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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Katherine Choong signe la première ascension féminine de “Tarragó” (8b+, 240 m)

23 Oct

La grimpeuse suisse Katherine Choong vient de réaliser une nouvelle performance en signant la première ascension féminine de “Tarragó”, une grande voie de 240 mètres cotée 8b+ située dans le massif mythique de Montserrat, en Catalogne. 

Ouverte par David Tarragó en 2001, puis libérée en libre par les frères Eneko et Iker Pou en 2013, “Tarragó” est devenue l’une des grandes classiques du massif catalan. La ligne se décompose en cinq longueurs : 6b, 8b, 8a, 8b+ et 7c+/8a. Une voie à la fois physique et soutenue, grimpant au cœur d’un dévers massif, avec le panorama grandiose de Montserrat en toile de fond.

Mais si la ligne fait rêver, le rocher, lui, ne pardonne rien : « Le conglomérat est fragile, poussiéreux, et des prises cassent à chaque essai », confie Katherine.

Une bataille de plusieurs jours

Katherine avait découvert la voie en 2023, lors d’un premier séjour sur place, sans avoir eu assez de temps pour enchaîner l’intégralité. De retour cet automne, elle pensait pouvoir concrétiser rapidement.

Le style me convenait bien, sans mouvement extrême. Mais j’ai vite compris que ce serait bien plus dur que prévu…

Dès son premier essai depuis le sol, elle chute tout en haut de la quatrième longueur, la plus dure, cotée 8b+. Les jours suivants, elle peine à repasser le crux, les combats s’enchaînent dans la longueur en 8b, et la fatigue s’installe.

© Mélanie Cannac

Le 15 octobre, après une journée de pluie, Katherine repart pour un nouvel essai, le rocher encore légèrement humide. Elle enchaîne la longueur en 8b, franchit le premier crux de la 8b+, mais une prise casse dans ses mains.

La situation paraissait désespérée. C’était encore plus frustrant de tomber à cause d’un élément extérieur qu’à cause d’une erreur de ma part.

Après un moment de repos et une nouvelle méthode trouvée, elle repart une dernière fois.

Dans un combat de l’espace, tout s’est enfin aligné. J’ai clippé le relais du 8b+, puis j’ai terminé la dernière longueur dans un brouillard épais, vidée mais incroyablement heureuse !

Katherine explique avoir enchaîné toutes les longueurs en tête et dans la journée. Son partenaire de cordée, Jim Zimmermann, est lui aussi passé tout près de l’enchaînement : « Les deux derniers jours, la falaise était plongée dans une humidité permanente. On reviendra, c’est sûr ! », affirme Katherine.

Katherine s’inscrit ainsi dans la lignée des rares grimpeurs à avoir réalisé cette voie, aux côtés d’Edu Marín, Seb Berthe et Jorge Díaz-Rullo, tout en y ajoutant sa propre marque : la première féminine de “Tarragó”.

Cette ligne m’a poussée dans mes retranchements physiques et mentaux. C’était une vraie mission, mais aussi un moment de grâce là-haut, suspendue dans le vide et le brouillard.


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Rock Master 2025 : l’inimitable magie d’Arco

22 Oct

Il y a des événements qui ne ressemblent à aucun autre. Le Rock Master en fait partie. Niché au cœur de la vallée du Sarca, entouré par les imposantes falaises d’Arco, ce rendez-vous légendaire a une saveur particulière.

Et cette 38ème édition, qui s’est tenue du 17 au 19 octobre, n’a pas dérogé à la règle.


Pendant trois jours, la petite ville italienne a vibré au rythme de ce grand rendez-vous. Sous le soleil d’octobre, les meilleurs grimpeurs du monde se sont affrontés sur l’un des murs les plus iconiques d’Europe, dans une ambiance que seule Arco sait offrir : festive, intense, presque familiale.

Arco, capitale mondiale de l’escalade

Difficile d’imaginer un cadre plus inspirant. Arco, c’est bien plus qu’un simple village : un lieu à part. Au détour de ses ruelles pavées, de ses petites places et de ses façades colorées, tout respire la verticalité. Entre les glaciers au loin, les bars et restaurants chaleureux, on trouve ici une concentration unique de magasins de montagne, de marques d’escalade et de passionnés de grimpe.

© Emiliano Villani

Si Chamonix est la capitale de l’alpinisme, alors Arco est, sans conteste, celle de l’escalade. Et c’est dans ce décor de carte postale, au pied du Castello et des falaises historiques où tout a commencé, que bat le cœur du Rock Master.

Une atmosphère unique, entre tradition et modernité

Le Stadium d’Arco résonne d’une histoire riche. C’est ici même que la légende Lynn Hill remportait, il y a près de quarante ans, les premières éditions du Rock Master — quatre fois de suite ! À ses côtés, les pionniers de l’escalade française Patrick Edlinger, Didier Raboutou ou encore François Legrand inauguraient eux aussi une histoire devenue mythique.

© Emiliano Villani

Depuis, les années ont passé, mais l’âme du Rock Master demeure : une compétition internationale chaleureuse, qui marque le début de l’intersaison et réunit les meilleurs grimpeurs de la planète dans une ambiance que seul Arco sait offrir.

Car le Rock Master, c’est bien plus qu’une compétition. C’est une véritable fête de l’escalade. Dans le stade, familles, amis, passionnés et locaux se mêlent, scandant les noms des athlètes avec un enthousiasme communicatif. Les grimpeurs italiens tels que Filip Schenck, Giovanni Placci ou Stefano Ghisolfi sont aussi salués que William Bosi, Adam Ondra, Janja Garnbret ou encore Brooke Raboutou.

© Emiliano Villani

Trois jours pour célébrer le “Vertical Thrill”

Durant trois jours, la ville entière s’est transformée en un immense terrain de jeu pour passionnés. Le tout nouveau Climbing Village, fraîchement installé au pied du mur, a battu son plein : marques, innovations, conférences, ateliers, initiations pour les enfants, slackline, skate, et même une compétition « Fun Bloc » ouverte au public le dimanche, où les fans pouvaient eux aussi grimper sur les blocs des pros.

Dans le Climbing Village, on croise Adam Ondra, pendu à deux mains sur une réglette, se confrontant en duel à ses fans. Quelques mètres plus loin, William Bosi raconte à un groupe de grimpeurs comment il a vécu la compétition, pendant que Brooke Raboutou signe des autographes.

L’ambiance est chaleureuse, détendue, italienne à souhait. Sur scène, les speakers enflamment la foule, tandis que les spectateurs flânent dans les allées, testent du matériel ou simplement profitent du soleil d’automne.

Des formats uniques !

Côté compétition, le Rock Master a encore prouvé sa singularité. Vendredi soir, l’épreuve des Duels a ouvert le bal, dans un format où deux grimpeurs s’affrontent côte à côte sur le mur de difficulté, chronomètre à la main. Une manière astucieuse de rendre une épreuve de difficulté plus rythmée que d’habitude.

À ce jeu, Brooke Raboutou a clairement été la meilleure, tandis qu’Adam Ondra, ambassadeur de cette édition 2025, s’est offert un huitième titre.

© Emiliano Villani

Samedi, place au KO Boulder, un format éliminatoire où chaque bloc devient décisif pour la gagne. Suspense, rebondissements, ambiance électrique : tout y était !

Et à la fin, deux noms à retenir : Janja Garnbret et Yannick Flohé, impériaux du début à la fin, offrant un show digne des plus grands moments de l’histoire du Rock Master dans le dernier bloc.

© Emiliano Villani

Un événement à part…

Dans un monde où le circuit international devient toujours plus normé et formaté, le Rock Master conserve une âme.
Ici, on grimpe pour le plaisir. Pas de quotas, pas de stress de points olympiques, juste le goût du jeu, de la confrontation directe et du partage.

Ce qui rend cette compétition si particulière, c’est aussi l’esprit entre les athlètes : les grimpeurs travaillent les blocs ensemble et s’échangent les méthodes. On les voit rire, s’entraider, partager. Il se checkent entre leur passage, s’encouragent et discutent entre eux. Une atmosphère rare dans le sport de haut niveau, et un plaisir évident à voir sur le mur comme en dehors.

© Planetgrimpe

Comme un rappel que l’escalade, avant d’être un sport codifié, est avant tout une passion commune. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si tous les athlètes présents parlent du Rock Master avec un respect particulier.

Une édition 2025 réussie sur tous les plans

Organisation parfaite, ambiance conviviale, innovation avec le nouveau Climbing Village, engagement du public… Cette édition coche toutes les cases. Et si le Rock Master attire encore, presque quarante ans après sa création, c’est parce qu’il a su évoluer sans jamais renier son âme.

Un événement où la performance rencontre la passion, où les légendes d’hier croisent les champions d’aujourd’hui — et où, l’espace d’un week-end, toute la communauté de la grimpe se sent un peu à la maison.
Parce qu’à Arco, on grimpe pour l’amour du jeu.
Et c’est peut-être ça, la vraie légende du Rock Master.

© Emiliano Villani


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Un nouvel exploit dans “Es Pontas”, l’arche mythique de Chris Sharma !

22 Oct

La vague de jeunes talents continue de déferler sur Majorque ! À peine quelques jours après la performance du Français Sam Richard, c’est le Roumain Darius Rapa, 19 ans, qui signe la neuvième ascension d’« Es Pontas », la célèbre voie de deep-water de Chris Sharma.

« Je n’arrive pas à y croire… C’est la voie dont je rêve depuis tout petit ! Je n’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens, c’est le plus grand accomplissement de ma vie », confie Darius sur ses réseaux sociaux, encore ému.

Le jeune Roumain a grandi en regardant inlassablement les vidéos de Sharma se lancer dans l’arche suspendue au-dessus de la mer turquoise. Ironie du sort : il est né la même année que l’ouverture d’« Es Pontas », en 2006.

Sharma a eu une vision incroyable, il a créé un mythe, la voie de deep-water la plus emblématique au monde.

© Moritz Attenberger

Pour sublimer ce moment, Christian Core – légende italienne de l’escalade – était derrière l’objectif. Le photographe a voyagé jusqu’à Majorque avec l’idée bien précise de cette photo ; une image spectaculaire du jeune roumain sous l’arche : « C’est sans doute la plus belle photo que j’aie jamais prise », a-t-il écrit.

Avant cette réalisation, Darius Rapa s’était surtout illustré en compétition. Sixième du Championnat d’Europe jeunes de difficulté cette année à Žilina, il fait partie des grimpeurs les plus talentueux de son pays. En falaise, il était jusqu’ici connu pour avoir été le premier Roumain à rentrer dans le neuvième degré, avec “Black Cobra Extension” à Herculane en 2021 (désormais cotée 8c+), puis “Estado Crítico” 9a à Siurana en 2022.

© Coll. Rapa

Quand la nouvelle génération s’empare du mythe…

“Es Pontas”, ouverte par Chris Sharma en 2006 est restée sans répétition pendant dix ans. Au départ, seuls quelques cadors de la scène mondiale avaient osé se mesurer à “Es Pontas”, à l’image de Jernej Kruder, Jan Hojer ou Jakob Schubert.

Mais depuis peu, ce sont désormais de jeunes compétiteurs issus du circuit international qui s’y mesurent, à l’image de Léo Favot, Hannes Van Duysen, Mejdi Schalck, Samuel Richard et maintenant Darius Rapa. Une évolution logique, tant le crux de la voie — un énorme jeté — correspond parfaitement au style dynamique maîtrisé par cette nouvelle génération.

Aujourd’hui, “Es Pontas” compte neuf ascensions :

  • 2006 – Chris Sharma
  • 2016 – Jernej Kruder
  • 2018 – Jan Hojer
  • 2021 – Jakob Schubert
  • 2024 – Léo Favot
  • 2024 – Hannes Van Duysen
  • 2024 – Mejdi Schalck
  • 2025 – Samuel Richard
  • 2025 – Darius Rapa

Et la liste pourrait s’allonger prochainement : l’Italien Michael Piccolruaz, l’Autrichien Jan-Luca Posch et l’Allemand Jonas Winter, également présents sur l’île ces derniers jours, seraient tout proches du but…


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Le retour d’une légende : Akiyo Noguchi enchaîne son premier 8B+ bloc en Finlande !

21 Oct

Décidément, les grimpeurs japonais n’en finissent plus d’impressionner sur le rocher ! Après Satone Yoshida sur la mythique “Action Directe” et Tomoa Narasaki, Keita Watanabe, Makoto Yamauchi et Ritsu Kayotani en repérage sur le légendaire “Burden of Dreams”, c’est désormais une autre icône du pays du Soleil-Levant qui s’illustre : Akiyo Noguchi vient de signer la première ascension féminine de “The Globalist” 8B+, à Sipoo, en Finlande.

Une performance majeure pour celle qui fut pendant plus d’une décennie l’une des plus grandes championnes de bloc de la planète !


Âgée de 36 ans, Akiyo Noguchi avait mis un terme à sa carrière internationale en 2021, après une dernière apparition symbolique aux Jeux Olympiques de Tokyo, conclue par une médaille de bronze. Depuis, la Japonaise s’était consacrée à sa vie de famille — elle est aujourd’hui mariée à Tomoa Narasaki et maman — tout en restant proche du monde de l’escalade.

Mais ce week-end, elle a prouvé que la passion et le niveau étaient toujours là. En enchaînant “The Globalist” 8B+, une proue de granite ouverte en 2009 par Nalle Hukkataival, Akiyo signe non seulement son premier 8B+ bloc, mais aussi la première féminine du passage.

Le premier jour, je n’arrivais même pas à comprendre les mouvements, ça me semblait impossible… Et malgré la frustration, les essais loupés et la pression d’un court séjour, je me suis retrouvée complètement absorbée, perdue dans la pure joie de tout donner sur un rocher.

© Coll. Noguchi

À travers cette ascension, Akiyo démontre que le haut niveau ne disparaît pas avec la fin des compétitions. Comme Shauna Coxsey, autre légende du circuit mondial reconvertie sur le rocher, la Japonaise prouve que la passion de grimper et le goût du défi peuvent perdurer bien au-delà de la scène internationale.

