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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Coupe du Monde de Munich: une fin de journée incroyable !

19 Août

Après les huit heures de qualifications masculines, la journée était loin d’être terminée au sein de l’Olympic Stadium de Munich. Sitôt le mur coloré de nouvelles prises qu’une centaine de grimpeuses le prenaient d’assaut. Cette dernière étape de la saison a fait carton plein chez les femmes également… et ces dernières n’étaient pas au bout de leur surprise !

Une météo qui n’a pas épargné les grimpeuses !

Quand ça ne veut pas… ça ne veut pas ! Les hommes ont dû se lever ce matin à 04h30 pour pouvoir être à l’heure en isolement, afin que les qualifications puissent se tenir en une seule journée, sans chambouler tout le programme du week-end. Car on vous rappelle que sur cette Coupe du Monde, c’est près de 300 grimpeurs internationaux qui ont répondu présents, un record historique !

Malheureusement, la météo n’a pas épargné l’événement, et le programme a été bouleversé. Si les premiers hommes ce matin profitaient de conditions fraiches pour grimper, les premières femmes, qui débutaient la compétition aux alentours de 17h00 ont grimpé sous un soleil de plomb, la température dépassant les 30 degrés.

Tout aurait pu s’arrêter là… Avant qu’un violent orage digne des scénarios de film catastrophe n’éclate dans la soirée à Munich, n’épargnant pas la structure de l’Olympic Stadium. Retour en isolement pour une bonne partie des grimpeuses, qui n’étaient pas encore passées, dans l’attente d’une décision de la part de l’organisation. Qualifications stoppées ou pas ? Seulement interrompues ! Les qualifications ont donc pu reprendre une fois la tempête passée… soit à partir de 23h00 !

Une compétition qui commence de jour… Et qui se termine de nuit !

Malgré la météo et les 7 heures de qualification (notons tout de même que cette journée de compétition est décidément la plus grosse de tous les temps, ayant durée en tout plus de 17 heures !), il est enfin temps de débriefer sur cette grosse après-midi.

Janja Garnbret et Miho Nonaka excellent !

Elles occupent chacune la première place de leurs groupes respectifs. Et comment ! Janja Garnbret et Miho Nonaka sont les deux seules grimpeuses à avoir enchaîné les 5 blocs du circuit de qualification.

N’ayant pas participé à l’étape de Mumbai en juin dernier afin de se préparer à la saison de difficulté, Janja n’a rien perdu de ses talents de bloqueuse ! Aucun bloc ne lui résistera aujourd’hui, puisqu’elle validera les 5 tracés en seulement 9 essais.

Dans l’autre groupe, la japonaise Miho Nonaka, pour le moment 2ème du classement général, ne compte pas Janja Garnbret lui voler sa place sur le podium de fin de saison. Elle sera elle aussi la seule de son groupe à sortir les 5 blocs, en 11 essais, prenant ainsi les rênes du classement.

Des favorites qui ne se laissent pas faire !

Si Janja Garnbret et Miho Nonaka ont dominé ces qualifications, derrière, les autres grimpeuses n’avaient pas dit leur dernier mot.

Fraîchement couronnée d’or sur les Jeux Mondiaux à Wroclaw, la jeune Stasa Gejo aimerait bien aller chercher son premier podium en Coupe du Monde. Pour l’instant, elle semble bien partie, prenant la deuxième place de son groupe tout à l’heure. Seulement un bloc lui résistera, puisqu’elle enchaînera les quatre autres en 8 essais.

La britannique Michaela Tracy fait également forte impression en ce début de compétition. À l’aise dans ce premier circuit du week-end, elle réalise la même prestation que la jeune serbe, prenant également la deuxième place de son groupe.

Ça passe aussi pour Akiyo Noguchi, Sol Sa, Petra Klingler, Sierra Blair-Coyle, et même Alex Puccio, venue pour la première fois depuis 2014 disputer une Coupe du Monde en Europe.

Shauna Coxsey, ôtée de toute pression…

S’il y en a bien une qui aborde cette compétition de manière sereine, c’est Shauna Coxsey. La britannique, qui se tirait la bourre avec Janja Garnbret depuis le début de la saison, a profité de l’absence de celle-ci sur la Coupe du Monde de Mumbai pour s’assurer la première place au général, et ainsi engendrer suffisamment d’avance pour être assurée du titre 2017 dès l’avant-dernière étape de la saison.

Ainsi, c’est sereine que Shauna a débuté ce week-end. Son objectif est déjà largement atteint. Elle qui se blessait ici même l’année dernière ne se voyait pas une seconde remporter le classement général des Coupes du Monde un an après.

“C’est fou de se dire que c’est déjà la fin de la saison ! L’année est passée si vite… L’année dernière, je me blessais à l’épaule lors de cette même Coupe du Monde à Munich. Je suis tellement heureuse de ma performance cette année, je ne pensais pas revenir aussi vite. Car ces douze derniers moi n’ont pas été faciles, avec beaucoup de rééducation, d’entraînement, de travail. Ma réussite, je la dois à mes amis, ma famille, mon coach, mes partenaires d’entraînement et mes sponsors. Rien de tout cela n’aurait été possible sans eux.”

En enchaînant 4 blocs en 9 essais aujourd’hui, elle prend la troisième place de son groupe. Alors même si Shauna s’est déjà assurée du titre mondial, elle compte bien faire de son mieux dès demain, et aller chercher une troisième médaille d’or d’affilée.

Team France: carton plein pour nos tricolores !

Dans le clan tricolore, elles étaient trois grimpeuses à se déplacer à Munich… À l’issue des qualifications, toutes les trois poursuivent la compétition en demi-finale !

Tout d’abord, Fanny Gibert participera à sa cinquième demi-finale de Coupe du Monde d’affilé demain. Malgré un début de compétition un peu chaotique, où Fanny ne parvient pas à monter au sommet des deux premiers blocs, elle se remobilise et ne fera qu’une bouchée des trois derniers blocs du circuit, prenant une belle 5ème place dans son groupe.

Camille Faille aura fait partie de celles ayant attendu le plus longtemps en isolement ! Mais sa motivation n’aura pas flanché… C’est le couteau entre les dents qu’elle s’élance après l’orage. Elle sera l’une des rares grimpeuses à enchaîner le premier bloc à vue, avant de valider le quatrième tracé en 4 essais. C’est donc à la 8ème place de son groupe que Camille se classe aujourd’hui.

Enfin, Maëlys Agrapart jouera demain la deuxième demi-finale de sa carrière. Dans le même groupe que Fanny, elle prend la 9ème et avant-dernière place qualificative, après avoir enchaîné 3 blocs en 9 essais.

Le top 20 des qualifications de la Coupe du Monde:

Le top 20 des qualifications des Championnats d’Europe:

Place maintenant aux demi-finales ! Elles auront lieu après une courte nuit de sommeil pour certain(e)s. Rendez-vous demain, à partir de 10h00 sur Planetgrimpe pour suivre la compétition en direct.

Photos: Archive 2016 – Eddie Fowke

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Coupe du Monde de Munich: résumé des qualifications masculines !

18 Août

Il faisait encore nuit ce matin lorsque les premiers compétiteurs entraient dans la zone d’isolement… Aujourd’hui se déroule à Munich la plus grosse journée de Coupe du Monde de toute l’histoire de l’escalade. Près de 300 grimpeurs sont au départ de cette dernière manche internationale de la saison, qui sert également de Championnat d’Europe.

Après plus de 8h de qualifications, les hommes en ont fini pour aujourd’hui. Comment s’est déroulé ce début de compétition pour eux ? On vous dit tout !

L’Asie domine une nouvelle fois les qualifications de cette dernière manche mondiale !

La saison s’achève comme elle a commencé: les asiatiques prennent les rênes des qualifications de cette Coupe du Monde à Munich. En pole position, le coréen Jongwon Chon, également leader du classement général. Enchaînant les 5 blocs en 7 essais ce matin, il réalise la meilleure performance de son groupe.

Derrière lui, on retrouve deux compétiteurs qui ont marqué cette saison 2017: les japonais Kokoro Fujii et Yoshiyuki Ogata. Ces deux grimpeurs seront les deux seuls à enchaîner les cinq blocs du premier groupe de qualification, prenant ainsi la tête du classement. Kokoro enchaînera quasiment tous les blocs à vue, réalisant le circuit complet en 6 essais, tandis que Yoshiyuki mettra seulement 2 essais de plus pour compléter les 5 blocs.

Une fois n’est pas coutume, le Japon sera donc la nation la plus représentée chez les hommes demain, lors des demi-finales, avec 6 compétiteurs. Une performance devenue habituelle pour cette équipe.

Jongwon Chon VS Alexey Rubstov: le duel final est lancé !

L’un des deux sera sûrement sacré vainqueur du classement général à la fin de cette compétition. Qui du coréen ou du russe remportera cette saison ?

Pour le moment, avantage à Jongwon Chon. Avec 426 points, il devance de peu Alexey Rubstov, qui compte 372 points. De peu, car rien n’est encore joué. Alexey a besoin de faire un podium, et de voir le résultat de Jongwon.

Si le russe est 3ème, Jongwon l’emportera en faisant un top 10. Si Alexey est deuxième alors Jongwon doit rentrer parmi les 6 meilleurs. Enfin, si c’est Alexey Rubstov qui remporte cette Coupe du Monde à Munich, le coréen peut tout de même remporter le classement général, en se classant 2ème.

Pour le moment, les deux hommes sont dans la place ! Jongwon Chon ne compte pas se faire piquer la victoire, et est pour le moment en tête de la compétition. Mais Alexey Rubstov met la pression au coréen, prenant la deuxième place de son groupe.

La pression ? Jongwon Chon semble savoir la gérer: “Vous savez, je me sens frais, fort et en forme pour disputer cette dernière Coupe du Monde, qui marque la fin de la saison. C’est vrai que pour moi, cette étape a une saveur toute particulière. C’est là que tout se joue pour le classement général. En 2015, j’ai déjà vécu cette situation, je la vis donc mieux aujourd’hui. Et puis, j’aime sentir cette pression supplémentaire sur mes épaules. J’ai toujours adoré cette étape à Munich, et cette fois-ci, tout va se jouer au mental, c’est sûr !”

Manu Cornu et Mickaël Mawem continuent l’aventure !

Nos deux meilleurs bloqueurs français seront en demi-finale de cette dernière Coupe du Monde de la saison ! Certes, il s’en est fallu de peu. Mais l’essentiel est fait !

Les 166 compétiteurs masculins étant répartis en deux groupes ce matin, il fallait obligatoirement rentrer dans le top 10 de sa poule pour espérer participer aux demi-finales.

Il aura donc fallu attendre la fin des qualifications pour être sûr que Mickaël Mawem et Manu Cornu continuent la compétition. En se classant 8ème du premier groupe, Mickaël Mawem signe la meilleure prestation française de la journée, enchaînant 3 blocs en 5 essais.

Manu Cornu nous a fait vibrer… Comme d’habitude ! Il prend de justesse son billet pour les demi-finales, empochant la 9ème place avec 4 blocs en 11 essais dans le deuxième groupe. Vous l’aurez compris, la moindre erreur se payait très cher aujourd’hui !

Mais alors la compétition est-elle finie pour nos autres français ?

Pas tout à fait ! Car même s’il ne rentre pas dans le top 20 mondial, Jérémy Bonder fera partie des grimpeurs à participer aux demi-finales additionnelles demain. Explications !

Les Championnats d’Europe de bloc 2017

On vous rappelle que cette dernière manche de Coupe du Monde accueille également les Championnats d’Europe de bloc 2017. Une double compétition à Munich donc, qui n’a pas été facile à mettre en place.

Par souci d’équité, il a été décidé entre la fédération internationale et les athlètes de proposer des demi-finales additionnelles spéciales Championnats d’Europe, juste après les demi-finales classiques de la Coupe du Monde.

Car, prenons le cas de Jérémy Bonder, notre français, qui termine 23ème des qualifications de la Coupe du Monde. Ne rentrant pas dans le top 20, il n’est pas qualifié pour les demi-finales de la Coupe du Monde. Or, en supprimant tous les compétiteurs non-européens devant lui dans son groupe, il se retrouve 13ème, ex-aequo avec Manu Cornu, qui lui, est qualifié pour les demi-finales de la Coupe du Monde… Un peu bizarre tout cela ? Non pas tellement, car il y a plus de grimpeurs non-européens dans le groupe de Jérémy Bonder, que dans celui de Manu Cornu.

Pour résumé, les athlètes comme Mickaël Mawem ou Manu Cornu étant rentrés dans les 20 meilleurs du classement participeront aux demi-finales classiques de la Coupe du Monde.

