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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Alex Puccio enchaîne son troisième 8B+ bloc !

06 Sep

L’américaine a encore frappé ! Celle qui remportait récemment le K.O Boulder Contest à Arco, pour la quatrième fois consécutive, confirme sa forme du moment !

Actuellement à Magic Wood, en Suisse, elle enchaîne le fameux “New Based Line”, 8B+. Lorsque ce bloc avait été ouvert en 2002 par Bernd Zangerl, il avait été coté 8C. Depuis, après quelques répétitions, la cotation de 8B+ semblerait plus appropriée.

Quoi qu’il en soit, c’est une très grosse performance pour Alex, qui signe la troisième ascension féminine de cette ligne, après Shauna Coxsey et Anna Stöhr.

Ce bloc marque aussi le troisième 8B+ de l’américaine, après avoir enchaîné “Jade” et “The Wheel of Chaos” il y a trois ans.

Après ses blessures, Alex semble maintenant fin prête à la conquête de son premier 8C bloc…

Photo: archive, Coll. Alex Puccio

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Championnats du Monde jeunes : la France, au sommet des qualifications cadets de difficulté !

06 Sep

Après le bloc et la vitesse, les Championnats du Monde jeunes se poursuivent à Innsbruck. Hier, les 222 cadets prenaient possession de ce monstrueux mur de difficulté autrichien.

Deux groupes de qualification, avec deux voies pour chaque groupe. Voilà à quoi ressemblait le programme d’hier.

À l’issue des qualifications, bilan plus que positif pour l’équipe de France jeunes.

Nolwenn Arc occupe la première place du classement, ex-aequo avec la prodige américaine Ashima Shiraishi. Ça passe également pour Brooke Raboutou, 4ème et l’italienne Laura Rogora, 7ème.
En revanche, la compétition s’arrête là pour Lucile Saurel, 71ème.

Chez les garçons, c’est Sam Avezou qui montre le chemin dans ses deux voies de qualification. Il est au coude-à-coude avec le nouveau champion du monde de bloc, Philip Schenk, venu s’user les bras sur ce grand mur de difficulté.

Mais Sam ne sera pas le seul tricolore en demi-finale vendredi. Léo Ferrera, 21ème, prend lui aussi son billet pour la suite de la compétition, tout comme Nathan Martin, 25ème.

Le point sur les finales minimes et juniors de vitesse.

Les finales minimes et juniors de vitesse se sont également clôturées.

En minimes, ce sont les russes qui dominent largement leur épreuve fétiche. Chez les filles, les quatre premières sont russes, et le titre de Championne du Monde revient à Polina Kulagina, première tout au long de la compétition.
La meilleure performance tricolore nous vient de Capucine Viglione, qui termine  la 8ème place.

Chez les garçons, victoire italienne, derrière deux russes. Le jeune Jacopo Stefani s’empare de la médaille d’or, remportant son duel final en 8″06 contre Anton Kulba.
Ilian Cherif, premier français, termine 10ème.

En juniors, les russes dominent encore, notamment chez les femmes. Un podium 100% russe, qui verra Daria Kan monter au sommet de celui-ci, après le faux départ de sa compatriote Elizaveta Ivanova en finale.
Elma Fleuret, première française, n’ira pas plus loin que les huitième de finale et termine 14ème.

Chez les hommes, finale ultra serrée entre l’équatorien Carlos Granja et le coréen Seungbeom Lee ! Mais avec quatre centièmes de seconde à l’arrivée, c’est finalement Carlos qui remporte son deuxième titre de Champion du Monde, après avoir déjà gagné en minime il y a quelques années.
Adrien Lemaire termine 13ème.

  • La suite du programme:

Mercredi 6 Septembre

10:00               Qualifications difficulté minimes
15:00               Qualifications difficulté juniors

Jeudi 7 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté minimes
15:00-17:45     Demi-finales difficulté juniors
20:00-21:00     Finales difficulté minimes

Vendredi 8 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté cadets
19:00-20:00     Finales difficulté cadets
20:30-21:30     Finales difficulté juniors

Samedi 9 Septembre

09:00-09:30     Finales vitesse combiné minimes
10:15-13:45     Finales bloc combiné minimes
13:45-15:30     Finales difficulté combiné minimes
16:00-16:30     Finales vitesse combiné juniors
17:30-19:10     Finales bloc combiné juniors
20:15-21:45     Finales difficulté combiné juniors

Dimanche 10 Septembre

10:00-11:20     Finales vitesse combiné cadets
12:20-14:30     Finales bloc combiné cadets
15:30-17:30     Finales difficulté combiné cadets

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Dans les coulisses de l’équipe de France pendant une Coupe du Monde

05 Sep

Grande Voix a passé deux jours sur la Place du Mont-Blanc de Chamonix en compagnie des athlètes de l’équipe de France de difficulté. Plongée dans les coulisses de la sélection nationale, en pleine Coupe du monde d’escalade.

Une Coupe du monde d’escalade avec l’équipe de France commence par des retrouvailles. Celles de vieux copains, que les années à voyager autour du monde ont rendu inséparables. Celles d’un groupe de passionnés, que l’amour d’une discipline a lié depuis le plus jeune âge. Le sport de haut niveau, c’est aussi ça. C’est peut-être même avant tout, ça.

Avant la quête de performance, avant les médailles, ces jeunes gens ont trouvé dans cette camaraderie dès leurs premières années en équipe de France jeunes une envie supplémentaire de poursuivre leur engagement vers leur sport. Les joies de la vie de groupe.

A Chamonix, ces retrouvailles ont pris la forme d’un repas. Et même si ça ne faisait pas très longtemps qu’ils s’étaient quittés – la Coupe du monde de difficulté de Chamonix, où nous sommes allés rencontrer le groupe suivait presque directement celle de Villars en Suisse – les sourires étaient francs, les embrassades volontaires, devant ce restaurant de la rue Paccard de Chamonix.

Curieuse gymnastique au moment de passer commande. Des pâtes, des salades, et puis même quelques assiettes moins raisonnables. Et puis des demandes un peu particulières au serveur, certains grimpeurs ont un régime assez précis. « La veille d’une Coupe du monde, nous choisissons un restaurant avec la carte la plus large possible, pour faire en sorte que chacun puisse trouver l’assiette qui lui convienne. Ou presque. Après c’est la vie de groupe, il leur faut parfois faire des compromis, ce qui n’est pas évident dans le contexte d’une compétition internationale. Mais dans l’ensemble ça se passe bien », sourit Cécile Avezou, entraîneur de l’équipe de France et organisatrice en chef de ces moments plus déterminants qu’il n’y paraît pour l’escalade sportive française.

  • La suite à lire ici.
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Suprématie extrême du Japon sur les Championnats du Monde de bloc minimes !

04 Sep

3 places sur le podium des minimes garçons, 3 places sur le podium des minimes filles. 6 places en tout donc chez les minimes, dont 5 occupées par le Japon !

Suprématie extrême de cette nation hier, qui est à coup sûr le pays le plus performant en bloc, que ce soit chez les seniors ou chez les jeunes !

Chez les minimes garçons, Rei Kawabata, qui participait à sa première compétition internationale, s’empare de la victoire, enchaînant 3 blocs en 6 essais en finale. Avec deux essais de plus, il est suivi par le russe Semen Ovchinnikov, seul athlète non-japonais sur le podium…
Enfin, Ryoei Nukui participait lui aussi à sa première compétition mondiale. Le japonais fait partie des trois grimpeurs à avoir enchaîné 3 blocs de finale. Ses 11 essais le placent sur la troisième marche du podium.

Chez les filles, elles étaient trois japonaises à prétendre au podium. À la sortie, nous les retrouvons toutes les trois sur ce podium des Championnats du Monde 2017.

Sur la plus haute marche, Futaba Ito qui remporte la médaille d’or en étant la seule finaliste à enchaîner les quatre blocs. Elle devance ainsi sa compatriote Natsuki Tanii, qui valide 3 blocs en 5 essais. Enfin, en empochant un bloc à vue et en comptabilisant 3 prises de zone, Saki Kikuchi remporte la médaille de bronze.

Les résultats complets:

Vitesse

La vitesse faisait son entrée hier sur les Championnats du Monde jeunes. Et comme pour le bloc, ce sont les cadets qui ont ouvert le bal.

Chez les hommes, la Russie domine sa discipline de prédilection. Sergey Rukin remporte le titre de Champion du Monde, remportant son duel final de 30 centièmes de seconde face à son compatriote Georgiy Morozov.

Trois français étaient engagés chez les cadets. La meilleure prestation tricolore nous vient de Sam Avezou, qui se hissera jusqu’en huitième de finale, terminant 13ème. C’est plus compliqué pour Mathieu Miquel et Nathan Martin, qui ne disputent pas les phases finales, terminant respectivement à la 39ème et 44ème place.

Chez la fille, la première et polonaise et s’appelle Aleksandra Kalucka. Elle remporte son face-à-face en finale, contre la chinoise YiLing Song, qui prend la deuxième place.

Pas de françaises sur le podium, mais deux dans le top 10. Lucile Saurel réalise la meilleure performance, se classant 9ème, juste devant Jennifer Bonnet, 10ème.

Il ne manquait pas grand chose à Romane Fontelaye pour entrer en huitième de finale. La jeune française termine 17ème.

Les résultats complets:

La suite du programme:

Lundi 4 Septembre

10:00-12:30     Qualifications vitesse minimes
13:00-15:30    Qualifications vitesse juniors
17:00-19:00    Finales vitesse minimes et juniors

Mardi 5 Septembre

10:00               Qualifications difficulté cadets

Mercredi 6 Septembre

10:00               Qualifications difficulté minimes
15:00               Qualifications difficulté juniors

Jeudi 7 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté minimes
15:00-17:45     Demi-finales difficulté juniors
20:00-21:00     Finales difficulté minimes

Vendredi 8 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté cadets
19:00-20:00     Finales difficulté cadets
20:30-21:30     Finales difficulté juniors

Samedi 9 Septembre

09:00-09:30     Finales vitesse combiné minimes
10:15-13:45     Finales bloc combiné minimes
13:45-15:30     Finales difficulté combiné minimes
16:00-16:30     Finales vitesse combiné juniors
17:30-19:10     Finales bloc combiné juniors
20:15-21:45     Finales difficulté combiné juniors

Dimanche 10 Septembre

10:00-11:20     Finales vitesse combiné cadets
12:20-14:30     Finales bloc combiné cadets
15:30-17:30     Finales difficulté combiné cadets

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Extraordinaire ! Adam Ondra vient de libérer le premier 9c du monde !

03 Sep

La nouvelle vient de tomber ! Adam Ondra est enfin venu à bout de “Project Hard”, la voie qu’il travaille depuis 2012. Si le tchèque confirme la cotation, cette voie deviendrait le premier 9c du monde ! Et à chaud, Adam s’est empressé de d’annoncer que pour lui, cette voie est clairement bien plus difficile que tous les 9b+ qu’il ait pu faire… et il est quasiment persuadé qu’il s’agit bien du premier 9c du monde !

Tout commença en 2012 pour Adam, qui pensait la ligne impossible à l’époque. Notamment le crux, un 8C bloc des plus extrêmes, où il faut se retourner complètement, caler sa contrepointe dans une petite fissure, puis pivoter autour de son genou pour attraper la prochaine prise.

Mais petit à petit, au fil des années, trips, et séances dans la voie, le champion du monde progressait. Cet été, il parvenait à faire des progrès considérables, sans toutefois réussir à tout enchaîner.

Directement reparti à Flatanger après la Coupe du Monde d’Arco, Adam se sentait bien en forme. Hier, il annonçait être tout près de l’enchaînement, ayant réalisé l’un de ses plus beaux runs en cinq ans de travail.

Cet après-midi, Adam est parvenu à accomplir l’impossible: enchaîner le premier 9c du monde !

  • Plus d’infos très vite !

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Championnats du Monde jeunes: retour sur les demi-finales minimes et les finales juniors !

03 Sep

Les Championnats du Monde jeunes à innsbruck battent leur plein ! Hier se tenaient les phases finales des juniors en bloc, ainsi que les demi-finales minimes. Récap de cette journée haute en intensité !

Juniors

Lors des demi-finales qui se tenaient dans la journée, seul un français parvenait à prendre son ticket pour les finales. Avec 4 blocs en 8 essais, Léo Avezou prenait la 4ème place et serait donc le seul tricolore à jouer les finales – Hugo Parmentier et Kilian Chabrier terminant respectivement 10ème et 20ème.

En finale, il n’est donc pas surprenant de voir les deux japonais prendre les deux premières places quand on sait que le Japon est la nation qui explose en ce moment. Ces deux premiers grimpeurs ne vous sont sans doute pas inconnus: tous deux se sont illustrés sur le circuit senior cette année. Avantage donc à Yoshiyuki Ogata, qui empoche 3 blocs en 7 essais, remportant le titre de Champion du Monde, devant son compatriote Meichi Narasaki (3 blocs en 9 essais).

C’est plus compliqué pour Léo Avezou, qui ne parvient pas à s’exprimer sur ce circuit de finale. Il termine 7ème.

Chez les femmes, ce sont les américaines qui font le show. Des finales particulièrement difficiles, où la victoire se jouera en deux blocs. Claire Buhrfeind tire son épingle du jeu, empochant les deux derniers blocs en trois essais. Elle monte ainsi sur la première marche du podium, devançant une autre américaine, Maya Madere, qui comptabilise 2 blocs en 9 essais.

L’allemande Johanna Holfeld vient compléter ce podium avec un bloc à vue.

Les résultats des finales:

Minimes

La compétition se poursuit pour les minimes. Tout avait commencé jeudi matin, avec les qualifications. Hier, les plus jeunes de la compétition entamaient leur circuit de demi-finale.

Du côté des français, seul Joshua Fourteau portera le maillot tricolore en finale tout à l’heure. En enchaînant 3 blocs à vue, il prend la 5ème place de ces demi-finales. Il manquait un bloc à Paul Jenft et Ilian Cherif pour renter en finale. Ils terminent respectivement 10ème et 12ème.

