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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Janja Garnbret reine de la Coupe du Monde de Briançon !

29 Juil

Les finales féminines de la Coupe du Monde de difficulté de Briançon viennent de se terminer ! La pluie n’aura pas arrêté les huit meilleures grimpeuses mondiales du moment.

Face à une voie de finale des plus difficiles, Janja Garnbret s’impose en atteignant la prise 39. Une prise derrière elle, Anak Verhoeven prend la 2ème place de ces finales, devançant Jaïn Kim, qui monte sur la troisième marche du podium.

Énorme prestation de Julia Chanourdie ce soir, qui termine 4ème, signant son plus beau résultat en Coupe du Monde.

Enfin, Salomé Romain aura enflammé le public briançonnais ce soir ! Après un beau combat, elle termine 7ème ce soir.

1- Janja Garnbret
2- Anak Verhoeven
3- Jaïn Kim

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Des demi-finales qui enflamment la place de Briançon !

28 Juil

Les demi-finales s’achèvent à l’instant à Briançon ! Wow quel spectacle dans le quartier Berwick ce soir ! Ces demi-finales ressemblaient à s’y méprendre à de “mini-finales”. De belles voies, des grimpeurs plus combatifs que jamais, et un public venu en nombre pousser les grimpeurs plus haut, toujours plus haut !

Retour sur ces demi-finales, qui ont tenu toutes leurs promesses !

Quand une voie vous semble impossible, envoyez Janja, Anak ou Jaïn… Elles vous prouveront le contraire !

La voie des femmes se tenait sur la droite du mur. Un tracé délicat, physique et résistant, difficile à lire. Bref, une bonne voie de demi-finale attendait les 26 meilleures grimpeuses mondiales.

Et les premières à s’élancer se feront avoir assez rapidement… Les autrichiennes Hannah Schubert et Katharina Posch, pourtant très en forme, se font rattraper par la gravité à mi-voie. On se dit alors que la voie est loin d’être facile. Nolwen Berthier, 17ème, confirme: le tracé est très exigeant.

Même Brooke Raboutou, pourtant 7ème des qualifications, ne parvient pas à se sortir de l’imposant dévers briançonnais.

Jessica Pilz, Mina Markovic et Margo Hayes seront les premières grimpeuses à monter très haut dans la voie, passant les difficultés du dévers, mais chutant quelques mouvements plus loin. Connaissant le palmarès de ces trois grimpeuses, on se demande alors si la voie n’est pas trop difficile…

Mais non. Cette demi-finale n’est pas si dure que cela. En effet, il reste les trois meilleures grimpeuses du moment à passer: Jaïn Kim, Anak Verhoeven et Janja Garnbret. Quelle leçon d’escalade de la part de ces trois compétitrices. Elles enchaînent les mouvements avec grâce. Quand Jaïn Kim est calme et prend son temps, l’instinct de Janja lui fait prendre les bonnes décisions. Trois grimpeuses, trois tops. Berwick est en feu. Alors qu’il ne restait plus que deux secondes à Janja, la slovène ne semble même pas essoufflée en descendant de la voie. Il en est de même pour Anak et Jaïn. Ce trio de tête confirme une nouvelle fois la suprématie de ces trois grimpeuses sur le circuit mondial. Nous avons déjà hâte d’être demain, pour voir qui l’emportera !

Un rêve qui se réalise pour Salomé Romain !

Christopher, le speaker de la compétition fait demande au DJ de s’arrêter. Berwick retient son souffle avant d’exulter de joie: Salomé Romain entre dans la place ! La briançonnaise, qui grimpe chez elle, arrive au pied du mur. Face à elle, une cinquantaine de mouvements pour arriver au sommet de la voie.

Après un énorme combat, portée par un public en feu, Salomé parvient à atteindre la prise 31, qu’elle valorisera. Rien n’est encore gagné d’avance, il reste encore quelques favorites à s’élancer. Mais quelques grimpeuses chuteront avant Salomé, propulsant notre jeune française en finale de la Coupe du Monde de Briançon.

“C’est clairement mon rêve absolu ! Être à Briançon, en finale c’est juste incroyable ! C’est un rêve qui se réalise !” commente-t-elle. “À la lecture, j’avoue n’avoir pas tout compris. Avec cette énorme barrette fixée au milieu du toit, on ne comprenait pas trop comment passer. En arrivant au pied de la voie, j’avais au moins trois méthodes dans la tête, sans savoir laquelle marchait vraiment. Du coup, pas le choix: quand je me suis retrouvée là-haut, je me suis mis un gros combat… Et ça a marché !”

Demain, Salomé sera donc la première grimpeuse à s’élancer dans la voie de finale, de quoi garantir une ambiance de folie dès le début de la compétition demain soir !

Nouvelle finale pour Julia Chanourdie !

Salomé Romain ne sera pas la seule tricolore en finale. Elle sera accompagnée de Julia Chanourdie, décidément très en forme cette année. Récemment médaillée des Jeux Mondiaux, Julia assure ses mouvements jusqu’à la sortie du dévers. Ses coudes commencent à se lever, et après une belle bataille, elle termine en 5ème place de ces demi-finales.

Quand une prise fait la différence…

Les regards se tournent sur la gauche du mur pour contempler les hommes évoluer dans leur tracé de demi-finale. Une voie old-school, simple et efficace, qui demandait résistance et serrage de prise.

Les compétiteurs montent plutôt haut dans cette voie, et en voyant les premiers demi-finalistes s’élancer, on se demande si cette voie n’est pas trop facile ? Mais rassurez vous, ça n’a pas été le cas. Bien au contraire ! Aucun grimpeur ne parviendra jusqu’au bac final.

En effet, la première partie de la voie entame les grimpeurs, et leurs coudes se lèvent assez rapidement à la sortie du dévers. Keiichiro Korenage, pourtant vainqueur à Wroclaw la semaine dernière, se fait avoir, tout comme Domen Skofic, qui ne participera pas à la finale briançonnaise cette saison. Il en est de même pour Christoph Hanke, Hannes Puman, ou encore Loïc Timmerman, ayant pourtant été finalistes cette saison.

En fait, les onze premiers grimpeurs de cette demi-finale se tiennent à prise d’écart. Seulement un mouvement, qui fait la différence, toute la différence. Sam Avezou l’a bien compris. Annoncé finaliste demain soir, les juges reviendront sur leur décision, lui ôtant une précieuse valorisation. Notre jeune français termine donc à un petit rien de la finale, 11ème.

Sean McColl et Stefano Ghisolfi parviennent à valoriser cette pince, avant de chuter en engageant le mouvement suivant. Ils prennent respectivement les 7èmes et 8ème places.

Romain Desgranges truste la première place des demi-finales !

Il était le dernier à s’élancer ce soir, car premier des qualifications tout à l’heure. Le Chamoniard ne lâchera pas sa place, conservant la tête du classement. Bien dans le rythme de la voie, il atteint la fameuse pince, serre la prise suivante, avant de regagner le sol. L’essentiel est fait: en tombant sur le même mouvement que Sebastian Halenke, Masahiro Higuchi, Marcello Bombardi et Sean Bailey, Romain s’assure la première place des demi-finales, ayant réalisé une meilleure prestation en qualification que ces quatre autres grimpeurs.

Les résultats complets:

Les grandes finales de cette Coupe du Monde auront lieu demain, à partir de 19h30. Il y aura donc trois français à encourager, capables du meilleur !

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Coupe du Monde de Briançon: retour sur les qualifications !

28 Juil

La troisième manche de la Coupe du Monde 2017 a débuté ce matin, sous un soleil radieux. Et pour cette nouvelle étape, direction le quartier Berwick, au centre de Briançon.

Ce matin se déroulaient les qualifications. Celles-ci ont tenu toutes leurs promesses, tous les favoris du circuit mondial ayant répondu à l’appel. Retour en détail sur cette première matinée.

Un quatuor féminin au sommet des deux voies de qualifications.

Chez les femmes, elles seront quatre grimpeuses au sommet des deux voies de qualification. Quatre grimpeuses qui ne vous sont pas inconnues et qui ont déjà brillé ici, à Briançon.

Janja Garnbret, la numéro 1 mondiale, maîtrise à la perfection ses deux voies. Relâchée, elle atteint le top sans trop de difficulté. Une autre slovène fera sensation ce matin, l’expérimentée Mina Markovic. Pas d’erreur pour cette dernière, qui semble toujours au top de sa forme.

Ça passe également pour la belge Anak Verhoeven et la coréenne Jaïn Kim, deux des plus grandes favorites de la compétition.

Quatre françaises en demi-finale ce soir !

La Team France a répondu présent ce matin sur l’imposant mur de Briançon.

Après son premier podium international senior la semaine dernière sur les Jeux Mondiaux, Julia Chanourdie semble libérée. Elle chute dans les derniers mouvements de sa première voie, avant d’enchaîner avec brio le deuxième tracé. Elle se classe juste derrière le quatuor de tête, en 5ème position.

L’autre française qui a brillé ce matin, c’est Salomé Romain. Tout comme Chamonix pour Romain Desgranges, cette étape mondiale à Briançon relève d’une saveur toute particulière pour elle, l’enfant du pays. Soutenue par ses camarades du club, sa famille, et tout un public, elle clippe le relais de la deuxième voie de qualification et tombe à quelques mouvements de la fin de la voie 1. Top 10 pour la grimpeuse de Briançon.

Les deux autres grimpeuses qui représenteront la France ce soir lors des demi-finales sont Nolwen Berthier et Hélène Janicot. La première se classera 17ème, quand Hélène prendra de justesse l’avant-dernière place qualificative.

Du côté des autres demi-finalistes, pas de surprise pour Jessica Pilz, qui se classe 6ème et participera à sa troisième demi-finale consécutive cette saison. Les qualifications se passent bien pour les deux américaines Brooke Raboutou et Margo Hayes, qui se classent respectivement 7ème et 12ème.

Romain Desgranges, de nouveau leader des qualifications !

Il est décidément dans la ligne de mire de tous les grimpeurs internationaux. Romain Desgranges et l’homme à abattre cette année. Après une victoire aux Championnats d’Europe en début de saison, une première place mondiale sur la Coupe du Monde de Villars et deux quatrièmes places à Chamonix et Wroclaw lors des Jeux Mondiaux, le leader de l’équipe de France assure une nouvelle fois en ce début compétition.

Il sera le grimpeur à monter le plus haut dans ses deux voies de qualifications, qui resteront d’ailleurs vierges de toutes ascensions. Des voies très rési, où il faut planter les doigts dans de petites arquées, et retarder le plus possible l’apparition d’acide lactique dans les avants-bras.

À ce jeu, Romain Desgranges est le meilleur et le prouve en chutant à quelques centimètres du top final de la première voie. Personne n’égalera la prestation du Chamoniard.

Pas même l’allemand Sebastian Halenke, qui semblait pourtant adorer le style des voies briançonnaises. Après un début de saison un peu chaotique pour lui, il semble revenir sur le devant de la scène internationale.

Sean McColl entrera parfaitement dans le rythme des deux voies. Sa marge physique lui permet d’évoluer très haut, atteignant quasiment les mêmes marques que Romain. Il se classe 3ème des qualifications.

Quatre français de plus à encourager ce soir !

Quatre et quatre égal huit ! Ils seront au total huit membres de l’équipe de France à évoluer ce soir sur le mur de Briançon. Car si quatre grimpeuses tricolores prenaient leur billet pour les demi-finales, ils sont aussi quatre hommes à se qualifier pour la suite de la compétition.

Romain Desgranges bien sûr, mais aussi Thomas Joannes, qui frappe fort en ce début de week-end. Il prend la 7ème place des qualifications, devançant Sam Avezou de trois places. Le jeune français s’est senti plutôt à l’aise ce matin sur les tracés imaginés par les ouvreurs.

Enfin, pour sa première participation à une Coupe du Monde, Théo Ravanello entre en demi-finale. Le champion de France juniors semble avoir mangé du lion ce matin. Beau combat dans les voies ce matin de la part du jeune français, qui prend la 25ème place.

