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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

La Sportiva Legends Only: un show unique au monde, remporté par Shauna Coxsey !

26 Nov

La soirée des La Sportiva Legends Only est l’un des événements les plus attendus de l’année. Pour cause, cette compétition de bloc au format unique a tous les ingrédients pour séduire.

Cet événement se fait sur invitation, et seuls les six meilleurs grimpeurs de la planète sont conviés à y participer. Les blocs sont les plus durs jamais tracés en compétition. En effet, les grimpeurs découvrent les blocs le jeudi, et peuvent les travailler ensemble le temps d’une après-midi. Les ouvreurs peuvent donc se permettent de créer des blocs très durs, plus difficiles que sur des étapes de coupe du monde. Le samedi soir, les grimpeuses disposent de trois essais pour tenter d’enchaîner le bloc.

Enfin, cette compétition va au-delà de la performance elle-même. C’est l’un des seuls moments, pour ne pas dire LE seul moment de l’année, où les compétiteurs peuvent se retrouver et partager des méthodes ensemble. En effet, plutôt habitués à être enfermés en isolement sur les Coupes du Monde pour ne pas voir les autres grimper, cette compétition se veut être tout l’inverse. Échange et partage sont au rendez-vous.

© Vladek Zumr

Trêve de présentation, venons-en maintenant à cette édition 2017, qui accueillait Mélissa Le Nevé, Fanny Gibet, Shauna Coxsey, Petra Klingler, Stasa Gejo et Katia Kadic.

Bloc 1

Et dans ce premier bloc jaune, c’est la française Fanny Gibert qui frappe fort. À l’aise dans ce style de grimpe, elle parvient à enchaîner le bloc lors de son troisième et ultime essai. Une performance qu’elle sera la seule à réaliser, prenant ainsi la tête de la compétition à l’issue de ce premier bloc.

Bloc 2

Mais la soirée va prendre un nouveau tournant dans le deuxième bloc. Cette fois, il faut faire confiance à ses pieds, car les ouvreurs se sont amusés à disposer des volumes entièrement lisses dans le crux du bloc. Shauna Coxsey n’en fait qu’une bouchée et le sortira au premier essai de la soirée, tout comme la championne d’Europe en titre, Stasa Gejo, ou encore la slovène Katia Kadic.
Ça ne passe pas malheureusement pour Fanny, qui perd alors son avance au classement général.

Bloc 3

Attention, mouvement spéculaire dans le bloc 3 ! Il faut être solide en gainage et jeter en épaule main droite sur la prise de zone, tout en contrôlant le ballant. Un mouvement inédit, qui plaira particulièrement aux grimpeuses.

Et Shauna Coxsey est de nouveau impressionnante… Elle parvient à enchaîner ce bloc au premier essai, avec une facilité déconcertante. Car derrière, ce bloc pose problème aux autres finalistes… Mais finalement, après un incroyable combat dans le bloc, la jeune serbe Stasa Bejo parvient elle aussi à valider ce troisième bloc de la soirée. Le duel était lancé entre la britannique et la serbe !

Bloc 4:

L’équilibre. C’est le maître mot de ce bloc tout en sensation. On n’arrête plus Shauna Coxsey, décidément très en forme, qui parvient à valider ce bloc bleu à vue de nouveau ! Quelle fluidité impressionnante pour la numéro 1 mondiale… Une fois n’est pas coutume, Stasa Gejo la rejoint de nouveau au sommet du bloc.

© Vladek Zumr

Bloc secret:

Petite particularité cette année, les finalistes découvrent un cinquième et dernier bloc. Celui-là, elles n’ont pas eu la chance de le travailler avant. Elles le découvrent à vue, comme en finale de Coupe du Monde. À ce moment de la compétition, le classement peut encore être modifié…

Mais cet ultime bloc ne connaîtra qu’un seul top: celui de Petra Klingler. La machine suisse fait parler la poudre et ses gros muscles pour être la seule concurrente au sommet du bloc. Celui-ci lui vaudra la troisième place du classement général.

Les résultats:

La victoire finale revient donc à Shauna Coxsey, qui aura enchaîné trois blocs en trois essais. Soit deux petits essais de moins que Stasa Gejo qui comptabilise trois blocs en cinq essais.

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Manu Cornu et Flavy Cohaut remportent le Master national de Combiné !

25 Nov

Ce soir se tenaient les premières finales françaises de combiné sous le format olympique. Une soirée qui s’annonçait intense pour les six finalistes hommes et femmes.

Au programme, d’abord l’épreuve de vitesse, sous le format qualifications, demi-finales, petites finales et finales.
Ensuite, direction le fronton de bloc, avec quatre blocs de finale.
Et histoire de bien conclure la soirée, les finalistes en terminaient sur le mur de difficulté, dans une ultime voie de finale, à serrer les prises tant bien que mal malgré la fatigue accumulée.

Et ce soir, c’est Flavy Cohaut et Manu Cornu qui ont été les plus performants dans l’ensemble des trois disciplines. Il montent sur la plus haute marche du podium, devançant Anouck Jaubert et Mickaël Mawem, qui terminent deuxièmes. Margaux Deschamps et Hugo Parmentier complètent le podium.

Vitesse

Chez les femmes, pas de surprise, c’est Anouck Jaubert qui remporte l’épreuve de vitesse. À l’aise dans la discipline, la numéro 1 mondiale ne laisse personne lui piquer la vedette.
Chez les hommes en revanche, Pierre Rebreyend, le favori en vitesse, commettra un faux départ éliminatoire en finale. Il laisse alors Micka Mawem s’envoler au sommet du mur, pour remporter cette première épreuve.

Bloc

En bloc, le duel s’annonçait palpitant entre les deux bloqueurs membres de l’équipe de France, Micka Mawem et Manu Cornu. Et c’est finalement Manu qui ressort vainqueur de cette discipline, graillant quelques places au classement général.
Chez les femmes, la hiérarchie est respectée et la jeune bloqueuse Flavy Cohaut confirme ce soir qu’elle est la meilleure en bloc.

Difficulté

Bien que fatigué, il faut maintenant enfiler son baudrier pour en découdre dans une voie de difficulté. C’est sur cette dernière épreuve que tout se joue. Et c’est au tour des diffeurs de faire parler la poudre.
Chez les hommes, Hugo Parmentier prend des risques mais ça paye: il enchaîne cette voie de finale.
Chez les femmes, la voie restera invaincue, mais Marion Traber sera celle à monter le plus haut, remportant cette dernière épreuve.

© FFME

Les résultats complets:
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Championnat d’Europe cadets de combiné: les résultats des qualifications !

25 Nov

Après les qualifications du Master National de combiné hier, aujourd’hui le mur de Saint-Étienne prenait une dimension continentale, pour accueillir le premier Championnat d’Europe cadets de combiné de l’histoire de l’escalade.

L’idée ? Préparer les meilleurs jeunes européens aux J.O de Tokyo en 2020 et profiter de cette compétition pour repartir avec des pistes de travail et d’amélioration quant à l’effort à fournir pour performer dans les trois disciplines le temps d’une même journée.

Vitesse

Et ce matin, c’est d’abord au pied du mur de vitesse que les jeunes avaient rendez-vous. Au bilan, sur nos huit français cadets sélectionnés pour participer à cette compétition, cinq d’entre eux rentrent dans le top 10 de cette première discipline: Jennifer Bonnet prend la 3ème place, devant Lucile Saurel 5ème. Chez les hommes, c’est Sam Avezou qui signe la meilleure performance tricolore, terminant 4ème, devant Nathan Martin 6ème et Mathieu Miguel 10ème.

Bloc

Puis, place aux quatre blocs de qualification. Une discipline qui réussit plutôt bien à la French Team, puisque tous se classent entre la 3ème et 11ème place. Belle performance de Mailys Piazzalunga, qui enchaînera les 4 blocs en 8 essais et se classera 3ème.
Chez les hommes, Nathan Martin et Léo Favot valideront 2 blocs en 3 essais et prendront la 3ème et 4ème place.

Difficulté

Enfin, la journée s’est achevée sur le mur de difficulté, dans une unique voie de qualification. Dans sa discipline favorite, Nolwenn Arc sera l’une des deux seules grimpeuses à enchaîner et se classe 2ème. Maailys Piazzalunga et Lucile Saurel rentrent également dans le top 10. Chez les hommes, c’est un top 10 pour nos quatre français. Mention spéciale à Sam Avezou et Léo Favot, qui termine 5ème et 6ème, à quelques mouvements du top.

Combiné

Le classement général s’effectue en multipliant la place de chaque athlète dans chacune des disciplines. Ce résultat donne un nombre de points, ainsi, celui qui comptabilise le moins de point l’emporte.

Sur cette première journée de qualification, c’est l’italienne Giorgia Tesio qui se classe première du général, ayant terminé 1ère en bloc et en difficulté. Seule Nolwenn Arc sera présente en finale demain, prenant la 6ème et dernière place qualificative pour les finales. Derrière, les autres françaises se suivent: Mailys Piazzalunga termine 7ème, devant Lucile Saurel 8ème et Jennifer Bonnet 9ème.

Chez les hommes, la moitié des finalistes demain seront français ! Si c’est encore un italien qui a prit les rênes du classement aujourd’hui, Nathan Martin termine 2ème, juste devant Sam Avezou, 3ème. Enfin, belle 5ème place de Léo Favot, qui se qualifie pour les finales de demain.


La suite du programme:

Samedi 25 novembre – FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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Master national de combiné: les résultats des qualifications !

24 Nov

Ce week-end se tient à St-Étienne une compétition d’envergure. Un double événement qui accueille à la fois un master national de combiné pour les meilleurs seniors français, mais aussi un championnat d’Europe cadets de combiné.

Vous l’aurez compris, le maître mot du week-end est “combiné”. En effet, c’est la première fois qu’une compétition se déroule sous le format officiel retenu par le CIO pour les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

L’occasion pour les entraîneurs et les grimpeurs d’apprendre à gérer ce type d’effort pour allier en l’espace de quelques heures les trois disciplines de l’escalade: la vitesse, le bloc et la difficulté.

Tout a commencé aujourd’hui par le Master national de combiné seniors. Des athlètes français ont été invités à prendre part à la compétition. Parmi eux, on retrouve entre autres Anouck Jaubert, Flavy Cohaut, Manu Cornu, Mickaël Mawem, Jérémy Bonder, bien connus dans leur catégorie respective.

Tous avaient rendez-vous en milieu de journée, pour débuter par l’épreuve de vitesse. Une fois cette discipline terminée, direction le fronton de bloc, pour quatre blocs de qualification. Enfin, les cinq femmes et dix hommes présents ont terminé la journée dans une voie, tracée sur le mur de difficulté.

À l’issue de cette journée de qualification, les six meilleurs du classement général ont rendez-vous demain soir, pour renouer avec les trois disciplines, lors des finales.

Le classement général des qualifications:

Les résultats détaillés:

  • Vitesse:
  • Bloc:
  • Difficulté:

La suite du programme:

Samedi 25 novembre – QUALIFICATION CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

09h00-09h25 : vitesse hommes
09h30-09h55 : vitesse femmes
10h00-12h10 : bloc hommes
10h30-12h40 : bloc femmes
12h45 : observation difficulté hommes
13h10-14h45 : difficulté hommes
13h00 : observation difficulté femmes
13h25-15h10 : difficulté femmes

FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

17h00-18h00 : isolement hommes et femmes
18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

7h30-8h30 isolement hommes
8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

10h30-11h30 isolement femmes
12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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Les La Sportiva Legends Only débarquent pour une nouvelle édition !

24 Nov

Mélissa Le Nevé, Fanny Gibet, Shauna Coxsey, Petra Klingler, Stasa Gejo et Katja Kadic. Voici la liste des athlètes invitées à participer à la septième édition des LaSportiva Legends Only, en Suède.

