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Author Archives: Charles Loury

World Climbing Series 2026 à Keqiao – Qualifications femmes : Janja Garnbret déjà au-dessus, les Françaises au rendez-vous !

01 Mai

On l’attendait avec impatience cette première étape de Coupe du monde de bloc. Cette fois, c’est lancé pour de bon. Et comme souvent, ce sont les qualifications femmes qui ont ouvert le bal cette nuit heure française, décalage horaire oblige.

Au programme : deux groupes comme d’habitude pour fluidifier la compétition, avec cinq blocs à valider. Un format classique, mais toujours révélateur pour poser les premières hiérarchies de la saison.

Janja Garnbret déroule, Oriane Bertone répond présente

Difficile de ne pas commencer par elle. Comme chaque année, Janja Garnbret était attendue au tournant… et comme souvent, elle n’a pas déçu.

La Slovène déroule avec son aisance habituelle : quatre blocs flashés, quatre tops en quatre essais. Seul le dernier problème lui résiste, avec “seulement” une zone validée. Un bloc qui, au passage, ne sera réussi par aucune grimpeuse. Résultat : 110 points et une impression de maîtrise déjà bien installée.

Dans son groupe, Oriane Bertone n’a pas tremblé non plus. La Française signe une prestation solide avec 3 tops et 2 zones (94,9 points), et s’offre ainsi la 2e place de son groupe. Propre, efficace, et surtout prometteur pour la suite.

© World Climbing

Le tour était plus dur que la plupart des tours de qualification, et ça me plaît. C’est un bon début de saison, et je pense que les ouvreurs voulaient voir où en était le niveau. J’ai hâte d’être en demi-finales et en finales. Je me sens bien, mentalement ça va, physiquement je suis en forme, je suis heureuse.

Janja Garnbret

Lily Abriat impressionne, les Bleues bien placées

Très belle surprise côté français avec Lily Abriat. Pour son entrée sur le circuit 2026, elle frappe fort : 3 tops, 2 zones, 94,6 points. Elle termine 4e de son groupe et 7e au général, à quelques essais près de Bertone. Une entrée qui marque les esprits, et il faudra maintenant confirmer au prochain round.

Agathe Calliet assure également l’essentiel avec une 14e place, synonyme de ticket pour la demi-finale. Même chose pour Zélia Avezou, qui arrache sa qualification avec une 23e position (1 top, 4 zones).

En revanche, la marche est trop haute pour Selma El Hadj Mimoune et Lucile Saurel, toutes deux 29e, qui s’arrêtent aux portes de la demie. Pour rappel, il faut entrer dans le top 24 des qualifications pour prendre un billet pour la suite de la compétition.

Les autres prétendantes déjà présentes

Si Garnbret et les Françaises ont marqué les esprits, il ne faut pas oublier la concurrence…

Le retour de la japonaise Mia Aoyagi est sans doute l’un des faits marquants de ce tout début de saison : après deux ans d’absence, la Japonaise prend la tête de son groupe avec 3 tops et une zone (84,1 points). Un comeback réussi.

À ses côtés, une autre japonaise, la jeune Melody Sekikawa (18 ans) confirme sa montée en puissance en prenant la 3e place de son groupe. L’Australienne Oceania Mackenzie s’intercale entre les deux Japonaises avec une solide 2e place de son groupe.

On retrouve également aux avant-postes Erin McNeice, 5e du général (3 tops, 2 zones), ainsi que l’incontournable Miho Nonaka, la capitaine de l’équipe japonaise, toujours régulière, 7e au général.

Les Américaines en difficulté

Petite alerte en revanche côté américain. Brooke Raboutou passe de justesse en demi-finale avec une 23e place (1 top, 3 zones), loin de ses standards habituels. Annie Sanders, souvent finaliste, termine 21e et semble en retrait physiquement.

Même constat mitigé pour Cloé Coscoy (19e), tandis que Adriene Akiko Clark (11e) et Melina Costanza (9e) sauvent un peu la mise côté US.


Si rien n’est encore joué, ces qualifications donnent déjà le ton : Janja Garnbret est bien là, les Françaises répondent présentes, et certaines nations devront rapidement ajuster le tir.

La suite ? Elle s’annonce déjà électrique.

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1SLO Janja Garnbret110.0
1JPN Mia Aoyagi84.1
3FRA Oriane Bertone94.9
3AUS Oceania Mackenzie79.8
5GBR Erin Mcneice94.8
5JPN Melody Sekikawa69.9
7JPN Miho Nonaka69.8
7FRA Lily Abriat94.6
9SLO Jennifer Eucharia Buckley94.5
9USA Melina Costanza60.0
11JPN Futaba Ito79.9
11CHN Yuetong Zhang79.9
11USA Adriene Akiko Clark59.6
14FRA Agathe Calliet59.4
15CAN Madison Richardson54.9
15ITA Francesca Matuella79.7
17ITA Camilla Moroni54.7
17GBR Emma Edwards79.6
19ITA Giorgia Tesio54.6
19USA Cloe Coscoy64.7
21USA Annie Sanders54.4
21JPN Anon Matsufuji64.7
23FRA Zélia Avezou64.6
23USA Brooke Raboutou53.8
25BEL Chloe Caulier44.9
25CHN Zhilu Luo64.4
27KOR Chaehyun Seo64.2
27CHN Yawen Mi44.8
29FRA Selma Elhadj Mimoune54.9
29FRA Lucile Saurel44.5
29GER Lucia Dörffel54.9
32JPN Mao Nakamura44.3
33KOR Gayeong Oh54.7
33ITA Irina Daziano44.0
35USA Nekaia Sanders35.0
35GBR Zoe Peetermans54.7
37CHN Xin Wang54.1
37AIN Elena Krasovskaia34.9
39ITA Stella Giacani34.8
39AUT Lea Kempf53.7
41CAN Anna Kelley34.8
41GER Anna Lechner44.8
43SGP Vanessa Si Yinn Teng34.2
43ISR Alma Shlomovitz39.6
45CHN Yajun Huang29.7
45GBR Lucy Garlick39.5
47AUS Maya Stasiuk39.1
47CHI Martina Castro29.3
49ISR Alma Sapir Halevi28.9
49GER Hannah Meul34.8
51KOR Heeju Noh29.9
51GBR Eugenie Lee24.9
53SLO Lucija Tarkus29.7
53CHN Jingyu Li19.6
55NZL Lucy Sinclair10.0
55MEX María José Estrada29.5
55AIN Kseniia Chernega29.5
58ISR Ruby Danziger9.6
59CHI Alejandra Contreras19.9
59MAS Shareen Mohd Nasran9.5
61AUS Tahnia Harris9.3
61TPE Ting-chen Yao19.7
63HKG Tsz Kiu Tsui
63TPE Yun-shan Hsieh19.3
63NEP Swastika Chaudhary
63CHN Yali Wei
67SGP Zhenxuan Elise Yee19.2
68CAN Evangelina Briggs
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La suite du programme

Vendredi 1er mai

Qualifications hommes
16h00 – 21h00 (local) → 10h00 – 15h00 (France)

Samedi 2 mai

Demi-finale femmes
10h30 – 13h20 (local) → 04h30 – 07h20 (France)

Finale femmes
19h00 – 21h00 (local) → 13h00 – 15h00 (France)

Dimanche 3 mai

Demi-finale hommes
10h30 – 13h20 (local) → 04h30 – 07h20 (France)

Finale hommes
19h00 – 21h00 (local) → 13h00 – 15h00 (France)

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Mejdi Schalck et Manu Cornu s’offrent “Le pied à Coulisse”, 8C à Bleau, le même jour !

29 Avr

Quelques jours avant de s’envoler pour la première étape de Coupe du monde en Chine, Mejdi Schalck s’est offert une belle coche à Fontainebleau avec “Le pied à coulisse” (8C). Une journée particulière, puisque Manu Cornu enchaîne lui aussi le bloc dans la foulée.

Ouvert en 2016 par Guillaume Glairon Mondet, le bloc a un petit historique. À l’époque, avec Nico Januel, les deux grimpeurs travaillent une version plus exigeante, sur un départ plus dur. Mais avec le temps, les méthodes évoluent, les lectures s’affinent, et la cotation évolue de 8C+ à 8C. Aujourd’hui, on recense une dizaine de répétitions connues, de quoi en faire déjà un beau classique de Bleau.

Pour Manu Cornu, le bloc cochait toutes les cases. “Pour ma part, j’ai pu voir six vidéos d’enchaînement ces dernières années, ce qui m’a toujours fait penser que c’était un bloc qui me correspondait. Beaucoup de tension, du gainage, un peu de triceps à la sortie, puis une dalle… un style qui me donne envie et dans lequel j’espérais bien bouger.

Après avoir enchaîné “Bélial “le mois dernier, il décide donc d’aller poser un devis. La première séance est encourageante :
J’ai pu découvrir tous les mouvements. J’avais toute la première section, même si ça restait brouillon, et pour la suite, quasiment tous les mouvements, mais sans les connexions.

Dès la deuxième séance, il affine, gomme les erreurs dans la traversée de départ et commence à bosser la suite. Mais durant la troisième session, ça se complique : “Je me suis rendu compte que j’étais incapable de faire le squat du réta. Le mouvement sur une jambe était vraiment dur à réaliser.” Ni une ni deux, solution radicale : un petit cycle de squats en salle pendant une dizaine de jours pour débloquer le mouvement.

À la quatrième séance, tout est en place. Reste à connecter, nettoyer, tenir la longueur, puis apprivoiser la dalle finale. C’est aussi à ce moment-là que Mejdi Schalck rejoint le bloc, également accompagné de Sam Avezou.

La suite se joue sur l’endurance : “Durant ma cinquième séance, j’ai commencé à faire des runs du bas, mais je me suis heurté à un problème d’endurance.” Un travail ciblé s’impose alors, puis tout s’aligne : “À la huitième séance, c’est passé, en même temps que Mejdi.

© Arthur Delicque

De son côté, Mejdi Schalck raconte un processus bien plus express. Entre deux sessions d’entraînement pour la saison de Coupe du monde, il boucle le bloc en 3 sessions rapides et seulement 4 runs depuis le départ.

Mais derrière cette rapidité, il insiste sur la complexité de la ligne : “La difficulté de ce bloc vient de plusieurs facteurs : c’est une ligne longue et complexe, avec des mouvements puissants, beaucoup de talons et pointes de pied assez techniques, et un réta final vraiment dur.

Avant de nuancer avec lucidité :
La dalle finale n’est pas particulièrement difficile, mais elle a bien failli me faire chuter dans l’essai d’enchaînement… heureusement, j’ai réussi à rester solide jusqu’au bout.

Un enchaînement rapide, aussi facilité par le partage des méthodes avec Manu sur place :
Partager une partie du processus avec Manu, c’était un vrai plaisir. Il m’a donné toutes les meilleures méthodes, ce qui m’a vraiment aidé à aller vite dans le processus.

Pour Manu Cornu, cette réalisation s’inscrit dans un contexte un peu particulier. Cette année, il n’a pas décroché sa place en équipe de France: “ça ne s’est pas joué à grand-chose“.

Du coup, je vais profiter de la saison pour grimper dehors et dedans, garder un niveau élevé et être performant la saison prochaine pour récupérer ma place.

© Arthur Delicque

Avec l’arrivée de la chaleur, les projets se font plus rares, mais la motivation reste intacte : “Je vais chercher des blocs qui me motivent.” Quitte à adapter le rythme : “C’était déjà le cas pour Le Pied à Coulisse : je faisais mes séances à 7–8h du matin pour trouver de la fraîcheur, même si ce n’est pas toujours évident.

Avant, il faudra tout de même lever un peu le pied : “Pour les semaines à venir, je vais devoir prendre un petit break pour gérer quelques bobos, mais je suis motivé à ne pas m’arrêter là.”

Quant à Mejdi, il est en Chine à l’heure où nous publions cet article, et peaufine ses derniers entraînements avant la première étape de coupe du monde de bloc qui débute vendredi.

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La grande interview : Sandra Berger, première femme à la tête de la FFME

24 Avr

Pour Sandra Berger, qui vient de prendre la présidence de la FFME, tout a démarré lors d’une sortie en montagne. Un passage rocheux au cours d’une rando, un ressenti inoubliable sur le moment, et cette furieuse envie de retrouver cette sensation encore et encore. La suite est assez classique au fond : une salle, un club, puis Fontainebleau… et l’escalade qui prend de plus en plus de place.

Un parcours classique oui, à la différence près que chez elle, l’escalade ne s’arrête pas seulement à enfiler ses chaussons pour grimper. Très vite, il y a l’engagement: le club, puis la ligue, puis la fédé nationale, et enfin aujourd’hui, une nouvelle casquette : présidente de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade.

Avant de parler stratégie et cap à tenir, on a voulu revenir là où tout à commencé pour elle. On vous laisse découvrir ce long portrait.


Des premières sensations à l’engagement

Comment l’escalade est-elle entrée dans votre vie ? Vous souvenez-vous de votre première émotion en falaise ou en salle ?

Je me souviens très exactement de la manière dont l’escalade est entrée dans ma vie. C’est grâce à la montagne. Je vivais ma première randonnée dans les Pyrénées et lors de cette itinérance j’ai dû franchir un passage rocheux pour atteindre le sommet. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé le plaisir immense que je vivais.

J’ai tellement apprécié cette rencontre avec la montagne estivale que je me suis demandée comment revivre l’expérience chez moi, en Ile de France. J’ai immédiatement pensé à l’escalade, en raison de sa verticalité et ses prises à saisir « à pleine main ».

J’ai alors cherché un club à la FFME car, marquée par mon passé de sportive, seule une « fédération française » répondait à mes exigences de qualités et de sécurité dans l’enseignement sportif. Il y avait un club dans ma ville et tout a commencé comme cela.

J’ai d’abord pris plaisir à grimper en salle, à m’élever et gérer mes émotions. Je vivais l’escalade comme un sport. Puis mon club m’a emmenée une journée à Fontainebleau. L’évasion, le plaisir, le partage et les rochers m’ont dépassée. Je n’ai repris pied avec ma vie réelle que sur le chemin du retour, dans la voiture.

C’est à ce moment-là que tout a basculé dans la passion et que l’escalade est devenue un mode de vie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager dans les instances fédérales il y a 12 ans ?

L’engagement est fondamentalement associé à ma manière de pratiquer une activité. Depuis l’enfance, je suis engagée dans l’associatif. C’est une façon de vivre ma vie et mes passions qui me plait. J’aime avoir une place d’acteur et m’impliquer dans ce qui a de la valeur pour moi, je ne sais pas le vivre juste à mon niveau.

Cela a commencé dès mon plus jeune âge par l’éducation populaire, puis le secourisme et enfin le sport. Quand j’ai commencé l’escalade, je me suis donc engagée dans mon club, puis à la ligue, puis au national. M’investir dans la fédération n’était pas un projet conscientisé il y a 20 ans mais comme j’aime participer et m’impliquer dans les actions associatives, comme j’aime contribuer aux projets qui se construisent, j’ai été repérée.

Les cercles d’investissement s’élargissent progressivement quand on explore et qu’on investit un engagement. Tout cela constitue un continuum cohérent pour moi depuis l’enfance car il touche à la manière dont, au travers d’une passion individuelle, j’en fais un objet qui me relie au collectif.

L’engagement est fondamentalement associé à ma manière de pratiquer une activité.

Pratiquer, ressentir, transmettre

Aujourd’hui encore, quelle place tient la pratique personnelle dans votre quotidien ?

L’escalade tient une place centrale :
– Besoin d’être dehors, en mouvement
– Besoin d’exercer ce que j’aime faire : grimper ! J’aime autant grimper en version « sportive » qu’exploratrice, autant en bloc qu’en grande voie, autant dehors que dedans. J’aime l’escalade sous toutes ses facettes.
– Besoin d’être ancrée avec le terrain car c’est ce qui nourrit mon engagement
– Besoin d’être vivante, en bonne santé

Avec la prise de mandat, je lève un peu le pied sans me déconnecter, j’essaye de rester dans le plaisir et la gestuelle, je n’ai pas l’énergie mentale de m’engager dans des projets intenses. J’espère bien pouvoir réintroduire cette dimension dans quelques mois mais il faut savoir prioriser ses engagements !

L’escalade est une part importante de ma vie et aussi mon inscription principale dans nos activités fédérales. Cependant, elle ne représente pas tout car je pratique d’autres sports qui m’enrichissent en tant que grimpeuse, mais surtout, je vis et partage une grande partie de nos activités qui m’inscrivent dans l’univers outdoor de la fédération.

© Yannick Long

Quelles sont les valeurs de la montagne ou de l’escalade qui vous ressemblent le plus ?

Montagne :
– Le partage d’une aventure collective, la solidarité, l’esprit de cordée
– L’humilité face à plus grand que soi, face à ce qui nous dépasse mais qui nous rassemble
– Le respect et le sentiment de responsabilité face à un milieu où nous ne sommes que des passagers invités temporairement
– L’émerveillement, le sentiment de plénitude

Escalade :
– Un accomplissement personnel
– Une aventure humaine partagée
– Un projet collectif pour vivre ensemble
– Une évasion

Y a-t-il un moment précis dans votre parcours fédéral dont vous êtes particulièrement fière en dehors de devenir présidente ?

L’obtention du DEJEPS Perfectionnement sportif Escalade. Je me suis beaucoup investie dans ce diplôme, j’ai énormément travaillé car il représentait un marqueur symbolique et affectif fort dans mon parcours. Cette démarche était soutenue par la volonté d’articuler toutes mes compétences dans une vision à 360 de notre activité. J’avais envie de vivre cette expérience pleinement, à haute intensité.

Je me suis infligée une forte pression car cela retraçait aussi un parcours fédéral et sportif que je présentais à un jury.

Se remettre en question dans ses expériences est un mouvement important pour moi, cela permet de s’enrichir et de grandir. Accepter de se présenter face à la communauté dans cette démarche, c’est exposant mais cela qui me semble indispensable en termes d’authenticité. Cela symbolise aussi pour moi la reconnaissance d’une expertise.

Gouverner la fédération aujourd’hui

Être présidente d’une fédération sportive aujourd’hui, qu’est-ce que cela implique selon vous ?

Incarner la fonction de présidente implique un fort engagement dans le projet collectif. En tant que présidente, j’ai un large champ de responsabilités, tant du point de vue opérationnel que politique. J’ai conscience des enjeux de transformations que doit opérer notre fédération mais également des socles fondamentaux sur lesquels nous pouvons nous appuyer.

Je souhaite incarner une présidence moderne, c’est à dire engagée, accessible, responsable et solidaire. Cela passe par des marqueurs symboliques dans la manière d’incarner cette fonction.

  • La modernité passe pour moi par un portage de la mission de représentation associée à la fonction qui peut être partagée par un collectif engagé. Diversifier nos voix d’expression démontre l’ampleur du collectif derrière le projet et renforce nos motivations d’engagement et notre implication. Elle permet aussi à chacun de se reconnaitre dans le projet au-delà de la personne.
  • Être engagée signifie pour moi assumer les responsabilités en satisfaisant une exigence et une qualité de travail. Il faut maîtriser ses dossiers, connaître l’écosystème, écouter, prioriser et s’adapter. Dans ma manière d’incarner la fonction, ce que je veux garantir, c’est le travail collectif et le maintien du cap fixé par le plan stratégique : déployer la dimension sportive de nos activités délégataires et soutenir le déploiement de nos autres pratiques sur les territoires.
  • Être accessible ne signifie pas être partout et tout le temps mais répondre présente aux moments clefs de notre vie associative, des moments identifiés en cohérence avec notre plan stratégique et partagés dans ses enjeux avec les équipes, les clubs et territoires. Il y a des hauts et des bas, c’est important de ne pas prendre tout pour soi, de savoir départager ce qui relève de la personne et de la fonction. C’est quelque chose que je suis habituée à faire dans mon métier, je vais devoir transposer la compétence !

Dans ma manière d’incarner la fonction, ce que je veux garantir, c’est le travail collectif et le maintien du cap fixé par le plan stratégique.

  • Être responsable, cela renvoie au fait qu’il y a des moments où seule la fonction de président peut porter une parole, incarner un cap, répondre à des attentes institutionnelles, décider, rappeler le cadre, protéger et défendre nos activités, nos structures, nos licenciés ou notre image. Dans ces moments-là, il faut répondre présent et endosser pour tous, parfois avec plaisir, parfois avec tension ce que l’on doit porter.
  • Être solidaire, c’est placer le collectif comme une ressource au service du projet et de l’aventure humaine que nous vivons au travers de ce dernier. Cela signifie assumer collectivement nos constats, les partager et se rassembler pour construire, malgré nos divergences éventuelles.

Quelles sont vos priorités concrètes pour la première année de mandat ?  Le plan stratégique s’articule autour de Découvrir – Progresser – Performer – S’engager. Comment ces axes vont-ils se traduire concrètement pour les clubs et les licenciés ?

Ma prise de fonction ne va pas infléchir l’orientation politique et sa déclinaison opérationnelle pour l’olympiade car cette orientation a été construite collectivement.

Le plan stratégique est la version opérationnelle de nos orientations politiques pour lesquelles nous avons été élus. Ces orientations, votées par l’Assemblée Générale en 2024 sont le fruit d’un travail d’équipe porté par l’ensemble de la liste. C’est un engagement fort que nous prenons avec les clubs pour orienter le développement de nos activités et soutenir notre identité et nos valeurs.

Nous avons planifié les actions sur l’olympiade mais le plan stratégique est révisé chaque année afin de s’adapter à une actualité qui ne nous appartiendrait pas. Cette révision fait l’objet d’une validation collective en Conseil d’Administration et les travaux sont présentés annuellement à l’AG de la fédération.

