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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Chris Sharma libère une nouvelle ligne de deep-water extrême à Majorque !

14 Sep

Décidément, Chris Sharma semble apprécier de plus en plus les plongeons dans l’eau ! Après avoir récemment enchaîné pour la toute première fois l’arche du Pont d’Arc, en Ardèche, l’américain est reparti en pleine mer, à Majorque, pour s’adonner à sa nouvelle pratique favorite.

Il réalise la première ascension d’une voie de deep-water aussi belle qu’extrême: « Big Fish », qu’il cote 8c+/9a. Oui, il s’agit là d’une des voies les plus difficiles de cette discipline. Et pour cause, le crux se situe à plus de 20 mètres au-dessus de l’eau !

« J’ai enfin pu réaliser la première ascension de cette ligne, qui m’avait déjà tapé dans l’oeil il y a plusieurs années, commente-t-il. C’est l’une des plus esthétiques, des plus vertigineuses, et des plus dures lignes de deep-water que j’ai pu faire. »

La séquence du crux, 20m au-dessus de la mer Méditerranée

Ce que Chris Sharma recherche en tentant des ascensions au-dessus de l’eau ? Repousser ses limites mentales !

« J’adore ce jeu ! Pousser et repousser mes limites au-dessus de l’eau, plus particulière ici, à Majorque, sur ce rocher si parfait, année après année. La partie la plus dangereuse dans cette discipline, c’est au moment de la chute, où tu rentres en contact avec l’eau. Tout doit être contrôlé et calculé. »

En terme de deep-water, Chris Sharma est définitivement le meilleur du monde, ayant déjà réalisé la première ascension de « Es Pontas » 9b, ou encore « Alasha », une voie d’envergure, dans le neuvième degré également.

  • Photos: Joao Giacchin
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Les meilleurs bloqueurs mondiaux ont rendez-vous ce week-end aux Adidas Rockstars 2017 !

14 Sep

Les Adidas Rockstars sont devenues une compétition incontournable pour les meilleurs bloqueurs internationaux. Chaque année, les athlètes que nous avons vu briller sur le circuit de Coupe du Monde se retrouvent à Stuttgart, en Allemagne, pour en découdre. L’occasion pour certains de prendre leur revanche !

25 pays réunis le temps d’une compétition !

Seuls les compétiteurs invités par Adidas peuvent participer aux Adidas Rockstars. Et la liste de départ est assez impressionnante ! Janja Garnbret et Tomoa Narasaki, les tenants du titre seront bien entendu présent, pour tenter de décrocher une nouvelle victoire cette année.

Mais ils auront affaire à Shauna Coxsey et Jongwon Chon, les vainqueurs du classement général des Coupes du Monde cette année.
Et ce n’est pas tout. La championne d’Europe en titre, Stasa Gejo sera de la partie, tout comme Petra Klingler ou encore Alex Puccio, de retour dans la partie après avoir déjà remporté l’édition 2012.

Chez les hommes, le puissant Jan Hojer sera de la partie et jouera à domicile. Rappelons que dans de telles conditions, l’allemand avait remporté le titre européen il y a à peine un mois.
N’étant pas monté sur le podium l’année dernière (une chose qui n’était pas arrivée en cinq ans !), Sean McColl fait partie de ces grimpeurs qui ont une revanche à prendre.

Au total, c’est plus de 80 athlètes, venus de 25 pays différents qui prendront le départ des qualifications dès vendredi matin.

Le déroulement de la compétition ?

Ces 80 grimpeurs tenteront de rentrer parmi les 20 meilleurs hommes et femmes du week-end. Pour cela, quatre blocs de qualification les départageront. Seul le top 20 poursuivra l’aventure en demi-finale.

Les demi-finales permettront justement de ne garder que la crème de la crème. Seuls les six meilleurs hommes et femmes prendront leur ticket pour les finales, qui se dérouleront en deux temps.

Les finalistes auront d’abord face à eux deux premiers blocs. À l’issue de ces deux premiers problèmes de la soirée, seuls les trois meilleurs grimpeurs auront la possibilité d’en découdre dans le troisième bloc. À la clé, une place en super-finale.

La super-finale opposera donc les deux meilleurs hommes et femmes de la soirée. Ils grimperont alors en duel, dans deux blocs identiques: le « super-bloc ». Et dans ce dernier bloc, il ne suffit pas de stabiliser son corps sur la dernière prise, mais bien de se rétablir au sommet du mur et aller frapper le buzzer avant son rival. Puissance, précision et vitesse d’exécution sont donc de rigueur pour être le grand vainqueur des Adidas Rockstars.

La Team France:

Six athlètes français ont été invités par Adidas pour participer à cette compétition unique.

C’est donc Maëlys Agrapart, Mélanie Sandoz, Mélissa Le Nevé, Jérémy Bonder, Mickaël Mawem et Guillaume Glairon-Mondet qui défendront les couleurs de la France ce week-end.

Et nos français seront une nouvelle fois en confrontation directe avec le Japon, LA nation en forme du moment, qui se déplace avec le plus de compétiteurs: 12 japonais, s’étant pour la plupart illustrés sur le circuit international, prendront le départ de la compétition.

Le GORE-TEX® Be a Rockstar, une chance de prendre sa place parmi les meilleurs mondiaux.

Si seuls les grimpeurs ayant été invités peuvent participer aux Adidas Rockstars, il existe toutefois un moyen d’aller se confronter aux meilleurs grimpeurs internationaux. Le GORE-TEX® Be a Rockstar est une compétition ouverte à tous et qui permet aux meilleurs de remporter un ticket unique leur permettant de disputer les demi-finales des Adidas Rockstars aux côtés des pros.

Cette année, 130 grimpeurs venant de 17 pays différents se sont inscrits à cette compétition, qui démarrera dès vendredi.

L’élite des ouvreurs internationaux !