Peut-être qu’à l’époque où je faisais encore des compétitions, j’aurais pu le faire plus facilement, mais je suis fière d’avoir pu relever ce défi aujourd’hui. Ça m’a rappelé à quel point il est important de continuer à croire en soi – peu importe le moment de la vie où l’on se trouve.

La video d’Akiyo Noguchi dans “The Globalist” 8B+ :

 

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Avec cette performance, Akiyo Noguchi s’inscrit dans une véritable vague japonaise qui déferle actuellement sur le rocher.  Ces dernières semaines, nous vous parlions déjà sur Planetgrimpe des exploits des compétiteurs nippons Satone Yoshida ou encore Tomoa Narasaki, en pleine exploration de leurs limites sur les lignes les plus mythiques du globe.

Après avoir dominé le monde des compétitions, le Japon est en train de conquérir celui du rocher. Portée par une nouvelle génération affamée et par les figures emblématiques qui ont marqué les compétitions, la scène japonaise rayonne aujourd’hui bien au-delà des murs artificiels…

© Coll. Noguchi


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KO Boulder : Découvrez pourquoi Janja Garnbret et Yannick Flohé ont marqué les esprits à Arco

19 Oct

Après les Duels spectaculaires de la veille, le Rock Master d’Arco a enchaîné avec une nouvelle soirée d’anthologie : le KO Boulder, une compétition de bloc au format explosif.

Sur le fronton flambant neuf du Climbing Stadium d’Arco, les meilleurs grimpeurs du monde ont offert un show d’une intensité rare : Janja Garnbret a repris sa couronne avec autorité, Yannick Flohé a conservé son titre, et le public, massé au pied du mur, en a eu pour son adrénaline.

Retour sur une finale aussi haletante que spectaculaire, dans la plus pure tradition du Rock Master !


Alors que la nuit tombe sur Arco, le fronton du stadium s’allume, le public se tasse au pied du mur et la musique pulse. Ce soir, la compétition se veut intense ; pas question d’attendre de longues minutes entre deux passages : le rythme est effréné, presque chorégraphié. Dès qu’un grimpeur tombe, le suivant s’élance.

C’est le principe du KO Boulder : quatre blocs, quatre rounds éliminatoires, trois essais par passage, et à chaque tour, les grimpeurs les moins performants quittent la scène. Pas de calculs complexes, pas de demi-mesure : le dernier bloc décide de tout, et le premier à toper l’emporte.

© Planetgrimpe

C’est un format que les grimpeurs adorent. Contrairement aux compétitions classiques, ils ont pu, ce matin, travailler ensemble les quatre blocs pendant une heure — une rareté dans le circuit international. Résultat : des blocs plus durs, plus spectaculaires, plus “Rock Master” que jamais.

Et pour le public, le plaisir est total : pas de temps mort, pas de silence. Juste de la grimpe, des combats, des tops, et des applaudissements. Une véritable battle d’escalade, à la croisée entre la performance et le spectacle.

Janja Garnbret remet les pendules à l’heure !

Hier, Janja Garnbret avait quitté les tapis frustrée après une élimination surprise dès le premier tour des finales des Duels. Un coup dur, tant on la sait perfectionniste et peu habituée à la défaite. Mais on la connaît : la Slovène ne laisse jamais une défaite sans réponse. Ce samedi, elle est revenue sur le mur avec détermination et un sourire plein de confiance.

© Planetgrimpe

Dès l’ouverture de la finale, Janja grimpe avec une fluidité déconcertante. Aucun mouvement ne lui résiste, aucune hésitation. Bloc après bloc, elle enchaîne tout, portée par la foule. Et quand vient le quatrième bloc — le plus physique —, elle dégaine un top magistral qui fait exploser le stade. Seule compétitrice à enchaîner les quatre blocs, elle s’impose de la plus belle des manières, reprenant symboliquement le trône du Rock Master.

Derrière elle, Brooke Raboutou n’a pas démérité. Pour son grand retour après les Jeux Olympiques de Paris 2024, l’Américaine affiche une forme éclatante et une motivation intacte. « Ça fait du bien d’être de retour sur les tapis », confie-t-elle, sourire aux lèvres après sa médaille d’argent.

L’Allemande Anna Maria Apel complète le podium après une jolie prestation dans les trois premiers blocs de la soirée.

© Planetgrimpe

Yannick Flohé, roi du KO Boulder !

Chez les hommes, le scénario a été tout aussi palpitant. Yannick Flohé, vainqueur l’an dernier, n’a laissé aucune place au doute. En pleine confiance, il a déroulé sa grimpe puissante et précise, confirmant qu’il est l’homme à battre dans ce format.

L’anecdote qui résume tout ? Entre la séance d’essais du matin et le lancement de la compétition, le champion allemand s’est offert une petite visite sur le rocher d’Arco pour aller travailler “Excalibur” 9b+. Rien que ça… Le soir venu, il a remis son dossard, et a grimpé en finale comme si de rien n’était.

© Planetgrimpe

Pourtant, le suspense a tenu jusqu’au bout. Le Belge Hannes Van Duysen s’est offert le show de la soirée en étant le seul à toper la dalle du bloc 3, son style de prédilection. Mais dans le dernier bloc, tout bascule : Flohé fait parler sa force légendaire et va chercher le top, de quoi s’imposer une nouvelle fois à Arco.

Hannes Van Duysen prend une superbe deuxième place, tandis que l’Italien Filip Schenk complète le podium.

© Planetgrimpe

Rocher et compétition : deux mondes qui s’éloignent

Si la soirée a offert un spectacle exceptionnel, elle a aussi mis en lumière l’écart grandissant entre l’escalade de compétition et l’escalade naturelle.

Malgré la présence des meilleurs grimpeurs “de rocher” du monde — William Bosi (cinq 9A blocs à son actif), Stefano Ghisolfi (quatre 9b+), et Adam Ondra, le plus grand falaisiste de l’Histoire — aucun n’a réussi à briller dans les blocs proposés ce soir.

Bosi est éliminé dès le premier tour, incapable de réussir le premier mouvement dynamique du bloc 1. Ondra et Ghisolfi, eux, quittent la compétition après le deuxième passage, sans top.

© Planetgrimpe

Un constat frustrant, notamment pour Adam Ondra, qui s’interroge de plus en plus sur son avenir de compétiteur. Le Tchèque l’avait laissé entendre après les Jeux Olympiques de Paris, puis réaffirmé à Séoul, lors des Championnats du Monde : il a du mal à s’exprimer pleinement dans ce nouveau style d’escalade, trop éloigné de celui du rocher. Et la soirée d’Arco, une fois encore, n’a fait que confirmer ses doutes…

Arco, l’esprit Rock Master

Deux jours, deux compétitions, deux ambiances, et un public conquis. Au-delà des résultats, c’est l’ambiance d’Arco qui fait la différence.

Le Rock Master, c’est avant tout une célébration du partage et de la passion commune. Ce matin encore, les grimpeurs ont travaillé les blocs ensemble, se donnant des méthodes, s’encourageant, échangeant des rires et des astuces. Pendant la finale, on les voyait se féliciter, se tendre la main, vibrer les uns pour les autres.

© Planetgrimpe

Cette atmosphère unique, plus détendue que sur le circuit officiel, donne à l’événement une saveur incomparable. Tous les athlètes ont le sourire, le public aussi. On sent qu’ils grimpent pour le plaisir, pour le show, et pour l’amour du sport. Et c’est précisément ce mélange d’émotion, de partage et de spectacle qui fait la magie du Rock Master — et qui, année après année, continue de séduire les plus grands.

Entre la rapidité des Duels et la folie du KO Boulder, le Rock Master 2025 a prouvé une fois de plus pourquoi il reste l’un des événements les plus mythiques du calendrier international.


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Rock Master 2025 : Janja Garnbret battue, Brooke Raboutou et Adam Ondra remportent les Duels

18 Oct

Le Rock Master 2025 a démarré sur les chapeaux de roue ! Pour cette première soirée de compétition, le mythique mur d’Arco s’est embrasé sous les projecteurs et les cris du public venu en masse assister aux légendaires Duels, cette épreuve unique au monde où les grimpeurs s’affrontent sur des voies de difficulté identiques, côte à côte.

Et une chose est sûre : cette première soirée a tenu toutes ses promesses ! Suspense, rebondissements, chutes inattendues, faux départs, et chronos d’exception… Arco a vibré comme rarement !


Brooke Raboutou, impériale face à une Janja Garnbret… humaine !

Le ton de la soirée a été donné dès le tout premier duel féminin. Et quel duel ! Brooke Raboutou face à Janja Garnbret — deux des plus grandes grimpeuses de la planète, opposées dès le premier tour. Une affiche digne d’une finale pour lancer la soirée !

© Coll. Rock Master 2025

Pourquoi un tel duel dès l’ouverture des finales ? Car la Slovène a joué de malchance : victime d’un faux départ lors des qualifications, Janja s’est retrouvée dernière du classement provisoire, l’obligeant à affronter la meilleure des qualifs dès les quarts de finale. Résultat : un choc d’entrée, et… Un coup de tonnerre ! Car pour une fois, Janja Garnbret a perdu. Oui, perdu ! Face à une Brooke Raboutou rayonnante, rapide et précise, l’Américaine s’impose en 1 minute 10 (contre 1 minute 22 pour Janja) et met fin à une série quasi ininterrompue de victoires de la reine slovène. Une défaite rarissime, qui a fait souffler un vent de surprise dans le public : Janja est humaine, et ce soir-là, Arco a aimé le voir.

Brooke continue ensuite sa démonstration : victoire écrasante en demi-finale contre l’Allemande Anna Maria Apel (1’21 contre 1’49), puis un dernier run de feu en finale face à Jessica Pilz, la tenante du titre. L’Autrichienne, vainqueure du Rock Master 2024, défendait chèrement sa couronne, mais cette année, Raboutou semblait intouchable.

 

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Les deux grimpeuses se sont battues jusqu’à la dernière dégaine, mais c’est encore Brooke qui frappe le buzzer la première, en 1’14, contre 1’21 pour l’Autrichienne.

Quart de finale Demi-finale Finale
Brooke Raboutou (1’10)
Janja Garnbret (1’22) Brooke Raboutou (1’21)
Anna Maria Apel (1’49) Anna Maria Apel (1’49)
Héloïse Doumont (chute) 🥇 Brooke Raboutou (1’14)
Jessica Pilz (1’42) 🥈 Jessica Pilz (1’21)
Mei Kotake (1’52) Jessica Pilz (1’26)
Laura Rogora (1’47) Laura Rogora (1’35)
 Mattea Pötzi (chute)

 

Un triomphe mérité pour celle qui n’avait plus participé à une compétition officielle depuis les Jeux Olympiques de Paris, et qui prouve qu’elle reste une compétitrice redoutable dès qu’elle remet un dossard !

© Planetgrimpe

Ondra, Schenk, Bosi, Flohé… un suspense insoutenable jusqu’à la dernière seconde !

Chez les hommes, le spectacle a été à la hauteur de la réputation du Rock Master : duels serrés, chronos de folie et une ambiance électrique dans le stade d’Arco, portés par les supporters italiens venus encourager leur champion local, Filip Schenk.

Et il faut dire que Filip était très attendu ! Vainqueur de l’épreuve en 2024, le jeune Italien défendait son titre à domicile, face à une armada de champions menée par Adam Ondra, Yannick Flohé, William Bosi ou encore Stefano Ghisolfi.

© Coll. Rock Master 2025

Dès les quarts, le ton est donné : Schenk s’impose face au Belge Hannes Van Duysen au terme d’un run haletant (1’18 contre 1’25), pendant qu’Adam Ondra, sept fois vainqueur du Rock Master et ambassadeur officiel de cette 38ème édition, déroule face à Giovanni Placci (1’19 contre 1’36).

Le public retient son souffle quand arrive la demi-finale : Adam Ondra contre William Bosi, Filip Schenk contre Yannick Flohé. Les deux duels sont d’une intensité folle, mais ce sont Ondra (1’14) et Schenk (1’10) qui s’imposent, direction la grande finale. Le scénario rêvé pour le public : une dernière course entre la légende et le champion en titre !

© Coll. Rock Master 2025

Et quelle finale ! Le silence retombe, puis la foule explose dès les premiers mouvements. Les deux grimpeurs s’élancent à une vitesse folle sur le surplomb mythique d’Arco. Les deux montent à une vitesse folle, le cœur battant à 180. Adam Ondra n’a même pas pris son sac à magnésie sachant pertinemment qu’il n’aurait pas le temps d’y plonger sa main… Schenk prend un léger avantage… Puis Ondra revient… le public hurle.

Et dans un final dantesque, Adam claque le buzzer en 1’04, Filip en 1’06. Deux secondes d’écart seulement, mais une ovation monumentale pour les deux hommes. Ondra, pour sa huitième victoire à Arco — presque légendaire. Schenk, pour avoir fait vibrer Arco.

 

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Une victoire qui a un goût tout particulier pour Adam Ondra, qui prend sa revanche sur l’édition 2024 : l’an dernier, il avait terminé quatrième après avoir mal appuyé sur le buzzer, ce qui n’avait pas arrêté le chrono. Une mésaventure dont il s’était longtemps souvenu…

Ondra retrouve ainsi son trône, mais Schenk, ovationné par tout le Climbing Stadium, confirme qu’il est bien l’un des meilleurs grimpeurs de la Botte.

Quart de finale Demi-finale Finale
Adam Ondra (1’19)
Giovanni Placci (1’36) Adam Ondra (1’14)
William Bosi (1’24) William Bosi (1’28)
Stefan Scherz (1’37) 🥇 Adam Ondra (1’04)
Filip Schenck (1’18) 🥈 Filip Schenck (1’06)
Hannes Van Duysen (1’25) Filip Schenck (1’10)
Yannick Flohé (1’18) Yannick Flohé (1’15)
Stefano Ghisolfi (1’25)

 

Une soirée à la hauteur du mythe

Arco a une nouvelle fois prouvé pourquoi le Rock Master est bien plus qu’une simple compétition : c’est un spectacle, une célébration de l’escalade dans toute son intensité. Entre l’ombre des montagnes, les projecteurs sur le mur et le vacarme du public, les duels de cette édition 2025 ont offert un spectacle total.