Après une édition 100% masculine l’année dernière, cette fois-ci, c’est au tour des meilleures bloqueuses de la planète de participer.

Le format de cette compétition est unique. Quatre blocs sont tracés en début de semaine par une équipe de quatre ouvreurs internationaux. Mais plutôt que d’attendre le samedi soir que la compétition commence, les grimpeuses découvrent les blocs dès le jeudi et peuvent ainsi les travailler durant deux jours.

Ensemble ou individuellement, elles doivent trouver les méthodes et s’approprier les mouvements pour être performante le samedi soir, et sortir le plus de blocs en moins d’essais possible.

Mais petite nouveauté cette année, un bloc secret leur sera proposé en fin de compétition. Après avoir grimpé dans les quatre premiers blocs qu’elles connaissent, un cinquième bloc leur sera dévoilé. Seules face au problème cette fois-ci, elles devront en venir à bout en quelques minutes seulement.

Et ce dernier bloc pourra chambouler le classement provisoire…

Alors rendez-vous samedi soir à 19h00 devant le live, à suivre sur Planetgrimpe !

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Alex Megos dépasse Adam Ondra et atteint le plus haut point de « The Project », la voie la plus dure du Monde !

23 Nov

Souvenez-vous… L’hiver dernier, dans la salle Klättercentret à Stockholm, les ouvreurs Robert Rundin et Jocke Berglund traçaient une voie pour le moins atypique…

Tout simplement parce que « The Project » ce n’est autre que la voie indoor la plus dure jamais tracée. Mais aussi parce qu’un tout nouveau concept est associé à cette voie. La difficulté est croissante au fil de l’ascension. Les premiers mouvements correspondent à du 6a, puis on passe à du 6b, 6c… pour atteindre un pas en 8C bloc dans la toute fin de la voie !

Accessible à tous, la voie est constamment ouverte à vos tentatives. N’importe quel grimpeur peut s’y frotter et tenter de monter plus haut au fil de ses essais.

Si vous atteignez le sommet de la voie ? 5000€ vous seront gracieusement offerts pour récompenser vos exploits.

Nalle Hukkataival, Stefano Ghisolfi, Jorg Verhoeven, Kajsa Rosén et Magnus Midtbø étaient les premiers à tenter l’aventure.

Puis ce printemps, c’était au tour du prodige Ondra de venir défier en duel « The Project ». Après avoir travaillé les mouvements durant la journée, le tchèque mettait deux vrais essais en soirée depuis le bas. Il atteignait presque la sortie du monstrueux dévers, fixant une nouvelle verticale limite. Jusqu’à la sortie du toit la voie vaut déjà 9b/9b+.

Le meilleur run d’Adam:

Depuis, personne n’a réussi à aller plus haut qu’Adam… Jusqu’à hier. Qui est donc l’un des seuls grimpeurs de la planète capable de dépasser Ondra ? Alex Megos bien sûr ! Arrivé en Suède il y a peu, l’allemand s’est empressé d’aller jouer avec cette voie dès son premier jour sur place. Cet hiver, Alex était là en même temps que Nalle, Stefano, Jorg, Kajsa et Magnus, mais en raison d’une blessure au doigt, il n’avait pas pu enfiler les chaussons…

Alors êtes-vous surpris si je vous dis que l’allemand a fixé une nouvelle verticale limite, montant plus haut qu’Adam ?

Certes, la voie n’est pas encore enchaînée, mais Alex a prévu de rester encore une semaine sur place…           Il risquerait bien d’établir encore un nouveau record…

Restez connectés !

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Portrait de Romain Desgranges, ou comment passer du 6a au rang de numéro 1 mondial.

22 Nov

20 ans. C’est le temps qu’il a fallu à Romain Desgranges, pour passer du statut de grimpeur lambda sans capacité, au rang de numéro 1 mondial que tout le monde idolâtre.

Son parcours fait rêver plus d’un grimpeur. Il est celui qui démontre que tout est possible. Que le talent n’y est pour rien. Qu’en travaillant encore et encore, qu’en s’accrochant toujours à ses rêves, tout devient possible. Son sponsor principal le lui rappelle si bien : « impossible is nothing ». À ces quelques lettres, Romain s’y est accroché, pour bâtir son destin.

Portrait de Romain Desgranges, qui, à 35 ans, vient de réaliser la plus belle de ses saisons.

Une enfance qui ne le prédestinait pas à devenir champion…

Petit, Romain ne rêvait que d’une chose : s’inscrire dans un club de foot pour suivre balle aux pieds, les traces de son idole, Zinedine Zidane. Il faut dire qu’en terre stéphanoise, le foot est légion. Mais ses parents en décideront tout autrement, en l’inscrivant au club de sport de son collège. Seul le badminton, le volley et l’escalade y sont proposés. Bourrique, Romain ne veut même pas choisir… C’est donc son père qui s’en chargera et cochera la case « escalade » sur le formulaire d’inscription, un peu par hasard. Romain a 14 ans, il est en 4ème et c’est la première fois qu’il réalisera un nœud de huit.

Comme quoi, le destin d’une vie tient à peu de choses ! commente Romain

Contre toute attente, le petit stéphanois prend très vite goût à ce sport. « C’est devenu une évidence pour moi. J’ai su dès que j’ai commencé, que je voulais organiser ma vie autour de l’escalade ». Si vite, que deux ans plus tard, Romain demande à intégrer le lycée du Fayet, tout proche de Chamonix, qui propose une classe en section sport-études escalade.

Mais difficile d’être admis dans ce type de structure, qui n’accepte que les meilleurs élèves ayant à la fois un niveau élevé en sport et un bon dossier scolaire. À l’époque, mourant d’envie de passer le plus clair de son temps à grimper, Romain n’hésite pas à falsifier son dossier : bien sûr qu’il grimpe déjà dans le septième degré, voyons !

Mais dès la rentrée, Fabrice Judenne, l’entraîneur de cette classe de sportifs, se rend bien compte de la supercherie. Alors que ses camarades sont quasiment tous en équipe de France, Romain grimpe tout juste dans le 6a. L’entraîneur chamoniard met rapidement les choses au clair : « Puisque tu as menti sur ton dossier, je ne m’occuperai pas personnellement de toi. Tu suis ou tu ne suis pas les entraînements, je ne viendrai pas te chercher ».

20 ans plus tard, Fabrice Judenne a toujours les yeux rivés sur Romain Desgranges. Qui l’eût cru ? Le chamoniard d’adoption s’est accroché et a travaillé, encore plus que ses collègues de classe d’autrefois, pour atteindre son niveau actuel.

Aujourd’hui, Fabrice est toujours l’entraîneur du club de Chamonix, et Romain, toujours son poulain. Après 20 ans passés ensemble, un simple regard leur suffit pour se comprendre. Jamais ils ne se sont séparés.

Entraîneur/Entraîné: une complicité depuis toujours | © FFME

Mais revenons à la jeunesse de Romain…

Depuis 1999, Chamonix accueille chaque année au mois de Juillet le Festival international d’escalade. Jeune, Romain a toujours fait partie des bénévoles de son club à assurer des grimpeurs  de renom comme François Petit, Yuji Hirayama ou François Legrand. En train d’assurer ces stars mondiales, il se promet qu’un jour il sera à leur place, et grimpera lui aussi en finale d’une Coupe du Monde, au milieu des meilleurs athlètes de la planète…

Romain choisit alors de faire de l’escalade sa vie, comme il l’avait toujours rêvé depuis ses débuts. Il obtient son bac, puis se dirige vers le métier de professeur d’escalade. Il passe alors le plus clair de son temps à grimper, grimper et encore grimper.

Mais malgré un investissement total, les résultats tardent à arriver…

Pas grand monde croyait en moi il y a 10 ans… Pas énormément non plus il y a 4 ans. L’an dernier, beaucoup pensaient que ma 3ème place au général était l’aboutissement de ma carrière. Au final, je suis toujours là. Moi, je sais que je peux y arriver. J’ai la chance d’avoir un entourage, une tribu très proche qui adhère à mon projet, et le fait qu’ils s’investissent à mes côtés me donne encore plus de crédit !

Il participera à ses premières compétitions internationales à l’âge de 21 ans, alors que les Coupes du Monde sont encore gérées par l’UIAA, l’Union Internationale des Associations d’Alpinisme. Ces résultats ne seront pas glorieux et Romain terminera 44ème du classement mondial à la fin de la saison. Mais à chaque défaite, il rentre à Chamonix avec l’envie de travailler ses lacunes, nuits et jours. C’est ce qui fait la force de Romain. Il mange escalade, il dort escalade, il pense escalade. Défier la gravité devient sa principale préoccupation. Et à chaque défaite, Romain travaille, encore et encore. C’est sûrement l’un des plus acharnés du circuit mondial, un boulimique de l’entraînement. Il a besoin de rentrer chez lui avec les bras en compote, sans être capable de tenir la fourchette à l’heure de diner. Là, Romain a le sourire. Il sait que l’entraînement quelques heures plus tôt a été une bonne séance.

Car non, Romain ne possède pas de capacités physiques qui lui permettent d’être bon dans ce sport. Non, il n’est pas né champion. Il n’est pas doté d’une force exceptionnelle ou d’une capacité à retarder l’arrivée de l’acide lactique dans ses avant-bras. Sa réussite d’aujourd’hui, il la doit à son travail de toujours.

Aujourd’hui, je ne suis toujours pas capable de faire 20 tractions d’affilée, je ne fais pas la planche et encore moins la traction 1 bras et Manu Romain me met toujours la misère en no-foot… Bref, exactement comme quand j’étais 50ème mondial. »

Romain Desgranges, un acharné de l’entraînement…

En parlant de classement, il faudra attendre 15 saisons pour que Romain atteigne la place ultime, celle de numéro 1 mondial.

De 2004 à 2010, il oscillera entre la 24ème place au classement mondial et la 11ème.

Puis, il semble passer un cap à partir de 2011, où jusqu’en 2015, il terminera 5ème.

L’année dernière, Romain réalisait sa meilleure saison, terminant sur le podium du classement général, à la troisième place derrière Domen Skofic et Jakob Schubert. Et la saison qui allait suivre lui réservait bien des surprises…

Une année 2017 en or !

Alors que beaucoup pensent que Romain a atteint son apogée l’année dernière et qu’il va maintenant s’éteindre à petit feu, comme le fait l’espagnol Ramon Julian, il en est tout autre ! Cette saison 2017 sera de loin la plus belle pour le chamoniard.

Après un énième hiver passé à s’entraîner dans le gymnase de l’ENSA à Chamonix, le premier rendez-vous international de l’année avait lieu en Italie, à Campitello di Fassa. Une compétition d’échauffement ? Pas tellement. Cette année, la saison démarrait fort, par le Championnat d’Europe de difficulté.

Alors que Romain dit ne pas avoir de superbes sensations, voilà qu’il est le seul grimpeur à enchaîner les deux voies de qualification. Il termine 1er des qualifications, avant de renouer avec la première place lors des demi-finales, étant le compétiteur à monter le plus haut dans la voie. En finale, même Adam Ondra ne pourra rien faire contre notre français, qui s’adjuge de nouveau la première place s’offrant pour la deuxième fois de sa carrière le titre de champion d’Europe.

