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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Dans l’Arène : Retour sur les finales électriques du TBA4 !

16 Nov

Après plus de dix heures de qualifications bouillonnantes, les dix meilleures équipes – cinq chez les femmes, cinq chez les hommes – se donnaient rendez-vous hier soir pour un dernier acte très attendu : les finales du TBA4, à Climbing District.

Et au vu de l’ambiance électrique des qualifications, nous nous attendions à une soirée complètement folle. Spoiler : nous n’avons pas été déçus… même si le scénario n’a pas toujours été celui qu’on aurait voulu.


Une entrée en scène digne d’un combat de MMA

Quelques minutes avant l’ouverture des portes, la fourmilière Climbing District s’est mise en mouvement. Corridors noirs menant vers la zone de compétition, lumière rouge tamisée, jeux de lumière, silhouettes qui se découpent dans un fond sonore grondant… Dehors, plusieurs centaines de personnes patientaient, serrées les unes contre les autres, dans une excitation palpable. Les finales affichaient complet depuis plusieurs semaines (la capacité maximale de la salle ayant été atteinte) ce qui avait poussé Climbing District à proposer des retransmissions sur écrans géants dans ses autres salles, pour permettre au plus grand nombre de vivre l’événement.

Au cœur de l’arène, la mise en scène impressionne : jeu de lumière inédit, ambiance immersive… Le TBA assumait pleinement son ADN : offrir un spectacle vibrant et accessible, mêlant amateurs, athlètes professionnels, spectateurs passionnés, novices curieux, et fans d’escalade.

Jamais une compétition de bloc en France n’avait bénéficié d’une couverture médiatique aussi ambitieuse : un live Twitch mené par Colas Grasset et KayooTV, une diffusion sur YouTube commentée par Shauna Coxsey et Maragda Gabarre, et surtout… une retransmission en direct sur France.TV.

La soirée pouvait commencer.

FINALES FEMMES : une égalité parfaite… et un scénario au couteau

Ce sont les femmes qui ont ouvert le bal, après un show lumière saisissant qui a instantanément plongé la salle dans une autre dimension.

Bloc 1 : l’élimination qui… n’élimine personne

Comme toujours au TBA, l’ouverture démarre fort : un bloc mort-subite où chaque duo doit choisir une grimpeuse pour tenter l’unique essai autorisé. La tension est extrême. Un run, un seul.

Et les ouvreurs avaient pensé à tout pour faire trembler les finalistes : un premier jeté, suivi d’une balançoire, puis d’une prise lisse transparente à tenir… un cocktail redoutable. Et pourtant… aucune chute. Les cinq duos valident ce bloc, lançant la finale pour de bon.

© Charles Loury | Planetgrimpe

Bloc 2 : la dalle qui redistribue les cartes

Dans cette dalle piégeuse, les Françaises montrent leur savoir-faire et confirment leur réputation dans ce style. Les binômes Maïlys Piazzalunga / Zélia Avezou et Selma Mimoune / Lily Abriat flashent le bloc, prenant la tête provisoire.

Les grandes favorites américaines, Brooke Raboutou / Cloé Coscoy, mettent un essai de plus.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Bloc 3 : la revanche américaine

Le style coordo de ce troisième bloc va redistribuer les cartes : Cloé Coscoy parvient à shunter la séquence dynamique grâce à une méthode astucieuse.

Résultat : un top, en un essai de moins que leurs concurrentes directes. De quoi ramener tout le monde à quasi-égalité à l’approche du dernier bloc.

© Charles Loury | Planetgrimpe

Tout se joue dans le bloc final

Un bloc physique, exigeant, avec sections no-foot et un jeté final. Malgré plusieurs essais, le duo Maya Madere & Holly Toothill ne parvient pas au sommet.

Quelques secondes pus tard, Lily Abriat enflamme la salle en enchaînant le bloc au 2ᵉ essai, mettant le public en ébullition ! Mais Zélia Avezou fait encore plus fort : elle flashe le bloc, sous une explosion des spectateurs.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Arrive le duo américain : Brooke Raboutou chute au jeté final sur son premier essai… la tension monte encore d’un cran. Cloé Coscoy se lance alors dans le bloc et tope avec une maîtrise parfaite. Pendant quelques secondes, personne ne sait qui gagne…

Résultat : une égalité parfaite…

Les quatre équipes sont à 99,6 points ! Le classement final se joue donc aux résultats des qualifications. Victoire du duo américain Raboutou / Coscoy, devant Lerondel / Sekikawa, puis Piazzalunga / Avezou.

1 – Brooke Raboutou / Cloé Coscoy – 99,6 pts
2 – Melody Sekikawa / Saula Lerondel – 99,6 pts
3 – Maïlys Piazzalunga / Zélia Avezou – 99,6 pts
4 – Lily Abriat / Selma Mimoune – 99,6 pts
5 – Maya Madere / Holly Toothill – 54,5 pts

Un dénouement un peu frustrant, car les blocs n’ont pas réussi à départager les finalistes. Mais difficile de dire que le duo américain ne mérite pas sa victoire : il avait dominé les qualifications haut la main plus tôt dans la journée.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

FINALES HOMMES : Un début de soirée renversant, puis un scénario très serré

À peine le temps pour les ouvreurs d’ajuster les blocs que les hommes font leur entrée, galvanisés par un public brûlant. La finale masculine commence… et bascule immédiatement dans l’inattendu.

Bloc 1 mort-subite : l’énorme coup de théâtre

Le dernier bloc de la finale féminine est devenu… le premier bloc (dans une version encore plus musclée) des hommes. Et là…
les favoris Sam Richard / Paul Jenft explosent d’entrée.

Sam part dans le bloc et se retrouve rapidement dans une mauvaise méthode… Il s’enfonce, tente de se rétablir… et tombe ! Paul, au sol, se prend la tête dans les mains. Les 500 personnes poussent un “OOOOH” de stupeur.

© Charles Loury | Planetgrimpe

Le duo favori, celui que tout le monde voyait gagner, est éliminé dès le premier bloc. Un choc total. Mais la règle est la règle : un seul essai, une seule chance. Sam et Paul sortent dès la première minute de cette finale… Un moment dur, mais qui crédibilise totalement ce format unique au TBA : ici, tout peut arriver, vraiment.

Les quatre autres binômes passent, lançant réellement la finale.

Bloc 2 : personne ne trouve la solution

Changement d’ambiance : on passe d’un bloc physique à une coordination pure, une succession de mouvements dynamiques où timing, explosivité et précision doivent s’aligner parfaitement. Les grimpeurs se succèdent et se font systématiquement catapulter dans le vide.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Léo Favot tente à plusieurs reprises de stopper le mouvement sur la première prise, en vain. Même Sohta Amagasa, réputé pour son style très aérien, ne parvient pas à trouver la solution.

Bloc 3 : une zone qui vaut de l’or

Troisième bloc, troisième ambiance. Celui-ci commence par un skate, qui pose d’énormes problèmes à tout le monde… sauf Manu Cornu et Sohta Amagasa, les seuls à valider la zone ! Ils ne réussiront pas à toper, mais cette précieuse zone validée deviendra la clé de la victoire.

Un dernier bloc trop facile pour départager

Le dernier bloc tombe trop vite : les quatre équipes le valident. Résultat, tout se joue… sur la zone du bloc 3.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Grâce à cette seule zone, Manu Cornu et Sohta Amagasa s’imposent. Derrière, ça se joue à presque rien :

1 – Manu Cornu / Sohata Amagasa – 64,6 pts
2 – Diego Fourbet / François Kaiser – 60,0 pts
3 – Adi Bark / Yoni Katz – 59,9 pts
4 – Léo Favot / Antoine Girard – 59,7 pts
5 – Sam Richard / Paul Jenft – 0,0 pts

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Oui, tout n’a pas été parfait. Sportivement, ce n’est pas le scénario de finale que l’on espérait, mais c’est aussi ça, la réalité des compétitions : l’ouverture est une science vivante, et les finales réservent toujours des histoires inattendus.

Mais l’ambiance était là. Les grimpeurs engagés et le public suspendu au moindre essai. Et une fois les podiums terminés, tout le monde s’est retrouvé pour conclure la soirée comme il se doit.

Le TBA : bien plus qu’une compétition. Une expérience totale.

Difficile de conclure autrement : le TBA n’est pas qu’une simple compétition. C’est une expérience complète, totale, pensée dans ses moindres détails, vécue sur plusieurs jours, et qui redéfinit la manière de raconter un événement d’escalade.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Entre : la journée à Bleau guidée par Jacky Godoffe, l’accueil cinq étoiles réservé aux athlètes pros, le loft gigantesque mis à disposition dans Paris, les visites guidées de la capitale, la compétition accessible à tous, les soirées conviviales, les conférences, ateliers et masterclass accessibles durant tout le week-end, la mise en scène du samedi soir, la médiatisation d’une ampleur inédite… Climbing District a offert une formidable édition.

Le TBA se vit comme une immersion totale dans la grimpe, dans la communauté, dans un format unique. Et cette quatrième édition l’a une nouvelle fois prouvé : intense, vibrante, généreuse… inoubliable.


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TBA4 : des qualifications explosives dans l’arène de Climbing District !

15 Nov

7h08. Une heure qui, partout ailleurs à Paris, ressemble encore à la fin de la nuit. Rue des Meaux, les volets s’ouvrent au ralenti, les passants bâillent, et les boulangers sortent leurs fournées brûlantes. Mais à l’intérieur de Climbing District Buttes-Chaumont… c’est une autre dimension. Une faille spatio-temporelle. Une déflagration.

Dès que l’on franchit les portes, le jour disparaît.
Bienvenue dans la fameuse “arène”.


Plongée en immersion totale

Lumière rouge tamisée. DJ aux platines, déjà bien réveillé. Mur d’enceintes qui vrombit comme un cœur qui bat trop vite.
Et cette charte graphique bien pensée : des blocs habillés uniquement de prises rouges et noires. Comme si la salle d’escalade se transformait en véritable ring de boxe.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

La compétition ne fait que commencer et déjà, tout est trop intense, trop fort, trop rapide. 130 équipes. Plus de 10 heures de qualification sans interruption. Une ambiance de soir de finale, sauf… qu’il est 8h00 du matin.

On se regarde tous : “Attends, il est vraiment 8h ?”. Impossible. Notre esprit dit 23h. Les yeux disent 23h. L’ambiance dit 23h. Mais non. La ville se réveille tout juste dehors. Le TBA, lui, est déjà en ébullition.

Les qualifications viennent à peine de commencer… et c’est déjà l’un des événements les plus fous que nous ayons vus.

Un format KO qui change tout !

20 blocs ; 4 minutes par bloc et un seul mot d’ordre : aller le plus loin possible ! Le principe est simple : au moins un des deux membres du binôme doit toper pour continuer. Un format où se mêlent les grimpeurs amateurs et les grimpeurs professionnels.

Et c’est ça aussi, la magie du TBA : un mélange improbable de vainqueurs de Coupe du monde, de finalistes internationaux et de grimpeurs qui… font leur première compète. Et tout ce petit monde se bouscule sur le même circuit. C’est rare, c’est beau et surtout… ça marche ! Les premiers blocs sont accessibles, funs, travaillés et la majorité des équipes arrivent à grimper plus de dix blocs. Le tri se fait plus tard, dans les derniers blocs du tour, d’un niveau égal à celui d’une Coupe du Monde.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Sam Richard & Paul Jenft en tête !

En haut du classement, un duo étincelle : Sam Richard et Paul Jenft. Les deux sont en feu. Paul déroule, Sam s’amuse, joue, transcende la foule. Et puis vient ce moment… Bloc 19. Une coordination spectaculaire, mais « faisable en deux temps ». Paul l’enchaîne en shuntant, mais Sam se tourne vers lui, sourire en coin : « Viens Paul, pour le show on tente la coordo intégrale ! »
. Ni une ni deux il se lance et l’exécute à la perfection. Le public explose. L’arène vient de vivre l’un des moments les plus forts de la journée !

© Charles Loury | Planetgrimpe

Ils concluent l’affaire dans le bloc 20, que Sam sera le seul à toper, de quoi prendre largement la tête des qualifications. Sam, hilare, déclare : « C’est le meilleur tour de qualifs jamais organisé ici ! Les blocs étaient vraiment super… et on est les seuls à avoir tout fait ! ». Avant de lancer un tacle amical à Manu Cornu  : « Manu, ce matin je n’étais pas réveillé… mais ce soir, tu vas voir ! ».

Justement, Manu Cornu & Sohta Amagasa ont formé un duo redoutable. Le Japonais, habitué à évoluer sur le circuit international, est heureux d’être à Paris. Il affiche un large sourire sur le visage et veut grimper en premier dans chaque bloc. Il répète en boucle « I go first ! I go first ! ». Manu rigole, mais le Japonais est inarrêtable. Une pile électrique, à l’image dans l’ambiance dans la salle. Ils avalent presque tout, sauf ce dernier bloc, et terminent 4èmes.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Manu, lucide, déclare : « J’adore grimper avec Sohta. On se complète vraiment bien. Et puis… je préfère largement être le chasseur ce soir que le chassé !”, en réponse aux menaces de Sam Richard.

Entre ces deux équipes majeures, le duo Léo Favot / Antoine Girard se distingue par un sang-froid remarquable. Leur qualification aurait pourtant pu s’arrêter prématurément au bloc 18, où Antoine, après plusieurs tentatives infructueuses, part pour un ultime essai dans les dernières secondes.

Dans un moment suspendu, il valide le top… au buzzer. La salle retient son souffle, puis explose de soulagement ! Léo enchaîne ensuite le bloc 19, et bien qu’ils échouent de peu dans le dernier bloc, ils s’emparent d’une très belle deuxième place.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

La surprise de la matinée vient sans doute du duo israélien Adi Bark / Yoni Katz, dont la montée en puissance reflète la progression impressionnante de la scène israélienne. Les deux grimpeurs réalisent notamment un sans-faute dans les blocs 18 et 19, validés à vue, avant d’échouer de très peu dans le bloc 20.

Un duo qui symbolise la montée fulgurante du niveau israélien. À suivre.

Enfin, le dernier ticket qualificatif revient à François Kaiser et Diego Fourbet, qui réalisent une performance remarquable en flashant les dix-huit premiers blocs, un exploit rare qui témoigne à la fois de leur force et de leur polyvalence. Ils résistent quelques essais supplémentaires dans le bloc 19 avant de buter finalement dans le dernier mouvement du bloc 20, ce qui suffit néanmoins à assurer leur qualification.

© Charles Loury | Planetgrimpe

La densité du niveau est telle que plusieurs équipes pourtant très attendues ratent le cut, dont les frères Avezou (qui avaient pourtant décroché la deuxième place l’an dernier), les duos Fourteau–Moutault ou encore Narasaki–Kayotani. Des noms qui, à eux seuls, résument le niveau stratosphérique de ces qualifications.

Les Américaines au-dessus du lot

Fait rare et particulièrement appréciable : les femmes évoluaient exactement sur les mêmes blocs que les hommes. Un choix appréciable, qui permet de lire clairement les performances et de mesurer à quel point les meilleures athlètes féminines se hissent très haut, même sur des circuits aussi relevés.

Dans cet exercice, le binôme américain Brooke Raboutou / Cloé Coscoy a écrasé les qualifications. Les deux grimpeuses avancent avec une fluidité impressionnante, enchaînant bloc après bloc avec une rapidité déconcertante. C’est à peine si les photographes ont le temps de les prendre en photo… Leur prouesse dans le bloc 17, une puissante compression sur des plats, restera comme le sommet de leur tour : le duo atteint le sommet et ccède ensuite au bloc 18, trop exigeant cette fois-ci. Mais leur performance reste colossale et les place très loin devant le reste du champ.