Notre plan stratégique, construit autour des 4 axes, se déclinent en 6 piliers opérationnels qui recouvrent une base d’actions identifiées au nombre de 180. Toutes ne seront peut-être pas activées en fonction des évolutions. Nos 6 piliers :

  • La qualité d’accueil dans les clubs
  • Les terrains de jeux
  • La formation des acteurs
  • Les contenus de progressions sportives
  • Les expériences sportives
  • Le haut-niveau et la préparation olympique

Concrètement, nous avons déjà engagé des travaux en 2025 et nous les présenterons à l’Assemblée Générale d’avril 2026 même si nous sommes allés à la rencontre des clubs sur chaque AG des ligues ce printemps et des comités territoriaux lors du Congrès des Territoires en décembre 2025. Cette démarche est importante, nous avons choisi de travailler en transversalité entre tous les services de la fédération et en cohérence avec l’expertise des territoires.

Parmi les grands chantiers que nous avons engagés :

  • Il y a la réforme de notre filière de formation des encadrants bénévoles en montagne qui s’appliquera dès septembre 2026.
  • Nous travaillons actuellement sur une démarche similaire pour la filière escalade. Cette réforme a pour enjeu de proposer une nouvelle approche de la progression en escalade, dans toute sa diversité et d’y adosser un cursus de formation d’encadrant plus accessible pour les bénévoles, sans renier les exigences de compétences et de sécurité. Je n’en dis pas plus pour le moment !
  • Nous travaillons également à la mise en place de toute la filière de développement de la para-escalade. Ce réseau est très dynamique sur le territoire avec des acteurs fortement engagés.
  • Sur le versant institutionnel, un autre chantier a débuté autour de la licence et de l’affiliation. C’est un enjeu central pour garantir la vitalité de notre modèle associatif ! Nous avons également réformé les plans nationaux pour les adapter aux enjeux actuels, engagé des actions sociétales sur l’inclusion et l’environnement, renforcé les formations e-learning pour les dirigeants et amorcé des actions de valorisations des actions et des parcours bénévoles.
  • Nous avons également ouvert début 2026 une seconde salle Karma à La Villette. Outre la question de la diversification de nos recettes, cela nous permet également de nous ouvrir à des pratiquants qui développent leur approche sportive de l’escalade autrement tout en y insufflant l’esprit fédéral.
  • Nous avons également d’autres actions qui ont débuté en 2025 comme les Vertical Series, la promotion des itinéraires de ski de randonnée en station pour découvrir le ski de randonnée en toute sécurité, des actions autour de l’écoresponsabilité pour sensibiliser les pratiquants à l’impact de nos activités, des projets autour de l’insertion par l’escalade … la liste est longue !

Nous sommes également en cours de réflexion sur le sens et la valeur de la licence.

Notre fédération rencontre des enjeux importants dans l’évolution de son modèle économique en diversifiant ses sources de revenus et en capitalisant sur l’image de ses activités pour mieux servir les projets fédéraux et de développement de la pratique.

Nous sommes également en cours de réflexion sur le sens et la valeur de la licence. S’il est important de pouvoir s’adresser à l’ensemble de la communauté, il nous faut aussi attirer cette communauté au sein de l’univers fédéral pour donner du sens à la prise de licence qui reste un acte d’engagement au service d’un projet collectif.

Notre fédération rencontre des enjeux importants dans l’évolution de son modèle économique.

© FFME

L’écosystème de l’escalade

Le paysage de l’escalade évolue vite avec les salles commerciales. Comment la FFME peut-elle travailler intelligemment avec cet écosystème ?

La fédération s’est rapprochée de cet écosystème pour échanger autour de thématiques importantes pour tous : la sécurité, la formation, le développement durable, les compétitions… Aujourd’hui, il y a finalement plus de porosité entre l’univers des salles privées et celui de la fédération.

Des actions sont menées de manière conjointe autour de projets d’accompagnement à l’insertion professionnelle avec Arkose ou l’installation du Titre à Finalité Professionnelle à Arkose Issy les Moulineaux. Les licenciés de la fédération fréquentent les réseaux de salles et de nombreux échanges ont lieu également autour du haut niveau. Les collectifs comme l’USC et l’UDSE travaillent avec la fédération autour de la rédaction de normes.

De manière globale et puisque les subventions sont évoquées, il est important de rappeler que lorsque la fédération ou l’une de ses structures gère une salle sur un modèle économique dit marchand, elle répond aux mêmes obligations fiscales et sociales que les réseaux de salles privées. Les subventions perçues sont attribuées par des institutions publiques (région, communes, état) pour encourager l’organisation de missions d’intérêt général et non pour financer des activités commerciales.

Comment préserver l’engagement bénévole tout en accompagnant la professionnalisation du secteur ?

Une fédération est ce que ses acteurs en font. C’est un rassemblement d’individualités au service d’un projet commun : grimper, skier, vivre la montagne. Notre défi est la diversité des besoins de nos pratiquants et de nos territoires. Il faut penser qu’entre un club de plaine et un club de vallée ou de montagne, entre un club urbain et un club rural, pour développer une même activité, les besoins ne sont pas les mêmes ! Et nous, pratiquants n’avons pas les mêmes attentes en fonction de nos terrains de jeux. Cela demande beaucoup de créativité, d’écoute et d’adaptabilité mais ce défi est extrêmement challengeant pour notre équipe !

Nos pratiquants sont souvent multidisciplinaires, mais aussi cadre ou dirigeant bénévole. Ils aiment l’univers que propose notre fédération, ses activités et ses terrains de jeux, mais n’y mettent pas forcément le même engagement en fonction de leurs projets personnels et de leurs moments de vie. C’est pourquoi, cet axe d’engagement reste, pour nous, l’ADN de notre fédération, nous sommes attachés à ce qui fait l’essence du mouvement sportif : l’engagement bénévole. La FFME s’emploie à soutenir l’engagement de ses dirigeants au quotidien avec des ressources et des outils permettant de les accompagner dans leurs démarches. Nous développons aussi un accompagnement dédié aux femmes, appelés « Dirigeantes FFME » pour lever les freins à l’engagement.

La professionnalisation des acteurs de la fédération ne contrevient pas à cet engagement. Il est au contraire indispensable pour soutenir le bénévolat car les missions, leurs exigences, les demandes se sont intensifiées. Aujourd’hui, il est important de penser nos actions comme un tout, et ce « tout » s’organise en fonction des projets et des entités.

Il se partage et chaque structure est libre de construire cette répartition. Les projets, peuvent répartir ces missions entre des bénévoles et des professionnels en fonction des compétences attendues, des histoires locales, de la disponibilité et de la régularité nécessaire, des responsabilités prises. Chaque modèle est possible et unique, en fonction du club !

Notre responsabilité à l’égard de cela est double : proposer des formations professionnelles qui soient adaptées aux besoins des clubs et structurer une offre de formations bénévoles qui permettent, de répondre aux besoins, mais aussi de proposer un parcours d’engagement pour chacun. Nous sommes nombreux à être fiers de notre vie de bénévole, une vie qui nous enrichit, nous stimule, nous amène à explorer tant de choses en dehors de notre quotidien professionnel et nous offre des émotions fortes.

C’est un lieu d’épanouissement et d’affirmation de soi qu’il nous faut défendre et protéger.
Ainsi, comme évoqué, nous avons travaillé sur la filière de formation des acteurs bénévoles en montagne (alpinisme, ski de randonnée, randonnée en montagne) dans une approche de pratique 4 saisons, nous allons retravailler la filière escalade également, et nous proposons des outils et formations pour nos dirigeants afin de les aider dans cette mission, ainsi que sur des sujets techniques spécifiques comme les falaises et l’accès haut-niveau où les cadres de la direction technique apportent un soutien aux structures.

Côté professionnalisation, nous avons développé la filière professionnelle qui s’enrichit du Titre à Finalité Professionnelle qui a commencé cette année, garantissant ainsi une progression cohérente et homogène. Nous animons également le réseau des salariés de ligues afin de renforcer la force de notre réseau.

Équipe de France et haut niveau

Quelle ambition portez-vous pour les équipes de France dans les prochaines années ?

Nos équipes de France sont aujourd’hui jeunes et prometteuses. Nous avons une responsabilité à leur égard, elle porte notamment sur notre capacité à créer un écosystème qui place l’athlète au cœur du projet, de son projet de performance sportive mais également de son projet de vie. S’il est indispensable d’offrir des conditions d’entraînement, permettre aux athlètes de se construire leur avenir en tant que citoyen de demain est indissociable du projet fédéral. En tant que fédération, il nous appartient de construire cette stratégie, d’y adosser des moyens mais également d’en être le garant.

Notre ambition est donc de créer les conditions pour que les athlètes puissent progresser, s’élever et exprimer leur plein potentiel en escalade, en para escalade et en ski alpinisme. Nous visons le sommet en se concentrant sur les moyens pour y arriver et surtout sur ce que nous et les athlètes pouvons maitriser avec leur singularité. Le chemin est long, nécessite du soutien, de la constance dans la durée, et l’accumulation d’expériences à très haut niveau qui permettra d’apporter de la maitrise pour jouer dans cet environnement particulier que sont les Jeux Olympiques et Paralympiques.

On peut également souligner que le haut niveau peut parfois susciter une forme de déception. Ce qui importe réellement, c’est de mettre en place des cadres clairs permettant à chacun de se situer, de progresser et de poursuivre son parcours.

Le haut niveau ne doit pas seulement se mesurer à l’aune des podiums et des médailles : il doit aussi, dans sa construction, contribuer à soutenir les projets de vie des athlètes et leur permettre de s’épanouir pleinement.

L’enjeu central réside bien là : favoriser l’accomplissement des athlètes au-delà de la seule performance. Si ces deux dimensions — réussite sportive et développement personnel — parviennent à se concilier, alors l’équation sera véritablement résolue.

Il convient de noter que, malgré la jeunesse des équipes, nous faisons face à un environnement concurrentiel particulièrement exigeant, notamment sur les épreuves d’escalade valide. En para-escalade, la vigilance doit également être maximale : les systèmes vont devenir de plus en plus compétitifs, à l’image de ce que l’on observe déjà en ski alpinisme.

Il nous revient donc d’identifier les leviers d’action, de questionner nos modèles et de veiller à une véritable cohérence entre nos valeurs, nos conceptions et leur mise en œuvre concrète sur le terrain, dans un esprit de respect mutuel.

Cela invite aussi à engager une réflexion sur la rationalisation de nos outils et de nos stratégies, afin de renforcer notre efficacité et notre lisibilité dans un contexte hyper concurrentiel où les modèles et moyens des différentes nations ne sont pas comparables.

Nous avons eu la joie de participer à nos premiers Jeux Olympiques d’hiver et de vivre nos premières médailles avec les équipes de ski-alpinisme. C’est une véritable richesse de pouvoir être aux Jeux d’hiver et d’Eté ce qui nous permet de partager entre les staffs techniques et les athlètes ces expériences et de grandir ainsi dans nos trois disciplines olympiques.

Comment la FFME va-t-elle concrètement accompagner la santé mentale des athlètes ? (Prévention des burnout, gestion post JO, etc..)

Aujourd’hui, la santé mentale fait partie intégrante du projet de chaque athlète. C’est un message porté par la Direction Technique Nationale de la fédération aux équipes. Aussi, nous insistons sur l’accompagnement des staffs et des entraîneurs pour prendre cela en compte.

L’entraîneur a plusieurs rôles dans la préparation sportive de l’athlète mais le volet psychologique doit être au centre de l’organisation. Il est également nécessaire que les athlètes eux-mêmes s’impliquent dans ces dispositifs, ce qui demande parfois un temps d’acculturation et des moyens. La santé mentale s’inscrit donc dans leur préparation globale et leur projet sportif.

Parmi les dispositifs en place :

  • Une psychologue est présente au pôle de Voiron.
  • Des prestataires externes, sélectionnés par les Maisons Régionales de la Performance travaillent avec les meilleurs athlètes.
  • Des interventions sont intégrées au fonctionnement des équipes nationales.
  • Lors des Jeux de Paris, des accompagnements spécifiques ont été proposés.

Il est observé également que les dispositifs globaux autour de la préparation mentale qui inclut la dimension projet personnel et les valeurs de progression de l’athlète ont un peu diminué depuis quelques années, bien que capitales dans le parcours du sportif de haut-niveau.

Aujourd’hui, la fédération veut relancer un projet plus ambitieux, répondant mieux aux besoins des athlètes, tant dans leur parcours sportif que dans leur projet de vie. Des échanges ont déjà eu lieu avec des spécialistes et nous nous inspirons aussi d’autres fédérations. La fédération reste dans la moyenne des fédérations mais, à titre d’exemple, nous sommes moins structurées que certaines fédérations anglo-saxonnes. Le nouveau projet de la progression en escalade, en préparation à la FFME , prendra en compte la progressivité dans la préparation mentale et renforcera cette dimension.

Nos athlètes sont notre plus grande richesse. C’est à nous tous, fédération et communauté, de continuer à améliorer nos habitudes et dispositifs pour mieux les soutenir.

© FFME

Falaises & environnement

Quelle place vont prendre les enjeux environnementaux et l’accès aux sites naturels dans votre mandat ?

Notre engagement reste plein et entier dans ce domaine. Les comités territoriaux sont les premiers concernés par ce travail et je les en remercie. C’est un engagement et une responsabilité importante qui permettent à l’ensemble de la communauté de pouvoir grimper ou sur les falaises. Nous travaillons à toujours nous améliorer dans nos process, que ce soit techniques, juridiques, ou dans l’accompagnement et le soutien des Comités Territoriaux (CT). La Commission Sites Naturels d’Escalade, composée de bénévoles actifs dans les CT est un lieu ressource de la fédération pour cela.

Dans ce travail, il y a des enjeux nombreux : la sécurité, l’accessibilité mais aussi la protection du milieu naturel sur lequel nous grimpons.

  • Concernant la sécurité, nous restons actifs et mobilisés sur le classement des sites naturels car c’est un outil indispensable pour garantir une offre sécurisée aux pratiquants. C’est un travail conséquent du département Activités de la fédération. Nous œuvrons également à la formation de nos acteurs car le travail d’équipement nécessite de grandes compétences, tant sur la notion de travail en hauteur que sur l’aspect technique lié à l’équipement des falaises.
  • Concernant l’accessibilité des falaises, le travail en collaboration avec les collectivités locales fonctionne bien autour des contrats d’entretien, nous soutenons activement les CT qui en ont besoin soit au travers d’un appui du national, ou de la ligue (organe fédéral régional). A travers la bourse SNE nous soutenons financièrement des projets d’équipements et de rééquipements des falaises. Nous conservons une veille permanente et un dialogue systématique avec les territoires qui pourraient rencontrer des freins dans l’accès aux falaises afin de trouver des solutions pour lever ces difficultés.
  • Concernant la protection du milieu naturel, nous avons plusieurs actions cadres que nous déclinons progressivement dans les territoires grâce à leur engagement sur ces sujets :

La convention cadre que nous avons signé avec la LPO permet de fluidifier les relations entre nos deux écosystèmes et apprendre à évoluer conjointement.  Des initiatives locales sont d’ailleurs de bons exemples pour illustrer notre capacité à partager nos terrains de pratique / vie. Je pense aux actions menées sur le CT Hérault et Ardèche, par exemple, mais il y en a de nombreuses autres comme en Pyrénées-Atlantiques.

Nous travaillons également à la sensibilisation de nos pratiquants avec la fresque écologique de l’Escalade qui nous permet d’animer une réflexion sur l’impact de notre pratique sur le plan environnemental.

Enfin, nous travaillons aussi à valoriser nos acteurs locaux avec la création des Trophées clubs qui récompensent les initiatives originales en matière environnemental. Il y a énormément d’initiatives mises en place par les territoires et les clubs, et nous les soutenons dans cette logique d’animation.

Quel message souhaitez-vous adresser aujourd’hui aux licenciés, aux clubs et à l’ensemble des pratiquants ?

Si je n’avais qu’un seul message, ce serait rejoignez-nous ! Quelque soit votre motivation, que ce soit pour progresser, partager une expérience humaine forte, rêver autour de nos athlètes de haut-niveau, vous engager dans un projet ou soutenir le développement des actions au service de tous comme l’entretien des falaises ou le développement de la compétition pour tous, il y a forcément une motivation dans laquelle vous vous reconnaîtrez ! Il y a beaucoup de façons de nous soutenir, la licence est la première, ensuite, il faut nous rejoindre sur une de nos actions ou dans un de nos club !

Notre fédération est jeune et dynamique. Sa force, c’est sa diversité. Diversité des actions, diversité des générations, parité, tout cela en fait un lieu de partage, de solidarité et de création.

Notre fédération palpite d’initiatives locales et de projets passionnants grâce à l’expérience de ses acteurs et l’énergie de ses jeunes ! Dans le club proche de chez vous, au sein des ligues, des Comités Territoriaux et du conseil d’administration de la fédération, vous ne trouverez que des acteurs passionnés et engagés, qui pratiquent au quotidien. On aime rire, rêver, se quereller, vibrer, se dépasser et bien sûr, grimper, marcher, skier, sauter dans l’eau, contempler…

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Découvrez la gamme de sacs de couchage Rab

21 Avr

Tout a commencé en 1981, avec la création d’un seul sac de couchage cousu à la main par le fondateur de la marque Rab. Aujourd’hui, c’est toute une gamme de sacs de couchage que propose Rab, spécialement conçus pour une utilisation dans différents environnements.

Que vous recherchiez du matériel léger pour des aventures dynamiques, polyvalent pour des conditions variées ou avec une isolation parfaitement adaptée aux expéditions dans les environnements les plus hostiles de la planète, vous trouverez au sein de la gamme Rab le sac de couchage qui vous convient le mieux. Chaque article est conçu dans un but bien précis, par des experts unis par cette même volonté d’innovation.

Parcourez la gamme Rab pour trouver le sac de couchage à la hauteur de vos ambitions et de vos besoins, en fonction du type de terrain et de la saison.


Mythic

Des sacs de couchage ultra légers et compacts offrant un rapport chaleur/poids inégalé pour les aventures dynamiques.
Les sacs de couchage Mythic sont le fruit d’un savoir-faire durement acquis pendant 40 ans : conçus avec des technologies novatrices et un duvet de qualité exceptionnelle, ils vous assurent des conditions de sommeil idéales pour bien profiter du lendemain.

  • Forme: Sarcophage effilée
  • Températures limites de confort: 0 °C à -12 °C
  • Type d’isolation: Duvet d’oie européen au pouvoir gonflant de 900 cuin
  • Technologies principales: Cloisonnement L.O.F.T 3D™ ; TILT

Neutrino

Des sacs de couchage robustes tout terrain, adaptés aux conditions techniques en montagne.
Adapté à tous les terrains de montagne, le Neutrino offre une robustesse et un ratio chaleur/poids exceptionnel pour faire le plein d’énergie avant de vous lancer à la quête des sommets.

  • Forme: Sarcophage effilée
  • Températures limites de confort: 0 °C à -18 °C
  • Type d’isolation: Duvet d’oie européen au pouvoir gonflant de 800 cuin
  • Technologies principales: Cloisonnement L.O.F.T 3D™

Alpine

Des sacs de couchage compacts qui allient confort, compressibilité et performance pour les aventures en montagne.
Technique et ajusté, ce sac de couchage en duvet marie confort et compressibilité et permet aux randonneurs et cyclistes de passer une bonne nuit de sommeil dans la nature, y compris en altitude.

  • Forme: Sarcophage effilée
  • Températures limites de confort: 0 °C à -18 °C
  • Type d’isolation: Duvet de canard européen au pouvoir gonflant de 650 cuin
  • Technologies principales: Cloisonnement L.O.F.T™

Ascent

Offre une protection robuste et efficace pour vos voyages, vos grandes randonnées et toutes vos activités régulières en montagne.
Lorsque le vent fait siffler les fenêtres du refuge ou la pluie martèle votre tente, ce sac de couchage polyvalent offre un abri fiable en prévision des aventures du lendemain.

  • Forme: Sarcophage large
  • Températures limites de confort: 0 °C à -24 °C
  • Type d’isolation: Duvet de canard européen au pouvoir gonflant de 650 cuin
  • Technologies principales: Cloisonnement L.O.F.T™

Radeon

Sac de couchage résistant en fibres synthétiques qui sèche rapidement pour vous garantir un confort tout au long de la nuit dans des conditions météo variables.
Conçu pour résister aux conditions rudes en montagne, ce sac de couchage synthétique et résistant vous garantit un sommeil paisible, vous protégeant des sols humides des refuges ou de la rosée lors d’aventures en bivouac.

  • Forme: Sarcophage effilée
  • Températures limites de confort: 6 °C à -12 °C
  • Type d’isolation: Isolation en couche synthétique Stratus™
  • Technologies principales: Structure WARM WAVE™

Expedition

Sac de couchage particulièrement chaud conçu pour les sommets de 8 000 mètres et les milieux polaires.
La série Expedition comprend les sacs de couchage affichant le meilleur ratio chaleur/poids de la gamme Rab et conçus pour offrir chaleur et protection lorsque les températures chutent jusqu’à -40 °C.

  • Forme: Sarcophage
  • Températures limites de confort: -30°C à -40°C
  • Type d’isolation: Duvet d’oie européen au pouvoir gonflant de 850 cuin
  • Technologies principales: Pertex® Quantum Pro

Andes Windstopper

Coupe-vent et chaud, adapté aux expéditions dans des conditions extrêmes.
Ce sac de couchage ultra chaud propose un excellent rapport poids/chaleur ; il est donc parfaitement adapté aux expéditions visant les plus hauts sommets au monde comme les régions polaires.

  • Forme: Sarcophage
  • Températures limites de confort: -23°C à -28°C
  • Type d’isolation: Duvet d’oie européen au pouvoir gonflant de 800 cuin
  • Technologies principales: Produits WINDSTOPPER® par GORE-TEX LABS ; TILT

Vous l’aurez compris, en terme de sac de couchage, RAB est une référence très solide, avec de nombreux modèles adaptés à vos différentes pratiques. Et d’ailleurs si vous hésitez sur le choix d’un modèle, on vous laisse découvrir cet article qui vous aidera dans votre choix final.

– Article réalisé en collaboration avec RAB –

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Planetgrimpe lance un nouveau rendez-vous hebdomadaire

16 Avr

Bon, on ne va pas se mentir, 20 ans après la création du tout premier site internet de Planetgrimpe, il fallait bien qu’on s’y colle. Vous étiez nombreux et nombreuses à nous souffler l’idée depuis un moment, alors on vous a écouté et on lance La Lettre PG.

