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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Résultats du Master Pro des Natural Games 2018

05 Juil

Le week-end dernier, la jet 7 de l’escalade avait rendez-vous à Millau. Comme d’habitude, le dernier week-end de juin, la ville aveyronnaise accueille l’un des plus gros rassemblements français de sports outdoors : les Natural Games.Slackline, VTT, paddle, parapente, kayak et bien sûr, escalade, le tout dans une ambiance très festive.

Le contest débutait le samedi matin, dès 09h00. Sur le fronton extérieur, plus d’une trentaine de blocs attendaient les hommes et les femmes.

Même si l’engouement aura été un peu moindre sur cette année 2018, ils étaient tout de même 37 compétiteurs à participer au Master Pro.

Qualifications

C’est Kevin Arc qui prenait la tête du classement chez les hommes à l’issue des qualifications. Le chambérien était le seul à enchaîner les 35 blocs du contest. Thomas Morize, vainqueur du classement général des Coupes de France de bloc prenait la deuxième place avec 34/35 blocs validés, suivi du jeune Pierre Le Cerf, quelques points derrière.

Chez les femmes, après plus de sept heures de contest, Margaux Pucheux et Maïlys Piazzalunga se classent 1ères ex-aequo, comptant 23 blocs chacune. Valentine Mangin, qui créait la sensation l’année dernière en s’imposant ici même, se classait 3ème du contest.

Finales

Quelques heures de repos plus tard, les six meilleurs avaient rendez-vous en finale, pour faire face à 4 ultimes blocs. L’ambiance est à la fête et la chaleur estivale gagne le fronton.

Chez les hommes, Thomas Morize, encouragé par son fan-club officiel de montpelliérains, est impérial. Il sera le seul à enchaîner les 4 blocs, les réalisant tous à vue, sauf un où il ne lâchera qu’un petit essai.

© Murielle CP

Derrière lui, on retrouve Mathieu Ternant, qui décroche sa deuxième médaille consécutive en une semaine. Troisième à l’Open national organisé par Block Out Montpellier, il remportait l’argent le week-end dernier, enchaînant 3 blocs en 7 essais.

Enfin, c’est Pierre Le Cerf, coloré de la tête aux pieds, qui s’offrait une belle médaille de bronze, empochant 2 blocs en 3 essais.

Chez les femmes, les finales étaient nettement plus serrées. Les deux grimpeuses de Toulouse Marilou Chabrier et Maïlys Piazzalunga comptaient 2 blocs et 2 zones à leur actif au terme des finales. Elles seront donc départagées au nombre d’essais. Et en ayant enchaîné ses deux blocs à vue, c’est Marilou qui remporte la compétition, face à Maïlys qui aura mis deux runs supplémentaires.

© Murielle CP

La troisième place est encore plus serrée entre Margaux Pucheux et Valentine Mangin puisque les deux grimpeuses enchaîneront toutes les deux un bloc à vue et compteront le même nombre de zones. En revanche, Margaux ne mettra que 3 essais pour valider ses 3 zones, alors qu’il faudra 5 essais à Valentine pour faire de même. C’est donc Margaux Pucheux qui montait sur la troisième marche du podium.

Les résultats complets :

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Lancement de la saison internationale de difficulté : la Coupe du Monde de Villars commence dès demain !

05 Juil

Les Coupes du Monde prennent de la hauteur ! Après le démarrage de la saison de bloc et de vitesse en avril, place maintenant aux Coupes du Monde de difficulté 2018.

C’est Villars, en Suisse, qui marque le début d’un mois de juillet qui s’annonce chargé en compétitions. La première manche mondiale commence dès demain, avec au programme de la difficulté et de la vitesse.

1ère étape de la saison en difficulté.

Les vainqueurs à Villars l’année dernière sont ceux qui ont remporté le classement général en fin de saison. Il y a un an, Janja Garnbret et Romain Desgranges s’imposaient lors de cette première Coupe du Monde. Cette année, tous deux seront bien sûr présents lors de cette étape, marquant l’ouverture de la saison 2018.

Une étape qui se veut un peu particulière pour les 161 grimpeurs qui en prendront le départ. Après des jours et des jours passés à s’entraîner chacun de leur côté, ils se retrouvent ce week-end, sept mois après s’être quittés depuis la saison dernière. Tous veulent savoir où ils en sont par rapport aux autres. Et remporter la première Coupe du Monde de l’année fait toujours son petit effet…

L’année dernière, Romain Desgranges connaissait le plus beau début de saison de sa carrière. Il remportait le Championnat d’Europe en Italie, quelques jours avant de terminer premier de la Coupe du Monde de Villars. À Chamonix, bien qu’ayant enchaîné la voie de finale, il terminait au pied du podium sur la place du Mont-Blanc, de quoi repartir le couteau entre les dents une semaine plus tard à Briançon, où il décrochait l’or devant un public français conquis.

Cette année, le chamoniard compte bien conserver son titre de numéro 1 mondial, même si comme la plupart des athlètes, il a programmé son entraînement afin d’avoir son pic de forme en septembre, pour les Championnats du Monde d’Innsbruck. Comment les grimpeurs vont-ils se sentir deux mois avant l’échéance la plus importante de l’année ? Nous le serons dès demain.

Stefano Ghisolfi, deuxième du classement mondial l’an dernier sera bien sûr de la partie, tout comme Domen Skofic, Jakob Schubert et Marcello Bombardi. Alex Megos, qui avait fait forte impression l’an dernier en remportant la médaille d’argent lors de la dernière étape à Kranj, prendra le départ de la Coupe du Monde de Villars demain, tout comme son compatriote Jan Hojer, qui a déjà prouvé à maintes reprises qu’il était capable d’aller décrocher une place en finale d’une compétition de difficulté.

En parlant de Jan Hojer, l’équipe japonaise est venue avec son armée de bloqueurs internationaux. Tomoa Narasaki, actuellement en lice pour le titre mondial en bloc, participera à cette Coupe du Monde de difficulté, tout comme Yoshiyuki Ogata, Kokoro Fujii, ou encore Akiyo Noguchi et Miho Nonaka, les deux meilleures bloqueuses du moment.

Justement chez les femmes, cette année 2018 s’annonce plus relevée que jamais. En 2017, Janja Garnbret n’avait laissé de place à personne d’autre qu’elle sur la première marche de six des huit podiums de la saison. Bloc et difficulté confondus, elle réalisait l’exploit d’être la première grimpeuse de l’Histoire à remporter autant de Coupes du Monde la même année, comptabilisant neuf médailles d’or. Cette année, la slovène donnait déjà des signes de bonnes formes lors des premières Coupe du Monde de bloc auxquelles elle participait cette saison, avant de faire un break pour retourner s’entraîner pour la difficulté.

Il faudra également garder un œil sur la coréenne Jaïn Kim, la belge Anak Verhoeven et notre française Julia Chanourdie, qui se disputaient les médailles l’an dernier. Enfin, gare aux jeunes prodiges que sont Ashima Shiraishi, Futaba Ito ou Aya Oyoe.

Les français, grimpeurs les plus rapides de l’année !

Sur le mur de vitesse de Villars, les français tenteront de faire honneur à leur réputation. Car pour l’instant, c’est bien la France qui détient les chronos les plus rapides de la saison. Avec un temps de 7’’32, Anouck Jaubert égalisait le record du monde féminin pendant les finales de la première manche de l’année, à Moscou. Lors des demi-finales de la dernière Coupe du Monde, Bassa Mawem signait lui un magnifique chrono de 5’’61, frôlant le record mondial de seulement 13 centièmes.

Tous deux médaillés d’or lors de la dernière étape de Tai’An, en Chine, ils disputeront ce week-end la quatrième étape de Coupe du Monde de vitesse à Villars.

Pour le moment, c’est le russe Dmitrii Timofeev qui figure en tête du classement général chez les hommes, grâce notamment à ses deux podiums consécutifs en Chine au mois de mai. Bassa Mawem, malgré le fait de n’avoir participé qu’à deux étapes sur trois, figure à la troisième place du général.

Chez les femmes, Anouck Jaubert est la seule grimpeuse à avoir remporté deux étapes de Coupe du Monde cette saison, à Moscou et Tai’An. Vainqueur du classement général l’année dernière, elle truste de nouveau la première place du provisoire cette année.

Les ouvreurs :

Le tchèque Jan Zbranek est le chef ouvreur de cette première Coupe du Monde de difficulté de l’année. Le français Rémy Samyn, déjà ouvreur l’année dernière à Villars, a de nouveau participé au traçage des voies cette semaine. Enfin, l’autrichien Reinhard Fichtinger complète la liste des ouvreurs de la fédération internationale.

La délégation française :

L’équipe de France se déplace en nombre à Villars. Au total, ils seront 20 à porter le maillot tricolore ce week-end : 12 grimpeurs de difficulté et 8 grimpeurs de vitesse.

En difficulté, on retrouvera sur le mur notre nouvelle championne de France en titre Julia Chanourdie. Chez les femmes, elle grimpera aux côtés de Salomé Romain, Mathilde Becerra, Nolwenn Arc, Manon Hily et Nolwen Berthier. Romain Desgranges tentera de décrocher une deuxième victoire consécutive à Villars ce week-end. Une étape un peu particulière pour Thomas Joannes, qui montait sur son premier podium de Coupe du Monde ici même il y a deux ans. Gautier Supper signe son grand retour à l’international ! Récemment titré vice-champion de France de difficulté, il rendossera le maillot de l’équipe de France dès demain. Enfin, nos jeunes espoirs tricolores seront aussi de la partie, à l’image de Nao Monchois, Arsène Duval et Tom Gauquelin.

En vitesse, l’équipe de France masculine sera composée de Bassa Mawem, Guillaume Moro et Pierre Rebreyend, qui participera à sa première Coupe du Monde de l’année.

Chez les femmes, Anouck Jaubert prendra bien entendu le départ à Villars, aux côtés de Victoire Andrier, d’Aurélia Sarisson, d’Elma Fleuret et de Capucine Viglione, qui fera ses premiers pas en Coupe du Monde ce week-end.

Le programme :

Vendredi 06 juillet:

09h00 – 16h00: Qualification difficulté
17h00 – 19h00: Qualification vitesse
21h00 – 22h00: Finale vitesse

Samedi 07 juillet :

10h00 – 12h30: Demi-finale difficulté
20h00 – 22h00: Finale difficulté

Lives :

On ne change pas les bonnes habitudes. Comme sur chaque Coupe du Monde, les phases finales seront retransmises en direct grâce au live Youtube.

Tout commencera dès vendredi soir, à partir de 21h00 avec les finales de la vitesse. Puis, rendez-vous le lendemain, à partir de 10h00 pour les demi-finales de la difficulté, suivies des premières finales de difficulté de la saison dès 20h00.

Rendez-vous sur PG pour ne rien louper de la compétition !

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Deux 8B bloc en moins d’une semaine pour Nina Williams !

04 Juil

Si Nina Williams a dû attendre trois ans entre son premier 8B et son deuxième, il lui aura seulement fallu patienter quatre jours de plus pour enchaîner son troisième bloc dans le niveau.

Quelle semaine de rêve pour la grimpeuse américaine, qui semble plus en forme que jamais !

En 2015, Nina Williams, forte bloqueuse américaine, enchaînait Ray of light, son premier 8B, à Rocklands.

Depuis, son second bloc dans le niveau se faisait attendre… Jusqu’à vendredi dernier, dans le Rocky Mountain National Park, au Colorado. Attendant que la nuit tombe pour profiter de sa fraîcheur, elle enchaîne “The Automatik”, un 8B très physique, de plus d’une quinzaine de mouvements.

Hier était une journée encore plus particulière pour Nina. Toujours à RMNP, elle s’attaque à The Shining, un bloc qu’elle avait déjà essayé à maintes reprises il y a quelque temps. « Pourtant, les mouvements m’ont semblé si familiers, c’était comme si je n’avais jamais arrêté de le travailler ! » déclare-t-elle, surprise que son corps ait si bien retenu tous les gestes du bloc. C’est justement à son premier essai de la journée que Nina parvient à enchaîner tous les mouvements depuis le bas… jusqu’à ce que son dos effleure le crash-pad.

« De par la nature du sol, j’ai senti que mon dos avait effleuré le pad. En aucun cas je ne me suis appuyé dessus, et ça ne m’a pas aidé. J’ai décidé de continuer. » Tant et si bien que la grimpeuse américaine continue jusqu’au sommet, enchaînant le bloc.

Mais son éthique prend le dessus : « Le fait d’avoir effleuré le crash pad m’a travaillé… Je ne pouvais pas repartir comme cela, ça me harcelait l’esprit. » Ainsi, dix minutes après être redescendue du bloc, Nina renfile ses chaussons pour remettre un essai. Celui-ci sera le bon : elle enchaîne finalement The Shining de la plus propre des manières, pour son plus grand plaisir !

En moins de cinq jours, Nina Williams aura donc enchaîné deux 8B, comptabilisant maintenant trois blocs dans ce niveau.

La vidéo de Nina dans ces deux 8B:

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Escalade 2.0 : la cartographie 3D, le futur des topos ?

04 Juil

C’est ce sur quoi Brian Uyeno travaille depuis quelques mois. Climb Assist, c’est le nom qu’il a donné à ce projet : créer des topos d’escalade numériques en 3 dimensions, en utilisant une technique de modélisation appelée la photogrammétrie.