© Charles Loury | Planetgrimpe

Juste derrière, Saula Lerondel et Melody Sekikawa livrent une prestation solide et pleine de caractère. La Japonaise impressionne notamment dans ce fameux bloc 17, manquant le top d’un seul mouvement, ce qui leur coûte la première place. Mais le duo franco-japonais sera récompensé par une superbe deuxième position.

En troisième position, on retrouve les inséparables Mailys Piazzalunga et Zélia Avezou, qui s’amusent à s’appeler « l’équipe des naines » mais dont la performance, elle, n’a rien de minuscule. Grâce à un top maîtrisé sur le bloc 16, elles se glissent en finale avec panache.

© Charles Loury | Planetgrimpe

Lily Abriat et Selma Mimoune, qui avaient terminé deuxième de l’édition 2024, disputeront une nouvelle fois la finale ce soir, et tenteront d’aller décrocher l’or. Elles occupent pour l’instant la quatrième place des qualifications, ne parvenant pas à résoudre le bloc 16.

Le dernier ticket pour les finales revient à la Britannique Holly Toothill et l’Americaine Maya Madere, qui confirment leur solidité sur ce genre de compétition.

Rendez-vous ce soir : les finales promettent d’être explosives !

Après plus de dix heures de qualification qui ont semblé défiler en un claquement de doigts tant l’ambiance était intense et immersive, l’arène de Climbing District va rallumer ses lumières ce soir pour accueillir des finales qui s’annoncent sensationnelles. Les dix meilleures équipes de la journée remonteront sur le ring à partir de 19h20, dans une salle qui promet d’être encore plus électrique.

Les finales seront à suivre en direct sur France TV, en cliquant sur l’image ci-dessous.

La suite du programme

Samedi 15 novembre

19h15 – 22h15 : Finales femmes & hommes
23h00 – 2h00 : After party au Wanted, juste en face de la salle, avec les compétiteurs !

Dimanche 16 novembre

9h00 – 13h00 : Masterclass et brunch avec les athlètes pros
Séances sur les blocs de qualifs et de finales


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Bleau comme vous ne l’avez jamais vu : une journée unique en compagnie des grimpeurs du TBA

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Finales du TBA4 : comment suivre la compétition en direct ?

15 Nov

Ce soir, Climbing District débarque en direct sur France.TV pour la diffusion des finales du TBA ! Une grande première pour la compétition et un événement majeur pour notre discipline, qui n’a jusqu’ici presque jamais trouvé sa place en live sur la plateforme nationale, hormis quelques compétitions comme les Championnats de France d’escalade.


Voir une compétition de bloc retransmise sur France.TV n’a rien d’anodin. Pour Climbing District, organisateur du TBA, c’est l’aboutissement d’un travail colossal : proposer une compétition innovante, lisible, spectaculaire… et capable de séduire un public plus large que la seule communauté grimpe.

Le TBA, c’est quoi déjà ?

Le Team Boulder Arena est une compétition internationale de bloc au format unique en France :

  • Des binômes composés d’un grimpeur pro et d’un grimpeur amateur
  • Un circuit de 20 blocs en qualifications, en élimination directe
  • Une finale intense, où les cinq meilleurs équipes s’affrontent dans un circuit plein de surprises

Un concept qui mélange performance, stratégie, spectacle… et qui favorise surtout l’échange entre les athlètes.

 

© Hugo Wirth

Des grimpeurs de prestige

Cette année encore, le TBA a attiré des athlètes parmi les meilleurs du moment. Dès ce matin pour les qualifications, plusieurs grimpeurs et grimpeuses de renom prendront le départ de la compétition, dont notamment :

Brooke Raboutou,
Sohta Amagasa,
Sam Richard,
Zélia Avezou,
Meichi Narasaki,
Kyra Condie,
Clément Lechaptois,
Chloé Coscoy,
Sam Avezou,
Agathe Calliet,
Paul Jenft,
Melody Sekikawa,
Darius Rapa,
Lily Abriat,
François Kaiser
… et bien d’autres profils internationaux et français qui ont fait monter d’un cran le niveau de la compétition.

Autant dire que les finales s’annoncent explosives.

Quand et comment suivre les finales ?

Samedi soir, diffusion en direct sur France.TV à partir de 19h15.
Le live sera accessible gratuitement, sans inscription.

Il suffit de cliquer ici sur l’image ci-dessous pour accéder au live :

Le flux sera également disponible via l’application France.TV sur smartphone, tablette ou télévision connectée.

Le commentaire sera assuré par Jeanne Meyer, journaliste sportive pour France.tv Sport ainsi que par Matthieu Dutray, consultant, entraîneur et commentateur pour France.tv et Eurosport. Ensemble, ils formeront un duo expert, passionné et parfaitement complémentaire pour guider les spectateurs au cœur des finales.

Planetgrimpe sera bien sûr sur place pour suivre l’événement au plus près… Stay tuned !


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Bleau comme vous ne l’avez jamais vu : une journée unique en compagnie des grimpeurs du TBA

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Bleau comme vous ne l’avez jamais vu : une journée unique en compagnie des grimpeurs du TBA

14 Nov

Il y a des jours où l’on a l’impression d’entrer dans une parenthèse hors du temps. Hier, à deux jours du TBA, Climbing District avait convié quelques-uns des meilleurs grimpeurs du monde pour une journée exceptionnelle en forêt de Bleau… et Planetgrimpe avait la chance d’être du voyage.

Un moment suspendu, rare, presque irréel : grimper à Bleau, guidés par Jacky Godoffe lui-même, avec autour de nous les sourires, l’énergie et l’enthousiasme d’athlètes venus des quatre coins du globe.


9h – Réveil calme et convivial à Climbing District Bastille

À deux pas de la Gare de Lyon, Climbing District Bastille s’éveille doucement. Dans les canapés à l’entrée de la salle, les cafés se remplissent, les regards encore un peu endormis s’échangent, et les grimpeurs internationaux découvrent la salle, entre croissants et éclats de rire.

Brooke Raboutou discute avec Maïlys Piazzalunga, Manu Cornu plaisante avec Sohta Amagasa… L’ambiance est simple, détendue, presque familiale.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Après un bref mot d’Alban Levier (directeur de projet pour le TBA), d’Henri d’Anterroches (cofondateur de Climbing District) et de Jacky Godoffe (véritable légende de l’escalade), la salle devient terrain d’échauffement.

Les premiers clients qui passent la porte affiche un regard étonné : grimper un jeudi matin aux côtés de Meichi Narasaki, de Kyra Condie, de Sam Richard ou de Michael Piccolruaz… ce n’est pas exactement le quotidien.

11h30 – Un bus rempli de crash pads, direction Bleau

À l’extérieur, un immense bus se gare devant la salle. La soute déborde littéralement de crash pads : le décor est planté.
Les grimpeurs montent un à un, comme une colonie de vacances un peu hors normes, avant que le bus ne file vers l’un des secteurs les plus emblématiques de Fontainebleau : Rocher Gréau.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Sur la route, l’excitation monte. Les Japonais, venus nombreux à Paris pour participer à cette quatrième édition du TBA, sont collés aux vitres ; Meichi Narasaki confie qu’il n’est venu qu’une seule fois à Bleau dans sa vie : « Être ici, avec ce groupe, c’est vraiment incroyable », souffle-t-il, les yeux remplis d’étoile.

Bleau s’ouvre devant nous : soleil d’automne et légendes en guise de guides

À peine les sacs posés qu’un éclat de mouvement attire les regards : pieds nus, Brooke Raboutou vient déjà d’enchaîner un premier bloc. Elle donne le ton : aujourd’hui, pas de compétition, pas de tensions… juste de la grimpe, de la joie et du partage.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Et Climbing District n’a pas fait les choses à moitié : pour guider la troupe, deux figures de la forêt, Jacky Godoffe et Christophe Laumône, véritables pionniers de Bleau. Les deux hommes racontent, montrent, orientent et prodiguent des conseils aux jeunes grimpeurs. La forêt devient un livre ouvert, une histoire vivante.

Très vite, un attroupement se forme au pied de “La Tour Infernale”, highball aussi esthétique qu’engageant. Sam Richard, l’un des prétendant sérieux à la victoire samedi, y grimpe avec un calme déconcertant, à neuf mètres du sol. « Il m’a mis des sueurs froides celui-là… », plaisante Alban Levier en s’éloignant. L’Italien Michael Piccolruaz, qui rentre tout juste de Majorque avec “Es Pontas” en poche, enchaîne à son tour. Puis arrivent Maïlys Piazzalunga et ses colocataires américaines, Brooke Raboutou et Chloé Coscoy, qui choisissent une variante à droite, légèrement plus facile mais tout aussi gazante.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Entre deux pads qui se déplacent, nous prenons le temps d’échanger longuement avec Jacky Godoffe sur sa vision de l’évolution de l’escalade moderne. Un moment passionnant… dont vous découvrirez bientôt l’entretien complet sur Planetgrimpe.

La bonne humeur est contagieuse. Le vent chaud venu du Sahara rend la collante capricieuse, mais personne ne semble s’en soucier. Les performances ne sont pas le but… ou presque.

“Tigre et Dragon”, l’un des joyaux de Bleau

Car amenez une ribambelle de compétiteurs internationaux sur l’un des plus beaux 8A+ de la forêt, et vous obtiendrez forcément un peu d’émulation.

Sous un soleil d’automne qui fait briller l’arête comme un phare, “Tigre et Dragon” attire tout le monde. Sam Richard ouvre les hostilités en se lançant dans le bloc, suivi par les Japonais. Meichi Narasaki avale le bloc avec une aisance déconcertante. Sohta Amagasa, encouragé par Manu Cornu (avec qui il grimpera en binôme samedi lors de la compétition) réussit à son tour.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Zélia Avezou fait une apparition remarquée : elle connaît le bloc et propose une méthode aussi esthétique que musclée, qui laisse tout le monde sans voix… il ne lui manque que le début, encore récalcitrant.

Plus loin, du côté de “Mégalithe”, l’ambiance reste la même : des rires, des pads qui se déplacent sans cesse, et les conseils murmurés par Jacky Godoffe qui, à lui seul, incarne tout un pan de l’histoire de Bleau.

Pendant ce temps, Clément Lechaptois  retrouve ses marques avec le rocher bellifontain dans un bloc tout en sensation : “Faux Fuyant”, un 7B+ typique de la forêt. S’il a l’habitude de grimper dehors, cela fait quelque temps qu’il n’a pas posé ses doigts ici. Bientôt rejoint par Meichi Narasaki, celui-ci répète le bloc à son tour et lâche, hilare, qu’il l’a trouvé « plus dur que “Tigre et Dragon” », moins à l’aise dans ce style typique de Bleau.

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Une forêt qui refuse de nous laisser partir

À 16h30, l’humidité commence à s’installer. La lumière décline entre les blocs et l’heure du retour approche… du moins sur le papier. Car personne ne veut quitter cette bulle. Sur les visages, la même expression : celle qu’on retrouve chez les enfants dans un magasin de bonbons à qui l’on annonce qu’il faut rentrer…

© Matthias Paré | Planetgrimpe

Brooke Raboutou profite des derniers instants pour grimper dans “Supplément d’Armes”, accompagnée de Maïlys et Chloé. Plus loin, des cris de joie éclatent : trois grimpeurs viennent d’enchainer coup sur coup “Tigre et Dragon”, dont le Roumain Darius Rapa, qui s’est lui aussi récemment offert “Es Pontas”. “Quel pur bloc !”, déclare-t-il, le visage radieux… Une façon parfaite d’achever cette journée déjà mémorable.

Retour vers Bastille

Dans le bus du retour, la lumière est tamisée, les visages fatigués mais radieux. Les conversations vont bon train : anecdotes, méthodes de bloc, récit de compétition et fous rires.

Il est 19h15 lorsque nous arrivons à Climbing District Bastille. La journée s’achève. Demain, repos pour tout le monde. Samedi, place au TBA, à ses 130 équipes inscrites, à une journée marathon… et à une grande finale qui promet d’être électrique.

Mais avant tout cela, il y aura eu cette journée incroyable. Un moment suspendu, offert par Climbing District. Une manière unique d’entrer dans le week-end du TBA : ensemble, heureux, et inspirés par la forêt. Car c’est aussi l’esprit de l’événement !

Le Team Boulder Arena, c’est quoi ?

Une compétition internationale de bloc organisée par Climbing District où pros et amateurs s’affrontent en binômes.

Qualifications

Le TBA commence par un circuit de 20 blocs en élimination directe.
➝ Les binômes, pros ou amateurs, doivent grimper bloc après bloc, jusqu’à la limite.

Finales

Les cinq meilleures équipes hommes et femmes accèdent à la grande finale !
Quatre blocs de finale, un public en feu et une tension électrique.
➝ 600 spectateurs et une diffusion en direct sur Youtube, Twitch et France.TV

Le programme

Samedi 15 novembre

7h30 – 17h00 : Qualifications
Recovery zone (kiné, massages, cryo), Ateliers upcycling et test matos, séances de dédicaces, shop et rencontres avec les athlètes

19h15 – 22h15 : Finales femmes & hommes
23h00 – 2h00 : After party au Wanted, juste en face de la salle, avec les compétiteurs !

Dimanche 16 novembre

9h00 – 13h00 : Masterclass et brunch avec les athlètes pros
Séances sur les blocs de qualifs et de finales

 


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Sean Bailey signe la première répétition de “Arrival of the Birds” 9A

13 Nov

L’Américain Sean Bailey vient de frapper fort : il a réalisé la première répétition de “Arrival of the Birds”, le 9A bloc libéré par Aidan Roberts au printemps 2024.

C’est par un simple post Instagram — sans légende ni explication, à la façon de Shawn Raboutou — que Bailey a dévoilé sa nouvelle performance : une simple vidéo brute en noir et blanc, au style vintage, et un message pourtant limpide. L’Américain de 29 ans empoche ainsi son troisième 9A bloc !


Un bloc mythique, auréolé de mystère

Situé juste au-dessus du célèbre 8C “From Dirt Grows the Flowers”, “Arrival of the Birds” a d’abord été connu sous le nom de The Midnight Project. C’est Giuliano Cameroni qui avait présenté la ligne à Aidan Roberts en 2022, lors de son tout premier séjour à Chironico.

Roberts y voyait alors une ligne hors norme : un mur lisse avec seulement quelques micro-arquées, où chaque mouvement demande un contrôle millimétré et une tension absolue du corps. « C’est sans doute le bloc le plus dur que j’aie jamais essayé », confiait-il après sa réussite.

Pour la première ascension, le Britannique avait opté pour un départ plus bas que la version initialement imaginée, jugée trop morpho. Ce détail prend tout son sens aujourd’hui, alors que certains s’interrogent sur le départ utilisé par Sean Bailey. Aidan avait abaissé le départ car Shawn Raboutou, avec qui il travaillait le bloc, n’atteignait pas les prises d’origine. Or, Raboutou (1m68) et Bailey (1m63) étant de taille similaire, il paraît peu probable que ce dernier ait opté pour une version plus haute.
Mais sans vidéo complète de Roberts ni commentaire de Bailey, le mystère reste entier…

 

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Une publication partagée par Sean Bailey (@seanbailey)

Une nouvelle croix dans le carnet de Bailey

Avec cette répétition, Sean Bailey signe son troisième 9A bloc, après la première ascension de “Shaolin” à Red Rock et la répétition d’“Alphane” à Chironico.

Désormais retiré du circuit de Coupe du Monde (où il avait remporté trois médailles d’or), l’Américain de 29 ans s’impose comme l’un des grimpeurs les plus forts de sa génération, avec également dans son palmarès la voie “Bibliographie” 9b+ à Céüse.