Pour les grimpeurs européens n’étant pas qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du Monde, mais rentrant tout de même parmi les 20 meilleurs du continent, ils grimperont dans les mêmes blocs de demi-finales que les autres, mais juste après, dans des demi-finales spéciales Championnats d’Europe.

Alex Megos disputera la première demi-finale de Coupe du Monde de bloc de sa carrière !

Oui oui, vous lisez bien ! Le falaisiste Alex Megos, premier grimpeur de l’Histoire à avoir enchaîné un 9a à vue, a décidé de participer à sa deuxième Coupe du Monde de bloc de sa vie. Il faut dire que sa dernière Coupe du Monde en date datait de 2012… Cinq ans plus tard, Alex Megos, accueilli en champion par son public, assure son début de compétition. En enchaînant 2 blocs en 3 essais, il prend la 9ème place de son groupe, se qualifiant ainsi pour les demi-finales demain.

L’autre allemand qui a fait sensation ce matin dans l’Olympic Stadium, c’est Jan Hojer. L’allemand prend la 3ème place de son groupe aujourd’hui, en étant l’un des rares grimpeurs à compléter les 5 blocs.

Le top 20 de la Coupe du Monde:`

Le top 20 des Championnats d’Europe:

Maintenant, place aux qualifications femmes, qui débuteront à partir de 17h00… et qui se termineront sûrement très tard ce soir !

Photos: Archives 2016 – Eddie Fowke

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La plus grosse Coupe du Monde de tous les temps aura lieu ce week-end à Munich !

17 Août

La saison internationale de Coupe du Monde s’achève ce week-end à Munich. Et cette dernière compétition nous promet déjà un gros, gros spectacle !

Pourquoi ?

Car cette année, l’étape de Munich accueille la plus grosse Coupe du Monde de bloc de tous les temps ! En effet, c’est près de 300 grimpeurs qui s’affronteront demain lors des qualifications.

En plus de cela, cette étape mondiale est un peu spéciale. Si elle permettra de décerner le titre des vainqueurs du classement général des Coupes du Monde 2017, cette compétition accueillera également les Championnats d’Europe 2017.

Cet événement d’escalade à Munich est chaque année un franc succès. Une réussite due à des spectateurs toujours plus nombreux, un beau mur, de belles ouvertures, une jolie ville, une organisation parfaite, et un Stade Olympique qui fait forte impression !

Ainsi, d’année en année, cette manche internationale bat des records. Cette fois-ci, avec 292 grimpeurs inscrits sur les listes de départ, il s’en est fallu de peu pour qu’un jour supplémentaire soit programmé. Et pour cause, demain, c’est une journée extrêmement chargée qui attend les grimpeurs, coachs, juges, bénévoles, photographes et journalistes: l’isolement pour les hommes ouvrira à 05h30 le matin, et les qualifications féminines pourraient bien se terminer aux alentours de 22h00 !

Les meilleurs mondiaux, prêts à en découdre !

Si certains attendront donc en isolement près de 8 heures de temps demain, ils partiront tous le couteau entre les dents. Et parmi ces centaines de grimpeurs, les meilleurs compétiteurs du moment seront bien présents: Shauna Coxsey, Janja Garnbret, Miho Nonaka, Stasa Gejo, Petra Klingler et bien d’autres chez les femmes.

Chez les hommes, toute la clique japonaise sera présente, à l’image de Keita Watabe, Tomoa Narasaki, Kokoro Fujii, Tsukuru Hori…
Jan Hojer défendra les couleurs de son pays devant son public demain, et fera face à d’autres athlètes comme Jakob Schubert, Alexey Rubstov, Sean McColl, ou encore Jongwon Chon.

Même l’américaine Alex Puccio, qui n’avait plus participé à de Coupe du Monde en Europe depuis 2014, sera de la partie.

Chez les hommes, la surprise sur cette liste de départ nous vient de la part d’Alex Megos. Plutôt habitué à croiter sur les plus belles falaises du monde, le jeune mutant a décidé de prendre part à cette compétition, lui qui n’avait plus participé à d’événement officiel depuis 2012 !

Le retour de l’équipe de France !

Après deux étapes de Coupe du Monde sans voir un seul maillot de l’équipe de France (aucun français n’avait réussi à passer les exigeants critères imposés par la FFME pour participer aux épreuves mondiales à Vail et Mumbai), nous aurons le plaisir de retrouver une équipe de France au grand complet demain, avec huit de nos meilleurs bloqueurs: Fanny Gibert, Maëlys Agrapart, Camille Faille, Manu Cornu, Jérémy Bonder, Alban Levier, Mickaël Mawem et Nicolas Pelorson.

La course au titre chez les hommes…

Si chez les femmes Shauna Coxsey n’a pas attendu la dernière Coupe du Monde de l’année pour remporter le classement général des Coupes du Monde 2017, ayant déjà engendré suffisamment de points dès l’étape de Mumbai, chez les hommes, rien n’est encore gagné !

Pour le moment, le coréen Jongwon Chon est en tête, mais est talonné de près au classement général par le russe Alexey Rubstov.

Mathématiquement, il est encore possible pour Keita Watabe de gagner, mais le japonais devra avoir un peu de chance avec lui. En effet, il faudrait qu’il gagne cette dernière étape, et que Jongwon Chon ne rentre pas dans le top 10…

Les paris sont lancés !

 

Et les Championnats d’Europe dans tout cela ?

Comme dit précédemment, les Championnats d’Europe de bloc 2017 seront fusionnés avec la Coupe du Monde de bloc. Cette double compétition a fait couler beaucoup d’encre de la part des compétiteurs et de certaines fédérations. En effet, pas facile de gérer deux classements à la fois, avec des grimpeurs qui peuvent ne pas être en demi-finale de la Coupe du Monde, mais qui peuvent être en demi-finale des Championnats d’Europe.

Ainsi, après les qualifications, les 10 meilleurs grimpeurs européens de chaque groupe participeront à des phases de demi-finale.

  • Pour ceux rentrant de manière “classique” dans le top 10 des qualifications de leur groupe, ils disputeront les demi-finales de la Coupe du Monde.
  • Ceux faisant partie des 10 meilleurs européens lors des qualifications, mais pas n’étant pas rentrés dans le top 10 classique disputeront des demi-finales “européennes” dans les mêmes blocs que ceux de la Coupe du Monde, juste après les demi-finales de celle-ci.

Le programme:

Vendredi 18/08:

07h00: Qualifications hommes
17h00: Qualifications femmes

Samedi 19/08:

10h00 – 12h15: Demi-finales
12h30 – 14h00: Demi-finales additionnelles des Championnats d’Europe
18h00: Finale femmes
20h00: Finale hommes

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Grande Voix – L’année de Romain Desgranges ?

14 Août

Grande Voix, le support d’information long format de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, s’est intéressé à l’incroyable saison de Romain Desgranges. le Chamoniard est-il en train de vivre la saison de sa vie ? Éléments de réponse !

En un mois, le leader de l’équipe de France de difficulté a pris un titre de champion d’Europe et deux victoires en Coupe du monde. En juillet, Romain Desgranges était sur un nuage ! Retour sur son début de saison (presque) parfait !

Le Faux Départ

En 2017, avant de se parer d’or, Romain Desgranges a trébuché. Un faux pas – au Championnat de France de difficulté de Valence – sur lequel le Chamoniard a su mettre des mots. Car le contexte était singulier : le quadruple champion de France a passé une bonne partie de sa préparation en compagnie de Manu Romain. Les meilleurs coéquipiers à l’entraînement. Les meilleurs ennemis sur le mur de compétition. Deux imbéciles de compétiteurs finalement, comme ils aiment à le rappeler.

Tout compte fait, quel impact ce partnership a-t-il eu sur ta préparation et ta première compétition de la saison Romain ?

Un faux pas, duquel Romain Desgranges a su tirer des enseignements. Il n’était pas au meilleur de sa forme. Certes. Son entraîneur, Fabrice Judenne, ne mâchait pas ses mots en début de saison : il ne voyait pas son poulain se qualifier – en l’état – pour une finale internationale.

Ce que le champion français retient de cette « contre-performance » au championnat national (rappelons tout de même qu’il prend la médaille de bronze à Valence) ? La pression fut trop dure à gérer.

Le Retour en Grâce

Il a fallu mettre les choses à plat. Retourner à l’entraînement. Pour remettre une couche avant le début de la saison internationale ? Surtout pour « me défouler après la contre-performance de Valence ». Se rassurer finalement, repartir du bon pied, concède le champion. Quelque chose s’est terminé. Quelque chose de nouveau doit commencer.

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3 médailles pour l’équipe de France de bloc jeunes, Léo Favot en or!

06 Août

Minimes:

C’est Paul Jenft, chez les minimes garçons, qui nous rapporte la première médaille française du week-end ! Si l’espagnol Alberto Gines Lopez a clairement dominé les finales, en étant le seul grimpeur à enchaîner les 4 blocs (mettant deux blocs dans la vue aux 2ème et 3ème), Paul repart avec la médaille de bronze, en réalisant 2 blocs en 3 essais.
Joshua Fourteau et Noé Moutault, les deux autres français de ces finales, terminent respectivement 6ème et 8ème.

Chez les filles, Luce Douady et Nailé Meignan terminent toutes deux au pied du podium. Alors qu’il fallait sortir au moins deux blocs pour être médaillée, nos deux françaises prennent les 4èmes et 5èmes places, avec un bloc à vue.

 

Cadets:

Chez les filles, le podium se sera joué à pas grand chose… les deux premières enchaînent 3 blocs à vue, et ne bougeront pas dans le 4ème. Ex-aequo en finale, elles seront départagées sur les qualifs, et c’est donc l’allemande Hannah Meul qui l’emporte devant la Croate Jani Zoraj. C’est une autre germanique qui complétera le podium Frederike Fell, 3ème.

Chez les garçons, 2 représentants français étaient en finale, et Léo Favot aura été le seul à sortir 3 blocs (en 12 essais tout de même!). 2ème médaille pour le clan tricolore donc, et quelle médaille! L’autre français en lice, Sam Avezou, terminera 4ème.  2 Italiens compléteront le podium, Filip Schenk et Matteo Baschieri.

 

Juniors:

Du côté des filles, tout se jouera au nombre d’essais avec les 4 premières grimpeuses qui sortent les 4 blocs de finale. C’est finalement l’Autrichienne Franziska Sterrer qui s’impose avec 6 essais au compteur. L’Allemande Johanna Holfeld et la Néerlandaise Tiba Vroom compléteront le podium.

Chez les garçons, une nouvelle médaille pour l’équipe de France avec Léo Avezou qui repartira avec l’argent. Il se fait devancer de 2 petits essais par le Belge Nicolas Collin qui réalise 2 blocs en 7 essais. L’Italien Juri Unterkofler complétera le podium.

Si cette compétition bulgare marquait la fin des Coupes d’Europe 2017, la saison n’en est pas moins terminée pour les jeunes bloqueurs, avec encore deux des plus grosses échéances de l’année: d’abord les Championnats du Monde à Innsbruck, en Autriche, du 30 août au 10 septembre, puis quelques jours après, les 15 et 16 septembre se tiendront les Championnats d’Europe, à Slany, en République Tchèque.

  • Photo: Archive, Léo Favot au TAB 2017
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Coupe d’Europe jeunes de bloc à Sofia: neuf français en finale !

05 Août

Direction Sofia, la capitale de la Bulgarie, pour la dernière étape de Coupe d’Europe jeunes de bloc ! Au programme aujourd’hui, une grosse journée de qualification pour les minimes, cadets et juniors.

Neuf français seront à suivre demain en finale, en live depuis Planetgrimpe.

Minimes:

Naïlé Meignan a trusté la première place des qualifications aujourd’hui, en étant la grimpeuse à réaliser le moins d’essais pour enchaîner 6 blocs. Elle sera donc en finale demain, aux côtés de Luce Douady.

Nos minimes garçons étaient en forme aujourd’hui ! Paul Jenft, Noé Moutault et Joshua Fourteau se suivent au classement et prennent respectivement les 3, 4 et 5èmes places, avec 5 blocs chacun au compteur.

Cadets:

Mailys Piazzalunga, seule représentante tricolore chez les cadettes, ne parvient pas à rentrer parmi les huit meilleures du jour. En revanche, chez les garçons, ils seront deux demain à défendre les couleurs de la France. Bonne journée pour Léo Favot, qui se classe 2ème des qualifications en enchaînant 5 blocs en 9 essais. Ça passe également pour Sam Avezou, 4ème avec 4 blocs en 8 essais.

Juniors:

Chez les juniors, Léo Avezou gagne sa place en finale. En enchaînant 5 blocs en 10 essais tout à l’heure, il se classe 3ème des qualifications.

  • Le programme de demain:

09:00 – 10:15 – Finales minimes
11:15 – 12:30 – Finales cadets
12:45 – 14:00 – Finales juniors

Photo: archive ©Planetgrimpe

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Kyra Condie et Jimmy Webb remportent le Psicobloc Master, la plus grosse compétition de deep-water de tous les temps !

