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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Demi-finales du Championnat de France de bloc 2025 : deux compétitions décisives ce week-end !

17 Jan

Ce week-end marque une étape clé pour les grimpeurs français : les demi-finales du Championnat de France de bloc 2025. Ces compétitions, organisées simultanément dans le nord et le sud du pays, détermineront les qualifiés pour le prestigieux Championnat de France, qui se tiendra les 8 et 9 février à Anse.

Avant de pouvoir rêver d’un titre national, les grimpeurs français doivent franchir des étapes qualificatives : d’abord des championnats départementaux, puis des championnats régionaux, qui permettent de se qualifier aux demi-finales du Championnat de France.

Ce week-end, c’est cette ultime étape qualificative qui se déroulera dans deux lieux différents. Près de 1100 compétiteurs qui s’affronteront pour décrocher leur ticket pour Anse : plus de 500 compétiteurs dans chaque demi-finale.

Deux lieux, une même intensité !

La France a été divisée en deux zones pour ces demi-finales :

Demi-finale sud : Chamonix accueille les grimpeurs du sud dans un cadre alpin mythique, déjà connu pour ses grandes compétitions.

Demi-finale nord : Direction Montmartin-sur-Mer, en Normandie, pour les grimpeurs du nord.

Le programme de la compétition

À Chamonix et à Montmartin-sur-Mer, le programme sera le même :

Samedi 18/01

8h30 – 11h30 : Qualification U18
11h45 – 14h45 : Qualification U20
16h15 – 19h45 : Finale U18 et U20

Dimanche 19/01

7h30 – 10h30 : Qualification U16
10h45 – 13h45 : Qualification Seniors
15h15 – 18h45 : Finale U16 et Seniors

Planetgrimpe au cœur de l’action !

L’équipe de Planetgrimpe sera mobilisée sur place pour vous faire vivre l’événement de l’intérieur. Résumés, résultats en direct et moments forts seront partagés sur notre site et nos réseaux sociaux !

Alors rendez-vous ce week-end pour suivre ces compétitions décisives, où les meilleurs grimpeurs du pays tenteront de décrocher leur place pour le Championnat de France. Qui parviendra à se démarquer et à prendre son ticket ? Restez connectés pour ne rien manquer !


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Elias Iagnemma libère le premier 9A bloc d’Italie : “The Big Slamm”

17 Jan

L’escalade italienne entre dans une nouvelle ère grâce à Elias Iagnemma, qui vient de signer la première ascension de “The Big Slamm” à Tintorale, dans les Abruzzes, pour lequel il propose la cotation de 9A.

Il s’agit de son deuxième bloc de ce niveau, après avoir répété le célèbre “Burden of Dreams” l’an dernier.


Une prouesse après 35 sessions d’efforts !

Découvert il y a un an et demi, “The Big Slamm” est situé dans la région de Tintorale, un site que le grimpeur italien de 29 ans connaît parfaitement et contribue à développer depuis des années. Ce bloc intense se divise en trois sections clés :

  • Une première séquence de départ cotée 8A ;
  • Un mouvement crux extrêmement exigeant, qui vaut à lui seul 8A ;
  • Une section finale correspondant à un passage de niveau 8B/+.

En tout, il aura fallu 35 sessions à Elias pour dompter cette ligne, qu’il qualifie de « lutte folle entre conditions, mental et physique ». Les conditions météos, notamment, se sont avérées être un véritable défi pour lui. Situé dans une vallée souvent humide, “The Big Slamm” demande une collante parfaite, rendant les journées froides et sèches particulièrement précieuses.

© Stefania Colomba

Un 9A confirmé par son expérience sur “Burden of Dreams”

En mars 2024, Elias avait déjà marqué les esprits en devenant le quatrième grimpeur à répéter “Burden of Dreams” 9A, le premier bloc de cette cotation ouvert par Nalle Hukkataival en 2016. Il explique que cette expérience a joué un rôle clé dans l’évaluation de “The Big Slamm”. Selon lui, l’intensité de ce nouveau bloc est similaire à celle de “Burden of Dreams”, mais les conditions environnementales plus difficiles le rende encore plus unique.

“C’est incroyable à quel point les mouvements de ce bloc sont exigeants, affirme Elias. Chaque partie du corps, chaque millimètre de gomme du chausson et chaque morceau de peau doivent se déformer parfaitement sur ces prises minuscules”.