Chez les filles, pas de française en finale, malgré nos trois tricolores engagées. Naile Meignan termine 8ème avec 3 blocs en 5 essais, devant Solène Moreau, 10ème avec 3 blocs en 6 essais et Luce Douady 12ème avec 3 blocs en 10 essais.

Des demi-finales amplement dominées par le Japon, qui frappe fort de nouveau. Chez les garçons, les trois premiers des demi-finales sont japonais. De même chez les filles, où les deux premières places sont occupées par deux japonaises… La génération futur est largement assurée pour le Japon !

 

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Ashima Shiraishi et Filip Schenk, champions du Monde cadets de bloc !

02 Sep

Nous enfin connaissons les noms des premiers champions du Monde d’escalade jeunes 2017 !

Hier soir, dans une ambiance de finale de Coupe du Monde seniors, se déroulaient les finales cadets des Championnats du Monde.

Chez les filles, Ashima Shiraishi dominait la compétition depuis le début des qualifications. En demi-finale, l’américaine prenait de nouveau la première place. Hier soir, elle prend son temps, et assure chacun de ses mouvements dans les quatre blocs de finale. Elle parvient à tous les enchaîner, une performance qu’elle est la seule à réaliser.

Avec 4 blocs en 7 essais, elle remporte son 5ème titre de Championne du Monde d’affilé (elle remportait les épreuves de bloc et difficulté à Arco en 2015 et Guangzhou en 2016).

Le podium est complété par la russe Luiza Emeleva (3 blocs en 5 essais) et une autre américaine, Brooke Raboutou (3 blocs en 9 essais)

Chez les hommes, performance majestueuse de Philip Schenk. Le jeune italien réalise la plus belle des prestations possibles en finale: il vient à bout des quatre blocs à vue ! Une telle performance le propulse directement sur la première marche du podium.

Un podium complété par le japonais Keita Dohi, qui vient également à bout des 4 blocs, en 11 essais.

Enfin, c’est un autre japonais qui monte sur la troisième marche du podium, Mizuki Tajima (3 blocs en 5 essais).

Les résultats des finales:

Les podiums:

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Ascendo, l’application de grimpe 3.0 pour grimper connecté !

01 Sep

Ascendo est l’application pionnière pour les salles d’escalade. Testée et éprouvée depuis 3 ans par des professionnels, ouvreurs et gestionnaires, l’application a démontré sa fiabilité pour répondre aux attentes des salles et s’adapter au monde du digital. Grimper connecté, voilà la nouvelle tendance !

Avec plus de 30 ans d’expérience dans les solutions pour les salles d’escalade, Entre-Prises souhaite apporter aux professionnels des services fiables et simples d’utilisation grâce à Ascendo.

Cette application a été la première à mettre en relation le grimpeur, l’ouvreur, et le gérant de salle. Une interaction inédite afin d’optimiser la progression et les attentes du grimpeur tout en améliorant la qualité d’ouverture et la diversité des voies d’escalade, tout en permettant une gestion adaptée, réactive, et créative de la salle.

Une interconnexion qui fait rentrer l’escalade indoor dans l’ère du numérique et le monde virtuel.

Comme les gestionnaires de salles et les ouvreurs, les grimpeurs ont accès à toutes les informations possibles depuis leur application Android ou IOS telles que leurs statistiques d’entrainement et peuvent adapter leur rythme en fonction de leurs objectifs personnels.

Ils ont également accès aux commentaires des autres grimpeurs sur les voies dans leur salle.
L’application est ainsi entièrement personnalisée tout en créant un véritable réseau dans le monde de l’escalade.

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Les Championnats du Monde jeunes sont lancés ! Jour 1: résultats des qualifications cadets en bloc.

30 Août

1172 athlètes enregistrés au départ des Championnats du Monde jeunes à Innsbruck.
Si la Coupe du Monde de bloc seniors de Munich battait des records en terme de nombre de participants, les jeunes surenchérissent dix jours plus tard, en faisant des Championnats du Monde jeunes, la plus grosse compétition de tous les temps.

Pourquoi ?

Tout d’abord car c’est la ville d’Innsbruck, en Autriche, qui accueille cette compétition. Une ville imprégnée de la culture de l’escalade depuis des années et qui a l’habitude d’héberger des compétitions d’envergure chaque année. Coupe du Monde, Championnat d’Europe, Championnat du Monde… toutes les grosses compétitions sont passées par cette ville du Tyrol.

D’autant plus que cette année, le complexe d’escalade autrichien a fait peau neuve. Un immense mur de difficulté est sorti de terre ce printemps. Plus de 5700 m2  de mur à corde, intérieur et extérieur, et 1200 m2 de zone de bloc. Une structure artificielle monstrueuse, ayant coûté plus de 12 millions d’euros.

C’est clairement le plus beau mur du monde. En ayant intégré la difficulté, le bloc et la vitesse, c’est l’un des premiers complexes d’escalade à regrouper les trois disciplines. C’est d’ailleurs ici même que dans un an jour pour jour, se tiendront les Championnats du Monde seniors 2018.

Cette compétition bat également des records en terme de durée. Ce n’est pas sur un week-end que se dérouleront les Championnats du Monde jeunes. Ni même sur une semaine. Au total, c’est plus de 12 jours de compétition non-stop qui attendent les compétiteurs.

Et enfin, comme dit précédemment, ces Championnats du Monde rassemblent plus d’un millier de grimpeurs, venus de 50 pays différents. Les meilleurs grimpers de bloc, difficulté et vitesse, des minimes aux juniors, se disputeront le titre de Champion du Monde.

Résultats des qualifications cadets en bloc

Le ton étant donné, venons-en aux premiers résultats de ces Championnats du Monde. La compétition débutait aujourd’hui, avant même la cérémonie d’ouverture qui aura lieu ce soir, par les qualifications cadets en bloc. Pour vous donner une idée, les cadets garçons étaient plus de 132 aujourd’hui, les filles 94 !

Répartis en deux groupes de qualification, il fallait rentrer parmi les 10 meilleurs de son groupe pour prétendre participer aux demi-finales demain.

Ils étaient quatre français chez les garçons et deux chez les filles, engagés au départ des qualifications. Malheureusement, seul Nathan Martin concourra demain pour une place en finale. En enchaînant 3 blocs en 8 essais, il fait partie des quatre meilleurs grimpeurs de son groupe, parvenant à valider trois des quatre blocs du circuit.

Car le niveau était déjà très élevé aujourd’hui. Dans l’autre groupe, il suffisait d’enchaîner un bloc en trois essais pour pouvoir se qualifier en demi-finale. Même constat chez les cadettes.

Sam Avezou termine 23ème, à un petit essai de faire partie des 20 meilleurs. Léo Favot prend la 41ème place, devançant Mathieu Miguel, 55ème.

Les meilleurs aujourd’hui ? Le japonais Keita Dohi, qui sera le seul grimpeur à enchaîner deux blocs dans son groupe, et le suisse Filip Schenk, qui enchaîne 3 blocs en 4 essais dans le premier groupe.

Chez les filles, c’est Ashima Shiraishi qui prend la tête du classement. Pour vous donner une idée du niveau des blocs aujourd’hui, même elle n’a pas réussi à enchaîner tous les blocs de qualification. Elle bute dans le bloc 2, enchaînant les trois autres en 8 essais. Un bloc 2 qui restera d’ailleurs vierge de toute ascension… Excepté pour la jeune italienne Laura Rogora, qui l’enchaînera à vue, prenant la deuxième place des qualifications !

Dans l’autre groupe, c’est l’autrichienne Sandra Lettner qui prend les rênes, avec 3 blocs en 7 essais.

Avec 1 bloc en 4 essais, la française Lucile Saurel termine 31ème, devant Mailys Piazzalunga 51ème.

Le top 20:
Le programme complet:

Mercredi 30 Août

10:00-15:00     Qualifications bloc cadets
20:00                Cérémonie d’ouverture

Jeudi 31 Août

10:00-14:00     Qualifications bloc minimes
19:00-21:15      Demi-finale bloc cadets

Vendredi 1er Septembre

10:00-14:00     Qualifications bloc juniors
20:00-21:40     Finales bloc cadets

Samedi 2 Septembre

10:00-12:15     Demi-finales bloc juniors
14:30-16:45     Demi-finales bloc minimes
20:00-21:40     Finales bloc juniors

Dimanche 3 Septembre

13:00-15:30     Qualifications vitesse cadets
16:00-17:00     Finales vitesse cadets
18:00-19:40    Finales bloc minimes

Lundi 4 Septembre

10:00-12:30     Qualifications vitesse minimes
13:00-15:30    Qualifications vitesse juniors
17:00-19:00    Finales vitesse minimes et juniors

Mardi 5 Septembre

10:00               Qualifications difficulté cadets

Mercredi 6 Septembre

10:00               Qualifications difficulté minimes
15:00               Qualifications difficulté juniors

Jeudi 7 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté minimes
15:00-17:45     Demi-finales difficulté juniors
20:00-21:00     Finales difficulté minimes

Vendredi 8 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté cadets
19:00-20:00     Finales difficulté cadets
20:30-21:30     Finales difficulté juniors

Samedi 9 Septembre

09:00-09:30     Finales vitesse combiné minimes
10:15-13:45     Finales bloc combiné minimes
13:45-15:30     Finales difficulté combiné minimes
16:00-16:30     Finales vitesse combiné juniors
17:30-19:10     Finales bloc combiné juniors
20:15-21:45     Finales difficulté combiné juniors

Dimanche 10 Septembre

10:00-11:20     Finales vitesse combiné cadets
12:20-14:30     Finales bloc combiné cadets
15:30-17:30     Finales difficulté combiné cadets

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Préparation mentale: parler de manière positive

28 Août

Chaque année, les sportifs s’intéressent de plus en plus à la préparation mentale. Mais aussi les entraîneurs, les cadres, les élus, les parents… Parfois, c’est encore un peu confus, secret. On ne dit pas. On pense tout bas. On n’ose pas vraiment dire que. Cela dépend des caractères, des disciplines, des axes travaillés également. L’idée n’est pas de parler de tel ou tel « prep mental, mais bien de valoriser cette piste d’entraînement. Des routines de performances à la recherche de la réussite, de la fixation d’objectifs aux déclenchements d’états sur commande, des séances méthodiques aux pures évasions, il existe différentes méthodes, différents jeux, différents exercices, différentes approches. Le bon « prep mental » est celui avec qui vous avez envie d’avancer. En toute confiance. Avec un large sourire, intérieur ou pas.

Mais qui dit « intérêt pour la prep mentale » dit aussi « petites phrases qui montrent qu’on s’y connait un peu ». Alors, si on faisait un point sur tout ça ?

Parler de manière positive

C’est à la mode, on demande aux sportifs de fuir la négation. D’ailleurs, beaucoup de personnes ne disent pas « parler de manière positive » mais… « ne pas utiliser la négation ». Contradiction amusante, tendez l’oreille et vous sourirez. Le but de tout ça, c’est de rester positif justement, parce que le cerveau ne semble pas apprécier qu’on lui parle avec des négations.

Alors, on fuit les « je ne vais pas y arriver », « je ne réussirai pas », « je ne sais pas faire », et toutes les déclinaisons possibles.

Les études sont formelles, le cerveau est beaucoup efficace si on dit « je vais y arriver », « je sais faire ».

Allons un peu plus loin. Si on écoute aussi un peu ce qui se dit…on entend souvent que… « le cerveau ne comprend pas la négation ».

Le cerveau ne comprend pas la négation

« Ne saute pas dans la flaque d’eau ». Ou comment associer mentalement « flaque d’eau » et « sauter ». Comment déclencher les foudres corticales !

« Ne retiens pas ta jambe », « n’arrête pas ton geste ici »…

Alors, si notre cerveau ne comprend pas la négation, est-ce qu’il comprend plutôt le contraire ?

Dans ces cas, quelle importance accorder aux propos formulés positivement ? Peut-être que notre cortex comprend « je vais y arriver », au lieu de « je ne vais pas y arriver »… ? Et dans ce cas, c’est plutôt positif, n’est-ce pas ?

Fuir les émotions négatives

Pour bien faire, et c’est toujours le cas, les entraîneurs, les amis, les parents, demandent aux sportifs de ne pas ruminer (oui, parce que c’est toujours demandé en utilisant la négation !), de ne pas rester dans des émotions négatives. Parce que ça fait échouer.

Mais, honnêtement, que se passe-t-il dans votre tête quand vous avez eu peur, quand vous avez vécu une expérience de manière négative, et que, soudainement, la tempête se calme. Les émotions changent de cap. C’est mieux, non ? C’est intense. Le positif est encore plus beau, plus fort. On le perçoit ainsi, on le sent, on le vit.

Devons-nous vraiment fuir le négatif ?

Les souvenirs positifs

L’entraîneur veut toujours bien faire. Alors il tente des expériences mentales, parce qu’il sait que c’est important. Il cherche à mettre en condition un sportif, à lui rappeler des souvenirs. Parfois, lorsque c’est facile, il choisit lui-même ces images mentales positives. Parce qu’un entraîneur veut aller vite, parce qu’il n’a pas toujours le temps. Parce que c’est un métier multicasquettes. Trop souvent, surtout dans les petites fédérations.

Avant une compétition, pourquoi ne pas montrer la vidéo d’une compétition précédente, avec une jolie performance ?

Sauf qu’il ne manque pas un « petit truc » quand même, pour que cela fonctionne vraiment ?

  • La suite de l’article à lire ici !
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Margo Hayes et Janja Garnbret, élues meilleures grimpeuses de l’année !

28 Août

Depuis 2006, les Arco rock Legends couronnent les grimpeurs les grimpeurs ayant marqué l’année. Vendredi soir, l’heure était venue de célébrer cette 12ème édition, et ainsi élire le meilleur falaisiste et compétiteur de l’année.

Pour rappel, ils étaient six nominés au total: Margo Hayes, Stefano Ghisolfi et Adam Ondra pour le Wild Country Award, récompensant le meilleur falaisiste de l’année, et Janja Garnbret, Shauna Coxsey et Domen Skofic, nominés pour le La Sportiva Compétition award, qui, comme son l’indique, couronne le grimpeur le plus performant en compétition.