Les résultats complets des qualifications:

La suite ? C’est ce soir ! Des demi-finales en nocturne, qui enflammeront à coup sûr tout Briançon ! Un live sera également disponible à partir de 19h30.

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Coupe du Monde / Championnat d’Europe de bloc à Munich, le problème est-il résolu…?

27 Juil

Récemment, le grimpeur néerlandais Jorg Verhoeven, également membre de la Commission des athlètes de l’IFSC, avait demandé l’annulation des Championnats d’Europe de bloc, qui se tiendront à Munich au mois d’août. Pour lui, ainsi que pour d’autres athlètes internationaux, le fait de faire une double compétition lors d’un même événement (à la fois les Championnats d’Europe et la Coupe du Monde de bloc) était inéquitable.

Après de nombreuses discussions entre les athlètes, les fédérations nationales et l’IFSC, des modifications ont été effectuées et un règlement un peu spécial s’appliquera lors de cette compétition. Nous allons tenter de vous l’expliquer, de la manière la plus claire qui soit…

Dans un mois, la capitale allemande accueillera une double compétition lors d’un même week-end. Sur le même mur, au même moment, se disputeront à la fois le titre européen 2017 et la dernière étape mondiale de l’année. Une situation inconcevable pour Jorg Verhoeven, qui souhaitait annuler les Championnats d’Europe. Pour lui, l’équité ne serait pas respectée, notamment au moment des qualifications. En effet, en Coupe du Monde, les grimpeurs sont divisés en deux groupes distincts lors des qualifications, soit deux circuits de bloc, ayant des tracés différents.

Les 10 meilleurs grimpeurs de chaque groupe sont ensuite sélectionnés pour les demi-finales. Cependant, si par exemple dans le groupe 1 les 10 premiers grimpeurs sont non Européens, le premier européen du groupe que nous nommerons grimpeur A (en 11ème position) ne serait pas qualifié en demi finale (pour les championnats d’Europe). Une aberration donc puisque si le championnat d’Europe se jouait “entre Européens”, le grimpeur A jouerait la demi finale et aurait alors toutes ses chances de décrochait un ticket pour la finale.

 

Suite au coup de gueule de Jorg Verhoeven, la fédération autrichienne a pris conscience de cette inégalité, qui ne serait pas juste pour les grimpeurs. C’est pourquoi, elle a appelé à un vote entre les fédérations nationales européennes. « Annuler ces Championnats d’Europe : pour ou contre ? »

Le contre l’a finalement emporté majoritairement.

Suite à cela, l’IFSC s’est réunie avec la Commission des Athlètes, pour trouver une solution plus équitable. Il a été décidé que les athlètes faisant un top 10 européen dans leur groupe, mais n’étant pas qualifiés pour les demi-finales (de la coupe du monde) seront autorisés à grimper en demi-finale immédiatement après le round officiel de la Coupe du Monde. Ce deuxième tour de demi-finale décidera ainsi du classement des Championnats d’Europe. Bien sûr, la finale de la Coupe du Monde se tiendra comme prévue, avec les 6 meilleurs grimpeurs issus du round officiel de demi-finale.

Cette solution reste tout de même bien compliquée. En effet, il sera donc possible que le premier des demi-finales ne participe pas aux finales de la Coupe du Monde… plutôt étrange ! Allez expliquer à un public amateur que celui qui a sorti tous les blocs de la demi-finale à vue ne sera pas présent en finale car il est européen et que plus tôt dans la journée il n’a pas réussi à se qualifier pour les demi-finales, alors qu’il vient bien de disputer ce tour de demi-finale… Bref, bonne chance aux commentateurs !

Quoique l’on puisse dire des J.O, l’intégration d’un sport au programme officiel olympique est un énorme pas en avant. Avec l’entrée de l’escalade aux Jeux de Tokyo, en 2020, il est tout de même surprenant qu’aucun pays n’est choisi d’accueillir les Championnats d’Europe, et que l’IFSC ait été contrainte de programmer cette compétition durant la Coupe du Monde de Munich.

Il était arrivé la même chose en difficulté, lors de la Coupe du Monde de Chamonix, en 2013, qui avait également établi un classement européen pour les Championnats d’Europe.

Organiser une double compétition n’est pas une solution pérenne, et selon la Commission des Athlètes, l’IFSC devrait vraiment travailler autour de ce problème pour trouver des organisateurs et ne plus avoir de double compétition comme celle-ci.

  • Photos: Eddie Fowke
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Interview: Adam Ondra nous parle de “Project Hard”, son 9c en devenir !

26 Juil

À 24 ans, Adam Ondra a passé le plus clair de son temps à marquer l’histoire de l’escalade. Il compte quasiment une vingtaine de voies dans le 9b et plus. En bloc, il est l’un des meilleurs du monde, avec plusieurs 8C, voir 8C+ à son actif. Que dire de son incroyable polyvalence, lui qui est capable de remporter un Championnat du Monde sur un mur artificiel, puis de sauter dans l’avion le lendemain pour libérer le “Dawn Wall”, la grande voie la plus dure du monde !

Aujourd’hui, Adam Ondra est sur le point de franchir un nouveau cap. Il travaille un projet comme il n’en a jamais travaillé auparavant, à la limite actuelle entre le possible et l’impossible. “Project Hard”, une voie lunaire, située dans la grotte de Flatanger, en Norvège. Son berceau. Quand elle se laissera dompter par le tchèque, cette voie sera probablement cotée 9c, tant les mouvements sont extrêmes.

Il y a une dizaine de jours, Adam réalisait sa plus belle progression en 4 ans de travail. Il parvenait à enchaîner la voie, sans les 20 premiers mètres, qui cotent 8b. Une avancée énorme pour lui ! Il n’hésitait pas à annoncer que ce “bout de voie” était le plus dur qu’il n’avait jamais fait !

Outdoor Journal est allé discuter avec Adam, pour savoir quelles étaient ses dernières évolutions dans la voie, comment il se sentait, quand est-ce qu’il pensait pouvoir libérer ce projet… Et quand Adam est lancé sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur, il ne s’arrête pas d’en parler !

Te voir évoluer dans « Project Hard » à travers tes petits clips vidéos est assez incroyable. Quels sont tes progrès récents dans la voie, depuis ta « connexion » en 9b+ la semaine dernière ?

Aucun, malheureusement. Depuis, je suis tombé malade et mes avancées dans la voie ont été stoppées. J’ai quasiment dû m’arrêter de grimper durant quatre jours.

Ce qui est étrange, c’est que durant les quatre premiers jours de mon trip ici, je me sentais vraiment, vraiment très bien, mais pour des raisons que j’ignore, je n’arrivais pas à passer le premier crux de la voie. Puis le jour suivant, je suis finalement parvenu à grimper cette connexion en 9b+.

Peux-tu nous décrire en détails l’intégralité de la voie ?

« Project Hard », c’est à peu près 45 mètres d’escalade. Tout commence par 20 mètres en 8b, avant d’arriver à un méga coincement de genou. Puis suivent 5 mètres assez faciles, avant de débuter le premier crux.

Le crux 1 compte 10 mouvements. C’est un 8C bloc, pour sûr ! À lui seul, c’est l’un des blocs les plus durs de la planète. D’ailleurs, c’est incontestablement le bloc qui m’a demandé le plus de temps. Et vous savez, je l’ai considéré comme un bloc à part entière dans ma façon de l’appréhender. Je me remontais sur la corde, jusqu’à arriver au départ du bloc, et l’essayais comme un bloc en lui-même.

Ensuite, il y a le second crux, qui est un 8B bloc suivit d’un troisième crux, qui vaut 7C.

La connexion en 9b+ est en fait un départ depuis le début du crux 1.
Maintenant, la prochaine étape est d’ajouter les cinq mouvements relativement faciles qui précédent le premier crux. Mais ce passage est tellement plus difficile après y avoir ajouté ces cinq mouvements.

La chose la plus frustrante, c’est que je ne sais toujours pas à quel point je suis proche de l’enchaînement de « Project Hard », car je n’ai toujours pas eu l’occasion d’essayer la voie en y ajoutant ces cinq mouvements, en étant frais. Je pense que dès l’instant où j’arriverai à enchaîner cette « extra connexion », alors je pourrai enchaîner la voie en entier.

C’est clairement ennuyeux d’être tombé malade. Je commence à me sentir un peu mieux, donc j’ai repris l’entraînement de nouveau, et j’espère que dans une semaine je serai en forme. Mais c’est comme ça… C’est juste un simple coup de froid, mais lors de mes tentatives dans « Project Hard », je dois être à 100% de mes capacités.

Donc tu penses être capable d’enchaîner la voie rapidement une fois que tu auras réalisé la connexion en partant de ces cinq mouvements ? Même s’il reste encore les 20 premiers mètres d’escalade que tu n’auras pas encore ajouté ?

Oui, je pense qu’une fois que je ferai la voie depuis le méga coincement de genou, je pourrai probablement l’enchaîner en entier.

Grimper les 20 premiers mètres en 8b, ne me fatiguent pas, mais pour le corps c’est tout de même éprouvant, donc les coincements de genoux qui suivent sont importants.

Après le méga coincement de genou, il y en a deux autres, qui sont moins bons, juste avant le crux 1. Je peux rester sur chacun d’entre eux environ 10 secondes peut-être. Puis, il y a un autre coincement de genou, entre le premier et le deuxième crux, qui est très important, parce que s’il n’était pas là, je pense que la voie coterait 10a ou quelque chose comme ça. C’est simple, s’il n’y avait pas du tout de coincements de genou, la voie serait carrément impossible pour moi !

Ce dont j’ai besoin pour enchaîner « Project Hard », c’est de la force max, de la puissance, mais aussi la capacité de me refaire à 100% durant le coincement de genou, dans un très court laps de temps.
Je me suis donc entraîné par rapport à ça, et ça semble fonctionner, mais qui sait… ?

Comment compares-tu cette voie face à d’autres projets que tu as déjà enchaîné, comme « La Dura Dura » par exemple ?

C’est totalement différent. Je n’ai jamais grimpé quelque chose comme ça auparavant. Au premier crux, il y a une paire de mouvements vraiment physiques pour commencer, avant de jeter les pieds au-dessus de la tête – le crux impose de devoir passer les pieds en premier – c’est déjà 8A+ ou 8B bloc. Ultra physique.
Puis ça devient vraiment délicat… La partie la plus dure est de tourner mon pied au-dessus de ma tête et de le coincer parfaitement dans une fissure. Il faut que le positionnement soit 100% parfait. Si ce n’est pas le cas, quand je m’élance pour le mouvement suivant, et même si je suis encore frais, je ne peux pas réajuster le coincement de pied…  C’est la principale difficulté du crux 1. Chaque mouvement doit être précis, mais en même temps, tu dois également te concentrer sur tous les autres petits détails.

J’ai essayé tous les mouvements tellement de fois, et chaque essai est toujours légèrement différent. La position de mon corps, le taux de serrage que j’applique sur chaque prise avec mes doigts, la position de mon pied dans la fissure… Tout est différent à chaque fois. C’est à la fois excitant et frustrant.

Je dois grimper ultra rapidement dans le premier crux, mais c’est tellement difficile d’être précis à cette allure.  Ce ratio entre vitesse et précision est beaucoup plus problématique dans « Project Hard » que dans tous les autres projets que j’ai pu essayer.

De par ma propre expérience, lorsque que les gens donnent des cotations de bloc dans le crux des voies, souvent, ils surestiment. Mais là, je pense que les cotations sont assez exactes.

Les coincements de genoux font de cette voie un 9c. Ils rendent possibles ces mouvements de malade au beau milieu de la voie. Je n’aurais jamais pensé pouvoir réaliser un 8C bloc après 25 mètres d’escalade à l’envers. C’est dingue !

 

Combien de jours as-tu passé dans la voie ?

Alors jusqu’à présent, j’essayais principalement le premier crux. Je pense que j’ai passé sept semaines dedans au total. Habituellement, je grimpe deux jours, puis je me prends une journée de repos. Donc pas plus de 35 jours de grimpe au total dans « Project Hard ». L’année dernière, je n’étais simplement pas assez fort, mais j’essayais tout de même de trouver la meilleure des méthodes.

