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Author Archives: Charles Loury

Entraînement à l’américaine: analyse de Nao Monchois

09 Août

Nao Monchois a passé quelques temps avec des grimpeurs outre atlantique, avec comme objectif d’analyser leurs méthodes d’entraînement pour en garder le meilleur. Il nous raconte son histoire, et ce qu’il a retenu de cet “American style”


Il y a quelques mois, nous avions prévu avec un très bon ami, Victor Baudrand, d’aller nous entrainer 10 jours à la classique (et immense) salle d’Innsbruck afin qu’il termine son trip européen sur une belle note. En effet, canadien vivant aux USA, il est depuis janvier en France dans le but de prendre de l’expérience sur le circuit national français. La pandémie n’ayant pas permis cela, nous nous sommes malgré tout bien entraînés au Pôle de Voiron, avec une belle concrétisation à la clé puisqu’il participera à sa première finale de coupe du monde à Chamonix. Et puisque plus on est de fou plus on rit, Natalia Grossman, véritable révélation du circuit cette année, nous a également rejoint dans cette aventure autrichienne. 

Comme vous le savez, mon début de saison ne s’est pas passé comme je l’espérais, ce voyage était donc une excellente opportunité de rebondir.

Durant toute cette année, Victor étudiait et analysait scrupuleusement nos méthodes d’entraînement pour en garder ce qui lui correspondait. Et bien cette fois, changement de rôle ! C’était à mon tour d’ouvrir grand mes yeux et mes oreilles pour m’inspirer de “l’American style”. 

A noter que ce qui suit est ce que j’ai retenu d’une vision d’entraînement différente de la nôtre, ce n’est en aucun cas la sainte parole ! Les comparaisons des 2 modes d’entraînement sont sans jugement, chacun y prend ce qu’il veut 🙂 

1 – l’écoute de son corps

La première différence concerne la planification… nous avions toujours la même séquence type : 

J1 : force doigt le matin /  difficulté l’après-midi

J2 : bloc le matin : 30% tracés, 70% panneau de prises en bois / difficulté l’après-midi

J3 : repos

Et on recommence à l’infini ! 

Les contenus de séance diffèrent vraiment en fonction de nos sensations et nos besoins. Rien n’est défini, ils ont des séances types (par exemple de force doigts, force contact,…) et piochent dans cette boîte à outils, à l’inverse de la tendance française qui est de rester très proche des contenus. 

Cela nécessite par contre une très bonne connaissance de soi, de ses capacités, et d’arriver à avoir de l’objectivité sur son état  (différence entre flemme / mal de peau et réelle fatigue). Il n’y a également pas de frustration possible quand c’est toi-même qui pilote ton entraînement.   

Ce « check-up corporel » permet d’être au clair sur ce que tu veux que t’apporte la prochaine série, la prochaine voie,… c’est là le plus intéressant à mes yeux. Nos séances varient des fois de presque 1h en fonction de nos états. 

2 – l’entraînement, c’est TOUJOURS plaisant

Selon Natalia, le fait de se « forcer » à faire des séances qui entament notre corps sur le plus long terme est mentalement très éprouvant. Elle préfère la régularité, s’entraîner toujours beaucoup mais avec de l’efficacité et de l’envie; plutôt que de se baver dessus pour finir son cycle et de s’engouffrer ensuite dans un repos complet. Elle pense que cela permet d’avoir moins de fluctuations mentale et physique, ce qui est bénéfique à long terme. 

Encore une fois, cela ne veut pas dire une voie par jour, il y a un équilibre à trouver qui dépend de chacun. Et certains diront que de très gros entraînements “à muerte” sont plus bénéfiques à long terme,… peut – être 😉 

Voici un graphique grossièrement caricaturé de cette vision. 

En résumé, une superbe expérience où j’ai mis plein de nouvelles choses dans ma boîte à outils! J’espère que ce petit récit pourra inspirer d’autres personnes. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre par rapport au peu que j’ai vu.

Un grand merci à mes partenaires et à ma famille de me permettre de vivre des expériences comme celle-ci.

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Ce qu’il faut retenir de ces premiers JO de l’escalade

09 Août

Ça y est, les premiers jeux olympiques de l’escalade se sont terminés vendredi, et ce n’est pas sans un petit pincement au coeur! On aurait aimé que ça continue, car oui, c’était beau, c’était grand, c’était magique, c’était historique! Alors que fallait-il retenir de ce ces 4 journées qui ont marqué, sans aucun doute, l’histoire de notre sport?

Les français, au top lors des grands rendez-vous

Avouons-le, nous étions très fiers que 4 athlètes tricolores représentent la France sur ces premiers JO de l’escalade, mais nous avions peu d’espoirs de les voir en finale. C’était sans compter sur les énormes performances des frères Mawem et d’Anouck Jaubert en qualifications.

Qui aurait pu s’attendre à voir pointer Micka Mawem en tête des qualifications du combiné, notamment grâce à un circuit de bloc impérial où il surclassait tout le monde. Et bien il l’a fait, il a répondu présent et n’aura pas fait mentir son frère Bassa: “Micka, il y a des hauts et des bas, mais sur les grands rendez-vous il est toujours présent” . Au dessus des JO il n’y a rien, et Micka l’avait bien compris! De son côté, Bassa faisait le boulot, remportait les qualifications de la vitesse, posait un chrono à 5,45 secondes (établissant ainsi le record olympique) et se qualifiait en finale. On ne reviendra pas sur la blessure qui l’empêchera de concourir sur ces finales, mais nous retiendrons plutôt l’énorme engouement que les deux frères ont su créer autour de l’escalade.

Pour Anouck, c’était également une très belle surprise. Contrairement à Bassa qui avait fait le choix de tout miser sur la vitesse, Anouck avais pris le parti de la polyvalence en s’entraînant dans les deux disciplines dont elle n’est pas spécialiste (bloc et difficulté), et le moins que l’on puisse dire c’est que ça a payé! En effet, après avoir pris la seconde place de la vitesse en qualification, elle brillait sur le premier bloc en décrochant un top qui lui permettra par la suite d’obtenir son ticket pour les finales!

Julia Chanourdie sera la seule tricolore à ne pas se qualifier pour les phases finales. Elle n’aura pas réussi à se libérer et à se faire plaisir en grimpant, laissant place à la pression des jeux.

Résultats de nos français sur ce combiné olympique:

– Anouck Jaubert 6ème
– Julia Chanourdie 13ème
– Micka Mawem 5ème
– Bassa Mawem 8ème

© FFME

Alberto Gines Lopez défie tous les pronostics

Sur le papier, personne n’aurait imaginé le jeune Espagnol devenir le premier champion olympique de l’histoire de l’escalade. Spécialiste de difficulté, il n’avait jusqu’à présent pas fait mieux que quelques finales en coupe du monde (ce qui est déjà énorme me direz-vous…!), bien loin des cadors en piste sur ces jeux, entre autre Tomoa Narasaki, Adam Ondra, Jakob Schubert ou encore Alex Megos!

Bien que spécialiste de difficulté donc, c’est l’épreuve de vitesse qu’il remporte finalement avec un peu de chance, personne ne dira le contraire. Le jeune Espagnol élimine l’américain Duffy en quart, puis se retrouve face au moins rapide des finales, Adam Ondra, pour enfin affronter Tomoa Narasaki, ce dernier zippant au départ de la voie et laissant donc Gines remporter le classement avec un run à 6,42s! Pour comparer, Narasaki avait poser un 6,02 s au tour précédent, et le record olympique établit 2 jours avant par Bassa Mawem était de 5,45 s…

Cette victoire inattendue en vitesse permettra au jeune Espagnol de remporter la médaille d’or de ces premiers JO d’escalade après une 7ème place en bloc et une 4ème place en difficulté.

Janja Garnbret résiste à la pression et assume son statut d’ultra favorite

Qui n’imaginait pas Janja Garnbret en or sur ces jeux olympiques? Personne. Il faut dire que la machine slovène domine très largement le circuit international ces dernières années en affichant une grosse polyvalence en bloc et en difficulté, bien que dernièrement ce soit notamment en bloc qu’elle écrase littéralement la concurrence…

De la pression, il y en avait, c’est une certitude, preuve en est avec ses 2 zippettes en qualification sur ses 2 runs de vitesse… Mais rien ni personne n’aura ébranlé la championne Slovène en finale: un beau parcours en vitesse, complètement intouchable en bloc en étant la seule à toper, et n’1 de l’épreuve de difficulté, elle remporte ces premiers JO de l’histoire de l’escalade avec classe et sans bavure. Janja était déjà entrée dans l’histoire de l’escalade de par son incroyable palmarès à seulement 22 ans, la voici au sommet de l’olympe! Rendez-vous à Paris 2024, où, du haut de ses 25 ans, elle aura à coeur de doubler la mise…

© Coll. Garnbret

Adam Ondra: “la vitesse c’est terminé” !

Bien que chez les hommes il était plus difficile de déterminer des favoris, Adam Ondra en faisait incontestablement parti. Le meilleur grimpeur de la planète se consacrait depuis 2 ans maintenant à cet objectif des JO, malgré une dent contre la vitesse. Oui, si vous ne l’aviez pas encore compris, la vitesse ce n’est pas sa tasse de thé, et pourtant, il n’aura pas démérité, notamment sur le tour final où il bat son record personnel trois fois de suite, 7,44, 7,03 puis 6,86. 4ème de l’épreuve de vitesse grâce à la blessure de Bassa Mawem qui n’a pas pu prendre le départ,  il n’aurait pas pu espérer mieux, et les étoiles semblaient alignées pour que la finale se déroule au mieux. Hélas, le bloc aura laissé des traces: avec seulement 1 top et 2 zones, il termine 6ème de l’épreuve, loin, très loin de ses attentes… En difficulté, malgré un beau run, il ne prendra que la seconde position, ce qui le propulse à la 6ème place du général. Il sera sans doute difficile pour Adam d’avaler la pilule. Une chose est sure, vous ne le verrez plus sur un mur de vitesse! L’année prochaine, il sera également très peu présent sur le circuit de compétition, préférant retrouver sa passion première, la falaise. Quant à Paris 2024, c’est encore loin pour lui, et rien n’est pour le moment décidé!

Jakob Schubert, le maître dans l’art de ne rien lâcher

On imaginait bien l’Autrichien sur le podium, il faisait parti de ces grimpeurs capables de tout et pouvant résister à la pression. Et pourtant c’était bien mal parti: en affichant l’avant dernière place du combiné après l’épreuve de bloc, Schubert ne pouvait plus que compter sur la difficulté, certes sa discipline de prédilection. Mais en face, il y avait du lourd, et notamment une très belle perf d’Adam Ondra dans cette voie résistante. 7ème du provisoire, ce n’est pas ce qui aura fait vaciller Jakob Schubert… Il réalise un run magistral sur la voie de diff, en étant le seul à clipper la chaîne! Et cet exploit n’était pas sans incidence puisqu’il lui permet de monter sur le podium olympique avec une médaille de bronze! Jakob aura donc été à son image: un guerrier au mental de fer. Bravo!

© OOC / GEPA

Un nouveau record du monde de vitesse féminin

SI chez les hommes Bassa Mawem a posé le nouveau temps de référence olympique (5,45) sans pour autant battre le record du monde, chez les femmes, la polonaise Aleksandra Miroslaw explose le record du monde en affichant un temps à 6,84! Ce sera également pendant les 3 prochaines années le record olympique en attendant l’ouverture des jeux de Paris en 2024. Et la vitesse étant pour l’occasion une discipline à part entière, autant vous dire que des records devraient tomber puisque tous les grands spécialistes seront de la partie.

Que penser de l’ouverture en bloc des finales hommes et femmes ?

Sur cette épreuve finale de bloc du combiné, la tâche des ouvreurs était loin d’être simple… Tout d’abord, il n’y a que 3 blocs pour départager les grimpeurs, donc attention à ne pas faire trop simple sous peine de voir des égalités. Ensuite, il ne s’agit pas d’une coupe du monde de bloc avec uniquement des spécialistes de bloc, le dosage du niveau doit donc être plus fin. Et c’est ce qui a manqué un peu, en finale, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Certes, l’objectif de départager les grimpeurs a été respecté à la lettre, et il s’agissait surement d’un très gros impératif pour les jeux, éviter les égalités… En revanche côté spectacle, le compte n’y était pas. Chez les hommes, le bloc 1 semblait trop facile, avec 6 tops sur 7, tous à vue sauf pour Ondra… Le bloc 2 semblait beaucoup mieux ajusté, Nathaniel Coleman est le seul à toper, mais d’autres sont tout proche, et notamment Micka Mawem qui aurait pu faire la différence sur ce bloc. Quant au bloc 3, c’est un échec complet… Tous les grimpeurs valident la prise de zone à-vue, et…. c’est tout! personne ne bouge beaucoup plus loin dans ce bloc qui semblait très difficile à appréhender. Tout le monde se casse les dents sur le même passage, et à regarder, avouons que c’était un peu long…

Sur la finale bloc féminine, le niveau était extrême. D’ailleurs, une seule grimpeuse parvient à valider des blocs, Janja Garnbret bien évidemment, qui tope les 2 premiers blocs en 5 essais (ça annonce la couleur quand on a l’habitude de la voir faire des circuits entiers à vue…). Vous l’avez compris, il n’y aura en tout et pour tout que ces deux uniques top de Garnbret sur la finale. Aucune autre finaliste ne validera un bloc. Alors quoi en penser? Oui, clairement, les grimpeuses ont été départagées, Janja sur des tops, et les 7 autres finalistes sur des zones. On aurait franchement préféré que le classement se fasse avec quelques tops supplémentaires, du moins pour le spectacle! Alors oui, Brooke Raboutou n’était pas loin d’y parvenir, et elle a contribué elle aussi à nous faire vibrer. Mais soyons honnêtes, ces finales de bloc féminines étaient un échec pour les (télé)spectateurs, car ne l’oublions pas: comme le soulignait Christopher Hardy lors d’une récente interview, “même si beaucoup de grimpeurs préfèrent que ce soit dur plutôt que trop facile, là il ne faut pas oublier que c’était les JO, qu’on passait à la télé devant des millions de gens, et que ça aurait été plus fun pour le public que les grimpeuses s’épanouissent pour choper un peu plus de tops plutôt que voir des filles au tapis les ¾ du temps”

Mais n’oublions pas non plus que l’ouverture n’est pas une science exacte, que des ratés il y en a eu et il y en aura toujours, alors malgré tout un grand respect pour les ouvreurs qui ont fait le job, cette échéance olympique n’était pas des plus simples, nous en sommes bien conscients, et l’essentiel est là: dans la globalité des 4 journées, on a kiffé voir notre sport sur ces jeux!