La qualité des blocs proposés en compétition est vitale pour la réussite de celle-ci. Et à Stuttgart, quand on accueille le gratin mondial des grimpeurs… on accueille également les meilleurs ouvreurs du monde. Au total, ils sont huit à ouvrir les nombreux blocs de cette compétition: Laurent Laporte (FRA), Manuel Hassler (SUI), Reinhard Fichtiger (AUT), Matthias Woitzuck (AUT), Adam Pustelnik (POL), Tomasz Oleksy (POL), Robert Leistner (GER), and Felix Buchmann (GER).

À eux tous réunis, ils comptent plus de 100 ans d’expérience dans le domaine. Alors rassurez-vous, le spectacle sera comme chaque année au rendez-vous !

Le programme des Adidas Rockstars:

Vendredi 15 Septembre:

09h30 – 13h15: Qualifications

Samedi 16 Septembre:

11h00 – 13h30: Demi-finales
20h35 – 22h20: Finales
22h20 – 23h00: Super-finales

  • En attendant samedi, voici le trailer de la compétition:

Les finales seront à suivre en live depuis PG !

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Urko Carmona, champion du monde de paraclimbing, enchaîne un 8a+ et un 7c+ à vue !

13 Sep

Grimper un 8a+ est déjà une magnifique prouesse. Mais imaginez grimper un 8a+, avec une jambe seulement… C’est ce qu’est parvenu à réaliser l’espagnol Urko Carmona, champion du monde d’handi-escalade.

Deux ans après avoir commencé à grimper, l’espagnol connaît un accident de circulation. Sa jambe droite ne survivra pas au choc. Alors âgé de 16 ans, il s’accroche à sa passion et redouble d’efforts chaque jour pour sauter de prise en prise, à une jambe.

Il y a quelques jours, Urko est venu à bout de l’un de ses principaux objectifs: enchaîner « Mal de Amores » 8a+, à Rodellar. Une voie de 40 mètres, avec quelques passages typés blocs, entrecoupés de quelques repos. Après l’avoir travaillé l’année dernière il parvient à faire la croix et clipper la chaîne de cette voie après un beau combat.

Galvanisé par cette performance, Urko se lance alors à l’assaut d’un 7c+. Il prend le temps de bien lire la voie pour tout donner lors de son run à vue. Et ça passe également pour l’espagnol, qui réalise au passage sa première voie de cette cotation à vue.

« Je suis juste trop heureux ! » conclut-il.

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Le deuxième 9a+ féminin de l’histoire, libéré par Anak Verhoeven !

11 Sep

-> C’est la première fois qu’une grimpeuse réalise la première ascension d’un 9a.

-> C’est la première fois qu’une grimpeuse réalise la première ascension d’un 9a+.

-> Et c’est seulement la deuxième fois de l’histoire de l’escalade qu’une grimpeuse vient à bout d’une voie de ce niveau !

Le ton est donné ! Anak Verhoeven vient elle aussi marquer la planète grimpe de par sa (ses !) performance(s).

Tout commence il y a quelques jours pour la belge. Profitant de la petite pauses entre deux Coupes du Monde de difficulté, elle se rend dans le Vercors, en France, pour en découdre avec un projet qu’elle avait laissé l’année dernière, faute de conditions météorologiques devenues trop capricieuses.

Son projet ? « Sang neuf », une voie de 15 mètres située à Pierrot Beach et équipée par Quentin Chastagnier. Malgré les efforts répétés de quelques forts grimpeurs, cette voie n’avait jamais été enchaînée.
Cette année, il n’aura fallu que trois jours à Anak pour retravailler les mouvements, et ainsi réaliser cette voie, qu’elle cote 9a. Il s’agit là de la première ascension féminine d’une voie dans le neuvième degré.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Un jour de repos plus tard, Sébastien Richard lui lance un défi inédit: peut-elle relier ce 9a « Sang neuf » à la partie haute de « Home sweet home », 8c+ ?

Challenge accepté pour Anak, qui s’empresse de renfiler les chaussons pour grimper de nouveau les 15 mètres de « Sang neuf ». Mais cette fois-ci, la belge ne s’arrête pas au relais de cette voie, et file en direction de « Home sweet home »… atteignant le sommet !

Elle baptise ainsi cette nouvelle voie « Sweet neuf » et propose la cotation de 9a+. C’est la première fois qu’une femme signe la première ascension d’une voie de ce niveau. D’ailleurs, c’est seulement la deuxième fois de l’histoire qu’une grimpeuse vient à bout d’un 9a+, après la récente performance de l’américaine Margo Hayes dans « La Rambla ».

Et quand on sait qu’Anak compte déjà plus de 22 voies dans le 8c et plus, on se dit que la belge sait de quoi elle parle quand elle propose des voies de cette difficulté…

  • Photos: Sébastien Richard
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Retour sur les premiers championnats du monde jeunes du combiné !

10 Sep

Après plus de dix jours de compétition non-stop à l’occasion des Championnats du Monde jeunes à Innsbruck, la semaine se terminait ce week-end, avec une épreuve inédite, programmée suite à l’intégration de l’escalade aux Jeux Olympiques de 2020: un combiné difficulté/bloc/vitesse.

Ce n’est pas simplement en faisant le cumul des résultats de chaque grimpeur sur les trois épreuves qui avaient eu lieu dans la semaine que ce classement au combiné était effectué. Les grimpeurs devaient bel et bien renfiler les chaussons, pour disputer une nouvelle épreuve de vitesse, de bloc et de difficulté. Et c’est à l’issue de cette nouvelle compétition que le premier champion du monde du combiné serait sacré.

Le classement est calculé de manière simple. Le rang de chaque grimpeur dans chaque discipline est multiplé. Le grimpeur comptant le produit le moins élevé l’emporte.
(Exemple: 1er en difficulté, 3ème en bloc et 2ème en vitesse = 1 x 3 x 2 = 6 points)

Domination incroyable des japonaises en minimes !