Imaginez pouvoir regarder les voies de votre futur trip d’escalade sous toutes les coutures. Zoomez, tournez, réduisez, inspectez les prises, changez d’angle… Vous connaîtrez presque déjà la voie avant d’y être allé ! C’est le concept qu’est en train de développer Brian Uyeno.

Un jour, cet américain entend parler de la photogrammétrie. Une technique qui consiste à prendre une multitude de photos sous plein d’angles différents, puis les mixer entre elles pour créer un modèle en 3D.
Passionné de randonnée, il pense dans un premier temps utiliser cette technique afin de cartographier des sentiers de randonnée ou d’alpinisme. Mais très vite, Brian se rend compte que les distances sont bien trop importantes, rendant le travail bien trop conséquent.
Également grimpeur dans l’âme, l’américain imagine alors utiliser la photogrammétrie pour modéliser des voies d’escalade, les tracés étant plus courts et faciles à cartographier.

Ni une ni deux, il achète un drone, capable de prendre des photos en haute- résolution, sous une multitude d’angles. C’est l’outil idéal pour réaliser ce que Brian a derrière la tête: créer un site web, puis une application mobile, de topos d’escalade en 3D. Ainsi, il devient possible pour les grimpeurs d’inspecter en détail comme jamais auparavant, les voies du monde entier, depuis son ordinateur, sa tablette ou son smartphone.

« Il m’est déjà arrivé de perdre du temps dans certaines voies, à ne pas être sur le bon itinéraire, à décortiquer un topo papier pour retrouver une voie au bon endroit, ou alors arriver à mi-hauteur et me rendre compte que je n’étais pas dans la bonne voie… J’ai pensé qu’il y avait une meilleure façon de visualiser les voies, qu’un simple topo en papier. »

Ainsi, depuis le mois de mars, Brian a lancé Climb Assist, un site qui lui sert de support pour ses topos. Basé aux États-Unis, il n’y a pour le moment que des falaises du Colorado, de Californie, ou encore de Washington, mais Brian espère collaborer avec d’autres grimpeurs/photographes du monde, afin d’élargir au maximum sa base de données.

Plus tard, le créateur de Climb Assist espère pouvoir créer une application mobile, permettant un affichage 3D qui soit disponible hors-ligne, quand le réseau internet est absent au pied des falaises.

Enfin, Brian Uyeno attache une grande importance au fait de faire participer la communauté entière des grimpeurs : « je compte également développer tout un univers où les utilisateurs pourront interagir entre eux et partager leur propre méthode ou commentaires sur les voies. Je veux que les grimpeurs soient impliqués dans cette application, pour moi, c’est la clé du succès. J’aimerais qu’il soit également possible que les gens contribuent eux-mêmes au développement du site, en ajoutant des topos, des voies ou des avis. »

Alors si vous souhaitez en savoir plus et pourquoi pas contribuer au développement de cette application, allez faire un tour sur le site Climb Assist.

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Adam Ondra nous parle de ses nouveaux projets et objectifs !

03 Juil

Dans une récente interview donnée à une radio tchèque, Adam Ondra a dévoilé quelques-uns de ses projets pour les mois à venir, et nous a révélé ses nouveaux objectifs, que ce soit en compétition ou en extérieur…

Vous vous demandez comment le meilleur grimpeur du monde va occuper ses prochains mois ? Immersion au coeur du calendrier d’Adam Ondra. Accrochez-vous !

Juillet au Canada

Voilà quelques jours que le tchèque a atterri au Canada, pour une durée d’un mois. Objectif : découvrir de nouveaux spots de grimpe et fuir la chaleur estivale européenne, pour perfer sur le rocher. Et on peut dire qu’Adam n’a pas mis longtemps à se faire au décalage horaire… À peine arrivé à Canmore, il enchaînait à vue deux des classiques du coin : “Existence Mundane” 8c et “Endless Summer” 8b.

Le tchèque a maintenant trouvé un projet, sur un mur vertical très court, qui a “les plus beaux mouvements que je n’ai jamais vus” déclare-t-il. Malheureusement, en plein travail de la voie, une prise de main a cassé, rendant ce projet encore plus dur qu’il ne l’était déjà. Mais il devrait rapidement trouver un nouvelle méthode pour passer.

Adam, au travail dans son projet au Canada © Petr Pavlicek

Août à l’entraînement

Après son périple canadien et une courte excursion dans les Balkans afin de tourner un film pour la télévision tchèque, Adam sera de retour au sein de sa salle à Brno. Après plus d’un mois passé en falaise, il reprendra contact avec des prises en résine, dans le but précis de performer aux Championnats du Monde d’Innsbruck.

Pour ce faire, Adam a mis en place une nouvelle manière de s’entraîner, via de nouvelles méthodes.

Je travaille maintenant avec le Dr. Čumpelík. Physiothérapeute, il est également professeur de yoga et maître de ballet. Il m’apprend de nouveaux concepts, ce qui m’amène à grimper de façon différente. Malgré le fait qu’il n’est jamais pratiqué l’escalade, juste en regardant quelques vidéos, il est capable d’identifier des points faibles et d’amener ensuite des suggestions dans la manière de les corriger.

Initiation à la danse classique pour Adam

Il m’apprend une nouvelle technique de grimpe, qui ne consiste pas seulement à poser les pieds sur les prises, mais plutôt à relier le mouvement à travers tout le corps, en le considérant comme une multitude d’interconnexions. Les mains et les pieds sont fortement liés. Si vous n’entraînez pas correctement le bas du corps (les jambes + les pieds), alors vos mains et vos bras ne fonctionneront pas comme ils le devraient et vice-versa.

Ainsi, le Dr. Čumpelík m’aide beaucoup dans le travail du bas du corps. Et je suis entièrement convaincu que cette méthode portera ses fruits. Chaque grimpeur à son propre style de grimpe. Moi par exemple, je grimpe rapidement. L’inconvénient de cela, c’est que plus je grimpe vite, plus je risque de perdre en précision, notamment au niveau des pieds. Je travaille donc depuis un certain temps sur cette technique de pieds et de jambes, et je sens déjà que j’ai grandement amélioré cet aspect.”

Adam a également une routine plus classique d’entraînement. Tout commence tôt le matin, par une séance de préparation physique spécifique, qui se fait souvent sur poutre ou pan Güllich. Après, le tchèque enchaîne sur une séance de bloc, axée sur la puissance et l’explosivité. L’après-midi ou le soir, il termine la journée par une séance de rési, qu’il fait soit encordé sur un mur de difficulté, soit dans son pan, en se traçant des circuits, où le but est de rester le plus longtemps possible sur le mur sans reposer les pieds par terre.

Tout ceci demande du temps bien sûr : “au total, je passe au moins 5 heures par jour sur le mur. J’applique cette routine 6 jours par semaine, le dernier jour étant un jour de repos.”

Des boucles de rési à n’en plus finir © Epictv

Les séances de bloc sont souvent ses préférées, car étant les plus exotiques et moins ennuyeuses de toutes. “Dans la salle de Brno, où j’ai l’habitude de m’entraîner, il y a des milliers de prises. Je me trace mes propres blocs à chaque fois, souvent une quinzaine. J’enchaîne les premiers à vue, je travaille les difficiles durant 10/15 minutes et je laisse les blocs impossibles pour le lendemain. 

M’entraîner dans cette salle, c’est quelque chose que j’adore. C’est du boulot de me créer mes propres blocs, mais c’est quelque chose de très plaisant. C’est pour cela que je préfère m’entraîner dans cette salle. Parce que la variété de prises est impressionnante et me permet de créer tous types de styles et des combinaisons de mouvements infinies. La mode dans les salles d’aujourd’hui, c’est de créer des blocs espacés les uns des autres, par couleur. Le problème quand je vais dans ces salles-là, c’est que j’enchaîne rapidement les blocs durs, alors après ça devient compliqué pour moi de me tracer mes propres blocs, tant les lignes sont espacées les unes des autres.

La salle que je préfère est celle d’Innsbruck, qui a le plus beau mur d’escalade du monde.”

Un océan de prises dans la nouvelle salle d’Innsbruck © Stefano Ghisolfi

Septembre à Innsbruck

Justement, parlons d’Innsbruck. C’est LE grand rendez-vous de l’année pour tous les compétiteurs internationaux. Qu’ils grimpent en vitesse, en bloc, ou en difficulté, tous ont rendez-vous du 06 au 16 septembre, dans le nouveau temple mondial de l’escalade qu’est devenue la ville autrichienne.

Les Championnats du Monde d’escalade ont lieu tous les deux ans. Après Paris en 2016, c’est Innsbruck qui accueille le plus gros événement mondial cette année. Médaillé d’argent en bloc il y a deux ans et double champion du monde de difficulté en titre, Adam Ondra compte bien aller chercher une troisième victoire consécutive dans deux mois.

C’est d’ailleurs l’objectif n°1 du tchèque cette année : “il est clair que cette compétition est un défi majeur pour moi cette saison. J’ai remporté deux fois consécutivement le titre de champion du monde de difficulté ces dernières années, je vais donc devoir défendre ma couronne.”

Adam Ondra, sacré champion du monde de difficulté pour la deuxième fois consécutive à Paris en 2016 © Eddie Fowke

D’autant plus qu’Adam Ondra aura de sérieux adversaires cette année. Il n’est pas le seul à faire des Championnats du Monde son principal objectif. Romain Desgranges par exemple, champion d’Europe en titre et vainqueur du classement général des Coupes du Monde l’an dernier va tout faire pour aller chercher ce seul titre qui manque à son palmarès.

“Je vais me concentrer sur les épreuves de difficulté et de bloc. Mais je participerai également à la vitesse, même si je ne me serai pas encore entraîné sur la voie officielle. Mon chrono sera probablement très médiocre !”

Si Adam compte prendre part à l’épreuve de difficulté, ce n’est pas un hasard. Car pour préparer les athlètes au mieux pour les Jeux Olympiques de 2020, le combiné sera au programme de ce Championnat du Monde, suivant le format olympique. À moins de deux ans de Tokyo, ce sera alors un bon moyen de jauger son niveau par rapport aux autres.

Novembre au Yosemite

En 2016, tout juste après avoir remporté le Championnat du Monde de difficulté à Paris, Adam Ondra s’envolait pour le Yosemite. Une grande première pour lui, qui voyait El Cap de ses propres yeux pour la première fois.

Les yeux du monde entier étaient rivés sur lui, qui allait tenter de signer la première répétition du Dawn Wall, la grande voie la plus dure du monde, ouverte par Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson. L’exploit leur avait demandé plusieurs années de préparation et l’ascension avait duré 19 jours… Adam parvenait lui à enchaîner les 32 longueurs en seulement 8 jours, alors qu’il faisait ses premiers pas en grande voie. Une prouesse énorme de la part du tchèque, qui nous prouvait une nouvelle fois qu’il était le grimpeur le plus complet du monde, capable de remporter une compétition des plus prestigieuse et enchaîner quelques jours plus tard un big wall des plus durs de la planète.

Des prises quasi inexistantes dans le Dawn Wall © Heinz Zak

Cette année, Adam compte bien reproduire le même scénario. Participer (et gagner ?) le Championnat du Monde en septembre, puis se rendre aux USA dès le mois de novembre. Cette fois, c’est un nouvel objectif d’ampleur que s’est fixé le mutant tchèque : “Sur El Capitan, personne n’a jamais réussi à enchaîner une voie à vue.”

De ce constat, Adam y voit une opportunité de marquer l’Histoire une nouvelle fois. Il compte à la fois être le premier grimpeur à enchaîner une grande voie d’El Cap à vue, mais en plus, le faire dans Salathé en moins de 12h, alors que la moyenne est plutôt de 4 jours !

“Je pense que Salathé est la voie idéale pour ce projet. Je n’ai aucune information sur les mouvements qui la composent. Après avoir enchaîné le Dawn Wall, Alex Honnold avait proposé de m’assurer dans Salathé afin que je tente une ascension à vue, mais nous n’avions pas eu le temps, il fallait que je rentre en République Tchèque.”

Salathé est l’une des grandes voies les plus emblématiques du Yosemite. En plus d’avoir été la première à avoir été libérée sur El Cap, c’est aussi la plus longue grande voie d’El Cap, puisqu’elle compte 35 longueurs réparties sur plus de 900 mètres.

Ouverte par Royal Robbins, Tom Frost et Chuck Pratt en 1961, il faudra attendre 27 ans pour que Todd Skinner et Paul Piana signent la première ascension en libre, après 9 jours passés en paroi.

Parmi les 35 longueurs, les plus dures valent 8b. Comme le dit si bien Adam, “ça ne paraît pas si difficile sur le papier, mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer après 10h de grimpe non-stop. De plus, le fait de vouloir la faire à vue n’offre qu’une seule chance, la moindre erreur n’est donc pas permise.”

2020 à Tokyo

Malgré le fait qu’Adam Ondra est contre le format combiné qui a été choisi pour intégrer le programme olympique, il compte tout de même participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

“J’ai toujours été et je suis toujours contre cette formule du combiné difficulté/bloc/vitesse, mais je ne peux rien faire, puisque tout a déjà été décidé. La fédération tchèque d’escalade ne peut pas non plus se retirer des J.O à ce stade. J’ai douté et hésité un long moment quant à ma participation ou non aux J.O, mais à la fin, j’ai réalisé qu’il aurait été dommage de ne pas participer à la plus grosse compétition d’escalade dans le monde.”

Adam mise tout sur le bloc et la difficulté pour les J.O de Tokyo

Il faut dire que le format combiné ayant intégré les Jeux Olympiques bouleverse la manière de s’entraîner de ceux qui souhaitent y participer. Peu de grimpeurs concourraient dans les trois disciplines avant l’annonce officielle que le combiné serait le format retenu aux J.O.