Le combiné, des bons et des mauvais points…

Oui, l’épreuve du combiné est loin d’être parfaite, oui on a parfois l’impression que les résultats ressemblent à une loterie (notamment chez les hommes) avec les multiplications des scores qui font basculer dans un sens ou dans l’autre le classement. Tout le monde en a conscience, aussi bien nous que les instances sportives, IFSC et CIO compris.

Mais il ne faut pas oublier l’objectif premier qui était d’intégrer l’escalade aux jeux. Avec une seule médaille proposée par le CIO, il a été fait le choix du combiné plutôt que d’une seule discipline au détriment des autres. Ce choix du combiné est également un choix stratégique permettant de mettre en lumière toutes nos disciplines aux yeux du grand public, de plaire au plus grand nombre, et donc à terme de se voir attribuer d’autres médailles. Ce sera déjà le cas pour Paris 2024, avec une médaille pour la vitesse et une médaille pour le combiné bloc/difficulté. En 2028, sur les jeux de Los Angeles, tout le monde a bien compris l’objectif: avoir une médaille pour la vitesse, une pour le bloc, une pour la difficulté, et pourquoi pas une pour le combiné ou une médaille sur un tournoi pas équipe?

Concernant le choix qui a été fait de multiplier les scores pour établir un classement, la raison est toute simple: c’était la meilleur chance d’avoir des spécialistes de chaque discipline sur ces jeux, et notamment au moins un spécialiste de vitesse. Sans ce choix, aucun grimpeur de vitesse n’aurait pris sa place pour les JO, ce qui aurait été malvenu pour un combiné.

L’escalade aux JO, des dérives annoncées?

Oui aujourd’hui l’escalade est aux JO, oui il peut y avoir des dérives, il faut en être conscient, mais ne voyons pas tout en noir… L’escalade aux JO, c’est aussi plus de moyens pour le développement de notre sport, plus de médiatisation, plus de reconnaissance, plus de jeunes qui se lancent dans ce sport et qui en découvrent ses valeurs, etc…

Concernant les éventuelles dérives, nous avons tous un rôle à jouer pour que l’escalade reste ce qu’elle est. Continuons d’inculquer nos valeurs aux jeunes pratiquants, sans oublier d’aborder la pratique en milieu naturel et les conséquences que peuvent avoir une pratique non respectueuse de l’environnement. Nous pouvons être fiers de notre sport, de ce qu’il représente et de l’image qu’il véhicule, alors à nous (fédérations, médias, clubs, encadrants, …) de poursuivre l’aventure dans cette direction.

Et pour les quelques sceptiques qui voudraient avoir une salle ou une falaise rien que pour eux (parce que le monde c’est chiant!), il va falloir vous y faire! L’escalade n’est plus la pratique old school des années 80 réservées à une petite minorité élitiste de grimpeurs.

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Christopher Hardy: “tout le monde est tombé amoureux de notre sport! “

07 Août

Les JO à peine terminés, nous sommes allés à la rencontre de Christopher Hardy, LE speaker de l’escalade en France depuis de nombreuses années. Pour cette première année olympique de l’escalade, Christopher était aux commandes d’Eurosport pour commenter le épreuves d’escalade, et c’est donc tout naturellement que nous avons souhaité recueillir ses impressions après 4 journées intenses en émotions. 


Alors remis de tes émotions après ces JO ?

Comment te dire, pas du tout ! Ça va être comme à Paris 2016, gros coup de blues derrière. Un petit gout amer que ça se termine, de voir encore les JO à la TV mais que la grimpe soit terminée, mais c’était fabuleux, trop d’émotions, on a vibré, tellement hâte qu’on retrouve la prochaine compétition…

Qu’en as-tu pensé ?

Ces premiers JO ont fait une entrée MAGISTRALE dans l’univers de l’olympisme, la devise olympique correspond vraiment à notre sport. Techniquement, le combiné, on a beau en dire ce qu’on veut, c’est super excitant, on voit les 3 disciplines, avec beaucoup de suspens. Tout le monde est tombé amoureux de ce sport, vraiment super entrée de l’escalade. Petit bémol sur les images de la première journée, c’était le temps que les cadreurs se fassent un peu la main, ça a été vite rectifié sur les journées suivantes !

Je tiens aussi à dire que pour cette première, l’escalade a été super bien traitée, avec des structures de dingues, une super organisation, une mise en avant comme la grimpe le méritait, vraiment chapeau !

Parle nous des résultats de ces JO… 

Sportivement parlant, grosses félicitations aux frères Mawem pendant les qualifs, ils ont grimpé au delà de leur niveau max, c’était dingue, surtout pour Micka ! Bassa a fait le boulot en vitesse, on le savait ! Pour Micka, le bloc il l’a survolé, rien à dire de plus, c’était fou…

Concernant Adam Ondra on va pas se leurrer, les JO, c’est le graal pour les athlètes, quand tu te fais accompagner à l’aéroport par le président de la république Tchèque tu as une pression monstrueuse sur tes épaules. On est déçu pour des Megos ou des Ondra, mais je ne suis pas surpris, les JO ça reste aussi la compétition des outsiders et pas toujours des favoris, et c’est dû à une pression incroyable sur place, il faut que les gens le comprennent.

En finale chez les mecs, Alberto a eu une grande chance que Bassa ne soit pas au départ de la vitesse. Et le seul run que Tomoa rate c’est face à Alberto! Il aurait raté ce run face à Micka, ça changeait tout…  ça se joue à rien, mais c’est aussi ça le charme de la grimpe, de l’olympisme et de ce combiné.

Coleman, comment dire… On a bien compris que l’équipe américaine était en place avec l’arrivée de l’olympisme, ils ont des jeunes mutants. Sur les coupes du monde ils vont changer le décor… Et encore sur ces JO, Duffy aurait pu faire encore mieux…

Et comment ne pas parler de Schubert qui nous fait une remontada de fou, il ne lâche rien jusqu’au bout comme il sait le faire et il démonte la voie de diff ! C’était énorme !

Côté fille, pour les qualifs, c’était top. Anouck elle réussit à prendre sa place en finale grâce à sa perf en bloc ! En finale, elle tombe face à la polonaise sur la vitesse, et là c’était compliqué d’aller la chercher, d’autant qu’elle explose le record du monde. En ce moment, c’est fou comme la vitesse progresse, ils s’entraînent tous comme des dingues, c’est mutant !

Janja ? Elle écrase la qualif bloc, mais on est tellement heureux qu’elle soit championne olympique, on aurait été super déçu qu’elle ne gagne pas, plus que pour Adam Ondra. Les Japonaises ont été solides aussi, content pour Akiyo pour la fin de sa carrière c’est une grande dame de l’escalade elle a fait beaucoup pour le sport. Et puis Brooke Raboutou, un peu déçu, elle méritait de ramener quelque chose, franchement sur cette finale de bloc qui n’était pas très belle à regarder elle n’a pas démérité, elle aurait pu changer le cours des choses.

Un petit mot pour Bassa suite à sa blessure ?

Un petit mot pour Bassa, bien sûr ! Bassa, tu es recordman olympique, ton temps va rester 3 ans dans les tablettes. Tu as été un grand monsieur, tu peux être fier de toi, les frères Mawem vous partez la tête haute, ce que vous avez fait c’est juste exceptionnel, et vous avez transformé le regard de la France sur notre discipline.

J’espère que tu ne souffriras pas trop avec ton bras. Je sais qu’il y a des moments difficiles à venir avec une grosse opération et tout ce qui va avec. Merci pour ce que tu es et tout ce que tu as fait depuis des années. 5s45 c’est l’ancien record du monde, la vitesse change mais tu es toujours là, à la pointe de ta discipline alors félicitations, et merci pour l’homme que tu es et la mentalité que tu as, tout ce que tu as fait pour ton frère. Bassa en un mot, juste MAGIQUE !

Raconte-nous ton passage chez Eurosport pour commenter ces jeux…

Je suis arrivé un peu avec le stress. Je n’avais jamais vraiment commenté derrière les écrans. Le premier jour je devais faire un plateau et il a été annulé, je me suis levé tôt pour rien. Je suis arrivé et là j’ai compris qu’on allait faire les bouches trou car ils connaissaient pas notre sport. Le premier jour on a dû faire 40% de la vitesse, 20% du bloc et 10% de la diff. Donc là je me suis dit, si c’est comme ça, ça va pas me faire rire du tout. Et puis à la fin de cette première journée, tout le monde chez Eurosport a halluciné devant la grimpe : « c’est trop bien votre sport » « on adore » « tu le commentes trop bien », et le lendemain, ils m’ont donné une chaine sur eurosport.fr pour que je commente tout.

Donc dès le lendemain on a pu faire toutes les qualifs des filles, et là tout le monde a kiffé, les regards sur notre sport ont changé. Le 3eme jour, on a refait la même pour la finale des mecs, et puis j’ai fait quelques plateaux pour parler escalade, parler des grimpeurs, de leurs résultats, c’était vraiment top !

Le dernier jour on a eu des soucis techniques, mon casque ne marchait pas sur la vitesse, pas de retour sur le bloc, mais on a quand même limité la casse. En repartant d’Eurosport après ces JO de la grimpe, je leur ai dit « adieu », ils m’ont répondu « non non, à très bientôt tu veux dire ! » et surtout ils m’ont remercié, c’était leur coup de cœur de ces JO : « c’est le plus beau sport des sports entrants aux JO, coup de cœur des téléspectateurs, alors juste bravo pour votre sport et tout ce qu’il représente ».

Pendant ces 4 journées, j’ai eu deux journalistes avec moi, ils  ne connaissaient pas la grimpe, et ils sont devenus fous de ce sport, avec le suspens du combiné, ça a super bien marché !

Penses-tu qu’on va avoir un gros engouement pour la grimpe après ces jeux olympiques ?

Oh oui, c’est sûr ! J’étais en contact régulier avec le commentateurs sur les chaines en suisse, et il me disait aussi que c’était dingue les retours qu’il avait, que les gens sont tombés amoureux de ce sport. Beaucoup de gamins, si on a bien fait notre travail, vont se lancer ! La discipline qui a le plus bluffé les gens c’est la vitesse, on a beaucoup entendu « c’est incroyable la rapidité de ces grimpeurs », donc pour tous ceux qui dénigrent la vitesse, c’est grâce à la vitesse que la plus grosse pub retombera de ces JO. Donc oui au final je pense qu’il va y avoir beaucoup de monde dans les salles, et ça le futur le dira !

Paris 2024, tu as hâte ? tu y seras ?

Paris 2024, bien sûr que j’ai hâte !! J’aimerai terminer ma carrière sur les JO 2024 pour mettre tous ces grimpeurs en valeur, que ce soit sur place ou sur Eurosport. Quoiqu’il arrive, je ferai parti de l’aventure des JO, c’est une certitude !

Penses-tu qu’à terme nous aurons une médaille par discipline ? Venant du ski tu es bien placé pour nous en parler ?

Oui c’est sûr et certain vu l’engouement du CIO pour notre discipline après ces 4 jours. On ne les aura pas encore sur 2024, mais j’ai l’impression que ça va se dessiner pour Los Angeles 2028. Et puis pour faire entrer les para aux JO, il nous faut une médaille par discipline, ça va arriver, j’en suis sûr !

Alors oui, c’est vrai que j’ai déjà fait deux JO avec le ski alpin, et ce qu’il faut comprendre pour l’escalade, c’est que rien n’est simple, le CIO c’est un rouleau compresseur. Il faut qu’à l’international l’escalade prenne confiance, on a un sport à défendre, des valeurs à défendre, on sait ce qu’on vaut, et quand le CIO donne des décisions il faut aussi savoir leur tenir tête. Le ski, ils sont olympiques depuis 1924, et même à Sochi quand j’y étais, tout n’est encore pas simple, donc il ne faut rien lâcher ! Alors oui on est pris en compte, oui les gens sont tombés amoureux, et oui on a des choses à défendre !

Un dernier mot à ajouter ?