31 Juil

Pendant que la Coupe du Monde frappait à Briançon ce week-end, aux US, une autre compétition d’envergure se déroulait: les Psicobloc Master 2017 !

Cet événement vous évoque quelque chose ? C’est normal, c’est la plus grosse compétition de deep-water au Monde !

Pourquoi ? Car les meilleurs bloqueurs américains, comme Jimmy Webb, Alex Puccio, Chris Sharma, Daniel Woods, Nathaniel Coleman, ou encore Alex Johnson, s’affrontent en duel… Sur un mur de plus de 15 mètres de haut… Au-dessus d’une gigantesque piscine… Et face à un public plus nombreux d’année en année !

Et pour cette troisième édition, le niveau n’a jamais été aussi élevé ! Deux voies identiques, tracées côte à côte et créées pour susciter le spectacle. Des grosses prises, des mouvements d’ampleur et un double jeté au milieu de la voie. Voilà de quoi départager tous les grimpeurs.

Des américains ? Pas seulement. En effet, Charlotte Durif, victorieuse en 2015 est venue s’amuser de nouveau au-dessus de l’eau et défier les meilleures grimpeuses américaines. Et la française n’a pas démérité, puisqu’elle se hissera jusqu’en demi-finale, avant de perdre son duel face à la finaliste Michaela Kiersh.

Cette dernière était la tenante du titre, vainqueur en 2016. “Était”, car la jeune grimpeuse de talent Kyra Condie a pris l’avantage lors du duel final, remportant la médaille d’or cette année.

Pour la petite anecdote, le chemin jusqu’en finale n’a pas été sans peine pour Kyra. Opposée à la championne Alex Puccio en quart de finale, impossible pour les juges de savoir qui avait été la plus rapide à atteindre le haut de la voie. Ex-aequo entre les deux grimpeuses, qui doivent donc recommencer le duel.

Et une nouvelle fois, la course fut très serrée. Mais c’est finalement Kyra Condie qui atteint le sommet avant Alex Puccio, lors de ce deuxième affrontement.

Chez les hommes, combats de costauds entre les compétiteurs. Jimmy Webb fait face à Ben Hanna en finale. Si ce dernier prend l’avantage dans le début de la voie, Jimmy le rattrape dans le double jeté. Ben doit donc prendre tous les risques… Et à jouer avec le feu, ce dernier s’est retrouvé dans l’eau plus tôt que prévu, ne parvenant pas à contrôler le ballant en plein dévers.

Jimmy Webb termine donc tranquillement son ascension jusqu’au sommet, remportant pour la troisième fois les Psicobloc Masters.

Et comme si le prestige de gagner cet événement ne suffisait pas, Jimmy Webb et Kyra Condie repartent avec un prize money des plus fous: 5000 $ chacun !

Les résultats complets:

Le replay des finales:

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Résumé des finales de la Coupe du Monde de Briançon… Ou quand la Marseillaise résonne à Berwick !

30 Juil

“C’est incroyable !” Romain Desgranges n’en revient pas. Rattrapé par la gravité, le Chamoniard regagne le sol. Une vague d’émotions le submerge. Tout va très vite. À peine les deux pieds sur terre que Christopher lui annonce la nouvelle. En étant le grimpeur à tomber le plus haut dans la voie, Romain Desgranges vient de remporter la Coupe du Monde de Briançon !

Une consécration, un autre rêve qui se réalise: être victorieux sur une étape française, devant son public. C’est l’explosion. La joie envahit le quartier Berwick. Romain Desgranges exulte. Les milliers de spectateurs présents sur place acclament le héros de la soirée. Il l’a fait. En étant le plus combatif hier soir, Romain Desgranges s’est imposé en grand patron à Briançon, est à fait résonner la Marseillaise dans le quartier Berwick !

Un centième départ en Coupe du Monde fêté par une victoire !

Il était fatigué, plein de courbatures, souffrant d’une douleur au genou, à l’épaule et au doigt. Mais c’est quand il est poussé dans ses retranchements que le capitaine de l’équipe de France avance encore plus. “À croire que plus je suis fatigué, plus ça fonctionne pour moi !” 

Une victoire au Championnat d’Europe en Italie, une médaille d’or sur la Coupe du Monde de Villars, une double 4ème place sur l’étape de Chamonix et les Jeux Mondiaux de Wroclaw, et maintenant un nouvel exploit hier soir à Briançon. Si certains avaient encore des doutes, Romain Desgranges est bien l’homme fort de cette saison 2017 !

Il prenait ce week-end, son 100ème départ en Coupe du Monde. À 34 ans, le grimpeur le plus expérimenté du circuit est en train de réaliser la saison sportive de sa vie…

Une voie de finale ultra-résistante !

Mais alors, cette voie de finale masculine, comment était-elle ? Les huit finalistes seront tous d’accord pour dire que le tracé était extrêmement difficile.

Le début de la voie impose un rythme essentiel à trouver. Entre sensation et tenue de plat, il faut rapidement rentrer dans la voie. Sebastian Halenke, pourtant très en forme ce week-end, ne parvient pas à entrer dans le tempo, chutant au bout d’une dizaine de mouvements.

La suite ? Les choses sérieuses commencent, avec une série de petites prises plantées en plein dévers. De gros mouvements physiques ponctués par un jeté à mi-voie.

Un jeté ? C’est en tout cas comme cela qu’est passé Sean McColl. Adepte de ce style de mouvement, le canadien n’hésite pas une seconde et s’élance à deux mains sur cette grosse prise. Sensation garantie ! Mais ce passage très physique sera fatal pour l’italien Marcello Bombardi. Le jeune américain Sean Bailey tente d’envoyer les pieds en premier, mais se ravise. Une micro hésitation plus tard, il est de retour au sol. Quant au japonais Masahiro Higushi, il tente de réaliser le mouvement en statique. Il s’élance alors en croix de fer, mais ne parvient pas à tenir cette boule rouge.

Autant vous dire que nos mains ont sué en voyant Romain Desgranges opté pour la même méthode que le japonais ! Il se retrouve à son tour les bras écartées au maximum entre les deux prises. Il ramène alors sa deuxième main sur cette même prise… Et ça tient pour Romain ! Le public explose de joie au pied du mur. À partir de là, les petites arquées du haut de la voie ajoutées à des mouvements tout en résistance, c’est tout ce qu’affectionne le Chamoniard !

Il dépasse la marque laissée par l’italien Stefano Ghisolfi. Porté par la foule, Romain poursuit son ascension. Il est le dernier grimpeur de la soirée à évoluer sur le mur briançonnais. Les spectateurs l’ont bien compris et donnent de la voix pour pousser le grimpeur tricolore. Ce dernier est impressionnant. Il serre les prises avec une telle force que rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Il ne vibre même pas en validant la prise qui a expulsé Sean McColl dans les airs. Encore deux mouvements et Romain Desgranges chute, à quelques mouvements du top.

La suite, vous la connaissez. C’est l’immense satisfaction au pied du mur. C’est le vainqueur de la Coupe du Monde qui salue et remercie l’ensemble du public. C’est le leader de l’équipe de France qui court dans les bras de ses coachs et camarades tricolores. C’est l’émotion qui envahit le quartier Berwick. C’est la Marseillaise qui résonne sur la place, et le champagne shower délirant de Romain Desgranges. Le vainqueur de cette Coupe du Monde !

Salomé Romain accueillie dans une ambiance de folie !

Est-ce le plus bel accueil de tous les temps sur une Coupe du Monde d’escalade ? En tout cas, Salomé Romain, Briançonnaise dans l’âme, a été accueillie comme il se devait hier soir ! Banderoles, panneaux à son effigie, cornes de brume, cloches, acclamations, sifflements, applaudissements… Le quartier Berwick a donné de la voix pour sa grimpeuse !

C’était la quatrième finale de sa carrière. Mais la première à la maison. Salomé en a tant rêvé de cette finale à domicile, devant son public. Hier soir, si Romain Desgranges était le dernier grimpeur sur le mur, c’est bien elle, la première finaliste à avoir ouvert le bal.

Et la jeune française ne démérite pas sur le tracé de finale. Après un combat comme elle seule en a le secret, elle tombe sur un mouvement qui sera également fatal pour Jessica Pilz et Margo Hayes. Une 7ème place à la maison pour Salomé, qui n’en ait sûrement pas à sa dernière finale de la saison.

Et de trois pour Janja Garnbret !

“Jamais deux sans trois.” Janja Garnbret n’aura pas fait mentir la légende. Hier soir, elle remportait sa troisième Coupe du Monde consécutive de l’année. C’est simple, depuis le début de la saison, Janja a gagné toutes les étapes mondiales.

À seulement 18 ans, la championne slovène en est à 54% de victoire en Coupe du Monde ! Des statistiques affolantes, du jamais-vu dans l’histoire de l’escalade.

Pourtant, la grimpeuse qui ne tombe jamais s’est frottée à plus forte qu’elle hier soir. Non pas une autre finaliste, mais la voie en elle même. Janja n’a pas dompté ce tracé, très résistant et physique et chutera à deux mouvements du top.

Derrière elle, le podium était presque dessiné d’avance… Janja Garnbret, Anak Verhoeven et Jaïn Kim forment vraiment le trio de tête cette saison. Ces trois grimpeuses sont clairement au-dessus depuis le lancement des hostilités à Villars.

Comme en demi-finale, le tracé d’hier soir semblait impossible ! Pour preuve, une Mina Markovic qui tombe à mi-voie n’est jamais bon signe !
Mais ces trois grimpeuses nous prouvent le contraire. Elles dépassent même le crux qui avait fait tomber Salomé, Margo et Jessica et parviennent à sortir du dévers. Jaïn Kim tombe sur la prise 36. La belge Anak Verhoeven avance encore deux mouvements plus loin, avant d’être devancée par Janja Garnbret, qui ira chercher une prise de plus encore.

Médaille en chocolat pour Julia Chanourdie !

Elle a signé son meilleur résultat en Coupe du Monde hier soir. Julia Chanourdie semble franchir un nouveau cap cette saison. Et c’est au terme d’un combat remarquable qu’elle prend la 4ème place de cette Coupe du Monde. Elle sera la première compétitrice à monter si haut dans la voie… Je vous laisse imaginer l’ambiance au pied du mur.

Après un bon début de voie, les mouvements physiques du dévers ne lui font pas peur. Elle chute à la sortie de celui-ci, à court de rési.

Après son podium la semaine dernière à Wroclaw lors des Jeux Mondiaux, Julia nous prouve que cette saison, il faudra compter sur elle parmi les meilleures mondiales !

Les résultats des finales: 

Ce 28ème Mondial de l’Escalade s’achève donc dans une ambiance de folie à Briançon. Comme chaque année, cet événement est un incontournable de l’été. L’organisation, toujours au top, est capable d’accueillir une compétition internationale dans la joie et la bonne humeur de tous les bénévoles.

À très vite pour une nouvelle édition l’année prochaine.

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Sensationnel ! Romain Desgranges remporte la Coupe du Monde de Briançon !

29 Juil

Il l’a fait ! Romain Desgranges vient de remporter la Coupe du Monde de Briançon devant un public en folie ! Il est le grimpeur qui est allé le plus haut ce soir dans la voie de finale !

Dernier finaliste à s’élancer, il a littéralement retourné le quartier Berwick ! Wow, quelle victoire !

Sean McColl monte sur la deuxième marche du podium, devançant de quelques prises l’italien Stefano Ghisolfi.

Rendez-vous demain, pour un résumé détaillé de ces finales sensationnelles !

1- Romain Desgranges
2- Sean McColl
3- Stefano Ghisolfi

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Janja Garnbret reine de la Coupe du Monde de Briançon !

29 Juil

Les finales féminines de la Coupe du Monde de difficulté de Briançon viennent de se terminer ! La pluie n’aura pas arrêté les huit meilleures grimpeuses mondiales du moment.

Face à une voie de finale des plus difficiles, Janja Garnbret s’impose en atteignant la prise 39. Une prise derrière elle, Anak Verhoeven prend la 2ème place de ces finales, devançant Jaïn Kim, qui monte sur la troisième marche du podium.

Énorme prestation de Julia Chanourdie ce soir, qui termine 4ème, signant son plus beau résultat en Coupe du Monde.

Enfin, Salomé Romain aura enflammé le public briançonnais ce soir ! Après un beau combat, elle termine 7ème ce soir.

1- Janja Garnbret
2- Anak Verhoeven
3- Jaïn Kim

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Des demi-finales qui enflamment la place de Briançon !

