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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Adam Ondra enchaîne les plus beaux classiques américains !

08 Nov

Après sa tentative infructueuse d’enchaîner le Salathé Wall à vue sur El Capitan, Adam Ondra s’est reposé durant trois jours, le temps pour lui de quitter la vallée du Yosemite pour rejoindre l’Etat de l’Oregon, au nord-ouest des Etats-Unis.

Pourquoi l’Oregon ? Car c’est là-bas que se situe l’une des falaises les plus mythiques au monde : Smith Rock, berceau de l’escalade sportive américaine. Dans cette région semi-désertique, plongées au cœur du Far West, se trouvent plus de 1800 voies au style old school, très exigeantes et engagées… où le premier point est souvent situé à plus de six mètres de haut.


Je n’ai clairement pas été déçu par cet endroit ! »


Après un échauffement dans Chain Reaction un 7b+ ouvert par Alan Watts en 1983 et réputé pour être l’une des voies les plus photogéniques d’Amérique, Adam Ondra a peaufiné sa préparation dans un autre classique, Side of The Moon.

Sa préparation pour quoi ? Pour l’enchaînement à vue de To bolt or not to be, le premier 8b+ des US, libéré par le français JB Tribout en 1986. Mais malheureusement, ça ne passera pas pour Adam, qui chute dans un passage délicat sur réglettes.

Mais histoire de bien terminer la journée tout de même, il enchaîne Scarface 8b+ et White Wedding 8b+, à vue, une grande première !

A-t-il maintenant prévu de s’attaquer au premier 8c+ d’Amérique, la célèbre Just do It, également ouverte par JB Tribout ? Nous le saurons bientôt…

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Margo Hayes enchaîne Golden Ticket 8c+ à Red River Gorge !

07 Nov

Nouvelle croix pour Margo Hayes, qui semble très en forme en cette fin d’année. Après avoir passé deux semaines à Red River Gorge aux Etats-Unis, elle réalise la première répétition féminine de Golden Ticket 8c+.

En 2016, la jeune américaine avait déjà frappé fort sur cette même falaise, réalisant sa voisine de gauche, Pure Imagination 8c+. A l’époque, Margo avait déclaré que c’était la voie la plus belle qu’elle n’avait jamais faite.

Deux ans plus tard, Golden Ticket semble l’avoir comblée tout autant. Pour cause, pour beaucoup de grimpeurs, il s’agit de l’une des plus belles voies des USA, tant la ligne est pure.

Initialement cotée 9a, elle a depuis évolué en 8c+ selon l’avis de tous les répétiteurs de la voie. En 2012, Adam Ondra l’enchaînait à vue, quatre ans avant la première ascension féminine de Michaela Kiersh, qui s’était investis durant des mois dans cette voie.

Il y a deux semaines, Margo enchaînait Fish Eye et Mind Control, tous deux cotés 8c. Elle va maintenant pouvoir se concentrer sur son objectif principal de l’hiver : réaliser la première ascension féminine de Papichulo, l’un des plus célèbres 9a+ espagnols.

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Jan Hojer revient sur son enchaînement d’Es Pontas, la plus célèbre des voies de deep-water !

06 Nov

Le 5 octobre 2018, Jan Hojer est devenu le troisième grimpeur au monde à venir à bout de la célèbre arche d’Es Pontas à Majorque. Après Chris Sharma et Jernej Kruder, l’allemand a grimpé la voie sans protection, avec comme seul tapis l’eau de la mer, située vingt mètres plus bas.

Ayant découvert cette voie dans « King Lines », le film de Chris Sharma, cette ligne est devenue un rêve pour Jan, qui n’aurait jamais pensé l’enchaîner un jour.

Il est récemment revenu sur cet exploit et sur la manière dont il s’y est pris pour dompter ce monstre des mers.


J’ai essayé la voie plus d’une centaine de fois ! »


Es Pontas ne s’est pas laissée apprivoiser si facilement. Jan Hojer ne compte plus le nombre total d’essais qu’il a mis dans la voie. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a mis plus de 100 essais. 100 essais et tout autant de chutes dans l’eau : « l’une des difficultés majeures avec Es Pontas est le fait que l’on soit obligé de travailler la voie depuis le bas. Le seul endroit qui offre la possibilité d’installer une corde, c’est au sommet. On peut alors travailler les derniers mètres encordé. Mais à part ça, le départ, le jeté et la longue traversée très technique et résistante doivent se faire depuis le bas. Nous avons mis longtemps avec Jernej à rejoindre la dernière section, que nous connaissions bien suite à notre travail sur corde. »

L’autre difficulté principale a bien sûr été ce jeté atypique, qui constitue le crux du tracé.

« Tu n’es jamais sûr de réussir ce mouvement, même après l’avoir enchaîné plusieurs fois consécutivement. Les jours où nous parvenions à réussir ce mouvement 3 ou 4 fois d’affilée étaient suivis de lendemains où nous n’atteignons jamais la prise d’arrivée… »

« Nous avons vite compris que cette voie demanderait plus que simplement le bon niveau d’affûtage nécessaire pour l’enchaîner. Qu’on le veuille ou non, Es Pontas requiert une part de chance, dans la grimpe mais aussi des conditions. »

En effet, deux problématiques majeures se posent sur Es Pontas : la pluie et les vagues. Quand il pleut, la dernière section de la voie met très longtemps à sécher, et humide, il est quasiment impossible de la grimper. Es Pontas étant située sur une arche au-dessus de la mer, les vagues ont également été les ennemis de Chris Sharma, Jernej Kruder et Jan Hojer. Quand la mer se déchaîne, les vagues se jettent contre la première partie de la voie. Ajoutez à cela le vent qui souffle régulièrement, et qui vient accentuer cet effet d’humidité tout au long du parcours et vous obtenez des conditions totalement atypiques.

Mais Es Pontas, c’est aussi un nouveau défi pour les grimpeurs de haut-niveau. Faire face à cette arche effrayante, qui s’élève 20 mètres au-dessus de la mer. L’enchaîner sans corde, ni baudrier et donc accepter le fait de tomber à plusieurs reprises, de manière inattendue, dans l’eau.


Je ne me suis jamais senti aussi libre que dans Es Pontas »


« La sensation d’être complètement seul sur ce rocher si impressionnant, avec rien d’autre que la mer sous tes pieds est l’une des meilleures expériences que j’ai eues en escalade. » s’émerveille Jan Hojer. Dans aucune autre discipline il est possible de se laisser grimper aussi librement sur le rocher, sans avoir peur d’une chute mortelle ou être suspendu par des dégaines. »

« Mais il a fallu accepter le fait de chuter à de nombreuses reprises. Une fois, je suis même tombé à un mouvement du bac final. C’est d’ailleurs la chute la plus haute que j’ai faite. Et bien sûr, il y en a eu plein d’autres, depuis différents endroits de la voie. Notamment dans le jeté, où je tombais dans l’eau de manière complètement incontrôlée et parfois depuis des positions très précaires. Bien heureusement, je ne me suis jamais fait mal.

La voie est de toute façon bien trop compliquée pour penser à la chute. Si tu pars en ayant peur de l’eau, tu n’auras pas les ressources nécessaires pour arriver jusqu’au jeté. »

Concernant la difficulté de la voie, Jan s’exprime avec précaution. En effet, il n’a que peu d’expérience dans le domaine des voies de cette catégorie, aussi longues et aussi dures. « Le premier 9a que j’ai enchaîné, Action direct, m’a demandé bien moins d’investissement, d’autant plus que j’étais moins fort à l’époque. Es Pontas est bien évidemment d’un autre niveau. 9a+ ou 9b, qu’importe, c’est incontestablement la voie la plus dure que j’ai faite et je m’en souviendrais longtemps ! »

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Victoire de Fanny Gibert et Théo Langlois sur la Coupe de France de bloc de St-Leu !

06 Nov

Ce week-end se tenait la toute première Coupe de France de bloc de l’année pour les seniors, la deuxième pour les jeunes. Et c’est à 9380 kilomètres de Paris que celle-ci se déroulait. Direction St-Leu, sur l’Île de la Réunion, pour la traditionnelle étape nationale de bloc.

Distance oblige, la plupart des compétiteurs étaient des grimpeurs locaux. La plupart, car chez les seniors hommes, c’est le parisien Théo Langlois qui truste la première marche du podium. Après avoir été le seul à enchaîner les 12 blocs de qualification, il sera le seul finaliste à toper 3 blocs en finale, remportant la médaille d’or. Juste derrière, on retrouve Gaël Gibert, le frère de Fanny, qui monte sur la deuxième marche du podium avec 2 blocs et 4 zones en finale. Enfin, c’est Yvan Denegri qui décroche le bronze, avec 1 bloc et 3 zones à son actif.

Chez les femmes, personne n’a détrôné Fanny Gibert, n°3 mondiale, qui remporte cette première Coupe de France de la saison sur ses terres natales. Pour la petite anecdote, aucun bloc ne l’aura fait tomber de toute la compétition : en qualification, elle flashait les 12 blocs, avant de faire de même en enchaînant à vue les 4 blocs de finale.
Derrière elle, on retrouve les deux grimpeuses du club 7A l’Ouest, Candice Poullain sur la deuxième marche et Laura Tizon sur la troisième marche du podium.

Les résultats complets seniors :

Les résultats jeunes :

Minimes:

Cadets:

Juniors:

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Seb Bouin enchaîne “Azincourt”, le premier 8c de France à Buoux

05 Nov

Seb Bouin s’est fixé un projet d’envergure: enchaîner la première voie française de chaque cotation. Un vintage Roc Tour comme il l’appelle, qui a déjà commencé il y a quelque temps. En effet, le falaisiste français est déjà venu à bout de “Magie Blanche” et “Le Super Plafond”, respectivement premiers 8b+ et 8c+ de France.

Vendredi dernier, Seb Bouin a complété la trilogie avec “Azincourt”, premier 8C en France, situé sur la célèbre falaise de Buoux.

  • Voici son commentaire en détails:

Vendredi dernier j’ai réalisé “Azincourt” le premier 8c de France à Buoux. Cette voie a été libérée en 1989 (si je ne me trompe pas) par l’anglais Ben Moon. Elle porte donc le nom d’une bataille où les anglais sont victorieux sur les français !