Ce qui est difficile quand tu travailles un projet, c’est lorsqu’au bout d’une semaine ou deux, quand tu atteints un point où tu connais la voie par cœur, mais qu’il devient très difficile de progresser, à moins d’être plus fort.

J’ai vécu ça avec « La Dura Dura ». Au bout d’un moment, je pensais que j’allais l’enchaîner rapidement, mais une semaine plus tard, je n’avais toujours pas progressé dedans. J’avais juste besoin de devenir plus fort, pour aller plus loin.

Justement, afin de t’entraîner pour « La Dura Dura », tu enchaînais des blocs en 8C. Qu’as-tu fait pour t’entraîner pour « Project Hard » ?

Mon entraînement à consister à faire beaucoup de blocs. Tous ne simulaient pas à 100% « Project Hard », mais je traçais des blocs dans le même style d’escalade, dans la même inclinaison, avec le même type de préhensions. J’ai également fait de nombreux blocs avec des coincements de genou. Même dans les pires coincements de genou, j’essayais de tenir le plus longtemps possible. Ça m’a énormément aidé.

J’ai d’ailleurs entraîné spécifiquement mes muscles du mollet, et ça a été une révélation pour moi. Parce que dans un coincement de genou, tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un mollet en béton. Comme ça, vous pouvez rester la tête en bas, même sur un coincement de genou très mauvais, et tout votre corps est relâché à 100%, excepté votre mollet.

J’ai donc énormément progressé l’année dernière. C’est pourquoi je suis persuadé que si j’arrive jusqu’au méga coincement de genou, je ne tomberai pas après.

Comment restes-tu motivé dans un projet aussi dur ? Cela ne t’arrive pas d’être totalement découragé ?

C’est définitivement très frustrant parfois, parce que ça ne dépend pas toujours de ton état de forme, ça se joue aussi à d’infimes détails. Il y a des jours où je me sens super fort, mais mon coincement de pied dans la fissure n’est pas optimum, ou quelque chose d’autre n’est pas parfait, et rien ne fonctionne.

Mais ça fait juste partie du jeu ! J’aime ça. Les mouvements sont incroyables. C’est juste des mouvements tellement uniques sur du pur rocher. Chaque fois que j’essaye la voie, je suis épaté, même après d’innombrables essais, je suis toujours bluffé… C’est absolument fou que tous ces mouvements soient réalisables.

Quand as-tu équipé « Project Hard » pour la première fois, quand t’es-tu lancé dedans pour la première fois ?

Alors, la voie a premièrement été équipée par Laurent Laporte – il est venu en 2011. À l’époque, il n’y avait aucune voie dans cette partie de la grotte très déversante. Il y avait quelques vielles voies, peut-être une dizaine, datant des années 90, mais elles étaient toutes sur le côté gauche, qui n’est que très peu surplombant.

« Project Hard » était donc la première voie dans le secteur vraiment très déversant, mais Laurent a arrêté d’équipé juste à côté du crux 1, car il pensait que la suite serait impossible. J’ai fini d’équipé la ligne entière en 2013.

J’ai commencé à mettre quelques essais cette année-là. Je n’arrivais pas à faire tous les mouvements encore. Ça semblait dur, mais possible. Mais à l’époque, je ne pensais pas que j’aurais les capacités pour faire la voie. Je l’ai donc laissé de côté, jusqu’à l’année dernière.

L’année dernière, j’ai dû prendre une décision : me consacrer à « Project Hard » ou à « Project Big » ? Les deux valent probablement 9c. Mais à ce moment, « Project Big » me semblait plus intimidant. Etant donné que « Project Hard » se joue principalement autour du premier crux, j’espérais pouvoir trouver une méthode plus facile, ce que j’ai fait d’ailleurs, mais c’est toujours très, très dur…

« Project Big » comporte plusieurs mouvements de bloc empilés les uns après les autres. Un jour, j’adorerai l’enchaîner. Alors, je serai comblé par cette grotte de Flatanger.

Il y a également d’autres projets, pas aussi impressionnants que « Project Hard » ou « Project Big ». Mais en même temps, je ne veux pas passer toute ma vie dans un seul spot de grimpe, même si celui-ci est superbe.

Quand on parle de la grotte de Flatanger, on pense directement à toi. Les gens associent de la même façon Oliana à Chris Sharma, ou encore El Capitan à Tommy Caldwell. Pourquoi cette grotte t’attire tant ?

En terme de style, la grotte n’est pas si unique. Ce qui la rend vraiment unique, c’est le grain du rocher. La plupart des grottes dans le monde de mêmes tailles sont en calcaire.

Par exemple, les bloqueurs qui veulent grimper sur du beau rocher vont à Rocklands, en Afrique du Sud, ou à Red Rock, aux Etats-Unis. Les grimpeurs de falaise qui veulent se faire plaisir vont en Espagne, dans des endroits comme Oliana ou Santa Linya. Mais une fois sur place, ils sont horrifiés de voir à quel point le rocher est mauvais et abasourdis de voir la quantité de colle qu’il y a pour tenir les prises. Si vous prenez seulement les crux des voies en Espagne, on ne les compare pas nécessairement aux plus beaux blocs du monde. Les voies sont belles certes, mais en terme de beauté de mouvements, c’est rare de trouver quelque chose qui vous coupe le souffle.

Mais à Flatanger, c’est absolument incroyable. Si vous prenez à eux seuls les crux au milieu des voies, et que vous les implantés à Rocklands, ça serait des blocs majeurs.

Ce que j’aime le plus dans l’escalade, c’est la beauté des mouvements. Pour moi, la beauté des mouvements compte plus que la beauté de la voie. Et je suis totalement conquis par les mouvements ici, à Flatanger.

Combien de temps vas-tu rester à Flatanger cet été ?

Je n’ai pas vraiment de deadline, mais nous allons sûrement quitter la Norvège début août. Pour le moment, tant que je suis malade, il n’y a aucune chance pour que j’enchaîne durant ce trip.

Mais il est certain que je reviendrai cet automne. La question est de savoir combien de temps je suis prêt à sacrifier juste pour « Project Hard ». Passer tout le temps qui m’ait disponible là-bas me mettra peut-être trop de pression, donc je vais voir.

Dernière question, penses-tu être capable d’enchaîner cette saison ? La prochaine ?

J’espère que je pourrai réaliser « Project Hard » cette saison, mais si je n’y parviens pas, alors je croise les doigts pour la saison prochaine. Et si ça ne marche pas, alors la saison encore après ! Je me suis déjà tellement investi, que je veux absolument aller au bout. Mais avec ce type de projet, tu ne sais jamais vraiment combien de temps et de travail il te reste à accomplir, jusqu’à ce que tu sois  près, vraiment tout près de l’enchaînement. J’espère que ce sera pour bientôt.

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Jeux Olympiques de Tokyo: rendez-vous dans 3 ans jour pour jour !

26 Juil

1094. Le compte à rebours est lancé. Il reste 1094 jours avant le début des Jeux Olympiques de Tokyo, qui intégreront pour la première fois de l’histoire l’escalade. Du 24 juillet au 09 août 2020, des milliers de journalistes et de spectateurs suivront avec attention des centaines et des centaines de sportifs concourir dans plus de 33 sports différents.

Et pour célébrer ces trois ans qu’il reste à patienter, Tokyo organisait hier un festival pour fêter l’événement. Ainsi, plus de 5000 spectateurs se sont amassés sur la place Shinjuku, au milieu d’athlètes japonais olympiques et paralympiques.

“Vu qu’il ne reste plus que trois ans avant le lancement des Jeux Olympiques de Tokyo, nous avons déjà commencé à préparer quelques aspects comme la mascotte, le relais de la flamme olympique ou la cérémonie d’ouverture”, déclarait Yoshiko Mori, le président de Tokyo 2020.

En guise de teaser, une fresque lumineuse était projetée sur les bâtiments de la place. Spectacle de son et lumière, résonnant au sein de la capitale japonaise et montrant aux spectateurs à quoi s’attendre en 2020.

Ce type de fresque lumineuse avait déjà été utilisé lors de l’ouverture des finales de la Coupe du Monde de bloc de Tokyo:

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Quelles solutions pour nos falaises ?

26 Juil

Le dernier sujet de Grande Voix, le nouveau support d’information long format de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, porte sur les solutions à apporter à nos falaises…

« La FFME est prête à assumer ses responsabilités liées aux sites naturels d’escalade qu’elle a conventionnés. Mais il faut que nous soyons tenus responsables d’éventuelles fautes que nous commettons. Le risque juridique que nous encourrons aujourd’hui dépasse largement ce cadre. Il est simplement déraisonnable. » Le constat est sévère. Mais il est réel. Oui, la FFME est face à un challenge de taille dans la gestion des sites naturels d’escalade. Et oui, la fédération se donne les moyens de le relever. Explications.

Les faits. Comment en est-on arrivé à cette situation ? Pour tout comprendre, il faut revenir en 1985. L’heure est alors au développement de l’escalade tous azimuts. Les falaises de l’Hexagone se voyaient colonisées par les grimpeurs en collants fluo, à l’affut du moindre morceau de rocher à taquiner.

A la suite d’une menace d’interdiction concernant le site phare de Buoux (alors l’épicentre de la haute difficulté dans le monde de l’escalade), la FFM (l’ancêtre de la FFME) élabore les premières conventions de transfert de responsabilités. Puis, pour permettre au plus grand nombre d’accéder au fabuleux patrimoine rocheux que compte notre pays, la FFME a décidé de poursuivre ce mouvement pendant plusieurs décennies.

Pour convaincre les propriétaires privés et les collectivités territoriales de laisser gratuitement les grimpeurs pratiquer sur leur terrain, la fédération s’est lancée dans une grande politique de conventionnement des sites de pratique. Le cœur de ces conventions ? La fédération devient – contractuellement – gardienne des sites conventionnés, afin de dégager le propriétaire de sa responsabilité liée à un accident d’escalade. Problème, ce statut de gardien implique l’application du régime de la responsabilité sans faute en cas d’accident et de dommages subis par une victime.

La responsabilité sans faute… Mais encore ? Explication. Cela signifie que si un accident survient sur un site conventionné, le juge pourra appliquer la logique suivante:

Question 1 : qui est responsable du site ? Réponse : la FFME.
Question 2 : quel est le régime de responsabilité applicable ? Réponse : la responsabilité sans faute.
Question 3 : pas de question 3. La FFME est condamnée.

C’est schématique, mais c’est en substance ce qu’il se passe : la FFME est responsable. Point. Quel que soit l’évènement, la fédération aura à dédommager les victimes. Vous l’aurez compris, voilà une logique bien compliquée à gérer pour la FFME. D’autant qu’en près de 30 années de politique d’ouverture, près de 1100 conventions ont été signées. Avec aujourd’hui, quelques 1029 conventions encore actives.

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Coupe de France de difficulté de Briançon: résultats des finales !

26 Juil

Ce soir se tenaient les finales de la dernière Coupe de France de difficulté jeunes et vétérans.

Voici les résultats de toutes les catégories:

Minimes:

Chez les filles, en valorisant la prise 34, Luce Douady s’offre la victoire sur cette dernière Coupe de France de la saison.
Chez les garçons, les deux premiers grimpeurs, réalisant les mêmes performances des qualifications jusqu’aux finales, seront départagés au temps sur la voie d’hier soir. Et la médaille d’or s’est jouée à six seconde près ! C’est finalement Joshua Fourteau qui l’emporte.

Cadets:

Chez les cadettes, les trois premières grimpeuses se tiennent à deux prises d’écart. Même si la voie ne sera pas enchaînée, c’est Valentine Mangin qui l’emporte, devant Lucie Vaillant Bultel et Pyrène Santal.
En cadets, c’est Alistair Duval qui s’envole le plus haut dans sa voie de finale.

Juniors: 

Toujours pas de top en juniors femmes, mais une grimpeuse qui prend le large par rapport aux autres finalistes. Pour sa dernière Coupe de France jeunes, Heloïse Dumont termine en beauté, montant sur la première marche du podium.
Il faudra attendre les juniors hommes pour qu’enfin un grimpeur clippe le relais final. Et c’est Arsène Duval qui s’est chargé de faire vibrer les spectateurs au pied du mur, maîtrisant parfaitement sa voie de finale.