28 Juil

Les demi-finales s’achèvent à l’instant à Briançon ! Wow quel spectacle dans le quartier Berwick ce soir ! Ces demi-finales ressemblaient à s’y méprendre à de “mini-finales”. De belles voies, des grimpeurs plus combatifs que jamais, et un public venu en nombre pousser les grimpeurs plus haut, toujours plus haut !

Retour sur ces demi-finales, qui ont tenu toutes leurs promesses !

Quand une voie vous semble impossible, envoyez Janja, Anak ou Jaïn… Elles vous prouveront le contraire !

La voie des femmes se tenait sur la droite du mur. Un tracé délicat, physique et résistant, difficile à lire. Bref, une bonne voie de demi-finale attendait les 26 meilleures grimpeuses mondiales.

Et les premières à s’élancer se feront avoir assez rapidement… Les autrichiennes Hannah Schubert et Katharina Posch, pourtant très en forme, se font rattraper par la gravité à mi-voie. On se dit alors que la voie est loin d’être facile. Nolwen Berthier, 17ème, confirme: le tracé est très exigeant.

Même Brooke Raboutou, pourtant 7ème des qualifications, ne parvient pas à se sortir de l’imposant dévers briançonnais.

Jessica Pilz, Mina Markovic et Margo Hayes seront les premières grimpeuses à monter très haut dans la voie, passant les difficultés du dévers, mais chutant quelques mouvements plus loin. Connaissant le palmarès de ces trois grimpeuses, on se demande alors si la voie n’est pas trop difficile…

Mais non. Cette demi-finale n’est pas si dure que cela. En effet, il reste les trois meilleures grimpeuses du moment à passer: Jaïn Kim, Anak Verhoeven et Janja Garnbret. Quelle leçon d’escalade de la part de ces trois compétitrices. Elles enchaînent les mouvements avec grâce. Quand Jaïn Kim est calme et prend son temps, l’instinct de Janja lui fait prendre les bonnes décisions. Trois grimpeuses, trois tops. Berwick est en feu. Alors qu’il ne restait plus que deux secondes à Janja, la slovène ne semble même pas essoufflée en descendant de la voie. Il en est de même pour Anak et Jaïn. Ce trio de tête confirme une nouvelle fois la suprématie de ces trois grimpeuses sur le circuit mondial. Nous avons déjà hâte d’être demain, pour voir qui l’emportera !

Un rêve qui se réalise pour Salomé Romain !

Christopher, le speaker de la compétition fait demande au DJ de s’arrêter. Berwick retient son souffle avant d’exulter de joie: Salomé Romain entre dans la place ! La briançonnaise, qui grimpe chez elle, arrive au pied du mur. Face à elle, une cinquantaine de mouvements pour arriver au sommet de la voie.

Après un énorme combat, portée par un public en feu, Salomé parvient à atteindre la prise 31, qu’elle valorisera. Rien n’est encore gagné d’avance, il reste encore quelques favorites à s’élancer. Mais quelques grimpeuses chuteront avant Salomé, propulsant notre jeune française en finale de la Coupe du Monde de Briançon.

“C’est clairement mon rêve absolu ! Être à Briançon, en finale c’est juste incroyable ! C’est un rêve qui se réalise !” commente-t-elle. “À la lecture, j’avoue n’avoir pas tout compris. Avec cette énorme barrette fixée au milieu du toit, on ne comprenait pas trop comment passer. En arrivant au pied de la voie, j’avais au moins trois méthodes dans la tête, sans savoir laquelle marchait vraiment. Du coup, pas le choix: quand je me suis retrouvée là-haut, je me suis mis un gros combat… Et ça a marché !”

Demain, Salomé sera donc la première grimpeuse à s’élancer dans la voie de finale, de quoi garantir une ambiance de folie dès le début de la compétition demain soir !

Nouvelle finale pour Julia Chanourdie !

Salomé Romain ne sera pas la seule tricolore en finale. Elle sera accompagnée de Julia Chanourdie, décidément très en forme cette année. Récemment médaillée des Jeux Mondiaux, Julia assure ses mouvements jusqu’à la sortie du dévers. Ses coudes commencent à se lever, et après une belle bataille, elle termine en 5ème place de ces demi-finales.

Quand une prise fait la différence…

Les regards se tournent sur la gauche du mur pour contempler les hommes évoluer dans leur tracé de demi-finale. Une voie old-school, simple et efficace, qui demandait résistance et serrage de prise.

Les compétiteurs montent plutôt haut dans cette voie, et en voyant les premiers demi-finalistes s’élancer, on se demande si cette voie n’est pas trop facile ? Mais rassurez vous, ça n’a pas été le cas. Bien au contraire ! Aucun grimpeur ne parviendra jusqu’au bac final.

En effet, la première partie de la voie entame les grimpeurs, et leurs coudes se lèvent assez rapidement à la sortie du dévers. Keiichiro Korenage, pourtant vainqueur à Wroclaw la semaine dernière, se fait avoir, tout comme Domen Skofic, qui ne participera pas à la finale briançonnaise cette saison. Il en est de même pour Christoph Hanke, Hannes Puman, ou encore Loïc Timmerman, ayant pourtant été finalistes cette saison.

En fait, les onze premiers grimpeurs de cette demi-finale se tiennent à prise d’écart. Seulement un mouvement, qui fait la différence, toute la différence. Sam Avezou l’a bien compris. Annoncé finaliste demain soir, les juges reviendront sur leur décision, lui ôtant une précieuse valorisation. Notre jeune français termine donc à un petit rien de la finale, 11ème.

Sean McColl et Stefano Ghisolfi parviennent à valoriser cette pince, avant de chuter en engageant le mouvement suivant. Ils prennent respectivement les 7èmes et 8ème places.

Romain Desgranges truste la première place des demi-finales !

Il était le dernier à s’élancer ce soir, car premier des qualifications tout à l’heure. Le Chamoniard ne lâchera pas sa place, conservant la tête du classement. Bien dans le rythme de la voie, il atteint la fameuse pince, serre la prise suivante, avant de regagner le sol. L’essentiel est fait: en tombant sur le même mouvement que Sebastian Halenke, Masahiro Higuchi, Marcello Bombardi et Sean Bailey, Romain s’assure la première place des demi-finales, ayant réalisé une meilleure prestation en qualification que ces quatre autres grimpeurs.

Les résultats complets:

Les grandes finales de cette Coupe du Monde auront lieu demain, à partir de 19h30. Il y aura donc trois français à encourager, capables du meilleur !

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Coupe du Monde de Briançon: retour sur les qualifications !

28 Juil

La troisième manche de la Coupe du Monde 2017 a débuté ce matin, sous un soleil radieux. Et pour cette nouvelle étape, direction le quartier Berwick, au centre de Briançon.

Ce matin se déroulaient les qualifications. Celles-ci ont tenu toutes leurs promesses, tous les favoris du circuit mondial ayant répondu à l’appel. Retour en détail sur cette première matinée.

Un quatuor féminin au sommet des deux voies de qualifications.

Chez les femmes, elles seront quatre grimpeuses au sommet des deux voies de qualification. Quatre grimpeuses qui ne vous sont pas inconnues et qui ont déjà brillé ici, à Briançon.

Janja Garnbret, la numéro 1 mondiale, maîtrise à la perfection ses deux voies. Relâchée, elle atteint le top sans trop de difficulté. Une autre slovène fera sensation ce matin, l’expérimentée Mina Markovic. Pas d’erreur pour cette dernière, qui semble toujours au top de sa forme.

Ça passe également pour la belge Anak Verhoeven et la coréenne Jaïn Kim, deux des plus grandes favorites de la compétition.

Quatre françaises en demi-finale ce soir !

La Team France a répondu présent ce matin sur l’imposant mur de Briançon.

Après son premier podium international senior la semaine dernière sur les Jeux Mondiaux, Julia Chanourdie semble libérée. Elle chute dans les derniers mouvements de sa première voie, avant d’enchaîner avec brio le deuxième tracé. Elle se classe juste derrière le quatuor de tête, en 5ème position.

L’autre française qui a brillé ce matin, c’est Salomé Romain. Tout comme Chamonix pour Romain Desgranges, cette étape mondiale à Briançon relève d’une saveur toute particulière pour elle, l’enfant du pays. Soutenue par ses camarades du club, sa famille, et tout un public, elle clippe le relais de la deuxième voie de qualification et tombe à quelques mouvements de la fin de la voie 1. Top 10 pour la grimpeuse de Briançon.

Les deux autres grimpeuses qui représenteront la France ce soir lors des demi-finales sont Nolwen Berthier et Hélène Janicot. La première se classera 17ème, quand Hélène prendra de justesse l’avant-dernière place qualificative.

Du côté des autres demi-finalistes, pas de surprise pour Jessica Pilz, qui se classe 6ème et participera à sa troisième demi-finale consécutive cette saison. Les qualifications se passent bien pour les deux américaines Brooke Raboutou et Margo Hayes, qui se classent respectivement 7ème et 12ème.

Romain Desgranges, de nouveau leader des qualifications !

Il est décidément dans la ligne de mire de tous les grimpeurs internationaux. Romain Desgranges et l’homme à abattre cette année. Après une victoire aux Championnats d’Europe en début de saison, une première place mondiale sur la Coupe du Monde de Villars et deux quatrièmes places à Chamonix et Wroclaw lors des Jeux Mondiaux, le leader de l’équipe de France assure une nouvelle fois en ce début compétition.

Il sera le grimpeur à monter le plus haut dans ses deux voies de qualifications, qui resteront d’ailleurs vierges de toutes ascensions. Des voies très rési, où il faut planter les doigts dans de petites arquées, et retarder le plus possible l’apparition d’acide lactique dans les avants-bras.

À ce jeu, Romain Desgranges est le meilleur et le prouve en chutant à quelques centimètres du top final de la première voie. Personne n’égalera la prestation du Chamoniard.

Pas même l’allemand Sebastian Halenke, qui semblait pourtant adorer le style des voies briançonnaises. Après un début de saison un peu chaotique pour lui, il semble revenir sur le devant de la scène internationale.

Sean McColl entrera parfaitement dans le rythme des deux voies. Sa marge physique lui permet d’évoluer très haut, atteignant quasiment les mêmes marques que Romain. Il se classe 3ème des qualifications.

Quatre français de plus à encourager ce soir !

Quatre et quatre égal huit ! Ils seront au total huit membres de l’équipe de France à évoluer ce soir sur le mur de Briançon. Car si quatre grimpeuses tricolores prenaient leur billet pour les demi-finales, ils sont aussi quatre hommes à se qualifier pour la suite de la compétition.

Romain Desgranges bien sûr, mais aussi Thomas Joannes, qui frappe fort en ce début de week-end. Il prend la 7ème place des qualifications, devançant Sam Avezou de trois places. Le jeune français s’est senti plutôt à l’aise ce matin sur les tracés imaginés par les ouvreurs.

Enfin, pour sa première participation à une Coupe du Monde, Théo Ravanello entre en demi-finale. Le champion de France juniors semble avoir mangé du lion ce matin. Beau combat dans les voies ce matin de la part du jeune français, qui prend la 25ème place.

Les résultats complets des qualifications:

La suite ? C’est ce soir ! Des demi-finales en nocturne, qui enflammeront à coup sûr tout Briançon ! Un live sera également disponible à partir de 19h30.

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Coupe du Monde / Championnat d’Europe de bloc à Munich, le problème est-il résolu…?

27 Juil

Récemment, le grimpeur néerlandais Jorg Verhoeven, également membre de la Commission des athlètes de l’IFSC, avait demandé l’annulation des Championnats d’Europe de bloc, qui se tiendront à Munich au mois d’août. Pour lui, ainsi que pour d’autres athlètes internationaux, le fait de faire une double compétition lors d’un même événement (à la fois les Championnats d’Europe et la Coupe du Monde de bloc) était inéquitable.

Après de nombreuses discussions entre les athlètes, les fédérations nationales et l’IFSC, des modifications ont été effectuées et un règlement un peu spécial s’appliquera lors de cette compétition. Nous allons tenter de vous l’expliquer, de la manière la plus claire qui soit…

Dans un mois, la capitale allemande accueillera une double compétition lors d’un même week-end. Sur le même mur, au même moment, se disputeront à la fois le titre européen 2017 et la dernière étape mondiale de l’année. Une situation inconcevable pour Jorg Verhoeven, qui souhaitait annuler les Championnats d’Europe. Pour lui, l’équité ne serait pas respectée, notamment au moment des qualifications. En effet, en Coupe du Monde, les grimpeurs sont divisés en deux groupes distincts lors des qualifications, soit deux circuits de bloc, ayant des tracés différents.

Les 10 meilleurs grimpeurs de chaque groupe sont ensuite sélectionnés pour les demi-finales. Cependant, si par exemple dans le groupe 1 les 10 premiers grimpeurs sont non Européens, le premier européen du groupe que nous nommerons grimpeur A (en 11ème position) ne serait pas qualifié en demi finale (pour les championnats d’Europe). Une aberration donc puisque si le championnat d’Europe se jouait “entre Européens”, le grimpeur A jouerait la demi finale et aurait alors toutes ses chances de décrochait un ticket pour la finale.