Cette voie est vraiment atypique de par l’effort qu’elle propose et sa situation. En effet, il y a une dizaine de mouvements durs. Ce qui est très court pour une voie. De plus, le crux est très “buouxien”: il faut tirer très fort sur un monodoigt pour s’étendre au maximum afin d’aller chercher un bidoigt plat main gauche puis dynamiser dans un autre bon bidoigt main droite. Le problème de ce crux est qu’il est très traumatisant pour la peau et les tendons des doigts. Cela est fâcheux car on ne peut pas le travailler “longtemps”, sinon on steak ou on se tire les tendons. Il faut donc être efficace, et juste mettre des essais qualitatifs. Il faut aussi et surtout savoir se préserver pour éviter ces steaks et quelconques blessures.

Cette voie est perchée dans le bombé des dernières longueurs dures de Buoux (à côté de “la chiquette du Graal”, “Le spectre”…). Cela rajoute un peu de gaz sous les pieds quand on grimpe.

Pour la petite anecdote, j’ai réalisé une seconde fois la voie le samedi pour la vidéo.

© Sam Bié

Pourquoi un vintage tour ?

Seb Bouin profite de sa dernière réalisation avec “Azincourt”, premier 8c de France, pour présenter et expliquer plus en détails son Vintage Roc Tour, dont le but principal et d’enchaîner les voies historiques françaises.

L’objectif premier de ce Vintage Roc Tour est de répéter les voies historiques de France, de 7a à 9a. Sont inclues dans ces voies “historiques” les premières cotations françaises (premier 8a, 8b,…) ainsi que les voies ayant marqué notre histoire (les voies plus “mythiques”).

Pour cela je vais donc passer par les différents sites historiques de France : Buoux, Le Verdon, Le Cimaï, Mouries, Les Eaux Claires, Claret, Les Calanques, la Turbie, Volx, et d’autres…

L’idée finale est de présenter les voies historiques et l’évolution qu’il y a eu entre le premier 7 et le premier 9.

Je voudrais apporter une réflexion sur ces voies qui ont fait notre histoire et qui ont façonné l’escalade de nos jours. Comment sommes-nous arrivés à l’escalade actuelle? Quelle ont été les évolutions entre le premier 7a et le premier 9a? (les styles de voies, la difficulté, les lieux, l’équipement des voies…), à quoi sont dû ces évolutions?  Pourquoi ?  (contexte matériel, contexte entre les grimpeurs, développement, facilités et difficultés physiques – techniques – psycho, entraînement…) Qu’est-ce qui se rapproche et qu’est-ce qui s’éloigne de l’escalade actuelle? Est-ce que la difficulté est comparable avec les voies actuelles? Est-ce que la vision de la difficulté était la même? Est-ce que les cotations des voies historiques sont en accord avec les cotations actuelles?

Le but serait aussi d’interviewer les grimpeurs qui ont réalisé ces voies afin de connaître leur vision de l’époque. J’ai actuellement bien entamé mon Vintage Roc Tour. Actuellement il y a déjà quelques voies historiques réalisées, à savoir :

– “La Boule” 8a+, Sainte Victoire
– “Magie Blanche” 8b+, Mouriès
– “Azincourt” premier 8c français, Buoux
– “Guerre d’usure” 8c, Claret
– “Le super plafond” premier 8c+ français, Volx

Il fait sens pour moi d’effectuer ce projet avec mon partenaire EB, qui chaussait déjà les grimpeurs de l’époque pour réaliser ces voies historiques. Du Super Graton au Sentinel 😉

Une série de plusieurs vidéos est prévue, afin de relater les ascensions de Seb Bouin dans ces voies françaises historiques. Le premier épisode sera consacré à son enchaînement d'”Agincourt”, à Buoux. Alors restez connectés !

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Adam Ondra échoue dans l’ascension à vue du Salathé Wall sur El Cap…

05 Nov

L’objectif ne sera pas atteint. Et contrairement à d’autres, il ne sera plus jamais atteignable. Adam Ondra s’était rendu au Yosemite dans l’optique de réaliser l’ascension du Salathé Wall à vue. S’il y parvenait, il aurait été le premier grimpeur de l’Histoire à enchaîner une grande voie sur El Capitan à vue.

« Si Adam Ondra parvient au sommet du Salathé Wall à vue, ce sera clairement l’une des ascensions les plus spectaculaires au monde » déclarait Tommy Caldwell en personne.

Il faut dire qu’Adam Ondra s’attaquait à un sacré challenge. Pourquoi le Salathé Wall ? Car c’est l’une des seules grandes voies sur El Cap qu’il peut encore enchaîner à vue, n’ayant encore jamais essayé ou obtenu d’information sur les méthodes. Aussi parce qu’il s’agit de l’une des grandes voies les plus mythiques d’El Cap, qui emprunte l’itinéraire le plus logique, le plus direct. Composé de 35 longueurs, le Salathé Wall culmine à 900 mètres de haut et est caractérisé par sa section difficile à quelques mètres de la fin.

Accompagné du belge Nico Favresse, l’un des grimpeurs les plus expérimentés au monde en terme de big wall, la cordée s’est élancée à minuit. Caméramans étaient en place aux différents endroits de la voie et tout avait été minutieusement préparé. Tout se passait plutôt bien pour Adam Ondra, qui enchaînait à vue les cinq premières longueurs, puis les dix, puis les vingt.

Mais malheureusement, à cinq longueurs de la fin, c’est la chute. Adam Ondra est rattrapé par la gravité dans le 8a de “Headwall”, à quelques mètres du sommet. La magie du à vue fait qu’il ne sera plus jamais possible pour Adam Ondra de l’enchaîner du premier coup. Un seul essai. Une unique chance qui n’a pas souri au tchèque cette fois-ci, et qui prouve une nouvelle fois la complexité d’enchaîner des grandes voies sur El Cap.

Salathé était l’un de mes rêves pendant longtemps. Un rêve d’être juste là-haut, de sentir l’air et l’imposant “Headwall” (la partie haute de Salathé, qui constitue le crux), de placer mes mains à l’intérieur de ces fissures parfaites… et de l’enchaîner à vue. Certains rêves se sont réalisés, mais le but suprême, l’enchaînement à vue, n’a pas été atteint. Et la nature du à vue fait qu’il ne sera plus jamais possible maintenant. C’est seulement un essai, beaucoup de pression dans le cas d’une grande voie légendaire comme l’est Salathé au Yosemite sur El Capitan.

Hier, nous avons débuté l’ascension avec comme partenaire l’incroyable Nico Favresse, à 00h01. A 7h00, nous étions au “Boulderproblem”, à 8h30 au “Block”, toujours en train d’enchaîner les longueurs à vue. A 13h30, nous continuions à travers “Enduro” et le toit, mais j’ai échoué dans “Headwall”, première longueur de la partie sommitale. Lors de mon deuxième run, je suis tombé juste sous le relais. Je n’avais plus assez d’énergie pour mettre un nouvel essai.”

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Alain Robert escalade en solo les 46 étages d’un building londonien !

03 Nov

Le spiderman français a encore frappé ! Jeudi dernier, Alain Robert a escaladé en solo la Heron Tower, l’une des tours les plus hautes de Londres.

Âgé de 56 ans, il a mis moins d’une heure à grimper les 230 mètres du building, situé dans le centre financier de la capitale britannique.

Une foule de spectateurs s’est amassée au pied de la tour pendant l’ascension, si bien qu’à mi-parcours, Alain s’est retourné pour saluer le public. Un important dispositif de sécurité a été mis en place pars les autorités au pied du gratte-ciel.

Une fois au sommet, comme dans la plupart de ses ascensions, le français a été arrêté par la police. Il a été placé en état d’arrestation pour avoir perturbé l’activité de la ville et constitué un risque pour la sécurité des personnes dans et autour de la Heron Tower.

Ce n’est pas la première fois qu’il vient à bout d’un building londonien. Mais cela faisait plus de neuf ans qu’il n’avait rien tenté dans la capitale anglaise.

Alain Robert a déjà gravi plus de 150 gratte-ciel, dont la fameuse Burj Khalifa à Dubaï, la tour la plus haute du monde (828 mètres), l’Empire State Building à New York, ou encore la tour Eiffel.

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Contest de bloc à Vitam Parc

02 Nov

Comme chaque année, la salle d’escalade Vitam organise son contest de blocs.

30 nouveaux blocs pour l’occasion, rien que pour votre plus grand plaisir. Des finales à voir, ou à grimper pour les plus solides d’entre vous. Pour ceux qui préfèrent se mettre du lactique plein les bras, la salle de cordes reste ouverte pour l’occasion.

Rendez-vous à partir de 13h30 le samedi 17 novembre:
14h00: début du contest
17h00: fin du contest
18h00: finales

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Bilan de saison : Romain Desgranges, médaillé de bronze au classement général 2018

31 Oct

Romain Desgranges, leader de l’équipe de France de difficulté, a décroché ce week-end la médaille de bronze au classement général des Coupes du Monde 2018. C’est la troisième année consécutive où le chamoniard figure sur le podium en fin de saison.

Avant l’étape de Xiamen, qui avait lieu ce week-end en Chine et qui marquait la dernière compétition internationale de l’année, Romain Desgranges était 3ème du classement provisoire. Si l’autrichien Jakob Schubert et l’italien Stefano Ghisolfi était assurés de truster les deux premières marches du podium, la troisième place restait à prendre. Car Romain était talonné de près par le slovène Domen Skofic, qui devait réaliser une grosse performance en finale pour espérer décrocher le bronze au général.

Mais finalement, Romain Desgranges et Domen Skofic ne seront pas départagés. Cette année, il n’y aura pas un médaillé de bronze au général, mais deux. Car suite à la victoire d’étape du slovène ce week-end et à la quatrième place de notre français en finale hier, les deux compétiteurs comptent exactement le même nombre de points à l’issue de cette saison : 356 chacun.

Cette saison 2018 n’a pas été monotone pour Romain Desgranges. Des hauts et des bas, il en a connu plus d’un pendant ces quatre derniers mois. Quatre mois rythmés par sept étapes de Coupe du Monde, dans cinq pays différents et un Championnat du Monde.

Bilan de cette saison 2018, commentée par Romain en personne.

Entre illusions et désillusions estivales

Tout commençait plutôt bien le 06 juillet, où notre français répondait présent à Villars, lors de la première manche de Coupe du Monde de l’année. En finale, il chutait sur le même mouvement que Jakob Schubert et remportait l’argent suite aux résultats des demi-finales.

Après 6 mois d’entraînement c’était le retour aux affaires. J’étais à la fois sur-motivé et terrifié à l’idée d’arriver avec le statut de n°1 mondial. Finalement, même si je faisais semblant de n’être pas intéressé par le jeu, j’étais plus que jamais dans le rythme pour les premières places, et avec cette médaille d’argent je ne pouvais plus me mentir ou me cacher pour aller chercher les coupes du monde”

A Chamonix, Romain vivait sa première grande déception de l’année, à la maison, devant son public. Tendu dans sa voie de demi-finale, il terminait 27ème, avant-dernier de ce tour. Son pire résultat de ses deux dernières années.