Les japonais sont en route vers les J.O de Tokyo. Si certains en doutaient encore, c’est maintenant une certitude. Si les japonais évoluant sur le circuit de Coupes du Monde seniors sont déjà très forts, la révèle nipponne s’annonce… incroyable !

Chez les minimes filles, c’est de nouveau un podium 100% asiatique, qui a couronné trois japonaises.

La jeune Natsuki Tanii remporte tout: elle ne fait qu’une bouchée des quatre blocs de finale, qu’elle enchaîne à vue, se classant première. Puis elle remporte son duel final en vitesse. Enfin, elle sort la voie dans l’épreuve de difficulté. Un sans faute pour la japonaise, qui est donc est la première minime sacrée championne du monde du combiné.

Ai Mori et Futaba Ito complètent ce podium. Naïlé Meignan, l’une des deux françaises engagée dans ce format combiné, termine à la 4ème place (6ème en difficulté, 3ème en vitesse et 5ème en bloc), devant Luce Douady, 6ème (5ème en difficulté, 4ème en vitesse et 6ème en bloc).

Chez les garçons, les japonais sont bien présents également, terminant respectivement 2ème, 3ème et 4ème de ce combiné. Mais la victoire finale ne revient pas à l’un d’eux. En étant 2ème en vitesse, 2ème en difficulté et 3ème en bloc, le russe Semen Ovchinnikov a été le grimpeur le plus complet ce week-end, montant sur la plus haute marche du podium.

À noter que pour les cadets, cette compétition était sélective pour les Jeux Olympiques jeunes, qui se dérouleront à Buenos Air, en Argentine, du 06 au 18 Octobre 2018.

  • Les résultats complets:
Sam Avezou, champion du monde cadets du combiné !

Cocorico ! Victoire française chez les cadets garçons hier. En prenant la deuxième place en difficulté, la troisième place en bloc et la septième en vitesse, Sam Avezou est devenu le premier français champion du monde du combiné ! Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance… En difficulté, atteignant la même prise que l’italien Philip Schenk, il est départagé au temps avec ce dernier. Sam Avezou prend donc l’avantage, ayant grimpé plus vite que l’italien. Un podium complété par le bulgare Petar Ivanov.

Il s’en est fallu de peu pour qu’un autre français monte sur ce podium. En terminant 10ème en difficulté, 13ème en vitesse et 1er en bloc, Nathan Martin se classe 4ème du combiné.

Chez les cadettes, médaille d’or à domicile pour la jeune Sandra Lettner. L’autrichienne met tout le monde d’accord dès l’épreuve de bloc, où elle enchaîne quatre tops, prenant la première place.

Derrière, on retrouve les deux mutantes américaines, Ashima Shiraishi, deuxième (1ère en difficulté, 13ème en vitesse et 4ème en bloc), devançant sa compatriote Brooke Raboutou, qui monte sur la troisième marche du podium (5ème en difficulté, 9ème en vitesse et 3ème en bloc).

  • Les résultats complets:
Laura Stöckler, la deuxième autrichienne sacrée à domicile !

Elle n’osait même pas l’imaginer… Remportant le titre de championne du monde juniors du combiné, chez elle, devant son public. Pourtant l’autrichienne l’a fait ! Elle est la grimpeuse à monter le plus haut dans la voie de difficulté, se classant première. Elle est celle qui mettra le moins d’essai pour empocher deux des quatre blocs de finale, se classant de nouveau première de cette discipline. Enfin, en remportant son duel de vitesse en petite finale, elle se hisse sur la plus haute marche du podium de ce championnat du monde du combiné. Un podium complété par la russe Iuliia Panteleeva et l’américaine Margo Hayes.

Chez les juniors hommes, deux japonais sur les deux plus hautes marches du podium. Médaillé d’or, Meichii Narasaki, qui s’illustrait cette année sur le circuit international senior prouve qu’il est l’un des prétendants sérieux à la médaille olympique en 2020. Premier en bloc et en vitesse et quatrième en difficulté, il est le nouveau champion du monde juniors du combiné.

Il devance son compatriote Yoshiyuki Ogata et l’américain Kai Lightner.

  • Les résultats complets:
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Double record du monde de tractions pour Jan Kareš !

10 Sep

1030… 1031… 1032… 1033 !

1033 tractions en 60 minutes. C’est le nouveau record du monde de tractions établi par Jan Kareš !

Et comme si un record ne suffisait pas, le tchèque de 42 ans s’est également essayé à la version 30 minutes. Dans ce format, il explose l’ancienne limite… pour établir un nouveau record mondial, en enchaînant 583 tractions en seulement une demi-heure !

Jan Kareš n’est pas un inconnu de ce type d’exploit. Il détient également le record du plus grand nombre de tractions effectuées en 6, 12 et 24 heures… Rien que ça !

Mais détrompez-vous, cet homme n’est pas seulement un adepte de musculation. Il y a quelques années, il figurait parmi les meilleurs grimpeurs mondiaux en compétition, avec notamment un top 20 en Coupe du Monde, en 1998.

Depuis, si Jan a laissé de côté les compétitions d’escalade, il ne s’arrête pas pour autant de grimper. Perforateur à la main, il passe son temps à équiper de nouvelles voies, notamment en Sardaigne, l’un de ses spots fétiches.

Et en plus de continuer à battre des records du monde, le tchèque a également un autre projet d’envergure: enchaîner 1000 voies dans sa vie de grimpeur. Pour le moment, le quadragénaire en compte 250. Allez, plus que 750 et quelques fermetures de biceps…

  • La vidéo des 583 tractions de Jan Kareš en 30 minutes:

À noter que le compétiteur à gauche ne tentait pas le record dans la même catégorie que Jan, prenant la barre en supination.