 

Suite au coup de gueule de Jorg Verhoeven, la fédération autrichienne a pris conscience de cette inégalité, qui ne serait pas juste pour les grimpeurs. C’est pourquoi, elle a appelé à un vote entre les fédérations nationales européennes. « Annuler ces Championnats d’Europe : pour ou contre ? »

Le contre l’a finalement emporté majoritairement.

Suite à cela, l’IFSC s’est réunie avec la Commission des Athlètes, pour trouver une solution plus équitable. Il a été décidé que les athlètes faisant un top 10 européen dans leur groupe, mais n’étant pas qualifiés pour les demi-finales (de la coupe du monde) seront autorisés à grimper en demi-finale immédiatement après le round officiel de la Coupe du Monde. Ce deuxième tour de demi-finale décidera ainsi du classement des Championnats d’Europe. Bien sûr, la finale de la Coupe du Monde se tiendra comme prévue, avec les 6 meilleurs grimpeurs issus du round officiel de demi-finale.

Cette solution reste tout de même bien compliquée. En effet, il sera donc possible que le premier des demi-finales ne participe pas aux finales de la Coupe du Monde… plutôt étrange ! Allez expliquer à un public amateur que celui qui a sorti tous les blocs de la demi-finale à vue ne sera pas présent en finale car il est européen et que plus tôt dans la journée il n’a pas réussi à se qualifier pour les demi-finales, alors qu’il vient bien de disputer ce tour de demi-finale… Bref, bonne chance aux commentateurs !

Quoique l’on puisse dire des J.O, l’intégration d’un sport au programme officiel olympique est un énorme pas en avant. Avec l’entrée de l’escalade aux Jeux de Tokyo, en 2020, il est tout de même surprenant qu’aucun pays n’est choisi d’accueillir les Championnats d’Europe, et que l’IFSC ait été contrainte de programmer cette compétition durant la Coupe du Monde de Munich.

Il était arrivé la même chose en difficulté, lors de la Coupe du Monde de Chamonix, en 2013, qui avait également établi un classement européen pour les Championnats d’Europe.

Organiser une double compétition n’est pas une solution pérenne, et selon la Commission des Athlètes, l’IFSC devrait vraiment travailler autour de ce problème pour trouver des organisateurs et ne plus avoir de double compétition comme celle-ci.

  • Photos: Eddie Fowke
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Interview: Adam Ondra nous parle de “Project Hard”, son 9c en devenir !

26 Juil

À 24 ans, Adam Ondra a passé le plus clair de son temps à marquer l’histoire de l’escalade. Il compte quasiment une vingtaine de voies dans le 9b et plus. En bloc, il est l’un des meilleurs du monde, avec plusieurs 8C, voir 8C+ à son actif. Que dire de son incroyable polyvalence, lui qui est capable de remporter un Championnat du Monde sur un mur artificiel, puis de sauter dans l’avion le lendemain pour libérer le “Dawn Wall”, la grande voie la plus dure du monde !

Aujourd’hui, Adam Ondra est sur le point de franchir un nouveau cap. Il travaille un projet comme il n’en a jamais travaillé auparavant, à la limite actuelle entre le possible et l’impossible. “Project Hard”, une voie lunaire, située dans la grotte de Flatanger, en Norvège. Son berceau. Quand elle se laissera dompter par le tchèque, cette voie sera probablement cotée 9c, tant les mouvements sont extrêmes.

Il y a une dizaine de jours, Adam réalisait sa plus belle progression en 4 ans de travail. Il parvenait à enchaîner la voie, sans les 20 premiers mètres, qui cotent 8b. Une avancée énorme pour lui ! Il n’hésitait pas à annoncer que ce “bout de voie” était le plus dur qu’il n’avait jamais fait !

Outdoor Journal est allé discuter avec Adam, pour savoir quelles étaient ses dernières évolutions dans la voie, comment il se sentait, quand est-ce qu’il pensait pouvoir libérer ce projet… Et quand Adam est lancé sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur, il ne s’arrête pas d’en parler !

Te voir évoluer dans « Project Hard » à travers tes petits clips vidéos est assez incroyable. Quels sont tes progrès récents dans la voie, depuis ta « connexion » en 9b+ la semaine dernière ?

Aucun, malheureusement. Depuis, je suis tombé malade et mes avancées dans la voie ont été stoppées. J’ai quasiment dû m’arrêter de grimper durant quatre jours.

Ce qui est étrange, c’est que durant les quatre premiers jours de mon trip ici, je me sentais vraiment, vraiment très bien, mais pour des raisons que j’ignore, je n’arrivais pas à passer le premier crux de la voie. Puis le jour suivant, je suis finalement parvenu à grimper cette connexion en 9b+.

Peux-tu nous décrire en détails l’intégralité de la voie ?

« Project Hard », c’est à peu près 45 mètres d’escalade. Tout commence par 20 mètres en 8b, avant d’arriver à un méga coincement de genou. Puis suivent 5 mètres assez faciles, avant de débuter le premier crux.

Le crux 1 compte 10 mouvements. C’est un 8C bloc, pour sûr ! À lui seul, c’est l’un des blocs les plus durs de la planète. D’ailleurs, c’est incontestablement le bloc qui m’a demandé le plus de temps. Et vous savez, je l’ai considéré comme un bloc à part entière dans ma façon de l’appréhender. Je me remontais sur la corde, jusqu’à arriver au départ du bloc, et l’essayais comme un bloc en lui-même.

Ensuite, il y a le second crux, qui est un 8B bloc suivit d’un troisième crux, qui vaut 7C.

La connexion en 9b+ est en fait un départ depuis le début du crux 1.
Maintenant, la prochaine étape est d’ajouter les cinq mouvements relativement faciles qui précédent le premier crux. Mais ce passage est tellement plus difficile après y avoir ajouté ces cinq mouvements.

La chose la plus frustrante, c’est que je ne sais toujours pas à quel point je suis proche de l’enchaînement de « Project Hard », car je n’ai toujours pas eu l’occasion d’essayer la voie en y ajoutant ces cinq mouvements, en étant frais. Je pense que dès l’instant où j’arriverai à enchaîner cette « extra connexion », alors je pourrai enchaîner la voie en entier.

C’est clairement ennuyeux d’être tombé malade. Je commence à me sentir un peu mieux, donc j’ai repris l’entraînement de nouveau, et j’espère que dans une semaine je serai en forme. Mais c’est comme ça… C’est juste un simple coup de froid, mais lors de mes tentatives dans « Project Hard », je dois être à 100% de mes capacités.

Donc tu penses être capable d’enchaîner la voie rapidement une fois que tu auras réalisé la connexion en partant de ces cinq mouvements ? Même s’il reste encore les 20 premiers mètres d’escalade que tu n’auras pas encore ajouté ?

Oui, je pense qu’une fois que je ferai la voie depuis le méga coincement de genou, je pourrai probablement l’enchaîner en entier.

Grimper les 20 premiers mètres en 8b, ne me fatiguent pas, mais pour le corps c’est tout de même éprouvant, donc les coincements de genoux qui suivent sont importants.

Après le méga coincement de genou, il y en a deux autres, qui sont moins bons, juste avant le crux 1. Je peux rester sur chacun d’entre eux environ 10 secondes peut-être. Puis, il y a un autre coincement de genou, entre le premier et le deuxième crux, qui est très important, parce que s’il n’était pas là, je pense que la voie coterait 10a ou quelque chose comme ça. C’est simple, s’il n’y avait pas du tout de coincements de genou, la voie serait carrément impossible pour moi !

Ce dont j’ai besoin pour enchaîner « Project Hard », c’est de la force max, de la puissance, mais aussi la capacité de me refaire à 100% durant le coincement de genou, dans un très court laps de temps.
Je me suis donc entraîné par rapport à ça, et ça semble fonctionner, mais qui sait… ?

Comment compares-tu cette voie face à d’autres projets que tu as déjà enchaîné, comme « La Dura Dura » par exemple ?

C’est totalement différent. Je n’ai jamais grimpé quelque chose comme ça auparavant. Au premier crux, il y a une paire de mouvements vraiment physiques pour commencer, avant de jeter les pieds au-dessus de la tête – le crux impose de devoir passer les pieds en premier – c’est déjà 8A+ ou 8B bloc. Ultra physique.
Puis ça devient vraiment délicat… La partie la plus dure est de tourner mon pied au-dessus de ma tête et de le coincer parfaitement dans une fissure. Il faut que le positionnement soit 100% parfait. Si ce n’est pas le cas, quand je m’élance pour le mouvement suivant, et même si je suis encore frais, je ne peux pas réajuster le coincement de pied…  C’est la principale difficulté du crux 1. Chaque mouvement doit être précis, mais en même temps, tu dois également te concentrer sur tous les autres petits détails.

J’ai essayé tous les mouvements tellement de fois, et chaque essai est toujours légèrement différent. La position de mon corps, le taux de serrage que j’applique sur chaque prise avec mes doigts, la position de mon pied dans la fissure… Tout est différent à chaque fois. C’est à la fois excitant et frustrant.

Je dois grimper ultra rapidement dans le premier crux, mais c’est tellement difficile d’être précis à cette allure.  Ce ratio entre vitesse et précision est beaucoup plus problématique dans « Project Hard » que dans tous les autres projets que j’ai pu essayer.

De par ma propre expérience, lorsque que les gens donnent des cotations de bloc dans le crux des voies, souvent, ils surestiment. Mais là, je pense que les cotations sont assez exactes.

Les coincements de genoux font de cette voie un 9c. Ils rendent possibles ces mouvements de malade au beau milieu de la voie. Je n’aurais jamais pensé pouvoir réaliser un 8C bloc après 25 mètres d’escalade à l’envers. C’est dingue !

 

Combien de jours as-tu passé dans la voie ?

Alors jusqu’à présent, j’essayais principalement le premier crux. Je pense que j’ai passé sept semaines dedans au total. Habituellement, je grimpe deux jours, puis je me prends une journée de repos. Donc pas plus de 35 jours de grimpe au total dans « Project Hard ». L’année dernière, je n’étais simplement pas assez fort, mais j’essayais tout de même de trouver la meilleure des méthodes.

Ce qui est difficile quand tu travailles un projet, c’est lorsqu’au bout d’une semaine ou deux, quand tu atteints un point où tu connais la voie par cœur, mais qu’il devient très difficile de progresser, à moins d’être plus fort.

J’ai vécu ça avec « La Dura Dura ». Au bout d’un moment, je pensais que j’allais l’enchaîner rapidement, mais une semaine plus tard, je n’avais toujours pas progressé dedans. J’avais juste besoin de devenir plus fort, pour aller plus loin.

Justement, afin de t’entraîner pour « La Dura Dura », tu enchaînais des blocs en 8C. Qu’as-tu fait pour t’entraîner pour « Project Hard » ?

Mon entraînement à consister à faire beaucoup de blocs. Tous ne simulaient pas à 100% « Project Hard », mais je traçais des blocs dans le même style d’escalade, dans la même inclinaison, avec le même type de préhensions. J’ai également fait de nombreux blocs avec des coincements de genou. Même dans les pires coincements de genou, j’essayais de tenir le plus longtemps possible. Ça m’a énormément aidé.

J’ai d’ailleurs entraîné spécifiquement mes muscles du mollet, et ça a été une révélation pour moi. Parce que dans un coincement de genou, tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un mollet en béton. Comme ça, vous pouvez rester la tête en bas, même sur un coincement de genou très mauvais, et tout votre corps est relâché à 100%, excepté votre mollet.

J’ai donc énormément progressé l’année dernière. C’est pourquoi je suis persuadé que si j’arrive jusqu’au méga coincement de genou, je ne tomberai pas après.

Comment restes-tu motivé dans un projet aussi dur ? Cela ne t’arrive pas d’être totalement découragé ?

C’est définitivement très frustrant parfois, parce que ça ne dépend pas toujours de ton état de forme, ça se joue aussi à d’infimes détails. Il y a des jours où je me sens super fort, mais mon coincement de pied dans la fissure n’est pas optimum, ou quelque chose d’autre n’est pas parfait, et rien ne fonctionne.

Mais ça fait juste partie du jeu ! J’aime ça. Les mouvements sont incroyables. C’est juste des mouvements tellement uniques sur du pur rocher. Chaque fois que j’essaye la voie, je suis épaté, même après d’innombrables essais, je suis toujours bluffé… C’est absolument fou que tous ces mouvements soient réalisables.

Quand as-tu équipé « Project Hard » pour la première fois, quand t’es-tu lancé dedans pour la première fois ?

