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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Jules Marchaland s’offre « Three Degrees of Separations » 9a+ à Céüse !

08 Juin

Le jeune Français Jules Marchaland a signé l’une des rares répétitions de « Three Degrees of Separations » 9a+ à Céüse !

Il est décidément très, très en forme ! Après avoir décroché sa place en équipe de France de difficulté en remportant d’une main de maître le sélectif national, Jules Marchaland est allé tâter du caillou avant le début des compétitions.

Et quelle démonstration de force de notre Français ! Il a clippé le relais de l’une des voies les moins répétées de Céüse : « Three Degrees of Separations » 9a+. Une ligne qui porte bien son nom puisqu’elle est caractérisée par trois énormes jetés, qui font tout le charme de ce tracé.

Un 9a+ unique en son genre

Initialement équipée par Arnaud Petit, c’est Chris Sharma qui a signé la première ascension de cette voie par une version plus directe en 2007. Longue de 25 mètres, « Three Degrees of Separations » présente trois mouvements dynamiques, qui ont particulièrement séduit le Californien, connu pour son style aérien. L’un de ces jetés fait plus de deux mètres et est estimé 7C bloc à lui seul. Il intervient après un début déjà bien résistant en 8c.

Il a fallu attendre longtemps avant qu’une ligne aussi atypique ne soit répétée… Très longtemps ! Près d’une décennie après la première de Sharma, c’est Adam Ondra qui a signé la seconde ascension de la voie, en juillet 2015.

« Cette voie comporte certains des mouvements les plus fous que j’ai jamais vus », s’était exclamé le Tchèque, juste après avoir clippé le relais. À l’époque, il avait même déclaré qu’il s’agissait de la voie la plus dure de Céüse et proposait de revoir la cotation à 9a+, contre le 9a proposé par Sharma, pensant qu’elle était plus dure que « Biographie », « bien que trop spécifique pour la coter précisément ». Après avoir brièvement essayé la voie en 2014, l’Allemand Alex Megos avait abdiqué face à la complexité de ces mouvements dynamiques : « Avec ce jeté, je n’ai aucune chance », avait-il déclaré. Même le multiple médaillé en Coupe du Monde de bloc Jernej Kruder n’a pas réussi à vaincre cette voie.

Adam Ondra dans l’un des trois jetés de « Three Degrees of Separations »

La troisième ascension de la voie a finalement été effectuée quatre ans après Ondra, en avril 2019, par Lucien Martinez. Le falaisiste français a mis plus de 40 essais avant d’en venir à bout : « Sans l’ombre d’un doute, c’est la voie la plus difficile, et aussi la plus belle, que j’aie jamais grimpée. C’est agréable quand ces deux facteurs se combinent sur une même voie », avait-il déclaré juste après son ascension.

« Un rêve de gosse » pour Marchaland

Demandez à Jules Marchaland, fraîchement devenu le quatrième ascensionniste de « Three Degrees of Separations », ce que cette voie représente pour lui. Il vous répondra : « C’est un rêve de gosse qui se réalise ! Elle m’a demandé six jours de travail, durant lesquels je suis tombé six fois dans le premier jeté (le plus dur). Ensuite, je suis tombé deux fois au dernier jeté (craquage mental) ».

Dès ses premiers essais, Jules a compris que la voie était faite pour lui : « Je me suis directement bien senti dedans, elle me convient parfaitement », explique-t-il. Très vite, il maîtrise les trois jetés intrinsèquement, mais précise que toute la complexité du tracé réside à arriver suffisamment frais au pied de chacun d’entre eux pour les passer. « Mais c’est ce qui fait tout le charme de cette voie, elle requiert une bonne gestion de l’effort. J’ai pris beaucoup de plaisir à la travailler », continue-t-il.

C’est lors du dernier jour de son trip à Céüse que Jules parviendra à faire la croix, de quoi ajouter encore plus de merveilles à cette performance.

Maintenant, retour à l’entraînement pour notre jeune Français, qui prendra le départ de sa première Coupe du Monde de difficulté de la saison à Innsbruck, à la fin du mois. Mais Jules a déjà son prochain projet en tête : il compte s’attaquer à « Ratstaman Vibrations » le 9b libéré par Alex Megos à Céüse.


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L’incroyable quête de Didier Berthod pour enchaîner “Cobra Crack” 8c !

07 Juin

Le grimpeur suisse de 43 ans a mis fin à un projet qu’il avait débuté en 2005, lorsqu’il avait commencé à travailler “Cobra Crack”, une voie qui allait devenir son ennemi juré. Dix-neuf ans plus tard, et après avoir mystérieusement disparu dans un monastère, il en est venu à bout au terme d’une quête sans précédent ! 

Si quelqu’un méritait d’enchaîner “Cobra Crack”, c’est bien Didier Berthod : “Je ne sais pas si c’est un chapitre qui se ferme ou un chapitre qui s’ouvre”, écrivait le Suisse de 43 ans en annonçant sa répétition de la fissure la plus emblématique de Squamish au Canada.

Nous sommes en 2005. Au début de l’été, tout aussi pluvieux que notre printemps actuel, Didier Berthod, l’un des meilleurs grimpeurs de fissure au monde, passe quelques mois à Squamish, pour tenter de venir à bout de “Cobra Crack”, une ligne encore invaincue.

Une équipe de tournage de Big Movie Production accompagne sa course avec Sonnie Trotter pour la première ascension de la voie, ce qui fera l’un des sujets du célèbre film First Ascent (Sender Films, 2006). Après deux mois de travail, une mauvaise chute met un terme aux essais de Didier, qui se rompt le genou. 1 – 0 pour “Cobra Crack”. La première ascension reviendra finalement à Sonnie Trotter, qui enchaînera la voie un an plus tard, faisant d’elle la fissure la plus dure de la planète.

Une disparition mystère pendant plus de dix ans dans un monastère

Contre toute attente, Didier décidé d’abandonner l’escalade et se retire dans un monastère du canton du Valais, en Suisse, où il devient moine franciscain. “Lorsque mon genou m’a lâché, j’ai su que je ne grimperais plus, que je ne retournerais pas à ce chagrin”, expliquait Berthod.

Mais alors pourquoi avoir décidé de se réfugier dans un monastère ? “Pour retrouver l’amour que j’ai perdu en tant que grimpeur ces dernières années. L’amour pour le monde et pour la vie”, racontait le grimpeur devenu moine. Didier poursuit ici sa quête : quatre heures de prière par jour, étudiant la théologie et vivant en étroite collaboration avec ses frères et sœurs.

La grande surprise suivra à l’automne 2022 : de manière aussi inattendue que son cloitre en 2006, Didier quitte sa vie de moine. Il retourne à Squamish pour tenter de se réconcilier avec sa fille, qu’il n’a jamais rencontrée, et sa mère.

Il décide de renfiler ses chaussons d’escalade. Très vite, le Suisse se remet en forme et les performances ne se font pas attendre. Il enchaîne rapidement des voies jusqu’à 8c et en juin 2023, à Squamish, il s’offre la première ascension de “The Crack of Destiny” 8c.

De retour dans “Cobra Crack” : la malédiction le frappe de nouveau !

Quelques semaines plus tard, il décide de retourner dans “Cobra Crack”. Cela fait quinze ans qu’il n’a pas mis les doigts dedans. Mais une nouvelle fois, la malédiction le frappe : alors qu’il tenait le bac final dans la main, son bras est trop engourdi pour le serrer et Didier lâche prise. S’ensuit une violente chute, où il s’écrase contre le mur, poignet en premier, et le casse. 2 – 0 pour “Cobra Crack”.

Décontenancé, Berthod déclare alors que sa relation avec cette voie est peut-être maudite. Face à ce nouvel échec, beaucoup pensaient que le grimpeur suisse allait retourner se réfugier dans un monastère. Mais Didier refuse : “Pour rassurer certains d’entre vous, non, je n’irai plus dans un monastère… Mais je ne sais pas si je retournais dans cette voie”

Mais il l’a fait !

Pourtant, Didier est retourné dans la voie. Mardi dernier, il a vaincu ses démons en atteignant le sommet de “Cobra Crack”, dix-neuf après ses premiers essais dans la voie. En ce qui concerne son essai victorieux, il a déclaré qu’il s’agissait d’un essai comme les autres : “Je suis monté là-haut tellement de fois… Cette fois-ci, c’était pareil, sauf que je ne suis pas tombé”.

K.O pour “Cobra Crack”, Didier Berthod ressortait vainqueur de ce combat sans précédent !

“Cette voie a considérablement marqué ma vie. Après de nombreux essais et des doutes à n’en plus finir, j’ai enfin enchaîné “Cobra Crack”. Ce jour restera gravé à jamais. Je pense que je vais voir la vie un peu différemment maintenant. Il ne faut jamais cesser de rêver”, conclut-il, encore sous le choc de son ascension.

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Shauna Coxsey enchaîne son troisième 8B+ de l’année !

05 Juin

La grimpeuse britannique vient de réaliser la première ascension féminine de “Hazel Grace” en Suisse, cochant son troisième 8B+ depuis le début de l’année 2024 !

Shauna Coxsey est décidément revenue en grande forme ! Hier, elle a répété “Hazel Grace” 8B+ au col du Saint-Gothard, en Suisse, rayant son troisième 8B+ de l’année. Cette ligne, établie par Giuliano Cameroni en août 2017, a d’abord été proposée 8C, mais depuis, la cotation semble s’être affinée à 8B+ avec les ascensions ultérieures.

Ce bloc cinq étoiles suit une fine fissure qui raye la face du bloc, avant de bifurquer sur son arête. Il est souvent décrit comme l’un des plus beaux blocs au monde, Will Bosi ayant déclaré après sa propre ascension, en 2021, qu’il s’agissait du « meilleur bloc » qu’il ait jamais grimpé.

Cette ligne est vraiment majestueuse et honnêtement, je n’arrive pas à croire que je l’ai enchaînée hier ! C’était le dernier jour de mon voyage en Suisse, les conditions n’étaient pas optimales, mais un instant magique m’a permis de réaliser l’ascension de ce bloc. Je suis tellement fière de pouvoir dire que je l’ai enchaîné !

Shauna Coxsey

 

En juin 2021, Cameroni est retourné au pied de ce bloc et a établi un départ assis, qui tourne autour de 8C/+. Cette nouvelle version, qui rajoute deux mouvements de main et un crochet de talon technique pour rejoindre la ligne d’origine, n’a connu que deux ascensions depuis, celle de Florian Wientjes fin 2021 et celle de Dave Graham en octobre 2023. Shauna Coxsey a déjà annoncé qu’elle allait se pencher sur ce départ assis, « car je ne pense pas que je vais être capable de le sortir de ma tête », a-t-elle déclaré.

Shauna Coxsey est entré dans le club du 8B+ en juillet 2014, lorsqu’elle a réalisé la première ascension féminine de “New Base Line” à Magic Wood, en Suisse. Après avoir donné naissance à une fille, elle est revenue en pleine forme. Fin février, elle a réalisé la première ascension de “Fotofobia Sit” 8B+ à La Pedriza, en Espagne. Elle a également enchaîné “Pin y Pon” 8B lors de ce même voyage. En avril, elle a répété “Fat Lip” 8B à Raven Tor et est devenue la première femme à se rétablir au sommet de “The Boss” 8B+. “Hazel Grace” est donc le quatrième 8B+ de Shauna, et son troisième 8B+ de l’année. Elle est l’une des cinq grimpeuses au monde à avoir enchaîné au moins quatre 8B+ ou plus.


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Blessures en escalade : les prévenir et les soigner avec le livre d’Aurélie Dutertre

04 Juin

Conseils, astuces et exercices pratiques : voici tout ce que vous trouverez dans le nouveau livre d’Aurélie Dutertre. Une véritable mine d’informations que nous partage l’ex kiné de l’équipe de France d’escalade. 

“J’ai choisi ce métier pour être au contact des gens. Les aider, les accompagner mais surtout soigner et parfois prévenir leurs blessures”, commence Aurélie Dutertre. Amoureuse de son métier, c’est tout naturellement que l’ex kiné de l’équipe de France d’escalade a souhaité mettre à profit ses 20 ans d’expérience dans le sport de haut niveau, en rédigeant son premier livre.

Blessures et traumatismes en escalade : les prévenir, les guérir. Tel est le titre de cet ouvrage, qui devrait se trouver entre toutes les mains (et croyez-moi, vos poulies vous remercieront !).

Pour concocter cette petite bible, Aurélie a passé deux ans à collecter toutes les informations (articles scientifiques, livres spécialisés, vidéos et témoignages de grimpeurs), puis seize mois à la rédiger. “J’ai pris un très grand plaisir à faire ce livre !”, assure la kiné, devenue auteure. Un plaisir qui se ressent au fil des pages !

Un mot sur l’auteure : Aurélie Dutertre, kiné spécialisée en escalade

“Je m’appelle Aurélie Dutertre, j’ai 47 ans et je suis maman de deux enfants. J’exerce depuis une vingtaine d’années. J’ai commencé comme kiné au centre de rééducation pour sportif à CapBreton et depuis 2010 je travaille comme ostéopathe dans mon cabinet en Isère .

J’ai choisi ce métier pour être au contact des gens. Les aider, les accompagner mais surtout soigner et parfois prévenir leurs blessures. Je me suis orientée dans le sport de haut niveau immédiatement en sortant de mes études de kinésithérapie en 2003.

J’ai eu la chance d’intégrer la team du trimaran Franck Cammas et de pouvoir goûter aux écuries des courses au large, comme la Route du Rhum ou la Course en solitaire du Figaro. Après mon passage pendant cinq ans dans le milieu de la voile, j’ai déménagé en Isère. Naturellement, mon regard s’est tourné vers les sports outdoor et plus particulièrement vers le ski et l’escalade. J’ai intégré la FFME en 2011, en travaillant deux ans avec l’équipe de France de ski alpinisme. Puis en 2013, j’ai commencé à travailler avec les équipes de France d’escalade : d’abord avec l’équipe seniors de diff puis avec l’équipe de France jeunes sur la diff, bloc et la vitesse”.

© Victor Hall

Pourquoi ce livre ?

“J’ai eu l’idée de ce livre pour aider les patients à pratiquer chez eux des exercices simples que je propose au cabinet. La liste des exercices n’est pas exhaustive, elle vient en complément de la rééducation proposée par votre kinésithérapeute ou votre médecin.