Jamais je n’aurais cru commencer la saison aussi fort ! Je m’étais beaucoup entraîné, sérieusement, mais je ne me sentais pas super fort, en tout cas pas avec des « super pouvoirs » pour faire trembler les compétitions ! Pour les Championnats d’Europe je m’étais conditionné à être secoué et à me dire que la place en finale allait être dure à aller chercher… J’étais le premier surpris d’avoir dominé des qualifs aux finales cette première compèt ! C’est mieux quand ça se passe dans ce sens-là ! Commencer directement par une victoire m’a relâché. À partir de là, ma saison était déjà réussie ! »

Le podium des Championnats d’Europe | © Ralf Brunel

Et ce n’était qu’un début pour Romain. À peine le temps de rentrer à Chamonix, qu’il faut déjà repartir pour la première étape de Coupe du Monde de la saison, à Villars, en Suisse. En finale, Romain Desgranges est énorme et sera une nouvelle fois le grimpeur à monter le plus haut dans la voie. Après être monté sur la plus haute marche du podium européen, voilà que le français réitérait quelques jours plus tard à l’échelle mondiale. Alors que Romain ne se sent pas au top de sa forme, voilà qu’il remporte deux compétitions des plus prestigieuses. Comment expliquer ce paradoxe ?

Je dirais que c’est le jeu de la compétition ! C’est un immense mix entre plusieurs paramètres malheureusement incontrôlables. En compétition, ce n’est pas forcément le plus fort ou le plus méritant qui l’emporte, c’est le plus performant le jour J. C’est très frustrant quand ça se passe dans l’autre sens, que tu te sens en forme et que tu t’es investi mais que ça ne paye pas…
Sur 100 compétiteurs, sûrement 99 méritent de gagner, mais au final, il n’y en aura qu’un.
Sur ce début de saison, si je n’étais pas au top de ma forme, je grimpais à 140% de mes capacités… Un classement en compétition ne se joue pas au mérite, mais à la performance. »

Vient la traditionnelle étape mondiale de Chamonix. Devant son public, Romain ne bronche pas en finale. Premier concurrent à s’élancer, la place du Mont-Blanc exulte en voyant son fils d’adoption enchaîner la voie sans trembler. Mais quatre autres finalistes  réaliseront la même performance. Terminant au pied du podium, Romain a peu de choses à se rapprocher.

Au sommet de la voie de finale chamoniarde | © Rémi Fabregue / FFME

Et très vite, le chamoniard aura l’occasion de se venger. Rendez-vous à Briançon, pour la deuxième étape française du circuit mondial. Dès les qualifications, Romain reprend les rênes. Il ne quittera pas la première place, des qualifications jusqu’aux finales. Cette fois-ci, c’est le quartier Berwick qui explose de joie !

« Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé… » La Marseillaise résonne à Briançon, et l’équipe de France est réunie au grand complet au pied du podium pour l’entonner à plein poumon.

Alors, quel goût elle a cette victoire française ?

Dans l’idée, il n’y a pas d’énorme différence entre gagner à Briançon ou à Tombouctou. Si ce n’est l’idée de rappeler à Manu Romain que le capitaine du Black Pearl c’est moi ! Plus sérieusement, l’avantage c’est que les amis, la famille, tout le monde est là, ils profitent du spectacle en direct et savourent eux aussi un peu cette victoire. Mais je dois t’avouer que les quelques minutes de Marseillaise étaient assez frissonnantes ! »

Explosion de joie à Briançon ! | © Nicolas Mattuzzi

Et cette médaille d’or n’allait pas être la dernière pour Romain… Passé l’étape italienne d’Arco, rendez-vous cette année dans une nouvelle ville pour une nouvelle étape de Coupe du Monde : Edimbourg. De nouveau en finale, le leader de l’équipe de France est inarrêtable. Il passe le crux où bon nombre de grimpeurs sont tombés, pour continuer encore quelques mouvements, savourant cette nouvelle victoire internationale. Et une nouvelle Marseillaise, une !

Avec cette nouvelle victoire, on est alors en droit de se demander ce que Romain a changé l’hiver dernier pour être si fort cette année. Mais pas de recette miracle, pas de révélation, pas de changement majeur pour Romain :

Ma préparation a été dans la lignée de ces dernières années. C’est d’ailleurs peut-être ce qui a joué en ma faveur. Beaucoup de grimpeurs ont commencé à se diversifier et à jouer en bloc et en vitesse en vue des J.O. De mon côté, j’ai gardé le cap de la difficulté à 100% et c’est sûrement ce qui m’a permis de prendre le dessus en début de saison !

Travailler, travailler et encore travailler, garder le cap quel que soit le résultat. J’espère inspirer quelques grimpeurs et leur montrer que tout est possible quand on se donne les moyens d’y arriver ! Et aujourd’hui c’est pareil, si je veux avoir des résultats la saison prochaine il y a beaucoup de travail. Il n’y a malheureusement pas de secret. »

Travailler, travailler et encore travailler… | © Sébastien Tavares Gomes

L’arrivée de sa petite fille Rose, y est tout de même pour quelque chose. À Chamonix, la famille Desgranges s’est agrandie, de quoi amener une bonne dose de bonheur et de joie au milieu de toute cette magnésie :

Ma petite famille, ma fille et ma compagne me donnent une énergie sans fin… Ces instants de vie t’apportent des bouffées d’oxygène qui n’ont pas de prix.  Et d’un autre côté ça te fait relativiser les réussites et surtout les échecs… Jouer et rigoler tous ensemble vaux toutes les victoires de Coupe du Monde. »  

Mais la saison de Romain va prendre un nouveau tournant au mois d’Octobre. Alors que Romain est en tête du classement général pour la première fois de sa carrière, il a accumulé tellement d’avance qu’il peut remporter le titre mondial sans même attendre la dernière manche de l’année.

Pour cela, deux occasions s’offrent à lui : les étapes chinoises de Wujiang et Xiamen. Malheureusement, tout ne se passera pas comme prévu, et au lieu de boucler la victoire au général lors de ces étapes, Romain se laisse rattraper par l’italien Stefano Ghisolfi, son plus proche rival.

Bien évidemment c’était dur. Je pouvais plier directement la Coupe du Monde, mais finalement non… Heureusement Stefano n’a pas saisi l’occasion. Le plus difficile et le plus long a été les 3 semaines entre la Chine et la Slovénie où j’étais vraiment fracassé, mais il fallait travailler dur et garder un niveau d’intensité physique et mentale très élevé pour conclure l’affaire. »

Focus avant une dernière étape décisive…

Comme Romain le dit si bien, la dernière étape de Coupe du Monde de la saison allait donc être décisive. Et c’est Kranj, en Slovénie, qui accueillait comme chaque année cette ultime manche mondiale. Heureusement, Romain Desgranges, alors en tête du classement a suffisamment de points d’avance pour avoir une petite marge de manœuvre. Après quelques calculs, le verdict tombe : si Romain veut l’emporter sans se soucier du résultat de l’italien, il doit terminer parmi les 14 premiers de cette étape.

Comme je te disais, j’étais au bout du rouleau, je payais mon début de saison en surrégime. Dure de rester 6 mois à 150%… Le scénario était suffisamment favorable pour ne pas (trop) y penser et ne chercher qu’à bien grimper, mais comme toujours, c’est plus facile à dire qu’à mettre en place. »

Et pour éviter de ne subir trop la pression lors de cette dernière étape, Romain s’est mis en tête que le titre mondial était déjà gagné avant même de participer à cette Coupe du Monde slovène. Une technique mentale afin de s’ôter la pression du résultat et ne penser qu’à sa grimpe.

J’ai essayé de me convaincre que les chances de ne pas gagner étaient tellement infimes que je n’avais pas besoin d’y penser… Mais bon, une fois sur place, ça a été un peu plus compliqué. L’ouverture était très poussée, pas forcément dans des styles que j’affectionne, voire même l’inverse. La victoire ne m’était pas servie sur un plateau. Il fallait encore aller la chercher ! Et pour finir, je n’ai pas vraiment bien grimpé, aucune prise de risque, j’assurais tous les mouvements et du coup, l’exercice a été plutôt laborieux. »

Passé les qualifications, c’est en demi-finale que tout allait se jouer. Une voie, 26 grimpeurs au total et un top 14 à assurer. Au moment de son passage, le staff français retient son souffle. Comme l’a dit Romain, il ne prit pas de risque et assura chacun de ses mouvements. À travers le live retransmis en direct, on a bien cru que les prises allaient se briser sous ses doigts tant le chamoniard serrait fort les préhensions.

Finalement, un mouvement dynamique aux trois-quarts de la voie aura raison de lui. Romain redescend au sol et son regard se rue sur le tableau des résultats. À ce moment, il est assuré d’être dans le top 14 et terminera finalement 9ème, aux portes des finales de cette dernière étape.

Le dernier mouvement de l’année… | © Eddie Fowke

Sur le coup, je suis énervé de rater la finale, entre « valorisé » et « tenu » (d’ailleurs je pense que c’était défendable et qu’on aurait sûrement dû porter réclamation pour que le 35+ se transforme en 36, synonyme de qualification en finale…) Bref, la déception s’est effacée. Le classement général était acquis, c’était écrit noir sur blanc : j’avais gagné la Coupe du Monde ! »

Oui, Romain venait de concrétiser un rêve qui lui était cher : remporter le classement général des Coupes du Monde. Un titre qui récompense le grimpeur le plus régulier et le plus fort, sur toute une saison de Coupes du Monde. L’un des plus prestigieux titres en escalade.

Aujourd’hui je me sens fatigué ! La saison a été longue, j’ai rarement terminé une saison autant sur les rotules, mais le combat valait le coup ! Après, je ne réalise pas particulièrement, si ce n’est par l’ampleur des réactions et des messages que je reçois… Je me dis que l’on a peut-être fait quelque chose de pas mal ! »

Une victoire française au classement général des Coupes du Monde de difficulté ? Une performance qui n’avait plus eu lieu depuis la première place d’Alex Chabot en 2003.

Romain Desgranges, au sommet du podium mondial 2017 | © Eddie Fowke

Aujourd’hui, le palmarès de Romain Desgranges est l’un des plus beaux du milieu français. Petit à petit, comme il l’a toujours dit, le chamoniard a gravi les échelons, sans brûler d’étape. Avec le temps, le petit grimpeur débutant qui falsifie son dossier est devenu le grand Romain Desgranges, numéro 1 mondial. L’intéressé en rigole :

Ça m’importe peu… Le regard des gens change un peu, mais mon rapport avec la gravité n’a pas changé. Les plats sont toujours aussi plats 😉 »

Et pour parfaire sa carrière, il ne manque qu’un titre à Romain : celui de champion du Monde. Car contrairement aux Coupes du Monde, les Championnats du Monde d’escalade ont lieu une fois tous les deux ans. Cette compétition couronne le meilleur grimpeur du monde, ayant fait ses preuves le temps d’un week-end. C’est la compétition d’un jour.

Et bonne nouvelle pour Romain, dans moins de 10 mois maintenant auront lieu des Championnats du Monde 2018, dans l’énorme complexe d’Innsbruck, en Autriche.

Alors Romain, prêt à aller chercher ce titre ?

Plus que prêt !! Je suis maintenant dédié à 300% à cet objectif. Le combat sera extrêmement dur, mais je vais tout faire pour défendre mes chances et aller chercher ce titre. »

Il ne reste plus qu’une case à cocher…

Et les Jeux Olympiques dans tout cela ? Car pour les jeunes, les J.O de Tokyo en 2020 représentent un objectif sur le long terme. Un pôle France olympique s’est créé à Voiron et de nombreux grimpeurs s’entraînent maintenant pour le combiné difficulté/bloc/vitesse.

En 2020, Romain aura lors 38 ans. Est-ce que l’idée d’aller décrocher une médaille olympique lui trotte dans la tête ?