Chaque grimpeur doit donc changer ses habitudes et consacrer du temps à de nouvelles pratiques. Entre autres la vitesse, qui n’était jusque-là qu’une discipline disputée par une infime part de grimpeurs. Adam Ondra, excellent en bloc et en difficulté, n’échappe pas à la règle : il part de zéro en vitesse.

“J’aime grimper vite dans des voies difficiles, ce qui signifie être capable d’enchaîner des voies d’une quinzaine de mètres en 3 minutes, tandis que les autres grimpeurs la font en 5 ou 6 minutes. Mais là, on parle d’enchaîner une voie où le record du monde est à 5 secondes 60. Je n’ai jamais été inspiré par cette discipline et j’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas de créativité, puisque la voie est toujours la même partout.

Mais comme c’est le format combiné qui a été choisi, j’en suis venu à l’accepter et à me rendre à l’évidence: j’ai besoin de commencer à m’entraîner pour la vitesse. J’essaye donc de m’organiser au mieux et de comprendre ce que cette nouvelle discipline implique pour moi dans mon entraînement. Je ne suis pas le seul dans ce cas, nous sommes tous dans la même situation, en train de nous demander quelle proportion de notre préparation en bloc et en difficulté nous devons sacrifier au profit de la vitesse. Il semble que la majorité de mes adversaires aient l’intention de consacrer 1/3 de leur temps et leur énergie pour la compétition de vitesse. Personnellement, je ne pense pas que ce soit la bonne approche, du moins pour moi. Je pense plutôt y consacrer 5 à 10% de mon volume total d’entraînement pour les J.O. Mais nous verrons à Tokyo.”

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Paul Jenft, seul médaillé français sur la Coupe d’Europe d’Uster

02 Juil

La saison des Coupes d’Europe se poursuit pour nos jeunes grimpeurs. Après Voiron (FRA) au mois d’avril, et Bruneck (ITA) il y a deux semaines, le rendez-vous était donné à Uster, dans le nord de la Suisse ce week-end.

Sur les 180 jeunes présents au départ des qualifications, 20 endossaient le maillot de l’équipe de France. Il manquera un peu de concrétisation à nos huit français finalistes, puisque seul Paulf Jenft, en minime, repart avec une médaille.

Minimes

Seule finaliste tricolore chez les minimes filles, Saula Lerondel prend la 7ème place de la compétition. Zélia Avezou et Kintana Iltis manquent les finales de cette étape de peu, terminant respectivement 14ème et 15ème.

Les finales furent très serrées chez les garçons ! Les trois médaillés se tiennent à seulement une prise d’écart. La victoire revient à l’autrichien en forme du moment, Thomas Podolan, seul grimpeur d’ailleurs à avoir sorti ses deux voies de qualification.

Une prise plus bas, on retrouve l’italien Jonathan Kiem, qui valorisera la prise 33. Prise où chutera notre français Paul Jenft, qui décroche donc la médaille de bronze de cette étape.

Yannis Gautier et Mathias Roux terminent 18ème et 22ème.

Cadets

Chez les cadettes, la jeune italienne Laura Rogora truste une nouvelle fois la médaille d’or. Seule française en finale, Camille Pouget se classe 6ème de cette étape, devançant trois autres françaises : Sophie McCarron 15ème, Lucie Vaillant Bultel 25ème et Lisa Cherblanc 27ème.

Chez les hommes, aucun tricolore ne passe en finale. Jules Marchaland, premier français de cette Coupe d’Europe, prend la 13ème place, quelques prises devant Emilien Casado 15ème, Alistair Duval 19ème et Joshua Fourteau 24ème.

Juniors

La finale féminine promettait d’être belle pour nos françaises. En effet, nos quatre tricolores réussissaient à toute se qualifier en finale. Si finalement la victoire se jouera au sommet de la voie, un crux situé une dizaine de mouvements plus bas fera chuter sept des finalistes, qui seront donc départagées suite aux résultats de la veille.

Ainsi, Maurane Jelic termine 5ème, chutant au même endroit que la médaillée de bronze. Léna Grospiron prend la 6ème place, Léa Delacquis la 8ème et Lucile Saurel la 10ème.

Chez les juniors hommes, Adrien Lemaire manque de peu le podium et termine finalement 5ème du week-end. Léo Ferrera, deuxième français engagé en Suisse, est le premier non qualifié pour les finales, occupant la 11ème place.

Les jeunes se retrouveront pas plus tard que ce week-end, à Munich en Allemagne pour la quatrième et dernière manche de la saison.

© David Schweizer

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Succès sur la première édition des Championnats de France poussins/benjamins !

02 Juil

Ce fut une première ! Pour la première fois ce week-end, un Championnat de France poussins/benjamins était organisé, afin de sacrer les plus jeunes compétiteurs du pays.

Ils étaient 206 grimpeurs samedi et dimanche à Chambéry. 206 jeunes, âgés de 10 ans à 13 ans à peine et au talent déjà incroyable. Et autant vous dire qu’ils n’étaient pas venus faire de la figuration ! Pour être là, tous ont dû d’abord passer des sélections au niveau départemental puis régional.

Ainsi, seuls les meilleurs étaient présents ce week-end. Pour cause, le titre national était en jeu. Pour la première fois, les poussins et benjamins avaient droit à leur propre Championnat de France. Fini le TNPB, le Trophée National Poussins Benjamins. Place maintenant au Championnat de France, « comme les grands ! ».

C’est sous un format combiné que la compétition se déroulait. D’abord une épreuve de difficulté samedi, dans le gymnase Pierre Cot de Chambéry, suivie des épreuves de bloc et de vitesse, au gymnase Croizat.

Au terme du week-end, un classement général était effectué, en additionnant la place de chaque grimpeur dans chacune des épreuves.

© FFME

Poussins

Chez les poussines, c’est Meije Lerondel qui devient la première Championne de France poussine. La jeune grimpeuse de Troyes n’aura pas volé son titre : elle aura remporté toutes les épreuves du week-end ! Première samedi en difficulté, rien ne l’aura arrêté hier en bloc ou en vitesse.

Elle devance Lila Samani, 2ème du combiné, grâce notamment à ses deux 3èmes places en bloc et vitesse. Enfin, c’est Salomé Verchère qui décroche la médaille de bronze.

Scénario similaire chez les poussins. Max Bertone remporte le titre de Champion de France haut la main, en finissant premier de chacune des épreuves. Premier ex-aequo avec le grimpeur de B’O Adrien Gsell en difficulté samedi, il prend la tête du classement général hier en remportant les épreuves de vitesse et de bloc.

Sur le podium, il devance Adrien Gsell, qui prend la 2ème place du combiné et Emilien Hasson, 3ème.

Benjamins

Les Bertone en force ! Si Max, le petit frère remporte la plus belle des médailles chez les poussins, ses deux sœurs n’ont pas démérité chez les benjamines. Oriane Bertone décroche l’or, finissant 1ère en difficulté et en bloc.

Sa sœur, Margot, empoche la troisième médaille pour la famille Bertone, terminant 2ème du combiné. Enfin, c’est Louna Deshayes qui s’offre le bronze.

Chez les benjamins garçons, la victoire nationale revient à Sam Poullain. Le réunionnais terminera 3ème en vitesse, 2ème en difficulté et 1er en bloc.

Marius Payet Gaboriaud décroche le titre de vice-champion de France, après avoir remporté l’épreuve de vitesse. Enfin, c’est Maho Normand, 1er en difficulté, qui monte sur la troisième marche du podium.

+ Les résultats complets

Les réunionnais en force

Notons la belle performance des réunionnais. Les jeunes grimpeurs de l’île de La Réunion ne regretteront pas de s’être déplacés jusqu’en métropole.

Sur les quatre titres nationaux en jeu ce week-end, trois sont remportés par des grimpeurs réunionnais. Avec quatre médailles, le club de 7A l’Ouest retourne sur l’île en ayant été sacré premier club de ces Championnats de France poussins/benjamins 2018.

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Daniel Woods enchaîne à son tour “The Finnish Line” 8C/+

02 Juil

Après Shawn Raboutou la semaine dernière, c’est maintenant Daniel Woods qui est devenu le cinquième homme à atteindre le sommet de “The Finnish Line”, l’une des plus belles proues du monde.

Partie en trip en Afrique du Sud avec la famille Raboutou, Daniel n’aura pas mis longtemps pour venir à bout du bloc ouvert par Nalle Hukkataival l’été dernier. Le finlandais, qui proposait 8C/8C+, faisait de ce bloc l’un des plus durs de Rocklands.

La cotation semble maintenant se préciser de plus en plus. Après la répétition d’Alex Megos et celle de Toby Saxton, le troisième grimpeur à enchaîner cette ligne, le 8C+ semblait de rigueur.

Mais après les ascensions rapides de Shawn Raboutou et Daniel Woods, les deux grimpeurs américains sont d’accord pour attribuer la cotation de 8C à ce bloc.

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Coupes du Monde de difficulté 2018 : en avant pour une nouvelle saison !

29 Juin

Déjà 229 jours se sont écoulés depuis la première place de Romain Desgranges sur le podium du classement général de Kranj, en Slovénie.

Déjà 229 jours d’écoulés et plus que 7 avant le lancement de la nouvelle saison internationale de difficulté.

Une saison 2018 qui s’annonce palpitante. Pourquoi ? Parce que de nouveau, les meilleurs grimpeurs du monde vont nous faire rêver pendant plus de trois mois et que cette année 2018 étant une année paire, elle sera composée de la plus prestigieuse des compétitions : les Championnats du Monde à Innsbruck.

En chiffres, cette année 2018 c’est :

7 étapes de Coupe du Monde
1 Championnat du Monde
5 pays
2 continents
3 mois de compétition
9547 kilomètres de distance entre la première étape et la dernière de l’année.

Un mois de juillet plus intense que jamais !

Ce mois de juillet s’annonce chargé en compétitions. Pour faire simple, il n’y aura pas un week-end sans Coupe du Monde de difficulté.

Le ton est donné, les grimpeurs ont intérêt d’être en forme en ce début de saison, même si pour beaucoup, l’objectif n°1 de l’année reste les Championnats du Monde en septembre.

Tout commencera à Villars, le week-end prochain, en Suisse. Depuis deux ans, la petite ville alpine ouvre le début de la saison avec son emblématique Coupe du Monde de difficulté.

Ensuite, passage de l’autre côté de la frontière, pour se rendre au cœur de la capitale mondiale de l’alpinisme : Chamonix. Le mur de vitesse et de difficulté s’élève déjà sur la place du Mont-Blanc, qui est prête à accueillir des milliers de spectateurs le week-end du 12 et 13 juillet.

Les meilleurs grimpeurs du monde resteront en France par la suite, pour passer le week-end du 20 et 21 juillet à Briançon, dans les Hautes-Alpes, pour disputer la deuxième étape française du circuit mondial.

Seulement 20 jours après la première manche du circuit, l’étape italienne d’Arco, les 27 et 28 juillet, marquera déjà la mi-saison. Cette année encore, la ville la plus grimpesque du monde accueillera la quatrième Coupe du Monde de difficulté.

Une petite trêve estivale et c’est reparti !

Après un mois de juillet sans repos, les athlètes pourront enfin souffler. Durant un mois et demi, retour à l’entraînement, afin de se préparer pour les Championnats du Monde, qui se dérouleront à Innsbruck. Les épreuves de difficulté auront lieu les 6, 7, 8 et 9 septembre dans la ville autrichienne et permettront de sacrer la et le Champion du Monde 2018.

Si les quatre premières Coupes du monde se dérouleront en plein air, direction le gymnase de Kranj, qui a déjà vu tant de grimpeurs passer… Après l’Autriche, les compétiteurs auront donc rendez-vous en Slovénie les 29 et 30 septembre, pour disputer la dernière Coupe du Monde sur le sol européen.

Trois semaines plus tard, les grimpeurs atterriront de l’autre côté de la planète, à Wujiang, en Chine. L’avant-dernière Coupe du Monde de l’année se déroulera les 20 et 31 octobre.

Une semaine après, le dénouement final aura lieu à Xiamen, en Chine toujours, les 27 et 28 octobre. Après trois mois de compétition, un championnat du Monde et sept étapes de Coupe du Monde, la saison 2018 de difficulté sera alors terminée.

Les dates :

Villars – SUI 6-7 juillet 218
Chamonix – FRA 12-13 juillet 2018
Briançon – FRA 20-21 juillet 2018
Arco – ITA 27-28 juillet 2018
Kranj – SLO 29-30 juillet 2018
Innsbruck – AUT 6-7-8-9 septembre 2018
Wujiang – CHN 20-21 octobre 2018
Xiamen – CHN 27-28 octobre 2018

Rendez-vous donc dès la semaine prochaine, pour suivre la Coupe du Monde de difficulté de Villars. Toutes les infos, résultats, résumés et lives seront à retrouver sur Planetgrimpe.

Alors, à très vite sur PG !

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Camille Faille et Guillaume Glairon-Mondet remportent le Climbing Boulder #2 à B’O Montpellier !

26 Juin

Ambiance de feu samedi soir à Montpellier !

Imaginez un peu un gros contest, orchestré par BlockOut, figurant au calendrier de la FFME comme Open national, avec un prize money de 10 000€, un Christopher au micro et les meilleurs bloqueurs de France au rendez-vous. Le tout, organisé le premier week-end d’été, dans une ambiance de folie, comme les montpelliérains savent la mettre.

