deux fois au sommet, mais mon pied n’a pas zippé à la dernière tentative et j’ai réussi à atteindre le sommet. Quelle journée”, raconte Flohé.

Dans quelques semaines débuteront les compétitions internationales, où Yannick Flohé sera à nouveau présent. L’année dernière, il avait terminé troisième de la Coupe du monde de difficulté à Koper en Slovénie et avait remporté l’or de la Coupe du monde de bloc à Brixen en Italie. Son objectif cette année est de décrocher sa place pour les J.O de Paris 2024. “Je vais sauter quelques Coupes du Monde cette année et me préparer pour le Championnat du Monde à Berne car c’est le premier événement pour se qualifier pour les Jeux Olympiques. Plus tard dans l’année j’espère avoir plus de temps pour des projets extérieurs et je suis aussi motivé pour essayer quelques voies dures à Ceüse”.

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Adam Ondra devient le premier grimpeur à flasher “The Ace” 8B

25 Jan

Lors de son séjour au Royaume Uni, Adam Ondra est devenu la première personne à flasher l’emblématique bloc de Jerry Moffatt, “The Ace” 8B, à Stanage Plantation.

Adam Ondra a récemment passé du temps au Royaume-Uni avec plusieurs grimpeurs de haut niveau, dont Pete Whittaker, Tom Randall, William Bosi et Magnus Midtbø. Durant son séjour, Ondra raconte qu’ils ont beaucoup grimpé.

Parmi toutes ses croix, le Tchèque a signé le premier flash de “The Ace” un 8B établi par Jerry Moffatt en 2001. “The Ace” n’est autre que le départ bas d’un autre problème de Moffatt, appelé “The Joker” 8A. Il s’agit de l’un des blocs les plus célèbres de Grande-Bretagne, ayant attiré certains des meilleurs grimpeurs de ces deux dernières décennies, notamment Ben Moon, Malcolm Smith, Jan Hojer, Will Bosi et Aidan Roberts.

Adam Ondra a partagé la nouvelle sur ses réseaux sociaux, déclarant : “Je viens de rentrer d’une semaine intense à Sheffield au Royaume-Uni. Beaucoup de choses passionnantes ont été filmées, et vous pouvez vous attendre à quelques vidéos passionnantes ! J’ai notamment flashé l’un des derniers blocs difficiles de Jerry, “The Ace” 8B sur le grès de Stanage”. Adam a décrit son ascension comme un “moment de folie ! Exécuté à la perfection”, en partie grâce au soutien d’autres grimpeurs, dont Will Bosi, qui était présent avec Adam ce jour-là et qui a avait déjà enchaîné “The Ace” en 2020. Adam a également remercié “la légende Jerry” et Magnus Midtbø pour leur soutien, puisque tous deux étaient également sur place le jour de son flash.

Cette performance d’Adam Ondra devient encore plus impressionnante lorsqu’on la replace dans le contexte de l’époque. “The Ace” avait demandé à Moffatt, l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération, plus de trois ans d’efforts. Après avoir enchaîné “The Joker” en 1996, ce n’est qu’en 2001 que Moffatt a finalement effectué la première ascension de “The Ace”. “À vrai dire, c’était mon objectif depuis trois ans ; soit je n’étais pas assez en forme pour l’essayer, soit les conditions n’étaient pas bonnes. Tous ceux qui avaient fait “The Joker” tentaient également de réaliser la première ascension de “The Ace”, ce qui a ajouté de la pression. Mon avantage était que je me sentais vraiment bien dans “The Joker”. Je savais que je pouvais réussir le départ bas. Mais mes méthodes n’étaient pas bonnes et j’ai été intrigué de découvrir une méthode alternative que Ben Moon avait essayée. À la première occasion, je suis retourné directement au pied du bloc et j’ai essayé sa méthode. J’ai atteint le sommet au deuxième essai mais je n’ai pas pu me rétablir. L’adhérence n’était pas bonne du tout ce jour-là… Je suis revenu un jour avec de meilleures conditions et j’ai réussi”, racontait Jerry Moffat à propos de sa première ascension.

© Petr Chodura

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Adam Ondra nous raconte sa dernière expédition… 138m sous terre !

24 Jan

Adam Ondra a récemment libéré “Příklepový strop”, une grande voie de cinq longueurs, nichée au coeur de Macocha, le plus grand trou béant d’Europe centrale. Alors que la vidéo de son ascension est sortie il y a peu, il revient sur ce périple inédit.

La République Tchèque (mon pays d’origine) est un pays où l’on pratique beaucoup l’escalade, du moins si l’on considère le grand nombre de voies, malgré le fait que toutes nos montagnes sont très basses et que même au sommet, la majorité des chaînes de montagnes ont très peu de roche. D’un autre côté, peu de régions du pays sont totalement plates et vous pouvez trouver un morceau de rocher presque partout sur lequel grimper. Mais nous manquons définitivement de grands murs verticaux. Il existe quelques tours de grès qui peuvent dépasser 80 mètres, mais c’est tout. Il y a également quelques falaises de calcaire, qui ont une hauteur similaire. Mais la plus grande, la plus haute et sûrement la plus abrupte des falaises se trouve dans un trou béant, 138 mètres sous terre. Et la partie de l’arche qui part du fond du trou n’avait encore jamais été escaladée en libre. Je devais remédier à cela.

La ligne “Příklepový strop” est probablement la pire de toutes.

C’est vraiment épique. Pour y accéder, vous devez traverser une incroyable grotte remplie de stalactites. Cela mène au fond de ce gouffre et directement sous ce toit massif. On a l’impression d’être dans un autre monde. Il est difficile d’imaginer un toit plus intimidant que celui-ci. Il semble impossible à grimper. Et la ligne “Příklepový strop” que je voulais tenter est probablement la pire de toutes, car elle est située sur la partie la plus déversante de tout le mur !

Pourquoi cette voie n’avait encore jamais été libérée ?

Sachez qu’il n’est pas nécessaire d’escalader la partie la plus déversante pour passer du fond du trou à la surface. Déjà en 1946, le mur juste à droite a été grimpé. C’était d’ailleurs une ascension audacieuse pour l’époque. L’arche principale a été grimpée pour la première fois dans les années 70, en escalade artificielle. Il a fallu attendre longtemps avant que l’on envisage de l’escalader en libre. À l’heure actuelle, il existe environ dix voies d’artif. Je me souviens que j’ai lu pour la première fois dans le magazine d’escalade tchèque Montana que l’on pouvait grimper au Macocha en artif, alors que j’avais 7 ou 8 ans, et je me rappelle m’être demandé pourquoi ils ne le faisaient pas en libre. Était-ce impossible ? En 2015, Dušan Janák a commencé à essayer différentes lignes dans le toit et a pensé que “Příklepový strop” pourrait être la plus “facile” pour passer en libre. Deux ans plus tard, en 2017, avec Jan Straka, ils ont pu faire tous les mouvements : le premier pas vers un enchaînement en libre de ce monstre venait d’être fait.

L’escalade à Macocha n’est pas facile. La zone est extrêmement protégée pour un certain nombre de raisons, en particulier parce que plusieurs types de plantes endémiques poussent au fond de la grotte et sur le mur opposé. En plus de cela, c’est une destination touristique très attractive et vous grimpez directement au-dessus du circuit des visiteurs. Or, il existe un accord selon lequel nous pouvons choisir cinq jours par an, en décembre, et un nombre limité de grimpeurs obtiennent la permission de grimper ici.

Un autre problème majeur est l’humidité. En été, il n’est pas possible de grimper car l’air froid de l’intérieur de la grotte rencontre l’air chaud de l’extérieur, et il se condense sur la roche. Il faut des nuits glaciales pour que la grotte s’assèche. En gros, plus il fait froid, plus c’est sec, mais en même temps, grimper avec -10°C n’est pas ce que l’on souhaite, encore moins lorsque l’on est pendu au relais en train d’assurer. Mais s’il fait plus de 0°C, il y a de fortes chances que la paroi soit humide…

Mon objectif était d’enchaîner “Příklepový strop” à vue

J’ai toujours voulu grimper à Macocha, mais je n’ai jamais vraiment eu le temps de m’y engager. Mon objectif était d’essayer de l’enchaîner à vue, c’est pourquoi j’ai élaboré le plan suivant. La première longueur de cette grande voie doit être grimpée après 15 heures, à cause des touristes en bas et des chutes de pierres potentielles. J’ai donc décidé de grimper la première longueur de 35 mètres le premier jour, de laisser la corde fixe et de grimper le reste de la voie le lendemain, en profitant de la lumière du jour, surtout pour la deuxième longueur. Les protections sont pour le moins discutable dans certains endroits. Il y a bien des spits de 1986, mais ils ne font que 2 centimètres de profondeur et avec l’humidité extrême, ils sont fortement rouillés. Certaines sections sont assez aériennes tant les points sont éloignés mais il est possible de placer des coinceurs.

Je suis parti pour mon essai à vue avec 20 dégaines et environ 10 coinceurs sur mon baudrier. Pas exactement le même poids que celui auquel je suis habitué ! Il était 16 heures, il faisait totalement noir mais j’avais de très bonnes lumières au sol. J’ai réussi à franchir le début de la première longueur, malgré un début effrayant où une chute potentielle signifiait la rupture d’une cheville et un atterrissage sur la corniche de départ. Vers la fin de la longueur, le rocher est devenu plus humide et sale. J’étais coincé. Normalement, je n’hésite jamais à tenter quelque chose, je préfère toujours tenter une méthode en espérant que ça passe, mais là, je suis resté bloqué pendant de longues minutes parce que je n’avais littéralement aucune idée de ce qu’il fallait faire. À la fin, j’étais proche, mais je n’ai pas réussi. Je suis tombé et j’ai finalement réalisé la première longueur au deuxième essai. Même si je n’ai pas réussi à vue la première longueur, je me suis tenu au plan et je suis revenu le lendemain, pour profiter de la lumière du jour.

Et c’est une grande différence avec l’aventure et la souffrance que tous les grimpeurs en artif ont vécue sur ce mur : rester accroché pendant trois jours dans des températures glaciales, dans ce toit humide. Au lieu de cela, j’ai dormi dans mon lit. Je me suis échauffé sur mon mur à la maison le lendemain, j’ai conduit 30 minutes, je me suis échauffé à nouveau dans la falaise côté, essayant de toujours rester en mouvement pour ne pas avoir froid alors que la température avoisinait les -1°C. Puis, j’ai commencé à grimper vers 10h30, et malgré trois essais dans la deuxième longueur, à 14h nous étions au sommet. La voie est superbe, avec par endroits un rocher vraiment solide et des mouvements étonnants.

Elle se décompose comme suit : 1ère longueur 8b+ 35m (quasiment que du toit), 2ème longueur 8b+ 35m (toujours presque que du toit), 3ème longueur 8a+ 20m (bombé avec sortie verticale), 4ème longueur 7a 35m, 5ème longueur 6c 35m.

Quelques photos de ce périple, signées Petr Chodura :

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Comment vaincre la peur de tomber en escalade ?

22 Jan

Avant de commencer nous tenons à vous rappeler qu’il est important de faire appel à un professionnel qui saura vous guider afin de garantir votre sécurité dans vos apprentissages. Ne foncez pas tête baissée!

“J’ai peur de tomber. Comment puis-je vaincre cette peur, qui me bloque dans ma progression ?”.

C’est la question à un million d’euros ! Vous pouvez vous dire autant que vous voulez que tomber est sans danger, que vous avez confiance dans le matériel, mais vous ne vous sentirez pas plus en sécurité pour autant. Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle. La seule façon de vaincre cette peur est de tomber souvent. Heureusement, aussi profondément ancrée soit-elle, cette faiblesse est la plus facile à corriger parmi toutes les faiblesses de l’escalade.