Eh oui, tout le monde me pose cette question ! Et je vais répondre comme à chaque fois : « il est dur pour un sportif de 35 ans de se mettre un objectif à long terme sur 3 ans, qui demande un chamboulement total de son entraînement ». L’escalade évolue et continue d’évoluer. On l’a vu cette année, dans un style plutôt old-school de rési, je peux encore mettre 10 mouvements à tout le monde… Dans un style plus physique et plus moderne, j’ai du mal à aller en finale. Moi je vois ça plutôt comme des pistes de travail à suivre pour les 10 prochains mois. Si j’arrive à combler ces défaillances, je ne peux être que plus fort !  Je vais donc fonctionner étape par étape. Dans un premier temps, les Championnats du Monde en Autriche et les J.O on verra le lendemain. Si je suis toujours compétitif pour le faire, je ne vais pas m’en priver : j’irais à fond. »

Aujourd’hui, Romain Desgranges ne se repose pas sur ces lauriers. Suite à cet article, vous commencez à connaître le personnage, alors inutile de vous préciser que le numéro 1 mondial a déjà renfilé les chaussons pour reprendre l’entraînement dès aujourd’hui.

L’idée est maintenant d’enchaîner sur un cycle de force et bloc. Justement pour rattraper mon retard dans ce style et devenir un « japonais » dans 4 mois qui tient toutes les prises sans les pieds et court sur les volumes… Avant de repartir dans la rési que j’affectionne tant. »

Le mot de la fin ?

“J’irai au bout de mes rêves.
Tout au bout de mes rêves.”

Les paroles de Jean Jacques Goldman résonne en boucle dans sa tête. Le voici dans la dernière ligne droite de la piste qui mène jusqu’à ses rêves. Pas à pas, mouvement après mouvement, Romain s’en est approché. Du titre de champion du Monde, il n’en a jamais été aussi près.

Merci à tout le monde pour vos messages et votre confiance. »

Une histoire de premières…

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Stefano Ghisolfi enchaîne son troisième 9b !

22 Nov

Voilà que l’ouverture de “One Slap” 9b, par Adam Ondra il y a quelques jours a motivé Stefano Ghisolfi à mettre des essais dans cette toute nouvelle ligne.

Après quelques séances de travail et deux jours complets de repos, l’italien fera finalement la croix aujourd’hui, signant la première répétition de cette voie, une semaine après son ouverture.

Un enchaînement rapide pour le deuxième du classement général des Coupes du Monde, puisque “One Slap” n’est autre qu’une version plus directe de “One Punch” 9a+, ouvert par Stefano lui-même ce printemps.

Il s’agit du troisième 9b de Stefano, son deuxième cette année, après avoir enchaîné “First Round First Minute” puis “Lapsus”.

Voici ci-dessous l’un des essais de Stefano dans la voie quelques jours plus tôt, où il était déjà tout proche de l’enchaînement:

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Une compétition de bloc comme vous n’en avez encore jamais vu !

21 Nov

C’est une compétition pour le moins atypique qui a eu lieu il y a quelques jours à Rennes. En entrant dans la salle tout semble normal. Mais en s’approchant de plus près du mur, on se rend compte que ce ne sont pas des prises qui sont vissées… mais des livres, des balles de golf, des pots de fleurs, des cadres photos, des cônes de circulation, et même… des chaussures ! Et n’espérez pas non plus entrevoir les tous nouveaux volumes Cheeta derniers cris. À la place, trônent fièrement sur le mur des chariots de supermarché, des machines à laver, des pneus de tracteur et autres objets plus insolites les uns que les autres.

Le nom de la compétition ? Le Récup Contest.

Un open de bloc où les prises d’escalade utilisées sont issues de matériaux recyclés, sauvés de la poubelle, détournés, remaniés, pour se questionner sur la revalorisation des déchets et offrir des préhensions nouvelles et surprenantes !

Une idée bizarre, qui permet de grimper sur des objets insolites, en profitant des formes et des textures de chacun.

Ce nouveau concept, on le doit à Olivier Lhopiteau, membre du club local CPB Rennes Escalade. Recycleur passionné dans l’âme, c’est en détournant pour la première fois une boule de bowling en prise d’escalade qu’Olivier s’est rendu compte que de nombreux objets de la vie courante pouvaient finir leur vie sur un mur d’escalade, en proposant des préhensions inédites et de nouvelles sensations.

Les ouvreurs du contest avaient donc du pain sur la planche. Il ne fallait pas seulement se contenter de tracer des blocs, il fallait également créer les prises, en s’assurant de leur solidité pour la sécurité de tous. Hors de question que la machine à laver se décroche du mur alors que vous êtes dessus (dedans ?!).

 

© Thibault Dfdt

Pour cela, les objets fixés sur le mur devaient répondre à deux critères : est-ce structurellement correct ? N’est-ce pas trop traumatisant pour les doigts ?

Si ces deux critères étaient respectés, alors les ouvreurs pouvaient s’amuser à créer des mouvements fous, avec ces « prises » recyclées.

Au final, l’ambiance et la bonne humeur étaient au rendez-vous lors de ce Récup Contest, pour le moins atypique.

À quand des pneus Michelin sur les frontons de Coupe du Monde… ?

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Direction St-Étienne le week-end prochain pour un tout nouveau format de compétition !

19 Nov

Le chemin qui pour la première fois va conduire les grimpeuses et grimpeurs aux J.O. – Tokyo 2020 – passe par Saint-Etienne les 24, 25, 26 novembre 2017 pour la 1ère compétition du combiné olympique vitesse-bloc-difficulté.

2 événements, 3 jours de compétitions

2 temps forts:

Samedi 25 novembre en soirée, finales du Master National 

Venez assister à un spectacle sportif de haut niveau, le samedi 25 novembre pour les finales du 1er Master National Combiné Olympique avec les meilleurs grimpeurs Français.

En présence de :

Anouck Jaubert, VITESSE : Vainqueur de la Coupe du Monde d’Escalade de Vitesse 2017, Médaillée d’argent aux Jeux Mondiaux (2017), Vice-championne du monde (2016), championne d’Europe (2015)
Manu Cornu, BLOC : Vice-champion du monde du combiné, 3ème au championnat du monde de bloc (2016)
Romain Desgranges, DIFFICULTÉ : Vainqueur de l’étape de coupe du monde d’Arco (2016), vainqueur de l’étape de coupe du monde d’Imst (2015), champion d’Europe à Chamonix (2013)

Dimanche 26 novembre journée, finales du Championnat d’Europe Cadette-Cadet 

L’enjeu est double et d’importance sur ce Championnat d’Europe Jeunes :
– Remporter le 1er titre de Champion d’Europe Combiné
– Décrocher sa qualification aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en Argentine en 2018

Sur ce week-end, les 3 disciplines de l’escalade seront regroupées sur une seule compétition :

 

 

 

 

+ VITE, la vitesse – objectif : aller le plus vite possible
+ FORT, le bloc – objectif : réussir un maximum de passages d’une hauteur de 4 mètres de haut avec le minimum d’essais possible, en un temps donné
+ HAUT, la difficulté – objectif : aller le plus haut possible

– Le format OLYMPIQUE en escalade : 3 disciplines, 1 classement unique combiné

Le 1er championnat d’Europe d’escalade de combiné (cadet)

Cette épreuve sportive sera qualificative pour les Jeux Olympiques de la jeunesse qui se dérouleront l’année suivante à Buenos Aires (Argentine).

Une première mondiale. Ce sera la 1ère compétition à se dérouler selon le format combiné vitesse-bloc-difficulté tel qu’il a été défini à la demande du CIO (Comité International Olympique) pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 où l’escalade fera son entrée.

Le 1er master national d’escalade combiné (senior)

Cette épreuve sportive permettra à la FFME de sélectionner les grimpeuses et grimpeurs français les plus aptes à intégrer la préparation olympique.

Les 3 disciplines s’enchaînent (dans l’ordre vitesse, bloc, difficulté). le classement est calculé en multipliant les places obtenues par les compétiteurs dans chaque discipline.

PROGRAMME PRÉVISIONNEL
Vendredi 24 novembre – QUALIFICATION MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

12h00-12h25 : vitesse hommes
12h30-12h55 : vitesse femmes
13h00-15h10 : bloc hommes
13h30-15h40 : bloc femmes
15h45 : observation difficulté hommes
16h10-17h55 : difficulté hommes
16h00 : observation difficulté femmes
16h25-18h10 : difficulté femmes

Samedi 25 novembre – QUALIFICATION CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

09h00-09h25 : vitesse hommes
09h30-09h55 : vitesse femmes
10h00-12h10 : bloc hommes
10h30-12h40 : bloc femmes
12h45 : observation difficulté hommes
13h10-14h45 : difficulté hommes
13h00 : observation difficulté femmes
13h25-15h10 : difficulté femmes

FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

17h00-18h00 : isolement hommes et femmes
18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

7h30-8h30 isolement hommes
8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

10h30-11h30 isolement femmes
12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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La (folle) saison de Romain Desgranges en 10 images !

17 Nov

15 saisons de Coupes du Monde, plus de 100 étapes mondiales à son actif, et des milliers d’heures passées à s’entraîner, depuis plus de 20 ans. Romain Desgranges ne se considère pas comme un surdoué de l’escalade. Petit à petit, à force de travail et de détermination, le chamoniard a gravi des échelons, pour se retrouver le week-end dernier sur le plus beau podium de sa carrière: celui du classement général des Coupes du Monde 2017. Dans sa main, une coupe, qui représente beaucoup pour lui.

Retour en images sur les moments les plus forts de la plus belle saison de Romain Desgranges !

Entraînement…

Depuis les Championnats du Monde de Paris en septembre 2016, Romain Desgranges s’entraîne, chez lui, au gymnase de Chamonix, en vu de préparer au mieux la saison 2017 qui approche. Au programme, un championnat d’Europe, suivit de huit étapes de Coupes du Monde. Cette saison s’annonce longue et éprouvante, il va falloir être solide !

© Sébastien Tavares Gomes

Romain Desgranges surfe sur l’Europe !

Champion d’Europe ! Pour la deuxième fois de sa carrière, Romain Desgranges s’offre le titre de champion d’Europe sur cette première compétition internationale de l’année. 1er des qualifications, 1er des demi-finales et 1er des finales. Le chamoniard ne laissera personne grimper plus haut que lui, pas même Adam Ondra venu s’inviter sur cette compétition. La plus belle saison de Romain Desgranges était lancée…

© Ralf Brunel

Et de deux médailles d’or !

Quelques jours à peine après son titre de champion d’Europe, Romain Desgranges confirme. Après une première médaille continental, voilà qu’il remporte maintenant une médaille d’or mondial, en montant sur la plus haute marche du podium de la première Coupe du Monde de la saison, à Villars en Suisse. Un début de saison parfait pour le leader de l’équipe de France.

© Vladek Zumr

Une compétition (quasi) parfaite à Chamonix…

La place du Mont-Blanc est en délire. Romain Desgranges, le premier finaliste à s’élancer en ce soir du 13 Juillet 2017 vient de monter au sommet de la voie de finale. Explosion de joie à Chamonix. Mais très vite, trois autres grimpeurs parviennent eux aussi en haut de la voie. Romain finit 4ème, au pied du podium… Le chamoniard le sait, il ne pouvait pas faire mieux en finale ce soir là.

© FFME / Rémi Fabregue

Victoire française à Briançon !

Qu’il est bon d’entendre la Marseillaise résonner dans le quartier Berwick de Briançon. L’équipe de France de bloc, réunit au pied du podium, entonne l’hymne national. Celui qui domine cette soirée ? Romain Desgranges qui rêvait d’une victoire sur une étape de Coupê du Monde en France. Même s’il ne sort pas la voie, le il sera le grimpeur à aller le plus haut dans ces finales. Une troisième médaille d’or, qui n’allait pas être la dernière…

© Nicolas Mattuzzi

Et de quatre !

C’est la quatrième fois que Romain Desgranges se retrouve sur la plus haute marche du podium cette saison. Sourire aux lèvres, il savoure cet instant. Cette fois, c’est à Edimbourg qu’il fait forte impression, mettant plus de cinq prises dans la vue aux autres finalistes. À ce moment, il conforte son avance au classement général.