Oui, un grand merci à François Legrand pour les infos sur les voies de diff ça m’a aidé à fond, merci Manu Cornu qui a suivi le bloc avec moi, et puis merci à la FFME pour tout ce qu’ils ont fait pour l’escalade, on en serait jamais là sans tous ces gens, V. Caussé, F. Leonardon, Emilie Gheux, … Les plus gros shows ont été fait en France, avec Bercy entre autre, pour que tous les pays se calent sur nous pour réaliser des grosses productions et que l’escalade deviennent ce qu’elle est aujourd’hui.

Je voulais remercier aussi Romain Cabessut, quel honneur de t’avoir au niveau de l’olympisme, bravo pour le travail que tu as pu faire, même si bon, on ne va pas reparler de cette finale féminine en bloc (rire), je préfère qu’on ne garde que du positif de ces jeux !

Allez quand même, je ne peux pas me retenir (rire) je vais dire un mot sur le sujet. Beaucoup de grimpeurs ont dit qu’ils préféraient que ce soit plus dur plutôt que trop facile, mais là il ne faut pas oublier que c’était les JO, qu’on passait à la télé devant des millions de gens, et que ça aurait été plus fun pour les télé spectateurs que les grimpeuses s’épanouissent pour choper un peu plus de tops plutôt que voir des filles au tapis les ¾ du temps, mais ça reste mon avis personnel, en aucun cas je ne remets en question quoique ce soit ! Ce qui est important à retenir c’est que sur l’ensemble de ces JO, c’était une réussite exceptionnelle, alors bravo à tous les instigateurs, ouvreurs, organisateurs, grimpeurs, entraîneurs, et j’en passe  !

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Ce qui change pour la finale olympique homme suite à la blessure de Bassa Mawem

04 Août

Encore sous le coup de la déception et de la tristesse pour Bassa Mawem qui ne pourra pas grimper sur les finales olympiques de demain suite à sa blessure, nous nous sommes tout de même interrogés sur les conséquences que cela pouvait avoir sur l’épreuve de vitesse de demain, et plus globalement sur le classement général du combiné…

Pour rappel, lors des finales, sur l’épreuve de vitesse, le moins bon temps des qualifications affronte le meilleur temps. Demain, Bassa aurait donc dû affronter Adam Ondra. Bassa ne pouvant grimper, Adam grimpera seul et sera qualifié directement en demi-finale de la vitesse (selon l’IFSC). Il finira donc au pire, 4ème de l’épreuve, ce qui est plutôt un bon point pour lui qui n’est pas du tout spécialiste de la vitesse et qui aurait certainement pu terminer bon dernier de cette épreuve. Il passerait donc de la 8ème à la 4ème position (en supposant qu’il perde la demi finale et la petite finale), ce qui lui permettrait de diviser son score total sur les 3 disciplines par deux.

Pour donner un exemple, si Adam termine 8 en vitesse, 3 en bloc et 2 en diff, son score total est de 48.  En revanche, si il se positionne 4 en vitesse en gardant les mêmes places sur les autres disciplines, son score total sera de 24… Un bel avantage donc pour Adam qui n’aurait pas pu espérer une telle place en vitesse.

Un autre grimpeur qui pourrait également profiter de la blessure de Bassa n’est autre que l’Américain Colin Duffy. En 1/4 contre l’Espagnol Alberto Gines Lopez il ne devrait pas avoir trop de difficulté à atteindre les demis sauf erreur ou faux départ. Et en demi, au lieu de rencontrer Bassa, il se retrouverait face au moins bon performer de la vitesse, Adam Ondra! De belles chance donc pour l’Américain de se retrouver en finale!

Concernant Micka, il lui faudra d’abord affronter son côté de tableau avant de pouvoir espérer “profiter” de la non participation de son frère. En effet, si Micka gagne son quart de finale face à Coleman, il a de forte de chance de se retrouver en demi face à l’un des plus rapides du circuit, à savoir Tomoa Narasaki. En imaginant que Micka surmonte cet obstacle (et il en est capable au vu de ses performances d’hier), ce n’est qu’en finale qu’il se retrouverait avantagé en affrontant l’américain Duffy, avec, pour le coup, de bonnes chances de victoire. Et une première place en vitesse serait déjà un gros point de marqué pour la suite de la compétition!

Alors oui, tout n’est que supposition, mais une chose est sûre, la non participation de Bassa aux finales va rebattre les cartes. Pour mieux comprendre, voici le tableau des finales de vitesse demain.

On ne le répètera jamais assez, nous sommes là sur des prédictions, et au regard de la journée d’hier, les JO sont définitivement LA compétition où tout peut arriver! Alors rendez-vous demain pour le dénouement de ces premiers JO d’escalade…

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Pourquoi Bassa Mawem ne déclare pas forfait?

04 Août

Hier, lors de la voie de difficulté, Bassa Mawem se blessait gravement au biceps gauche (rupture totale du tendon inférieur), et depuis les rumeurs vont bon train. Nous vous l’annoncions un peu plus tôt ce matin, Bassa Mawem ne déclare pas forfait et se présentera aux finales demain même si il ne peut pas grimper. Il s’agit d’une volonté personnelle de Bassa d’être présent le jour J sur le site de la compétition, rien de plus.

Et pour répondre à certaines rumeurs:

Non, en se présentant en finale, Bassa n’enlève pas une chance de repêchage au 9ème grimpeur des qualifications, en l’occurence Alex Megos. En effet, selon le règlement de l’IFSC, aucun repêchage n’est prévu dans ce genre de situation, que Bassa déclare forfait ou non. Ils seront donc demain, quoiqu’il arrive, 7 grimpeurs à tenter de décrocher la première médaille olympique de l’histoire de l’escalade, Bassa se classera quant à lui 8ème, et aura réalisé l’un de ses rêves, entrer en finales des JO avec son frère Micka.

Il déclarait ce matin à la FFME:

C’est dur bien sûr, j’ai tout de suite senti que c’était une grosse blessure. Mais c’est comme ça, il faut l’accepter. Nous ressentions beaucoup de poids sur nos épaules, ce n’était pas évident à gérer. Ma famille, mon club, ma fédération et toute la communauté de l’escalade comptaient sur nous et je pense qu’on a fait une belle démonstration. Nous avions dit que nous donnerions tout et nous nous y sommes tenus. Avec, en prime, un résultat qui est à la hauteur de nos ambitions. Malheureusement, pour moi en tant qu’athlète, c’est fini pour ces Jeux, mais je vais maintenant porter Micka pour qu’il aille toucher notre rêve de médaille olympique et soutenir Anouck et Julia dans leur quête. On était à fond depuis le début du projet olympique, on le restera, à deux, jusqu’à la fin !

Et pour finir une vidéo postée par les frères sur les réseaux:

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Blessé, Bassa Mawem ne participera pas à la finale olympique

04 Août

C’est dans le début de voie de l’épreuve de difficulté que l’aîné de la fratrie Mawem a soudainement chuté après avoir ressenti une grosse douleur dans le biceps.

On l’entendait dire à son retour au sol « je crois que je me suis déchiré le biceps »

Pendant de longues heures tout le monde a tenté de rester positif, nous y compris, on ne voulait pas y croire, mais en regardant en boucle les images cela paraissait difficile d’imaginer que la blessure de Bassa soit superficielle et qu’il puisse participer à la finale olympique dans deux jours.

Le verdict est finalement tombé, Bassa souffre d’une rupture totale du tendon inférieur du biceps et se fera opérer dans quelques jours à Paris. Son rêve de finale olympique s’envole, et il lui faudra ensuite patienter pendant plusieurs mois avant de reprendre le chemin de l’entraînement.

Nous lui adressons tout notre soutien et ne pouvons que le féliciter pour son parcours sur ces JO, car même si il ne prendra pas le départ des finales, la qualif était bien en poche, c’était un rêve, mission accomplie!

Edit: Bassa se présentera à la finale mais ne grimpera pas. Il n’est donc pas déclaré forfait. Précisons que cela ne joue en rien sur le repêchage du grimpeur 9ème des qualifications: en effet,  l’IFSC a rappelé que dans ce genre de situation aucun repêchage n’était prévu au règlement.

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Découvrez les listes de départ des qualifications des JO de l’escalade

02 Août

À quelques heures d’un moment historique pour l’escalade, découvrez les listes de départ pour les qualifications hommes et femmes…

Qualifications vitesse

Qualifications bloc

Qualifications difficulté

Rappel du programme de ces premiers JO de l’histoire pour l’escalade

Il y a sept heures de décalage horaire entre Paris et Tokyo. La grande majorité des épreuves sportives de ces Jeux Olympiques débutera à 1h du matin (heures françaises) pour se terminer vers 15h (toujours heures françaises). Par chance pour les téléspectateurs, les épreuves d’escalade auront toujours lieu en fin de journée à Tokyo, ce qui veut dire qu’elles débuteront en pleine matinée en France. Voici le programme complet heures françaises.

Mardi 3 août:
10h00 – 15h40: Qualifications hommes

Mercredi 4 août:
10h00 – 15h40: Qualifications femmes

Jeudi 5 août:
10h30 – 15h20: Finales hommes

Vendredi 6 août:
10h30 – 15h20: Finales femmes

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Les Jeux Olympiques d’escalade pour les nuls

02 Août

Demain débutent les premiers JO de l’histoire de l’escalade, et certains d’entre vous ne connaissent certainement pas grand chose à cette épreuve. Voici donc un petit condensé de toutes les choses à connaître pour bien comprendre ce qui vous attend à partir de demain.

L’épreuve: un combiné

L’escalade est composée de 3 disciplines bien distinctes: la vitesse, le bloc et la difficulté. Pour cette première apparition de l’escalade aux JO, plutôt que de choisir une seule discipline (le CIO imposant une seule médaille pour le moment), il a été fait le choix de proposer un combiné des 3 disciplines de l’escalade.

Mais alors, Kesako la vitesse, le bloc et la difficulté? Voici pour faire simple quelques éléments de réponses…

La vitesse se déroule sur un mur de 15 mètres de haut, avec 2 voies (2 tracés) identiques cote à cote. 2 grimpeurs s’affrontent, l’objectif pour les phases finales étant d’arriver le premier au sommet de la voie. Pour les qualifications, chaque grimpeur à 2 runs, et au terme des qualifications le classement est fait sur le meilleur temps de chaque grimpeur.

Pour information le record du monde Chez les femmes est établit à 6,96 s et détenu par la Russe Iuliia Kaplina. Chez les hommes c’est l’Indonésien Veddriq Leonardo qui détient le record du monde avec un chrono à 5,20 s.

Épreuve de vitesse © IFSC

Le bloc se déroule sur un mur haut de 4m50 environ, avec pour seule protection d’épais tapis de réception. L’objectif est simple: valider les différents tracés  (4 blocs en qualification, 3 en finale) avec le moins d’essais possibles. Le temps est limité à 4 minutes par bloc. Pour marquer des points, 2 possibilités: soit valider le tracé en atteignant la prise “Top” (qui correspond au haut du bloc), soit valider la prise “zone” qui est située plus ou moins au milieu du tracé, mais qui bien évidemment vaut moins de point que la prise “Top”. Attention, toutes les autres prises des tracés ne valent pas de point.

Pour classer les grimpeurs, on regarde en premier lieu le nombre de “Top” réalisé, puis le nombre de “zone”, puis le nombre d’essais pour les “Top” et enfin le nombre d’essais pour les “zones”.

Exemple, sur un circuit de 5 blocs, si un grimpeur “A” réalise 4 tops en 8 essais et 5 zones en 12 essais, il sera mieux classé qu’un grimpeur “B” qui réalise 4 tops en 6 essais et 4 zones en 5 essais. En effet, même si le grimpeur B a mis moins d’essais pour réaliser 4 Tops, il ne coche que 4 zones, contrairement au grimpeur A qui coche 5 zones.

Épreuve de bloc © IFSC

La difficulté se déroule sur un mur d’une quinzaine de mètre, assuré par une corde. L’objectif n’est pas d’être le plus rapide, mais d’être celui à aller le plus haut, dans un temps limite de 6 minutes, avec un seul essai possible. Attention contrairement au bloc, toutes les prises de la voie comptent afin de départager les grimpeurs.

Vous comprendrez donc que le tracé de la voie de difficulté est bien plus dur que le tracé de vitesse puisque dans l’idéal un seul grimpeur parviendra au sommet de cette voie de difficulté. En cas d’égalité, on regardera les résultats sur les tours précédents (qualifications ou demi-finale selon les compétitions). Si l’égalité est parfaite, ce sera le temps réalisé en finale qui entrera en jeu en dernier recours.

Épreuve de difficulté © Planetgrimpe

Comment on compte les points du combiné?

Vous l’avez donc compris, les grimpeurs vont participer aux 3 disciplines du combiné à partir de demain. Pour classer les grimpeurs sur cette épreuve de combiné, c’est simple, on multipliera entre elles les positions obtenues (le classement) par un athlète sur chaque discipline.

Exemple, si un athlète termine 1er en vitesse, 8ème en bloc et 2ème en difficulté, il obtient le score total de 1 x 8 x 2 = 16. Au plus le score final est petit, au mieux les athlètes sont classés.

Enfin pour terminer, quelques liens utiles…

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À 24h du lancement de l’escalade aux JO, les frères Mawem nous donnent des nouvelles

02 Août

On y est! Demain débuteront les premiers JO de l’histoire de l’escalade, avec les qualifications hommes. Pour l’occasion, nous avons demandés aux frères Mawem comment se passait leur séjour sur le village olympique à quelques heures de ce grand moment tant attendu. 