Nous devons apprendre à faire taire cette peur irrationnelle de tomber. Vous vous sentez mal à l’aise en tombant, n’est-ce pas ? Vous avez peut-être tendance à demander à votre assureur de vous prendre sec au lieu d’engager le prochain pas ? Vous avez du mal à quitter votre position confortable ? Vous n’êtes pas sûr d’être en sécurité si vous vous laissez aller et tombez ? On vous a répété mille fois que c’était sans danger, mais malgré ça, vous n’arrivez toujours pas à vous lancer dans la chute ou à surmonter votre peur des conséquences de la chute. Voyons comment vaincre cette peur !

Savoir comment tomber

Pour apprivoiser la peur de la chute, il est tout d’abord important de bien savoir tomber. Lorsque vous êtes sur le point de chuter, essayez de détendre vos muscles au lieu de vous raidir. Prenez une grande inspiration et expirez lorsque vous tombez.

Lorsque vous tombez, poussez-vous légèrement du mur pour éloigner de la paroi, mais n’en faites pas trop. Vous pouvez mettre vos mains sur le côté pour vous équilibrer ou sur la corde près du nœud.

Durant votre chute, pliez légèrement les genoux, détendez vos épaules, et inclinez légèrement vos pieds, avec la plante des pieds prête à encaisser la chute. N’oubliez pas que l’entraînement à l’escalade ne consiste pas seulement à monter au sommet du mur, mais aussi à en descendre (intentionnellement ou non) en toute sécurité ! Un corps détendu est la clé pour éviter d’endommager plus que nécessaire vos ligaments, vos muscles et vos os. Lorsque le corps est relâché et qu’il heurte un mur (ou un tapis), l’impact est absorbé par les muscles et le reste du corps plus facilement que s’il est raide. Lorsque vous tombez, faites face au mur en face de vous et préparez-vous à un impact en douceur, en utilisant vos pieds pour commencer à absorber l’impact.

Tombez, tombez, tombez. Encore et encore !

La meilleure façon de se sentir à l’aise dans une situation inconfortable est de s’y exposer régulièrement. Ainsi, la meilleure façon de gérer la peur de tomber est de s’entraîner à tomber. Encore et encore.

La progression se déroule comme suit :

Choisissez une voie en léger surplomb. Allez jusqu’à la dernière dégaine et désescaladez de quelques mètres. À partir de là, laissez vous tomber quelques fois. Vous êtes sous la dégaine, c’est donc comme si vous étiez en moulinette. Répétez ces chutes quelques fois, avec plus ou moins de mou.

Puis passez à une chute au niveau de la dégaine. Commencez par faire trois chutes avec la dernière dégaine clippée au niveau de votre taille.

Enfin, passez au dernier niveau en faisant des chutes au-dessus de la dernière dégaine. Mais encore une fois, procédez par petites étapes : tombez d’abord quelques fois avec la dernière dégaine clippée au niveau de vos genoux. Maintenant, tombez trois fois avec la dégaine à hauteur de vos pieds. Passez progressivement au-dessus de la dégaine par incréments de 50 centimètres environ jusqu’à ce que vous commenciez à faire des chutes avec la dégaine 2 ou 3 mètres en dessous de vous. Si, si, vous y arriverez un jour 😉

Si vous vous dégonflez au moment de chuter lorsque vous êtes au-dessus de la dégaine, ne demandez jamais à votre assureur de vous reprendre. Restez calme et tenez-vous-en au plan : enclenchez volontairement votre chute avec la certitude que tout va bien se passer. Il est important de prêter attention à votre respiration et aux sentiments que vous ressentez à chaque niveau de chute. Prenez note de ce avec quoi vous êtes à l’aise, et des chutes qui vous causent plus d’hésitation et d’inconfort. Ces sentiments sont les limites personnelles que nous nous sommes créées. Celles-ci peuvent être brisées avec le temps, grâce à cette méthode de progression. Attention tout de même : nous vous conseillons de vous faire accompagner par un professionnel, qui saura vous guider dans les étapes de cette école de vol, au moins lors des premières étapes de ce processus.

Enfin, assurez-vous que votre compagnon de cordée soit un assureur chevronné et qu’il ait l’habitude de ce genre de situation. Il est impératif que votre assureur pratique l’assurage dynamique, une pratique consistant à donner du mou et à sauter légèrement en se reprochant du mur au moment de l’impact, plutôt que de se pencher en arrière et de résister à la chute. Cette technique subtile permet d’éviter que le grimpeur qui chute ne s’écrase contre le mur. Gardez en tête que bien souvent, ce n’est pas la chute qui est le problème, mais les chocs au moment de l’impact !

Par-dessus tout, ayez confiance en vous ! Vous devez absolument croire en ce processus. Il est important de le répéter régulièrement, lors de chaque séance de grimpe. Petit à petit, vous allez vous habituer à cette sensation de chute, et même finir par prendre du plaisir !

Bons vols !

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Adam Ondra débarque au Royaume Uni pour grimper avec les Wide Boyz

20 Jan

Adam Ondra vient de débarquer au Royaume-Uni, pour s’entraîner et grimper aux côtés des Wide Boyz, le célèbre duo de grimpeurs de fissures Pete Whittaker et Tom Randall.

“Je vais en Angleterre dans quelques jours. Devinez pourquoi ? 🤜🤛”, annonçait Adam Ondra sur les réseaux sociaux le 9 janvier. Si le Tchèque gardait le secret sur ses intentions exactes, les rumeurs allaient bon train dans les commentaires de son post Instagram et nombreux étaient ceux à deviner une rencontre entre Ondra et les Wide Boyz, le surnom du duo formé par Pete Whittaker et Tom Randall.

Nous venons d’apprendre que cette rumeur était vérifiée. Il semblerait que les Wide Boyz aient emmené Adam Ondra dans “Ray’s Roof”, un classique E7 6c gravi pour la première fois par Ray Jardine en 1977. Cette ligne est l’une des fissures les plus dures du pays et propose une escalade très inconfortable et difficile. Pour vous donner une idée, vous pouvez voir Tom Randall grimper cette fissure dans la vidéo ci-dessous.

Le duo britannique a également invité Ondra à s’entraîner dans la célèbre cave d’entraînement aux fissures de Randall, un sous-sol miteux contenant une longue fissure en bois fixée au plafond, qui passe par différentes tailles. Sur Instagram, Tom a déclaré qu’ils pourraient emmener Ondra à Raven Tor, une falaise connue pour ses voies difficiles, et retourner dans le Peak District pour grimper à Gritstone.

Bien entendu, des séquences vidéo de leurs escapades seront publiées sur les chaînes YouTube des Wide Boyz et d’Adam Ondra très prochainement.

Tom Randall dans “Ray’s Roof” :

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Seb Bouin découvre de somptueux spots au Portugal !

18 Jan

Pour sa première destination grimpe de l’année, Seb Bouin a choisi le Portugal, où il a démarré très fort, enchaînant un 8b à vue, un 8c au premier essai et signant la première répétition d’un 9a !

“L’endroit est vraiment étonnant. Le potentiel est énorme”, s’extasie Seb Bouin, en direct du Portugal. Le falaisiste français a décidé de commencer l’année par un trip au Portugal. Arrivé depuis plus d’une semaine, Seb est étonné de la beauté des paysages et de l’escalade atypique proposée à Cabo Espichel, spot de grimpe situé à 45 minutes au sud de Lisbonne.

“L’endroit est vraiment étonnant. Les voies commencent essentiellement sur l’océan. La grimpe ici dépend vraiment des conditions de la mer : si les vagues sont trop grosses, ça peut être vraiment dangereux car l’océan peut vous emporter. S’il y a trop d’humidité, la roche est mouillée. Notre tactique était de ne pas regarder les prévisions météo et de voir au jour le jour ce qui est possible”, raconte Seb.

Habitué à sillonner le monde et à grimper dans des coins très différents, le Français de 29 ans avoue que cet endroit à quelque chose d’encore plus spécial : “C’est vraiment incroyable de grimper aussi près de l’océan. Ça ajoute une atmosphère spéciale. Cet élément est vraiment puissant et beau. Les couleurs sont uniques lorsque le soleil frappe l’eau en fin de journée et on peut même voir des dauphins en fin de journée. Je découvre un nouvel élément ici”.

En quelques jours sur place, Seb a déjà réalisé de belles performances. Il a tout d’abord réalisé la première ascension de “Tensao Nuclear”, un 8B qu’il a enchaîné à vue. Il a de nouveau signé une première ascension dans “Nessum Dorma”, un 8c qu’il a réalisé au premier essai. Enfin, il a clippé le relais de son premier 9a de 2023, “Filipinos”, une magnifique ligne d’André Neres qui attendait sagement sa première répétition.

“C’est clairement l’un de mes voyages préférés. En plus, le rocher est vraiment bon, c’est l’un des meilleurs calcaires que j’ai vu ‘! J’essaie maintenant de trouver quelque chose de plus difficile”, confie Seb, en quête de voies encore plus dures. “Le potentiel est énorme. Voyons ce que je vais dénicher.”

Cabo Espichel, et ses kilomètres de falaises. “C’est l’endroit où il faut être si tu veux grimper au Portugal”, commente Seb.

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Ce 8C/+ bloc d’Adam Ondra enfin répété !

17 Jan

La semaine dernière, le grimpeur tchèque Martin Stranik a réalisé la deuxième ascension de “Kráter”, un 8C/+ ouvert par Adam Ondra, qui attendait patiemment une première répétition.

Enchaîné pour la première fois par Adam Ondra durant l’été 2017, “Kráter” est un enchaînement de 22 mouvements, compilant deux 8B à la suite : “Blatant” et “Kra”.

Initialement coté 8C par Adam, Martin a suggéré de passer la cotation à 8C/+ en raison d’une prise cassée. En effet, après avoir travaillé dans ce bloc pendant plus d’une semaine, une prise clé s’est rompue et Martin a dû trouver une nouvelle méthode, afin de réaliser la série de mouvements sans cette prise. Il lui aura fallu quatre jours de travail supplémentaires pour finalement se rétablir au sommet de ce bloc, déclarant au passage qu’il s’agissait probablement du bloc le plus dur de sa vie.

Yes ! C’est probablement le bloc le plus dur de ma vie 🥳

J’ai passé 11 sessions au cours des trois derniers mois sur cette ligne d’Adam Ondra qui comporte d’étonnantes séquences de mouvements. J’ai établi un lien très fort avec ce bloc et je n’ai même pas pu essayer autre chose pendant tout mon processus de travail. Je me focalisais sur ce bloc, j’essayais, j’essayais, j’essayais, en essayant de croire à un possible enchaînement 🙏

J’étais vraiment proche de réussir le bloc lors de ma 7ème session, puis j’ai cassé une bonne prise au milieu du bloc qui a rendu les mouvements plus difficiles et j’ai dû venir quatre fois de plus. Avec cette prise cassée, je recommande de passer à 8C/8C+.

La bataille est terminée ⚔️

Martin Stranik

Avant de tenter “Kráter”, Martin Stráník avait déjà enchaîné chacune des deux moitiés distinctes de ce bloc. Il a réalisé “Kra” 8B en mai 2017 et “Blatant” 8B en novembre 2022, deux blocs ouverts par Adam Ondra.

Martin Stráník, 32 ans, est l’un des plus forts bloqueurs de son pays. En incluant “Kráter”, il a déjà grimpé 17 8C, 66 8B+ et 158 8B, dont beaucoup sont situés à Moravský Kras, en République Tchèque. Il est également un redoutable compétiteur. Preuve en est, en 2021, il trustait la quatrième place aux Championnats du Monde de Moscou. La même année, il montait sur la troisième marche du podium à Briançon et Chamonix.

La vidéo de son ascension dans “Kráter” :

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“Burden of Dreams”, le premier 9A bloc de l’Histoire, bientôt répété ?