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« Silence », l’histoire du premier 9c au monde, raconté par Adam Ondra !

09 Sep

Silence. Pas de bruit. La corde se tend. Adam ne crie pas… Inhabituel ! A-t-il enchaîné la voie ? Au pied de la grotte, tout le monde se pose la question. Personne n’exulte. Mais que s’est-il donc passé ?

Trente mètres plus haut, Adam Ondra ne parvient pas à laisser échapper sa joie, son soulagement. Il n’arrive pas à laisser le moindre son sortir de sa bouche. Au lieu de ça, les larmes gagnent ses yeux. Il tremble, et se laisse pendre dans le baudrier, 20 minutes après avoir décollé du sol.

Adam Ondra vient d’accomplir un exploit: il est le premier grimpeur de l’histoire à enchaîner une voie aussi dure, proposant une nouvelle cotation: 9c.


Entre le possible et l’impossible ?

L’histoire du premier 9c ? Elle commence en 2011.
Le premier personnage de cette fabuleuse histoire ? Laurent Laporte, ouvreur international et fondateur de la marque de prises Cheeta. À ce moment, le français est encore bien loin de s’imaginer que sept ans plus tard, la voie qu’il avait commencé à équiper deviendrait le premier 9c du monde.

Car à l’époque, Laurent pensait l’itinéraire impossible. En 2011, aucune voie n’existe encore dans la partie la plus déversante de la grotte de Flatanger. Équipé de son perfo, Laurent équipe les 25 premiers mètres, cotant 8b, pensant que la suite de la voie serait infaisable. Et pour cause ! Les mouvements qui suivent sont ceux qui composent le premier -et plus dur- crux de la voie. Un passage qui coterait 8C bloc à lui seul !

En 2013, le tchèque prend le relais. Pour lui, la suite de la voie est extrême, mais réalisable. Il équipe alors la ligne, jusqu’au sommet. « Cette année-là, j’ai mis mes premiers essais dans la voie. J’étais encore bien loin de pouvoir réaliser tous les mouvements. C’était dur, mais possible ! Je n’avais pas encore les capacités pour pouvoir l’enchaîner. Je l’ai donc laissé de côté, jusqu’à l’année dernière. » 

L’aventure était lancée, « Project Hard » était né.

Quand l’impossible devient possible…

Il existe trois 9b+ dans le monde. Tous ont été grimpés par Adam. Seule « La Dura Dura » fut répétée par Chris Sharma également. Après avoir enchaîné les voies les plus dures du monde, grimpé le « Dawn Wall » et ses 32 longueurs, répété quelques blocs parmi les plus extrêmes de la planète et glané un titre de champion du monde en compétition, Adam Ondra pouvait se consacrer complètement à « Project Hard ».

Ces deux dernières années, il n’y avait pas un jour où Adam ne pensait pas à son projet. Et pour pouvoir enchaîner le premier 9c du monde, rien de tel que de se rendre sur place, et travailler la voie, encore et encore. Au total, le tchèque aura fait sept allers-retours jusqu’à Flatanger durant les vingt-quatre derniers mois.

Mis bout à bout, Adam aura passé plus de 45 jours dans la grotte, avec comme unique but de monter au sommet de « Project Hard ».

« L’année dernière, je n’étais simplement pas assez fort, mais j’essayais tout de même de trouver la meilleure des méthodes.
Ce qui est difficile quand tu travailles un projet, c’est au bout d’une semaine ou deux: quand tu atteints un point où tu connais la voie par cœur, mais qu’il devient très difficile de progresser, à moins d’être plus fort.
J’ai vécu ça avec « La Dura Dura ». Au bout d’un moment, je pensais que j’allais l’enchaîner rapidement, mais une semaine plus tard, je n’avais toujours pas progressé dedans. J’avais juste besoin de devenir plus fort, pour aller plus loin. »

Adam Ondra envoie les pieds en premier dans ce crux extrême.

Petit à petit, le travail d’Adam paye. Devenant plus fort, il parvient à enchaîner quelques séquences de la voie. Puis, son corps assimilant les mouvements, il travaille des sections de plus en plus longues.

Jusqu’à cet été, où il réalisait sa plus grosse progression dans la voie. Adam établissait une connexion, enchaînant la voie sans ses vingt premiers mètres. Une avancée énorme ! C’était la première fois en quatre ans qu’il parvenait à enchaîner bout à bout les crux 1, 2 et 3. Pour lui, ce morceau de voie valait déjà à lui seul 9b+, et était la ligne la plus dure qu’il n’avait jamais enchaîné.

Mais tombé malade durant son trip, Adam était contraint de rentrer chez lui… Il devra alors attendre début Septembre pour y retourner.

« Je pense que le fait de tomber malade lors de mon précédent trip n’était pas quelque chose de si négatif.
J’ai pu me reposer et recommencer un bon cycle d’entraînement. Quand je suis rentré chez moi, j’ai planifié trois, quatre semaines d’entraînement avec Patxi Usobiaga. J’ai laissé de côté l’endurance et je me suis concentré exclusivement sur de la force pure. Du pan Güllich, et pleins de blocs. Je me sens fort comme jamais je ne l’ai été auparavant. Je me suis rendu compte que l’endurance n’apporte pas grand chose dans cette voie, parce qu’il y a beaucoup de repos. Ce qu’il faut, c’est être capable de grimper beaucoup de blocs, avec des repos assez courts entre. Pas la peine de pouvoir enchaîner 40 mouvements d’affilée. Dans la voie, il n’y a pas plus de 15 mouvements à la suite sans un bon repos. »

L’entraînement façon Ondra.

L’ascension – Dimanche 03 Septembre 2017

Dimanche 03 Septembre. Une date qu’Adan Ondra n’oubliera sans doute jamais. De retour en Norvège depuis quatre jours seulement, il s’apprête à mettre son deuxième vrai essai dans la voie depuis le sol.