Margo Hayes, pour le Wild Country Award !

Elle représente la jeunesse, la joie de vivre, la force et l’endurance. Quatre paramètres qu’elle a profit lorsqu’elle grimpe. Et puis Marg Hayes a réalisé cette année l’une des plus belles performances de l’histoire de l’escalade. En mars dernier, elle devenait la première grimpeuse à atteindre la cotation de 9a+, avec son enchaînement de “La Rambla” à Siurana en Espagne.

Ainsi, les treize juges des Arco Rock Legends ont décidé de lui attribué le trophée des Wild Country Award cette année.

Janja Garnbret, pour le La Sportiva Competition Award !

Janja Garnbret n’est plus à présenter. Vainqueur du classement général des Coupes du Monde de difficulté, championne du Monde à Paris en septembre, victorieuse sur de nombreuses étapes mondiale, aussi bonne compétitrice en difficulté qu’en bloc… Tout cela du haut de ses 18 ans seulement. Il n’y a pas de doute, la slovène compte déjà l’un des plus beau palmarès de tous les temps, après seulement deux saisons à l’international.

Elle est un exemple pour la nouvelle génération de grimpeurs qui travaillent en vue des Jeux Olympiques. Elle représente le futur de notre sport, toujours plus vite, plus haut, plus fort.

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Coupe du Monde d’Arco: un scénario de finale que personne n’aurait soupçonné !

27 Août

Alex Megos qui ne fait que dix mouvements, Adam Ondra en difficulté, Janja Garnbret qui chute sur un mouvement dynamique, Anne-Sophie Koller qui se transcende… Ces finales n’étaient décidément pas comme nous l’avions imaginé.

Adam Putselnik, chef ouvreur de cette compétition, avait annoncé la couleur: les demi-finales avaient été très dures afin d’établir un vrai classement et ainsi prendre plus de risque sur les voies de finale.

Les principales difficultés que devaient gérer les finalistes ? La voie, certes, mais aussi la chaleur, étouffante à Arco. Le taux d’humidité dans l’air était extrêmement élevé en cette fin d’après-midi. L’autre facteur qui a fait trembler les grimpeurs ? Le chrono ! Le temps a été le pire ennemi des finalistes hier soir. Difficile de venir à bout d’une voie d’une cinquantaine de mouvements en seulement six minutes… Nous y reviendrons plus loin dans l’article, pour le moment intéressons aux belles performances de ces finales.

Jaïn Kim renoue avec la victoire !

Cela faisait près de deux ans que Jaïn Kim n’était plus montée sur la plus haute marche d’un podium international. Deux ans et treize Coupes du Monde plus tard, la coréenne est de nouveau décorée d’or. Une médaille amplement méritée pour elle, qui a été la plus impressionnante hier soir.

Elle négocie parfaitement la lignée de volumes qui composaient la voie de finale féminine. L’équilibre et la sensation sont de rigueur dans ce tracé.

Pourtant, dans la partie la plus délicate du mur, Jaïn Kim hésite: elle tente de shunter le crux mais se ravise. Elle opte pour la méthode prévue par les ouvreurs: envoyer la contrepointe sur le bord du mur, aller chercher cette épaule main gauche et engager le mouvement suivant. Là encore, deux options: tenter d’envoyer directement la main droite dans l’élan, ou bien, enlever en douceur sa contrepointe et gainer le ballant. La coréenne opte pour cette deuxième méthode, qui s’avère fonctionner pour elle !

Mais à ce moment, il ne reste plus que vingt secondes à Jaïn, qui n’est qu’aux deux tiers de la voie… Elle avance encore quelques mouvements, jusqu’à ce que le temps soit définitivement écoulé… Quelle frustration pour la coréenne, qui semble encore bien fraîche, mais qui est contrainte par les juges de stopper nette son ascension…

“Le temps est passé si vite dans cette voie de finale ! C’est dommage que je n’ai pas eu la chance d’aller jusqu’au sommet de cette voie. Je pense que j’aurais pu continuer encore beaucoup plus.”

Heureusement pour elle, aucune grimpeuse n’égalera sa prestation. Jaïn Kim monte ainsi sur la plus haute marche du podium.

Janja Garnbret, Anak Verhoeven, Ashima Shiraishi, Julia Chanourdie, piégées dans le crux.

Ce fameux crux ne s’est pas laissé dompter si facilement… Janja Garnbret, Julia Chanourdie et Ashima Shiraishi se font avoir au moment de lâcher la contrepointe et d’envoye la main droite dans l’élan. Retour au sol plus vite que prévu pour Ashima Shiraishi, qui est tout de même ravie de sa performance.

Julia Chanourdie a loupé de peu son premier podium en Coupe du Monde ! À l’aise dans tout le début de la voie, elle ne sait pas comment appréhender ce passage, qui lui sera fatal. Départagée avec Ashima et Janja sur les résultats des demi-finales, elle prend de nouveau la 4ème place de cette compétition, après avoir déjà été au pied du podium à Briançon. Mais la progression de la chambérienne se fait sentir cette année. Sur chaque compétition, elle joue à chaque fois pour la gagne, au milieu des meilleures mondiales.

Déception également pour celle qui gagnait tout depuis le début de la saison. Janja Garnbret n’ira pas chercher une quatrième médaille d’or d’affilée. La slovène ne parvient pas à tenir la prise et se fait emporter dans son élan. Elle termine tout de même sur la troisième marche du podium.

Anne-Sophie Koller ne lâche rien !

Elle ne monte pas sur la première marche du podium, mais pour elle, cette deuxième place est déjà une victoire ! La jeune suissesse de 21 ans a assuré le show hier. Le style de la voie semblait bien lui convenir, si bien qu’elle se retrouve dans le crux de la voie encore bien lucide.

Elle n’opte pas pour la méthode statique comme Jaïn, mais envoie la main droite dans l’élan. La suissesse se retrouve alors en plein ballant, pendue à une main sur la petite prise. Anne-Sophie recolle les pieds sur le mur et poursuit son ascension. Encore quelques mouvements et la suissesse se fait rattraper par la gravité.

L’année dernière à Arco, Anne-Sophie réalisait la meilleure performance de sa carrière. Cette étape italienne semble bien lui convenir, car cette année, elle améliore, en montant sur son premier podium international.

Première Coupe du Monde de l’année, première médaille pour Jakob Schubert !

“Je n’ai pas très bien grimpé, je ne me sens pas encore super fort en difficulté. Je pense que j’ai besoin d’un peu plus de temps encore. Cette voie m’a vraiment fatigué. Il n’y a pas de mouvement très difficile, je suis sûr que des gars vont monter bien plus haut que moi !”

Ce sont les mots de Jakob Schubert, tout juste de retour au sol après son run de finale. L’autrichien se trompait amplement… Il ne s’attendait pas du tout à cette victoire hier. “Pour moi, le simple fait d’être en finale était déjà une victoire.”

Retour tonitruant pour Jakob, qui participait ce week-end à sa première Coupe du Monde de difficulté de l’année, après avoir participé à la saison entière de bloc.

L’autrichien sera le premier grimpeur à monter si haut dans la voie. Il dépasse la verticale limite fixée par les autres finalistes, avant de se faire lui aussi arrêter par le temps.

Une médaille d’or inespéré pour lui, qui n’avait pas gagné depuis 18 compétitions.

Adam Ondra VS Alex Megos: le duel n’aura pas eu lieu…

On attendait avec impatience le duel final entre les deux falaisistes Adam Ondra et Alex Megos, venus s’inviter à cette Coupe du Monde de difficulté.

Ex-aequo en qualification, c’est Alex Megos qui prenait haut la main la première place des demi-finales. Heureux d’être en finale, l’allemand n’aura malheureusement pas le temps d’en profiter…

Il chute dans les tous premiers mètres de la voie, sur un jeté qui aura déstabilisé plus d’un grimpeur. Pourtant pas loin en terme de distance, sur une prise très bonne, il faut néanmoins contourner l’arête du mur pour l’atteindre. Alex hésite un moment entre une méthode statique ou dynamique, et finit prématurément au sol, en ayant loupé son jeté. Dommage, nous n’aurons pas le temps d’admirer son potentiel dans cette voie de finale…

Pour Adam Ondra, ces finales furent difficiles à gérer. “Les conditions étaient les pires que je n’ai jamais connu sur une Coupe du Monde de difficulté. Il fait peut-être moins chaud que lors des demi-finales, mais le taux d’humidité est juste impressionnant. J’étais plutôt bien dans la voie, mais à l’endroit où je tombe, j’avais l’avant-bras complètement en sueur. Et comme il fallait tenir une prise vissée sur le côté d’un cratère dont l’extérieur est lisse, mon avant-bras glissait littéralement contre la prise. Au moment d’envoyer l’autre main, j’ai glissé du bras tout simplement…”

Tout est dit. Adam Ondra ne parviendra pas à aller chercher cette médaille d’or. Il prend tout de même la deuxième place de cette Coupe du Monde. Maintenant, retour à l’entraînement pour lui. Dans peu de temps, il sera de nouveau à Flatanger, pour peut-être enchaîner le premier 9c du monde.

Les autres finalistes ?

L’autrichien Max Rudigier, qui semblait déjà très en forme lors des demi-finales, confirme hier soir. Il rejoint son compatriote Jakob Schubert, et monte sur son premier podium de Coupe du Monde.

Notons également l’incroyable performance de Yoshiyuki Ouata. Le japonais, plutôt habitué aux podiums internationaux en bloc, participait ce week-end à la première Coupe du Monde de difficulté de sa carrière. Hé bien le nippon n’en espérait pas tant. Être en finale sur cet énorme mur était déjà grandiose pour lui. Mais alors terminer au pied du podium de cette étape mondiale était inespéré !

Du côté français, Thomas Joannes, qui avait été très solide en demi-finale, prend la 6ème place des finales après s’être bien battu dans la première partie de la voie.

La règle des six minutes continue de faire des ravages…

Jusqu’à cette année, les grimpeurs disposaient de huit minutes maximum pour atteindre le sommet de la voie de finale. Depuis le début de la saison, le règlement international a changé. Les finalistes n’ont plus droit à huit minutes, mais à six, soit un quart de temps en moins, pour des voies toujours aussi longues.

Un changement qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre dès le début de la saison. Pourquoi mettre la pression aux grimpeurs de difficulté, qui doivent maintenant être plus concentrés sur le temps qu’il leur reste plutôt que sur les prochains mouvements de la voie ?

Non, depuis le début de la saison, les grimpeurs ne profitent plus des temps de repos pour regarder vers le haut les prochains mouvements. Maintenant, on les voit baisser la tête et chercher du regard le (peu) de temps qu’il leur reste.

Le spectacle n’est-il pas gâché quand on contraint Jaïn Kim, qui pouvait sûrement libérer la voie de finale, de descendre ?

Il y a des murs où cette règle des six minutes posent moins de problèmes. Mais sur des structures immenses comme Imst, ou Arco, les six minutes ne suffisent pas pour empiler les cinquante mouvements que compte la voie. N’est-il pas triste, qu’en pleine finale, en étant au beau milieu du mur, un grimpeur se dise que de toute façon il n’aura pas le temps d’atteindre le sommet de la voie, alors qu’il est encore bien physiquement…?

C’est à se demander si l’on cherche bien à récompenser le grimpeur le plus fort sur une Coupe du Monde de difficulté…

Les podiums:

Les résultats complets ci-dessous.

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Adam Ondra et Julia Chanourdie remportent les mythiques Rock Master Duel à Arco !

27 Août

Hier soir, c’est Adam Ondra et Julia Chanourdie qui se sont imposés en finale des traditionnels Rock Master Duel ! Retour sur cette épreuve.

À vos marques. Prêt ? Partez !

Hier soir, au terme d’une journée très chargée en compétition, le festival d’Arco se clôturait par l’étape phare: Le Rock Master Duel.

Une compétition exclusive, dont la formule a été “inventée” ici à Arco, il y a quelques années, et qui est maintenant reprise à travers le monde. Les huit finalistes de la Coupe du Monde de difficulté étaient sélectionnés pour cette dernière épreuve, ainsi que deux invités supplémentaires, pour porter à dix hommes et dix femmes le nombre de compétiteurs.

La règle est simple: deux voies sont tracées en parallèle. Top départ ! Le premier grimpeur au sommet élimine son adversaire et poursuit la compétition. C’est de l’escalade de difficulté… en vitesse ! Ainsi, il faut un savant mélange de tactique, détermination, de contrôle et d’explosivité pour être le premier grimpeur au sommet du mur.

Adam Ondra triomphe chez les hommes !

Il était le maître des duels en 2015. Puis en 2016, il renouait de nouveau avec le succès. Cette année, Adam Ondra remporte une troisième victoire consécutive sur le Rock Master Duel.

Lors des phases éliminatoires, Stefano Ghisolfi, Marcello Bombardi, Jakob Schubert ou encore Adam Ondra sont les plus rapides.

En demi-finale, Jakob Schubert est opposé à l’italien Marcello Bombardi. L’autrichien, poussé à la faute, commet l’irréparable: il chute dans la première partie de la voie, laissant Marcello filer vers la victoire et se qualifier en finale.

En petite finale, Jakob Schubert remporte tout de même son duel, montant ainsi sur la troisième marche du podium.

Le duel final a donc opposé Adam Ondra à Marcello Bombardi. La technique et la rapidité d’Adam face à la puissance et le fait que l’italien était porté par son public.

Biiip. Le signal retentit, Adam part comme une fusée. Marcello essaye de suivre le rythme imposé par le tchèque, mais ne peut pas lutter. Dans ce run de finale, Adam Ondra passe sous la minute, achevant la voie en 58″53. Un record ! Avec plus de 9 secondes d’avance sur l’italien, le tchèque remporte la compétition.

Julia Chanourdie imbattable hier soir !

Chez les femmes, la liste de départ est assez impressionnante. Toutes les finalistes de la Coupe du Monde de difficulté ont renfilé le baudrier pour cette épreuve.

Si Anak Verhoeven, Julia Chanourdie, Janja Garnbret ou encore Molly Thompson-Smith passent les premiers tours éliminatoires sans encombre, tout se corse dans les phases finales.