Un rêve devenu réalité…

Juste après avoir fait la croix, Elias a immédiatement exprimé sa joie et sa fierté d’enchaîner cette ligne, qui était devenue une obsession :

« Après un an et demi d’essais, et un total de 35 sessions, j’ai réussi à atteindre le sommet de cette King Line. C’était vraiment une bataille incroyable. Beaucoup de fois, j’ai pensé à abandonner, mais aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir partager cette ascension avec toute la communauté de l’escalade. »

© Stefania Colomba

Avec “The Big Slamm”, Elias Iagnemma offre donc à l’Italie son premier 9A bloc, rejoignant ainsi le cercle très fermé des blocs de cette cotation à travers le monde (on en compte actuellement une douzaine). Il espère désormais que d’autres grimpeurs de haut niveau viendront découvrir cette ligne exceptionnelle, enrichissant ainsi l’histoire de Tintorale, une région qui regorge encore de potentiel d’après ses dires.

Une carrière en constante progression !

Au-delà de cette réalisation, Elias s’affirme comme l’un des meilleurs bloqueurs de sa génération. En plus de Burden of Dreams, il compte à son palmarès des blocs comme “Ganesh” 8C+ et “Gioia” 8C, situés tous deux en Italie. Il a également enchaîné plusieurs 8C en Suisse et réalisé des premières ascensions en falaise, jusqu’à 9a+.


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Vidéo : l’ascension brute de « Burden of Dreams » 9A par Elias Iagnemma

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Jakob Schubert et Chris Sharma clôturent en beauté leur saison de deep-water !

17 Jan

Jakob Schubert conclut en apothéose sa série “Above The Sea”, avec un septième et dernier épisode haut en couleurs ! Après des semaines à explorer les falaises de Majorque, ce final met en lumière l’essence du psicobloc, en compagnie de Chris Sharma, pionnier de la discipline.

Jakob avait promis de revenir à Majorque après les Jeux Olympiques de Paris, comme il l’avait fait en 2021 après Tokyo. Cet archipel est devenu son lieu de prédilection pour se ressourcer, entouré d’amis et de paysages à couper le souffle. À travers sa série vidéos, il partage avec passion l’expérience unique du deep-water.

Mais ce retour n’était pas qu’un simple remake. Après s’être attaqué aux légendaires “Es Pontàs” et “Alasha” en 2021, Jakob et son équipe se sont concentrés sur l’exploration de nouvelles lignes. Avec son fidèle compagnon Michael Piccolruaz, l’Autrichien a signé près d’une douzaine de premières, dont “Mischa Line” 8b+ et “Su Majestad”, qui resteront gravées dans sa mémoire.

© Moritz Klee

Chris Sharma comme mentor !

Pour ce dernier épisode, Chris Sharma rejoint Jakob Schubert dans le secteur de Canyamel, une falaise qu’il a récemment développée. Sharma, dont les exploits à Majorque ont popularisé le psicobloc à travers le monde, travaille sur son projet “Vision Quest” (qu’il a depuis enchaîné), tandis que Jakob s’attaque à “Jelly Pain”, une extension audacieuse en 8c+ de “Honey Cane”, une ligne ouverte par Sharma.

Grimper avec Chris est toujours inspirant. Il a marqué l’Histoire de l’escalade, et ma passion pour le psicobloc lui doit beaucoup !

Jakob Schubert

Les charmes et les défis du deep-water

Au-delà de la difficulté technique et physique, grimper au-dessus de l’eau impose une gestion du mental unique. À Canyamel, la hauteur et l’engagement des lignes testent les limites psychologiques des grimpeurs. Chris Sharma en a fait les frais, chutant de manière spectaculaire lors d’un essai dans “Vision Quest”, une scène qui illustre la rigueur et les risques de cette discipline.

Le psicobloc mêle simplicité et intensité. Chris a fait une très mauvaise chute sur son projet, qu’il a récemment réussi et qui s’appelle maintenant “Vision Quest”. Cela montre que malgré tout le plaisir que procure le psicobloc, cette discipline doit être prise au sérieux. Le moindre mouvement compte, car l’échec se traduit par un plongeon de 15 mètres dans l’eau !

Jakob Schubert

© Moritz Klee

Un voyage immortalisé en vidéo

Les sept épisodes de “Above The Sea” capturent à la fois les ascensions spectaculaires et l’ambiance conviviale de ce séjour. Bien que le livestream initialement prévu par Jakob ait été compromis par un mauvais signal sur place, ses vlogs ont su retranscrire l’authenticité et la magie de cette aventure.

Ce voyage m’a rappelé pourquoi je grimpe !