Pour donner quelques news on est arrivé le 28 sur le village olympique, et c’est juste énorme. C’est dingue d’être dans cette ambiance; on se retrouve au milieu de milliers d’athlètes, chaque athlète que tu vois tu sais que c’est un monstre dans sa discipline, et tu te rends compte ce que c’est les JO, tu te dis que tu en fais parti et tu te sens à ta place. Avec Bassa on a été très sérieux dans nos entraînements, on donne tout pour l’escalade, et on se considère comme des athlètes, des sportifs de très haut niveau.

Aujourd’hui ça fait plaisir de se retrouver là avec tous ces athlètes qui ont bataillé pour arriver jusque là, comme nous, donc on se sent super bien.

Pour expliquer un peu nos journées, on se lève vers 8-9h, on prend un bon petit déjeuner, le matin on bosse pas mal sur notre projet, pour ouvrir notre salle d’escalade au premier septembre.  Ensuite en début d’aprem, on se fait un petit réveil musculaire dans l’énorme salle de muscu (truc de dingue!) du village avant de rentrer tranquillement.  On bosse de nouveau un peu sur notre projet, on se pose dans la chambre, on se repose. Les 3 premiers jours on avait accès au mur 2h pour les hommes et 2h pour les femmes. On repartait donc en fin d’aprem avec  le bus vers 16h pour arriver vers 16h30 au mur. On voulait grimper pour s’adapter un peu au mur, surtout au mur de vitesse avec quelques bons runs. Les structures sont démentes, tout est neuf, tout est beau, tout broute bien! En tout cas ça va être une compétition géniale, on a eu de très bonnes sensations lors des entraînements.

© Jess Talley | Jon Glassberg | Louder than 11

Le soir on rentrait après nos séances, récupération dans les bains froid, puis dodo et rebelote! En gros, les 29-30-31 juillet on a grimpé, le 1er aout c’était repos, et aujourd’hui on a le droit juste d’aller sur le mur d’échauffement, donc on va y aller pour une petite séance historie de rester actif, et demain c’est LA journée, c’est enfin la journée qu’on attend! On va attaquer demain la compétition en ayant passé 3 jours d’entraînement parfait.

Clairement ce n’est que le début de la compétition, mais ce qu’on a vécu ces dernières semaines c’est déjà une expérience de dingue. Il faut y être pour comprendre ce que sont les JO. Je pense que c’est quelque chose d’énorme pour notre sport, c’est une chance pour faire évoluer notre activité, et il faut la garder, ça va donner une visibilité énorme et de gros moyens. Ça va faire grandir le sport (inodoor) à fond et amener du professionnalisme dans tout ça, et surtout en France où l’escalade n’est pas sous le feu des projecteurs! Enfin bref, c’est fou de pouvoir vivre ça, et c’est pour ça aussi qu’on partage beaucoup sur les réseaux pour montrer l’envers du décors. On ne peut pas tout montrer car c’est difficile de communiquer, mais  j’ai filmé pas mal de choses, en rentrant je vous montrerai tout ça pour vous faire vivre de plus près ce qu’on a vécu.

En tout cas, là c’est notre dernier jour, demain ça commence, enfin, on attendait depuis un moment, on a envie que ça arrive car on s’entraîne depuis longtemps pour ça. On part déterminé pour y aller à fond, on mettra pas de retenue. On veut pouvoir se dire qu’on se sera donné à fond, on veut se dépasser, et se prouver à nous même qu’on peut tout donner.

Demain on fera un petit message avant de partir à la compétition, mais d’ores et déjà un grand merci pour tout le soutient que vous nous donnez sur nos réseaux, en message, en commentaire … On remercie vraiment tout le monde, tous ceux qui croient en nous, tous ceux qui nous suivent, merci infiniment. On va faire en sorte de vous montrer ce qu’on sait faire de mieux, grimper et se donner à fond.

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Seb Berthe s’offre une grande voie d’ampleur: “Arco Iris”, 8c+ max

31 Juil

Rappelez-vous, en octobre 2020, Edu Marin libérait une nouvelle grande voie extrême au doux nom de “Arco Iris”: une grande voie de 200 mètres, composée de six longueurs, avec un crux en 8c+, dans la face Nord du Montserrat en Espagne.

L’Espagnol déclarait alors « Ce n’est pas seulement une grande voie, c’est un véritable morceau d’histoire de l’escalade en Catalogne. »

Dimanche dernier, c’est au tour du grimpeur Belge Seb Berthe d’en venir à bout.

“Arci Iris” est certainement ma plus grosse performance en grande voie. La voie a été ré-équipée par Edu Marin qui a gardé l’esprit à l’ancienne, notamment dans la longueur clé où les points sont très espacés… J’ai d’ailleurs pris le plus gros plomb de ma vie, 25m!! Cet engagement rend les choses difficiles mentalement parlant, mais cette ligne est tellement géniale! Lors de l’enchaînement du 8c+ j’étais vraiment à ma limite, j’ai tout donné, c’était un des plus gros combat de ma vie! Ensuite, j’ai réussi à réaliser les 2 longueurs suivantes malgré la fatigue pour atteindre le sommet!

Pour rappel, les 200 mètres de « Arco Iris » se décomposent en six longueurs:

  • L1: 6a+
  • L2: 6c+
  • L3: 8b+
  • L4: 8c+
  • L5: 8b
  • L6: 8a+

Photo by Julia Cassou

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14 blocs dans le 8ème degré dont 3 8C pour Vadim Timonov en 22 jours à Rocklands

30 Juil

Le russe Vadim Timonov vient de réaliser un trip de 22 jours à Rocklands, dont 13 d’escalade, et le moins que l’on puisse dire c’est que son voyage a été rentabilisé… Au total, il vient à bout de 14 blocs dans le 8ème degré, dont trois 8C…!

Voyez plutôt son carnet de croix du séjour:

  • “The Finnish line” 8C
  • “Spray of light” 8C
  • “Petrichor” 8C
  • “Amandla” 8B+
  • “Oliphants dawn” 8B+
  • “Shaky warrior” 8B+
  • “The Guest list” 8B (flash)
  • “Moon shadow” 8B
  • “Monkey business” 8B
  • “Gogoan” 8B
  • “Strategic balance” 8A
  • “Dave tongue degresser” 8A
  • “Purple Nipple clan” 8A (flash)
  • “In between dreams” 8A

Ne vous y trompez pas, le Russe n’est pas un amateur… D’ailleurs en 2019, nous titrions un article “Vadim Timonov, le russe le plus en forme du moment !” Rien d’étonnant aujourd’hui de le voir ratisser les blocs extrêmes de Rocklands en quelques essais…

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CAMP annonce son rebranding

29 Juil

A travers un changement radical, visuel et de fond, C.A.M.P. se donne une nouvelle image pour éclairer son avenir. Fondée en 1889, forte de 132 ans d’histoire, l’entreprise basée à Premana, leader mondial dans la construction de produits techniques pour la sécurité dans les activités de plein air et les travaux en hauteur, est fière d’annoncer et de partager le résultat d’un travail de fond – pas un simple exercice de style – élaboré par l’ensemble de son personnel et un groupe de professionnels expérimentés du marketing et de la communication.


« Le plaisir de présenter le fruit de ce long travail vient de la réflexion sur le chemin parcouru », explique Eddy Codega, président de C.A.M.P. «Ce fut un voyage d’« introspection corporative » au cours duquel nous avons regardé à l’intérieur de nous-mêmes, nous avons retracé notre histoire, nous nous sommes demandé ce qui est important pour nous, ce que nous voulons être et ce que nous voulons faire. Nous avons identifié les mots- clés qui nous représentent, nous avons réaffirmé les valeurs auxquelles nous nous identifions et nous les avons projetées dans le futur. Nous avons donc regroupé tout ce travail dans un tout nouvel habillage visuel qui se révéle clairement à travers notre nouveau logo : un symbole qui résume notre identité. En d’autres termes, nous avons préparé le terrain pour un changement de perspective d’entreprise et nous y sommes parvenus en nous engageant sur une nouvelle voie. Le meilleur, cependant, vient maintenant : nous sommes comme si nous attaquions une nouvelle voie, face à l’avenir, et nous avons toutes les atouts pour atteindre le sommet », explique le président, précisant que « les difficultés et les interrogations des 18 derniers mois n’ont pas arrêté un processus qui avait déjà commencé, dont la conclusion est enfin sous les yeux de tous et résume une identité précise, forte d’une tradition sans égale et pour cette raison capable d’aller au-delà de toute incertitude ».

UNE SEULE MARQUE : UN CHOIX DE CLARTÉ, D’EFFICACITÉ ET DE VISIBILITÉ.

Des évaluations minutieuses ont conduit à la décision de se concentrer sur une seule marque. A la base de ce choix se trouve la nécessité de véhiculer l’identité de l’entreprise avec plus de clarté et de simplicité, d’augmenter l’efficacité de la communication et d’assurer une plus grande visibilité, en évitant les dispersions et les incohérences. Les passionnés et les professionnels auront un point de référence unique, pour vivre une expérience renouvelée et plus profonde de C.A.M.P. : un lien basé sur l’identification aux valeurs de la marque. « Les bénéfices de cette opération seront tangibles pour tous nos clients, avec des effets à la fois à court et – surtout – à long terme, puisque des changements de cette ampleur projettent leur validité, leur force et leur éclat dans le temps », poursuit Eddy Codega. « Le processus a été long et complexe, et l’objectif de créer une nouvelle marque unique et distinctive – composée d’un pictogramme, d’un logo et d’un slogan – à la fois pour l’alpinisme, la montagne et pour la sécurité au travail, a été pleinement atteint ».

LE PICTOGRAMME : UN DON DE LA NATURE.

Le pictogramme, moteur graphique du rebranding a été un véritable cadeau de la nature, il est né du l’arrière plan sur lequel se détachent Premana et sa vallée : un élément original et très représentatif de C.A.M.P., une image familière et quotidienne – les montagnes culminantes du Val Varrone – interprété et représenté avec un design moderne et en même temps respectueux de l’histoire. Le pictogramme est un exercice graphique de haute école qui suggère d’emblée à chacun le dénominateur commun des deux divisions de C.A.M.P. : la verticalité. «Parce que la verticalité est la perspective que nous regardons et dans laquelle nous agissons », explique le président Codega. « Tout ce que nous concevons et construisons est confronté à cette dimension. La verticalité est un contexte qui nous apprend à viser haut mais en même temps nous incite à « garder les pieds sur terre », en termes pratiques et d’idéaux ».

LE LOGO : DERRIÈRE CHAQUE LETTRE UN MONDE À DÉCOUVRIR.

En alternance et en harmonie avec le pictogramme, le nouveau logo est linéaire, épuré et immédiatement reconnaissable. Son lettrage clair, fluide et continu offre assurément une sensation de mouvement et de fraîcheur. Il suggère également la continuité qui distingue toute l’histoire de C.A.M.P., de la première à la quatrième génération de la famille Codega, s’intégrant parfaitement dans le processus de redéfinition de la marque. Une nouveauté importante est l’introduction de la ponctuation le long du lettrage, pour souligner sans équivoque que C.A.M.P. est un acronyme et que derrière chaque lettre il y a un mot et un monde à découvrir : celui de « Costruzione Articoli Montagna Premana » (Construction Articles Montagne Premana).

LE SLOGAN : “EVOLUTIONARY”, POUR RACONTER UNE ENTREPRISE QUI CHANGE.

“Evolutionary” a été choisi car il incarne C.A.M.P., puisqu’il représente l’évolution passée de l’entreprise et l’esprit avec lequel l’avenir sera affronté, tant au niveau des produits que du marché et de la gestion. ” Evolutionary” est un mot plein de sens qui renvoie à l’image d’une transformation lente mais inéluctable, continue et constante telle qu’elle a été et telle qu’est l’histoire de C.A.M.P. C’est un mot international, facile et intuitif pour tous, qui accompagnera cette phase de lancement.

EN RÉSUMÉ

C.A.M.P. s’ouvre donc sur l’avenir avec une marque unique pour se donner une image unique, distinctive et indubitable. Avec un logo où le pictogramme est un don de la nature, qui rappelle les racines de l’entreprise et renvoie à sa dimension verticale. Avec un lettrage clair et ponctué pour souligner une fois de plus la dimension historique et la mission, qui réside précisément dans l’acronyme “Costruzione Articoli Montagna Premana”. Avec un slogan qui embrasse le passé, le présent et surtout l’avenir. Et avec deux divisions, Outdoor et Work, qui définissent l’horizon dans lequel opère une réalité qui n’a pas eu peur d’affronter un changement radical, et est pleinement illustrée dans la publication de la “C.A.M.P. Corporate Identity”.

CALENDRIER

Les produits avec le nouveau logo seront disponibles à partir de début 2022. Le rebranding n’impliquera aucune modification technique des articles déjà dans le catalogue, à la fois Outdoor et Work, qui maintiendront toutes leurs caractéristiques inchangées.

POUR EN SAVOIR PLUS

« Il est vraiment difficile de condenser en quelques paragraphes tout ce que représente et implique le rebranding de C.A.M.P. », conclut Eddy Codega. « J’invite donc tous ceux qui veulent en savoir plus, qui veulent découvrir les détails de cette aventure entrepreneuriale, à nous contacter sans hésiter : nous sommes prêts à répondre à toute question et à satisfaire, avec divers outils créés spécialement, tous les besoins des professionnels de l’information ».