Les protocoles de soins vous aideront à soulager vos douleurs, mobiliser et renforcer la zone blessée. Les exercices sont à pratiquer à la maison ou dans les zones dédiées des salles d’escalade. Ce livre peut vous servir de support pour vous aider à mieux gérer votre douleur ou bien à prévenir la blessure en escalade. Car la prévention des blessures est importante et trop souvent négligée”.

Un livre à avoir dans sa bibliothèque de grimpeur… ou son sac d’escalade !

Apprenez à reconnaître les blessures et les traumatismes liés à la pratique de l’escalade et suivez les conseils et astuces pour les prévenir et les guérir.

Que celui qui n’a jamais été blessé après une séance de grimpe hausse la voix ! On le sait : l’escalade est une discipline sportive complète, intense et exigeante qui réclame des compétences physiques autant que mentales. Si elles ne sont pas une fatalité, les blessures qui y sont associées sont nombreuses et ciblent quelques parties du corps et groupes musculaires de façon spécifique.


 La blessure n’est pas une fatalité, l’escalade est un excellent sport pour rester en bonne santé

Aurélie Dutertre


Particulièrement sollicités, les doigts, les poignets, les épaules, les genoux peuvent subir des contraintes parfois lourdes qui, si elles sont répétées, peuvent mener à des blessures. Instabilités articulaires, diminution de la force, perte d’amplitude, sursollicitation musculaire, douleurs qui s’installent progressivement, apprenez à reconnaître ces mécanismes délétères pour votre corps et votre pratique.

Dans son livre, Aurélie Dutertre nous donne ses conseils, ses astuces et ses protocoles pour nous aider à prévenir les blessures, soulager les douleurs, mobiliser et renforcer les zones blessées, mettre en place une routine d’automassage et d’étirement et une hygiène de vie saine.

De plus, les illustrations de Flore Beaudelin et les photographies d’Aurèle Brémond et Arthur Delicque rendent le livre particulièrement agréable à lire et à comprendre. “Ma collaboration avec eux a été essentielle”, confie l’auteure.

On a aimé :

  • Les témoignages de quelques-uns des meilleurs grimpeurs français
  • La façon dont le livre est rédigé : subtil mélange entre explications de concepts complexes et facilité de compréhension
  • Les illustrations et les 400 photos pour comprendre et exécuter les exercices.

Le mot de la fin Aurélie ?

“La blessure affecte non seulement l’entraînement, mais également le physique du sportif. Inéluctablement, elle se répercute aussi sur son mental. Si la blessure est mal gérée, elle peut devenir pesante et prendre trop de place dans la tête. Pendant la période de rééducation, il faut analyser les causes.

La blessure n’est pas une fatalité, c’est un signal d’alarme, qui évoque souvent quelque chose que l’on ne fait pas correctement, comme un surentraînement, un manque de repos, une surcharge mentale, des conditions d’entraînement mal adaptées. C’est le moment de faire le point sur ce qui ne va pas ! Les sportifs qui réussissent le mieux leur convalescence et leur réathlétisation sont ceux qui suivent cette démarche intellectuelle”.


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Aidan Roberts s’exprime enfin sur la cotation de “Spots of Time” !

03 Juin

La réflexion a été longue pour Aidan Roberts, qui a finalement tranché quant à la cotation de “Spots of Time”, l’un des deux gros projets qu’il a libéré cet hiver. Il propose la cotation de 9A, faisant de ce bloc le septième au monde dans cette cotation.

En février, Aidan Roberts réalisait la première ascension de “Spots of Time”, un projet qu’il a longuement travaillé à Helvellyn, au Royaume-Uni. Pendant des mois, il a volontairement laissé le bloc sans cotation, bien qu’en lisant sa description, nous nous doutions qu’il figurerait parmi les plus durs au monde. En effet, il avait fallu une dizaine de séances au Britannique pour réaliser tous les mouvements de “Spots of Time” et plus de trente séances pour les relier entre eux !

De toute ma carrière de grimpeur, je pense que c’est l’expérience dont je suis le plus fier ! J’ai vraiment de la chance d’avoir trouvé ce bloc si près de chez moi !

Aidan Roberts

Hier, Roberts a publié un post sur Instagram, annonçant enfin le niveau de ce bloc. Sans grande surprise, il suggère la cotation de 9A, soit le niveau le plus élevé au monde actuellement. “Spots of Time” devient ainsi le deuxième 9A de Roberts, son premier étant “Alphane”, qu’il a répété en octobre 2022.

Il m’a fallu du temps pour attribuer une difficulté à cette ligne. J’ai l’impression que le champ des cotations est un endroit où il est facile de se perdre, alors j’ai préféré prendre le temps de réfléchir. Je ne partage mon opinion que sur la base de ma propre expérience. En effet, j’ai passé la plupart de mon temps à grimper ici tout seul et je manque encore de l’avis d’autres grimpeurs.

Je vais cependant proposer le niveau de 9A, parce que j’estime qu’il est comparable à d’autres 9A que j’ai essayés, et plus dur que les 8C+ auxquels j’ai goûtés.

À ce niveau, où le style devient spécifique et où les détails les plus fins sont si importants, cela me semble être une bonne estimation et je me sens prêt à être humilié s’il s’avère que j’ai manqué des méthodes ou simplement eu une confiance excessive en mes propres capacités.

Aidan Roberts

Il y a quelques jours, William Bosi, l’homme qui compte le plus de 9A à son carnet de croix, est allé essayer “Spots of Time”, confirmant que la ligne dénichée par son compatriote était bel et bien difficile : “Le bloc consiste à enchaîner seulement six mouvements. Mais tous sont très durs ! C’est un peu comme dans « Burden of Dreams » : relier chaque pièce du puzzle ensemble est sacrément dur”, avait-il déclaré à la fin de sa séance.

Un entraînement plus intensif que jamais pour venir à bout de ce bloc !

Enchaîner cette courte série de mouvements a demandé des mois d’efforts à Aidan Roberts. La première fois qu’il a essayé ce bloc, c’était il y a un an, au début de l’été 2023.

Les journées ensoleillées et le temps chaud m’ont permis de réfléchir à des séquences potentielles pour venir à bout de ce bloc. Au cours d’une dizaine de séances, j’avais trouvé une méthode et résolu tous les mouvements intrinsèquement. Puis, j’ai commencé à les affiner jusqu’à ce que je me sente relativement bien pour pouvoir commencer à mettre des essais.

Un essai à la fin du mois de septembre m’a permis d’aller jusqu’au dernier mouvement, mais sans espoir de concrétiser. Il m’a fallu un hiver d’entraînement parmi les plus intensifs auxquels je ne me sois jamais soumis pour me préparer et me permettre de vaincre ce bloc.

Aidan Roberts

À quand une annonce pour “Midnight” ?

Après avoir réussi “Spots of Time” cet hiver, Roberts a réalisé la première ascension d’un autre projet de longue haleine : “Midnight”, à Chironico, en Suisse. Comme il l’a fait pour “Spots of Time”, il n’a pas encore annoncé de cotation pour ce bloc, qui pourrait bien être un prétendant sérieux au premier 9A+ de la planète.

En effet, il s’est investi dans ce bloc comme jamais auparavant, travaillant ce projet lors de deux voyages en 2022 et deux voyages en 2023. Il s’est entraîné spécifiquement pour “Midnight” tout l’automne et a réussi à faire la première ascension en mars.

Bien que ce bloc ne soit pas encore chiffré, Roberts a déclaré qu’il était plus difficile qu'”Alphane”… C’est dire !


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Deux nouveaux 9A bloc viennent-il d’être libérés ?!

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Après Adam Ondra, Max Milne flashe « The Ace » 8B !

02 Juin

Le jeune Britannique Max Milne a réalisé une ascension flash de « The Ace » 8B, dans le Peak District. Adam Ondra avait été le premier grimpeur à flasher ce bloc l’an dernier. 

Plutôt connu pour ses performances en compétition et ses vidéos virales de coordination sur les réseaux sociaux, Max Milne, 23 ans, s’est offert une rare session en extérieur sur le rocher du Peak District.

Il s’est attaqué à l’un de ses rêves de gosse : flasher le célèbre 8B « The Ace ». « Depuis que j’ai vu ce bloc la première fois, j’ai voulu l’enchaîner flash », a-t-il déclaré.

Ce bloc, enchaîné pour la première fois par Jerry Moffatt en 2001, est une extension du mythique 8A « The Joker », que Moffatt avait établi cinq ans plus tôt, en 1996. Moffatt, l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération, avait fait de « The Ace » son objectif principal et avait travaillé ce passage pendant plus de trois ans, avant d’en venir à bout. « Tous ceux qui avaient fait « The Joker » tentaient de réaliser la première ascension de « The Ace », ce qui m’a mis la pression, racontait Jerry Moffat. Mes méthodes n’étaient pas bonnes et j’ai été intrigué de découvrir une méthode alternative que Ben Moon avait essayée. À la première occasion, je suis retourné au pied du bloc et j’ai essayé sa méthode. J’ai atteint le sommet au deuxième essai mais je n’ai pas pu me rétablir : la friction n’était pas bonne du tout ce jour-là… Je suis revenu un jour avec de meilleures conditions et j’ai réussi ». « The Ace » était né !

Deux décennies plus tard, Adam Ondra profitait d’un séjour au Royaume-Uni pour rendre une petite visite à ce bloc. Petite, c’est le mot ! Car il ne faudra qu’un unique essai au Tchèque pour atteindre le sommet de ce bloc. Une ascension flash qu’Ondra a décrit comme un véritable « moment de folie ! ».

Hier, Max Milne est devenu le deuxième grimpeur à flasher « The Ace ».

« Je suis enfin allé au pied de ce bloc pour tenter de le flasher, a-t-il déclaré sur Instagram. J’en ai rêvé pendant des années et j’ai toujours cru que j’en serai capable, mais pour être honnête, je n’arrive toujours pas à croire que c’est arrivé ! Les mots ne suffisent pas à exprimer le plaisir que j’ai ressenti à construire ce rêve aussi fou dans ma tête, à l’exécuter et à me tenir debout au sommet de ce bloc ».

Voici la vidéo de son ascension :

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Maximillian Milne (@maxthefuture)


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Adam Ondra devient le premier grimpeur à flasher « The Ace » 8B

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Le crux de “Silence” 9c répété pour la première fois !

01 Juin

Après des mois et des mois de travail, Stefano Ghisolfi a réussi à répéter le crux de “Silence” 9c. Il est le premier grimpeur à le faire depuis la première ascension d’Adam Ondra en 2017 !

“Réussir à grimper ce crux signifie que je suis capable d’enchaîner la voie !”, s’exclame Stefano Ghisolfi, qui vient de franchir un sacré cap dans “Silence”, le premier 9c de l’Histoire.

Voilà maintenant plusieurs saisons que l’Italien travaille sans relâche l’une des voies les plus dures de la planète. Depuis la première ascension d’Adam Ondra en 2017, aucun autre grimpeur n’a été en mesure de répéter le célèbre crux de la voie, dans lequel il faut coincer ses pieds dans une fissure et se retourner la tête en bas. À elle seule, cette séquence de quelques mouvements est estimée à 8C bloc.

Stefano Ghisolfi est l’un des meilleurs falaisiste au monde. Il compte à son actif quatre 9b+ : “Excalibur” à Arco, “Perfecto Mundo” à Margalef, “Change” à Flatanger et “Bibliographie” à Céüse. Depuis quelques mois, il ne cesse de monter en puissance. En 2022, il a répété “Move” 9b d’Adam Ondra et réalisé deux 9b en Italie : “The Lonely Mountain” et “L’Arenauta”. L’an dernier, il a réussi “Excalibur” 9b+ et “Il Terzo Occhio” 9a à Arco, et a répété “Kangaroo’s Limb” 9a+ à Flatanger et “Action Directe”9a à Frankenjura, tout en travaillant “Burden of Dreams” 9A bloc en Finlande.

Parmi toutes ses croix, et alors qu’il tente de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Paris, Ghisolfi n’en oublie pas son objectif principal : être le premier grimpeur à répéter “Silence”, à Flatanger. Et comme il le dit lui-même, il a dernièrement réalisé “d’ÉNORMES progrès” dans la voie. À la fin de l’une de ses journées, il a réussi à passer en intégralité le crux de la voie, pour son plus grand bonheur.

Regardez sa nouvelle vidéo dans laquelle on le voit réaliser le crux de “Silence” (à 8 minutes et 25 secondes) ainsi qu’un 9a+  enchaîné par Shawn Raboutou (oui oui, Shawn Raboutou !) :


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Stefano Ghisolfi est de retour dans « Silence » 9c à Flatanger !

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Voici les premières images du mur d’escalade des J.O de Paris 2024 !

31 Mai

La construction du mur d’escalade des Jeux Olympiques de Paris est presque terminée ! Après deux mois de travaux, les organisateurs ont dévoilé hier les premières images de ce site, construit exprès pour l’occasion.

On l’aperçoit de loin : le mur de difficulté extérieur de 15 mètres de haut s’élève au beau milieu du Parc des Sports du Bourget, situé dans la banlieue nord-est de Paris. À ses côtés, s’étend le fronton de bloc et le traditionnel mur de vitesse.

Les couleurs sont surprenantes, mais ravissantes ! Un dégradé de vert, bleu et rose, en accord avec la nouvelle charte graphique des Jeux Olympiques. “C’est assez rare que des murs d’escalade soient aussi colorés, affirme Camille Yvinec, directrice déléguée à l’identité de la marque Paris 2024. On a voulu travailler les contrastes sans être trop criard pour rester en arrière-plan des performances des athlètes”.

Un auvent protège l’ensemble de la structure de la lumière directe du soleil et de la pluie. Des tribunes temporaires ont été installées face au mur, afin de pouvoir accueillir 6000 spectateurs (3000 places assises et 3000 places debout). Après la compétition, ces structures seront démontées et les panneaux d’escalade seront remontés sur d’autres sites en France pour continuer à faire vivre ce mur.

Près du site de compétition, un nouveau gymnase a été construit pour que les athlètes puissent s’entraîner et s’échauffer pendant les Jeux.