L’ambiguïté des ambitions… Après cette nouvelle médaille, je voulais donc montrer que je pouvais être le plus fort sur la place du Mont-Blanc… j’ai perdu pied sur ce qu’il fallait faire et j’ai été dépassé et étouffé par l’effort, car ça ne se passait pas comme dans un scénario idéal. Peut-être un « acte manqué » pour me remettre à MA place”

Heureusement, le week-end suivant, Romain Desgranges avait une nouvelle chance de se rattraper, lors de la deuxième étape française, à Briançon. Après une demi-finale complètement atypique où il grimpait sous une averse torrentielle, il décrochait sa place en finale. Finale dans laquelle il terminera 2ème, renouant avec la médaille d’argent.

Quatrième week-end de juillet et quatrième étape de la saison, direction Arco en Italie, où le chamoniard terminera 9ème, premier non qualifié pour les finales, à seulement une valorisation près.

Un mois de septembre maudit…

Un mois et demi plus tard, Romain Desgranges avait rendez-vous à Innsbruck, pour son objectif majeur de la saison : les Championnats du Monde de difficulté, la seule compétition manquante à son palmarès de champion. Cette année, notre français faisait partie des favoris au titre. Mais les espoirs de Romain seront anéantis dès les phases de qualification, où il sera victime de la fameuse (fâcheuse !) pancarte publicitaire vissée là où il ne fallait pas. Disqualification de Romain, qui termine 49ème de l’épreuve.

Heureusement, la saison n’était pas pour autant terminée. Mais la malédiction de ce mois de septembre ne le quitta pas si facilement. Quelques jours après les Championnats du Monde, l’élite mondiale des grimpeurs avait rendez-vous à Kranj, en Slovénie, pour disputer la cinquième Coupe du Monde de l’année. Après de bonnes qualifications, tout se complique en demi-finale, où notre français se fait piéger par un mouvement de bloc au début du tracé. Rattrapé par la gravité, il terminait 20ème de l’épreuve.

Le haut niveau c’est 99,9% d’échec, là on était en plein dedans !

Je me suis réfugié dans ce que je savais faire: hiberner dans le gymnase, m’entraîner en attendant que l’orage passe et travailler pour me remettre sur la bonne voie. Ça a été une période très très dure où tu remets tout en cause, la confiance s’écroule, tu doutes sur toutes les méthodes… Tout était embrouillé ! Ça aurait été sûrement plus facile d’abandonner, de ranger mes chaussons ou d’aller prendre le soleil en falaise… Mais moi ce que j’aime c’est la compétition, la flamme n’était pas morte !”

Enfin de l’or autour du cou de Romain !

20 octobre 2018 : l’heure était à la vengeance pour Romain ! Quoi de mieux que l’avant-dernière étape de la saison, à Wujiang, en Chine ? En demi-finale, dans une voie très physique et résistante, le français frappe fort. Il sort du toit et met plus de trois prises à ses plus proches adversaires, terminant premier de ce tour.

C’est donc en pôle position que Romain devait s’élancer en finale. Devait, car cette finale n’aura jamais lieu, suite aux conditions météorologiques désastreuses sur place. La finale était annulée et ce sont donc les résultats des demi-finales qui permettront d’établir le classement. Demi-finale que Romain Desgranges avait remporté haut la main quelques heures plus tôt. Ainsi, notre français renouait avec la médaille d’or sur une étape de Coupe du Monde, treize mois après sa dernière victoire à Edimbourg en 2017.

C’est incroyable comme en quelques secondes tout s’est remit dans l’ordre… Je pouvais enfin tourner la page de ce mois de septembre cauchemardesque, comme si je retrouvais la chaleur du soleil sur la peau après des mois de cachot ! C’est difficile à décrire, mais plus que jamais j’ai savouré cette Marseillaise comme un trésor !”

Une troisième place au général

Il ne restait alors plus qu’une étape pour conclure cette saison 2018. Celle-ci avait lieu à Xiamen, en Chine toujours. Prenant la première place des qualifications, il terminera finalement 6ème des finales, zippant de la main sur un plat fuyant au début du tracé. Une déception qui sera vite effacée par le fait de monter sur la troisième marche du podium et remporter le bronze au classement général.

Après avoir été sacré numéro 3 mondial en 2016 pour la première fois de sa carrière, Romain Desgranges trustait l’année suivante le titre mondial, décrochant la Coupe du Monde 2017. Cette année, il monte de nouveau sur le podium, pour la troisième fois consécutive et partage donc cette marche avec Domen Skofic, vainqueur de l’étape ce week-end.

C’est vraiment étrange… Le ressenti sur cette saison a été rude, long et laborieux mais au final… je termine avec une sensation de frustration car je pouvais faire mieux.

Mais sur le papier, c’est tout de même une saison exceptionnelle: un cinquième titre de champion de France, trois nouvelles médailles en coupe du monde deux d’argent et une d’or, ça fait quatre saisons d’affilée que j’arrive à remporter des étapes de coupe du monde et pour la troisième année consécutive je suis sur le podium du classement général… Je suis très dur avec moi dans les bilans et regards sur mes performances pour pouvoir avancer et continuer à progresser, mais il faut aussi être rationnel. C’est juste énorme ce qu’on a réussi à construire !

Alors cap sur 2019, une nouvelle saison de coupe du monde et un championnat du monde. Il va falloir travailler dur pour que le rêve continue, je vais m’entraîner comme un chien et il faudra compter sur moi pour aller au charbon 🙂 “

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Daniel Woods libère “Box Therapy”, le huitième 8C+ de la planète !

31 Oct

L’américain de 29 ans Daniel Woods vient de signer la première ascension de “Box Therapy” 8C+. Situé dans le Rocky Mountain National Park au Colorado il s’agit du huitième 8C+ de la planète, le quatrième au compteur de Woods.

« Au total, j’ai dû marcher 150 km pour libérer ce bijou de 18 mouvements, extrêmement intenses. » Pour cause, la marche d’approche pour arriver jusqu’à ce monstre de granite en aurait découragé plus d’un. Il faut marcher près de 10 kilomètres depuis le dernier sentier balisé, crash pad sur le dos, pour atteindre le pied du bloc.

Initialement, c’est Tommy Caldwell, accompagné de son père Mike, qui avait été les premiers à découvrir cette énorme pièce de roche, près du lac Box dans le Colorado, perché à 3200 mètres d’altitude. S’éloignant du chemin au cours d’une randonnée en 2007, ils étaient alors tombés sur ce gros bloc de granite. Très vite, Tommy s’imaginait alors des lignes futuristiques dans ce bloc, si bien que quelques jours après naissait Spread Eagle 8A, un départ debout menant à une fissure, dans un profil déversant à 50°.

Box Therapy n’est autre que le départ assis de cette ligne, qui suit la fissure vers la droite pour atteindre une pince fuyante et une petite arquée, de manière à rejoindre Spread Eagle. « Les prises sont tellement petites qu’elles demandent une force maximale dans les doigts » déclarait Daniel Woods. « Il n’y a pas beaucoup de prises de pied, la plupart du temps il faut faire des pieds-mains, ce qui accentue encore plus les efforts sur les prises ».

Arrive alors le crux de ce 8C+ : il est lié à la transition pour atteindre le départ debout, car à cet endroit, impossible de garder les pieds au contact du rocher. Il faut alors aller chercher en no-foot la prise que prend Tommy Caldwell au départ, puis croiser en gainant très fort pour prendre une petite arquée de moins d’un centimètre, afin de se rétablir ensuite dans Spread Eagle. « Du départ assis jusqu’au départ debout, je dirais que c’est déjà 8B+/8C, puis ensuite, la deuxième partie jusqu’au sommet, 8A+ ». Daniel explique alors qu’en arrivant depuis le bas, il faut faire une séquence supplémentaire au niveau des mains, afin de se replacer correctement pour la suite, ce qui fait passer la deuxième section de 8A à 8A+.

La première fois que Daniel Woods s’était rendu au pied du bloc, c’était il y a un an. Il avait alors passé trois jours complets à travailler les mouvements du bas. Au terme de ces trois jours, il était parvenu à réaliser tous les mouvements intrinsèquement, et avait même commencé à les relier entre eux. Mais à l’époque, il était encore impossible de tout enchaîner d’une traite, lui qui se remettait récemment d’une entorse au genou. Bien que les mouvements ne lui faisaient pas mal, la longue marche d’approche était tout de même néfaste pour son genou. Ainsi, l’américain était contraint d’abandonner son projet, du moins le temps de quelques mois. « Je pense que je vais devoir faire encore beaucoup de kilomètres avant d’enchaîner cette ligne », déclarait-il sur les réseaux sociaux l’automne dernier.

L’américain décidait donc de ressortir son baudrier et partait en direction de l’Espagne, où en quelques jours il enchaînera La Capella 9b, First Ley 9a+, and Jungle Speed 9a. Puis, il fuyait la chaleur estivale à destination de l’Afrique du Sud, où en peu de temps, il réalisera 21 blocs dans le huitième degré, incluant trois 8C.

En forme après cette moisson de croix sud-africaines, Daniel Woods était de retour dans le « Box Project », bien décidé à en venir à bout. Toutefois, une tempête de neige au début du mois d’octobre mettra fin prématurément à ses tentatives. Mais impossible de décourager Daniel si facilement ! Après une nouvelle marche d’approche de 10 kilomètres, il commença à balayer la neige du bloc et à casser les glaçons qui s’étaient formés au-dessus du dévers.

Il parvint alors à passer le crux, mais le haut du bloc était encore trop humide pour pouvoir l’enchaîner. Quatre jours plus tard, après une bonne fenêtre météo tout avait séché. Il réussit alors à enchaîner ce bloc. Juste à temps, car une nouvelle tempête de neige frappa le Colorado hier, couvrant alors le rocher de 20 cm de neige fraîche.

Au total, Daniel aura passé sept jours à travailler ce bloc. Il s’agit du quatrième 8C+ qu’il enchaîne, après avoir libéré Hypnotized Minds en 2010, seulement répété par Rustam Gelmanov. Puis en 2016, il ouvrait Creature from the Black Lagoon, qui sera enchaîné par cinq autres grimpeurs. Les six autres 8C+ de la planète n’ont encore jamais été répétés, tout comme le 9A de Nalle Hukkataival Burden of Dreams.

Quelques images de Daniel Woods dans “Box Therapy”, quand le sommet du bloc était encore mouillé:

 

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Adam Ondra, prêt à relever un nouveau défi immense sur El Cap !