Vétérans:

Chez les vétérans c’est Nadine Rousselot qui s’impose chez les femmes, aux côtés de Yannick Dupin chez les hommes.

+ Les résultats complets à retrouver ici !

L’étape de Briançon marquant la fin de la saison nationale, le classement général des Coupes de France de difficulté 2017 est maintenant disponible ici !

Photo d’illustration: archive, Pulsion MFB

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Coupe de France de difficulté jeunes de Briançon: tous les résultats des qualifications !

25 Juil

Le Mondial de l’escalade est lancé à Briançon. Une semaine autour de la montagne et de l’escalade, qui a débuté par une Coupe de France de difficulté jeunes et vétérans, comme chaque année.

Des minimes aux juniors, sans oublier les vétérans, tous grimpaient hier durant toute la journée, jusqu’à tard le soir, sur l’imposante structure extérieure de Briançon. Sans plus attendre, découvrez les résultats complets !

Place maintenant aux demi-finales, avant les grandes finales qui se dérouleront en nocturne ce soir.

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Alex Megos répète l’un des blocs les plus extrêmes de Rocklands !

24 Juil

En trip à Rocklands depuis quelques jours, Alex Megos vient de plier l’un des blocs les plus difficiles d’Afrique du Sud, “The Finnish Line”, 8c/+, ouvert il y a peu par Nalle Hukkataival.

Après de belles croix en falaise ces derniers temps, l’allemand Alex Megos avait pris la direction de Rocklands, en Afrique du Sud, comme bon nombre de grimpeurs le font à cette période estivale.

À peine arriver sur place, Alex ne traînait pas et aller directement se frotter à “Monkey Wedding”, l’un des quatre 8C de Rocklands, qu’il enchaînait en moins de 30 minutes lors de son premier jour sur place.

Il nous annonce maintenant avoir réalisé “The Finnish Line”, une ligne fraîchement ouverte par Nalle Hukkataival il y a moins d’un mois. Le finlandais considérait ce bloc comme l’un des plus beaux “joyaux” d’Afrique du Sud, et l’annonçait comme l’un des blocs les plus durs d’Afrique du Sud, sans toutefois donner de cotation.

Alex Megos commente: “Quel combat ! Parfois les choses prennent un certain temps, mais quand elles arrivent, c’est encore plus gratifiant ! Après 5 heures de travail, je signe la première répétition de “The Finnish Line”, ouvert par Nalle Hukkataival il y a quelques semaines ! Peut-être la plus belle ligne de tous les temps ?!”

Et pour vous rendre compte d’une telle performance, même Jimmy Webb, qui était sur place lui aussi s’est essayé “à la plus spectaculaire pièce de rocher qu’il ait pu toucher” sans toutefois réussir à l’enchaîner

C’est donc le deuxième 8C du trip d’Alex. En l’espace de quelques jours, l’allemand a enchaîné deux des blocs les plus durs du coin.

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Médaille de bronze pour Julia Chanourdie aux Jeux Mondiaux !

23 Juil

Les Jeux Mondiaux viennent de se terminer pour les épreuves d’escalade. Ce sont les finales de la difficulté qui clôturaient l’événement. Julia Chanourdie repart avec la médaille de bronze, tandis que Romain Desgranges échoue au pied du podium.

Julia Chanourdie sur le podium des Jeux Mondiaux 2017 !

Julia Chanourdie vient de monter sur son premier podium international senior ! Et obtenir une première médaille mondiale sur les Jeux Mondiaux, c’est quelque chose de fort !

Nous la savions en forme en ce début de saison 2017, voici qu’elle confirme à Wroclaw, en Pologne. Et le suspense aura été long pour Julia… Il aura fallu attendre la fin des finales pour que la française sois sûre de rester sur le podium.

Les deux premières finalistes à s’élancer dans la voie, Claire Buhrfeind et Mina Markovic se font avoir à mi-parcours.

C’est donc déjà au tour de notre seule et unique française de s’élancer. Julia entre directement dans le rythme de la voie et dépasse la verticale limite fixée par la slovène. Elle enchaîne tous les mouvements du dévers et finit par se retrouver à quelques prises de la fin de la voie. Il faut s’asseoir sur une prise de pied assez éloignée et se rétablir pour sortir de ce dévers. Après un beau combat dans la voie, Julia chute en lançant sa main gauche et se fait emporter dans les airs.

Mais la compétition n’était pas finie… Il reste quatre des meilleures grimpeuses du monde à s’élancer. La japonaise Akiyo Noguchi, pourtant habituée de ce type de mouvement en bloc, chutera une prise sous Julia, tandis que l’autrichienne Jessica Pilz ne valorisera pas la dernière prise tenue par notre française.

Janja Garnbret se lance alors. Le public la contemple: peut-elle libérer cette voie ? La slovène ne commet aucune erreur dans la première partie de la voie. Elle arrive à la sortie du dévers, essaye plusieurs méthodes et finit par chuter sur le même mouvement que Julia. Il en sera de même pour la belge Anak Verhoeven.

Il ne reste plus que Jaïn Kim… La coréenne, première des qualifications, veut se venger. Sur les deux dernières éditions des Jeux Mondiaux, elle avait frôlé la médaille d’or à deux reprises. Mais Jaïn perd du temps dans le crux de la voie, et chute, sans valoriser la fameuse prise.

Anak Verhoeven, Janja Garnbret et Julia Chanourdie sont donc ex-aequo sur cette voie de finale. Elles seront départagées suite aux résultats du tour précédent. Ainsi, la belge monte sur la première marche du podium, devançant Janja et Julia.

Doublé japonais chez les hommes !

Ils montent… Ils montent… ils montent ces japonais ! Si les bloqueurs japonais ont mis tout le monde d’accord cette saison, leurs compatriotes lactates semblent eux aussi monter en puissance cette année.

Yuki Hada et Keiichiro Korenaga montaient déjà tous deux sur le podium de la dernière Coupe du Monde à Chamonix. Ce matin, ils prenaient les deuxièmes et troisièmes places des qualifications, juste derrière Romain Desgranges.

Ce soir, ils sont de nouveau sur le devant de la scène, sur les plus hautes marche du podium. Ex-aequo après leur prestation en finale, ils seront eux aussi départagés suite aux résultats des qualifications. C’est donc Keiichiro Korenaga qui remporte l’or sur ces Jeux Mondiaux, tout comme Sachi Amma l’avait fait en 2009. Le jeune Yuki Hada, qui ne compte même pas une dizaine de Coupes du Monde de difficulté à son actif, prend la médaille d’argent, devant Sean McColl, 3ème.

La zipette maudite de Romain Desgranges…

Le chamoniard s’est fait rattraper par ses vieux démons dans cette voie de finale…

Si les premiers mouvements de la voie laissaient les grimpeurs rentrer dans le rythme, un jeté à mi-voie sera fatal pour la moitié des finalistes. Domen Skofic ne parviendra pas à tenir les deux boules à l’arrivée de ce mouvement dynamique. Il en sera de même pour l’italien Francesco Vettorata ou le polonais Maciej Dobrzanski.

Après de belles qualifications, Romain Desgranges était le dernier grimpeur à s’élancer ce soir. Malheureusement, le capitaine de l’équipe de France sera de retour au sol plus tôt que prévu… Au moment de donner l’impulsion lors du jeté, son pied droit zippe du volume, ne le propulsant pas assez haut pour aller chercher les deux prises de réception. Il termine 4ème, au pied du podium.

Les résultats complets:

Le tableau des médailles:

Toutes disciplines confondues, c’est le Japon qui remporte le plus de médailles: deux en or et deux en argent.
Les japonais sont talonnés de près par les russes, qui comptent eux aussi quatre médailles: une en or et trois en argent.
Enfin, la France monte sur le podium avec trois médailles, une en argent et deux en bronze.

Photos: Szymon Aksienionek

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Romain Desgranges en tête des qualifications sur les Jeux Mondiaux !

23 Juil

JEUX MONDIAUX, Jour 3: épreuve de difficulté avec les qualifications ce matin et les finales en fin de journée. Chez les hommes, c’est le français en forme du moment Romain Desgranges qui prend la tête du classement. Du côté féminin, c’est Jaïn Kim qui montera le plus haut dans la voie.

Ils se sont retrouvés en petit comité. Habitués à des centaines de participants sur les étapes de Coupe du Monde, ils n’étaient que dix chez les hommes et onze chez les femmes à avoir été sélectionnés pour prendre part aux Jeux Mondiaux de Wroclaw, en Pologne.

Toutefois, les favoris de ce début de saison sont bien présents. Chez les femmes, les six meilleures mondiales du moment se sont retrouvées pour disputer les phases de qualification ce matin. Il en est de même chez les hommes, où les quatre grimpeurs les plus forts de ce début de saison se sont retrouvés au pied du mur. Seul Stefano Ghisolfi manque à l’appel. Pourtant inscrit sur les listes de départs, l’italien a préféré faire l’impasse sur cette compétition, souffrant d’une petite douleur à l’épaule depuis les Championnats d’Europe.

Romain Desgranges, de nouveau en tête du classement !

Il est décidément l’homme en forme de ce début de saison ! Après avoir remporté les Championnats d’Europe à Campitello di Fassa, puis la Coupe du Monde de Villars en Suisse, le chamoniard aimerait bien ajouter à son palmarès un titre aux Jeux Mondiaux de Wroclaw, lui qui avait déjà pris la médaille de bronze il y a huit ans, lors de l’édition de Kaohsiung à Taïwan.

Ce matin, même s’il n’ira pas jusqu’au sommet de la voie, il le grimpeur à monter le plus haut. Il atteint la marque 34, mettant trois mouvements au deuxième du classement, je japonais Keiichiro Korenaga, récemment médaillé d’argent sur la Coupe du Monde de Chamonix. Deux prises derrière, c’est un autre japonais qui termine 3ème des qualifications, Yuki Hada, également médaillé il y a dix jours sur la place du Mont-Blanc.

Un crux, à mi-voie, piégera la moitié des grimpeurs. L’italien Francesco Vettorata et le canadien Sean McColl tomberont sur cette 20ème prise. Domen Skofic se fera également avoir une prise plus loin, prenant la quatrième place du jour.

Avantage à Jaïn Kim chez les femmes !

Chez les femmes, aucune grimpeuse ne topera la voie. Pourtant, Jaïn Kim s’est approchée de près du relais final. Tout comme chez les hommes, un passage sera fatal pour de nombreuses concurrentes. Julia Chanourdie, seule française au départ ce matin se fait piéger dans ce passage. Pas grave, elle sera tout de même en finale tout à l’heure, prenant la 6ème place ce matin.

L’américaine Claire Buhrfeind se fait également avoir au même endroit que Julia, tout comme l’autrichienne Jessica Pilz et la japonaise Akio Noguchi. Même Janja Garnbret tombera dans ce passage, c’est dire la complexité de cette séquence de mouvements !

La belge Anak Verhoeven parvient à s’extirper de ce crux, continuant quelques prises plus loin avant de se faire rattraper par la gravité. Elle se classe 2ème.

Car devant, Jaïn Kim propose la meilleure prestation de la matinée, devançant de trois prises la marque laissée par la belge. La finale, regroupant les meilleures grimpeuses mondiales du moment, s’annonce fracassante !

Les résultats complets des qualifications:

Les finales auront lieu de 17h00 à 18h30, mais ne seront malheureusement pas diffusées en direct… Rendez-vous donc sur PG pour retrouver tous les résultats juste après les finales !

Photos: archives

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Jeux Mondiaux: l’argent pour Anouck Jaubert, le record du monde de vitesse explosé !

22 Juil

Nouvelle médaille tricolore sur les Jeux Mondiaux à Wroclaw en Pologne ! Anouck Jaubert repart avec l’argent, au terme d’une finale palpitante où le record du monde a été littéralement explosé par Iuliia Kaplina !

Une compétition (presque) parfaite pour Anouck Jaubert !