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Reprendre l’escalade après une longue pause, nos astuces!  

28 Juil

Ça y est, vous êtes prêt à reprendre la grimpe après une pause plus ou moins volontaire ? Sachez que ce moment est essentiel : votre reprise va donner votre rythme pour la suite, pour beaucoup de raisons. C’est d’autant plus le cas si vous venez de vous rétablir d’une blessure ou d’un traumatisme, car votre corps et votre esprit risquent de ne pas réagir de la même manière. On vous explique tout et on vous prodigue des conseils dans cet article.  

 Prendre le temps est essentiel  

Avant toute chose, gardez en tête qu’il ne s’agit pas d’une compétition. Reprendre la grimpe après une longue pause, notamment de plusieurs semaines ou plusieurs mois, nécessite toute votre attention. Il faut donc prendre votre temps pour arriver progressivement à vos objectifs. Commencez donc petit : de petits objectifs, de petits pas, une reprise en douceur en d’autres termes. Cela est essentiel pour permettre cet ajustement entre votre corps et votre esprit, qui vont vous dicter deux choses différentes.  

Par exemple, la peur du vide ou la peur de tomber peut revenir au galop, et vous paralyser dans des situations pour lesquelles vous n’auriez eu aucun souci auparavant. Ne négligez pas l’impact de cette pause sur votre mental, et prenez le temps de vous ré apprivoiser en cours de grimpe.  

Armez-vous des bons outils  

Si votre mental sera sans doute votre meilleure arme pour lutter contre ces nouvelles peurs, ce sera aussi votre allié pour reprendre en douceur. Il faudra également vous réhabituer à votre matériel de grimpe indispensable, et à votre environnement. Pour cela, partez grimper en groupe : c’est toujours mieux pour réussir à se « remettre dans le bain ». Vous pourriez vouloir recommencer seul, afin d’éviter le regard des autres et aussi vous tester, mais ce n’est pas une bonne option.  

En parallèle, prenez avec vous du matériel en cas de blessures. Pour les blessures superficielles ou les douleurs par suite d’un choc, vous pouvez utiliser des produits à base de CBD, désormais très populaires chez les grands sportifs, comme l’huile de CBD. Cette dernière, appliquée localement, permet de soulager les douleurs musculaires. N’oubliez pas votre trousse de secours habituelle pour traiter d’éventuelles plaies ouvertes ou bosses.   

Mettez la préparation au cœur de vos préoccupations  

Toute reprise nécessite du temps, mais aussi de la préparation, notamment physique. Même si vous avez continué à vous entraîner, il n’est pas impossible que vous ressentiez d’importantes courbatures après votre premier jour : c’est normal, mais c’est à surveiller. Par conséquent, un entraînement sportif en amont, et en aval, de votre séance, est conseillé. Alliez musculation pour dynamiser votre tronc ainsi que vos bras et natation pour un travail du corps en douceur.  

Aussi, ne négligez pas l’importance de l’échauffement pour votre reprise, ainsi que les étirements en fin de séance. Avec le ramassage des cordes et du matériel, c’est une étape qui s’oublie facilement, mais restez attentif à cela, surtout pour une reprise.  

Patience et persévérance seront vos meilleurs alliés pour votre reprise !  

 

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Calendrier prévisionnel national pour la saison 2021/2022

28 Juil

Mise en ligne de la première version du calendrier prévisionnel national des coupes de France et championnats de France d’escalade pour la saison 2021/2022.

Voici la première mouture des rendez-vous nationaux de la saison prochaine !

Certains lieux sont encore à confirmer, le département compétition est en relation avec les organisateurs des dates encore manquantes.

Une seconde version complétée sera mise en ligne dans les prochaines semaines.

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Janja Garnbret et Adam Ondra seront-ils intouchables aux jeux olympiques de Tokyo?

28 Juil

À quelques jours du lancement des premiers jeux olympiques de l’histoire pour l’escalade, tout le monde se demande qui va bien pouvoir décrocher l’or. Quand on en discute à droite à gauche, deux noms, et pas n’importe lesquels, ressortent régulièrement: Adam Ondra chez les hommes et Janja Garnbret chez les femmes.

Qui pour détrôner la reine Garnbret?

Commençons donc par le cas Garnbret, certainement l’une des grimpeuses les plus polyvalentes de cette génération, et pour preuve: n°1 mondiale en difficulté en 2018, puis n°1 mondiale en bloc l’année suivante en 2019. Clairement, Janja Garnbret fait parti de ces pépites qu’on ne croise pas tous les jours, et sur ces jeux olympiques elle est l’une des seules, voire la seule à pouvoir prétendre de gagner deux disciplines sur trois, la diff et le bloc, ce qui lui permettrait de devenir la première championne olympique de l’histoire. Mais n’oublions pas que sur les JO, tout peut arriver, alors malgré son statut d’ultra favorite, quelles sont les grimpeuses capables de venir “perturber” la Slovène dans ses plans?

© IFSC

Akiyo Noguchi. Si il y en a une qui se rapproche de la polyvalence de Janja Garnbret, c’est bien la japonaise Akiyo Noguchi. Très puissante en bloc et bourrée de résistance, elle est capable de gagner une coupe du monde de bloc et le lendemain une étape de diff. Moins régulière et dominatrice que Garnbret, c’est son expérience qui pourrait faire la différence. Du haut de ses 32 ans, elle participait à sa première étape de coupe du monde en 2007 à Sofia (Bulgarie), et terminait sur la seconde marche du podium. Depuis, elle est montée 63 fois sur le podium d’une étape de coupe du monde (bloc et diff confondu), et terminait 2ème du combiné lors des derniers championnats du monde à Innsbruck en 2019! Avec une carrière déjà exceptionnelle, la japonaise pourrait bien vouloir y ajouter un nouveau titre, d’autant qu’elle jouera à domicile!

Brooke Raboutou. Comme vous avez pu le remarquer, l’équipe américaine est plus en forme que jamais cette année, et Brooke ne déroge pas à la règle… Elle nous a démontré qu’elle était affutée et qu’elle était montée en puissance. Si son niveau physique semble un cran en dessous Janja ou Akiyo, elle n’a rien à perdre, et sa polyvalence en bloc et en difficulté pourrait faire la différence pour un podium, voir l’or… Il faudra donc garder un oeil sur elle tout au long de la compétition.

Jessica Pilz. Ce serait un coup de poker de miser sur l’Autrichienne, cette dernière s’étant blessée à la poulie lors de la première étape de coupe du monde de Salt Lake City. 17ème des championnats du monde du combiné en 2019 à Innsbruck, elle passait clairement à côté, notamment sur l’épreuve de bloc où elle prenait la 33ème place. Si nous la considérons comme une rivale sérieuse c’est qu’elle reste capable de monter sur les podiums de coupe du monde de bloc et de diff. À Tokyo, Jessica Pilz est capable du pire comme du meilleur, et dans ce dernier cas, les autres n’auront qu’à bien se tenir.

Shauna Coxsey. Bien que ce soit un gros pari, attention à la bloqueuse Britannique qui pourrait elle aussi venir surprendre les meilleurs. Malgré sa 36ème place sur l’étape de coupe du monde de bloc de Salt Lake City, on peut s’attendre à tout. Rappelez vous lors des championnats du monde du combiné en 2019, elle se glissait sur la 3ème marche du podium malgré une saison plutôt ratée. Tout est donc possible, et une surprise n’est pas à exclure, d’autant qu’en vitesse la britannique est loin d’être ridicule…

Rappelons tout de même qu’il ne s’agit que de pronostics, et pour être tout à fait transparent, d’autres grimpeuses sont largement capables de venir jouer dans le haut du classement. On pense notamment à notre française Julia Chanourdie, qui, si elle grimpe sans pression peut venir chambouler la hiérarchie, ou encore Anouck Jaubert qui, malgré sa blessure récente, peut venir gagner la vitesse et ainsi se classer parmi le top niveau mondial du combiné.

La polyvalence, meilleure arme pour le podium?

Oui et Non… Clairement être polyvalent ne suffira pas en ce sens qu’un grimpeur peut terminer 3ème dans les 3 disciplines et ne pas monter sur le podium du combiné! Pour avoir toutes les chances de monter sur le podium, voir de viser l’or, il faudra être polyvalent certes, mais tout en étant capable de remporter l’une des disciplines…

À l’inverse gagner une discipline et terminer dernier de la finale dans les deux autres peut permettre d’aller chercher une 4ème voir une 3ème place en fonction du résultats des autres, mais ce sera trop juste pour viser l’or.

Avec ce constat, les mieux placés pour remporter ces premiers jeux olympiques sont donc les bloqueurs et les diffeux qui sont capables de gagner leur discipline de prédilection tout en allant chercher une bonne place dans l’autre. Les grimpeurs de vitesse pourront bien se classer en remportant leur discipline, mais étant souvent loin du niveau en bloc et en difficulté, l’or semble bien compromis pour eux.

Ondra saura-t-il relever le défi des JO?

Si pour Janja, il est assez évident de miser sur elle pour l’or olympique, chez les hommes, la superstar Adam Ondra aura tout de même du fil à retordre avec de nombreux concurrents ultra polyvalents et capables de gagner une voir plusieurs disciplines… Mais ne nous y trompons pas, Ondra a mis de côté la falaise depuis deux ans pour se préparer au mieux pour ces JO, et il compte bien ramener une médaille d’or à son pays!

© IFSC

Tomoa Narasaki. C’est simple, sur les derniers championnats du monde qu’il remportait brillamment, il nous a démontré qu’il était capable de faire de très gros scores dans toutes les disciplines. Pour preuve il terminait 2ème en diff et en vitesse et 1er en bloc! Et au regard de ses derniers progrès en vitesse (nouveau record à 5,72), il pourrait bien enfoncer encore le clou! Concrètement, ce sera un duel au sommet avec Adam Ondra, et pour s’assurer de monter sur la plus haute marche, deux victoires dans deux disciplines ne seront pas de trop…

Jakob Schubert. Avec deux podiums cette saison, un en bloc et l’autre en diff, Jakob Schubert est également un sérieux prétendant au titre olympique. Fort de son expérience, et avec un mental redoutable, il ne se laissera pas déstabiliser et pourrait venir chahuter les autres cadors du classement. Il sera d’autant plus motivé que du haut de ses 30 ans, les jeux de Tokyo pourraient bien être les premiers et les derniers de sa carrière.

Alex Megos. Difficile de se prononcer sur le prodige Allemand qui est capable du meilleur comme du pire. Le potentiel est là, et la capacité à gagner l’épreuve de difficulté également. Pour le bloc ce sera un peu plus difficile, quoique le style pourra jouer, ou non, en sa faveur. En vitesse, l’Allemand ne gagnera pas beaucoup de point, et il devra donc absolument remporter l’épreuve de difficulté pour espérer accrocher le TOP 3.

Côté Français, Bassa Mawem mise tout sur la vitesse pour tenter d’accrocher le podium, la stratégie est simple et limpide. Pour son frère, Micka Mawem, il devra faire preuve d’une grande polyvalence tout en accrochant une très bonne place (Top 2) dans l’une des disciplines.

Et maintenant à vous de jouer dans les commentaires, quels sont vos pronostics? Qui voyez-vous en or chez les femmes et chez les hommes? On attend vos analyses!

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La liste des grimpeurs sur ces premiers JO de l’histoire de l’escalade

27 Juil

Ils seront 20 hommes et 20 femmes à tenter de décrocher ce premier titre olympique. Découvrez ci-dessous les grimpeuses et grimpeurs qualifiés pour les jeux, dont les tricolores Bassa Mawem, Micka Mawem, Julia Chanourdie et Anouck Jaubert…

– FEMMES –

Akiyo Noguchi
Japon
32 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

Janja Garnbret
Slovénie
22 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

Shauna Coxsey
Grande Bretagne
28 ans

Spécialité(s):
Bloc

Aleksandra Miroslaw
Pologne
27 ans

Spécialité(s):
Vitesse

 

Miho Nonaka
Japon
24 ans

Spécialité(s):
Bloc

Petra Klingler
Suisse
29 ans

Spécialité(s):
Bloc

 

Brooke Raboutou
USA
20 ans

Spécialité(s):
Difficulté

Jessica Pilz
Autriche
24 ans

Spécialité(s):
Difficulté

`

Anouck Jaubert
France
27 ans

Spécialité(s):
Vitesse

Chaehyun Seo
Corée
17 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Mia Krampl
Slovénie
21 ans

Spécialité(s):
Difficulté

Julia Chanourdie
France
25 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Iuliia Haplina
Russie
28 ans

Spécialité(s):
Vitesse

Kyra Condie
USA
25 ans

Spécialité(s):
Bloc

 

Laura Rogora
Italie
20 ans

Spécialité(s):
Difficulté

Yiling Song
Chine
20 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Alannah Yip
Canada
27 ans

Spécialité(s):
Bloc

Oceania Mackenzie
Australie
19 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Viktoriia Meshkova
Russie
20 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

Erin Sterkenburg
Afrique du Sud
18 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

– HOMMES –

Tomoa Narasaki
Japon
25 ans

Spécialité(s):
Bloc

Jajob Schubert
Autriche
30 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

Rishat Khaibullin
Kazakhstan
25 ans

Spécialité(s):
Vitesse

Kai Harada
Japon
22 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

Mickael Mawem
France
30 ans

Spécialité(s):
Bloc

Alexander Megos
Allemagne
27 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Ludovico Fossali
Italie
24 ans

Spécialité(s):
Vitesse

Sean McColl
Canada
33 ans

Spécialité(s):
Difficulté

`

Michael Piccolruaz
Italie
25 ans

Spécialité(s):
Bloc

Jongwon Chon
Corée
25 ans

Spécialité(s):
Bloc

 

Adam Ondra
République tchèque
28 ans

Spécialité(s):
Bloc et Difficulté

Bassa Mawem
France
36 ans

Spécialité(s):
Vitesse

 

Jan Hojer
Allemagne
29 ans

Spécialité(s):
Bloc

YuFei Pan
Chine
21 ans

Spécialité(s):
Difficulté

 

Alberto Gines Lopez
Espagne
18 ans

Spécialité(s):
Difficulté

Nathaniel Coleman
USA
24 ans

Spécialité(s):
Bloc

 

Aleksey Rubstov
Russie
32 ans

Spécialité(s):
Bloc

Colin Duffy
USA
17 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

Tom O’Halloran
Australie
29 ans

Spécialité(s):
Difficulté

Christopher Cosser
Afrique du Sud
20 ans

Spécialité(s):
Bloc et difficulté

 

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  • # Univers compétition

Inscriptions ouvertes pour l’Open International de Psicobloc by Urban Elements 2021

23 Juil

La 7ème édition d’URBAN ELEMENTS se tiendra les 18-19 septembre 2021 sur l’esplanade du J4 à Marseille. On y retrouvera le traditionnel Open International de Psicobloc dont les inscriptions sont désormais ouvertes.