15 Jan

Certains des meilleurs bloqueurs du monde ont en ligne de mire une répétition du premier 9A bloc de l’Histoire.

En 2016, Nalle Hukkataival effectuait la première ascension de “Burden of Dreams” en Finlande, lui attribuant la cotation de 9A, ce qui en faisait le premier bloc au monde de ce niveau. Il a fallu près de quatre ans à Nalle Hukkataival et des milliers d’essais pour enchaîner cette ligne.

Six ans plus tard, “Burden of Dreams” n’a toujours pas été répété. Plusieurs autres grimpeurs de haut niveau s’y sont pourtant frottés au fil des ans, mais personne n’a jamais concrétisé. De nouveaux 9A ont été établis entre-temps, dont “Return of the Sleepwalker” de Daniel Woods, “Soudain Seul” de Simon Lorenzi ou encore “Alphane” et “Megatron” de Shawn Raboutou.

Mais “Burden of Dreams” est dans un tou autre style que ces blocs. Il s’agit d’un panneau incliné à 45° de cinq mouvements seulement, sur des arquées infâmes. Absolument tout dans ce bloc est difficile. Les prises sont petites et orientées dans des directions bizarres, ce qui exige des positions très spécifiques des doigts et du corps. Les mouvements sont aériens, surtout jusqu’à la prise finale, ce qui nécessite une grande puissance. Enfin, les prises de pieds sont mauvaises, ce qui exige un immense gainage de tout le corps.

Avec seulement une poignée de mouvements et une cotation de 9A, “Burden of Dreams” contient peut-être la série de mouvements la plus difficile au monde. À ce propos, Hukkataival avait déclaré que le mouvement de départ était le plus difficile qu’il ait jamais tenté.

Alors, “Burden of Dreams” sera-t-il répété de sitôt ? Deux des meilleurs bloqueurs au monde, Aidan Roberts et Shawn Raboutou, semblent progresser sur cette ligne. Fin 2021, Roberts a fait un voyage en Finlande pour essayer ce passage. Il n’a pas réussi à l’enchaîner mais est rentré chez lui plus motivé que jamais. Durant son séjour sur place, il a scanné les prises en 3D et s’est entraîné sur une réplique en résine du bloc. Vous pouvez voir ses efforts dans la vidéo ci-dessous :

Roberts, 24 ans, a accumulé une liste impressionnante de croix en bloc. Il a été le premier grimpeur à répéter “Alphane” 9A, et a fait plusieurs premières ascensions en 8C+, y compris les deux premiers 8C+ du Royaume-Uni : “Superpowers” et “Isles of Wonder Low”.

Shawn Raboutou a quant à lui rendu visite à “Burden of Dreams” à la fin de 2022. Une vidéo récente le montre en train de travailler les différents mouvements aux côtés de Giuliano Cameroni. Raboutou a pu réaliser quatre des cinq mouvements difficiles au cours des premiers jours de travail dans ce bloc. Et il était très optimiste quant au seul mouvement qui restait à faire, le fameux premier mouvement, très difficile.

Raboutou, 24 ans, est le premier grimpeur au monde à avoir enchaîné deux 9A. Il a eu une saison 2022 incroyable, établissant les 8C+ “Fuck the System” et “Story of 3 Worlds”, et les 9A “Alphane” et “Megatron”.

Il ne nous reste plus qu’à attendre pour voir si Raboutou et Roberts reviennent en Finlande en 2023 pour cocher ce bloc !

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La première téléréalité d’escalade débarque à la télévision !

12 Jan

Jason Momoa et Chris Sharma présentent “The Climb”, une nouvelle émission dans laquelle des grimpeurs s’affrontent pour obtenir un sponsoring et de l’argent. Cette émission était depuis longtemps un rêve de Chris Sharma.

The Climb est la première téléréalité d’escalade. Elle débute aujourd’hui, le 12 janvier 2023, par trois épisodes, suivis de trois nouveaux épisodes la semaine suivante, et se terminera par deux derniers épisodes le 26 janvier. Selon le communiqué de presse de la série, “le but est de couronner le meilleur grimpeur amateur du monde par un sponsoring Prana et un prize money de 100 000 dollars”. Pour cela, un groupe de grimpeurs amateurs devra faire face à diverses épreuves mentales et physiques.

La série a été créée par Jason Momoa, un acteur connu du grand public pour ses rôles dans Game of Thrones et Aquaman, et Chris Sharma, grimpeur légendaire qu’on ne présente plus. Les deux hommes sont amis de longue date et ont toujours eu pour projet de lancer une telle émission.

“Cette série était le rêve de Chris”, a déclaré Jason Momoa. “Je suis fier de notre communauté d’escalade”, dit-il. “Je ne serais pas là en tant qu’artiste sans l’escalade”. Le but de l’émission n’est “pas de regarder les Jeux olympiques, ni quelqu’un grimper un 9a”, explique Sharma. “Nous essayons de montrer aux gens que l’escalade est pour tout le monde. Il s’agit simplement de sortir et d’aller grimper.”

Des milliers de grimpeurs ont postulé pour participer à cette téléréalité afin de remporter le prix de 100 000 dollars et un sponsoring de la marque américaine Prana. Les concurrents sélectionnés (Dominique Terrill Barry, Maiza Lima, April Fulton Welch, Bradford Lee Burns, Alice Hafer, Robyn Michelle Ragins, Mario Randall Stanley, Cat Runner et Tiffany Soithongsuk) représentent un large éventail d’âges, d’origines et de morphologies différentes. Fulton Welch, le plus âgé, a 53 ans. “Il y avait des milliers de candidats”, raconte Momoa. “Nous avons dû être très stricts. Chris était très pointilleux sur les compétences en escalade, et nous devions trouver les bonnes personnes pour l’émission.”

La cotation des voies et l’emplacement du crux de chaque voie est illustrée par des graphiques, ce qui devrait plaire aux grimpeurs comme aux non-grimpeurs. Le premier épisode consistera à grimper en deep-water. Puis, d’après le teaser, les épisodes suivants verront les grimpeurs pratiquer l’escalade en grande voie, le trad, le bloc et la voie.

La fin de la série, selon Momoa, a été “l’une des plus grandes surprises que j’ai vues au cours de toutes mes années de cinéma.”

Le teaser de The Climb :

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Une belle performance en bloc pour le champion olympique d’escalade !

11 Jan

Le champion olympique en titre Alberto Ginés López a signé une ascension éclair du légendaire bloc suisse “Off the Wagon” 8B+.

“Off the Wagon” est l’un des blocs les plus célèbres du monde. Les plus grands noms de l’escalade de ces vingt dernières années ont tous contribué au succès de cette ligne historique, de Dave Graham et Chris Sharma à Nalle Hukkataival et Shawn Raboutou. Le bloc est situé dans la vallée de Bavona, en Suisse, et son départ est très atypique : les grimpeurs doivent se tenir debout sur une vieille remorque en bois pour atteindre les prises de départ.

Dave Graham a déniché cette merveille au milieu des années 2000 et Chris Sharma a débloqué quelques méthodes pour passer le crux, qui requiert une grande puissance. Mais c’est Nalle Hukkataival qui a signé la première ascension en 2012, six ans après avoir essayé le bloc pour la première fois. Depuis lors, une variante en départ assis cotée 8C+ a été réalisée par certains des plus forts bloqueurs du monde.

Le médaillé d’or olympique de Tokyo, Alberto Ginés López, a récemment enchaîné le bloc original en départ debout. L’Espagnol a réalisé cette ligne avec une grande facilité. Lors de sa première session, il a pu faire le mouvement du crux en no-foot cinq fois d’affilée, mais le sommet était humide et il n’a pas pu le terminer. Après quelques essais d’échauffement, il a enchaîné le bloc lors de sa deuxième session.

Je suis tellement content d’avoir pu enchaîner ce bloc aussi rapidement. Déjà lors de ma première séance j’ai fait le mouvement du crux cinq fois de suite mais la sortie était complètement mouillée donc je n’ai pas pu me rétablir au sommet. Aujourd’hui, alors que c’était ma deuxième session, j’ai pu faire la croix juste après quelques essais d’échauffement.

J’ai toujours rêvé de grimper sur ce bloc, même si ce n’est pas très dur, c’est tellement incroyable…

Alberto Ginés López

Alberto Ginés López, 20 ans, a remporté l’or aux Jeux Olympiques d’été de 2020 à Tokyo. En 2019, il avait décroché l’argent à la fois sur une étape de Coupe du Monde et aux Championnats d’Europe de difficulté. Il y a quelques semaines, il a remporté le Red Bull Dual Ascent, la compétition de grande voie organisée par Red Bull, aux côtés du Slovène Luka Potočar.

Voici la vidéo de son ascension :

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Daniel Woods revient sur son trip en Suisse !

10 Jan

Le grimpeur américain Daniel Woods a passé un mois à faire du bloc à Fionnay, en Suisse, entre septembre et octobre 2022. Un nouveau film a été publié sur la chaîne Mellow, montrant certaines des meilleures performances de Woods durant son voyage.

Et si on commençait l’année par un petit flashback audiovisuel ? Daniel Woods en Valais. En 2022, l’Américain a passé un mois dans l’ouest de la Suisse et a grimpé de manière impressionnante ! Il a flashé le bloc le plus difficile de sa vie, “Compass North” 8B+, et a enchaîné de nombreux autres classiques en 8B+ et plus.

Woods a débuté son voyage par un enchaînement de “Katcha” 8A+ le 21 septembre. Le lendemain, il se rétablissait au sommet de “Foundation’s Edge”, un 8C majeur du coin, établi pour la première fois par Dave Graham en 2013. Mais pas le temps de se reposer pour Daniel Woods. Le lendemain, il signait une nouvelle croix avec “Scarred for Life” 8B+, une ligne qui se trouve sur le même bloc que “Foundation’s Edge”. À propos de ce bloc Daniel Woods a déclaré : “C’est l’un des blocs déversants les plus impressionnants sur lesquels j’ai grimpé. La roche est démente et la sélection de prises est surréaliste”.

Puis l’Américain de 33 ans a déniché une nouvelle ligne dans la forêt, juste derrière “Permanent Midnight” 8A+. Ni une ni deux, il s’est mis à nettoyer cette nouvelle trouvaille et à travailler les mouvements, aux côtés de Dave Graham. Il a réalisé la première ascension de ce nouveau bloc le 4 octobre, le nommant “Grape Ape” 8A+.

Quelques jours plus tard, il réussit à faire la plus belle croix de son trip : un flash de “Compass North” 8B+, une ligne très physique sur de petites prises. Ce bloc a été enchaîné pour la première fois par Clément Lechaptois en mai 2022. Puis Aidan Roberts a effectué la deuxième ascension, avant que Woods n’empoche la troisième répétition. “La prise du crux de ce bloc est assez diabolique”, a commenté Daniel. “Les mouvements sont super basiques et directs, ce qui en fait un excellent candidat au flash. J’ai d’abord regardé cette ligne en mai et ça m’a inspiré pour tenter de la flasher. Durant ce trip, j’ai attendu le bon jour, avec des conditions froides et sèches pour essayer de le faire du premier coup. Cette journée s’est finalement présentée et tout s’est passé comme je le voulais”. En ce qui concerne la cotation, il a déclaré : “Je ne sais pas vraiment si c’est 8B+, mais qui sait ? Tout dans ce bloc correspondait à mon style de grimpe et c’était quand même un gros combat. Peu importe si c’est 8B/+, “Compass North” est mon flash le plus dur, donc je suis fier de ça”.

Notons que “Compass North” n’est pas le premier 8B+ que Daniel Woods flashe. Son premier était “Entlinge”, également en Suisse, en 2011. Il s’agissait alors du premier 8B+ flash de la planète.