Jakob Schubert

Pour Jakob, ce septième épisode est particulièrement spécial, mais il garde une affection pour le tout premier, où l’excitation du voyage est palpable, et le sixième, qui montre les défis de grimper au-dessus d’une mer agitée.

Ne manquez donc pas le septième et dernier épisode de “Above The Sea”, disponible ci-dessous :

L’intégralité de la série est à voir ici.


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Jakob Schubert dévoile « Above The Sea », sa nouvelle série YouTube

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En réponse à Jules Marchaland, Toby Roberts enchaîne 61 8A sur la Kilter en moins d’une heure !

16 Jan

Après que Jules Marchaland ait marqué les esprits avec sa performance remarquée sur la Kilterboard il y a quelques jours, le champion olympique Toby Roberts a décidé de surenchérir : il s’est lancé comme défi d’enchaîner le plus de 8A possible sur la Kilter… en moins d’une heure !

Il y a ceux qui se contentent de grimper pour le plaisir, et il y a Toby Roberts, qui transforme chaque session d’entraînement en un véritable défi. Son dernier exploit ? Enchaîner le plus de 8A possible sur la Kilterboard en seulement une heure.

Un peu comme Manu Cornu qui s’était lancé le challenge d’enchaîner “The Big Island” en quelques jours, tout a commencé avec une déclaration qui, au départ, semblait être une simple blague : « Je pourrais enchaîner 50 8A en une heure sur la Kilter ». Plutôt que de laisser cette promesse en suspens, le Britannique a décidé de la concrétiser.

Un clin d’œil à Marchaland ?

Difficile de ne pas voir dans ce défi un écho à celui de Jules Marchaland, qui a récemment attiré l’attention avec une réalisation tout aussi marquante : notre Français a réussi le pari fou d’enchaîner plus de 100 8A bloc sur la Kilter en une journée.

Bien que le défi semblait irréalisable au premier abord, ce n’était qu’une question de stratégie. Toby a commencé par définir son plan : « L’idée, c’est de trouver le bon rythme : assez de repos pour durer, mais pas trop pour garder l’intensité », explique-t-il.

Il explique que le pire moment, c’est lorsque la prise devient trop petite ou trop exigeante. « Les mouvements où tu dois bloquer sur une main, ça vide totalement ton énergie. » Et pourtant, à chaque essai, il avance, petit à petit, un bloc après l’autre. 35 blocs en 30 minutes : il dépasse déjà son objectif initial !

Objectif atteint… et dépassé !

Mais Toby ne se contente pas d’atteindre simplement son objectif. Non, il va au-delà. 61 blocs en une heure, bien plus que les 50 qu’il s’était promis. Un exploit qui témoigne non seulement de sa force physique, mais aussi de son mental d’acier.

Une fois la session terminée, il est épuisé, mais ravi de sa performance. « Je suis content d’avoir atteint 50 blocs, mais c’est encore plus satisfaisant d’avoir pu en faire 61 », confie-t-il, le même sourire fatigué sur les lèvres que celui de Jules Marchaland à la fin de sa journée.

Pour Roberts, ce défi n’est pas simplement un jeu de chiffres : « Si tu peux enchaîner 60 8A bloc en une heure, tu sais que tu n’auras jamais de problème pendant une compétition », déclare-t-il avec humour.

La vidéo de sa session :


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100 x 8A à la séance, Jules Marchaland peut-il le faire ? | Relais Vertical #148

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Alex Megos libère un gros projet de Margalef : “Tuareg Blanco” 9b/+

14 Jan

Alex Megos vient de marquer les esprits avec une ascension qui pourrait bien devenir légendaire à Margalef. Après presque trois semaines de travail acharné, l’Allemand a réussi à enchaîner “Tuareg Blanco”, un projet emblématique de la falaise, qu’il propose à 9b/+.

Alex Megos savait que 2025 commencerait fort… En se rendant en Espagne, son objectif était précis : un vieux projet de Margalef, encore jamais réussi. Son nom ? “Tuareg Blanco”, une ligne équipée par Adrien Boulon en 2014. Elle restait une énigme non résolue, tentée par quelques rares grimpeurs comme le célèbre catalan Ramon Julián, mais sans jamais trouver preneur.

Alex, qui connaissait déjà bien Margalef pour y avoir notamment enchaîné “Perfecto Mundo” 9b+, avait une idée précise de ce qui l’attendait. La voie semblait aussi mystérieuse qu’exigeante, combinant des sections techniques et des passages dynamiques sur une face où chaque mouvement semble devoir être parfait. Cette ligne, qu’il avait déjà essayée il y a quelques années ne cessait de l’obséder depuis.

