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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Un nouveau français dans le neuvième degré !

11 Oct

Arthur Ternant est entré dans le cercle du neuvième degré ce week-end, en enchaînant “Sang Neuf”, son premier 9a.

Arthur Ternant se souviendra longtemps de cette journée du 10 octobre 2020. Une journée qui aurait pu prendre une toute autre tournure si le français n’avait pas tenté cet ultime quatrième run. Un essai fructueux, qui lui permettra de clipper le relais de “Sang Neuf”, son premier 9a.

Cette voie, située dans le secteur Pierrot Beach à Presles, a été équipée par Quentin Chastagnier et enchaînée la première fois par la belge Anak Verhoeven, il y a trois ans.

La ligne fait seulement une quinzaine de mètres, dans un panneau déversant à 45°. Elle se divise en deux sections, entrecoupées par un bon repos. La première partie de la voie est composée d’une dizaine de mouvements bien physiques, tandis que la seconde s’achève par un mouvement dynamique après avoir passé une section très intense.

Arthur Ternant est le sixième grimpeur de l’année à enchaîner cette voie, après Jérémy Bonder, Rémi Samyn, Nicolas Pelorson, Loïc Zehani et Julia Chanourdie.

Voici son commentaire:

C’est une voie que j’ai découverte il y a 3 ou 4 ans. Je m’étais alors un peu investi dedans, en faisant environ 4 séances, puis ensuite j’étais parti en trip 1 mois en Indonésie ! J’ai refait une séance un peu après mon retour. Puis je l’ai laissé de côté, jusqu’à cette année ! Avant le sélectif de diff pour la Coupe du Monde de Briançon, j’étais plutôt en forme, du coup je me suis dit que c’était l’occasion de concrétiser. J’ai fait 2 séances, en étant vraiment tout proche, mais ça n’a pas fait… Et le sélectif non plus d’ailleurs 😅

Et finalement, hier, j’ai enchaîné la voie après 4 gros runs 😍 C’était dingue ! Normalement, dans cette voie physique/courte/intense je ne peux pas mettre trop d’essais, disons 2 vrais bons essais et un 3ème d’entraînement.

Mais la journée d’hier était particulière:

– Run 1 : un essai parfait, puis un énorme craquage juste sous le bac… (la peur de réussir ?)

– Run 2 : pareil, un super run + un zip de main

– Run 3 : encore un zip de main 😭

La j’étais saoulé… C’était la fin et ça n’avait pas fait ! Puis les gens à la falaise m’ont boosté un peu pour remettre un 4ème essai, j’ai discuté un peu par message avec Seb Casado, mon entraîneur, j’ai réfléchi un peu et c’était reparti pour 1h de repos, de la visualisation, de la prépa mentale et finalement, un 4ème run pour la victoire !!! 😄

C’était mon pire run de la journée, mais dans la tête, je suis parti pour faire la croix et ça, ça change tout 👌 !! Hyper heureux d’enchaîner cette voie pour commencer la saison.”

La vidéo de son ascension:

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L’IFSC se prépare à l’annulation des championnats continentaux…

09 Oct

L’IFSC a annoncé que les quotas olympiques restants seraient attribués suite aux résultats des Championnats du Monde de 2019, si les championnats continentaux ne peuvent pas avoir lieu cette année, en raison du COVID-19.

Alors que l’épidémie de coronavirus continue de progresser, la fédération internationale doit faire face aux incertitudes concernant l’avenir des compétitions cette saison.

Jusqu’à présent, 32 grimpeurs se sont qualifiés pour les Jeux olympiques de Tokyo 2021. Cet événement devait initialement avoir lieu en août 2020, mais a été reporté d’un an en raison de la pandémie. Bien que la majorité des places disponibles aient été occupées, il reste huit places pour les athlètes qui ne se sont pas encore qualifiés. Ces places devaient à l’origine être attribuées par le biais de chaque championnat continental.

Mais ceux-ci ont dû être reprogrammés en raison de la pandémie. Le championnat panaméricain est le seul de ces cinq compétitions à s’être déroulé. Les autres championnats ont été programmés pour l’automne et l’hiver 2020. Les championnats d’Europe doivent se dérouler du 20 au 29 novembre à Moscou. Les championnats d’Asie et d’Afrique sont prévus du 10 au 13 décembre 2020, tandis que les championnats d’Océanie doivent se tenir les 19 et 20 décembre 2020. Or, il semblerait que ces compétitions puissent ne pas avoir lieu en raison de la deuxième vague de la pandémie.

Le 2 octobre 2020, le Conseil d’Administration de l’IFSC s’est réuni pour déterminer comment attribuer les places restantes dans le cas où les quatre derniers championnats continentaux seraient annulés. Ainsi, l’IFSC a décidé que les résultats du Championnat du Monde combiné de Hachioji 2019 serviraient à attribuer les huit places restantes.

Selon leur communiqué, publié le 3 octobre, l’IFSC a pris les décisions suivantes:

  1. Le calendrier du système de qualification approuvé par le CIO en avril 2020 ne sera pas modifié
  2. Dans le cas où les épreuves de qualification continentales, conformément au système de qualification approuvé par le CIO en avril 2020, ne pourraient être organisées avant la fin de l’année 2020, les quotas restants seront réattribués en fonction du classement des Championnats du Monde de 2019 qui se sont déroulés à Hachioji (JPN)
  3. Les conseils continentaux et les organisateurs d’événements mettront en place toutes les mesures et protocoles nécessaires pour garantir la santé et la sécurité de tous les athlètes, délégations, officiels et parties concernées ; pour cette raison, chaque conseil continental organisera une téléconférence avec ses fédérations membres pour expliquer toutes les procédures et réglementations qui seront mises en place
  4. L’IFSC restera en contact étroit avec les organisateurs de l’événement et les autorités locales pour s’assurer que le pays hôte n’impose pas de restrictions de voyage et d’accès empêchant la participation d’une délégation.

Ce qui précède décrit une réalité de plus en plus probable: le calendrier des compétitions ne sera pas modifié, et les athlètes suivants occuperont les places restantes du quota si les championnats continentaux n’ont pas lieu. Ainsi, en tenant compte des résultats du Championnat du Monde de 2019, voici les athlètes qui obtiendraient leur place pour les J.O:

Femmes:

Chaehyun Seo – KOR
Ievgeniia Kazbekova – UKR
Di Niu – CHN
Elena Krasovskaia – RUS

Hommes:

Jongwon Chon – KOR
Jernej Kruder – SLO
Hanwool Kim – KOR
Jan Kríž – CZE

Pour les grimpeurs qui espéraient se qualifier en compétition, lors d’un championnat continental, cette nouvelle est décevante puisqu’elle brise leurs espoirs. Elle est cependant nécessaire pour garantir qu’il y aura bien une liste complète de 40 grimpeurs pour les Jeux olympiques de Tokyo de 2021.

La liste des 32 grimpeurs déjà qualifiés pour les Jeux Olympiques de Tokyo:

Femmes:

Janja GARNBRET

SLO 🇸🇮

Akiyo NOGUCHI

JPN 🇯🇵

Shauna COXSEY

GBR 🇬🇧

Aleksandra MIROSLAW

POL 🇵🇱

Miho NONAKA

JPN 🇯🇵

Petra KLINGLER

SUI 🇨🇭

Brooke RABOUTOU

USA 🇺🇸

Jessica PILZ

AUT 🇦🇹

Julia CHANOURDIE

FRA 🇫🇷

Mia KRAMPL

SLO 🇸🇮

Iuliia KAPLINA

RUS 🇷🇺

Kyra CONDIE

USA 🇺🇸

Laura ROGORA

ITA 🇮🇹

YiLing SONG

CHN 🇨🇳

Alannah YIP

CAN 🇨🇦

Anouck JAUBERT

FRA 🇫🇷

 

Hommes:

1
Tomoa NARASAKI

JPN 🇯🇵

2
Jakob SCHUBERT

AUT 🇦🇹

3
Rishat KHAILBULLIN

KAZ 🇰🇿

4
Kai HARADA

JPN 🇯🇵

5
Mickael MAWEM

FRA 🇫🇷

6
Alexander MEGOS

GER 🇩🇪

7
Ludovico FOSSALI

ITA 🇮🇹

8
Sean MCCOLL

CAN 🇨🇦

9
Adam ONDRA

CZE 🇨🇿

10
Bassa MAWEM

FRA 🇫🇷

11
Jan HOJER

GER 🇩🇪

12
YuFei PAN

CHN 🇨🇳

13
Alberto GINÉS LÓPEZ

ESP 🇪🇸

14
Nathaniel COLEMAN

USA 🇺🇸

15
Colin DUFFY

USA 🇺🇸

16
Michael PICCOLRUAZ

ITA 🇮🇹

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Marine Thévenet enchaîne “New Base Line”, son premier 8B+ bloc !

07 Oct

Marine Thévenet vient de réaliser l’un des plus emblématiques blocs de Magic Wood: “New Base Line”, son premier 8B+.

Habituée à nous livrer de belles performances dans des blocs du huitième degré, la française Marine Thévenet vient de franchir un nouveau cap. Elle est venue à bout de “New Base Line”, considérée comme l’une des plus belles lignes de Magic Wood, ce qui fait de cette croix son premier 8B+ bloc.

Il s’agit de l’un des blocs de ce niveau les plus répétés par des femmes, puisque Marine serait la sixième grimpeuse à rétablir au sommet de cette ligne.

Depuis qu’elle avait paré Clément Lechaptois dans ce bloc il y a quelques années, ce bloc lui trottait dans la tête. Véritable base de tenue de prise, Marine aura finalement fait la croix lors de son deuxième essai de la journée, après l’avoir travaillé pendant plusieurs mois.

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Interview d’Anouck Jaubert, sur le chemin de Tokyo…

04 Oct

C’était lors d’une rares journées pluvieuses du confinement, le 30 avril, qu’en pleine séance de squats, une nouvelle est venue illuminer le visage d’Anouck Jaubert: sa qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Après des mois et des mois de doutes et d’efforts, sans savoir réellement si elle pourrait participer au plus grand événement sportif du monde, c’est un véritable soulagement pour la française.

Mais l’aventure olympique est un long chemin, qui ne fait que commencer. Et sur cette route jusqu’à Tokyo, Anouck doit notamment faire face à un imprévu, venu chambouler sa préparation: une blessure à la cheville, l’ayant contrainte à se faire opérer cet été.

Entretien avec Anouck Jaubert, dont la motivation reste inébranlable.