Ces dernières années, Bailey a enchaîné les réalisations majeures, de “Floatin” 8C+ au Japon à “From Dirt Grows the Flowers” 8C, en passant par le highball “Lucid Dreaming” et “The Doors of Perception”. Son approche de la communication, minimaliste et quasi silencieuse, contraste avec les standards actuels des réseaux sociaux, mais son palmarès parle pour lui : discret, mais redoutablement efficace.

Performances récentes de Sean Bailey

Bloc

9A

  • “Arrival of the Birds” – Chironico (SUI) – novembre 2025 – deuxième répétition
  • “Alphane” – Chironico (SUI) – décembre 2024
  • “Shaolin” – Red Rock Canyon (USA) – février 2024 – première ascension

8C+

  • “Floatin” – Mizugaki (JPN) – octobre 2024 – quatrième répétition
  • “Devilution” – Bishop (USA) – janvier 2024 – première ascension
  • “Grand Illusion” – Little Cottonwood Canyon (USA) – novembre 2020 – deuxième répétition

8C

  • “From Dirt Grows the Flowers” – Chironico (SUI) – octobre 2025
  • “Eye in the Sky” – Val Bavona (SUI) – mars 2024
  • “The Doors of Perception” – Little Cottonwood Canyon (USA) – décembre 2023 – première ascension
  • “Lucid Dreaming” – Bishop (USA) – décembre 2023
  • “Pegasus” – Joe’s Valley (USA) – novembre 2020 – deuxième répétition
  • “Box Therapy” – Rocky Mountain National Park (USA) – octobre 2020 – troisième répétition

Falaise

9b+

  • “Bibliographie” – Céüse (FRA) – septembre 2021 – troisième répétition

9a+

  • “Joe Mama” – Oliana (ESP) – mars 2019
  • “First Ley” – Margalef (ESP) – décembre 2018
  • “Biographie” – Céüse (FRA) – août 2016

Une ligne convoitée… et déjà une prétendante !

Fait intéressant : l’Américaine Brooke Raboutou, seule femme au monde à avoir grimpé 9b+ (“Excalibur” à Arco), travaille actuellement “Arrival of the Birds” !

Si elle parvenait à s’en emparer, ce serait un nouveau tournant historique dans la progression féminine en bloc, elle qui a déjà à son actif “Box Therapy” 8C.


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Le troisième 8C flash de l’Histoire signé Adam Ondra !

13 Nov

Décidément, Adam Ondra est inarrêtable. À peine le temps d’assimiler son incroyable flash de “Greenspit” la veille, que le grimpeur tchèque s’offre une nouvelle prouesse d’anthologie : le flash de “Foundation’s Edge” 8C à Fionnay, en Suisse.

Une ascension historique, puisqu’il devient le troisième grimpeur de l’Histoire à flasher un bloc de ce niveau, après Yannick Flohé et Jules Marchaland.


Ondra, encore un peu plus dans l’Histoire !

Ouvert par Dave Graham en 2013, “Foundation’s Edge” est un long bloc d’environ 12 mètres, au profil aussi physique que complexe, mêlant compression, tension et tenue de prise sur près de vingt mouvements. Un style que maîtrise à la perfection Adam, qui a trouvé là un terrain de jeu idéal.

« Il y a quelques années, je n’aurais jamais pensé être capable de flasher un 8C ! Je n’avais même jamais envisagé d’essayer… », confie-t-il.

© Crimp Films

Mais la machine s’est mise en route cet hiver : « Après avoir flashé plusieurs 8B+ avec une certaine marge, j’ai commencé à envisager cette possibilité. Dylan Chuat m’a écrit au printemps pour me dire que “Foundation’s Edge” serait parfait pour moi. »

L’étincelle était allumée. Et lorsque Yannick Flohé a réussi le premier flash mondial d’un 8C sur ce même bloc cet été, Adam a su que le moment viendrait pour lui aussi.

Une démonstration de précision

Accompagné par les Italiens Marcello Bombardi et Giovanni Placci, Adam arrive à Fionnay prêt à livrer une bataille millimétrée. « J’étais bien informé de toutes les méthodes par Dylan. Je me suis élancé, concentré, et après un essai parfait, j’étais au sommet du bloc. C’était la perfection pure. »

L’ascension n’aura duré que quelques secondes, mais elle restera gravée dans les annales. Non seulement pour sa rareté (on parle là du troisième 8C flash jamais réalisé) mais aussi pour ce qu’elle symbolise : la confirmation d’un niveau de lecture et d’efficacité que peu de grimpeur au monde peuvent atteindre.

À noter que le Tchèque, en confirmant la cotation à 8C, valide ainsi définitivement le flash de Yannick Flohé comme le tout premier de ce niveau. Un point important, car l’Allemand lui-même avait laissé planer le doute sur le degré exact de difficulté après sa réussite.

© Crimp Films

Et ce n’était pas fini…

La journée aurait pu s’arrêter là. Mais fidèle à lui-même, Adam a poursuivi sur sa lancée en tentant un autre 8C, “Big Nose”. Résultat : il est passé à un cheveu de le flasher, et l’enchaînera finalement deux essais plus tard !

Entre son ascension flash de “Greenspit” en trad la veille, son essai presque parfait sur “Ziqqurat” 8C la semaine précédente, et désormais ce flash historique à Fionnay, Adam Ondra signe l’un des plus grands moments de bloc de sa carrière.

Le film de ces ascensions sera bientôt disponible sur sa chaîne YouTube, où il promet de revenir sur les coulisses de ces exploits.

Les meilleures perfs d’Adam Ondra en 2025

“El Elegido” – 8B+ (flash)
“Elemental” – 8B+
“La Ligne de Bête” – 8B+
“Imothep du Sol” – 8B+ (flash)
“Muscle Power” 8B+
“Atom” – 8B+
“Wolverine” – 8B+
“Gliese 581” – 8B+ (flash)
“The Ghost Ship” – 8B+
“Zlaty Drak SD” – 8B+
“Naplivu na vaše hroby SD” – 8B+
“Lamačus” – 8B+
“Foundation’s Edge” – 8C (flash)
“Big Nose” – 8C
“Ziqqurat” – 8C
“Autofix” – 8C
“Pinch Power SD” – 8C
“Soudain Seul” – 9A
“Pura Pura” – 8c trad
“Greenspit” – 8b+ trad (flash)
“Lexicon” – E11 (flash)


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Enchaîner un 8C+ bloc en moins d’une heure ? C’est fait !

12 Nov

Décidément, les performances de haut vol s’enchaînent dans le monde ! Après les récents exploits de Laura Rogora, Janja Garnbret, Chaehyun Seo ou encore Adam Ondra, c’est au tour de l’Autrichien Nicolai Užnik de faire parler de lui, avec un enchaînement d’une efficacité déconcertante à Magic Wood, en Suisse.

En l’espace d’une heure seulement, le grimpeur autrichien a réalisé la répétition de “Brain Rot”, une ligne extrême cotée 8C+, libérée par William Bosi au printemps dernier. Situé à gauche du célèbre 8A “Jack’s Broken Heart”, ce bloc, imaginé par Dave Graham, se concentre sur trois mouvements ultra physiques sur petites réglettes, où la tenue de prise est primordiale.

Avant cela, Užnik s’était échauffé en beauté en réalisant “Mystic Stylez” 8B+ en quelques essais seulement.

Enfin de retour dehors pour une incroyable première journée à Magic Wood ! J’ai enchaîné “Mystic Stylez” en quelques essais, puis “Brain Rot” une heure plus tard ! Même si la ligne me correspond parfaitement, je pense que le 8C+ est peut-être un peu généreux. Quoi qu’il en soit, super heureux de cette journée et impatient pour la suite !

 

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Depuis la première ascension de Will Bosi, “Brain Rot” a déjà connu plusieurs répétitions : Tamas Zupan, Simon Lorenzi et Sam Weir avaient confirmé ou légèrement nuancé la cotation initiale, oscillant entre 8C et 8C+. L’avis d’Užnik, qui penche lui aussi pour une cotation plus soft, renforce l’idée que la ligne se situe peut-être à la frontière entre les deux niveaux.

Cette ascension fulgurante ne fait que confirmer le talent et la puissance de Nicolai Užnik, déjà auteur plus tôt cette année de la première ascension de “Mount Doom” 9A bloc à Maltatal, et d’une répétition du 8C “Forgotten Gem” à Chironico au deuxième essai.


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Un flash historique : Adam Ondra triomphe dans la mythique fissure “Greenspit” 8b+ trad

11 Nov

Nouvelle prouesse pour le grimpeur tchèque Adam Ondra ! Il vient de réussir le flash de “Greenspit” 8b+, l’une des fissures les plus emblématiques et redoutées d’Europe, située dans le Valle dell’Orco, au nord de l’Italie.

Ouverte au milieu des années 1980 par Roberto Perucca, la ligne doit son nom aux spits peints en vert qui protégeaient alors le toit horizontal de 12 mètres. En 2003, le Suisse Didier Berthod retire les points fixes et réalise la première ascension avec les coinceurs déjà en place, avant de revenir en 2005 pour une ascension en pur style trad, posant les protections au fur et à mesure de son ascension.

L’escalade en fissure est assez rare en Europe. Le véritable paradis des grimpeurs de fissures se trouve dans le Yosemite. Mais il existe tout de même une vallée en Europe que l’on surnomme le Yosemite européen : le Valle dell’Orco, dans le Piémont, en Italie.

Adam Ondra

© Petr Chodura

“Greenspit” devient alors une véritable légende de la grimpe en fissure et un rite de passage pour les meilleurs spécialistes de la discipline. Au fil des ans, la voie a attiré les plus grands noms du trad : Nico Favresse, Tom Randall, Pete Whittaker, Babsi Zangerl (première féminine en 2020) ou encore Yuji Hirayama. Tous ont confirmé le caractère unique et exigeant de cette fissure horizontale, où la précision du placement et la maîtrise des coincements font toute la différence.

Je n’étais encore jamais allé là-bas et j’avais hâte de découvrir enfin ce spot ! J’ai eu la chance d’être guidé par Andrea Giorda, une légende locale qui a ouvert plusieurs fissures emblématiques dans les années 1970 et 1980.

Adam Ondra

© Petr Chodura

Un flash historique pour Ondra !

Réputé pour ses ascensions extrêmes en falaise et en bloc mais aussi pour son aisance en trad (il a notamment signé la deuxième ascension de “Bon Voyage” 9a trad), Adam Ondra démontre une fois de plus son incroyable polyvalence. Le Tchèque de 32 ans a réussi à flasher “Greenspit”, une première historique sur cette ligne !

Mon objectif était clair : “Greenspit”. J’ai pu obtenir les méthodes grâce à Marcello Bombardi, et je tenais vraiment à mettre un bel essai flash sur cette voie mythique.

Adam Ondra

Sur la vidéo qu’il vient de publier, on découvre un Ondra concentré et méthodique, grimpant avec puissance et précision sous le toit. La lutte devient intense dans la section finale : alors qu’un coinceur glisse de son emplacement, le grimpeur garde son calme et termine la voie dans un cri de rage et de joie mêlées.

Un automne de performances exceptionnelles

Décidément, les grimpeurs semblent être dans une forme étincelante en ce moment !

Après Janja Garnbret, qui a frappé fort à Cresciano avec l’enchaînement du bloc mythique “Dreamtime” 8C, et Chaehyun Seo, qui a débuté son trip espagnol en beauté avec le flash de “El Gran Blau” 8b+/c avant d’enchaîner “Papichulo” 9a+, c’est au tour d’Adam Ondra de briller, cette fois dans le domaine du trad.

Sans parler de l’Italienne Laura Rogora qui a également réaliséun impressionnant trip à Saint-Léger, enchaînant plusieurs voies dans le neuvième degré, confirmant son retour en pleine forme après une saison de compétitions bien remplie.


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Chaehyun Seo enchaîne “Papichulo” 9a+ à Oliana, son deuxième 9a+ !

11 Nov

À peine arrivée à Oliana, Chaehyun Seo frappe fort ! Après avoir flashé “El Gran Blau” 8b+/c le jour même de son 22ᵉ anniversaire, la Coréenne s’offre désormais “Papichulo” 9a+, l’un des monuments de la falaise catalane.

Une performance qui confirme, une fois de plus, son incroyable polyvalence entre résine et rocher.


Une revanche réussie à Oliana

L’an dernier déjà, Chaehyun avait tenté “Papichulo” sans parvenir à clipper le relais. Mais cette saison, la deuxième tentative fut la bonne. « Deux jours de pluie ont rendu la voie encore un peu humide, mais j’ai quand même réussi à enchaîner », a-t-elle confié avec simplicité.

Une belle revanche sur cette ligne mythique de 45 mètres, ouverte par Chris Sharma en 2008, connue pour son endurance infernale et ses sections explosives sans réel repos.

 

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Une saison chargée… et des débuts de trip fracassants

Avant d’attaquer le rocher espagnol, Seo sortait tout juste d’une nouvelle saison d’exception sur le circuit international : deuxième du classement général de la Coupe du Monde de difficulté 2025, troisième des Championnats du Monde, elle n’a cessé de rivaliser avec Janja Garnbret pour la première place.

Mais comme souvent chez les compétitrices de haut niveau, la fin de saison marque le retour à la falaise. Et Chaehyun n’a pas perdu de temps : dès son premier jour de trip, elle signait un flash dans “El Gran Blau” 8b+/c. « Premier jour à Oliana, premier jour de grimpe, aussi mon anniversaire… et j’ai flashé “El Gran Blau” 8b+/c », écrivait-elle, visiblement ravie de ce début de séjour pour le moins mémorable. Tout comme Janja Garnbret à Cresciano, Chaehyun avait choisi d’attaquer son séjour par la grande porte !

Un palmarès qui s’allonge…

Avec “Papichulo”, Chaehyun Seo décroche sa deuxième voie dans le 9a+, après “La Rambla” à Siurana, qu’elle avait enchaînée en 2022 après seulement sept essais, devenant ainsi la deuxième femme à réussir cette voie après Margo Hayes.

Depuis, la Coréenne a accumulé les croix prestigieuses : en 2022, elle était devenue la deuxième femme de l’Histoire à enchaîner un 8c à vue (“L’Antagonista”), après Janja Garnbret. L’année suivante, elle réalisait “Open Your Mind Direct” 9a et signait un à-vue dans “Fish Eye” 8c, une autre classique du secteur.

En enchaînant “Papichulo”, Chaehyun rejoint ainsi la courte liste des grimpeuses capables de venir à bout de cette king line d’Oliana, prouvant qu’elle n’est pas seulement une compétitrice d’exception, mais aussi l’une des plus fortes grimpeuses sur rocher de sa génération.


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Janja Garnbret enchaîne « Dreamtime » 8C à Cresciano, dans la journée !

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Janja Garnbret enchaîne « Dreamtime » 8C à Cresciano, dans la journée !

10 Nov

Le premier 8C de l’Histoire tombe sous les doigts de la double championne olympique slovène, qui signe une entrée fracassante dans son trip au Tessin.

Quand Fred Nicole libérait “Dreamtime” à Cresciano le 28 octobre 2000, il ouvrait une nouvelle ère dans l’Histoire du bloc. Célébré comme le premier 8C du monde, ce chef-d’œuvre du Tessin est devenu une référence absolue pour les grimpeurs les plus forts de la planète. Vingt-cinq ans plus tard, la Slovène Janja Garnbret vient à son tour d’y apposer son nom et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle l’a fait avec une aisance désarmante !

Mon premier jour de rêve dans le Tessin a commencé avec la réalisation de “Dreamtime” 8C, puis a continué avec “The Dagger” 8B et s’est terminé avec “La Proue” 8B. Excitée pour les jours à venir !

En une seule journée, Janja coche donc trois blocs mythiques, dont “Dreamtime”, qui reste pour beaucoup un rite initiatique du haut niveau. La vidéo de son ascension (réalisée sans sac à pof et en moins de deux minutes, dans un contrôle total) laisse bouche bée !