Accessible aux professionnels comme aux amateurs, le contest de psicobloc by URBAN ELEMENTS permet aux débutant de rencontrer et/ou défier leurs idoles de la grimpe sur un spot insolite.

Cette année, l’ouverture des voies sera assurée par Francois Kaiser, Gerome Pouvreau, Axel Ballay, et Florence Pinet. Des noms qui ont marqué l’histoire d’Urban Elements et de la grimpe en général par leurs palmarès respectifs.

Alors que la billetterie n’est disponible que depuis quelques jours, nous pouvons déjà compter sur des compétiteurs de Paris, Mulhouse, Toulouse, Lyon, Grenoble, Valence, Nice, Marseille … et même de Grande Bretagne !

Pour permettre à tous de découvrir la discipline, URBAN ELEMENTS propose des initiations sur des murs de 5 mètres. Idéal pour ceux qui ne se sentent pas prêts à se mesurer au mur géant !


 INFOS CONTEST 

  • Qualifications le samedi 18 septembre de 13h à 17h
    8 psicoblocs (3 essais par blocs)
    Bloc réussi au 1er essai = 3 pts, 2nd = 2 pts, 3ème = 1pt, Non-réussi = 0pts
  • Phases finales le dimanche 19 septembre de 14h à 16h À partir des 1⁄4 de finales : difficulté

Accessible à partir de 12 ans, le contest se divise en 5 catégories :

  • U14 : 12 et 13 ans
  • U16 : 14 et 15 ans
  • U18 : 16 et 17 ans (possibilité de sur-classement)
  • Femmes : 17 ans et +
  • Hommes : 17 ans et +

Calendrier Officiel : NON
Niveau : International
Accessibilité : Amateurs et experts (du 5 au 8)
Hauteur maximum des voies : de 5 à 15 mètres
Récompense : Price Money / Dotation à la discrétion de l’organisateur

Attention : le nombre de places est limité aux 100 premiers dossiers complets


 INFOS PRATIQUES 

  • Date : samedi 18 et dimanche 19 septembre 2021 Lieu : Esplanade du J4, 13002 Marseille
  • Tarif : 29€ (hors frais de billetterie)
  • Inscriptions : www.urban-elements.fr/inscriptions

Réseaux :

 PARTENAIRES PRINCIPAUX 

Au Vieux Campeur
La Région Sud
Métropole Aix Marseille Provence

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  • # Actualités PG

TAB: résultats des qualifications seniors femmes et hommes

23 Juil

Comme chaque année le TAB frappe sur la place du Quartz de l’Argentière la Bessée. Si souvent quelques internationaux viennent se frotter aux blocs proposés, cette année une invité de marque était présente, l’américaine Natalia Grossman, la grimpeuse en forme de la saison avec d’ores et déjà 2 victoires en coupe du monde…

La bataille sera rude, d’autant que notre française Oriane Bertone est également présente et compte bien ne pas laisser s’envoler la victoire même si Natalia a pris un ascendant psychologique en qualifications en étant la seule à toper tous les blocs.  On retrouvera en finale à leurs côtés 3 autres françaises, Naile Meignan, Fanny Gibert et Flavy Cohaut ainsi qu’une Italienne Camilla Moroni.

Chez les hommes, c’est Paul Jenft qui prend les commandes des qualifs avec 30 blocs sur 32 réalisés. Il sera accompagné en finale par 4 autres français, Pierre LeCerf, Mejdi Schalck, Noé Moutault et Antoine Girard, ainsi qu’un slovène Anze Peharc.

Les finales de l’open international seniors auront lieu demain, samedi, à partir de 21h à l’Argentier la Bessée.

Résultats femmes

Résultats hommes

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  • # Actualités PG
  • # Univers compétition

Anak Verhoeven de retour sur le rocher avec un 9a à la clé!

21 Juil

Il y a quelques semaines nous vous annoncions que la Belge Anak Verhoeven mettait un terme à sa carrière de compétitrice, sans pour autant arrêter la grimpe puisqu’elle souhaitait se consacrer d’avantage à la falaise.

Un an après sa rupture de poulie lors d’un essai dans l’un de ses projets dans le Verdon, Anak semble donc bien rétablie et de retour dans le haut niveau puisqu’elle vient de cocher un nouveau 9a, en France, au rocher des Brumes (Fournel). Il s’agit de la ligne “La prophétie des grenouilles”: cette voie équipée puis libérée par Yann Ghesquiers en 2010 est une connexion entre “Une Arquée pour un criquet” en 8c et “La Croix de To Loose”, 8b.

Si la voie compte désormais 19 réalisations au total, Anak signe la 2ème ascension féminine après Laura Rogora l’année dernière.

Si dessous, son commentaire à chaud pour PG:

J’étais très contente de finalement pouvoir passer du temps en falaise, après une année bien difficile avec une rééducation de poulie et d’épaule. En février dernier j’avais pu reprendre mes entraînements, 6 mois après l’opération de poulie. Je me sentais très faible, mais je me suis dit que c’était possible de retrouver ma forme et j’ai essayé d’accepter la situation en avançant petit à petit.

Début juillet j’ai pu partir en France pour un peu plus que deux semaines, alors j’ai voulu en profiter ! Je suis allée mettre les doigts dans “La prophétie des grenouilles”, un 9a au rocher des brumes dans les Hautes Alpes. Cette ligne est une sorte de traversée dans un dévers, très chouette à grimper. On commence par une section bien exigeante (le même début qu’un 8c qui s’appelle “Une arquée pour le criquet”), puis on traverse à droite jusqu’à un bon repos qui est suivi par le crux de la voie dans un petit toit, pour ensuite rejoindre la fin d’un 8b.

J’étais un peu surprise de rencontrer un aussi bon repos au milieu d’un 9a, mais je pense que les mouvs durs du crux et la fin bien rési compensent…

Les conditions pour repérer la voie étaient difficiles, avec pas mal de pluie et de vent. Mais après environ 4 ou 5 séances, j’ai réussi à trouver les méthodes qui marchaient bien pour moi. Je n’étais pas encore dans la meilleure forme de ma vie, mais je sentais que j’étais capable de faire cette voie. Le temps que j’avais à passer en France m’a apporté un peu d’incertitude… il me restait encore deux jours. Alors c’était un soulagement quand j’ai enchaîné la voie l’avant veille de mon départ. C’était mon premier essai “redpoint”, la première tentative pour faire tous les mouvs d’affilé.

J’espère pouvoir repartir en falaise en septembre, à la recherche d’un nouveau projet quelque part en France ou en Espagne. Je suis motivée, c’est sûr !

 

 

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« Biographie », 20 ans déjà!

20 Juil

En 2001, le tout jeune Chris Sharma de l’époque faisait parler de lui en devenant le premier grimpeur à enchainer une voie à la cotation ultime de 9a+. Cette voie, c’est “Biographie”, l’une des plus célèbre ligne au monde, qui a fait et fait encore rêver des générations entières de grimpeurs!

Un peu d’histoire ne fait pas de mal… Équipée par Jean Christophe Lafaille en 1990, il aura donc fallu attendre 11 ans avant la première réalisation. Depuis on compte 18 autres réalisations dont une par une femme, Margo Hayes en 2017. Côté français, ils ne sont que 3 à avoir clipper le relais de cette voie mythique: Sylvain Millet en 2004, Enzo Oddo en 2010 et Seb Bouin en 2020.

Chris Sharma se souvient…

Aujourd’hui, cela fait 20 ans que j’ai fait la première ascension de “Biographie” 9a+ (5.15a) à Céuse. L’ascension de cette ligne a été une étape importante dans ma vie et dans mon parcours de grimpeur. En fait, cette ligne m’a vraiment montré à quel point ces deux choses étaient liées. L’escalade est en fait bien plus qu’un sport mais un moyen de réalisation de soi (d’où le nom de la voie à la base “Realization”). Maintenant, à 40 ans, c’est dingue de penser à cette époque et à la façon dont les choses se sont déroulées depuis. Je suis vraiment reconnaissant pour toutes les expériences de vie comme celle-la que j’ai pu vivre, les amitiés construites en cours de route, et d’être toujours aussi passionné par l’escalade qu’il y a 20 ans ! J’ai hâte de revenir à Céuse pour rendre hommage et renouer avec d’autres lignes que j’ai en tête depuis un certain temps. Bravo également à tous les membres de la famille de l’escalade qui m’ont encouragé pendant toutes ces années et m’ont donné l’opportunité de réaliser ces lignes de rêve. Être en mesure d’inspirer les autres à travers ma grimpe a été un immense honneur et a donné un sens plus profond à ma vie au-delà de mes réalisations personnelles. Alors juste merci!

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Tanguy Merard coche son premier 9a+ à Entraygues

20 Juil

Souvenez-vous, début 2020 il réalisait son tout premier 9a en étant le premier à clipper le relais de “Ça chauffe” à Seynes. Depuis, d’autres voies sont tombées sous ses assauts et notamment le 9a “La prophétie des grenouilles” (Rocher des brumes) ou encore “Condé de choc” à Entraygues.

C’est d’ailleurs sur cette même falaise qu’il vient à nouveau de performer en enchaînant “La moustache qui fâche”, un 9a+ très bloc équipé par le local du coin, Yann Ghesquiers. La première réalisation de cette ligne date de 2011 avec Enzo Oddo, et depuis, seulement 3 grimpeurs en sont venu à bout avant Tanguy: Stefano Ghisolfi (2014), Hugo Parmentier (2019) et Seb Bouin (2020).

Voici son commentaire pour PG:

J’ai commencé à essayer cette voie l’année dernière. Pendant le premier confinement, je me suis pas mal entraîné pour “Biographie”, sans réussite,  et en septembre j’ai établi mon nouveau QG à Entraygues où j’ai d’abord réalisé “Condé de choc” avant de mettre les pieds dans “La moustache”. Je bougeais plutôt bien dans la voie jusqu’à ce qu’une prise casse: j’essayais la voie avec Diego Fourbet et Yannis Gautier, et Yannis a cassé une prise clé dans le crux.

Après la casse de cette prise  j’avais plus de mal, je tombais en allant sur cette fameuse prise… et puis la saison à Entraygues s’est vite terminée, en novembre, avec la neige qui a pointé le bout de son nez. Cet hiver, je suis resté dans le Briançonnais, au lycée d’altitude, j’ai fait pas mal de bloc et j’ai pas mal gagné en force. À la fin de l’année scolaire je suis retourné à Céuse pour tenter “Biographie”, et j’ai eu pas mal de soucis de dos, j’ai du faire 3 semaines de pause. Il y a deux semaines j’ai repris la grimpe, je suis retourné dans “La moustache”, et même si c’était dur au début, j’ai rapidement progressé dans la voie en quelques séances, et dimanche c’est finalement passé au premier run! Une journée parfaite car après l’enchaînement, on s’est tous retrouvés à Briançon pour assister aux finales de la coupe du monde et faire la fête, au top!

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Lettre ouverte : les sports de pleine nature menacés

19 Juil

En cette période anxiogène de pandémie, le besoin de nature se fait plus pressant et correspond à une véritable attente de nos concitoyens. Les activités physiques en intérieur étant soumises à des restrictions sanitaires, l’accès du plus grand nombre aux sites naturels permet de favoriser l’exercice d’une pratique sportive salvatrice, en assurant un bien-être physique et mental indispensable en ces temps de réduction de nos espaces de vie.

L’exemple de l’escalade en falaise nous interpelle en ce qu’il illustre les menaces de restriction des pratiques et des accès aux sites pour toutes les activités de pleine nature.