Quand il est arrivé sur place il y a quelques jours, Megos ne savait pas vraiment si le temps dont il disposait suffirait. Mais une chose était sûre : il allait tout donner. Trois semaines, 11 jours de tentatives acharnées… autant de combats répétés contre cette voie, contre la fatigue et contre le doute.

Mais au fil des jours, l’espoir grandissait ! Chaque essai semblait le rapprocher un peu plus du sommet… Mais il fallait aussi savoir laisser la pression de côté, se libérer de l’ombre du passé et de l’intensité des précédents essais de Ramon Julián. Le catalan, qui pensait que la voie pourrait être cotée 9b, n’avait pas réussi à la boucler. Mais Alex n’était pas là pour penser aux échecs des autres ; il voulait simplement se prouver qu’il pouvait y arriver. Finalement, il se retrouva au sommet de “Tuareg Blanco”, clippant le relais après l’un des moments les plus intenses de sa carrière.

“Je suis arrivé à Margalef avec cette voie en tête. Je n’étais pas sûr que ce serait possible avec le temps dont je disposais, mais je voulais donner le meilleur de moi-même. Trois semaines plus tard, après 11 jours d’efforts, j’ai réussi à enchaîner ce projet légendaire. Légendaire pour moi, en tout cas”, confie-t-il avec humilité. Derrière ces mots, la fierté est palpable. Une fois de plus, Alex Megos a repoussé les limites !

La cotation ? “9b/+”. C’est la note qu’il propose après avoir pris toute la mesure du défi. “Je suis curieux de voir ce que les autres grimpeurs penseront de la difficulté”, ajoute-t-il.

Alors qu’il venait de signer la première ascension de cette voie, Alex libérait quelques jours plus tard une autre ligne : “On Egin” 8c+, un projet qui attendait sa première ascension depuis longtemps également.

Après une fin d’année difficile à Red River Gorge, où Alex n’avait pas réussi à boucler un projet de longue haleine, il semble avoir enfin retrouvé sa voie : “J’ai mis beaucoup de sang, de sueur et de peau dans ce projet aux États-Unis au cours du dernier mois, mais je n’ai malheureusement pas réussi. Mais j’ai fait des progrès et j’ai beaucoup appris… Je pense seulement que je n’étais pas destiné à enchaîner cette voie lors de ce trip”, explique-t-il.

En attendant la publication d’une vidéo de son ascension dans “”Tuareg Blanco””, Megos continue son séjour à Margalef et pourrait bien continuer à faire parler la poudre dans d’autres projets…


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Leo Cea, 12 ans, signe la première ascension de « Acordeón Session » 8c/+ en Patagonie

11 Jan

À seulement 12 ans, Leo Cea continue de repousser les limites de l’escalade ! Après avoir marqué l’Histoire en devenant le plus jeune grimpeur à enchaîner un 9a, il réalise cette fois la première ascension de « Acordeón Session » 8c/+ à Villa Cerro Castillo, au cœur de la Patagonie chilienne.


Une performance unique pour son âge

Située dans le secteur de « La Chabela » à Villa Cerro Castillo, « Acordeón Session » est une ligne emblématique, équipée en 2015 par Pere Vilarasau. Malgré les tentatives de certains des meilleurs grimpeurs chiliens, la voie restait invaincue jusqu’à ce que Leo y laisse son empreinte. Ce projet, débuté lors d’un voyage en janvier dernier, a immédiatement captivé le jeune prodige local. Son oncle, Javier, raconte :

Leo a découvert “Acordeón Session” lors d’un voyage dans la région d’Aysén. En seulement trois séances, il avait déjà entrevu le potentiel de cette voie. Il est tombé amoureux de la Patagonie et rêvait d’y retourner pour profiter de cet environnement unique et tenter à nouveau cette ligne.

Leo a pu revenir dans cette région isolée et s’attaquer à cette ligne redoutable il y a quelques jours. Après six nouvelles séances de travail, il a finalement réussi à clipper le relais lors d’une soirée froide et venteuse, entouré de ses amis Gael et Itzel, et de son oncle Javier.

© Diego Sáez

Une année 2024 hors normes

Avec cette première ascension, Leo Cea conclut une année exceptionnelle. En octobre dernier, le jeune chilien avait déjà frappé fort en répétant « Era Vella » 9a à Margalef, en Espagne, devenant ainsi le plus jeune grimpeur à enchaîner deux voies dans le neuvième degré.