C’est donc ce qui se déroulait à Block’Out samedi. Après le succès de l’édition 2017 lors du FISE, l’équipe de Montpellier a décidé d’accueillir l’événement cette année encore.

Au programme, un contest de 30 blocs seniors et espoirs la journée du samedi, avant des finales en nocturne pour les six meilleurs seniors hommes et femmes.

Qui dit grimpeurs de haut-niveau, dit ouvreurs de talent. Mathieu Dutray, chef ouvreur de la compétition avait à ses côtés six autres ouvreurs d’expérience : Romain Cabessut, Jérémy Tonneau, Antonin Cherbonnier, Jonathan Chavet, Franck Andolfatto et Thomas Morize.

Qualifications

30 blocs
1000 points par bloc divisés par le nombre de tops.

La cinquantaine de grimpeurs seniors participant à cet Open national avaient 4 heures pour s’essayer aux 30 blocs.

Chez les hommes, c’est Guillaume Glairon-Mondet qui prend la pole position. Avec 28 blocs enchaînés sur les 30, il compte près de 800 points d’avance sur Nicolas Pelorson, 2ème des qualifications.

Le jeune Léo Favot prend la 3ème place, avec 27 blocs à son actif, devançant Manu Cornu, Mathieu Ternant et Rémi Duboz.

Chez les femmes, la réunionnaise Manon Hily sort première des qualifications étant celle à enchaîner le plus de blocs.
Puis, c’est Camille Faille qui la suit, devançant Mélanie Sandoz de quelques points.
Maïlys Piazzalunga, Romane Grandcoing et Francis Guillen rentrent dans le top 6 et viennent compléter la liste des finalistes.

Finales

Duel serré entre Camille Faille et Mélanie Sandoz.

Chez les femmes, trois grimpeuses prennent rapidement la tête du classement. Si toutes les finalistes atteignent la prise de zone du premier bloc, seules trois arrivent au sommet : ça passe à vue pour Mélanie Sandoz, Camille Faille et Manon Hily.

Dans le deuxième bloc, Romane Grandcoing signe un très beau run, sortant le bloc à vue. Camille Faille et Mélanie Sandoz prennent alors la tête de la compétition, en enchaînant toutes les deux ce bloc en deux essais.

Très physique, le troisième et dernier bloc ne changera pas le classement puisqu’aucune compétitrice n’atteindra la dernière prise. Egalité donc entre Camille Faille et Mélanie Sandoz, qui comptent chacune 2 blocs en 3 essais et 3 zones à leur actif.

La victoire se joue donc par rapport aux résultats des qualifications. Ainsi, la première place revient à Camille Faille, qui monte sur la plus haute marche du podium devant Mélanie Sandoz et Manon Hily.

© Raphaël Fourau

Guillaume Glairon-Mondet inverse la tendance !

Avant son arrivée dans le dernier bloc, Guillaume Glairon-Mondet ne faisait même pas partie des trois premiers du classement provisoire. Une minute plus tard, il remportait la compétition.

Comment cela est-ce possible ? Le grimpeur de B’O a tout simplement été le seul finaliste à enchaîner le dernier bloc, à vue s’il vous plaît ! Ayant précédemment réalisé le premier bloc des finales à vue également (en shuntant d’ailleurs la version prévue par les ouvreurs), il remporte la compétition et les 3000€ promis au vainqueur.

Derrière lui, on retrouve un Manu Cornu qui peut probablement postuler au Guinness Book pour le record du plus gros steak dans la paume de la main. Un handicap qui ne l’empêchera pas d’enchaîner les deux premiers blocs en deux essais chacun, s’offrant la deuxième place de la compétition.

Enfin, c’est Mathieu Ternant qui complète le podium, venant lui aussi à bout des deux premiers blocs de finale en respectivement trois et quatre essais.

© Raphaël Fourau

Une nouvelle règle en finale

Cette compétition était également l’occasion de tester une nouvelle règle en finale.

En effet, depuis que les finales hommes et les finales femmes ne se déroulent plus en même temps, il arrive que parfois, la compétition prenne une tournure un peu ennuyeuse, comme c’était le cas par exemple lors des finales de la Coupe du Monde de Tokyo. Les blocs de la finale féminine avaient donné du fil à retordre à nos grimpeuses, si bien que pendant plus de 45 minutes, aucune compétitrice n’atteignait le sommet d’un bloc. Pire encore, les finalistes n’arrivaient même pas à effectuer le premier mouvement du bloc 2. Dans ce cas-là, les minutes sont plutôt longues… Quelques bâillements se laissaient ainsi entrevoir dans le public, notamment de la part des non spécialistes de la discipline.

Pour pallier à cela, une nouvelle règle a été testée ce week-end lors de la compétition de cet Open national, concernant la validation des prises de zone.

Le principe est plutôt simple : il fallait atteindre la zone du bloc en moins de deux minutes, pour pouvoir ensuite profiter pleinement des quatre minutes imparties.

Si au bout de deux minutes les grimpeurs n’avaient pas validé la prise de zone, alors retour à l’isolement, le bloc était fini pour eux.

Si la zone était validée dans les deux premières minutes, les finalistes pouvaient alors profiter des deux minutes supplémentaires qu’il leur restait pour tenter de toper le bloc.

Il est clair qu’avec cette règle, si un bloc ne fonctionne pas, on passe très vite au bloc suivant. En revanche pour les grimpeurs, les deux premières minutes passent très vite. Le temps d’arriver jusqu’au pied du bloc, de se remémorer les mouvements et de se lancer, une vingtaine de secondes se sont déjà écoulées. Les grimpeurs n’ont plus que 90 secondes pour tenter de valider la zone, soit en moyenne deux à trois essais. Cela peut donc vite être frustrant…

Dans tous les cas, pour le moment, il n’est pas prévu que cette règle soit appliquée au niveau national ou international. Il était donc intéressant de tester cette nouveauté lors des finales.

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Confidences de bloqueurs français

25 Juin

Grande Voix, le support d’information long format de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, s’est penché sur l’émulation et l’esprit de partage qui régnait au sein de l’équipe de France d’escalade de bloc. Immersion dans les coulisses de cette équipe.

L’esprit d’équipe serait à compter parmi les dénominateurs communs de la performance, même dans un sport individuel comme l’escalade. Se sentir poussé par le groupe n’a pas de prix lorsqu’on est seul face au mur. Une dynamique qui se travaille au quotidien, dans les entraînements et au cœur de la compétition. Témoignages.

Daniel Du Lac : « J’ai pris la gestion de l’équipe de France de bloc en novembre 2017. Ma priorité fut de rebâtir et structurer ce groupe en manque de résultats. Créer une dynamique  interne, mélangeant les genres, les âges, les forces, etc, pour stimuler les apprentissages, favoriser l’inspiration et la transmission et développer la détermination. Il a alors fallu gagner la confiance des athlètes, en proposant des actions concrètes et surtout en les écoutant pour considérer au mieux les besoins de chacun. La pédagogie systémique m’a beaucoup guidé. Nous avons beaucoup fonctionné en trinômes et petits groupes pour valoriser la performance et le travail en équipe. Puis nous avons instauré des notions de respect au sein de l’équipe : apprécier la valeur de ses concurrents, respecter l’autorité des juges, faire preuve de tolérance, d’humilité et de partage. »

Mélanie Sandoz : « Cette année, j’ai ressenti du partage, de l’émulation positive et de l’entraide dans cette équipe de France de bloc. Sur les stages comme en compétition, la réussite des uns stimule les autres. Tout le monde s’encourage sincèrement. Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai vraiment la sensation que chacun a envie que les autres réussissent. C’est vraiment appréciable. »

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Retour sur la Coupe d’Europe jeunes de vitesse de Mezzolombardo

25 Juin

Ce week-end se déroulait la troisième et dernière étape de Coupe d’Europe de vitesse de la saison. Pour l’occasion, plus d’une soixantaine de jeunes grimpeurs venant de tout le continent avaient fait le déplacement jusqu’à Mezzolombardo, en Italie.

Parmi ces 66 athlètes, 12 français, qui nous ramènent au total 8 médailles.

Minimes

Chez les filles, la jeune Kintana Iltis termine la saison en s’offrant sa première médaille d’argent. Au fil des tours de la compétition, elle remporte tous ses duels. La seule qui fera mieux qu’elle sera l’italienne Anna Calanca, qui signe un run très rapide en finale.

Alice Jacquet, deuxième minime fille française participant à la compétition termine 6ème, après une chute lors de son run de ¼ de finale. Notons qu’elle prend tout de même la 3ème place du classement général des Coupes d’Europe jeunes de vitesse.

Chez les garçons, Thibaud Desloges, seul représentant français dans cette catégorie, perd également son duel lors des ¼ de finale. Il doit se contenter d’une 8ème place ce week-end, mais s’offre tout de même une belle médaille de bronze au général, grâce notamment à sa victoire à Bologne en début de saison.

Cadets

Malgré nos quatre françaises présentes chez les cadettes, aucune ne décrochera de médaille. Pourtant, ce n’est pas passé loin pour Romane Fontelaye. Elle se hisse jusqu’en petite finale, grimpant alors pour la médaille de bronze. Malheureusement, elle chute et laisse filer la polonaise vers le buzzer. Romane termine donc 4ème, devant Lison Gautron 5ème, Capucine Viglione 9ème et Solène Moreau 10ème.

Au général chez les cadettes, Capucine Viglione, première française, termine au pied du podium.

Chez les hommes, Gaëtan Pétri remporte la médaille d’argent ce week-end, signant la meilleure performance de sa carrière. Après une 3ème place à Bologne et une 4ème place à Voiron, il décroche finalement la médaille de bronze du général 2018.

Juniors

Deux françaises sur le podium ! Signant le temps le plus bas de la compétition, Elma Fleuret accède jusqu’à la finale, mais chute dans son dernier run. Elle monte donc sur la deuxième marche du podium, aux côtés de Cassandra Robbe, qui termine 3ème de cette dernière Coupe d’Europe.

Jennifer Bonnet prend la 5ème place du week-end, mais décroche tout de même la 2ème place du classement général, juste devant Cassandra Robbe.

Enfin, Adrien Lemaire, seul français dans sa catégorie prend la 6ème de la compétition et la 5ème du général.

Si les Coupes d’Europe sont maintenant terminées, les athlètes n’en ont pas encore fini. Ils ont rendez-vous du 9 au 16 août à Moscou, pour disputer la plus prestigieuse des compétitions : le Championnat du Monde jeunes.

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LA FINALE DU RED BULL FONT&BLEAU PREND DE LA HAUTEUR !

24 Juin

3ème ÉDITION – FORÊT DE FONTAINEBLEAU
Île de Loisirs de Buthiers / Samedi 23 juin

Le Red Bull Font&Bleau a eu lieu ce samedi 23 juin sur le secteur de Buthiers, l’un des sites les plus exigeants de la forêt de Fontainebleau. 93 participants se sont surpassés pour venir à bout de la série de blocs particulièrement hauts et difficiles cette année. Avec son format innovant, cette compétition par équipe de 3 est basée sur l’engagement, la parade et l’entraide. Des salles Block’Out à l’exploration d’un site naturel, cette épreuve met en lien l’univers indoor et outdoor du bloc.

UN CADRE INEDIT

Sur les 1000 participants des 7 phases qualificatives, seuls les 93 meilleurs ont pu accéder à la finale. Allant des amateurs confirmés aux professionnels aguerris, le niveau a été particulièrement élevé sur cette dernière édition. Les blocs de la finale proposés par Jérémy Bonder et Jacky Godoff, les directeurs sportifs de la compétition, sont les plus hauts jamais proposés jusqu’à maintenant sur le Red Bull Font&Bleau. Le secteur de Buthiers, prisé par les pratiquants, est réputé pour ses lignes de rochers en hauteur.

31 équipes de 3 grimpeurs se sont affrontées sur 30 blocs naturels (allant du 3A au 7C+). Durant 4 heures, les grimpeurs endurants ont enchainé les blocs, dans une atmosphère entre compétition et entraide, si propre au milieu de la grimpe.

UNE FINALE D’UN NIVEAU EXCEPTIONNEL

Pour finir, les 3 meilleures équipes se sont affrontées pour récupérer le maximum de points, définis sur des critères de stratégie et de performance.

Le niveau des blocs proposés a réhaussé l’engagement des grimpeurs, basant la finale sur la technicité plutôt que sur la répétition des voies réalisées. Avec leur 7 mètres de haut et cotées 7B+ à 7C, les voies de la dernière épreuve étaient particulièrement impressionnantes, la chaleur rendant la progression plus difficile.

L’équipe « Les Macs du Cuvier » est sortie du lot grâce notamment au run exceptionnel de Thomas Perreal qui a été le seul à réussir les 3 voies en moins de 10 minutes, face à des grimpeurs de niveau international ayant réalisé des podiums en coupe du monde.

© little shao

Jacky Goddoff note quant à lui l’entraide. Pour lui, la responsabilisation est une dimension importante de la pratique du bloc: « La hauteur des blocs a relevé la vigilance des participants les obligeant à se concentrer sur leurs coéquipiers. Le pareur est extrêmement stimulant et donne de l’énergie et de la force pour performer. »

Les vainqueurs, l’équipe « Les Macs du Cuvier », se voient récompensés d’un autre défi : aller se mesurer au spot mythique de Magic Wood, en Suisse.