30 Oct

Quel est le nouveau défi que va relever Adam Ondra sur El Cap ? Le tchèque est de retour au Yosemite et semble prêt à concrétiser un gros projet pour bien terminer sa saison.

Enchaîner le Dawn Wall en moins d’une journée ?

« Je pense qu’il est possible d’enchaîner le Dawn Wall en moins de 24h. », déclarait l’intéressé il y a deux ans.

A l’automne 2016, il s’était rendu au Yosemite pour faire face au Dawn Wall, la grande voie la plus dure du monde, libérée par Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson un an plus tôt. Alors que la première ascension avait duré 19 jours et avait demandé plus de sept ANS de préparation, Adam Ondra, à la fois néophyte en grande voie et dans le style de grimpe si particulier du Yosemite, pliait ce mythe en seulement 8 jours. Il pensait alors qu’enchaîner les 32 longueurs en moins d’une journée était possible.

Alors qu’Adam Ondra s’est envolé hier à destination de la vallée du Yosemite, Pavel Blazek, son agent, publiait sur Instagram une photo pour le moins intrigante : deux cordes de 500 mètres, commentant en légende : « Nous allons utiliser de nouvelles techniques afin d’accélérer les choses sur El Cap cette année. Juste un assureur en bas, et un autre assureur à mi-parcours. »

Il s’agit bien sûr d’une blague, car il n’est pas possible de grimper avec des cordes aussi longues. Le poids de la corde ainsi que le frottement généré dans les dégaines rendraient l’ascension impossible. De plus, sur la photo, ce sont des cordes statiques, qui ne peuvent être utilisées pour grimper. Elles serviront probablement à la remontée sur corde, pour les photographes.

Signer la première ascension à vue d’une grande voie sur El Cap ?

Personne au monde n’a encore réussi cet exploit. Enchaîner l’une des grandes voies d’El Cap à vue.

Pour cela, Adam Ondra compte s’atteler au Salathé Wall, cette grande voie de 900 mètres, composée de 35 longueurs, dont la cotation max atteint le 8b. Cela semble peu comparé aux capacités du mutant tchèque et à sa faculté d’enchaîner des voies extrêmes en peu de temps, mais personne ne sait jamais ce qu’il peut se passer après 10 heures d’escalade non-stop, pendu à près de 1000 mètres au-dessus du sol. D’autant plus que si Adam veut l’enchaîner à vue, il n’aura le droit qu’à une seule chance, la moindre erreur n’est donc pas permise.

Cet objectif était déjà sur sa liste en 2016, lors de son premier voyage au Yosemite. Après avoir enchaîné le Dawn Wall, Alex Honnold lui avait même proposé en personne de l’assurer pour son ascension à vue du Salathé Wall. Mais il était déjà l’heure de rentrer en République Tchèque pour Adam, qui ne voulait pas gâcher son unique chance dans la précipitation.

Il semblerait donc plus probable qu’Adam Ondra tente cette ascension à vue plutôt que le Dawn Wall en moins de 24h, qui demanderait un investissement encore plus conséquent. Alors restez connectés, le tchèque n’a pas fini de faire parler de lui…

L’itinéraire du Salathé Wall

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Kevin Jorgeson libère une nouvelle grande voie extrême au Yosemite !

29 Oct

L’américain Kevin Jorgeson a signé la première ascension en libre de « Northwest Face » sur la Higher Cathedral Spire au Yosemite

Alors que les températures commencent à baisser, les croix pointent le bout de leur nez. Kevin Jorgeson, qui s’était pris de passion pour les expéditions en grande voie depuis son ascension mythique du Dawn Wall avec Tommy Caldwell, n’en finit plus de libérer de gros projets dans la vallée du Yosemite.

Le 25 octobre, il réalisait la première ascension en libre de « Northwest Face » sur la Higher Cathedral Spire. D’après lui, les longueurs les plus dures sont bien dans le huitième degré.

En 1961, Royal Robbins et Tom Frost étaient les premiers à gravir cette pointe rocheuse par la face nord-ouest, d’où le nom « Northwest Face ». Cette voie de près de 400 mètres est longtemps restée une voie d’escalade artificielle, cotée A3+, avant que Kevin Jorgeson projette de l’enchaîner en libre.

L’américain avait nettoyé puis essayé la voie l’année dernière, aux côtés de Ben Rueck. Plus tôt cette saison, les deux grimpeurs étaient retournés travailler les différentes séquences dans la voie. Alors que l’ascension finale était prévue jeudi dernier, Ben Rueck fut contraint de laisser son partenaire y aller sans lui, suite à une blessure à l’épaule.

Bien que cette nouvelle grande voie ne se compare pas au Dawn Wall en terme de longueur ou de difficulté, il s’agit tout de même d’une nouvelle première pour Kevin Jorgeson, à ajouter à sa liste de croix.

Cette ascension devrait faire l’objet d’un beau documentaire, puisque Google a prêté à l’équipe des caméras 180 et 360 degrés, et les prises de vue sont plutôt très esthétiques.

A l’automne 2016, Kevin Jorgeson et Ben Rueck avaient déjà fait équipe pour libérer en libre « West Face of the Sentinel », dont la première ascension en trad avait eu lieu en 1960 par Yvon Chouinard et Tom Frost.

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Coupe du Monde de Xiamen: résultats des demi-finales

28 Oct

Si vous venez de vous lever, il s’est déjà passé beaucoup de Chine, sur la dernière Coupe du Monde de la saison. Quelques minutes après la victoire tonitruante de Bassa Mawem en vitesse, les grimpeurs prenaient d’assaut le mur de difficulté, au pied des deux gratte-ciels de Xiamen.

Romain Desgranges en finale !

La France sera représentée en finale de cette dernière étape mondiale ! Romain Desgranges, qui enchaînait ses deux voies de qualifications hier, a décroché son ticket pour les finales.

Comme la plupart des grimpeurs, il atteint la dernière section de la voie. Une section sur petites prises, qui lui correspond bien. Mais après quelques mouvements, il est rattrapé par la gravité, terminant 4ème. Aucun grimpeur ne viendra à bout de cette voie. Le slovène Domen Skofic sera celui qui montera le plus haut, atteignant la prise 37.

Les japonais ont su répondre présent puisque chez les hommes, trois d’entre eux entrent dans le top 8.

La surprise du jour nous vient de Jakob Schubert. Assuré de remporter le classement général des Coupes du Monde quoi qu’il advienne, l’autrichien est mis en difficulté prématurément dans la voie. Il chute bien avant la plupart des grimpeurs, terminant 16ème de cette dernière manche de l’année.

Jessica Pilz, seule grimpeuse au sommet !

Chez les femmes, Jessica Pilz fait sensation ! Alors qu’une à une toutes les grimpeuses tombent dans la voie, Jessica parvient à nous offrir l’unique top de ces demi-finales. Fluide dans sa grimpe, rien ne semblait pouvoir arrêter l’autrichienne ce matin.

Juste derrière elle, on retrouve la japonaise Aika Tajima, plutôt habituée à participer aux Coupes du Monde de bloc. Comme chez les hommes, elles seront trois asiatiques en finale, puisque Mei Kotake et Akiyo Noguchi font également partie des huit meilleures.

Mais même si le Japon a frappé fort, la Slovénie a frappé encore plus fort. Sur les huit grimpeuses qui décrochent leur place en finale, quatre sont slovènes ! Janja Garnbret n’est “que” 3ème de ces demi-finales, chutant en allant chercher la dernière prise de la voie. Derrière elle, on retrouve sa jeune compatriote Mia Krampl, qui participera à sa troisième finale de la saison. Enfin, Tjasa Kalan et Mina Markovic porteront également le maillot slovène en finale tout à l’heure.

Nos françaises Manon Hily et Fanny Gibert terminent respectivement 14ème et 16ème de cette demi-finale.

Les résultats complets des demi-finales:

La suite du programme:

Dimanche 28 octobre 2018:
11h30 – 13h30 : Finales difficulté hommes et femmes (LIVE)

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Une fin de saison en or pour Bassa Mawem !

28 Oct

Quel scénario incroyable aujourd’hui à Xiamen ! Alors que la française Anouck Jaubert était assurée de remporter le trophée des Coupes du Monde 2018 quoiqu’il se passe durant cette dernière étape, rien n’était encore joué chez les hommes… et mathématiquement, Bassa Mawem, 4ème du provisoire, pouvait encore l’emporter.

Au terme d’une finale exceptionnelle, c’est ce que vient d’accomplir notre français, pour la première fois de sa carrière, à quelques jours de ses 34 ans.

Une finale remportée pour 0,02 secondes !

Pourtant, le chemin a été long jusqu’à l’obtention de cette médaille d’or. Mais hier, dès les qualifications, Bassa Mawem mettait tout le monde d’accord, en signant le temps le plus rapide de la journée. C’est donc en pôle position qu’il abordait ces dernières finales de la saison.

En 1/8ème de finale, notre français récidive: alors que son adversaire chinois chute dans la voie, lui ne s’arrête pas et va frapper le buzzer en 5″88. C’est de nouveau le meilleur temps de ce tour !

Le faux départ éliminatoire de son rival en 1/4 de finale lui permet d’accéder directement aux 1/2 finales, où il fait face au russe Dmitrii Timofeev, lui aussi en course pour le titre mondial. Tout va très vite des deux côtés, avant que le russe ne commette une erreur, laissant notre français filer vers le buzzer et accéder aux finales de cette dernière Coupe du Monde de l’année.

Il y retrouve l’indonésien le plus rapide de son pays, Aspar Jaelolo. Au cours de ses sept dernières manches internationales, il est monté à cinq reprises sur le podium. La semaine dernière, c’est lui qui s’imposait à Wujiang. Le duel contre Bassa Mawem s’annonçait extrêmement serré… et il le fut ! Le bip de départ est donné et les deux protagonistes se lancent alors dans un duel très rapide. Bassa, tout en puissance, semble avoir une légère avance sur l’indonésien. Il saute sur le buzzer en 5″60, quand son opposant fera de même en 5″62.

Pour deux centièmes de seconde, Bassa Mawem venait donc de remporter la Coupe du Monde de Xiamen !

L’or de l’étape, un nouveau record et la victoire au classement général !

Quelle finale incroyable pour Bassa. Son run en 5″60 lui permet de décrocher sa deuxième médaille d’or de la saison, lui qui s’imposait déjà en Chine lors de la deuxième étape de l’année, il y a plus de cinq mois.

5″60 c’est également son nouveau record personnel. Jamais en compétition Bassa Mawem n’était allé aussi vite !