Anouck, nous sommes en plein confinement, lorsque la décision est prise de décaler les Jeux Olympiques d’un an. Puis, tu apprends que tu es qualifiée pour y participer. Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Quand j’ai appris que les J.O étaient repoussés, je n’étais pas encore qualifiée. J’ai donc pris la nouvelle avec un peu de distance et n’ai pas spécialement réagi par rapport à l’annonce.

En revanche, concernant ma sélection pour les Jeux, j’avais reçu un mail environ trois semaines avant l’annonce officielle, me disant que la décision finale allait tomber à fin du mois d’avril/début du mois de mai. Donc d’un côté je m’étais préparée à ce que la nouvelle tombe, sans savoir vraiment le verdict, et de l’autre il y a eu tellement de retournements de situation avec cette place depuis les Championnats du Monde, que je me méfiais quand même. Je n’osais donc pas trop y croire…

Mais le jour où je l’ai su, ça a été un réel soulagement et j’étais super contente ! Pour la petite anecdote, ce jour-là, j’étais en train de faire des squats sous la pluie, et en rentrant me mettre à l’abri entre deux séries, j’ai appris la nouvelle sur mon téléphone. J’étais super contente, mais d’un côté ça m’a fait bizarre de ne pas partager cette sélection avec d’autres grimpeurs.

Je me suis rappelée l’état dans lequel j’étais après les Championnats du Monde, tellement déçue d’avoir fini 11ème et première non-qualifiée à ce moment. J’étais dépitée, en pleurs, mais au final, c’est tout de même cette place qui m’a permis de me qualifier aux Jeux. J’étais tellement soulagée de savoir que tous les efforts et les entraînements que j’avais faits allaient enfin pouvoir payer sur la compétition. Les Jeux Olympiques devenaient enfin concrets pour moi.

Une 11ème place au Championnat du Monde, qui lui vaudra finalement quelques mois plus tard sa qualification pour les Jeux Olympiques.

En tant que sportive de haut-niveau, comment as-tu vécu cette période de confinement ?

Pour moi, ça c’est super bien passé ! J’ai été confinée avec ma copine, chez ses parents, en Haute-Savoie, à la campagne. Je n’avais pas de quoi grimper, mais j’ai aménagé plein de choses pour pouvoir faire beaucoup de préparation physique pendant cette période: j’avais une poutre, une barre de traction, quelques prises et lattes de pan güllich que j’avais récupéré au Pôle France… Et plus le temps passait, plus j’avais de nouvelles idées, en bricolant un peu avec ce que j’avais sous la main. J’ai même pu fixer une grande échelle contre le mur pour grimper avec l’accord de mon beau-père ! Ainsi, j’ai pu me préparer à fond physiquement, et comme j’aime bien la prep physique, ce n’est pas quelque chose que j’ai subi.

De l’imagination et de la créativité pour continuer à s’entraîner physiquement pendant le confinement

Ensuite, comment s’est passé ton retour sur le mur lors du déconfinement ?

Le Pôle France à Voiron a rouvert le 11 mai. J’étais donc de retour sur le mur le premier jour du déconfinement. Les mesures étaient hyper strictes, on avait un créneau horaire très serré, un coach ne devait pas avoir plus de quatre athlètes et le masque était obligatoire même pendant la pratique. Il y avait vraiment beaucoup de mesures, mais au moins, nous pouvions grimper.


C’est simple, pour moi le postulat de base c’est qu’il faut que je gagne l’épreuve de vitesse pour espérer avoir un quelconque résultat aux Jeux.”


Mais ce jour-là, lors de ma toute première séance, j’ai eu mal à la cheville. J’ai ressenti une gêne pendant ma séance et quelques heures après, une vraie douleur est apparue. D’un coup je ne pouvais plus marcher. Le lendemain, j’ai réessayé de grimper, mais je ne pouvais pas du tout pousser sur mon pied. La reprise a donc vite été limitée.

Pendant environ deux mois j’ai tenté de grimper, en adaptant mes séances en fonction de la douleur. Outre le fait qu’on sortait de confinement et que j’avais déjà passé deux mois sans grimper, ça m’inquiétait globalement, car je me projetais sur les Jeux en me disant « Je ne peux pas arriver aux Jeux comme ça, je ne peux même pas m’entraîner un an comme ça ! ». Pendant cette période, j’ai donc passé de nombreux examens médicaux, une infiltration, puis deux, sans de réelles améliorations. Jusqu’au jour où je suis allé voir un chirurgien, qui m’a proposé de m’opérer.

Un retour à l’entraînement masqué au pôle France de Voiron.

Te faire opérer à un an des Jeux Olympiques est donc un nouveau challenge à gérer en plus dans ta préparation. Comment l’as-tu vécu ?

Oui,  l’opération était la seule solution qui paraissait efficace par rapport à cette blessure. Mais quand il m’a annoncé qu’il allait falloir compter six mois avant de retrouver un bon niveau, ça m’a tout de même fait réfléchir. On était fin juillet, ça faisait donc jusqu’à janvier 2021. Mais il n’y avait pas vraiment d’autres options… Puis tout est allé très vite: après ma visite chez le chirurgien le mercredi, le lendemain j’avais déjà une réunion avec le staff d’entraîneurs, et le vendredi d’après j’étais sur la table d’opération.

Mais je suis vraiment bien entouré. Je travaille avec Mike Fuselier, responsable de mon entraînement sur la partie escalade ainsi qu’avec Thibault Leroux Mallouf, mon préparateur physique, et Simon Giraud, mon préparateur mental. Il y a une bonne cohésion, on travaille très bien tous les quatre, ça me permet d’être sereine pour gérer cette période. Ça m’aide beaucoup.

Place à la rééducation et au renforcement après l’opération

En tant que compétitrice de haut-niveau, comment vis-tu le fait que toutes les compétitions aient été annulées et que la saison prochaine reste encore incertaine ?

C’est sûr que ce qui m’a le plus manqué pendant le confinement, c’est d’aller sur les compétitions et de vivre ces moments de rivalité, de confrontation aux autres. On s’entraîne au quotidien pour performer en compétition. Pour le moment, il ne se passe rien et c’est bien dommage. J’ai hâte de retourner en compétition ! Mais d’un côté, c’est presque mieux pour moi qu’il n’y ait pas de compétition, car avec mon opération, je n’aurai de toute manière pas pu y participer.

Il n’empêche que dans le cadre de ma préparation c’est quand même handicapant de ne pas pouvoir faire de compétition, car j’ai besoin de prendre de l’expérience, notamment sur des épreuves de bloc. À titre d’exemple, le Championnat d’Europe était un gros objectif pour moi, où je devais tester de nombreuses choses lors de cette compétition, et qui devait également me permettre de voir quoi mettre en place pour la suite de la saison. Je compte donc sur les Coupes du Monde du début d’année prochaine pour optimiser tout ce que j’aurai travaillé.


Une nouvelle façon de travailler la voie de vitesse pour Anouck

À moins d’un an des J.O, sur quoi vas-tu axer ton programme d’entraînement ?

C’est simple, pour moi le postulat de base c’est qu’il faut que je gagne l’épreuve de vitesse pour espérer avoir un quelconque résultat aux Jeux. L’objectif n°1 c’est donc d’être capable de péter le chrono sur mes deux runs de qualification, pour être la première en vitesse. Normalement avec ce résultat je suis quasiment assurée d’être dans le top 8 et donc d’accéder en finale. Et justement en finale, l’objectif sera une nouvelle fois de gagner en vitesse. Et c’est à ce moment-là seulement qu’il faut que je réussisse à aller chercher des zones et des tops dans les blocs pour grappiller des places.

Je mise plutôt sur le bloc, parce que je peux mieux m’exprimer dans cette discipline qu’en difficulté. Je suis donc plutôt dans une optique de renforcer mes points forts, en faisant beaucoup de vitesse, et donc beaucoup d’exercices au niveau des jambes… Ce qui n’est pas possible en ce moment. Alors j’en profite pour travailler plutôt le haut du corps, les bras, les doigts, et je pense que finalement ça peut être bénéfique dans ma préparation.

Pendant ma période de convalescence, j’en profite donc pour travailler de nouvelles choses, avant de revenir sur ma ligne directrice dès que je pourrai. Mais pour l’instant, je reste à l’écoute de ma cheville.

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Deux 9b tombent en l’espace de quelques jours !

03 Oct

En quelques jours seulement, deux grosses performances viennent d’être réalisées, de part et d’autre de la planète. Hyunbin Min, en Corée et Jorge Diaz-Rullo, en Espagne, ont tous deux enchaîner un 9b. 

Le premier 9b de Corée libéré par Hyunbin Min !

Le grimpeur coréen Hyunbin Min a réalisé la première ascension de “Soul rock dance” 9b en Corée, après seulement cinq jours de travail. “J’ai totalement détruit ce monstre brutal.” déclarait-t-il sur Instagram. Il s’agit de la première voie d’un tel niveau dans ce pays.

Sa dernière grosse performance en date était le 9a/+ “Open your mind direct” à Santa Lynia. Il commente: “C’est bien plus dur que cette voie. J’ai également essayé deux fois “First round first minute” et je pense que ces deux voies se valent en terme de difficulté. J’espère que la situation sanitaire mondiale va vite s’améliorer et que de nombreux forts grimpeurs viendront l’essayer.”

À 31 ans, ce compétiteur toujours en activité, vient donc d’enchaîner son premier 9b. Le premier d’une liste qui ne demande qu’à être complétée…

Jorge Diaz-Rullo enchaîne son troisième 9b !

Lui complète sa liste de 9b chaque année. Après avoir réalisé ses deux premiers 9b l’été dernier avec  “Ali Hulk Extension Total assis” et “La Planta de Shiva”, l’espagnol Jorge Diaz-Rullo s’est offert une troisième voie de ce niveau cette semaine. Après plus de 30 jours de travail, il coche “El bon combat” à La Cova de l’Ocell, dans son pays natal.

Un bon combat mental pour Jorge Diaz-Rullo, qui aura dû faire face à des conditions météorologiques peu avantageuses, ainsi qu’à la peur de ne pas réussir à vaincre cette voie de 25 mètres, malgré un investissement total.

  • Voici son commentaire:

Plus de 30 jours de travail, près de 2 mois à vivre tout seul, assommé par la chaleur de l’été, trempé par une tonne de pluie, après m’être fait voler, et avoir géré tant de frustrations de peur, de mener une bataille perdue d’avance… Je n’aurai jamais les mots pour exprimer l’ensemble de cette aventure… Mais maintenant, je suis heureux d’annoncer que la bataille est enfin terminée et je suis fier de dire qu’elle valait la peine d’être menée !