 

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Ce bloc mythique, dont l’une des prisses avait cassé en 2009, a vu défiler les plus grands : Dave Graham, Chris Sharma, Adam Ondra, Paul Robinson, Simon Lorenzi, Yannick Flohé, ou encore Giuliano Cameroni. L’an dernier, Michaela Kiersch en avait signé la première ascension féminine.

Une série de performances exceptionnelles !

Cette réalisation marque le deuxième 8C bloc de Janja Garnbret, après “Bügeleisen sit” à Maltatal, en mai 2024, bloc qu’elle avait d’ailleurs grimpé deux fois dans la même journée, insatisfaite de la première vidéo !

Et ce n’est pas tout : il y a quelques jours à peine, Janja signait déjà un exploit historique en falaise avec le flash de “Pure Dreaming” 8c+/9a à Arco , la plus grosse performance féminine jamais réalisée flash !.

© Björn Pohl

Déjà double championne olympique et invaincue sur le circuit international 2025 (elle a remporté toutes les Coupes du Monde auxquelles elle a participé), Janja démontre qu’elle n’est pas seulement la meilleure compétitrice du monde, mais aussi une grimpeuse complète, capable de performer avec brio en extérieur.

Avec un tel niveau, difficile de ne pas imaginer la suite : la Slovène semble avoir une marge énorme sur le rocher. Si elle décide de consacrer davantage de temps à la grimpe en milieu naturel, on peut déjà parier qu’elle sera la première femme à franchir le cap symbolique du 9A bloc, ou du 9a à vue.

L’avenir nous le dira, mais une chose est sûre : dans le Tessin, Janja Garnbret n’a pas fini de nous faire rêver…

Les femmes dans le 8C bloc

  • Katie Lamb : “Box Therapy” (2023), “Equanimity” (2024)
  • Janja Garnbret : “Bügeleisen Sit” (2024), “Dreamtime” (2025)
  • Ashima Shiraishi : “Horizon” (2016)
  • Kaddi Lehmann : “Kryptos” (2018)
  • Mishka Ishi : “Byaku-Dou” (2019)
  • Jana Švecová : “Nova” (2023)
  • Brooke Raboutou : “Box Therapy” (2023)
  • Marine Thevenet : “Juneru” (2024)

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Jules Marchaland expédie « Le Braille » 9a à Grenoble en un temps record !

09 Nov

Le Niçois Jules Marchaland s’est parfaitement acclimaté à la capitale des Alpes. Il vient d’y signer la deuxième ascension de “Le Braille” 9a, une voie aussi emblématique de la Cuvette, libérée en 2022 par Nico Pelorson.

Un 9a urbain… et singulier

Située à seulement cinq minutes à pied du centre-ville de Grenoble, “Le Braille” n’a rien d’une belle ligne provençale. Dix mètres à peine d’un mur compact, zébré d’arquées agressives, sur un petit panneau de calcaire aussi discret qu’impitoyable.

Certains diront que « Le Braille » incarne la falaise de l’habitude, loin des paysages photogéniques et des colonnettes dorées. D’autres y verront une forme de pureté urbaine, un terrain d’expression brut pour les grimpeurs locaux. Dans tous les cas, la voie s’est forgé une solide réputation au fil des années, restant longtemps l’un des projets les plus durs de la région grenobloise.

© Timothée Nitschke

C’est d’ailleurs au terme d’une petite “compétition” amicale que Nico Pelorson en avait signé la première ascension, proposant la cotation de 9a… Une note sévère, validée par le nombre de prétendants restés sur le carreau.

Deux séances nocturnes pour Jules Marchaland

Sur son compte Instagram, Jules a partagé son enthousiasme après cet enchaînement express :

Trop content d’avoir réalisé la deuxième ascension de cette ligne emblématique de Grenoble ouverte par Nico Pelorson ! Et surtout, super heureux de l’avoir faite en deux séances ! Ça pourrait bien être dur pour un 9a… 👀

Réalisée en seulement deux soirées de travail, à la lueur des lampes frontales, la performance de Jules témoigne une fois de plus de sa forme étincelante, lui qui enchaîne les croix majeures depuis plusieurs mois.

© Timothée Nitschke

Une année exceptionnelle

Cette ascension s’ajoute à une année 2025 phénoménale pour le Niçois. Entre falaise et bloc, Jules a littéralement explosé ses limites. On retiendra notamment :

  • “Le bruit de l’acid” 9b à Claret, sa première de ce niveau, en avril dernier ;
  • “Beyond” 9a+ au Pic Saint-Loup, réalisé au premier essai ;
  • deux 9a+ d’Adam Ondra en Norvège ;
  • et un 8C flash , “Power of Now Direct”, exploit rarissime qui fait de lui le deuxième grimpeur au monde à réussir une telle performance.

En route vers les États-Unis !

Cette réussite grenobloise clôt un chapitre européen avant un départ imminent pour les États-Unis, où Jules s’envolera aux côtés de Mejdi Schalck et Simon Lorenzi pour un road trip qui s’annonce… Explosif !


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« Deux des plus belles journées de ma vie » : un doublé jamais vu pour Adam Ondra !

08 Nov

Il y a des jours qui marquent une carrière. Et pour Adam Ondra, ces deux journées passées dans la Vallée d’Aoste comptent parmi les plus belles de sa vie de grimpeur !

En l’espace de 48 heures, le Tchèque a enchaîné trois blocs extrêmes signés Niky Ceria, dont un 8C en trois essais et deux 8B+ flash dans la même journée. Du jamais vu !

“L’un des plus beaux blocs que j’aie jamais réalisés”

En début de semaine, Adam Ondra s’est rendu dans la Vallée d’Aoste, là où l’un des plus grands visionnaires du bloc, l’italien Niky Ceria, a libéré certaines des plus belles lignes d’Europe. Le 5 novembre, le Tchèque se rend dans le secteur Gaby pour découvrir “Ziqqurat” 8C, un surplomb parfait libéré en 2015 par Ceria. Après avoir tenté le flash avec les précieuses indications du local Marcello Bombardi, il chute de peu avant de venir à bout du bloc à son troisième essai.

© Crimp Films

« J’ai tout donné pour le flash, confie-t-il. Je suis passé tout près, mais il faut croire que je dois encore améliorer mon jeu de contrepointe ! ». Ondra qualifiera “Ziqqurat” de « l’un des plus beaux blocs » qu’il ait jamais réalisés.

Deux 8B+ flash le lendemain

Mais ce 8C n’était que l’échauffement… Le lendemain, Ondra a réalisé ce que personne n’avait jamais fait auparavant : enchaîner deux 8B+ flash dans la même journée !

Direction Champorcher, un autre paradis du bloc façonné par Ceria. Il commence par “Gliese 581” 8B+, qu’il réussit à flasher sans difficulté. « Le départ m’a semblé dur, mais le jeté final plutôt facile, c’est peut-être 8B », commente-t-il.

© Crimp Films

Puis, quelques minutes plus tard, il s’offre “Ghost Ship” 8B+ dès son premier essai dans le bloc, en soulevant une intéressante question éthique.

En effet, comme ce bloc est un highball au sommet poussiéreux et engageant, Adam a dû descendre en rappel pour nettoyer la sortie, touchant ainsi certaines prises (convaincu de toute façon qu’il n’arriverait pas à passer le premier mouvement). Et pourtant… il l’a fait ! « Je n’avais même pas envisagé de le tenter flash, explique-t-il. C’est un bloc très haut, le haut était sale, alors je suis descendu depuis le haut pour le nettoyer. Je suis ensuite parti sans attentes, persuadé que j’allais tomber dès le début… et contre toute attente, j’ai tenu jusqu’au top, dans l’une des batailles les plus épiques de ma vie », affirme-t-il.

Toujours fidèle à sa rigueur éthique, Ondra a précisé qu’il considérait cette réalisation comme un flash “moins pur”, mais tout de même un flash, “le plus dur qu’il n’ait jamais fait”, malgré cette inspection préalable. Un détail qui relance le débat sur les subtilités permettant de juger d’un véritable flash… ou non.

Cette précision est typique d’Adam Ondra : toujours soucieux de rester irréprochable dans la définition du style, même au sommet de son art. Au-delà de ces considérations, une chose est sûre : il s’agit là d’un double exploit en une seule journée, inédit dans l’Histoire de l’escalade.

Ces performances sur le caillou italien, réalisées dans une ambiance automnale parfaite, confirment qu’Adam Ondra n’a rien perdu de sa soif d’exploration et de dépassement. « Ce furent deux des plus belles journées de ma vie en bloc, écrit-il. Une météo incroyable, des lignes de rêve ».

© Crimp Films

Ces croix s’ajoute à une année déjà exceptionnelle pour le Tchèque. Fin janvier, il flashait “El Elegido” 8B+ à La Pedriza, en Espagne, son deuxième 8B+ flash après “Jade”, dans le Colorado, en 2015. Un mois plus tard, il cochait son tout premier 9A bloc, “Soudain Seul”, à Bleau, qu’il réussissait après seulement cinq jours d’efforts. Le lendemain de cette performance historique, il flashait “La Ligne de Bête” 8B+.

À ce jour, il a flashé une vingtaine de bloc cotés 8B, dont plusieurs initialement proposés à 8B+ et qu’il a ensuite décotés. En comptant “Gliese 581” et “Ghost Ship”, il a réussi pas moins de onze 8B+ cette année.


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Blaise Jaffré : « Intense, c’est le mot ! » – Dans les coulisses du Team Boulder Arena 2025

07 Nov

À quelques jours du lancement du Team Boulder Arena à Climbing District, Planetgrimpe est allé à la rencontre de Blaise Jaffré, chef ouvreur de cette 4ᵉ édition. L’événement, devenu incontournable dans le calendrier des compétitions d’escalade, promet encore une fois un spectacle d’une rare intensité ! 

Entre format unique, équipe d’ouvreurs XXL et esprit de show, Blaise nous ouvre les coulisses d’une compétition pas comme les autres.


« Intense, c’est le mot ! »

Ouvreur depuis neuf ans et passionné de compétition, Blaise Jaffré officie depuis quatre ans chez Climbing District. Habitué des événements nationaux et internationaux, il pilote cette année encore l’ouverture du Team Boulder Arena (TBA), dont il résume l’esprit en un mot : « intense ».

© Coll. Jaffré

Car le TBA n’a rien d’une compétition classique. Ici, les grimpeurs évoluent en binômes, affrontant 20 blocs aux difficultés croissantes dans un format KO : la moindre erreur peut être fatale. « Le fait d’être en équipe de deux change tout, explique Blaise. Et avec le format KO, on ne pardonne rien ».

Un format exigeant et un show à part entière

Pour les ouvreurs, le défi est de taille : créer un circuit progressif et cohérent malgré la diversité des duos engagés, allant des amateurs passionnés aux grimpeurs de niveau international.

« Avec 20 blocs, on peut se permettre une vraie progression, explique Blaise. L’objectif, c’est que tout le monde puisse se donner à fond, même si le format est parfois frustrant. Et il y a toujours des surprises à la fin des qualifs ! ».

© Marvin Gourdon

Au fil des éditions, le TBA a aussi su développer une identité visuelle bien à lui, avec des blocs marqués par une forte personnalité, des couleurs de prises spécifiques pour cette quatrième édition, et une mise en scène où lumières, musique et public créent une ambiance électrique.

Trois jours, vingt blocs et une équipe surmotivée

Cette année, Blaise s’entoure d’une équipe d’ouvreurs particulièrement dense, mêlant permanents de Climbing District et ouvreurs indépendants : Ludo Lefèvre, Joao Evora, Owen Penauille, Maragda Gabarre, Ewen Heurtaux, Thomas Berlemont, Yann Laboulange, Arthur Ternant et Luka Muzar.

« Chaque ouvreur dans l’équipe a de grosses qualités individuelles que ce soit en terme de créativité, de niveau de grimpe ou encore d’efficacité au travail », affirme Blaise.

© Hugo Wirth

Une équipe soudée, mais surtout pressée par le temps : « On n’a que trois jours pour tout ouvrir, c’est du jamais vu pour un événement de cette ampleur ! »

Pour garder le cap, Blaise a défini des directives pour chaque ouvreur en amont. « Avec une équipe aussi nombreuse, on ne peut pas se permettre le freestyle. L’idée c’est de guider au mieux le déroulement des journées pour être efficace et ne pas perdre de temps inutile. L’objectif c’est que les ouvreurs se consacrent uniquement aux blocs qu’ils ont à ouvrir pour en sortir la meilleure version possible. Puis, avec Ludo, on travaille en binôme pour lier le tout ».

Des finales sous haute tension

Le climax du TBA, ce sont évidemment les finales : un show haletant où la tension monte d’un cran dès le premier bloc, qui permet d’accéder réellement à la finale.

« Les équipes doivent choisir un seul grimpeur pour un essai unique, explique Blaise. S’il échoue, la finale s’arrête pour les deux. S’il réussit, ils continuent l’aventure dans les trois blocs de finale classiques. C’est un moment de pur stress ! Je ne te cache pas qu’en tant qu’ouvreur, on perd pas mal de points de vie… Personne n’est à l’abri de tomber sur ce bloc 1 ».

© Marvin Gourdol

L’objectif en tant qu’ouvreur ? Trouver le parfait équilibre entre spectacle et exigence sportive. « Le TBA n’est pas une compétition officielle, alors on se permet un côté show. Mais on veut que la meilleure équipe l’emporte sur un bloc clé ».

Et pour Blaise, les émotions vécues lors de la finale restent incomparables : « On est dans un état de transe. Après trois jours d’ouverture non-stop, la fatigue et la pression rendent le moment encore plus fort », affirme-t-il, fort de son expérience des précédentes éditions.

« L’année dernière, nous avons fait une finale dure chez les hommes, se souvient-il. Sur le dernier bloc, on a bien cru qu’aucun grimpeur n’irait en haut. Quand Paul Jenft a sorti le bloc, on a explosé de joie ! Et je garde aussi en tête l’édition d’avant, quand les athlètes finissaient face public, tout en haut du mur, devant une salle en fusion. Ce sont des images gravées ! ».

© Hugo Wirth

L’évolution du TBA : toujours plus grand, toujours plus fort

Au fil des années, le Team Boulder Arena a su s’imposer comme l’un des événements phares de l’escalade française, attirant un public toujours plus nombreux. Et Blaise voit les choses en grand : « Chaque année, on essaie de repousser les limites. J’espère que la salle poussera bientôt les murs pour accueillir tout le monde ! ».

Faut-il s’attendre à des surprises cette année, des concepts nouveaux ou des choses inédites ? « Il faudra attendre le 15 novembre pour en savoir plus, mais il y aura des surprises sans aucun doute ! », promet Blaise.

Avant de conclure avec un sourire : « Merci pour cet échange ! Maintenant, place aux visseuses… Il est temps de faire en sorte que tout le monde passe un moment inoubliable le 15 novembre. »

© Hugo Wirth


  • Pour rappel, l’accès aux qualifications est en accès libre et gratuit, mais n’imaginez pas venir uniquement pour encourager les athlètes sur les blocs… La journée sera très festive, avec un très beau village de marques, de nombreux ateliers, des présentations de produits, des dédicaces avec les athlètes pro, … autant vous dire que vous ne serez pas déçu du voyage !
  • Toutes les infos sur le TBA4 ici
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Échec collectif pour les Japonais dans « Burden of Dreams » !

06 Nov

Il y a quelques semaines, nous évoquions sur Planetgrimpe la possible explosion de la légende « Burden of Dreams ». Deux jeunes prodiges japonais, Makoto Yamauchi et Ritsu Kayotani, semblaient alors tout proches de réaliser l’enchaînement de ce bloc mythique ouvert par Nalle Hukkataival en 2016 — le tout premier 9A bloc de l’histoire.