© Planetgrimpe

Et la compétition est loin d’être terminée ! Le festival se compose en réalité de deux épreuves distinctes : les Duels de difficulté, disputé ce vendredi soir, et le KO Boulder, programmé ce samedi.

Dans 24 heures à peine, les mêmes athlètes s’affronteront donc à nouveau sur le mur de bloc flambant neuf du Climbing Stadium d’Arco, dans un format à élimination directe. À l’issue de ces deux épreuves, un classement combiné sera établi et le grimpeur ou la grimpeuse ayant obtenu le meilleur total sur les deux disciplines sera sacré vainqueur du Rock Master 2025.

Autrement dit : rien n’est encore joué, et la bataille pour le titre ultime promet d’être explosive !


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Les plus grandes stars de l’escalade réunies à Arco pour le Rock Master 2025 !

17 Oct

Chaque discipline a ses monuments. Le tennis a Wimbledon, le foot a le Maracanã… et l’escalade a le Rock Master d’Arco. Depuis sa première édition en 1987, ce festival mythique est devenu l’un des événements les plus emblématiques de la planète grimpe. 

Chaque année, le Rock Master Festival transforme la petite ville italienne du Garda Trentino en une capitale mondiale de la grimpe, mêlant formats de compétition inédits, duels épiques, et fête populaire dans une ambiance unique.

Et cette année, l’événement s’annonce plus intense que jamais ! Du 17 au 19 octobre, les légendes vivantes de la discipline – Adam Ondra, Janja Garnbret, Jakob Schubert, Stefano Ghisolfi, Laura Rogora, Jessica Pilz, Will Bosi, Brooke Raboutou et bien d’autres – se donneront rendez-vous pour trois jours de compétition au cœur du Climbing Stadium d’Arco.


Un plateau de rêve

Cette 38e édition s’annonce tout simplement exceptionnelle : le Rock Master 2025 réunit un plateau digne d’un championnat du monde, avec la présence des plus grandes stars de la discipline.

Chez les hommes, on retrouvera Adam Ondra, Jakob Schubert, Stefano Ghisolfi, Will Bosi, Yannick Flohé et Hannes Van Duysen, tandis que le tableau féminin réunira Janja Garnbret, Laura Rogora, Jessica Pilz, Brooke Raboutou, Mei Kotake et bien d’autres.

© Coll. Rock Master

Un parterre de champions olympiques et mondiaux qu’on ne voit réuni qu’à de très rares occasions ! D’autant plus que cette année, le Rock Master réussit l’exploit de rassembler des athlètes qui avaient pourtant fait l’impasse sur la plupart des compétitions internationales. C’est le cas d’Adam Ondra (sept fois vainqueur de la compétition et ambassadeur officiel de l’édition 2025), de Jakob Schubert et de Janja Garnbret, qui avaient choisi de lever le pied après une saison olympique intense, ou encore de Brooke Raboutou, absente du circuit depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Une belle démonstration du prestige intact du Rock Master, capable de réunir les plus grands noms du circuit, même loin du calendrier officiel des Coupes du Monde.

Des formats mythiques : les Duels de difficulté et le KO Boulder

Le Rock Master, c’est aussi une ambiance unique et un format de compétition à part, mélangeant show et grimpe de haut-niveau.

Le vendredi 17 octobre, la soirée s’ouvrira avec l’incontournable Lead Duel : deux grimpeurs s’élancent côte à côte sur deux voies identiques et parallèles de 25 mètres, tracées sur le fameux mur déversant du Climbing Stadium d’Arco. Le but ? Être le premier à frapper le buzzer final. Un format à élimination directe, aussi intense que visuel, où la moindre erreur peut coûter la victoire.

© Coll. Rock Master

Le samedi 18 octobre, place au KO Boulder sur le fronton de bloc, un format de compétition à élimination directe pour les 16 athlètes (8 femmes et 8 hommes). À chaque tour, les grimpeurs les moins performants sont éliminés, jusqu’à ne laisser place qu’à un ultime trio pour la grande finale.

Enfin, le dimanche 19 octobre offrira une journée plus détendue mais tout aussi festive, avec des compétitions amateurs, des initiations, des ateliers, des talks avec les athlètes et la présence d’un Village expo dédié à la grimpe et à l’outdoor. De quoi prolonger le plaisir pour les spectateurs, familles et passionnés !

© Coll. Rock Master

38 ans d’histoire

Depuis sa première édition en 1987, le Rock Master s’est imposé comme une véritable institution dans le monde de l’escalade. Nulle autre compétition ne peut se targuer d’une telle longévité ni d’un tel prestige.

Né sur le rocher naturel d’Arco, le festival a rapidement pris de l’ampleur avec la construction du fameux Climbing Stadium, devenu le cœur battant de l’événement. Dans les années 90, on y voyait déjà s’affronter les meilleurs grimpeurs du monde sur des formats novateurs.

© Coll. Rock Master

Au début des années 2000, le Rock Master prend un virage avec l’introduction du Lead Duel puis du KO Boulder, deux épreuves qui feront sa renommée mondiale. Plus récemment, entre 2024 et 2025, le Climbing Stadium d’Arco a fait peau neuve. Rénové et agrandi, il abrite désormais un tout nouveau mur extérieur de bloc ainsi que plusieurs infrastructures d’entraînement indoor, faisant du site le centre d’entraînement de la fédération italienne depuis 2021.

Au fil des décennies, des légendes ont forgé la renommée du Rock Master. Chez les femmes, Angela Eiter domine le palmarès avec six victoires, devant Lynn Hill, quintuple lauréate et pionnière du festival. Côté masculin, Ramón Julián Puigblanque et Adam Ondra partagent le record avec sept victoires chacun.

🏆 Historique des gagnants du Rock Master

Duel & KO Boulder — récapitulatif des vainqueurs au fil des saisons

DUEL

Année Hommes Femmes
2011 🇨🇿 Adam Ondra 🇷🇺 Yana Chereshneva
2012 🇦🇹 Jakob Schubert 🇷🇺 Dinara Fakhritdinova
2013 🇨🇦 Sean McColl 🇷🇺 Dinara Fakhritdinova
2014 🇨🇦 Sean McColl 🇷🇺 Dinara Fakhritdinova
2015 🇨🇿 Adam Ondra 🇫🇷 Hélène Janicot
2016 🇨🇿 Adam Ondra 🇸🇮 Janja Garnbret
2017 🇨🇿 Adam Ondra 🇫🇷 Julia Chanourdie
2018 🇨🇿 Adam Ondra 🇸🇮 Janja Garnbret
2019 🇦🇹 Jakob Schubert 🇸🇮 Mia Krampl
2021 🇮🇹 Stefano Ghisolfi 🇸🇮 Mia Krampl
2022 🇦🇹 Jakob Schubert 🇦🇹 Jessica Pilz
2023 🇨🇿 Adam Ondra 🇸🇮 Janja Garnbret
2024 🇮🇹 Filip Schenk 🇦🇹 Jessica Pilz

KO BOULDER

Année Hommes Femmes
2018 🇷🇺 Alexey Rubtsov 🇫🇷 Fanny Gibert
2021 🇨🇿 Adam Ondra 🇮🇹 Laura Rogora
2022 🇦🇹 Jakob Schubert 🇦🇹 Jessica Pilz
2023 🇨🇿 Adam Ondra 🇸🇮 Janja Garnbret
2024 🇩🇪 Yannick Flohé 🇦🇹 Jessica Pilz

 


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Les compétiteurs japonais à l’assaut du rocher : Satone Yoshida enchaîne “Action Directe”

15 Oct

La saison internationale à peine terminée, les grimpeurs japonais déferlent sur les rochers du monde entier ! Après plusieurs mois passés sur le circuit des Coupes du Monde, les compétiteurs nippons semblent avoir une envie commune : retrouver le grain naturel du rocher.

Et à ce petit jeu, Satone Yoshida vient de frapper un grand coup en enchaînant la mythique « Action Directe » 9a dans le Frankenjura.


C’est un rêve que partagent tous les falaisistes : clipper le relais d’« Action Directe », la voie mythique libérée par Wolfgang Güllich en 1991 dans le Frankenjura, premier 9a de l’histoire. Trente-quatre ans plus tard, c’est au tour du compétiteur japonais Satone Yoshida de réaliser cet exploit, ajoutant ainsi son nom à la liste des ascensionnistes de cette ligne.

Arrivé en Allemagne avec une motivation folle, le Japonais a d’abord tenté l’impossible : enchaîner “Action Directe” à vue. Un pari audacieux, vite avorté, comme il l’a lui-même confié : « J’en étais loin, j’ai eu beaucoup de mal avec le premier jeté »,
explique-t-il avec humilité.

© Coll. Yoshida

Mais le jeune Japonais de 21 ans n’en est pas resté là. Malgré des conditions loin d’être idéales et un doigt douloureux – les célèbres bidoigts du Frankenjura ne pardonnent pas –, il a su trouver les bons réglages pour en venir à bout dès le lendemain, au septième essai seulement.

« J’ai réussi à garder le contrôle, tout près de ma limite. Cette voie légendaire m’a fait grandir », a-t-il commenté après sa réussite.

Un compétiteur qui brille aussi sur le rocher

S’il s’impose aujourd’hui comme un grand falaisiste, Satone Yoshida reste avant tout un compétiteur accompli. Vice-champion du monde de difficulté à Séoul et troisième du classement général de la Coupe du Monde 2025, le Japonais a trouvé le parfait équilibre entre le monde des compétitions et celui du rocher.

Et ce n’est pas sa première grande réussite en falaise : l’été dernier, il s’offrait déjà « Biographie » 9a+ à Céüse, une autre voie mythique du patrimoine mondial de l’escalade. « Une des plus belles voies que j’aie jamais grimpées », écrivait-il alors.

© Sam M.S.

En venant à bout d’« Action Directe », Satone Yoshida devient le deuxième Japonais à réussir cette voie, vingt ans après Dai Koyamada. Il devient également l’un des rares à compter à son palmarès le premier 9a+ de l’Histoire (« Biographie »), et le premier 9a de l’Histoire (« Action Directe »).

Aujourd’hui, « Action Directe » compte 37 ascensions confirmées, parmi lesquelles celle de Melissa Le Nevé, première et seule femme à ce jour à avoir vaincu cette ligne mythique.

Les Japonais en force sur « Burden of Dreams » !

Et ce n’est pas tout : pendant que Satone triomphe en Allemagne, une véritable armée japonaise a pris d’assaut la forêt de Lappnor, en Finlande. Objectif : « Burden of Dreams », le premier 9A bloc du monde, libéré par Nalle Hukkataival.

Déjà sur place depuis plusieurs jours, Makoto Yamauchi et Ritsu Kayotani enchaînent les essais, tandis que Tomoa Narasaki, Akiyo Noguchi et Keita Watanabe viennent tout juste de les rejoindre. L’automne s’annonce donc palpitant du côté nordique, où la légende finlandaise pourrait bien s’enrichir d’un nouveau chapitre japonais…


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Après six ans d’efforts, Toru Nakajima laisse tomber “Burden of Dreams”

14 Oct

Rarement un grimpeur de haut niveau admet publiquement un échec ; Toru Nakajima l’a fait. Après six années de tentatives acharnées sur “Burden of Dreams”, le premier 9A bloc de l’Histoire, le grimpeur japonais a décidé d’y mettre un point final — du moins pour l’instant.


Le fardeau des rêves

« Burden of Dreams », littéralement le fardeau des rêves. Difficile d’imaginer un nom plus juste pour ce bloc historique, premier 9A au monde, libéré par Nalle Hukkataival en 2016 dans les forêts du sud de la Finlande.

J’aurais aimé réussir. Mais je sais très bien que la réussite n’est pas la seule chose qui compte en escalade.

Toru Nakajima a longtemps porté ce fardeau sur ses épaules. L’un des tout premiers à s’y attaquer après Hukkataival, il s’y rendait presque chaque année depuis 2019, multipliant les séjours, les essais, les ajustements. En 2019, il tombait déjà très près de la réussite, chutant sur le troisième mouvement après avoir validé le premier, réputé le plus difficile.

© Coll. Nakajima

« Cela fait déjà quatre ans que je travaille ce bloc, et pourtant, je trouve encore de nouvelles astuces. Peut-être y a-t-il encore de nouvelles découvertes à faire ? », écrivait-il alors, confiant en ses progrès malgré l’échec.

Mais les années ont passé, et avec elles, les douleurs, la lassitude, et peut-être le besoin de tourner la page.

“J’ai échoué. Et je ne peux pas avancer sans accepter ce fait”

Sur ses réseaux sociaux, Toru Nakajima a récemment publié un message sincère et lucide :

Cet automne, je ne retournerai pas en Finlande. Cela signifie que j’abandonne “Burden of Dreams”. Six ans se sont écoulés depuis mes premiers essais. À l’époque, j’étais extrêmement motivé et je sentais une vraie progression. J’étais proche, je m’entraînais dur, mais j’ai commencé à souffrir de douleurs chroniques aux doigts.

Je ne pense pas que ce temps ait été perdu. « Burden of Dreams » m’a rendu plus fort. Je n’aurais probablement pas réussi “Epitaph”, “Regret” ou “Sleepwalker” sans ce bloc. J’aurais aimé réussir. Mais je sais que la réussite n’est pas la seule chose qui compte en escalade. J’ai échoué, et je ne peux pas avancer sans accepter ce fait.

Un témoignage rare dans le monde de la grimpe de haut niveau, où les réussites se partagent plus volontiers que les renoncements.

Avec une grande humilité, Nakajima rappelle que l’échec fait partie intégrante du jeu : « Sans ombre, il n’y a pas de lumière. Parfois, il faut lâcher prise pour aller dans une autre direction. »

© Coll. Nakajima

La relève japonaise prend le relais

Si Nakajima a choisi de tourner la page, l’histoire de “Burden of Dreams” n’est pas terminée pour autant. Depuis quelques jours, une véritable armée japonaise a pris d’assaut la forêt de Lappnor, en Finlande. Objectif : conquérir le mythique 9A.