Ce n’est jamais facile de grimper quelque chose qui est à votre niveau maximum, surtout quand la voie est votre anti-style 😅 Mais le faire m’a donné beaucoup de motivation ! Maintenant je suis sûr que je peux essayer des choses encore plus durs dans mon style, car cette voie m’a mentalement préparé à leur consacrer du temps 😆

Quant à la cotation de la voie, c’est toujours quelque chose que j’ai du mal à évaluer, alors je finis généralement par la laisser de côté. Chaque grimpeur a eu un avis différent 🤔 Chris Sharma a proposé 9b/+, Jakob Schubert l’a abaissé à 9a+ et Felipe Camargo l’a nuancé à 9b. J’apprécie leurs opinions, mais en fin de compte, si c’est une première ascension, cela vous coûtera toujours plus de temps et d’efforts. D’un autre côté, si vous venez bien entraîné, dans votre meilleure forme du moment et dans de bonnes conditions, cela pourrait vous sembler plus facile.

Pour moi, je pense honnêtement que la cotation qui lui convient le mieux est 9b. Pour certains, cela pourrait être moins, et je n’exclus pas cela le 9a+/b, mais cela m’a tellement coûté, c’est mon anti-style et les conditions n’ont pas été en ma faveur du tout… C’était vraiment, très difficile pour moi !

Pour faire court, quelle que soit la cotation, je suis juste heureux de l’avoir fait ! 😃💥”

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“Laissez-nous grimper”, lettre ouverte de la FFME à ses licenciés

02 Oct

Depuis les premières communications gouvernementales portant sur la crise sanitaire de la COVID-19, la FFME s’est placée en interlocuteur privilégié du Ministère des sports pour s’assurer que tous ses licenciés et plus largement que tous les pratiquants de nos activités, en extérieur ou en salles, puissent retrouver au plus vite leur site de pratique. Une démarche que la fédération a souhaitée de concert avec l’ensemble des représentants de nos milieux, qu’ils soient issus du public ou du privé et priorisant, toujours, la santé des pratiquants.

Ces dernières semaines, si nous avons bien sûr demandé à tous nos clubs et plus largement à tous nos licenciés de bien appliquer les nouvelles directives gouvernementales, notamment celle d’interdiction de pratique en salle dans certaines zones particulièrement touchées par l’évolution de la crise, nous n’avons pas accueilli ces nouvelles mesures restrictives sans émoi. Car nous comprenons la frustration d’un certain nombre de nos licenciés face à cette situation difficile. Des protocoles ont été mis en place, protocoles qui permettent une pratique avec un risque de transmission du virus presque inexistant. Ces protocoles ont été respectés et nous remercions l’ensemble de nos licenciés.

Aussi, aux côtés d’un certain nombre d’acteurs du milieu de l’escalade qui subissent eux aussi de plein fouet cette crise, nous avons entamé de nouvelles discussions avec le Ministère des sports pour faire entendre leur voix. Cette semaine, nous avons envoyé un courrier à la ministre pour lui demander de revoir les mesures restrictives d’accès aux salles d’escalade. Nous comprenons la difficulté à laquelle fait face le gouvernement pour endiguer cette pandémie, qui ne cesse d’évoluer, mais il nous semble que nous devons maintenant vivre avec ce virus en nous protégeant le mieux possible.

Nous espérons de tout cœur que cette démarche, et surtout que l’évolution de la crise sanitaire, nous permettra au plus vite de retrouver nos activités dans les salles et les gymnases. En attendant, restons prudents et respectons scrupuleusement les gestes barrières et les protocoles en place.

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Le coup de gueule de Grégoire de Belmont, co-fondateur d’Arkose, sur la fermeture des salles d’escalade

01 Oct

Suite à l’annonce du ministère de la Santé de fermer les salles de sport, dont les salles d’escalade, les gérants de ces établissements ont vu rouge. Après avoir renforcé leur protocole sanitaire, ils ne comprennent pas cette décision, qui en plus, serait ni plus ni moins qu’une erreur de lecture. Une manifestation pour lutter contre cette décision est même prévue ce vendredi 2 octobre à Paris.

Nous sommes allés à la rencontre de Grégoire de Belmont, co-fondateur d’Arkose, qui possède plus de 17 salles à travers la France, dont 14 doivent fermer leurs portes.

Grégoire, quand et comment as-tu appris que les salles d’escalade devaient fermer, suite à l’annonce d’Olivier Véran ?

Le jeudi soir en écoutant l’allocution télévisée de notre ministre de la Santé M. Véran. Rien ne laissait présager une telle mesure. Les syndicats qui nous représentent dans les instances de discussion avec les cabinets ministériels n’étaient pas informés, ils nous ont juste fait passer le message suivant une demie-heure avant l’allocution : « On ne sait pas ce qu’il va annoncer, mais ça va faire mal…». Message prémonitoire, mais qui montre bien à quel point la concertation a été totalement méprisée.

Alors que des mesures très strictes avaient été mises en place, plus de 80% des salles d’escalade doivent fermer leurs portes en France. Quel est l’impact économique suite à une telle décision ?

Énorme ! C’est simple, on a pu réouvrir grosso modo juste avant l’été, qui est notre période creuse, et on nous fait fermer en plein mois de septembre, qui est notre plus gros mois de l’année. On voudrait tuer le business des salles de sport privées qu’on n’aurait pas géré le timing autrement. Sur l’ensemble du groupe ce sont des mois à plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires qu’on est en train de perdre, une perte qui sera irrécupérable.


On a clairement été fermés par une mauvaise lecture d’un document et une décision prise hâtivement par un directeur de cabinet zélé.”


Qu’as-tu envie de répondre à Olivier Véran ?

De revoir les raisons de cette fermeture. Nous avons eu accès via nos syndicats aux documents de Santé France qui ont été communiqués au conseil scientifique. C’est clairement le sport ASSOCIATIF qui était visé et générateur de cluster. À AUCUN MOMENT les salles de sport privées n’étaient citées, et pour preuve à ce jour, AUCUN cluster n’a été identifié dans une salle de sport privée, et l’ARS n’est pas capable de dénombrer plus de 207 cas sur plus de 20 millions d’entrées…

On a clairement été fermés par une mauvaise lecture d’un document et une décision prise hâtivement par un directeur de cabinet zélé. On a aussi été fermés car il fallait montrer qu’on « faisait quelque chose » pour enrayer la reprise de l’épidémie. Ce qu’on nous explique aujourd’hui, c’est que de toute façon, de nombreuses villes rouge vont passer écarlate, donc d’autres commerces vont nous rejoindre dans la fermeture, on ne sera plus tout seul… Comme si ça allait gonfler notre trésorerie ! C’est juste la honte. Nos salles ont montré leur capacité à permettre aux français d’aller faire du sport dans des conditions sanitaires hyper efficaces, il n’y a aucun danger.

Les projets de nouvelles salles sont-ils en pause actuellement ?

Nous finissons les travaux d’Arkose Didot (Paris 14) et Arkose Pont de Sève (Boulogne Billancourt) que nous ouvrirons d’ici la fin de l’année, si nous en avons le droit. Nous avons aussi démarré notre chantier à Bruxelles. Nous sommes en train de boucler un tour de table de financement grâce à la confiance que nous accordent nos actionnaires pour financer nos 8 prochains projets. Ça ralentit un peu, mais contrairement au mois de mars, nous ne sommes pas totalement à l’arrêt.


Lire aussi | Sur les 165 salles d’escalade de France, 136 vont fermer leurs portes !


Suite au confinement durant le printemps, comment avait redémarré la pratique dans les salles ?

En juin, nous avions un trafic en baisse de 30% par rapport à la même période l’année précédente. Un gros travail de com’ nous a permis de revenir à -10% en septembre. En chiffre d’affaires, nous avions même réalisé un mois d’août supérieur à l’an dernier, à périmètre équivalent, ce qui était une super bonne nouvelle, les équipes se sont déchirées. Nous avons au moins montré l’appétence des français à venir ou revenir dans des salles de grimpe, malgré la peur du Covid, sans doute grâce aux bonnes conditions sanitaire d’accueil.

Comment envisages-tu l’avenir ?

Il va falloir faire le dos rond, c’est clair, monitorer le développement de manière super fine, être plus exigeant sur les nouveaux emplacements, être meilleur sur nos offres et notre capacité à faire venir du monde dans nos salles, mais je suis assez confiant. Être contraint à l’arrêt une seconde fois dans la même année, surtout dans ces conditions d’injustice, c’est hyper dur pour le moral. Mais on va se relever et reprendre le boulot, on est solide !

Le mot de la fin ?

Venez tous défiler avec nous vendredi 2/10 à midi, de Montparnasse jusqu’au ministère de la Santé ! C’est important de montrer, malgré la pluie, que nous sommes unis et déterminés !

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Matt Fultz réalise son premier 8C+ bloc avec “Hypnotized Minds” !

30 Sep

Le bloqueur américain Matt Fultz a signé la quatrième ascension de “Hypnotized Minds” 8C+ dans le Rocky Mountain National Park et revient sur son combat émotionnel de ces derniers mois.

Retour en 2018, quand Matt Fultz faisait des “liens prometteurs” lors de sa deuxième séance seulement de travail dans “Hypnotized Minds” 8C+. Mais à la fin de cette même séance, il se rompt une poulie de son index gauche, le mettant hors service pendant des mois.

Ça a mis des mois à guérir. Et ça m’a demandé encore plus de temps pour m’en remettre mentalement et prendre la décision d’essayer à nouveau “Hypnotized Minds”. Puis ont suivi l’hésitation, la régression, le doute, le mauvais temps, les voyages pour les compétitions… Plus j’essayais le bloc et plus je me sentais loin de l’enchaînement. Mais j’ai continué à essayer, avec toujours de l’optimisme. Au début du printemps 2020, j’ai atteint le dernier mouvement et j’ai chuté, quelques jours avant de devoir partir pour la Suisse.”

Puis, le coronavirus a fait son apparition et Matt Fultz a dû lutter patiemment contre ce virus et toutes ses conséquences, dont la fermeture des parcs nationaux.

Le COVID-19 a frappé, le RMNP a fermé, et j’ai lutté contre la dépression d’une telle situation. J’ai pris cinq kilos. L’escalade était la dernière chose que je voulais faire. Et pourtant, je visualisais dans ma tête chaque soir les mouvements de “Hypnotized Minds” avant de me coucher.

Quand juillet est arrivé et que l’escalade a pu reprendre, la motivation a commencé à revenir. Je faisais tout ce qu’il était possible de faire pour enchaîner “Hypnotized Minds” cet automne.”

Après une séance prometteuse il y a deux semaines, Fultz, galvanisé par ses progrès, est passé tout proche de l’enchaînement, avant de tomber à la sortie du bloc.