Dans la course à la médaille de bronze, l’anglaise Molly Thompson-Smith est opposée à la belge Anak Verhoeven. Très rapide sur cette voie, avantage à Molly, qui accède en fin de voie. Elle monte sur la troisième marche du podium de cette édition 2017.

La grande finale opposait alors la tenante du titre, Janja Garnbret face à  Julia Chanourdie. Le ton est donné !
Et dans cet ultime run de finale, la slovène aura beaucoup de difficultés à suivre la française, qui file à toute vitesse vers le sommet dès le début de la voie.

En frappant le buzzer en seulement 1’09”, Julia Chanourdie remporte haut la main ce duel final, remportant pour la première fois le Rock Master Duel.

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Le KO Boulder Contest, une compétition unique en son genre remportée par Alex Puccio et Jongwon Chon !

27 Août

Un Rockmaster Festival sans une épreuve de bloc ? Ce n’est pas un Rockmaster. Alors pour cette 31ème édition, on ne change pas les bonnes habitudes. Hier, entre les demi-finales de la Coupe du Monde de difficulté et les finales, se déroulait le KO Boulder Contest, une compétition unique en son genre, made in Arco.

Pourtant, le principe est simple: quatre blocs, que l’on prend un par un, trois essais maximum, et sept compétiteurs. Celui qui réalise la moins bonne prestation au terme du premier bloc ne passe pas au deuxième et ainsi de suite… Une compétition qui se déroule sous forme d’éliminante donc, de quoi changer du règlement habituel, pour le plus grand plaisir des bloqueurs invités pour l’occasion.

Et ces grimpeurs, ce ne sont pas n’importe qui. Tous ont déjà brillé sur le circuit mondial, et font partie des meilleurs athlètes du monde.

Chez les hommes, la victoire finale revient au coréen Jongwon Chon. Mais la première place n’a pas été aussi facile à aller chercher pour le récent vainqueur du classement général des Coupes du Monde. En effet, à l’issue des quatre blocs, il se retrouve ex-aequo avec l’italien Gabriele Moroni.

Le jury décide alors d’envoyer ces deux grimpeurs dans un ultime bloc de super-finale, tout comme Janja Garnbret et Stasa Gejo l’avaient fait en finale des Championnats d’Europe de bloc le week-end dernier. Le coréen et l’italien sont donc renvoyés de nouveau dans le deuxième bloc, qui leur avait posé problème à tous les deux suite à un triple jeté des plus difficiles à maîtriser.

Cette fois-ci, c’est bien Jongwon Chon qui atteint le sommet, remportant ainsi l’édition 2017 du KO Boulder Contest.

La troisième place revient au russe Alexey Rubstov, qui dans son élan, loupait la prise sur le gros volume du dernier bloc.

Et le niveau était particulièrement élevé chez les hommes cette année. Ils ne montent pas sur le podium, mais n’ont pas démérité hier: Jan Hojer, Keita Watabe, Jernej Kruder et Michael Piccolruaz.

Chez les femmes, c’est Alex Puccio, qu’on ne présente plus, qui l’emporte cette année !

La grimpeuse américaine était simplement incroyable hier. Elle enchaînait les quatre blocs du circuit féminin du premier coup ! Face à une telle puissance, les autres grimpeuses ne peuvent pas rivaliser et laissent la première place à Alex Puccio.

Pourtant, la jeune serbe Stasa Gejo l’aurait bien voulu cette victoire. Malheureusement, elle chutait au sommet du dernier bloc de la compétition.

Enfin, c’est finalement la slovène de 22 ans, Katia Kadic qui malgré une blessure à l’épaule, venait compléter ce podium féminin.

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Anouck Jaubert en or sur la Coupe du Monde de vitesse à Arco !

26 Août

La Marseillaise a retenti à Arco !

Et l’hymne national, on le doit à Anouck Jaubert ! La française avait comme objectif de remporter cette Coupe du Monde pour remonter au classement général. Objectif atteint !

Opposée à Iuliia Kaplina, la numéro une mondiale en finale, le duel s’annonce palpitant. Mais la russe commet l’erreur fatale: un faux départ éliminatoire, qui propulse Anouck sur la plus haute marche du podium.

C’est la deuxième victoire consécutive en Coupe du Monde pour notre championne de France, après sa médaille d’or à Villars début Juillet.

Au classement général, Anouck remonte en deuxième position, comptant 316 points, seulement 44 de moins qu’Iuliia Kaplina.

Tout reste possible pour notre française, vu qu’il reste encore trois étapes de Coupe du Monde: Edinburgh fin septembre et Wujiang et Xiamen en octobre.

Belle prestation également d’Aurélia Sarisson, qui se classe 6ème ce week-end, avec un temps de 8″80 en quart de finale. Son meilleur résultat cette saison.

Enfin, Victoire Andrier, la troisième grimpeuse française de ces finales termine la compétition à la 17ème place.

1- Anouck Jaubert
2- Iuliia Kaplina
3- Anna Tsyganova

Chez les hommes, scénario similaire. Le recordman du monde Reza Alipourshena est opposé au russe Vtanislav Deulin en finale.

Parti peut-être un peu trop déterminé dans la course à la médaille d’or, l’iranien commet l’irréparable en début de voie, loupant un pied. Le russe s’envole ainsi jusqu’au sommet, célébrant sa deuxième victoire cette saison. Et on peut dire que Vladislav est joueur. Lors d’un faux départ, le grimpeur n’était pas à l’origine de celui-ci se doit quand même de grimper la voie tout seul. Le russe, assuré de la victoire prend tout de même tous les risques, signant le meilleur temps des phases finales de la compétition: 5″83.

Guillaume Moro, l’unique français sur cette compétition, termine 10ème, avec un temps de 6″43 en huitième de finale.

1- Vladislav Deulin
2- Reza Alipourshena
3- Ludovico Fossali

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  • # Univers compétition

Et le vainqueur de la Coupe du Monde d’Arco est… Jakob Schubert !

26 Août

Surprise ! Ce n’est ni Alex Megos, ni même Adam Ondra qui a gagné cette Coupe du monde de difficulté à Arco.

Celui qui monte sur la plus haute marche du podium ce soir ? C’est l’autrichien Jakob Schubert, qui, comme Jaïn Kim, se fera arrêter par le temps.

Adam Ondra prend la deuxième place de cette compétition, devant un autre autrichien, Max Rudigier.

Thomas Joannes termine 6ème de ces finales. Quant à Alex Megos, il chute lors du premier jeté, au tout début de la voie…

Les résultats complets:

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Jaïn Kim remporte la Coupe du Monde d’Arco !

26 Août

Jaïn Kim vient de remporter à l’instant la Coupe du Monde de difficulté d’Arco ! Au terme d’une finale très disputée, avec un gros mouvement de bloc au milieu, la coréenne est la seule à monter aussi haut dans la voie. Et aucun mouvement ne la piégera… C’est le temps qui la stoppera dans son ascension.

Grosse prestation de Anne-Sophie Koller, qui prend la deuxième place de cette étape italienne. Le podium est complété par Janja Garnbret.

La française Julia Chanourdie termine au pied du podium. Elle chute sur le même mouvement que Janja, ne parvenant pas à contrôler le ballant.

Les résultats complets des finales:

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Coupe du Monde d’Arco: Janja Garnbret et Alex Megos dominent la concurrence !

26 Août

C’est sous une chaleur étouffante que se déroulaient les demi-finales de la Coupe du Monde de difficulté à Arco. Comme le dit si bien Adam, “les doigts de pied souffrent encore plus dans les chaussons, et les plats sont encore plus fuyants !”.

Mais les 26 rescapés des qualifications d’hier n’avaient pas le choix. Il se frottaient aujourd’hui à des voies très difficiles. Que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, personne ne viendra à bout des 22 mètres développés que comptent cette imposante structure italienne. Un choix de la part des ouvreurs, dont fait partie l’entraîneur de l’équipe de France de bloc, Rémi Samyn. “En ayant des demi-finales difficiles, nous n’avons pas d’ex-aequo au sommet. Ainsi, on peut prendre plus de risque dans les voies de finale.”

Si personne n’atteint le sommet, nous avons tout de même assisté à de belles prestations: deux grimpeurs sont au-dessus du lot et épatent les spectateurs, deux français rentrent dans le top 8, et les finales seront sauvagement disputées ce soir !

Récap de ce début de journée.

HOMMES

Alex Megos 1 – 0 Adam Ondra

Ne vous fiez pas à son look décontracté et à son short à fleurs. Alex Megos ne se déplace pas sur une compétition internationale pour faire de la figuration !

Aujourd’hui, il a clairement été le plus à l’aise dans cette voie de demi-finale. Il passe les premières difficultés de la voie sans encombre, et avale les mouvements délicats du toit avec une facilité déconcertante. Il est d’ailleurs le seul grimpeur à en arriver là. Mais l’allemand ne compte pas s’arrêter là, et continue sa route, mettant une dizaine de mouvements dans la vue à Adam Ondra ! Peu de grimpeurs peuvent se vanter d’une telle performance…

Alors oui, pour le moment, avantage à Alex Megos dans ce duel qui oppose les deux meilleurs falaisiste du monde !

Mais tout se jouera ce soir en finale. Car si c’est le jeune allemand qui prend l’avantage en demi-finale, le champion du monde en titre ne s’est pas laissé faire. Adam Ondra occupe tout de même la deuxième position du classement provisoire, chutant à l’entrée du toit, comme deux autres grimpeurs.

“Heureusement pour moi, la voie était suffisamment dure pour ne pas que j’ai à puiser dans mes réserves d’endurance. Surtout que ce côté droit du mur à Arco a toujours été mon ennemi : chaque année, je tombe toujours au même endroit de ce mur… Et c’est de nouveau arrivé aujourd’hui ! Si je me serais entraîné un peu plus à de longues voies comme celle-ci, c’est sûr que je serais plus serein, mais ces derniers temps, j’ai axé toute ma préparation pour “Project Hard”.
Le début de cette voie de demi-finale est assez confortable, c’est vraiment la section juste avant le toit qui devient très difficile. J’ai fait quelques erreurs, heureusement, j’ai trouvé mes propres méthodes.”

Thomas Joannes, impressionnant !

Une 14ème place à Villars, une 27ème à Chamonix ou encore 19ème place à Briançon. Depuis le début des Coupes du Monde, il manquait un petit quelque chose à Thomas Joannes pour rentrer en finale.

Aujourd’hui à Arco, le français frappe fort ! Il est le premier à atteindre le toit. Il attrape la prise, lance son pied dans le ballant pour se retourner (un mouvement qu’imposait la voie), mais sa main droite lâche au même moment. Il ne le savait pas encore, mais il venait de réaliser la meilleure performance jusque-là. C’est d’ailleurs sur ce même mouvement qu’est tombé Adam Ondra, ou bien l’autrichien Max Rudigier.

“C’était une voie bien physique, sur des pinces plates où il était préférable d’avoir les épaules solides et ne pas trop hésiter sur les mouvements ! La chaleur a aussi été un élément difficile à gerer pour tous les compétiteurs. Pour ma part je suis arrivé sur cette competition moins entraîné mais avec pour unique objectif de me faire plaisir et de retrouver de bonnes sensations. Pari réussi !”

En effet, pari réussi pour Titom, qui jouera ce soir la quatrième finale de Coupe du Monde de sa carrière.

Le petit plus qui fait le moins…

Un “+”. C’est ce qu’il manque à Romain Desgranges pour rentrer en finale de cette Coupe du Monde. Oui, il ne manque qu’une valorisation au leader de l’équipe de France pour rentrer parmi les huit meilleurs.

Pourtant, le chamoniard a donné tout ce qu’il avait. Le champion d’Europe se met dans le rouge dès les premières difficultés de la voie. Sa marge physique lui permet de résister. En bon guerrier qu’il est, Romain avance jusqu’à atteindre un passage où quelques grimpeurs parvenaient à se reposer. Malheureusement, il ne parvient pas à se positionner correctement pour souffler et se détendre. Quelques secondes plus tard, c’est la chute.

Une finale sans Romain Desgranges ? Quelque chose qui n’était pas arrivé depuis le 15 Juillet 2016. Oui, depuis cette date, le chamoniard était rentré dans les onze finales de toutes les compétitions auquel il participait… jusqu’à aujourd’hui. Heureusement, la saison est encore loin d’être terminée pour lui !

Les autres finalistes ?

Si Alex Megos, Adam Ondra, Max Rudigier et Thomas Joannes sont les quatre premiers grimpeurs de ces demi-finales, ce sont les huit meilleurs qui sont qualifiés pour les finales. Ainsi, la liste des finalistes est complétée par le suédois Hannes Puman, l’autrichien Jakob Schubert et les deux japonais Keiichiro Korenaga et Yoshiyuki Ogata.

Petite déception pour les deux italiens Marcello Bombardi et Stefano Ghisolfi, qui ne rentrent pas en finale de cette Coupe du Monde à domicile.

FEMMES

Janja Garnbret met tout le monde d’accord !

Si depuis quelque temps nous avions du mal à départager Janja Garnrbet d’Anak Verhoeven ou encore de Jaïn Kim, aujourd’hui la jeune slovène a mis les points sur les i.

La voie de demi-finale féminine est extrêmement difficile. Les meilleures grimpeuses chutent toute sur un vilain pas de bloc qui piégera plus de treize grimpeuses ! Un mouvement d’amplitude pour aller chercher une petite prise, et tenter un croisé des plus délicats. Un mouvement fatal pour la moitié des demi-finalistes.

Jessica Pilz, Anak Verhoeven, Jaïn Kim et bien d’autres se font avoir dans cette section, qui pourtant, n’est située qu’aux deux tiers de la voie.

Arrive alors Janja Garnbret, la dernière grimpeuse. Tous les espoirs reposent sur elle. Comme d’habitude, dictée par son instinct, la slovène avance à un rythme soutenu. Le public exulte quand il la voit passer le crux si difficile d’une manière si sereine. Oui, Janja est en train de repousser la verticale limite. Elle avancera encore quelques mouvements plus loin, avant de chuter au beau milieu du toit.