Enfin, en décrochant la médaille d’or de cette dernière étape, Bassa truste également le titre mondial 2018. Mathématiquement, il était l’un des quatre grimpeurs à pouvoir prétendre à la couronne au début du week-end. La contre-performance de l’ukrainien Danyil Boldyrev, qui était en tête du classement provisoire mais qui se fera éliminer lors des 1/8ème de finale, additionné à la victoire de Bassa Mawem conduisent directement notre français sur la plus haute marche du podium mondial.

Il rejoint ainsi Anouck Jaubert et nous offre un magnifique doublé français. Une première pour Bassa Mawem, qui nous a prouvé aujourd’hui que tout était possible !

Le bronze pour Anouck Jaubert

La compétition féminine a permis à Anouck Jaubert de monter sur son troisième podium consécutif de la saison. Elle remporte la médaille de bronze de cette dernière étape.

Après un beau début de compétition, elle fait face à l’indonésienne Aries Susanti Rahayu en 1/2 finale, qui remportait la médaille d’or le week-end dernier. Le duel entre les deux grimpeuses est très serré, jusqu’à ce que notre française commette une erreur dans la dernière section de la voie, la stoppant nette dans son élan.

Pas de finale pour elle, mais une petite finale sur cette dernière Coupe du Monde de l’année. Cette fois, pas d’erreur, Anouck remporte son duel et monte sur la troisième marche du podium de cette étape.

Opposée à la russe Iuliia Kaplina dès les 1/8èmes de finale, Victoire Andrier prend la 14ème place de cette Coupe du Monde et la 10ème du général.

Chez les hommes, Guillaume Moro prend la 12ème place de l’étape et la 17ème du général.

Les résultats des finales:

Le classement général:

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Coupe du Monde de difficulté de Xiamen: résultats des qualifications !

27 Oct

Ce week-end se dispute la dernière Coupe du Monde de la saison ! Après des mois de compétitions intenses passés à sillonner le globe, ils étaient 32 hommes et 35 femmes au départ de cette ultime manche internationale de l’année.

Un double top pour Romain Desgranges !

Après une saison chaotique, Romain Desgranges compte bien finir l’année en beauté. Vainqueur de la Coupe du Monde de Wujiang le week-end dernier, le chamoniard peut encore monter sur la troisième marche du podium au général.

La forme semble au rendez-vous pour Romain, qui fait partie des sept grimpeurs de la journée à toper les deux tracés de qualifications. “Des voies plutôt faciles”, nous confierons les ouvreurs, qui ont eu du mal à gérer l’intensité des mouvements à cause des conditions météorologiques difficiles en Chine. “D’une heure à l’autre, les voies passaient de l’impossible à l’ultra facile, juste parce que la température avait baissé ou que le taux d’humidité avait chuté”.

Ainsi, sans grandes difficultés, Romain atteint le sommet de ses deux voies, tout comme l’italien Stefano Ghisolfi, le slovène Domen Skofic, les autrichiens Jakob Schubert (qui rappelons le, a déjà gagné le titre mondial, peu importe ce qu’il se passe ce week-end) et Max Rudigier, le chinois HaiBin Qu, ou encore le japonais Tomoa Narasaki, venu renfiler un baudrier une dernière fois cette saison.

Notons d’ailleurs que les huit japonais présents au départ de cette Coupe du Monde de difficulté passent tous en demi-finale.

Manon Hily et Fanny Gibert de nouveau en demi-finale !

Comme la semaine dernière, les deux réunionnaises Manon Hily et Fanny Gibert disputeront les demi-finales de cette Coupe du Monde de difficulté.

Chez les femmes, les deux voies de qualifications étaient un peu plus corsées que chez les hommes. Pour preuve, elles ne seront que trois à enchaîner les deux tracés: Janja Garnbret bien sûr (qui comme Jakob Schubert, grimpe sans pression du résultat ce week-end, étant déjà assurée de la première place au classement général), mais aussi la coréenne Jaïn Kim et la japonaise Akiyo Noguchi.

Manon Hily tombera à quelques centimètres du relais de la voie 1. Elle prend la 14ème place des qualifications. Fanny Gibert, qui prend part à la deuxième Coupe du Monde de difficulté de sa carrière, dans le cadre du combiné, se bat bien, notamment dans la deuxième voie, où elle chute à quelques prises du top. Elle termine 21ème des qualifications et jouera donc la demi-finale demain.

Anouck Jaubert, troisième française engagée dans cette épreuve termine 27ème, et fait figure de première non-qualifiée pour la suite de la compétition.

Les résultats des qualifications:

La suite du programme:

Samedi 27 octobre 2018:
12h30 – 14h00 : Qualification vitesse

Dimanche 28 octobre 2018:
03h45 – 04h45 : Finales vitesse (LIVE)
07h00 – 09h30: Demi-finales difficulté hommes et femmes (LIVE)
12h30 – 14h30 : Finales difficulté hommes et femmes (LIVE)

Live :

Finales vitesse : dimanche 28/10 – 03h45

Demi-finales difficulté : dimanche 28/10 – 07h00

Finale difficulté : dimanche 28/10 – 12h30

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Coupe du Monde de Xiamen : l’heure du dernier round a sonné !

26 Oct

Après des mois de compétitions à travers le globe, la saison internationale se termine ce week-end à Xiamen, en Chine, avec la 7ème Coupe du Monde de difficulté et la 8ème Coupe du Monde de vitesse.

Janja Garnbret et Jakob Schubert n’ont pas attendu cette dernière étape de la saison pour truster la première place du classement général 2018. La semaine dernière à Wujiang, la slovène et l’autrichien se sont assurés du titre mondial, ayant accumulé suffisamment de point au classement pour aborder cette dernière étape sans pression.

L’autrichienne Jessica Pilz et l’italien Stefano Ghisolfi se sont également assurés de la médaille d’argent cette saison. Quoiqu’il se passe à Xiamen ce week-end, ils monteront sur la deuxième marche du podium du général.

Enfin, si la coréenne Jaïn Kim est sûre de rejoindre Janja Garnbret et Jessica Pilz sur le podium, la troisième place chez les hommes est toujours à prendre. En ayant été le plus endurant dans la voie de demi-finale de Wujiang, Romain Desgranges avait remporté la médaille d’or de l’étape le week-end dernier, nous prouvant qu’il était toujours en forme. Ainsi, il remontait en flèche au classement général 2018. Même si Domen Skofic, actuellement 4ème, l’emporte à Xiamen, Romain Desgranges pourrait tout de même monter sur son troisième podium consécutif du général en terminant parmi les trois premiers en finale.

Au classement des nations, l’Autriche est pour le moment en tête, suivie de près par la Slovénie et le Japon. Mais tout peut encore être inversé à l’issue de cette dernière compétition de l’année.

En vitesse, Anouck Jaubert avait été l’une des grimpeuses les plus constantes sur le mur de Wujiang, au grain si particulier. Une régularité qui lui avait valu la médaille d’argent de l’étape et qui l’assurait de monter sur la première marche du podium en fin de saison. La française est d’ailleurs la seule à s’être assurée d’une médaille au classement général. Les autres places sur le podium hommes et femmes sont encore à prendre.

L’ukrainien Danyil Boldyrev compte pour l’instant le plus grand nombre de points chez les hommes, mais mathématiquement, le russe Dmitrii Timofeev, l’iranien Reza Alipourshena, le français Bassa Mawem ou le russe Aleksandr Shilov peuvent encore rattraper Danyil et truster le titre mondial.

Chez les femmes, les russes Mariia Krasavina et Iuliia Kaplina sont actuellement 2ème et 3ème du classement provisoire, mais si l’indonésienne Aries Susanti Rahayu, vainqueur de la dernière étape à Wujiang, réussi le même coup d’éclat que la semaine dernière, elle pourrait bouleverser le classement.

Au classement des nations, la Russe n’a encore jamais perdu le titre et est sur le point de le conserver cette année encore, après avoir dominé tout au long de la saison. Suivent ensuite la France et l’Indonésie.

L’équipe de France:

La déléguation française reste la même que sur l’étape de Wujiang la semaine dernière.

Ainsi, chez les hommes, en difficulté, Romain Desgranges sera toujours le seul français engagé sur cette dernière Coupe du Monde. En vitesse, c’est Bassa Mawem et Guillaume Moro qui défendront nos couleurs.

Chez les femmes, Manon Hily prendra le départ de l’épreuve de difficulté, aux côtés d’Anouck Jaubert et de Fanny Gibert, dans le cadre de leur préparation au combiné. En vitesse, on retrouvera bien évidemment la numéro 1 mondiale Anouck Jaubert, qui espère finir cette saison en beauté. Elle sera accompagnée de Victoire Andrier et d’Aurélia Sarisson, spécialistes de la discipline, ainsi que de Fanny Gibert.

Le programme (heures françaises) :

Samedi 27 octobre 2018:

03h45 – 11h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
12h30 – 14h00 : Qualification vitesse

Dimanche 28 octobre 2018:

03h45 – 04h45 : Finales vitesse (LIVE)
07h00 – 09h30: Demi-finales difficulté hommes et femmes (LIVE)
12h30 – 14h30 : Finales difficulté hommes et femmes (LIVE)

Live :

Cette dernière Coupe du Monde ne dérogera pas à la règle : elle sera à suivre en live depuis PG, toute la journée du dimanche.

Finales vitesse : dimanche 28/10 – 03h45

Demi-finales difficulté : dimanche 28/10 – 07h00

Finale difficulté : dimanche 28/10 – 12h30

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Janja Garnbret et Jakob Schubert remportent le classement général des Coupes du Monde !

26 Oct

Comme Anouck Jaubert en vitesse, eux non plus n’ont pas attendu la dernière Coupe du Monde de la saison pour remporter le classement général 2018. Avant même la fin officielle de la saison, nous connaissons les noms de ceux qui ont remporté le titre mondial : ils s’appellent Janja Garnbret et Jakob Schubert.

La régularité de Jakob Schubert.

L’an dernier, il n’avait participé qu’à trois étapes de Coupe du Monde. Trois participations qui s’étaient soldées par trois podiums dont deux victoires. Cette année, Jakob Schubert a fait le choix de prendre part à toutes les étapes. Nous attendions donc l’autrichien au plus haut niveau… Et nous n’avons pas été déçus !

Après avoir participé à la quasi-totalité des Coupes du Monde de bloc, qui s’étaient conclues par deux quatrièmes places et un podium, Jakob démarrait la saison de difficulté de la meilleure des manières, en remportant la première manche à Villars. Une semaine plus tard à Chamonix, il renouait avec le podium, prenant la deuxième place. Finalement, la seule fois de la saison où Jakob Schubert ne décrochera pas de médaille, c’est à Briançon, où il termina 4ème.