Mais il y a trois jours, il s’est retrouvé au sommet du bloc, lors de sa deuxième tentative de la journée.

Matt Fultz a réalisé son premier 8C il y a dix-huit mois. Aujourd’hui il en dénombre onze à son actif et vient de franchir un nouveau cap en réalisant la quatrième ascension de “Hypnotized Minds” 8C+, après Daniel Woods, Dave Graham et Rustam Gelmanov.

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Cet américain de 64 ans enchaîne son premier 8c !

30 Sep

Chuck Odette a récemment enchaîné “T-Rex”, une voie ultra déversante cotée 8c. Une prouesse pour l’américain de 64 ans, qui aura mis entre 80 et 100 essais dans cette voie durant les deux dernières années.

C’était l’une de ces journées où il faisait froid et humide à Maple Canyon, dans l’Utah. Durant sa marche d’approche pour atteindre la grotte de Pipe Dream, l’américain Chuck Odette devra même marcher dans la neige. Les températures ne dépasseront pas les 9°C ce jour-là et une forte brise rendait les conditions encore plus hivernales.

Je me suis dit que j’allais juste mettre un essai et attendre que les conditions soient meilleures vendredi.”

“T-Rex” est une voie de 40 mètres, extrêmement déversante, cotée 8c. Avec un total de 26 spits avant d’atteindre le relais, cette ligne est un véritable challenge d’endurance. D’ailleurs, la voie a été nommée ainsi d’après les bras remplis d’acide lactique de Tom Adams, le premier ascensionniste de la voie, qui sont restés bloqués dans une position similaire à celle d’un Tyrannosaurus Rex quelque temps après son enchaînement de la voie.

Chuck Odette perd les pieds dans l’énorme grotte de Pipe Dream © Eric Steiner

Dans “T-Rex”, les mouvements sont amples et lointains, ce qui rend l’escalade très physique et quelque peu aléatoire.

J’ai failli tomber à la troisième dégaine lors de mon run d’enchaînement ! Ce n’était pas vraiment un super départ, surtout quand l’on sait qu’il reste encore 23 dégaines à clipper avant d’atteindre le sommet.”

Mais l’américain de 64 ans se reconcentre, et mouvement après mouvement, parvient à dépasser le crux. Il est tellement focalisé sur ses gestes, qu’il ne se rend même pas compte qu’il passe avec facilité dans des sections l’ayant fait tomber à plusieurs reprises.

Au bout d’un gros combat tant physique que mental et après deux ans de travail et entre 80 et 100 essais mis dans la voie, Chuck Odette clippait le relais de “T-Rex”, devenant le premier sexagénaire à en venir à bout !

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Le jeune américain Drew Ruana s’offre une nouvelle ligne extrême aux USA !

29 Sep

Drew Ruana vient de réaliser la première ascension d’un nouveau bloc extrême aux États-Unis: “Echalo” 8C.

Drew Ruana ne cesse de nous épater en cette année 2020. À ce rythme, il pourrait bien atteindre le neuvième degré en bloc d’ici peu. En effet, depuis que le jeune américain de 21 ans a laissé de côté son projet olympique pour se tourner sur la réalisation de blocs en extérieur, il dénombre pas moins de dix-huit blocs cotés 8B+, six 8C et trois 8C+.

À cette liste impressionnante vient désormais s’ajouter “Echalo”, un nouveau 8C dont il signe la première ascension.

Le premier mouv’ est extrême, c’est l’un des plus durs que je n’ai jamais fait !

“Echalo” n’est autre que le départ assis de “Echale” 8B+, une ligne ouverte il y a une quinzaine d’années par Daniel Woods. Jusqu’alors, personne n’avait jamais réussi à compléter le bloc depuis le bas, tant le premier mouvement est si dur, comme le confirme Drew. Au total, ce dernier aura passé neuf jours à travailler cette nouvelle ligne.

  • Voici la vidéo de son ascension:

 

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Nouvelles consignes liées à la pratique de l’escalade dans les clubs

27 Sep

Nos derniers articles relataient la pratique de l’escalade dans les salles privées, contraintes pour la plupart de fermer leurs portes. Mais qu’en est-il de la pratique dans les clubs ? La FFME nous livre ses dernières consignes:

Le 25 septembre, le Ministère des Sports a donné les applications pratiques faisant suite aux mesures annoncées par Olivier Véran, le 23 septembre dernier, pour lutter contre la propagation de la COVID-19, en vigueur pour une durée minimale de 15 jours.

En zone d’alerte renforcée et en zone d’alerte maximale, la pratique de nos activités en salle ou sous un espace couvert n’est plus possible pour les sportifs majeurs pour une durée minimale de 15 jours.

Une dérogation existe cependant pour l’accès aux salles et aux gymnases dans ces deux zones. Celle-ci concerne les pratiquants mineurs : les séances des clubs s’adressant exclusivement aux jeunes de moins de 18 ans peuvent continuer  à avoir lieu, dans le respect du protocole sanitaire déjà en vigueur.

Dans les zones vertes et dans les zones d’alerte, la pratique en intérieur reste possible en respectant le protocole sanitaire déjà en vigueur. Pas de changement non plus pour la pratique en sites naturels qui reste, elle aussi, possible en respectant le protocole sanitaire déjà en vigueur.

Merci de prendre connaissance de la communication du Ministère des sports :
Communiqué – Déclinaisons pour le sport des décisions sanitaires gouvernementales au 25/09/2020 

Tableau des déclinaisons des décisions sanitaires:

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Sur les 165 salles d’escalade de France, 136 vont fermer leurs portes !

26 Sep

Vendredi, nous vous relations le communiqué de presse écrit par Ghislain Brillet, Président de l’UDSE (l’Union des Salles d’Escalade), qui réagissait vivement suite aux récentes déclarations du Ministre de la Santé, M. Olivier Véran.

Hier soir, l’affaire a pris une nouvelle ampleur. Suite à la confirmation par arrêté Préfectoral du 25 septembre de la fermeture des salles d’escalade en France, ce sont 136 salles d’escalade sur les 165 présentes sur le territoire qui doivent fermer leurs portes.

Ghislain Brillet a repris la parole:

“Nous étions les grands oubliés nous sommes maintenant les grands stigmatisés

Les clients revenaient, les écoles d’escalade, les clubs faisaient le plein d’inscriptions, les scolaires et les étudiants reprenaient leurs séances avec leurs professeurs. Nous étions heureux, avec nos employés de ces perspectives de rentrée, nous mettions fin au chômage partiel.

Surtout, des milliers et des milliers de travailleurs contraints au télétravail ou travaillant dans leur entreprise dans des conditions difficiles, retrouvaient le chemin de leur salle de sport pour leur plus grand bien-être.

Et voici que le Gouvernement sans aucune concertation nous informe que, dans un délai de deux jours, les salles escalade doivent fermer leurs portes.

Quatre départements (Paris et sa petite couronne), ainsi que dix métropoles Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse et Nice sont concernés

Sur les 165 salles d’escalade de France, 136 vont fermer leurs portes.

Nous avons réalisé un sondage auprès de nos membres avec deux questions :
Combien d’entrées dans vos salles depuis la réouverture du 2 juin 2020 ?
Combien de cas Covid déclarés chez vos clients ?

Résultats : sur 845 700 entrées seulement 13 cas Covid déclarés.

Ces excellents résultats sont le fruit de notre travail et des protocoles sanitaires stricts que nous avons mis en place dans nos salles et qui respectent scrupuleusement les consignes qui nous sont imposées.

À titre de comparaison il faut savoir que le ministère de l’Education Nationale demande la fermeture d’une classe à partir de 3 cas Covid déclarés dans la même classe.

Les cinémas peuvent accueillir leurs clients, les Français peuvent circuler en métro, les enfants peuvent aller à l’école, vous avez le droit de travailler, mais il ne vous est plus possible de vous détendre et de faire du sport dans votre ville.

Cette décision est injuste et nous la contestons. Nous demandons à être reçus en urgence par les préfets concernés pour leur notifier notre position.

Les recours qui permettent de contester sont complexes et ont peu de chance d’aboutir. Nous allons pourtant les activer avec l’ensemble de nos partenaires syndicaux.

De très nombreuses salles d’escalade refusent cette fermeture et ne l’appliqueront pas. Il s’agit pour l’immense majorité de salles indépendantes qui font déjà, depuis des mois, face à cette crise sans précédent.

Les salles d’escalade qui appartiennent à des réseaux nationaux sont dans une situation beaucoup plus compliquée. Il leur est difficile de demander à leurs employés de travailler contre un arrêté Préfectoral. Nous les comprenons, nous les soutenons.

L’Union des Salles d’Escalade soutiendra toutes les salles d’escalade de France, celles qui fermeront leurs portes et celles qui resteront ouvertes contre l’avis de leur préfecture.

Nous avons édité un protocole sanitaire strict qui s’inspire mot pour mot de celui qui est en place dans les cinémas.”

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L’Union Des Salles d’Escalade demande le maintient de l’ouverture des salles d’escalade

25 Sep

Suite aux annonces de fermeture des salles de sport par le Ministre de la Santé, M. Olivier VÉRAN ce 23 Septembre, Ghislain Brillet, président de l’Union Des Salles d’Escalade (UDSE) a vivement réagi et nous a transmis ce communiqué:

“Nous n’acceptons pas cette décision !  Pourquoi punir les bons élèves des protocoles sanitaires stricts et priver les français d’un des derniers services sportifs de proximité ?

Nous sommes prêts à demander à nos membres de maintenir leurs salles ouvertes tout en respectant un protocole sanitaire strict. Ce protocole est un copier/coller de celui des salles de cinéma, il sera dans toutes les salles d’escalade de France dès demain. Que pourrait-on nous reprocher alors ? 

Nous sommes prêts à faire front et à accueillir les contrôles.

“…L’UDSE, est un lieu d’échange, de réflexions et de concertation qui a permis à l’ensemble de ses membres d’améliorer et de faire évoluer un protocole sanitaire strict depuis le 2 juin. Il est complètement légitime que nous soyons considérés au même titre que les Établissements culturels recevant du public…” 

1/ Toutes les dispositions ont été prises afin de respecter les conditions sanitaires d’accueil au public, mais également pour protéger les salariés et usagers dans les différentes situations qui les mettent en interaction

2/ Nos salles d’escalade sont de grands espaces aérés où la distanciation physique est organisée.

3/ La traçabilité est en place dans nos salles, nous sommes en mesure de contacter l’ensemble des personnes les ayant fréquentées

4/ Les jauges de fréquentation sont parfaitement maîtrisées.