Mais alors que tout semblait réuni pour un nouvel exploit nippon, la campagne d’automne en Finlande vient de se terminer sur un goût d’inachevé.


Un espoir collectif… et un échec partagé

Ce n’étaient finalement pas deux, mais quatre Japonais à avoir pris part à cette expédition à Lappnor : Tomoa Narasaki, Ritsu Kayotani, Makoto Yamauchi et Toru Nakajima.

Un véritable groupe de haut niveau, gonflé d’espoir et soutenu par des milliers de fans à travers le monde. Tous avaient préparé leur tentative sur des répliques en résine du bloc, reproduisant fidèlement prises, pieds et inclinaison — une méthode devenue incontournable depuis que William Bosi et Simon Lorenzi ont montré la voie.

© Coll. Ritsu Kayotani

Les vidéos de leurs entraînements avaient suscité un vent d’optimisme : les Japonais maîtrisaient la réplique avec une aisance déconcertante. Certains, comme Tomoa Narasaki, avaient même trouvé de nouvelles méthodes, laissant penser qu’un cinquième, voire un sixième nom allait bientôt rejoindre la courte liste des grimpeurs ayant dompté “Burden of Dreams”.

Mais la réalité du granite finlandais est restée impitoyable. Malgré plusieurs semaines d’efforts, aucun des quatre n’a réussi à signer la répétition tant espérée.

Le premier à rendre les armes fut Toru Nakajima, qui a eu la sincérité de partager publiquement sa décision :

J’ai perdu. Je ne peux pas avancer tant que je n’aurai pas accepté ce fait.

© Imashi Hashimoto

Makoto Yamauchi, qui avait pourtant réalisé un excellent départ et enchaîné tous les mouvements séparément, s’est lui aussi heurté à la dureté du bloc :

Mon premier voyage en Finlande s’achève. J’ai consacré environ quatre mois à me préparer pour “Burden of Dreams”, mais le 9A s’est avéré trop difficile pour moi. Il ne m’a pourtant pas manqué grand-chose.

© Henrik Asklöf

De son côté, Ritsu Kayotani garde une motivation intacte, promettant déjà un retour :

“Burden”, tu m’as rappelé que je peux encore devenir plus fort. Je vais recharger les batteries et revenir te défier… J’ai hâte de ce jour !

Quant à Tomoa Narasaki, le champion du monde, il tire un bilan lucide mais positif de son court séjour en Finlande :

Cette fois, je n’ai pas réussi, mais j’ai ressenti de vrais progrès. Même après un début difficile où je ne me sentais pas très en forme, j’ai fini par mieux bouger et j’ai beaucoup appris sur le vrai rocher, qui est tout de même bien différent de la réplique.

© Keita Watabe

Un bloc qui ne se laisse pas dompter si facilement !

Depuis la première ascension de Nalle Hukkataival en 2016, “Burden of Dreams” n’a été répété que quatre fois :

  • William Bosi (2023)
  • Simon Lorenzi (2023)
  • Elias Iagnemma (2024)
  • Sungsu Lee (2025)

Malgré une préparation ultra-précise, des entraînements millimétrés et l’appui de la technologie 3D, le bloc finlandais continue de résister. Une fois de plus, il rappelle à quel point le passage de la résine au granite peut faire toute la différence.

Si cette offensive japonaise s’est soldée par un échec, elle marque un nouvel élan autour du mythe “Burden of Dreams”. Les grimpeurs nippons ont prouvé qu’ils n’étaient pas loin ; leurs progrès sur le rocher laissent présager une suite prometteuse. Comme le résume Ritsu Kayotani : « Ce n’est qu’une question de temps… ».

© Keita Watabe


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Deux Japonais tout près d’enchaîner « Burden of Dreams » 9A !

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Camille Pouget : « Je voulais finir la saison en beauté, et je l’ai fait ! »

05 Nov

Quelques jours après sa victoire éclatante à la Coupe d’Europe de difficulté de Tournefeuille, Camille Pouget revient pour nous sur ce dernier week-end de compétition, sa préparation express et les émotions intenses vécues devant un public conquis.

Une saison longue… mais un dernier rendez-vous à domicile !

« La saison avait été longue jusqu’aux Championnats du monde », confie Camille. « Je m’étais préparée pour ce rendez-vous, mais ça ne s’est pas passé comme je le souhaitais. Après ça, j’ai eu besoin de retrouver de la motivation et d’expérimenter d’autres manières de m’entraîner ».

Alors qu’elle envisageait de clore sa saison, l’idée de grimper « à la maison », sur le mur de ses années jeunes à Tournefeuille, a tout changé. « J’ai hésité, mais je me suis dit : si je m’aligne, c’est pour gagner. »

© Wouter Merckens

Elle se lance alors dans un mois de préparation spécifique, avec un objectif clair : retrouver du plaisir tout en se donnant les moyens d’aller chercher la victoire. « Je voulais arriver prête, physiquement et techniquement, et ça a été le cas ».

Les qualifications se passent sans accroc : « La première voie, très technique, ne me pose pas de souci, j’arrive en haut. La deuxième était un peu plus physique. Comme je passais à la fin, j’avais l’impression que les prises étaient un peu sales, un peu glissantes, et j’ai dû m’employer pour la toper ».

Deux tops et une première place ex æquo avec deux grimpeuses habituées du circuit mondial. De quoi se mettre en confiance avant les tours décisifs.

© Wouter Merckens

Mais la demi-finale reste, selon elle, « le moment le plus stressant » : « Si tu rates ce tour, tout s’arrête, tu n’as même pas la chance d’aller chercher quoi que ce soit, puisque tu n’as pas accès aux finales ». Pourtant, elle livre une prestation parfaite : « Je passe le crux que les autres ne passent pas, je mets du rythme, je grimpe bien… et j’arrive à prendre du plaisir en grimpant ».

Un pari gagnant avant la finale

Fatiguée mais lucide, Camille prend une décision audacieuse le lendemain : aller faire une voie d’échauffement dans une autre salle avant la compétition.

« Je suis allée à Altissimo Portet en début d’après-midi, je voulais avoir le temps de monter fort en rési à l’échauffe, mais aussi de bien me reposer ensuite pour être fraîche pour les finales. C’était un pari un peu risqué, parce que je n’avais jamais fait ça auparavant, mais je le sentais bien ! ».

Arrivée à l’isolement, elle se sent calme, prête, sans stress. « J’ai pu gérer mon temps tranquillement, sans précipitation ».

« Quand le public a hurlé mon nom, j’ai pris une claque »

Tout bascule au moment de la présentation des finalistes. « Quand le speaker a dit mon nom, la salle a explosé. J’ai reconnu des amis, ma famille, des membres de mon ancien club… j’ai pris une claque d’émotion ».

À ce moment-là, le public n’avait plus la même place : il ne représentait plus une pression, mais une force qui me portait jusqu’en haut.

Sous la pression, elle vacille un instant et se met à trembler. Mais son coach la recentre. Respiration, recentrage, musique dans les oreilles : Camille entre peu à peu dans sa bulle. « Le gros défi, ça a été d’écarter complètement l’enjeu lié au résultat — paradoxalement, puisque j’étais venue chercher la gagne. Là, il fallait mettre le résultat de côté, juste le temps du run ».

© Wouter Merckens

Arrivée au pied de la voie, Camille n’avait qu’une envie : jouer dans la voie et s’exprimer à 100 %. « Je savais, au fond de moi, que j’avais le niveau pour la faire. Il fallait juste avoir le courage de tout mettre en place pour y parvenir. Je suis vite partie dedans, le couteau entre les dents, avec l’envie de mettre un gros rythme et de m’exprimer à fond ».

Une fois lancée, tout devient fluide. « À ce moment-là, le public n’avait plus la même place : il ne représentait plus une pression, mais une force qui me portait jusqu’en haut. À chaque fois que je faisais un mouv un peu déterminant, ça hurlait derrière. L’ambiance était incroyable ! ».

© Wouter Merckens

Elle chute sur le dernier mouvement, en se faisant surprendre sur l’avant-dernière prise, qu’elle pensait meilleure. Mais son run est magistral. « Quand je tombe, je sais que j’ai bien grimpé. Et quand je me retourne, le public est en feu ; je profite avec eux ».

Je ne pouvais pas rêver meilleure manière de terminer ma saison.

Quelques secondes plus tard, son kiné lui fait signe : elle vient de gagner. « À ce moment-là, je ressens une immense joie et un énorme sentiment de satisfaction qui me traverse tout le corps. Une euphorie absolument dingue. J’ai tout laissé s’exprimer, je sautais partout, j’étais super contente ».

Le trophée “Good Vibes for Luce” et une Marseillaise pleine d’émotion

La soirée réserve encore une surprise : Camille reçoit le trophée “Good Vibes for Luce”, décerné par le comité de sélection présent sur place. « Je ne m’y attendais pas du tout. Ça a vraiment ajouté une dimension spéciale, encore plus d’émotion ».

Et pour conclure : la Marseillaise, chantée à pleins poumons par toute la salle. « Sur le podium, avec mes amis, ma famille et l’équipe de France qui chantaient avec moi… j’en avais les larmes aux yeux ».

© Wouter Merckens

« Une façon rêvée de finir la saison »

Pour Camille, cette victoire représente bien plus qu’un simple résultat. « Je ne pouvais pas rêver d’une meilleure manière de terminer ma saison. C’était exactement ce que je voulais vivre — et souvent, entre ce qu’on veut vivre et ce qu’on vit réellement, il y a un petit gap. C’est très dur d’accomplir ses objectifs quand ils sont élevés et qu’on a des attentes. Et là, clairement, j’en avais ! ».

Fatiguée mais apaisée, elle savoure cette fin de saison. « J’ai un peu le sentiment d’être vide dans la tête, de ne plus avoir rien à faire, parce que la saison est enfin terminée. Il faut dire qu’elle a commencé en avril, je crois — je ne me souviens même plus du début ! Maintenant, il ne reste plus qu’à me réentraîner pour la saison prochaine. Je vais prendre une petite pause d’au moins une semaine, et repartir ensuite avec plein d’outils hyper intéressants pour la suite ».

© Wouter Merckens


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Coupe d’Europe de difficulté 2025 à Tournefeuille : un week-end de triomphe pour les Bleus !

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8c+ à vue à Saint-Léger : Laura Rogora écrit une nouvelle page de l’Histoire de l’escalade !

04 Nov

Il y a des performances qui marquent une saison. Et puis, il y a celles qui marquent l’Histoire… Ce week-end à Saint-Léger-du-Ventoux, Laura Rogora vient de réaliser l’impensable : enchaîner à vue “La Ligne Claire” 8c+, signant ainsi le deuxième 8c+ à vue de sa carrière.

Une prouesse que seules deux autres légendes de notre sport peuvent revendiquer : Adam Ondra et Alex Megos !


 “Last day, best day !”

Sur son compte Instagram, la grimpeuse italienne de 24 ans a résumé cette journée d’exception par une simple phrase :

Après avoir réalisé mon premier 8c+ à vue cet été, je pensais qu’il serait difficile d’égaler ce résultat. Je n’aurais jamais cru y parvenir quelques mois plus tard !

© Jan Novak

C’est lors de son dernier jour à Saint-Léger que Laura s’est offert cet exploit. “La Ligne Claire” est une voie mythique du secteur Praniania, longue d’une trentaine de mètres, exigeante de bout en bout. Une succession de crux techniques, et de petites arquées typiques du calcaire de la falaise provençale.

“Je n’ai jamais été vraiment proche de tomber”, confie Laura. “J’ai grimpé proprement dans le premier crux et la traversée, même si j’ai un peu hésité sur la fin.”

Une saison en apesanteur

Difficile de trouver un adjectif à la hauteur de sa forme actuelle. Depuis la fin de la saison des Coupes du Monde, Laura Rogora enchaîne les croix comme d’autres enchaînent les journées d’entraînement.

Lors de ce même séjour à Saint-Léger, elle a :

  • Enchaîné “Supercrackinette” 9a+, la voie mythique libérée par Alex Megos et flashée par Adam Ondra ;
  • Enchaîné “La Castagne” 9a+ et Le Cadafist 9a en seulement quelques essais ;
  • Réalisé “Le Concept” 8c à vue et plusieurs 8b+ du secteur

© Jan Novak

Et comme si cela ne suffisait pas, elle avait déjà, cet été, repoussé les limites du possible féminin en réalisant le premier 8c+ à vue féminin de l’Histoire avec “Ultimate Sacrifice” dans les Gorges du Loup.

Une place dans l’Histoire

Avec cet exploit, Laura Rogora devient la troisième grimpeuse de l’Histoire à compter deux 8c+ à vue ou plus, rejoignant ainsi Adam Ondra et Alex Megos au panthéon du à-vue mondial.

En 2025, elle a également ajouté à son carnet neuf voies cotées 9a ou plus, confirmant son statut de meilleure performeuse féminine de l’année sur le rocher !


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Deux 9a+ d’affilée et un 9a pour Laura Rogora à Saint-Léger !

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Compétitions d’escalade : les nouveautés pour 2025/2026

04 Nov

Après la grande réforme présentée au printemps dernier, la FFME vient de détailler les ajustements techniques et organisationnels qui entreront en vigueur dès la saison 2025-2026. L’objectif : aligner le circuit français sur les standards internationaux de l’IFSC, tout en préservant les spécificités de la compétition hexagonale.

Entre révision des catégories, formats modernisés, mesures de sécurité renforcées et nouvelles libertés pour les ouvreurs, découvrez toutes les nouveautés du circuit français.


Nouvelles catégories jeunes

La FFME officialise l’apparition d’une nouvelle catégorie U21 (19-20 ans), dans la continuité du parcours jeunes.
Ces grimpeurs disposeront désormais d’un podium officiel sur le circuit du Championnat de France (départementaux, régionaux, demi-finales et finale).

Le surclassement est simplifié : il sera désormais réservé aux U19 et aux vétérans, pour une meilleure cohérence entre les filières jeunes et seniors.

Les catégories s’établissent désormais comme suit :

  • U11 (9-10 ans)
  • U13 (11-12 ans)
  • U15 (13-14 ans)
  • U17 (15-16 ans)
  • U19 (17-18 ans)
  • U21 (19-20 ans)

© FFME

Jusqu’à trois couleurs par voie : plus de liberté pour les ouvreurs

C’est l’une des nouveautés les plus visibles de cette réforme : les ouvreurs pourront désormais superposer jusqu’à trois couleurs sur une même voie ou un même bloc. Une mesure qui permettra plus de créativité dans le traçage.

Cette “ouverture à la couleur” s’appliquera à tous les niveaux — départementaux, régionaux, Coupes de France — à l’exception des Championnats de France.

Bloc : sécurité renforcée et formats modernisés

La FFME met un accent fort sur la sécurité des plus jeunes. Les hauteurs maximales des blocs seront désormais limitées à :

  • 3,5 mètres pour les U13
  • 4 mètres pour les U15
  • 4,5 mètres pour les U17 et au-delà

Côté format, les compétitions jeunes passent à un contest à essais illimités, avec la possibilité d’introduire des zones et un système de points prenant en compte les tops, les zones et le nombre de tentatives.

Sur les Championnats de France jeunes, les qualifications se dérouleront flash sur un double circuit décalé, et les finales réuniront huit grimpeurs.
Chez les seniors, les finales adoptent un format Coupe du Monde, où le bloc 2 débute à la 5ᵉ rotation — une première sur le circuit français.

© Planetgrimpe

Difficulté : plus de fluidité et de cohérence

Les quotas sont désormais harmonisés : 24 grimpeurs en demi-finale, 8 en finale.
Chez les U13, la grimpe se fera en moulinette, pour renforcer la sécurité et l’accessibilité de la discipline.