Parmi ses réalisations de l’année, on compte donc :

  • deux 9a : « TecnoKing » (première répétition) et « Era Vella »
  • trois 8c+
  • deux 8c/+ (dont « Acordeón Session »)
  • deux 8c
  • sept 8b+

© Diego Sáez

Un lien unique avec la nature

Au-delà de ses performances, Leo s’illustre par sa connexion avec les paysages qu’il explore. La Patagonie, sauvage et majestueuse, est devenue une source d’inspiration et un terrain de jeu idéal pour ce jeune grimpeur. Son oncle, Javier, affirme :

S’attaquer à cette voie n’était pas qu’une question de grimpe, de force ou de technique. C’était aussi un moyen de se connecter à l’essence même de la Patagonie. Leo a prouvé qu’il était capable de tout pour atteindre ses objectifs.

Avec « Acordeón Session », Leo Cea ne se contente pas de repousser ses propres limites : il élève également le niveau de l’escalade en Amérique du Sud. Si l’année 2024 est déjà couronnée de succès, Leo ne semble pas prêt à ralentir.

Que lui réserve 2025 ? Une chose est sûre : le jeune prodige chilien a encore beaucoup à offrir !


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Adam Ondra conclut 2024 avec “Childhood Dreams” 8B+/C

10 Jan

Pour clore une année déjà bien remplie, Adam Ondra s’est offert une belle réalisation en Autriche pendant les fêtes de Noël. Le grimpeur Tchèque a répété “Childhood Dreams”, un bloc initialement coté 8C qu’il propose à 8B+.

Ouvert en décembre 2019 par Lukas Mayerhofer “Childhood Dreams” démarre assis et rejoint “Sistem Zida” 8B. Bien que la cotation initiale soit de 8C, Ondra, avec son habituel souci de précision, nuance : « Ce bloc est super cool ! Je suis tombé plusieurs fois dans la dernière section, que je ne pensais pas si difficile, mais qui s’est révélée assez exigeante après les trois premiers mouvements brutaux. Le bloc était coté 8C, ce qui pourrait être juste, mais j’ai trouvé une shunte avec un coincement de genou sur le premier mouvement, qui me fait opter pour une cotation un peu plus basse. »

Ondra a partagé cette ascension en images, témoignant de la puissance nécessaires pour enchaîner cette ligne au pur style autrichien :

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Adam Ondra (@adam.ondra)

Une année mémorable pour Ondra en bloc

2024 a été marquée par de nombreux succès pour Adam Ondra. En mars, il flashait “Luftig kö till nålens öga” 8B/8B+ en Suède. Par la suite, il a réalisé plusieurs croix marquante dans le huitième degré :

  • “Peppa” 8B+ (première ascension) – République Tchèque
  • “Flow” 8B – Italie
  • “L’oppio Dei Climbers” 8B+ – Italie
  • “Flow State”8C – Italie
  • “Grizzly” 8B (flash) – Italie
  • “Felberqueen” (flash) 8B – Autriche
  • “Konec Sveta” 8B+ – République Tchèque
  • “Krater” 8C/+ – République Tchèque

Une fin d’année familiale et performante

Ce séjour post-Noël a donc été une manière parfaite pour Ondra de combiner moments en famille et performance sur le rocher. En concluant son année sur “Childhood Dreams”, il illustre une fois de plus sa capacité à jongler entre compétition, escalade en falaise, et réalisations en bloc, tout en restant à l’avant-garde de notre discipline.

Quelque chose nous dit qu’en 2025, Ondra nous réserve bien des surprises… !


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Les Frères Mawem, au cœur d’une révolution pour l’escalade inclusive

09 Jan

Et si l’escalade devenait un sport véritablement inclusif ? C’est le défi que relève Sébastien Kuehn, Micka et Bassa Mawem avec MBS Industry, une entreprise visionnaire qui développe des solutions inédites pour permettre à chacun de découvrir les joies de la verticalité.

Portée par des innovations révolutionnaires comme le Footing Vertical, le B.A.S.S ou le C.H.A.S, elle ambitionne de rendre l’escalade accessible à tous, y compris aux seniors et aux personnes à mobilité réduite.

Les Frères Mawem ont décidé de faire le point avec nous sur les salles qui se sont engagé à leurs côtés, mais aussi sur les avancées technologiques de leurs produits, qui seront présentées lors du Salon de l’Escalade ce week-end.


Depuis leur retraite sportive, Micka et Bassa Mawem se sont engagé dans une nouvelle aventure aux côté de Sébastien Kuehn avec MBS Industry. Cette entreprise vise à rendre l’escalade accessible à tous, notamment aux seniors et aux personnes à mobilité réduite, grâce à des dispositifs innovants.