La Lettre PG ? Mais qu’est-ce que c’est que ça encore ? Et bien c’est tout simple, vous vous inscrivez, et une fois par semaine vous recevez notre nouvelle newsletter fabriquée par nos soins.

Vous pouvez y retrouver:

  • Notre oeil sur l’actualité de la semaine,
  • Notre sélection d’articles du moment,
  • La vidéo, le film ou le livre qu’il ne fallait pas rater,
  • Les coulisses de la rédaction (si vous voulez tout savoir sur ce qui se prépare cette année, et croyez-nous, ça va être fou !),
  • Et bien évidemment, quelques exclusivités qui seront réservées à nos abonnés, mais on ne vous en dit pas plus …

Et le petit bonus en ce moment … 

Une gourde Hydro Flask gravée Planetgrimpe à gagner chaque lundi de juin à aout ! Tirage au sort toutes les semaines cet été parmi tous nos abonnés.


La Lettre PG • L'escalade vue par Planetgrimpe

Pour les 20 ans de Planetgrimpe, nous lançons un nouveau rendez-vous, la Lettre PG :

  • Le meilleur de l’escalade, trié par la rédac
  • Ce qu’on ne publie pas ailleurs (coulisses, réflexions)
  • Des contenus en avant-première
  • Des surprises exclusives pour les 20 ans de PG
Un seul email par semaine Pas de spam, pas de bruit inutile

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  • # Actualités PG

1 million d’euros de Prize Money annoncé par World Climbing en 2026

16 Avr

Ça y est, la ligne est franchie. La fédération internationale d’escalade, World Climbing, vient d’annoncer les dotations pour 2026, et pour la première fois, le circuit va atteindre le million d’euros de prize money. Dans le détail, 850 000 € seront répartis sur les 13 étapes de la saison, avec un total brut qui franchira alors cette barre symbolique du million.

Quand on repense aux 374 400 € distribués en 2024, le bond est assez impressionnant. En deux ans, la fédération internationale a clairement changé d’échelle, et il était temps !

Une progression qui ne sort pas de nulle part

Derrière ces chiffres, il y a surtout un travail collectif.

World Climbing s’appuie sur les organisateurs locaux pour faire grandir le circuit. Ce sont eux qui montent les événements, qui font vivre les étapes, et leur rôle devient de plus en plus central dans cette montée en puissance.

On est loin d’un modèle centralisé. L’objectif affiché par la fédération ici, c’est que tout le monde pousse dans le même sens.

20 000 € par épreuve, un vrai cap

Sur chaque épreuve individuelle, la dotation passe à 20 000 €. Á titre de comparaison, nous étions à 11 700 € en 2024. L’augmentation est nette, et la saison 2025 avait déjà amorcé le changement sur certaines étapes, mais cette fois l’augmentation est généralisée.

Autre point important, les gains restent répartis sur les huit meilleurs: cela signifie qu’en bloc et en difficulté, le prize money couvre tous les finalistes, et en vitesse, on pousse jusqu’aux quarts de finale.

Ce système est en place depuis quelques années maintenant, et il permet à plus d’athlètes de ne pas repartir les mains vides.

Une grille pensée par les grimpeurs

La répartition des gains a été validée par la commission des athlètes, ce qui donne concrètement :

1er : 6 000 €
2e : 4 000 €
3e : 2 800 €
4e : 2 000 €
5e : 1 600 €
6e : 1 400 €
7e : 1 200 €
8e : 1 000 €

C’est simple, lisible, et surtout un peu plus cohérent pour des athlètes de haut niveau.

Une saison dense et une nouveauté pour le classement général

Au total, 38 épreuves individuelles sont prévues en 2026, pour un peu plus de 760 000 €. À côté de ça, il y aura également 9 épreuves de relais en vitesse, avec 10 000 € par étape. L’idée est donc Asse claire: répartir équitablement les gains sur toute la saison, et pas seulement sur quelques gros rendez-vous.

Autre nouveauté qui a du sens, c’est la première fois que le classement général de la saison sera récompensé. Une enveloppe de 9 000 € sera dédiée aux grimpeurs les plus réguliers, ceux qui performent toute l’année, pas seulement sur une étape. C’est un petit montant à l’échelle globale, mais l’idée est bonne. Reste à voir comment sera répartie cette enveloppe.

Un cap symbolique, mais pas anodin

Franchir le million d’euros, ce n’est pas juste un chiffre de plus. Ça raconte quelque chose de l’évolution du circuit: l’escalade continue de se structurer, de grandir, et les athlètes commencent, doucement, à être un peu mieux considérés.

Mais pour vraiment se rendre compte, il faut comparer:

Dans des sports comme le surf ou le skate, le haut niveau repose largement sur des circuits privés. Les fédérations internationales organisent peu d’épreuves dans l’année, souvent seulement quelques rendez-vous, et avec des prize money presque inexistants.

En escalade, c’est l’inverse. World Climbing structure un vrai circuit mondial, avec 13 étapes réparties sur la saison, et des prize money qui sont revus à la hausse.

Mais pourquoi donc toujours comparer au surf ou au skate ? Si la comparaison avec le surf ou le skate revient souvent, ce n’est pas un hasard: ce sont des sports récents à l’échelle olympique, avec une forte culture et une structuration encore en construction.

Maintenant, si on regarde un peu plus loin, du côté de sports plus installés comme le ski alpin par exemple, on reste encore bien en dessous sur les prize money. Mais en termes de structuration, l’escalade commence déjà à se rapprocher de ces modèles.

Et puis, il y a peut-être un autre facteur à ne pas négliger: l’arrivée de circuits privés en escalade, comme la Pro Climbing League, qui  pourrait bien rebattre les cartes. Avec un format différent et des prize money plus attractifs, cette nouvelle ligue met forcément une forme de pression sur le circuit officiel.

Difficile de dire à quel point cela pèse aujourd’hui, mais une chose est sûre, la concurrence commence à exister, avec à la clé, une évolution plus rapide du circuit international.

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“Le futur de l’escalade” – Le film primé avec Cédric Lachat et Guillaume Broust désormais disponible sur YouTube

09 Avr

Une production ambitieuse qui met en lumière l’histoire et les enjeux de la discipline, invitant à réfléchir à ses perspectives.

« Tout est permis dans la mesure où ce que nous aimons faire ne détruit pas ce qui nous permet de le faire »

Après avoir remporté dix prix de meilleure production dans des festivals de films de montagne, Le futur de l’escalade, réalisé par Guillaume Broust et distribué par L’endroit films, est désormais disponible sur la chaîne YouTube de Karpos.

Il ne s’agit pas d’un simple “behind the scenes” racontant l’ouverture d’une nouvelle voie, ni d’un vlog sur le quotidien de Cédric Lachat, protagoniste et narrateur. C’est au contraire un projet destiné à marquer les esprits, qui rassemble différents points de vue dans une sorte de table ronde virtuelle entre athlètes, professionnels et représentants d’organisations locales.

Le documentaire met en évidence, sans filtre et avec une pointe d’ironie, les problématiques liées aux falaises les plus emblématiques du monde : surfréquentation, impact environnemental causé par les pratiquants, et bien d’autres enjeux. Il aborde également la pratique indoor qui, depuis l’essor des salles dans les années 90, a ouvert un champ infini de possibilités techniques tout en redéfinissant les règles du jeu.

Dans ce récit, il n’existe pas d’opposition, mais plutôt deux faces d’une même médaille : les réponses sont laissées à l’interprétation du spectateur.

Quel sera le futur de l’escalade ? Plus que jamais, la réponse se situe sans doute entre les deux…

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La Sportiva lance le Climb World Tour 2026, un événement mondial dédié à la communauté de l’escalade

03 Avr

La Sportiva annonce le lancement du Climb World Tour 2026, dont le départ sera donné début avril. Pensé comme un projet itinérant à dimension mondiale, le tour s’ouvrira en Europe avant de poursuivre son développement à l’international. Il confirme la volonté de la marque de renforcer le lien avec les communautés de grimpe, en créant des moments de rencontre, de partage et de dialogue autour de la pratique.

Dans un contexte où l’escalade connaît une croissance rapide à l’échelle mondiale, portée notamment par l’essor des salles urbaines, La Sportiva réaffirme son rôle d’acteur historique de la discipline. À travers le Climb World Tour, la marque met en relation les pratiques contemporaines avec l’héritage culturel et sportif issu de l’escalade en milieu naturel.

Après le succès des éditions précédentes, le projet évolue avec une nouvelle formule, pensée pour renforcer davantage le lien entre la marque et la communauté de l’escalade. Cette nouvelle édition introduit un format on the road : un véritable van tour qui relie les différentes étapes, créant un fil conducteur entre communautés, athlètes et territoires. Le tour est accompagné par certains des athlètes les plus représentatifs de La Sportiva – Caroline Ciavaldini, James Pearson, Siebe Vanhee, Klaas Willems et Lara Neumeier – qui en deviennent les voix narratives tout au long des différentes étapes. Un parcours qui met en dialogue les deux dimensions fondamentales de l’escalade moderne – indoor et outdoor – en rapprochant la scène des salles urbaines des racines outdoor qui font partie intégrante de l’ADN de La Sportiva.

Le tour débute dans plusieurs villes européennes – notamment Turin, Paris, Bruxelles, Stockholm, Munich et Vienne – à travers une série d’étapes accueillies au sein de salles de référence pour la scène d’escalade urbaine. Entre une ville et l’autre, le parcours se développe à travers des environnements outdoor étroitement liés à l’histoire de l’escalade, qui deviennent partie intégrante du récit du tour. Un voyage qui met en relation la dimension contemporaine de l’escalade en salle avec les racines de la discipline, offrant une vision plus large et cohérente du climbing d’aujourd’hui.

Dans le cadre du Climb World Tour, La Sportiva présente également Skwama Lite, son nouveau chausson d’escalade conçu pour accompagner l’évolution technique des grimpeurs. Un modèle développé pour offrir un équilibre ciblé entre confort, sensibilité et précision, même lors de sessions prolongées, garantissant stabilité sur les appuis et contrôle dans les mouvements. Avec Skwama Lite, La Sportiva répond aux attentes d’une communauté en constante évolution, confirmant son engagement dans le développement de solutions fonctionnelles étroitement liées à l’expérience réelle en paroi.

En France, une attention particulière est portée à l’étape parisienne, prévue les 13 et 14 avril à Climb Up Paris Porte d’Italie. Un lieu emblématique où la scène de l’escalade urbaine dialogue avec une tradition outdoor profondément ancrée dans la culture française de la discipline. Les deux jours, à partir de 13h, le public pourra participer au Test & Feel des chaussons d’escalade La Sportiva et relever la Footholds Challenge, une épreuve axée sur l’équilibre, la précision et le contrôle. L’après-midi, deux climbing sessions sont programmées (de 16h à 17h30 et de 18h à 19h30). Les soirées, à partir de 20h, seront dédiées à des talks et moments d’échange avec les athlètes La Sportiva, offrant un regard sur l’histoire et l’héritage de l’escalade outdoor française.

Planetgrimpe sera également sur place pour cette étape Parisienne, et on ne manquera pas de tout vous raconter !

– Article réalisé en collaboration avec La Sportiva –

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Une très grosse session à Bleau pour Antoine Girard !

02 Avr

Alors que la saison internationale arrive à grand pas ( Coupe d’Europe de Kaunas les 25-26 avril 2026 en Lituanie), Antoine Girard avait été invité sur un stage équipe de France sur Paris.

Après avoir passé une semaine de pure condis à Bleau cet hiver j’avais vraiment envie de revenir toucher un peu de grès avant que les températures ne remontent trop. Ce stage était l’occasion parfaite! Pas d’aller retour dans le vent, juste l’occasion de passer 3 jours à Bleau avant de repasser en mode dalle/coordo !

Par chance les conditions s’annonçaient vraiment bien, et Antoine n’a donc pas hésité une seconde: les pads étaient dans la voiture le vendredi 27 mars au matin et c’était parti pour une petite session Bleausarde !

Je ne suis pas parti avec de grandes ambitions, juste ma tick list en tête et l’envie d’être dehors quelque temps. D’autant plus que le cycle de training ne coïncidait pas vraiment au niveau du pic de forme, je n’avais vraiment pas prévu de réaliser autant de blocs.

Forcément, quand on a vu le nombre de blocs réalisés en un temps record, on s’est dit que ça valait bien une petite news. Antoine Girard en a donc profité pour nous détailler chacune de ses journées. Voici son récit comme si vous y étiez !

Jour 1 – Revanche express et jour parfait : “Kheops” et “Belial direct” pliés !

J’avais à cœur de retourner dans “Kheops assis” 8B+, ce bloc m’avait splitté les doigts en décembre dernier et j’avais vraiment envie d’en finir une bonne fois pour toutes. Cette fois-ci, pas le temps de splitter : 4 essais plus tard, je me suis retrouvé en haut du bloc.

Il me restait pas mal de temps avant le coucher du soleil, j’ai alors eu l’idée d’aller à “Belial” direct 8C. J’avais réalisé la version de droite il y a environ 4/5 ans et, entre-temps, une version directe avait vu le jour. Au début, des essais pas très concluants, puis après 2/3 heures d’effort, un run sorti de nulle part où tout s’est passé parfaitement : du pur bonheur !

Jour 2 – “Hip Hop”, “Elephunk”… la journée où tout s’aligne

La deuxième journée s’est avérée très éprouvante. J’ai passé ces 3 jours seul au pied des blocs, je devais donc porter sur le dos entre 2 et 3 pads suivant les blocs, avec tout mon matériel de grimpe et de vidéo. Pour cette journée, j’avais prévu d’aller à “Hip Hop”, un bloc que j’avais essayé il y a environ un an.

Tout s’est passé très vite, les sensations étaient au rendez-vous : j’ai enchaîné “Hip Hop” en quelques essais, puis son départ bas en 3 essais de plus. J’ai profité du temps restant pour essayer la ligne de bête juste à droite de “Hip Hop”. Au début, j’avais des sensations assez mauvaises, il faisait vraiment chaud (ce secteur est orienté plein sud). Puis, de fil en aiguille, j’ai réussi à optimiser les méthodes de manière à trouver ma voie jusqu’en haut malgré la chaleur.

En regardant sur bleau.info j’ai vu que “Elephunk” 8B n’était pas loin… Je n’avait jamais eu l’occasion d’essayer ce bloc, j’ai donc sauté sur l’occasion pour y faire un tour ! “Elephunk” est passé en 3 essais et j’en ai profité pour réaliser “Realist” juste à côté, un 8A+ que j’avais aussi essayé 4/5 ans auparavant.

Jour 3 – À bout de forces… mais encore des croix

Le troisième jour, la fatigue était bien présente… J’étais vraiment mâché de la veille. Je voulais aller à “Lazarus”, un 8B très physique. Sans grande espérance, j’y suis allé et, après 1 heure de bartasse pour trouver le bloc, il est tombé assez rapidement.

Je n’ai pas voulu m’arrêter sur cette lancée. On aurait vraiment dit que j’étais béni, tout me réussissait 😂. Je suis donc allé au “Paradoxe du Xénon”, un 8B à 10 minutes de voiture. Le bloc m’a paru vraiment dur au premier abord, puis, de micro-détails en micro-détails, j’ai réussi à me trouver un chemin jusqu’en haut.

Le séjour s’est arrêté sur cette croix. Je suis rentré en rampant à la voiture, tout en ayant encore du mal à réaliser ce qui s’était vraiment passé au cours de ces 3 jours de grimpe.

La Lettre PG • L'escalade vue par Planetgrimpe

Pour les 20 ans de Planetgrimpe, nous lançons un nouveau rendez-vous, la Lettre PG :

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Marceau Garnier et Capucine Viglione champions de France de vitesse 2026

24 Mar

Capucine Viglione et Marceau Garnier ont remporté, samedi 21 mars à Troyes, les titres de championne et champion de France de vitesse 2026. Les deux athlètes repartent donc avec la médaille d’or ce qui leur permet de lancer de la meilleure des manières leur saison 2026.

Capucine Viglione reprend son titre

Chez les femmes, le scénario rappelle celui de l’an dernier : Capucine Viglione et Manon Lebon se retrouvent en finale. Cette fois, Capucine prend sa revanche et s’adjuge le titre national. Manon décroche l’argent, tandis que Louise Fontaine complète le podium et s’offre également le titre U21.

Pour Capucine Viglione, cette victoire s’inscrit dans une dynamique enclenchée depuis plusieurs mois. Arrivée en confiance, elle cherchait avant tout à valider en compétition les sensations acquises à l’entraînement. « Me sentir bien à l’entraînement, c’est une chose. Après, il faut le mettre en pratique en compétition. »

Très vite, elle comprend que la journée peut tourner en sa faveur. « J’ai tout de suite senti sur le mur que j’allais pouvoir aller vite. » La particularité du jour : un format extrêmement condensé, avec practices, qualifications et finales enchaînées en à peine une heure. Un rythme inhabituel, mais qui va finalement servir la Française.

« Je n’ai pas eu le temps de réfléchir… je suis restée dans le même état d’esprit du début à la fin. »

Elle enchaîne les runs solides et confirme en finale. Au-delà du titre, c’est aussi le chrono qui marque les esprits : 6’’46, un nouveau cap franchi et un nouveau record de France. « J’avais pour objectif de passer sous les 6’’50… c’est fait. »

© FFME

Marceau Garnier s’impose dans une finale mouvementée

Chez les hommes, la compétition est également relevée. Jérôme Morel signe le meilleur temps des qualifications et établit un nouveau record de France en 4’’99, confirmant son statut de référence chronométrique. Mais en vitesse, tout le monde sait que rien n’est jamais écrit.

Dans le dernier carré, Marceau Garnier, Aurélien Gayrard, Léo Grosset et Jérôme Morel se disputent la demi finale. Il n’en restera que deux. En finale, Garnier s’impose face à Morel, victime d’une zipette dès le début du run. Léo Grosset complète le podium à l’issue de la petite finale.

Pour Marceau Garnier, cette victoire est avant tout une délivrance. Après plusieurs saisons frustrantes, il parvient enfin à concrétiser. « C’est mon premier titre… ça fait 9 ans que je fais de la vitesse. » La journée n’avait pourtant pas parfaitement commencé. Durant plusieurs runs, il cherche ses sensations. « J’ai mis du temps à trouver des sensations… j’avais du mal à me lâcher. » Mais il reste propre, efficace, et progresse tour après tour. « Ce n’est qu’à la fin que je commence à faire des chronos corrects. »

Son objectif initial était ailleurs — battre le record de France — mais il repart avec l’essentiel. « Mon objectif principal, c’était le chrono… mais le titre, c’est vraiment cool. »

© FFME

Une hiérarchie en mouvement

Ces Championnats de France 2026 confirment une chose : la vitesse française continue de se structurer. Chez les femmes, Capucine Viglione reprend la titre avec un chrono en progression, mais Manon Lebon reste une adversaire directe, et Louise Fontaine pousse fort derrière.

Chez les hommes, la densité est également très marquée : Marceau Garnier s’impose, Jerome Morel frappe fort au chrono, et le podium reste ouvert.

Pour Capucine, la suite est déjà en ligne de mire : « Je me sens prête… on verra ce que ça donne sur les compétitions internationales. » Même constat du coté de Marceau, pour qui ce titre valide aussi une sélection importante : « Je sais que je vais pouvoir faire des compétitions internationales cette année. »

À Troyes, les titres sont tombés. Mais plus encore, c’est une saison qui vient réellement de commencer.

La Lettre PG • L'escalade vue par Planetgrimpe

Pour les 20 ans de Planetgrimpe, nous lançons un nouveau rendez-vous, la Lettre PG :

  • Le meilleur de l’escalade, trié par la rédac
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Wall Test Planetgrimpe : inscris toi pour tester le chausson La Sportiva Skwama Lite !

20 Mar

WALL TEST TERMINÉ

Chez Planetgrimpe, on parle de matériel toute l’année. Mais une bonne paire de chaussons, un baudrier ou une corde, ça ne se juge pas sur une fiche technique ou une prise en main de cinq minutes.

C’est pour ça que nous avons lancé les Wall Test Planetgrimpe.


Le principe est simple :

  • Ce sont les grimpeuses et grimpeurs de la communauté PG qui testent le matériel, en conditions réelles, dans leurs salles, sur leurs projets, avec leur pratique et leurs sensations. Pas de tests en labo. Pas d’avis formatés. Du terrain, du vécu, du concret.
  • On vous envoie des produits, vous les testez en détails, vous nous faites un retour complet et vous gardez les produits !

Wall Test du moment : La Sportiva Skwama Lite

Pour ce nouveau Wall Test, nous avons choisi le La Sportiva Skwama Lite, une version plus accessible du célèbre Skwama.

Sans entrer dans un test avant l’heure, quelques repères pour situer le modèle : pensé pour les grimpeur·euse·s qui franchissent un cap dans la difficulté, le Skwama Lite mise sur un équilibre réussi entre précision et confort. Moins exigeant que le Skwama classique, il reste néanmoins performant sur les prises techniques tout en offrant un meilleur confort au quotidien.

Un positionnement intéressant pour celles et ceux qui veulent progresser sans sacrifier les sensations ni la tolérance sur des sessions longues.

Petit +, Le modèle existe en version femme et en version homme.

L’objectif du Wall Test n’est pas de dire s’il est “bon” ou “mauvais”, mais de comprendre : pour qui il fonctionne vraiment, dans quelles pratiques, et avec quelles limites.

Comment participer à ce Wall Test ?

Vous voulez tester les chaussons La Sportiva Skwama Lite ? Voici comment ça se passe :

Candidatures ouvertes jusqu’au : vendredi 17 avril inclus (formulaire d’inscription juste en dessous)
Nombre de testeurs sélectionnés : 2

Le produit est envoyé gratuitement aux testeurs sélectionnés
Le test se déroule en conditions réelles, sur plusieurs semaines
Un retour structuré et argumenté est demandé (voir charte ci-dessous)

Ce que nous recherchons avant tout : des avis honnêtes, nuancés et contextualisés

⚠️ Attention, pour vous inscrire, vous devez déjà avoir publié un test personnel sur Planetgrimpe. ⚠️

👉 Voici un exemple de test qui pourrait retenir notre attention et vous permettre de participer aux Wall Test. Nous attirons votre attention sur le fait qu’un test personnel avec moins de 500 mots ne permettra pas de remplir les critères de participation au Wall Test. De plus, nous apportons une attention toute particulière à la structuration de votre test et à l’orthographe.