© little shao

Quelques photos de cette édition 2018:

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Shawn Raboutou enchaîne “The Finnish Line” 8C/+, l’un des plus beaux blocs de Rocklands

24 Juin

Le jeune grimpeur américain vient de réaliser l’une des plus belles et plus dures lignes de Rocklands: “The Finnish Line”, 8C/+ ouverte l’année dernière par Nalle Hukkatival.

À seulement 20 ans, Shawn Raboutou fait partie des grimpeurs les plus forts des US. Fils de Didier Raboutou et Robyn Erbesfield et frère de la célèbre Brooke, il compte déjà de nombreux blocs extrêmes à son actif, comme “Monkey Wedding” et “Spray of Light”, ses deux premiers 8C, qu’il enchaînait à l’âge de 18 ans.

L’été dernier, il réalisait “Khoikhoi”, son troisième 8C. Voilà qu’il vient maintenant d’enchaîner “The Finnish Line”, à Rocklands, coté 8C/+ par Nalle Hukkatival.

En juin 2017, le finlandais découvrait cette pépite au coeur de Rocklands en Afrique du Sud. Une magnifique proue aux couleurs orange et noir qui lui valait les plus beaux éloges de Nalle, qui en signait la première ascension: “un rocher plus rare que le diamant et un nouveau concurrent sérieux au concours des blocs les plus durs de Rocklands !”

Pour cause, le finlandais estimait cette proue à 8C/8C+. Un mois plus tard, c’est l’allemand Alex Megos, qui signait la première répétition de ce bloc, après cinq jours de travail, déclarant sur les réseaux sociaux “Serait est-ce la plus belle ligne de tous les temps ?”. Jimmy Webb, qui travaillait le bloc en même temps qu’Alex, n’avait pas réussi à en venir à bout.

C’est l’autrichien Toby Saxton qui réalisera alors la troisième ascension, proposant plutôt 8C+ pour ce bloc.

Après sa récente ascension, Shawn Raboutou opte plutôt pour le 8C. Une chose est sûre… c’est très dur !

  • La vidéo de Nalle Hukkataival dans “The Finnish Line”:

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Julia Chanourdie championne du Monde universitaire du combiné, Fanny Gibert 3ème !

24 Juin

Deux nouvelles médailles françaises sur le Championnat du Monde Universitaire de Bratislava ! Julia Chanourdie conserve son titre de championne du Monde du combiné. Fanny Gibert la rejoint sur le podium cette année, médaille de bronze autour du cou.

Maintenant que toutes les épreuves sont passées, il est temps de faire le point sur le classement combiné du Championnat du Monde universitaire d’escalade.

Depuis mercredi, les meilleurs jeunes étudiants grimpeurs de la planète ont élu domicile à Bratislava, en Slovaquie, pour disputer le deuxième Mondial universitaire de l’Histoire.

Après la difficulté, le bloc et la vitesse, un classement combiné a été établi dans les règles de l’art, en multipliant le rang de chaque grimpeur ayant participé aux trois disciplines.

Julia Chanourdie conserve son titre mondial !

Il y a deux ans à Shanghai, Julia Chanourdie devenait la première championne du Monde universitaire du combiné. Cette année, cette compétition tombait plutôt bien pour elle, dans le cadre de sa préparation pour les J.O de 2020.

Déjà très forte en difficulté et en bloc, comptant plusieurs podiums nationaux et internationaux à son actif, la grimpeuse de Chambéry s’est mise depuis quelque temps à la vitesse, obtenant déjà de très bons résultats comme le prouve ses récents chronos sur la voie officielle.

Médaillée de bronze hier lors de l’épreuve de difficulté et d’argent en bloc, Julia comptabilise un score de 36 points au classement du combiné.

36 points, c’est aussi le score obtenu par la japonaise Mei Kotake, grâce notamment à sa première place en difficulté. Mais il ne peut y avoir qu’une seule championne du Monde universitaire du combiné…

Pour départager les deux prétendantes au titre, il faut comparer leur performance dans les trois disciplines: si Mei Kotake est devant Julia en difficulté, c’est bien notre française qui la devance à la fois en bloc et en vitesse. La victoire mondiale revient donc à Julia Chanourdie qui conserve son titre mondial.

Fanny Gibert, 3ème du combiné !

Égalité également pour la troisième place. Cette fois, c’est entre deux françaises que la médaille de bronze se joue. Parmi les 31 grimpeuses ayant participé aux trois épreuves, Fanny Gibert termine 4ème en difficulté, 12ème en vitesse et 3ème en bloc.

Anouck Jaubert prend elle la 18ème place en difficulté, remporte bien entendu l’épreuve de vitesse et termine 8ème en bloc. Le produit des deux grimpeuses est le même: 144 points chacune.

Encore une fois, il faut mettre en confrontation les résultats de nos deux tricolores dans les trois épreuves. Anouck devance Fanny en vitesse, or, Fanny est devant en bloc et en difficulté. La médaille de bronze revient donc à Fanny Gibert, qui rejoint Julia Chanourdie sur le podium du combiné.

Anouck Jaubert termine donc 4ème, au pied du podium pour sa première participation au Mondial universitaire.

Enfin, Salomé Romain, qui a elle aussi prit part aux trois épreuves cette semaine repart avec une belle 6ème place.

L’ukrainien Fedir Samoilov sacré chez les hommes

Du côté des hommes, c’est le jeune ukrainien Fedir Samoilov qui s’offre la victoire au combiné. 1er en difficulté, 4ème en bloc et 14ème en vitesse, il devient le nouveau champion du Monde universitaire du combiné, comptant une trentaine de points d’avance sur l’autrichien Elias Weiler, 2ème.

Enfin, c’est le japonais Yuji Fujiwaki qui complète ce podium.

Thomas Joannes termine 7ème du combiné, grâce notamment à sa belle médaille d’argent remportée en difficulté.

Le top 20 mondial du combiné:

Au total, la France repart de ce Mondial universitaire avec sept médailles !

  • Deux d’or: Anouck Jaubert en vitesse et Julia Chanourdie au combiné.
  • Deux d’argent: Maëlys Agrapart et Thomas Joannes en difficulté
  • Trois de bronze: Julia Chanourdie en bloc, Salomé Romain en difficulté et Fanny Gibert au combiné.

Le Championnat du Monde universitaire d’escalade est maintenant terminé. Après Shanghai qui accueillait la première édition de cet événement en 2016 et Bratislava cette année, le prochain rendez-vous aura lieu en 2020, chez nous en France et plus précisément à Grenoble.


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Championnat du Monde universitaire: trois nouvelles médailles françaises en difficulté !

23 Juin

Aujourd’hui se déroulait la dernière épreuve du Championnat du Monde universitaire à Bratislava. Mercredi, l’événement démarrait par la difficulté. Aujourd’hui, les finales ont clôturé cette édition 2018.

Et c’est justement dans cette discipline que la France était la plus représentée: cinq grimpeurs de l’équipe de France au total, dont quatre chez les femmes.

Maëlys Agrapart et Salomé Romain sur le podium !

On aurait adoré un “1-2-3-4”. C’est finalement un “2-3-4-5”. Nos quatre françaises se suivent au classement, mais n’ont pas réussi à aller chercher l’or.

Pourtant, Maëlys Agrapart est à une prise seulement de la gagne. Après un très beau run en finale, elle tombe à seulement un mouvement de la japonaise Mei Kotake, qui décroche le titre mondial.

Après sa troisième place lors du Championnat de France de difficulté à Arnas il y a deux semaines, Maëlys avouait ne plus trop savoir comment se positionner entre la difficulté et le bloc, suite à sa saison de bloc en demi-teinte. Voilà que cette compétition universitaire va probablement renforcer ses doutes… Et si Maëlys Agrapart brillait à l’international en difficulté ? C’est ce qu’elle a fait aujourd’hui, s’offrant une très belle médaille d’argent.

À ses côtés, c’est Salomé Romain qui monte sur la troisième marche du podium. La briançonnaise fait partie du trio de tête à dépasser la prise 40, chutant au même endroit que Maëlys, qui avait valorisé la prise. Après avoir participé à toutes les épreuves de la semaine, c’est un beau podium que s’offre Salomé aujourd’hui, à quelques jours du lancement officiel de la saison des Coupes du Monde de difficulté 2018.

© Léo Guilbert

En 4ème position, on retrouve Julia Chanourdie, qui espérait sûrement faire mieux. Vainqueur de la discipline il y a deux ans, Julia laisse le titre mondial filer entre ses doigts au moment de sa chute. Une chute prématurée, puisque Julia semblait en avoir encore dans les bras pour avancer.

Enfin, on retrouve notre quatrième française finaliste. Fanny Gibert n’aura pas déçu sur cette épreuve de difficulté. Première ex-aequo des qualifications, elle tombe aujourd’hui sur le même mouvement que Julia, pour prendre finalement la 5ème place.

Thomas Joannes, vice-champion du Monde universitaire !

Chez les hommes, Thomas Joannes est le seul grimpeur français à s’être sélectionné pour participer à ce Mondial universitaire.

Après une 37ème place en vitesse et une 15ème place en bloc, il avait hâte de participer à sa discipline de prédilection: la difficulté. Troisième des qualifications mercredi, il monte d’une place en finale, décrochant la médaille d’argent et le titre de vice-champion du Monde universitaire de difficulté.

Il met plus d’une dizaine de mouvements aux autres finalistes, chutant à quelques mouvements du top de la voie. Un seul grimpeur fera mieux que lui: le jeune ukrainien Fedir Samoilov, qui parviendra à être le seul finaliste à enchaîner la voie.

Les résultats complets des finales:

Très vite, retrouvez le point sur le classement du combiné… Ça s’annonce très bien côté français !

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Médaille de bronze pour Julia Chanourdie sur les finales du Championnat du Monde Universitaire de bloc !

23 Juin

Sacrée vice-championne du Monde universitaire de bloc il y a deux ans à Shanghai, Julia Chanourdie a remporté la médaille de bronze cette année, après des finales qui nous auront fait vibrer.

Retournement de situation chez les femmes !

À l’approche du dernier bloc, le scénario était presque idéal pour la French team. Sur nos trois tricolores finalistes, deux étaient en tête des finales.

Julia Chanourdie figurait à la première place, juste devant Fanny Gibert, deuxième du classement provisoire à l’issue des trois premiers blocs.

Julia faisait une entrée remarquable dans la compétition en enchaînant le premier bloc en dalle à vue. Puis, elle venait à bout du bloc 2, un jeté suivi d’un mouvement physique, au troisième essai. La compétition était bel et bien lancée pour elle, qui enchaînait le bloc 3 sur petites prises à vue également.

© Léo Guilbert

Fanny Gibert était la seule avec Julia à avoir enchaîné les trois premiers blocs. Deux essais pour le premier et le deuxième et seulement un pour le troisième. Égalité entre nos deux françaises au nombre de tops et d’essais, tout allait donc se jouer dans le dernier bloc…

Malheureusement, nos tricolores ne trouve pas la solution pour enchaîner ce bloc, ni même aller chercher la prise de zone. Le premier mouvement dynamique, où il faut se balancer puis sauter pour aller chercher les prises suivantes, les fait chuter à chaque tentative.

C’est alors l’américaine Megan Lynch qui créer la surprise. La jeune femme se met en place, se balance rapidement, et enchaîne ce dernier bloc à vue. Avec 3 blocs en 4 essais et toutes les zones à son actif, elle remporte donc le titre mondial universitaire, elle qui se qualifiait de justesse pour les finales.

Le fait de ne pas avoir attrapé la prise de zone du dernier bloc coûte cher à nos françaises. Julia Chanourdie termine tout de même sur le podium, remportant la médaille de bronze, derrière la japonaise Serika Okawachi, qui sortira le dernier bloc en 7 essais.

Fanny Gibert doit donc se contenter d’une 4ème place, ayant mis un essai de plus que Julia pour aller chercher la zone du bloc 1.

Enfin Maëlys Agrapart termine 6ème de ces finales, avec 1 top et 3 zones.

© Léo Guilbert

Toutes auront l’occasion de prendre leur revanche tout à l’heure, puisque nos trois françaises participent aux finales de l’épreuve de difficulté.

Victoire autrichienne chez les hommes

Chez les hommes, victoire écrasante de l’autrichien Elias Weiler. Habitué des compétitions internationales, le jeune homme de 23 ans sera le seul grimpeur à enchaîner tous les blocs de finale, après notamment un sacré combat dans le dernier problème.

Il remporte donc la médaille d’or de la plus belle des manières, devançant deux japonais: Yuji Fujiwaki, actuellement 11ème mondial du classement général des Coupes du Monde de bloc 2018 et Kaito Watanabe. Tous deux enchaîneront les trois premiers blocs, mais seul Yuji validera la zone du dernier bloc.

Les résultats complets des finales:

La suite du programme:

La compétition se termine aujourd’hui, par les finales de la difficulté.

Alors rendez-vous à partir de 15h45 sur PG, pour suivre la compétition en direct, sachant que cinq français sont en finale !

Samedi 23 juin :

16h00 – 18h30 : Finale difficulté hommes et femmes

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Anouck Jaubert titrée Championne du Monde universitaire en vitesse !

22 Juin

Jour 3. Le rythme s’est accéléré aujourd’hui à Bratislava. Après la difficulté mercredi et le bloc hier, les grimpeurs participants au Championnat du Monde universitaire renfilaient leur baudrier, dans le but d’être le plus rapide possible.

C’est bien sûr sur la voie officielle de l’IFSC que la compétition a eu lieu. Une voie qu’Anouck Jaubert connaît par cœur. Tellement, qu’elle s’offre une belle médaille d’or aujourd’hui.