Baptisé Gymnase Marie-Paradis, en l’honneur de Marie Paradis, la première femme à avoir gravi le Mont Blanc, cette installation sera remis à la ville, en tant qu’héritage des Jeux Olympiques de Paris.

 

Dans un peu plus de deux mois, l’escalade fera son apparition pour la deuxième fois aux Jeux Olympiques. Contrairement à Tokyo, qui ne présentaient qu’une épreuve combinée (bloc, difficulté et vitesse), les Jeux Olympiques de Paris introduiront la vitesse en tant qu’épreuve distincte. Il y aura donc deux épreuves : le combiné (bloc et difficulté) et la vitesse, soit un total de quatre médailles d’or à décerner pour les hommes et les femmes.

Les épreuves d’escalade débuteront le lundi 5 août. La compétition s’étalera sur six jours et s’achèvera le samedi 10 août 2024. Les titres olympiques hommes ou femmes seront décernées tous les jours de compétition, sauf les lundi 5 et mardi 6 août.

Photos : IFSC

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Alex Honnold pulvérise le record de vitesse en solo d’El Cap !

27 Mai

Alex Honnold a réalisé un nouvel exploit sur El Cap, explosant le record de vitesse du Salathé Wall en solo encordé. Il a été si rapide qu’il a quasiment réduit de moitié l’ancien record existant. Du jamais-vu dans l’Histoire du Yosemite !

Le roi d’El Capitan a encore frappé ! Alex Honnold a établi un nouveau record de vitesse en solo encordé dans le Yosemite, qui n’est pas près d’être battu de sitôt ! Il a enchaîné le Salathé Wall, une paroi haute de 1000 mètres, en seulement 11 heures et 18 minutes en s’auto-assurant à la vitesse de l’éclair.

L’ancien record avait été battu récemment (le 11 mai 2024), par l’Américain Brant Hysell, qui avait avalé les 1000 mètres de cette même paroi en 19 heures et 57 minutes. Une performance remarquable puisque ce chrono constituait le premier record sous la barre des 20 heures.

Cela avait mis fin à une décennie de règne de l’Américain Cheyne Lempe, qui avait enregistré un temps de 20 heures et 6 minutes en 2013.

Une performance qui trottait dans un coin de sa tête depuis longtemps !

Réaliser le temps le plus rapide en solo sur El Cap, Honnold y songeait depuis longtemps… Mais parce que Lempe est son ami, il ne voulait pas lui voler la vedette. “Lorsque c’était mon ami qui détenait le record, je ne concevais pas vraiment le fait d’aller lui piquer”, a expliqué Honnold après son ascension. “Mais depuis qu’il s’agit de quelqu’un d’autre, je me suis dit que c’était le moment d’aller jouer !”.

Le Salathé Wall est une grande voie emblématique d’El Cap. Composée de 35 longueurs (dont certaines vont jusqu’au 8a), elle a été grimpée pour la première fois en 1961 par Royal Robbins, Chuck Pratt et Tom Frost. Puis, ce sont Todd Skinner et Paul Piana qui l’ont escaladé en libre pour la première fois en 1988. L’ascension avait alors duré neuf jours !

Le Salathé Wall partage de grandes parties d’El Cap avec “Freerider” la grande voie qui figure dans le célèbre film Free Solo, qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire en 2019. Honnold a d’ailleurs attribué son record de vitesse sur le Salathé Wall à sa familiarité avec le mur : “Le fait de regrimper certaines sections de “Freerider” m’a donné l’impression de revoir un vieil ami. C’était cool, j’ai vraiment apprécié !”, a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres.

Deux solos de chauffe il y a quelques jours

Pour se mettre en jambes, Honnold s’était offert deux solos vertigineux lors de son arrivée au Yosemite.

Il avait enchaîné sans le moindre système de protection “East Buttress” sur Middle Cathedral (333 mètres, 6b) et “East Buttress” sur El Cap (364 mètres, 6a+), le tout, en moins d’une demi-journée !

“C’est une réintroduction parfaite au granite du Yosemite”, s’était-il exclamé, satisfait de son exploit pour son premier jour sur place.

Tout comme son record, la visite de Honnold au Yosemite s’est terminée en un clin d’œil. Maintenant père de deux petites filles, June et Alice, Alex est rentré chez lui, près de Las Vegas. Perfectionniste dans l’âme, il a la certitude que s’il avait eu plus de temps pour s’entraîner, il aurait pu aller encore plus vite. Mais ces derniers temps, il s’est « contenté de s’entraîner dans son garage » et de faire quelques randonnées en famille.


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Sélectif équipe de France de difficulté 2024 : les résultats !

27 Mai

Ce week-end à Bleau se tenait le sélectif équipe de France de difficulté 2024. Camille Pouget et Jules Marchaland ont brillamment remporté la compétition, de quoi décrocher leur ticket pour les Coupes d’Europe et Coupes du Monde cette année.

Voici les résultats complets.

Alors que nos plus jeunes compétiteurs français s’affrontaient à Troyes ce week-end, quelques kilomètres plus à l’est, nos seniors disputaient une compétition avec tout autant d’enjeux : le sélectif équipe de France de difficulté pour la saison 2024.

C’est sur le mur de difficulté flambant neuf de Karma, à Bleau, que la compétition se déroulait. Trois tours étaient au programme, afin de reproduire l’intensité des week-ends de Coupe du Monde :

  • Tour 1 : une voie à vue typée finale de Coupe du Monde
  • Tour 2 : une voie à vue typée demi-finale de Coupe du Monde
  • Tour 3 : deux voies flash typées qualification de Coupe du Monde

Étaient invités à participer à la compétition : les membres de l’équipe de France de bloc ou de difficulté 2023, tous les demi-finalistes du Championnat de France de difficulté 2023 et 2024, les médaillés en Coupe de France 2023-2024 et les jeunes médaillés aux Championnats du Monde ou d’Europe de difficulté en 2023.

Une première place pour Camille Pouget !

Chez les femmes, la compétition a été remportée d’une main de maître par Camille Pouget. Après avoir décroché la médaille de bronze au Championnat de France de difficulté à Tarbes au début du mois, la grimpeuse de Chambéry a mis tout le monde d’accord ce week-end à Karma. Elle a réalisé la meilleure prestation dans les deux premiers tours de la journée, prenant le large au classement général avec 2000 points. Sa troisième place dans le dernier tour lui permettra d’accumuler 2690 points au total, de quoi remporter la compétition.

C’est la première fois que je réussis à remporter un évènement si important, avec autant d’enjeux depuis mon passage en senior. Je suis fière du travail qu’on a fait avec Mike Fuselier pour arriver au début de l’été avec ce niveau et prête dans la tête pour prendre ma place 👊

Il y a encore des réglages à faire mais ça y est c’est parti, la saison en bleue va démarrer, j’ai hâte ! ✨

Camille Pouget

Derrière, c’est Clotilde Pfister qui prend la deuxième place du classement général avec 2220 points. La grimpeuse de Thionville, 6ème du Championnat de France de difficulté, sera montée en puissance tout au long de la journée. D’abord 8ème du tour 1, elle réalise la deuxième meilleure performance lors du second our, avant de prendre la première place dans le dernier tour de la journée.

En troisième place, on retrouve la vice-championne de France 2024, Ina Plassoux Djiga, qui confirme sa bonne forme du moment. Avec 1889 points, elle devance Julia Chanourdie, 4ème avec 1774 points et Nolwenn Arc, 5ème avec 1729 points.

Les résultats complets femmes

Jules Marchaland, de retour en équipe de France !

Chez les hommes, la victoire a été remportée par Jules Marchaland, qui a pris sa revanche sur le Championnat de France. À Tarbes, il avait terminé deuxième, à seulement deux prises du titre national. “C’est le coup de boost qu’il me fallait, maintenant, feu”, avait-il déclaré à l’issue de la compétition. Plus motivé que jamais, il a donc débuté le sélectif le couteau entre les dents. Et le Niçois n’aura pas laissé beaucoup de place à la concurrence ! Deuxième des tours 1 et 2, il enfonce le clou lors du tour 3, s’adjugeant la première place avec 2364 points au total. De quoi repartir avec le maillot bleu, qu’il a hâte de faire briller à l’international :

Une victoire importante qui fait très plaisir après en avoir bavé à l’entraînement. Vraiment content de pouvoir retourner jouer sur les Coupes du Monde ! Petite pensée à tous les potes pour qui ça ne s’est pas passé comme ils l’espéraient.

Jules Marchaland

Derrière, on retrouve le Parisien Léo Avezou, qui prend la seconde place du général (6ème du tour 1, 1er du tour 2 et 2ème du tour 3) avec 2300 points, devançant Max Bertone, 3ème avec 2065 points et Arsène Duval, 4ème avec 1502 points.

Les résultats complets hommes

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Découvrez les noms de nos nouveaux petits Champions de France U12/U14 !

27 Mai

Ce week-end, la ville de Troyes accueillait le Championnat de France U12/U14 2024. Voici les résultats de la compétition.

Mains droites sur le coeur, poitrines bombées et mentons levés, nos nouveaux petits Champions de France ont fièrement entonné la Marseillaise hier soir sur le podium ! La ville de Troyes accueillait le Championnat de France U12/U14 2024 durant tout le week-end, au sein du tout nouveau Complexe International Multisport Escalade.

Les meilleurs jeunes grimpeurs du territoire, qualifiés lors des compétitions régionales organisées plus tôt dans l’année, se sont affrontés durant deux jours pour tenter de décrocher le titre de Champion de France de leur catégorie. Organisée sous forme de combiné incluant les trois disciplines (le bloc, la difficulté et la vitesse), les 264 jeunes présents au départ de la compétition ont fait face à huit blocs, cinq voies de difficulté et deux voies de vitesse​.

Un événement crucial pour ces jeunes athlètes âgés de 9 à 13 ans, représentant non seulement une opportunité de compétition au plus haut niveau national, mais aussi une occasion de se faire repérer par les équipes de haut niveau​.

Voici les résultats :

Les résultats U12

Les résultats U14

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Mélissa Le Neve devient la première femme à enchaîner “The Dagger” 8B+

26 Mai

Mélissa Le Nevé s’est offert la première ascension féminine du célèbre bloc “The Dagger” 8B+ à Cresciano, en Suisse. Elle a enchaîné la ligne en janvier 2023, mais, à la façon de Shawn Raboutou, elle a gardé son ascension secrète jusqu’à présent !

C’est un grand exploit féminin que vient de nous annoncer Mélissa Le Nevé… Avec plus d’un an et demi de retard ! À Cresciano, la Française a réalisé la première ascension féminine de “The Dagger”, un bloc iconique libéré il y a plus de vingt ans par Toni Lamprecht.

Mélissa l’a effectivement réalisé en janvier 2023. Alors pourquoi avoir attendu un an et demi pour dévoiler son ascension ? D’une part, elle avait prévu plusieurs collaborations vidéo qui n’ont jamais abouti. D’autre part, après cette performance, elle a connu une année mouvementée, marquée par des blessures, dont une jambe cassée. “Cela m’a empêchée de grimper correctement pendant des mois, a expliqué Mélissa dans son post Instagram. Après mon accident, j’ai décidé de beaucoup marcher beaucoup pour reprendre des forces. J’avais besoin de temps pour digérer et retrouver le chemin de l’escalade. Aujourd’hui, je me sens très heureuse et chanceuse de pouvoir à nouveau faire tout ce que je veux !”.

La Française de 34 ans semble attirée par les lignes extrêmes, encore jamais osées par des femmes. Elle a par exemple été la première grimpeuse à répéter “Action Directe” 9a dans le Frankenjura. Elle a ensuite tenté la première ascension féminine de “Dreamtime” 8C, mais n’a pas encore réussi, bien que toute proche. En attendant, elle a jeté son dévolu sur “The Dagger” 8B+, devenant la première femme à se rétablir au sommet.

Grimpé pour la première fois par Toni Lamprecht en 2003, ce bloc est l’un des plus populaires au monde, répété au fil des années par les meilleurs grimpeurs de la planète, tels que Dave Graham, Nils Favre, Daniel Woods ou encore Vadim Timonov. Au moment de sa première ascension en 2003, le bloc a été coté 8B+, puis rétrogradé à 8B avec la découverte de nouvelles méthodes. Récemment, quelques répétiteurs ont proposé une réévaluation à 8B+. Dans son post, Mélissa a annoncé être d’accord pour une cotation de 8B+, tant pour son côté physique que morphologique pour les plus petits.

 

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Une publication partagée par Melissa Le Nevé (@melissaleneve)


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Anak Verhoeven enchaîne “La Planta de Shiva” 9b une deuxième fois, mais sans genouillères !

24 Mai

Non, vous ne rêvez pas ! Après être devenue la quatrième femme au monde à enchaîner un 9b, Anak Verhoeven a décidé de répéter la voie une seconde fois, mais sans genouillère. Et bien sûr… Elle a brillamment réussi !

L’histoire est dingue ! Moins d’une semaine après avoir réalisé son premier 9b, Anak Verhoeven a de nouveau enchaîné “La Planta de Shiva” à Villanueva del Rosario en Espagne, cette fois sans genouillères. Pourquoi ? Car au moment de réaliser la première ascension de cette voie en avril 2011, Adam Ondra avait grimpé sans genouillère. Du moins… C’est ce qu’elle pensait !

Car après avoir fièrement publié un post sur Instagram annonçant qu’elle avait réussi la voie une deuxième fois sans genouillère pour respecter la configuration de la première ascension, un internaute lui a signalé qu’Ondra avait bel et bien porté une genouillère au moment de faire la croix. “Ah oui, tu as raison, a répondu Anak. J’avais oublié qu’il portait une genouillère dans cette vidéo. Tant pis !”

Qu’importent les raisons, la performance est énorme ! “C’était un challenge personnel, a poursuivi Anak sur Instagram, visiblement heureuse d’avoir réussi son pari. Je savais que je pouvais le faire !”.

Verhoeven est la quatrième femme de l’Histoire à clipper le relais d’un 9b. La première à l’avoir fait est Angela Eiter (qui avait d’ailleurs réalisé “La Planta de Shiva” sans genouillères en 2017) suivie de Laura Rogora et Julia Chanourdie. Profitant de son incroyable forme du moment et ayant mémorisé tous les mouvements, Verhoeven a réussi à enchaîner la voie une deuxième fois. Secouant la tête, incrédule après cette seconde ascension, elle a déclaré : “Cette ascension me touche encore plus que la première !”.