De nombreuses salles partenaires déjà engagées !

Saviez vous qu’en France, plus de 50 millions de personnes étaient en éloignées du sport et de ses bienfaits ? Face à ce constat, les Frères Mawem et Sébastien Kuehn ont décidé d’agir. Leur volonté ? Rendre l’escalade accessible à tous ! Pour cela, ils ont développé une gamme de trois produits, qui n’ont pas mis longtemps à séduire les salles d’escalade !

Plusieurs établissements ont déjà précommandé le Footing Vertical, parmi lesquels :

  • Salle des Frères Mawem à Colmar
  • CMC Mulhouse
  • Club de Bulgnéville
  • Centre de Rééducation de Kerpape en Bretagne
  • Le TOPO à Saint-Gervais-les-Bains
  • les salles Climb Up à Nancy, Brest, Aubervilliers, Lyon et Bordeaux Mérignac

Ces salles seront parmi les premières à proposer une escalade inclusive et adaptée, accessible aux seniors, grands-parents, et personnes à mobilité réduite.

Envie de tester le Footing Vertical ? Pour savoir s’il sera bientôt disponible près de chez vous, inscrivez-vous ici. Vous recevrez ainsi toutes les informations en temps réel.

L’équipe derrière MBS Industry

Rendez-vous au Salon de l’Escalade !

MBS Industry présentera ses avancées lors du Salon de l’Escalade, avec une offre exclusive pour les salles présentes. Les détails seront dévoilés sur place et disponibles sur leur site web à partir du samedi 11 janvier à 10h.

Des solutions inclusives pour l’escalade

Mais à quelques jours du Salon de l’Escalade, les Frères Mawem nous ont transmis quelques informations sur leurs avancées, en exclusivité !

Parmi les principales innovations de MBS Industry, on distingue trois produits :

  • Le Footing Vertical : un dispositif permettant aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite de pratiquer l’escalade en toute sécurité et autonomie. Actuellement en phase finale de développement, il sera bientôt testé dans plusieurs salles partenaires.
  • Le B.A.S.S : un contrôleur de sécurité pour les systèmes d’assurage automatique, conçu pour sécuriser les grimpeurs, dont le design est finalisé et prêt pour des tests en conditions réelles, dans plusieurs salles partenaires, notamment celle des Frères Mawem.
  • Le C.H.A.S : un harnais inclusif destiné aux personnes à mobilité réduite, désormais prêt pour la commercialisation. Associé à un palonnier en cours de développement, il garantit une utilisation intuitive et une sécurité optimale.

Les solutions développées par MBS Industry


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Manu Cornu et “The Big Island” : quand un pari improbable devient un exploit !

08 Jan

Fontainebleau, janvier 2025 – Parfois, les grandes performances naissent des situations les plus inattendues. C’est exactement ce qui est arrivé à Manu Cornu, qui vient d’enchaîner “The Big Island”, un bloc iconique coté 8C à Fontainebleau. Mais derrière cette performance impressionnante se cache une histoire pour le moins originale : tout est parti… d’un pari lancé lors d’une soirée bien animée


Un défi lancé sur un coup de tête

C’était une soirée comme tant d’autres pour célébrer la fin d’année. Entre amis et coupes de champagne, Manu Cornu se laisse emporter par l’ambiance festive de ce samedi 14 décembre. Sous les encouragements de ses compagnons, il lance une phrase qui va sceller son destin : “OK, pari tenu, j’enchaîne “The Big Island” avant la fin de l’année, ça me laisse 17 jours.”

Le bloc, considéré comme un chef-d’œuvre du grès bellifontain, est réputé pour sa difficulté technique et ses mouvements exigeants. Un défi déjà colossal en temps normal, mais encore plus audacieux avec une échéance aussi serrée, au cœur d’un hiver capricieux.

© Bluegilles

“Boire un peu de champagne (avec modération…) et avoir des amis qui vous poussent à dire des conneries, c’est une recette idéale pour finir ou commencer l’année dans un bourbier !” plaisantait-il dans un post Instagram. Un pari qui n’avait rien d’un jeu facile…

Une course contre la montre

Dès le lendemain, Manu réalise l’ampleur du défi. Entre les fêtes de fin d’année dans le sud-ouest, des journées pluvieuses à répétition, et son entraînement pour la saison de compétitions, les obstacles s’accumulent. Pourtant, il se lance corps et âme dans l’aventure, jonglant avec les rares fenêtres de beau temps pour explorer le bloc et travailler ses mouvements.