Retour sur l’épreuve de vitesse du Championnat du Monde universitaire 2018.

Anouck Jaubert, Victoire Andrier, Aurélia Sarisson… L’équipe de France universitaire au départ des qualifications faisait rêver. Sans oublier quelques outsiders, comme Julia Chanourdie, Fanny Gibert, Salomé Romain ou encore Thomas Joannes, qui faisaient parfois leur premier pas sur cette mythique voie.

Julia Chanourdie sera d’ailleurs la plus rapide des non-spécialistes, avec un run en 11″35 lors des 1/8ème de finale. Elle termine 11ème, dix places devant Fanny Gibert, qui prend la 21ème position, devant Salomé Romain 23ème.

Chez les hommes, Thomas Joannes, toujours le seul tricolore engagé dans la compétition, prend la 37ème place, avec en run en 12″15.

C’est dans le haut du tableau que l’on retrouve nos trois expertes de la discipline que sont Anouck Jaubert, vainqueur du classement général des Coupes du Monde l’an dernier, Victoire Andrier, championne de France en titre et Aurélia Sarisson, membre de l’équipe de France de vitesse depuis de nombreuses années.

Toutes passent les qualifications sans encombre, avec une 2ème place pour Anouck, une 4ème pour Victoire et une 5ème pour Aurélia.

Puis, c’est un sans-faute en 1/8ème de finale : nos trois françaises remportent toutes leur duel. Parmi les 42 athlètes présentes au départ, elles ne sont alors plus que huit à prétendre au titre mondial.

C’est malheureusement en ¼ de finale que nous perdons Victoire Andrier. Ayant pourtant signé un run très rapide lors de son duel précédent, elle commet un faux départ éliminatoire, la classant dernière des ¼ de finale. Elle termine donc 8ème de la compétition.

Un centième ! C’est ce à quoi s’est joué la place en finale entre la polonaise Patrycja Chudziak et Aurélia Sarisson. Dans un duel très serré, notre française tape le buzzer en 8″29, soit un centième après que la polonaise ait elle aussi sauté sur le buzzer.

Direction la petite finale pour Aurélia, qui s’incline face à Anna Brozek, tenante du titre, prenant la 4ème.

Jusque-là, les victoires s’enchaînaient pour Anouck Jaubert, qui remportait tous ses duels et améliorant constamment ses chronos au fil des runs, pour passer sous la barre des 8 secondes en ½ finale, signant le meilleur temps de la compétition.

La voici donc opposée à Patrycja Chudziak en finale, vice-championne du monde chez les jeunes en 2016. Les deux grimpeuses se connaissent et ont l’habitude de grimper ensemble lors des Coupes du Monde de vitesse.

Le starter retenti, les deux grimpeuses s’élancent. Lors du 4ème mouvement, la polonaise, sur la gauche du mur, commet une faute de pied. Le temps qu’elle se rattrape, Anouck Jaubert, grande favorite de la compétition, a déjà sauté sur le buzzer, ayant pris le temps d’assurer ces mouvements en fin de voie.

Anouck vient donc ajouter un nouveau titre à son palmarès déjà bien rempli : celui de championne du monde universitaire !

Chez les hommes, le titre revient au tchèque Jan Kriz, qui terminait 5ème de la première Coupe du Monde de vitesse de la saison. Il devance l’ukrainien Kostiantyn Pavlenko, qui en plus de sa médaille d’argent aura le mérite d’avoir signé le meilleur temps de la compétition.

Mehdi Alipourshena, le frère du célèbre Reza, détenteur du record du monde de vitesse, monte sur la troisième marche du podium.

Les résultats de l’épreuve de vitesse :

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Championnat du Monde universitaire – Jour 2 : trois françaises en finale du bloc !

22 Juin

Après la difficulté, plus d’une centaine d’étudiants-grimpeurs prenaient hier le départ des qualifications de l’épreuve de bloc.

L’objectif ? Figurer dans le top 6 et ainsi accéder aux finales, qui auront lieu dès ce soir et qui s’annoncent très colorées de bleu-blanc-rouge !

Trois françaises en finale !

Au vu de la composition de l’équipe de France sur ce Championnat du Monde universitaire, nous nous attendions à de belles performances tricolores, notamment en bloc.

Alors, en voyant la liste de résultats, nous ne sommes pas déçus : les françaises ont fait le job aujourd’hui !

Si Julia Chanourdie et Fanny Gibert s’emparaient hier de la tête du classement en difficulté, c’est maintenant au tour de Maëlys Agrapart d’afficher son nom au sommet du tableau. Elle enchaînera 4 des 5 blocs en 5 essais et validera la zone du seul bloc qui lui manquera. Une performance qui la propulse à la première place du classement des qualifications.

© Léo Guilbert

Derrière elle, on retrouve une Julia Chanourdie décidément très en forme. Elle enchaîne les mêmes blocs que Maëlys, en deux essais de plus, se payant le luxe d’être l’une des trois seules femmes de la compétition à toper le bloc 3.

Un bloc 3 qui aura d’ailleurs résisté à Fanny Gibert, qui doit se contenter d’une 5ème place aujourd’hui. Heureusement, son expérience lui permet d’enchaîner trois des autres blocs à vue, se qualifiant pour les finales, juste derrière les japonaises Mei Kotake, qui faisait partie du trio de tête hier lors de l’épreuve de difficulté, et Serika Okawachi.

Anouck Jaubert n’aura pas démérité sur cette épreuve. Elle vient elle aussi à bout des blocs 1 et 4 à vue, et enchaîne le bloc 5 en 4 essais, ce qui la classe 11ème de la journée.

Enfin, Salomé Romain, dernière française à prendre part à l’épreuve de bloc prend la 16ème place avec 2 blocs enchaînés à vue et 3 zones… Pas mal pour une grande première en compétition de bloc !

Pour le moment, le ratio est régulier : après les qualifications de l’épreuve de difficulté, on pouvait en conclure que la moitié des finalistes seraient françaises. Un ratio qui reste à 50% en bloc, puisque sur les six finalistes, trois porteront le maillot de l’équipe de France.

© Léo Guilbert

Chez les hommes, Thomas Joannes, toujours le seul français dans sa catégorie, termine à la 15ème place. Dans un circuit où il fallait au moins enchaîner 4 blocs en 6 essais, Thomas sortira les 3 premiers, en 6 essais.

Devant, c’est très serré. Quatre grimpeurs parviennent à enchaîner tous les blocs de qualifications, avec un quasi sans-faute de la part du japonais Yuji Fujiwaki et de l’autrichien Elias Weiler, qui ne lâcheront qu’un petit essai pour toper les 5 blocs.

L’ukrainien Fedir Samoilov, premier en difficulté, enchaîne lui aussi tous les blocs, en 9 essais.

Enfin, deux autres japonais se qualifient pour les finales, portant à trois le nombre de finalistes japonais… Comme si souvent sur les Coupes du Monde de bloc !

Les résultats :

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Championnat du Monde universitaire – Jour 1 : La France déjà bien en place !

21 Juin

Le Championnat du Monde Universitaire a débuté hier en Slovaquie. Après Shanghai qui accueillait la première édition historique de cet événement en 2016, il a été décidé que le titre mondial universitaire en escalade se jouerait tous les deux ans, lors de chaque année paire.

C’est donc à Bratislava, dans la capitale Slovaque que plus de 150 grimpeurs étudiants se sont donné rendez-vous.

Et on commence fort la semaine, avec les qualifications de l’épreuve de difficulté, qui se déroulaient hier, sur le plus grand mur du pays.

Deux voies pour les hommes et autant pour les femmes, tracées entre autres par l’ouvreur international Marcin Wszolek, qui sera également le chef ouvreur de la Coupe du Monde de Chamonix dans quelques jours.

Au menu : des voies intenses, plutôt typées bloc, dans lesquelles il ne fallait pas traîner.

À ce jeu, l’équipe de France s’en sort très bien. Sur les cinq grimpeurs engagés dans cette épreuve, quatre décrochent directement leur place en finale.

Quatre françaises dans le Top 5 !

L’année dernière, Julia Chanourdie remportait la première médaille d’or de l’Histoire des Championnats du Monde universitaire, lors de l’épreuve de difficulté.

Toujours étudiante cette année, notre nouvelle championne de France est venue remettre son titre mondial en jeu. La compétition commence plutôt bien pour Julia, qui est l’une des trois grimpeuses à enchaîner ses deux voies de qualification, et sûrement la plus à l’aise dans cet exercice.

Elle aussi a réussi le pari de toper ses deux voies de la journée ! Quand Fanny Gibert renfile un baudrier, elle fait forte impression. La meilleure bloqueuse de France arrive au sommet de ses deux voies, après un beau combat dans le deuxième tracé notamment.

La japonaise Mei Kotake, 11ème du classement général des Coupes du Monde de difficulté l’an dernier, vient également se glisser à la 1ère place ex-aequo.

© Léo Guilbert

On pourrait dire que Salomé Romain fait partie des grimpeuses à avoir topé ses deux voies. Car oui, la briançonnaise enchaînera ses deux voies, mais quelques secondes lui manqueront pour clipper la chaîne de la deuxième voie de qualification. Elle se retrouve donc 4ème, à la suite du trio de tête.

Et qui retrouve-t-on juste derrière Salomé ? Maëlys Agrapart, médaillée de bronze au dernier Championnat de France de difficulté ! Elle vient aisément à bout de la voie 1, avant de chuter au sommet de la deuxième, prenant la 5ème place des qualifications, synonyme de finale pour elle.

Ainsi, samedi, la moitié des finalistes seront françaises. C’est donc ça l’effet que font les japonais lors des Coupes du Monde de bloc… ?

Anouck Jaubert, dernière française participant à l’épreuve de difficulté, termine 27ème. Soyons sûr qu’elle se rattrapera lors de la vitesse, demain.

Thomas Joannes en finale !

Il était le seul représentant tricolore chez les hommes…et a accompli sa mission. Thomas Joannes rejoint nos quatre françaises en finale de l’épreuve de difficulté.

Le niveau des voies de qualification était un peu plus corsé chez ces messieurs. Si elles étaient neuf grimpeuses à réaliser au moins une voie chez les femmes, il n’y aura que deux tops chez les hommes : celui du jeune ukrainien Fedir Samoilov qui s’était relevé sur la scène internationale l’an dernier lors des Coupes du Monde de difficulté et qui prend la 1ère place hier et celui du belge Nicolas Collin, qui enchaine les derniers pas en équilibres de la voie 1.

En montant suffisamment haut dans ses deux voies, Thomas Joannes se classe 3ème des qualifications et fera donc partie des huit finalistes samedi.

Les résultats des qualifications:

Aujourd’hui est une journée placée sous le signe du bloc, avec les qualifications hommes et femmes.

Anouck Jaubert, Julia Chanourdie, Maëlys Agrapart, Fanny Gibert, Salomé Romain et Thomas Joannes ont quitté leur baudrier et sont déjà prêts à renfiler les chaussons.

La suite du programme :

Jeudi 21 juin :

10h00 – 14h45 : Qualification bloc femmes
15h15 – 21h00 : Qualification bloc hommes

Vendredi 22 juin :

10h00 – 11h45 : Qualification vitesse hommes et femmes
12h00 – 13h00 : Finale vitesse
16h30 : Finale bloc femmes
18h45 : Finale bloc hommes

Samedi 23 juin :

16h00 – 18h30 : Finale difficulté hommes et femmes

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Coupe du Monde de bloc 2018: une fin de saison qui s’annonce palpitante !

20 Juin

La saison des Coupes du Monde de bloc touche à sa fin. Sur les sept étapes retenues au calendrier cette année, six sont déjà derrière nous.

Alors après avoir voyagé à Meirigen, Moscou, Chongqing, Tai’an, Tokyo et Vail, faisons le point sur le classement général, avant une dernière étape allemande qui s’annonce décisive pour la gagne.

Le suspense est plus intense que jamais. S’il arrive que parfois le nom du vainqueur du classement général des Coupes du Monde soit connu bien avant la dernière étape de la saison, cette année, tout reste possible.

L’étape de Munich, qui se déroulera les 17 et 18 août sera donc la plus importante de l’année. Chez les femmes comme chez les hommes, rien n’est encore joué. C’est à un double duel auquel nous allons assister dans deux mois.

Tomoa Narasaki VS Jernej Kruder

Les deux hommes se tiennent à seulement quatre points d’écart. Pour l’instant, selon le classement de la fédération internationale, Jernej Kruder est en tête avec 400 points, devançant Tomoa Narasaki, qui compte 396 points. Mais n’oublions pas qu’à la fin de la saison, le moins bon résultat des grimpeurs ayant participé à l’intégralité des étapes de l’année est soustrait au score final.

Ainsi, en enlevant la 11ème place de Tomoa Narasaki à Chongqing et la 8ème place de Jernej Kruder à Tokyo, le classement provisoire est inversé, et le japonais prend la tête avec 365 points, devançant le slovène avec 362 points.

Ainsi, pour remporter le classement général des Coupes du Monde de bloc 2018, il faudrait que Tomoa Narasaki se classe parmi les neuf premiers de l’étape allemande et que Jernej Kruder ne rentre pas dans le top 10. Le japonais aurait alors deux points d’avance sur le slovène au classement. En revanche, si Jernej termine devant, il remportait pour la première fois de sa carrière le titre mondial.