Enfin, pour terminer son voyage, il a répété “The Bitter End” 8B+ et “Permanent Midnight” 8A+ le même jour, le 17 octobre.

Voici le film de son trip à Fionnay, tourné dans un pur style old-school :

8B+, la cotation flash la plus élevée

Tout au long de l’année 2022, trois grimpeurs ont réussi à flasher des blocs en 8B+ : Daniel Woods, Will Bosi et Florian Wientjes. Il s’agit de l’année qui a compté le plus grand nombre de 8B+ flash depuis que Woods a signé le premier il y a 12 ans.

Aujourd’hui, 8B+ est la cotation flash la plus élevée dans le monde. Jakob Schubert figure en tête du classement, avec trois blocs en 8B+ enchaînés à sa première tentative, suivi de Daniel Woods, Will Bosi et Adam Ondra avec deux.

La liste des 8B+ flashés à travers le monde : 

“Entlinge” 8B+ (Murgtal, Suisse) par Daniel Woods en 2011.
“Gecko assis” 8B+ (Fontainebleau, France) par Adam Ondra en 2012.
“Jade” 8B+ (RMNP, États-Unis) par Adam Ondra en 2015.
“The Globalist” 8B+ (Sipoo, Finlande) par Jimmy Webb en 2016.
“Trust Issues” 8B+ (Rocklands, Afrique du Sud) par Ned Feehally en 2017.
“Catalan Witness the Fitness” 8B+ (Sant Martí de Centelles, Espagne) par Jakob Schubert en 2018.
“Decided” 8B+ (Mizugaki, Japon) par Tomoa Narasaki en 2019.
“The Never Ending Story” 8B+ (Magic Wood, Suisse) par Jakob Schubert en 2020.
“Anam Cara” 8B+ (Silvretta, Autriche) par Jakob Schubert en 2021.
“Charizard” 8B+ (Sklapsko, République Tchèque) par William Bosi en 2022.
“Amandla” 8B+ (Rocklands, Afrique du Sud) par Florian Wientjes en 2022.
“Compass North” (Fionnay, Suisse) par Daniel Woods en 2022.
“The Dagger” (Cresciano, Suisse) par Will Bosi en 2022.

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Shawn Raboutou et Aidan Roberts travaillent deux 8C+ en Suisse

09 Jan

Deux des meilleurs bloqueurs du monde travaillent deux 8C+ en Suisse.

Le grimpeur américain Shawn Raboutou et le grimpeur britannique Aidan Roberts se sont rendus à Brione, en Suisse, pour travailler sur des projets extrêmes en bloc. Raboutou a publié une nouvelle vidéo de leurs efforts dans deux 8C+ : “Vecchio Leone Low” et “Poison the Well”.

Le premier bloc est une version en départ assis du célèbre “Vecchio Leone” 8B, qui a été enchaîné pour la première fois par Bernd Zangrel en 2004. Ce passage en 8B est un classique de la région, réalisé par certains des meilleurs grimpeurs du monde, tels que Paul Robinson, Carlo Traversi, Jimmy Webb, Giuliano Cameroni ou encore Daniel Woods. En 2022, Aidan Roberts et Will Bosi ont frappé très fort en parvenant à le flasher. Mais pour Shawn Raboutou, ce bloc était un peu son pire ennemi. Une vidéo récente de Magnus Mitbø le montre en train de travailler les mouvements de cette ligne, avant qu’il réussisse à l’enchaîner, déclarant que c’était l’un des 8B les plus durs qu’il avait enchaînés.

Après de nombreux efforts, dont certains peuvent être vus dans la nouvelle vidéo de Raboutou, Roberts a effectué la première ascension de “Vecchio Leone Low” 8C+ à l’automne 2022, qui consiste à partir plus bas que la version originale. Roberts est l’un des bloqueurs les plus solides au monde. Il a été le premier à répéter “Alphane” 9A et a de nombreux autres blocs durs à son actif, y compris les premières ascensions des deux premiers 8C+ du Royaume-Uni : “Superpowers” et “Isles of Wonder Low”.

L’autre projet en 8C+ que Raboutou et Roberts travaillent dans la vidéo est “Poison the Well”, un bloc libéré par Giuliano Cameroni en février 2019 et répété par Jimmy Webb en avril 2020. Le bloc est très physique, situé dans un panneau déversant incliné à 40°. Les mouvements sont relativement basiques mais ils nécessitent une immense force et une grande puissance dans les doigts.

Rappelons que Shawn Raboutou est le premier grimpeur au monde à avoir enchaîné deux 9A. Il a vécu une saison 2022 incroyable, établissant “Fuck the System” et “Story of 3 Worlds” 8C+, et “Alphane” et “Megatron” 9A.

Voici la vidéo de Shawn Raboutou et Aidan Roberts dans ces deux 8C+ :

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Quand Max et Oriane Bertone se rendent à Rocklands, ça donne ça !

07 Jan

Au cours d’un trip d’une quinzaine de jours à Rocklands, en Afrique du Sud, Oriane Bertone a réalisé trois 8A, et deux 8A+ : “Oral Office” et “Armed Response”. “Enfin le projet principal de ce court voyage se réalise ! J’avais essayé “Armed Response” plusieurs fois dans le passé, mais je n’avais pas encore les capacités physiques pour réussir ce bloc au “style très physique” (8A+ dur ou 8B entrée de gamme ? Je ne sais pas)”, a commenté la championne française.

Pour la famille Bertone, c’est une tradition de se rendre à Rocklands pendant les vacances de Noël depuis plusieurs années. “Dix jours de grimpe, pour un peu moins de deux semaines à Rocklands, sont terminés. Un voyage plus court que d’habitude pour nous. J’ai laissé des projets plus difficiles pour l’année prochaine ;-)”, termine Oriane

Son petit frère, Max Bertone, sacré champion du monde jeune en septembre, a quant à lui réalisé “The Vice” 8B durant ce séjour sud africain. “Un grand classiquedu secteur. J’ai senti ce toit plus dur que “Saruman du bas” 8B à Bleau. Il m’a fallu sept séances pour enchaîner ce bloc tout en force de 13 mouvements“, explique Max. Auparavant, le jeune homme de 15 ans a réalisé deux 8B bloc et trois 8c+ en falaise.

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Alex Honnold commence l’année 2023 par un solo imprévu !

05 Jan

Alex Honnold a commencé l’année en réalisant un solo imprévu, juste avant de rejoindre sa famille pour un spectacle de magie !

Alex Honnold a commencé l’année 2023 en enchaînant une voie dans le Nevada qu’il a réalisé en solo intégral, avant de rejoindre sa famille pour assister à un spectacle de magie de David Blane.

Pourtant, l’Américain n’avait pas prévu de se lancer dans un solo. Profitant d’un bel après-midi ensoleillé, il prévoyait de se rendre à La Madre, la plus haute montagne du canyon de Red Rock, dans la chaîne de La Madre, qui offre une collection de pics calcaires. “Mais alors que je m’approchais des sommets, j’ai pris la décision de dernière minute de grimper une nouvelle voie sur El Padre à la place, car elle impliquait une marche d’approche plus courte”, a expliqué Honnold.

En effet, le père de famille ne devait pas rentrer trop tard pour rejoindre sa femme et sa fille à un spectacle de magie à Las Vegas. Il était donc logique pour lui de grimper sur la falaise la plus proche.

“J’ai fait un solo à vue dans ce que je suppose être une nouvelle voie sur cette falaise. Malheureusement, le mur supérieur au-dessus de mon selfie avait une bande de mauvais rocher à environ 50 mètres, que je ne me sentais pas à l’aise de faire en solo. Je suis donc redescendu et j’ai traversé à gauche jusqu’à ce que je trouve un passage facile vers le sommet. Donc mon cheminement s’est avéré un peu stupide puisqu’il n’est pas très droit. Avec une corde et du matériel, il pourrait y avoir de belles petites voies à ouvrir là-haut, si quelqu’un est prêt à acheminer son matériel aussi loin…”.

Notons que l’automne dernier, Honnold a réalisé une traversée d’environ 60 kilomètres comprenant 14 voies de Red Rock, en marchant et en escaladant plus de 7 000 mètres de dénivelé en 32 heures. Il a appelé cette traversée l’Honnold’s Ultimate Red Rock Traverse ou “HURT”.

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Regardez neuf films du Reel Rock gratuitement !

04 Jan

Alors que l’année 2023 commence, il est grand temps de revoir les meilleurs films d’escalade et d’aventure de l’année 2022. Regardez neuf épisodes complets du Reel Rock Tour 2022 gratuitement sur Red Bull TV. 

Au cours de neuf épisodes, cette huitième saison de Reel Rock présente une nouvelle collection d’aventures et d’histoires inspirantes qui transportent les téléspectateurs dans certains des plus beaux endroits du monde, de la péninsule du Yucatan aux montagnes Rocheuses des États-Unis, de Fontainebleau aux Picos de Europa, présentant des stars de l’escalade comme Sasha DiGiulian, Alex Honnold, Tommy Caldwell, Beth Rodden ou encore Charles Albert.

Rayu, l’épisode phare de cette saison

Parmi les neuf épisodes, il y a Rayu, qui raconte l’histoire de la première répétition de “Rayu” (600m, 8c) par Sasha DiGiulian, Matilda Söderlund et Brette Harrington. En septembre 2022, elles sont entrées dans l’histoire en devenant la première équipe entièrement féminine à enchaîner en libre une grande voie en 8c. “Ce sentiment d’avoir accompli quelque chose que vous ne pensiez pas être possible est quelque chose d’unique”, a déclaré Sascha DiGiulian suite à cet exploit

Neuf films complets à regarder gratuitement

  • Rayu: Sasha DiGiulian, Matilda Söderlund et Brette Harrington deviennent la première équipe entièrement féminine à conquérir la grande voie “Rayu” 8c à Picos de Europa, en Espagne.
  • Barefoot Charles : Charles Albert est un grimpeur atypique. Adepte d’un mode de vie minimaliste proche de la nature, cet athlète solitaire qui chante de l’opéra et vit dans une grotte au milieu de la forêt de Fontainebleau, s’attaque à des blocs qui demandent une abnégation totale. Découvrez la vie mystérieuse de ce Mowgli français qui ne grimpe que pieds nus et sans crash pad, et dont la modestie ferait presque oublier qu’il est l’un des plus incroyables grimpeurs de la planète.
  • Big Things to come : Championne américaine de bloc, Alex Johnson est reconnue pour ses premières ascensions féminines. En 2011, elle décide d’être la première femme à réussir The Swarm, le fameux 8B+ de Buttermilks à Bishop, en Californie. Ce défi qui semble impossible va la consumer pendant des années, la faisant passer par des moments de frustration et de grande déception… mais c’est aussi l’histoire d’un voyage personnel qui l’a conduite à faire son coming out, trouver l’amour et s’engager pour les droits LGBT.
  • Cenote : Un cultivateur de papayes explore les cénotes magiques de la péninsule du Yucatán et découvre l’escalade presque par hasard. Sa découverte l’amène à prendre une décision qui changera radicalement sa vie et qui l’amènera à suivre sa nouvelle passion.
  • Cuddle partie 1 : L’infatigable duo Tommy Caldwell et Alex Honnold fait face à de multiples imprévus alors qu’ils gravissent 17 sommets dans les montagnes du Colorado. L’ami d’enfance de Tommy, Adam Stack, vient à leur aide dans une aventure épique.
  • Cuddle partie 2 : Tommy Caldwell et Alex Honnold se retrouvent dans les montagnes sans nourriture ni équipement essentiel. L’ami d’enfance de Tommy, Adam Stack, vient à la rescousse et les aide dans une aventure épique.
  • This is Beth : Beth Rodden remonte le temps et nous raconte sa carrière en escalade, marquée par des comportements autodestructeurs. Un changement de conscience s’est produit lorsqu’elle est devenue mère et a finalement commencé à accepter son corps.
  • Bridge Boys : Célèbres pour leur expertise en escalade de fissures et leur penchant pour les défis bizarres, le duo britannique Tom Randall et Pete Whittaker, s’attaque à la fissure horizontale la plus longue et la plus difficile jamais rencontrée. D’environ 800 m de long, elle se trouve sous un pont autoroutier en Grande-Bretagne et consiste en 80 longueurs d’escalade soutenue. Pete et Tom vont devoir gérer le bruit du trafic incessant des voitures et des camions au-dessus de leurs têtes, la douleur et les ravitaillements périlleux.
  • Flex : Le duo de grimpeurs Matty Hong et Margo Hayes s’attaquent à “Kryptonite” et “Flex Luthor”, deux des voies d’escalade les plus légendaires du Colorado, aux États-Unis. “Flex Luthor” n’a été escaladé par personne depuis près de 20 ans.
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Les 10 moments les plus mémorables de l’année 2022

01 Jan

Alors que l’année s’achève, l’heure du bilan a sonné. Après notre top 10 des vidéos les plus visionnées de l’année, la rédaction de Planetgrimpe vous propose de parcourir à nouveau l’année 2022 en dix moments marquants. Et quelle année 2022 incroyable ! Il y a eu plus d’enchaînement dans le neuvième degré que jamais auparavant, que ce soit en bloc ou en difficulté. Les jeunes grimpeurs sont de plus en plus forts et rendent l’actualité brûlante, tandis que le niveau ne cesse d’augmenter et que les femmes réalisent des exploits inédits.