En cas d’égalité chez les U11 et U13, le chrono sur la voie la plus dure servira désormais de départage.

Vitesse : plus de clarté et de tolérance

Le règlement de la vitesse évolue vers plus de souplesse : en cas de faux départ, le grimpeur est désormais classé dernier, sans exclusion.

Un record de France officiel U15 sera désormais établi sur voie de 12 mètres, valorisant cette catégorie en pleine progression.

Combiné jeunes : un format simplifié et recentré

Le Championnat de France combiné concernera exclusivement les U13, avec quelques précisions :
Bloc : durée fixée par le président du jury (minimum 45 minutes)
Vitesse : finale sur deux voies identiques, avec huit qualifiés maximum

En résumé

Cette deuxième phase de réforme traduit concrètement la volonté de la FFME :

  • Plus de flexibilité dans les formats (zones en contest, finales type Coupe du Monde)
  • Plus de liberté d’ouverture (jusqu’à trois couleurs par voie)
  • Plus de sécurité pour les jeunes (hauteur limitée, moulinette U13)
  • Plus de cohérence avec les standards internationaux

Le calendrier prévisionnel des compétitions 2025-2026 est à retrouver ici.


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Budget 2025: un jeu d’équilibriste pour la FFME

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Coupe d’Europe de difficulté 2025 à Tournefeuille : un week-end de triomphe pour les Bleus !

03 Nov

Le week-end dernier, Tournefeuille s’est transformée en véritable capitale européenne de l’escalade ! Trois jours durant, la ville occitane a accueilli la dernière étape de la Coupe d’Europe de difficulté, réunissant les meilleurs grimpeurs et grimpeuses du continent, dans les catégories seniors et jeunes.

Et la France a particulièrement brillé sur cette compétition à domicile, repartant avec sept médailles !


Seniors : Camille Pouget et Léo Avezou s’imposent en or !

Chez les seniors, les finales ont offert un spectacle qui a ravi le public français ! Quelques jours seulement après son 8b+ flash, Camille Pouget s’est illustrée avec une maîtrise impressionnante : elle a remporté tous les tours de la compétition ! Première lors des qualifications, la Française a de nouveau pris la tête en demi-finale avant de confirmer en finale, dominant une voie exigeante jusqu’à frôler la dernière prise !

Je ne pouvais pas rêver d’une meilleure manière de terminer ma saison ! C’était exactement ce que je voulais vivre — et souvent, entre ce qu’on veut vivre et ce qu’on vit réellement, il y a un petit gap.

Je suis donc hyper contente d’avoir terminé ma saison comme ça, et fière de voir que tout ce que j’ai mis en place pour réussir ce jour-là a fonctionné. Je suis aussi fière d’avoir gagné cette compète dans un contexte pas forcément confortable : je me sentais attendue, observée, et j’ai vraiment ressenti cette pression à un moment. Avoir réussi à m’en défaire pour donner la meilleure version de moi-même sur le mur, ça restera un accomplissement fort, que je garderai longtemps en mémoire pour les prochaines situations similaires.

Camille Pouget

© FFME

Chez les hommes, Léo Avezou a fait parler son mental. Huitième après les qualifications, cinquième en demi-finale, il a tout donné sur la voie finale pour s’emparer de l’or !

Tournfeuille a également vibré pour Akyan Etchar, le local de l’étape, qui décroche une superbe médaille d’argent devant son public. Younès Aubert Masmoudi, solide tout au long du week-end, complète le podium avec une troisième place méritée.

© FFME

Les résultats femmes

Pos.GrimpeurQualificationDemi-finaleFinale
1FRA Camille PougetTeam PG50+ 
2NED Lynn Van Der Meer 47+ 
3CZE Michaela Smetanova 46+ 
4ESP Iziar Martínez Almendros 39 
5CZE Arina Jurcenko 36 
6GBR Connie Bridgens 35+ 
7GBR Lucy Garlick 35+ 
8SVK Martina Buršíková 31+
1FRA Camille PougetTeam PG41+ 
2CZE Michaela Smetanova 37+ 
3CZE Arina Jurcenko 37+ 
4ESP Iziar Martínez Almendros 37+ 
5NED Lynn Van Der Meer 36+ 
6SVK Martina Buršíková 36+ 
7GBR Connie Bridgens 31+ 
8GBR Lucy Garlick 31+ 
9CZE Tereza Siruckova 28+ 
10SLO Zala Mlakar Staric 28+ 
11GBR Fae Macdougall 28+ 
12FRA Louise Puech Yazid 28+ 
13AUT Ines Schwaiger 28+ 
14UKR Nika Potapova 28+ 
15GER Ronja Marlene Witt 28 
16AUT Anika Deubler 25+ 
17SUI Zoé Egli 25 
18FRA Ina Plassoux Djiga 24+ 
19AUT Sarah Feichtenschlager 24+ 
20GER Annika Müller 24+ 
21ESP Emily Charlote Pescetto Budden 24 
22SLO Lana Goric 13 
23SUI Michelle Hulliger 11 
24FRA Kaïna Viviand 11
1FRA Camille PougetTeam PGTOP (1) | TOP (1)
1CZE Michaela SmetanovaTOP (1) | TOP (1)
1NED Lynn Van Der MeerTOP (1) | TOP (1)
4CZE Tereza SiruckovaTOP (1) | 41+ (4)
5SLO Zala Mlakar StaricTOP (1) | 40+ (6)
6CZE Arina JurcenkoTOP (1) | 39+ (7)
7ESP Iziar Martínez AlmendrosTOP (1) | 37+ (8)
8FRA Ina Plassoux Djiga43+ (9) | 41+ (4)
9AUT Anika DeublerTOP (1) | 34+ (14)
10SVK Martina Buršíková42+ (11) | 35+ (9)
11GBR Fae Macdougall43+ (9) | 34+ (14)
12SLO Lana Goric40+ (14) | 35+ (9)
13SUI Michelle Hulliger39+ (18) | 35+ (9)
14AUT Sarah Feichtenschlager40+ (14) | 35 (13)
15FRA Louise Puech Yazid41+ (12) | 33+ (18)
16ESP Emily Charlote Pescetto Budden39+ (18) | 34+ (14)
17AUT Ines Schwaiger40 (17) | 31+ (19)
18GER Ronja Marlene Witt36+ (21) | 34+ (14)
19GBR Connie Bridgens40+ (14) | 28+ (23)
20UKR Nika Potapova41+ (12) | 27+ (28)
21GBR Lucy Garlick38+ (20) | 29+ (21)
22GER Annika Müller17 (44) | 35+ (9)
23FRA Kaïna Viviand35+ (23) | 31+ (19)
24SUI Zoé Egli36+ (21) | 28 (26)
25FRA Kintana Iltis34+ (27) | 28 (26)
26ITA Viola Battistella33 (30) | 28+ (23)
27GER Clara-marie Nagel35+ (23) | 27+ (28)
28FRA Alicia Simon32 (32) | 28+ (23)
29NED Noor Witte27+ (34) | 29 (22)
30CZE Ema Galeova35+ (23) | 24+ (37)
31SVK Sára Šimeková33+ (28) | 27+ (28)
32ITA Valentina Arnoldi33 (30) | 27+ (28)
33SUI Ladina Heller33+ (28) | 25 (36)
34ITA Leonie Hofer29+ (33) | 27+ (28)
35FRA Clotilde Pfister35 (26) | 23 (39)
36CRO Karla Zrinski27+ (34) | 27+ (28)
37POL Barbara Burczyk26+ (40) | 27+ (28)
38BUL Veronika Ignatova25+ (41) | 27+ (28)
39DEN Laura Nørgaard Hansen27+ (34) | 23 (39)
39DEN Primula Teilmann Aalund27+ (34) | 23 (39)
41ISL Svana Bjarnason27 (38) | 24 (38)
42GBR Hannah Kerr27 (38) | 18+ (43)
43HUN Nora Bognar25 (42) | 22+ (42)
44TUR Zeli̇ha El18 (43) | 17+ (44)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Les résultats hommes

Pos.GrimpeurQualificationDemi-finaleFinale
1FRA Leo Avezou 32+ 
2FRA Akyan Etchar 32+ 
3FRA Younès Aubert Masmoudi 30+ 
4CZE Jan Stipek 30+ 
5ITA Luca Boldrini 30 
6FRA Pierre Marzullo 26+ 
7ITA Riccardo Vicentini 26 
8FRA Jordi Poles 21+
1FRA Younès Aubert Masmoudi 38+ 
2ITA Riccardo Vicentini 38+ 
3CZE Jan Stipek 37+ 
4FRA Pierre Marzullo 37+ 
5FRA Leo Avezou 37+ 
6FRA Jordi Poles 37+ 
7FRA Akyan Etchar 37+ 
8ITA Luca Boldrini 37 
9FRA Lucas Dufros 36+ 
10POL Jakub Zietek 34 
11SWE Albin Meyer 34 
12FRA Arsène Duval33+ 
13ESP Mikel Asier Linacisoro Molina 33+ 
14GER Philipp Göthert 33+ 
15SWE Elliot Eriksson 33 
16CZE Stepan Potucek 32+ 
17CZE Simon Potucek 31+ 
18ESP Raúl Escribano Sánchez 29+ 
19GBR Rhys Conlon 29 
20GER Otto Reiter 29 
21ISR Matan Sat 29 
22ESP Joel Codina Pineda 27 
23TUR Muhammed Oğuz Kağanoğlu 27 
24BEL Arno Luypaert 13+
1FRA Younès Aubert Masmoudi43+ (1) | 35+ (1)
2CZE Jan Stipek42+ (2) | 32+ (2)
3ITA Luca Boldrini36+ (6) | 31+ (3)
3FRA Arsène Duval36+ (6) | 31+ (3)
5FRA Pierre Marzullo41+ (3) | 29 (9)
6ESP Mikel Asier Linacisoro Molina39 (4) | 29 (9)
7GBR Rhys Conlon36+ (6) | 30+ (5)
8FRA Leo Avezou34 (11) | 30+ (5)
9FRA Jordi Poles38+ (5) | 27+ (12)
10GER Otto Reiter36 (10) | 29+ (8)
11FRA Lucas Dufros32+ (16) | 30 (7)
12FRA Akyan Etchar36+ (6) | 26+ (16)
13BEL Arno Luypaert34 (11) | 27+ (12)
14GER Philipp Göthert30+ (22) | 28+ (11)
15POL Jakub Zietek31 (20) | 27+ (12)
16CZE Simon Potucek33+ (13) | 25 (21)
17ESP Joel Codina Pineda32+ (16) | 26+ (16)
18SWE Elliot Eriksson29+ (23) | 27+ (12)
19ISR Matan Sat33 (14) | 25 (21)
20ITA Riccardo Vicentini29+ (23) | 26+ (16)
21ESP Raúl Escribano Sánchez32+ (16) | 24+ (25)
21SWE Albin Meyer32+ (16) | 24+ (25)
23CZE Stepan Potucek29+ (23) | 25 (21)
24TUR Muhammed Oğuz Kağanoğlu31 (20) | 24+ (25)
25CZE Michal Behounek23+ (32) | 26+ (16)
26ITA Luca Malosti26+ (28) | 25 (21)
27SLO Samo Golob33 (14) | 13+ (46)
28GBR James Jenkins29 (26) | 24+ (25)
29GER Janne Eisenkolb22+ (36) | 25+ (20)
30GER Erik Pollak28+ (27) | 22+ (31)
31SUI Lukas Zgraggen26+ (28) | 22+ (31)
32UKR Mykyta Myronenko23+ (32) | 24 (30)
33FRA Matteo Soule22+ (36) | 24+ (25)
34HUN Gergő Vályi26+ (28) | 21+ (34)
35ROU George Tanasă26+ (28) | 15+ (42)
36GRE Matthaios Valsamidis22 (40) | 22+ (31)
37UKR Dmytro Bespalyi23+ (32) | 19 (39)
38BEL Nathan Rousselle22 (40) | 21+ (34)
39ISR Inbar Doron Sela22+ (36) | 19 (39)
40GBR Frederick Williams23+ (32) | 14 (45)
41AUT Johannes Hofherr22 (40) | 20 (36)
41POR André Neres22 (40) | 20 (36)
43UKR Mykhayil Tkachuk20+ (44) | 19+ (38)
44ISR Eyal Rosenthal22+ (36) | 13+ (46)
45ISL Guðmundur Freyr Arnarson18 (46) | 19 (39)
46BUL Dimitar Rusev20+ (44) | 15+ (42)
47GRE Iraklis Pakos18 (46) | 15+ (42)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Le classement général européen a également souri à la France : Julia Chanourdie (non-présente sur cette compétition) termine 2ᵉ chez les femmes, tandis que Younès Aubert Masmoudi et Pierre Marzullo réalisent un doublé historique chez les hommes.

Jeunes : trois médailles d’argent pour les Bleuets !

Le lendemain, place à la relève avec la Coupe d’Europe jeunes, ultime étape d’une saison européenne intense. Les jeunes Français ont confirmé la vitalité de la nouvelle génération en décrochant trois médailles d’argent.

© FFME

Chez les U17, deux grimpeurs locaux ont brillé à domicile : Swann Lamblin et Hypolite Vilanova ont tous deux livré de magnifiques prestations, montant sur la deuxième marche du podium après des qualifications solides et une finale de haut vol.

En U19, le public toulousain a encore eu droit à un grand moment d’émotion avec Akyan Etchar, déjà médaillé la veille chez les seniors. Le jeune grimpeur récidive en décrochant une nouvelle médaille d’argent chez les U19. Une double performance exceptionnelle qui souligne son incroyable régularité et son endurance sur ce week-end de feu.

© FFME

Au classement général européen, les Français repartent également avec de belles distinctions : Swann Lamblin (U17 F) et Maël Reynaud (U17 H) terminent 3ᵉ de la saison, tandis que Meije Lerondel (U19 F) prend également la 3ᵉ place du classement général.


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Deux 9a+ d’affilée et un 9a pour Laura Rogora à Saint-Léger !

03 Nov

Après quelques journées pluvieuses dans le sud de la France, Laura Rogora vient de réaliser une impressionnante série d’ascensions à Saint-Léger-du-Ventoux !

En l’espace de quelques jours, l’Italienne a enchaîné “Supercrackinette” 9a+, “Le Cadafist” 9a et “La Castagne” 9a+, tout en réussissant plusieurs voies dans le huitième degré, dont un à vue dans “Le Concept” 8b+ et un 8c+, “L’Enfumette”, au troisième essai.


Un séjour pluvieux mais fructueux

Malgré des conditions difficiles, Laura n’a pas perdu de temps. « Mes premiers jours à Saint-Léger étaient assez pluvieux, la seule voie grimpable était “Supercrackinette”. Le premier jour, j’ai simplement repéré les mouvements, puis le lendemain le départ était mouillé et je suis tombée avec les mains trempées. Le troisième jour, c’était enfin sec et j’ai enchaîné à ma deuxième tentative du jour », raconte-t-elle.

Libérée en 2016 par Alex Megos, “Supercrackinette” est entrée dans la légende lorsque Adam Ondra l’a flashée en 2018 – un exploit encore inégalé. Depuis, la ligne est devenue une référence du neuvième degré, répétée notamment par Jules Marchaland, Dylan Chuat, Nico Pelorson ou encore Julia Chanourdie, auteure de la première ascension féminine en 2020.

La cadence Rogora

À peine remise de cet enchaînement, Laura s’est tournée vers “Le Cadafist” 9a, qu’elle a plié en seulement quatre essais malgré des prises encore humides : « La pince du crux était mouillée, mais je savais que c’était possible. J’ai essayé quand même, et à ma grande surprise, c’est passé à mon premier essai du jour. »

Quelques jours plus tard, elle s’est offert “La Castagne” 9a+ après un travail express de deux jours : « J’ai mis les dégaines un soir, puis après avoir fait “L’Enfumette”, j’y suis retournée pour trouver les méthodes. Le lendemain, je tombe à la fin du premier pas de bloc, et je l’enchaîne juste après. »

© Jan Novak

Une année hors norme !