Déjà sur place depuis plusieurs jours, Makoto Yamauchi et Ritsu Kayotani enchaînent les essais, tandis que Tomoa Narasaki, Akiyo Noguchi et Keita Watanabe viennent tout juste de les rejoindre. L’automne s’annonce donc palpitant côté nordique, et la légende finlandaise pourrait bien s’enrichir d’un nouveau chapitre japonais…

Toru Nakajima, un grimpeur d’exception

Âgé de 32 ans, Toru Nakajima reste l’une des figures les plus respectées du bloc asiatique. Son palmarès parle de lui-même : “Epitaph” 8C+, “Regret” 8C/+, “Sleepwalker” 8C+, ou encore des classiques comme “Lucid Dreaming” et “Paint it Black” 8C.

Toujours en quête de nouveaux défis, il s’est aussi illustré dans des solos vertigineux, notamment sur la cascade de Shomyo au Japon, haute de 350 mètres.

S’il a choisi de renoncer à “Burden of Dreams”, ce n’est peut-être qu’une pause dans une aventure qui l’a profondément marqué. Comme il l’écrit lui-même : « Je retournerai en Finlande un jour, c’est promis. »


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Laura Rogora enchaîne un 9a malgré la grippe !

13 Oct

Rien ne semble pouvoir arrêter Laura Rogora. Même pas la grippe ! En pleine convalescence, affaiblie et grimpant sous un soleil de plomb, l’Italienne vient pourtant de réussir un nouvel exploit : l’enchaînement d’« Il Terzo Occhio » 9a à Castello di Drena, près d’Arco.

Une performance d’autant plus symbolique que la voie n’est pas anodine : Laura l’avait elle-même équipée en 2022, aux côtés de Stefano Ghisolfi et Adam Ondra ! C’est Ghisolfi qui en avait signé la première ascension en décembre 2023, proposant la cotation de 9a. Depuis, la ligne n’avait connu aucune répétition… jusqu’à ce que Laura, trois ans après l’avoir imaginée, vienne la cocher à son tour.


« Hier tout était parfait… enfin, presque ! J’étais sur mon cinquième jour de grimpe consécutif, j’avais la grippe et je grimpais en plein soleil. Mais j’ai réussi à faire la FFA — la First Fever Ascent », plaisante-t-elle sur Instagram. Avec son humour bien à elle, Laura rebaptise donc la traditionnelle First Female Ascent en First Fever Ascent (« première ascension avec fièvre »), une façon malicieuse de rappeler que même la fièvre ne peut pas l’arrêter !

© Crimp Films

De retour de Corée (où elle a terminé 9ème aux Championnats du Monde), Laura s’était mise à travailler la voie et avait frôlé l’enchaînement à plusieurs reprises. Mais plusieurs fois, des prises de pied ont cassé, la contraignant à reporter le moment tant attendu. Il aura fallu patienter encore quelques jours — et grimper malgré la fièvre — pour enfin clipper le relais.

Une saison monumentale pour Rogora

Cette réussite s’ajoute à une liste de croix déjà vertigineuse. En 2024, Laura a notamment signé la première ascension féminine de « Goldrake » 9a+/9b à Cornalba, avant de passer un été exceptionnel à Mišja Peč et dans les Gorges du Loup, où elle a enchaîné pas moins d’une dizaine de voies entre le 8c+ et le 9a — dont « Ultimate Sacrifice » 8c+ à vue, un record féminin historique.

© Crimp Films

Et tout cela sans jamais s’éloigner de la scène internationale : troisième du classement général de la Coupe du Monde de difficulté cette saison, Laura continue de prouver qu’elle sait briller aussi bien sur le mur que sur le rocher.

Elle sera d’ailleurs au départ de l’une des plus grosses compétitions internationales de l’année : le Rock Master d’Arco, du 17 au 19 octobre.


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Deux Japonais tout près d’enchaîner « Burden of Dreams » 9A !

12 Oct

Et si la légende du « Burden of Dreams » s’apprêtait à s’enrichir de deux nouvelles ascensions ? Actuellement en Finlande, Makoto Yamauchi et Ritsu Kayotani, deux prodiges japonais, se rapprochent à toute vitesse de l’enchaînement du mythique bloc de Nalle Hukkataival, considéré comme le premier 9A bloc de l’Histoire.


Une préparation millimétrée au Japon

Avant même de fouler le granite finlandais de Lappnor, les deux grimpeurs nippons ont longuement peaufiné leur préparation sur une réplique parfaite du bloc, réalisée grâce à la technologie 3D.

Makoto Yamauchi a signé l’enchaînement de cette version artificielle le 21 août dernier, suivi par Ritsu Kayotani le 1er octobre. Cette stratégie d’entraînement, initiée par Aidan Roberts et popularisée par William Bosi, a permis à une nouvelle génération de grimpeurs d’apprivoiser les mouvements d’un bloc jusque-là presque inaccessible. Car « Burden of Dreams » n’est pas seulement redoutable par sa difficulté : il est aussi perdu au cœur d’une forêt isolée de Finlande, difficile d’accès et souvent soumis à des conditions météo capricieuses.

Grâce à la réplique en résine, les grimpeurs peuvent désormais économiser de longs et coûteux trajets, en se familiarisant avec chaque mouvement depuis leur pan d’entraînement, avant de se confronter au rocher original dans les meilleures conditions possibles.

Une entrée fracassante en Finlande

Arrivés à Lappnor il y a quelques jours, Yamauchi et Kayotani ont immédiatement fait sensation. Dès leur première journée sur le vrai rocher, Ritsu Kayotani réalisait un exploit inédit : flasher le premier mouvement, connu pour être le plus difficile et jamais réussi du premier coup jusqu’ici. Mieux encore, il atteignait la dernière prise dès sa troisième tentative, chutant de peu sur le mouvement final !

Quant à Makoto Yamauchi, il n’a pas tardé à enchaîner tous les mouvements séparément, démontrant une aisance et une puissance impressionnantes.

Leur progression est suivie en direct par des milliers de fans à travers le monde : les deux Japonais diffusent leurs essais en live depuis la Finlande, partageant leurs sessions sur Youtube.

Makoto Yamauchi et Kayotani Ritsu dans “Burden of Dreams” (Jour 1) :

Makoto Yamauchi et Kayotani Ritsu dans “Burden of Dreams” (Jour 2) :

Depuis sa première ascension en 2016 par Nalle Hukkataival, « Burden of Dreams » n’a été répété que quatre fois : William Bosi (avril 2023), Simon Lorenzi (décembre 2023), Elias Iagnemma (mars 2024) et Lee Sung Su (mai 2025). Autant dire que Yamauchi et Kayotani pourraient entrer dans un club extrêmement fermé, rejoignant les rares élus capables de maîtriser les cinq mouvements les plus durs du monde.

Le Japon à la conquête de « Burden »

Ces dernières semaines, le Japon s’impose comme la nouvelle nation phare du projet “Burden of Dreams”. En septembre dernier, Tomoa Narasaki — double champion du monde de bloc — a lui aussi enchaîné la réplique de Burden, comme nous le rapportions dans un précédent article. Le prodige nippon prépare désormais son voyage en Finlande, où il pourrait bien tenter une répétition… voire un flash (?) historique !

En attendant, si Yamauchi et Kayotani parviennent à concrétiser leurs tentatives, ils deviendront les sixième et septième ascensionnistes du bloc, et les premiers Japonais à inscrire leur nom dans la liste des ascensionnistes de « Burden of Dreams ».


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Sam Richard enchaîne « Es Pontas », la légendaire kingline de Majorque !

11 Oct

C’est un rêve devenu réalité pour le Français Sam Richard : après deux ans de travail et douze séances d’efforts acharnés, il vient de réussir l’enchaînement d’« Es Pontas », la mythique voie de deep water solo libérée par Chris Sharma en 2006.

Et le clin d’œil du destin ne pouvait pas être plus beau : Sam a enchaîné la voie exactement un an jour pour jour après y avoir posé les mains pour la première fois !


“Je viens d’enchaîner la voie la plus folle de ma vie. Je n’ai même pas les mots pour décrire ce que je ressens », écrit Sam sur ses réseaux, encore sous l’émotion.

Ce projet hors norme aura demandé deux trips, douze sessions, d’innombrables essais… et six fois où il a tenu le célèbre jeté, sans parvenir jusqu’au sommet. Jusqu’à ce jour où tout s’est aligné :

C’était une bataille mentale depuis le premier jour, mais aujourd’hui, j’étais dans le flow. J’ai tout donné, et c’est enfin passé.

© Timothée Nitschke

Pour Sam, cette ascension a une résonance toute particulière. Il remarque qu’il n’était même pas né lorsque Chris Sharma réalisait la première ascension, et qu’il garde un souvenir fort de sa première rencontre avec l’Américain :

Il y a dix ans, Chris m’avait signé un sac à magnésie. Et le dernier sac à magnésie sec que j’avais avant l’enchaînement, c’était justement celui-là ! Merci pour l’inspiration que tu représentes pour moi. »

Coll. Richard

« Es Pontas », la voie de deep water la plus emblématique du monde

Située au large de Majorque, « Es Pontas » est sans doute la ligne la plus célèbre de la discipline. Libérée par Chris Sharma après des mois de tentatives au-dessus de la mer turquoise, la voie est devenue un symbole du deep-water. Son crux – un jeté monumental en plein milieu de la voie – a marqué toute une génération de grimpeurs.

Depuis Sharma, seuls quelques privilégiés ont réussi à venir à bout de cette kingline :

  • Chris Sharma (2006) – Première ascension
  • Jernej Kruder (2016)
  • Jan Hojer (2018)
  • Jakob Schubert (2021)
  • Léo Favot (2024) – Premier Français à enchaîner la voie
  • Hannes Van Duysen (2024)
  • Mejdi Schalck (2024)
  • Et désormais… Sam Richard (2025)

L’histoire de Sam Richard s’inscrit donc dans la continuité de cette nouvelle vague de grimpeurs inspirés par Chris Sharma.
Après Léo Favot et Hannes Van Duysen l’an dernier, ou encore Mejdi Schalck, Sam rejoint à son tour ce cercle très fermé de grimpeurs ayant vaincu « Es Pontas ».

© Timothée Nitschke

L’an dernier déjà, Sam partageait une vidéo poignante retraçant ses premiers essais sur la ligne. Trois semaines de combat intense, ponctuées de chutes, de doutes… mais aussi d’un enthousiasme communicatif. Il y racontait : « J’ai perdu la bataille, mais j’ai passé les trois meilleures semaines de ma vie ». Un an plus tard, la boucle est bouclée. Et cette fois, la bataille est gagnée !

Sam promet de publier prochainement une vidéo retraçant cette aventure hors du commun : « Du contenu arrive bientôt, restez connectés ».


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“Pourquoi grimper sous un avion ?” : Domen Škofic réagit aux critiques

10 Oct

Quelques jours après la diffusion de la vidéo spectaculaire où il grimpe un 8a vissé sous les ailes d’un planeur lancé à 100 km/h, Domen Škofic sort du silence. L’athlète slovène revient sur cette performance qui a fait le tour du monde… et provoqué de vives réactions dans la communauté de l’escalade.

Pourquoi grimper sous un avion en plein vol ? Ça n’a aucun sens, n’est-ce pas ?

Domen Škofic

Face aux critiques pointant du doigt le côté “show” et “inutile” du projet — certains y voyant une provocation écologique —, Domen a tenu à expliquer sa démarche dans un long message publié sur ses réseaux sociaux. Pour lui, ce projet n’était pas une simple opération marketing, mais une quête de sens et de découverte.

© Red Bull

“Trop vieux pour les likes”

« Quand j’ai entendu que je pouvais utiliser un planeur comme mur d’escalade, le déclic a été immédiat. Je voulais combiner deux de mes plus grands rêves d’enfance : la grimpe, qui a façonné ma vie, et le vol, une passion plus récente, mais à laquelle je n’ai jamais cessé de penser depuis que je suis petit », raconte-t-il.

L’objectif de Domen n’était pas seulement de grimper sur un planeur en plein vol, mais de voir jusqu’où il pouvait repousser les limites de la grimpe dans des conditions extrêmes : une vitesse de vent de 80 à 100 km/h, un parachute de 12 kg sur le dos, des températures glaciales et un appareil en mouvement constant : « Mon idée était de rendre la voie aussi difficile que possible compte tenu de ces conditions. Je voulais qu’au final, tout repose sur mes compétences de grimpeur ».

Avant de s’élancer dans les airs, Domen a invité Jakob Schubert, son ami et l’un des meilleurs grimpeurs du monde, à venir tester la voie alors que le planeur était encore au sol. Et même sans le vent, ni le froid, ni les secousses de l’appareil, Jakob a confirmé que la ligne était déjà redoutablement difficile. Une validation de taille, qui donnait encore plus de crédit au défi que Škofic s’apprêtait à relever.

© Coll. Škofic

Loin d’une simple recherche de buzz, Domen insiste :

« Croyez-le ou non, si c’était seulement pour le show, les vues ou les likes, je ne l’aurais jamais fait. Je suis trop vieux pour ça. »

Il explique que son objectif était avant tout d’expérimenter, de repousser ses limites dans un contexte inédit : « Je voulais voir ce qui était possible de grimper dans de telles conditions, et que la réussite dépende de mes compétences de grimpeur. »

“Explorer l’inconnu fait partie de l’humain”

Domen souligne aussi le travail collectif derrière cette aventure :

« Pour réussir, j’ai dû élaborer un plan parfait avec mon pilote. Il devait ralentir dans les sections clés, puis accélérer quand les prises étaient meilleures. Cette coordination entre deux mondes — le vol et l’escalade — a été une des expériences les plus incroyables de ma vie. »

© Red Bull

En conclusion, Škofic appelle à replacer ce projet dans une perspective plus large :

« Je crois que le but de la vie, c’est d’expérimenter de nouvelles choses, de les partager et d’aller toujours plus loin. Par nature, nous sommes faits pour explorer l’inconnu et chercher le vrai sens des choses. Ce chemin de découverte implique des erreurs et des désaccords, mais il est essentiel à notre croissance. Je respecte ceux qui ont trouvé ça ridicule ou inutile. L’équilibre entre les opinions, c’est aussi ce qui nous fait avancer. »

© Coll. Škofic


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Yannick Flohé enchaîne l’une des voies les plus dures du Frankenjura !