Car ensuite, la machine autrichienne était lancée et plus rien ne pouvait l’écarter d’un podium. Pas même la pression de disputer un Championnat du Monde chez lui, devant son public. Le mois dernier, il remportait le titre le plus prestigieux dans le monde de l’escalade sportive, celui de Champion du Monde, devançant des grimpeurs du rang d’Adam Ondra.

La saison n’en était pas pour autant terminée et Jakob le savait bien. A Kranj, il décrochait une nouvelle médaille d’argent, comme à Wujiang la semaine dernière. Ainsi, il est le seul athlète de la saison à compter autant de médailles. Sur les six étapes ayant eu lieu jusque-là, seul un podium lui a échappé.

Ainsi, avec 495 points au compteur avant même l’étape de Xiamen, le titre mondial lui est assuré pour la troisième fois de sa carrière. Ajouté à son titre de Champion du Monde, on peut dire que Jakob a clairement été le plus fort et le plus régulier cette saison.

Un autre rêve est devenu réalité ! Je remporte le classement général des Coupes du Monde de difficulté 2018 pour la troisième fois de ma vie ! Je peux maintenant dire sans l’ombre d’un doute que c’est la concrétisation d’une saison parfaite, dans laquelle j’ai atteint tous les objectifs que je m’étais fixés. 2018, je me souviendrai de toi à jamais !

La bataille a été très serrée avec Stefano Ghisolfi, qui a fait une superbe saison lui aussi. D’ailleurs, je le remercie pour ce sacré combat. Je savais que pour remporter le titre, il allait falloir que je me donne à fond en Chine. »

La fougue de Janja Garnbret !

Les saisons ne se ressemblent jamais, les classements sont toujours différents, les voies ne sont jamais identiques et pourtant… Pourtant l’issue est toujours la même. Depuis trois ans maintenant, Janja Garnbret remporte la couronne mondiale à la fin de la saison.

Cette année 2018 n’aura pas dérogé à la règle. Pour cause, comment Janja Garnbret pourrait ne pas figurer au premier rang mondial ? Accrochez-vous bien, la jeune slovène de 18 ans n’a pas fait pire que 2ème cette saison. Oui, son moins bon résultat en Coupe du Monde de difficulté cette année n’est autre qu’une 2ème place. C’est dire le niveau stratosphérique de la jeune femme.

Janja a en effet oscillé entre la première marche et la seconde marche du podium durant toutes les compétitions. A Villars, à l’ouverture de la saison internationale, c’est sur la première marche qu’elle montait. Puis, à Chamonix, elle passait sur la deuxième, avant de remonter sur la première marche deux fois d’affilée à Briançon et Arco.

A Innsbruck, le titre de Championne du Monde lui échappera cette année, au profit de Jessica Pilz, ayant mis onze secondes de plus que l’autrichienne pour toper la voie de finale.

En Slovénie, elle remportait une nouvelle médaille d’argent, avant de renouer avec l’or, qui commençait à lui manquer, le week-end dernier à Wujiang.

Avec 550 points au compteur, c’est donc l’esprit serein que la slovène peut aborder la dernière compétition de l’année. A ce stade de la saison, personne ne peut lui rafler la couronne mondiale, qu’elle détient depuis qu’elle participe au circuit international.

Jessica Pilz et Stefano Ghisolfi assurés d’une deuxième place.

Eux aussi pourront grimper totalement libérés ce week-end, sans se soucier du résultat final. L’autrichienne Jessica Pilz et l’italien Stefano Ghisolfi sont également assurés de monter sur le podium de fin de saison. Pour eux, ce ne sera donc pas à la première place, mais à la deuxième.

Après un duel saisissant contre Janja Garnbret tout au long de la saison, Jessica Pilz sera récompensée de la médaille d’argent au classement général des Coupes du Monde de difficulté 2018. Comme son compatriote Jakob Schubert, seul un podium lui aura échappé cette saison : celui de Kranj, où elle terminait 4ème. Sinon, Jessica Pilz aura obtenu une médaille de bronze, trois médailles d’argent et une d’or, en plus de son titre de Championne du Monde glané à Innsbruck le mois dernier.

Chez les hommes, Stefano Ghisolfi est le seul avec Jakob Schubert à s’être imposé plus d’une fois sur une étape de Coupe du Monde cette année. D’abord Chamonix, en début de saison, puis à Kranj il y a quelques semaines. Sa 5ème place à Wujiang le week-end dernier ne lui aura pas permis de devancer l’autrichien au classement, mais il a accumulé suffisamment d’avance au général sur Romain Desgranges et Domen Skofic pour être assuré de la médaille d’argent.

D’ailleurs, la troisième place reste toujours à prendre, et tout se jouera entre Romain Desgranges et Domen Skofic. Pour le moment, c’est notre français qui figure en troisième place du classement général, avec 43 points d’avance sur le slovène. Tout sera donc à faire ce week-end.

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Anouck Jaubert, championne des Coupes du Monde 2018 !

25 Oct

Elle n’a même pas attendu la dernière étape mondiale de l’année pour truster la première place du classement général des Coupes du Monde 2018 !

Comme l’année dernière, Anouck Jaubert sera sacrée Championne des Coupes du Monde de vitesse 2018 à la fin du week-end, quoiqu’il se passe durant la dernière étape à Xiamen, en Chine.

En 2017, pour la première fois de sa carrière, Anouck Jaubert remportait le classement général des Coupes du Monde de vitesse, après avoir remporté quatre des sept étapes. Cette saison, en plus de sa discipline de prédilection, la française se mettait au défi du combiné, en vue de jouer une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Un choix qui allait totalement bouleverser tout son entraînement. De la voie de vitesse qu’elle maîtrise tant, Anouck allait devoir dégager du temps pour aller combattre la gravité dans des voies de difficulté, dans des boucles de rési, ou encore aller défier les blocs les plus aléatoires.

Un challenge que la grimpeuse la plus rapide de France s’était fixé, en espérant être toujours aussi performante en vitesse.

Et tout démarrait très fort à Moscou, lors de la première Coupe du Monde de la saison, il y a déjà six mois. Anouck Jaubert remportait tous les duels de sa première compétition internationale de l’année, se hissant jusqu’en finale. Finale dans laquelle elle réalisa son meilleur temps de l’année, égalisant le record du monde détenu par la russe Iuliia Kaplina : 7s32.

Après une petite déconvenue en Chine quelques jours plus tard, où elle prenait la 8ème place, Anouck repartait de plus belle la semaine suivante à Tai’An, renouant avec la première marche du podium. Après deux mois de coupure, personne ne parvenait à la battre à Villars, en Suisse, où Anouck remportait une nouvelle fois tous ses duels. Parmi les quatre premières Coupes du Monde de la saison, la française venait d’en remporter trois. Le ton était donné.

A Chamonix malheureusement, devant le public français, la numéro 1 mondiale se faisait sortir dès les 1/8èmes de finale. C’est la seule fois de l’année où elle n’apparaîtra pas dans le top 10 en Coupe du Monde. Car ensuite, les deux Coupes du Monde suivantes se solderont par deux podiums : une troisième place à Arco en Italie, suivie d’une deuxième place le week-end dernier à Wujiang. Une médaille d’argent qui l’assure alors de remporter le titre mondial pour la deuxième année consécutive. Pari réussi pour Anouck.

Car au bilan, avant même la dernière Coupe du Monde de vitesse, Anouck cumule 516 points, soit plus de 120 points d’avance sur la russe Mariia Krasavina, 2ème du classement général. Un score largement suffisant pour remporter la couronne mondiale avant même de disputer la dernière étape.

En plus des huit Coupes du Monde de vitesse auxquelles elle aura participé cette saison, Anouck aura également pris part à quatre Coupes du Monde de difficulté, une Coupe du Monde de bloc et trois Championnats du Monde, en bloc, difficulté et vitesse. Elle est l’athlète française à compter le plus de compétitions internationales cette saison.

C’est donc l’esprit tranquille qu’elle pourra aborder cette dernière compétition, où elle pourra tout donner sans crainte du résultat final. Les qualifications auront lieu dans la nuit de vendredi à samedi, décalage horaire oblige.

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Margo Hayes en grande forme en Espagne !

24 Oct

Margo Hayes n’était encore jamais allée à Oliana en Espagne. Alors quand une grimpeuse du rang de la jeune américaine se rend sur cette célèbre falaise, il fallait s’attendre à des croix de grande ampleur.

L’année dernière, après avoir été la première grimpeuse de l’Histoire à enchaîner un 9a+, avec « La Rambla », elle venait à bout quelques semaines plus tard d’un deuxième 9a+, tout aussi célèbre : « Biographie ».

Pour compléter la trilogie des 9a+ les plus mythiques de la planète, Margo s’est maintenant fixée comme objectif d’enchaîner « Papichulo » à Oliana. Cette voie de 45 mètres avait été équipée puis libérée par Chris Sharma il y a plus de dix ans. Ses 17 répétiteurs sont unanimes sur le fait qu’il s’agit de l’une des plus belles voies d’Espagne.

Mais avant de croiter cette ligne, Margo a apprivoisé le rocher d’Oliana à travers deux premières voies majeurs du secteur : « Fish Eye » et « Mind Control », tous deux 8c.

« L’un des premiers classiques que j’ai adoré a été « Fish Eye » 8c, équipé par Chris Sharma », déclarait-elle. Puis deux jours plus tard, elle venait à bout de « Mind Control » : « Une autre ligne tout aussi magique d’Oliana, Mind Control, 8c équipé également par Chris Sharma en 2009 ».

Comme d’habitude dans ce secteur, ces voies requièrent un haut niveau de résistance, afin d’arriver suffisamment frais dans les dernières sections des voies, après avoir déjà grimpé 40/50 mètres dans un profil déversant.

Initialement, « Mind Control » avait été cotée 8c+ et était devenue la voie la plus répétée dans ce niveau. Plus tard, le 8c avait été suggéré et il semble que tout le monde soit maintenant en accord avec cette nouvelle cotation.

En début de semaine, Margo haussait le niveau en venant à bout de « Joe Blau » un 8c+ équipé par Joe Kinder. « Un autre bijou d’Oliana» commentait-elle sur les réseaux sociaux.

Tout laisse maintenant à croire que Margo Hayes est partie pour nous faire vivre au rythme de ses croix durant ces prochains jours… A suivre !

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Vidéo portrait: L’incroyable ascension des frères Mawem !