Voici le récap des dix moments les plus forts de cette année 2022.

Shawn Raboutou, prince du neuvième degré en bloc !

Shawn Raboutou a connu une année de folie, en annonçant les premières ascensions de deux blocs dans le neuvième degré. Après avoir annoncé son enchaînement d’Alphane 9A en août, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il avait également réalisé un autre bloc en 9A. Il a finalement mis fin à ces rumeurs en annonçant la première ascension du projet Megatron dans le Colorado. Il a attribué à cette ligne ultra physique la cotation de 9A, qui est actuellement la plus haute cotation au monde en bloc.

© Matty Hong

L’incroyable semaine d’Adam Ondra

Après une grosse année 2022, avec notamment la première ascension de “Wonderland” 9b/+ à Arco, Adam Ondra a connu l’une des semaines les plus folles de tous les temps. Il a d’abord effectué la première ascension d’une voie qu’il qualifie comme “la deuxième voie la plus dure de ma vie”, avec “Zvěřinec” 9b+ sur sa falaise locale en République Tchèque. “Je projetais cette voie en avril, car elle est proche de chez moi et ma femme et moi attendions notre petit garçon, qui est né début mai. Puis, il a fait trop chaud en été, alors j’y suis retourné cet automne. En novembre, les nuits étaient froides et les journées chaudes, ce qui signifie que la roche était fraîche et humide. Le 20 novembre, il faisait zéro degré pendant la journée et le ciel était couvert. Le moment était idéal pour faire la croix !”, avait-il déclaré.

Trois jours plus tard, Ondra a ouvert un nouveau 8C/+ bloc. Il a commencé la journée en flashant “Vnitřní svět vítězů” 8A+ à Moravian Karst. Il s’est ensuite rendu à Sloup où il a retrouvé un projet sur lequel il avait travaillé au printemps. Ce bloc, nommé “Pohár Nesmrtelnosti” (ou “Cup of Immortality” en anglais), peut être soit 8A+ soit 8B+ selon la hauteur à laquelle le grimpeur commence. Au printemps, Ondra avait travaillé sur une extension du bloc, valant à elle seule 8A/+. Après avoir enchaîné la version très physique en 8B+, Adam a réussi à poursuivre dans la nouvelle sortie, réalisant la première ascension de « Pohár Nesmrtelnosti prodloužení » et proposant la cotation de 8C/+

Le Tchèque a terminé sa semaine en enchaînant à vue “Water World” 9a dans la grotte Osp en Slovénie. Cette voie n’est pas le premier 9a qu’Adam enchaîne à vue, mais c’est son premier en plus de huit ans. En juillet 2013, il a été le deuxième grimpeur de l’Histoire à réussir une voie à vue dans le neuvième degré, avec son enchaînement de “La Cabane au Canada” en Suisse. Mais il avait alors décoté la voie à 8c+, laissant à Alex Megos l’honneur d’être le premier à franchir ce niveau de difficulté à vue avec “Estado Critico” à Siurana, en Espagne, en mars 2013.

© Petr Chodura

“DNA”, la deuxième voie en 9c de la planète, proposée par Seb Bouin

En plus de la première ascension de “Suprême Jumbo Love”, le premier 9b+ d’Amérique, Seb Bouin a connu l’une des meilleures années de sa vie de grimpeur. Il a réalisé la deuxième ascension de “Change” 9b+, la première ascension de “Nordic Marathon” 9b/+ et surtout, la première ascension de “DNA” 9c à La Ramirole, dans les gorges du Verdon.

En 2017, Adam Ondra libérait “Silence” en Norvège et lui attribuait la cotation de 9c. “Silence” était la seule voie de ce niveau jusqu’en 2020, quand Alex Megos a proposé “Bibliographie”, suggérant à son tour la cotation de 9c. L’année suivante, Stefano Ghisolfi a décoté la voie à 9b+, ce qu’a finalement approuvé Megos. Notre français Seb Bouin a équipé “DNA” il y a trois ans et a déclaré avoir essayé plus de 250 fois cette ligne en 150 jours, avant de finalement clipper le relais. Cette voie surplombante de 50 mètres commence par un 8c+, passe par des pas de bloc En 8A puis 8A+ et se termine par un autre passage en 8c+. Il a attribué à cette voie la cotation de 9c et attend patiemment que d’autres grimpeurs viennent l’essayer.

© Lena Drapella

Théo Blass, plus jeune grimpeur à enchaîner un 9a

Restons dans le clan tricolore avec l’incroyable performance de Théo Blass, qui est devenu le plus jeune grimpeur à réaliser un 9a, alors que le même jour, sa sœur Alizée clippait le relais de son premier 8a à neuf ans. Théo est entré dans l’Histoire l’hiver dernier lorsqu’il est devenu le plus jeune à grimper un 9a, à seulement 12 ans et neuf mois. Le jeune français a enchaîné “Trip Tik Tonik” 9a aux Gorges du Loup, après l’avoir essayé pendant une dizaine de séances. Le précédent plus jeune grimpeur à avoir enchaîné du 9a était Gianluca Vighetti, qui avait deux mois de plus que Théo. Plus jeune, Théo avait annoncé vouloir battre Adam Ondra, qui avait réalisé son premier 9a à 13 ans. C’est chose faite !

© Thibault Pawlas

Une ascension historique par un trio féminin

Matilda Söderlund, Sasha DiGiulian et Brette Harrington ont fait la première répétition de “Rayu”, une grande voie de 610 mètres divisée en 15 longueurs et cotée 8c sur Peña Santa, en Espagne. Il s’agit de la grande voie la plus dure jamais réalisée par une équipe de grimpeuses. Sasha DiGiulian et Matilda Söderlund ont enchaîné la longueur crux en 8c, tandis que Brette Harrington a réalisé toutes les longueurs sauf la plus dure, qui aurait été son premier 8c. « La voie étant principalement du trad, ce sont les compétences de Brette Harrington et de Matilda Söderlund, le soutien, l’amour, la motivation et l’engagement dans ce projet d’un mois qui ont rendu cette ascension possible. Je suis très fier de notre équipe ! Ceci marque le big wall le plus dur réalisé par une équipe entièrement féminine. » a déclaré Sasha DiGiulian suite à cet exploit.

Cette grande voie a été libérée par Iker Pou, Eneko Pou et Kico Cerdá après cinq semaines d’efforts, en 2020. Elle remonte plusieurs longueurs difficiles qui impliquent une escalade engagée et des placements techniques. La première moitié de « Rayu » est principalement dans le septième degré, tandis que les longueurs les plus difficiles se trouvent en haut du mur.

Une première victoire en Coupe du Monde pour Mejdi Schalck

Le dimanche 22 mai, le Français Mejdi Schalck s’offrait sa toute première médaille d’or en Coupe du Monde, à Salt Lake City. Mejdi Schalck a vécu une année incroyable ! Exactement un an après son premier podium en Coupe du Monde, le grimpeur de 18 ans décrochait sa première victoire mondiale.

S’étant qualifié de justesse pour les finales, Mejdi Schalck était le premier grimpeur à faire face aux quatre blocs de finale. Et dès les premières secondes de la compétition, notre Français donnait le ton : il ne passera pas plus de 40 secondes dans le premier bloc du circuit ! Le deuxième bloc ne lui posera quasiment aucune difficulté non plus. Après un premier essai de calage, il parvient lors de sa deuxième tentative à venir à bout de ce passage. Le troisième tracé n’était autre qu’une dalle, l’un des styles dans lequel notre Français excelle tout particulièrement. Il s’offrait un nouveau top, avant de finir en beauté dans le dernier bloc des finales, qu’il toppera d’une main de maître. Il remportait ainsi cette Coupe du Monde, devenant le premier non-Japonais à s’imposer en finale depuis un an et le premier Français depuis 2019.

© IFSC

La journée en 8c de Bayes Wilder

Il y a un mois, l’Américain Bayes Wilder, 11 ans, bouclait un trip mémorable en Espagne. Le jeune Américain démarrait fort son séjour en enchaînant son premier 8a à vue, avec « Pollastre de Granja ». Les jours suivants, entre deux essais dans des projets difficiles, le jeune grimpeur enchaînait une multitude de voies dans le huitième degré, dont « Meconi » 8a, « Pur et Dur » 8a+ et « Esau Directe » 8a+. Le 23 novembre, il frappait de nouveau un grand coup en clippant le relais de « Freeman » 8a et « Sargantana Killer » 8a+, dans la même journée.

Mais le jour le plus incroyable de son voyage fut deux jours plus tard, le 25 novembre. Il a commencé à Santa Linya le matin, dans son projet en 8c « La Fabelita », qu’il enchaînera à son troisième essai. Il s’est ensuite rendu à Margalef, afin de travailler sur son autre projet, « Mistic » 8c également. Vous devinez la suite de l’histoire : le jeune prodige américain a enchaîné la voie lors de son tout premier essai de la journée. Et comme si le fait de réussir deux 8c en une journée à l’âge de 11 ans n’était pas assez impressionnant, il a terminé la journée par un 8a, « Dr. Feelgood ».

La compétitrice Chaehyun Seo  s’offre un 9a+

En novembre, la grimpeuse sud-coréenne Chaehyun Seo a enchaîné “La Rambla” 9a+ à Siurana, en Espagne. Il ne lui a fallu que cinq jours et sept essais pour réaliser cette mythique ligne. Plus tôt dans l’année, Chaehyun a été l’une des compétitrices les plus redoutables du circuit des Coupes du Monde, atteignant souvent les finales et battant même la médaillée d’or olympique Janja Garnbret. Si elle s’entraîne principalement pour performer en compétition, la Coréenne s’octroie toutefois quelques week-ends en falaise. Alors qu’elle n’avait que 11 ans, elle avait enchaîné à vue un 8a, avant d’enchaîné « Omaha Beach », son premier 8b+, deux ans plus tard. En juillet 2018, Seo rentrait dans le club du neuvième degré en réalisant « Bad Girls Club », aux États-Unis.

Trois jours après son exploit dans “La Rambla”, Chaehyun a enchaîné à vue “L’atangonista” 8c, une voie monstrueuse de 60 mètres à Monstant, en Espagne. Grâce à cette croix, elle est devenue la deuxième femme à avoir franchi à vue ce niveau de difficulté, après Janja Garnbret. Chaehyun a déclaré qu’elle s’était battue pendant près d’une heure dans la voie pour réussir cette ascension.