Alors, la voie a premièrement été équipée par Laurent Laporte – il est venu en 2011. À l’époque, il n’y avait aucune voie dans cette partie de la grotte très déversante. Il y avait quelques vielles voies, peut-être une dizaine, datant des années 90, mais elles étaient toutes sur le côté gauche, qui n’est que très peu surplombant.

« Project Hard » était donc la première voie dans le secteur vraiment très déversant, mais Laurent a arrêté d’équipé juste à côté du crux 1, car il pensait que la suite serait impossible. J’ai fini d’équipé la ligne entière en 2013.

J’ai commencé à mettre quelques essais cette année-là. Je n’arrivais pas à faire tous les mouvements encore. Ça semblait dur, mais possible. Mais à l’époque, je ne pensais pas que j’aurais les capacités pour faire la voie. Je l’ai donc laissé de côté, jusqu’à l’année dernière.

L’année dernière, j’ai dû prendre une décision : me consacrer à « Project Hard » ou à « Project Big » ? Les deux valent probablement 9c. Mais à ce moment, « Project Big » me semblait plus intimidant. Etant donné que « Project Hard » se joue principalement autour du premier crux, j’espérais pouvoir trouver une méthode plus facile, ce que j’ai fait d’ailleurs, mais c’est toujours très, très dur…

« Project Big » comporte plusieurs mouvements de bloc empilés les uns après les autres. Un jour, j’adorerai l’enchaîner. Alors, je serai comblé par cette grotte de Flatanger.

Il y a également d’autres projets, pas aussi impressionnants que « Project Hard » ou « Project Big ». Mais en même temps, je ne veux pas passer toute ma vie dans un seul spot de grimpe, même si celui-ci est superbe.

Quand on parle de la grotte de Flatanger, on pense directement à toi. Les gens associent de la même façon Oliana à Chris Sharma, ou encore El Capitan à Tommy Caldwell. Pourquoi cette grotte t’attire tant ?

En terme de style, la grotte n’est pas si unique. Ce qui la rend vraiment unique, c’est le grain du rocher. La plupart des grottes dans le monde de mêmes tailles sont en calcaire.

Par exemple, les bloqueurs qui veulent grimper sur du beau rocher vont à Rocklands, en Afrique du Sud, ou à Red Rock, aux Etats-Unis. Les grimpeurs de falaise qui veulent se faire plaisir vont en Espagne, dans des endroits comme Oliana ou Santa Linya. Mais une fois sur place, ils sont horrifiés de voir à quel point le rocher est mauvais et abasourdis de voir la quantité de colle qu’il y a pour tenir les prises. Si vous prenez seulement les crux des voies en Espagne, on ne les compare pas nécessairement aux plus beaux blocs du monde. Les voies sont belles certes, mais en terme de beauté de mouvements, c’est rare de trouver quelque chose qui vous coupe le souffle.

Mais à Flatanger, c’est absolument incroyable. Si vous prenez à eux seuls les crux au milieu des voies, et que vous les implantés à Rocklands, ça serait des blocs majeurs.

Ce que j’aime le plus dans l’escalade, c’est la beauté des mouvements. Pour moi, la beauté des mouvements compte plus que la beauté de la voie. Et je suis totalement conquis par les mouvements ici, à Flatanger.

Combien de temps vas-tu rester à Flatanger cet été ?

Je n’ai pas vraiment de deadline, mais nous allons sûrement quitter la Norvège début août. Pour le moment, tant que je suis malade, il n’y a aucune chance pour que j’enchaîne durant ce trip.

Mais il est certain que je reviendrai cet automne. La question est de savoir combien de temps je suis prêt à sacrifier juste pour « Project Hard ». Passer tout le temps qui m’ait disponible là-bas me mettra peut-être trop de pression, donc je vais voir.

Dernière question, penses-tu être capable d’enchaîner cette saison ? La prochaine ?

J’espère que je pourrai réaliser « Project Hard » cette saison, mais si je n’y parviens pas, alors je croise les doigts pour la saison prochaine. Et si ça ne marche pas, alors la saison encore après ! Je me suis déjà tellement investi, que je veux absolument aller au bout. Mais avec ce type de projet, tu ne sais jamais vraiment combien de temps et de travail il te reste à accomplir, jusqu’à ce que tu sois  près, vraiment tout près de l’enchaînement. J’espère que ce sera pour bientôt.

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Jeux Olympiques de Tokyo: rendez-vous dans 3 ans jour pour jour !

26 Juil

1094. Le compte à rebours est lancé. Il reste 1094 jours avant le début des Jeux Olympiques de Tokyo, qui intégreront pour la première fois de l’histoire l’escalade. Du 24 juillet au 09 août 2020, des milliers de journalistes et de spectateurs suivront avec attention des centaines et des centaines de sportifs concourir dans plus de 33 sports différents.

Et pour célébrer ces trois ans qu’il reste à patienter, Tokyo organisait hier un festival pour fêter l’événement. Ainsi, plus de 5000 spectateurs se sont amassés sur la place Shinjuku, au milieu d’athlètes japonais olympiques et paralympiques.

“Vu qu’il ne reste plus que trois ans avant le lancement des Jeux Olympiques de Tokyo, nous avons déjà commencé à préparer quelques aspects comme la mascotte, le relais de la flamme olympique ou la cérémonie d’ouverture”, déclarait Yoshiko Mori, le président de Tokyo 2020.

En guise de teaser, une fresque lumineuse était projetée sur les bâtiments de la place. Spectacle de son et lumière, résonnant au sein de la capitale japonaise et montrant aux spectateurs à quoi s’attendre en 2020.

Ce type de fresque lumineuse avait déjà été utilisé lors de l’ouverture des finales de la Coupe du Monde de bloc de Tokyo:

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Quelles solutions pour nos falaises ?

26 Juil

Le dernier sujet de Grande Voix, le nouveau support d’information long format de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, porte sur les solutions à apporter à nos falaises…

« La FFME est prête à assumer ses responsabilités liées aux sites naturels d’escalade qu’elle a conventionnés. Mais il faut que nous soyons tenus responsables d’éventuelles fautes que nous commettons. Le risque juridique que nous encourrons aujourd’hui dépasse largement ce cadre. Il est simplement déraisonnable. » Le constat est sévère. Mais il est réel. Oui, la FFME est face à un challenge de taille dans la gestion des sites naturels d’escalade. Et oui, la fédération se donne les moyens de le relever. Explications.

Les faits. Comment en est-on arrivé à cette situation ? Pour tout comprendre, il faut revenir en 1985. L’heure est alors au développement de l’escalade tous azimuts. Les falaises de l’Hexagone se voyaient colonisées par les grimpeurs en collants fluo, à l’affut du moindre morceau de rocher à taquiner.

A la suite d’une menace d’interdiction concernant le site phare de Buoux (alors l’épicentre de la haute difficulté dans le monde de l’escalade), la FFM (l’ancêtre de la FFME) élabore les premières conventions de transfert de responsabilités. Puis, pour permettre au plus grand nombre d’accéder au fabuleux patrimoine rocheux que compte notre pays, la FFME a décidé de poursuivre ce mouvement pendant plusieurs décennies.

Pour convaincre les propriétaires privés et les collectivités territoriales de laisser gratuitement les grimpeurs pratiquer sur leur terrain, la fédération s’est lancée dans une grande politique de conventionnement des sites de pratique. Le cœur de ces conventions ? La fédération devient – contractuellement – gardienne des sites conventionnés, afin de dégager le propriétaire de sa responsabilité liée à un accident d’escalade. Problème, ce statut de gardien implique l’application du régime de la responsabilité sans faute en cas d’accident et de dommages subis par une victime.

La responsabilité sans faute… Mais encore ? Explication. Cela signifie que si un accident survient sur un site conventionné, le juge pourra appliquer la logique suivante:

Question 1 : qui est responsable du site ? Réponse : la FFME.
Question 2 : quel est le régime de responsabilité applicable ? Réponse : la responsabilité sans faute.
Question 3 : pas de question 3. La FFME est condamnée.

C’est schématique, mais c’est en substance ce qu’il se passe : la FFME est responsable. Point. Quel que soit l’évènement, la fédération aura à dédommager les victimes. Vous l’aurez compris, voilà une logique bien compliquée à gérer pour la FFME. D’autant qu’en près de 30 années de politique d’ouverture, près de 1100 conventions ont été signées. Avec aujourd’hui, quelques 1029 conventions encore actives.

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Coupe de France de difficulté de Briançon: résultats des finales !

26 Juil

Ce soir se tenaient les finales de la dernière Coupe de France de difficulté jeunes et vétérans.

Voici les résultats de toutes les catégories:

Minimes:

Chez les filles, en valorisant la prise 34, Luce Douady s’offre la victoire sur cette dernière Coupe de France de la saison.
Chez les garçons, les deux premiers grimpeurs, réalisant les mêmes performances des qualifications jusqu’aux finales, seront départagés au temps sur la voie d’hier soir. Et la médaille d’or s’est jouée à six seconde près ! C’est finalement Joshua Fourteau qui l’emporte.

Cadets:

Chez les cadettes, les trois premières grimpeuses se tiennent à deux prises d’écart. Même si la voie ne sera pas enchaînée, c’est Valentine Mangin qui l’emporte, devant Lucie Vaillant Bultel et Pyrène Santal.
En cadets, c’est Alistair Duval qui s’envole le plus haut dans sa voie de finale.

Juniors: 

Toujours pas de top en juniors femmes, mais une grimpeuse qui prend le large par rapport aux autres finalistes. Pour sa dernière Coupe de France jeunes, Heloïse Dumont termine en beauté, montant sur la première marche du podium.
Il faudra attendre les juniors hommes pour qu’enfin un grimpeur clippe le relais final. Et c’est Arsène Duval qui s’est chargé de faire vibrer les spectateurs au pied du mur, maîtrisant parfaitement sa voie de finale.

Vétérans:

Chez les vétérans c’est Nadine Rousselot qui s’impose chez les femmes, aux côtés de Yannick Dupin chez les hommes.

+ Les résultats complets à retrouver ici !

L’étape de Briançon marquant la fin de la saison nationale, le classement général des Coupes de France de difficulté 2017 est maintenant disponible ici !

Photo d’illustration: archive, Pulsion MFB

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Coupe de France de difficulté jeunes de Briançon: tous les résultats des qualifications !

25 Juil

Le Mondial de l’escalade est lancé à Briançon. Une semaine autour de la montagne et de l’escalade, qui a débuté par une Coupe de France de difficulté jeunes et vétérans, comme chaque année.

Des minimes aux juniors, sans oublier les vétérans, tous grimpaient hier durant toute la journée, jusqu’à tard le soir, sur l’imposante structure extérieure de Briançon. Sans plus attendre, découvrez les résultats complets !

Place maintenant aux demi-finales, avant les grandes finales qui se dérouleront en nocturne ce soir.

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Alex Megos répète l’un des blocs les plus extrêmes de Rocklands !

24 Juil

En trip à Rocklands depuis quelques jours, Alex Megos vient de plier l’un des blocs les plus difficiles d’Afrique du Sud, “The Finnish Line”, 8c/+, ouvert il y a peu par Nalle Hukkataival.

Après de belles croix en falaise ces derniers temps, l’allemand Alex Megos avait pris la direction de Rocklands, en Afrique du Sud, comme bon nombre de grimpeurs le font à cette période estivale.

À peine arriver sur place, Alex ne traînait pas et aller directement se frotter à “Monkey Wedding”, l’un des quatre 8C de Rocklands, qu’il enchaînait en moins de 30 minutes lors de son premier jour sur place.

Il nous annonce maintenant avoir réalisé “The Finnish Line”, une ligne fraîchement ouverte par Nalle Hukkataival il y a moins d’un mois. Le finlandais considérait ce bloc comme l’un des plus beaux “joyaux” d’Afrique du Sud, et l’annonçait comme l’un des blocs les plus durs d’Afrique du Sud, sans toutefois donner de cotation.

Alex Megos commente: “Quel combat ! Parfois les choses prennent un certain temps, mais quand elles arrivent, c’est encore plus gratifiant ! Après 5 heures de travail, je signe la première répétition de “The Finnish Line”, ouvert par Nalle Hukkataival il y a quelques semaines ! Peut-être la plus belle ligne de tous les temps ?!”

Et pour vous rendre compte d’une telle performance, même Jimmy Webb, qui était sur place lui aussi s’est essayé “à la plus spectaculaire pièce de rocher qu’il ait pu toucher” sans toutefois réussir à l’enchaîner

C’est donc le deuxième 8C du trip d’Alex. En l’espace de quelques jours, l’allemand a enchaîné deux des blocs les plus durs du coin.

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Médaille de bronze pour Julia Chanourdie aux Jeux Mondiaux !