Ce que vous y gagner à tester du matériel

Participer à un Wall Test Planetgrimpe, c’est :

  • tester un produit dans des conditions réelles, sur la durée
  • voir son test publié sur Planetgrimpe, avec votre nom
  • contribuer à une démarche éditoriale indépendante et reconnue
  • aider la communauté à faire des choix plus éclairés

 À l’issue du test, le produit est conservé par le/la testeur·se.

Formulaire d’inscription

Merci de remplir le formulaire avec soin. Les candidatures incomplètes ou trop succinctes ne seront pas retenues.

Prénom et Nom
Insérer le lien d'un test déjà publié sur Planetgrimpe.

Pour les Wall Test, nous sélectionnons uniquement les candidatures de grimpeurs et grimpeuses ayant déjà publié un test personnel sur Planetgrimpe (500 mots minimum).

Cela nous permet de mieux apprécier vos qualités éditoriales et votre capacité à produire un retour structuré et publiable.
Discipline(s) pratiquées régulièrement
Niveau approximatif
Vous pratiquez le plus souvent ...
Explique nous ta motivation en quelques lignes
N'hésitez pas à en essayer une paire en magasin au préalable pour ne pas faire d'erreur.
Charte des Wall Test
Engagement

Préambule
Les Wall Tests Planetgrimpe ont pour objectif de proposer des retours matériels utiles, honnêtes et contextualisés, issus du terrain et pensés pour aider les grimpeurs et grimpeuses à faire des choix éclairés.

Cette charte fixe le cadre commun que chaque testeur et testeuse s’engage à respecter. Elle garantit la crédibilité éditoriale, la cohérence des contenus, et la confiance des lecteurs.

Participer à un Wall Test implique l’acceptation pleine et entière des règles ci‑dessous.

1. Esprit général des Wall Tests

Un Wall Test n’est ni une publicité, ni une fiche produit, ni un avis à chaud. C’est un retour d’expérience argumenté, ancré dans une pratique réelle, qui doit répondre à trois questions simples :

  • Quoi ? (présentation du produit)
  • Pour qui ? (profil du grimpeur, niveau, pratique)
  • Dans quel contexte ? (type de mur, falaise, fréquence, durée)
  • Pourquoi ? (ce que le produit apporte – ou non – par rapport aux usages)

L’objectif n’est pas de dire qu’un produit est « bon » ou « mauvais », mais de comprendre ce qu’il fait, ce qu’il change, et pour qui il est pertinent.

2. Transparence et honnêteté

Le testeur s’engage à :

  • Donner un avis sincère, personnel et argumenté
  • Mentionner aussi bien les points forts que les limites du produit
  • Éviter toute complaisance, exagération ou langage purement promotionnel
  • Un produit peut être bon dans certains usages et moins adapté dans d’autres : c’est précisément ce que le Wall Test doit faire ressortir.

👉 Un avis nuancé est toujours préférable à un avis tranché mais creux.

3. Contexte de test obligatoire

Chaque Wall Test doit impérativement préciser

Le profil du testeur :

niveau approximatif
type de pratique (bloc, voie, salle, falaise, compétition, loisir, etc.)
Le cadre du test :

salle(s) ou site(s) utilisés
type de prises, de murs ou de rocher
durée du test (nombre de séances, période)
Sans contexte clair, le test perd une grande partie de sa valeur.

4. Exemple de structure pour Wall Test

Sans être figée, la structure suivante peut vous aider à formaliser votre test :

  • Introduction

Présentation du produit (technique, design, positionnement)
Comment il a été testé (cadre, environnement, durée)
Objectif du test (tester l’adhérence de cette nouvelle gomme, ce nouveau talon innovant, …)

  • Profil du testeur

Morphologie du pied (pour les tests chaussons et chaussures d’approche)
Niveau et pratique (salle, falaise, bloc, grande voie, …)
Fréquence d’utilisation

  • Sensations et usage réel

Ce qui fonctionne bien
Ce qui fonctionne moins bien
Évolution dans le temps
Comparaison avec des produits similaires

  • À qui s’adresse ce produit ?

Profils / pratiques pour lesquels il est pertinent
Profils / pratiques pour lesquels il l’est moins

  • Conclusion

Synthèse honnête et nuancée
Ce que le produit apporte (ou non) à la pratique

Nous attendons un test précis et complet de 800 mots minimum.

5. Ton et style éditorial

Les Wall Tests Planetgrimpe doivent être :

  • Accessibles : compréhensibles par tous les grimpeurs
  • Naturels : écrits comme on parlerait à un partenaire de grimpe
  • Pédagogiques : expliquer les sensations, pas seulement les décrire

À éviter absolument :

  • Le jargon trop marketing
  • Les copier‑coller de discours de marque
  • Les superlatifs vides (« incroyable », « révolutionnaire », etc.)

6. Indépendance vis‑à‑vis des marques

Même lorsque le produit est fourni par une marque partenaire :

  • Le contenu reste éditorialement indépendant
  • La marque n’a pas de droit de validation sur le fond du test
  • Le testeur n’est jamais tenu de formuler un avis positif
  • Cette indépendance est une condition essentielle de la crédibilité des Wall Tests.

7. Visuels et illustrations

Des photos doivent être fournies :

  • Elles doivent présenter le produit sous différents angles
  • Elles doivent représenter le produit en situation réelle d’usage
  • Les photos doivent respecter le droit à l’image et la sécurité
  • Planetgrimpe se réserve le droit de sélectionner ou recadrer les visuels pour cohérence éditoriale.

8. Responsabilité et validation

En participant à un Wall Test, le testeur :

  • Assume la responsabilité de son propos
  • Accepte de respecter une deadline pour rendre son avis (6 semaines en moyenne)
  • S’engage à relire attentivement son contenu avant publication
  • Accepte les ajustements éditoriaux (orthographe, clarté, structure)
  • Les modifications de fond ne sont jamais faites sans échange avec le testeur.

9. Engagement du testeur

Participer à un Wall Test Planetgrimpe, c’est :

  • Contribuer à une démarche collective et qualitative
  • Aider la communauté à mieux choisir son matériel
  • Défendre une vision exigeante et honnête du test produit

La confiance des lecteurs est la valeur centrale des Wall Tests. Merci de la respecter et de la faire vivre.

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  • # Actualités PG

“Climb With Us”, de la passion à l’accompagnement professionnel

19 Mar

Un groupe d’amis, experts de la verticalité, qui échangent, réfléchissent et s’associent pour créer une entreprise dédiée à faire briller les valeurs de l’escalade.

Le contexte : Fontainebleau 2017

C’est en 2017 que l’idée commence à émerger. Des amis grimpeurs et professionnels du milieu se retrouvent régulièrement pour grimper ou après le travail. Au fil des sessions de grimpe, les discussions s’étendent naturellement au-delà des blocs : ouverture, encadrement, développement de la pratique…

À force d’échanges et de réflexions partagées, une vraie envie commence à prendre forme : structurer ces compétences et ces expériences au sein d’un projet commun. Ce sera le point de départ de CWU. Les objectifs sont simples : continuer à pratiquer leur passion, respecter leurs valeurs et apporter quelque chose à ce milieu de la grimpe qui leur a permis de s’épanouir.

La naissance : Climb With Us et ses huit acteurs

L’histoire commence à l’initiative de Nicolas Grière, qui a su rassembler ces passionnés autour de ce qui les anime le plus : l’escalade.

Grimpeur d’expérience, il sait être polyvalent et a construit son expérience dans la pratique de l’escalade outdoor à Fontainebleau. Expert des écoles d’escalade, il a su en développer plusieurs et nombre de grimpeurs parisiens sont… passés entre les mains de Nicolas ! C’est le doyen de CWU et fort de son vécu, il transmet son savoir avec la meilleure pédagogie possible, acquise lors de ces nombreuses années d’exercice en tant que BE.

Si vous souhaitez découvrir la forêt de Fontainebleau, connaître son histoire et profiter d’un bon moment, Nicolas est la personne qu’il vous faut.

La suite s’écrira avec un homme dont la renommée n’est plus à faire : Alban Levier.

Ce nom vous parle certainement, lui qui aura ramené bien des médailles sur sa cheminée (dont une victoire en Coupe du Monde de bloc, en 2015), lui qui ne sait plus que faire de ses carnets de croix débordants, lui qui aura contribué à la création de l’identité de Vertical Art sur toute la partie escalade.

Mais surtout, Alban aura été l’un des acteurs clés de l’organisation des épreuves d’escalade lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 et son rôle de Manager des Opérations Techniques Escalade.

Pour résumer, ce qu’il fait, il le fait à fond !

Désormais aux manettes du pôle Conseil et de la gestion de CWU, il saura répondre à la plupart de vos demandes ou interrogations. Si vous cherchez un expert pour vous accompagner dans votre projet, et vous aider à réaliser la salle de vos rêves, n’hésitez pas longtemps : quelle que soit la situation, Alban est l’homme de la situation.

Dans son sillage, il entraînera deux de ses partenaires de compétition : Yohann Dechamps et Kentin Boulay.

Le premier, véritable globe-trotteur, cumule les voyages comme les expériences ! Suite à ses succès de jeune compétiteur (Champion d’Europe de bloc jeune en 2013), il va très vite se tourner vers le milieu de l’ouverture. Il s’y fait rapidement une place, car c’est un véritable génie de la visseuse, avec des idées plein la tête quand il s’agit de pousser “le concept et le design”.

Si vous souhaitez optimiser l’ouverture de votre compétition, faire progresser vos adhérents ou encore surprendre votre clientèle habituelle par une grimpe originale, Yohann sera là pour vous !

Le second, de partout et de nulle part, a grandi dans le Sud, pour revenir s’installer vers Fontainebleau, et enfin finir à Grenoble… pour l’instant ! Il a trouvé un sens à tous ces déplacements, entre les falaises du Sud, les blocs de Bleau et les sommets alpins, vous vous doutez que son bagage en grimpe est chargé d’expérience.

Kentin s’est fait connaître pour avoir entraîné avec brio l’équipe de France jeune de Bloc (de 2019 à 2023). Chef ouvreur national aux multiples expériences, et entraîneur Haut-Niveau diplômé du DESJEPS, il se concentre aujourd’hui sur les projets qui l’inspirent.

Si vous cherchez l’expérience et que vous voulez être sûr de la qualité, demandez Kentin !

En 2019, pour compléter l’équipe parisienne, Rémi Pelletier et Jarno Zwiebel sont venus renforcer les rangs et apporter leur touche de rigueur et d’objectivité !

Pendant que l’un parcourt le monde des compétitions, en faisant vibrer les publics, tout en partageant sa passion au micro des plus grands évènements escalade en tant que speaker, l’autre sillonne les routes et les falaises européennes, avec son van et sa sagesse, en affûtant perpétuellement la force de son esprit !

Avec leurs parcours variés, en France et à l’étranger, ce binôme de couteaux suisses se retrouve tout aussi bien une visseuse à la main, qu’à encadrer une séance ou à gérer la comptabilité de Climb With Us.

Sur scène le week-end et derrière son ordinateur la semaine, Rémi saura vous accompagner dans vos demandes, avec bienveillance, et dans une ambiance toujours chaleureuse.

Quant à Jarno, lorsqu’il n’est pas en train de répondre aux mails ou d’encadrer un stage de danse verticale, il pourra réouvrir les 80 voies de votre SAE.

En 2023, sous l’impulsion de Kentin, une nouvelle antenne CWU voit le jour à Grenoble. L’occasion d’accueillir deux autres noms connus du milieu de l’escalade : Sébastien Valran et Julien Forgue.

Sébastien a lui aussi porté le maillot tricolore, lorsque son menton n’arborait pas encore sa barbe actuelle. Entraîneur diplômé, ayant travaillé avec les équipes de France, et chef ouvreur national, il possède une vision bien à lui de la verticalité.  Vision qu’il aura su aiguiser chez le mastodonte commercial Climb Up, où Seb a été directeur national des ouvertures pendant 3 ans, portant des projets fous, comme la gigantesque salle d’Aubervilliers.

Si vous souhaitez de l’authenticité et donner vie à des projets d’ampleur, Sébastien sera là pour répondre à vos projets de création aux côtés d’Alban.

Julien, vous l’avez certainement déjà entendu râler dans un bloc ou sur les tapis !

Râleur oui, mais grimpeur aguerri dans tous les styles et tous les milieux, cet ouvreur national et DEJEPS Escalade milieux naturels est l’un des plus grands amoureux de la forêt de Fontainebleau. Visionnaire dans ses ouvertures millimétrées, son caractère exigeant aura donné une véritable identité aux salles dans lesquelles il a œuvré en tant que chef ouvreur (MRoc Part-Dieu et Au Perchoir).

Pour une ouverture esthétique, une répartition optimale et une grimpe agréable vous pourrez toujours compter sur Julien !

Pour résumer, Climb With Us rassemble non seulement des amis, mais surtout des grimpeurs, tous spécialistes dans leurs domaines et capables de travailler en synergie pour sublimer leurs projets.

Ces huit passionnés se partagent entre deux pôles géographiques bien marqués, mais rayonnent sur tout le territoire, grâce à un carnet d’adresse bien fourni qui comprend les plus grands experts du monde de l’escalade.

L’objectif : du groupe d’amis aux professionnels aguerris. 

Forts de leurs expériences respectives, ils accompagnent aujourd’hui nombre de projets sur le territoire, toujours avec les mêmes valeurs qui ont su les distinguer.

La qualité, que ce soit dans l’ouverture, l’organisation ou dans l’accompagnement, la team CWU a pour mot d’ordre le professionnalisme.

Enrichis de leurs relations et de la connaissance du monde de l’escalade, ils poussent toujours les curseurs le plus loin possible :

  • Sélectionner les ouvreurs les plus en lien avec le projet demandé.
  • Optimiser les organisations d’évènements.
  • Dimensionner correctement chaque projet.
  • Mettre en valeur l’escalade et faire briller ce sport.

En clair, toujours être à l’écoute du client et rechercher le meilleur fonctionnement possible. L’adaptation et l’optimisation, que ce soit pour accompagner un club dans sa commande de prises ou aider un groupe commercial dans la création de son plus gros événement, la team CWU va toujours être là pour conseiller au mieux et individualiser chaque projet.

Concrètement, ils font quoi chez Climb With Us ?

Les trois pôles majeurs : Ouverture / Conseil / Encadrement

Pôle Ouverture : 

L’expérience de CWU dans l’ouverture n’est plus à prouver, cette équipe compte dans ses rangs nombre de chefs ouvreurs nationaux. Aux manettes du pôle parisien, Yohann Dechamps et Alban Levier sont les maîtres de la visseuse.

Au sein de la capitale des Alpes, c’est Kentin Boulay qui opère pour composer les équipes et s’adapter à chaque projet :

  • Ouverture en club pour proposer un apprentissage pédagogique de qualité afin de faire progresser vos pratiquants dans tous les styles de grimpe et donner matière à des cours de qualité.
  • Ouverture en salle commerciale pour amener une réelle diversité dans le circuit, captiver les débutants et calibrer le niveau pour être en phase avec les attentes des pratiquants et pratiquantes.
  • Ouverture en compétition, connaissant les athlètes, ils sont capables d’ajuster finement le niveau et tendre vers le plus beau spectacle possible.

Chez CWU, l’ouverture, ils l’ont vécue étant jeunes compétiteurs, ils accompagnent maintenant le développement et la professionnalisation de ce secteur.

Ce métier d’ouvreur est assez récent et les formations concrètes et qualitatives pour travailler dans les salles privées ne courent pas les rues. Certains salariés ont envie d’aller plus loin, de casser leurs routines de travail et d’explorer les possibles sans réduire leur efficacité.

L’accompagnement et l’expérience des ouvreurs de CWU peuvent faire une différence et permettre à votre lieu de pratique d’évoluer et de gagner en qualité !

Ils sont aujourd’hui friands de transmettre, partager leur savoir, former celles et ceux qui demain proposeront à leur tour les plus beaux mouvements de leur salle.

© Mélodie Chum

Pôle Conseil : 

Quel grimpeur ou grimpeuse n’a jamais rêvé, l’espace d’un instant, d’ouvrir sa propre salle d’escalade, de porter son propre projet, de faire vivre sa raison de la verticalité ? Envie de longue date ou coup de foudre irrationnel, comment donner vie à votre idée ?

Le monde de l’escalade a bien changé ces 30 dernières années. Un certain « standing » s’est installé dans le milieu, même si différents modèles de fonctionnement existent encore !

Comment s’y retrouver dans toutes ces options possibles, étude de marché, business plan ? Comment optimiser mes achats et choisir parmi tous ces constructeurs de murs, ces fabricants et revendeurs de prises ? Comment recruter une équipe compétente et qualifiée ?

Depuis quelques années maintenant, CWU propose un accompagnement personnalisé pour la création de nouveaux projets ou pour l’optimisation de salles existantes.

Porté par Alban et Sébastien, ce pôle s’est constitué pour mettre au service des salles, des clubs, ou des projets individuels, leur savoir-faire, accumulé au fil des années, et leur expérience dans l’ouverture de nouvelles salles aux modèles variés.

Aujourd’hui CWU est capable de vous apporter une expertise concrète pour construire votre Business Plan, autour du design de vos murs, de votre sélection de prises ou encore pour le recrutement de vos futures équipes.

Encore une fois, la personnalisation et l’adaptation sont les maîtres mots.

Parmi plusieurs projets accompagnés en France, CWU collabore en Île-de-France avec Climb Arena dans le Val-d’Oise (design des murs, commandes de prises, structuration de l’ouverture et événements). En région Auvergne-Rhône-Alpes, CWU a travaillé avec Le Topo Mont-Blanc sur l’optimisation des espaces, le matériel et les équipes, et accompagne également le groupe ABlok sur l’encadrement, l’ouverture et leurs événements. D’autres projets sont actuellement en préparation en France.

© Victor Lami

Pôle Encadrement : 

Pôle emblématique de CWU car c’est avec lui qu’est née l’idée de ce regroupement !

Il est mené d’une main experte par Nicolas pour les sorties en extérieur dans la mythique forêt de Fontainebleau. Des clubs franciliens sollicitent également CWU pour assurer la continuité pédagogique de leurs écoles d’escalade.

Julien prend les commandes de cette partie à Grenoble avec, entre autres, la mise en place de cycles de progression sur des thématiques clairement identifiées dans les salles du groupe ABlok.

Vous l’aurez certainement compris dans l’article, mais toute l’équipe de CWU vibre et pratique dans son quotidien l’escalade en extérieur, mais pas que…

CWU ce sont aussi des professionnels diplômés en canyon, en parapente, capables de vous emmener en grande voie, en montagne. Alors, si comme eux, vous souhaitez combiner vos pratiques, n’hésitez pas à leur écrire pour donner vie à un week-end/stage sur mesure qui répondra à toutes vos envies !

“On fait le bilan, calmement…”

Climb With Us, c’est un noyau dur de huit membres, mais c’est aussi des dizaines d’indépendants rigoureux et rigoureuses. C’est grâce au professionnalisme de tous ces prestataires que CWU rayonne tant dans le paysage de la grimpe en France.

C’est avec beaucoup de reconnaissance que CWU continue de collaborer avec ces professionnels, clients ou prestataires, travaillant main dans la main pour promouvoir et faire briller l’escalade !

Fontainebleau 2025,

À l’occasion de leur meeting annuel dans la demeure de Monsieur Levier, on retrouve nos 8 compères, accompagnés d’une nouvelle tête, celle de Morgane, chargée de communication. Après une journée sur les ordinateurs, les PowerPoint et autres tableurs Excel sont maintenant fermés. C’est le moment du bilan et l’heure de la projection sur l’année à venir…

Qu’est-ce que nous réserve cette nouvelle entité pleine de ressources et en pleine évolution ? L’équipe grandit mais les mêmes valeurs brillent toujours dans leurs cœurs, un amour inconditionnel pour l’escalade guide cette entreprise. Le sourire aux lèvres, la main sur la visseuse, toujours une paire de chaussons dans le sac.

Voilà peut-être en quelques mots comment décrire au mieux Climb With Us.

Envie de découvrir l’univers de Climb With Us ? https://www.climbwithus.fr/ 
et notre mail si possible : contact@climbwithus.fr

 

– Article réalisé en collaboration avec Climb With Us –

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Analyse | Pro Climbing League : un nouveau format qui interroge l’avenir des compétitions d’escalade

16 Mar

Deux blocs identiques. Deux grimpeur·euse·s face à face. Un vainqueur immédiat.

Avec la Pro Climbing League, lancée le week-end dernier et portée par Red Bull, l’escalade expérimente un format pensé pour être clair, rapide et intense. Ici, pas de calcul complexe ni de classement difficile à suivre : le public comprend en quelques secondes ce qui se joue.

Depuis son entrée aux Jeux Olympiques, l’escalade a changé de dimension. Plus visible, plus professionnelle, plus structurée. Le sport grandit, et vite. Mais la Pro Climbing League pose une question plus large qu’un simple changement de format. Comment un sport encore jeune à l’échelle mondiale doit-il organiser sa croissance ? Faut-il accélérer en s’appuyant sur des acteurs privés capables d’investir massivement dans la production et la narration ? Ou préserver un développement plus progressif, porté avant tout par le modèle fédéral ? La question n’est peut-être pas de savoir si l’escalade doit devenir un “grand sport”, mais plutôt comment grandir sans perdre l’équilibre qui a façonné son identité ?

L’escalade n’est peut-être pas à un tournant décisif, mais elle traverse clairement un moment charnière.


La Pro Climbing League : un format pensé pour l’écran

À première vue, la Pro Climbing League est simple, presque évidente. Deux athlètes s’élancent en même temps sur deux blocs strictement identiques. Le premier à réussir, ou celui qui progresse le plus haut dans le temps imparti, l’emporte. Le tableau avance, les duels s’enchaînent, et la tension monte progressivement.