L’essentiel est fait pour elle: avec cinq prises d’avance sur ses premières rivales, elle prend la tête du classement.

Julia Chanourdie, 2ème des demi-finales !

La Team PG sera représentée en finale chez les hommes comme chez les femmes ! À l’image de Thomas Joannes dans le clan masculin, c’est Julia Chanourdie qui fait parler la poudre dans la voie féminine aujourd’hui. La jeune française semble décidément très en forme ce week-end.

Hier, elle prenait déjà la première place des qualifications. Aujourd’hui, elle réalise la deuxième meilleure performance mondiale, en valorisant cette fameuse prise 28, tout comme le feront Anak Verhoeven et Jaïn Kim.

Ce soir à Arco, Julia disputera donc sa troisième finale consécutive en Coupe du Monde de l’année !

Ashima Shiraishi, en finale de sa première Coupe du Monde !

Quoi qu’il arrive ce soir, Ashima Shiraishi aura réussi avec brio son entrée dans la cour des grands. La jeune talent américaine participait à la première Coupe du Monde de sa vie ce week-end à Arco. Tout le monde l’attendait avec impatience, si bien que la championne du monde jeune avouait être nerveuse à quelques heures du lancement…

Mais bourrée de talent, Ashima peut faire confiance à son expérience. Aujourd’hui, en allant chercher cette fameuse petite prise cruciale, elle prend la huitième et dernière place qualificative pour les finales. Et participer aux finales de sa première Coupe du Monde est un exploit que peu de compétiteurs ont accompli…

Le top 8:

Rendez-vous donc en fin d’après-midi, à partir de 17h30 pour regarder en direct les finales de cette étape italienne.

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Coupe du Monde d’Arco: résultats des qualifications de l’épreuve de vitesse !

26 Août

Hier à Arco, la journée commençait sur les chapeaux de roues par les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté.

Quelques minutes après la fin de celles-ci, c’était au tour des grimpeurs les plus rapides du monde de prendre possession de la partie centrale du mur. Le but ? En deux runs de qualification, être capable de décrocher un temps suffisamment bas pour rentrer dans les 16 meilleurs, et ainsi prendre son billet pour les phases finales de ce soir.

FEMMES

Pas de surprise. Iuliia Kaplina, numéro 1 mondiale, s’empare de la première place. Elle signe la meilleure performance de la journée, avec un temps de 7″84.

Derrière elle, on retrouve la française Anouck Jaubert, en 7″90. Cette dernière tient à remonter au classement général, elle qui figure pour l’instant à la troisième place, derrière Iuliia Kaplina et Mariia Krasavina. Médaillée d’or à Villars, elle semble pour le moment bien partie dans cette compétition.

Les deux russes Mariia Krasavina et Anna Tsyganova prennent les 3èmes et 4èmes places, juste devant une autre française, Aurélia Sarisson. Elle signait hier la cinquième meilleure performance mondiale de la journée, avec un run en 8″40.

Ça passe également pour Victoire Andrier, qui sera la troisième tricolore à participer aux huitièmes de finale ce soir. 8″78 plus tard, elle se classait 11ème.

Petite déception en revanche pour Elma Fleuret, qui ne participe qu’à sa deuxième Coupe du Monde cette saison. La jeune française est la première non qualifiée, figurant en 17ème position, avec un temps de 9″33.

Ashima Shiraishi sur un mur de vitesse ? Hé oui, c’était décidément la journée des grandes premières hier pour la jeune américaine. Juste après avoir participé à la première Coupe du Monde de difficulté de sa carrière, elle prenait quelques minutes plus tard le départ de sa toute première Coupe du Monde de vitesse. Tokyo 2020 oblige, Ashima veut être prête pour le combiné olympique.
Hier, elle signait donc un temps de 12″26, et prenait la 36ème place des qualifications.

HOMMES

S’il y en a un qui a fait forte impression hier, c’est Ludovico Fossali ! Comment ce garçon peut-il finir dernier des Jeux Mondiaux de Wroclaw et prendre la première place des qualifications de la Coupe du Monde d’Arco hier ? En tout cas, le fait de concourir à domicile semble avoir un impact positif sur le jeune italien de 20 ans. Avec un run en 5″81, il truste le haut du classement.

Ce n’est donc pas Reza Alipourshena qui figure en première place. Pourtant, l’iranien gagne tout cette saison, depuis le mois d’avril. Mais rassurez-vous, il n’est pas loin derrière au classement. Il prend tous les risques dès ce début de compétition, chutant lors de l’un de ses deux passages. Heureusement, le recordman du monde assure par la suite. Il signe un temps de 5″96 ensuite, et prend la deuxième place des qualifications.

Les deux russes Stanislav Kokorin et Vladislav Deulin sont eux aussi dans la place. Avec un temps respectif de 6″01 et 6″02, ils prennent les troisièmes et quatrièmes positions.

Notre seul représentant français tricolore remplit le contrat: il sera bien en huitième de finale ce soir. C’était chaud, ça s’est joué à deux dixièmes de seconde près, mais il l’a fait. Guillaume Moro prend la 16ème et dernière place qualificative.

Les résultats:

Suite de la compétition dès ce soir, 20h00, avec les phases finales de la Coupe du Monde de vitesse. D’ici là, rendez-vous à 11h00 pour les demi-finales de l’épreuve de difficulté.

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Coupe du Monde d’Arco: que le choc des titans commence !

25 Août

En 1987, Arco accueillait le premier Rockmaster Festival, l’une des premières compétitions du Monde.
30 ans plus tard, l’événement perdure, accueillant depuis quelque temps maintenant une manche mondiale de difficulté et de vitesse.

Et pour cette 31ème édition, le niveau n’a peut-être jamais été aussi élevé !

Aujourd’hui, les qualifications de la difficulté ouvraient le bal de la Coupe du Monde. Depuis 09h00 ce matin, les meilleurs grimpeurs de la planète défilent dans les deux voies de qualification tracées par les ouvreurs.

Un soleil radieux, une chaleur estivale, une fine odeur de pizza, le lac de Garde à proximité. Ne vous y méprenez pas, les grimpeurs n’étaient pas en vacances aujourd’hui !

HOMMES

Ce week-end, Adam Ondra et Alex Megos sont venus se tirer la bourre. Non pas dans le dernier 9b du coin, mais bien sur la Coupe du Monde de difficulté. Du jamais vu à Arco !

Et la compétition démarre à merveille pour eux. Pas d’erreur, tous deux arrivent au sommet de leurs deux voies de qualification.

Sont-ils les seuls à réaliser ce sans faute ?

Non ! Jakob Schubert, qui participe à sa première Coupe du Monde de difficulté de la saison, fait lui aussi forte impression.
Après avoir terminé dans le top 10 de la Coupe du Monde de bloc de Munich, l’autrichien est aujourd’hui capable d’avaler la centaine de mouvements de ces deux voies de qualification. Deux tops pour Jakob !

Stefano Ghisolfi n’a pas le choix. Ce week-end, il grimpe à domicile, à deux pas de chez lui. L’italien assure ce début de compétition étant le quatrième homme à clipper le relais des deux voies.

Mais ils sont cinq à avoir réalisé une telle performance aujourd’hui. Et le nom du cinquième grimpeur au sommet du classement a de quoi nous ravir. Il s’agit de Romain Desgranges, qui nous prouve une nouvelle fois qu’il faudra compter sur lui ce week-end ! Le chamoniard, qui s’imposait ici même l’année dernière, espère bien aller chercher une quatrième médaille d’or cette saison.

FEMMES

Chez les femmes, scénario similaire: quatre grimpeuses sortent du lot en atteignant le sommet des deux voies de qualification.

C’est un sans faute pour Julia Chanourdie, qui occupe la tête du classement aujourd’hui. La française semble être parfaitement rentrée dans sa compétition, atteignant la prise finale des deux voies, sans trop de difficulté.

Les trois autres grimpeuses à la première place ex-aequo ne sont autres que Janja Garnbret, Anak Verhoeven et Jaïn Kim. La slovène, la belge et la coréenne se battent depuis le début de la saison. C’est facile, depuis le début de l’année, ces trois grimpeuses trustent quasiment tous les podiums.

Alors c’est sans surprise que nous les retrouvons en tête aujourd’hui. La hiérarchie est respectée, avec Jessica Pilz et Mina Markovic, qui prennent la 5ème place du classement.

Entrée en matière réussie pour Ashima Shiraishi. L’américaine, qui participe à sa première Coupe du Monde de sa carrière, termine 9ème. Car ce top 10 est très serrée chez les femmes. Ashima vient à bout de la première voie de qualification et tombe dans les derniers mouvements de la deuxième. Au classement, elle suit de près une autre grimpeuse prometteuse: la jeune Laura Rogora, qui joue elle aussi à domicile ce week-end.

Six français sur sept en demi-finale demain !

Côté français, nous ne sommes pas passés loin du carton plein ! Sur sept athlètes engagés, six gagnent leur ticket pour la suite de la compétition.

Thomas Joannes s’est bien battu aujourd’hui. Notamment dans la voie 2, où le jeune français chute à quelques centimètres de la dernière prise. Il prend la 16ème place des qualifications, et rejoint Romain Desgranges en demi-finale.

Chez les femmes, si Julia Chanourdie réalisait la meilleure performance tricolore, les autres françaises ne sont pas loin derrière. Salomé Romain sera l’une des douze grimpeuses à toper la première voie. Une petite erreur dans la deuxième voie l’empêche de monter plus haut, mais qu’importe: la briançonnaise se classe 12ème, juste devant Mathilde Becerra, 13ème.

Enfin, Hélène Janicot n’est pas loin derrière. En atteignant les marques  38 et 43, elle prend la 15ème place aujourd’hui.

La seule petite déception nous vient de Nolwenn Arc, la septième française engagée sur cette Coupe du Monde. En chutant prématurément dans ses deux voies, elle termine 32ème.

Les résultats des qualifications:

Ne manquez pas la suite de la compétition, dès demain, à partir de 11h00. Les demi-finales seront à suivre en direct, depuis Planetgrimpe !

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Hugo Parmentier enchaîne ses deux premiers 8c+ le même jour à Entraygues !

25 Août

Enchaîner un 8c+, c’est bien. Surtout lorsque c’est son premier. Mais enchaîner ses deux premiers 8c+ le même jour, c’est presque impensable !

Pourtant, Hugo Parmentier l’a fait. En début de semaine, il enchaînait ses deux premières voies en 8c+, en l’espace de quelques minutes seulement. De passage à Entraygues entre deux séances d’entraînement au pôle France, Hugo vient d’abord à bout de “Sankukaï”, une voie courte et intense, initialement cotée 9a, qui demande une grande précision dans ses talons.

Profitant du temps restant avant de retourner à Grenoble, le jeune français s’essaye alors à “Deltaplane Man direct”, une autre voie courte et ultra-intense. Deux runs plus tard, Hugo clippait le relais de cette voie, célébrant en quelques minutes le deuxième 8c+ de sa carrière.

  • Voici son commentaire:

“Sankukaï est un projet de longue date… Je rendais visite à cette voie depuis 4 ans, sans réellement m’investir.
Cet été, j’ai essayé 3 jours mi-juillet, en tombant assez haut, à quelques mouvements de concrétiser.

Suite à un mois de juillet tranquillou j’ai passé 3 semaines d’entraînement intensif à me remettre dans le droit chemin: à Grenoble, à Innsbruck puis lors d’un stage en vue des Championnats du Monde jeune début septembre.
J’ai pu revenir à Entraygues le temps d’une journée, entre deux séances de rési au pôle France de Voiron, en compagnie de Clément Lechaptois (merci pour la photo photo 🙂 ) et mon coach.

Et après une montée de travail encourageante, j’ai finalement pu enchaîner cette méga ligne ! 15 mouvs, des talons, des claques et des arquées dans un beau panneau.

Il restait alors quelques heures avant de repartir pour Grenoble, et Deltaplane Man direct (que j’avais rapidement repéré en début d’été) m’attirait vraiment pour le style très intense: un 8b de 10m, un énorme bac puis 8 mouvs sur de petites arquées.
2 montés plus tard et un énorme fight à la clé j’ai clippé le relais !

Du coup méga journée, mes 2 premiers 8c+ et la confirmation que l’entraînement a payé !

Maintenant, en route pour le combiné aux Championnats du Monde !

Merci à Petzl, Planetgrimpe, Butora et Block Out pour leur soutien. Ainsi qu’au coach pour le temps passé à me supporter.

Une vidéo des enchaînements devrait sortir dans quelques temps, encore merci le Clem 🙂 ”

  • Photo: Clément Lechaptois
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Interview: Manu Cornu dresse le bilan de sa saison 2017 et nous parle de ses nouveaux projets !

24 Août

La saison internationale de bloc s’est achevée ce week-end à Munich. Pour beaucoup de grimpeurs, il est l’heure de dresser le bilan cette année 2017, après des milliers d’heures passées à s’entraîner, à silloner le globe et tenter de monter au sommet de tous les blocs de compétition.

Manu Cornu, premier français au classement général, a accepté de faire ce bilan avec nous. Point par point, il revient sur les hauts et les bas de cette saison et nous parle de ses nouveaux projets. Son objectif maintenant ? Remporter les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Ça y est Manu, la saison 2017 sachève déjà. Comment te sens-tu, à chaud, quelques jours seulement après la fin de cette saison ?

Détendu, content que cette saison se termine pour pouvoir souffler deux ou trois semaines avant de réattaquer pour la saison prochaine.

Faisons le point sur cette année. Que retiens-tu de cette saison ? Quels étaient tes objectifs avant dattaquer cette saison, et ont-ils été atteints ?

Mon objectif cette saison était clair : je voulais devenir champion d’Europe.
Je suis passé à côté, en finissant 7ème, même si je n’étais pas loin de réaliser les blocs et de prendre le titre…

Donc mon objectif principal n’est pas atteint, mais j’ai fait une bonne saison, j’ai été régulier. L’an passé était la révélation au niveau international, aujourd’hui je grandis à mon rythme dans la cour des grands, je passe les étapes petit à petit… Je ne retiens que du positif de cette saison 2017.