23 Juil

Les Jeux Mondiaux viennent de se terminer pour les épreuves d’escalade. Ce sont les finales de la difficulté qui clôturaient l’événement. Julia Chanourdie repart avec la médaille de bronze, tandis que Romain Desgranges échoue au pied du podium.

Julia Chanourdie sur le podium des Jeux Mondiaux 2017 !

Julia Chanourdie vient de monter sur son premier podium international senior ! Et obtenir une première médaille mondiale sur les Jeux Mondiaux, c’est quelque chose de fort !

Nous la savions en forme en ce début de saison 2017, voici qu’elle confirme à Wroclaw, en Pologne. Et le suspense aura été long pour Julia… Il aura fallu attendre la fin des finales pour que la française sois sûre de rester sur le podium.

Les deux premières finalistes à s’élancer dans la voie, Claire Buhrfeind et Mina Markovic se font avoir à mi-parcours.

C’est donc déjà au tour de notre seule et unique française de s’élancer. Julia entre directement dans le rythme de la voie et dépasse la verticale limite fixée par la slovène. Elle enchaîne tous les mouvements du dévers et finit par se retrouver à quelques prises de la fin de la voie. Il faut s’asseoir sur une prise de pied assez éloignée et se rétablir pour sortir de ce dévers. Après un beau combat dans la voie, Julia chute en lançant sa main gauche et se fait emporter dans les airs.

Mais la compétition n’était pas finie… Il reste quatre des meilleures grimpeuses du monde à s’élancer. La japonaise Akiyo Noguchi, pourtant habituée de ce type de mouvement en bloc, chutera une prise sous Julia, tandis que l’autrichienne Jessica Pilz ne valorisera pas la dernière prise tenue par notre française.

Janja Garnbret se lance alors. Le public la contemple: peut-elle libérer cette voie ? La slovène ne commet aucune erreur dans la première partie de la voie. Elle arrive à la sortie du dévers, essaye plusieurs méthodes et finit par chuter sur le même mouvement que Julia. Il en sera de même pour la belge Anak Verhoeven.

Il ne reste plus que Jaïn Kim… La coréenne, première des qualifications, veut se venger. Sur les deux dernières éditions des Jeux Mondiaux, elle avait frôlé la médaille d’or à deux reprises. Mais Jaïn perd du temps dans le crux de la voie, et chute, sans valoriser la fameuse prise.

Anak Verhoeven, Janja Garnbret et Julia Chanourdie sont donc ex-aequo sur cette voie de finale. Elles seront départagées suite aux résultats du tour précédent. Ainsi, la belge monte sur la première marche du podium, devançant Janja et Julia.

Doublé japonais chez les hommes !

Ils montent… Ils montent… ils montent ces japonais ! Si les bloqueurs japonais ont mis tout le monde d’accord cette saison, leurs compatriotes lactates semblent eux aussi monter en puissance cette année.

Yuki Hada et Keiichiro Korenaga montaient déjà tous deux sur le podium de la dernière Coupe du Monde à Chamonix. Ce matin, ils prenaient les deuxièmes et troisièmes places des qualifications, juste derrière Romain Desgranges.

Ce soir, ils sont de nouveau sur le devant de la scène, sur les plus hautes marche du podium. Ex-aequo après leur prestation en finale, ils seront eux aussi départagés suite aux résultats des qualifications. C’est donc Keiichiro Korenaga qui remporte l’or sur ces Jeux Mondiaux, tout comme Sachi Amma l’avait fait en 2009. Le jeune Yuki Hada, qui ne compte même pas une dizaine de Coupes du Monde de difficulté à son actif, prend la médaille d’argent, devant Sean McColl, 3ème.

La zipette maudite de Romain Desgranges…

Le chamoniard s’est fait rattraper par ses vieux démons dans cette voie de finale…

Si les premiers mouvements de la voie laissaient les grimpeurs rentrer dans le rythme, un jeté à mi-voie sera fatal pour la moitié des finalistes. Domen Skofic ne parviendra pas à tenir les deux boules à l’arrivée de ce mouvement dynamique. Il en sera de même pour l’italien Francesco Vettorata ou le polonais Maciej Dobrzanski.

Après de belles qualifications, Romain Desgranges était le dernier grimpeur à s’élancer ce soir. Malheureusement, le capitaine de l’équipe de France sera de retour au sol plus tôt que prévu… Au moment de donner l’impulsion lors du jeté, son pied droit zippe du volume, ne le propulsant pas assez haut pour aller chercher les deux prises de réception. Il termine 4ème, au pied du podium.

Les résultats complets:

Le tableau des médailles:

Toutes disciplines confondues, c’est le Japon qui remporte le plus de médailles: deux en or et deux en argent.
Les japonais sont talonnés de près par les russes, qui comptent eux aussi quatre médailles: une en or et trois en argent.
Enfin, la France monte sur le podium avec trois médailles, une en argent et deux en bronze.

Photos: Szymon Aksienionek

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Romain Desgranges en tête des qualifications sur les Jeux Mondiaux !

23 Juil

JEUX MONDIAUX, Jour 3: épreuve de difficulté avec les qualifications ce matin et les finales en fin de journée. Chez les hommes, c’est le français en forme du moment Romain Desgranges qui prend la tête du classement. Du côté féminin, c’est Jaïn Kim qui montera le plus haut dans la voie.

Ils se sont retrouvés en petit comité. Habitués à des centaines de participants sur les étapes de Coupe du Monde, ils n’étaient que dix chez les hommes et onze chez les femmes à avoir été sélectionnés pour prendre part aux Jeux Mondiaux de Wroclaw, en Pologne.

Toutefois, les favoris de ce début de saison sont bien présents. Chez les femmes, les six meilleures mondiales du moment se sont retrouvées pour disputer les phases de qualification ce matin. Il en est de même chez les hommes, où les quatre grimpeurs les plus forts de ce début de saison se sont retrouvés au pied du mur. Seul Stefano Ghisolfi manque à l’appel. Pourtant inscrit sur les listes de départs, l’italien a préféré faire l’impasse sur cette compétition, souffrant d’une petite douleur à l’épaule depuis les Championnats d’Europe.

Romain Desgranges, de nouveau en tête du classement !

Il est décidément l’homme en forme de ce début de saison ! Après avoir remporté les Championnats d’Europe à Campitello di Fassa, puis la Coupe du Monde de Villars en Suisse, le chamoniard aimerait bien ajouter à son palmarès un titre aux Jeux Mondiaux de Wroclaw, lui qui avait déjà pris la médaille de bronze il y a huit ans, lors de l’édition de Kaohsiung à Taïwan.

Ce matin, même s’il n’ira pas jusqu’au sommet de la voie, il le grimpeur à monter le plus haut. Il atteint la marque 34, mettant trois mouvements au deuxième du classement, je japonais Keiichiro Korenaga, récemment médaillé d’argent sur la Coupe du Monde de Chamonix. Deux prises derrière, c’est un autre japonais qui termine 3ème des qualifications, Yuki Hada, également médaillé il y a dix jours sur la place du Mont-Blanc.

Un crux, à mi-voie, piégera la moitié des grimpeurs. L’italien Francesco Vettorata et le canadien Sean McColl tomberont sur cette 20ème prise. Domen Skofic se fera également avoir une prise plus loin, prenant la quatrième place du jour.

Avantage à Jaïn Kim chez les femmes !

Chez les femmes, aucune grimpeuse ne topera la voie. Pourtant, Jaïn Kim s’est approchée de près du relais final. Tout comme chez les hommes, un passage sera fatal pour de nombreuses concurrentes. Julia Chanourdie, seule française au départ ce matin se fait piéger dans ce passage. Pas grave, elle sera tout de même en finale tout à l’heure, prenant la 6ème place ce matin.

L’américaine Claire Buhrfeind se fait également avoir au même endroit que Julia, tout comme l’autrichienne Jessica Pilz et la japonaise Akio Noguchi. Même Janja Garnbret tombera dans ce passage, c’est dire la complexité de cette séquence de mouvements !

La belge Anak Verhoeven parvient à s’extirper de ce crux, continuant quelques prises plus loin avant de se faire rattraper par la gravité. Elle se classe 2ème.

Car devant, Jaïn Kim propose la meilleure prestation de la matinée, devançant de trois prises la marque laissée par la belge. La finale, regroupant les meilleures grimpeuses mondiales du moment, s’annonce fracassante !

Les résultats complets des qualifications:

Les finales auront lieu de 17h00 à 18h30, mais ne seront malheureusement pas diffusées en direct… Rendez-vous donc sur PG pour retrouver tous les résultats juste après les finales !

Photos: archives

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Jeux Mondiaux: l’argent pour Anouck Jaubert, le record du monde de vitesse explosé !

22 Juil

Nouvelle médaille tricolore sur les Jeux Mondiaux à Wroclaw en Pologne ! Anouck Jaubert repart avec l’argent, au terme d’une finale palpitante où le record du monde a été littéralement explosé par Iuliia Kaplina !

Une compétition (presque) parfaite pour Anouck Jaubert !

Il y a deux semaines, elle remportait la manche de Coupe du Monde de Villars, en Suisse. C’est donc le couteau entre les dents qu’Anouck prenait part aux Jeux Mondiaux aujourd’hui. Toutes les favorites russes et polonaises habituées aux podiums de Coupes du Monde avaient fait le déplacement. La compétition promettait d’être grandiose…

Et ce fut le cas ! Anouck démarre la journée sur les chapeaux de roue, en signant le meilleur temps des qualifications. C’est donc en pole position que la championne de France en titre s’élançait pour les phases finales.

En 1/4 de finale, Anouck récidive: elle signe de nouveau le meilleur temps, avec un run en 7″89.

Que dire des 1/2 finales où la tricolore enfonce le clou: 7″52 ! Elle améliore son record personnel de 7 centièmes et frôle le record mondial de 6 centièmes… En trustant de nouveau la première place du classement.

Des finales d’anthologies !

C’est donc en finale, opposée à la numéro 1 mondial Iuliia Kaplina que tout allait se jouer. Ultra concentrées, les deux grimpeuses jouent la victoire sur ces Jeux Mondiaux 2017. Le bip retentit, les deux grimpeuses vont très vite. Jamais auparavant nous n’avions vu un duo féminin aller si vite dans la voie !

Anouck Jaubert frappe le buzzer en 7″42. Elle améliore de 10 centièmes son propre record personnel battu quelques minutes plus tôt lors des demi-finales.

Mais où est passée Iuliia Kaplina ?! La russe s’est envolée devant notre française à une vitesse folle ! C’est la première fois qu’une grimpeuse enchaîne si vite les mouvements de la voie officielle. Si Iuliia avait fixé son précédent record mondial à 7″38, elle vient de l’exploser de plus de 6 centièmes, établissant un nouveau chrono de référence à 7″32 !

Nouvelle médaille d’or pour Reza Alipourshena !

C’est définitivement LA saison de Reza Alipourshena. Cette année, il a tout remporté: deux étapes de Coupe du Monde, un record mondial, et ce soir, les Jeux Mondiaux de Wroclaw.

Opposé à Danyil Boldyrev en finale, l’ukrainien doit prendre tous les risques pour vaincre la puissance hors norme de l’iranien. Si bien que Danyil tombe, laissant Reza s’envoler vers le buzzer en 5″58.

La troisième place revient au russe Stanislav Kokori, qui remporte son duel en petite finale face au local Marcin Dzienski.

Bassa Mawem, seul représentant tricolore échouera lors des 1/4 de finale, zippant du pied au début de la voie. Il termine 7ème du classement.

Les résultats complets:

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Deux français en finale des Jeux Mondiaux d’escalade de vitesse !

22 Juil

Après le bloc hier, cette deuxième journée des Jeux Mondiaux est consacrée à l’épreuve de vitesse, avant la difficulté, qui aura lieu demain.

Lors des qualifications, qui avaient lieu tout à l’heure, c’est Anouck Jaubert qui a signé le meilleur temps chez les femmes, avec un run en 7″66.

Elle est talonnée de près par la russe Iuliia Kaplina, qui mettra un centième de plus que notre française.

Pas de 1/4 de finale pour la jeune Elma Fleuret, la deuxième grimpeuse tricolore engagée sur cette compétition. Son run en 9″18 ne sera pas suffisant pour rentrer parmi les huit meilleures.

Chez les hommes, les meilleurs mondiaux se sont disputés la première place de ces qualifications à vive allure.

Avantage à l’ukrainien Danyil Boldyrev, qui était le grimpeur le plus rapide tout à l’heure, mettant 5″59 pour parcourir les quinze mètres de la voie de vitesse.

Bassa Mawem, seul représentant de l’équipe de France chez les hommes participera bien aux phases finales tout à l’heure. Il se classe 6ème des qualifications, avec un run en 6″04.