© Bernardo Giménez

Les grimpeurs de vitesse, plus rapides que jamais !

Lors de la Coupe du Monde de Chamonix en juillet, Katibin Kiromal a établi son cinquième record du monde de vitesse consécutif, avec un temps de 5,00 secondes. En 2022, l’escalade de vitesse est le sport qui a progressé le plus vite.

Il y a eu sept nouveaux records du monde en 14 mois. Le premier record du monde de Katibin date d’il y a un an, lorsqu’il participait à sa toute première Coupe du Monde de vitesse. C’était à Salt Lake City en 2021, et il avait signé un run en 5,25 secondes. Lors de cette même compétition, son compatriote Leonardo Veddriq, avait surenchéri en établissant un chrono de 5,20 secondes. Après son coup d’essai en mai 2021, la machine Kiromal s’était ensuite mise en route pour une impressionnante série de records. En l’espace de deux mois, l’Indonésien a battu cinq fois le record du monde, améliorant sur chaque compétition son propre temps : 5,17 secondes en Corée du Sud, 5,10 secondes à Salt Lake City, 5,09 et 5,04 secondes à Villars et 5,00 secondes à Chamonix. Le rythme auquel le record du monde s’est amélioré cette année est presque sans précédent dans l’Histoire du sport moderne.

© IFSC

La Française Soline Kentzel, plus jeune grimpeuse à enchaîner El Cap en libre

À 21 ans, Soline Kentzel devient la plus jeune grimpeuse à atteindre le sommet d’El Cap, en libre par la célèbre voie « Golden Gate ». En avril, elle et Seb Berthe ont libéré les 36 longueurs de “Golden Gate”, sur la face sud-ouest d’El Capitan. Soline a découvert l’escalade il n’y a que très peu de temps, et est tombée amoureuse de cette pratique. Cette ascension était sa première grande voie d’envergure. Soline et Seb ont grimpé en réversible sur les longueurs les plus faciles et enchaîné les longueurs les plus dures (7a+ et plus) en tête tous les deux. La cordée aura mis deux jours pour atteindre la longueur 17. Puis, la neige et le froid se sont invités à cette aventure, contraignant les deux grimpeurs à prendre des jours de repos forcés, complètement frigorifiés dans leur portaledge.

“Nous avons traversé une tempête de neige épique et des averses de pluie qui ont fait de la vie sur ce mur un véritable défi. Nous avons dû nous serrer dans le tout petit portaledge que nous avions apporté en essayant constamment d’éviter d’être mouillés et gelés… Il faisait si froid, qu’un de nos sacs de couchage est devenu totalement rigide et glacé. Mais nous avons pu garder un haut degré de motivation et nous sommes retournés grimper dès que le mur était sec ! Pendant les jours de grimpe plus ensoleillés, la glace fondait du haut du mur, projetant sur nous des morceaux de glace impressionnants. Toutes les cinq minutes, les dés étaient lancés : il fallait arrêter de grimper et se coller contre le mur en attendant que ces morceaux de glace tombent tout autour de nous”, déclarait Seb Berthe.

Alternant entre jours de repos et jours de grimpe, la cordée avancera et atteindra finalement le sommet de « Golden Gate » lors de leur neuvième jour. “Mon cœur est léger, je suis soulagée, mais, surtout, terriblement fière : de ce que mon corps est capable de faire, de ce que ma tête peut encaisser, et, par-dessus tout, de la grimpeuse que je suis devenue”, confiait Soline.

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Les 10 meilleures vidéos d’escalade de l’année 2022

30 Déc

Parce que la fin de l’année est une période propice aux rétrospectives, nous vous dévoilons en exclusivité le palmarès des vidéos les plus visionnées sur Planetgrimpe en 2022. Sans surprise, Adam Ondra, Alex Honnold, Magnus Midtboe et Seb Bouin font partie de ce top 10, après avoir marqué l’année !

#10. Stefano Ghisolfi progresse fort dans “Silence” 9c – 5105 vues

En direct de Flatanger, Stefano Ghisolfi nous faisait part de ses avancées dans « Silence » 9c à Flantager. Dans cette vidéo, l’Italien nous partage ses impressions et ses meilleurs essais dans la voie. Il a notamment réussi à enchaîner toute la voie à partir de la fin du premier crux, ce qui est une avancée considérable ! En effet, il est venu à bout du deuxième et troisième crux, qui valent respectivement 8B et 7C+ bloc. Mais comme le précise Ghisolfi, la fin de cette histoire est encore bien loin; il lui reste encore le premier crux, le plus difficile (8C bloc), à déchiffrer. 

#9. Comment Alex Honnold a réussi à enchaîner en solo les 1000 mètres d’El Cap ? 6288 vues

Alex Honnold a récemment fait le sujet d’une vidéo de Pete Whittaker. Ce dernier, connu pour ses incroyables performances en fissures, est lui aussi un adepte des solos. Dans cette vidéo, il revient sur la façon dont Alex Honnold a enchaîné les 1000 mètres d’El Capitan en solo intégral. D’après lui, si Alex Honnold a réussi cette prouesse, c’est d’une part parce qu’il est très fort en escalade, mais aussi parce qu’il arrive à contrôler son cerveau. Être concentré à 100% tout au long d’une ascension en solo comme celle-ci n’est pas possible. D’après Pete et son expérience, Alex Honnold arriverait à jongler entre relâchement et concentration, en fonction de la partie de la voie dans laquelle il se trouve.

#8. Le dernier challenge d’escalade des réseaux sociaux – 6384 vues

Dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube, Magnus Midtboe tente de relever un nouveau défi lancé sur les réseaux sociaux. Partagé pour la première fois par Ali Baratz, ce défi lancé sur Instagram implique beaucoup de force et d’équilibre. Après de nombreux échecs, on voit finalement le grimpeur Norvégien réussir ce challenge étant lui même abasourdi par ce mouvement.

#7. Seb Bouin découvre une nouvelle falaise en France et ouvre un 9b – 6824 vues

Après le succès du « Vintage Rock Tour », qui nous a plongé dans la riche histoire de l’escalade sportive en France, Seb Bouin nous partage sa passion pour la découverte et le développement de secteurs moins connus, à travers sa nouvelle série « Hidden Gems ». Dans ce quatrième épisode, Seb nous plonge au coeur de l’incroyable falaise du Champsaur, dans les Alpes du Sud qui était totalement vierge avant son passage.

#6. Alex Honnold et Magnus Midtboe dans un solo de 200m – 8144 vues

Le célèbre Youtubeur Magnus Midtboe, qui compte plus d’un million d’abonnés sur sa chaîne Youtube, se rend à Red Rock, chez Alex Honnold, pour une ascension en solo intégral d’une grande voie de plusieurs longueurs. « À la base, je devais juste aller du côté de Las Vegas, là où vit Alex, pour filmer une session de bloc avec lui », déclare Magnus. « Mais la veille au soir, j’ai reçu un message de sa part, me demandant si à la place, je ne préférais pas aller faire du solo avec lui ». Au début très hésitant sur cette proposition, le Norvégien finira par accepter. Tout au long de cette ascension, Honnold entraîne Midtboe en lui indiquant les méthodes et en le rassurant. En effet, c’était un véritable challenge pour Magnus de grimper en solo cette grande voie de plus de 200 mètres de haut. La décontraction totale d’Alex Honnold, contrastée par l’anxiété et la peur de Magnus Mitdboe rend cette vidéo particulièrement captivante. « C’était une belle expérience, mais je ne ferai plus jamais ça ! », a déclaré Magnus au sommet.

#5. Voici ce qu’Adam Ondra considère comme “un chef d’oeuvre de la nature” – 8489 vues

À quelques kilomètres de la ville d’Arco, en Italie, caché dans la paisible vallée de Laghel, se trouvait ce qu’Adam Ondra qualifie de « mur parfait », un « véritable chef d’oeuvre de la nature » selon lui. « Peut-être presque trop parfait pour être vrai. Et c’est peut-être la raison pour laquelle il a été négligé pendant longtemps. » continue-t-il. Découvrez l’histoire de « Pungitopo » 8c+/9a, probablement la ligne dure la plus esthétique d’Arco.

#4. Une paroi verticale quasiment lisse en 9a+ – 12418 vues

Il y a peu, le grimpeur Italien Alessandro Zeni atteignait le relais de « Eternit » 9a+. Située sur une falaise à quelques kilomètres au nord du lac de Garde en Italie, cette voie est nichée au coeur d’un mur extrêmement lisse, qui semblait de prime abord impossible à grimper. Adam Ondra a déjà tenté à plusieurs reprises de la dompter, en vain. Mais après plus de 23 essais répartis sur plusieurs saisons, Alessandro Zeni a fini par enchaîner cette ligne technique et exigeante… deux fois de suite ! En effet, alors qu’il venait de libérer la voie, son ami, venu pour le filmer, lui déclare qu’à cause du brouillard on ne voit rien sur la vidéo. Or il s’avère que le brouillard était en train de se dissiper, alors qu’Alessandro avait encore les chaussons aux pieds. “Je pensais que c’était absurde d’essayer de refaire la voie, mais au fond de moi, j’avais encore pas mal de force dans les doigts, alors je lui ai dit: «Pourquoi pas ? Au pire ce sera toujours un bon entraînement.» Défi accepté !” a déclaré l’Italien.

#3. Une chute comme vous en avez rarement vu – 12999 vues

Il y a peu, nous vous annoncions la performance de James Pearson dans « Lexicon », une voie de trad cotée E11 7a, située à Pavey Ark, au Royaume Uni. Quelques semaines avant lui, Steve McClure, l’un des meilleurs grimpeurs britanniques, enchaînait lui aussi cette voie. Mais lors d’un de ses essais de travail, il prenait une énorme chute depuis le sommet, retombant plusieurs dizaines de mètres plus bas, au niveau de son assureur. Voici une chute comme vous en avez rarement vu !

#2. Voici la plus grande salle de bloc du monde – 14206 vues

La plus grande salle de bloc du monde a ouvert ses portes cette année, en Allemagne. Un complexe gigantesque, d’une surface totale de 5500 m2, situé dans un l’un des lieux les plus mythiques de l’escalade : le Frankenjura. La salle de bloc de Blockhelden Erlangen est un véritable labyrinthe, avec différentes zones de grimpe de partout. La salle est une installation ultramoderne, pleine d’innovations et de surprises en tout genre. On retrouve bien sûr d’innombrables zones de bloc, mais aussi un secteur où il n’y a que des traversées, un espace qui s’élève à plus de dix mètres au-dessus du sol pour travailler la rési, un espace enfant ludique, une zone réservée aux grimpeurs pros, un espace de psicobloc au-dessus d’un gigantesque trampoline, des salles de réception complètement décalées, un bar, une salle de crossfit, et même… une salle de cinéma !

#1. L’une des vidéos d’escalade les plus dingues de tous les temps – 17435 vues

Mari Salvesen est seulement la deuxième personne à flasher cette immense fissure nommée « Belly Full of Bad Berries » à Indian Creek, dans l’Utah. Il s’agit de l’une des plus grosses performances de l’Histoire de l’escalade en fissures et du trad féminin. « Belly Full of Bad Berries » est probablement l’offwidth (une voie avec une fissure plus large que la taille d’une main), la plus célèbre du monde. Cette fissure très esthétique, cotée 8a, fait 25 mètres et se situe sur le mur Critic’s Choice, à Indian Creek, dans l’Utah. Depuis sa première ascension par Brad Jackson, « Belly Full of Bad Berries » n’a reçu qu’une seule ascension flash, par Pete Whittaker en 2011, malgré les nombreux essais d’Alex Honnold et d’Adam Ondra. Mari Salvesen, une grimpeuse Norvégienne très polyvalente, a réussi à réaliser la deuxième ascension flash de cette impressionnante voie. Pendant son ascension, elle a été rejointe par les spécialistes de l’escalade de fissures, Tom Randall et Pete Whittaker, qui l’ont encouragée et lui ont crié les méthodes depuis le bas alors qu’elle était dans la voie.