Il y a un peu moins dun an, tu terminais la saison 2016 de la plus belle des façons, montant sur le podium des Championnats du Monde à Paris. Ce podium a dû changer beaucoup de choses pour toi, tant dans tes objectifs que dans tes entraînements, ou même dun point de vue mental. Ce podium a-t-il été un déclic pour toi ?

Ce podium était l’accomplissement d’une phase de travail très longue, qui m’a montré que tous les sacrifices, les heures d’entraînement et l’implication que je mettais au quotidien dans mes projets servaient à quelque chose.

Mes objectifs sont toujours les mêmes vu que je ne peux pas les mettre plus haut qu’ils ne sont déjà, mais ils ont un goût différent. Avant j’étais un vrai outsider je n’avais rien à perdre, et si je rentrais en demi, c’était déjà cool. Aujourd’hui tout le monde sait que je peux le faire. Il y a une attente en plus que j’ai eu du mal à gérer.

Justement, en remportant cette médaille de bronze à Paris, les regards du monde entier se sont tournés sur toi. Tu n’étais plus le petit Manu à la coupe branchée, mais le grand Manu Cornu, capable de se transcender en finale dune compétition internationale. Comment l’as-tu géré ?

Ahah ça colle avec la fin ma réponse du dessus, et bien du coup difficilement, et à la fois, je n’ai pas fait grand chose pour que cela change.

C’est difficile à gérer parce que tu as des doutes qui t’envahissent, une pression qui se rajoute, une envie de revivre ça sur chaque compet, des gens qui attendent que tu réitères et d’autres qui rêvent de te voir tomber… Je voulais confirmer à tout prix que je méritais ma place, mais au final, tout ça c’est dans la tête et c’est en pensant à tout ça que tu t’égares… Alors je me suis juste concentré sur mon premier objectif de la saison en me disant que tout ira bien et ça l’a fait.

Puis il y a eu ta préparation hivernale. Avant de commencer cette saison 2017, te sentais-tu en forme ?

J’ai pris une bonne pause après Bercy, de quasiment deux mois sans grimpe. J’avais besoin de souffler… Puis j’ai repris doucement, avec le plein de motivation et ça allait, je me sentais bien !

En tout cas, elle a plutôt bien commencé cette saison, avec une belle médaille dargent sur les Jeux Mondiaux militaires à Sotchi. Comment as-tu géré cette première compétition depuis les Championnats du Monde ?

C’était une compétition spéciale, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me suis dit que l’intensité n’allait pas être celle d’une coupe du monde et que ce serait une reprise cool ! Puis quand je suis arrivé à l’hôtel et que j’ai vu Domen et Jakob discuter au bar… je me suis dit « Oula, je ne suis pas prêt pour ça moi… ». Finalement ça a été, mais je me suis fait surprendre à forcer beaucoup plus que ce à quoi je m’attendais.

Viennent ensuite très rapidement pour toi les Championnats de France. On se dit alors que tu es en forme, et que tu vas (enfin) remporter ton premier titre de Champion de France senior. Mais ça ne sera pas pour cette année non plus… Peut-on mettre cette 4ème place sur le compte de la fatigue ?

Oui c’est vrai que les deux compétitions se sont vite enchaînées, j’ai eu le temps de rester seulement 20h chez moi entre les deux déplacements. J’aurais peut-être fait mieux avec plus de repos, mais devant moi il y a de gros clients aussi. On verra l’an prochain 😉

Suite à cela, place aux Coupes du Monde. Dans quel état d’esprit étais-tu lors du lancement officiel de la saison à Meiringen ?

La première étape n’est jamais un moment facile, tu veux bien faire, tu veux savoir si ta préparation a été bonne, si tu es prêt… Je pense que j’ai grimpé un peu avec le frein à main toute la compet. Alors ça a suffi en qualif, mais pas en demi, où il faut être bien plus joueur.

Mais j’ai pu voir où j’en étais par rapport aux autres et j’ai fait ce qu’il fallait pour les étapes qui ont suivi.

Ne participant pas aux étapes de Vail et Mumbai, pas de compétition internationale pour toi pendant plus de trois mois ! Cette grosse trêve n’a pas été trop frustrante pour toi, au beau milieu de la saison ?

Effectivement ce n’est pas facile à digérer, mais je ne vise pas forcément le général pour le moment. Mon but est de gagner, j’ai eu deux chances en rentrant en finale sur deux étapes, mais je n’ai pas su concrétiser. Alors retourner à l’entraînement en sachant que l’objectif était les championnats d’Europe, c’est ce qu’il fallait !

Qu’est-ce qui a donc pu te faire défaut cette année ?

Je pense que le gros plus que j’ai pu avoir l’an passé c’était mon mental. Cette année, je pense que c’est ce qui m’a fait défaut, je n’ai pas su être concentré à 100% sur l’instant présent dans les moments décisifs. Il y a deux compétitions où je tombe aux derniers mouvements des blocs qui m’envoient en finale… Il m’a manqué de la concentration et du calme pour faire une saison encore plus belle.

En ayant manqué deux étapes sur sept, tu passes tout de même de la 19ème place en 2016 à la 13ème place cette année au classement mondial. Cest également la meilleure performance française masculine. Au bilan, cest 100% de demi-finales à ton actif et deux finales. Quest-ce quil te manque justement en finale, pour aller chercher ton premier podium en Coupe du Monde ?

Du temps. Je dois prendre encore de l’expérience pour pouvoir rivaliser en finale. Aujourd’hui, les finales et podiums sont souvent pris par les mêmes grimpeurs, alors réussir à les bouger tandis que c’est leur 10ème finale n’est pas quelque chose de facile. Ils ont une expérience dans la gestion d’une finale qui est énorme, moi j’apprends petit à petit.

Nous avons pu voir de belles performances cette saison, de la part de tous les membres de l’équipe de France (tes deux finales consécutives, le top 10 de Maëlys Agrapart à Munich, ou encore la 4ème place de Micka Mawem à Tokyo). Pourtant, au classement des nations, la France occupe la 5ème place cette année, le moins bon résultat depuis 2013. Comment expliquer ce manque de concrétisation de la part de l’équipe ?

Je ne sais pas, on n’est jamais passés loin mais on n’a pas su concrétiser… Il peut y avoir plein de raisons. Je pense que le niveau est de plus en plus élevé et qu’une toute petite erreur coûte cher, ce qui n’était pas le cas avant… On va s’adapter !

Ta carrière prend maintenant un nouveau tournant. Tu quittes le Pôle France de bloc de Fontainebleau pour rejoindre le Pôle France de Voiron et maintenant mettre laccent sur le combiné. Peux-tu nous en dire davantage ?

En effet, je pars me préparer pour les J.O à Voiron, à partir de septembre. Un gros challenge ! Pour cela, je serai entouré de Sylvain Chapelle qui va organiser mon entraînement avec Mike Fuselier et Seb Valran, je pense que c’est essentiel pour continuer ma progression, je suis entre de bonnes mains. Et puis, il va y avoir une nouvelle émulation avec les grimpeurs de la diff, de la vitesse et avec les jeunes qui sont sur le Pôle, ça va être top !

En septembre dernier, tu devenais également vice-champion du monde du combiné. Le fait de participer aux trois disciplines est-il quelque chose qui ta toujours plu, ou bien ce changement est-il uniquement dû aux J.O ?

Non, avant de faire du bloc je faisais de la diff. Grimper dans les trois disciplines, c’est quelque chose qui me plaît, je ne vais pas me forcer pour les J.O, juste me faire plaisir ! 🙂

Peut-on affirmer sans trop se tromper que ton objectif à long terme est d’être le premier champion olympique descalade ?

Oui !

Ton entraînement ne sera dorénavant plus seulement consacré qu’à une discipline, mais à trois. Sais-tu précisément comment cela va sorganiser tout au long de l’année ?

Non pas encore, j’en discute avec les coachs, on est justement en train de mettre des choses en place, fixer des objectifs… J’en saurai plus bientôt.

Est-ce quune « équipe de France du combiné » est en train de naître ?

Ahah, je ne sais pas, mais un projet est né ça s’est sûr ! Si en plus on peut être en équipe pour dynamiser le projet, tant mieux !

C’est aussi la fin de ta collaboration avec Nicolas Januel. Après plus de trois ans passés ensemble, on peut maintenant dire que l’élève a dépassé le maître ?

J’espère pouvoir répondre à cette question au prochain Championnat de France, s’il n’est pas trop vieux… 😉

Tu as récemment fait un post sur Facebook, pour t’expliquer suite à des rumeurs te concernant. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

C’est vrai que beaucoup de petites choses me sont remontées jusqu’aux oreilles… La réussite provoque de la jalousie, certains ragent derrière leurs écrans et préfèrent se persuader que je triche au lieu d’aller s’entraîner et de se donner les moyens.

C’est bien dommage pour eux, moi il ne me dérange pas, mais j’avais fait ce post pour qu’ils le sachent. Personnellement j’avance le sourire aux lèvres, ils me font de la peine d’être aussi aigris…

La suite du programme maintenant pour toi ?

Aller au parc des princes voir PSG-ASSE, mon déménagement à Voiron, j’ai également un projet qui a été tourné et qui devrait bientôt voir le jour sur Netflix… Et puis retour à l’entraînement !! 🙂


Cette saison en un mot ?

Enrichissante !

Ton étape mondiale préférée ?

Innsbruck.

Un mot à dire aux japonais ?

Tomoa, je suis ton père !

Bloc, diff ou vitesse ?

Bloc.

Champion du Monde de bloc ou Champion du Monde du combiné ?

Les deux !

Enchaîner tous les blocs à vue en finale des Championnats de France de bloc 2018 ou parvenir au bout du parcours de Ninja Warrior ?

Enchaîner tous les blocs à vue en finale des France.

Tokyo 2020 ou Paris 2024 ?

Les deux !

Un mot pour Nico Januel ?

Merci !


Photos: Lucie Thomas, Pavlo Vekla, Szymon Aksienionek.

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Arco Rock Legends 2017: Et les nominés sont…

24 Août

Chaque année, le Rock Master Festival d’Arco est également l’occasion de récompenser les grimpeurs ayant marqués l’année et influencés le monde de l’escalade à travers leurs performances.

Cette 31ème édition ne dérogera pas à la règle. Demain soir, deux oscars seront attribués : Le Wild Country Rock Award et le La Sportiva Competition Award. Ils sont trois nominés pour chaque prix à pouvoir prétendre le remporter : Margo Hayes, Stefano Ghisolfi, Adam Ondra, Shauna Coxsey, Janja Garnbert et Domen Skofic.

Explications !

Wild Country Rock Award 

Comme son nom l’indique, cet oscar permet de récompenser le grimpeur s’étant le plus distingué sur le rocher cette année. Pour cela, les performances des meilleurs grimpeurs du monde en falaise et en bloc ont été passées au crible par un jury d’experts. Lors d’une première session, ils ont déjà sélectionné trois noms : l’américaine Margo Hayes, l’italien Stefano Ghisolfi et le tchèque Adam Ondra.

Margo Hayes arrive à Arco avec une sacrée performance en poche. La jeune américaine a tout simplement réalisé la plus grosse performance féminine de tous les temps, enchaînant « La Rambla », 9a+ à Siurana en mars dernier. Une croix historique et sûrement l’une des plus belles de cette année.

Stefano Ghisolfi a été l’un des falaisistes les plus actifs cette saison. Après un gros travail, il venait à bout de l’une des voies les plus dures du monde : « First Round First Minute » 9b, à Margalef en Espagne. En plus d’être capable d’enchaîner des 8c à vue, l’italien est également suffisamment chevronné pour enchaîner des voies dans le neuvième degré en un éclair.

Et que dire d’Adam Ondra, qui a déjà remporté cet oscar à trois reprises ?!  Le premier grimpeur de l’histoire qui n’a jamais été aussi près de libérer le premier 9c du monde. Cette année, le tchèque a mis l’accent sur « Project Hard », s’entraînant spécifiquement pour en venir à bout. Mais ce falaisiste hors pair a également ébloui la planète grimpe de par ses prestations « annexes ». Oui, cette année Adam a été capable d’enchaîner deux 9b en moins de deux jours !  De plus, il a réalisé les deux premières ascensions de deux autres 9b, une cotation qui pour lui, est presque devenue banale.

Choisir entre ces trois grimpeurs ne va pas être facile. Quoi qu’il en soit, tous vivent ce sport avec passion, et nous ont fait rêver au cours de cette année.

La Sportiva Competition Award

Si la meilleure performance sur le rocher est récompensée par le Wild Country Rock Award, c’est le La Sportiva Compteition Award qui permet d’élire le grimpeur le plus performant en compétition. Cette année, les trois nominés pour ce prix sont tous très jeunes. La britannique Shauna Coxsey n’a que 24 ans, tandis que les slovènes Janja Garnrbret et Domen Skofic ont seulement 18 et 23 ans.

Shauna Coxsey a brillé sur la scène internationale l’année dernière. En remportant quatre Coupes du Monde sur sept, elle remportait pour la première fois de sa carrière le classement mondial. Son incroyable domination tout au long de la saison laissait bouche bée les autres grimpeuses.

L’arrivée de Janja Garnbret sur le circuit senior a littéralement bouleversé le classement ! Celle qui ne tombe jamais a donné bien du fil à retordre aux ouvreurs, qui ont eu du mal à la faire chuter dans les voies. La jeune slovène a tout simplement été majestueuse, remportant à la fois le classement général des Coupes du Monde, le titre du Combiné, et même les Championnats du Monde.

Enfin, Domen Skofic a été l’homme de la saison 2016 l’année dernière. Il accomplissait l’un de ses rêves : remporter le classement mondial. Un rêve rendu possible grâce à ses trois belles victoires en Coupe du Monde.

Après avoir rencontré les six nominés plus tôt dans la journée, vendredi soir, treize spécialistes de la discipline représentant plus de huit pays choisiront les vainqueurs des Wild Country Rock Award et La Sportiva Competition Award. Verdict dans 24h.