09 Oct

Le grimpeur allemand Yannick Flohé continue sur sa lancée ! Après un été marqué par une série de croix impressionnantes, il vient de signer la répétition de “Corona” 9a+, l’une des voies les plus mythiques du Frankenjura (et la toute première du pays à avoir été cotée à ce niveau).

Equipée en 1993 et libérée quinze ans plus tard par Markus Bock, “Corona” s’impose comme un véritable symbole dans l’histoire de l’escalade allemande. Nichée dans le secteur de l’Ailsbachtal, cette voie de 18 mètres déploie un style typiquement Frankenjura : un mur déversant, des mouvements physiques, et des prises à base d’arquées et de petits monos et bi-doigts.

Cette voie a rapidement attiré les meilleurs grimpeurs du monde. Adam Ondra y avait signé la première répétition en 2009 après huit jours de travail, avant qu’Alex Megos n’enchaîne la ligne en seulement trois jours, en 2013. D’autres pointures comme Felix Neumärker, Dai Koyamada, Daniel Jung ou Moritz Welt ont également ajouté leur nom au palmarès, confirmant pour la plupart la cotation de 9a+. Si Ondra la jugeait « soft », Flohé estime de son côté que la difficulté se situe entre 9a et 9a+.

© Coll. Flohé

Une saison 2025 exceptionnelle pour Flohé

Cette ascension vient s’ajouter à une année déjà monumentale pour le grimpeur de 26 ans. En juillet dernier, Yannick Flohé est devenu le premier grimpeur de l’Histoire à flasher un 8C bloc, avec “Foundation’s Edge” à Fionnay, en Suisse.

Quelques semaines plus tard, il créait à nouveau l’événement en signant la première répétition de “Ratstaman Vibrations” un 9b/+ ouvert par Chris Sharma à Céüse.

© Rainer Eder

Ces dernières saisons, Yannick Flohé s’est imposé comme l’un des grimpeurs les plus complets du circuit. En bloc, il a enchaîné des passages parmi les plus durs au monde (“Story of 3 Worlds” 8C+, “Return of the Dreamtime” 8C+, “Off the Wagon Sit” 8C+, “Ephyra” 8C…). En voie, il avait déjà signé son premier 9a+ au printemps dernier avec “Lazarus”, également dans le Frankenjura.

Cap sur le Rock Master

Yannick Flohé sera bientôt au départ du Rock Master d’Arco, du 17 au 19 octobre prochains. Le grimpeur allemand y défendra son titre, lui qui avait remporté le contest de bloc en 2024 et décroché la 3e place des duels en difficulté.

Une compétition internationale qui nous promet un spectacle de haut vol, puisque Janja Garnbret, Laura Rogora, Jessica Pilz, Adam Ondra, Stefano Ghisoli, Jakob Schubert ou encore William Bosi seront au rendez-vous !


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Cinquième répétition historique de « Change » 9b+ à Flatanger !

08 Oct

La mythique « Change » 9b+ située dans la grotte de Hanshelleren, à Flatanger, vient de connaître une nouvelle répétition.

Treize ans après sa première ascension par Adam Ondra, le jeune Norvégien Leo Bøe a réussi à enchaîner cette ligne historique, considérée comme le tout premier 9b+ au monde.


Le 4 octobre 2025, après plusieurs mois d’efforts, Leo Bøe a finalement réussi à dompter les 55 mètres de “Change” :

« Des mois d’efforts ont explosé en émotions hier quand j’ai enfin clippé la chaîne ! Je suis incroyablement fier et soulagé. Cette voie m’a appris tellement de choses, je me suis dépassé, mentalement et physiquement, comme jamais auparavant » a-t-il confié sur ses réseaux sociaux.

“Change”, une voie mythique réservée à une poignée d’élus

Composée de deux sections distinctes, “Change” combine un premier passage extrêmement résistant coté 9a+/9b — dont le crux est un pas de bloc valant 8B+ — suivi d’un second tronçon évalué autour de 8c+/9a, portant la cotation finale à 9b+.

© Doug McConnell

Depuis son ouverture par Ondra — réalisée sans genouillères — seuls cinq grimpeurs ont réussi à atteindre le relais : Stefano Ghisolfi, Seb Bouin, Alex Megos, Jorge Díaz-Rullo, et désormais Leo Bøe. Tous ont opté pour l’usage de deux genouillères, à l’exception de Megos, qui n’en a utilisé qu’une seule.

La plupart d’entre eux ont d’ailleurs suggéré une cotation légèrement revue à la baisse, autour de 9b/b+, sans pour autant remettre en cause la légende de la ligne.

Leo Bøe : une progression fulgurante

Pour Leo Bøe, 25 ans, cette ascension marque la plus difficile de sa carrière. Le Norvégien s’était déjà illustré ces derniers mois avec plusieurs performances remarquables à domicile : il a notamment réalisé la première ascension de “Hafgúfa” 9a+ à Trondheim, et ouvert “Ride of the Valkyries” 9a.

© John Kasaian

Cette fois, Leo a franchi un cap monumental : il passe directement du 9a+ au 9b+, sans jamais avoir réalisé de 9b auparavant. Un bond rarissime à ce niveau, qui témoigne de sa progression fulgurante.

Avec déjà près d’une vingtaine de voies entre le 9a et 9a+ à son actif depuis 2023, le jeune prodige norvégien s’impose comme l’un des grimpeurs les plus forts de son pays. Mais au-delà de la performance brute, sa performance dans “Change” porte une valeur symbolique : celle d’un grimpeur venant à bout de la voie la plus emblématique de son propre pays, là où tout a commencé pour le 9b+.


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Comment Janja Garnbret continue de redéfinir les limites de l’escalade

07 Oct

Dix titres mondiaux. Un nouveau double sacre historique. Et, surtout, une impression tenace : celle d’assister à une domination sans partage.

Le week-end dernier, à Séoul, Janja Garnbret a de nouveau repoussé les limites de notre sport. La Slovène a remporté les deux épreuves phares des Championnats du Monde 2025 — le bloc et la difficulté —, un exploit qu’elle est la seule grimpeuse au monde à avoir jamais accompli. Mieux encore : elle l’a déjà fait… une fois auparavant, en 2019.

Deux jours, deux médailles d’or

En finale de l’épreuve de difficulté, Janja a survolé la voie, réalisant les mouvements avec une fluidité déconcertante, là où ses rivales butaient bien plus tôt.

Le lendemain, lors de la finale de bloc, elle a été la seule à enchaîner le dernier passage, décrochant un deuxième titre mondial consécutif en un week-end.

© IFSC

Au total, 10 médailles d’or aux Championnats du Monde, 47 victoires en Coupe du Monde, et deux titres olympiques : la grimpeuse slovène continue d’écrire l’Histoire, repoussant un peu plus le plafond de verre du haut niveau.

« Gagner une médaille d’or aux Championnats du Monde, c’est un rêve. En décrocher deux à Séoul, pour atteindre mon dixième titre, c’est presque irréel », a-t-elle confié. « Chaque victoire a son poids. Les gens attendent que je gagne, et cette attente devient plus lourde chaque année. »

© IFSC

La perfection comme standard

La performance de Janja à Séoul n’a pas vraiment surpris : la domination est depuis longtemps sa signature. Mais ce double sacre n’a pas seulement été une victoire de plus, c’est une déclaration claire : les frontières ont changé. Et, comme elle l’a récemment confié à Magnus Midtboe, elle pense qu’elle pourrait concourir face aux hommes — une remarque qui ne relève pas de la bravade, mais semble parfaitement envisageable.

🏆 Palmarès de Janja Garnbret 🏆

Classement général des Coupes du Monde

Discipline 2015 2016 2017 2018 2019 2021 2022 2023 2024 2025
Difficulté 7 🥇 🥇 🥇 🥈 🥇 🥇 🥈 🥈 8
Bloc 17 🥈 4 🥇 🥈 18 8 5 23
Combiné 🥇 🥇 🥇 🥇

Championnats du Monde

Discipline 2016 2018 2019 2023 2025
Difficulté 🥇 🥈 🥇 🥈 🥇
Bloc 🥇 🥇 🥇 🥇
Combiné 🥇 🥇 🥇

 

Et ne vous fiez pas uniquement aux classement généraux des Coupes du Monde, pas toujours représentatifs (Janja ne participe pas à toutes les étapes). Ce qu’il faut savoir en revanche, c’est qu’à ce jour, Janja Garnbret a remporté 49 Coupes du Monde et cumule un total de 69 podiums sur 76 départs !

 

Sous l’objectif de Jon Glassberg, présent à Séoul, Garnbret a livré une prestation totale : maîtrise, adaptation et sang-froid. Le réalisateur américain est actuellement en train de tourner un nouveau film produit par Red Bull Studios, qui sera diffusé à l’été 2028 et plongera dans les coulisses de la carrière de Janja pour explorer le mental de fer derrière cette domination inédite.

“J’étais totalement impressionné par la façon dont Janja gère la pression” raconte Glassberg. “La pression qu’elle se met est folle, mais elle la transforme en énergie pure.”

© IFSC

Un doublé en or aux Championnats du Monde est presque sans précédent : aucune grimpeuse avant Garnbret n’avait remporté les titres de bloc et de difficulté lors du même événement. La Slovène, elle, a déjà réussi cet exploit en 2019 au Japon.

Avant tout, je veux me prouver à moi-même que je peux le faire. Je sais combien j’ai investi dans l’entraînement, et je veux montrer ce travail sur scène. C’est pourquoi chaque victoire compte — et je ne prends jamais aucune d’elles pour acquise.

Janja Garnbret

Un impact sur le futur de l’escalade

Face à Oriane Bertone, brillante deuxième de l’épreuve en bloc, ou Chaehyun Seo, spécialiste de la difficulté, Janja n’a montré aucune faiblesse. Là où la plupart des grimpeuses se spécialisent, elle continue de réinventer l’idée même de la grimpeuse complète.

© IFSC

Après une saison allégée, Garnbret a expliqué vouloir retrouver un équilibre entre compétition et falaise : « J’ai commencé plusieurs projets en extérieur que je veux finir dans les mois à venir », dit-elle.

« Prendre un peu de recul sur les compétitions m’a fait du bien. Il faut garder cette part de liberté et de joie, même quand on grimpe pour gagner. »


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Après Flatanger, Jules Marchaland libère un nouveau 9a sur ses terres !

04 Oct

Le Niçois Jules Marchaland poursuit sur sa lancée impressionnante : tout juste rentré de Flatanger, il a réalisé la première ascension de “Thon grillé” 9a à Carros, non loin de chez lui.

À seulement 24 ans, Jules enchaîne les croix de haut vol. Au cours de ces derniers mois, il a signé son premier 9b first ascent, réussi le deuxième 8C bloc flash de l’Histoire et pris part à trois étapes de Coupe du Monde de difficulté. Plus récemment, son trip en Norvège l’a vu triompher de deux voies mythiques de Flatanger : “Kangaroo’s Limb” 9a+ et “Illusionist” 9a. Et à peine revenu sur ses terres natales, il s’est offert une nouvelle croix dans le neuvième degré : la première ascension de “Thon grillé” 9a.

C’est l’équipeur de cette voie, Cédric Lo Piccolo, qui a parlé de ce projet à Jules. Immédiatement séduit par la ligne,  il n’a eu besoin que de trois jours pour en venir à bout, réussissant la voie au troisième essai.

C’est une voie super fun, très physique et résistante, dans un grand toit.

Même si Carros ne figure pas parmi les spots les plus incontournables de la région niçoise — en comparaison à des sites comme les Gorges du Loup —, cette nouvelle ascension enrichit le potentiel local.

© Eliott Donnini

Cap sur le bloc… et les USA

S’il a longtemps été tourné vers les compétitions internationales, Jules a choisi cette année de mettre un terme à sa carrière de compétiteur. Un choix qui lui permet de se concentrer sur ce qu’il aime vraiment : le rocher.

La suite ? Jules a déjà un programme chargé :Fionnay, Bleau, puis un grand trip aux États-Unis, où il compte s’attaquer à quelques-unes des lignes mythiques du pays… Le grimpeur niçois semble bien parti pour continuer à nous faire rêver !


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Nouveau record féminin : Michaela Kiersch libère “Mad Lib” 9a aux États-Unis

03 Oct

La grimpeuse américaine Michaela Kiersch vient de réaliser la première ascension de “Mad Lib”, une ligne qu’elle propose à 9a. Avec cette réussite, elle devient la première femme à libérer une voie de ce niveau aux États-Unis. Rien que ça.

Dès ses premiers essais, Michaela savait qu’elle s’engageait dans une aventure incertaine. La voie n’était qu’un assemblage complexe des sections les plus dures de la falaise, reliant plusieurs lignes existantes. « Je n’étais même pas sûre que cette voie soit possible, pour moi ou pour quiconque », confie-t-elle. Pourtant, jour après jour, elle s’est lancée corps et âme dans ce véritable puzzle vertical.

Mais c’est justement dans cette incertitude que Michaela a puisé son énergie. « Je me suis engagée pleinement dans l’inconnu, sans attente, seulement avec optimisme et détermination », raconte-t-elle. Résultat : une brillante croix et un nouveau chapitre pour l’histoire de l’escalade féminine en Amérique.

© Kevin McNally

Car avec cette performance, Michaela signe ce qui est considéré comme la première first ascent féminine d’un 9a en Amérique du Nord. Jusqu’alors, Beth Rodden détenait la référence avec “Meltdown” 8c+ libérée en 2008 dans le Yosemite.

Âgée de 30 ans, la grimpeuse originaire de Chicago affiche déjà un palmarès impressionnant, avec plus d’une vingtaine de voies dans le 8c+ et plus, et des classiques mondiales à son actif comme “La Rambla” 9a+, “Era Vella” 9a, “Dreamcatcher” 9a, ou encore “Necessary Evil” 8c+. Elle a également brillé en bloc avec des réalisations de haut vol comme Dreamtime (8C) à Cresciano.