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Est-ce la voie la plus difficile du monde ?

29 Déc

Adam Ondra vient de publier une nouvelle vidéo concernant “Project Big”, une ligne qu’il a équipée il y a près de dix ans, et qui pourrait devenir la voie la plus dure de tous les temps.

En 2013, Adam Ondra ouvrait une voie à Flatanger, en Norvège, qu’il baptisait “Project Big”. Après des années passées à repousser les limites de l’escalade et après avoir libéré sa petite soeur (“Silence” 9c), il semble que le Tchèque s’intéresse de nouveau à cet énorme projet.

“Elle a toujours été la partie la plus improbable de la grotte de Flatanger, semblant trop intimidante pour être grimpée”, a-t-il déclaré. “L’équiper et découvrir qu’il y avait réellement des prises était tout simplement époustouflant, mais honnêtement, j’étais encore bien trop intimidé pour commencer à l’essayer durant ces dernières années.”

Pourtant, Adam a toujours su que cette ligne était bien trop parfaite pour la laisser tomber. “J’étais sûr qu’un jour je devais la grimper”. En septembre, l’Autrichien Jakob Schubert a rejoint Adam pour essayer la voie avec lui. “Ça a été une aide précieuse”, confie le Tchèque. “Non seulement pour la motivation, mais aussi pour trouver la méthode la plus parfaite.”

Adam Ondra a enchaîné plus de 220 voies dans le neuvième degré. Il a libéré “Silence” 9c en 2017, la première voie de ce niveau, et a réalisé quatre voies en 9b+. En plus de ses croix dans le 9c et le 9b+, Ondra a enchaîné 22 9b, 47 9a+, et plus de 120 9a.

Regardez Adam Ondra et Jakob Schubert travailler “Project Big” et découvrir ensemble les méthodes de cette voie extrême :

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William Bosi va-t-il bientôt libérer le méga-projet “Excalibur” de Ghisolfi ?

25 Déc

Après avoir récemment fait son entrée dans le neuvième degré en bloc, William Bosi semble sur le point de libérer l’une des voies les plus dures de la planète.

Souvenez-vous : en mars dernier, trois des meilleurs grimpeurs du monde (Stefano Ghisolfi, Adam Ondra et Jakob Schubert) se réunissaient pour travailler ensemble un projet extrême en falaise, du nom d'”Excalibur”. Dénichée par Stefano Ghisolfi, cette voie très courte (18 mouvements seulement) est extrêmement intense et nécessite une tenue de prise extraordinaire. L’Italien avait d’ailleurs déclaré qu’il s’agissait de « LA voie la plus dure » qu’il n’avait jamais essayée.

Même en joignant leurs forces, Ghisolfi, Ondra et Schubert n’avait pas réussi à venir à bout de ce projet, malgré plusieurs jours de tentatives. C’est finalement un autre fort falaisiste qui semble être sur le point de vaincre cette voie. William Bosi, qui a signé la troisième ascension d'”Alphane”, le 9A bloc ouvert par Shawn Raboutou, a récemment séjourné à Arco, en Italie. Après seulement une journée de travail, le solide Écossais a pu réaliser les 18 mouvements d'”Excalibur” et gravir la voie en trois parties distinctes.

Quelle ligne incroyable. “Excalibur”, c’est 18 mouvements cool de pure rési.

William Bosi

Les deux jours d’après il est parvenu à enchaîner la première moitié de la voie avec le début de la seconde. “Et j’ai pu relier entre eux six des huit mouvements de la moitié supérieure”, a déclaré Bosi.

Heureux de travailler la voie aux côtés de Stefano Ghisolfi, Will n’a cessé d’améliorer sa grimpe au fil des essais. Les deux jours suivants, il a avoué avoir fait beaucoup de progrès, et commencé à se sentir de mieux en mieux sur la plupart des mouvements.

Devinez qui est dans la maison ? Will Bosi a accepté le défi et est venu essayer “Excalibur” ces derniers jours. Sa puissance et son acharnement sont impressionnants, il revient d’un voyage réussi en Suisse où il a flashé certains des blocs les plus iconiques de ce pays, et sa force pure est l’arme parfaite pour une voie aussi courte et intense. Partager le processus de travail avec les grimpeurs les plus forts du monde est la meilleure façon d’essayer un projet, et est très amusant ! L’épée va-t-elle être retirée bientôt ?

Stefano Ghisolfi

Bien qu’étant rentré en Ecosse, Will Bosi compte bien revenir très rapidement à Arco pour boucler ce projet. S’il continue au même rythme, nous saurons bientôt si cette voie de pure résistance sera cotée 9c.

La vidéo de Will Bosi dans la première moitié d'”Excalibur” :

 

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Une publication partagée par William Bosi (@will_bosi)


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Trois des meilleurs grimpeurs du monde travaillent la même voie !

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Simon Lorenzi répond à toutes nos questions sur “Alphane” 9A

21 Déc

Le Belge Simon Lorenzi, notamment connu pour avoir réalisé la première ascension de “Soudain Seul” 9A à Fontainebleau, a récemment réalisé la quatrième ascension d’ “Alphane” le 9A proposé par Shawn Raboutou. Cette performance fait de lui le deuxième grimpeur au monde à compter deux 9A bloc à son carnet de croix. C’est donc tout naturellement que nous avons rencontré Simon, afin qu’il nous parle de ce bloc en détail et nous livre son avis sur la cotation.

Simon, tu es devenu le deuxième grimpeur de l’Histoire à enchaîner deux 9A bloc (“Soudain Seul” et “Alphane”). Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Être le deuxième à avoir réalisé deux 9A c’est un bel accomplissement personnel et je ne peux pas nier ma fierté. Il y a trois ans, c’est quelque chose que je n’aurais même pas imaginé dans mes rêves les plus fous. Je suis donc très heureux mais également conscient de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.

Tu as d’abord découvert « Alphane » en septembre. Combien de temps te projetais-tu dans ce bloc ?

J’ai consacré cinq séances à Alphane en septembre, par 25 degrés. Au vu de mon avancement dans le bloc, je le voyais possible en plus ou moins quinze séances. Il m’a finalement fallu un peu plus que ça (une vingtaine), même si le pronostic initial n’était pas loin de la réalité.

T’es-tu entraîné spécifiquement pour ce bloc ?

Je n’ai pas pu m’entraîner spécifiquement, par manque de temps. À la base, je devais participer à la dernière Coupe du Monde au Japon, mais une blessure m’en a empêché. Une fois remis sur pied, je suis retourné dès que j’ai pu dans “Alphane” et mes entraînements en salle étaient plutôt orientés pour préparer la saison de compétition.

Peux-tu nous décrire ton processus de travail dans le bloc ?

J’y ai consacré trois trips. Une semaine en septembre, deux en novembre et deux en décembre. Ma progression a été assez linéaire et globalement, je progressais à chaque séance. Au final, il m’aura fallu aux alentours de vingt séances, mais parmi toutes celles-ci, il n’y a que cinq jours environ où j’ai pu mettre de vrais essais.

Quel a été ton chemin mental pendant tout le process de travail de ce bloc ?

Je pense être quelqu’un d’assez réaliste (sur ma capacité à enchaîner) et optimiste (je considère que chaque problème à une solution), donc en général ça se passe bien. J’ai abordé le bloc en deux sections et mon but était de maîtriser les deux le mieux possible. À chaque séance, mon objectif est de mieux maîtriser les mouvements que je fais déjà bien et de trouver de meilleurs ajustements pour ceux qui me posent problème. Une fois bien au point je peux commencer à mettre des essais du bas et c’est là que le jeu mental commence. Avec l’enjeu de l’enchaînement c’est plus dur de grimper relâché, on gaspille un peu plus d’énergie, mais heureusement, ça permet de prendre des informations et de peaufiner encore mieux les méthodes.

En fait si je devais résumer mon approche mentale, je dirais que c’est une prise d’information constante afin d’améliorer ce qui peut l’être. La partie la plus difficile à gérer lors du processus et la seule qui me déprime pour de vrai, c’est ce qui est en dehors de mon contrôle, comme par exemple la météo. La partie difficile du bloc est sèche en toutes circonstances mais la fin facile peut rester mouillée pendant des jours, ce qui rend l’enchaînement impossible. Ce sentiment d’impuissance est très dur à supporter. Pour le surmonter plus facilement je suis obligé de rester actif dans le processus et c’est comme ça que j’ai passé des heures à essayer de sécher la fin, à coup de papier toilette et souffleur. Parfois, ces tentatives sont inutiles, mais mentalement, ça me permet de garder le cap sur l’objectif et c’est le principal. Au final je suis super obstiné et je ne me décourage jamais vraiment.

© Gilles Charlier

Tu as vécu un véritable combat physique contre ce bloc, qui t’a malmené (une douleur à l’épaule d’abord, suivie d’une blessure au doigt, et quelques problèmes de peau ensuite). Comment as-tu géré ces désagréments ?

En effet, mi-septembre j’ai eu deux blessures en simultané. Une première à l’index gauche qui m’empêchait d’arquer, suivie d’un pincement nerveux au bras droit qui m’a immobilisé pendant un mois. Le pincement nerveux a disparu presque aussi soudainement qu’il est apparu et après un mois de repos complet je pouvais grimper à nouveau. Une fois de retour à Chironico début novembre, je n’étais pas au top de ma forme et mon index ne me permettait pas d’essayer le début traumatisant, je me suis donc focalisé sur la fin du bloc dans un premier temps. Une fois bien au point dans la fin il était temps d’essayer du début, malgré mon index douloureux. Après quelques essais, je me suis ouvert la peau et celle-ci s’est réouverte à chaque début de séance pendant une semaine et ce, même après deux jours de repos consécutifs. Je n’ai pas eu d’autre choix que de retravailler la fin avec en me strappant le doigt, avant de rentrer en Belgique bredouille. Au moins je connaissais la deuxième partie du bloc par coeur pour la prochaine fois.


Par rapport à “Soudain Seul”, ça me semble globalement dans la même échelle de difficulté. À la différence que “Soudain Seul” est plus exigeant et laisse moins droit à l’erreur


Il paraît qu’un jour, tu es tombé à la fin du bloc, après avoir fait toutes les séquences les plus dures. Comment as-tu géré cette frustration ?

Lors de mon avant-dernière séance, je suis tombé dans le 7B+ trav de fin, en subissant une grosse daube à froid de début de séance. Ce fut un mélange d’émotions assez particulier. D’un côté j’étais dégoûté d’être tombé si loin, de l’autre amusé par l’ironie de la situation et du retour de karma après avoir clamé haut et fort que la fin était facile et que je ne tomberais pas là. Mais en même temps, j’étais content et excité, car j’avais la preuve ultime que j’enchaînerais très vite.

Justement, raconte-nous ta journée, puis ton essai de l’enchaînement.