L’augmentation constante du nombre de pratiquants de l’escalade, aujourd’hui plus d’un million, dont la moitié sont des femmes, traduit l’intérêt porté à cette activité sportive, qui croît de 10% par an. Économiquement accessible au plus grand nombre, ce sport rassemble, récompense l’effort et le dépassement de soi, exalte l’esprit de liberté et célèbre la beauté de nos paysages, des blocs de Fontainebleau aux falaises du Verdon en passant par les Calanques. De plus, nos 2500 sites naturels d’escalade représentent un intérêt touristique majeur pour certains départements et attirent chaque année de nombreux grimpeurs français et étrangers, contribuant à la valorisation de nos territoires.

Or, les pratiques sportives en milieu naturel sont gravement menacées pour des raisons juridiques qui nous amènent à souhaiter une intervention urgente du législateur.

En droit français, on est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par des choses « que l’on a sous sa garde » (article 1242 du code civil). Or, depuis un arrêt récent de la cour d’appel de Toulouse (21 janvier 2019), confirmé par la Cour de cassation, la jurisprudence considère que le propriétaire de la falaise d’escalade, ou son gestionnaire, sont les « gardiens » de celle-ci et donc responsable, sans aucune faute de leur part, en cas d’accident. Il s’agissait en l’espèce de la chute d’une écaille de rocher.

Cette décision a sonné comme un coup de tonnerre. Sur les 2500 sites d’escalade, les deux-tiers sont la propriété de collectivités territoriales, le tiers restant sont des propriétés privées. Les uns comme les autres ne peuvent pas courir le risque financier de voir leur responsabilité engagée en cas d’accident quel qu’il soit. Tout récemment, une grande compagnie d’assurance a écrit aux maires dont elle est l’assureur qu’elle entendait résilier les polices d’assurance si la collectivité est propriétaire d’un site d’escalade. Les élus risquent donc d’interdire progressivement les sites au public.


À lire également: Interview exclusive avec la FFME au sujet de la fin du conventionnement des falaises


De son côté, la Fédération française de la montagne et de l’escalade, qui s’efforce depuis 40 ans de développer la pratique, avait conclu plusieurs centaines de conventions de gestion avec des propriétaires publics ou privés, par lesquelles elle se substituait à eux en termes de responsabilité. La fédération étant couverte par son assurance, incluse dans la cotisation de ses licenciés, le mécanisme était rassurant pour tout le monde. Mais le système a volé en éclats avec la nouvelle jurisprudence et la fédération, dans l’impossibilité d’assumer financièrement l’explosion de la prime d’assurances en résultant, a entrepris de dénoncer l’ensemble de ses conventions. On le voit, le risque est grand que dès 2022, des sites naturels d’escalade se voient interdis, au détriment du million de pratiquants et de l’avenir de ce sport.

Nous prenons ici l’exemple de l’escalade mais la plupart des sports s’exerçant en pleine nature sont concernés (canyon, parapente, VTT, randonnée…). Seul le législateur est en mesure d’imposer une solution juridique plus équilibrée. Soit on doit accepter l’idée qu’il existe des risques inhérents à la pratique de ces activités sportives en milieu naturel, de sorte que le « gardien » du site ne soit pas responsable de plein droit si ces risques, malheureusement, se réalisent. Une telle formule présente l’avantage de responsabiliser les usagers tout en atténuant la responsabilité des propriétaires et gestionnaires de sites. On peut aussi aller plus loin et admettre que ces derniers ne doivent voir leur responsabilité engagée que s’ils ont commis une faute. Ce dispositif aurait l’avantage de la clarté, la notion de « garde » appliquée à un site naturel étant par elle-même sujette à caution.

Les collectivités territoriales étant les premières concernées, nous souhaitons que l’examen du projet de loi « 3DS » qui a commencé au Sénat fournisse l’occasion de conjurer la menace qui pèse sur les sports de pleine nature.

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Hugo Parmentier: “Le sport de haut niveau n’est pas une pratique très respectueuse de l’environnement”

19 Juil

Voilà quelques temps que nous souhaitions aller à la rencontre d’Hugo Parmentier, pour parler d’escalade bien sûr, mais également d’un autre sujet qui lui tient à coeur (et nous aussi!), l’écologie, et le rôle que nous avons tous à jouer dans cette quête éco-responsable. 


Salut Hugo ! Pour commencer, comment vas-tu en ce moment ?

Écoute j’ai plutôt la forme (à part une douleur à une poulie depuis deux semaines). Mes cours de kiné sont à peu près fin pour l’année, j’ai donc plus de temps pour grimper et m’entraîner pour les prochaines échéances. Ça fait du bien d’avoir l’esprit libéré. C’est ressourçant de se consacrer qu’à une seule chose.

Tu peux nous faire un retour sur cette première partie d’année 2021 ?

Des centaines de mètres de grimpe avalés, quelques allers-retours en train à Grenoble parfois à la journée, 3 trips à Seynes, pas mal de 8A+/B essayés à Bleau, beaucoup de fatigue accumulée entre février et avril, des pages et des pages de cours englouties et des changements de mes habitudes au quotidien qui s’inscrivent dans la continuité de ma démarche environnementale.

Quels sont tes projets / objectifs sur ces prochains mois en exté et en compétition ?

Les coupes du monde de Chamonix et Briançon étaient mes principaux objectifs du début d’été. J’ai la sensation d’être capable de mieux m’exprimer cette année. Physiquement je pense avoir progressé, par contre il faut que je trouve le bon état d’esprit pour optimiser et aller au bout de mes capacités le jour J.

Après je vais retourner au Grand Capucin en espérant avoir plus de chance au niveau de la météo, la “Voie Petit” nous attend avec mon pote Martin.

Et la “Rage d’Adam” est l’objectif pour la fin de l’été.

Depuis quelque temps, on te voit énormément sur le rocher, et un peu moins en résine, je me trompe ?

C’est vrai dans le sens où je participe à beaucoup moins de compétition par rapport à mes années jeune. Mais la réalité c’est que depuis mon passage en senior j’ai beaucoup de mal à me qualifier en équipe de France. Je n’ai encore jamais fait de coupe du monde de bloc et aucune en diff à part Chamonix et Briançon… si tu me demandes pourquoi, je te dirais que le niveau est beaucoup plus élevé et les places plus chères. Aussi, mes motivations ont un peu changé et mon cœur est tiraillé entre l’outdoor et l’indoor. Mon entraînement n’est pas exclusivement dédié aux compétitions et en grandissant j’ai perdu le cadre qu’offrait mes séances au club, avec un groupe motivé et des sessions dictées par la main de fer du coach. Je te dirais aussi que c’est une période où je me cherche encore, je n’ai pas trouvé un équilibre parfait indispensable pour avoir un état d’esprit serein et enclencher le cercle vertueux de la réussite.

En suivant un peu tes réseaux et notamment ton compte insta, on se rend compte que tu partages régulièrement des storys liées à l’écoresponsabilité. En quoi ce sujet te tient-il à cœur ?

A l’adolescence, j’ai été bien bousculé en prenant conscience que l’homme avait un impact énorme sur son environnement et qu’il détruisait son habitat sans vraiment comprendre la gravité et les conséquences que cela pouvait avoir. Aujourd’hui, je comprends que l’homme a du mal à réaliser la réalité du dérèglement climatique.

Malheureusement les dirigeants politiques ne prennent pas les mesures qu’il faut pour inverser la tendance ou en tout cas pas assez rapidement pour éviter le drame climatique.

En partageant des informations sur le climat/ la biodiversité, etc. j’espère sensibiliser autour de moi sur l’urgence climatique. Ça me fait du bien car j’ai l’impression de participer au changement. C’est un sujet qui m’anime, je trouve ça sympa d’apprendre de nouvelles manières de faire, j’aime m’intéresser aux enjeux de notre époque. C’est une passion.

 D’ailleurs tout le monde a son rôle à jouer, chacun pourrait partager les bonnes initiatives ou les bonnes idées qu’il rencontre. En s’y mettant tous on limitera la casse!

Les sportifs dans le monde d’aujourd’hui et de demain n’ont plus le même rôle à jouer qu’avant. Leurs projets et leurs performances doivent s’adapter aux nouvelles normes. Je pense qu’il est important qu’ils prennent en compte l’impact de leur projet et que la société valorise les performances à faible impact.

Bleau, l’un des QG d’Hugo Parmentier.

Comment être un grimpeur de haut niveau, sans en oublier d’être un citoyen écoresponsable ? Au-delà des storys que tu partages à ta communauté, comment agis-tu au quotidien pour apporter ta pierre à l’édifice ? As-tu des petits tips à nous partager ?

Le sport de haut niveau n’est pas une pratique très respectueuse de l’environnement : déplacements très réguliers pour s’entraîner, utilisations d’outils ou d’infrastructures à l’impact élevé, compétitions …

Par exemple, les JO ou la Coupe du monde de foot sont des évènements ultra polluants : de la construction des infrastructures, aux goodies distribués en passant par le déplacement des quatres coins du monde des athlètes, de l’organisation et du public.

En terme d’alimentation par contre les deux vont de paire, il faut apporter à son corps des produits de qualité, des fruits/légumes bio et de saison pour les nutriments, peu/pas d’aliments transformés car on connaît leurs faibles valeurs nutritionnels et les risques sur la santé qu’ils induisent.

Aujourd’hui de plus en plus de grand sportifs (Novak Djokovic, Killian Jornet, Venus Williams….) se sont tournés vers une alimentation végétale, ils disent se sentir mieux dans leur corps, avoir réduit leur nombre de blessure…

Le film Netflix “The Game Changers”, bien qu’un peu subversif, a beaucoup fait parlé de lui en éclairant sur les bienfaits de l’alimentation végétale sur les performances sportives.

L’alimentation est une des principales causes des émissions de gaz à effet de serre. Ce secteur à un gros impact sur l’environnement (déforestation, appauvrissement des sols etc.). 2 petites informations à retenir, au Brésil :

  • La déforestation a pour principal but de cultiver du soja à destination des animaux d’élevages (bovins, poulets, cochons, etc.) et pour cela un terrain de foot est abattu toutes les 7 secondes ! (Source : all4trees : https://all4trees.org/dossiers/deforestation/causes/agriculture-commerciale/soja/)

  • Un hectare de terre peut nourrir 50 végétariens pour 2 carnivores. (Source : Marc Dufumier, agronome)

Finalement manger plus de légumes ça a de l’impact sur la santé et sur l’environnement : c’est tout bénéf.

Je choisis donc d’acheter quasi exclusivement des légumes et des fruits (au mieux locaux et bio) et des céréales/graines/légumineuses (riz, lentilles, quinoa, pois chiche, amande, noix, fruits secs en vrac) qui contiennent pour certaines beaucoup de protéines! Concernant la viande, j’en mange et en achète assez peu. Je valorise la qualité à la quantité, je boycotte le jambon/lardon en barquette.

Le sujet de l’alimentation amène aussi un autre sujet qui me tient énormément à cœur : les emballages et les déchets plastiques. Je me bats contre les emballages et les déchets : Acheter tous les midis une salade dans une boîte en plastique (que je jetterai dans l’heure) ? Ou remplir mon tupperware de mon plat de la veille? Mon choix est vite fait : je mange mieux, j’économise de l’argent et je pollue beaucoup moins.

De manière générale je ne suis pas un gros consommateur !  Tendre vers la décroissance est sûrement le meilleur moyen pour réduire son impact.

Quelques tips : 

  • limiter l’achat de produits neufs, aller vers des achats de produits d’occasion.

  • Privilégier les boîtes en verre et les emballages carton aux emballages plastiques. (seulement 9% du plastique qui a été produit a été recyclé)

  • Quand je pars en voyage (train/ voiture/ balade) je remplis systématiquement ma gourde d’eau, ça me permet d’économiser 2 euros et un déchet inutile (bouteille d’eau dans une station service par exemple).

  • Faire sa lessive maison est un jeu d’enfants et permet d’économiser des emballages de produits ménagé (et de l’argent!). Il y a d’autres produits que l’on peut faire soit même.

  • J’ai des couverts dans mon sac de grimpe ça m’évite de prendre des couverts à usage unique si je mange à emporter.

  • Faire un composte pour booster ses plantations.

  • Pour les déplacements ce n’est pas facile. À Paris on a la chance d’avoir des transports en communs du coup je les privilégie à la voiture. Ps: Le combo trottinette + transports est super pratique pour moi ! Mais il y a aussi le vélo ! En ville c’est le moyen de transport le plus rapide aux heures de pointe (en plus on fait du sport).

  • Avoir des sacs/ sacs en toile pour faire les courses. Pour les fruits/légumes ou n’importe quel achat ça évite les sacs plastiques. Pour plus d’infos, il y a aussi ce documentaire arté : https://www.arte.tv/fr/videos/077392-000-A/plastic-partout/

Comme tu le disais, les voyages font souvent partie intégrante du grimpeur pro, que ce soit pour se rendre sur les compétitions à l’autre bout du monde ou sur la falaise à la mode à 2000 km de chez soi, n’est-ce pas un frein pour toi quand on connaît l’impact de ces déplacements ?

C’est une sacrée question. Aujourd’hui je me limite dans mes voyages, surtout en avion. C’est sûr qu’aller en Grèce grimper pour une semaine ou découvrir 10 jours la Norvège est alléchant mais en limitant mes trajets j’ai pu explorer les perles que regorge la France, il y en a pour plusieurs vie avant d’avoir testé les meilleurs spots Français, et enchaîné toutes les voies majeures. On a vraiment de la chance! En plus avec nos pays limitrophes comme la Suisse et l’Italie on n’ est pas en reste.