Le principe tranche avec le format traditionnel des compétitions de bloc que vous connaissez : plusieurs blocs successifs, un système de zones, un décompte d’essais, et un classement global parfois difficile à décrypter pour un public non initié… Ici, tout est immédiat. Le duel simplifie la lecture et dramatise l’instant. La confrontation est directe : on ne compare plus des feuilles de score : on regarde deux grimpeur·euse·s s’affronter en temps réel.

Cette volonté de simplification répond aussi à une critique de plus en plus fréquente dans le milieu : pour un spectateur extérieur, le format actuel des compétitions de bloc peut parfois sembler long et difficile à suivre. Entre les qualifications réunissant parfois plus d’une centaine d’athlètes par catégorie, les rotations sur plusieurs blocs et un système de zones et d’essais à décrypter, la tension sportive se dilue souvent dans la durée. Le duel direct cherche précisément à répondre à ce problème en rendant le résultat instantanément compréhensible.

© Vladek Zumr

Le but ? Rendre l’escalade lisible. Dans une arène, avec une production soignée, des lumières, un rythme soutenu, la compétition devient un spectacle structuré et calibré pour la télévision. C’est en tout cas l’objectif affiché des organisateurs de la PCL. Le format, la scénographie, la narration : tout est pensé pour capter l’attention rapidement. Dans un paysage sportif saturé d’images et de contenus, la simplicité devient un atout stratégique. Mais derrière cette apparente évidence se cache une transformation plus subtile. Car simplifier un sport ne consiste pas seulement à en modifier le règlement. Cela change la manière dont il est perçu. La tension n’est plus répartie sur une série de blocs et de calculs… elle se concentre sur un face-à-face.

La question n’est donc pas seulement de savoir si le format fonctionne. Elle est de comprendre ce qu’il révèle des ambitions actuelles de l’escalade : devenir plus accessible, plus spectaculaire, plus immédiatement compréhensible ? Reste à savoir ce que cela implique, concrètement, pour celles et ceux qui conçoivent les blocs et pour celles et ceux qui les grimpent.

Une expérience différente pour les athlètes

Parmi les grimpeur·euse·s présent·e·s, le Français Mejdi Schalck a particulièrement apprécié l’expérience, qu’il décrit comme très différente d’une étape de Coupe du monde classique.

« L’organisation était vraiment très bonne et l’ambiance aussi. C’était très différent des compétitions auxquelles on est habitués. Pour le public, c’est beaucoup plus interactif à regarder, je pense. »

Le format en duel, avec deux grimpeurs côte à côte sur des blocs identiques, change aussi profondément la manière d’aborder la performance. « La pression de grimper à côté de quelqu’un, c’est vachement différent. D’habitude, on est confrontés à un bloc, même si on est en compétition avec les autres. Là, on dépend vraiment de la performance de l’adversaire. Il y a ce côté duel et vitesse qui change beaucoup de choses. »

Selon lui, quelques ajustements pourraient encore améliorer la lisibilité du format. « Je pense qu’il faudrait trois blocs par round dans les demi-finales et les finales, comme en qualification, avec deux blocs gagnants pour passer. » Malgré ces pistes d’amélioration, Mejdi se montre convaincu du potentiel du concept : « Le format a vraiment de l’avenir. Il faudrait refaire plusieurs éditions pour créer une vraie dynamique et plus de hype autour. Mais en tout cas, j’ai vraiment kiffé en tant qu’athlète. »

Ouvrir pour un duel : ce que ça change sur le mur

Derrière la simplicité apparente de ces blocs en duel se cache en réalité beaucoup de complexités pour les ouvreurs. Pour eux, la Pro Climbing League représentait un exercice inédit. Il ne s’agit plus de construire une série de passages destinés à classer les athlètes sur plusieurs essais, mais un seul bloc capable de départager deux grimpeurs en direct.

C’est nouveau, donc on est encore en train d’analyser et de comprendre comment ajuster les blocs par rapport à ce qu’on a l’habitude de faire.

Maëlys Agrapart, ouvreuse sur la compétition

L’idée directrice était claire : proposer des blocs plus longs, plus grimpants, avec des derniers mouvements difficiles, afin d’éviter que la décision ne se fasse uniquement au chrono. « Idéalement, on voulait des blocs crescendo, un peu plus longs que d’habitude, avec des fins vraiment dures pour être sûrs que ça ne se joue pas à la vitesse. Mais on n’a pas toujours réussi », reconnaît-elle.

Il faut dire que l’équilibre est délicat : avec un seul bloc pour départager les athlètes, les ouvreurs doivent accepter un risque inhabituel. « Quand on a quatre blocs en Coupe du Monde, on peut se permettre que l’un d’eux soit un peu trop dur. Ici, avec un seul, c’est beaucoup plus difficile à assumer. » Avec le recul, elle estime pourtant que la direction était la bonne. « Il vaut mieux que ça grimpe pendant quatre minutes, même sans top, plutôt que tout se joue dans la première minute. Chaque prise compte, donc même sans sommet il peut y avoir un gagnant clair. »

Deux blocs identiques… vraiment ?

Autre défi majeur : la duplication parfaite des blocs. Si les ouvreurs sont habitués à produire des copies pour les qualifications en Coupe du Monde, l’exigence est ici bien plus élevée. Les deux grimpeurs évoluent simultanément, et la moindre différence pourrait remettre en cause l’équité.

« C’était un vrai casse-tête ! On a utilisé un système de calque pour replacer les prises exactement au même endroit. Mais le plus difficile, c’était les prises elles-mêmes : les copies ne sont jamais totalement identiques. » Résultat : chaque bloc devait être regrimpé et ajusté. « Si on sentait une différence entre les deux côtés, on modifiait légèrement l’un des blocs pour rééquilibrer. On a probablement passé plus de temps à gérer ces copies qu’à ouvrir les blocs eux-mêmes. »

 

© Pro Climbing League

Le duel change-t-il l’ouverture ?

Pour cette première édition, l’équipe d’ouverture a volontairement limité les prises de risque. Pas de coordination démesurée ni de mouvements spectaculaires à tout prix. L’objectif était plutôt de privilégier une escalade exigeante, où la difficulté technique reste déterminante.

Les organisateurs veulent de la “vraie” escalade. L’idée n’est pas de faire des mouvements spectaculaires, mais de créer du suspense dans le duel entre les grimpeurs.

Maëlys Agrapart, ouvreuse sur la compétition

Ce choix s’explique aussi par les contraintes de la salle : largeur des panneaux, zones de chute, sélection de prises parfois limitée. « On ne pouvait pas faire des mouvements dans tous les sens. Mais en même temps, on avait une certaine liberté par rapport aux Coupes du Monde, où l’ouverture devient parfois très codifiée. » Un paradoxe intéressant : le nouveau format impose certaines contraintes, tout en libérant d’autres aspects de l’ouverture.

Reste une inconnue difficile à anticiper : la réaction des grimpeurs. Les ouvreurs pensaient initialement que la pression du duel provoquerait davantage d’erreurs. Ce ne fut pas toujours le cas. « On imaginait que le fait d’avoir quelqu’un à côté mettrait les grimpeurs sous pression et les pousserait à faire des erreurs. Mais pour certains, c’était presque l’inverse : ça les a rendus très précis dès le premier essai. » Le format met ainsi en avant un autre type de qualité : la capacité à rester lucide sous pression. « Ça favorise les grimpeurs solides mentalement, ceux qui savent être stratégiques et ne pas commettre d’erreurs. »

Une première édition, et beaucoup de questions

Pour les ouvreurs, cette première édition reste avant tout une phase d’exploration. « C’était très stimulant. Et j’en ressors avec aussi quelques frustrations… donc j’aimerais évidemment pouvoir recommencer », confie Maëlys Agrapart. Avec une idée déjà assez claire pour l’avenir : « Si on recommence, j’irai encore plus vers des blocs durs, grimpants, exigeants. C’est ceux qui ont le mieux fonctionné selon moi. »

Car l’événement a aussi montré les limites possibles du format. Lorsque certains blocs se sont révélés un peu trop accessibles, le duel s’est parfois transformé en simple course vers le top, où la rapidité de progression prenait le pas sur la difficulté pure. Le spectacle fonctionne particulièrement bien lorsque les blocs résistent aux grimpeurs et les obligent à lutter un peu plus longuement pour chaque mouvement.

Car dans ce format, le spectacle ne vient pas forcément des mouvements spectaculaires, il naît souvent ailleurs : dans l’observation mutuelle, l’analyse des méthodes, et la tension qui s’installe quand deux grimpeurs tentent de résoudre le même bloc au même moment.

L’esprit de l’escalade résiste-t-il au spectacle ?

Au moment du duel final des femmes de la PCL, la salle s’assombrit. Oriane Bertone et Janja Garnbret entrent enfin sur scène sous un tonnerre d’applaudissements, et après une rapide présentation, arrive la minute de lecture. Presque naturellement, elles échangent quelques mots et décrypte le bloc ensemble, comme des coéquipières, et non plus comme des adversaires (ce constat était d’ailleurs fait sur la quasi totalité des duels, hommes et femmes confondus).

Dans un format pourtant pensé comme un duel frontal, la scène paraît presque décalée. On pourrait s’attendre à de la distance entre les deux compétitrices, à de la tension, à une rivalité froide. Mais ce n’est pas ce qui transparaît. En revanche, lorsque le buzzer retentit après la minute de lecture, quelque chose bascule.

Dans un format classique, l’objectif est clair : résoudre le bloc. Trouver la bonne méthode, ajuster et recommencer si nécessaire. La performance se construit dans la compréhension progressive du mouvement. Dans un duel, l’objectif se dédouble. Il ne s’agit plus seulement de toper ; il s’agit de toper avant l’autre. La nuance semble minime mais elle ne l’est pas ! Voir son adversaire progresser peut pousser à précipiter un essai. Une chute de l’autre côté peut libérer ou, au contraire, accentuer la pression. Le rythme s’accélère et les décisions se prennent plus vite. Les organisateurs ont expliqué ne pas vouloir transformer l’épreuve en course de vitesse. Pour eux, la difficulté du bloc doit départager en priorité, pas le chrono. La difficulté technique doit rester centrale.

© Pro Climbing League

Mais dans un face-à-face simultané, la comparaison visuelle agit comme un métronome invisible. Même sans règle favorisant explicitement la rapidité, le contexte modifie la perception du temps. Pourtant, à l’origine, en falaise notamment, l’escalade s’inscrit dans un temps plus long. La pression du chronomètre n’existe pas. La compétition a depuis longtemps transformé ce rapport au temps. Rappelez vous il y a vingt ans, sur le Mondial de Briançon (Internationaux de Serre Chevalier), les voies étaient souvent très longues, avec de gros repos, et les runs pouvaient s’éterniser. Progressivement, les règles ont évolué, les ouvertures également, et le temps s’est raccourci. Quatre minutes par bloc, six minutes en difficulté : la performance est désormais cadrée par une limite précise. Sur la PCL, le duel ajoute une couche supplémentaire. Il ne s’agit plus seulement de gérer son propre temps : il faut composer avec celui de l’autre. La perception du temps change, et avec elle, la manière de grimper.

S’agit-il d’une évolution de l’escalade de compétition vers laquelle nous souhaitons aller ? Ou d’un format parallèle qui viendra simplement compléter ce qui existe déjà ? La PCL innove, mais quelque chose ne change pas : la bonne ambiance, les échanges, le respect et le plaisir palpable sur les tapis ne disparaissent pas. C’est peut-être là que se situe la nuance. Le spectacle peut encadrer le sport, le rythmer, le magnifier. Mais l’esprit que l’on retrouve au pied du mur ne se décrète ni par un règlement ni par un show son et lumière.

La Pro Climbing League met en scène un face-à-face. Sur le mur, on continue pourtant de grimper. Et c’est peut-être dans cet équilibre fragile entre confrontation spectaculaire et culture historique que se joue l’avenir de l’escalade.

Grandir, oui. Mais comment ?

La Pro Climbing League ne va pas bouleverser immédiatement l’écosystème de l’escalade.  Mais elle pose une question plus large : quel modèle de développement pour l’escalade de demain ? Depuis son entrée aux Jeux Olympiques, l’escalade a choisi une trajectoire structurée. Calendrier international, logique de qualification, cadre réglementaire clarifié. Ce modèle apporte stabilité et légitimité.

Mais le modèle fédéral lui aussi évolue. Ces dernières années, la fédération internationale a engagé une transformation profonde de son image et de sa stratégie médiatique. Nouvelle identité graphique, nouveau logo, nouveau nom (World Climbing)… la fédération cherche à rendre le sport plus lisible et plus identifiable à l’international. Dans le même temps, elle a renforcé sa stratégie de production et de diffusion en s’appuyant sur des partenaires spécialisés dans les droits et la mise en scène du sport. L’objectif est clair : professionnaliser encore davantage la présentation des compétitions et améliorer l’expérience pour le public. Autrement dit, la volonté de rendre l’escalade plus accessible et plus spectaculaire ne vient pas uniquement d’acteurs privés. Elle traverse aujourd’hui l’ensemble de l’écosystème du sport. La différence tient surtout à la manière d’y parvenir. La fédération avance progressivement, en cherchant à préserver l’équilibre sportif et la cohérence du circuit international.

© Vladek Zumr

À l’inverse, une ligue privée portée par un acteur comme Red Bull fonctionne différemment. Elle peut décider vite, investir massivement, tester des formats, maîtriser sa narration. Elle peut décider rapidement d’un format, choisir ses lieux, sélectionner ses athlètes et adapter son calendrier sans passer par les processus institutionnels classiques.

Ces deux dynamiques ne sont pas inédites dans l’Histoire du sport. 

Skate, surf, golf… le bouleversement de ces sports

Dans les années 2010, la Street League Skateboarding a profondément transformé le skate compétitif. Format repensé pour la télévision, scoring simplifié, mise en scène plus lisible. Le circuit fédéral n’a pas disparu, mais la SLS a influencé la manière dont le skate s’est professionnalisé, jusqu’à inspirer certains formats olympiques. La ligue privée n’a pas remplacé le modèle institutionnel. Elle l’a accéléré et modelé.

La World Surf League a, elle aussi, modernisé la diffusion et la narration du surf. Production premium, storytelling des athlètes, stratégie digitale forte. Le surf reste un sport fédéral et olympique. Mais son image internationale s’est construite en grande partie grâce à cette logique plus  médiatisée. Aujoud’hui La WSL gère le sport professionnel médiatisé tandis que la ISA (International Surfing Association) gère le sport institutionnel et olympique.

Contrairement au skate ou au surf, où les ligues privées ont accompagné la structuration du sport, le golf a connu un épisode plus conflictuel avec l’arrivée de LIV Golf en 2022. Financé massivement par le fonds souverain saoudien (PIF), le circuit a attiré plusieurs stars du PGA Tour (circuit établi depuis des décennies), provoquant tensions, suspensions et bataille juridique. Ici, le modèle alternatif n’a pas simplement modernisé le sport : il a bousculé son équilibre institutionnel.

L’escalade ne se situe aujourd’hui dans aucun de ces extrêmes. Son audience mondiale progresse certes, mais reste mesurée. Son économie est en croissance, mais encore fragile.  Dans ce contexte, la Pro Climbing League ressemble davantage à un laboratoire qu’à une rupture. Un test sur la capacité du sport à intégrer davantage de spectacle sans déséquilibrer sa gouvernance. Un test sur l’articulation possible entre acteurs privés et institutions. Un test, enfin, sur l’appétit réel du public pour un nouveau format plus frontal.

La question n’est donc pas de choisir un camp. Elle est de savoir si l’escalade peut construire un modèle hybride : un sport structuré par ses institutions mais capable d’évoluer dans sa mise en scène via des acteurs privés. Grandir n’implique pas nécessairement de se transformer radicalement. Grandir n’est pas non plus une nécéssité en soi diront certains. Mais ne pas évoluer comporte aussi ses risques : celui de rester confidentiel, de limiter la professionnalisation des athlètes et de laisser d’autres acteurs imposer les transformations à sa place.

Alors, jusqu’où l’escalade doit-elle évoluer ?

Une ligue qui veut s’installer dans le paysage

Si cette première édition a surtout servi de laboratoire, les ambitions de la Pro Climbing League ne s’arrêtent clairement pas là. Les organisateurs ont déjà annoncé vouloir poursuivre l’expérience avec trois compétitions prévues en 2027, puis un circuit élargi à six événements en 2028. Autrement dit, la PCL ne se présente pas comme un simple événement ponctuel, mais comme une ligue appelée à s’installer progressivement dans le paysage des compétitions internationales. Les fondateurs ont même évoqué un objectif symbolique : organiser un jour un événement dans une grande arène type Madison Square Garden à New York.

Le mythique Madison Square Garden

Cette montée en puissance progressive pourrait laisser le temps d’affiner le schéma d’ouverture. Car comme cette première édition l’a montré, l’équilibre des blocs est déterminant. Trop faciles, les duels se transforment en courses de vitesse. Trop durs, ils risquent de se jouer sur un mouvement isolé. Trouver le bon niveau (celui qui oblige les grimpeurs à lutter pendant plusieurs minutes pour grappiller quelques prises) sera sans doute l’un des enjeux majeurs des prochaines éditions. Si cet équilibre est trouvé, le potentiel du format devient évident.

Ce que révèle vraiment la PCL

La Pro Climbing League ne dit peut-être pas encore ce que sera l’escalade de demain, mais elle révèle quelque chose : l’envie d’accélérer, l’envie de simplifier la lecture, l’envie de rendre l’escalade plus immédiatement compréhensible, plus spectaculaire et plus accessible à un public élargi. 

Elle révèle aussi une tension. D’un côté, un sport qui s’est structuré ces dernières années autour d’un modèle fédéral solide, reconnu olympiquement, porté par World Climbing. De l’autre, l’émergence d’acteurs capables d’investir massivement dans la production, la narration et la mise en scène, comme Red Bull. Mais au-delà des modèles économiques et des stratégies, la scène du duel final décrite précédemment raconte autre chose. Elle montre deux grimpeuses qui lisent ensemble avant de s’affronter. Elle montre un public qui vibre pour un mouvement juste, pas seulement pour une victoire rapide. Elle montre que, même compressé par le spectacle, le langage du mouvement reste central.

La PCL ne remplace pas le circuit existant. Elle l’interroge. Elle questionne la manière dont l’escalade veut se raconter. Elle met en lumière une discipline en pleine construction. Grandir est une évidence. Mais la manière de grandir reste ouverte… L’escalade peut accélérer, expérimenter, tester. Elle peut aussi préserver ce qui la distingue. Peut-être que l’avenir ne se jouera pas dans l’opposition entre modèle privé et modèle fédéral, mais dans la capacité du sport à intégrer l’innovation sans renoncer à son identité.

La Pro Climbing League n’est pas encore une révolution. Elle est un révélateur. Et c’est déjà beaucoup !

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Mobilisation à Climb Up Angers : les salariés dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail

11 Mar

Après une grève qui avait marqué les esprits il y a un an — une première dans une salle d’escalade — à Climb Up Aubervilliers, un nouveau mouvement social émerge dans le réseau Climb Up. Les salariés de Climb Up Angers annoncent à leur tour une mobilisation ce mercredi 11 mars.

Selon leur communiqué, celle-ci intervient dans un contexte de dégradation des conditions de travail ces derniers mois, mais aussi d’une rupture du dialogue avec le siège de l’entreprise.

Des décisions contestées par les équipes

Dans leur communiqué, les salariés dénoncent plusieurs décisions prises récemment par le siège. Parmi les points évoqués figurent notamment l’ouverture de la salle le 1er mai, la mise en place d’objectifs conditionnant certaines primes, ainsi que la remise en cause des jours de fractionnement, un dispositif permettant dans certains cas d’obtenir des jours de congés supplémentaires.

Selon les salariés mobilisés, ces mesures s’inscrivent dans une évolution plus large de la gestion des salles, marquée par une logique de rentabilité accrue et par des décisions prises sans concertation avec les équipes.

Les équipes rappellent également que le fonctionnement d’une salle d’escalade repose largement sur le travail quotidien de nombreux métiers : ouvreurs, encadrants, agents d’accueil.

Que sont les jours de fractionnement ?

En France, les salariés disposent de 5 semaines de congés payés par an. Une partie de ces congés doit normalement être prise entre le 1er mai et le 31 octobre, période dite « principale ».

Lorsque certains jours de congés sont pris en dehors de cette période, le salarié peut bénéficier de jours de congés supplémentaires, appelés jours de fractionnement.

Le principe est simple :

  • 1 jour supplémentaire si entre 3 et 5 jours sont pris hors période

  • 2 jours supplémentaires si 6 jours ou plus sont pris hors période

Dans certaines entreprises ou conventions collectives, ces jours peuvent toutefois être neutralisés par accord ou par renonciation des salariés.

Une mobilisation dans un secteur en pleine évolution

La mobilisation annoncée à Climb Up Angers intervient dans un contexte particulier pour les salles d’escalade en France. Après plusieurs années de forte croissance, portées notamment par l’entrée de la discipline aux Jeux olympiques et par l’ouverture de nombreuses salles, le secteur semble aujourd’hui marquer un ralentissement.

Dans plusieurs villes, le grand nombre de salles s’accompagne logiquement d’une forte concurrence dans un marché en tension.

Dans ce contexte, certaines salles privées doivent composer avec un équilibre parfois délicat entre impératifs économiques et attentes de la communauté des grimpeurs.

Un salarié de la salle nous explique la situation 

Pour mieux comprendre les raisons de cette mobilisation, Planetgrimpe a échangé avec l’un des salariés de la salle. Celui-ci a souhaité conserver l’anonymat.