Les premières tentatives sont frustrantes. Le temps passe et Manu loupe son objectif : “Je n’ai pas l’habitude de manquer ma cible quand je prends un pari, mais là, c’était vraiment tendu avec ce timing serré,” partage-t-il après une journée où il frôle la réussite.

© Timothée Nitschke

Mais Manu ne baisse pas les bras. Entre essais intenses et chutes mémorables, il affine ses méthodes et s’accroche, motivé par l’idée de prouver qu’il peut réussir le bloc, même dans des conditions extrêmes.

Et finalement… L’exploit !

Soudain, le destin finit par lui sourire. Deux jours après l’échéance du pari, alors que la collante tant attendue fait enfin son apparition au Coquibus, Manu se rend au pied de son projet. Cette fois, tout s’aligne. Dans un dernier run, il réalise un mouvement après l’autre, concentré comme jamais. “Le genre de moment où tout disparaît autour de toi, où il n’y a que toi, le rocher, et la ligne à terminer,” confie-t-il.

© Timothée Nitschke

Et puis, c’est l’explosion de joie. Le pari, parti d’une blague un peu folle, est transformé en succès. “Je suis toujours un peu en retard quand j’ai rendez-vous, mais mieux vaut tard que jamais,” plaisante-t-il, le sourire jusqu’aux oreilles.

Au-delà de la performance, Manu en profite pour rappeler aux grimpeurs l’importance de respecter les sites naturels : “Brossez la magnésie à la fin de vos sessions, laissez les secteurs propres, et renseignez-vous sur les bonnes pratiques avant de venir grimper ici.”

© Timothée Nitschke

Avec cette réussite, Manu commence 2025 en beauté, tout en reprenant l’entraînement intensif pour les compétitions à venir. Une chose est sûre, ce pari parti d’une blague a su prouver que même les défis les plus improbables peuvent se transformer en exploits mémorables.

La vidéo de son ascension :

 

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Une publication partagée par Manu Cornu (@manu_cornu)


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Manu Cornu : De la résilience à l’argent, retour sur son exploit à la Coupe du Monde de Prague !

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Lee Sung Su réalise la troisième ascension de l’effrayant highball “The Process” 8C+

07 Jan

Le grimpeur sud-coréen Lee Sung Su vient de réaliser la troisième ascension de “The Process” 8C+, situé sur le célèbre bloc Grandpa Peabody, à Bishop en Californie. Cette ligne, connue pour être l’une des plus exigeantes et exposées au monde, n’avait été gravie que deux fois en près d’une décennie.

Depuis son ouverture en janvier 2015 par l’Américain Daniel Woods, “The Process” a régné comme un sommet inatteignable dans le monde du bloc extrême. À 15 mètres au-dessus du sol, cette ligne combine des mouvements aussi puissants qu’effrayants. Le bloc commence par une section en 8B, se poursuit par un enchaînement aérien en 8B+, et se termine par une dalle technique en 7C, qui ne tolère aucun faux pas. En somme, “The Process” n’est pas qu’un défi physique ; c’était un véritable test mental, une invitation à dominer ses peurs.

De part sa difficulté, “The Process”, proposé à 8C+, est resté presque inaccessible pendant neuf longues années, jusqu’à ce que Zach Galla en réalise la première répétition en mars 2024. À l’époque, Galla avait salué l’avant-gardisme de Woods, soulignant que cette ligne repoussait les limites, tant sur le plan technique que psychologique.

Une performance de haut vol pour Lee Sung Su

Il y a quelques jours, Lee Sung Su a ajouté son nom à cette courte liste de grimpeurs ayant dompté ce monstre rocheux. Sur Instagram, il a décrit cette réalisation comme « le plus beau cadeau de Noël qu’il puisse recevoir », ajoutant que c’était une ligne digne d’être son premier 8C+.

Pour lui, ce bloc n’était pas qu’un projet parmi d’autres. Après une année marquée par des performances remarquables, “The Process” représentait la quintessence de son engagement en escalade. « C’est comme si tout ce que j’avais fait jusqu’ici m’avait préparé à ce moment », a-t-il confié après son exploit. Face au vent mordant de décembre, Lee a méticuleusement enfilé ses chaussons, ses mains recouvertes d’une fine couche de magnésie. Il connaissait chaque prise, chaque mouvement par coeur, mais il savait que rien ne serait acquis tant qu’il n’aurait pas atteint le sommet.

Au fil des mouvements, Lee jonglait entre puissance et délicatesse. Après avoir dompté les sections inférieures, il se retrouvait face à la dalle finale, où chaque micro-ajustement de pied pouvait décider du succès ou de la chute. Quand il atteignit le sommet, l’émotion éclata. poussant un énorme soupir de soulagement, Lee resta quelques minutes assis au sommet du Grandpa Peabody.