Il y a deux semaines, elle remportait la manche de Coupe du Monde de Villars, en Suisse. C’est donc le couteau entre les dents qu’Anouck prenait part aux Jeux Mondiaux aujourd’hui. Toutes les favorites russes et polonaises habituées aux podiums de Coupes du Monde avaient fait le déplacement. La compétition promettait d’être grandiose…

Et ce fut le cas ! Anouck démarre la journée sur les chapeaux de roue, en signant le meilleur temps des qualifications. C’est donc en pole position que la championne de France en titre s’élançait pour les phases finales.

En 1/4 de finale, Anouck récidive: elle signe de nouveau le meilleur temps, avec un run en 7″89.

Que dire des 1/2 finales où la tricolore enfonce le clou: 7″52 ! Elle améliore son record personnel de 7 centièmes et frôle le record mondial de 6 centièmes… En trustant de nouveau la première place du classement.

Des finales d’anthologies !

C’est donc en finale, opposée à la numéro 1 mondial Iuliia Kaplina que tout allait se jouer. Ultra concentrées, les deux grimpeuses jouent la victoire sur ces Jeux Mondiaux 2017. Le bip retentit, les deux grimpeuses vont très vite. Jamais auparavant nous n’avions vu un duo féminin aller si vite dans la voie !

Anouck Jaubert frappe le buzzer en 7″42. Elle améliore de 10 centièmes son propre record personnel battu quelques minutes plus tôt lors des demi-finales.

Mais où est passée Iuliia Kaplina ?! La russe s’est envolée devant notre française à une vitesse folle ! C’est la première fois qu’une grimpeuse enchaîne si vite les mouvements de la voie officielle. Si Iuliia avait fixé son précédent record mondial à 7″38, elle vient de l’exploser de plus de 6 centièmes, établissant un nouveau chrono de référence à 7″32 !

Nouvelle médaille d’or pour Reza Alipourshena !

C’est définitivement LA saison de Reza Alipourshena. Cette année, il a tout remporté: deux étapes de Coupe du Monde, un record mondial, et ce soir, les Jeux Mondiaux de Wroclaw.

Opposé à Danyil Boldyrev en finale, l’ukrainien doit prendre tous les risques pour vaincre la puissance hors norme de l’iranien. Si bien que Danyil tombe, laissant Reza s’envoler vers le buzzer en 5″58.

La troisième place revient au russe Stanislav Kokori, qui remporte son duel en petite finale face au local Marcin Dzienski.

Bassa Mawem, seul représentant tricolore échouera lors des 1/4 de finale, zippant du pied au début de la voie. Il termine 7ème du classement.

Les résultats complets:

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Deux français en finale des Jeux Mondiaux d’escalade de vitesse !

22 Juil

Après le bloc hier, cette deuxième journée des Jeux Mondiaux est consacrée à l’épreuve de vitesse, avant la difficulté, qui aura lieu demain.

Lors des qualifications, qui avaient lieu tout à l’heure, c’est Anouck Jaubert qui a signé le meilleur temps chez les femmes, avec un run en 7″66.

Elle est talonnée de près par la russe Iuliia Kaplina, qui mettra un centième de plus que notre française.

Pas de 1/4 de finale pour la jeune Elma Fleuret, la deuxième grimpeuse tricolore engagée sur cette compétition. Son run en 9″18 ne sera pas suffisant pour rentrer parmi les huit meilleures.

Chez les hommes, les meilleurs mondiaux se sont disputés la première place de ces qualifications à vive allure.

Avantage à l’ukrainien Danyil Boldyrev, qui était le grimpeur le plus rapide tout à l’heure, mettant 5″59 pour parcourir les quinze mètres de la voie de vitesse.

Bassa Mawem, seul représentant de l’équipe de France chez les hommes participera bien aux phases finales tout à l’heure. Il se classe 6ème des qualifications, avec un run en 6″04.

Les résultats complets des qualifications:

Photo d’illustration: FFME

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Thomas Ballet remporte la grande finale de Ninja Warrior !

22 Juil

Thomas Ballet a remporté hier la finale de cette édition 2017 de Ninja Warrior. Au-delà de cette victoire, Thomas est également devenu le premier candidat de l’histoire du jeu à aller si loin dans le parcours de Ninja Warrior France !

Hier soir était diffusée la finale de la deuxième saison de Ninja Warrior France, sur TF1. Parmi tous les candidats finalistes, nous retrouvions quatre grimpeurs bien connus de la planète grimpe: Manu Cornu, membre de l’équipe de France de bloc, Nicolas Januel, coach de cette équipe, Guillaume Moro, champion de France de vitesse et Thomas Ballet quintuple champion de France.

La finale, composée d’abord d’un premier parcours avec des obstacles demandant une très bonne coordination, piégera de nombreux concurrents. Nicolas Januel se fera avoir sur l’obstacle de “L’araignée”, où il faut se jeter entre deux parois espacées d’un peu plus d’un mètre, puis avancer en écart sur plusieurs mètres.

Les rescapés de ce premier parcours avaient alors droit à de nouveaux obstacles encore plus “à bras”. À ce jeu, parmi tous les finalistes, ils ne seront que trois à en venir à bout: Guillaume Moro, Thomas Ballet et Manu Cornu, nos trois grimpeurs !

Ainsi, la grande finale de Ninja Warrior ressemblait à s’y méprendre à une sorte de finale d’un Championnat de France, où se mêlaient grimpeurs de vitesse, de difficulté et de bloc.

Ils étaient plus de 200 candidats au lancement de la saison… Il n’en restait que trois pour tenter l’impossible: braver trois des plus durs obstacles de Ninja Warrior pour accéder à la fameuse Tour des Héros: une corde de 23 mètres à escalader en moins de 30 secondes.

Guillaume Moro et Manu Cornu se font avoir sur “L’ultime envol”, un obstacle mêlant force, coordination et précision, le dernier rempart avant la fameuse Tour des Héros. De toute l’histoire du jeu, aucun français n’était allé au-delà de cette épreuve…

… Jusqu’à l’arrivée de Thomas Ballet. Ce dernier, poussé par une foule de spectateurs en délire au bord du parcours, enchaîne un à un les obstacles. Il réussit alors l’exploit: il est le premier candidat de l’histoire du jeu Ninja Warrior en France à atteindre la Tour des Héros. À la clé, 100 000 € l’attendent à côté du buzzer, au sommet des 23 mètres de corde.

Le bip retentit. Thomas s’élance, à un bon rythme, avant de s’essouffler sur les derniers mètres de corde. Malheureusement, il attendra le buzzer 7 secondes après le temps qui lui était imparti.

Mais malgré cet échec, Thomas retiendra surtout qu’il est le premier candidat français à atteindre cette fameuse Tour des Héros.

De quoi le motiver pour les prochaines éditions !

Revivez le parcours de Thomas:

 

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Fanny Gibert première bloqueuse de l’Histoire médaillée des Jeux Mondiaux !

21 Juil

Elle était la seule française engagée sur l’épreuve de bloc des Jeux Mondiaux… Fanny Gibert repart médaillée de bronze au terme des finales ! Chez les hommes, nette domination du Japon, tandis que chez les femmes, c’est la jeune serbe Stasa Gejo qui s’impose.

Retour sur les premières finales de bloc de l’Histoire des Jeux Mondiaux.

Fanny Gibert sur la troisième marche du podium !

Elle est allée la chercher Fanny cette médaille ! Dorénavant, la grimpeuse de l’équipe de France peut se vanter d’avoir été la première bloqueuse médaillée de l’Histoire des Jeux Mondiaux. En effet, depuis la création de cet événement en 1981, c’est la première fois que le bloc fait son apparition au programme de la compétition, bien que l’escalade de difficulté et de vitesse y figurent depuis quelques annéesdéjà.

Pourtant, les finales n’ont pas commencé de la meilleure des façons pour Fanny Gibert. Si l’allemande Monika Retschy, la japonaise Miho Nonaka et la serbe Stasa Bejo sortent le premier bloc en quelques essais, notre tricolore ne parvient pas à trouver la solution, ne validant même pas la prise de zone.

Mais c’est déterminée qu’elle s’élance dans le deuxième bloc, qu’elle sortira à vue ! Elle sera la seule grimpeuse, avec Akiyo Noguchi, à réaliser une telle prestation.

Et Fanny n’avait pas encore dit son dernier mot… Voilà que notre française récidive dans le troisième bloc, le sortant à vue de nouveau. Quelle performance, quand on sait que ce problème ne sera validé que par une autre finaliste !

Et même si Fanny n’enchaînera pas le dernier bloc, ses deux blocs à vue lui suffisent pour monter sur la troisième marche du podium et ainsi être médaillée de bronze, derrière la japonaise Miho Nonaka.

Devant, victoire incontestable de Stasa Gejo. La jeune serbe sera la seule finaliste à compléter tous les blocs, en 10 essais.

1- Stasa Gejo (SRB)
2- Miho Nonaka (JPN)
3- Fanny Gibert (FRA)

Le japonais Yoshiyuki Ogata brille chez les hommes !

Chez les hommes, comment imaginer un podium international sans un japonais sur la plus haute marche de celui-ci ? Si c’est Tomoa Narasaki qui dominait les qualifications en début de journée, c’est finalement son compatriote de 19 ans, Yoshiyuki Ogata, qui se voit devenir le premier bloqueur couronné des Jeux Mondiaux.

Et cette médaille d’or, Yoshiyuki la mérite amplement ! Il réalise aujourd’hui les plus belles finales de sa (jeune) carrière, en étant l’unique finaliste à monter au sommet de tous les blocs. Pourtant, ces blocs n’étaient pas si simples… notamment ce deuxième problème très physique, qui ne se laissera dompter par aucun grimpeur… Aucun ? Avant le passage de Yoshiyuki en tout cas. Car il ne fera qu’une bouchée de ce bloc, qu’il tope à vue.

Avec 4 blocs en 9 essais, il termine donc premier de cette compétition, devant l’allemand Jan Hojer, qui comptabilise 3 blocs en 6 essais (et qui se payera le luxe de ne pas utiliser la prise de zone du dernier bloc) et le russe Alexey Rubstov, avec un bloc de moins que Jan Hojer.

1- Yoshiyuki Ogata (JPN)
2- Jan Hojer (ALL)
3- Alexey Rubstov (RUS)

Micka Mawem, à un petit essai du podium…

Nous ne sommes pas passés loin d’un deuxième podium tricolore ce soir ! Micka Mawem a frôlé de tout près une troisième, voir une deuxième place. En effet, après une très belle entrée en matière où il enchaîne le premier bloc à vue, il chute la prise finale dans la main du deuxième bloc.

Micka se rattrape alors dans le dernier bloc de la compétition, qu’il enchaîne en trois essais… Soit un essai de plus que le russe Alexey Rubstov, qui, avec 2 blocs en 3 essais, devance Micka Mawem d’un petit essai.

Manu Cornu, le troisième bloqueur français engagé sur ces Jeux Mondiaux, ne parviendra à valider que le dernier bloc de ces finales, prenant ainsi la 6ème place de cette compétition.

Les résultats complets:

Demain, place aux épreuves de vitesse avec de nouveau trois français engagés. Puis dimanche, Romain Desgranges et Julia Chanourdie clôtureront les épreuves d’escalade avec la difficulté.

Photos: The Circuit Climbing, FFME

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Huit français participeront aux Jeux Mondiaux cette semaine !

17 Juil

Les 20, 21, 22 et 23 Juillet, 62 athlètes du monde entier feront le déplacement jusqu’à Wroclaw, la quatrième ville polonaise, pour participer à une compétition un peu spéciale… Les Jeux Mondiaux !

Les Jeux Mondiaux… Mais qu’est-ce que c’est ?

Cette fois-ci, les grimpeurs ne disputeront pas une traditionnelle étape de Coupe du Monde, ni même un Championnat. Cette semaine, les grimpeurs sont attendus à Wroclaw pour prendre part aux Jeux Mondiaux (World Games en anglais), une compétition qui n’a lieu que tous les quatre ans.