Nous constatons ainsi très peu de cas de contamination parmi notre personnel ou parmi nos clients. Afin de le prouver, nous lançons, ce jour sur une base déclarative, un sondage auprès des 80 salles de nos membres, dont le résultat indiquera :

1/ Sur 120 salles d’escalade en France combien de clusters avérés
2/ Fréquentation globale depuis le 02 juin
3/ cas de contamination parmi le personnel
4/ cas de contamination parmi les clients

Nous avons par ailleurs décidé depuis l’annonce du 23 septembre, de durcir le protocole sanitaire en exigeant le port du masque en permanence, même pendant l’effort physique et la récupération liés à la pratique.

Les conséquences économiques de la crise de la COVID seront irréversibles pour un secteur qui venait à peine de se relever.”


Le 26 juin 2020 une quarantaine de patrons de salles d’escalade se sont réunis à Lyon pour créer l’Union Des Salles d’Escalade, regroupant ainsi une majorité des 160 salles d’escalade françaises.

L’UDSE se donne comme objectif d’être un corps intermédiaire soit l’interlocuteur privilégié du gouvernement, des institutions, des fédérations, pour toutes les questions liées à l’escalade en salle .

Les membres du Bureau de l’UDSE (Union Des Salles d’ Escalade):

  • Ghislain BRILLET  PRESIDENT – Roc en Stock Strasbourg
  • François PETIT  VICE PRESIDENT – Climb Up France
  • Steve GUILLOU  TRESORIER – Arkose France
  • Marine PAPA  SECRETAIRE – The Roof Bayonne
  • Benoît HEINTZ  SECRETAIRE- ADJOINT – B’up Clermont-Ferrand
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William Bosi signe un 8B flash avec “Isla de Encanta”

20 Sep

Le grimpeur anglais William Bosi a réussi son premier 8B bloc flash avec “Isla de Encanta”.

Alors qu’il rentrait d’Édimbourg, le jeune grimpeur anglais William Bosi a fait une pause sur le chemin, pour essayer “Isla de Encanta” à Trowbarrow, au nord de Liverpool, un bloc qu’il avait en ligne de mire depuis de nombreuses années.

Attendant la fraîcheur de la nuit pour profiter de conditions optimales, voilà qu’il enchaîne ce 8B bloc lors de son tout premier essai.

William Bosi est décidément très en forme en ce moment. En effet, il y a deux semaines, il réalisait “Serenita”, son premier 8C bloc.

“Isla de Encanta” est une ligne qui m’a tapé dans l’oeil depuis que je suis enfant. Lorsque je me suis arrêté à Trowbarrow en revenant d’Édimbourg, j’avais envie d’essayer. J’ai attendu la nuit pour bénéficier des meilleures conditions et tout s’est parfaitement mis en place dès mon premier essai.”

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Le calendrier des Coupes du Monde 2021

20 Sep

La fédération internationale d’escalade a dévoilé son calendrier des compétitions internationales pour la 2021.

Quelques jours après la FFME, c’est l’IFSC qui a présenté son calendrier prévisionnel des Coupes du Monde pour l’année prochaine.

Un calendrier 2021 qui sera marqué par une première représentation de l’escalade aux Jeux Olympiques, deux Championnats du Monde, un jeune, l’autre seniors, en Russie et où une nouvelle étape de Coupe du Monde à Jakarta en Indonésie clôturera la saison.

Les Coupes du Monde 2021
Lieu Discipline Date
Meiringen (SUI) Bloc 16 au 17 avril
Wujiang (CHN) Bloc, vitesse 30 avril au 2 mai
Seoul (KOR) Bloc, vitesse 7 au 9 mai
Munich (GER) Bloc 22 au 23 mai
Salt Lake City (USA) Bloc, vitesse 11 au 13 juin
Innsbruck (AUT) Bloc, difficulté 24 au 27 juin
Villars (SUI) Difficulté, vitesse 1er au 3 juillet
Chamonix (FRA) Difficulté 12 au 13 juillet
Briançon (FRA) Difficulté 17 au 18 juillet
Ljubljana (SLO) Difficulté 4 au 5 septembre
Xiamen (CHN) Difficulté, vitesse 15 au 17 octobre
Jakarta (INA) Vitesse 23 au 24 octobre

 

À mi parcours de la saison des Coupes du Monde 2021 aura lieu un événement de taille: les Jeux Olympiques. En 2021, l’escalade fera officiellement son apparition sur la scène olympique, à Tokyo lors des J.O qui se tiendront du 23 juillet au 8 août. Les épreuves d’escalade sont programmées du mardi 3 août au jeudi 6 août.

Enfin, quelques jours à peine après les Jeux Olympiques, la Russie accueillera deux compétitions majeures: les Championnats du Monde jeunes à Voronezh du 21 au 31 août et les Championnats du Monde seniors à Moscou, du 15 au 22 septembre.

Ce calendrier nous inspire, malgré les conditions inconfortables et inhabituelles que nous rencontrons tous les jours: il y a une lumière au bout du tunnel, et nous devons nous concentrer dessus.

L’incertitude règne toujours dans notre monde, mais nous attendons déjà la saison prochaine avec impatience, tout comme nos organisateurs d’événements. Il reste huit mois avant le début de cette saison 2021 et nous devons tous faire pour vaincre la pandémie. Restez en sécurité et protégez les autres.”

Marco Scolaris, président de l’IFSC

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Coupe d’Europe jeunes de difficulté: six médailles pour l’équipe de France !

18 Sep

La seule et unique Coupe d’Europe de difficulté de la saison 2020 avait lieu ce week-end à Augsburg, en Allemagne. L’équipe de France repart avec six médailles.

Au milieu de cette saison sportive quasi-inexistante, la Coupe d’Europe jeunes de difficulté d’Augsburg a survécu. L’événement se tenait ce jeudi 17 et vendredi 18 septembre en Allemagne et a réuni près de 150 grimpeurs, des catégories minimes à juniors, venus de toute l’Europe.

Minimes

Chez les garçons, deux jeunes français s’offrent leur premier podium en Coupe d’Europe. Sam Poullain décroche la médaille de bronze, juste derrière son compatriote Victor Guillermin. Ce dernier, qui s’empare de la médaille d’argent, nous offre un beau spectacle en allant se battre au sommet du tracé de finale. Seul le slovène Luka Jerman réussira à le dépasser de seulement deux mouvements, remportant la compétition.

Chez les filles, Oriane Bertone signe un nouveau podium ! Ces statistiques sont affolantes: de toutes les compétitions internationales auxquelles elle a participé (soit 10), la jeune réunionnaise a fini sur le podium à chaque reprise. Cette fois, c’est le bronze qu’elle décroche, à seulement quelques mouvements de la médaille d’or. Lily Abriat, deuxième française qualifiée en finale de cette Coupe d’Europe prend la 9ème place.

  • Les résultats des finales:

Cadets

Chez les filles, Agathe Calliet 12ème, fait partie des premières non qualifiées pour les finales de cette compétition. Les espoirs en finale reposaient donc sur Kintana Iltis, plutôt habituée aux podiums en bloc ou en vitesse. La jeune française chute dans l’un des premiers passages délicat de la voie et prend la 8ème place de la compétition.

Chez les garçons, Mejdi Schalck était le seul représentant français en finale. Fort de son expérience de finaliste sur la Coupe du Monde de Briançon le mois dernier, Mejdi réalise la plus belle prestation en finale. Il sera le seul à se lancer dans la dernière partie de la voie et remporte ainsi sa toute première compétition internationale !

Juniors

Notre seule française engagée chez les femmes s’offre une belle médaille d’argent ! Camille Pouget grimpera haut dans le tracé de final, avant de se faire rattraper par la gravité à quelques mouvements du top, les bras gorgés d’acide lactique.

Chez les hommes, deux français se glissent en finale. Alistair Duval prend la 7ème place, chutant dans un endroit qui sera fatal à sept des dix finalistes. Diego Fourbet passe ce premier piège avec succès et va se battre très haut dans la voie. Il offre un nouveau podium à l’équipe de France, décrochant une belle médaille d’argent.

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Un iceberg se renverse alors que Mike Horn tente de l’escalader !

18 Sep

Le célèbre explorateur Mike Horn et son acolyte Fred Roux ont partagé la vidéo d’une de leur mésaventure, qui fait froid dans le dos !

Lors d’un périple sur l’océan Arctique, non loin de Spitzberg, l’explorateur Mike Horn, fort de ses 30 ans d’expérience et son acolyte Fred Roux ont quitté leur bateau pour escalader un iceberg.

Arrivés sur l’énorme morceau de glace, les deux grimpeurs sentent l’iceberg se renverser sur eux. Ainsi, alors que le bloc se retourne, les deux hommes tentent de grimper le plus rapidement possible, comme sur un tapis roulant de glace, mais ils sont incapables de suivre la cadence et se retrouve dans l’eau glacée de l’Arctique. L’iceberg s’écrase alors sous Mike Horn. Fort heureusement, ils s’en sortent tous les deux indemnes.

Son équipe, qui avait pris du recul en bateau pour réaliser de belles images, va assister au basculement de l’iceberg et à la chute de l’explorateur dans les eaux froides de l’Arctique.

Ça fait 30 ans que je fais mes bêtises partout dans le monde, j’ai déjà eu pas mal d’accidents, mais on essaie toujours de prendre la bonne décision au bon moment, pour rentrer vivant à la maison.

Mike Horn

 

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L’histoire complète de cette expérience, racontée par Mike Horn:

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Une ascension incroyable sur la face nord de l’Eiger pour Barbara Zangerl et Jacopo Larcher !

16 Sep

Lundi 14 septembre 2020, le grimpeur italien Jacopo Larcher et l’autrichienne Barbara Zangerl ont réussi à enchaîner dans la journée «Odyssee» 8a+, sur la face nord de l’Eiger. 

“Odyssee” a été libérée pour la première fois en 2015, par Roger Schaeli, Simon Gietl et Robert Jasper et est considérée comme la grande voie la plus difficile libéré en libre sur l’Eiger.

En effet, la ligne, qui mesure 1400 mètres, se compose de 33 longueurs, avec des difficultés allant jusqu’au 8a+. Ce n’est pas la première fois que le couple Larcher/Zangerl enchaîne cette grande voie. En effet, en 2018, les deux grimpeurs avaient déjà atteint le sommet, en quatre jours. Mais cette fois, il ne leur a fallu que 16 heures pour enchaîner l’intégralité des 33 longueurs. Un record !

En 2018, nous avons essayé “Odyssee” pour la première fois. Le but était de grimper le plus haut possible et d’essayer d’enchaîner en libre chaque longueur de cette grande voie, réputée pour être l’ascension la plus difficile sur l’Eiger.