Côté français, grâce à sa 11ème place le week-end dernier lors de la Coupe du Monde de Vail, Micka Mawem est passé devant Manu Cornu et est actuellement le premier grimpeur tricolore du classement général, figurant en 16ème place.

Miho Nonaka VS Akiyo Noguchi

Chez les femmes, nous allons assister à un sacré duel. Un duel qui sacrera quoiqu’il en soit une japonaise, puisque seule Akiyo Noguchi et Miho Nonaka peuvent encore l’emporter à ce stade-là de la saison.

Pour l’instant, avantage à la jeune Miho Nonaka, qui a réussi le pari fou de ne pas faire pire que deuxième cette saison ! Après sa victoire lors de l’ouverture de la saison à Meiringen, la japonaise cumule les deuxièmes places, ayant remporté cinq médailles d’argent consécutives depuis le mois d’avril.

Son aînée Akiyo Noguchi est également montée sur tous les podiums de l’année. Pas de médaille d’argent à son actif, puisque c’est Miho Nonaka qui les a toutes trusté, mais trois médailles de bronze et autant d’or.

Ainsi, le scénario est plutôt simple. Si Akiyo Noguchi veut remporter le titre mondial cette saison, elle doit soit gagner l’étape de Munich, soit terminer deuxième et espérer que Miho Nonaka ne l’emporte pas. Sinon, c’est bien la jeune Miho qui remportait pour la première fois de sa carrière le classement général des Coupes du Monde 2018.

Dans le clan français, Fanny Gibert trône pour le moment sur la troisième marche du classement provisoire. Depuis le début de la saison, la française fait partie du top 10 mondial de toutes les étapes, avec à son actif un podium à Tai’An et une 4ème place il y a dix jours à Vail.

Elle devra se soucier de près de la performance de la serbe Stasa Gejo, 4ème du classement provisoire, qui peut encore lui piquer la médaille de bronze du général.

Tout reste donc à faire pour nos protagonistes internationaux, qui ont encore deux mois pour se préparer à cette dernière étape de la saison.

Si après l’étape de Munich les Coupes du Monde seront terminées, il n’en restera pas moins le point d’orgue de cette saison 2018 : les Championnats du Monde à Innsbruck, mi-septembre.

Le classement général provisoire :

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Les Championnats du Monde universitaires d’escalade commencent aujourd’hui !

20 Juin

Ils ont lieu tous les deux ans lors de chaque année paire. Les étudiants pratiquants l’escalade au plus haut niveau se sont tous donné rendez-vous cette semaine à Bratislava, en Slovaquie, pour se disputer le titre de champion du monde universitaire.

Plus de 150 compétiteurs, venus de 26 pays différents, grimperont sur le plus gros mur du pays, jusqu’à samedi.

Au programme, du bloc, de la difficulté, de la vitesse et un titre au combiné. Julia Chanourdie remet d’ailleurs son titre en jeu : en 2016, elle remportait le titre mondial du classement combiné, lors de la première édition s’étant tenue à Shangaï, en Chine. La française s’était particulièrement illustrée en difficulté, où elle remportait la médaille d’or.

Notre nouvelle championne de France sera présente cette année encore, aux côtés de nombreuses stars internationales qui ont l’habitude de nous faire rêver sur les Coupes du Monde de bloc, de difficulté ou de vitesse chaque année.

Pour preuve, le grimpeur le plus rapide du monde Reza Alipourshena sera de la partie, tout comme la numéro 1 mondial l’an dernier Anouck Jaubert. Le Japon sera aussi bien représenté avec des athlètes comme Yuji Fujiwaki, Mei Kotake et Kaito Watanabe.

L’équipe de France :

Huit grimpeurs tricolores sont présents dans la capitale slovaque pour défendre les couleurs de la France lors de ces Championnats du Monde universitaires.

Chez les femmes, on retrouvera Julia Chanourdie bien sûr, ainsi que Salomé Romain, Fanny Gibert, Maëlys Agrapart, Anouck Jaubert, Aurélia Sarisson et Victoire Andrier.

Chez les hommes, Thomas Joannes sera le seul membre de cette équipe de France.

Programme :

Mercredi 20 juin :

12h00 – 18h30 : Qualification difficulté hommes et femmes

Jeudi 21 juin :

10h00 – 14h45 : Qualification bloc femmes
15h15 – 21h00 : Qualification bloc hommes

Vendredi 22 juin :

10h00 – 11h45 : Qualification vitesse hommes et femmes
12h00 – 13h00 : Finale vitesse
16h30 : Finale bloc femmes
18h45 : Finale bloc hommes

Samedi 23 juin :

16h00 – 18h30 : Finale difficulté hommes et femmes


Rendez-vous sur PG chaque jour pour suivre les résultats de nos jeunes athlètes.

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Jan Hojer en feu lors du Spyder Championship, une compétition de deep-water spectaculaire !

19 Juin

Plouf ! Un saut dans l’eau. Un week-end sans Coupe du Monde de bloc serait-il synonyme de vacance à la mer pour nos athlètes internationaux ?

Détrompez-vous ! Ce plouf, c’est une chute de plus d’une dizaine de mètres de haut, depuis un mur d’escalade flottant entre deux pontons.

Ce week-end en effet, se tenait le Spyder Championship, une compétition coréenne ou quelques-uns des meilleurs internationaux s’affrontaient dans une compétition de deep-water spectaculaire.

D’abord des phases de qualification, puis des phases finales en nocturne devant des centaines de spectateurs. Le premier en haut remporte le duel… Et le prize money qui va avec.

Plus de 18 000$ étaient à se partager pour les médaillés du week-end.

Ainsi, Jan Hojer ne regrettera pas d’avoir loupé son championnat national qui se déroulait en même temps que cette compétition. Amateur des compétitions de ce genre, c’est le troisième événement de deep-water consécutif que l’allemand remporte. Et avec une facilité déconcertante s’il vous plaît ! Dans un début de voie à sensation et équilibre, Jan fait le choix de courir sur les volumes, gagnant de précieuses secondes par rapport à son adversaire.

Il remporte ainsi la compétition, devant le slovène Jernej Kruder et le canadien Sean McColl.

Chez les femmes, c’est la locale de l’étape Jiming Jeong qui remporte son duel final face à la slovène Katja Kadic.
La coréenne Sol Sa vient compléter le podium.

  • Le replay complet de la compétition :

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Sélection de l’équipe de France de difficulté pour les premières Coupes du monde de la saison

18 Juin

L’ouverture de la saison mondiale de difficulté approche à grand pas. Cette année, les meilleurs grimpeurs internationaux ont de nouveau rendez-vous à Villars, en Suisse, pour disputer la première Coupe du Monde de difficulté de l’année.

Une compétition qui aura lieu dans trois semaines, les 06 et 07 juillet. La saison sera alors lancée, puisque le week-end suivant sur lieu la traditionnelle étape de Chamonix.

La sélection officielle de l’équipe de France de difficulté masculine et féminine pour ces deux premières manches mondiales viennent de tomber.

Voici les noms de ceux qui grimperont sous les couleurs de la France à Villars:

Voici les noms de ceux qui grimperont sous les couleurs de la France à Chamonix:

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Quatre français sur le podium de la Coupe d’Europe de difficulté de Bruneck !

17 Juin

Les finales de la Coupe d’Europe jeunes de difficulté de Bruneck se déroulaient aujourd’hui. Après de belles qualifications hier de la part de nos jeunes français, ils étaient 10 à se qualifier pour les finales… Aujourd’hui, quatre d’entre eux repartent d’Italie avec une médaille autour du cou, avec notamment de belles performances de la part de nos minimes.

Minimes

Justement, on commence fort avec les minimes filles, puisque deux jeunes tricolores montent sur le podium de cette étape italienne. Luce Douady, première des qualifications hier, prend finalement la deuxième place aujourd’hui. Elle devance de quelques mouvements sa compatriote Saula Lerondel qui monte sur son premier podium international, décrochant la médaille de bronze.

Naïlé Meignan, troisième grimpeuse de l’équipe de France en finale prend la 9ème place, zippant de la main en début de voie.

Chez les garçons, c’est Éliot Barnabé qui nous ramène la médaille. Chutant dans le crux de la voie, il sera départagé suite aux résultats des qualifications de la veille, où il prenait la première place. C’est donc avec la médaille de bronze qu’il rentre en France. Louison Burtin chutera plus prise sous Éliot et prend la 6ème place ce week-end.

Cadets

Pas de médailles françaises chez les cadettes. Camille Pouget fera partie de la moitié des finalistes à tomber dans un passage dynamique à mi-voie. Elle repart avec la 5ème place.

En revanche chez les hommes, Alistair Duval remporte sa première médaille européenne. Signal un très beau run dans sa voie de finale, il tombe à trois mouvements de la gagne, montant sur la deuxième marche du podium.

Juniors

Nos deux françaises présentes en finale chuteront au même endroit. Ce ne sera malheureusement pas suffisamment pour accrocher un podium. Nina Arthaud et Léna Grospiron terminent respectivement 7ème et 8ème de cette compétition.

Enfin chez les hommes, Adrien Lemaire, seul représentant tricolore, termine 5ème. Notons au passage qu’aucune voie de finale n’aura été enchaînée aujourd’hui dans toutes les catégories.

Prochain rendez-vous pour les jeunes diffeurs dans deux semaines, à Uster, en Suisse.

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10 jeunes français en finale de la Coupe d’Europe de difficulté de Bruneck

16 Juin

Après la première Coupe d’Europe jeunes de difficulté qui s’était tenu à Voiron début avril, les meilleurs jeunes du continent ont rendez-vous ce week-end à Bruneck, dans le nord de l’Italie, pour disputer la deuxième étape de la saison.

Aujourd’hui se déroulaient les qualifications. Deux voies pour chaque catégorie, afin de sélectionner les dix meilleurs, qui se disputeront la gagne en finale demain. Et bonne nouvelle pour l’équipe de France: 10 jeunes tricolores grimperont demain en finale !

Retour sur les qualifications.

Minimes

Et on commence par les minimes filles, avec une Luce Douady particulièrement en forme, qui truste d’entrée la première place du classement. Elle enchaîne sa première voie et tombera au sommet de la seconde, atteignant le point le plus haut dans cette voie.

Derrière elle, Saula Lerondel fait partie des quatre grimpeuses de la compétition à toper la première voie. Elle chute à quelques mouvements du bac final de la voie 2 et prend la 3ème place de ces qualifications.

Médaillée d’argent à Voiron il y a deux mois, Naïlé Meignan s’en sort aujourd’hui avec une 7ème place étant l’une des trois grimpeuses à monter le plus haut dans la deuxième voie. Rentrant dans le top 10, elle sera donc la première française à s’élancer demain en finale.

La compétition s’arrête là pour Kintana Iltis, qui termine 23ème.

Chez les garçons, ils seront deux en finale demain. Aux commandes des qualifications aujourd’hui, le jeune Éliot Barnabé, qui parvient à enchaîner les deux voies de qualification, prenant la première place de la plus belle des manières.

Quelques mouvements derrière lui, on retrouve le chamoniard Louison Burtin, qui dispute ce week-end sa deuxième Coupe d’Europe de difficulté. Il se classe 5ème aujourd’hui.

Yannis Gautier, le troisième tricolore minime engagé dans cette compétition termine 24ème.

Cadets

La France continue de dominer les classements, puisque chez les cadettes, c’est Camille Pouget qui s’empare de la première place aujourd’hui. 5ème à Voiron et 7ème lors des Championnats d’Europe à Imst, elle compte bien aller chercher son premier podium demain.

Camille sera la seule française en finale demain. Elle pourra compter sur Sophie McCarron 17ème et Lisa Cherblanc 19ème pour l’encourager.

Avec les minimes filles, les cadets garçons faisaient partie de la catégorie la plus représentée par la France aujourd’hui. Quatre grimpeurs, mais seulement un finaliste. Alistair Duval rentre pour la première fois dans le top 10 européen aujourd’hui et représentera la France demain. Se classant 5ème aujourd’hui, il sera l’un des trois seuls à enchaîner la deuxième voie de qualification.

Pas de finale ce week-end pour Joshua Fourteau 13ème, Emilien Casado 21ème et Jules Marchaland 23ème.

Juniors

Elles n’étaient que 15 compétitrices dans la catégorie des juniors femmes. Il fallait donc faire partie des deux premiers tiers pour prétendre à la finale. Ainsi, ça passe pour Nina Arthaud, qui signe son grand retour à l’international ce week-end. Suite à sa blessure au genou, cela faisait plus d’un an et demi que Nina n’avait plus représenté la France en compétition. Elle s’en sort aujourd’hui avec une 6ème place, devançant Léna Grospiron 8ème, qui passe en finale également.

Ça ne passe pas pour Léa Delacquis, qui devra se contenter ce week-end de la 12ème place.

On termine avec les juniors hommes et une nouvelle première place française. Une première place occupée par Adrien Lemaire qui est l’un des trois grimpeurs à ne pas être tombé aujourd’hui.

Il sera le seul tricolore dans sa catégorie en finale, Eloi Peretti terminant 13ème.


Le programme de demain:

10h00: Finales minimes
11h20: Finales cadets
12h40: Finales juniors

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Katrin Lehmann enchaîne le deuxième 8C bloc féminin du monde !

14 Juin

Katrin Lehmann est devenue la deuxième femme à grimper un 8C bloc. Après Ashima Shairaishi, qui réalisait “Horizon” en 2016, devenant la première grimpeuse de l’Histoire à enchaîner un bloc de ce niveau, on pensait qu’Alex Puccio serait la deuxième femme à atteindre cette mythique cotation.