© Eddie Fowke

Péripéties chinoises…

Les deux étapes de Coupes du Monde chinoises qui suivirent ne furent pas les plus prolifiques pour Romain Desgranges. La fatigue de la saison commence à se faire sentir, tant physiquement que mentalement. Déception pour le chamoniard, qui comptait profiter de Wujiang et Xiamen pour sécuriser son titre pour de bon. Mais sa 5ème et 22ème place laisse a contraire Stefano Ghisolfi se rapprocher de lui au classement général. Retour à l’entraînement, avant une ultime et dernière étape à Kranj.

© Eddie Fowke

Concentration…

C’est sûrement la compétition la plus importante de sa vie… C’est sur cette voie de demi-finale slovène que tout va se jouer. 15 saisons internationales, plus de 100 étapes mondiales, qui mènent à ce moment précis. S’il rentre dans le top 15 des demi-finales de la Coupe du Monde de Kranj, alors Romain sera assuré de remporter son premier titre mondial. Le speaker annonce son nom: à son tour de rentrer dans l’arène…

© Yannick Long

Un ultime mouvement…

Voilà le dernier mouvement que Romain Desgranges effectuera cette saison. Il ne sortira pas cette demi-finale à Kranj, mais chutera dans ce ballant. Dès son retour au sol, il se rue sur les résultats. Même si Romain ne sera pas en finale de cette dernière étape, aucun goût de déception… car en terminant 9ème, il vient de remporter le titre mondial 2017. Un accomplissement, un rêve qui se réalise. Tous les grimpeurs internationaux viennent le féliciter. Il est le meilleur compétiteur du monde !

© Eddie Fowke

Décompression !

La pression retombe pour Romain Desgranges sur le podium du classement général des Coupes du Monde 2017. Et il la tient fermement dans ses mains cette coupe. Après en avoir tant rêvé, voici qu’il l’a fait. Mais alors qu’il vient de remporter l’un des plus beaux titres de ce sport, Romain Desgranges se tourné déjà vers l’avenir. Un avenir proche. Car dans 10 mois maintenant, il a rendez-vous à Innsbruck, en Autriche, pour disputer les Championnats du Monde d’escalade… Le dernier titre qu’il lui manque…

© Eddie Fowke

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Et de deux 9a supplémentaires pour Adam Ondra !

17 Nov

De passage à Arco, Adam Ondra n’en finit plus de faire des croix !

Après avoir réalisé la première répétition de “One Punch” 9a+/b et signé la première ascension de “One Slab” 9b, le prodige tchèque s’est lancé dans l’ouverture d’une nouvelle voie extrême: “Ci Sta”, qui compte seulement… 2 spits ! Pas le temps de délayer dans cette voie, qui propose un effort ultra-intense, se rapprochant de la pratique du bloc.

Sur son retour, Adam s’est également arrêté à Schleier Wasserfall, un site d’escalade autrichien qui regorge de voies extrêmes. Mais situé à plus de 1200 mètres d’altitude, il avait neigé la veille, et de nombreuses étaient trempées.

Ainsi, au milieu de la neige, mais sous un soleil radieux, Adam parviendra à enchaîner en quelques essais “Mongo”, un 9a déversant ayant été ouvert il y a près de 30 ans…

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Adam Ondra ouvre et libère un nouveau 9b à Arco !

14 Nov

Adam Ondra est de retour à Arco, et ça commence fort !

Souvenez-vous, ce printemps, le tchèque s’était déjà rendu dans le coin, où en moins d’une semaine, il enchaînait deux 9a, deux 9a+ et deux 9b.

Cette fois-ci, il se frotte tout d’abord à “One Punch”, un 9a+ libéré par Stefano Ghisolfi. Au moment de l’ascension, l’italien ajoutait que c’était “le 9a+ le plus dur qu’il n’ait jamais fait”, à la limite du 9b. Après avoir travaillé la voie sur plusieurs jours, et enchaîné la ligne hier, Adam Ondra confirme et propose même de revoir la cotation à 9a+/b.

Puis, Mauro Mabboni, l’équipeur le plus actif de la falaise d’Arco et Adam décident d’ajouter un spit de plus, et ainsi créer un début plus difficile. Cette nouvelle voie se nomme “One Slap” et cote 9b. Finalement, Adam fera la croix le même jour que “One Punch”, signant la première ascension de cette nouvelle ligne, qui en fait l’une des plus dures d’Italie.

Quelle belle journée de grimpe pour Adam !

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Coupe du Monde de Kranj: un final en apothéose !

13 Nov

Kranj accueillait ce week-end la dernière Coupe du Monde de difficulté de l’année. Après plus de quatre mois de compétition, six pays visités et huit étapes mondiales, la quasi-totalité des meilleurs grimpeurs de la planète avaient fait le déplacement jusqu’en Slovénie, pour une ultime manche, avant de se dire au revoir et se retrouver dans huit mois.

Mais c’est avant tout les demi-finales qui nous intéressaient nous, français. Car vous n’êtes pas sans savoir que Romain Desgranges a profité des demi-finales de samedi pour remporter le classement général des Coupes du Monde 2017. Mais c’est depuis le banc des spectateurs que Romain a savouré son titre hier, terminant aux portes des finales.

Justement, retour sur les dernières finales de cette saison 2017 !

FINALES MASCULINES

Jakob Schubert, l’homme fort du week-end

L’autrichien aura dominé ce week-end de A à Z . Premier en qualification, premier en demi-finale, il terminera en beauté par une première place en finale.

Et quelle prestation de Jakob hier soir ! Alors que tous les finalistes avant lui ne parviennent pas à faire face à cette voie de finale, l’autrichien randonne le tracé, se payant même le luxe de chauffer le public à quelques mouvements de la prise finale… qu’il tiendra fermement dans la main quelques secondes plus tard, étant le seul finaliste à enchaîner la voie.

Il n’y a rien de mieux qu’être en finale d’une Coupe du Monde de difficulté, et enchaîner la voie !

Après avoir participé à l’intégralité de la saison de bloc, Jakob n’a participé cette année qu’à trois étapes de difficulté. Trois étapes qui se sont soldées par trois podiums, dont deux victoires ! La raison d’un tel succès ? Un changement majeur dans sa façon de s’entraîner: “Maintenant je cherche juste à me faire plaisir. Je ne suis plus de planification stricte, je grimpe dehors quand j’en ai envie, et cette nouvelle façon de fonctionner semble bien me convenir. Je ne ressens aucune pression, je ne joue pas le classement général, et quand je me déplace comme ce week-end sur une Coupe du Monde, je suis simplement là pour m’amuser. Il faut juste se souvenir pourquoi l’on fait cela: parce que l’on aime l’escalade.”

© Eddie Fowke

Une première médaille en Coupe du Monde de difficulté pour Alex Megos

À la fin de la compétition, Alex Megos arbore fièrement la médaille d’argent autour de son cou. Un premier podium en Coupe du Monde pour l’un des meilleurs falaisistes de la planète, qui aura su s’exprimer sur cette voie de finale. En effet, premier grimpeur à s’élancer hier soir, l’allemand fixe la verticale limite très haute dans la voie, en chutant dans le dernier mouvement. Personne ne fera mieux que lui, hormis Jakob.

Sa recette secrète ? Avoir passé les dix jours précédents la compétition en falaise, grimpant huit jours d’affilé sur le spot de Leonidio, en Grèce.

Au vu de ses résultats en compétition et avec le peu d’entraînement en salle qu’Alex fait, on est en droit de se demander si le jeune homme de 24 ans compte s’entraîner pour les J.O: “À vrai dire, je n’ai pas encore pris la décision d’y participer ou non. Participer aux Jeux Olympiques sans engagement n’a aucun sens pour moi. Ainsi, si je décide d’en faire mon objectif, je devrais faire des sacrifices, plus que je n’en ai jamais fait. C’est une situation où il ne faut pas prendre de décision trop rapide.”

© Eddie Fowke

Un podium, après un an sans compétition.

26 Novembre 2016: Dmitrii Fakirianov termine sa saison 2016 par une 5ème place à Kranj, après tout de même deux podiums à Arco et Xiamen.
12 Novembre 2017: un an plus tard, ce même Dmitrii Fakirianov est médaillé de bronze, complétant le podium de cette dernière manche mondiale. Une saison durant laquelle le russe n’aura fait aucune apparition, ni en bloc ni en difficulté, jusqu’à aujourd’hui. Alors sa performance d’hier est-elle un message pour l’année prochaine ? Réponse dans quelques mois…

© Eddie Fowke

FINALES FÉMININES 

Janja Garnbret la légende

S’il y a bien une grimpeuse qui a fait le show hier soir, c’est Janja Garnbret. Tout comme Jakob Schubert, elle aura passé la compétition en tête de tous les classements. Et en finale chez elle, devant son public, rien ni personne ne pouvait l’arrêter… À part peut-être ce dernier mouvement, que Janja Garnbert ne parviendra pas à retenir, main dans la prise finale. Mais qu’importe, de toutes les finalistes, personne n’est allé aussi haut qu’elle.

L’année dernière, la slovène inscrivait son nom dans l’Histoire de l’escalade en remportant huit Coupes du Monde le temps d’une même saison, bloc et difficulté confondus. Cette année, Janja surenchérit, cumulant neuf victoires mondiales, dont six en difficulté.

Et pour couronner le tout, elle aura été présente sur tous les podiums de toutes les Coupes du Monde de l’année, ne faisant pas pire résultat que troisième en difficulté !

© Eddie Fowke

Jaïn Kim, pour une seconde place au général

Finalement, c’est Jaïn Kim qui termine deuxième de cette compétition, chutant une prise sous Janja. Une deuxième place synonyme d’une médaille d’argent au classement général pour la coréenne. En effet, si Janja n’avait même pas attendu cette dernière compétition pour s’assurer du titre mondial, la deuxième place restait à prendre.

Et malheureusement, la zipette d’Anak Verhoeven au début de la voie de finale hier soir aura simplifié tous les calculs… La belge en restera elle-même bouche bée: en plein mouvement, son pied gauche glisse de la prise, la propulsant au sol plus tôt que prévu. Elle écopera donc de la troisième place au classement général.

© Eddie Fowke

Molly Thompson-Smith, révélation de l’année 2017

S’il y a bien une grimpeuse qui s’est révélée sur le circuit internationale senior cette année, c’est Molly Thompson-Smith. En début de saison, son nom nous était encore inconnu. La jeune grimpeuse de 20 ans, plutôt habituée à participer aux compétitions jeunes, terminait 36ème du classement mondial 2016.

Un an plus tard, la voici propulsée sur le devant de la scène mondiale. D’abord à Arco, où la britannique disputait sa première finale, puis à Wujiang, où elle rentrait dans le top 5, avant de rentrer une nouvelle fois en finale pour terminer 6ème. Cette Coupe du Monde slovène aura donc été sa troisième finale consécutive, et sa plus belle performance de la saison puisque hier, Molly montait sur son premier podium international, derrière Janja et Jaïn.

© Eddie Fowke

Julia Chanourdie, quatrième de cette dernière étape

C’est une nouvelle fois au pied du podium que nous retrouvons Julia Chanourdie à la fin de la compétition. Et comme souvent cette saison, il n’a pas manqué grand chose à la française pour monter sur la boîte. Chutant sur le même mouvement que Molly, il faut se tourner sur les résultats des demi-finales de la veille pour départager les deux grimpeuses. Avantage à la britannique, qui laisse notre française au pied du podium.

Mais quelle saison de Julia Chanourdie, qui a clairement passé un cap cette année. Un premier podium à Wroclaw sur les Jeux Mondiaux, suivit de deux quatrièmes places à Briançon et Arco pour finalement monter sur son premier podium en Coupe du Monde à Wujiang quelques jours plus tard.