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“Silence” : William Bosi rehausse la difficulté du crux à 8C+ !

02 Oct

Depuis quelques semaines, le Britannique William Bosi a élu domicile à Flatanger, en Norvège, pour se confronter à la voie la plus mythique du monde : “Silence”, premier 9c de l’Histoire, libéré par Adam Ondra en 2017 et encore jamais répété.

Après avoir partagé ses premières impressions et ses progrès sur cette ligne hors normes, Bosi a récemment livré de nouvelles confidences. Dans une session de questions-réponses en direct, il a détaillé son analyse de la voie et de ses sections les plus dures.


D’après Bosi, “Silence” débute par une quinzaine de mètres autour du 8b+/8c, suivie d’un bon repos en coincement de genou sans les mains, permettant de changer de corde pour limiter le tirage. S’ensuit une section cotée 8c, conclue par un repos tête en bas, beaucoup moins confortable. C’est ensuite que les choses sérieuses commencent.

La voie me semble plus réalisable que jamais !

Adam Ondra avait estimé le crux principal à 8C bloc, mais Bosi est plus radical : « Pour moi, 8C, ça ne colle pas. Si on compare ce passage aux autres 8C bloc que j’ai grimpé, c’est bien plus dur. Je pense que cette section vaut plutôt 8C+. Il y a beaucoup de coincements, des retournements complets, des prises fuyantes… C’est vraiment très dur, affirme-t-il.

“Toute la voie repose sur cette section. À partir du moment où tu franchis le premier crux, tu as de grandes chances d’aller au sommet, même si le reste correspond à du 9a+ ».

© Coll. Bosi

À la sortie du premier crux, on trouve un nouveau repos tête en bas, mais qui reste exigeant et pas vraiment reposant. Après cela, Ondra et Ghisolfi avaient évalué la section suivante à 8B menant à un mauvais repos. Bosi pense que ce passage est légèrement plus facile, autour de 8A+.

Ensuite vient un autre 8A+ menant à « un repos incroyable, où tu récupères quasiment totalement », selon Bosi.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par William Bosi (@will_bosi)

Quant à ses progrès dans la voie, il raconte : « Lors de ma dernière séance, j’ai réussi à atteindre le haut de la première partie du crux, enchaînant les deux mouvements les plus durs et en continuant au-dessus. Je n’avais qu’une seule genouillère car je ne m’attendais pas à passer. Du coup, j’ai eu un mauvais repos après le premier crux, mais j’ai quand même passé le deuxième, atteint le troisième et fini par tomber à cause de la fatigue. La voie me semble plus réalisable que jamais !”.

Avec ces nouvelles avancées, Will Bosi s’impose comme le prétendant le plus sérieux à une éventuelle deuxième ascension de “Silence” !


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Insolite ! Domen Škofic grimpe sous les ailes d’un planeur lancé à 100 km/h

01 Oct

Le grimpeur slovène Domen Škofic vient de réaliser un exploit insolite : il est devenu le premier à grimper une voie spécialement conçue sous les ailes d’un planeur, à 2 500 mètres d’altitude.

On croyait avoir tout vu en escalade : big walls mythiques, highballs vertigineux, coordination aériennes, deep water solo au-dessus des vagues, prises totalement lisses… Mais Domen Škofic vient de repousser les frontières de l’impossible : il a grimpé… en plein ciel, sous les ailes d’un planeur lancé à 100 km/h !


Un 8a au-dessus des nuages

Le décor ? Le ciel autrichien, à 2 500 mètres d’altitude. L’appareil ? Un Blanik-L13 du Red Bull Blanix Team, transformé pour l’occasion en véritable mur d’escalade volant.

© Coll. Red Bull

Accroché à un simple parachute de 12 kilos, le Slovène s’est élancé depuis le cockpit avant de s’attaquer à une voie d’un genre unique : un tracé en forme de 8 reliant les deux ailes du planeur.

Sous la carlingue, sur l’extrados, puis jusqu’au sommet de l’aile : chaque mouvement combinait la gravité, les rafales glaciales et les forces aérodynamiques. Difficile d’imaginer grimper un 8a à -10°C, avec un vent de face de 100 km/h !

© Coll. Red Bull

Préparé par de nombreuses séances d’entraînement en soufflerie, de sauts en parachute et de simulations millimétrées, ce projet hors norme a demandé beaucoup de préparation. Les prises, dessinées par son père ingénieur, pouvaient encaisser jusqu’à 1,2 tonne de pression.

Au terme d’une minute de grimpe au-dessus des nuages, Škofic a terminé son périple par un saut en parachute ponctué d’un backflip, comme pour signer son ascension dans les airs.

© Coll. Red Bull

Derrière ce projet se cache bien entendu Red Bull, grand amateur de ce type de défis hors du commun. Après les cascades en wingsuit, le saut stratosphérique de Felix Baumgartner ou encore des ascensions extrêmes filmées aux quatre coins du globe, la marque autrichienne s’offre une nouvelle première mondiale… cette fois dans l’univers de l’escalade.

« Bien plus qu’un projet sportif »

Habitué des défis extrêmes – il a récemment enchaîné “Move” 9b+ à Flatanger et remporté le classement général des Coupes du Monde de difficulté en 2016 – le grimpeur slovène, qui avait marqué l’Histoire de l’escalade à 15 ans en enchaînant son premier 9a, voyait dans ce projet une synthèse de ses passions : l’escalade et le vol.

J’ai commencé à douter que ce soit réalisable. Le vent, le froid, les G… c’était bien plus dur que prévu ! Mais c’était une expérience unique, que je n’arrive encore pas à décrire avec des mots.

Neuf caméras embarquées ont filmé chaque angle de cette ascension, documentant non seulement l’action, mais aussi l’innovation qui se cache derrière ce projet :

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Confessions d’Adam Ondra : entre doutes et passion, où en est-il avec les compétitions ?

30 Sep

Adam Ondra a quitté les Championnats du Monde de Séoul avec une 15ᵉ place en difficulté. Un résultat qui, à ses yeux, ne reflète ni sa forme actuelle ni le travail fourni ces derniers mois.

Dans un long message publié sur Instagram, le grimpeur tchèque livre une réflexion sincère sur son rapport à la compétition, entre frustration et passion toujours vivace.


« Est-ce que ça vaut encore la peine ? »

Pour Adam Ondra, ce Mondial 2025 devait être une sorte de test : déterminer s’il avait encore sa place parmi l’élite, et si cela valait la peine de continuer à investir autant d’énergie dans les compétitions, ou bien s’il valait mieux se recentrer sur l’escalade en falaise, son véritable terrain de prédilection.

© IFSC

Mais la déception domine : “En termes de résultat, c’est décevant 😕. J’avais pensé à cette compétition et à cette saison comme à une sorte de test pour voir si « j’ai encore ça en moi », et si cela valait la peine d’investir autant d’énergie dans les compétitions… ou bien s’il valait mieux me consacrer à la falaise seulement, déclare le Tchèque.

“Mais je n’ai pas réussi à exprimer ma forme sur aucune des voies, je n’ai donc pas vraiment la réponse que j’attendais », conclut-il.

© IFSC

Toutefois le plaisir reste intact. Malgré la frustration, une chose est sûre : la flamme n’est pas totalement éteinte. Ondra confie qu’il ressent toujours des frissons en entrant sur scène devant le public, et que l’ambiance dans la zone d’isolement reste un vrai plaisir.

“C’est toujours un vrai plaisir d’y être”, affirme-t-il. Des sensations fortes qu’il n’est pas encore prêt à abandonner.

© IFSC

Un sport en pleine évolution

Le Tchèque souligne aussi son admiration devant les performances exceptionnelles auxquelles il a assisté : « C’est incroyable de voir la progression du sport et son évolution », dit-il, espérant encore pouvoir y contribuer, “même modestement”, comme il l’écrit.

Comme à son habitude, Adam prend aussi le temps de remercier son entourage : ses partenaires d’entraînement, son staff, les ouvreurs, ainsi que sa famille et sa compagne.

© IFSC

Et maintenant ?

Pour l’instant, place au repos et au retour aux sources, en Italie, son « endroit préféré ». Mais une question reste ouverte : Adam Ondra continuera-t-il à se battre sur le circuit international, ou choisira-t-il de se consacrer davantage à la falaise ?

Une chose est sûre : à 31 ans, la légende tchèque n’a pas encore fini de nous surprendre !


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La malédiction de l’argent : Oriane Bertone et Mejdi Schalck, l’or échappé du bout des doigts

29 Sep

L’histoire semble se répéter… À Berne, en 2023, Oriane Bertone et Mejdi Schalck étaient montés sur la deuxième marche du podium des Championnats du Monde de bloc, frôlant déjà l’or.

Deux ans plus tard, à Séoul, le scénario a pris une tournure presque irréelle : les deux prodiges français ont rejoué exactement la même partition. Ils ont dominé, brillé, avaient le titre au creux de la main… puis ont vu, au dernier instant, leur rêve se dérober.


Oriane, le goût amer d’un or effleuré

Samedi soir, Oriane Bertone a illuminé la finale féminine. Concentrée, imperturbable, elle a survolé les trois premiers blocs, prenant les devants devant la légende Janja Garnbret. Très largement en tête avant d’attaquer le dernier passage, elle avait son destin entre ses mains. L’or semblait écrit pour elle.

Mais le destin, capricieux, s’est amusé à la faire trébucher deux fois, la main sur la dernière prise, l’objectif à portée de doigts. Deux fois, elle a frôlé le top, sa main effleurant la dernière prise. Deux fois, la victoire lui a échappé. Garnbret en a profité, reprenant la couronne mondiale. Oriane, elle, se contente d’une nouvelle médaille d’argent.

© Coll. Bertone

Un podium teinté de frustration, qu’elle a exprimée avec force et sincérité sur ses réseaux : « Pour la première fois depuis mes débuts en Coupe du Monde, j’avais vraiment le niveau, la force, la capacité de gagner. J’ai touché l’or du bout des doigts. Je n’ai pas su saisir cette opportunité, et ça restera en moi… Jusqu’à ce que je gagne. »

Mejdi, le même destin, 24 heures plus tard

Dimanche, c’est Mejdi Schalck qui s’est présenté sur le tapis. Comme Oriane la veille, il a dominé la finale masculine. Solide, précis, impressionnant de combativité, il a enchaîné les trois premiers blocs et s’est élancé sur le dernier passage avec une longueur d’avance sur ses adversaires.

Le titre était là, suspendu à ce bloc ultime. Il suffisait de le valider dans ses deux premières tentatives pour décrocher le Graal.

© IFSC

Mais comme dans un miroir cruel, le scénario a basculé… Incapable de maîtriser le mouvement en compression, Mejdi a vu le jeune japonais Sorato Anraku le dépasser au classement. Résultat : encore une médaille d’argent, encore ce sentiment d’avoir tout donné… mais pas assez.

Une “malédiction” en argent ?

Que deux grimpeurs, de la même équipe, connaissent deux années de suite un destin identique paraît presque irréel. La probabilité est infime, et pourtant, c’est bien ce qui s’est produit à Séoul. Deux prodiges français, deux finales dominées, deux fois l’or effleuré… et deux deuxièmes places.

Certains y verront une malédiction, une ironie cruelle du sport. Mais derrière cette frustration, il y a une vérité éclatante : Oriane et Mejdi sont aujourd’hui parmi les meilleurs grimpeurs du monde. Toujours au rendez-vous, toujours capables de rivaliser avec les plus grands noms de la discipline, toujours au bord du sacre.

© Rems_Nadeuge

Le sport aime les histoires fortes, celles où l’échec prépare la victoire, où l’attente rend le succès plus beau encore. Oriane et Mejdi n’ont pas encore touché l’or mondial, mais leurs médailles d’argent, en miroir, résonnent comme la promesse d’un futur triomphe… Et lorsque ce jour viendra, il aura une saveur incomparable !

Comme le conclut Oriane : “Je me rappellerai du sentiment écrasant de déception dans lequel je me suis noyée après mon dernier essai, jusqu’à ce que je gagne. Je me rappellerai du travail éreintant et des sacrifices que j’ai consentis pour atteindre l’objectif de devenir chaque jour la meilleure version de moi-même, jusqu’à ce que je gagne. Je me rappellerai de ces quatre blocs de finale et de la pression que je me suis imposée pour ne rien laisser filer, chaque jour, jusqu’à ce que je gagne. Et je me rappellerai comment l’escalade a changé ma vie, mes rêves et moi-même, avant toute autre chose”.


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Championnats du Monde Séoul 2025 : Oriane Bertone en finale de l’épreuve de bloc !

27 Sep

À Séoul, les Championnats du Monde d’escalade 2025 continuent à battre leur plein. Après la difficulté hier, place désormais au bloc !

Et cette nuit (heures françaises), les demi-finales féminines ont tenu toutes leurs promesses. En l’espace de quelques heures, les 24 grimpeuses encore en lice se sont affrontées sur quatre blocs sélectifs, n’en laissant passer que huit vers la grande finale.


Un trio de tête… déjà en finale hier !

Le scénario est presque incroyable : les trois premières de cette demi-finale de bloc étaient… déjà en finale de la difficulté hier !

Erin McNeice, Annie Sanders et Janja Garnbret ont prouvé qu’elles ne connaissent pas le mot « fatigue », et encore moins « spécialisation ». Moins de 24 heures après avoir bataillé corde au baudrier, les voilà de retour, prêtes à en découdre de nouveau sur le fronton de bloc.

© IFSC

En tête des demi-finales, on retrouve la Britannique Erin McNeice, en quête de revanche après avoir échoué de peu au podium en difficulté.

Très solide dès le premier bloc – que seules trois grimpeuses ont su résoudre – elle manque le top du deuxième, mais fait parler son expérience dans les deux dernier blocs qu’elle valide avec succès. Résultat : trois tops, quatre zones et la première place du classement provisoire.

© IFSC

L’Américaine Annie Sanders, 17 ans seulement, continue de s’affirmer sur la scène international en égalant le score de McNeice. Elle est la seule, avec Janja, à maîtriser le deuxième bloc exigeant mêlant mouvements électriques et physiques. Elle enchaîne aussi le bloc trois et quatre sans grande difficulté, de quoi se hisser au sommet du classement.