Ce n’est pas la première fois qu’Anak enchaîne deux fois de suite une voie dans le neuvième degré. En octobre 2023, elle avait réalisé “Cosi se Arete” 9a une première fois de jour, puis l’avait répétée une deuxième fois de nuit, à la lumière de sa lampe frontale, pour relever un autre “défi personnel”.

“Tu n’as plus qu’à la réaliser “La Planta de Shiva” une troisième fois, en no-foot cette fois-ci”, a plaisanté l’Italien Stefano Ghisolfi, saluant la performance de la jeune Belge.


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Anak Verhoeven enchaîne son premier 9b !

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Analyse des OQS : l’oeil de Manon Hily, athlète en lice pour tenter de décrocher sa place olympique !

24 Mai

Manon Hily a été l’une des quatre représentantes tricolores lors de la première manche des OQS à Shanghai la semaine dernière. 15ème de la compétition, elle a accepté de nous livrer ses impressions sur cet événement hors normes, loin des standards habituels pour bien des raisons…

Troisième et dernier acte de notre série d’interviews consacrée à l’analyse des OQS de Shanghai. Après le regard de Laurent Lagarrigue, coordinateur olympique de l’équipe de France et celui de Rémi Samyn, ouvreur, place à la vision d’une athlète qui a pris le départ des OQS de Shanghai la semaine dernière : Manon Hily.

Sacrée Championne de France de difficulté pour la deuxième fois consécutive au début du mois, la Réunionnaise a terminé 15ème de la compétition à Shanghai, remportant 26 points sur les 50 possibles.

Fatiguée mais plus motivée que jamais, Manon Hily a répondu à nos questions, juste avant de retourner s’entraîner en vue de la deuxième manche des OQS, qui frapperont dans un mois jour pour jour à Budapest.


Salut Manon, comment te sens-tu quelques jours après cette première manche des OQS ?

Je ressens la fatigue de la compétition, tant au niveau mental que physique. Mais je suis tellement motivée pour la suite ! C’est la dernière ligne droite, alors on met tous à profit toute notre énergie sur ces dernières semaines !

Juste après avoir remporté un nouveau titre de Championne de France au début du mois, tu déclarais que ton but à Shanghai allait être “de grimper libérée, d’être spontanée et confiante, de me battre et d’y croire jusqu’à la dernière minute”. Objectif atteint ?

Je dirais que oui et non ! Il y a eu tellement de tours et tellement de changements de rythme… Mais globalement, je suis assez contente de ma compétition. Je suis satisfaite de ma grimpe, j’ai grimpé dans le tempo demandé et je pense avoir répondu à la « commande ».

Mais pour être honnête, le niveau proposé en difficulté était à l’opposé de ce que j’avais pu voir au Championnat de France ou à l’entraînement dernièrement. C’était un style étouffant, qui rendait difficile le relâchement, au risque de se faire surprendre. Et en bloc je vais dire que je suis en pleine progression, avec des choses qui avancent dans le bon sens, donc je suis plutôt contente !

© IFSC

Les enjeux sont grands sur ces OQS ! À la clé, les dernières places pour les Jeux de Paris. As-tu senti une tension plus grande que sur les compétitions habituelles ?

Oui, il y a eu beaucoup de pression inattendue. Pour être honnête, quand on a vu que l’un d’entre nous s’était planté, on a compris qu’on n’avait pas le droit à l’erreur… Nous ne nous étions pas rendu compte de cela avant (en tout cas, je parle pour moi).

Cela fait deux ans que l’on se prépare, on se dit que l’on va faire deux compétitions (Shanghai et Budapest) avec plein de tours différents, mais au final, dès le premier tour de la première compétition, on pouvait sortir ! Et j’avoue que ça m’a fait peur ! On a beau être un sport individuel, ça m’a mis un gros coup de voir Micka [Mawem] passer à côté de son tour…

Sinon, je pense avoir assez d’expérience pour gérer la pression de ce genre d’événements. Bien sûr, j’ai des hauts et des bas, avec des moments de doutes, mais je sais les contrer. Il m’arrive d’avoir peur, mais je reprends vite le dessus. Certains grimpeurs ont réussi à grimper à leur niveau, d’autres ont moins bien réussi et je pense que c’est principalement lié à la pression exacerbée par la chaleur et la fatigue difficile à gérer.

Alors oui, je pense que l’on peut dire que la tension était plus haute pour ceux qui avaient moins l’habitude, mais certains ont bien montré que cela ne changeait rien ! Grimper, c’est tout ce que l’on nous demande au final !

Quel bilan tires-tu de ta compétition ?

Le bilan ? C’est celui qui y croit le plus longtemps et qui résiste le plus longtemps qui va passer les tours ! Je retiens que c’est l’endurance mentale et physique qui fait aller au bout. Et aussi que tout peut arriver jusqu’à la fin !

Je retiens également qu’il y a de moins en moins de spécialistes qui arrivent à faire la différence. Le format est aléatoire avec un système de points qui peut favoriser l’une des deux disciplines. Il faut donc être bon dans les deux et être préparé à tous les scénarios possibles ! C’est tellement éloigné de ce que nous vivons en Coupe du Monde. Le format est rythmé par beaucoup de grimpe, un repos difficile si l’on n’arrive pas à déconnecter entre les tours, de la fatigue qui s’accumule, donc une grimpe un peu différente. Il faut gérer très scrupuleusement la récupération, la peau, les moments entre les tours, passer du mode bloc au mode diff, se détacher des classements provisoires et des points… Cela fait beaucoup de choses en plus de notre seule tâche qui serait de « grimper » et qui est propre à ces OQS !

Et bien sûr, je ne parle du fait que nous sommes en concurrence directe avec les copines et les copains de l’équipe de France. C’est vraiment dur, mais nous sommes bienveillants entre nous et on reste une équipe soudée !

Y-a-t-il quelque chose qui t’a particulièrement surprise sur cette compétition ? 

Je pense que nous ne nous attendions pas à un tel niveau en difficulté. À l’entraînement, on parle de « voie combinée » mais au final, j’ai trouvé que ça ressemblait à une voie de Coupe du Monde classique. C’est bon à savoir pour se réajuster au cours des quatre prochaines semaines.

Quels sont les axes sur lesquels tu vas travailler ces prochaines semaines ?

Je vais garder tout ce que j’ai fait jusque-là parce que je pense que cela marche ! Ce qui veut dire être prête à répondre à tous les scénarios (je pense notamment au niveau qui était relevé en diff).

Je vais analyser tout ce qui s’est passé dans ma tête et tout ce que j’ai mis en place, de bien et de pas bien, pour faire encore mieux à Budapest !

Dans quel état d’esprit vas-tu aborder la deuxième manche à Budapest ?

Budapest sera le bout d’un process ! D’une belle aventure. Forcément le début d’une autre aussi, qu’il y ait les Jeux au bout du chemin ou pas. Comme je l’ai déjà dit, je ne veux pas avoir de regrets ! Je veux y croire jusqu’au bout, être fière de moi ! Je veux vivre cet événement comme il se doit, comme la récompense de tout ce que je travaille depuis des années.

Bref, j’ai envie de montrer le meilleur de moi-même !


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Analyse des OQS : l’oeil d’ouvreur de Rémi Samyn

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Événement : les J.O du Topo, c’est ce week-end à Saint-Gervais-les-Bains !

23 Mai

Neuf mois après l’inauguration de leur salle d’escalade, le Topo (Saint-Gervais-les-Bains, Haute-Savoie) est fière d’annoncer l’organisation de son tout premier contest ! Une compétition de difficulté ET de bloc organisée sur trois dates pour tenir les grimpeuses et grimpeurs de le région affûtés tout l’été !

Un événement ouvert à tous à partir de 14 ans, mixant les disciplines et les niveaux, pour que tous puissent profiter de l’énergie du contest et se challenger ! En bref, une grande fête de l’escalade quelques semaines seulement avant les Jeux Olympiques de Paris 2024 ! 😉

Acte 1/3 : Contest de difficulté samedi 25 mai

Le Contest de difficulté des J.O du Topo c’est :

  • L’occasion de découvrir + de 20 nouvelles voies ouvertes spécialement ouvertes pour le Contest, la veille de l’événement
  • Une quarantaine de voies comprises entre le 5ème et le 8ème degré
  • Des lots des partenaires du Topo (La Sportiva, Beal, Blue Ice, Domaine Skiable de Saint Gervais…) à gagner pour les vainqueurs ET pour les tous participants (tombola) !
  • Des entrées au Topo à gagner (abonnements, carnets 10 entrées, entrées à l’unité )pour les vainqueurs ET pour tous les participants (tombola).
  • Des animations avec la marque partenaire BEAL
  • Un Food Truck à partir de 18h pour ravitailler les troupes
  • Un DJ set en soirée

Programme journée :

12h00 : briefing
13h00 : début des qualifications
18h00 : fin des qualifications
20h00 : finales

Règles du jeu

Pour qui ?

  • À partir de 14 ans, tous niveaux confondus

C’est quand ?

  • Contest difficulté : samedi 25 mai pour lancer les hostilités
  • Contest bloc : jeudi 11 juillet (date à confirmer), pour laisser le temps de s’entraîner et juste avant la Coupe Du Monde de Chamonix pour se mettre dans l’ambiance compet’ (en soirée, horaires à définir)
  • SUPER FINALE Diff et Bloc : le vendredi 26 juillet, soirée d’ouverture des J.O pour se rappeler de la date ! (en soirée, horaires à définir)

Comment ça marche ?

  • Compétition en format individuel (pas d’équipes)
  • L’inscription à chaque épreuve est indépendante l’une de l’autre. Aussi, tu peux choisir de ne participer qu’à l’épreuve de difficulté ou de bloc mais pour avoir une chance de participer à la super finale, il te faudra participer aux 2 disciplines !
  • Inscriptions par mail à carole@le-topo.com. Pré-inscription obligatoire, inscriptions limitées à 120 personnes.
  • Tarif : prix d’une séance pour les non abonnés et d’une entrée pour les détenteurs de carnet de 10.
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Analyse des OQS : l’oeil d’ouvreur de Rémi Samyn

23 Mai

Rémi Samyn, chef ouvreur des Championnats du Monde de Berne l’été dernier, faisait partie de l’équipe d’ouvreurs du premier OQS de Shanghai. Il a accepté de revenir pour nous sur cet événement semé d’embûches : entre un chef absent, des difficultés liées à l’organisation, la blessure d’un membre de l’équipe et des aléas climatiques désastreux, vous découvrirez que l’ouverture de cette compétition a été un véritable challenge !

Deuxième opus de notre série d’interviews consacrée aux Olympic Qualifier Series de Shanghai. Après l’œil de l’entraîneur offert par Laurent Lagarrigue, nous vous apportons maintenant la vision de l’ouvreur, à travers le regard aiguisé de Rémi Samyn.

Rémi était l’un des huit membres de l’équipe d’ouverture en bloc à Shanghai. Après avoir brillé en tant que chef ouvreur lors des Championnats du Monde de Berne en août dernier, il a été choisi par l’IFSC pour intégrer l’équipe qui sera en charge des Jeux Olympiques. Et pour que ce groupe se fasse la main et apprenne à travailler ensemble, la fédération internationale a nommé sur les OQS les mêmes ouvreurs que ceux qui œuvreront sur les J.O. Ainsi, l’équipe de Paris sera la même que celle des OQS de Budapest et Shanghai.

Et cette première échéance a réservé son lot de surprises à nos ouvreurs ! Les imprévus se sont multipliés au fil de la semaine, engendrant un retard considérable. L’équipe a donc dû s’adapter face à ces événements inattendus, qui ont rendu l’ouverture plus compliquée que prévue.

Rémi Samyn nous raconte cette semaine intense et les nombreux défis qu’il a dû relever.


Hello Rémi, tout d’abord comment s’est déroulée la semaine d’ouverture sur cet OQS ?

De manière globale, elle a été très difficile pour nous ! C’est une mission qui a duré dix jours, aux cours desquels les péripéties ont été nombreuses. On a accumulé les imprévus et les galères, ce qui nous a fait prendre du retard au fil de la semaine. Tout a commencé dès le premier jour, où l’on prenait déjà du retard sur le planning, à cause de conditions météos désastreuses, d’une tonne de matériel à déballer, etc etc.

Deuxième imprévu : notre chef ouvreur, l’Américain Garett Gregor, a eu des problèmes de visa. Il n’est arrivé que la veille de la compétition ! Nous étions donc un de moins dans l’équipe et pas des moindres : c’est le chef qui était absent, celui qui était censé tout coordonner. Je vous laisse donc imaginer à quel point l’organisation a été compliquée…

Troisième galère : un ouvreur s’est blessé dès le deuxième jour, après seulement une heure de grimpe. Tout cela réunit a fait qu’on s’est retrouvé dans le jus très vite ! On s’est bagarré contre le temps pendant les dix jours d’ouverture. On a lutté, lutté, lutté, devant parfois faire des choix que l’on aurait aimé ne pas avoir à faire. En bref, c’était une semaine compliquée !

Comment avez-vous abordé cette compétition avec l’équipe ?

Pour chacun des membres de l’équipe, cette compétition était la première de l’année. Nous étions donc tous très motivés ! Mais les imprévus qui nous sont tombés dessus dès le premier jour ont créé de la désorganisation, ce qui a mis un peu de flottement au début du processus.

Malgré cela, nos objectifs étaient de proposer la meilleure compétition possible et arriver à s’adapter très vite et de manière efficace face aux nombreux aléas qui ont perturbé notre travail tout au long de l’événement.

T’es-tu servi de ton expérience acquise lors des Championnats du Monde de Berne l’été dernier ?

Bien sûr ! Quand tu as une expérience comme celle-ci, tu t’en sers dans tout ce que tu fais par la suite. Ce format combiné (qui rappelons-le est un format très spécial au niveau de l’ouverture, avec deux zones par bloc et donc trois étages) je le connais par coeur maintenant ! Je fonctionne complètement différemment quand il s’agit de tracer des blocs pour le combiné. Par exemple, il y a de plus en plus de blocs que je commence à tramer par la fin. Ce sont des petites choses comme ça, propre à ce format spécifique, avec lequel je suis de plus en plus familier.