Nous avions pris tout ce dont nous aurions besoin pour dormir sur la paroi quelques jours, mais nous ne savions pas exactement combien de temps il nous faudrait pour atteindre le sommet, et même si nous y arriverions, car nous ne savions rien des difficultés de la voie.

Lorsque nous avons atteint le sommet à midi le jour 4, nous n’aurions pas pu être plus heureux. Être au soleil, là-haut, avec la Jungfrau en arrière-plan… Quelle vue et quelle expérience intense sur l’Eiger !”

À ce moment précis, une idée complètement folle leur survient: réussir à grimper cette monstrueuse ligne de 33 longueurs en moins d’une journée ! Le défi était de taille pour ces deux grimpeurs expérimentés.

Jacopo Larcher aux prises avec “Odyssee” © Alpsolut Pictures

Nous savions que cela deviendrait un objectif pour les prochaines années à venir.”

Car jusque-là, le binôme n’avait jamais tenté de battre des records de vitesse en grande voie. Ce qui leur importait, c’était de réussir à enchaîner en libre les lignes les plus dures du monde. Mais cette fois, Barbara et Jacopo étaient intrigués de voir jusqu’où ils seraient capables de repousser leurs limites dans “Odyssee”.

Ainsi, cette année, à la mi-août, l’italien et l’autrichienne retournent sur l’Eiger. Leur but ? Retourner dans la voie pour travailler certains détails et tenter d’enchaîner les passages les plus difficiles le plus rapidement possible. Les conditions n’étaient alors pas idéales, un nuage ayant élu domicile au beau milieu de la grande voie, rendant les prises très humides. Heureusement pour le couple de grimpeurs, une fois le nuage parti au bout de quelques jours, le soleil fit son retour, les laissant préparer le terrain à leur convenance. Malheureusement, pris par le temps, ils n’auront pas la possibilité de tenter un essai depuis le bas au mois d’août.

Il s’est mis à neiger et rapidement il y a eu un demi-mètre de neige fraîche au sommet de l’Eiger. Cela aurait pu être la fin de notre trip. Est-ce que cela avait encore du sens de consacrer encore du temps et de l’énergie à cet objectif, alors que nous savions que les bonnes conditions étaient probablement terminées pour toute la saison ?

Nous avons tenté de rester positifs et avons décidé que si une bonne fenêtre se présentait, nous profiterions de l’opportunité pour mettre un ultime essai.”

Et cette fameuse fenêtre météo s’est présentée. Du moins, elle proposait les conditions les moins pires pour la saison. Ni une ni deux, nos deux grimpeurs étaient au pied de la ligne.

Nous avons grimpé vite, nous avions vraiment de bonnes sensations sur la partie la plus dure du mur. Puis soudainement, nous avons entendu de l’eau couler d’en haut.”

Quatre longueurs entre le 6c+ et le 7c étaient complètement trempées. Jamais Barbara Zangerl et Jacopo Larcher n’avaient autant serré les prises dans des longueurs de ce niveau. Il faut dire que sur des prises gorgées d’eau, une zipette de pied ou de main est très vite arrivée. Mais grâce à un énorme combat de la part de ces deux grimpeurs, ils parviennent à venir à bout de ces quatre longueurs mouillées dans leur intégralité.

Une ambiante glaciale sur la paroi de l’Eiger © Alpsolut Pictures

“On l’a fait !”, nous nous sommes dit.”

Après ce passage délicat, Barbara et Jacopo ne font qu’une bouchée des longueurs suivantes. À peine 16 heures s’étaient écoulées et la cordée était seulement à trois longueurs du sommet.

Jacopo et moi étions sûrs à 100% que c’était plié. Mais l’Eiger reste l’Eiger. Vous ne pouvez jamais être sûr de quoi que ce soit.

Car soudainement, la journée entière a totalement basculé et est probablement devenue la journée d’escalade la plus difficile que nous ayons jamais eue. L’Eiger peut être très joli, mais en très peu de temps, il peut changer radicalement et vous ressentez alors à quel point la face nord peut vraiment être capricieuse !”

En effet, des trombes d’eau s’abattent alors que Barbara était au beau milieu de l’avant-dernière longueur. Complètement trempée, sans aucun moyen d’atteindre un relais ni de redescendre, Barbara doit redoubler d’efforts pour tenter de rejoindre son compagnon. Les températures chutèrent alors à une vitesse folle, si bien que l’eau se transformait en glace. Pour preuve, à la redescente, la cordée effectuera 31 longueurs en rappel au milieu de cascades de glace s’étant formées suite à cette intempérie.

Pas d’autres choix que d’abandonner… Si près du but. Pourtant, l’essentiel n’était pas là pour le couple de grimpeurs:

Lorsque nous avons regagné notre bivouac et nos sacs de couchage, à 22h00, nous ne pouvions pas être plus heureux. C’était mieux que n’importe quel sommet ou n’importe quel enchaînement. Nous étions si contents d’être revenus sains et saufs. Le fait que nous ayons dû renoncer alors que nous étions sur l’avant-dernière longueur n’avait même pas d’importance. Nous apprenons toujours de nos expériences en montagne ! Nous avions fait une erreur de jugement et nous avions eu des ennuis.

Alors que nous descendions, nous nous sommes dits que nous devrions peut-être être se contenter de cette performance et en rester là. Ce fut l’expérience d’escalade la plus difficile de ma vie. Voulais-je vraiment la répéter ?”

Toutefois, à peine avaient-ils atteint leur bivouac, complètement frigorifiés et trempés, que Barbara Zangerl et Jacopo Larcher avaient déjà fait le choix d’y retourner. Ils ont dû alors attendre une nouvelle fenêtre météo. Deux jours après leur précédent essai, les conditions semblaient favorables, avec une météo parfaite, sans risque d’orage.

Encore courbaturés de leur précédente expérience, ils se lançaient au départ de la première longueur ce lundi matin, à 1h30. La partie la plus dure de la grande voie était encore bien humide, mais au moins, ils n’avaient plus à évoluer sous la pluie. Ils grimpèrent alors les 16 premières longueurs dans la nuit, mais avaient 3 heures d’avance sur leur précédente tentative !

Nous étions sur-excités et nous prenions beaucoup de plaisir à grimper aussi vite que possible dans les dernières longueurs de la voie.”

Ainsi, très rapidement, la cordée atteint l’endroit où ils avaient dû faire demi-tour 48 heures plus tôt. Cette fois, le ciel était parfaitement dégagé. Les mouvements leur paraissent bien plus faciles que lorsque la ligne était trempée.

À 17h30, nous étions tous les deux au sommet. Nous étions ravis ! C’était une expérience vraiment difficile et exigeante pour enfin réussir sur cette mythique face nord de l’Eiger. Quelle aventure inoubliable !!”

Ainsi, en très exactement 16 heures, Barbara Zangerl et Jacopo Larcher avaient enchaîné en libre les 33 longueurs d'”Odyssee”. Ce temps est le plus rapide jamais enregistré sur cette voie.

Leur incroyable aventure a été filmée et figurera dans un prochain film de Black Diamond.

Cette ascension si particulière aura été une expérience incroyable pour ces deux grimpeurs ! © Alpsolut Pictures

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La Coupe de France de bloc de Valence aura lieu les 17 et 18 octobre

16 Sep

Les compétitions nationales reprennent du service, et le premier événement français de l’année se déroulera à Valence, pour la traditionnelle étape de Coupe de France de bloc.

Le rendez-vous est fixé aux 17 et 18 octobre 2020 à Valence. Dans un contexte sanitaire encore particulier et fragile, le club de Minéral Spirit organisera la première Coupe de France de bloc de la saison, dans un mois.

Une étape qui rassemblera les catégories jeunes (minimes, cadets et juniors) ainsi que les seniors, qui n’étaient plus revenu à Valence depuis 2017.


Lire aussi | Reprise des compétitions nationales: où, quand, comment ?


Notons que la suite du calendrier des coupes de France seniors est actuellement en cours de négociation avec les organisateurs.

  • Voici le programme prévisionnel:
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Coupe du Monde de Briançon: défi relevé !

14 Sep

Grande Voix, le support d’information long format de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, revient sur la Coupe du Monde de Briançon et les défis liés à la crise sanitaire auxquels il a fallu faire face.

Les 21 et 22 août derniers, l’étape de Coupe du monde 2020 de Serre Chevalier Briançon s’est belle et bien déroulée. Il a pourtant fallu une organisation parfaitement rodée, une mécanique magnifiquement huilée pour faire face aux lourdes contraintes inhérentes à la crise sanitaire. Protéger les athlètes, le public, le staff et rassurer les autorités pour que l’escalade de compétition puisse renaître, après des mois d’une parenthèse inédite, pour que le sport triomphe.

Vendredi 23 aout, 8h50 : sur la pelouse verte du Parc des sports de Briançon le monde de l’escalade retient son souffle. Dans une dizaine de minutes, au pied du mur du Mondial de l’escalade fièrement érigé entre les montagnes, la première et peut-être la seule compétition internationale de la saison 2020 va enfin pouvoir débuter. Les athlètes sont fin prêt.es, impatient.es. Ils l’attendent depuis six mois cette première compétition internationale, depuis ce confinement soudain, depuis les multiples reports, depuis toutes ces annulations des échéances nationales et internationales.

« J’ai trop hâte de grimper, s’exclame Camille Pouget (Tournefeuille altitude grimpe), membre de l’équipe de France. Depuis mars dernier, toutes les compétitions s’annulent les unes après les autres. Ça n’a pas été facile de rester mobilisée et motivée. Mais j’avais bien conscience qu’il ne fallait pas perdre ce temps à se lamenter. Je me suis concentrée sur un objectif à plus long terme, pour continuer à progresser en général. Dès que j’ai appris que Briançon maintenait l’événement, je me suis focalisée sur cette échéance. C’était la compétition de l’année à ne pas manquer. Je suis tellement contente d’être là aujourd’hui, c’est incroyable. »

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Coronavirus et magnésie: ce que dit la science !

11 Sep

“99% des particules infectieuses se sont dissipées dans la minute suivant le contact avec la magnésie.”

Ce sont les résultats d’une étude menée à l’Université De Montfort de Leicester, en Angleterre. Une équipe de chercheurs a découvert que la magnésie n’est pas susceptible de transmettre le COVID-19 ou des virus similaires, selon un article publié par l’université.

Cette étude a été menée par la virologiste Dr Maitreyi Shivkumar, la microbiologiste Dr Katie Laird et la chercheuse postdoctorale Dr Lucy Owen.