Présent à Climb Up Angers depuis plusieurs années, il décrit une équipe toujours très soudée, mais qui traverse aujourd’hui une période de tension. « Nous sommes une équipe très soudée — tous les salariés ont d’ailleurs répondu présents pour ce mouvement — mais nous subissons aujourd’hui des directives prises par le siège. »

Un malaise qui dépasse la seule question des congés

Si le communiqué mentionne notamment la question des jours de fractionnement, le salarié estime que le malaise est en réalité plus large. « L’élément déclencheur a été le renoncement aux jours de fractionnement, qui étaient un avantage acquis et appliqué depuis toujours. Mais le malaise est sans doute plus profond que ça, ce qui explique les autres revendications. » Il évoque également une évolution récente de la gestion du réseau, qu’il associe à l’arrivée d’une nouvelle direction (ndlr. François Charpy).

Depuis l’arrivée du nouveau directeur général , tout ce qui n’est pas considéré comme rentable a été supprimé. Certains événements qui faisaient vivre la salle ont disparu.

Le salarié cite aussi des changements concernant l’offre de restauration. « L’offre de restauration a été totalement modifiée. Les produits locaux ont laissé place à des marques nationales et internationales. »

Un changement dans la prise de décision

Autre évolution pointée par les salariés : la place des équipes dans les décisions.

« Avant le remaniement au siège, les équipes étaient réellement impliquées dans certaines décisions. Aujourd’hui, nos directeurs de site n’ont plus leur mot à dire et les décisions doivent être appliquées sans discussion. » La question des primes est également mentionnée. « Le nouveau système de primes repose sur des objectifs que nous jugeons inatteignables. Avant, le système était progressif : même si on atteignait 80 %, on avait quelque chose. 30 ou 40 euros, c’est toujours mieux que rien. Aujourd’hui, c’est tout ou rien — et au vu des objectifs fixés, c’est souvent rien. »

Une réflexion plus large sur le modèle des salles

Pour ce salarié, la mobilisation dépasse la seule situation d’Angers. Il distingue notamment ce mouvement de précédentes mobilisations dans le réseau Climb Up. « Les grèves à Aubervilliers ou à Porte d’Italie concernaient plutôt des problèmes propres à ces sites. Cette fois, c’est la stratégie du siège qui est directement visée. »

Plus largement, il estime que la question renvoie au modèle économique du secteur. « Le modèle économique des salles d’escalade est complexe. Les gens ne s’en rendent pas forcément compte, et cette mobilisation est aussi là pour ça. Trouver l’équilibre entre les valeurs de l’escalade et les impératifs de rentabilité n’est pas simple. L’escalade est avant tout une communauté avant d’être un marché. » Malgré les tensions actuelles, les salariés disent rester ouverts à la discussion en espérant que les choses avanceront dans le bon sens.

De notre côté, à la rédaction, nous tenterons d’avoir le retour du siège de Climb Up sur cette situation. On vous tient informé !

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À Buoux, Erwan Legrand réussit l’enchaînement du légendaire « Bombé Bleu »

05 Mar

C’est une ligne qui fait partie de la légende de Buoux. 35 ans après son équipement, le « Bombé Bleu » vient d’être enchaîné par le jeune grimpeur français Erwan Legrand, qui a annoncé la croix dans une publication partagée sur ses réseaux sociaux : « Je rêvais de ce moment depuis si longtemps. »

Après quinze séances de travail, Erwan est finalement parvenu à venir à bout de cette voie mythique de Buoux. « Cette ascension signifie énormément pour moi, plus que n’importe quelle autre. Compléter une voie aussi belle, mythique et historique sur ma falaise de cœur dépasse tout ce que j’aurais pu imaginer. »

Derrière cette réussite, Erwan Legrand évoque également un projet éprouvant : des dizaines de tentatives infructueuses, des douleurs constantes dans les doigts et les orteils (vous n’avez d’ailleurs sans doute pas pu passer à côté de cette vidéo sur les réseaux où Erwan réalise de très beaux runs pieds nus dans la voie), mais aussi un hiver marqué par de longues périodes de pluie qui ont ralenti sa progression. Un combat autant mental que physique : « Tout cela m’a poussé à mes limites mentales comme aucun autre projet auparavant. »

Et si vous vous demandez pourquoi pieds nus, Erwan nous avait répondu dans une récente interview : « À la base, c’est purement technique, pour mieux gainer certaines prises de pied. Mais au final, ça ajoute à la pureté de la ligne. Je trouve ça vraiment cool de grimper pieds nus dans une voie si mythique. »

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l’origine de cette voie de légende, le « Bombé Bleu » a été équipée en 1991 par Marc Le Ménestrel. À l’époque, la ligne était considérée comme futuriste : un jeté monstrueux sur bi-doigt, suivi d’une dizaine de mouvements violents sur trous avant de rejoindre une zone plus facile. Et pourtant, Le Ménestrel avait fait le choix audacieux de la préserver sans tailler de prises, alors que cette pratique était encore courante dans les années 1990. Une vision qui contribue aujourd’hui encore à la dimension mythique de la voie.

Dans son message sur Instagram, Erwan en profite pour saluer ce visionnaire : « Marc Le Ménestrel a eu, il y a 35 ans, l’intuition d’équiper cette incroyable ligne futuriste et de la préserver du taillage, à une époque où beaucoup pensaient qu’elle ne pourrait pas être grimpée uniquement sur prises naturelles. »

Une performance qui rappelle combien certaines lignes continuent de marquer l’histoire de l’escalade, même des décennies après leur équipement. Et concernant la cotation ? Erwan ne s’est pas encore prononcé, mais la performance est tellement grandiose que la difficulté est presque reléguée au second plan.

Plus d’informations à venir…

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Max Bertone champion de France de bloc 2026 !

14 Fév

Après les femmes, le Championnat de France de bloc 2026 s’est conclu avec la finale masculine. Une finale annoncée comme particulièrement ouverte, au regard d’une demi-finale qui avait déjà largement redistribué les cartes…

Sur le papier, tout semblait donc possible, et personne n’était intouchable.


Une coordo pour lancer les hostilités

Les ouvreurs n’ont pas tergiversé : bloc 1, une coordination. Un mouvement explosif, à contrôler dans la redescente avant de venir se stabiliser debout sur un gros volume tout en rondeur. Pas mal d’aléatoire, et donc pas vraiment le genre de départ pour se mettre en confiance.

D’entrée de jeu, certains y laissent des plumes. On pense notamment à Mejdi Schalck, pourtant spécialiste du genre, qui ne parviendra à valider que la zone.

À l’inverse, Paul Jenft, Arthur Le Bris et Camille Claude trouvent la solution et s’offrent un premier top précieux.

Et puis il y a Max Bertone. Lui aussi valide le bloc — au troisième essai — mais surtout, il le fait à sa manière. Un peu de suspense, un peu de show en chauffant le public de Montmartin-sur-Mer… avant de conclure avec panache. La finale est lancée, et Bertone compte bien tenter de conserver sa première place.

Un bloc 2 physique à doigts

Changement d’ambiance sur le bloc 2. Ici, pas de coordination spectaculaire : place au combat. Un bloc très physique, exigeant sur les doigts, où il fallait serrer fort — très fort — notamment dans les derniers mouvements.

La zone sera validée par l’ensemble des finalistes, mais tout se jouera dans le mouvement final.

Joshua Fourteau chute au tout dernier mouvement et se blesse à la cheville dans la réception. Coup dur, il devra abandonner.  Mejdi Schalck passe tout proche du top, mais ne parvient pas à contrôler la dernière prise, tout comme Camille Claude et Paul Jenft, stoppés eux aussi sur cette fin de bloc. Arthur Le Bris valide la zone, mais se montre moins à l’aise sur ce problème.

Et puis, comme sur le premier bloc… Max Bertone est en feu. Il sera le seul à valider ce bloc ultra-physique. Mieux encore : il le fait au premier essai, avec une maîtrise et une facilité presque déconcertantes. Deux blocs, deux tops. À l’issue du bloc 2, il a déjà creusé un écart non négligeable.

La dalle qui relance tout

Nouveau registre avec ce bloc 3 en dalle: un bloc tout en finesse, qui s’avère piégeux.

Arthur Le Bris est le premier à nous dévoiler le top. Avec déjà un bloc validé en ouverture de finale, il se positionne sérieusement dans le haut du classement. De bon augure avant le dernier bloc.

Paul Jenft lui emboîte le pas — et avec la manière : il valide la dalle au premier essai pour aller chercher les 25 points. Une opération parfaite qui le place  également pleinement dans la course, en tête du classement devant Arthur.

© Planetgrimpe

Mejdi Schalck trouve lui aussi la solution et parvient au sommet. De quoi le relancer avant d’aborder le dernier bloc, annoncé bien plus physique.

Et puis, coup de théâtre : Max Bertone, dernier à s’élancer, se fait surprendre dans cette dalle. Il valide la zone, mais ne parvient pas à aller voir la suite. Tout se jouera donc dans le dernier bloc.

Un bloc 4 physique, mais abordable: le dénouement

Joseph Perrin s’élance le premier et arrache le top in extremis, à quelques secondes de la fin du temps. Une fin de run sous tension.

Arthur Le Bris conclut lui aussi avec un top solide. Paul Jenft fait de même et reste donc devant Arthur au classement provisoire.

Mejdi Schalck valide également le bloc et se classe 3ème du provisoire, mais la situation reste fragile : trois grimpeurs sont encore en lice, dont Max Bertone. S’il valide, avec un troisième top au compteur, il passera devant tout le monde. Le bloc semblant abordable, le podium de Mejdi ne tient qu’à un fil. Camille Claude trouve la solution, tout comme Kito Martini, mais sans bouleverser le trio de tête provisoire (Paul, Arthur, Mejdi).

Ne reste plus qu’un grimpeur au pied du bloc. Max Bertone.

Le Réunionnais arrive concentré, déterminé. Il s’élance… et sans véritable surprise, maîtrise le bloc avec aisance. Un top net, propre, efficace, avec la lucidité qu’on lui connaît. Trois blocs validés donc, et un titre! Max Bertone est sacré champion de France de bloc 2026, devant Paul Jenft et Arthur Le Bris. Mejdi Schalck se contentera de la médaille en chocolat.


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Oriane Bertone sacrée Championne de France 2026 au bout du suspense : une finale au dixième près !

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Demi-finale du championnat de France de bloc 2026: la famille Bertone frappe très fort !

13 Fév

Après des qualifications disputées un peu plus tôt dans la journée, les 24 meilleur·e·s grimpeur·euse·s avaient rendez-vous ce soir pour une demi-finale qui promettait d’être relevée.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le ton a radicalement changé. Là où les qualifications s’étaient montrées relativement abordables, la demi-finale a frappé fort. Circuit tranchant, mouvements engagés, peu de tops : plusieurs prétendant·e·s à la finale se sont fait piéger, parfois sévèrement, dans des blocs qui ne pardonnaient rien.

Oriane Bertone stratosphérique

Un circuit de demi-finale extrêmement relevé chez les femmes. Et avant le passage d’Oriane Bertone, très peu de blocs avaient été validés. Pour donner une idée du niveau d’exigence : valider deux zones suffisait à entrer dans le top 8 et décrocher son ticket pour la finale.

Oriane, elle, évolue dans une autre dimension. Seule grimpeuse à cocher les quatre blocs, dont deux flashs, elle survole la demi-finale avec 99,7 points sur 100 possibles. Une démonstration. Chaque bloc valant 25 points (avec déduction de 0,1 point par essai), elle frôle la copie parfaite et relègue ses adversaires à bonne distance.

Derrière, Lucile Saurel s’accroche et prend la 2e place avec un top complété par trois zones, pour un total de 54,3 points.

Zélia Avezou monte sur la 3e marche provisoire avec un top et deux zones (44,8 points), juste devant Selma Elhadj Mimoune, 4e avec 44,7 points.
Lily Abriat, 5e, valide les zones des blocs 2 et 3 avant de réussir à toper la dalle du bloc 4 — un passage que seule Oriane avait jusque-là maîtrisé.

Agathe Calliet, capable de jouer les podiums en Coupe du monde, doit se contenter de trois zones pour un score de 29,7 points et une 6e place.
Même bilan pour Elsa Ravinet, 7e avec 28,9 points.
Enfin, la jeune Louise Puech Yazid arrache le dernier ticket pour la finale grâce à deux zones (19,8 points).

Avec 100 points maximum à aller chercher, cette demi-finale aura clairement mis en lumière l’écart créé par Oriane. Il y avait elle… et les autres.

Un mot également pour Fanny Gibert, qui signait son grand retour sur un Championnat de France après quatre ans d’absence. Une demi-finale compliquée pour elle, avec aucune zone validée et donc 0 point au compteur — un round forcément difficile à encaisser.

Max Bertone en patron chez les hommes

Chez les hommes, le tour s’est révélé un peu moins chaotique que chez les femmes… mais tout aussi exigeant. Et s’il y en a un qui a su tirer son épingle du jeu, c’est Max Bertone.

Grimpe féline, lecture ultra intuitive, efficacité redoutable : il impose son rythme et prend la tête de la demi-finale avec 3 tops et 83,9 points. Une prestation solide, maîtrisée, presque naturelle.

Max Bertone sur le championnat de France de bloc 2025 | ©Planetgrimpe

Derrière lui, Kito Martini, champion de France surprise en 2024, sera une nouvelle fois au rendez-vous de la finale. Il se classe 2e avec 2 tops et 1 zone pour un total de 60 points. Camille Claude complète le top 3 avec le même nombre de blocs (2 tops + 1 zone), mais quelques essais supplémentaires le relèguent derrière Kito.

Et non, vous ne rêvez pas : Mejdi Schalck ne figure pas dans le trio de tête de cette demi-finale complètement folle. Dernier à s’élancer, il débute mal en échouant dans la dalle du bloc 1. Il valide ensuite la coordination du bloc 2, puis seulement les zones des blocs 3 et 4. Résultat : 54,8 points et une 4e place. On le retrouvera tout de même en finale où, on l’espère, les grimpeurs pourront davantage s’exprimer. Paul Jenft quant à lui se reprend après des qualifications timides et termine 5e avec 1 top et 3 zones.

Les trois derniers qualifiés pour la finale valident chacun 1 bloc et 2 zones :

  • Joshua Fourteau (6e)
  • Arthur Le Bris (7e), auteur d’une belle remontée après une 20e place en qualifications
  • et le Chambérien Joseph Perrin (8e), qui sera le seul à contrôler le top du bloc 4 jusqu’au bout pour arracher sa place en finale.

Derrière, les résultats sont cruels.

Sam Richard, 9e, échoue aux portes de la finale. Une compétition décidément compliquée pour lui, déjà sorti en demi-finale l’an dernier. Le champion de France en titre, Adrien Lemaire, ne valide aucun bloc — preuve supplémentaire du niveau d’exigence du circuit. Même constat pour Manu Cornu (13e) et Sam Avezou (14e).

Enfin, coup dur pour Thomas Lemagner, 5e des qualifications : blessé dans le bloc 2, il ne pourra pas aller au bout de sa demi-finale.

La suite du programme

Samedi 14 février
18h10 : Finales femmes
19h50 : Finales hommes
21h30 : Podiums

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Championnat de France de bloc 2026: résultats des qualifications

13 Fév

Ça y est, le championnat de France d’escalade de bloc 2026 a débuté ce matin à Montmartin sur Mer. Au programme, les qualifications femmes et hommes avec un circuit de 5 blocs à déchiffré. L’objectif ? Entrer dans le Top 24, synonyme de passage ne demi-finale.

4 grimpeuses au top chez les femmes

Du côté des femmes, quatre grimpeuses ont validé les cinq blocs des qualifications. En revanche, aucune ne parvient à réaliser le sans-faute à vue.

Oriane Bertone, première à s’élancer ce matin, concède deux essais dans le bloc 2 et un dans le bloc 4. Dans un système où chaque tentative supplémentaire coûte 0,1 point, ces petits détails comptent : elle totalise finalement 124,7 points.

Lucile Saurel signe exactement la même performance, dans les mêmes blocs, et prend donc la tête ex æquo avec Oriane.
Zélia Avezou vient elle aussi à bout des cinq blocs et se classe troisième, avec un essai supplémentaire qui la place à 124,6 points.
Enfin, Lily Abriat est la quatrième grimpeuse à toper l’ensemble des blocs de qualification. Avec quelques tentatives de plus, elle boucle ce round à 124,3 points.

Derrière ce quatuor de tête, Lou Auclair, tout juste sortie du Championnat de France jeunes la semaine dernière, se paie le luxe de valider quatre blocs et s’empare de la 5e place.
De son côté, la Valentinoise Agathe Calliet, annoncée parmi les favorites, termine 6e avec également quatre tops au compteur. Elle butera sur le tout dernier mouvement du bloc 4, un détail qui lui coûte cher au classement.

Enfin, parmi les moments marquants de ces qualifications :

  • Le retour de Fanny Gibert, quatre ans après son dernier Championnat de France. Avec trois tops, elle se classe 7e et valide sereinement son ticket pour la demi-finale.
  • Louise Puech Yazid, sacrée championne de France U19 la semaine dernière, termine 10e de ce tour qualificatif.
  • Selma Elhadj Mimoune, vice-championne de France l’an dernier, connaît un départ timide : trois tops également, pour une 11e place provisoire.

Résultats complets seniors femmes

Deux leaders chez les hommes

Chez les hommes, ils ne sont que deux à réussir les cinq blocs proposés par les ouvreurs lors de ce tour qualificatif.

Mejdi Schalck, de retour en France il y a quelques semaines après un long trip aux États-Unis, signe une solide performance en validant les cinq blocs. Malgré cinq essais concédés — et donc 0,5 point envolé dans un système où chaque tentative coûte 0,1 point — il prend la tête avec un total de 124,5 points.

Derrière lui, Thomas Lemagner est tout proche : un essai supplémentaire le place à 124,4 points. Il se classe donc 2e provisoire, à un dixième seulement du leader.

Le champion de France en titre, Adrien Lemaire, réalise une entrée maîtrisée avec quatre tops, 109,7 points et une 4e place au classement. Max Bertone est dans la partie également avec 4 tops et 109,6 points (4ème). Sam Richard, stoppé dans le bloc 3, se contente lui aussi de quatre tops et prend la 6e position.

Parmi les autres faits marquants de ces qualifications :

  • Paul Jenft, habitué aux avant-postes, valide quatre blocs mais termine plus loin que d’ordinaire, à la 13e place.
  • Manu Cornu pointe lui aussi en 13e position et signe un retour encourageant après une longue période marquée par les blessures.
  • Sam Avezou, capable d’aller chercher des médailles à l’international, bute également sur le bloc 3 — un passage qui aura fait de sérieux dégâts — et termine 17e.

Résultats complets seniors hommes

La suite du programme

Vendredi 13 février
20h00 – 21h30 : Demi-finales

Samedi 14 février
18h10 : Finales femmes
19h50 : Finales hommes
21h30 : Podiums

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Championnat de France d’escalade de bloc jeunes 2026 : résultats des finales U15 et U19

08 Fév

Le Championnat de France de bloc jeunes 2026 s’est clôturé ce soir avec les finales U15 et U19. Pour l’occasion, nous avions fait le déplacement afin de prendre un peu la température de nos jeunes talents, et autant vous dire que nous n’avons pas été déçus !

Avant de parler résultats, difficile de ne pas souligner l’organisation aux petits oignons proposée par la salle d’Edenwall, soutenue par le club Ready To Grimpe. Pas un seul accroc, un jeu de lumières réglé au millimètre et des ouvertures ultra bien calibrées par l’équipe d’ouvreurs. Vous l’aurez compris, le spectacle était au rendez-vous et on ne regrette pas le déplacement. Mais revenons-en aux résultats de ces finales…


Une finale serrée chez les U15

On commence par la finale féminine, où le titre s’est joué dans les détails. Pour espérer décrocher l’or, il fallait toper trois des quatre blocs proposés en finale, et c’est ce qu’ont réussi Mila Nore et Iliya Phillips. Seul le bloc 2 leur aura résisté, et c’est finalement aux essais que s’est jouée la première place. À ce jeu-là, Mila Nore l’emporte avec un score de 84,7, contre 83,8 pour Iliya Phillips, qui aura laissé quelques essais supplémentaires sur chaque passage. Johana Simon complète le podium avec la médaille de bronze.

Chez les garçons, c’est encore plus serré ! Le top 3 s’est tenu en seulement quelques essais d’écart… Les meilleurs auront validé trois blocs de la finale, ainsi qu’un bloc où seule la zone aura été atteinte, soit un score maximal possible de 85 points (pour rappel : un top = 25 points, une zone = 10 points, et chaque essai supplémentaire retire 0,1 point).

Au jeu des essais, Noam Terreaux décroche l’or avec 84,9 points (seulement 0,1 point concédé sur le bloc 1). Il est suivi de très près par Clément Sauger, en argent avec 84,6 points (trois essais supplémentaires), tandis que Goran Lehner s’octroie le bronze avec 84,5 points. On ne vous a pas menti : le trio de tête se tient dans un mouchoir de poche, et tout aurait pu basculer pour l’un comme pour l’autre.

Ça grimpe fort chez les U19 !

Chez les filles, pas de débat, Louise Puech Yazid a dominé la finale de bout en bout. À commencer par le bloc 1 qu’elle flashera avec une facilité déconcertante pendant que la plupart de ses concurrentes ne bougent pas sur une énorme mouvement d’épaule. Elle topera les quatre blocs de finale et s’adjuge le titre de Championne de France U19 2026 avec 99,6 points sur les 100 possibles ! Derrière, Luna Alvernhe aura tout tenté pour essayer de rester dans la course, mais elle se fera distancer dès le bloc 2 qu’elle ne parviendra pas à valider. Avec tout de même trois beaux tops au total, Luna prend une belle médaille d’argent. Le podium sera complété par Imane Ridouani avec deux tops.

Chez les garçons, le top 4 est départagé sur 0,6 points ! Autant vous dire que la bagarre était haletante ! Ils seront donc quatre à toper deux blocs + deux zones, et les essais auront été déterminants. À ce jeu, Tom Daufresne prend le titre de Champion de France de bloc U19 avec un score de 69,8 points (sur les 70 possibles avec 2 blocs + 2 zones). Maël Reynaud est dans la course, et décroche la médaille d’argent avec un score de 69,6 points ! Enfin, Noé Shankland prend le bronze avec 69,4 points … et pourtant, ce dernier avait réalisé le meilleur départ en étant le seul à toper le bloc 1, mais il ne parviendra ensuite à toper que la coordo du dernier bloc.