Au classement général, Julia termine à la cinquième place, quelques points derrière Jessica Pilz, signant la meilleure performance féminine dans le clan français.

© Eddie Fowke

Au classement des nations, la France termine deuxième avec 1440 points, juste derrière la Slovénie (1473 points) et devant le Japon (1418 points).

Le classement général des Coupes du Monde 2017:
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Janja Garnbert et Jakob Schubert, victorieux sur la Coupe du Monde de Kranj !

12 Nov

Les finales de la dernière Coupe du Monde de l’année avaient lieu ce soir, à Kranj en Slovénie.

À l’issue de ces finales, Jakob Schubert remporte la compétition chez les hommes, de la plus majestueuse des manières. Dernier concurrent à s’élancer, l’autrichien sera le seul à toper la voie de finale !

1- Jakob Schubert
2- Alex Megos
3- Dmitrii Fakirianov

Chez les femmes, Janja Garnbret termine la saison de la plus belle des façons: elle s’impose une nouvelle fois sur cette étape de Coupe du Monde, devant son public. Julia Chanourdie termine au pied du podium, départagée suite aux résultats des demi-finales.

1- Janja Garnbret
2- Jaïn Kim
3- Molly Thompson-Smith

Résumé complet à venir prochainement sur PG…

Les résultats complets:

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CDF de Chambéry: les résultats des qualifications juniors hommes et femmes !

12 Nov

Et voici les derniers résultats des qualifications de la Coupe de France de Chambéry. Après les minimes et cadets, voici les résultats pour les juniors femmes et juniors hommes.

Maintenant les qualifications terminées pour toutes les catégories jeunes, place aux finales !

Juniors femmes:

Juniors hommes:

Place aux finales maintenant, avec une première vague à partir de 15h45 pour les minimes filles, cadettes et cadets, suivie d’une deuxième vague à partir de 17h45 pour les minimes garçons, juniors femmes et juniors hommes.

  • Les finales sont à suivre en live ci-dessous:

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Coupe du Monde de Kranj: retour sur les demi-finales !

12 Nov

Hier, la victoire de Romain Desgranges au classement général a totalement monopolisé les demi-finales. Alors après l’émotion, place aux débriefing complet, avant les finales de ce soir.

Une voie féminine marquée par un crux fatal…

Chez les femmes, la voie de demi-finale a tourné en un vilain pas de bloc. Si le début de la voie laisse entrer tranquillement les grimpeuses dans le rythme, avant d’atteindre une grosse fermeture de bras… qui piégera plus d’une quinzaine de demi-finalistes !

Pas le choix, pour être assurée de rentrer en finale, il fallait passer ce crux. Ce qui ne fût pas un problème pour Shauna Coxsey ! Et oui, la britannique, qui participe ce week-end à sa toute première Coupe du Monde de difficulté, sera bien présente en finale ce soir. Elle réalise exactement la même performance qu’une autre grimpeuse que l’on connaît bien: Julia Chanourdie ne manquera pas la dernière finale de la saison. Se classant 6ème, elle sera la seule et unique représentante du clan tricolore.

Une sixième finale cette saison pour Julia Chanourdie | © Eddie Fowke

Alors que l’on pensait cette voie impossible à enchaîner en voyant les concurrentes tomber une à une sur le même mouvement, elle sont finalement quatre à avoir clippé la chaîne finale. La première à créer le spectacle ? La locale de l’étape Mina Markovic. Solide, la slovène parvient presque aisément au sommet de la voie.

Très vite, elle sera rejointe par le tri de tête que l’on connaît bien. C’est un top pour Anak Verhoeven, Jaïn Kim et Janja Garnbret.

Jakob Schubert toujours au top, les italiens en grande forme !

Chez les hommes, tous les regards étaient tournés sur Romain Desgranges. Un top 15 pour lui en demi-finale, et voilà qu’il était assuré d’un titre mondial. Alors au moment de son passage, tout le monde retient son souffle. Le chamoniard est tendu, crispé. Il sait qu’il joue gros ce soir. Mauvaise main, il doit se réorganiser. Ça passe. Il continue encore quelques mouvements, avant de se faire rattraper par la gravité dans un mouvement dynamique.

Romain terminera 9ème, aux portes des finales. Mais comme il le dit si bien “ça sera sûrement la plus belle 9ème place de ma carrière ! Mais pour tout vous dire, la frustration de rester aux portes de la finale s’efface rapidement avec cette odeur d’or qui conclura ma saison !” Car terminer 9ème de cette Coupe du Monde est suffisant pour décrocher le titre mondial 2017.

Romain Desgranges, dans cet ultime mouvement | © Eddie Fowke

Mais alors qui sont les huit grimpeurs devant lui, qui accèdent aux finales ? Jakob Schubert, toujours aussi solide ira décrocher la première place des demi-finales, en chutant juste sous le top. L’autrichien est un candidat sérieux pour la victoire ce soir. De toutes les Coupes du Monde auxquelles il a participé cette année, il est monté sur le podium à chaque reprise.

Derrière, c’est l’italian team qui trustent les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes places. Stefano Ghisolfi prend la seconde place, juste derrière ces deux compatriotes Francesco Vettorata et Marcello Bombardi. Hé oui, tenez vous bien, il n’y aura pas de japonais en finale de cette étape !

Les italiens, plus forts que les japonais sur cette étape | © Eddie Fowke

Surprise, Jan Hojer sera en finale ce soir. L’allemand semble s’accoutumer peu à peu au baudrier et sera pour la deuxième fois de l’année en finale d’une Coupe du Monde de difficulté. Et il ne sera pas le seul allemand présent ce soir. Après avoir passé une semaine en falaise, Alex Megos tentera lui aussi d’aller chercher sa première médaille d’or internationale.

Enfin, c’est le russe Dmitrii Fakirianov et le slovène Domen Skofic qui complètent la liste des finalistes.

Pour cette dernière Coupe du Monde de l’année, Thomas Joannes termine 12ème, chutant au même endroit que Romain Desgranges et sept autres grimpeurs. Pour sa première Coupe du Monde de diff, Jérémy Bonder termine 20ème.

Les résultats complets:

Place aux finales, ce soir, à partir de 17h00 et à suivre en direct sur Planetgrimpe !

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CDF de Chambéry: Résultats des qualifications minimes et cadets !

12 Nov

Place aux jeunes aujourd’hui. Après les finales seniors hier soir, la compétition a repris de plus belle à Chambéry pour une nouvelle journée chargée en bloc. Découvrez sans plus attendre les résultats des qualifications minimes et cadets, pendant que les juniors sont sur le mur.

Les finales jeunes à suivre en fin d’après-midi !

Minimes filles:

Minimes garçons:

Cadets:

Cadettes:

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Phénoménal ! Romain Desgranges remporte le titre mondial 2017 !

11 Nov

Mesdames et messieurs pour Romain Desgranges: Hip hip hip… Houraaaa !

Il l’a fait ! À 34 ans, Romain Desgranges est allé décrocher le titre mondial, en remportant le classement général des Coupes du Monde 2017 !

Il le savait, ces demi-finales slovènes étaient décisives pour lui. Si le chamoniard terminait dans le top 15 ce soir, il était assuré de remporter le classement mondial, avant même la fin de la compétition.

Oui, ce soir Romain avait la pression. Mais en atteignant la prise 34, il s’est assuré de la victoire au classement général.

Quelle saison sensationnelle pour le leader de l’équipe de France. Cette année, il a clairement été le plus fort. D’abord en remportant la première compétition de la saison, raflant le titre de champion d’Europe à Campitello di Fassa en Italie. Et ce n’était pas un coup de chance, bien au contraire…

Une semaine plus tard, c’est sur le devant de la scène mondiale que Romain brillait, en gagnant la première Coupe du Monde de l’année, à Villars en Suisse.

Cette saison allait-elle être celle de Romain Desgranges ? Après plus de 15 saisons passées à sillonner le monde sur les différentes étapes internationale, cette année 2017 allait bien être celle dont Romain rêvait. Car après Villars, il y eut Briançon, où le français s’imposait devant une foule en délire.  Puis, Edimbourg, où Romain se payait carrément le luxe de monter sur la première marche du podium de sa 100ème Coupe du Monde.

Plus d’infos très vite…

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CDM de Kranj: Janja Garnbret domine les qualifications à domicile !

11 Nov

Faut-il encore être étonné de voir Janja Garnbret prendre la tête du classement général des qualifications de la Coupe du Monde de Kranj ? Non. Il ne faut pas non plus être surpris de remarquer que la slovène est la seule à avoir enchaîné les deux voies de qualification de la journée… Imbattable devant son public, Janja ne laissera personne passer devant elle.

Pourtant, Anak Verhoeven et Jaïn Kim, ses deux plus proches rivales, ont essayé. La belge et la coréenne topent la première voie, mais chutent dans les derniers mouvements de la deuxième.

Derrière, la hiérarchie est respectée, et l’on retrouve de nouveau Mina Markovic en 4ème place, devançant de peu notre française Julia Chanourdie. Pas de top pour la leader de l’équipe de France, mais de belles prestations dans ses deux voies, la hissant dans le top 5.

Magnifique entrée en matière de Shauna Coxsey ! Pour sa première participation à une Coupe du Monde de difficulté, la britannique nous prouve déjà qu’elle est une candidate sérieuse au titre olympique. Elle tombe au même endroit que Julia dans la voie 1, terminant finalement 8ème des qualifications. Elle participera donc à ses premières demi-finales dès ce soir.

Une dernière compétition qui n’aura pas réussi au clan tricolore… Julia sera la seule française en demi-finale ce soir. Derrière, Hélène Janicot termine 30ème, devant Nolwenn Arc 32ème et Mathilde Becerra 41ème.

À ne pas manquer ce soir: les demi-finales, qui débuteront dès 20h00. Julia Chanourdie, Jérémy Bonder, Thomas Joannes et Romain Desgranges seront présents pour défendre les couleurs de la France… Et plus pour Romain, qui joue la victoire au général ce soir s’il termine dans le top 15 !

Les résultats: 

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Coupe de France de bloc de Chambéry: résultats des qualifications seniors !

11 Nov

La Coupe de France de bloc de Chambéry est lancé. Les seniors hommes avaient rendez-vous tôt ce matin dans le gymnase Croizat… Surprise à leur arrivée, le club de Chambéry a installé un nouveau fronton pour ajouter encore plus d’espace de grimpe.

Puis, c’était au tour des seniors femmes de faire leur entrée dans la compétition. Découvrez sans plus attendre les résultats !

Seniors femmes:

Seniors hommes:

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Coupe du Monde de difficulté 2017: J-1 avant la dernière échéance !

10 Nov

Quelques heures seulement nous séparent de la dernière Coupe du Monde de difficulté de la saison 2017. Et ce week-end s’annonce être chargé en compétition !

Au niveau national, les meilleurs bloqueurs français ont rendez-vous à Chambéry dès demain pour la deuxième Coupe de France de bloc de l’année.

Les meilleurs diffeurs du monde sont quant à eux arrivés à Kranj, en Slovénie, le lieu qui accueille chaque année la dernière étape mondiale. Et cette fois-ci, cette Der des Ders s’annonce palpitante…

Un Samedi décisif pour Romain Desgranges…

Kranj ? Romain Desgranges connaît bien. Voilà maintenant 10 ans qu’il participe à cette ultime Coupe du Monde de la saison. Depuis 2007, le chamoniard n’a jamais manqué cette étape slovène. Mais ce rendez-vous devenu annuel n’a jamais été aussi spécial que cette année…

En effet, comme vous le savez sans doute, le leader de l’équipe de France est pour la première fois de sa carrière, en tête du classement général des Coupes du Monde 2017. Il est l’homme qui a remporté le plus d’étapes cette année: Villars, Briançon et Edimbourg. Sans parler de son titre de champion d’Europe glané à Campitello di Fassa…

Romain Desgranges, plus concentré que jamais | © Yannick Long

Le scénario est simple: Romain peut remporter le titre mondial dès demain, sans même attendre les finales. En effet, s’il rentre en demi-finale et termine parmi les 15 premiers, alors il sera assuré de la victoire au classement général, et Stefano Ghisolfi, deuxième du provisoire, ne pourra rien faire.