Pour l’expérience, l’équipe a saupoudré des surfaces en plastique de magnésie et a ajouté des gouttelettes HCoV-OC43, un modèle de coronavirus. Ils ont ensuite mesuré combien de particules infectieuses restaient à intervalles réguliers pendant une heure. Dans la minute qui a suivi le contact avec la magnésie, 99 % des particules infectieuses sont mortes. Le HCoV-OC43 a été utilisé à la place du SARS-CoV-2 (le virus qui cause le COVID-19) car ces deux modèles ont une structure et un mode de survie similaires.

Plutôt que de simplement regarder si le virus était toujours présent dans la magnésie, nous voulions explorer si un virus qui entre en contact avec la magnésie posait encore un risque d’infection. Nous sommes vraiment heureux que les résultats de notre étude suggèrent que la magnésie en poudre inactive l’infectivité du virus et qu’il est donc peu probable qu’elle héberge des coronavirus comme le SRAS-CoV-2.»

Dr Shivkumar

Le Dr Laird, qui dirige le groupe de recherche sur les maladies infectieuses à l’Université De Montfort, a déclaré que le document de recherche est en cours de finalisation et qu’elle espère qu’il sera publié d’ici la fin de l’année, après examen par les pairs (dans les disciplines scientifiques, l’évaluation par les pairs désigne l’activité collective des chercheurs à juger de façon critique les travaux d’autres chercheurs).

Nous espérons que l’article sera publié dans les mois à venir, mais nous avons estimé qu’il était important de souligner les résultats positifs dès maintenant, pour rassurer ceux qui veulent recommencer à grimper en toute sécurité.”

Dr Katie Laird

Ce n’est pas la première étude à démontrer les effets de la magnésie sur le coronavirus. Au début de l’année, une équipe de chercheurs du campus médical Anschutz, de l’université du Colorado, a découvert que la magnésie liquide composée à 80 % d’éthanol tuait 100 % du SRAS-CoV-2 en cinq minutes.

Ces deux études sont donc une bonne nouvelle pour les grimpeurs. Non seulement la magnésie est peu susceptible de propager le SRAS-CoV-2 par transmission de surface, mais elle peut même réduire le risque de transmission. Mais ne nous emballons pas, même si ces études semblent encourageantes, elles doivent, pour être un minimum crédibles, être publiées. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informé dans les mois à venir.

Pour le moment, les grimpeurs doivent donc impérativement continuer à suivre les protocoles de distanciation physique et de désinfection.

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Reprise des compétitions nationales: où, quand, comment ?

09 Sep

Le calendrier prévisionnel des compétitions nationales pour la saison 2020/2021 est sortie. Voici les dates à retenir.

Après plus de six mois de pause forcée liée à l’épidémie de COVID-19, les compétitions nationales vont peu à peu reprendre sur notre territoire, et ce dès le mois d’octobre.

Au programme cette saison:

  • 8 Coupes de France de bloc
  • 4 Coupes de France de vitesse
  • 5 Coupes de France de difficulté

7 Championnats de France sont également programmés:

  • Le Championnat de France jeunes de bloc se déroulera les 20 et 21 février à Sartilly en Normandie
  • Le Championnat de France seniors de bloc aura lieu une semaine après les 27 et 28 février Plougoumelen, en Bretagne
  • Le Championnat de France de vitesse prendra place les 27 et 28 mars à St-Étienne
  • Le Championnat de France vétérans et handi-escalade se tiendra les 22 et 23 mai à Troyes
  • Le Championnat de France jeunes de difficulté se déroulera les 5 et 6 juin à Cholet
  • Le Championnat de France seniors de difficulté aura lieu les 12 et 12 juin à Voiron
  • Le Championnat de France poussins/benjamins se tiendra les 3 et 4 juillet à St-Pierre en Faucigny et Marignier

Ces compétitions se feront dans le respect des règles sanitaires en vigueur et suivant les recommandations émises par la FFME, valable pour la pratique dans chaque club


Retrouvez l’ensemble des Recommandations fédérales liées au COVID-19


Le calendrier prévisionnel des compétitions nationales pour la saison 2020/2021:

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Jakob Schubert réussit tous les mouvements de “Bibliographie” 9c

07 Sep

Jakob Schubert est le premier grimpeur à être allé poser les doigts dans “Bibliographie”, après l’enchaînement d’Alex Megos. En quelques essais, et à sa grande surprise, l’autrichien a réussi à faire tous les mouvements de cette voie, proposée à 9c.

Après avoir décroché la médaille de bronze lors de la Coupe du Monde de difficulté à Briançon, Jakob Schubert a profité de son séjour en France pour se rendre à Céüse et passer quelques jours sur le rocher avec l’ensemble de l’équipe autrichienne.

Un trip court, mais qui a laissé le temps à Jakob d’aller découvrir “Bibliographie”, le fameux 9c libéré par Alex Megos le 5 août 2020.

J’ai mis trois essais dans “Bibliographie” juste après la compétition de Briançon, et il s’avère que cette voie est géniale !”

Présent sur place au même moment pour réaliser des images dans la voie, Alex Megos a partagé toutes ses méthodes avec l’autrichien, ce qui s’est avéré très utile pour lui, qui découvrait la voie.

Je suis vraiment très heureux d’avoir réussi à faire tous les mouvements, c’était même assez surprenant ! Je pensais que dans un 9c, je devrais avoir à travailler beaucoup plus les mouvements. À part un à la toute fin avec lequel je suis encore un peu en difficulté, les mouvements sont tous plutôt ok.”


Lire aussi | L’histoire complète de l’ascension de « Bibliographie » 9c par Alex Megos


En effet, en à peine trois montées, Jakob Schubert avait réussi à libérer chaque mouvement de la voie. Il faut dire que ce style lui convient particulièrement bien. Comme lui-même le souligne, “Bibliographie” est l’une des rares voies de Céüse où l’on ne retrouve pas que des trous. Il y a aussi de nombreuses petites arquées à serrer, ce que Jakob adore.

La description d’Alex de la voie est en fait assez précise quand il dit que c’est un 8b+, suivi d’un dur pas de bloc en 8A+ et qu’ensuite il y a un très mauvais repos avant de terminer par un 9a jusqu’au sommet.”

Une voie donc très rési et extrêmement éprouvante sur le plan énergétique, très dure du début à la fin. Jakob Schubert est conscient qu’il existe un monde entre “réussir à réaliser tous les mouvements intrinsèquement” et “enchaîner la voie dans son intégralité”, notamment dans des voies si exigeantes et n’offrant que peu de repos. Car au fil de l’ascension, la fatigue s’accumule de plus en plus, rendant le 9a sommitale très dur.

Connecter tous ces mouvements les uns aux autres est évidemment une autre histoire, mais je suis impatient de revenir. Cette année, la saison sera bientôt terminée, mais j’espère avoir du temps l’année prochaine.”

Affaire à suivre donc…

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Vous n’avez encore jamais vu une telle compétition d’escalade !

06 Sep

Une compétition internationale de psicobloc qui se déroule au beau milieu de la capitale slovène: c’est le Triglav The Rock Ljubljana – Street Edition. 

Et cette année, c’est un tout nouveau concept qui attendait les grimpeurs. En effet, la situation particulière causée par la pandémie mondiale a incité les organisateurs à réfléchir différemment pour cet événement et proposer un format de compétition inédit.

Ainsi, la finale du Triglav The Rock s’est déroulée sur un mur spécialement conçu pour l’événement, qui planait à 7 mètres au-dessus de l’eau. La longueur de ce mur, parfaitement horizontal, était de 12 mètres et les grimpeurs étaient autorisés à grimper uniquement no-foot, à la seule force des bras. Le but ? Traverser le mur le plus rapidement possible et être le premier à se jeter sur le buzzer. La moindre erreur était fatale et la chute se faisait 7 mètres plus bas, dans la rivière Ljubljanica, qui traverse la capitale slovène. Il s’agissait de la première expérience de ce type au monde.

Les finalistes s’affrontaient en duel. Le but ? Aller le plus vite possible, sans tomber dans la rivière !

Ainsi, à l’issue des qualifications, les meilleurs grimpeurs avaient rendez-vous sur cette structure spectaculaire. Parmi eux, les françaises Charlotte André et Svana Bjarnason étaient de la partie, ainsi que quelques-uns des meilleurs grimpeurs du monde comme Jernej Kruder, Anze Peharc, Vita Lukan ou encore Mia Krampl.

Svana Bjarnason nous raconte:

Avec Charlotte nous avons eu la chance d’être invitées à cet événement en Slovénie. Un concept inédit et une première mondiale ! Notre constat à la fin du week-end? Il va falloir prendre du biceps et des épaules 😅 Pas facile de grimper en no-foot dans un toit, c’est quelque chose qu’on ne fait finalement quasi jamais en escalade.

Pas évident non plus de lire la voie et d’oser engager les mouvements au-dessus de l’eau. Mais la voie était démente à grimper et ce qui était top c’était qu’on progressait à chaque essai !

L’expérience était incroyable et on s’est vraiment régalées, chapeau bas à Jernej pour avoir réussi à monter un tel événement. Et un énorme bravo aux Slovènes qui sont décidément très polyvalents et impressionnants en grimpe!

Chez les hommes, la finale a opposé les deux slovènes Jernej Kruder à Anze Peharc. Ce dernier a chuté quelques mouvements avant la fin, laissant ainsi le temps à Jernej d’aller frapper le buzzer et remporter la compétition.

1 – Jernej Kruder 🥇
2 – Anze Peharc 🥈
3 – Luka Potocar 🥉

  • Vous n’avez qu’à admirer la parfaite exécution des mouvements d’Anze Peharc et de Jernej Kruder sur le run de final:

 

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Chez les femmes, le duel final était très serré ! Finalement, c’est Vita Lukan qui s’impose en arrivant à l’autre bout de la structure quelques secondes avant Mia Krampl.

1 – Vita Lukan 🥇
2 – Mia Krampl 🥈
3 – Julija Kruder 🥉

  • Voici en vidéo la finale féminine:

 

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Jernej Kruder, qui a remporté la compétition, a également fait partie de l’équipe d’organisation. Il raconte:

J’ai toujours rêvé d’une compétition de no-foot, mais je n’ai jamais vraiment trouvé le temps ou les gens pour organiser un tel événement. Peut-être que cette fois-ci, la situation causée par le COVID-19 m’a aidé, moi et l’équipe Extrem.si, à faire un pas de plus et à trouver des solutions pour faire de cet événement une belle compétition.