Alors oui, tout ce que j’ai vécu à Berne me sert et me servira encore cette saison. Mais d’un autre côté, à Shanghai, je n’étais pas dans la position de chef, ce qui est tout de même bien différent. J’ai essayé de respecter cette position et de rester dans ce rôle qui m’a été confié, il y a donc toute une partie de mon expérience des Championnats du Monde que je n’ai pas vraiment exploité. On va dire que j’ai utilisé 50% de ce que j’ai appris à Berne et que les 50 autres sont restés de côté étant donné que je n’avais pas la même position.

Que retiens-tu de cette première manche des OQS ?

Ce que je retiens du point de vue de l’ouverture (je parle pour l’équipe de bloc, dont je faisais partie), c’est qu’on a beaucoup de progrès à faire. On a proposé une compétition dont je ne suis pas entièrement satisfait. Disons qu’elle était imparfaite : certains tours ont bien fonctionné, d’autres un peu moins. L’avantage, c’est qu’on a identifié pas mal de points sur lesquels on va pouvoir s’améliorer.

Je retiens aussi qu’il a fallu s’adapter quant au niveau des compétiteurs. Le niveau était clairement différent de celui des Championnats du Monde de Berne, car les meilleurs sont déjà qualifiés pour les Jeux et ne disputent pas ces OQS. Certains pays ont également atteint leur quota, comme le Japon, qui n’a envoyé aucun de ses compétiteurs chez les hommes. Tout cela fait que le niveau sur ces OQS est très différent du niveau habituel. Cela nous a permis de nous donner des repères, qui nous serviront clairement pour Budapest.

© Marc Daviet

La compétition s’est-elle déroulée comme vous le souhaitiez ?

Oui et non. Non, car comme je le disais plus haut, on a eu plein d’imprévus au cours de la semaine d’ouverture. Mais si on regarde les résultats, les qualifications ont fait le job au niveau du classement. Les demi-finales étaient plutôt bien pour les hommes et c’était un poil facile pour les femmes. Les finales n’étaient pas terribles, mais on a lutté comme on a pu avec les aléas, qui ont pas mal impacté notre travail.

Y-a-t-il quelque chose qui t’a particulièrement surpris durant cette compétition ?

Oui : tous les imprévus qu’il a fallu gérer ! Par exemple, nous n’avions qu’une seule journée pour ouvrir les blocs de qualification à cause du retard accumulé. À 10h00 (une heure seulement après qu’on ait commencé), une grosse tempête de vent a frappé Shanghai et a arraché le rideau qui protégeait le fronton de bloc. Résultat : jusqu’à 15h00 nous ne pouvions plus travailler. On n’a donc eu que six heures pour visser toutes les qualifications !

Je ne suis qu’à moitié surpris car je sais que sur tous les gros événements comme celui-ci, il y a toujours des imprévus qui viennent chambouler le programme. Par contre, tu ne sais jamais ce qui va t’arriver, ni à quel moment, ce qui demande de s’adapter en permanence.

© Lena Drapella

Avez-vous identifié des pistes d’amélioration à mettre en place à Budapest ?

Bien sûr ! Déjà, on aura une meilleure vision du niveau, ce qui nous permettra d’ajuster l’intensité de nos blocs. Et puis, l’une des principales pistes d’amélioration pour nous sera d’être mieux organisé à Budapest.

Vous servez-vous de ces OQS pour tester les grimpeurs sur certains points à quelques semaines des Jeux ?

Ça nous donne des repères de niveau, mais honnêtement, on sait très bien que de nombreux forts grimpeurs ne sont pas là. Disons que le top 10 mondial est quasiment déjà qualifié pour Paris. Donc il faut veiller à ne pas prendre le niveau sur ces OQS comme repères pour les J.O. Car à Paris, le niveau sera bien plus élevé !


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Alex Honnold s’offre un nouveau solo intégral sur El Cap !

22 Mai

En une demi-journée, Alex Honnold a réalisé deux nouveaux solos vertigineux dans le Yosemite : un premier de 333 mètres, suivi d’un second de 364 mètres. Le tout, sur un rocher humide !

“Amusante”. C’est ainsi qu’Alex Honnold a qualifié sa journée d’avant-hier, au cours de laquelle il a réalisé deux solos de plusieurs centaines de mètres au Yosemite. Après avoir animé la Coupe du Monde de bloc à Salt Lake City, l’Américain a fait son grand retour au Yosemite. Et contrairement à certains grimpeurs qui choisissent de rester discret sur leur sortie en solo intégral, Honnold n’hésite pas à partager ses derniers exploits sans corde.

Il a d’abord réalisé un solo express du “East Buttress” sur Middle Cathedral, soit 333 mètres de grimpe sans corde en 6b, qu’il a avalés en seulement une heure. Puis, en vélo, il s’est rendu jusqu’au pied de la montagne d’en face : El Cap, sa falaise de prédilection ! En solo intégral toujours, il a enchaîné les 364 mètres de “East Buttress” 6a+. Il ne lui a fallu que 2h20 pour réaliser l’ascension et redescendre enfourcher son vélo pour rentrer chez lui.

“Je suis heureux d’être de retour au Yosemite !”, s’est exclamé Alex Honnold après avoir terminé sa journée. “Bizarrement, je suis presque sûr que je n’avais jamais fait ces voies avant. C’était une réintroduction parfaite au granite de la vallée”.

© Alex Honnold

En solo… Sur l’eau !

Comme si grimper 700 mètres en solo intégral en l’espace d’une demi-journée n’était pas assez pimenté, Alex a fait face à des conditions humides. Notamment lors de son ascension de “East Buttress” sur El Cap. Mais Honnold a pris cela comme un défi supplémentaire, déclarant qu’il s’agissait du “seul véritable challenge de la journée”.

Le seul véritable challenge était la roche humide dans “East Buttress” sur El Cap. Il s’avère que la chute d’eau Horsetail Waterfall est absolument déchaînée !

Alex Honnold


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Vidéo : Alex Honnold dans un solo vertigineux de 500m au Maroc !

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Analyse des OQS : l’oeil de Laurent Lagarrigue, coordinateur olympique de l’équipe de France

21 Mai

Alors que la première manche des OQS s’est achevée dimanche, nous sommes allés à la rencontre de Laurent Lagarrigue, coordinateur de la préparation olympique au sein de l’équipe de France. Présent à Shanghai tout au long de la compétition, Laurent avoue avoir vécu des émotions fortes aux côtés de nos athlètes tricolores !

Alors que cinq Bleus ont terminé dans le top 15 de la compétition (Manon Hily, Zelia Avezou, Mejdi Schalck, Sam Avezou et Paul Jenft), marquant de précieux points dans la course aux Jeux, Laurent a accepté de revenir pour nous sur cette première manche, où la pression était palpable.

Que retenir de cette compétition ? Comment analyser la performance de nos Français ? Quels sont les axes d’amélioration avant la deuxième manche des OQS le mois prochain ? Réponses du coordinateur olympique.


Salut Laurent, tout d’abord, comment se sont déroulés ces derniers jours sur place à Shanghai ?

Il y a eu des tempos très différents au fil de la compétition. On a eu des phases de qualification et de demi-finale vraiment très denses et stressantes, puis, ça s’est un peu relâché sur les phases finales, car la course aux points était déjà bien avancée pour ceux qui accédaient à la finale (malgré les enjeux pour les places d’honneur). La dynamique était donc bien différente au fil de la semaine.

Si toutefois on devait caractériser ces derniers jours sur place en un seul mot, ce serait “endurance”, ou même “résistance”. L’enchaînement des épreuves, la pression, la chaleur ambiante, tout cela faisait partie de l’équation. On le savait avant de partir à Shanghai mais tout le monde s’est fait un peu surprendre malgré tout.

De ton œil d’entraîneur, que retiens-tu de cet OQS ?

Premièrement, que nous sommes à mi-chemin de cette ultime épreuve de qualification pour les Jeux Olympiques.

Deuxièmement, que les épreuves sont extrêmement longues. Par rapport au programme, on savait tous que ça allait être très long, mais c’est quand même assez rare d’avoir des épreuves qui durent autant, sans jour de break. C’est une expérience forte pour la suite, car on sera exactement sur le même format à Budapest. Donc ce que je retiens principalement, c’est une forme d’acclimation à ce format-là et ça me semble très important pour la suite.

© IFSC

Es-tu satisfait des performances de l’équipe de France ?

C’est toujours délicat d’analyser des performances d’un point de vue global. On a eu quelques déceptions, on a aussi eu pas mal de grimpeurs dans le top 15, ce qui est plutôt positif pour la course aux points.

Mon questionnement premier concerne les attitudes. J’ai l’impression que de nombreux grimpeurs n’ont pas réussi à mettre en place ce qu’ils savent faire habituellement, donc il y a un peu de régulation à faire dans les jours à venir.


Des compétitions de cette intensité-là sur le plan psychologique il y en pas eu beaucoup dans l’Histoire de l’escalade.

Laurent Laguarrigue


Quel est le débriefing global que vous avez fait aux athlètes suite à la compétition ?

Plusieurs choses, d’abord notre envie de garder l’unité de cette équipe de France et l’image qu’ils ont étayée, par le charisme et leur bienveillance. Au cours de notre débriefing, on les a félicité pour ça. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une sorte de compétition entre Français d’un point de vue des classements. C’est une difficulté supplémentaire que tout le monde doit affronter et il faut s’assurer que ça se passe bien. On leur a dit qu’ils avaient su composer avec les deux, dans un climat sain et apaisé, ce qui est franchement honorable.

© FFME

Quel est le ressenti général des grimpeurs suite à ce premier OQS ?

Ce qui ressort beaucoup de la bouche de nos grimpeurs c’est la fatigue, le ré-échauffement entre les tours, l’usure de la peau et surtout la résistance psychologique et physiologique à l’impact de ces quatre journées consécutives.

Quels sont donc les éléments à renforcer pour la suite ?

Il faut qu’on arrive avec un plan. Un plan qui va à la fois inclure ce qui est déjà prévu d’un point de vue de l’entraînement, car on ne va pas tout bouleverser à un mois de la prochaine échéance. En revanche, on va travailler sur de l’optimisation de pas mal d’aspects.

Il va également falloir que l’on travaille sur la notion de stress. On connaissait les enjeux de cette compétition, mais il y a eu énormément de stress sur cette épreuve. Une des clés à activer va être de réussir à faire ce que l’on sait faire. Bien sûr, c’est le propre des compétitions, mais là il faut bien imaginer que des compétitions de cette intensité-là sur le plan psychologique il y en pas eu beaucoup dans l’Histoire de l’escalade. Il y a eu les Jeux Olympiques de Tokyo, quelques moments lors des Championnats du Monde de Berne, mais là je pense qu’on est encore monté en puissance en terme d’impact psychologique.

On a une équipe de France relativement jeune, qui sait s’exprimer sur des circuits habituels de type Coupe du Monde, où il y a certes des enjeux et un stress notable, mais il a été fortement décuplé ces derniers jours à Shanghai.

On aimerait donc qu’ils aillent au plus près de ce qu’ils savent faire à l’entraînement, notamment en difficulté, où l’on a remarqué des progrès notables ces huit derniers mois. Je leur souhaite à tous de pouvoir en montrer les effets et en avoir les bénéfices à Budapest !

© IFSC

Justement, là deuxième échéance à Budapest arrive à grands pas. Quelle va être la stratégie jusque-là ?

Nous rentrons aujourd’hui en France et la fin de semaine va être consacrée à débriefer à froid cette compétition. On va ensuite établir le plan dont je vous parlais pour chacun d’entre eux, en y ajoutant les ingrédients que j’ai mentionné plus haut. Ajouter à cela un dernier cycle d’entraînement et plan d’optimisation, qui va de l’aspect dermatologique (comment préserver la peau de ses doigts ?) jusqu’à l’aspect psychologique.

Un dernier mot à ajouter ?

Oui, nous sommes contents et fiers de notre équipe de France. Maintenant il faut qu’on continue et surtout qu’on arrive à décrocher ces places restantes pour les Jeux. Je pense qu’ils en ont les capacités, et nous sommes confiant pour la deuxième manche de ces OQS.


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OQS de Shanghaï : le récap de la finale masculine !

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Replay : revivez les finales des Olympics Qualifier Series de Shanghai !

20 Mai

Hier, la première épreuves des Olympics Qualifier Series s’est achevée à Shanghai, en Chine. L’Américaine Brooke Raboutou et le Sud-Coréen Dohyun Lee sont montés sur la plus haute marche du podium, raflant les 50 points promis aux vainqueurs.

Du côté de l’équipe de France, c’est Paul Jenft qui a réalisé la meilleure performance, terminant 4ème, de quoi prendre 38 points. Chez les femmes, Zélia Avezou, seule Française en finale, a pris la 8ème place et les 33 points associés.

Pour rappel, cette première manche des OQS a permis aux grimpeurs de remporter des points en fonction de leur classement, points qui s’additionneront à la deuxième manche des OQS qui frappera à Budapest du 20 au 23 juin. À l’issue de ces deux étapes, un classement général sera effectué et les dix meilleurs athlètes remporteront une place pour les J.O.

Le replay de la finale femme (bloc et difficulté)

Le replay de la finale homme (bloc et difficulté)


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OQS de Shanghaï : le récap de la finale masculine !

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OQS de Shanghaï : le récap de la finale masculine !

19 Mai

Les finales masculines des Olympic Qualifier Series de Shangaï ont sacré le Coréen Dohyun Lee, qui s’était déjà imposé lors de la demi-finale hier. Il devance le champion olympique Alberto Ginés López et le quintuple champion du monde Adam Ondra.

Paul Jenft, premier grimpeur français, termine à une prometteuse quatrième place, devant Sam Avezou 8ème, qui a commis des erreurs fatales en finale.

Dohyun Lee, champion des OQS !

Dohyun Lee annonçait déjà la couleur hier : en étant le grimpeur à monter le plus haut dans la voie de difficulté et en toppant deux des quatre blocs, il trustait la première place des demi-finales.

Aujourd’hui, le Coréen a pris la quatrième place de l’épreuve de bloc avant de s’imposer de la plus belle des façons en difficulté, enchaînant la voie. Son top lui a permis de s’emparer de la première place du classement général, devant le champion olympique Alberto Ginés López et le quintuple champion du monde Adam Ondra, respectivement deuxième et troisième.