Le dénouement approche ! Encordé, chaussons aux pieds, les mains bien blanches, les émotions qui s’emballent … Mais au final, il n’ y a qu’à grimper!
Alors Go ! R.D

Janja Garnbret, accueillie en WonderWowan !

S’il y en a bien une qui profitera de ce week-end au maximum sans aucune pression, c’est Janja Garnbret. La slovène, qui grimpera à domicile ce week-end, sera accueillie chaleureusement par son public. En effet, il y a un mois déjà, Janja profitait de la Coupe du Monde de Xiamen pour remporter le titre mondial.

L’année dernière, elle rentrait dans l’histoire en devenant la première grimpeuse à remporter plus de huit étapes de Coupes du Monde en l’espace d’une saison. Cette année 2017 n’aura pas été moins fructueuse pour elle. Bloc et difficulté confondue, elle a déjà gagné huit étapes. Kranj sera-t-elle la neuvième ?

Grimpe à domicile ce week-end pour Janja Garnbret | © Eddie Fowke

Une première Coupe du Monde de difficulté pour Shauna Coxsey !

Du jamais vu ! Shauna Coxsey participera pour la première fois de sa carrière à une Coupe du Monde de difficulté, ce week-end à Kranj. Il y a peu, la britannique annonçait faire des Jeux Olympiques de Tokyo, son principal objectif. Ainsi, cap sur l’entraînement de difficulté et de vitesse maintenant. Et quoi de mieux pour commencer qu’une étape de Coupe du Monde, plongée au milieu des meilleures grimpeuses internationales ?

D’ailleurs, de nombreux bloqueurs seront présents dès demain. La japonaise Akiyo Noguchi, le coréen Jongwon Chon et son complice Tomoa Narasaki, ayant épaté la communauté de grimpeurs le mois dernier par leur performance en Chine. Jan Hojer sera aussi au rendez-vous, tout comme Jernej Kruder, Miho Nonaka et même Alex Megos, qui renoue avec les compétitions depuis son apparition à Arco cet été.

Vous l’aurez compris, tous les meilleurs de la planète sont prêts à en découdre dès demain.

Jan Hojer, demi-finaliste en 2015 | © Eddie Fowke

La composition de l’équipe de France

Parmi les 124 athlètes inscrits, ils seront huit à endosser le maillot de l’équipe de France.

Chez les femmes, c’est Julia Chanourdie, Hélène Janicot, Mathilde Becerra, Salomé Romain et Nolwenn Arc qui ont été sélectionnées.
Chez les hommes, Romain Desgranges sera bien sûr de la partie, tout comme Thomas Joannes, ou Jérémy Bonder. Oui, ce dernier participera à sa première Coupe du Monde de difficulté ce week-end… Nous reviendrons en détails sur cette sélection dès la fin de la compétition.

Le programme:

Samedi 11 Novembre:

08h00: Qualification hommes
13h00: Qualification femmes
20h00: Demi-finales (LIVE)

Dimanche 12 Novembre:

17h00: Finales (LIVE)

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Deux nouveaux 9a dans la poche pour Seb Bouin !

08 Nov

Seb Bouin a une nouvelle fois fait trembler le rocher ! Après s’être rendu à Flatanger pour travailler “Move” 9b/+, il a décidé de prendre deux semaines de repos, avant de reprendre l’escalade tout doucement. Tout doucement vous dites ?! En une semaine de reprise, le français est venu à bout de deux nouveaux 9a: “La terza eta” et “Perfect Man 2.0”.

  • Voici son commentaire:

“Après un beau combat dans “Move” 9b/+ à Flatanger, en Norvège, j’avais besoin de me reposer. J’ai donc pris deux semaines de repos.

Pour reprendre, j’ai décidé d’aller en Italie afin de faire des voies plus faciles.

Tout d’abord, nous sommes allés à Camaiore, à San Rocchino. J’ai fait quelques voies à vue jusqu’au 8b les deux premiers jours. Puis j’ai décidé d’aller voir “La terza eta”, un 9a enchaîné seulement par Adam Ondra. Hé bien j’ai été agréablement surpris de voir que j’étais capable de faire tous les mouvs. J’ai décidé d’essayer, même si cela pouvait être difficile après deux semaines de repos total. Finalement, je l’ai fait en 8 essais. “Hummm ok pour le moment !”

Puis, j’ai voulu aller voir “Naturalemente” un 9a+ enchaîné encore une fois par Adam Ondra seulement. Mais c’était trop dur pour le peu de jours qu’il me restait sur place.

Du coup, on s’est arrêté trop jours à la falaise de Castelbianco. Là bas, j’ai essayé “Perfect Man 2.0”, un 9a ayant connu deux ascensions: celle de Mateo Ganbaro et d’Adam Ondra. Finalement, j’ai enchaîné la voie en 6 essais. J’ai trouvé des méthodes différentes que celles de Mateo Ganbaro, qui rendent peut-être la voie plus facile. Attendons les prochaines répétitions pour discuter autour de la cotation.

Pour une semaine de reprise, je suis plutôt content, même si je sais que les vrais objectifs ne sont pas ceux là…”

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MoonClimbing annonce un nouveau format de compétition dédié à leur MoonBoard !

06 Nov

Vous avez déjà tous grimpé, vu, ou entendu parler de la MoonBoard. Cet outil conçu et développé par Ben Moon est en pleine expansion… Si bien qu’une série de compétitions va être créée autour de la structure.

La Moonboard, qu’est-ce que c’est ?

Le concept est simple. Il s’agit d’une structure simple en bois, composé d’un unique panneau de 2,44 mètres de large par 3,15 mètres et incliné à 40°. À l’image d’un mur de vitesse, cette structure est standardisée. Dans n’importe quelle salle de grimpe des États-Unis au Japon, le pan sera toujours le même et les prises spécifiques, toujours disposées de la même manière. Des arquées, des plats, des pinces, cet outil est un moyen très efficace pour progresser physiquement, sur une structure des plus compactes.

Ainsi, depuis sa création, de nombreuses MoonBoard ont été vendues, ou construites à la main par des particuliers.

Plus de 12 000 blocs enregistrés !

La MoonBoard ne s’arrête pas là. Elle permet aussi aux utilisateurs de créer des blocs sur leur pan, et de les partager sur une application dédiée. Ainsi, n’importe quel grimpeur du monde entier peut consulter et grimper sur des blocs proposés par d’autres.

L’année dernière, 1200 blocs étaient enregistrés dans la base de données. Aujourd’hui, il y en a plus de 12 000 blocs, entre le 6b+ et 8b ! Des chiffres qui illustrent bien le boom de la MoonBoard !

Les MoonBoard Masters

En constante évolution, la marque annonce maintenant la venue des “MoonBoard Masters”, une compétition qui se déroulera uniquement sur cette structure.

Et pour le lancement, ils n’ont pas fait semblant. La compétition se déroulera en simultanée dans quatre endroits différents et sera retransmise en direct le 09 Décembre. Ce sont cinq des duos les plus célèbres qui s’affronteront:

  • Daniel Woods et Kyra Condie dans la salle The Cliffs à New York City, USA.
  • Alex Megos et Margo Hayes dans la salle  The Foundry à Sheffield Sheffield, Angleterre.
  • Rustam Gelmanov et Katja Kidic dans la salle Sharma Climbing à Barcelone, Espagne.
  • Jongwon Chon et Miho Nonaka dans la salle Crux Climbing Gym à Osaka, Japon.
  • Tomoa Narasaki et Akiyo Noguchi dans la salle Crux Climbing Gym à Osaka, Japon.

 

 

 

 

On peut également s’attendre à ce qu’un jour, un bloc de Coupe du Monde soit installé sur la MoonBoard. Cela permettrait à n’importe qui dans le monde possédant ou ayant accès à la MoonBoard, de se comparer directement aux meilleurs mondiaux.

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Chris Sharma, premier répétiteur de “Everything is Karate” 8c+/9a à Bishop !

04 Nov

Enchaîner son projet le dernier jour de son trip reste toujours quelque chose de fort pour un grimpeur. Parti une semaine à Bishop, en Californie, Chris Sharma s’était fixé comme objectif la réalisation de “Everything is Karate” 8c+/9a, une voie ouverte par Patrick O’Donnell et libérée pour la première fois par Ethan Pringle ce printemps.

Une ligne 100% naturelle, qui remonte une face granitique peu déversante. Mais Bishop oblige, ce sont quatre sections typées bloc, entre le 7B et le 7C+ qui composent cette voie.

“Cette voie est assez tenace, et avec la chaleur qu’il faisait, je ne n’étais pas sûr d’être capable de l’enchaîner dans la semaine”. Pour pallier à cela, en ce mardi 31 Octobre 2017, le King était au pied de la falaise à 07h30 pour profiter des conditions encore fraîche de la matinée. Quelques minutes plus tard, il était au sommet de la voie, signant la première répétition de l’une des plus belles lignes du coin, lors du dernier jour de son séjour californien.

Un vrai fight à l’américaine pour Chris, qui a donné de sa personne en travaillant la voie. En effet, en zippant d’une inversée la veille, il s’est ouvert le menton contre un spit. Plus de peur que de mal pour Chris, qui prenait sa revanche le lendemain…

Coïncidence ? La vidéo de l’enchaînement d’Ethan Pringle vient de sortir !

“Le caractère unique de cette voie, son emplacement, la qualité du rocher et des mouvements, l’évidence de la ligne et la difficulté soutenue coïncident pour faire de cette voie l’une des plus belles que je n’ai jamais faite !” E.P

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Baptiste Dherbilly signe la première répétition de “Salamandre” 9a/b en Haute-Savoie !

29 Oct

Le grimpeur haut-savoyard Baptiste Dherbilly a récemment signé la première répétition de “Salamandre” 9a/b à Double Cache, liberée par Fred Rouhling en 2007 et restée vierge d’ascension pendant près de dix ans. Très peu de voies réalisées par Fred ont été répétées, rendant cette ascension l’une des plus belles de la région. Et bien que comptant déjà quelques 8c et 8c+ à son actif, il s’agit là de la première voie dans le neuvième degré pour Baptiste.

Bien plus qu’une simple voie, “Salamandre” représente beaucoup pour ce jeune homme de 24 ans, qui revient avec nous sur cette aventure.

Retour en détails sur l’histoire de la première répétition de cette voie.

Un rêve de gosse ?

Étant enfant, nous avions tous des posters de nos idoles, trônant fièrement au-dessus de notre lit. Michael Jordan, Roger Federer, Zinedine Zidane… Pour Baptiste Dherbilly, c’était Fred Rouhling, pendu du bout des doigts dans le crux de “Salamandre”. Dans sa chambre parisienne, cette photo représente pour lui une vraie source de motivation.

Cette voie était un mythe pour moi. En effet j’ai débuté l’escalade dans un gymnase en région parisienne et le poster de Fred a été mon premier poster affiché dans ma chambre. Je me suis installé plus près des montagnes que quelques années plus tard, pour mes études.

Qui aurait cru que quinze ans plus tard il figurerait à la place de Fred Rouhling ? Cette même position, dans ce même crux… Après l’avoir contemplé toute son enfance, Baptiste allait le vivre, l’incarner, écrire sa propre histoire.