Lire aussi

Championnat de France d’escalade de bloc jeunes 2026 : résultats des finales U17

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Championnat de France d’escalade de bloc jeunes 2026: résultats des qualifications U19

08 Fév

Deuxième journée sur ce championnat de France de bloc jeunes 2026 dans la salle Edenwall (Mâcon), et c’est au tour des U19 de faire leur entrée sur scène.

Du côté des filles, c’est sans surprise Louise Puech Yazid qui prend la pôle position de ce round de qualification en étant la seule à toper les 6 blocs proposés par les ouvreurs. À ses trousses, on retrouve Luna Alvernhe avec 5 tops, puis Imane Ridouani avec 3 tops.

Chez ls garçons, les qualifications étaient un peu plus serrées. 2 grimpeurs valident 5 blocs, et c’est Noé Shankland qui prend la  tête de ce premier tour avec 134,6 points. Il est suivi de près par Mathis Duteurtre (124,6 points) et Camille Claude avec 119,9 points.

La suite du programme

Dimanche 8 février 2026

14h30 – 15h45 : Finales U15 Femmes & Hommes
17h15 – 18h30 : Finales U19 Femmes & Hommes

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Championnat de France d’escalade de bloc jeunes 2026: résultats des qualifications U15

07 Fév

La journée se poursuit à Mâcon aujourd’hui pour les championnats de France de bloc jeunes, et c’est cette fois la catégorie des U15 qui a frappé.

Chez les filles, c’est Iliya Philipps qui prend la tête du classement en étant la seule à toper les 6 blocs de qualification. Elle comptabilise un score de 149,7 points. Derrière ça se bagarre fort, mais on retrouvera en 2ème position Mila Nore avec 5 tops (135 points), suivie de près par Sybille Vounatsos avec 5 tops également mais avec un essai de plus (134,9 points).

Chez les garçons, grosse bagarre également dans le haut du classement. Ils seront deux à toper les 6 blocs de qualification. Mais c’est finalement Nolan Costes qui truste la première place avec 149,8 points (il lâchera 3 petits essais dans le premier bloc pour atteindre la zone). Clément Sauger prend la seconde place de ces qualifications avec 149,6 points. Lucien Fortin complète ce trio de tête avec 135 points.

La suite du programme

Samedi 7 février 2026

20h15 – 21h30 : Finales U17 Femmes & Hommes

Dimanche 8 février 2026

8h30 – 12h30 : Qualifications U19 Femmes & Hommes
14h30 – 15h45 : Finales U15 Femmes & Hommes
17h15 – 18h30 : Finales U19 Femmes & Hommes

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Championnat de France d’escalade de bloc jeunes 2026: résultats des qualifications U17

07 Fév

Le premier grand rendez-vous national de la saison, le championnat de France de bloc jeunes,  frappe ce week-end dans la salle d’Edenwall à Mâcon. Au total, près de 300 jeunes espoirs de l’escalade tricolore vont s’affronter durant deux jours pour tenter de décrocher le titre national en bloc.

Ce samedi, les hostilités ont été lancées par la catégorie U17. 6 blocs étaient proposés par les ouvreurs, avec un seul objectif: entrer dans le Top 8 pour espérer participer à la finale.

Chez les filles U17, Julie Saillez s’en sort le mieux avec 5 tops sur les 6 possibles. Elle est suivie de près par Lisa Guidoni et Amie Lerondel.

Du côté des garçons, le top3 des qualifications se tient dans un mouchoir de poche. Avec chacun 4 tops et 2 zones, ce sont les essais qui auront fait la différence. Avec 119,7 points, Esteban Tournus prend la tête du classement. Willem Douady se classe second avec 119, 5 points, suivi par Oscar Venet avec 119,3 points.

 

 

La suite du programme

Samedi 7 février 2026

14h10 – 18h00 : Qualifications U15 Femmes & Hommes
20h15 – 21h30 : Finales U17 Femmes & Hommes

Dimanche 8 février 2026

8h30 – 12h30 : Qualifications U19 Femmes & Hommes
14h30 – 15h45 : Finales U15 Femmes & Hommes
17h15 – 18h30 : Finales U19 Femmes & Hommes

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Wall Test Planetgrimpe : inscris toi pour tester le chausson Scarpa Instinct VSR LV !

30 Jan

WALL TEST TERMINÉ

Chez Planetgrimpe, on parle de matériel toute l’année. Mais une bonne paire de chaussons, un baudrier ou une corde, ça ne se juge pas sur une fiche technique ou une prise en main de cinq minutes.

C’est pour ça que nous avons lancé les Wall Test Planetgrimpe.


Le principe est simple :

  • Ce sont les grimpeuses et grimpeurs de la communauté PG qui testent le matériel, en conditions réelles, dans leurs salles, sur leurs projets, avec leur pratique et leurs sensations. Pas de tests en labo. Pas d’avis formatés. Du terrain, du vécu, du concret.
  • On vous envoie des produits, vous les testez en détails, vous nous faites un retour complet et vous gardez les produits !

Premier Wall Test : Scarpa Instinct VSR LV

Pour ce tout premier Wall Test, nous avons choisi le Scarpa Instinct VSR LV, un chausson emblématique de la gamme performance chez Scarpa.

Sans entrer ici dans un test avant l’heure, quelques repères pour situer le modèle :

  • version LV (Low Volume), pensée pour les pieds fins
  • connu pour son compromis entre précision, puissance et sensibilité
  • largement utilisé par des grimpeurs réguliers à très engagés

L’objectif du Wall Test n’est pas de dire s’il est “bon” ou “mauvais”, mais de comprendre : pour qui il fonctionne vraiment, dans quelles pratiques, et avec quelles limites.

Comment participer à ce premier Wall Test ?

Vous voulez tester les chaussons Scarpa Instinct VSR LV ? Voici comment ça se passe :

Candidatures ouvertes jusqu’au : vendredi 20 février inclus (formulaire d’inscription juste en dessous)
Nombre de testeurs sélectionnés : 2

Le produit est envoyé gratuitement aux testeurs sélectionnés
Le test se déroule en conditions réelles, sur plusieurs semaines
Un retour structuré et argumenté est demandé (voir charte ci-dessous)

Ce que nous recherchons avant tout : des avis honnêtes, nuancés et contextualisés

⚠️ Attention, pour vous inscrire, vous devez déjà avoir publié un test personnel sur Planetgrimpe.

👉 Voici un exemple de test qui pourrait retenir notre attention et vous permettre de participer aux Wall Test. Nous attirons votre attention sur le fait qu’un test personnel avec mois de 500 mots ne permettra pas de remplir les critères de participation au Wall Test.

Ce que vous y gagner à tester du matériel

Participer à un Wall Test Planetgrimpe, c’est :

  • tester un produit dans des conditions réelles, sur la durée
  • voir son test publié sur Planetgrimpe, avec son nom
  • contribuer à une démarche éditoriale indépendante et reconnue
  • aider la communauté à faire des choix plus éclairés

 À l’issue du test, le produit est conservé par le/la testeur·se.

Formulaire d’inscription

Merci de remplir le formulaire avec soin. Les candidatures incomplètes ou trop succinctes seront difficilement retenues.

Prénom et Nom
Insérer le lien d'un test déjà publié sur Planetgrimpe.

Pour les Wall Test, nous privilégions les candidatures de grimpeurs et grimpeuses ayant déjà publié un test personnel sur Planetgrimpe. Cela nous permet de mieux apprécier vos qualités éditoriales et votre capacité à produire un retour structuré et publiable.
Discipline(s) pratiquées régulièrement
Niveau approximatif
Vous pratiquez le plus souvent ...
Explique nous ta motivation en quelques lignes
N'hésitez pas à en essayer une paire en magasin au préalable pour ne pas faire d'erreur.
Charte des Wall Test
Engagement

© Scarpa


Préambule
Les Wall Tests Planetgrimpe ont pour objectif de proposer des retours matériels utiles, honnêtes et contextualisés, issus du terrain et pensés pour aider les grimpeurs et grimpeuses à faire des choix éclairés.

Cette charte fixe le cadre commun que chaque testeur et testeuse s’engage à respecter. Elle garantit la crédibilité éditoriale, la cohérence des contenus, et la confiance des lecteurs.

Participer à un Wall Test implique l’acceptation pleine et entière des règles ci‑dessous.

1. Esprit général des Wall Tests

Un Wall Test n’est ni une publicité, ni une fiche produit, ni un avis à chaud. C’est un retour d’expérience argumenté, ancré dans une pratique réelle, qui doit répondre à trois questions simples :

  • Quoi ? (présentation du produit)
  • Pour qui ? (profil du grimpeur, niveau, pratique)
  • Dans quel contexte ? (type de mur, falaise, fréquence, durée)
  • Pourquoi ? (ce que le produit apporte – ou non – par rapport aux usages)

L’objectif n’est pas de dire qu’un produit est « bon » ou « mauvais », mais de comprendre ce qu’il fait, ce qu’il change, et pour qui il est pertinent.

2. Transparence et honnêteté

Le testeur s’engage à :

  • Donner un avis sincère, personnel et argumenté
  • Mentionner aussi bien les points forts que les limites du produit
  • Éviter toute complaisance, exagération ou langage purement promotionnel
  • Un produit peut être bon dans certains usages et moins adapté dans d’autres : c’est précisément ce que le Wall Test doit faire ressortir.

👉 Un avis nuancé est toujours préférable à un avis tranché mais creux.

3. Contexte de test obligatoire

Chaque Wall Test doit impérativement préciser

Le profil du testeur :

niveau approximatif
type de pratique (bloc, voie, salle, falaise, compétition, loisir, etc.)
Le cadre du test :

salle(s) ou site(s) utilisés
type de prises, de murs ou de rocher
durée du test (nombre de séances, période)
Sans contexte clair, le test perd une grande partie de sa valeur.

4. Exemple de structure pour Wall Test

Sans être figée, la structure suivante peut vous aider à formaliser votre test :

  • Introduction

Présentation du produit (technique, design, positionnement)
Comment il a été testé (cadre, environnement, durée)
Objectif du test (tester l’adhérence de cette nouvelle gomme, ce nouveau talon innovant, …)

  • Profil du testeur

Morphologie du pied (pour les tests chaussons et chaussures d’approche)
Niveau et pratique (salle, falaise, bloc, grande voie, …)
Fréquence d’utilisation

  • Sensations et usage réel

Ce qui fonctionne bien
Ce qui fonctionne moins bien
Évolution dans le temps
Comparaison avec des produits similaires

  • À qui s’adresse ce produit ?

Profils / pratiques pour lesquels il est pertinent
Profils / pratiques pour lesquels il l’est moins

  • Conclusion

Synthèse honnête et nuancée
Ce que le produit apporte (ou non) à la pratique

Nous attendons un test précis et complet de 800 mots minimum.

5. Ton et style éditorial

Les Wall Tests Planetgrimpe doivent être :

  • Accessibles : compréhensibles par tous les grimpeurs
  • Naturels : écrits comme on parlerait à un partenaire de grimpe
  • Pédagogiques : expliquer les sensations, pas seulement les décrire

À éviter absolument :

  • Le jargon trop marketing
  • Les copier‑coller de discours de marque
  • Les superlatifs vides (« incroyable », « révolutionnaire », etc.)

6. Indépendance vis‑à‑vis des marques

Même lorsque le produit est fourni par une marque partenaire :

  • Le contenu reste éditorialement indépendant
  • La marque n’a pas de droit de validation sur le fond du test
  • Le testeur n’est jamais tenu de formuler un avis positif
  • Cette indépendance est une condition essentielle de la crédibilité des Wall Tests.

7. Visuels et illustrations

Des photos doivent être fournies :

  • Elles doivent présenter le produit sous différents angles
  • Elles doivent représenter le produit en situation réelle d’usage
  • Les photos doivent respecter le droit à l’image et la sécurité
  • Planetgrimpe se réserve le droit de sélectionner ou recadrer les visuels pour cohérence éditoriale.

8. Responsabilité et validation

En participant à un Wall Test, le testeur :

  • Assume la responsabilité de son propos
  • Accepte de respecter une deadline pour rendre son avis (6 semaines en moyenne)
  • S’engage à relire attentivement son contenu avant publication
  • Accepte les ajustements éditoriaux (orthographe, clarté, structure)
  • Les modifications de fond ne sont jamais faites sans échange avec le testeur.

9. Engagement du testeur

Participer à un Wall Test Planetgrimpe, c’est :

  • Contribuer à une démarche collective et qualitative
  • Aider la communauté à mieux choisir son matériel
  • Défendre une vision exigeante et honnête du test produit

La confiance des lecteurs est la valeur centrale des Wall Tests. Merci de la respecter et de la faire vivre.

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Sportive de haut niveau en escalade et étudiante : le double projet de Capucine Viglione

22 Jan

À 23 ans, Capucine Viglione mène de front deux projets depuis de nombreuses années. D’un côté, l’escalade de vitesse au plus haut niveau : membre de l’équipe de France, actuelle détentrice du record de France et une participation aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. De l’autre, un parcours universitaire construit pas à pas jusqu’à une école de commerce grenobloise, avec la volonté de ne pas tout miser sur une carrière sportive, qui, par définition, est incertaine.

Un double projet dont elle nous parle sans complexe, sans le présenter comme un modèle à suivre, mais comme une nécessité personnelle. Une façon pour elle de garder un équilibre pour tenir dans la durée et continuer à avancer.


Ses premiers pas en escalade à l’âge de 5 ans

Capucine découvre l’escalade à l’âge de cinq ans, à Marseille. Une entrée dans le sport presque évidente, par mimétisme familial. “Mon grand frère était inscrit au club, et à force de le suivre, j’ai eu envie d’essayer.” Elle grimpe d’abord en bloc et en difficulté. Rapidement, un élément s’impose à elle : la compétition. “Ça m’a tout de suite plu !”.

Le choix de la vitesse arrive plus tard, presque par opportunité. Lorsqu’elle déménage en région parisienne, elle s’inscrit au club de Massy et découvre l’existence d’un groupe vitesse compétition. “Je ne faisais pas encore de vitesse, mais j’ai vu qu’il y avait un groupe dédié. Je me suis entraînée quelques mois de mon côté pour pouvoir l’intégrer, parce qu’il fallait quand même avoir un petit niveau.”

En décembre 2015, elle rejoint officiellement ce groupe. Trois mois plus tard, elle participe à ses premiers Championnats de France et monte sur le podium. La suite s’enchaîne très vite. “Trois mois après, j’avais ma première sélection en équipe de France. Depuis, je n’ai jamais arrêté.”

Très tôt, le sport commence à bousculer l’école

Cette ascension rapide a un revers qu’elle n’avait pas anticipé : dès l’adolescence, sport et scolarité entrent en concurrence. “En 2016, j’ai ma première sélection sur un Championnat d’Europe et une Coupe d’Europe. C’est la première fois que je commence à rater des cours pour aller en compétition.” Petit à petit, les absences s’accumulent : compétitions internationales, stages équipe de France, déplacements… “J’avais déjà raté ma rentrée au collège, puis des semaines entières de cours.”

À ce moment-là, rien n’est réellement prévu pour accompagner ce type de parcours. Son collège n’est pas spécialisé et les enseignants peu habitués à ces contraintes. “Dès le collège, ça a commencé à être compliqué de faire comprendre tout ça aux profs.” Avec ses parents, Capucine cherche alors une solution. Ce sera finalement le Pôle France à Voiron pour le lycée. “Les aménagements n’étaient pas incroyables, mais c’était la meilleure option qu’on avait à ce moment-là.”

© Tim Nicolas Hopf

Adapter sa scolarité sans jamais la mettre complétement de côté

À Voiron, Capucine découvre la vie en internat, en parallèle d’un entraînement quotidien. Une organisation lourde, qu’elle accepte. “J’allais au lycée, puis après les cours j’allais m’entraîner. C’était déjà un sacré compromis.”

Mais après la classe de première, l’envie de changement se fait sentir. “En terminale, j’en avais marre de l’internat, ça me saoulait.” Elle rentre alors en région parisienne et intègre un lycée spécialisé pour sportifs de haut niveau. Cette fois, le cadre fonctionne réellement. “On n’avait cours que le matin, et l’après-midi on pouvait s’entraîner. J’étais avec Solène Moreau, on s’entraînait ensemble. C’était vraiment une super solution.”

Pour la première fois depuis ses années collège, sport et études cessent d’être en opposition permanente.

Après le bac, Capucine fait le choix de continuer les études

À la sortie du lycée, Capucine ne remet pas en question l’idée de poursuivre des études. “J’ai toujours eu envie de faire des études, et en plus j’aime bien ça.” Elle s’inscrit à l’université de Grenoble en DUT GEA. “J’allais en cours le lundi, et le reste de la semaine je préparais mes cours à distance. J’ai validé mon DUT en deux ans.”

Elle intègre ensuite Grenoble École de Management, dans un programme Grande École aménagé pour les sportifs de haut niveau. “J’ai exactement le même diplôme que ceux qui sont en présentiel, sauf que mes cours sont à distance. Ça me permet de m’entraîner, de partir à l’étranger, et de rattraper les cours quand je peux.”

Avec le recul, Capucine identifie clairement ce qui l’a convaincue que ce double projet était possible : les personnes croisées sur son chemin. “J’ai rencontré des gens qui croient vraiment qu’on peut viser l’excellence sportive et scolaire en même temps. C’est eux qui m’ont convaincu que c’était possible.”

Composer avec deux exigences au quotidien

Contrairement à certaines idées reçues, Capucine ne fonctionne pas avec une méthode stricte et figée. “Je n’ai pas vraiment de routines ou de règles non négociables. J’essaie surtout de m’adapter en fonction de l’emploi du temps et de la charge de travail.”

Certaines périodes sont relativement équilibrées. D’autres beaucoup plus tendues, notamment lors des stages. “L’an dernier, pendant un stage, je travaillais de 8h30 à 14h, j’allais à l’entraînement ensuite, et je devais encore travailler mes cours le soir. Et ça pendant six mois. Je sentais que je m’entraînais moins, ça me frustrait énormément. J’étais fatiguée, frustrée, et j’avais l’impression de ne rien faire correctement.”

© Tim Nicolas Hopf

Quand l’équilibre se fragilise, le sport devient un pilier central

Malgré toutes les adaptations possibles, certaines périodes dépassent toute question d’organisation ou de planning. En 2021, Capucine traverse l’épreuve la plus difficile de sa vie : la perte de son grand frère. “Émotionnellement, ça n’allait pas du tout. J’étais en DUT à ce moment-là, et mes notes ont chuté comme jamais. Je n’arrivais plus à faire les choses correctement.

Pour la première fois, l’équilibre qu’elle avait patiemment construit s’effondre, aussi bien sur le plan scolaire que personnel.
Je sentais que l’équilibre n’était plus là, clairement.” Dans cette période, c’est paradoxalement l’escalade qui va jouer un rôle central. “Ce qui m’a sortie la tête de l’eau, honnêtement, ça a été l’entraînement.” S’entraîner avec les autres, retrouver une routine, un cadre, un objectif sportif : autant d’éléments qui vont lui permettre de se reconstruire progressivement. “L’objectif sportif, le fait de m’entraîner avec les copains, ça m’a permis de retrouver un équilibre, y compris scolairement.”

Elle finira par valider son DUT sans encombre, mais cette période marque un tournant. Elle comprend alors que le double projet n’est pas seulement une question d’anticipation de l’après-carrière, mais aussi un levier de résilience, capable de soutenir l’un quand l’autre vacille.

Des décisions parfois difficile à prendre

L’arbitrage le plus délicat intervient début 2024, à l’approche des Jeux Olympiques de Paris. Une période où la pression monte d’un coup, et où l’équilibre jusque-là tenu devient fragile. “À ce moment-là, j’étais tellement stressée par les sélections pour les JO que je n’arrivais plus à travailler efficacement pour les cours. J’étais dans une boucle infernale.

Capucine finit par prendre une décision difficile : demander à son école de reporter certaines matières. “Je sentais que si je continuais comme ça, j’allais craquer. Ils ont compris que ce n’était pas un caprice, mais que j’en avais vraiment besoin.

Avec le recul, ce moment marque une prise de conscience importante : le double projet ne peut pas toujours être parfaitement équilibré, et il faut parfois accepter de lâcher sur un front pour ne pas s’épuiser complètement. Pour Capucine, les études restent cependant un pilier essentiel de cet équilibre global. “Quand je fais un entraînement de merde, je rentre chez moi et j’ai autre chose à faire. Je ne ressasse pas l’entraînement toute la soirée.” Un échappatoire mental, mais aussi une projection lucide sur l’avenir. “Je ne vis pas de l’escalade aujourd’hui, et je pense que je n’en vivrai jamais vraiment. Avoir quelque chose à côté, c’est une sécurité.

Sportive de haut niveau, mais pas seulement…

Lorsqu’elle se présente, Capucine se définit d’abord comme sportive de haut niveau. Un choix qu’elle assume, parce qu’il correspond à sa réalité quotidienne. “C’est là que je passe la majeure partie de mon temps, à l’entraînement, en compétition. C’est l’expérience qui me définit le plus aujourd’hui.” Cette manière de se présenter n’a pourtant rien d’anodin : “J’ai déjà travaillé là-dessus en préparation mentale, sur le fait de ne pas me définir uniquement par le fait d’être sportive de haut niveau.”

Un travail nécessaire pour éviter de tout faire reposer sur l’escalade, surtout lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. Car pour elle, l’équilibre ne repose pas uniquement sur une bonne organisation du temps, mais aussi sur la capacité à exister autrement que par le sport. “Je suis quand même fière de ce que je fais, donc ça ne me dérange pas de me présenter comme sportive. Mais j’essaie de ne pas me réduire qu’à ça.”

© Tim Nicolas Hopf

Études et sport de haut niveau : un cadre encore trop fragile selon Capucine

Si Capucine reconnaît aujourd’hui avoir trouvé un équilibre personnel, elle reste lucide sur les limites du système français. “On nous encourage à faire des études, mais concrètement, côté études, ça ne suit pas toujours. Il y a encore trop peu de filières post-bac qui sont compatibles avec un projet sportif de haut niveau.”