Ces 2 dernières années je suis resté en France pour grimper. L’été dernier, j’ai réduit drastiquement les allers-retours entre les spots de grimpe, mais ça n’a pas vraiment été bénéfique pour mes performances. Cette année je vais essayer de trouver un équilibre entre l’utilisation de la voiture et une préparation efficace pour mes projets. Habitant à Paris, je privilégie les trips train – rejoindre les copains dans le sud – finir en voiture.

Je ne m’interdis pas de prendre l’avion mais je préfère attendre le bon moment pour découvrir Rockland ou retourner au Yosemite. Pour la Grèce ou la Norvège j’aimerai y rester longtemps et rentabiliser le billet, voir y aller en voiture pour un gros road trip.

Si tu vois un grimpeur au pied d’une falaise jeter son strap par terre, il se passe quoi dans la tête d’Hugo Parmentier ?

Ça n’arrive pas souvent, heureusement, parce que franchement je pète un câble…

Non je rigole, plutôt je vais aller voir la personne et lui dire que c’est pas très sympa et qu’on aimerait tous profiter de la nature et d’un lieu propre. Voir juste aller ramasser son strap devant lui. Perso j’aurai un peu honte si quelqu’un me faisait ça…

En falaise, je fais des tours pour ramasser les déchets, j’ai une poche à déchets dans mon sac de grimpe ou dans la poche arrière de mon pantalon. C’est quand même mieux qu’une voiture propre…. une falaise propre. Respecter notre terrain de jeux et les autres usagers est important pour pérenniser l’escalade en extérieur. Je pense que c’est aussi une bonne base pour vivre en société.

On pourrait penser que les grimpeurs ont une vision assez écoresponsable, leur terrain de jeu se trouvant en espace naturel. Quel est ton avis là-dessus ?

Je pense qu’il y a une grosse variété de profils et qu’on a tous beaucoup de contradictions. A la fois, le grimpeur a un mode de vie simple, pas trop dépensier, passe ses journées en falaise/salle, à se fighter ou chiller sur le caillou, mais il peut en même temps prendre l’avion 3 fois dans l’année, faire des allers-retours continus pour aller essayer son projet le week end et se gaver de voie sans forcément participer au renouvellement et entretien des sites, ou penser à l’impact environnementale qu’il peut avoir.

Je me sens visé en écrivant ces lignes, je suis le premier à ne pas vraiment m’impliquer pour la communauté. Je me considère égoïste et participe à “l’égoïsme du grimpeur”, sous toutes ses formes. Aujourd’hui, j’essaye de m’améliorer en me renseignant et en faisant ce que je peux pour être en accord avec mes valeurs.

L’explosion du nombre de pratiquant est une chance pour l’économie de l’escalade mais cela va aussi augmenter la fréquentation dans des sites naturels fragiles.

La connaissance et la conscience de notre impact sur le milieu naturel sont plus que jamais importantes pour que tout le monde puisse continuer à grimper sur des sites autorisés, des sites et des voies propres, tout ça dans la bonne humeur.

Un dernier mot à ajouter ?

J’espère ne pas avoir un discours de donneur de leçon car je suis loin d’être le mieux placé pour parler. J’aimerai juste profiter de ma passion sur ces questions pour informer autour de moi et essayer de changer à mon échelle les comportements.

Le dérèglement climatique est une réalité prouvée. Ses conséquences bien que souvent marginalisées par des +X °C ne sont pas forcément palpables au quotidien mais la réalité est que l’espèce humaine aura beaucoup de mal à subsister tel qu’on la connaît sur une planète dont les terres arables auront diminué de moitié et où les températures estivales frôleront régulièrement les 50°C. Et ça, dès 2025-30. (Les condis seront pourries en plus)

Nous avons chacun notre rôle à jouer, faisons de notre mieux !

Pour m’informer, je suis sur instagram des personnalités/ associations/ collectifs qui donnent des infos aux données vérifiées et simplifiées :

  • Onestpret (info)

  • Datagora (info décrypté)

  • Grainedepossible (jeune activiste qui partage des actualités et des actions de mobilisation pour le climat)

  • Girlgogreen (info et tips écologique)

  • Greenspit et Rockclimbers (association qui vivent des dons/adhésions pour entretenir et rééquiper les falaises)

  • Actforsummits (association de grimpeur/alpiniste engagé pour le climat).

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Nouvelle FA en 9a pour Pierre Le Cerf qui coche “Alone”

15 Juil

C’est à nouveau dans le sud est de la France que Pierre Le Cerf réalise une très belle performance en falaise. Il se paye une nouvelle FA dans le 9ème degré avec “Alone” qu’il estime à 9a, un gros mois après sa précédente FA “Just two fix” en 9a/9a+.

Voici son récit…:

Deux nouvelles voies dans le neuvième degré en une semaine !! J’explique… Après ma première first acsent avec « just two fix » le 1er juin, je me suis remis à l’entraînement après avoir un peu soufflé en falaise: 2 semaines de training se sont écoulées et Hop le retour en falaise dans  un nouveau projet de Cédric Lo Piccolo. Celui-ci se trouve dans un site que je ne connaissais pas (« L’arche »), sûrement à cause de la marche d’approche qui dépasse les 20min… ce projet a été une belle leçon de vie parce que les deux premières séances j’arrivais à peine au début du passage dur, je tombais à chaque fois au premier mouvement dur après 35m de grimpe qui peuvent être estimés à 8b+/8c, du coup super chiant… il me manquait de la fluidité, un déclic mental pour certaines parties, une température moins élevée, un peu d’endurance dans les mollets et surtout plus d’endurance longuuuuue dans les bras… je me suis remis à l’entraînement mais j’ai inséré dans ces entraînements un peu d’endurance spécifique à la voie, donc oui je tournais sur le mur de ma chambre 8-10min sous une chaleur, sans m’arrêter… pour m’habituer à ce long effort (franchement parfois c’était pas cool). Je dis « une leçon de vie » parce qu’en à peine deux autres séances dans la voie je finis par enchaîner toute la voie uniquement grâce au temps et à l’envie, alors que cette voie me paraissait beaucoup trop longue, beaucoup trop « chiante » pour persévérer (je suis fainéant), au vu de ces 85 mouvements et 45m de grimpe. L’histoire se termine en 4 séances et 6-7 essais, une histoire finalement courte, tout peut vite arriver dans la vie… Au final c’est une nouvelle voie dans le carnet qui est tout autant incroyable visuellement qu’à grimper. On peut la découper en deux parties, la première, la fameuse partie en 8b+/8c puis le crux de 20 mouvements pour rejoindre le relais. C’est une nouvelle first ascent mais en bonus avec le choix d’un nom, je l’ai appelé « alone » et je lui ai donné comme cotation un 9a très correct !   

Et puis rapidement une deuxième voie dans le 9eme degrés tombe! C’est donc ma 10ème voie dans le 9:  « Asai XXL », un 8c+/9a de 90 mouvements… oui en ce moment c’est la mode du long, vraiment classe qui commence par « Asai » un gros 8c et qui continue dans les maux de la fin un petit 8c… c’est une voie qui se compose de ces deux voies, je connaissais déjà ces deux là, cette connexion m’a pris alors une séance pour clipper le relais …

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Salomé Romain: “Je n’ai pas su piloter la machine correctement en demi-finale”

15 Juil

Alors que l’étape de coupe du monde de Chamonix vient de se terminer, Salomé Romain a accepté de revenir sur sa compétition et plus particulièrement sur sa voie de demi-finale qui l’a stoppée dans son élan. Pourtant, Cocotte, comme on l’appelle dans le milieu, semble bien en canne et au niveau pour entrer en finale de coupe du monde. Peut-être dans quelques jours à domicile sur l’étape de Briançon? À suivre… 

J’avais vraiment un très bon état d’esprit sur cet évènement, ma grimpe était posée, précise. Je me sentais puissante et mes runs en qualifications le confirment. Malheureusement je n’ai pas su piloter la machine correctement en demi-finale. La voie était vraiment d’un niveau très peu élevé, je dirais 8a ou 8a+ maximum, et je n’ai pas su adapter mon escalade à ce niveau. C’est à dire que j’ai grimpé comme en qualification : dynamique, engagé… Cela m’a permis d’engloutir les 3/4 de la voie sans difficulté, mais là haut, lorsqu’il a fallut justement poser son escalade, changer de rythme, changer de style, je n’ai pas su le faire et cela m’a valut la chute alors que j’étais encore bien fraîche. La voie était trop facile, les ouvreurs en ont bien conscience et le regrettent beaucoup, mais la faute viens principalement de moi… Je me suis tellement entraînée dans des choses dures, d’un niveau d’intensité élevé, que quand je me retrouve dans des voies faciles comme hier soir, je me rends compte que je ne sais plus faire. Il me reste donc à bien adapter les curseurs et piloter la machine bien mieux que ça pour la compet’ suivante dans quelques jours.

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Janja Garnbret reine de Villars et une première en or pour Sean Bailey

04 Juil

Nouvelle étape et nouvelle victoire pour la Queen Janja Garnbret, tandis que chez les hommes Sean Bailey confirme sa grande forme du moment en décrochent sa première médaille d’or sur une coupe du monde de difficulté. À noter que l’équipe Américaine semble déterminée à revenir dans le game du très haut niveau en compétition en plaçant 3 athlètes sur le podium de cette étape de coupe du monde de diff…

Janja Garnbret indétronable, des adversaires qui poussent forts…

L’histoire continue et se répète à Villars. Après une victoire sur l’étape d’Innsbruck, Janja Garnbret continue d’impressionner en démontrant toute sa puissance. Et pourtant, certaines concurrentes tentent de lui mettre la pression, c’était le cas en finale de Laura Rogora qui tope la voie. Mais il en fallait plus pour venir squatter la plus haute marche du podium: Janja ne s’étant pas laissée une seule seconde déconcentrer, elle topera également la voie de finale, et son meilleur score en demi lui permettra une nouvelle fois de repartir avec l’or autour du cou.

Une autre très belle perf à signaler, c’est celle de l’américaine Natalia Grossman. Après avoir fait très mal sur les étapes de coupe du monde de bloc (2 médailles d’or et une en bronze en 3 étapes), la voici également au top niveau en diff en décrochant une très belle 3ème place au terme d’un beau combat en finale. Cette nouvelle pépite américaine sera à suivre de très près dans les semaines et mois qui arrivent: avec cette polyvalence d’ores et déjà affirmée, il faudra compter sur elle pour venir mettre la pression à la reine Janja Garnbret.

Sean Bailey confirme son gros niveau de forme du moment, le comeback de l’équipe américaine

Chez les hommes, on vous parle encore de l’équipe américaine puisque c’est Sean Bailey qui empoche la médaille d’or à Villars en ne laissant aucune chance au mutant Allemand, Alex Megos, qui se contentera de la médaille d’argent. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est également un américain qui prend la 3ème place de la compétition, Collin Duffy, qui s’octroie ainsi son premier podium international en diff à tout juste 17 ans.

Alors que l’équipe américaine était un peu en retrait depuis quelques années, c’est la toute première fois que cette équipe parvient à placer non pas un mais trois athlète sur le podium chez les femmes et chez les hommes sur une étape de coupe du monde. L’ère des JO semble être pour les américains une très bonne excuse au développement de l’escalade de compétition et à la prise en charge des athlètes qui était jusqu’à présent assez compliquée. Au regard de ce début de saison en bloc et en difficulté, il faudra désormais également compter sur eux pour venir jouer dans le haut du classement. À suivre avec attention donc!

Notre jeune français au départ de ces finales, Paul Jenft, n’aura pas démérité en se classant à une belle 6ème place.

Résultats des finales

Replay des finales

https://youtu.be/M9XDP0aj7G4

 

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Paul Jenft participera à sa première finale de coupe du monde de difficulté a Villars

03 Juil

La jeunesse française brille également en difficulté! Après les exploits d’Oriane Bertone en bloc… c’est au tour de Paul Jenft de démontrer tout son talent en obtenant son ticket pour sa toute première finale de coupe du monde à Villars. Retour sur ces demies, une fois de plus de très haut niveau.

Janja Garnbret en reine chez les femmes, sera accompagnée de 3 autres slovènes en finale

Janja continue d’impressionner en étant une fois de plus la seule au top de la voie de demi, s’octroyant donc facilement un ticket pour les finales… certainement boostées par la patronne Slovène, 3 de ses compatriotes seront également de la partie ce soir: Lucka Rakovec, Vita Lukan et Mia Krampl!

Du côté des Françaises Salomé Romain sera la meilleure classée: toute proche de prendre son ticket pour la finale, elle sera la première non qualifiée, 9e. Julia Chanourdie se classe 10e, Oriane Bertone 12e et Fanny Gibert 18e.

Première finale pour Paul Jenft

Chez les hommes c’est le jeune Espagnol Alberto Gines Lopez qui prend les commandes de la demi-finale. Parmi les 8 meilleurs qu’on retrouvera en finale ce soir, un jeune français s’est glissé dans la liste, Paul Jenft, qui termine 8e! Paul participera donc à sa toute première finale de coupe du monde de difficulté ce soir à Villars! Il faudra également compter sur quelques mastodontes de la difficulté, et notamment Alex Megos qui se classe 3ème des demi-finales.

Les qualifiés en finale…

Replay des demi-finales

 

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