Janja Garnbret, la reine, semblait partie pour un sans-faute. D’entrée, elle se distingue en enchaînant les trois premiers blocs avec la maîtrise qu’on lui connaît : précision, force et efficacité. Mais le dernier bloc lui résiste : une dalle piégeuse où l’équilibre et la finesse de pied comptaient plus que la puissance. Janja, pourtant physiquement au-dessus du lot et d’une aisance incomparable dans les passages explosifs, a zippé à plusieurs reprises, incapable de transformer ses tentatives en top…

Comme quoi, même la Slovène n’est pas totalement intouchable : sur une dalle, les cartes peuvent vite être rebattues. Elle se contente donc de la zone et termine troisième, toujours redoutable malgré ce petit accroc.

© IFSC

Trois grimpeuses, trois tops chacune, trois finalistes de la veille en difficulté : voilà une histoire qui illustre à merveille la polyvalence et la détermination de ces compétitrices…

Oriane Bertone en finale !

Derrière ce trio de tête, Oriane Bertone a offert une demi-finale pleine de suspense. La Réunionnaise, vice-championne du monde de bloc en titre, s’est mise en danger en butant sur les deux premiers blocs : seulement les zones, et un public qui retient son souffle. Mais la Française ne s’est pas démontée : elle arrache un superbe top dans le troisième bloc, relançant totalement son score. Restait le quatrième, décisif.

Oriane savait que seule une réussite pouvait la propulser en finale. Après trois essais manqués, elle serre les dents et parvient, au quatrième, à valider le top. Son soulagement en dit long : mission accomplie, elle décroche la 4ème place et portera haut les couleurs françaises ce soir en finale.

© Slobodan Mišković

Les autres Françaises en retrait

Si Oriane a su tirer son épingle du jeu, ses coéquipières n’ont pas eu la même réussite. Zélia Avezou n’est pas passée loin : en difficulté dans les premiers blocs, elle ne parvient pas à s’exprimer et manque le top des trois premiers passages. Elle termine tout de même la compétition en beauté, en validant la dalle en deux essais et termine 12ème.

Lily Abriat (15ème) et Agathe Calliet (18ème) ont également réussi à monter au sommet de la dalle, mais sans parvenir à convertir leurs essais en tops dans les trois premiers blocs.

© IFSC

Des surprises en finale !

La demi-finale a aussi couronné des outsiders inattendues. Qui aurait parié sur Melina Costanza, sortie la toute première et qui réussit à conserver sa 5ème place jusqu’au bout ? L’Américaine, qui compte seulement trois Coupes du Monde de bloc à son actif, disputera ce soir sa première finale de Championnat du Monde !

Et que dire d’Ayala Kerem, 6ème, qui devient la première Israélienne de l’histoire à atteindre une finale de Championnat du monde de bloc ?

© IFSC

Même constat pour la Slovène Jennifer Eucharia Buckley, seulement 18 ans, qui crée la sensation avec une 7ème place. Enfin, l’Allemande Anna Maria Apel complète le top 8 et s’offre une place de choix parmi l’élite mondiale.

Les résultats de la demi-finale

Pos.GrimpeurTop et Zone
1GBR Erin Mcneice84.6
1USA Annie Sanders84.6
3SLO Janja Garnbret84.3
4FRA Oriane Bertone69.6
5USA Melina Costanza69.5
6ISR Ayala Kerem69.4
7SLO Jennifer Eucharia Buckley69.2
8GER Anna Maria Apel68.1
9JPN Miho Nonaka54.7
10BEL Chloe Caulier54.6
10CHN Yuetong Zhang54.6
12FRA Zélia Avezou44.9
13KOR Chaehyun Seo44.8
13JPN Melody Sekikawa44.8
15FRA Lily Abriat44.7
15JPN Mao Nakamura44.7
17JPN Futaba Ito44.6
18FRA Agathe Calliet44.5
19ITA Camilla Moroni44.4
20ISR Tamar Cohen44.1
21AUT Flora Oblasser43.9
22AUS Oceania Mackenzie29.6
23JPN Mashiro Kuzuu29.5
24GBR Emma Edwards20.0
25GBR Zoe Peetermans19.8
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Elles ne sont plus que huit à pouvoir rêver du titre mondial en bloc. Avec ce mélange de stars confirmées, de grimpeuses polyvalentes et de nouvelles têtes pleines d’audace, la finale promet d’être explosive.

Et tous les regards français seront évidemment tournés vers Oriane Bertone, bien décidée à jouer sa carte à fond pour sd’offrir une nouvelle médaille mondiale !

© IFSC

La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Et le nouveau Champion du Monde de difficulté est…

26 Sep

À peine remis du sacre de Janja Garnbret chez les femmes, le public coréen n’a pas eu le temps de souffler que les hommes se lançaient dans leur grande finale des Championnats du Monde de difficulté 2025. Huit prétendants, une voie, et un enjeu immense : le titre mondial.

Et quel spectacle ! Car cette voie, à la fois ultra-physique et truffée de pièges, a offert son lot de surprises… Et que dire de la densité de cette finale ! Les quatre premiers se tiennent dans un mouchoir de poche : seulement une prise d’écart entre eux ! Une intensité rare, qui a tenu le public en haleine jusqu’au bout.


Un départ tonitruant des Japonais

Dès les premiers passages, le ton est donné. Neo Suzuki, premier à ouvrir le bal, atteint déjà le cœur du dévers (39+).

Puis ses compatriotes montent encore d’un cran : Taisei Homma arrache un 42+, avant que Satone Yoshida ne pousse la barre un peu plus haut à 43+. Trois Japonais déjà dans le haut du mur : le message est clair, la victoire passera par l’Asie.

© IFSC

Dohyun Lee, héros à domicile

Vient ensuite l’un des moments forts de la soirée. Le Coréen Dohyun Lee, porté par une salle entièrement acquise à sa cause, se lance dans la voie.

À chaque mouvement, l’intensité monte d’un cran. Fluide, précis, Lee semble transcendé par l’énergie de son public. Il atteint la même marque que Yoshida (43+), mais son meilleur classement en demi-finale le propulse en tête du provisoire. Le public explose, conscient que le rêve de voir un champion du monde coréen est en train de se réaliser…

© IFSC

L’hécatombe européenne

Mais derrière cette démonstration asiatique, la voie se montre sans pitié pour les Européens. Giovanni Placci, l’Italien qui participait à sa première finale en Championnat du Monde, chute prématurément (30+). L’Espagnol Alberto Ginés López, en grande forme cette saison, se fait piéger sur le même passage que Homma (42+), échouant de peu au podium.

Puis vient la douche froide pour deux des grands favoris : Jakob Schubert et Sam Avezou. L’Autrichien, champion du monde en titre, rêve de conserver son trône… mais une zipette fatal sur une prise en dual met fin à son ascension bien trop tôt (34).

© IFSC

Même sanction pour Sam Avezou : incroyable en demi-finale avec une prestation de patron, le Français chute au même endroit que Schubert (34+). Rageant, car il semblait avoir encore beaucoup de marge sous le pied !

Ce n’est pas un résultat excellent par rapport à la forme que j’ai en ce moment… C’est une saison difficile, je n’ai pas fait une seule finale en Coupe du Monde, mais j’ai réussi à montrer un meilleur niveau aujourd’hui. Ce n’est pas à la hauteur des espérances mais c’est mieux que le reste de ma saison.

J’ai beaucoup bossé la difficulté cette année. Ça n’a pas trop payé encore mais je commencer à voir les progrès grâce aux changements que j’ai fait, c’est de bon augure.

Sam Avezou

Une finale historique pour l’Asie

Le constat est clair : l’Asie a régné sur Séoul ! Les trois marches du podium sont occupées par deux Japonais et un Coréen, sous les ovations d’un public en liesse.

La voie piégeuse aura eu raison des Européens, mais a consacré la montée en puissance de l’école asiatique, impressionnante de constance et de précision.

C’est incroyable ! C’était mon rêve de remporter un Championnat du Monde, et il s’est réalisé. Je suis sans voix. En plus Séoul est ma ville natale et mes parents ainsi que mes amis sont ici, donc ça compte énormément pour moi !

Dohyun Lee

© IFSC

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1KOR Dohyun Lee 43+ 
2JPN Satone Yoshida 43+ 
3JPN Taisei Homma 42+ 
4ESP Alberto Ginés López 42+ 
5JPN Neo Suzuki 39+ 
6FRA Sam Avezou 34+ 
7AUT Jakob Schubert34 
8ITA Giovanni Placci 30+
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La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Janja Garnbret, impériale, s’offre un nouveau titre mondial à Séoul !

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Janja Garnbret, impériale, s’offre un nouveau titre mondial à Séoul !

26 Sep

Quel spectacle ! La finale féminine des Championnats du Monde de difficulté à Séoul a offert un mélange explosif de suspense, de surprises et de performances XXL. Et si la Slovène Janja Garnbret a une nouvelle fois prouvé qu’elle régnait sans partage sur la discipline en allant chercher un nouveau titre mondial avec un top magistral, l’éclat de la soirée vient sans doute d’ailleurs : Rosa Rekar, 19 ans seulement, qui s’offre une médaille d’argent inattendue et brillante.

Récit d’une finale haletante, conclue par une Janja Garnbret stratosphérique, qui a remporté sa neuvième médaille d’or aux Championnats du Monde et une Zélia Avezou prometteuse !


Rosa Rekar, l’étoile montante qui bouscule la hiérarchie

Elle n’était pas la favorite de cette finale. Pourtant, Rosa Rekar a marqué cette soirée coréenne de son empreinte. Encore quasi inconnue du grand public il y a un an, la Slovène n’avait jamais décroché de podium sur un grand championnat. Mais aujourd’hui, elle a grimpé avec l’insouciance des jeunes et la force des grandes. Lucide et efficace, elle s’est hissée bien au-delà des marques laissées par les premières finalistes, pour atteindre la prise 45 après un combat acharné.

Une prestation qui lui a offert le titre de vice-championne du monde, derrière l’inévitable Janja Garnbret. Une véritable révélation qui confirme la richesse de la relève slovène et qui pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère pour elle.

© Slobodan Mišković

Janja Garnbret, impériale et au-dessus du lot

Si Rosa a enflammé la finale, Janja Garnbret l’a sublimée. La Slovène, déjà multiple championne du monde, était attendue, scrutée, presque crainte. Et elle a répondu présente avec un run d’une maîtrise insolente !

Là où toutes les autres s’épuisaient dans le toit, Janja déroulait. Là où ses adversaires vacillaient, elle se reposait tranquillement. Puis, dans une démonstration d’aisance, elle a enchaîné jusqu’au sommet, réussissant l’ultime jeté avec une facilité déconcertante. Un top qui vient clore une finale où elle semblait jouer dans une catégorie à part… Comme souvent !

Cette victoire a une saveur particulière. Après les Jeux Olympiques l’an dernier et toute la pression qui allait avec, je ne savais pas si je serais capable d’enchaîner une nouvelle saison, avec une compétition aussi importante que les Championnats du Monde.

Mais aujourd’hui, je suis tellement heureuse d’avoir disputé cette compétition. Mentalement, j’étais prête, physiquement aussi. Un neuvième titre mondial, c’est une énorme joie !

© IFSC

Janja visera désormais un dixième titre mondial, historique, dès demain, lors de l’épreuve de bloc.

Honnêtement, je n’ai pas le temps de fêter ça aujourd’hui, ce sera après-demain. Mais l’excitation est énorme ! J’espère que je vais réussir à dormir ! On verra bien ce que demain nous réserve…

Zélia Avezou, une finale solide et prometteuse

Pour la France, tous les regards étaient tournés vers Zélia Avezou. Et la Tricolore a parfaitement assumé son rôle. Première à s’élancer, une position toujours délicate car elle impose de grimper sans repères, Zélia n’a pas tremblé. Elle s’est élancée avec confiance, a négocié sans difficulté le jeté d’entrée et a résisté avec panache dans la section déversante. Finalement, elle s’arrête à 35+, à la porte du haut du mur.

© Slobodan Mišković

Si ce score la place en sixième position, son run reflète une belle régularité au plus haut niveau. À seulement 21 ans, elle s’installe un peu plus dans le paysage mondial, et cette finale confirme qu’elle a le potentiel pour aller chercher encore plus haut dans les années à venir.

Des favorites mises à rude épreuve

Derrière ce duel slovène, la bataille pour le podium fut intense. La Britannique Erin McNeice, impressionnante tout au long de la saison, a tenu son rang en allant chercher la quatrième place (44).

© Slobodan Mišković

L’Américaine Annie Sanders, grande espoir de son pays, a vu le chrono la priver d’un meilleur score (42+), malgré une prestation pleine de résistance.

La Coréenne Chaehyun Seo, portée par un public en transe et déjà titrée en 2021, échoue d’un souffle sous la marque de Rosa (44+). Elle décroche une belle médaille de bronze, mais nourrira sûrement quelques regrets, tant elle semblait capable de toper la voie.

Les résultats de la finale

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja GarnbretTOP 
2SLO Rosa Rekar 45 
3KOR Chaehyun Seo 44+ 
4GBR Erin Mcneice 44 
5USA Annie Sanders 42+ 
6FRA Zélia Avezou 35+ 
7SLO Lucka Rakovec 30 
8AUT Flora Oblasser 29+
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La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Championnats du Monde : des demi-finales de folie en difficulté, avec leur lot de surprises !

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Championnats du Monde : des demi-finales de folie en difficulté, avec leur lot de surprises !

26 Sep

Quelle demi-finale ! Le public coréen a vibré au rythme d’un spectacle riche en rebondissements. Les meilleurs grimpeurs et grimpeuses de la planète ont tout donné pour décrocher leur place en finale, et le spectacle fut total : des démonstrations, des surprises, mais aussi des désillusions.

Parmi les héros du jour, un Français et une Française ont brillé de mille feux…


Sam Avezou en patron, Ondra et Anraku éliminés

Chez les hommes, notre Français Sam Avezou a sorti le run parfait au meilleur moment. Ultra concentré, solide dans chaque section, il s’est hissé jusqu’à la prise 48+ pour signer la plus belle performance du tour. Résultat : la première place, devant tous les cadors de la discipline. Une prestation énorme, qui confirme son statut de prétendant au titre mondial.