Historique des oscars :

Salewa Rock Award:

Josune Bereziartu (2006) Patxi Usobiaga (2007), Adam Ondra (2008), Chris Sharma (2009), Adam Ondra (2010), Adam Ondra (2011), Sasha DiGiulian (2012), Adam Ondra (2013), Muriel Sarkany (2014), Alexander Megos (2015), Daniel Andrada (2016)

La Sportiva Competition Award:

Angela Eiter (2006), David Lama (2007), Maja Vidmar (2008), Kilian Fischhuber (2009), Akiyo Noguchi (2010), Ramon Julien Puigblanque (2011), Anna Stöhr (2012), Mina Markovič (2013), Urko Carmona Barandiaran (2014), Adam Ondra (2015), Mina Markovič (2016)

 

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Coupe du Monde d’Arco: Une étape mondiale qui s’annonce d’ores et déjà épique !

23 Août

Ce week-end se tiendra l’une des compétitions les plus emblématiques de tous les temps: Le Rock Master Festival.

Rendez-vous comme chaque année depuis 1987 à Arco, dans la capitale mondiale de l’escalade, pour un week-end de folie. L’occasion de disputer la troisième manche de Coupe du Monde de difficulté de l’année, et la quatrième de vitesse.

Le Rock Master Festival, bien plus qu’une simple Coupe du Monde…

Du 24 juillet au 27 août, Arco, la commune italienne nichée au coeur de Trentino, près du lac de Garde, accueillera une nouvelle édition du Rock Master Festival. Plus qu’une compétition, le village vivra autour de la grimpe durant plus de trois jours non stop, pour l’un des plus gros événements de l’année.

Car ce week-end, c’est un programme chargé qui attend les centaines de grimpeurs se déplacant pour l’occasion, des plus jeunes talents âgés de 14 ans, aux meilleurs grimpeurs du circuit mondial.

Ainsi se tiendra une compétition pour les plus jeunes, le Rock Junior, suivit très rapidement par les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse.

Les bloqueurs seront de la partie et s’affronteront dans le KO Boulder Contest, une compétition unique en son genre, où les meilleurs grimpeurs du monde s’affrontent dans une série de blocs. Le dernier à l’issue de chaque tour est définitivement éliminé.

Enfin samedi soir pour le spectacle, nous assisterons aux traditionnels Duels, après les finales de la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse, où les huit finalistes de la Coupe du Monde s’affronteront côte à côte dans des voies identiques. La règle est simple: le premier au sommet l’emporte.

Adam Ondra, Alex Megos et Ashima Shiraishi pour le spectacle !

S’il y a bien trois noms qui ne laissent pas indifférent sur cette liste de départ, ce sont ceux d’Adam Ondra, d’Alex Megos ou encore d’Ashima Shiraishi ! Des grimpeurs que nous connaissons tous, mais que nous n’avons pas l’habitude de voir évoluer sur le circuit de Coupe du Monde.

Oui, Adam Ondra participera à cette Coupe du Monde de difficulté, qu’il affectionne depuis tant d’années. Ce sera d’ailleurs l’unique fois où vous retrouverez le tchèque au départ d’une compétition internationale cette saison. Finaliste l’année dernière, mais battu par Romain Desgranges, il fera tout pour atteindre le plus haut point de la voie cette année.

Mais la concurrence sera rude… Alex Megos, tout juste titré vice-champion d’Europe de bloc 2017, est venu s’inviter à la fête. Venu défier les meilleurs bloqueurs du monde le week-end dernier, il vient cette fois-ci s’attaquer aux grimpeurs de difficulté. Le spectacle s’annonce grandiose !

Ashima Shiraishi s’apprête à faire son entrée en Coupe du Monde ! Une grande première pour la jeune et talentueuse américaine. Après avoir remporté deux fois d’affilée les Championnats du Monde jeunes, en 2015 et 2016, Ashima concourra pour la première fois dans la cour des grands ce week-end. Un moment tant attendu par les aficionados d’escalade !

On imagine déjà la bataille au sommet entre Anak Verhoeven, Jaïn Kim, Janja Garnbret et Ashima Shiraishi…

Et Ashima Shiraishi ne sera pas la seule grimpeuse américaine à se déplacer jusqu’en Italie. La Team USA sera la plus nombreuse sur cette compétition, avec plus de 18 grimpeurs qui prendront le départ des qualifications.

Vers une nouvelle victoire pour Janja Garnbret ?

Cette saison, Janja Garnbret est impressionnante. Pour le moment, elle a remporté toutes les étapes de Coupe du Monde de difficulté depuis le début de l’année. La slovène s’est même payé le luxe d’aller chercher l’or à Munich ce week-end, lors de la dernière étape internationale de bloc de la saison.

Pourtant, la concurrence est rude cette année. Anak Verhoeven, qui est montée sur tous les podiums cette saison, n’a pas encore réussi à détrôner Janja de sa première place.

Il en est de même pour Jaïn Kim, qui lutte contre ses deux grimpeuses depuis le début de la saison.

Romain Desgranges, en tête du classement général provisoire !

Les compétitions italiennes ? Il les adore Romain Desgranges ! C’est d’abord à Arco, l’année dernière, que le Chamoniard allait chercher sa deuxième victoire internationale de sa carrière.
Plus récemment, au tout début de la saison, lors des Championnats d’Europe qui se déroulait à Campitello di Fassa, Romain remportait sa première médaille d’or de la saison. Alors oui, l’air italien semble plutôt bien lui convenir.

Cette année, c’est en grand favori que Romain Desgranges entamera la compétition. Il est pour le moment leader du classement général 2017, comptant presque une centaine de points d’avance sur l’italien Marcello Bombardi. Après une victoire aux Championnats d’Europe et une victoire en Coupe du Monde à Villars et à Briançon, le voici à aller défier la gravité sur le mur emblématique d’Arco.

L’équipe de France:

Ils seront au total treize français à faire le déplacement jusqu’à Arco ce week-end. Sept en difficulté, six en vitesse.

Thomas Joannes, Romain Desgranges, Mathilde Becerra, Nolwenn Arc, Salomé Romain, Julia Chanourdie et Hélène Janicot s’attaqueront au grand mur de difficulté.

Sur la voie de vitesse, on retrouvera Guillaume Moro, Bassa Mawem, Elma Fleuret, Aurélia Sarisson, Victoire Andrier et Anouck Jaubert.

Le point sur la vitesse !

En vitesse, les russes sont toujours aussi forts. Ils ont au minimum placé deux grimpeurs de leur pays sur chaque podium de Coupe du Monde cette année. Iuliia Kaplina a battu son propre record du monde à trois reprises cette saison, se hissant en tête du classement général devant une autre russe, Mariia Krasavina.

Juste derrière, on retrouve notre française Anouck Jaubert, pour le moment troisième du classement mondial 2017. La championne de France compte bien bouleverser la tendance ce week-end.

Chez les hommes, l’iranien Reza Alipourshena a lui aussi écrasé le record du monde masculin cette année. Lors des Jeux Mondiaux de Wroclaw, il devenait même le premier athlète iranien à remporter l’or. Il figure en tête du classement provisoire, mais est talonné de près par le russe Vladislav Deulin.

Bassa Mawem, premier français, est pour le moment 7ème du général.

Le programme complet du Rock Master:

Vendredi 25/08:

09h00 – 16h00: Qualifications difficulté
19h00 – 21h00: Qualifications vitesse

Samedi 26/08:

11h00 – 13h30: Demi-finales difficulté
14h00 – 16h30: KO Boulder Contest
17h30 – 19h30: Finales difficulté
20h00 – 21h00: Finales vitesse
22h00 – 23h00: Duels

Live:

Comme sur chaque Coupe du Monde, les demi-finales et finales seront à suivre en direct. Voici déjà les liens pour ne rien louper de l’événement. D’ici là, on se retrouve très vite sur PG, pour les résultats de chaque tour, ainsi que des résumés complets pour tout savoir de cette emblématique compétition italienne.

Demi-finales:

https://www.youtube.com/watch?v=CnO9p0KzgeI

Finales:

https://www.youtube.com/watch?v=aPfyMEV3-uM

Photos: Eddie Fowke

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Jimmy Webb enchaîne l’un des blocs les plus durs des États-Unis

21 Août

Cela faisait quelque temps que Jimmy Webb ne nous avait pas donné de nouvelles… Rassurez-vous, le bloqueur américain n’a rien perdu de sa force… Bien au contraire ! Après des dizaines de 8C bloc ouverts et répétés à travers le monde, Jimmy attendait avec impatience de libérer son premier 8C+. Depuis hier, c’est chose faite !

Actuellement en trip au Rocky Mountain National Park, au Colorado, il enchaîne l’un des blocs les plus durs de tous les États-Unis: “Creature from the black lagoon” 8C+ !

Et Jimmy n’aura pas mis bien longtemps à s’acclimater à l’altitude. En seulement six jours de travail, il parvient au sommet de ce bloc, signant ainsi la troisième ascension, après Daniel Woods et Dave Graham.

Pour la petite histoire, ce bloc avait été ouvert il y a moins d’un an, par Daniel Woods, qui proposait une version plus basse du bloc que Dave Graham avait ouvert en 2001, “Leviathan Style” 8A+. Même si au bout d’un seul jour Daniel était capable de réaliser tous les mouvements, il lui aura fallu attendre encore 14 jours pour pouvoir relier bout à bout tous les mouvements.

Motivé par ce projet, Dave Graham était alors venu enchaîner lui aussi ce bloc… Au bout de 16 jours, confirmant ainsi la cotation de 8C+.

Belle performance donc pour Jimmy Webb, qui aura dompté ce bloc en moins d’une semaine.

D’ailleurs, ce n’est pas le seul bloc extrême que Jimmy a enchaîné depuis qu’il est sur place. Il y a quelques jours, il sentait la forme monter, signant la première répétition de “Domestic Cat” 8B+, que voici en vidéo:

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Championnat d’Europe / Coupe du Monde de bloc : un final fabuleux à Munich !

20 Août

Quelle fin de saison exceptionnelle ! Cette année 2017 s’achève de la plus belle des façons à Munich. Nous n’aurions pas pu rêver mieux !

Cette compétition atypique, n’a pas arrêté de nous surprendre: une Coupe du Monde de bloc mêlée à un Championnats d’Europe, un nombre record de participants, une journée de qualification qui commence à 5h du matin et qui se termine à 00h30 le lendemain, un bloc de super-finale pour décider de la Championne d’Europe, et des finales de Coupe du Monde exceptionnelles !

Retour sur une journée magique hier.

Nous faisons tout d’abord le point sur les Championnats d’Europe, avant de terminer par cette fabuleuse finale de Coupe du Monde. Avez-vous entendu la voix des spectateurs munichois jusque chez vous…?


LES CHAMPIONNATS D’EUROPE

Prenons les événements par ordre chronologique. Vous n’êtes plus sans savoir que cette dernière Coupe du Monde de l’année servait également de Championnats d’Europe de bloc 2017.

Pour ce faire, à l’issue des qualifications de la Coupe du Monde, les 20 meilleurs athlètes européens concouraient dans les mêmes blocs de demi-finales que ceux de la Coupe du Monde. Petite particularité: ces blocs servaient directement de finale pour les Championnats d’Europe.

Ainsi, le et la championne d’Europe 2017 étaient les grimpeurs ayant réalisé la meilleure performance à l’issue de ce circuit.

FEMMES 

Un scénario inédit !

Elles étaient deux grimpeuses au coude-à-coude hier matin. Janja Garnbret et Stasa Gejo. Toutes les deux sortaient le même nombre de blocs. Il fallait donc se concentrer sur le nombre d’essais pour pouvoir les départager. Problème: la slovène et la serbe ont toutes deux mis le même nombre d’essais pour sortir les 4 blocs: 6 au total. On se tourne alors vers le nombre d’essais pour aller chercher les prises bonus. Nous voici confrontés au même problème, impossible de départager ces deux grimpeuses qui comptent le même score à l’issue des finales: 4 blocs en 6 essais et 4 zones en 6 essais.

Et ce ne sont pas non plus les qualifications qui pouvaient faire pencher la balance du côté d’une des deux grimpeuses. La veille, Janja Garnbret et Stasa Gejo prenaient toutes deux la première place des qualifications.

Scénario historique, il faut donc un bloc de super-finale pour trancher. Les ouvreurs se mettent au travail et modifient l’un des blocs masculins. Ça se jouera à la mort subite pour les deux jeunes talents: la première à monter le plus haut l’emporte.

Et le titre de championne d’Europe de bloc se jouera à un mouvement près. Janja Garnbret ne parvient pas à maîtriser le jeté imposé par les ouvreurs. Ça passe pour Stasa Gejo, qui chute quelques mouvements plus loin. Mais le contrat est rempli: en étant montée plus haut que sa rivale, la jeune serbe remporte le titre de championne d’Europe de bloc 2017. Une deuxième médaille d’affilée pour cette grimpeuse de 19 ans, qui remportait il y a un mois les Jeux Mondiaux à Wroclaw.

Fanny Gibert et Maëlys Agrapart, 6ème et 7ème continentale !

Si c’est Petra Klingler qui complétait ce podium européen avec 3 blocs en 5 essais, Fanny Gibert et Maëlys Agrapart ne sont pas passées loin d’une médaille. Avec 2 blocs en 4 essais, Fanny Gibert termine 6ème de ces Championnats d’Europe. Elle devance ainsi Maëlys Agrapart, qui termine 7ème, en ayant réalisé elle aussi 2 blocs en 4 essais. Il s’agit pour elle de son meilleur résultat à l’international !

HOMMES

Un duo de choc allemand !

Cette compétition se déroulant en Allemagne, les grimpeurs de ce pays étaient attendus au tournant. Hé bien les spectateurs locaux ont été comblés par les performances de leur grimpeur hier matin !

Cette fois pas de doute: c’est Jan Hojer qui remporte ce titre européen, pour la deuxième fois consécutive ! En ayant enchaîné 3 blocs en 7 essais, il réalise la meilleure prestation européenne de la journée, et sera d’ailleurs le seul grimpeur européen en finale de la Coupe du Monde quelques heures plus tard.