Oui, cet événement ressemble à s’y méprendre aux fameux Jeux Olympiques. Les Jeux Mondiaux sont d’ailleurs connus pour être “l’antichambre” des J.O. Une bonne partie des sports devenus aujourd’hui olympiques, sont d’abord passés par les Jeux Mondiaux avant d’être officiellement intégrés.

Cette semaine, c’est donc une trentaine de sports qui seront représentés sur cette édition 2017 des Jeux Mondiaux. Au beau milieu de la danse, du korfball, du roller, de la course d’orientation, du muaythai, de la motocross ou de la pétanque, figureront des épreuves d’escalade.

Petite particularité tout de même, ce sont seulement quelques athlètes qui représentent leur pays. Ainsi, chaque fédération envoie un ou deux grimpeurs par discipline. C’est pourquoi la liste des participants n’est pas aussi longue que sur les compétitions internationales classiques.
Si par exemple ils étaient 22 français au départ de la Coupe du Monde de Chamonix le week-end dernier, ils ne seront que deux, dimanche, à participer à l’épreuve de difficulté.

L’équipe de France des Jeux Mondiaux:

C’est justement Romain Desgranges chez les hommes et Julia Chanourdie chez les femmes qui représenteront la France et qui iront défier des athlètes comme Domen Skofic, Janja Garnbret, Jaïn Kim, Stefano Ghisolfi, ou bien Sean McColl. L’expérience de Romain Desgranges, qui remportait une médaille de bronze aux Jeux Mondiaux de 2009 et la forme du moment de Julia Chanourdie laissent présager une belle compétition du côté tricolore.

Mais la difficulté ne sera pas la seule discipline représentée sur ces Jeux Mondiaux ! La vitesse est également incluse au programme depuis l’intégration de l’escalade aux Jeux Mondiaux en 2005. Et pour la première fois de l’Histoire de cette compétition, le bloc fera également partie des épreuves cette année.

En vitesse, c’est donc les trois français les plus rapides du moment qui endosseront le maillot bleu-blanc-rouge. Anouck Jaubert et Elma Fleuret chez les femmes, Bassa Mawem chez les hommes.

En bloc, c’est Fanny Gibert qui a été sélectionnée pour représenter la France chez les femmes, tandis que chez les hommes, deux français feront le déplacement: Manu Cornu et Micka Mawem, qui partiront le couteau entre les dents, n’ayant pas participé aux deux dernière Coupes du Monde de bloc.

Notons que la France sera la seule nation à être représentée dans les trois disciplines de l’escalade, tout comme la Pologne, le pays organisateur de l’événement.

C’est donc en petit comité que les athlètes se retrouveront. Les meilleurs de chaque discipline s’affronteront pour un titre un peu spécial, que tous veulent remporter !

Et pour départager cette élite mondiale, les ouvreurs font également partie des meilleurs et des plus expérimentés du Monde: Jacky Godoffe et Christian Bondhammer, les chefs ouvreurs de la compétition, emmèneront une équipe composée du polonais Adam Pustelnik et du français Romain Cabessut.

Le programme des épreuves d’escalade:

Chaque jour est consacrée à l’une des trois disciplines.

Vendredi 21 Juillet: BLOC

09h00 – 10h40: Qualification bloc hommes
11h30 – 13h10: Qualification bloc femmes
16h00 – 17h30: Finale bloc hommes
18h00 – 19h30: Finale bloc femmes
19h30 – 19h45: Remise des médailles

Samedi 22 Juillet: VITESSE

14h00 – 14h15: Qualification vitesse hommes
14h15 – 14h30: Qualification vitesse femmes
17h30 – 18h40: Finale vitesse hommes et femmes
18h45 – 19h00: Remise des médailles

Dimanche 23 Juillet: DIFFICULTÉ

09h00 – 10h00: Qualification difficulté hommes et femmes
17h00 – 18h30: Finale difficulté hommes et femmes
18h35 – 18h50: Remise des médailles

Le palmarès des grimpeurs sur les Jeux Mondiaux, depuis 2005:

À très vite sur PG, pour retrouver résultats et résumés jour après jour !

Photos: Eddie Fowke, Sasha Onil

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Sélection de l’équipe de France de bloc pour la Coupe du Monde de Munich !

17 Juil

L’équipe de France de bloc fait son grand retour sur les compétitions internationales !

Après deux étapes mondiales d’absence (malgré de très bons résultats, aucun membre de l’équipe de France n’était rentré dans les critères imposés par la FFME), nous retrouverons la sélection tricolore sur l’étape de Munich, qui sera d’ailleurs une double compétition: une Coupe du Monde de bloc, mais aussi le Championnat d’Europe de bloc 2017.

  • Voici la sélection:
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Énormes progrès d’Adam Ondra dans “Project Hard”, son possible 9c à Flatanger !

15 Juil

Sitôt les Championnats d’Europe terminés en Italie, qu’Adam sautait dans l’avion pour retourner dans son “petit coin de paradis” comme il le surnomme si bien.

Retour en Norvège, dans la grotte de Flatanger, pour travailler encore et encore “Project Hard”, son projet en 9c.

Et le tchèque est en train de faire des progrès considérables ! Tenez-vous bien, c’est la toute première fois qu’il parvient à enchaîner la voie complète, sans les 20 premiers mètres d’escalade, qui cotent 8b.

“C’est probablement la voie la plus dure que j’ai faite, à l’exception du fait que ce n’est pas une voie du tout… Pas encore !”
Ce passage, sans les 20 premiers mètres, coterait déjà un bon 9b+…

Mais ce n’est pas tout. Bien qu’Adam passe le plus clair de son temps dans son projet, il profite tout de même de l’incroyable potentiel de la grotte de Flatanger pour libérer de nouvelles voies.

Il signe ainsi la première ascension de “Move Hard” 9b, une voie qui passe par le premier crux de “Move” 9b+ et qui rejoint le dernier crux de “Project Hard”.

C’est le troisième 9b qu’Adam ouvre dans cette grotte après avoir également ouvert quatre 9a+ et un 9b+. Flatanger est donc indéniablement l’endroit qui compte le plus de voies dures sur Terre !

Au total, le tchèque compte à ce jour 15 9b à son actif…

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Coupe du Monde de Chamonix: le résumé complet des finales !

14 Juil

Pour sa première finale en Coupe du Monde, Marcello Bombardi remporte la médaille d’or à Chamonix. L’italien ne commettra aucune erreur dans cette voie de finale, qu’il enchaînera… Tout comme trois autres grimpeurs.
Chez les femmes, Janja ne tremble pas, et s’offre une nouvelle victoire sur l’une de ses étapes préférées du circuit international.

Romain Desgranges soulève la place du Mont-Blanc !

Suite à une petite erreur de méthode la veille, en demi-finale, le Chamoniard se qualifiait de justesse pour les finales. Il était donc le premier des finalistes à s’élancer hier soir. Et quel début de soirée ! À peine les milliers de spectateurs installés sur la place du Mont-Blanc que Romain Desgranges se montre au pied du mur.

Propre, le leader de l’équipe de France grimpe de manière très efficace. Plus les mouvements s’empilent, plus le coeur de tout le public s’emballe. Romain négocie parfaitement la partie centrale, et assure ses mouvements dans la fin du tracé.
En bas, la foule est en délire, Christopher au micro enflamme la place.
En haut, Romain attrape l’avant-dernière prise sur le volume personnalisé aux couleurs de Chamonix. Encore un mouvement… C’est l’explosion ! Il exulte en clipant le relais, tandis que les spectateurs se lèvent d’une traite pour applaudir le local de l’étape.

Mais sitôt son noeud défait, Romain Desgranges reprend ses esprits. La voie était “facile”, et selon lui, il ne sera pas le seul grimpeur au sommet de la voie de finale ce soir.

Et un, et deux, et trois, quatre tops !

Le Chamoniard ne s’était pas trompé. Il ne sera pas le seul à empiler l’ensemble des mouvements de cette voie. Une voie qui crée le spectacle, mais qui ne départagera pas les quatre premiers compétiteurs.

En isolement, les sept autres finalistes ne sont pas dupes. Ils comprennent que ce soir, il va falloir enchaîner à leur tour ce tracé. Est-ce cette petite pression supplémentaire qui fera chuter deux des prétendants au titre ? Alors que Sean McColl et Stefano Ghisolfi entament plutôt bien leurs finales, ils craquent à une poignée de mouvements de la fin.

En revanche, les deux grimpeurs japonais de la soirée tiendront jusqu’au bout. Yuki Hada sera le deuxième, après Romain, à enchaîner cette voie. Beau début de saison pour ce grimpeur de 20 ans, qui terminait 5ème à Villars le week-end dernier. Au sommet, il sera rejoint par son compatriote Keiichiro Korenaga, qui prend l’avantage, ayant signé de meilleures demi-finales que Romain Desgranges et Yuki Hada.

Mais c’est finalement Marcello Bombardi qui viendra perturber ce doublé japonais. 27ème l’année dernière à Chamonix, l’italien de 23 ans semble affûté cette saison. Il se glissait déjà en finale des Championnats d’Europe à Campitello di Fassa il y a deux semaines et entrait pour la première fois en finale d’une Coupe du Monde hier soir, après de magnifiques demi-finales mercredi. N’ayant rien à perdre, Marcello, poussé par la foule, montera à son tour chercher cette dernière prise et exulter face aux milliers de spectateurs.

Déjà ex-aequo avec Keiichiro Korenaga en demi-finale, il faut donc se référer au temps passé dans la voie pour départager ces deux grimpeurs.

La victoire mondiale revient finalement à Marcello, qui mettra 4 min 16 pour enchaîner le tracé, soit 1 min 12 de moins que le japonais. L’hymne italien résonne sur la place du Mont-Blanc, reprit en coeur par tout le clan italien !

Une finale prometteuse pour Julia Chanourdie !

À peine les finales masculines terminées que les regards se tournent sur la gauche du mur. Une longue voie bleue attend les huit meilleures grimpeuses mondiales du moment.

Et la première finaliste à prendre le départ de cette voie n’est autre que Julia Chanourdie. Tout comme Romain Desgranges, la française prenait de justesse son ticket pour les finales, l’amenant à ouvrir le bal chez les femmes hier soir. Solide, Julia ne démérite pas sur ce tracé. Ses coudes commencent à se lever après le monstrueux dévers incliné à plus de 45°. Le public français la portera jusqu’à la prise 33, qu’elle valorisera. Grâce à cette performance, Julia Chanourdie termine 6ème de la compétition, signant son deuxième meilleur résultat à l’international de sa carrière.

Janja Garnbret confirme la légende !

 Surnommée “la grimpeuse qui ne tombe jamais” durant toutes ses années jeunes, Janja Garnbret n’a pas fait mentir cet adage. Sur ses deux jours de grimpe à Chamonix, la slovène n’est pas tombée. Ni pendant les qualifications, ni même lors des demi-finales, où elle était la seule grimpeuse à toper la voie.

Hier soir en finale, le tracé n’était qu’une formalité pour elle. On se demande même si quelques gouttes d’acide lactique ont eu le temps de gagner ses avants-bras… Janja monte donc une nouvelle fois sur la plus haute marche d’un podium mondial. Son deuxième cette saison, après Villars le week-end dernier.

Du côté des statistiques, sur les 12 Coupes du Monde auxquelles Janja a participé dans sa carrière, elle a décroché l’or à six reprises !

Et pour la petite anecdote, en trois ans que la tornade slovène participe à l’étape mondiale de Chamonix, elle n’est jamais tombée dans la voie de finale !

 Deux tops aussi pour Jaïn Kim et Anak Verhoeven…

Moisson de tops hier soir à Chamonix. Après les quatre enchaînements masculins, Janja ne sera pas la seule à dompter la voie de finale féminine. Ses plus proches rivales au classement général viendront également à bout de la voie.

C’est très propre pour Anak Verhoeven. La belge, qui s’élançait juste après Julia, sera la première à maîtriser la voie dans son intégralité. Tout comme Romain Desgranges, en descendant, Anak avait déjà compris qu’elle ne serait pas la seule au sommet du mur.