Seul le local Dohyun Lee a égalé sa marque, mais grâce à son meilleur classement en qualifications, c’est bien Sam qui aura l’avantage de s’élancer en dernier tout à l’heure en finale. Juste derrière, le tenant du titre Jakob Schubert (47+) s’assure une nouvelle finale mondiale, confirmant son incroyable régularité.

© IFSC

Le Japon sera bien représenté avec Taisei Homma (47), Satone Yoshida (46+) et le jeune Neo Suzuki (46), tandis que l’Espagnol Alberto Ginés López (46), très fort toute la saison, espère terminer sur une bonne note.

La grande surprise vient de l’Italien Giovanni Placchi (46+), qui décroche à 24 ans sa toute première finale internationale après avoir longtemps patienté devant l’écran des résultats.

© Slobodan Mišković

Mais la demi-finale a aussi réservé deux grosses désillusions : Sorato Anraku, n°1 mondial, échoue à la porte de la finale (10ème, 45+) et Adam Ondra, légende de la discipline, termine seulement 15ème (40+), signant le pire résultat de sa carrière en Championnats du Monde.

Les résultats complets hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1FRA Sam Avezou 48+ 
2KOR Dohyun Lee 48+ 
3AUT Jakob Schubert47+ 
4JPN Taisei Homma 47 
5JPN Satone Yoshida 46+ 
6ITA Giovanni Placci 46+ 
7ESP Alberto Ginés López 46 
8JPN Neo Suzuki 46 
9INA Putra Tri Ramadani 45+ 
10JPN Sorato Anraku 45+ 
11SLO Luka Potocar 44 
12JPN Shion Omata 41+ 
13SUI Jonas Utelli 41 
14USA Colin Duffy40+ 
15CZE Adam Ondra 40 
16CHN Yufei Pan 39+ 
17KOR Hyunseung Noh 39+ 
18ITA Filip Schenk 38+ 
19JPN Zento Murashita 38 
20BEL Ties Vancraeynest 37+ 
21GER Yannick Nagel 36+ 
22KOR Kibeom Kwon 34+ 
23ESP Guillermo Peinado Franganillo 33 
24KOR Seungwoon Cho 25
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Janja Garnbret intouchable, Zélia Avezou en finale !

Chez les femmes, la reine Janja Garnbret a encore une fois écrasé la concurrence. La Slovène s’offre un quasi sans-faute en atteignant la prise 51+, frôlant le top.

© IFSC

Derrière elle, la Coréenne Chaehyun Seo (47+) offre une grande performance devant son public. La Britannique Erin McNeice (41) confirme sa régularité, tandis que l’Américaine Annie Sanders (39+) poursuit son ascension fulgurante.

La Slovénie place deux autres grimpeuses en finale : Lucka Rakovec (39+) et Rosa Rekar (32+). L’Autrichienne Flora Oblasser (32+) a elle aussi obtenu son ticket, après une longue attente.

© Slobodan Mišković

Et bonne nouvelle pour la France : Zélia Avezou a arraché la dernière place qualificative ! La jeune tricolore a chuté au même endroit que Laura Rogora, mais son meilleur tour de qualification lui offre un ticket in extremis pour la finale. Une qualification décrochée au courage, dans la plus grosse compétition de l’année !

Manon Hily (13ème, 30+) n’est pas parvenue à accrocher la finale mais a tout de même montré un bel état de forme.

© Slobodan Mišković

Les résultats complets femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja Garnbret51+ 
2KOR Chaehyun Seo 47+ 
3GBR Erin Mcneice 41 
4USA Annie Sanders 39+ 
5SLO Lucka Rakovec 39+ 
6SLO Rosa Rekar 32+ 
7AUT Flora Oblasser 32+ 
8FRA Zélia Avezou 32 
9ITA Laura Rogora 32 
10JPN Mei Kotake 32 
11CHN Yuetong Zhang 31+ 
12KOR Chaeyeong Kim 31+ 
13FRA Manon Hily 30+ 
14BEL Heloïse Doumont 30 
15JPN Natsuki Tanii 30 
16JPN Kohana Mugishima 29+ 
17SLO Mia Krampl 27+ 
17AUT Mattea Pötzi 27+ 
19CHN Zhilu Luo 27+ 
20JPN Natsumi Hirano 27+ 
21GER Anna Maria Apel 27+ 
22JPN Ryu Nakagawa 27+ 
23KOR Jain Kim 27 
24BUL Aleksandra Totkova 26+
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Les huit meilleures femmes et les huit meilleurs hommes s’affronteront dans quelques minutes pour décrocher le titre mondial de difficulté. Avec un Sam Avezou impérial, une Janja Garnbret intouchable et de nombreuses surprises, les finales s’annoncent déjà légendaires !

La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Championnats du Monde de vitesse : le titre pour Long Jianguo, un record pour Guillaume Moro

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Championnats du Monde de vitesse : le titre pour Long Jianguo, un record pour Guillaume Moro

25 Sep

Après le spectacle des femmes hier, c’était au tour des hommes de s’élancer ce jeudi sur le mur de 15 mètres de Séoul pour les Championnats du Monde de vitesse.

Et si le record du monde n’est pas tombé cette fois-ci, la finale aura offert son lot de sensations fortes et de surprises !

Le sacre de Long Jianguo

Discret mais redoutablement efficace, le Chinois Long Jianguo a déjoué tous les pronostics. Après avoir pris la troisième place des qualifications, il a gravi les tours de finale avec une régularité impressionnante, signant à chaque passage un chrono sous les cinq secondes.

En finale, il n’a pas tremblé et s’est offert son premier titre mondial avec un temps canon de 4’’80, offrant à la Chine sa deuxième médaille d’or en Championnats du Monde de vitesse.

© IFSC

Face à lui, l’Allemand Leander Carmanns s’est battu jusqu’au bout, mais a dû s’incliner en 4’’99. Une performance historique pour le jeune grimpeur de 20 ans qui décroche la première médaille mondiale de vitesse pour l’Allemagne !

Déjà auteur d’un record personnel en huitièmes de finale (4’’86), Carmanns confirme qu’il est désormais l’un des Européens les plus rapides du circuit.

© IFSC

Watson-Alipourshena : le quart de finale de tous les frissons

Le moment le plus fort de la compétition est arrivé dès les quarts de finale, avec un duel de rêve entre Sam Watson et Reza Alipourshena.

D’un côté, l’Américain, champion olympique en titre, détenteur du record du monde (4’’64) et grand favori de la compétition. De l’autre, l’Iranien, véritable légende de la discipline, surnommé “l’homme le plus rapide de la planète” il y a quelques années, et riche de plus de 45 participations en Coupe du Monde.

© IFSC

Le duel a tenu toutes ses promesses : Watson, peut-être rattrapé par la pression, commet une erreur et chute, laissant la victoire à Alipourshena.

Le vétéran iranien accède ainsi au dernier carré, rappelant à tous pourquoi il reste une figure incontournable de la vitesse. Mais son rêve de podium s’est envolé en petite finale, où il s’incline pour un centième seulement face à l’Américain Zach Hammer (4’’93 contre 4’’94). À seulement 19 ans, Hammer signe une médaille de bronze qui confirme son ascension fulgurante après une saison déjà marquée par ses premiers podiums en Coupe du Monde.

© IFSC

Guillaume Moro : un record personnel et des regrets

Côté tricolore, Guillaume Moro représentait seul les couleurs françaises en finale. Le Français avait parfaitement lancé sa journée en qualifications, réalisant son record personnel en 5’’02, à deux centièmes seulement du record national de Pierre Rebreyend. Un chrono qui lui permettait de se hisser à une prometteuse 9ème place.

© IFSC

Malheureusement, l’aventure s’est arrêtée dès les huitièmes de finale. Opposé au Chinois Peng Wu, Guillaume a commis une erreur de pied dès le bas de la voie, perdant immédiatement le rythme. Résultat : un run terminé en 7’’41, bien loin de ses standards, et une 12ème place qui laisse forcément un goût amer. Mais avec ce nouveau record, Moro confirme sa progression et laisse entrevoir de belles choses pour la suite de la saison.

L’aventure coréenne s’est arrêté dès les qualifications pour les trois autres tricolores présents au départ de ce Championnat du Monde. Pierre Rebreyend termine 25ème, devant Jérôme Morel 36ème et Marceau Garnier 51ème.

Une finale pleine de rebondissements

En l’absence de la redoutable équipe indonésienne, les cartes étaient redistribuées à Séoul. Et cette soirée de vitesse a prouvé que rien n’était joué d’avance : le favori Watson éliminé dès les quarts, l’Allemand Carmanns qui écrit l’histoire, le jeune Hammer qui décroche sa première médaille mondiale, et Long Jianguo qui s’offre le titre suprême en patron !

Un cocktail explosif qui fait de cette finale un moment fort de cette saison 2025.

Les résultats de la finale masculine

Le programme des Championnats du Monde

Toutes les heures sont indiquées en heure française

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Un nouveau record du monde de vitesse en escalade !

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Les Français brillent aux Championnats du Monde de para-escalade de Séoul !

25 Sep

Les Championnats du Monde de para-escalade 2025 se sont achevés à Séoul après deux journées intenses de finales.

Dix Français avaient réussi à se hisser jusqu’à ce dernier tour décisif – une performance déjà remarquable – et ils n’ont pas déçu : l’équipe repart de Corée du Sud les bras chargés de médailles, confirmant son statut de nation phare de la discipline !


Une pluie d’or pour les Bleus !

Quatre grimpeurs tricolores décrochent le titre mondial. Chez les hommes, Aloïs Pottier a une nouvelle fois démontré toute sa maîtrise. Déjà titré à Berne en 2023, il conserve sa couronne mondiale en catégorie RP1 grâce à une grimpe fluide et puissante qui lui a permis de s’imposer avec une avance nette sur ses adversaires.

Son compatriote Thierry Delarue a lui aussi brillé, décrochant un cinquième titre mondial en AL2. Toujours impressionnant de régularité et de sang-froid, il confirme qu’il reste l’un des grands patrons de la discipline !

© IFSC

Côté féminin, Solenne Piret poursuit sa domination sans partage. Intouchable en AU2, elle grimpe jusqu’à la prise 47 et décroche ainsi son cinquième titre mondial. Malgré une petite frustration de ne pas avoir atteint le top, elle a une nouvelle fois surclassé ses concurrentes, mettant plus de vingt mouvements dans la vue de sa plus proche rivale !

Je suis heureuse, mais je pense que j’ai besoin d’un peu de temps pour réaliser cette victoire ! La voie de finale était incroyable, même si je dois avouer que je suis un peu déçue d’être tombée à quelques mouvements du sommet. Je voulais vraiment l’enchaîner, c’était faisable. Maintenant, je vais savourer cette victoire et allercélébrer toutes les médailles que nous avons remportées avec l’équipe de France !

Solenne Piret

© Slobodan Mišković

Dans la même dynamique, Lucie Jarrige a encore écrit une page d’histoire dans sa catégorie. En s’imposant en AL2, elle décroche un sixième titre mondial, prouvant qu’elle demeure la référence absolue de sa catégorie !

De belles médailles complètent la fête

Derrière ces championnes et champions, d’autres Français ont également fait vibrer le public. Nicolas Moineau (guidé par Baptiste Cruzel) s’offre une belle médaille de bronze en B1, derrière le Japonais Sho Aita, multiple champion du monde.

Elsa Boutel Ménard réalise une magnifique finale en B3 et monte elle aussi sur la troisième marche du podium, confirmant qu’il faudra compter sur elle à l’avenir. Même constat pour Oriane Ilpide en catégorie AU3, qui, pour sa première participation à un Championnat du Monde, repart de Séoul avec une médaille de bronze autour du cou.

La jeune génération française n’a pas été en reste. Siloë Tetaz, 20 ans, a pris une prometteuse quatrième place en AU2, tout près du podium. Melissa Cesarone signe également une belle quatrième place dans la catégorie B2 après une prestation appliquée. Enfin, en catégorie RP1, Tim Berruyer Galté a tenu sa place parmi l’élite. Malgré une concurrence féroce, il signe une sixième place qui témoigne de sa progression et d’un avenir encourageant au sein de l’équipe tricolore.

Avec quatre titres mondiaux, trois médailles de bronze et de nombreuses places d’honneur, la délégation française quitte Séoul la tête haute. Ces résultats de très haut niveau sont de bon augure, alors que la para-escalade s’apprête à vivre un moment historique : son entrée aux Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028. Si l’on en croit les performances de cette semaine, l’équipe de France sera plus que jamais prête à répondre présente lors de ce rendez-vous tant attendu.

Les catégories en para-escalade

Comprendre rapidement les classes utilisées en compétition : B, AL, AU et RP.

B1 / B2 / B3 – Déficience visuelle

  • B1 : aveugles (0 % de vision), masque obligatoire + guide vocal.
  • B2 : champ visuel < 10 %.
  • B3 : champ visuel 10–40 %.

Les guides vocaux annoncent prises et mouvements aux grimpeurs.

AL / AU – Membres

  • AL1 : aucune fonction utilisable sous la taille.
  • AL2 : amputation ou déficience d’au moins un membre inférieur (prothèse au choix).
  • AU2 : amputation ou déficience d’un avant-bras (prothèse interdite).
  • AU3 : atteintes fines avec poignets fonctionnels.

AU1 supprimée en 2023 et intégrée à RP1.

RP1 / RP2 / RP3 – Mobilité et Force

Divers handicaps : hypertonie, ataxie, athétose, limitation de l’amplitude, déficit de force, petite taille.

  • RP1 : atteinte forte, intégration de l’ancienne AU1.
  • RP2 : atteinte modérée.
  • RP3 : atteinte légère.

Les classifications peuvent évoluer avec le temps selon l’évolution du handicap.

À retenir : B = déficience visuelle, AL/AU = amputations ou déficiences aux membres, RP = diversité de handicaps moteurs.

© Planetgrimpe – résumé des classifications IFSC (2025) 


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