24 Oct

Les frères Mawem sont parmi les meilleurs grimpeurs au monde. Originaires d’Alsace, Mickael et Bassa sont incontournables dans le milieu de la grimpe en France.

Les caméras de Riding Zone, l’émission consacrée aux sports extrêmes sur France Ô les ont suivis pendant plusieurs semaines, de leurs entraînements aux compétitions (avec les championnats du monde d’escalade à Innsbruck de septembre dernier en point d’orgue) en passant par leur vie de famille.

Quel est le quotidien de ces sportifs de haut niveau ? La réponse ci-dessous.

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L’argent pour Anouck Jaubert sur la Coupe du Monde de Wujiang !

22 Oct

Romain Desgranges n’est pas le seul français à avoir décroché une médaille hier lors de la Coupe du Monde de Wujiang, en Chine. Quelques heures avant lui, Anouck Jaubert montait pour la cinquième fois cette saison sur un podium mondial en vitesse.

Retour sur les phases finales de la Coupe du Monde de vitesse à Wujiang, où les grimpeurs les plus rapides de la planète se sont affrontés.

Dans son premier duel de la journée, Anouck Jaubert faisait face à une autre française: Victoire Andrier. À l’issue du duel, seule l’une des deux tricolores accéderait aux 1/4 de finale. Anouck part fort tandis que Victoire commet une petite erreur au début de la voie. Elle n’arrivera pas à rattraper Anouck et terminera 12ème de la compétition, avec un chrono de 8″950.

Aurélia Sarisson, troisième française en lice dans ces 1/8èmes de finale, ne parvient pas à aller plus vite que la russe Iuliia Kaplina, qui n’est autre que l’une des meilleures grimpeuses de vitesse au monde. Elle prend la 13ème place de cette compétition.

Direction les 1/4 de finale pour Anouck, qui accélère et passe ce tour avec succès. Opposée à l’indonésienne Sari Agustina, elle remporte son deuxième face à face consécutif, signant au passage le meilleur chrono de ce tour: 7″980.

Place à la 1/2 finale, où Anouck Jaubert est désormais contre sa plus grande rivale du moment: la russe Mariia Krasavina. En d’autres termes, la n°1 mondiale face à la n°2 mondiale. Les deux grimpeuses savent qu’elles vont devoir prendre des risques pour passer au tour suivant. Trop peut-être pour Mariia, qui commet une erreur en début de tracé, stoppé nette dans son élan. Notre française peut alors finir de compléter la voie à une allure modérée, accédant alors aux grandes finales de cette Coupe du Monde.

En finale, elle fait face à l’indonésienne Aries Susanti Rahayu, qui n’avait jamais fait pire que 4ème sur l’une des cinq Coupes du Monde de vitesse auquel elle a participé. Le départ est donné, le duel serré. À mi-voie, l’indonésienne compte une légère avance sur notre française, qui donne tout pour rattraper ce léger retard. Mais ça ne suffira pas…

Aries frappe le buzzer en 7″740 soit quelques dixièmes de moins qu’Anouck Jaubert, qui remporte tout de même l’argent, sa première médaille de cette couleur de la saison. Ironie du sort, la dernière fois qu’Anouck était montée sur la deuxième marche d’un podium, c’est ici-même à Wujiang l’an dernier.

Bassa Mawem, 9ème de cette étape

Chez les hommes, Bassa Mawem était notre seule chance de médaille française. Et la compétition démarrait très fort pour lui, puisque dès les 1/8èmes de finale, il faisait face au grimpeur le plus rapide de tous les temps: l’iranien Reza Alipourshena. La revanche des Championnats du Monde d’Innsbruck avait lieu.

Une nouvelle fois, Bassa et Reza se lancent dans un duel haletant. Avec des méthodes radicalement différentes, les deux grimpeurs sont au coude-à-coude tout au long de la voie, avant que l’iranien ne frappe le buzzer en 5″900, soit 5 centièmes de moins que Bassa.

La compétition s’arrête là pour lui, après un duel qui aurait pu être un duel de finale. Il prend la 9ème place de cette étape.

Les résultats complets:

Le replay des finales:

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Coupe du Monde de Wujiang: belles prestations de nos français en qualification !

20 Oct

Aujourd’hui débutait l’avant-dernière Coupe du Monde de la saison. Les grimpeurs avaient rendez-vous à Wujiang, en Chine, pour disputer cette étape. Une manche particulièrement attendue, car c’est maintenant que tout se joue pour les meilleurs athlètes de la planète, à la conquête d’un podium au classement général.

Bilan positif pour l’équipe de France: difficulté et vitesse confondues, la quasi-totalité des Bleus accèdent aux phases finales.

Romain Desgranges, 3ème des qualifications !

Romain Desgranges, n’a pas déçu ! Alors qu’il était le seul grimpeur français au départ des qualifications masculines de l’épreuve de difficulté, le chamoniard décroche une belle 3ème place. Dans un circuit de qualification particulièrement relevé, avec seulement quatre tops dans la journée, Romain atteint les derniers mouvements de ses deux voies.

Il se classe juste derrière Jakob Schubert et Stefano Ghislofi, qui jouent gros ce week-end. En effet, l’autrichien et l’italien sont actuellement 1er et 2ème au classement général… Et si Jakob l’emporte ce week-end, il raflerait la couronne mondiale ! Aujourd’hui, le Champion du Monde semblait très en forme, étant l’un des quatre compétiteurs à enchaîner la voie 2.

Manon Hily et Fanny Gibert en demi-finale !

Le titre prête à sourire. Car non, il n’y avait pas d’épreuve de bloc aujourd’hui à Wujiang. Pourtant, Manon Hily et Fanny Gibert ont bien décroché leur place en demi-finale de cette Coupe du Monde… Mais avec un baudrier autour de la taille !

Rien d’étonnant pour Manon Hily, qui depuis le début de la saison nous impressionne à travers ses performances en compétition de difficulté. La réunionnaise n’est autre qu’à la 4ème place du classement général des Coupes du Monde de difficulté 2018. Aujourd’hui, elle fait partie du top 10, se classant 7ème des qualifications. Elle est l’une des huit grimpeuses à atteindre le sommet de la voie 2, et tombe à quelques prises du top de la voie 1.

Fanny Gibert disputait quant à elle la toute première Coupe du Monde de difficulté de sa carrière. “Ma dernière compet de difficulté remonte à plus de 4 ans…. Encore du challenge, mais sous un nouvel aspect. Varier peut beaucoup m’apporter. Alors c’est partie : défi relevé !” déclarait-elle hier.
Premier objectif atteint pour Fanny, qui fait partie des 26 premières de la journée, décrochant ainsi son ticket pour les demi-finales.

Devant, quatre grimpeuses sont aux commandes. Janja Garnbret, Jessica Pilz, Jaïn Kim et Akiyo Noguchi sont les seules à ne pas être tombées aujourd’hui.

Les 26 qualifiés en demi-finale:

Quatre français en finales de l’épreuve de vitesse !

Après les qualifications de la difficulté, c’est sur le mur de vitesse que les grimpeurs les plus rapides du monde prenaient place. Bonne entrée en matière de la part de l’équipe de France, puisque quatre tricolores prendront le départ des 1/8ème de finale.

Chez les femmes, Anouck Jaubert prend la 5ème place, avec un chrono de 8″150. Elle devance Victoire Andrier, 12ème en 8″580 et Aurélia Sarisson 15ème, avec un chrono de 8″960.

Fanny Gibert, qui après avoir pris part aux qualifications de difficulté faisait de même en vitesse, termine 28ème, avec un run en 12″230.

Chez les hommes, Bassa Mawem, fraîchement sacré vice-champion du monde de la discipline, réalise le troisième meilleur chrono de la journée, en 5″923.

Guillaume Moro, deuxième tricolore engagé sur cette étape de Coupe du Monde ne parvient pas à rentrer dans le top 16. Il prend la 26ème place avec un run en 7″14.

Les 16 qualifiés en 1/8ème de finale:

La suite du programme: (heures françaises)

Dimanche 21 octobre:

03h45 – 04h45: Finales vitesse (LIVE)
07h00 – 09h30: Demi-finales difficulté hommes et femmes (LIVE)
12h30 – 14h30: Finales difficulté hommes et femmes (LIVE)

Live

Les phases finales de la vitesse et de la difficulté seront à suivre en direct !

Finales vitesse – Dimanche 21/10 03h45

Demi-finales difficulté – Dimanche 21/10 07h00

Finales difficulté – Dimanche 21/10 12h30

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Les images d’Adam Ondra dans les voies les plus dures d’Israël !

19 Oct

Cet hiver, Adam Ondra avait été invité en Israël par le grimpeur local Ofer Blutrich. Le but de ce trip ? Libérer les voies les plus dures du pays et promouvoir l’escalade sur ces terres.

Faisant ses premiers pas en Israël, Adam parvenait à libérer la première voie dans le neuvième degré du pays, avec “Climb free” 9a, dans la grotte de Nezer. Puis, il enchaînait également “Inception” et “Yalla factor” 8c+.

  • Retour en image sur ces performances:

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Coupe du Monde de Wujiang: de la difficulté, de la vitesse et un classement général qui se précise !

19 Oct

Après des mois de compétitions à travers le globe, les meilleurs grimpeurs du monde ont rendez-vous dans un dernier pays pour en découdre: la Chine, avec les étapes de difficulté et de vitesse de Wujiang et de Xiamen, qui se déroulent ce week-end et le week-end prochain.

Difficulté

Après Villars, Chamonix, Briançon, Arco et Kranj, Janja Garnbret est en tête du classement général chez les femmes. Avec trois victoires à son actif, la slovène n’a pas fait pire que deuxième cette saison. Si elle fait de même en Chine, elle remportera alors pour la troisième fois de sa carrière le classement général des Coupes du Monde.

Seule la championne du Monde en titre Jessica Pilz peut encore truster la première place, même s’il sera très difficile de détrôner sa plus grande rivale de la saison. Quoi qu’il en soit, l’autrichienne est assurée de finir sur le podium du général, ce qui marquera la plus belle année de sa carrière, avec une médaille d’or obtenue sur les Championnats du Monde d’Innsbruck et ses quatre podiums en Coupe du Monde.

Jaïn Kim semble être la grimpeuse à avoir le plus de chance de compléter ce podium de fin de saison. Victorieuse de la dernière étape mondiale à Kranj, elle est la compétitrice ayant remporté le plus de Coupe du Monde de toute l’Histoire de l’escalade sportive, avec 28 médailles d’or à son actif.