2025 restera sans doute comme l’une des années les plus prolifiques de la carrière de Rogora. En plus de ses récents succès à Saint-Léger, elle elle réalisait quelques jours plus tôt la première ascension de “L’Ultimo Ruggito” 9a à Gole del Melfa, en Italie. Ce jour-là, pour s’échauffer, elle enchaînait à vue “Leoni Alfa” 8c+, avant de conclure la journée en beauté avec un autre 8c+, “Lo Squalo di Macerata”, en guise de décrassage.

Jusqu’à récemment, le 8c+ représentait le niveau le plus dur jamais enchaîné à vue par une femme. C’est Rogora qui a repoussé cette limite en juillet dernier, en réalisant à vue “Ultimate Sacrifice” 8c+ dans les Gorges du Loup. Le même jour, elle s’offrait également “Trip Tik Tonik” 9a.

Avec désormais huit voies dans le 9a+ et au-delà, Laura Rogora continue de repousser les limites du haut niveau féminin, avec régularité et ténacité. Et au vu de son rythme actuel, nul doute que les prochaines semaines pourraient encore nous réserver quelques surprises du côté de Saint-Léger…

Les plus belles croix de Rogora

  • “Erebor” 9b
  • “Pure Dreaming Plus” 9a+
  • “Ali Hulk Extension” 9a+
  • “Lapsus” 9a+
  • “Goldrake” 9a+
  • “Trofeo dell’Adriatico” 9a+
  • “Bombardino” 9a+
  • “Super Crackinette” 9a+
  • “La Castagne” 9a+

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Double exploit sur l’un des plus beaux blocs du Japon !

02 Nov

Lee Sung Su et Ritsu Kayotani ont tous deux rejoint la liste très sélecte des grimpeurs ayant enchaîné l’un des plus beaux 8C+ du monde : “Floatin”, au Japon.

Après sa répétition de “Burden of Dreams” 9A, le Sud-Coréen Lee Sung Su a ajouté cette merveille à son carnet de croix, deux jours avant le jeune Japonais Ritsu Kayotani.


Ouvert en 2021, “Floatin” est rapidement devenu un véritable chef d’oeuvre du pays du Soleil levant. À l’image de “Burden of Dreams”, ce bijou de granit ne compte que six mouvements… mais chacun d’entre eux est un véritable combat de puissance.

Pieds souvent décollés, liaisons explosives de réglette à réglette, mouvements d’épaules et un jeté final redoutable : tout ce qu’il faut pour un condensé de difficulté !

Lee Sung Su, la tournée mondiale continue

Décidément, rien ne semble pouvoir arrêter le grimpeur coréen. Après avoir marqué l’Histoire en mai dernier en répétant « Burden of Dreams » 9A en Finlande — qu’il avait même refait une seconde fois pour s’assurer d’un style irréprochable — Lee continue sa moisson de lignes extrêmes aux quatre coins du globe.

« Un chef-d’œuvre. Pas besoin d’en dire plus. » a-t-il simplement commenté sur Instagram après son ascension de « Floatin ».

© Takemi Suzuki

Et pour cause : cette réussite vient s’ajouter à une liste déjà impressionnante. Ces derniers mois, Lee a notamment enchaîné “The Process” 8C+ dans les Buttermilks, “Grand Illusion” et “SOSA” 8C+ à Little Cottonwood Canyon, ou encore des classiques tels que « Asagimadara », « Monkey Wedding », « Spray of Light » et « Finnish Line » à Rocklands, en Afrique du Sud.

Plus récemment, en mai dernier, il a enchaîné “Burden of Dreams” 9A deux fois de suite. Lors de sa première réussite, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait légèrement touché le rocher avant de le découvrir en visionnant la vidéo plus tard. Bien que cette touchette n’enlève sans doute rien à la performance, Lee est retourné sur place pour refaire le bloc, histoire de dissiper tout doute sur la légitimité de son ascension.

Ritsu Kayotani, la relève japonaise en action

Deux jours après Lee, Ritsu Kayotani — 19 ans, triple champion du monde jeune de bloc (2022, 2023, 2024) — signait lui aussi la répétition de « Floatin ». Cette année, le Japonais avait mis sa carrière en compétition sur pause pour se concentrer sur l’entraînement et le rocher… et les résultats sont là !

Début octobre, il enchaînait déjà la réplique de « Burden of Dreams » avant de passer deux semaines en Finlande pour tenter la vraie ligne. Malgré de bons essais, il n’était pas parvenu à conclure le premier 9A du monde. De retour au Japon, encore porté par sa forme, il s’est offert « Floatin » en seulement quelques jours.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Kayotani Ritsu (@ritsu_kayotani)

« Le point d’orgue de mon année », a-t-il résumé sur Instagram. Et difficile de lui donner tort : avec déjà “Hydrangea”, “Vanitas” et “Nexus” (tous 8C) à son actif, Ritsu confirme qu’il faudra compter sur lui dans les années à venir !

“Floatin”, un bloc symbole de pureté

“Floatin” a été libéré en décembre 2021 par Ryuichi Murai, après avoir longtemps été connu sous le nom de Launchpad Project.

À l’instar de “Burden of Dreams”, ce bloc incarne la pureté même de l’escalade : un bout de granite déversant, quatre micro-réglettes parfaites à saisir avec précision, et rien d’autre — aucun pied, aucun artifice.  La première répétition revient à Florian Wientjes en octobre 2023, suivie de Ryohei Kameyama, puis Sean Bailey et Yuta Imaizumi en novembre. À noter que même le « King des réglettes » écossais Will Bosi s’y est cassé les dents.


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La mythique « Es Pontas » enchaînée pour la dixième fois !

01 Nov

L’Italien Michael Piccolruaz vient de signer un nouvel exploit en réalisant “Es Pontas”, la ligne la plus emblématique du psychobloc mondial, ouverte par Chris Sharma au large de Majorque.

Après près de cinquante chutes dans la mer Méditerranée, l’ancien olympien a enfin vu son rêve d’enfant se concrétiser !


« Mission accomplie. »

C’est par ces mots que Michael Piccolruaz a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir enchaîné “Es Pontas”, ce gigantesque arc de calcaire suspendu au-dessus de l’eau, rendu mythique par le film King Lines de Chris Sharma.

Pour le grimpeur sud-tyrolien, cette réussite représente bien plus qu’une simple croix sur sa liste : c’est l’aboutissement d’un rêve qu’il nourrit depuis ses débuts.

J’ai toujours considéré “Es Pontas” comme la ligne suprême. Je crois sincèrement que c’est la plus belle voie qui existe. LA vraie King Line.

Tout commence en 2008, lorsque Michael découvre les images de Chris Sharma dans le film King Lines. Des années plus tard, en 2021, il pose pour la première fois les mains dans la voie, accompagné de Jakob Schubert. Mais rapidement, il comprend la démesure du projet. Le crux — un énorme jeté à deux mains — le repousse inlassablement. « Ce mouvement m’a causé tellement de mal ! », raconte-t-il. Après plusieurs tentatives infructueuses, il décide de mettre “Es Pontas” de côté.

© Coll. Piccolruaz

Plutôt que d’abandonner, Michael choisit de se perfectionner dans le domaine du deep-water. Il répète “Alasha” 9a, une autre ligne de Sharma, et signe plusieurs premières ascensions sur les falaises vierges de Majorque. Ces années de travail lui permettent d’acquérir la sérénité nécessaire pour évoluer au-dessus de l’eau. « Grimper des mouvements durs sans aucune protection, c’est un autre jeu. Il faut apprendre à faire confiance à l’eau, et à soi-même. »

En 2025, Piccolruaz revient sur l’île avec un seul objectif : clore le projet. Cette fois, l’approche est méthodique. Il travaille longuement les sections supérieures à la corde, répète le fameux jeté encore et encore, jusqu’à parvenir à le réussir plus régulièrement. Mais rien n’est acquis : « Certaines sessions, je le réussissais. Le lendemain, plus du tout. La frustration était énorme ! », confie l’Italien.

© Christian Core

Jusqu’à ce jour où tout s’aligne. Il s’élance, réussi le jeté, respire profondément, et se laisse porter par le mouvement. « Je savais que c’était le bon essai. Je devais juste rester calme, ne pas me laisser emporter. » Quelques instants plus tard, debout au somme de l’arche, il hurle sa joie.

Je ne pouvais pas croire que j’avais enfin réalisé ce rêve de toute une vie !

Une page se tourne

Cette réussite arrive à un moment charnière pour le grimpeur de 29 ans, qui a récemment annoncé sa retraite du circuit international. Finaliste aux Jeux Olympiques de Tokyo, médaillé d’argent en Coupe du Monde de bloc et auteur de plusieurs 9a et 8C en extérieur, Piccolruaz quitte la compétition.

Mais son aventure de grimpeur est loin d’être terminée : « Grimper “Es Pontas”, c’est comme boucler une quête. Mais c’est aussi une porte ouverte sur la suite. J’ai redécouvert le goût de l’aventure pure, celui des grands rêves. »

© Christian Core

Une dixième ascension pour la légende de Majorque

Avec cette performance, Michael Piccolruaz devient le dixième grimpeur à enchaîner “Es Pontàs”, qui connaît ces derniers mois une véritable renaissance.

Après des années de calme relatif, la voie connaît un regain d’intérêt spectaculaire : entre 2024 et 2025, “Es Pontas” a été répétée six fois ! D’abord par Léo Favot, puis Hannes Van Duysen suivit de Mejdi Schalck. Cette année, c’est Sam Richard qui a ouvert la saison, puis Darius Rapa, prouvant que la création visionnaire de Chris Sharma continue d’inspirer une nouvelle génération de grimpeurs.

Les ascensions d’ “Es Pontas” :

  • 2006 – Chris Sharma
  • 2016 – Jernej Kruder
  • 2018 – Jan Hojer
  • 2021 – Jakob Schubert
  • 2024 – Léo Favot
  • 2024 – Hannes Van Duysen
  • 2024 – Mejdi Schalck
  • 2025 – Samuel Richard
  • 2025 – Darius Rapa
  • 2025 – Michael Piccolruaz

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Coupe d’Europe d’escalade à Tournefeuille : 271 athlètes et un label d’or en ligne de mire !

31 Oct

Cinq ans après le Tournoi de Qualification Olympique pour les JO de Tokyo, l’escalade internationale fait son grand retour à Tournefeuille. Du 31 octobre au 2 novembre 2025, la ville occitane accueillera la Coupe d’Europe de difficulté, ultime étape de la saison 2024-2025.

Organisé par le club Tournefeuille Altitude Grimpe (TAG), l’événement réunira les meilleurs grimpeurs et grimpeuses européens, des catégories jeunes et seniors, pour trois jours de compétition sur le mur du complexe des Quéfets.

L’équipe de France bien représentée !

Cette dernière étape du circuit continental sera déterminante pour le classement général. Au total, 271 athlètes issus de 19 nations sont attendus pour en découdre, sous les encouragements d’un public toujours fidèle à l’esprit de l’escalade occitane.

Côté tricolore, la sélection senior française alignera un collectif solide, emmené par Julia Chanourdie, Clotilde Pfister, Kintana Iltis, Kaïna Viviand ou encore Léo Avezou, Pierre Marzullo et Jordi Poles. Tous viseront un podium dans cette ultime manche, qui fera office de baromètre avant la saison 2026.

« C’est la dernière Coupe d’Europe de la saison 2025, à la fois pour les jeunes et les seniors — et les deux catégories réunies, c’est une première ! », explique Laurent Grospiron, coordinateur du TAG. « Nous attendons environ 150 jeunes et 80 seniors. Il y aura aussi de nombreux Français, dont plusieurs Tournefeuillais ! »

🇫🇷 Équipe de France – Coupe d’Europe de Tournefeuille 2025

CATÉGORIE SEXE ATHLÈTES
Seniors Hommes Jordi Poles, Akyan Etchar, Matteo Soulé, Léo Avezou, Pierre Marzullo, Younès Aubert Masmoudi, Arsène Duval, Lucas Dufros
Femmes Clotilde Pfister, Kintana Iltis, Louise Puech Yazid, Alicia Simon, Ina Plassoux Djiga, Julia Chanourdie, Camille Pouget, Kaïna Viviand
U17 Hommes Gabriel Terrapon, Mael Reynaud, Augustin Noé, Rémi Gautier, Hypolite Vilanova, Nathan Grelet, Willem Douady
Femmes Lucy Bergier, Amie Lerondel, Elisa Chaumont, Swann Lamblin-Burguet, Lisa Guidoni, Lou Auclair, Iloé Chérif Michel
U19 Hommes Timéo Lacombe, Esteban Bridoux, Malo Guidoni, Eliott Skrabacz, Akyan Etchar, Tolin Viviand, Adrien Gsell
Femmes Macha Brebion, Aude Morineau, Meije Lerondel, Keziah Cussaguet, Emie Brault, Salomé Verchere, Elia Frely

Le programme

Vendredi 31 octobre

10h00 – 15h00 : Qualifications seniors
19h00 – 21h30 : Demi-finales seniors

Samedi 1er novembre

9h00 – 14h00 : Qualifications U17–U19
20h00 – 21h00 : Finales seniors

Dimanche 2 novembre

10h00–11h15 : Finales U17
14h30 – 15h45 : Finales U19

L’entrée sera gratuite pour les qualifications, et payante pour les finales du week-end.

© Coll. TAG

Une organisation éco-conçue et fédératrice

Si l’événement attire les regards sportifs, il se distingue aussi par une démarche environnementale ambitieuse. Depuis 2021, la Fédération internationale d’escalade décerne le « IFSC Europe Sustainability Award », une distinction visant à encourager et accompagner les organisateurs d’événements dans leurs efforts pour réduire l’impact environnemental de leurs compétitions. Ce label, décliné en trois niveaux — bronze, argent et or — récompense les initiatives les plus vertueuses en matière d’éco-responsabilité.

Jusqu’à présent, aucun événement n’a encore obtenu le label d’or, le plus exigeant de tous. Chambéry Escalade avait reçu le label argent pour l’organisation de la Coupe d’Europe jeunes de bloc 2022, tandis que le club Dévers Troyes Aube a également décroché le label argent à l’occasion des Championnats d’Europe jeunes 2024.

À Tournefeuille, le club TAG et la municipalité affichent une ambition inédite : devenir le premier événement européen à obtenir le label d’or. Pour cela, l’organisation mise sur une approche globale et concrète : 15 452 prises démontées, lavées et réutilisées, circuits courts pour les repas et la logistique, sobriété énergétique sur le site, matériaux recyclés pour l’aménagement, et une mobilisation collective de 120 bénévoles, juges et ouvreurs venus de toute la région.

© Rémi Fabregue

Une initiative qui reflète la philosophie du club, pionnier dans les domaines du sport santé, du sport adapté et de la para escalade. « Le TAG, c’est plus de 700 licenciés, dont 400 jeunes, mais aussi une section de para escalade ultra dynamique, avec certains athlètes déjà en championnat de France », souligne Laurent Grospiron.

Autour de la compétition, le public pourra profiter d’un village des exposants gratuit, rassemblant plus de 26 marques, artisans, associations et entreprises locales. Deux séances d’initiation gratuites seront également proposées le samedi après-midi, pour permettre à tous — petits et grands — de découvrir l’escalade.


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Inarrêtable : Janja Garnbret continue de frapper sur le rocher !