La veille, le samedi, le tchèque avait mis son premier essai depuis le bas de la voie. Immédiatement, il comprenait qu’il était tout proche de l’enchaînement. Malheureusement, impossible pour lui de mettre deux grosses tentatives le même jour : « Il y a sept coincements de genou dans la voie, et mes genoux et mollets souffrent tellement pendant mon run, qu’il est clairement impossible de mettre deux vrais essais le même jour. »

Il faudra alors attendre le lendemain, pour que le jour J arrive enfin. Pourtant, rien ne laissait présager que ce dimanche 03 Septembre marquerait l’histoire. « J’étais beaucoup moins frais que la veille. Hier, j’aurais dit que j’avais 25% de chance de l’enchaîner. Aujourd’hui, plutôt 15%. »

Et puis, il fait relativement chaud dans la grotte. Les températures n’avaient jamais été aussi élevées depuis son arrivée: « Il faisait entre 16°C et 17°C. J’aurais aimé qu’il fasse un petit peu plus froid ».

La fatigue était également présente. Adam souffrait encore au niveau des jambes de son essai de la veille. Si bien que quelques minutes avant l’enchaînement, Klaus Isele, son physiothérapeute, lui masse les jambes, et les prépare à travailler de nouveau. « Le fait que Klaus Isele me masse a clairement été une pièce essentielle du puzzle dans mon enchaînement. Pourtant, malgré ça, je ne pouvais pas rester aussi longtemps dans les coincements de genou que la veille. »

« Il m’est arrivé quelque chose de bizarre dimanche dernier. Le matin même, je ne pensais vraiment pas que j’allais enchaîner la voie ce jour-là. Et avec un peu de recul, je me rends compte que ça m’a vraiment aidé. Quand j’étais dans le dernier coincement de genou avant le premier crux, je pensais que je devais passer du mode [relax] au mode [combat]. Mais en fait, pendant l’enchaînement, cela ne s’est pas produit. J’ai cru que ça serait une erreur, car j’étais sûr de tomber au dernier mouv de ce crux. Mais j’ai été tellement précis, mettant 150% de précision dans chacun de mes déplacements, que j’ai réussi à passer. Finalement, le fait d’être resté en mode [relax] m’a permis de ne pas m’épuiser ! »

Iva Vejmolová, sa compagne, présente au pied de la voie lors de l’enchaînement, commente: « Quand nous l’avons vu grimper dans le premier crux, qui est le plus dur, nous étions tous sans voix au bas de la grotte. Il l’avait passé de manière si parfaite ! À ce moment, je me suis mise à pleurer. Je savais que s’il ne tombait pas là, alors il allait enchaîner la voie. »

Ensuite, il y a ce fameux retourné, où il faut envoyer les jambes au-dessus de la tête, et coincer les chaussons dans une étroite fissure. « J’ai senti que mes contrepointes étaient parfaitement calées dans la fissure, comme jamais auparavant. C’est à ce moment que j’ai soudainement réalisé où j’étais, et que je ne devais surtout pas laisser cette opportunité filer ! »

Retournement complet pour Adam.

Et puis, suit le crux 2, un 8B bloc. « Mais avant, il y a un gros repos, où je coince de nouveau le genou, pour me refaire complètement. Lors de l’enchaînement, j’y suis resté un long moment, peut-être entre 4 et 5 minutes. Physiquement, je ne me sentais pas très fatigué et je savais que j’avais une chance de pouvoir terminer la voie. J’avais peur des deux crux suivants, mais tout s’est bien passé. »

Oui, tout s’est bien passé pour Adam, qui passe le crux 2 sans encombre, avant de ne faire qu’une bouchée du troisième crux en 7C+. À la fin de ce passage, un bac et seulement cinq mouvements le séparent du relais final. « J’ai toujours cru que quand j’arriverai sur ce bac, j’allais complètement me détendre et commencer à célébrer ma victoire. Mais en fait, ça ne s’est pas du tout passé comme cela ! J’avais les jambes complètement cramées, elles étaient même devenues toutes engourdies tellement je les avais poussé à leur extrême limite dans le coincement de genou précédent. Donc au lieu de commencer à célébrer mon enchaînement, j’étais concentré au maximum, par peur de tomber à cause de mes jambes fatiguées. J’ai donc pris une bonne minute de repos, et puis j’y suis allé… Jusqu’au sommet !

« Silence » était née.

« Silence », le premier 9c de l’histoire !

« Silence ». C’est ainsi qu’Adam Ondra a décidé de baptiser officiellement le premier 9c du monde. Car « Project Hard » n’était qu’un nom provisoire, donné le temps du travail de la voie. Depuis dimanche dernier, « Project Hard » n’est plus un projet.

Mais alors pourquoi avoir choisi « Silence » comme nom ? Adam s’explique: « Pendant que j’étais dans le crux de la voie, j’avais l’impression d’être dans mon propre monde, mon esprit était dans un silence total, mon corps détendu, enchaînant les mouvements de manière fluide, en harmonie avec la voie, malgré l’extrême difficulté de celle-ci. Quand j’ai atteint le relais, j’ai voulu crier de toutes mes forces, mais je ne pouvais pas. Trop accablé pour briser le silence. Ça ne m’était jamais arrivé. Au lieu de crier, j’étais submergé par l’émotion, un mélange de joie et de soulagement m’ont envahi. J’avais les larmes aux yeux en redescendant. »

Un entraînement spécifique, taillé pour le 9c !

Adam Ondra a littéralement consacré les deux dernières années de sa vie à « Project Hard ». Bien sûr, le tchèque ne pouvait pas toujours être en Norvège. Alors, il trouvait d’autre moyen pour progresser dans la voie, comme la travailler chez lui, à l’entraînement.