Chez les hommes, c’est Jakob Schubert qui est en tête du général, avec 415 points à son actif. Comme sa compatriote Jessica Pilz, hormis une étape, Jakob n’a pas fait pire que deuxième cette saison. Il suffit alors à l’autrichien de remporter la médaille d’or ce week-end à Wujiang pour s’assurer d’une victoire au classement général, ce qui en ferait la troisième de sa carrière.

Pour cela, il devra battre Stefano Ghislofi, le deuxième compétiteur à avoir remporté deux Coupes du Monde cette année. C’est d’ailleurs en Chine que l’italien gagnait ses deux premières étapes mondiales, en 2016 et 2017.  S’il parvient à se qualifier en finale ce week-end, il sera alors assuré d’une médaille au général. Ne restera alors qu’à définir la couleur de celle-ci…

D’autres grimpeurs peuvent encore compléter ce podium de fin de saison, dont le slovène Domen Skofic, actuellement troisième du général, ou encore notre français Romain Desgranges.

Le classement général provisoire:

Vitesse

Après deux mois et demi de trêve de Coupe du Monde, entrecoupés tout de même des Championnats du Monde à Innsbruck, les grimpeurs les plus rapides du monde sont de retour sur le mur. Chez les femmes, Anouck Jaubert, vainqueur l’année dernière, est en route pour remporter un deuxième titre consécutif. Pour le moment, la française est première du classement général provisoire, avec près d’une centaine de points d’avance sur la russe Mariia Krasavina.

Pour cause, après déjà six Coupes du Monde, Anouck est la seule athlète à avoir remporté plusieurs étapes. Trois exactement, à Moscou, Tai’An et Villars. Si elle remporte une nouvelle médaille d’or ce week-end, elle sera alors assurée d’un deuxième titre consécutif cette année.

Juste derrière elle, la délégation russe est en chasse. Si Anouck est pour le moment première du provisoire, elles sont quatre russes à occuper les 2èmes, 3èmes, 4èmes et 5èmes place.

Chez les hommes, il faudra surveiller de près les performances de l’ukrainien Danyil Boldyrev. C’est lui qui a remporté les deux dernières étapes de Coupe du Monde, se classant pour le moment premier du général. Une nouvelle victoire ce week-end l’assurerait d’une place sur le podium de fin de saison.

Mais attention à l’iranien Reza Alipourshena et au français Bassa Mawem, qui nous offraient une finale épique à Innsbruck. Bassa loupait de peu le titre de Champion du Monde de vitesse. Ces deux grimpeurs ont déjà prouvé qu’ils étaient capables d’aller décrocher l’or en Coupe du Monde et compte bien terminer sur le podium du général.

Le classement général provisoire:

L’équipe de France:

Déplacement en Chine oblige, c’est en petit comité que l’équipe de France se retrouvera ce week-end.

Romain Desgranges et Manon Hily sont les deux seuls grimpeurs de difficulté à avoir rempli les critères de sélection pour participer à cette Coupe du Monde. Mais Anouck Jaubert et Fanny Gibert prendront également le départ des qualifications de l’épreuve de difficulté ce week-end, dans le cadre de leur préparation au combiné.

En vitesse, on retrouvera nos deux meilleurs seniors hommes français Guillaume Moro et Bassa Mawem. Chez les femmes, elles seront quatre tricolores à grimper sur la voie de vitesse: Anouck Jaubert, Aurélia Sarisson, Victoire Andrier et Fanny Gibert.

Les ouvreurs:

C’est le fort falaisiste espagnol Carles Brasco qui est chargé de l’ouverture de cette première Coupe du Monde chinoise. Il sera accompagné par l’italien Leonardo Di Marino et le français Rémi Samyn.

Le programme: (heures françaises)

Samedi 20 octobre:

03h45 – 06h30: Qualification voie 1 hommes et femmes
08h00 – 11h00: Qualification voie 2 hommes et femmes
12h30 – 14h00: Qualification vitesse

Dimanche 21 octobre:

03h45 – 04h45: Finales vitesse (LIVE)
07h00 – 09h30: Demi-finales difficulté hommes et femmes (LIVE)
12h30 – 14h30: Finales difficulté hommes et femmes (LIVE)

Live

Les phases finales de la vitesse et de la difficulté seront à suivre en direct. Rendez-vous dimanche sur PG pour suivre l’un des derniers affrontements de la saison pour les meilleurs grimpeurs mondiaux.

Finales vitesse – Dimanche 21/10 03h45

Demi-finales difficulté – Dimanche 21/10 07h00

Finales difficulté – Dimanche 21/10 12h30

https://www.youtube.com/watch?v=hiPctIGxdd8

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Récit: Alizée Dufraisse revient sur son année 2018

18 Oct

Entre blocs et voies, Espagne et Afrique du Sud, été et hiver, Alizée Dufraisse revient sur son année 2018, avec en prime, de belles images:

“Que dire de cette dernière année?? Beaucoup de voyages pour moi, j’ai d’abord passé mon hiver à Siurana. Les conditions ont été rudes, et il est vrai que je ne suis pas arrivée au top de ma forme pour le gros projet que j’avais (et oui encore!!) LA RAMBLA.

Pourquoi m’obstiner à retourner encore et encore dans cette voie et ne pas tourner la page et passer à autre chose? Tout simplement parce que j’aime ce mur, je ne me suis jamais sentie aussi “à la maison” qu’à Siurana et j’aime ce challenge. Cet hiver nous avons été nombreux à pourchasser cette voie mythique. Les conditions n’ont pas été au top, avec des journées de grand froid puis la chaleur qui est arrivée d’un coup. J’ai essayé, d’abord en faisant une sorte d’entraînement, réaliser les sections, prendre de la résistance. Je me suis retrouvée en bonne forme en mars, où je pensais que les conditions allaient être bien mais coup de malchance: 25 degrés sans vent tous les jours et la voie au soleil la majeure partie de la journée.”

Les images d’Alizée dans “La Rambla” 9a+:

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Vidéo: Charlotte Durif et Josh Larson explorent les Caraïbes

16 Oct

Sixième étape du tour du monde entrepris par Charlotte Durif et Josh Larson. Après leur séjour en Tasmanie, les deux grimpeurs ont traversé le globe pour atterrir sur l’île de Puerto Rico, dans les Caraïbes.

Entre équipement de voies et projets qui tombent, embarquez avec Charlotte et Josh pour quelques minutes de dépaysement sur le rocher atypique de cette île, au potentiel énorme.

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Retour en images sur la victoire de Micka Mawem au Bloc Shop Open 2018

16 Oct

Au début du mois, quelques grimpeurs de haut niveau s’étaient donné rendez-vous au Canada, pour disputer le Bloc Shop Open 2018. Vainqueur en titre, Micka Mawem et Mélissa Le Nevé étaient invités à défendre leur première place cette saison.

Mélissa terminera 3ème cette année, tandis que Micka Mawem conservera son titre. Retour en images sur cette très belle compétition.

Hommes:

1er: Micka Mawem
2ème: Jorg Verhoeven
3ème: Nathaniel Coleman

Femmes:

1ère: Kyra Condie
2ème: Petra Klingler
3ème: Melissa Le Nevé

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Une bière brassée avec de la magnésie ? Oui ça existe !

15 Oct

Comme souvent, tout est parti d’une rigolade autour d’une table. “Hey Jay, pourquoi on n’essaierait pas de brasser nos bières avec de la magnésie ?” 

Charles McManus et Jay Lima, deux brasseurs américains travaillant pour Wynkoop Brewing, la plus ancienne des brasseries artisanales de Denvers, ont alors l’idée d’allier leurs deux passions: l’escalade et la bière. Entrepreneurs dans l’âme, les deux amis ne mettent pas longtemps à concocter la Limey Unicorn, la première bière brassée avec de la magnésie, venant de la célèbre marque FrictionLabs, bien connue des grimpeurs.

La bière est légère, rafraîchissante avec une belle teinte dorée, qui met l’eau à la bouche. Ou plutôt la magnésie à la bouche ! Car la poudre, que l’on a plutôt coutume d’utiliser pour assécher nos mains, apporte un goût unique à cette bière.

Qui aurait cru qu’un sachet de magnésie ferait partie de la liste des ingrédients pour la confection d’une bière ?

Une idée farfelue

“Lors d’une session d’escalade avec Jay, je me suis fait la réflexion que si un jour nous manquions de magnésie, nous n’aurions qu’à nous servir à la brasserie, déclare Charles. Le carbonate de calcium est le même produit chimique que nous ajoutons aux bières lorsque nous voulons produire un goût différent.

Hey Jay, alors pourquoi on n’essaierait pas de brasser nos bières avec de la magnésie ?”

Ni une ni deux, les deux compères prennent contact avec leur amie Joanne Carrilli-Stevenson, également passionnée d’escalade, travaillant pour un laboratoire à quelques kilomètres de leur brasserie. Celle-ci les encourage à essayer. Pour cela, quoi de mieux que le festival annuel de “Collaboration Fest”, qui permet aux brasseurs de la région de travailler ensemble et d’expérimenter des bières uniques et inédites.

En collaboration avec Kevin Brown, gérant de la marque de magnésie FrictionLabs, Charles McManus et Jay Lima produisent donc la Limey Unicorn, en ajoutant de la magnésie pendant le processus d’ébullition.

“Nous adorons leur bière, aimions l’idée et avions hâte de travailler avec eux.” déclarait Kevin Brown, que l’on voit ci-dessous ajouter ses sachets de magnésie à la bière.

L’ingrédient secret est rajouté…

Qu’est-ce que la magnésie ajoute à la bière ?

Actuellement, il arrive que des brasseurs ajoutent le même composant chimique que la magnésie pour construire l’eau de brassage. Il participe directement au pouvoir tampon de l’eau, permet de traiter l’eau et est important pour le métabolisme des levures.

“La magnésie FrictionLabs est non seulement de qualité alimentaire, mais aussi de qualité pharmaceutique, ce qui en fait un produit de qualité supérieure” déclare McManus

Alors cette bière, elle est bonne ?

“C’est une bière à l’anglaise, qui n’est pas forte. Elle est simple et très bonne à boire. Elle ne fait que 4,9% donc vous pouvez en boire plusieurs sans qu’elle ne vous tourne la tête. C’est la bière parfaite après une bonne séance de grimpe !”

Pour cause, cette bière est maintenant servie dans plusieurs salles d’escalade de la région et fait un ravage auprès des consommateurs.

Pour le moment, il n’est pas possible de goûter à cette bière, à moins de se rendre directement dans la brasserie Wynkoop Brewing aux USA. Mais qui sait, peut-être qu’elle pourrait rapidement être commercialisée en Europe…?

Voilà qui devrait ravir Alex Megos

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