Le Coréen de 21 ans a semblé totalement sous le choc après avoir été sacré vainqueur de ce premier OQS (pour rappel, les OQS sont composés de deux compétitions : la première étape avait lieu cette semaine à Shangaï ; la seconde aura lieu fin juin à Budapest). Lui qui espère tant disputer les Jeux Olympiques a marqué de précieux points pour se rendre à Paris en ce dimanche 19 mai.

© IFSC

Adam Ondra, premier de l’épreuve de bloc !

Lee a commencé la journée en se classant quatrième de l’épreuve de bloc. Une épreuve qui a d’ailleurs malmené nos huit finalistes, puisque la moitié d’entre eux n’enchaînera aucun des quatre passages.

Et devinez qui est ressorti en pole position de cette première épreuve ? Adam Ondra ! Le Tchèque a été le seul grimpeur à valider deux blocs. Il a d’abord usé de sa taille et de sa force pour shunter les mouvements dynamiques du premier bloc, atteignant le sommet sans prendre de risque. Puis, il s’est offert le bloc 3 en seulement trois petits essais. De quoi cumuler 64 points à l’issue de la première épreuve, soit 15 de plus que Paul Jenft, deuxième de cette discipline.

© FFME

Après avoir manqué la deuxième zone du bloc 1, notre Français est passé tout proche du top du second tracé, tombant la main dans la prise finale. Comme Adam, il a ensuite atteint le sommet du troisième bloc, avant de valider les deux zones du dernier bloc. Son score de 49,1 points lui a permis de sortir deuxième de ce premier tour.

Quant à Sam Avezou, l’épreuve a été plus compliquée. Comme Paul, il ne valide que la première zone du bloc 1 et se fait malmener dans les trois passages suivants, terminant l’épreuve avec seulement 9,8 points. Mais la compétition n’était encore pas terminée et tout restait à faire en difficulté.

© IFSC

100/100 pour Dohyun Lee en difficulté

Quelques minutes plus tard, nos huit finalistes se sont retrouvés pour débuter la deuxième partie des finales : la difficulté. Et c’est là que Dohyun Lee a fait toute la différence !

Le Coréen a débuté son ascension dans la voie devant un public extrêmement nombreux assis au pied du mur de difficulté, et des centaines d’autres personnes qui suivaient l’événement depuis le hall situé à l’arrière et sur un écran géant. Lee a enchaîné les premiers mouvements avec sa rapidité et sa précision habituelles avant d’attaquer le dévers central. Alors que la chaleur de midi commençait à se faire sentir, le Coréen a usé de toute sa force pour avancer, alors que la sueur dégoulinait le long de ses bras.

Alors qu’il s’approchait du sommet, Lee s’est retourné vers la foule pour lui demander encore plus de soutien, qui a applaudi à l’unisson lorsqu’il s’est élancé vers le sommet, attrapant la dernière prise dans un élan de joie. Après avoir clippé le relais, le jeune Coréen a immédiatement secoué la tête, incrédule.

Je ne suis pas très expressif, je suis quelqu’un de calme en temps normal, mais aujourd’hui j’étais très émotif. Je voulais simplement faire ce que je savais faire, mais je ne pensais tout de même pas pouvoir enchaîner la voie ! Je me suis beaucoup entraîné pour cela, je rêve d’aller aux Jeux Olympiques.

C’est la principale raison pour laquelle je fais de l’escalade. En Corée, l’escalade n’est pas très répandue, alors cela va permettre de faire connaître l’escalade à beaucoup de gens.

Dohyun Lee

© IFSC

La deuxième place est revenue au champion olympique en titre Alberto Ginés López, qui est le seul autre athlète, après Lee, à avoir atteint le sommet de la voie de difficulté. L’Espagnol a hurlé de joie au sommet et semblait visiblement épuisé lorsqu’il est redescendu.

La troisième place au classement général est revenue à Adam Ondra, qui a zippé à la sortie du dévers, ce qui l’a propulsé dans les airs.

Je suis vraiment heureux d’avoir fait un pas considérable vers la qualification pour les Jeux Olympiques en remportant le bronze sur cette compétition. Il ne reste plus qu’un mois avant la deuxième épreuve à Budapest. Je sais ce qu’il me reste à travailler d’ici là !

Adam Ondra

Paul Jenft a réalisé un très beau run dans la voie, et a pris la quatrième place de l’épreuve derrière le Suisse Sascha Lehmann. Ces 64 points cumulés aux 49,1 remportés en bloc lui permettent d’obtenir 113,1 points au classement général, de quoi finir quatrième.

Énorme déception pour Sam Avezou, qui n’a décidément pas disputé la finale de ses rêves. Après son manque de réussite en bloc, notre Français savait qu’il devait prendre tous les risques pour monter haut dans la voie et ainsi rattraper son retard sur les autres finalistes. Mais voilà que Sam zippe dès le début de la voie, ne marquant aucun point. La déception est énorme pour notre tricolore, qui termine 8ème du classement avec seulement 9,8 points.

Mais comme le rappel Pierre You, directeur des équipes de France d’escalade, l’essentiel est ailleurs et trois de nos Bleus ont encore une chance de se qualifier pour Paris : « Que ce soit Mejdi, Sam et bien sûr Paul, ils sont tous les trois toujours dans la course pour aller chercher un des deux quotas français pour le combiné en finissant dans le top 10 à l’issue de Budapest. La suite, à Budapest dans un mois ! ».

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OQS de Shangaï : Leonardo Veddriq et Yafei Zhou remportent l’épreuve de vitesse !

18 Mai

En finale de l’épreuve de vitesse des OQS de Shanghaï, l’Indonésien Leonardo Veddriq a battu plusieurs fois le record asiatique jusqu’à remporter la médaille d’or, tandis que la Chinoise Yafei Zhou a réalisé son record personnel, de quoi monter sur la plus haute marche du podium. Capucine Viglione, première Française, termine 7ème.

Le record asiatique d’escalade de vitesse a été pulvérisé à plusieurs reprises aujourd’hui alors que les meilleurs du monde se disputaient la première place des OQS de Shanghaï.

Pluie de records pour Leonardo Veddriq !

Après avoir perdu son record du monde de 4,90 secondes au profit de l’Américain Samuel Watson en avril, Leonardo Veddriq a riposté aujourd’hui en finale. Au fil des tours, il a battu son record personnel et a établi de nouveaux records continentaux. L’Indonésien de 27 ans a d’abord remporté la demi-finale en battant son record personnel de 4,88 secondes. Encore plus rapide en finale, il a de nouveau inscrit son nom dans le livre des records, battant à la fois son record personnel et le record d’Asie, en frappant le buzzer en 4,83 secondes. Même le numéro un mondial Peng Wu n’a pas pu rivaliser et a pris la deuxième place du classement, au terme d’un duel extrêmement serré, où il a terminé seulement 5 centièmes de seconde derrière l’Indonésien.

Lorsque Leonardo est redescendu de son run victorieux, ses entraîneurs ont explosé de joie dans les tribunes. Cette victoire permet à l’Indonésien de gagner 50 points au classement des OQS, ce qui est crucial pour obtenir une place pour Paris 2024.

Ce n’est pas seulement pour le plaisir de la compétition, c’est aussi ma responsabilité en tant qu’Indonésien d’amener mon pays aux Jeux olympiques et d’y remporter une médaille d’or. Ce serait vraiment bien pour l’Indonésie et nous sommes optimistes.

Leonardo Veddriq

Pour le plus grand bonheur du public de Shangaï, le Chinois Xinshang Wang a terminé dans le Top 3. Le jeune homme de 18 ans est passé pour la première fois sous la barre des cinq secondes de quoi battre l’Ukrainien Yaroslav Tkach en petite finale. Malgré sa quatrième place, ce dernier a explosé de joie. Arrivé en tant que numéro 20 mondial, le grimpeur ukrainien a quitté la compétition comme l’une des plus grandes surprises. Il s’est qualifié pour le dernier carré et a battu son record personnel d’un dixième de seconde en finale.

Yafei Zhou fait vibrer son pays !

La finale féminine a également été marquée par des records personnels, notamment de la part de la grimpeuse locale Yafei Zhou. La jeune Chinoise de 22 ans était la deuxième plus rapide des qualifications et a répondu aux attentes du public en remportant la finale contre l’Indonésienne Sallsabillah Rajiah, signant un solide chrono de 6,54 secondes.

J’étais nerveuse à l’idée de grimper devant mon public, oui. Mais j’ai essayé de faire abstraction du bruit des spectateurs. Je n’ai pensé qu’à l’action, aux choses que je devais faire.

Yafei Zhou

Sallsabillah a terminé neuvième des qualifications, mais elle s’est lancée avec plein d’envie en finale, où elle a frôlé la victoire, notamment en battant la numéro deux mondiale Natalia Kalucka d’un centième de seconde en demi-finale.

Je me suis simplement concentrée sur moi, sur le fait que je pouvais réussir n’importe quoi. Le fait de savoir que je pouvais réaliser quelque chose de grand était au centre de mes préoccupations.

Sallsabillah Rajiah

En quart de finale, Sallsabillah a également éliminé Aleksandra, la sœur jumelle de Kalucka. Une élimination qui a permis à Natalia d’affronter la Chinoise Di Niu en petite finale. Bien que cette dernière ait pris un meilleur départ, la vainqueur du classement général des Coupes du Monde de vitesse 2023 a réussi à rattraper son retard et à frapper le buzzer en 6,67 secondes, de quoi remporter la médaille de bronze.

Capucine Viglione, meilleure Française, termine 7ème

Trois grimpeuses tricolores disputaient les finales de cette compétition : Capucine Viglione, Manon Lebon et Lison Gautron. Malheureusement, Capucine et Manon se sont affrontées en huitième de finale. La Championne de France en titre a remporté ce duel et est passée au tour suivant, mettant fin au parcours de Manon Lebon dans cette aventure chinoise (15ème place). De son côté, Lison Gautron a perdu son duel contre la Coréenne Jeong et termine à la 14ème place du classement.

En quart de finale, Capucine Viglione a affronté la Chinoise Niu. Soutenue par son public, Niu a pris un meilleur départ et s’est imposé avec un temps de 6,94 secondes, contre 7,02 secondes pour la Française, qui termine 7ème de cet OQS.

La suite du programme

(heures françaises)

Dimanche 19 mai

4h00 : Finale combiné bloc/difficulté hommes
9h25 : Finale combiné bloc/difficulté femmes


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OQS de Shanghaï : les noms des finalistes

18 Mai

Seize grimpeurs se sont qualifiés pour la finale des OQS de Shanghaï, dont trois de nos grimpeurs français : Paul Jenft, Sam et Zélia Avezou. En jeu, un maximum de 50 points et des places pour les Jeux Olympiques de Paris.

Les demi-finales des Olympic Qualifier Series (OQS) viennent de s’achever à Shangaï. 20 hommes et 20 femmes se sont affrontés et seuls les huit meilleurs de chaque catégorie ont pu décrocher leur place pour les finales, qui se dérouleront demain, dimanche 19 mai.

Trois Français en finale !

C’est l’épreuve de bloc qui a ouvert les demi-finales du combiné. Et d’entrée de jeu, nos grimpeurs français ont frappé fort ! Paul Jenft, Mejdi Schalck et Sam Avezou sont tous les trois rentrés dans le top 6 du classement. Paul Jenft a d’ailleurs survolé ce tour, en étant le seul compétiteur à enchaîner trois blocs, de quoi prendre les rênes du classement.

Adam Ondra a également été très inspiré par ce circuit de quatre blocs et s’est glissé à la deuxième place de la discipline, entre Paul et Mejdi. Alberto Ginés López, champion olympique en titre a réussi à rester dans le top 10, terminant à la neuvième place.

© IFSC

Chez les femmes, le circuit de bloc a été très serré. Preuve en est, les sept premières grimpeuses du classement ont toutes eu plus de 84 points (sur 100 possibles).

Parmi elles, on retrouve notre Française Zélia Avezou, qui a réalisé un très beau circuit ! En enchaînant trois des quatre blocs, elle s’est offert la cinquième place du classement, tandis que Manon Hily (16ème) et Fanny Gibert (18ème) ont eu plus de difficulté à s’exprimer dans ce tour.

Devant, quatre grimpeuses ont réussi à enchaîner tous les blocs. En tête, la redoutable Américaine Brooke Raboutou, qui n’aura lâché que deux essais pour venir à bout des quatre passages. De quoi devancer de quelques dixièmes de points l’Ukrainienne Ievgeniia Kazbekova et les Japonaises Futaba Ito et Miho Nonaka.

© IFSC

Quelques minutes plus tard, les vingt demi-finalistes avaient rendez-vous au pied du mur de difficulté, pour s’affronter dans la deuxième épreuve du combiné.

Chez les femmes, c’est l’hécatombe ! La voie est bien trop intense dès les premiers mouvements. Les Coréennes Chaehyun Seo et Jaïn Kim, qui seront celles à monter le plus haut dans la voie, ne marquent que 60 points sur les 100 possibles ! Derrière, c’est la dégringolade : Brooke Raboutou, qui signe la troisième meilleure performance, ne marque que 36 points.

Comme la plupart des demi-finalistes, Zélia Avezou se fait surprendre par la difficulté du tracé, mais marque tout de même 20 points, de quoi prendre la 7ème place du classement combiné et décrocher sa place pour les finales. Malgré sa belle performance dans sa discipline de prédilection, Manon Hily (15ème) ne parvient pas à rentrer dans le top 8. La compétition s’arrête là pour elle, comme pour Fanny Gibert (19ème).

“Mais ce n’est que la première des deux étapes qui vient de se terminer pour les éliminés, assure Laurent Lagarrigue, coordinateur de la préparation olympique de l’équipe de France. Rien n’est fait : il faut vite récupérer de cette compétition et se remobiliser pour Budapest, le mois prochain ».