Je me sentais comme un enfant dans un magasin de glace. Je pouvais choisir tous les goûts et toutes les garnitures que je voulais :
– Peut-on avoir un mur parfaitement horizontal ? ✔
– Peut-on le suspendre au-dessus de la rivière, au milieu de Ljubljana, la capitale ? ✔
– Peut-on avoir une règle qui impose l’unique utilisation des bras ? ✔
– Peut-on avoir un buzzer final ? ✔
– Peut-on avoir de la bonne musique ? ✔

Le podium de la compétition

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En solo intégral, Pete Whittaker enchaîne les 800m de la falaise de Kjerag !

04 Sep

800 mètres d’escalade sur une falaise abrupte, sans la moindre protection. C’est en solo intégral que Pete Whittaker a gravi les 20 longueurs lui permettant d’atteindre le sommet de Kjerag en Norvège, le tout, en seulement 2 heures et 25 minutes.

Il y a quelques jours, nous vous relations les exploits d’un grimpeur anglais parvenu à trouver une nouvelle méthode dans le crux de “Silence” 9c. Ce même grimpeur a réalisé il y a quelques jours une performance d’un tout autre registre. Pete Whittaker a enchaîné en solo intégral les 800 mètres de la falaise de Kjerag, située au sud de la Norvège.

Il s’agit d’une première historique ! Aucun grimpeur n’avait encore osé se frotter à cette montagne en solo intégral. Pete avouera lui-même avoir attendu plusieurs années avant de se lancer. Il faut dire que la voie est très capricieuse… Les conditions sont souvent instables sur ce rocher. Pour cause, d’énormes chutes d’eau parcourent la paroi avant de se jeter en contrebas dans le Lysefjord. De plus, la fonte des neiges est fréquente, les résurgences nombreuses et le soleil pas toujours au rendez-vous. De quoi décourager bon nombre de grimpeurs… Alors, se lancer à l’assaut de cette falaise sans la moindre protection peut paraître insensé pour le commun des mortels !


Lire aussi | Existe-t-il une autre méthode pour passer le crux de « silence » 9c ?


Mais pour Pete Whittaker, c’était l’un des objectifs de sa carrière. Il grimpera la face par “Renshaw/Foulkes”, une grande voie de 20 longueurs, ouverte en 1985 par Adam Renshaw et Lyndsey Foulkes qui donnèrent leur nom à la ligne. Celle-ci se compose de nombreux passages dans le 6b+ avec quelques crux assez techniques.

Finalement, le plus dur a été de partir et de me dire “C’est bon, tu peux y aller. Tout va bien se passer, tu vas bien grimper.”

Une fois dans la voie, Pete se sentira à l’aise. Il fera face à quelques passages humides, mais les conditions s’amélioreront au fur et à mesure de son ascension. Finalement, il ne mettra que 2 heures et 25 minutes pour gravir les 800 mètres et atteindre le sommet de la falaise. Une performance hallucinante !

Pete Whittaker est un accoutumé des ascensions extrêmes. Amateur de trad et de fissures, il signait en 2011 la première ascension de “Century Crack”, une énorme fissure cotée 8c, aux côtés de son compatriote anglais Tom Randall. L’an dernier il passait un cap en réalisant “Recovery Drink”, l’une des rares fissures cotée 9a. Pete Whittaker et Tom Randall travaillent d’ailleurs depuis des années sur une fissure située en plein toit dans l’Utah, appelée “Crucifix”, qui pourrait bien devenir la voie de trad la plus dure du monde.

Enfin, soulignons le fait qu’en 2016, Pete Whittaker était devenu le premier grimpeur à enchaîner en solo encordé El Cap, en moins de 24 heures, par “Freerider”.

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Jérémy Bonder enchaîne “Satan I Helvete Bas” 8C à Bleau !

03 Sep

Jérémy Bonder a ajouté un nouveau 8C bloc à son carnet de croix en signant la troisième ascension de “Satan I Helvete Bas” à Fontainebleau.

En mai, tout juste sortie du confinement, la jeune Oriane Bertone s’empressait d’aller grimper sur les blocs de Fontainebleau. Après avoir enchaîné plusieurs 8B+, elle réalisait la première ascension de “Satan I Helvete Bas” 8C, devenant au passage la quatrième grimpeuse de l’Histoire à atteindre cette cotation.

Très vite Charles Albert réalisait la première répétition de ce bloc, initialement ouvert en départ debout par Dave Graham en 2003.

Puis, c’est Jérémy Bonder qui est allé y poser les doigts à son tour. Des arquées, des talons et de la souplesse: il n’en fallait pas plus pour qu’il fasse de ce bloc son nouveau projet. Très vite, il enchaîne le départ debout. Mais la version proposée par Oriane lui donne plus de fil à retordre. Et la chaleur étouffante de l’été n’a pas joué en sa faveur…

Ainsi, hier, alors que les températures étaient bien plus basses qu’au mois de juillet, Jérémy est parvenu à faire la croix et ainsi ajouter ce nouveau 8C à son carnet de croix.

  • Voici son commentaire, avec en dessous, la vidéo de son ascension:

J’ai commencé à faire des séances dans ce bloc après l’enchaînement d’Oriane Bertone au mois de mai. J’ai toujours trouvé ce bloc dément avec un gros dévers bien imposant. Il était difficile pour moi de faire la méthode d’Alban Levier, du coup quand Oriane a trouvé une nouvelle méthode cela m’a tout de suite motivé à venir y mettre les doigts.

J’ai dû faire 6 à 10 séances entre le mois de mai et le mois de juillet. En juin, je suis parvenu à faire le départ debout en 8B+. À partir de là, j’ai commencé à mettre des essais du bas, mais la chaleur ne m’a pas facilité les choses et même en y allant très tôt il faisait déjà plus de 25°C ‪à 8h. Mes séances pouvaient s’arrêter après seulement 4/5 essais car avec la chaleur, je me coupais l’index droit très rapidement ! 🙁

Je dirais que ce bloc est un des plus techniques que j’ai pu réaliser. Comme on peut le voir, il faut avoir une bonne tenue de prise mais pas que, il faut également être souple et très précis dans sa grimpe. Tout se joue dans les micro-détails: placement du talon au millimètre, placement des doigts dans le verrou à la perfection… Sinon, impossible de faire le mouvement suivant. C’est tout cela qui permet de se sentir bien dans les essais ou au contraire d’avoir l’impression que c’est impossible.

Ce mercredi, après 1 mois et demi de pause dans ce bloc, j’y retourne sans aucune attente. Les températures sont bien redescendues comparé au mois de juillet. En quelques essais je parviens à refaire le départ debout et après 2 essais supplémentaires je l’enchaîne ! C’est toujours bien sympa d’être récompensé de ses efforts et du temps passé.

Concernant la côte est-ce que c’est 8C ? Ce n’est pas le 8C le plus dur que j’ai pu faire mais il correspond en tous points à mes qualités physiques : des arquées, une ouverture de bassin, des pieds dans les dents, donc difficile à dire. À voir ce que d’autres répétiteurs diront…

Maintenant place à d’autres projets en forêt, mais j’avoue que je n’ai pas encore choisi dans quoi m’investir. La priorité est de venir à bout de “Super Crakinette” 9a+ à Saint Leger où je retourne au mois d’octobre en attendant que la saison de compétitions reprenne !

Affaire à suivre…”

 

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Les Coupes du Monde de Salt Lake City (USA) et Séoul (KOR) finalement annulées

03 Sep

La Fédération Internationale d’escalade, en accord avec la fédération américaine et coréenne, a décidé d’annuler définitivement la Coupe du Monde à Salt Lake City (USA) et la Coupe du Monde à Séoul (KOR).

Les deux compétitions initialement programmées ce printemps avaient été reportées et devaient avoir lieu du 11 au 13 septembre aux États-Unis et du 7 au 11 octobre en Corée du Sud. Ces deux étapes de Coupe du Monde devaient accueillir une épreuve de bloc et une épreuve de vitesse, les premières de la saison pour ces disciplines.

Malheureusement, l’impact de la pandémie COVID-19 en cours, ainsi que les restrictions de voyage qui en découlent et les mesures de sécurité actuellement en place dans de nombreux pays du monde, ont contraint l’IFSC à annuler définitivement ces deux Coupes du Monde.

La saison des Coupes du Monde est donc bel et bien abolie. Il ne reste plus aucune étape au calendrier cette saison. Comme beaucoup le présageaient, la Coupe du Monde de Briançon, qui s’est tenue les 21 et 22 août, aura été la seule du circuit cette année.

Notons tout de même que pour l’instant, le Championnat d’Europe de bloc, difficulté, vitesse et combiné prévu du 20 au 29 novembre à Moscou en Russie reste maintenu… même si depuis le 18 mars, aucun ressortissant étranger n’est autorisé à pénétrer en Russie, y compris les étrangers munis d’un titre de séjour temporaire.

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Deux nouvelles premières ascensions pour Seb Bouin dans le Vercors !

02 Sep

Tout juste après sa réalisation du 9a+ “La moustache qui fâche”, Seb Bouin a pris la route en direction du Vercors, où il réalise deux premières ascensions: “Challenge côte d’or” 8c/+ et “Le goût du sang” 9a.

C’est lors du rassemblement du team EB que Seb Bouin a découvert un nouveau secteur de grimpe dans le Vercors: le Précipice de Corbière. Malgré les pluies diluviennes qui tombaient, le français a tout de même profité de bonnes conditions grâce au dévers et ainsi libérer les deux derniers projets qu’il restait sur cette falaise.

Le premier jour, il réalise la première ascension de “Challenge côte d’or” 8c/+ lors de son deuxième run. Une ligne très esthétique, ouverte par Benoit Martineau, composée essentiellement de pinces et de coincements de genoux.

Le lendemain, Seb Bouin s’est attelé à “Le goût du sang” 9a, le dernier projet qu’il restait donc dans ce secteur. Une ligne de 30 mètres, ouverte par Corentin Le Goff, ex-entraîneur de l’équipe de France de difficulté.

“La voie était vierge et pleine de poussière, j’ai passé pas mal de temps à nettoyer. C’était dur de trouver les prises et les méthodes”, déclare le falaisiste français. “C’est une ligne très originale où l’on est plus fatigué de la jambe droite que des bras ! J’ai livré un combat énorme, j’étais à la limite de tomber plusieurs fois.”

Finalement, Seb Bouin parvient à clipper le relais de cette voie lors de son troisième run seulement ! Il précise tout de même: “À propos de la cotation, il est difficile d’avoir l’esprit clair parce que la ligne était vraiment sale, et il était difficile de trouver les méthodes. Elle semble correspondre à un 9a. Mais si la voie devient plus propre, la difficulté pourrait peut-être descendre à 8c+. Quoi qu’il en soit, je veux proposer la cotation de 9a. Et je serai heureux de voir d’autres ascensions, et toute décote sera la bienvenue.”

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