Les résultats complets des qualifications:

Photo d’illustration: FFME

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Thomas Ballet remporte la grande finale de Ninja Warrior !

22 Juil

Thomas Ballet a remporté hier la finale de cette édition 2017 de Ninja Warrior. Au-delà de cette victoire, Thomas est également devenu le premier candidat de l’histoire du jeu à aller si loin dans le parcours de Ninja Warrior France !

Hier soir était diffusée la finale de la deuxième saison de Ninja Warrior France, sur TF1. Parmi tous les candidats finalistes, nous retrouvions quatre grimpeurs bien connus de la planète grimpe: Manu Cornu, membre de l’équipe de France de bloc, Nicolas Januel, coach de cette équipe, Guillaume Moro, champion de France de vitesse et Thomas Ballet quintuple champion de France.

La finale, composée d’abord d’un premier parcours avec des obstacles demandant une très bonne coordination, piégera de nombreux concurrents. Nicolas Januel se fera avoir sur l’obstacle de “L’araignée”, où il faut se jeter entre deux parois espacées d’un peu plus d’un mètre, puis avancer en écart sur plusieurs mètres.

Les rescapés de ce premier parcours avaient alors droit à de nouveaux obstacles encore plus “à bras”. À ce jeu, parmi tous les finalistes, ils ne seront que trois à en venir à bout: Guillaume Moro, Thomas Ballet et Manu Cornu, nos trois grimpeurs !

Ainsi, la grande finale de Ninja Warrior ressemblait à s’y méprendre à une sorte de finale d’un Championnat de France, où se mêlaient grimpeurs de vitesse, de difficulté et de bloc.

Ils étaient plus de 200 candidats au lancement de la saison… Il n’en restait que trois pour tenter l’impossible: braver trois des plus durs obstacles de Ninja Warrior pour accéder à la fameuse Tour des Héros: une corde de 23 mètres à escalader en moins de 30 secondes.

Guillaume Moro et Manu Cornu se font avoir sur “L’ultime envol”, un obstacle mêlant force, coordination et précision, le dernier rempart avant la fameuse Tour des Héros. De toute l’histoire du jeu, aucun français n’était allé au-delà de cette épreuve…

… Jusqu’à l’arrivée de Thomas Ballet. Ce dernier, poussé par une foule de spectateurs en délire au bord du parcours, enchaîne un à un les obstacles. Il réussit alors l’exploit: il est le premier candidat de l’histoire du jeu Ninja Warrior en France à atteindre la Tour des Héros. À la clé, 100 000 € l’attendent à côté du buzzer, au sommet des 23 mètres de corde.

Le bip retentit. Thomas s’élance, à un bon rythme, avant de s’essouffler sur les derniers mètres de corde. Malheureusement, il attendra le buzzer 7 secondes après le temps qui lui était imparti.

Mais malgré cet échec, Thomas retiendra surtout qu’il est le premier candidat français à atteindre cette fameuse Tour des Héros.

De quoi le motiver pour les prochaines éditions !

Revivez le parcours de Thomas:

 

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Fanny Gibert première bloqueuse de l’Histoire médaillée des Jeux Mondiaux !

21 Juil

Elle était la seule française engagée sur l’épreuve de bloc des Jeux Mondiaux… Fanny Gibert repart médaillée de bronze au terme des finales ! Chez les hommes, nette domination du Japon, tandis que chez les femmes, c’est la jeune serbe Stasa Gejo qui s’impose.

Retour sur les premières finales de bloc de l’Histoire des Jeux Mondiaux.

Fanny Gibert sur la troisième marche du podium !

Elle est allée la chercher Fanny cette médaille ! Dorénavant, la grimpeuse de l’équipe de France peut se vanter d’avoir été la première bloqueuse médaillée de l’Histoire des Jeux Mondiaux. En effet, depuis la création de cet événement en 1981, c’est la première fois que le bloc fait son apparition au programme de la compétition, bien que l’escalade de difficulté et de vitesse y figurent depuis quelques annéesdéjà.

Pourtant, les finales n’ont pas commencé de la meilleure des façons pour Fanny Gibert. Si l’allemande Monika Retschy, la japonaise Miho Nonaka et la serbe Stasa Bejo sortent le premier bloc en quelques essais, notre tricolore ne parvient pas à trouver la solution, ne validant même pas la prise de zone.

Mais c’est déterminée qu’elle s’élance dans le deuxième bloc, qu’elle sortira à vue ! Elle sera la seule grimpeuse, avec Akiyo Noguchi, à réaliser une telle prestation.

Et Fanny n’avait pas encore dit son dernier mot… Voilà que notre française récidive dans le troisième bloc, le sortant à vue de nouveau. Quelle performance, quand on sait que ce problème ne sera validé que par une autre finaliste !

Et même si Fanny n’enchaînera pas le dernier bloc, ses deux blocs à vue lui suffisent pour monter sur la troisième marche du podium et ainsi être médaillée de bronze, derrière la japonaise Miho Nonaka.

Devant, victoire incontestable de Stasa Gejo. La jeune serbe sera la seule finaliste à compléter tous les blocs, en 10 essais.

1- Stasa Gejo (SRB)
2- Miho Nonaka (JPN)
3- Fanny Gibert (FRA)

Le japonais Yoshiyuki Ogata brille chez les hommes !

Chez les hommes, comment imaginer un podium international sans un japonais sur la plus haute marche de celui-ci ? Si c’est Tomoa Narasaki qui dominait les qualifications en début de journée, c’est finalement son compatriote de 19 ans, Yoshiyuki Ogata, qui se voit devenir le premier bloqueur couronné des Jeux Mondiaux.

Et cette médaille d’or, Yoshiyuki la mérite amplement ! Il réalise aujourd’hui les plus belles finales de sa (jeune) carrière, en étant l’unique finaliste à monter au sommet de tous les blocs. Pourtant, ces blocs n’étaient pas si simples… notamment ce deuxième problème très physique, qui ne se laissera dompter par aucun grimpeur… Aucun ? Avant le passage de Yoshiyuki en tout cas. Car il ne fera qu’une bouchée de ce bloc, qu’il tope à vue.

Avec 4 blocs en 9 essais, il termine donc premier de cette compétition, devant l’allemand Jan Hojer, qui comptabilise 3 blocs en 6 essais (et qui se payera le luxe de ne pas utiliser la prise de zone du dernier bloc) et le russe Alexey Rubstov, avec un bloc de moins que Jan Hojer.

1- Yoshiyuki Ogata (JPN)
2- Jan Hojer (ALL)
3- Alexey Rubstov (RUS)

Micka Mawem, à un petit essai du podium…

Nous ne sommes pas passés loin d’un deuxième podium tricolore ce soir ! Micka Mawem a frôlé de tout près une troisième, voir une deuxième place. En effet, après une très belle entrée en matière où il enchaîne le premier bloc à vue, il chute la prise finale dans la main du deuxième bloc.

Micka se rattrape alors dans le dernier bloc de la compétition, qu’il enchaîne en trois essais… Soit un essai de plus que le russe Alexey Rubstov, qui, avec 2 blocs en 3 essais, devance Micka Mawem d’un petit essai.

Manu Cornu, le troisième bloqueur français engagé sur ces Jeux Mondiaux, ne parviendra à valider que le dernier bloc de ces finales, prenant ainsi la 6ème place de cette compétition.

Les résultats complets:

Demain, place aux épreuves de vitesse avec de nouveau trois français engagés. Puis dimanche, Romain Desgranges et Julia Chanourdie clôtureront les épreuves d’escalade avec la difficulté.

Photos: The Circuit Climbing, FFME

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Huit français participeront aux Jeux Mondiaux cette semaine !

17 Juil

Les 20, 21, 22 et 23 Juillet, 62 athlètes du monde entier feront le déplacement jusqu’à Wroclaw, la quatrième ville polonaise, pour participer à une compétition un peu spéciale… Les Jeux Mondiaux !

Les Jeux Mondiaux… Mais qu’est-ce que c’est ?

Cette fois-ci, les grimpeurs ne disputeront pas une traditionnelle étape de Coupe du Monde, ni même un Championnat. Cette semaine, les grimpeurs sont attendus à Wroclaw pour prendre part aux Jeux Mondiaux (World Games en anglais), une compétition qui n’a lieu que tous les quatre ans.

Oui, cet événement ressemble à s’y méprendre aux fameux Jeux Olympiques. Les Jeux Mondiaux sont d’ailleurs connus pour être “l’antichambre” des J.O. Une bonne partie des sports devenus aujourd’hui olympiques, sont d’abord passés par les Jeux Mondiaux avant d’être officiellement intégrés.

Cette semaine, c’est donc une trentaine de sports qui seront représentés sur cette édition 2017 des Jeux Mondiaux. Au beau milieu de la danse, du korfball, du roller, de la course d’orientation, du muaythai, de la motocross ou de la pétanque, figureront des épreuves d’escalade.

Petite particularité tout de même, ce sont seulement quelques athlètes qui représentent leur pays. Ainsi, chaque fédération envoie un ou deux grimpeurs par discipline. C’est pourquoi la liste des participants n’est pas aussi longue que sur les compétitions internationales classiques.
Si par exemple ils étaient 22 français au départ de la Coupe du Monde de Chamonix le week-end dernier, ils ne seront que deux, dimanche, à participer à l’épreuve de difficulté.

L’équipe de France des Jeux Mondiaux:

C’est justement Romain Desgranges chez les hommes et Julia Chanourdie chez les femmes qui représenteront la France et qui iront défier des athlètes comme Domen Skofic, Janja Garnbret, Jaïn Kim, Stefano Ghisolfi, ou bien Sean McColl. L’expérience de Romain Desgranges, qui remportait une médaille de bronze aux Jeux Mondiaux de 2009 et la forme du moment de Julia Chanourdie laissent présager une belle compétition du côté tricolore.

Mais la difficulté ne sera pas la seule discipline représentée sur ces Jeux Mondiaux ! La vitesse est également incluse au programme depuis l’intégration de l’escalade aux Jeux Mondiaux en 2005. Et pour la première fois de l’Histoire de cette compétition, le bloc fera également partie des épreuves cette année.

En vitesse, c’est donc les trois français les plus rapides du moment qui endosseront le maillot bleu-blanc-rouge. Anouck Jaubert et Elma Fleuret chez les femmes, Bassa Mawem chez les hommes.

En bloc, c’est Fanny Gibert qui a été sélectionnée pour représenter la France chez les femmes, tandis que chez les hommes, deux français feront le déplacement: Manu Cornu et Micka Mawem, qui partiront le couteau entre les dents, n’ayant pas participé aux deux dernière Coupes du Monde de bloc.

Notons que la France sera la seule nation à être représentée dans les trois disciplines de l’escalade, tout comme la Pologne, le pays organisateur de l’événement.

C’est donc en petit comité que les athlètes se retrouveront. Les meilleurs de chaque discipline s’affronteront pour un titre un peu spécial, que tous veulent remporter !

Et pour départager cette élite mondiale, les ouvreurs font également partie des meilleurs et des plus expérimentés du Monde: Jacky Godoffe et Christian Bondhammer, les chefs ouvreurs de la compétition, emmèneront une équipe composée du polonais Adam Pustelnik et du français Romain Cabessut.

Le programme des épreuves d’escalade:

Chaque jour est consacrée à l’une des trois disciplines.

Vendredi 21 Juillet: BLOC

09h00 – 10h40: Qualification bloc hommes
11h30 – 13h10: Qualification bloc femmes
16h00 – 17h30: Finale bloc hommes
18h00 – 19h30: Finale bloc femmes
19h30 – 19h45: Remise des médailles

Samedi 22 Juillet: VITESSE

14h00 – 14h15: Qualification vitesse hommes
14h15 – 14h30: Qualification vitesse femmes
17h30 – 18h40: Finale vitesse hommes et femmes
18h45 – 19h00: Remise des médailles

Dimanche 23 Juillet: DIFFICULTÉ

09h00 – 10h00: Qualification difficulté hommes et femmes
17h00 – 18h30: Finale difficulté hommes et femmes
18h35 – 18h50: Remise des médailles

Le palmarès des grimpeurs sur les Jeux Mondiaux, depuis 2005:

À très vite sur PG, pour retrouver résultats et résumés jour après jour !

Photos: Eddie Fowke, Sasha Onil

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Sélection de l’équipe de France de bloc pour la Coupe du Monde de Munich !

17 Juil

L’équipe de France de bloc fait son grand retour sur les compétitions internationales !

Après deux étapes mondiales d’absence (malgré de très bons résultats, aucun membre de l’équipe de France n’était rentré dans les critères imposés par la FFME), nous retrouverons la sélection tricolore sur l’étape de Munich, qui sera d’ailleurs une double compétition: une Coupe du Monde de bloc, mais aussi le Championnat d’Europe de bloc 2017.

  • Voici la sélection:
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