© IFSC

Les finalistes femmes

1 Chaheyun Seo (KOR). 139.3 points
2 Brooke Raboutou (USA). 135.9 points
3 Miho Nonaka (JPN). 135.2 points
4 Ievgeniia Kazbekova (UKR). 129.6 points
5 Futaba Ito (JPN). 128.9 points
6 Zhilu Luo (CHN). 120.6 points
7 Zélia Avezou (FRA). 104.7 points
8 Erin McNeice (GBR). 104.7 points

Les résultats complets

Chez les hommes, la voie était plus homogène et a permis un meilleur classement. C’est le Coréen Dohyun Lee qui est monté le plus haut, raflant 88,1 points et prenant la tête du classement combiné. Un mouvement plus bas, l’Espagnol Alberto Ginés López et le Suisse Sasha Lehmann se sont octroyé les deuxième et troisième places de l’épreuve de difficulté. Adam Ondra et Alex Megos, spécialiste de la discipline, se sont fait surprendre huit prises plus bas.

Du côté de nos Français, cette épreuve a été plus compliquée à gérer que le bloc. Paul Jenft et Sam Avezou ont tout de même réussi à s’exprimer, de quoi décrocher la 7ème et 8ème place du classement combiné. Ils disputeront donc la grande finale demain.

Déception en revanche pour Mejdi Schalck, 10ème du classement. “Je ne regrette rien de mon tour de bloc, j’avais de très bonnes intentions. Je suis un peu plus déçu de la difficulté, mais j’avais peut-être laissé un peu trop d’énergie dans le circuit de ce matin », a réagi à chaud notre jeune Français.

Les finalistes hommes

1 Dohyun Lee (KOR). 147.7 points
2 Alberto Ginés (ESP). 143.2 points
3 Hannes van Duysen (BEL). 116.3 points
4 Sascha Lehmann (SUI). 113.3 points
5 Adam Ondra (CZE). 110.9 points
6 Hamish McArthur (GBR). 109.7 points
7 Paul Jenft (FRA). 109.5 points
8 Sam Avezou (FRA). 99.8 points

Les résultats complets

Pour rappel, le maximum de points que les finalistes peuvent viser lors de l’épreuve finale est de 50, soit le même nombre de points que ceux qu’ils pourront obtenir lors de la deuxième (et dernière) épreuve des OQS, qui se déroulera à Budapest en juin.

La moyenne des points obtenus lors des deux épreuves déterminera le classement final et désignera les 12 athlètes qui obtiendront leur billet pour Paris 2024. Ceux qui participeront aux deux finales seront sûrs de décrocher une place olympique.

La suite du programme

(heures françaises)

Dimanche 19 mai

4h00 : Finale combiné bloc/difficulté hommes
9h25 : Finale combiné bloc/difficulté femmes


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Anak Verhoeven enchaîne son premier 9b !

17 Mai

Anak Verhoeven est entrée dans le club très sélect des grimpeuses de 9b, après avoir brillamment enchaîné “La Planta de Shiva” à Villanueva del Rosario, en Espagne. Elle devient la quatrième femme au monde à atteindre cette mythique cotation.

“Je viens vraiment de grimper mon premier 9b ! Un rêve devenu réalité… qui ne l’est encore pas tout à fait !”. 

C’est avec ces quelques mots qu’Anak Verhoeven a annoncé l’une des plus grosses performances de sa carrière : son entrée dans le 9b. Sur la célèbre falaise de Villanueva del Rosario, dans le sud de l’Espagne, la grimpeuse belge a réussi à répéter l’un des 9b les plus iconiques au monde, “La Planta de Shiva”.

Équipée en 2006 par José Irigoyen et Manolo Del Castillo, cette voie a attendu plus de cinq ans avant de connaître enfin une première ascension. C’était le 29 avril 2011, date à laquelle Adam Ondra est devenu le premier grimpeur capable d’enchaîner les mouvements de ce chef-d’œuvre de résistance. Au menu, 45 mètres d’escalade intense et sans repos. La voie se divise en deux parties : la première vaut environ 8c/+ et mène à un relais intermédiaire ; vient ensuite un mur très compact et très résistant sur de petites prises.

En un peu plus d’une décennie, seule une poignée de grimpeurs a réussi à répéter cette voie, comme Jakob Schubert, Jorge Diaz Rullo, ou encore Jonathan Siegrist. En 2017, l’Autrichienne Angela Eiter a signé la première ascension féminine, devenant ainsi la première femme de l’Histoire à enchaîner un 9b.

Seulement quatre grimpeuses au monde dans le 9b

Les grimpeuses à compter un 9b dans leur carnet de croix se comptent sur les doigts d’une main. Après Angela Eiter, Laura Rogora est entrée dans le 9b avec “Ali Hulk sit extension total” puis “Erebor”, Julia Chanourdie avec “Eagle 4” et maintenant Anak Verhoeven avec La Planta de Shiva.

La première femme à avoir passé la barre du neuvième degré a été Josune Bereziartu avec “Bain de Sang”, en 2002, tandis que le premier 9a+ féminin revient à Margo Hayes avec “La Rambla” en 2017.

Anak Verhoeven, grimpeuse redoutable !

Née en 1996, Anak a commencé à grimper à l’âge de quatre ans et s’est immédiatement tournée vers la compétition. Elle a été l’une des meilleures compétitrices internationales lorsqu’elle était active sur le circuit des Coupes du Monde. Elle a notamment atteint les finales plus de 35 fois et compte plus de 19 médailles à son actif (dont trois d’or). En plus de cela, la Belge a été Championne d’Europe senior, Championne d’Europe jeune, Championne du Monde jeune, médaillée d’argent aux Championnats du Monde senior et médaillée d’or aux Jeux Mondiaux. Elle a ensuite quitté le monde de la compétition après une blessure en 2019, et a décidé de se concentrer à la falaise. Depuis, elle a gravi une douzaine de voies dans le 9a et plus.

En septembre 2017, Anak a réalisé la première ascension de “Sang Neuf” 9a à Pierrot Beach en France, devenant ainsi la première femme à réaliser la première ascension d’une voie de ce niveau. Elle a ensuite réalisé la première ascension de “Sweet Neuf” 9a+, qui relie “Sang Neuf” à la deuxième longueur de 25 mètres de “Home Sweet Home”, devenant ainsi la deuxième femme au monde à clipper le relais d’un 9a+ (après Margo Hayes) et la première à libérer une voie dans cette cotation. Elle a ensuite répété “Joe Mama” 9a+, “No Pain No Gain” 9a+ et “Las Meninas 9a/+.


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Adam Ondra escalade un gratte ciel de 70m de haut !

16 Mai

Adam Ondra a grimpé pour la première fois de sa vie sur un gratte-ciel de 70 mètres, à Prague, en République Tchèque. Surpris par l’intensité de cette “ligne” atypique, il lui a attribué la cotation de 8c+.

“Si vous vous attaquez à un nouveau défi, faites-le avec style”. Habillé en costume et “seulement” en moulinette, Adam Ondra s’est récemment essayé à l’urban climbing, en escaladant un gratte-ciel de la capitale tchèque.

“D’habitude, je ne suis pas très attiré par les bâtiments parce qu’ils sont soit impossibles, soit relativement faciles et très répétitifs”, a déclaré le Tchèque, actuellement à Shangaï pour tenter de se qualifier aux Jeux Olympiques. “Mais en général, je suis très attiré par les arêtes en escalade, et c’est l’une des meilleures arêtes que j’ai vues. Elle est tout simplement parfaite (un grand bravo à l’architecte d’ailleurs)”.

© Lukáš Neasi

Adam parle du gratte-ciel Filadelfie, un bâtiment de bureaux situé au coeur de Prague, construit en 2010. C’est dans le cadre d’une publicité pour Anthony’s, marque de vêtements pour homme, qu’Ondra a eu l’opportunité d’escalader cette tour. Pour atteindre le sommet, le Tchèque a répété la même série de mouvements durant 70 mètres. Tout au long de son ascension, il a tenu des arquées verticales fuyantes formées par les rails métalliques du bâtiment, en compressant telle une grenouille l’arête, pieds nus.

“Ça va être une véritable horreur, déclarait Ondra après s’être échauffé brièvement sur les trois premiers étages du bâtiment. Je pense qu’au bout d’un moment, je vais atteindre un certain niveau de fatigue qui rendra très difficile l’ascension jusqu’en haut”.

Ondra a grimpé sans tomber jusqu’au sommet du dernier étage. Mais c’est après le dernier étage que vient le crux. Le Tchèque a essayé d’arquer une préhension verticale de 8 mm pour atteindre la dernière corniche. Cependant, ce dernier rebord était recouvert de pointes pour décourager les pigeons. Ondra s’est agrippé timidement au rail pour ne pas se blesser la main, et a fini par tomber.

© Lukáš Neasi

“C’est incroyable à quel point ça m’a pété, s’est-il exclamé après l’ascension. “Je n’ai jamais vu cela ailleurs. C’est très similaire à l’escalade de fissures, c’est peut-être même un peu plus complexe. C’est génial ! Je suis un peu déçu d’être tombé au sommet. Je reviendrai peut-être un jour, ça en vaut la peine !”.

Interrogé à propos de la difficulté de cette arête, Adam a déclaré : “On pourrait peut-être dire qu’atteindre le dernier étage constitue la première longueur, dans ce cas ça serait l’équivalent d’une longueur en 8c. Et aller au sommet, c’est du 8c+”.

“C’est tout simplement une voie parfaite”, a ajouté Ondra. “Je félicite l’architecte d’avoir eu une telle idée, car l’arête est parfaite pour être grimpée. Elle représente un sacré défi ! Je suis surpris qu’il soit possible de l’escalader”.

La vidéo de son ascension est disponible ci-dessous :


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Vidéo : Adam Ondra peut-il enchaîner à vue toutes les voies de cette falaise ?

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OQS Shangaï : découvrez les premiers résultats !

16 Mai

Les Olympic Qualifier Series sont lancés ! Voici les premiers résultats de la compétition, qui débutait très tôt ce matin par l’épreuve de bloc. Six de nos huit Français se sont classés parmi les 20 meilleurs.

Nous y voilà ! Les Olympic Qualifier Series ont débuté cette nuit en Chine. Composé de deux étapes (Shangaï cette semaine et Budapest le mois prochain), cet événement est la dernière chance pour les grimpeurs de se qualifier aux Jeux Olympiques de Paris.

La pression est donc à son comble pour les 160 grimpeurs en quête des 30 tickets d’or !

La compétition démarrait à 4h30 du matin (heure française) par les qualifications de l’épreuve de bloc. Voici les résultats.

Un quatuor de tête chez les femmes

Elles sont quatre à avoir enchaîné tous les blocs de qualification aujourd’hui. En tête, on retrouve l’Ukrainienne Ievgeniia Kazbekova, qui aura été redoutable d’efficacité ! Bien décidée à défendre les couleurs de son pays lors des Jeux Olympiques, Kazbekova impressionne sur ce premier tour. Elle s’offre le premier bloc à vue, puis ne lâche que deux petits essais dans le bloc 2, avant de terminer en beauté par deux tops à vue consécutifs dans les blocs 3 et 4. Avec un score de 99,8 points (le système de comptage de points est le même que celui pour les J.O, à savoir deux zones par bloc et 25 points pour un top à vue), Ievgeniia s’offre la première place du classement.

© IFSC

Derrière elle, on retrouve les deux Japonaises Futaba Ito et Miho Nonaka. Elles aussi enchaînent les quatre blocs de qualification, mais mettront respectivement un et deux essais de plus que l’Ukrainienne. De quoi prendre les deuxième et troisième places du classement.

Enfin, la quatrième grimpeuse à s’offrir tous les blocs de la matinée n’est autre que l’Italienne Camilla Moroni, qui, comme Miho Nonaka, affiche un score de 99,6 points.

Trois Bleues dans le top 20

Belle entrée en matière de notre équipe de France ! Zelia Avezou prend la tête du clan tricolore en trustant la 6ème place du classement. Si elle n’atteint pas le top du bloc 3, se contentant de la deuxième prise de zone, elle s’offre deux blocs à vue (le premier et le dernier) et ne lâche qu’un essai dans le deuxième tracé.

Elle devance Fanny Gibert, 9ème, qui réalise la même prestation que Zélia en un peu plus d’essais. Pour son retour en bloc, notre récente Championne de France de difficulté 2024, Manon Hily, prend la 16ème place du classement.

C’est un peu plus compliqué pour Hélène Janicot, qui s’offre tout de même le top du dernier bloc, de quoi prendre la 27ème place.

Les résultats des qualifications bloc femmes

Pos.GrimpeurTop et Zone
1UKR Ievgeniia KazbekovaT4 HZ4 LZ4 6 6 6
2JPN Futaba ItoT4 HZ4 LZ4 7 7 7
3ITA Camilla MoroniT4 HZ4 LZ4 8 8 8
3JPN Miho NonakaT4 HZ4 LZ4 8 8 8
5CHN Zhilu LuoT3 HZ4 LZ4 5 6 6
6FRA Zélia AvezouT3 HZ4 LZ4 4 7 7
7GBR Erin McneiceT3 HZ4 LZ4 7 8 8
8USA Brooke RaboutouT3 HZ4 LZ4 9 10 10
9FRA Fanny GibertT3 HZ4 LZ4 10 12 12
10USA Anastasia SandersT3 HZ3 LZ4 7 7 8
11SLO Lucija TarkusT3 HZ3 LZ4 8 8 9
12SLO Mia KramplT3 HZ3 LZ3 5 5 5
13AUT Franziska SterrerT2 HZ4 LZ4 10 14 14
14SRB Stasa GejoT2 HZ3 LZ4 3 7 8
14SUI Petra KlinglerT2 HZ3 LZ4 6 7 8
16FRA Manon HilyT2 HZ3 LZ4 6 10 11
17IRI Elnaz RekabiT2 HZ3 LZ4 6 11 12
17CZE Michaela SmetanovaT2 HZ3 LZ4 10 11 12
19GER Lucia DörffelT2 HZ3 LZ4 14 16 17
20BEL Chloe CaulierT2 HZ2 LZ4 3 3 7
21AUS Maya StasiukT2 HZ2 LZ4 5 5 8
22ITA Laura RogoraT2 HZ2 LZ3 3 3 4
23JPN Ryu NakagawaT1 HZ4 LZ4 3 15 15
24USA Kylie CullenT1 HZ3 LZ4 2 4 5
25KOR Chaehyun SeoT1 HZ3 LZ4 2 6 7
26GER Hannah MeulT1 HZ3 LZ4 3 7 8
27FRA Hélène JanicotT1 HZ3 LZ4 5 8 9
28GER Sandra HopfensitzT1 HZ3 LZ4 6 10 11
29ITA Giorgia TesioT1 HZ3 LZ4 2 11 12
30ISR Ayala KeremT1 HZ3 LZ4 1 3 13
31SVK Martina BuršíkováT1 HZ2 LZ4 1 3 5
32ARG Maria AguadoT1 HZ2 LZ4 7 9 11
33KOR Yejoo SeoT1 HZ2 LZ4 3 7 12
34GBR Molly Thompson-smithT1 HZ2 LZ4 2 3 16
35SLO Vita LukanT1 HZ2 LZ4 2 3 18
36USA Kyra CondieT1 HZ2 LZ4 11 12 19
37SLO Sara CoparT1 HZ2 LZ3 1 5 6
38KOR Sol SaT1 HZ1 LZ4 7 7 20
39CAN Alannah YipT1 HZ1 LZ3 1 1 3
40GER Roxana WienandT1 HZ1 LZ3 2 2 4
41ISR Noa ShiranT0 HZ3 LZ4 0 7 8
42NED Lynn Van Der MeerT1 HZ1 LZ3 6 6 8
43CZE Eliska AdamovskaT0 HZ2 LZ3 0 2 3
44BUL Aleksandra TotkovaT0 HZ2 LZ3 0 3 4
45JPN Nonoha KumeT0 HZ1 LZ4 0 4 9
46KOR Jain KimT0 HZ1 LZ4 0 2 15
47ISL Svana BjarnasonT0 HZ1 LZ2 0 1 2
48RSA Tegwen OatesT0 HZ0 LZ0 0 0 0
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Mejdi Schalck, Paul Jenft et Sam Avezou dans la place !