La journée avait bien commencé, je m’étais échauffé plus intelligemment pour ne plus me la coller dans la traversée de fin. Je mets donc mon premier essai mais je zippe au milieu et c’est là que le drame survient : je venais de m’ouvrir l’index. De mon expérience, je savais que je ne pouvais pas essayer sérieusement ce bloc avec du strap et j’étais complètement déprimé à l’idée de devoir attendre trois jours de plus, impuissant. Comme prévu, le strap conventionnel ne fonctionne pas, le bloc me semble infaisable en touchant les prises du sol. Dégouté, j’arrache mon strap rageusement et jure à plusieurs reprises. Je suis totalement déprimé par la situation mais j’ai une dernière idée de strap, moins gênant. Du sol, il n’a pas l’air handicapant pour les prises clés. Je mets donc mes chaussons et je pars pour un essai désespéré. Gilles a à peine le temps de démarrer la caméra. Ma grimpe est solide, décontractée et en un rien de temps je me retrouve au pseudo bac avant la traversée finale. Je temporise un peu pour assurer la fin, puis quelques instants plus tard, je suis dans la dalle de fin et je me retourne alors vers mon pote Thomas : “C’est quoi ce bordel ??”. Ce retournement de situation me parut presque irréel et je ne l’ai pas réalisé tout de suite mais c’était fait, je venais d’enchaîner “Alphane” !

© Gilles Charlier

Pensais-tu enchaîner « Alphane » ce jour-là ?

La veille d’enchaîner, j’étais très confiant sur mes chances de réussite le lendemain. L’idée d’enchaîner m’excitait au point que je n’ai pas réussi à dormir avant 3h du matin la veille ! J’ai d’ailleurs envoyé un message à ma copine à 1h00 du mat’ pour lui dire j’étais presque sûr d’enchaîner le lendemain. Je n’avais juste pas deviné le dénouement!

Quelle a été la clé de la réussite pour toi ?

La clé de la réussite fut de pouvoir mettre de vrais essais du début. Cela m’a permis de mieux ajuster mes méthodes car de manière isolée, je ne me rendais pas compte que certaines n’étaient pas optimales. Aussi le partage de méthodes m’a beaucoup aidé. Lors d’une des dernières séances, Giuliano Cameroni m’a montré une autre façon de prendre la réglette du crux final. En mixant mon ancienne méthode et la sienne j’avais trouvé la méthode optimale et je ne suis plus jamais tombé à cet endroit.

Abordons la question de la cotation. Certains pensent qu’après quatre ascensions en si peu de temps, « Alphane » ne peut pas valoir 9A. Qu’en penses-tu ? Comment le compares-tu à « Soudain Seul » en terme de difficulté ?

J’ai remarqué que beaucoup de gens se posaient la question, d’un point de vue extérieur, sans bien connaître le bloc ni les grimpeurs l’ayant réalisé. Cela me semble être une réaction normale mais un peu hâtive. À mes yeux, le bloc se décompose en un 8C assez teigneux suivi d’un 8B sans repos et finit par un 7B+ normalement intombable ahaha. Une telle addition ne pourrait pas juste coter 8C+ je crois. Par rapport à “Soudain Seul”, ça me semble globalement dans la même échelle de difficulté. À la différence que “Soudain Seul” est plus exigeant et laisse moins droit à l’erreur. La grimpe doit être parfaite car c’est plus technique et les conditions sont également plus capricieuses. “Alphane” est un pur bloc de pan dans lequel la tenue de prise joue un rôle primordial et permet donc plus de micros erreurs si on a une marge physique. Ce n’est donc pas un hasard si Aidan Roberts et Will Bosi y ont trouvé leur compte. Après les avoir vus à l’action, je pense qu’il n’existe pas grand monde tenant aussi bien les prises que ces deux là…

© Gilles Charlier

Une petite anecdote à nous raconter à propos de ce bloc ?

Avec mon pote Thomas Salakenos, on qualifie de “couille de loup” quelqu’un qui tombe là où c’est censé être fini (expression empruntée à Antoine Vandeputte suite à un de ses commentaires sur les réseaux). Suite à ma chute dans la traversée finale je me suis donc auto traité de couille de loup un bon nombre de fois !

Il existe une version plus directe, encore plus dure. Peux-tu nous en dire plus ? Est-ce un projet qui t’attire ?

La version directe (droite) semble extrême pour avoir vu Aidan essayer un peu. Ce serait sans doute deux 8C d’affilée sans repos, donc clairement un next step en bloc, mais dans un style un peu plus pénible et moins chouette à grimper malheureusement. Mais j’irai d’office y faire un tour dans les années qui viennent !

Tu as connu une année 2022 incroyable, avec deux 8C+ et trois 8C. Comment expliques-tu une telle réussite cette année ?

Je crois que l’expérience joue un grand rôle. J’ai plus confiance en moi et ça permet d’aborder les blocs d’une manière plus efficace. Je gère de mieux en mieux le travail et ça facilite tout. Je crois c’est la raison principale, car le reste n’a pas vraiment changé.

Quels sont tes projets maintenant ?

Maintenant c’est focus 100% compétition pour tenter la qualif aux J.O. Après ça, j’irai faire un tour dans les autres 9A 😉


Un mot sur Gilles Charlier, le réalisateur qui a accompagné Simon Lorenzi dans cette aventure :

“Jeune réalisateur passionné de cinéma mais aussi d’aventure, de sport et de nature. J’aime apporter quelque chose de nouveau dans les vidéos de sport : un esthétisme, une histoire, une émotion. Mon perfectionnisme me pousse à aller toujours plus loin dans mon travail et à passer autant de temps que nécessaire pour que le résultat soit parfait. La passion est la clé de mon travail. Je suis toujours à la recherche de nouveaux projets passionnants !”
@gilles.charlier
Gillescharlier.com

Notons d’ailleurs que le film sur “Soudain Seul” sortira très prochainement.

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Dans des conditions glaciales, Stefano Ghisolfi répète “Bombardino” et décote à 9a+

17 Déc

Alors que des stalactites étaient suspendues au mur, l’Italien Stefano Ghisolfi a effectué la première répétition de “Bombardino”, une voie libérée par Adam Ondra, qu’il a décoté de 9a+/b à 9a+ grâce à une nouvelle méthode.

Le froid était glacial ce mardi 13 décembre. Pourtant, ça n’a pas empêché l’Italien Stefano Ghisolfi d’enchaîner l’une des plus dures voies d’Arco. “Bombardino” a été équipée par Alfredo Webber en janvier 2022, puis réalisée pour la première fois par Adam Ondra le mois suivant. Le Tchèque lui avait alors attribué la cotation de 9a+/b. La ligne partage une première section en 8b+ avec “Bomba”, un 9b non répété également libéré par Ondra à la même époque.

Lors de sa première ascension, Adam avait mis quatre jours pour nettoyer, travailler et enchaîner “Bombardino”, qui présente un crux difficile et technique. Stefano Ghisolfi a trouvé de nouvelles méthodes rendant l’ascension plus facile, suggérant que la voie valait maintenant un solide 9a+ avec ses nouvelles séquences de mouvements.

L’Italien de 29 ans a réussi à enchaîner la voie dans des conditions glaciales, alors que des stalactites étaient suspendues sur la paroi tout autour de lui. Dans l’un de ses posts Instagram, on peut d’ailleurs voir l’état dans lequel se trouvaient certaines sections du mur, avec ces grands morceaux de glace suspendus sur la falaise.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Stefano Ghisolfi (@steghiso)

Se sachant en forme, l’Italien a maintenant changé de secteur pour revenir sur un projet qu’il travaille depuis quelques mois. Il s’agit d'”Excalibur”, une voie courte et explosive sur de petites prises, dont l’Italien a déjà dit plus d’une fois qu’elle faisait partie des lignes les plus difficiles qu’il ait jamais essayées.

Stefano Ghisolfi est sur le point de clore une année au cours de laquelle il a enrichi son carnet de croix avec des voies telles que “Move Hard” 9b, à Flatanger, “L’Arenauta” 9b, à Sperlonga, ou “Pure Dreaming plus” 9a, à Arco. Il a également consacré du temps à “Silence” 9c et prévoit de retourner très rapidement dans la grotte de Flatanger.

La vidéo d’Adam Ondra dans “Bombardino” et “Bomba” :

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“Alphane” le célèbre 9A bloc, de nouveau enchaîné !

16 Déc

“Alphane”, le 9A bloc proposé par Shawn Raboutou au printemps dernier, vient de connaître une nouvelle ascension. Celle du Belge Simon Lorenzi, qui devient le deuxième grimpeur de l’Histoire à compter deux 9A bloc à son actif !

Simon Lorenzi, 25 ans, vient de réaliser la quatrième ascension d'”Alphane” à Chironico, après plusieurs séances de travail. Cette ligne aux allures futuristes a d’abord été repérée par Dave Graham, puis enchaînée pour la première fois par Shawn Raboutou, au printemps 2022, qui lui a attribué la cotation de 9A. Le bloc a ensuite été répété par Aidan Roberts et Will Bosi.

En septembre, Simon Lorenzi, se rendait pour la première fois au pied d'”Alphane”. Très vite, il réussissait à acquérir tous les mouvements, et après quelques jours de travail, il était capable de réaliser le bloc en deux parties. À la fin de ce premier trip, il expliquait : “À mon avis, c’est le départ qui est le plus difficile. Cela demande beaucoup de gainage dans tout le corps et il est très dur de garder les pieds collés au mur. C’est un style étrange car je n’ai pas vraiment ressenti de fatigue musculaire pendant les sessions où j’ai essayé cette partie, mais il est arrivé un moment où je ne pouvais plus bouger. Je suppose que c’est parce que je ne suis pas habitué à ce genre de tension corporelle. J’ai pu faire le bloc en deux parties. J’ai fait les six premiers mouvements et j’ai aussi grimpé les cinq derniers. La première partie ressemblait à un 8C et la deuxième partie semblait valoir autour de 8B+”.

Convaincu qu’il pouvait réaliser le bloc dans son intégralité, il est retourné en Suisse et a finalement pu enchaîner “Alphane”. “C’est mon deuxième bloc 9A, ça a été une montagne russe d’émotions ! Mes félicitations à Dave Graham pour sa vision et à Shawn Raboutou pour avoir libéré cette ligne”, a déclaré Simon.

En enchaînant “Alphane”, Lorenzi devient donc le deuxième grimpeur de l’Histoire à compter deux blocs dans le neuvième degré. En effet, en février dernier, il réalisait la première ascension de “Soudain Seul” à Bleau, pour lequel il proposait la cotation mythique de 9A. Nico Pelorson l’a répété en mars 2021 et l’a décoté à 8C+, avant que Camille Coudert réalise la troisième ascension de ce bloc et opte pour le 9A. Le deuxième grimpeur à avoir enchaîné deux 9A bloc n’est autre que Shawn Raboutou, qui a libéré “Alphane” et “Megatron”.

La vidéo de Shawn Raboutou dans “Alphane” :

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Red Bull Dual Ascent : le film sur l’ascension du barrage de Verzasca est en ligne !

14 Déc

Le film du Red Bull Dual Ascent, une compétition de grandes voies inédite qui s’est déroulée sur le barrage de Verzasca en Suisse, vient d’être publié sur la chaîne de la firme autrichienne.

Fin octobre se tenait une compétition d’escalade au format inédit. Une nouvelle folie imaginée par l’équipe de 360holds et Red Bull, qui consistait à équiper le barrage suisse de Verzasca de deux voies parallèles identiques, longues de 180 mètres et divisées en six longueurs chacunes, allant du 6c au 8a.

Pendant les deux premiers jours de la compétition, les quatre cordées invitées ont grimpé pour établir des chronos qui ont défini un classement. Les deux premières se sont qualifiées pour la finale. Lors de la journée décisive, les équipes Petra Klingler-Louna Ladevant et Stefano Ghisolfi-Marcello Bombardi se sont disputées le bronze, tandis que les duos Jernej Kruder-Domen Škofic et Alberto Ginés López-Luka Potočar se sont battus pour l’or. “Les finalistes ont dépassé nos attentes ! Ils ont tout donné, comme si c’était facile”, a déclaré la marque de prises 360holds. La victoire est finalement revenue à Alberto et Luka, au terme d’une finale haletante, où l’une ou l’autre des deux équipes aurait pu s’imposer.

Voici le film retraçant la compétition :


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