29 Oct

Et boum ! Décidément, Janja Garnbret est inarrêtable !
Quelques jours seulement après avoir enchaîné “Rude” 8B+ dans le Val Daone — un bloc qui ne lui avait demandé que quelques minutes d’effort — la Slovène revient déjà avec de nouvelles performances sur le granite italien !

Sur son compte Instagram, la championne du monde a annoncé avoir réalisé la première ascension féminine de “L’Oppio dei Climbers” 8B+, toujours dans le Val Daone. Un bloc exigeant, ouvert par Valdo Chilese, qui combine compression et puissance, sur de minuscules prises.

« L’Oppio dei Climbers 8B+, ou le e bloc qui m’a fait comprendre que j’aurais vraiment dû prendre mon sac à pof 😂 ! Je suis contente de l’avoir enchaîné rapidement ! », a-t-elle écrit avec humour.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par JANJA GARNBRET (@janja_garnbret)

Mais la Slovène ne s’est pas arrêtée là. Sur sa lancée, elle a également gravi “Il Trono” 8B en un temps record : « J’ai tenté le flash, ça n’a pas marché… mais je l’ai enchaîné au deuxième essai 😁. »

Sur place, les grimpeurs présents sont restés sous le choc : “Franchement, c’est impressionnant de voir la facilité avec laquelle Janja Garnbret a enchaîné ces deux blocs ! Elle semblait ne pas forcer, c’était comme irréel ! Elle a plié ça en deux temps trois mouvements, avec le sourire, comme si ce n’était qu’un échauffement”, raconte un grimpeur italien présent au Val Daone ce jour-là.

Une démonstration de constance et de détermination, qui confirme l’incroyable forme de Janja Garnbret. Après “Pure Dreaming” 8c+/9a flash à Arco, puis “Rude” 8B+ il y a quelques jours, la Slovène continue de repousser ses limites sur le rocher… Et ce n’est sûrement pas fini !


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Camilla Moroni et Pietro Vidi enchaînent en libre le « Pre-Muir Wall » sur El Capitan !

29 Oct

Quelques mois seulement après avoir signé la première ascension féminine en libre de la voie « Histoire sans Fin » (8b+, 200 m) dans le massif du Mont-Blanc, Camilla Moroni et Pietro Vidi repoussent une nouvelle fois leurs limites — cette fois-ci sur un terrain encore plus grandiose : El Capitan, dans la vallée du Yosemite.

Le duo italien vient d’enchaîner en libre le “Pre-Muir Wall” (8a+/b, 35 longueurs), une ligne monumentale ouverte en 2007 par Justen Sjong et Rob Miller, qui serpente au cœur du « Big Stone » en mêlant les sections de Muir Wall, The Shaft et The Shield. En grimpant cette ligne exigeante, le duo signe une première italienne de taille. Mieux encore : Camilla devient la première Italienne à réussir une ascension en libre sur El Capitan.


Six jours suspendus sur le Big Stone

Après trois jours de repérage consacrés aux longueurs clés, Moroni et Vidi se sont élancés pour leur tentative le 20 octobre, atteignant le sommet six jours plus tard, le 26 octobre. Les deux grimpeurs ont libéré chaque longueur, en alternant les longueurs faciles et en se partageant les trois crux :

Longueur 16 – “Silverfish” (8a/+)
Longueur 24 – Stemming pitch (8a+/b)
Longueur 32 – 8a+

© Coll. Moroni

Pietro Vidi a enchaîné tous les passages durs à sa deuxième tentative, ne tombant qu’une fois sur chacun des trois crux, tandis que Camilla a mis trois essais pour “Silverfish” et le Stemming Pitch, et un peu plus pour maîtriser le fameux passage en traversée de la 26ème longueur.

Une première féminine italienne sur El Capitan

« Je rêvais d’une ascension en libre sur El Cap depuis plusieurs années », confie Camilla. « C’était un objectif parallèle à la compétition, et cette année semblait parfaite pour le tenter. Je grimpais davantage sur le rocher, moins sur le circuit mondial, après les Jeux Olympiques ».

La grimpeuse explique avoir choisi le “Pre-Muir Wall” pour sa longueur et son engagement, mais aussi parce qu’elle ne comporte pas de fissures, un style qu’elle maîtrise moins. « Je savais que ça pouvait être soit un énorme échec, soit une grande réussite. J’étais prête à souffrir ! Finalement, tout s’est mieux passé que prévu, notamment grâce à Pietro, qui a géré la plupart des portages ».

Camilla se souvient particulièrement de la longueur 26, un dièdre reposant uniquement sur les paumes et les pieds : « C’est la même section que sur la fameuse photo de Babsi [Zangerl], et c’est ce qui m’a inspirée à tenter cette voie ».

© Coll. Moroni

Pour Pietro, déjà auteur plus tôt cette année d’une ascension en libre de “Lurking Fear”, cette réussite marque sa deuxième libération d’El Capitan : « C’était notre premier big wall ensemble, et on a vraiment bien fonctionné en équipe. Cami a beaucoup appris, sauf pour le hissage des sacs, où ses 50 kg ne suffisaient pas à faire bouger les sacs ! », plaisante-t-il.

Ce n’est pas la première fois que Moroni et Vidi s’illustrent ensemble sur une grande voie mythique. En juillet dernier, le binôme avait déjà marqué les esprits avec la libération d’“Histoire sans Fin” (8b+, 200 m), au Petit Clocher du Portalet, dans le massif du Mont-Blanc. Et le duo ne compte pas s’arrêter là : « On a encore un mois devant nous dans la vallée, et pas mal de projets en tête. On sent qu’on peut encore monter d’un cran ! »

© Coll. Moroni

Avec 35 longueurs soutenues, dont six dans le huitième degré, le “Pre-Muir Wall” figure parmi les grandes voies les plus longues et les plus exigeantes d’El Cap. En la libérant, Camilla Moroni — déjà connue pour ses performances en compétition et sur bloc — prouve une nouvelle fois sa polyvalence et sa forme du moment.


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Encore un nouvel exploit pour Janja Garnbret sur le rocher !

27 Oct

Incroyable ! À peine quelques jours après avoir défrayé la chronique avec son flash de “Pure Dreaming” 8c+/9a à Arco, Janja Garnbret refait déjà parler d’elle. La Slovène a frappé de nouveau, cette fois-ci en bloc : elle vient d’enchaîner “Rude” 8B+ dans le Val Daone, en seulement quelques minutes !

Une performance d’autant plus impressionnante qu’elle arrive dans la foulée de son ascension de “Pure Dreaming”, considérée comme l’un des flashs les plus durs de l’Histoire de l’escalade. Autant dire que Janja est en grande forme depuis la fin de la saison de compétition !

“Un rapide tour dans “Rude” 8B+”, a-t-elle simplement commenté sur Instagram. “Une belle journée de grimpe en extérieur sur le rocher de Val Daone.”

 

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Le bloc, ouvert en 2023 par Valdo Chilese, se situe dans un toit prononcé et exige une combinaison de petites arquées et de talons précis, avant un réta au sommet. Le mois dernier encore, c’est Stefano Ghisolfi qui y signait une répétition. Pour la double championne olympique, l’affaire semble avoir été vite réglée.

Ce retour au caillou est aussi une forme de revanche : après avoir perdu l’épreuve des Duels au Rock Master d’Arco, la Slovène semble déterminée à rappeler pourquoi elle domine toujours le monde de l’escalade — qu’elle soit en salle ou en falaise.

Avec “Rude” 8B+ et “Pure Dreaming” 8c+/9a flash en l’espace d’une semaine, Janja Garnbret nous prouve une nouvelle fois qu’elle n’a pas fini de nous surprendre…


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Historique ! Janja Garnbret signe l’un des flashes les plus durs de l’Histoire

26 Oct

Quelques jours à peine après avoir remporté le Rock Master KO Boulder à Arco, Janja Garnbret a troqué le fronton de compétition pour les falaises de Massone. Et comme souvent avec la Slovène, ce qui devait être une simple séance de grimpe tranquille s’est transformé en un moment d’histoire : elle a flashé “Pure Dreaming”, une voie mythique cotée 8c+/9a.


Janja Garnbret avait une petite revanche à prendre : battue lors de l’épreuve des Duels par Brooke Raboutou quelques jours plus tôt, la Slovène voulait clairement finir son séjour italien sur une note plus personnelle, loin des projecteurs.

À l’origine, elle prévoyait d’aller se frotter à “Excalibur” 9b+, la voie extrême d’Arco libérée par Stefano Ghisolfi. Mais les conditions n’étant pas idéales, elle change de plan et se rabat sur une autre falaise… qui allait marquer l’histoire.

© Björn Pohl

Un flash historique !

La scène se déroule dans le secteur Il Pueblo de Massone, non loin d’Arco. À la base, Janja et son entraîneur Roman cherchaient un autre site — Terra Promessa — avant de se rabattre sur ce secteur emblématique où grimpe Michele Caminati. Intriguée par une ligne déversante qu’il travaille, Janja se renseigne : c’est “Pure Dreaming”, une voie ouverte par Alfredo Webber et libérée en 2018 par Adam Ondra.

« Elle m’a demandé deux-trois infos sur le bas, raconte Michele Caminati. Je lui ai expliqué rapidement le premier crux, puis elle a commencé à grimper, improvisant tout le reste. Elle n’a même pas pris le repos principal que tout le monde utilise ! »

© Vladek Zumr

Pas de genouillère, pas de repos, une prise cassée récemment… et pourtant, Janja déroule. Au fil des mètres, elle adapte sa gestuelle, improvise, ajuste. « C’était presque plus un à-vue qu’un flash », confie Caminati. Au relais, elle clippe calmement la chaîne, se tourne vers Roman et lâche un simple « Ok ».

Pas de cri, pas de célébration… Juste l’élégance tranquille d’une grimpeuse qui redéfinit, encore une fois, les limites du possible.

“Pure Dreaming”, 8c+ ou 9a ?

Le débat n’est pas nouveau. Lors de sa première ascension, Adam Ondra proposait la cotation de 9a, avant que la voie ne soit légèrement décotée (8c+) du fait de l’usage généralisé des genouillères, qui permettent un long repos à mi-voie. Mais Janja n’en a pas utilisé.

© Björn Pohl

Et selon plusieurs grimpeurs, dont le photographe Björn Pohl, son ascension pourrait bien correspondre au premier 9a flashé par une femme.

« Je pense avoir assisté au premier 9a flash par une femme », écrit-il. « Et même si l’histoire ne le retiendra peut-être pas comme tel, une chose est sûre : Janja flashera bientôt un 9a officiellement. Et ce ne sera pas sa limite. »

Une saison à peine commencée…

Pour replacer la performance dans son contexte, rappelons que Janja n’en est pas à son coup d’essai : elle a déjà enchaîné à-vue plusieurs 8c, dont “Fish Eye”, “American Hustle” ou “Working Class Hero”. Côté bloc, elle a répété le mythique “Bügeleisen sit” 8C — deux fois dans la même séance.

© Vladek Zumr

Mais ce qui rend son flash de “Pure Dreaming” encore plus impressionnant, c’est le ton désinvolte de son commentaire sur Instagram :

 J’ai terminé mon séjour à Arco en flashant “Pure Dreaming” (8c+ ? 🫣) à Massone avant de rentrer à la maison 😁
Je prends maintenant quelques jours tranquilles pour me reposer avant le début de la saison sur le rocher !! 😌

Autrement dit : sa saison de falaise n’a encore même pas commencé… Et elle flashe déjà “Pure Dreaming”.

À 26 ans, la double championne olympique et dominatrice incontestée des compétitions internationales, nous prouve une nouvelle fois qu’elle n’est pas seulement la meilleure grimpeuse du monde sur mur artificiel… mais aussi l’une des plus fortes sur le caillou !


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Alex Megos enchaîne “Beginning” 9a+ à Arco

25 Oct

De passage à Arco pour un rassemblement Patagonia, Alex Megos a profité de son séjour pour s’offrir une nouvelle voie dans le neuvième degré : “Beginning”, un 9a+ signé Stefano Ghisolfi au secteur Eremo di San Paolo.

« Cette fois, “Beginning” a marqué la fin d’un superbe voyage… », a commenté Megos avec humour sur Instagram, en référence au nom de la voie qui clôturait sa semaine italienne. Le grimpeur allemand a profité de ce trip avec Yannick Flohé et l’équipe Patagonia pour réaliser l’une des voies les plus exigeantes du secteur.

Ouverte par Stefano Ghisolfi en mai 2020, “Beginning” est une connexion entre “St. Anger” 8c+/9a et “Zauberfee” 8c — pour former un enchaînement de pure résistance. Initialement proposée à 9a/+, la voie a été revue à la hausse (9a+) après la casse d’une prise clé en 2021.

© Sam M.S.

Depuis, quelques rares grimpeurs ont réussi à la dompter : Adam Ondra (avant la casse, en seulement deux essais), Giovanni Placci et Alex Ventajas. Comme Ghisolfi avant lui, Megos a choisi de grimper sans genouillères, s’attaquant à la ligne de la manière la plus pure.

Un nouveau 9a+ pour Megos

Cette réussite vient clore une saison particulièrement chargée pour l’Allemand. En Norvège, il a réalisé la troisième ascension d’ “Iron Curtain” 9a+/b et répété “Kangaroo’s Limb” 9a+, deux voies signées Adam Ondra. Il s’est également frotté à “B.I.G.”, l’un des trois seuls 9c existants au monde, malgré des conditions dantesques et des doigts sévèrement abîmés.

D’ailleurs, il se murmure qu’entre deux séances dans “Beginning”, l’Allemand aurait également posé les doigts dans “Excalibur”, le légendaire 9b+ d’Arco… Affaire à suivre !

© Sam M.S.


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Deep-water : Jernej Kruder signe la troisième ascension de « Big Fish » 8c+/9a

24 Oct

La saison de deep-water soloing bat décidément son plein à Majorque ! Après les récentes répétitions d’« Es Pontas » par Sam Richard et Darius Rapa, c’est au tour de Jernej Kruder de frapper un grand coup en réalisant la troisième ascension de « Big Fish » un 8c+/9a ouvert par Chris Sharma à Port de Sóller.

L’histoire de Jernej Kruder dans “Big Fish” ne date pas d’hier… En 2023, le Slovène s’était déjà frotté à cette ligne, sans parvenir à concrétiser. Cette année, il est revenu sur l’île espagnole, bien décidé à clore ce chapitre resté ouvert :

« La saison dernière, je suis tombé alors que j’avais la dernière prise dans les mains à cause de l’humidité. Cette année, je n’étais pas aussi bien préparé, mais les conditions étaient parfaites et la confiance que j’avais là-haut, au-dessus de l’eau, m’a permis d’enchaîner dès le troisième jour », raconte-t-il.

© Michael Piccolruaz

Le grimpeur slovène a profité d’une magnifique journée d’automne pour venir à bout de ce monument signé Sharma — que l’Américain décrivait à son ouverture en 2017 comme « l’une des plus belles, des plus grandes et des plus difficiles voies de deep-water » qu’il ait jamais réalisées.

Si Kruder précise que les mouvements ne sont « pas les plus durs » qu’il ait faits au-dessus de l’eau, il souligne en revanche leur exposition vertigineuse : « Le crux se trouve tout de même à 20 mètres au-dessus de la Méditerranée ! ».

À 33 ans, Jernej Kruder demeure l’un des plus grands spécialistes de la grimpe au-dessus de l’eau. En 2016, il avait signé la tant attendue première répétition d’« Es Pontas », dix ans après Sharma — une performance mythique, que de nombreux grimpeurs cherchent encore à reproduire aujourd’hui. En 2018, il avait enchaîné « If you keep your face in the sunshine, you will not see the shadow » 8b, puis effectué la première ascension de « Animal Magnetism » 8b+. En 2022, il réalisait la première répétition d’ « Animalistic » 8c toujours à Majorque.


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