Comment ?

En reproduisant par exemple les passages clés sur son mur. Afin de se familiariser avec ces mouvements si étranges, Adam répétait encore et encore dans sa salle en République Tchèque les différents crux de « Project Hard ». Notamment le premier, où il faut se retourner complètement, envoyer les pieds au-dessus de la tête, et coincer ses deux contrepointes dans une fissure étroite, avant de pivoter totalement autour de son genou pour se redresser.

Mais ce n’est pas tout, pour réussir le premier 9c du monde, Adam a dû entraîner ses jambes de manière spécifique, notamment ses mollets.

« Cette voie m’épuise complètement les jambes et les muscles de mon mollet ! C’est facile, « Project Hard » compte sept endroits où je coince mon genou. C’est le seul moyen pour que mon corps soit détendu à 99%, excepté pour mon mollet. On parle de rester en appui sur un genou pendant plusieurs minutes, tenu par un seul muscle. J’ai donc dû m’entraîner spécifiquement pour cet effort, ce qui m’a permis de rester plus longtemps dans ces positions de repos, et ainsi repartir les bras un peu plus frais. »

Quand les coincements de genoux deviennent légions.

Enfin, rien n’était laissé au hasard. Adam Ondra a très rapidement commencé à travailler avec un physiothérapeute, Klaus Isele. Pourquoi ? Pour apprendre à mieux connaître son corps. Avoir de la force, c’est bien, mais savoir la contrôler précisément, c’est encore mieux. Et c’est ce qu’il fallait pour enchaîner « Silence ».

Le matin même du jour de l’ascension finale, Klaus Isele était là, pour masser et préparer Adam avant son run.

La voie.

À quoi peut bien ressembler le premier 9c du monde ? Non, ce n’est pas d’ignobles petites croûtes dans un pan de mur à 45°. Mais plutôt des mouvements de contorsionniste, comme il n’en existe nulle part ailleurs.

Plus en détails, c’est 45 mètres d’escalade, pour un voyage d’environ vingt minutes.
Tout commence par une vingtaine de mètres en 8b, avant un gros coincement de genou.
Cinq mètres plus loin commence le crux 1, qui compte 10 mouvements. À lui seul, ce crux équivaut à un bloc en 8C. Et pour cause, il faut se retourner complètement au beau milieu du toit, envoyer les pieds au-dessus de la tête, et coincer ses deux contrepointes dans une fissure étroite, avant de pivoter totalement autour de son genou pour se redresser. Un mouvement ultra-exigeant, qui impose une précision d’exécution au millimètre.
Ensuite, il y a le crux 2, coté 8B bloc.
Suivit quelques mouvements plus loin par le crux 3, 7C+ bloc.
La particularité de cette voie ? Elle compte plus de six coincements de genou, permettant à Adam de pouvoir se relâcher entre les différentes parties difficiles de la voie et se retrouver pendu par un genou, la tête en bas. « Sans les coincements de genou ? La voie vaudrait au moins 10a ! » commente le tchèque.

Le mot de la fin ?

« Pour moi, c’est incontestablement le plus bel accomplissement de ma carrière de grimpeur. C’est ce que j’apprécie le plus, une voie dans laquelle j’ai mis beaucoup d’efforts et où j’ai dû aller puiser très loin dans mes ressoures. Maintenant que ce projet est devenu réalité, c’est juste exceptionnel ! C’est une expérience unique et si intense.

J’ai le courage de dire que c’est le premier 9c du monde tout simplement parce que je trouve que c’est beaucoup, beaucoup plus dur que tous les 9b+ que j’ai déjà fait. »

Le palmarès d’Adam, dans le 9b et plus, classé par ordre chronologique.

03/2010 Golpe de Estado, Siurana, Spain, répété
02/2011 La Capella, Siurana, Spain. 9b, première ascension
03/2011 Chaxi Raxi, Oliana, Spain. 9b, première ascension
04/2011 Chilam Balam, Villanueva del Rosario, Spain. 9b, répété
04/2011 La Planta de Shiva, Villanueva del Rosario, Spain. 9b, première ascension
10/2012 Change, Flatanger / Hanshallaren, Norway. 9b+, première ascension
02/2013 Fight or Flight, Oliana, Spain. 9b, répété
02/2013 Dura Dura, Oliana, Spain. 9b+, première ascension
08/2013 Iron Curtain, Flatanger / Hanshallaren, Norway. 9b, première ascension
08/2013 Move, Flatanger / Hanshallaren, Norway. 9b, première ascension
12/2013 Vasil Vasil, Sloup, Czech Republic. 9b+, première ascension
02/2014 First Round First Minute, Margalef, Spain. 9b, répété
11/2015 C.R.S., Mollans, France. 9b, première ascension
02/2016 Stoking the Fire, Santa Linya, Spain. 9b, répété
10/2016 Robin Úd 9b, Alternativna stena, Slovakia, première ascension
02/2017 Pachamama, Oliana, Spain. 9b, répété
02/2017 Mamichula, Oliana, Spain. 9b, première ascension
04/2017 Queen Line, Laghel – Arco, Italy, 9b, première ascension
04/2017 Lapsus, Andonno, Italy, 9b, première ascension
09/2017 Project Hard, Flatanger / Hanshallaren, Norway. 9c, première ascension

  • Crédit photos: Coll. Ondra
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Une semaine de folie pour Alex Megos !

06 Sep

Quelle semaine de fou pour Alex Megos. Tout comme Adam Ondra, en bon falaisiste qu’il est, à peine la Coupe du Monde de difficulté d’Arco terminée que l’allemand sautait dans la voiture, en direction de la Suisse. Au programme, une semaine à sillonner les falaises du coin et répéter quelques voies bien old school.

En sept jours de grimpe non stop, l’allemand n’a pas chômé… Il enchaîne plus de dix voies en 8c et plus, dont trois 9a !