Elle cite notamment certaines filières très exigeantes, comme le droit, beaucoup plus difficiles à concilier avec un entraînement quotidien. “J’étais en colocation avec une athlète qui faisait du droit. Ce n’est vraiment pas la même chose.” Selon elle, ce manque d’adaptation pousse de nombreux jeunes à arrêter, parfois très tôt. “Je connais plein de jeunes qui ont arrêté parce que le passage aux études était trop compliqué.”

Un constat qu’elle élargit à la place du sport dans la société française. “Ce n’est pas vraiment dans la mentalité française de se dire que sport de haut niveau et études peuvent être compatibles.”

Un équilibre trouvé, et un horizon clair jusqu’en 2028

Aujourd’hui, Capucine estime avoir trouvé un fonctionnement qui lui correspond. Elle s’entraîne quotidiennement au Pôle France à Voiron, suit ses cours à distance et avance avec un calendrier clair. “Je finis mes études dans un an et demi, et après il y aura les Jeux de Los Angeles.” La fin de carrière viendra plus tard, peut-être après 2028. “Je ne suis pas encore sûre d’arrêter après Los Angeles, mais il y a de grandes chances.”

Avant de conclure, Capucine rappelle qu’elle est loin d’être un cas isolé au sein de l’équipe de France. “Je sais que je ne suis pas la seule en équipe de France à faire des études, et je sais que pour certains, c’est très compliqué.” Puis, à destination des plus jeunes : “À ceux qui hésitent entre continuer le sport ou se lancer dans les études : pourquoi ne pas essayer de faire les deux ?”.

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Coupe de France de bloc 2025: étape à Valence

12 Jan

Alors que les championnats de France arrivent à grands pas, cette étape de coupe de France Valentinoise était l’occasion pour quelques uns des meilleurs grimpeurs français de se remettre en jambe avant les prochaines grosses échéances. Et autant vous dire qu’il y avait du très beau monde sur les blocs, dont Oriane Bertone et Sam Richard qui remportent cette étape.

L’étape la plus relevée du circuit senior

On commence par les seniors femmes, où la réunionnaise Oriane Bertone n’aura laissé aucune chance à ses concurrentes directes. Première des qualifications, elle sortira également en tête de la finale avec 3 tops et 4 zones. Luna Alvernhe se contente d’une belle médaille d’argent avec 2 Tops et 4 zones en finale, tandis qu’Anouk Buffet prend la médaille de bronze avec 1 Top et 3 zones.

Chez les hommes, Samuel Richard s’empare de la première place au terme d’une belle bagarre en finale. Au regard du plateau, les ouvreurs avaient corsé le niveau, peut-être un peu trop puisque seul le dernier bloc sera topé. Pour vous rendre compte du niveau, Adrien Lemaire, champion de France en titre, ne réussit qu’une seule zone en finale sur les 4 blocs proposés, et prend alors la 7ème position. Le podium va se jouer dans les détails… Sam Richard s’en sort le mieux avec un top et 4 zones. Antoine Richard est tout proche, avec quelques essais de plus qui le positionnent sur la médaille d’argent. Avec une zone de moins, Léo Favot complète le podium.

Du beau niveau chez les jeunes également

En U15 fille, la locale de l’étape, Mila Nore, prend la médaille d’or devant Lise Testemale (2e) et Johana Simon (3e). Chez les garçons de cette même catégorie, Goran Lehnier décroche l’or, laisse l’argent à Nolan Costes et le bronze à Noam Terreaux.

Du côté des U17 filles, Iloé Cherif Michel monte sur la plus haute marche du podium, Amie Lreondel prend l’agent et le bronze revient à Giulia Tran Van Hau. Chez les U17 garçons, On retrouve Willem Douady en haut du classement, Oscar Venet en argent suivi par Titouan Auffret en bronze.

On termine avec les U19  où Jeanne Nore prend la médaille d’or à domicile chez les femmes, suivie par Salomé Casado (2e) et Mathilde Faro (3e). Chez les hommes, Aristide Madry Allepaerts prend l’or après une belle bataille contre Mael Reynaud qui se contente de la seconde place. Thélio Golab complètera le podium.

– PlanetGrimpe partenaire média de la FFME – 

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Le premier Wall Test arrive le 30 janvier sur PlanetGrimpe !

09 Jan

Chez Planetgrimpe, on parle souvent de matos. De ce qu’on aime, de ce qu’on use, de ce qu’on emmène en salle, en falaise ou au pied des blocs. Et surtout, de ce qu’on teste vraiment, loin des fiches techniques.

C’est de cette envie qu’est né le programme Wall Test.

Les Wall Test c’est quoi exactement ?

Un Wall Test, c’est un produit confié à un ou plusieurs grimpeurs, testé sur le terrain, dans la vraie vie : à l’entraînement, en salle ou en falaise et le tout sur la durée.

Ce n’est pas un avis à chaud, pas un retour marketing, mais un vrai test de pratiquant, avec ses habitudes, son niveau, ses terrains de jeu.

L’idée n’est pas de remplacer les tests de la rédaction, mais de les compléter avec des retours issus de la communauté. Des avis concrets, honnêtes, utiles — comme ceux qu’on aimerait lire avant de choisir son prochain chausson, son baudrier ou son sac.

Qui peut participer aux Wall Tests ?

Les Wall Test sont ouverts à la communauté Planetgrimpe, mais pas au hasard.

On cherche des grimpeurs et grimpeuses capables de prendre un peu de recul sur leur matériel, de mettre des mots sur leurs sensations, et de raconter comment un produit se comporte dans leur pratique à eux.

Concrètement, pour participer, il faut :

  • avoir un profil Planetgrimpe complété,
  • avoir déjà publié au moins un test personnel de qualité,
  • pratiquer régulièrement et avoir une vraie expérience terrain,
  • être à l’aise avec l’idée de rédiger un retour structuré.

Rien d’élitiste là-dedans : simplement l’envie de proposer des contenus utiles à toute la communauté.

À quoi ressemble un bon test personnel qui rentre dans les critères de sélection ?

Le test personnel est la première étape pour entrer dans l’aventure Wall Test.

Un bon test, ce n’est pas juste dire qu’un produit est “bien” ou “pas mal”.C’est prendre le temps d’expliquer où, comment et pourquoi on l’utilise, en tenant compte du public auquel il est destiné. C’est remettre le produit dans son contexte, parler de ce qui fonctionne vraiment sur le terrain, de ce qui marche moins, et de l’impact réel — ou non — sur sa pratique.

Pour te donner une idée plus concrète, deux tests aux styles différents, déjà en ligne sur Planetgrimpe, illustrent bien l’esprit recherché :

Ces tests constituent de bonnes références pour comprendre ce qui est attendu avant de candidater aux Wall Tests.

Quand commencent les Wall Tests ?

Le premier produit testé dans le cadre des Wall Tests sera dévoilé le 30 janvier. Ce sera le début d’une série de tests réalisés par la communauté, publiés sur Planetgrimpe, et pensés pour durer dans le temps, avec l’objectif d’aider vraiment la communauté à faire ses choix de matériel.

La suite arrive très bientôt.

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Les produits iconiques de la marque Ocun sur le marché français

04 Jan

On pourrait vous présenter Ocun par le biais classique d’un historique de la marque et vous dire qu’elle a été créée à la fin des années 80 avec un premier baudrier et quelques années plus tard par des chaussons. Qu’elle s’appelait Rock Pillars pour progressivement devenir Ocun dans les années 2000. Que c’est une marque Tchèque conçu dans ce pays et dont une très grande partie de la gamme est fabriqués en République Tchèque (4 des 5 produits ci-dessous). Sauf qu’on va vous la présenter sous la forme de produits ‘’iconiques’’ sur le marché français.

Crash Pad Dominator FTS

Avant que les chaussons soient la gamme de produits la plus représentés en France, les crash-pad ont joué un rôle important dans la visibilité d’Ocun dans l’hexagone. Un peu normal quand on est grand, jaune et qu’on en voit partout dans la forêt de Fontainebleau. Le Dominator est sur le marché un des crashs les plus épais (145mm) et grâce à son système breveté FTS il a un des meilleurs amortis tout en étant plus léger de 20% que ses concurrents de même épaisseur. Agréable à porter avec ses bretelles et ceintures rembourrées il peut être utilisés grâce aux fermetures à glissière pour dormir ou comme siège.

Gants de fissure – Crack Gloves Pro

Chez Ocun on innove même pour que les grimpeurs qui aiment verrouiller leurs mains dans des fissures agressives puissent tirer dessus sans souffrir et profiter de l’adhérence de la gomme CAT 1.5 d’habitude utiliser sur un grand nombre de nos chaussons. Avec plus de 20 ans d’expériences dans la fabrication de gants de fissures le Crack Gloves Pro est la version haut de gamme des Crack Gloves. Ils offrent une performance et une sensibilité maximales. Ils sont également dotés de passants 3D pour les doigts, d’un protège-pouce et d’une sangle élastique pour un ajustement sûr et confortable.

Chaussons d’escalade Bullit

On ne pouvait pas occulter de parler des chaussons en présentant Ocun via le biais de différents produits. Difficile de choisir tant la gamme de chaussons est large et intéressante. Deux modèles sortent du lot particulièrement en France le Jett QC qui réponds à un très large public expérimenté à la recherche d’un compromis technicité, confort, prix en dessous de 100€. Mais un autre modèle montre aussi sa polyvalence en étant lui aussi ultra polyvalent, c’est le Bullit. Capable pour certains grimpeurs de gagner des compétitions internationales, de perfer autant en falaise qu’en bloc. A l’aise dans une salle de bloc comme en falaise en dévers ou encore dans une dalle en adhérence. Malgré une forme agressive, une pointe griffante, une bande de tension efficace, une contre pointe adhérente il n’en n’est pas moins un des chaussons les plus confortable et abordable financièrement dans cette gamme de chaussons.



Harnais Twist Tech Eco & Twist Tech Eco Lady

Pour continuer avec les produits fabriqués en Tchéquie qui non seulement non pas traversé la planète mais en plus dans une démarche éco responsable ce modèle est fabriqué à 82% de matériaux recyclés et biosourcés. Ce harnais confortable à 3 boucles est idéal pour l’escalade sportive, l’alpinisme et la via ferrata. Il offre un confort optimal grâce à sa ceinture et ses tours de cuisse rembourrés et dans sa version Lady il s’adaptera à la morphologie féminine.

Mania & Noya Short / Pant

Après tout ce beau matos on peut avoir envie de grimper en étant à l’aise dans ses vêtements c’est pour ça que chez Ocun on propose une large gamme de vêtements pour hommes et femmes. Si on aborde le textile grimpe chez Ocun comment ne pas parler du Mania ou de son pendant féminin Noya. Après son succès dans sa version de base, c’est à dire un short ou un pantalon dans une matière technique synthétique légère, stretch à séchage rapide. Equipé de nombreuses poches, d’une ceinture stretch et confortable qu’on ne ressent pas sous un baudrier. La gamme avec le temps c’est élargi avec une version jeans, une version recyclée (55%), une version coton bio et en 2026 un short plus court.

 

– Article réalisé en collaboration avec Ocun –

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Interview : Nolwen Berthier nous présente sa mini série documentaire “Une voie pour la nature”

04 Jan

« Un jour, je me suis rendu compte que je connaissais par cœur le nom de toutes les voies du secteur, mais que j’étais incapable de citer cinq espèces au pied de la falaise. »

Cette phrase, Nolwen Berthier la prononce presque comme une évidence. Sans dramatiser, sans donner de leçon, elle pose ici un constat qui lui sert de point de départ pour sa mini série documentaire Une Voie pour la Nature.

Ancienne membre de l’équipe de France, aujourd’hui tournée vers la falaise, Nolwen a imaginé une mini-série documentaire qui prend volontairement le contre-pied des formats habituels. Pas de performance, pas de cotations, pas de discours militant non plus. À la place : des voies emblématiques, des rencontres, et des échanges avec des scientifiques, des naturalistes ou des acteurs de terrain, pour interroger notre rapport à ce qui nous entoure quand on grimpe dehors.

Avec Une Voie pour la Nature, il ne s’agit pas de dire aux grimpeurs ce qu’ils doivent faire, mais plutôt de prendre un peu de recul. Regarder autrement des falaises que l’on croit connaître par cœur, et se demander, simplement, si notre pratique peut évoluer, et comment.

Dans cette interview, Nolwen revient sur la genèse du projet, les rencontres qui l’ont marquée, ce que ces échanges ont changé dans sa façon de d’aborder ses sorties en falaise, et ce qu’elle observe aujourd’hui dans la communauté. Un échange posé et accessible, à l’image de la série.


Nolwen, avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut, moi c’est Nono, 1m52, 2 tractions à un bras (les jours de forme).

Après dix ans au sein de l’équipe de France de diff (et un passage éclair en bloc), je me concentre maintenant surtout sur les voies dures en falaise. En parallèle, j’ai fait des études d’ingénieure en Énergie et Environnement. Aujourd’hui, je combine mon statut de grimpeuse pro et d’ingénieure pour inspirer les individus et accompagner les entreprises vers des pratiques et des modèles plus soutenables.

Quel a été le déclic qui t’a donné envie de créer Une Voie pour la Nature ?

Ce projet est né du constat que nous ne faisons pas face à une crise écologique mais à plusieurs. Aujourd’hui dans notre société, on entend beaucoup parler du dérèglement climatique et les actions se concentrent sur la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous l’observons même en escalade : la mobilité douce est très médiatisée. C’est important et nécessaire, mais en réalité il y a 8 autres limites planétaires qu’il ne faut pas oublier. Ce sont les équilibres qui assurent l’habitabilité de la Terre et que nous menaçons : aujourd’hui nous avons dépassé 7 de ces limites. Et il se trouve que l’une d’entre elle est particulièrement interconnectée à toutes les autres : l’érosion de la biodiversité. Notre planète est littéralement en train de mourir, mais on ne dit rien, et on ne fait pas grand chose. J’ai eu envie d’explorer ce sujet et transmettre mes apprentissages au plus grand nombre.

Peux-tu un peu nous décrire ce projet en quelques mots ?

Ce projet est parti d’une idée :  associer une voie d’escalade emblématique à la voix d’une personnalité engagée pour la protection du vivant pour créer des ponts entre le monde sportif et le monde scientifique. J’ai réalisé 4 épisodes vidéo avec pour fil rouge : notre rapport au vivant. Une manière pour moi de donner plus de visibilité à ces personnalités et leurs idées (souvent trop peu entendues) et rappeler à quel point nous sommes privilégiés de pouvoir pratiquer notre activité dans des espaces si incroyables.

Pourquoi une mini-série documentaire, et pas simplement un texte ou une prise de parole sur les réseaux ?

Les chiffres c’est bien, ça alerte. Mais aujourd’hui, nous sommes submergés par les informations qui annonce la crise écologique et pourtant rien ne change. Nous devons passer de la tête au cœur, traduire ces données en réalités, en espoirs, en colères, en indignations. Retrouver un attachement émotionnel pour trouver l’énergie de changer.

J’ai voulu utiliser l’escalade pour toucher les gens, leur donner envie d’agir, en sortant du culte de la performance. Les voies d’escalade sont des pépites à côté de chez moi (que l’on ne connait pas toujours). Je ne mentionne ni cotation, ni nom de voie, pour que le spectateur se concentre sur la beauté des mouvements, du rocher, du cadre. C’est une invitation à l’émerveillement.

J’ai également décliné cette série en format conférence, un espace vivant où je partage mes observations du monde de la grimpe, des anecdotes de tournage et des pistes d’action concrètes. L’objectif : ouvrir le dialogue avec la communauté, nourrir les échanges et imaginer ensemble de nouvelles perspectives.

Comment résumerais-tu l’intention de la série en une phrase ?

Cette série invite à questionner notre relation aux autres êtres vivants. J’aimerais qu’elle ouvre des interstices, des espaces de questionnement, pour explorer d’autres modèles que celui de la domination que nous connaissons aujourd’hui. L’enjeu : redonner du pouvoir à celles et ceux avec qui nous cohabitons, et leur faire une vraie place dans nos décisions du quotidien.

Dans la série, on te voit grimper, mais on t’entend surtout écouter : scientifiques, spécialistes, militants… Pourquoi ce choix de donner la parole à d’autres plutôt qu’à la communauté grimpe ?

À travers mon métier, j’ai eu la chance de croiser des personnes qui m’ont fait grandir, à la fois dans ma compréhension des enjeux écologiques et dans ma vision de l’engagement. On ne parle pas directement d’escalade, mais en réalité, tout est lié et il se trouve que … ce sont des grimpeurs !

À quel moment t’es-tu dit que notre rapport à la nature en tant que grimpeurs devait évoluer ?

Un jour, je me suis rendu compte que je savais citer le nom de toutes les voies du secteur par cœur, mais que j’étais incapable d’identifier plus de 5 espèces au pied de la falaise… puis j’ai réalisé qu’il y avait un problème bien plus global et systémique.

 Y a-t-il une rencontre, un expert, une scène de tournage qui t’a particulièrement marquée ?

Chaque rencontre était spéciale à sa manière, ce sont des super souvenirs de vie !! Sur le papier, c’était un sacré challenge car c’était la première fois que je coordonnais un projet vidéo de A à Z et il y avait de nombreuses contraintes (tournage sur corde, météo, logistique, planning des expert.e.s, budgets, communication …) mais comme on dit « l’aventure commence là où les compétences s’arrêtent » … et c’était une très chouette aventure !!

Au fil des tournages, est-ce que ton propre rapport à la pratique a changé : matériel, déplacements, choix des sites, rythme ?

Au fur et à mesure des interviews et des rencontres, mon regard a changé, ma posture a évolué. Après le trip avec Lionel (de l’association Papa Ours Nature), je me suis même surprise à regarder les arbres en bas de chez moi comme des nouveaux voisins, des habitants de mon quartier. C’est surement la première étape pour mieux cohabiter avec les autres êtres vivants, que ce soit dans notre pratique de l’escalade ou dans notre société.

Qu’est-ce que tu observes aujourd’hui dans la communauté grimpe : les mentalités bougent ou on est encore loin du compte ?

J’ai l’impression que notre communauté est consciente des enjeux climatiques, mais peu actrice dans la réduction de son empreinte. Et qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir sur les enjeux de biodiversité. Bien sur, certain.e.s pratiquant.e.s sont très sensibles et attentifs à ces aspects, mais ce serait une grossière généralité de considérer que c’est une majorité.

L’escalade est souvent perçue comme un sport « proche de la nature ». Tu dirais que c’est vrai… ou qu’on se raconte une belle histoire ?

En tant que sportives et sportifs de pleine nature, j’ai le sentiment que l’on bénéficie d’une image “d’écolos” mais que la réalité est un peu différente. On collectionne les voies pour pouvoir les rentrer dans 8a.nu, on collectionne les lieux de pratique pour pouvoir dire “j’y suis allé”, on achète de plus en plus de matériel. On consomme les espaces naturels pour notre épanouissement personnel, notre reconnaissance sociale, notre ego… Nous entretenons une incroyable relation de domination avec toutes les espèces qui vivent dans ces espaces naturels (que l’on va jusqu’à appeler nos “terrains de jeu” !)

Les sites naturels subissent une fréquentation toujours plus forte. Comment concilier envie de grimper et respect du vivant ?

D’un point de vue individuel, les actions sont assez simples et relèvent souvent du bon sens, comme par exemple :
Eviter le piétinement : ne pas poser nos sacs sur les plantes, rester sur les sentiers tracés lors de la marche d’approche …

Eviter les dérangements : changer de secteur ou de voies en période de nidification, ne pas mettre de la musique, éviter de grimper de nuit …

Arrêter d’aller tous au même endroit au même moment, se répartir sur les sites et développer notre curiosité pour des sites plus confidentiels (n’y a-t-il pas d’autres secteurs que Céüse ?)

Réduire notre consommation de matériel et choisir des équipements plus durables

Limiter l’impact carbone de nos déplacements sportifs (est-ce bien raisonnable d’aller à Rockland ?)

Mais l’escalade n’est ici que le révélateur d’un problème bien plus vaste : notre société a besoin d’un changement profond de notre regard sur les autres espèces. Nous devons remettre en question la norme de la domination humaine sur le monde vivant. Il est urgent d’intégrer l’idée que nous faisons nous-mêmes partie du vivant, au même titre que les autres espèces, et de prendre en compte leurs intérêts dans nos décisions, afin de leur redonner une véritable voix.

Dans la série, tu ne cites pas que les enjeux, tu proposes aussi des pistes. Quelle est, selon toi, la première habitude à changer pour un grimpeur ?

A la fin de l’épisode 4, Lionel dit : « La nature parle tout le temps, mais nous ne savons pas l’écouter. » Apprenons à écouter, regarder, respecter les autres êtres vivants avec lesquels nous cohabitons.

Si tu pouvais faire passer un message clair à la communauté grimpe, lequel serait-il ?

Imaginer un instant nos falaises sans l’ombre des arbres, les multiples couleurs des fleurs ou encore le chant des oiseaux. Notre activité dépend directement de tous ces autres êtres vivants. Apprenons à mieux cohabiter avec eux !

Et aux marques, fédérations, médias, salles, organisateurs d’événements ?

Les autres êtres vivants, aujourd’hui, vous les appelez « matières premières »,  « terrains de jeu » ou encore « zones d’implantation ».  Votre activité économique dépend directement de tous ces autres êtres vivants… et si vous lui redonniez autant qu’elle vous rapporte ? Car comme dirait Yvon Chouinard “There’s no business to be done on a dead planet”.

Cette série est-elle un point final, ou le début d’une aventure plus grande ?

J’espère vraiment que la conférence Une Voie pour la Nature continuera de vadrouiller dans les mois à venir ! J’ai adoré ce format, à la fois simple, vivant et inspirant, qui permet d’échanger, de partager des expériences et de réfléchir ensemble.

J’ai aussi plein d’autres projets en tête, notamment des formats vidéo, pour continuer à faire passer des messages, créer du lien et donner envie de passer à l’action.

Le dernier épisode sorti: #04 Bogue à la racine du système

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