Elle avait vu juste. Jaïn Kim sera la deuxième finaliste à compléter la voie, juste avant Janja. Même si la coréenne grimpera de manière un peu plus tendu que la jeune slovène, elle atteint tout de même le top de la voie. Départagées suite aux résultats des demi-finales qui avaient lieu quelques heures plus tôt, Janja l’emporte donc devant Jaïn Kim et Anak Verhoeven.

Le point sur le classement général

Au général, Romain Desgranges reste leader du classement. Il fait mieux que Domen Skofic et Stefano Ghisolfi, ses précédents concurrents à la première place.

1- Romain Desgranges – 155 points
2- Marcello Bombardi – 116 points
3- Yuki Hada – 116 points

Chez les femmes, après deux victoires sur les deux premières Coupes du Monde, Janja reste en tête du classement.

1- Janja Garnbret – 200 points
2- Jaïn Kim – 135 points
3- Anak Verhoeven – 130 points

On reste en France pour la prochaine étape mondiale, qui se déroulera les 28 et 29 Juillet, à Briançon.

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Janja Garnbret s’impose sur la place du Mont-Blanc !

13 Juil

Après la victoire de l’italien Marcello Bombardi, les yeux se sont tournés sur la gauche du mur. La voie de finale qui attendait les grimpeuses n’aura pas résisté longtemps à Anak Verhoeven, Jaïn Kim et Janja Garnbert. La slovène s’impose pour la deuxième fois consécutive cette saison, devant des milliers de spectateurs venus sur la place du Mont-Blanc !

1- Janja Garnbret
2- Jaïn Kim
3- Anak Verhoeven

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Marcello Bombardi remporte sa première victoire en Coupe du Monde à Chamonix

13 Juil

Les finales ont débuté ce soir à Chamonix ! Et ce soir, suite à quatre tops de la voie, c’est finalement l’italien Marcello Bombardi, qui, pour sa première finale en Coupe du Monde, remporte sa première victoire, départagé avec les autres finalistes suite aux résultats des demi-finales, et au temps passé dans la voie.

Les japonais Keiichiro Korenaga et Yuki Hada complètent le podium

Un résumé complet à retrouver sur PlanetGrimpe demain matin… D’ici là, place aux finales des femmes !

1- Marcello Bombardi
2- Keiichiro Korenaga
3- Yuki Hada

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Coupe du Monde de Chamonix: Janja Garnbret au sommet lors des demi-finales !

13 Juil

Après le show d’hier soir, c’était au tour des femmes de prendre possession du mur ce matin. 10h00, la première compétitrice s’élance. La voie s’annonce très résistante, avec une fin lunaire, qui, à elle seule, pourrait très bien être proposée comme un bloc de Coupe du Monde.

Fabuleuse leçon de grimpe donnée par Janja Garnbret !

C’est presque une habitude pour Janja… Attendre que toutes les grimpeuses butent dans la voie, pour s’élancer en dernière et proposer une véritable démonstration d’escalade, quand tout le monde au pied de la voie pense le tracé impossible.

C’est ce qu’il s’est (de nouveau) produit à Chamonix il y a quelques instants. Alors que les 3/4 des demi-finalistes se tiennent dans un intervalle de six prises, aucune grimpeuse n’atteint le sommet de la voie. La partie centrale, inclinée à plus de 45°, entame clairement les avant-bras de nos 26 grimpeuses. Des mouvements très physiques, sur pinces, qu’il faut appréhender avec douceur pour ne pas se faire emporter dans son élan.

Janja, dernière grimpeuse à s’élancer, est la seule à pouvoir libérer cette voie, restée invaincue malgré les assauts répétés des 25 autres demi-finalistes. Instinctive, la jeune slovène ne se pose pas de question et avance. Elle s’autorise même des moments de décontraction sur des prises qui ont fait chuter d’autres compétitrices. Très vite, elle atteint la sortie du dévers. À ce moment, elle a déjà remporté les demi-finales. Mais tout n’est pas failli pour Janja, qui veut bel et bien clipper le relais final.

Après une saison quasi-complète de Coupes du Monde de bloc, la slovène négociera à merveille les mouvements délicats tracés par les ouvreurs en fin de voie. Sous un tonnerre d’applaudissements, elle attrape la dernière prise, s’offrant la première place du classement !

Quand l’incroyable scénario d’hier se reproduit…

Souvenez-vous hier soir, Romain Desgranges devait sa place en finale grâce à la contre-performance du slovène Domen Skofic.

Aujourd’hui, le hasard a décidé de nous faire revivre les mêmes événements qu’hier. Julia Chanourdie, qui fait partie des six dernières grimpeuses à s’élancer, semble en forme. Les premiers mouvements de la voie ne semblent être qu’une formalité pour elle, tandis que sa marge physique lui fait avaler les mouvements si puissants au beau milieu du dévers. Mais alors que la jeune française semble en avoir encore sous le capot, elle commet l’irréparable sur une pince fuyante à appréhender. Retour au sol plus tôt que prévu pour elle, qui se classe 8ème.

Mais il reste encore cinq des meilleures compétitrices à passer. Cinq grimpeuses qui n’ont pas pour habitude de se faire avoir dans une voie de finale… Et elles ne se laisseront pas dérouter dans ce tracé, dépassant la marque laissée par Julia. Toute ? Non. Mina Markovic commet une erreur, la ramenant droit au sol. C’est donc de nouveau une slovène qui sauve notre française, qui prend donc sa place en finale et qui sera la première à grimper ce soir !

Une demi-finale qui a laissé sa chance aux outsiders !

Si les favorites du circuit mondial comme Jessica Pilz, Anak Verhoeven, Jaïn Kim ou encore Janja Garnbret seront bien présentes en finale ce soir, cette voie de demi-finale a laissé la possibilité à des grimpeuses plus méconnues de s’exprimer pleinement.

On retiendra notamment la grosse performance de l’ukrainienne Ievgeniia Kazbekova, qui sera la première à nous faire découvrir les mouvements périlleux du sommet de la voie. À 20 ans, elle participera à sa première finale de Coupe du Monde.

Une première finale ? Oui, ce sera également le cas pour la slovène Mia Krampl, qui, pour sa première participation à l’étape de Chamonix, se souviendra longtemps de ce moment.

Enfin, c’est également la première fois que la norvégienne Tina Johnsen Hafsaas se glisse parmi les huit meilleures d’une Coupe du Monde. Ainsi, sur les huit finalistes, trois grimpeuses participeront ce soir à leur première expérience en finale…

Petite déception pour l’américaine Margo Hayes, qui aurait eu toute sa place en finale. Pourtant à l’aise dans ce début de voie, elle zippera du pied en plein mouvement.

Il n’a pas manqué grand chose à Nolwenn Arc, qui chute sur le même mouvement que Julia Chanourdie. Etant quatre grimpeuses à tomber sur cette marque 31, la championne de France en titre sera départagée suite aux résultats de la veille. Elle prend donc la 11ème place de cette étape.

Salomé Romain et Mathilde Becerra se font avoir sur une pince à aller chercher très loin. Pas de finale pour elles cette fois-ci, qui terminent 15ème et 16ème.
Enfin, Nolwenn Berthier et Hélène Janicot prennent les 20ème et 22ème place.

Les résultats complets:

On se retrouve d’ici quelques heures pour vivre les finales de cette Coupe du Monde de Chamonix. Ce seront d’abord les hommes qui ouvriront la soirée, de 20h50 à 21h30, avant les finales femmes, de 21h50 à 22h30.

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Un suspense de folie sur les demi-finales masculines de la Coupe du Monde de Chamonix !

12 Juil

Une compétition se joue à d’infimes détails. D’infimes détails qui font la différence, pouvant faire basculer la balancer du bon côté comme du mauvais. Tout peut être bouleverser à n’importe quel moment. À chaque nouveau tour, les cartes sont entièrement redistribuées et tout peut arriver.

Comme une zipette au premier mouvement de la voie de demi-finale. Passer du statut de favori pour les finales, à dernier des demi-finales. Fedir Samoilov, l’ukrainien de 20 ans, qui, pour sa première finale en Coupe du Monde la semaine dernière, signait son premier podium international, faisait partie de l’un des prétendants sérieux à la victoire chamoniarde. Mais l’infime détail a fait la différence. Le millimètre de gomme qu’il manquait sur la prise, le relâchement de la jambe au moment de la poussée.

À l’inverse, galvanisé par un public en feu, un israélien de 18 ans, venu seul représenter son pays, peut faire la différence. Se surpasser, dépasser ses limites, et s’inscrire parmi les huit meilleurs des demi-finales, pour sa troisième participation seulement à une Coupe du Monde.

Oui, ces demi-finales à Chamonix nous ont tenu en haleine durant toute la soirée.

Jan Hojer n’est pas passé loin d’une nouvelle finale en Coupe du Monde de difficulté. Si l’allemand se surprenait lui-même à faire partie des finalistes la semaine dernière à Villars, il s’est prouvé ce soir avoir toute sa place sur les étapes internationales de difficulté. Dans une voie qui demandait une puissance extrême et un gainage absolu, Jan Hojer monte très haut, avant de zipper du pied en sortie du dévers. Il prend la 11ème place de cette Coupe du Monde.

Derrière lui, les prestations des grimpeurs sont à prendre au cas par cas. Ce soir, ce ne sont pas les meilleurs des qualifications qui sont montés le plus haut. Rien n’était écrit d’avance. Et rien ne semble l’être pour la suite de la saison. Sur l’ensemble des finalistes de Villars, seuls deux sont parvenus à se glisser parmi les huit meilleurs ce soir.

Et les puissants italiens se sont faits plaisir ce soir dans cette demi-finale chamoniarde ! Stefano Ghisofli et Marcello Bombardi prennent les deux premières places de la soirée. Pourtant ce n’était pas gagné pour le capitaine de l’équipe italienne Stefano Ghisolfi. Ce dernier a même bien failli passer à la trappe sur ce début de voie si exigeant physiquement.

L’infime détail qui fait la différence, le surplus de force au bon moment, celui qui fait tenir ce fichu plat, pour continuer et repartir de plus belle signer la meilleure prestation de la soirée.

Et la journée s’est achevée dans un soupir de soulagement à Chamonix ! Quel suspense ce soir… Avant dernier grimpeur à s’élancer, le dj éteint la musique pour une ovation spéciale en l’honneur de l’enfant du pays, Romain Desgranges. Le chamoniard, devant des milliers de spectateurs, se sait attendu sur cette étape, qui lui tient tant à coeur. Mais tout comme Stefano, il souffrira de ce début de voie. Heureusement, sa marge physique le fait avancer, encore et encore. Peu de temps de décontraction pour le chamoniard, qui préfère empiler les mouvements, jusqu’à la sortie du toit, où le leader de l’équipe de France se fait rattraper par la gravité, plus tôt qu’il ne l’espérait. Tout le monde retient alors son souffle…

Les regards sont rivés sur le tableau des classements. À ce moment, Romain est 8ème, et potentiellement dernier qualifié pour les finales.

Mais il reste encore un grimpeur à passer… Et quel grimpeur ! Domen Skofic, vainqueur du classement général 2016, et victorieux ici à Chamonix l’année dernière. Mais le slovène bute sur un mouvement, au beau milieu du dévers incliné à 50°. Il tente de se refaire comme il peut, tout en cherchant comment s’y prendre autour de cette boule si fuyante, sans parvenir à trouver la solution pour aller plus loin. Il chute. Plus bas que Romain. La finale est donc confirmée pour le chamoniard, qui s’élancera le premier, demain soir !

Les résultats complets:

Demain, c’est au tour des femmes de disputer les phases de demi-finales, à partir de 11h00. Enfin, les grandes finales se dérouleront en soirée, à partir de 20h50 pour les hommes et 21h50 pour les femmes, avant le traditionnel feu d’artifice chamoniard.

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Coupe du Monde de Chamonix: les résultats complet des qualifications !

12 Juil

Gros début de journée à Chamonix en ce mercredi 12 Juillet ! Après la première manche de Coupe du Monde qui se déroulait à Villars le week-end dernier, la capitale de l’alpinisme accueille aujourd’hui et demain l’une des plus belles épreuves du circuit mondial.