Non, vous ne rêvez pas ! C’est bien Alex Megos qui figure sur la deuxième marche du podium, médaille d’argent autour du cou ! Le falaisiste, venu avant tout s’amuser sur cette étape internationale, en aura surpris plus d’un en étant le deuxième grimpeur à valider 3 blocs. Une première médaille pour lui à l’international, et une deuxième pour l’équipe allemande.

Enfin, c’est le jeune slovène Anze Peharc qui se révèle sur ces finales européennes, empochant 2 blocs en 6 essais.

Pas de médaille tricolore…

Pas de français sur le podium donc, même s’il n’a pas manqué grand chose à Manu Cornu. Après avoir avalé le premier bloc à vue, il manque de concrétisation dans les deuxièmes et troisièmes blocs, chutant sur les derniers mouvements. Dommage, on le sentait pourtant en forme. Il termine 7ème, devant Jérémy Bonder 12ème et Mickaël Mawem 17ème.

Le top 10 hommes et femmes:

 


LA COUPE DU MONDE

Intéressons-nous maintenant aux finales de la Coupe du Monde de bloc de Munich.

Si les vainqueurs du classement général des Coupes du Monde n’ont pas attendu le dernier moment pour l’emporter (Shauna Coxsey était assurée du titre dès l’étape de Mumbai, tandis que Jongwon Chon profitait de la non-qualification en finale d’Alexey Rubstov pour être déclaré vainqueur dès les demi-finales hier), cette finale a tout de même tenu toutes ses promesses.

Entre cette flopée d’asiatiques qui allaient se battre pour la victoire, la présence du grimpeur local Jan Hojer, et toutes ses stars féminines qui allaient en découdre une dernière fois sur de magnifiques blocs de finale (un grand bravo au chef ouvreur Matthieu Dutray et à son équipe pour leur excellent travail sur cette dernière étape internationale), le public allait être conquis.

D’ailleurs, une nouvelle fois, l’Olympic Stadium affiche complet, et l’ambiance devant le mur est dingue. On se croirait à un concert tant les allemands donnent de leur voix.

HOMMES

Le retour du roi !

Il est de retour ! Le lion allemand a rugi ce soir face à son public. Possédé, galvanisé par la foule, c’est un autre Jan Hojer que nous avons pu admirer en finale hier soir. Pas celui de ce début de saison, qui peinait à se traîner en demi-finale d’une Coupe du Monde. Non. Celui qui est capable d’être le seul finaliste à sortir un bloc, à vue s’il vous plaît, histoire de bien faire comprendre qui est le maître à domicile !

Car oui, hier soir, nous avons vu sous nos yeux un grand Jan Hojer. Sa dernière victoire en Coupe du Monde remontait d’il y a plus de deux ans, à Vail. L’allemand en rêvait de cette victoire chez lui, face à son public. On peut dire qu’il a été conquis hier: les spectateurs lui ont bien rendu le spectacle offert. La foule n’avait jamais été autant en délire que ce moment là.

Pourtant, à l’issue du premier bloc, Jan Hojer se retrouvait dernier du classement provisoire. Certes, il était venu à bout de ce premier bloc tout en sensation. Mais en 5 essais, quand les autres asiatiques l’enchaînaient en 1, 2 ou 3 essais maximum.

Mais hors de question pour l’allemand de se laisser faire par toute cette horde asiatique. Déjà qu’il faisait cavalier seul dans ces finales…

Le bloc 2 est un gros bloc de coordination. Il faut jeter depuis la prise de départ, et prendre l’élan avec sa main gauche et sa main droite sans s’arrêter sur les prises, tout cela en plein mouvement. Un style de bloc qu’affectionnent particulièrement les japonais. Mais il faut avouer que là… C’est le néant ! Personne ne vient à bout du bloc. Personne même n’arrive à atteindre la prise de zone. Le premier mouvement est extrêmement difficile et laisse des athlètes comme Tomoa Narasaki, pourtant à l’aise dans ce style, bouche bée.

Arrive alors Jan Hojer. Ce moment sera le plus beau de toute la Coupe du Monde. C’est peut-être même le plus beau moment de la saison entière. La détermination se lit dans son regard. Alors que tous les grimpeurs butaient un à un sur ce bloc, Jan Hojer créé l’exploit: il enchaîne ce bloc 2 à vue ! La foule est en délire, Jan se rend à peine compte de sa performance. Il vient de prendre une très grosse avance au classement. Un tournant dans les finales de cette dernière manche mondiale.

Tout comme le premier bloc, le bloc 3 ne posera pas de problème à l’ensemble des finalistes. Des volumes, proposants des mouvements délicats, sur une face verticale. Parti sur sa lancée, Jan Hojer prend le temps de bien lire le bloc… avant de l’enchaîner à vue de nouveau ! C’est de nouveau l’explosion de joie au sein de l’Olympic Stadium.

Finalement, la compétition se terminera en beauté dans le quatrième et dernier bloc. Cette fois, il faut planter les ongles dans les toutes petites prises noires qui composent ce tracé. Seule la moitié des finalistes en viendra à bout. Après deux petits essais où Jan chutera sur les premiers volumes du début, le troisième semble être le bon. On sent que l’allemand lutte sur chaque mouvement. Mais le mental prend le dessus. Il ne peut plus tomber ! C’est la voix du public derrière lui qui semble le faire avancer. Jan attrape la dernière prise à deux mains. Soupir de soulagement. Il n’en revient pas. Il vient de remporter cette ultime étape de Coupe du Monde, chez lui, de la plus belle des façons.

Les japonais Tomoa Narasaki et Taisei Ishimatsu viennent compléter ce podium.

Trois médailles d’or en une compétition, oui c’est possible !

1 médaille d’or.
2 médailles d’or.
3 médailles d’or !

Ce sont bien trois médailles d’or que Jan Hojer a remporté, en une seule journée. La première, c’est celle des Championnats d’Europe. Comme dit précédemment, en se classant meilleur européen hier matin, Jan Hojer a conservé son titre gagné en 2015 à Innsbruck.

La deuxième, c’est la médaille d’or du combiné des Championnats d’Europe. En étant l’un des 18 athlètes à avoir participé aux trois épreuves (difficulté-bloc-vitesse), il est celui qui a signé la meilleure prestation au combiné. 8ème en difficulté, 4ème en vitesse et 1er en bloc.

Enfin, la troisième médaille, c’est celle de cette majestueuse Coupe du Monde, dont Jan se souviendra longtemps !

FEMMES

Janja Garnbret termine en beauté cette saison de bloc !

Les blocs féminins étaient très complexes hier soir. Pourtant, malgré la difficulté des blocs, Janja est quand même parvenue à en enchaîner les trois quarts.

Tout commence dans le premier bloc, que seules trois grimpeuses enchaîneront. Akiyo Noguchi et Shauna le sortent à vue, tandis que la jeune slovène mettra un essai de plus.

Tout comme chez les hommes, le bloc 2 marque un tournant dans ces finales. Et tout comme Jan Hojer, Janja Garnbret sera l’unique finaliste à enchaîner ce bloc ! La slovène parvient à maîtriser le premier mouvement dynamique, se rétablit, et fonce sur la dernière prise sans se poser de questions. Après un gracieux ballant, elle ramène la deuxième main sur cette prise finale. Elle vient de toper ce bloc que l’on pensait impossible !

Dans le bloc 3, c’est au tour de la serbe Stasa Gejo de briller. Elle sera la seule à venir à bout de cette dalle si délicate, tandis que les autres finalistes ne bougeront quasiment pas du sol ! Belle performance.

C’est donc dans le dernier bloc de finale que tout allait se jouer. Un bloc bien physique qui conviendra parfaitement à l’américaine Alex Puccio, qui l’enchaînera en 3 essais.

Shauna Coxsey surenchérit: la britannique le sort à vue !

Janja n’a donc pas le choix: peu importe le nombre d’essais qu’elle mettra dans ce dernier bloc, elle doit à tout prix l’enchaîner si elle veut remporter la compétition. Après trois essais de calage, le quatrième sera le bon. Elle assure tous les mouvements jusqu’à aller chercher cette dernière grosse prise rouge. La voilà sur la plus haute marche du podium, devant Shauna Coxsey et Akiyo Noguchi.

Quatre podiums en une journée pour Janja !

1 podium.
2 podiums.
3 podiums.
4 podiums !

Si Jan Hojer remportait trois médailles d’or en une seule journée, Janja Garnbret peut quant à elle se vanter d’être montée sur quatre podiums dans une seule journée !

D’abord celui des Championnats d’Europe, où au terme de sa super-finale contre Stasa Gejo, elle termine 2ème.

Puis, une première place au combiné de ces Championnats d’Europe, avec une 3ème place en difficulté, une 10ème place en vitesse et une 2ème place en bloc.

Le troisième podium, c’est celui de cette Coupe du Monde, que Janja vient de remporter.

Vient alors un quatrième et dernier podium. Celui du classement général des Coupes du Monde 2017. Si la première place revient à Shauna Coxsey, c’est Janja Garnbret qui prend la deuxième place cette saison.

Les résultats des finales:

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Janja Garnbret et Jan Hojer triomphent à Munich !

19 Août

Les finales de la dernière Coupe du Monde de bloc de la saison s’achèvent à l’instant. Que ces finales furent majestueuses à Munich ! Je ne vous raconte pas l’ambiance sur place… Le public allemand était chaud bouillant !

Et la victoire de Jan Hojer y est pour beaucoup ! Galvanisé par son public, il remporte cette dernière étape mondiale, devant Tomoa Narasaki et son compatriote Taisei Ishimatsu.

Chez les femmes, quelques minutes plus tôt, c’est la slovène Janja Garnbret qui mettait tout le monde d’accord, mettant un bloc dans la vue à Shauna Coxsey, et deux dans celle d’Akiyo Noguchi.

Retrouvez un résumé complet de ces finales dès demain matin. D’ici là, voici les résultats de tous les finalistes.

Les résultats des finales:

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Coupe du Monde de Munich: retour sur les demi-finales !

19 Août

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Munich viennent de s’achever. Il s’en est passé des choses depuis 10h00 ce matin… Alors, que faut-il retenir de ces dernières demi-finales de la saison ?

Jongwon Chon, vainqueur du classement général des Coupes du Monde 2017 !

Le coréen nous l’annonçait hier: son duel contre le russe Alexey Rubstov pour le titre mondial lui rajoutait une pression supplémentaire, capable de lui faire pousser des ailes.

Tout se jouait sur cette compétition pour la victoire au général. Bien que Jongwon comptabilisait quelques points d’avance sur le russe, ce dernier avait tout de même de grandes chances de l’emporter s’il montait sur le podium de cette étape allemande. Malheureusement pour lui, il n’y aura pas de podium, ni même de finale. Il fallait au moins topper trois blocs pour être en finale de cette Coupe du Monde… Alexey n’en enchaînera que deux, en 10 essais.

10ème place pour le russe. De quoi faire les affaires du coréen. Venant à bout des 4 blocs, il sera lui, présent en finale, et terminera dans tous les cas devant Alexey Rubstov.

En plus de prendre la première place des demi-finales, Jongwon Chon remporte donc dès les demi-finales la victoire au classement général, pour la deuxième fois de sa carrière.

L’armée japonaise a encore frappé !

L’équipe japonaise finira la saison en beauté. Quoi qu’il en soit, au moins un japonais sera sur le podium ce soir ! En effet, sur les six finalistes masculins, quatre porteront le maillot du Japon !

Car si c’est le coréen Jongwon Chon qui truste la première place de ces demi-finales, les trois grimpeurs suivants au classement sont japonais. Tout d’abord, Kokoro Fujii propose la deuxième meilleure performance de la journée, empochant lui aussi les 4 blocs en 14 essais.
Taisei Ishimatsu, qui participe seulement à la troisième Coupe du Monde de sa carrière, disputera sa deuxième finale consécutive.  Tomoa Narasaki et Yoshiyuki Ogata complètent cette horde, enchaînant respectivement 3 blocs en 5 et 7 essais.

Qui est donc le dernier finaliste à prendre sa place parmi tous ces grimpeurs asiatiques ? Jan Hojer bien sûr ! L’allemand assurera le spectacle ce soir, chez lui, devant son public.

Manu Cornu et Mickaël Mawem out…

Ils faisaient partie des premiers grimpeurs à s’élancer ce matin. Malheureusement, ni Manu Cornu, ni Mickaël Mawem ne représentera la France ce soir en finale.

Malgré une bonne entame de compétition pour Manu, qui enchaînait le premier bloc à vue, il chute dans les derniers mouvements des blocs 2 et 3. Ne validant pas non plus le dernier bloc, il prend la 11ème place de cette dernière Coupe du Monde de l’année.

C’est encore plus dur pour Micka Mawem, qui ne valide aucun bloc. Il termine 18ème.

Bataille au sommet chez les femmes !

Chez les femmes, la moindre erreur est fatale ! Il fallait enchaîner trois blocs pour aller en finale, quatre pour faire partie des trois meilleures.

Les trois meilleures, qui sont-elles justement ? Vous ne serez pas surpris si je vous dis que Janja Garnbret est une nouvelle fois en tête du classement, ex-aequo avec deux autres grimpeuses: Stasa Gejo et Akiyo Noguchi. Toutes les trois sortiront les 4 blocs en 6 essais.

Qui sont donc les trois autres finalistes, à sortir trois blocs ? Petra Klingler, en 5 essais, prend la 4ème place de la matinée. Elle devance ainsi Shauna Coxsey, qui mettra un essai de plus et Alex Puccio, qui validera les trois blocs en 8 essais.

Pas de chance pour nos françaises !

Il s’en est fallu de peu pour qu’une tricolore se hisse parmi les six meilleures des demi-finales.

Fanny Gibert réalisera la meilleure prestation française de la journée, terminant 8ème avec 2 blocs en 4 essais.

Maëlys Agrapart la talonne au classement, terminant juste derrière. Notons que la jeune française sera l’une des seules à aller au sommet du dernier bloc… Belle prestation !

Enfin, après une courte nuit de sommeil, Camille Faille se classe 15ème de cette dernière Coupe du Monde.

Le top 6 femmes et hommes:

Nous reviendrons plus tard sur les Championnats d’Europe… D’ici là, place aux finales, à partir de 18h00.

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