Jour 1: Speed 8c+ (2ème run)
Jour 2: Speed Integral 9a (6ème run)
Jour 3: Ravage 8c, Enfant de Boheme 8c, et L’appel de la forêt 8c: (tous au 2ème run)
Jour 4: Im Reich des Shogun 9a (3ème run)
Jour 5: Les temps difficiles 8c+, Rammstein 8c, et deux 8b+: (tous au 2ème run)
Jour 6: Coup de Grace 9a (2ème run)
Jour 7: Deus Irae 8c+ (2ème run)

Mais ce n’est pas tout ! Hier, son huitième jour de grimpe d’affilé, Alex était de retour à Arco. Et après une séance d’entraînement le matin en compagnie de Stefano Ghisolfi, l’allemand est allé signer la première répétition de Sid Lives 9a, avant d’enchaîner Bucking Bronco 8c+.

Ça en fait des croix !

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Alex Puccio enchaîne son troisième 8B+ bloc !

06 Sep

L’américaine a encore frappé ! Celle qui remportait récemment le K.O Boulder Contest à Arco, pour la quatrième fois consécutive, confirme sa forme du moment !

Actuellement à Magic Wood, en Suisse, elle enchaîne le fameux « New Based Line », 8B+. Lorsque ce bloc avait été ouvert en 2002 par Bernd Zangerl, il avait été coté 8C. Depuis, après quelques répétitions, la cotation de 8B+ semblerait plus appropriée.

Quoi qu’il en soit, c’est une très grosse performance pour Alex, qui signe la troisième ascension féminine de cette ligne, après Shauna Coxsey et Anna Stöhr.

Ce bloc marque aussi le troisième 8B+ de l’américaine, après avoir enchaîné « Jade » et « The Wheel of Chaos » il y a trois ans.

Après ses blessures, Alex semble maintenant fin prête à la conquête de son premier 8C bloc…

Photo: archive, Coll. Alex Puccio

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Championnats du Monde jeunes : la France, au sommet des qualifications cadets de difficulté !

06 Sep

Après le bloc et la vitesse, les Championnats du Monde jeunes se poursuivent à Innsbruck. Hier, les 222 cadets prenaient possession de ce monstrueux mur de difficulté autrichien.

Deux groupes de qualification, avec deux voies pour chaque groupe. Voilà à quoi ressemblait le programme d’hier.

À l’issue des qualifications, bilan plus que positif pour l’équipe de France jeunes.

Nolwenn Arc occupe la première place du classement, ex-aequo avec la prodige américaine Ashima Shiraishi. Ça passe également pour Brooke Raboutou, 4ème et l’italienne Laura Rogora, 7ème.
En revanche, la compétition s’arrête là pour Lucile Saurel, 71ème.

Chez les garçons, c’est Sam Avezou qui montre le chemin dans ses deux voies de qualification. Il est au coude-à-coude avec le nouveau champion du monde de bloc, Philip Schenk, venu s’user les bras sur ce grand mur de difficulté.

Mais Sam ne sera pas le seul tricolore en demi-finale vendredi. Léo Ferrera, 21ème, prend lui aussi son billet pour la suite de la compétition, tout comme Nathan Martin, 25ème.

Le point sur les finales minimes et juniors de vitesse.

Les finales minimes et juniors de vitesse se sont également clôturées.

En minimes, ce sont les russes qui dominent largement leur épreuve fétiche. Chez les filles, les quatre premières sont russes, et le titre de Championne du Monde revient à Polina Kulagina, première tout au long de la compétition.
La meilleure performance tricolore nous vient de Capucine Viglione, qui termine  la 8ème place.

Chez les garçons, victoire italienne, derrière deux russes. Le jeune Jacopo Stefani s’empare de la médaille d’or, remportant son duel final en 8″06 contre Anton Kulba.
Ilian Cherif, premier français, termine 10ème.

En juniors, les russes dominent encore, notamment chez les femmes. Un podium 100% russe, qui verra Daria Kan monter au sommet de celui-ci, après le faux départ de sa compatriote Elizaveta Ivanova en finale.
Elma Fleuret, première française, n’ira pas plus loin que les huitième de finale et termine 14ème.

Chez les hommes, finale ultra serrée entre l’équatorien Carlos Granja et le coréen Seungbeom Lee ! Mais avec quatre centièmes de seconde à l’arrivée, c’est finalement Carlos qui remporte son deuxième titre de Champion du Monde, après avoir déjà gagné en minime il y a quelques années.
Adrien Lemaire termine 13ème.

  • La suite du programme:

Mercredi 6 Septembre

10:00               Qualifications difficulté minimes
15:00               Qualifications difficulté juniors

Jeudi 7 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté minimes
15:00-17:45     Demi-finales difficulté juniors
20:00-21:00     Finales difficulté minimes

Vendredi 8 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté cadets
19:00-20:00     Finales difficulté cadets
20:30-21:30     Finales difficulté juniors

Samedi 9 Septembre

09:00-09:30     Finales vitesse combiné minimes
10:15-13:45     Finales bloc combiné minimes
13:45-15:30     Finales difficulté combiné minimes
16:00-16:30     Finales vitesse combiné juniors
17:30-19:10     Finales bloc combiné juniors
20:15-21:45     Finales difficulté combiné juniors

Dimanche 10 Septembre

10:00-11:20     Finales vitesse combiné cadets
12:20-14:30     Finales bloc combiné cadets
15:30-17:30     Finales difficulté combiné cadets

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Dans les coulisses de l’équipe de France pendant une Coupe du Monde

05 Sep

Grande Voix a passé deux jours sur la Place du Mont-Blanc de Chamonix en compagnie des athlètes de l’équipe de France de difficulté. Plongée dans les coulisses de la sélection nationale, en pleine Coupe du monde d’escalade.