Et le gratin international a fait le déplacement jusqu’au pied du Mont-Blanc. Tous les meilleurs grimpeurs du moment sont présents et le font savoir. Il faut lever haut la tête, pour les regarder s’affronter au sommet !

70 tops chez les hommes !

Un record ? En tout cas, pour entrer en demi-finale, il ne fallait commettre aucune erreur aujourd’hui. En effet, sur les 83 athlètes masculins présents au départ de la compétition, ils seront 22 à toper les deux voies de qualifications. Les quatre autres grimpeurs à compléter la liste des demi-finalistes tomberont la main dans la dernière prise.

Et pas de grosses surprises, les grands favoris de ce début de saison figurent dans cette liste. Romain Desgranges, bien sûr, qui ouvrait le bal ce matin à 10h00, s’élançant troisième de sa catégorie. Le chamoniard annonce la couleur: après un début de saison exceptionnel, il est prêt à aller chercher une nouvelle victoire, chez lui, sur cette place qui lui est tant familière !

Sean McColl fait son grand retour sur les Coupes du Monde ! N’ayant pas participé à la première manche à Villars, le canadien ne louperait pour rien au Monde ce moment. C’est sa dixième participation à l’incontournable étape chamoniarde… Bon début de compétition pour lui, qui enchaîne les deux voies de la journée.

Ça passe également pour l’italien Stefano Ghisolfi, le néerlandais Jorg Verhoeven ou encore le tenant du titre Domen Skofic.

Et Romain Desgranges ne sera pas le seul tricolore en demi-finale ce soir ! Grosse performance de Nao Monchois, l’un des meilleurs espoirs français de l’équipe de France. Il enchaînera lui aussi les deux voies de qualif. Enfin, Charli Blein prend la 23ème place et s’élancera dans les premiers ce soir !

Un show exceptionnel qui s’annonce chez les femmes !

Sur la droite du mur, le spectacle offert par les grimpeuses dès les qualifications, nous promet un show encore plus impressionnant lors des phases finales.

Toutes les meilleures grimpeuses de la planète se sont données rendez-vous à Chamonix. Toutes, sans exception. La jeune américaine Margo Hayes, qui faisait récemment des étincelles sur le rocher en enchaînant le premier 9a+ féminin, est par exemple venue s’ajouter à la liste traditionnelle des compétitrices. Et quelle prestation ! Mélange de grâce et de sérénité, elle vient à bout de la première voie sans effort. Elle chutera dans les derniers mouvements de la voie 2, et prendra la 6ème place de la journée.

Une 6ème place qu’elle partage d’ailleurs avec son amie Julia Chanourdie. Belle prestation de la jeune française, qui signe la même performance que l’américaine.

La tête du classement est étrangement similaire au classement final de la première Coupe du Monde de difficulté de la saison. Étrangement ? Pas tellement… Les cinq meilleures grimpeuses du jour étaient déjà les cinq meilleures le week-end dernier à Villars !

Elles sont quatre à se partager la première place, en étant montées au sommet des deux voies de qualification: la slovène Janja Garnbret bien sûr, mais aussi la belge Anak Verhoeven, l’autrichienne Jessica Pilz, et la coréenne Jaïn Kim, qui ne compte plus son nombre de participations à l’étape de Chamonix. Mina Markovic répond présent, en prenant la 5ème place du jour.

Et la France sera de nouveau la nation la plus représentée chez les femmes demain, lors des demi-finales féminines ! Si Julia Chanourdie signe la meilleure performance du clan tricolore, Salomé Romain et Mathilde Becerra ne sont pas loin derrière, prenant les 12èmes et 13èmes places.

La championne de France en titre Nolwenn Arc, mais aussi Nolwenn Berthier et Hélène Janicot feront partie des premières demi-finalistes à prendre possession du mur, demain matin lors des demi-finales femmes !

Les résultats hommes et femmes:

Et la journée n’est pas finie à Chamonix ! Ce soir, les 26 hommes qualifiés s’affrontent à partir de 20h00 lors des demi-finales… Qui seront les huit meilleurs à décrocher leurs places en finale ? Réponse dans quelques instants…

Photos: Nicolas Mattuzzi, Lucie Thomas (archives)

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Coupe du Monde de Chamonix… J-1 !

10 Juil

Plus que quelques heures nous séparent de l’une des plus belles Coupes du Monde de circuit: la traditionnelle étape chamoniarde. Depuis la création de l’IFSC, Chamonix est un passage incontournable de la saison internationale. Cette année encore, les meilleurs grimpeurs de la planète se rendent dans la capitale mondiale de l’alpinisme pour en découdre, face à des milliers de spectateurs, au pied du Mont-Blanc.

Et les listes de départ sont chargées de cadors. Et bien sûr ce week-end, tous les regards seront rivés sur Romain Desgranges ! Après un début de saison tout simplement splendide, où le chamoniard raflait le titre de Champion d’Europe il y a deux semaines, avant de remporter la première Coupe du Monde de la saison, à Villars le week-end dernier, l’enfant du pays pourra compter sur tout le soutien du public français pour créer l’exploit: remporter cette étape, qui lui est chère !

Et l’équipe de France se déplace en nombre sur la place du Mont-Blanc. Sur les 156 athlètes inscrits, 22 grimpeurs endosseront le maillot tricolore.

Constitution de l’équipe de France masculine:

Romain Desgranges, Thomas Joannes, Anatole Bosio, Arsène Duval,Tanguy Topin, Charli Blein, Nathan Martin, Nao Monchois, Guillaume Colin, Romaric Geoffroy et Tom Gauquelin.

Constitution de l’équipe de France féminine:

Mathilde Becerra, Julia Chanourdie, Salomé Romain, Nolwenn Arc, Kenza Slamti, Léa Marigo, Hélène Janicot, Nolwenn Berthier, Marion Traber, Léa Delacquis et Valentine Mangin.

Du côté international, on retrouve bien entendu le duo de choc slovène Janja Garnbret/Domen Skofic. Chez les femmes, Anak Verhoeven et Jaïn Kim assureront le spectacle. La jeune Laura Rogora, qui participait à sa première Coupe du Monde le week-end dernier à Villars semble avoir pris goût aux finales.

Chez les hommes, Sean McColl sera dans la place, tout comme Jorg Verhoeven, Stefano Ghisolfi ou encore le jeune ukrainien Fedir Samoilov, qui pour sa première finale internationale, signait un podium à Villars.

Et cette année, seule la difficulté sera représentée à Chamonix. En effet, la traditionnelle étape mondiale de vitesse a été annulée il y a quelques semaines…

Le programme complet du week-end:

Mercredi 12 Juillet:

10h00 – 1500: Qualifications
20h00 – 22h30: Demi-finales hommes

Jeudi 13 Juillet:

11h00 – 13h30: Demi-finales femmes
20h50 – 21h30: Finales hommes
21h50 – 22h30: Finales femmes


L’équipe de PlanetGrimpe sera sur place pour vous faire vivre l’événement de l’intérieur. Photos, lives, vidéos, résultats et résumés en direct seront à retrouver durant ces deux jours de compétition sur PG !

À très vite !

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Résumé des demi-finales de la Coupe du Monde de Villars !

08 Juil

Villars s’est enflammée ce matin, lors des demi-finales de la première Coupe du Monde de difficulté de la saison ! Les 26 meilleurs athlètes du Monde avaient rendez-vous face à une voie de demi-finale très exigeante, tant chez les hommes que chez les femmes. Et pour ajouter à cette structure déjà très déversante un peu de piment, les ouvreurs n’ont pas lésiné sur le nombre de volumes et macro-prises dans les voies ! Plus d’une quinzaine dans la voie féminine, et tout autant sur la gauche du mur, dans la voie masculine.

Retour sur ces demi-finales qui ont laissé leurs chances à quelques outsiders…

Fedir Samoilov aux doigts d’acier !

Regardez bien la photo qui illustre cet article. Fedir Samoilov, cet ukrainien de 20 ans, fait sensation depuis le début du week-end. Si son nom vous est aujourd’hui inconnu, il se pourrait bien que cette saison, ce grimpeur fasse parler de lui !

N’ayant participé qu’à une seule Coupe du Monde la saison passée, où il finissait 20ème, Fedir semble s’être préparé tout l’hiver pour ce moment. Hier déjà, lors des qualifications, il était l’un des trois seuls grimpeurs à enchaîner la deuxième de qualification.

Ce matin, alors que tout le monde bute sur un violent pas de bloc en sortie du dévers, l’ukrainien passe ce mouvement d’une façon inimaginable… Il parvient à changer de main sur une minuscule arquée et ainsi poursuivre sa route encore quelques mouvements, chutant sous le relais final. En bas, commentateurs et spectateurs restent bouche bée face à une telle performance. Fedir Samoilov s’élancera ce soir en dernière position, pour sa première participation à une finale internationale !

Derrière, ce méchant pas de bloc cause des dégâts… Quatorze grimpeurs se tiennent seulement à une prise d’écart ! Léger avantage à l’américain Sean Bailey et aux allemands Christoph Hanke et Jan Hojer qui parviennent à valoriser cette prise. Hé oui, quand on parle de mouvement de bloc, Jan Hojer, qu’on ne présente plus, est là, et prend la 4ème place des qualifications aujourd’hui.

Les autres grimpeurs arrivant jusqu’à ce passage seront donc départagés suite à leurs résultats de la veille. Ainsi, Jorg Verhoeven, Romain Desgranges, Yuki Hada et Domen Skofic feront partie des huit finalistes de cette première manche de la saison.

Des demi-finales explosives chez les femmes !

Sur la voie de droite le physique est également le maître mot de la matinée. Gainage et force sont de rigueur pour parvenir à se sortir de ce monstrueux dévers, et terminer dans une partie plus technique, à serrage de prises.

Même si la voie ne sera pas sortie, nous avons assisté à un beau spectacle tout à l’heure. Si ce n’est pas une surprise de retrouver la coréenne Jaïn Kim au sommet du classement, frôlant la prise finale, il en est tout autre pour Laura Rogora. Plutôt connue pour ces performances incroyables en falaise – Laura est la deuxième plus jeune grimpeuse de l’Histoire à atteindre le 9a – âgée de 16 ans, l’italienne peut maintenant se surclasser chez les seniors, tout comme Janja Garnbret le fait par exemple.

Et pour sa première participation à une Coupe du Monde, Laura ne fait pas semblant… Elle est la première grimpeuse à tomber à quelques millimètres de la prise finale, empochant la première place ex-aequo des demi-finales avec Jaïn Kim.

Derrière ce duo de tête, on retrouve Janja Garnbret et Anak Verhoeven. La première zippera de la main, tandis que la seconde zippera du pied, au même endroit.

Et si Romain Desgranges assure une présence tricolore chez les hommes ce soir, Mathilde Becerra fait de même dans sa catégorie. Après un faux départ le week-end dernier sur les Championnats d’Europe en Italie, où Mathilde n’avait pas réussi à rentrer dans sa voie de demi-finale, la championne de France 2016 a su se remobiliser pour sortir la sixième meilleure prestation ce matin.

En revanche, malgré nos six françaises en demi-finale, seule Mathilde rentrera en finale. Julia Chanourdie et Nolwenn Arc chutent à trois prises de la finale et terminent respectivement 10ème et 11ème.
Pas de finale non plus pour Hélène Janicot 16ème, ni pour Salomé Romain 19ème et Nolwenn Berthier 20ème.

Et si l’année dernière Thomas Joannes montait sur son premier podium de Coupe du Monde ici même à Villars, il devra attendre une autre étape pour renouer avec le podium. Alors qu’il semblait encore frais en arrivant au pas de bloc en sortie du dévers, son talent zippera, lui faisant perdre l’équilibre. Il termine 14ème de cette compétition.

Ainsi, hommes et femmes confondues, trois jeunes grimpeurs participeront à leur première finale ce soir: l’ukrainien Fedir Samoilov, l’allemand Christoph Hanke et l’italienne Laura Rogora

Le Top 10:

Les finales auront lieu ce soir et seront à suivre en direct, à partir de 20h ! À très vite !

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