Chez les hommes, nos Français ont répondu présents sur ce premier tour de compétition. Mejdi Schalck, Paul Jenft et Sam Avezou se classent tous les trois dans le top 10 des qualifications, en réalisant un tour quasi-identique. Ils valident la deuxième zone du bloc 1, enchaînent tous les trois le bloc 2 (à vue pour Mejdi et Sam et en deux essais pour Paul), butent de nouveau dans le bloc 3, mais finissent par un joli top du bloc 4 (à vue pour Paul et Sam et en quatre essais pour Mejdi).

© IFSC

Au score, Mejdi se classe 4ème (69,6 points), devant Paul Jenft 6ème (69,2 points) et Sam Avezou (64,8 points). Entre eux, c’est Adam Ondra qui prend la 5ème place du classement, avec 69,5 points.

Je me sens confiant après cette première épreuve. Mon expérience m’a clairement aidé à gérer la pression aujourd’hui.

C’est vraiment top d’être là sur cette compétition car c’est une excellente préparation pour les Jeux. Je vois cela comme une belle opportunité ; ceux qui sont déjà qualifiés pour Paris sont un peu désavantagés de ne pas vivre cette préparation grandeur nature. C’est l’unique moyen de disputer un format combiné, car toutes les autres Coupes du Monde ne concernent que les disciplines individuelles.

Adam Ondra

Devant, la compétition est dominée par le Coréen Dohyun Lee. S’il n’atteint pas le top du premier bloc, la suite de son circuit est impressionnante : il ne tombe plus une seule fois, enchaînant les blocs 2, 3 et 4 à vue.

Juste derrière lui, on retrouve le Britannique Hammish McArthur, et le Champion Olympique en titre, l’Espagnol Alberto Ginés López.

Petite déception pour Micka Mawem, dernier tricolore engagé dans la compétition. “Pour aller aux Jeux, je n’ai qu’une option : être capable, au bon moment, de donner le meilleur de moi-même, nous confiait-il, quelques heures seulement avant de prendre le départ des qualifications. Mais donner le meilleur de soi-même, ce n’est pas facile”. Et la compétition est intransigeante ! Sur ce premier tour, le Champion du Monde en titre n’aura pas réussi à s’exprimer à sa juste valeur. Faute à la pression ? À la fatigue ? “Le sommeil est compliqué à gérer. Je me sens fatigué, l’adaptation de la France à l’Asie n’est pas évidente”, avouait Micka. Dans les quatre blocs de qualification, le Français de 33 ans se fera malmener. Il ne valide que la première ou la seconde zone des blocs, et se classe 41ème de cette première épreuve.

Les résultats des qualifications bloc hommes

Pos.GrimpeurTop et Zone
1KOR Dohyun LeeT3 HZ4 LZ4 3 5 5
2GBR Hamish McarthurT3 HZ4 LZ4 4 8 8
3ESP Alberto Ginés LópezT3 HZ3 LZ4 10 10 14
4FRA Mejdi SchalckT2 HZ4 LZ4 5 8 8
5CZE Adam OndraT2 HZ4 LZ4 3 9 9
6FRA Paul JenftT2 HZ4 LZ4 3 12 12
7FRA Sam AvezouT2 HZ3 LZ4 2 3 6
8SLO Anze PeharcT2 HZ3 LZ4 5 6 8
9AUT Nicolai UznikT2 HZ3 LZ4 5 8 9
10BEL Hannes Van DuysenT2 HZ3 LZ4 6 9 10
11KOR Jongwon ChonT2 HZ3 LZ4 6 9 11
12GBR Jack MacdougallT2 HZ3 LZ3 9 10 10
13AUT Stefan ScherzT2 HZ3 LZ3 9 17 17
14BUL Nikolay RusevT1 HZ3 LZ4 1 7 9
15GER Alexander MegosT1 HZ3 LZ4 3 9 10
15CHN Yufei PanT1 HZ3 LZ4 4 8 10
17GER Yannick FlohéT1 HZ3 LZ4 2 11 14
17SLO Zan Lovenjak SudarT1 HZ3 LZ4 7 13 14
19LAT Edvards GruzitisT1 HZ2 LZ4 2 5 10
20ISR Nimrod MarcusT1 HZ2 LZ4 1 9 11
21INA Ravianto RamadhanT1 HZ3 LZ3 1 12 12
22BEL Simon LorenziT1 HZ2 LZ4 1 12 15
23INA Raviandi RamadhanT1 HZ3 LZ3 1 15 15
24BEL Nicolas CollinT1 HZ2 LZ4 2 8 18
25ITA Stefano GhisolfiT1 HZ1 LZ4 1 1 12
26SUI Sascha LehmannT1 HZ1 LZ3 2 2 5
27AUS Dylan ParksT0 HZ3 LZ4 0 5 7
28KOR Yunchan SongT0 HZ3 LZ4 0 7 8
29CAN Sean MccollT1 HZ1 LZ3 3 3 8
30ITA Filip SchenkT0 HZ3 LZ4 0 9 10
31SWE Hannes PumanT1 HZ1 LZ3 6 6 11
32GER Yannick NagelT0 HZ2 LZ4 0 5 8
33ISR Alex KhazanovT0 HZ2 LZ4 0 6 9
33GBR Maximillian MilneT0 HZ2 LZ4 0 5 9
35SLO Luka PotocarT0 HZ2 LZ4 0 11 16
36SUI Jonas UtelliT0 HZ2 LZ4 0 13 22
37CZE Martin StranikT0 HZ2 LZ3 0 6 7
38ISR Yuval ShemlaT0 HZ2 LZ3 0 7 8
39CAN Oscar BaudrandT0 HZ2 LZ3 0 8 10
40GBR James PopeT0 HZ1 LZ4 0 6 12
41FRA Mickael MawemT0 HZ1 LZ4 0 2 14
42SLO Martin BergantT0 HZ2 LZ3 0 7 15
43ISR Geva LevinT0 HZ1 LZ4 0 3 18
44HUN Nimrod TusnadyT0 HZ1 LZ3 0 5 8
45ITA Marcello BombardiT0 HZ0 LZ4 0 0 15
46ITA Giorgio TomatisT0 HZ0 LZ3 0 0 10
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La suite du programme

(heures françaises)

Vendredi 17 mai

4h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
10h50 : Qualification vitesse femmes puis hommes

Samedi 18 mai

3h30 : Demi-finale bloc hommes et femmes
7h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
11h00 : Finale vitesse hommes et femmes

Dimanche 19 mai

4h00 : Finale combiné bloc/difficulté hommes
9h25 : Finale combiné bloc/difficulté femmes


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16 Mai

Tout au long de la semaine, suivez les épreuves des OQS en direct et gratuitement !

Les Olympic Qualifier Series, dernière compétition sélective pour les J.O, débutent aujourd’hui à Shangaï ! Et bonne nouvelle, toutes les épreuves, y compris les qualifications, seront retransmises en direct sur la chaîne Olympics TV.

Alors ne manquez rien de la compétition, et accéder aux lives en cliquant sur l’image ci-dessous.

Le programme de la compétition à Shanghaï

(heures françaises)

Jeudi 16 mai 

4h30 : Qualification bloc hommes et femmes

Vendredi 17 mai

4h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
10h50 : Qualification vitesse femmes puis hommes

Samedi 18 mai

3h30 : Demi-finale bloc hommes et femmes
7h30 : Demi-finale difficulté hommes et femmes
11h00 : Finale vitesse hommes et femmes

Dimanche 19 mai

4h00 : Finale combiné bloc/difficulté hommes
9h25 : Finale combiné bloc/difficulté femmes


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Interview de Micka Mawem à quelques heures du lancement des OQS

15 Mai

Alors que les Olympics Qualifier Series débutent dans quelques heures seulement à Shangaï, nous nous sommes entretenus avec Micka Mawem, l’un des quatorze tricolores présents au départ de cette compétition.

Après nous avoir fait rêver à Berne l’été dernier en décrochant le titre de Champion du Monde de bloc, le Français de 33 ans espère bien réitérer un exploit et rejoindre son frère, Bassa, déjà qualifié pour les Jeux Olympiques.


Micka, comment te sens-tu à quelques heures seulement du début de la compétition ?

Je me sens fatigué, l’adaptation de la France à l’Asie n’est pas évidente. Le sommeil est compliqué à gérer. Mais il faut avec, cela fait partie du jeu des compétitions à l’étranger.

Et la pression ?

C’est vrai que cette compétition vient avec un certain enjeu. Mais, en réalité, la pression elle est là tout le temps surtout quand tu évolues au sein d’une nation avec des athlètes aussi forts que les Français. Les meilleurs athlètes français font partie des meilleurs du monde. En l’occurrence, ok, je suis champion du monde de bloc en titre, mais le combiné bloc/difficulté, c’est autre chose. Pour aller aux Jeux, je n’ai qu’une option : être capable, au bon moment, de donner le meilleur de moi-même. Mais donner le meilleur de soi-même, ce n’est pas facile. Alors, oui, il y a une certaine pression.

Il semble pourtant, vu de l’extérieur, que tu aimes les compétitions à enjeu. C’est ton ressenti ?

Pas vraiment (rires). Cela peut paraître ainsi compte-tenu de certaines de mes performances, mais, en réalité, je m’engage tout autant dans des petites compétitions que dans des grandes. La finalité est vraiment différente. Mais pour moi, le jour J, cela ne change pas grand-chose. Je suis peut-être juste un peu plus rigoureux dans mes routines d’avant compétition. Ce qui fait une plus grosse différence, c’est que ces gros événements, toute la prépa est tournée vers eux.

Peut-on dire qu’aujourd’hui tu es au meilleur de ta forme ?

Je commence à le ressentir. Surtout physiquement, c’est le plus facile à apprécier. Ca je le sais, je suis prêt physiquement. Mais l’escalade, c’est plus compliqué que ça. Alors on verra demain.


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Dix ans plus tard, Drew Ruana répète enfin ce 8C+ “secret” de Daniel Woods !

15 Mai

L’Américain Drew Ruana a réalisé la seconde ascension tant attendue de “Ice Knife Sit”, un 8C+ ouvert par Daniel Woods en 2013, qui n’avait encore jamais été répété ! Voici les images.

Drew Ruana a réalisé la deuxième ascension de “Ice Knife Sit”, un 8C+ secret situé à Guanella Pass, dans le Colorado. C’est son compatriote Daniel Woods qui avait réalisé la première ascension de ce bloc en 2013. À l’époque, il avait déclaré : “Ce départ assis ajoute quatre mouvements super physiques et assez bizarres au 8B+ existant, le tout, sans repos entre les deux sections. Le style de ce bloc est différent de tout ce que j’ai pu grimper jusqu’à présent. Les prises nécessitent une bonne adhérence et les mouvements sont assez particuliers, et très à sensation !”.

Il a fallu à Ruana plus de 30 séances pour réussir à vaincre ce bloc ! “Ce bijou de Daniel Woods est resté vierge de toute ascension pendant près d’une décennie. Alors que la version debout en 8B+ commençait à être de plus en plus fréquenté ces derniers temps, le départ assis restait insaisissable. En ajoutant une série de mouvements atypiques au départ debout, cette version assise ajoute beaucoup plus de profondeur et de complexité à ce bloc, déjà brutal. J’ai passé 35 jours à travailler ce bloc avant d’en venir à bout… C’est le plus long temps qu’il m’ait fallu pour enchaîner un bloc (pour l’instant 😜), alors j’étais incroyablement heureux d’en atteindre le sommet.”

Drew Ruana est né dans une famille de grimpeurs et a commencé à grimper très jeune. Passionné de grimpe, il pratique l’escalade sous toutes ses formes : des grandes voies, au bloc, en pensant par les compétitions. À 15 ans, il a été l’un des plus jeunes grimpeurs à clipper le relais de “Just do It” à Smith Rock, le premier 8c+ d’Amérique. “Je suis attiré par l’idée de voir jusqu’où je peux aller en bloc, surtout parce que ces deux dernières années, je n’ai pas pu y accorder autant de temps que je le voulais”, confiait Drew Ruana il y a quelques mois.

“Ce serait cool d’enchaîner quelques 9A… Voire plus ! J’avais l’habitude de me mettre trop de pression quand j’essayais des blocs durs mais j’ai finalement appris à l’évacuer, ce qui me permet d’apprécier beaucoup plus l’escalade”. Au printemps dernier, il avait déjà grimpé dix 8C+ !

La vidéo de Drew Ruana dans la deuxième ascension de “Ice Knife Sit” 8C+ :

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