Mais la grimpeuse allemande Katrin Lehmann a été plus rapide que l’américaine. Rapide, un mot qui ne qualifie pas tellement cette ascension. Car enchaîner ce 8C bloc en Suisse a demandé à Katrin un travail énorme, qui l’a repoussé pendant plus d’un an dans ses retranchements. Elle qui comptait déjà de nombreux blocs dans le huitième degré à son actif, ne s’était jamais frottée à une ligne si difficile.

Pourtant, il y a quelques jours, ses efforts ont porté leur fruit : elle montait au sommet de “Kryptos”, un 8C bloc suisse libéré par Franz Widmer en 2009 et répété la même année par la légende locale Fred Nicole.

“S’il y a quelque chose que vous voulez vraiment accomplir, n’ayez pas peur, allez-y à fond.” C’était le leitmotiv de la grimpeuse allemande pendant plus d’un an.

Quand Katrin découvre le bloc pour la première fois en mars 2017, les mouvements lui semblent impossibles. Pourtant, ce bloc ne quittera plus jamais son esprit.

“La première fois que j’ai essayé, je n’ai quasiment rien pu faire, si ce n’est me mettre en position. Et encore… la plupart des mouvements me semblaient impossibles.” Mais Katrin n’est pas restée sur sa première impression : “À la fin de l’année 2017, je me suis dit que j’allais faire de ce bloc mon objectif ultime et que toutes mes autres ascensions n’allaient être que de petites étapes vers ce but.”

En avril 2018, cet entraînement intensif, ce dévouement et cette motivation sans failles se sont transformés en une routine : “Je savais qu’en mai, je n’aurais pas beaucoup de temps. Il faisait déjà très chaud dehors, alors les soirs en sortant tard du travail, je prenais la voiture et conduisais jusqu’au spot. Quand j’arrivais, il était déjà minuit. Je dormais là-bas, puis me réveillais à 6h00. Je buvais un café, marchais jusqu’au bloc, essayais quelques mouvements, rentrais à la voiture, et filais directement au travail. C’était dur de se lever si tôt et de se mettre à fond pendant les essais. Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas du matin.

Mais tous ces efforts en valaient la peine. Je me suis dit que même si ça ne marchait pas, alors j’aurais au moins passé du bon temps dehors.”

Mais le 14 mai 2018, ces efforts payent enfin. Mouvement après mouvement, elle parvient au sommet de ce bloc physique, devenant la deuxième femme de l’Histoire à enchaîner un bloc d’une telle cotation.

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Résumé des finales du Championnat de France de difficulté 2018

11 Juin

Dimanche 10 juin, 14h30. La salle du complexe sportif d’Arnas est bien remplie. Le public est venu en nombre assister aux finales de l’une des plus belles compétitions françaises de l’année : le Championnat de France de difficulté 2018.

Après des qualifications et des demi-finales de haute voltige, ces finales allaient sacrer les nouveaux champions de France 2018. Et cette année, ils étaient nombreux à prétendre à la couronne, avec de belles surprises comme Maëlys Agrapart, Jérémy Bonder ou Gautier Supper, venus se glisser entre les habituels favoris, comme Romain Desgranges, Thomas Joannes, Julia Chanourdie ou Salomé Romain.

Si finalement le titre reviendra aux leaders de l’équipe de France que sont Julia Chanourdie et Romain Desgranges, vivez ou revivez la façon dont ils l’ont emporté, à travers notre résumé complet des finales.

Des larmes de joie qui en disent long pour Julia Chanourdie

L’émotion prend le dessus.  En descendant de sa voie, Julia Chanourdie se sait championne de France de difficulté. La chambérienne laisse alors sa joie s’extérioriser. Des larmes de bonheur coulent sur son visage et en disent long sur la performance qu’elle vient d’accomplir.

Ce titre, elle court après depuis de nombreuses années. Le potentiel, elle l’a depuis bien longtemps. Leader de l’équipe de France féminine, elle fait partie des meilleures mondiales depuis quelque temps déjà. Alors pourquoi ce titre seulement maintenant ?

Ces trois dernières années, je suis passée à côtés du titre, souvent pour de petites erreurs, comme si je ne me laissais pas le droit de gagner.

Mais hier, c’est une Julia déterminée qui est entrée dans la salle, sur le ring même. Dès ses premiers mouvements, on comprend qu’elle va monter très haut dans cette voie de finale. Rythmée, rapide, précise, la jeune chambérienne déroule sa partition. Dans le public, tout le monde comprend que la machine Chanourdie était en route. Une route qui allait la conduire jusqu’à la victoire. Arrivée au sommet, il est impressionnant de la voir passer avec facilité, là où toutes les autres finalistes étaient à bout de souffle.

Quelques mètres plus bas, le public scande son nom. Elle est la dernière grimpeuse du week-end et vient de dépasser la verticale limite précédemment fixée par Manon Hily. On la sait championne de France.

Julia atteint l’avant-dernière prise, prend le temps de se relâcher, de bien se positionner, avant de déclencher le jeté sur la dernière prise. Elle manquera ce dernier mouvement, mais qu’importe. Elle vient enfin de remporter le titre de championne de France senior de difficulté.

Devant un public qui l’acclame, Julia ne retient pas ses larmes et savoure l’instant. Elle qui courait tant derrière ce titre vient de l’emporter, démarrant de la plus belle façon cette saison 2018.

Je suis contente d’avoir pu prendre du plaisir dans cette voie de finale. Cette année, j’ai senti que je la dominais, ce que je ne ressentais pas les autres années. Je subissais, parce que dans ma tête je n’étais pas prête de m’offrir ce titre. Je suis heureuse de voir que petit à petit, j’accepte mon niveau et j’accepte de passer les étapes et d’aller viser toujours plus haut.

Celle qui monte sur la deuxième marche du podium est probablement la grimpeuse française la plus complète du moment. Vice-championne de France en titre de bloc, vainqueur du classement général des Coupes de France de bloc, vainqueur du classement général des Coupes de France de difficulté, 9a en extérieur et maintenant vice-championne de France de difficulté 2018. Le tout, dans la même saison, en l’espace de quelques mois à peine.

Certes, Manon Hily voulait monter plus haut dans cette voie de finale. Un peu plus tendue que d’habitude, elle chute au sommet de la voie, dans un mouvement qui demandait d’arriver encore frais pour réussir. Mais sa médaille d’argent ce week-end lui convient bien.

Enfin, c’est remplie d’émotion que Maëlys Agrapart réalise qu’elle est la troisième grimpeuse à compléter le podium. Après un Championnat de France de bloc raté quelques mois plus tôt et un début de saison internationale difficile, cette année ne prenait pas la tournure qu’avait envisagée Maëlys.

Alors, avec seulement trois semaines d’entraînement de rési dans les bras, elle décide de participer à ces Championnats de France de difficulté, pour renouer avec le plaisir de grimper. Tout simplement. Et c’est ce tout simplement qui fera toute la différence. Surprise de faire partie des demi-finalistes, elle l’est encore plus samedi soir, quand elle vient à bout de la voie de demi-finale. Faire partie du top 8 français et rentrer en finale, elle ne l’aurait pas imaginé. Alors hier, quand elle atteint la prise 44, synonyme de troisième place sur le podium, la jeune grimpeuse de Vertical Art fond en larmes au micro de Christopher. Quel bonheur de la retrouver sur un podium, ayant renoué avec le plaisir de grimper.

Ayant par la même occasion décroché sa place en équipe de France de difficulté, Maëlys reste tout de même prudente.

J’ai pris tellement de claques en bloc, que ça me faisait plaisir de participer à cette compétition. Je suis venue pour m’amuser. Bien sûr, cette médaille me fait poser des questions. Après ma saison en bloc, je me disais que ce n’était peut-être pas fait pour moi, j’avais des doutes. Je vais prendre quelque mois pour réfléchir sur ce que je veux faire.

Et si… Et si Maëlys Agrapart se mettait à briller sur les compétitions internationales en difficulté ?

Belle prestation également de la part de Nolwen Berthier. La grimpeuse de Mroc Climbing, connue pour être autodidacte, chutera au même endroit que Maëlys. Départagée par rapport aux résultats des demi-finales de la veille, elle reste au pied du podium, décrochant tout de même sa place en équipe de France.

Prendre plaisir sans se prendre la tête. C’était l’objectif que c’était fixé Hélène Janicot en participant au championnat national ce week-end. L’ex-grimpeuse de l’équipe de France avait été très claire dès le début de la compétition « Même si je gagne, je ne participerai pas aux Coupes du Monde ».

D’ailleurs, Hélène ne fera pas partie de l’équipe de France cet été, mais de l’équipe d’ouvreurs sur la Coupe du Monde de Chamonix.

Sans trop d’entraînement, Hélène monte haut dans cette voie de finale, chutant dans le même passage délicat que Maëlys et Nolwen pour prendre au final la cinquième place.

Beau run de la part de Nina Arthaud, vice-championne de France junior en titre, qui termine ce week-end sixième chez les seniors.

Déçue, Salomé Romain espérait faire mieux hier dans cette voie de finale. Il lui manquera quelques millimètres pour saisir la prise 41, qui demandait une bonne fermeture de bras. Elle termine 7ème des finales, devançant la marseillaise Kenza Slamti, 8ème.

Un belge qui gagne la compétition, mais un Romain Desgranges sacré champion de France.

C’est un scénario de finale un peu particulier auquel nous avons assisté chez les hommes hier après-midi, dans une voie elle aussi bien particulière.

Car jusqu’à la prise 39, la voie de finale masculine n’était pas si dure. Certes, le jeune Arthur Guinet se fera piéger dans le premier jeté en début de voie. Mais finalement, les ¾ des finalistes se tiennent à moins d’une prise d’écart…

Aucun français ne dépassera la lèvre du toit, censé être la partie la plus délicate à gérer. Tous se feront piéger au mouvement 42.5, ou 43. En effet, deux gros volumes sphériques sans grains feront chuter six des huit finalistes.

D’abord Jérémy Bonder puis Romaric Geffroy, suivi de Sam Avezou, Thomas Joannes et Nao Monchois. Gautier Supper réussira à tenir une prise de plus, mais se fera éjecter au mouvement suivant.

C’est alors le belge Stéphane Hanssens qui fait le show. Habitué des compétitions françaises, il est venu se faire plaisir sur notre championnat national. Car le sien ne s’est pas vraiment déroulé comme il l’espérait il y a quelques jours. Jouant la gagne chez lui en Belgique, il était relégué au pied du podium.

Hier après-midi, le belge a fait le show dans la voie de finale. Déroulant sa grimpe de manière très fluide, il atteint ce fameux passage délicat, qui ne le fait pas trembler. Il parvient alors à continuer la voie, étant le premier à nous faire découvrir le sommet. Quelques mouvements de plus, et Stéphane trônait fièrement accroché au bac final de la voie, venant tout simplement de l’enchaîner avec la manière.

J’ai fait un bon run en finale, j’ai grimpé sans pression, je n’avais rien à perdre à part prendre du plaisir. Je vais essayer de garder cet état d’esprit sur les Coupes du Monde.

Mais bien entendu, un belge ne peut pas être le nouveau champion de France. Bien que très belle, sa performance ne compte pas pour la course au titre national.

Alors avant le passage du dernier grimpeur, Gautier Supper, qui renouait avec les compétitions, était toujours le n°1 du classement provisoire. Venu pour le plaisir de grimper, Gautier était avant tout là pour se faire plaisir, sans de réels objectifs sportifs derrière.

Et voilà que le dernier grimpeur à s’élancer chez les hommes faisait son entrée. Et quel grimpeur : Romain Desgranges, champion d’Europe en titre et n°1 mondial, ayant remporté trois Coupes du Monde de difficulté l’an dernier.

Le chamoniard n’est pas là pour rigoler. Il compte bien récupérer le titre de champion de France, qui lui échappe depuis deux ans maintenant.

À l’image de Julia Chanourdie, le leader de l’équipe de France déroule sa grimpe de manière très propre. Des kilomètres de grimpe, il en a au compteur en 15 ans de carrière. Physiquement très solide, il serre les prises fixées sur les deux gros volumes sphériques. Mais voilà qu’il doit clipper la dégaine avant de continuer, après quoi, il lui sera impossible de le faire. Essayant de trouver une position confortable pour pouvoir relâcher sa main gauche le temps de réaliser la manipulation, son pied zippe du volume. Romain tente alors de s’accrocher comme il peut au volume, mais ce dernier l’éjecte du mur.

Frustré, Romain aurait voulu sortir cette voie. En descendant, personne ne connaît encore le verdict final. Gautier Supper et Romain Desgranges ayant chuté au même endroit et réalisé la même prestation en demi-finale hier doivent être départagés au chrono.

L’aisance du chamoniard dans le début de la voie lui vaudra le titre de Champion de France 2018, mettant 1 minute et 10 secondes de moins que Gautier Supper.

L’objectif de ma saison, c’est les Championnats du Monde en septembre à Innsbruck. Du coup j’ai décalé ma préparation pour avoir mon pic de forme à ce moment. Ça fait seulement quinze jours que je refais un peu de voie.

C’est ainsi que s’achèvera ce Championnat de France de difficulté 2018.

Maintenant, place aux compétitions internationales, qui arrivent très tôt : le premier rendez-vous mondial de la saison aura lieu à Villars, en Suisse, les 6 et 7 juillet, avant les traditionnelles Coupes du Monde Chamonix et Briançon les deux week-ends suivants.

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