Une Coupe du monde d’escalade avec l’équipe de France commence par des retrouvailles. Celles de vieux copains, que les années à voyager autour du monde ont rendu inséparables. Celles d’un groupe de passionnés, que l’amour d’une discipline a lié depuis le plus jeune âge. Le sport de haut niveau, c’est aussi ça. C’est peut-être même avant tout, ça.

Avant la quête de performance, avant les médailles, ces jeunes gens ont trouvé dans cette camaraderie dès leurs premières années en équipe de France jeunes une envie supplémentaire de poursuivre leur engagement vers leur sport. Les joies de la vie de groupe.

A Chamonix, ces retrouvailles ont pris la forme d’un repas. Et même si ça ne faisait pas très longtemps qu’ils s’étaient quittés – la Coupe du monde de difficulté de Chamonix, où nous sommes allés rencontrer le groupe suivait presque directement celle de Villars en Suisse – les sourires étaient francs, les embrassades volontaires, devant ce restaurant de la rue Paccard de Chamonix.

Curieuse gymnastique au moment de passer commande. Des pâtes, des salades, et puis même quelques assiettes moins raisonnables. Et puis des demandes un peu particulières au serveur, certains grimpeurs ont un régime assez précis. « La veille d’une Coupe du monde, nous choisissons un restaurant avec la carte la plus large possible, pour faire en sorte que chacun puisse trouver l’assiette qui lui convienne. Ou presque. Après c’est la vie de groupe, il leur faut parfois faire des compromis, ce qui n’est pas évident dans le contexte d’une compétition internationale. Mais dans l’ensemble ça se passe bien », sourit Cécile Avezou, entraîneur de l’équipe de France et organisatrice en chef de ces moments plus déterminants qu’il n’y paraît pour l’escalade sportive française.

  • La suite à lire ici.
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Suprématie extrême du Japon sur les Championnats du Monde de bloc minimes !

04 Sep

3 places sur le podium des minimes garçons, 3 places sur le podium des minimes filles. 6 places en tout donc chez les minimes, dont 5 occupées par le Japon !

Suprématie extrême de cette nation hier, qui est à coup sûr le pays le plus performant en bloc, que ce soit chez les seniors ou chez les jeunes !

Chez les minimes garçons, Rei Kawabata, qui participait à sa première compétition internationale, s’empare de la victoire, enchaînant 3 blocs en 6 essais en finale. Avec deux essais de plus, il est suivi par le russe Semen Ovchinnikov, seul athlète non-japonais sur le podium…
Enfin, Ryoei Nukui participait lui aussi à sa première compétition mondiale. Le japonais fait partie des trois grimpeurs à avoir enchaîné 3 blocs de finale. Ses 11 essais le placent sur la troisième marche du podium.

Chez les filles, elles étaient trois japonaises à prétendre au podium. À la sortie, nous les retrouvons toutes les trois sur ce podium des Championnats du Monde 2017.

Sur la plus haute marche, Futaba Ito qui remporte la médaille d’or en étant la seule finaliste à enchaîner les quatre blocs. Elle devance ainsi sa compatriote Natsuki Tanii, qui valide 3 blocs en 5 essais. Enfin, en empochant un bloc à vue et en comptabilisant 3 prises de zone, Saki Kikuchi remporte la médaille de bronze.

Les résultats complets:

Vitesse

La vitesse faisait son entrée hier sur les Championnats du Monde jeunes. Et comme pour le bloc, ce sont les cadets qui ont ouvert le bal.

Chez les hommes, la Russie domine sa discipline de prédilection. Sergey Rukin remporte le titre de Champion du Monde, remportant son duel final de 30 centièmes de seconde face à son compatriote Georgiy Morozov.

Trois français étaient engagés chez les cadets. La meilleure prestation tricolore nous vient de Sam Avezou, qui se hissera jusqu’en huitième de finale, terminant 13ème. C’est plus compliqué pour Mathieu Miquel et Nathan Martin, qui ne disputent pas les phases finales, terminant respectivement à la 39ème et 44ème place.

Chez la fille, la première et polonaise et s’appelle Aleksandra Kalucka. Elle remporte son face-à-face en finale, contre la chinoise YiLing Song, qui prend la deuxième place.

Pas de françaises sur le podium, mais deux dans le top 10. Lucile Saurel réalise la meilleure performance, se classant 9ème, juste devant Jennifer Bonnet, 10ème.

Il ne manquait pas grand chose à Romane Fontelaye pour entrer en huitième de finale. La jeune française termine 17ème.

Les résultats complets:

La suite du programme:

Lundi 4 Septembre

10:00-12:30     Qualifications vitesse minimes
13:00-15:30    Qualifications vitesse juniors
17:00-19:00    Finales vitesse minimes et juniors

Mardi 5 Septembre

10:00               Qualifications difficulté cadets

Mercredi 6 Septembre

10:00               Qualifications difficulté minimes
15:00               Qualifications difficulté juniors

Jeudi 7 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté minimes
15:00-17:45     Demi-finales difficulté juniors
20:00-21:00     Finales difficulté minimes

Vendredi 8 Septembre

12:00-14:45     Demi-finales difficulté cadets
19:00-20:00     Finales difficulté cadets
20:30-21:30     Finales difficulté juniors

Samedi 9 Septembre

09:00-09:30     Finales vitesse combiné minimes
10:15-13:45     Finales bloc combiné minimes
13:45-15:30     Finales difficulté combiné minimes
16:00-16:30     Finales vitesse combiné juniors
17:30-19:10     Finales bloc combiné juniors
20:15-21:45     Finales difficulté combiné juniors

Dimanche 10 Septembre

10:00-11:20     Finales vitesse combiné cadets
12:20-14:30     Finales bloc combiné cadets
15:30-17:30     Finales difficulté combiné cadets

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