Durant des années, cette image au-dessus de mon lit m’a vraiment fait rêver. Je voulais voir si j’étais capable de réaliser ce mouvement et cette voie. Dès la première montée, j’ai trouvé que cette ligne avait quelque chose. Quelque chose de spécial, qui la rendait unique. J’ai tout de suite eu envie de m’investir.

L’aventure était lancée.

La voie.

Située sur la falaise de Double Cache, en Haute-Savoie, “Salamandre” (aussi connue sous le nom de “Attendez Piéton”) fut ouverte par François Ducastel, équipeur actif de la région et auteur de bon nombre de voies dures locales.

Une “Action Direct” à la française, qui demande une force incroyable dans les doigts, notamment dans le crux où les mono, bi et tri-doigts sont de rigueur. Cotant entre 9a et 9b, Fred Rouhling, ayant réalisé la première ascension, ne s’est jamais vraiment prononcé clairement sur la cotation, bien que le 9a+ semble probablement la difficulté la plus adéquate.

Alors qui de mieux pour nous décrire la voie que Baptiste lui-même ?

La voie fait environ 27 mètres. Tout commence par une approche d’une quinzaine de mètres, cotant autour de 8a. On franchit ensuite un premier surplomb et on arrive dans une belle coulée bleue. À partir de là, cela devient assez pauvre en prises… Il faut se mettre en place avec un tri-doigts main gauche et une pince plate dans l’autre main pour attraper ce fameux mono avec le majeur main droite. Ensuite, il faut envoyer la boîte et les clous dans un bi qui n’est pas si mauvais, mais mal orienté !

Décomposition du crux | © Etienne Seppecher

Pour moi, ce mouvement est un vrai condensé de l’escalade: aléatoire, précision, déséquilibre, contrôle et engagement. Ensuite il y a encore 7/8 mouvements difficiles avec un deuxième mono bien meilleur mais difficile à aller chercher, avec des petits pieds. Pour finir la section, on bascule son poids du corps sur une mauvaise épaule plate main gauche avant de tout envoyer sur un bon carré.

Du mythe à la réalité…

La transition entre le rêve et l’enchaînement ne s’est pas faite en un claquement de doigts. Durant deux mois, Baptiste ira environ deux fois par semaine dans son projet. Une cinquantaine de runs au total, répartis sur 17 séances.

Parvenir à réaliser ce crux, encore et encore. Puis réaliser des connexions depuis le bas, entre les différentes parties de la voie. Petit à petit, son corps acquiert les mouvements, et le rêve rentrait alors dans le domaine du possible.

Dans un premier temps il a fallu réaliser le crux en lui-même. Cela m’a pris deux séances pour réussir à attraper le mono et trois de plus pour réaliser le crux.

Ensuite, il m’a fallu travailler la mise en place et le mouvement en lui-même pour y arriver de façon plus fréquente.  La question suivante était de savoir si je pouvais le réaliser dans l’enchaînement. Je suis tombé plusieurs fois après ce crux. À partir de là je commençais à regarder la voie dans son ensemble et j’essayais de penser au maximum à chacun des mouvements tout en me disant que tout était possible.

Concentration dans le début de la voie | © Nicolas Mattuzzi

Cela s’est avéré frustrant car il y avait des séances où je tombais après le crux et puis la séance d’après, je me retrouvais pendu à la dégaine sous le crux, sans avoir l’impression d’avoir grimpé. 

Cet aspect aléatoire est devenu intéressant, mais très frustrant également.

Contrairement à Fred Rouhling, je n’ai pas fait de séances spécifiques sur pan Güllich, étant donné que j’allais dans la voie 1 à 2 fois par semaine. Par contre je me suis ouvert un bloc à Cortigrimpe, dans la salle où je travaille, en essayant de reproduire au mieux le crux. 

J’ai également visionné des dizaines de fois la vidéo de Fred dans la voie, ainsi que mes propres runs. Il fallait à tout prix que je démystifie ce mouvement extrême !

Une première répétition pour les 10 ans de “Salamandre” !

Il aura fallu attendre quasiment 10 ans jour pour jour pour que cette voie soit enfin répétée. En ce jeudi 26 Octobre, les conditions sont toujours aussi bonnes que depuis ces derniers jours. Après être tombé à deux reprises dans les derniers mouvements de la voie quelques jours plus tôt, Baptiste est de retour au pied de la voie.

Finalement, à midi, son deuxième essai de la journée sera le bon. Après un gros combat physique, il parvient au sommet de la voie. Son projet, son mythe, venait de se concrétiser.

C’est ma première voie dans le neuvième degré, mais je pense qu’il faut voir au-delà de la cotation. Certes, il ne faut pas se mentir non plus, bien sûr que la cotation compte, mais ce qui m’a avant tout attiré dans cette voie, c’est son caractère et son côté extrême pour mon niveau.

Aujourd’hui cette voie représente un accomplissement personnel et une réelle aventure collective durant laquelle j’ai pu partager des instants passionnants. C’est surtout cela que je veux retenir, au-delà même de la cotation.

Je cherche vraiment à pousser mon escalade à son maximum. J’ai arrêté la falaise pour me lancer dans l’ouverture d’une salle d’escalade dans laquelle je travaille toujours. Cela fait deux ans maintenant et j’ai ressenti ce besoin de me lancer dans un nouveau projet, un nouveau défi… Et cette voie correspondait totalement à cela. Après avoir réalisé d’autres voies comme “Ordalie” et “XV station” je me suis dit “pourquoi ne pas essayer un cran au-dessus ?”

Le run de 12h00: le caillou froid, mais le dos au soleil ! | © Nicolas Mattuzzi

Alors comment cela se fait qu’une telle voie n’ait pas connu de répétition plus tôt que cela ?

À dire vrai je ne sais pas trop, commente Baptiste. Pourtant il y a beaucoup de forts grimpeurs dans notre région. Après il faut trouver le temps, les assureurs et les conditions. Il faut aussi avoir l’envie de s’investir quand on est juste dans le niveau. Les premières séances peuvent s’avérer frustrantes car on passe plus de temps dans le baudrier qu’à réellement grimper… 

Mais j’invite vraiment les grimpeurs à aller faire un tour sur la falaise, Double Cache, dans laquelle on trouve quelques bijoux d’escalade.

À l’époque, les voies ouvertes par Fred Rouhling, premier français dans le neuvième degré, avaient fait couler beaucoup d’encre. Mais peu de grimpeurs furent capables de répéter ses voies. Pour preuve, l’ascension de “Salamandre” par Baptiste est seulement la troisième voie de Fred à connaître une seconde ascension. Alors qu’en pense-t-il ?

L’époque dont tu parles, je ne grimpais pas encore, je n’étais même pas encore né à l’époque d’Akira donc je ne me prononcerais pas sur ces polémiques que je n’ai pas vécu. Tout ce que je peux dire c’est bravo à François Ducastel d’avoir laissé la voie intacte et bravo à Fred d’avoir pensé que c’était possible et d’avoir réalisé la première.

Ensuite, j’ai un peu côtoyé Fred ces derniers temps et je peux te dire que c’est quelqu’un de sympathique et surtout de très fort malgré qu’il ait moins grimpé ces derniers temps. Après le reste appartient au passé et ne me regarde pas. Je me trompe peut-être mais personnellement je n’ai pas de doute sur ses réalisations. C’était une autre époque et aujourd’hui l’escalade a évolué. Donc pas de jugement.

À peine Baptiste avait clippé la chaîne de “Salamandre”, qu’il se tournait déjà vers d’autres projets:

Contrairement à ce que l’on peut penser, il reste de nombreuses voies à libérer ou à répéter dans la région. D’ailleurs j’invite les grimpeurs à venir faire un tour sur les spots de Haute-Savoie, c’est avec plaisir que je leur ferais découvrir les anciennes pépites du coin 😉

Si les conditions le permettent j’aimerais bien m’atteler à un projet sur la falaise du Suet et j’ai également des projets de grandes voies : avis aux motivés !!! 🙂

Pour conclure j’aimerais remercier toutes les personnes motivées (elles se reconnaîtront), m’ayant accompagné lors de toutes ces séances.

En attendant une vidéo complète qui sortira prochainement, voici de quoi vous tenir en haleine:

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Un nouveau record de vitesse dans “The Nose” à El Capitan !

24 Oct

Brad Gobright et Jim Reynolds viennent d’établir un nouveau record de vitesse dans “The Nose” à El Capitan. Les américains ont enchaîné les 31 longueurs en 2 heures 19 minutes et 44 secondes !

En 1958, Warren Harding, Wayne Merry, George Whitmore signaient la première ascension de “The Nose”, qu’ils gravissaient en 47 jours.

En 1975, John Long, Jim Bridwell et Bill Westbay marquaient l’Histoire en réalisant pour la toute première fois “The Nose”, en une seule journée.

42 ans plus tard, les grimpeurs d’aujourd’hui sont capables d’enchaîner cette même voie en moins de 2h20.

“The Nose”, cette mythique voie d’escalade située à El Capitan, dans la vallée du Yosemite… Près de 1000 mètres d’escalade, un véritable kilomètre vertical sur l’une des plus belles faces du monde. À l’époque de la première ascension, les baudriers n’existent même pas et la voie est considérée comme impossible à gravir. Aujourd’hui, “The Nose” est devenu LE standard des big walls.

En 2007 et pendant plus de trois ans, les meilleurs grimpeurs du monde améliorent les records de vitesse d’ascension.

En 2012, Hans Florine et Alex Honnold battent le record de plus de 13 minutes établi par Dean Potter et Sean Leary en 2012. Se levant tôt le matin un jour de forte chaleur, ils parviennent au sommet des 31 longueurs en 2 heures 23 et 46 secondes.

Depuis l’été 2012, ce record n’avait pas été battu… Jusqu’à ce week-end ! Après avoir passé quelques semaines à peaufiner leur technique dans la voie, les américains Brad Gobright et Jim Reynolds se sentent prêts. Finalement, ce Samedi 21 Octobre, les deux grimpeurs s’élancent pour l’ascension la plus rapide de “The Nose”. En enchaînant l’intégralité de la voie en 02:19:44, ils battent de 4 minutes l’ancien record d’Alex Honnold et Hans Florine.

En moyenne, Brad Gobright et Jim Reynolds grimpaient à 6,33 m/min, soit moins de 8 minutes pour gravir 50 mètres de paroi verticale… Chapeau bas messieurs !

Brad Gobright dans les 100 derniers mètres de “The Nose”| © Christian Cattell

Les records de vitesse:

21/10/2017 Jim Reynolds, Brad Gobright 2:19:44
17/06/2012 Hans Florine, Alex Honnold 2:23:46
06/11/2010 Dean Potter, Sean Leary 2:36:45
12/10/2008 Hans Florine, Yuji Hirayama 2:37:05
02/07/2008 Hans Florine, Yuji Hirayama 2:43:33
08/10/2007 Alexander and Thomas Huber 2:45:45
04/10/2007 Alexander and Thomas Huber 2:48:30
29/09/2002 Hans Florine, Yuji Hirayama 2:48:55
11/2001 Dean Potter, Timmy O’Neill 3:24:20
10/2001 Hans Florine, Jim Herson 3:57:27
10/2001 Dean Potter, Timmy O’Neill 3:59:35
1992 Hans Florine, Peter Croft 4:22:00
1991 Peter Croft, Dave Schultz 4:48:00
1991 Hans Florine, Andres Puhvel 6:01:00
1990 Peter Croft, Dave Schultz 6:40:00
1990 Hans Florine, Steve Schneider 8:06:00
1986 John Bachar, Peter Croft 10:05:00
1984 Duncan Critchley, Romain Vogler 09:30:00 (approximativement)
1975 Jim Bridwell, John Long, Billy Westbay 17:45:00
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