Un palmarès impressionnant

Spécialiste du bloc, Lee n’en est pas à son premier fait d’armes. Avec des croix mythiques comme “Monkey Wedding” et “The Finnish Line” à Rocklands ou “Dreamtime” à Cresciano, il s’est imposé comme l’un des grimpeurs les plus complets de sa génération. Avant “The Process”, il avait également gravi “Lucid Dreaming” 8C, une autre ligne vertigineuse située sur le même bloc de Grandpa Peabody.

En plus de ses performances en bloc, Lee Sung Su a prouvé sa polyvalence avec des croix jusqu’au 9a+ en falaise (“First Ley” à Margalef). Il est également un habitué des compétitions internationales, ayant représenté la Corée du Sud en Coupe du Monde en bloc et en difficulté.


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Trois nouveaux 9a pour Laura Rogora !

06 Jan

La dernière semaine de l’année 2024, Laura Rogora a signé de nouvelles performances exceptionnelles en réalisant trois 9a et trois 8c+ en Slovénie. Ce succès conclut une saison automnale et hivernale spectaculaire pour l’Italienne de 23 ans, marquée par neuf croix dans le neuvième degré !

Laura Rogora a terminé 2024 en beauté : le dernier jour de l’année, l’Italienne a réussi à clipper le relais de “Sanjski par extension” 9a, sur la falaise de Misja Peč. La veille elle avait réussi la première partie de cette ligne, “Sanjski Par” 8c+, avant de s’attaquer cette extension, ouverte par Uros Perko en 2003. Cette voie, emblématique du site slovène, a attiré certains des meilleurs grimpeurs européens, tels qu’Adam Ondra, Domen Skofic, Jernej Kruder ou encore Stefano Carnati.

Une semaine de folie !

Plus tôt dans la semaine, Laura Rogora a également enchaîné deux autres 9a : “Martin Krpan” en seulement quatre essais et “Xaxid Hostel”, en six essais.

“Cette semaine de grimpe en Slovénie est certainement la meilleure semaine de ma vie”, affirme Laura Rogora.

Il faut dire qu’en plus de ces trois 9a, elle a enchaîné trois 8c+ et deux 8c : “Človek Ne Jezi Se L2” 8c+ au premier essai, “Hysteria” 8c+ à son troisième run, “Sanjski Par” 8c+, “Strelovod” 8c au premier essai et “Talk is Cheap” 8c lors de sa troisième tentative.

“J’ai grimpé pendant sept jours d’affilée sans prendre une seule journée de repos ! J’ai enchaîné “Clovek ne jezi se” 8c+ et “Talk is cheap” 8c lors de mon septième et dernier jour, et je dois dire que j’étais épuisée. Mon run victorieux dans “Talk is cheap” était assez désespéré !”, raconte l’Italienne.

© Giulio Diener

Une saison hivernale exceptionnelle pour l’Italienne

Ces ascensions ne sont que les dernières d’une série impressionnante. Depuis septembre, Rogora a ajouté à son carnet de croix six 9a, un 9a/+, et deux 9a+, affirmant sa place parmi les plus grandes grimpeuses du moment. Parmi ses exploits récents figurent également un 8c à vue et plusieurs flashs en 8b+ et 8c.

En septembre, après avoir décroché deux médailles d’or aux Championnats d’Europe (difficulté et combiné), Rogora a marqué les esprits en réalisant la première ascension féminine de “Goldrake” 9a/+ à Cornalba, en Italie, une voie libérée par Adam Ondra en 2010 et rarement répétée.

En octobre, lors d’un passage dans les Gorges du Verdon, elle a ajouté à sa liste de réalisations une ascension à vue de “Spanish Caravan” 8c, des flashs de “Aggresif You Want” 8b+ et “Le Feu Occulte” 8b+, ainsi qu’une ascension en quatre essais de “La Flûte en Chantier” 8c+.

En novembre, à Siurana, en Espagne, la jeune italienne a enchaîné “Estado Crítico” 9a en seulement trois essais. À Arco, elle a de nouveau marqué l’Histoire avec la première ascension féminine de deux lignes mythiques : “Bombardino” 9a+, réalisé en seulement quatre essais, et “Trofeo dell’Adriatico” 9a+.

En décembre, elle a continué son tour d’Europe des performances en répétant “Flipping the Bird” 9a en Italie, suivie de “Prima Classe” 9a à La Stazione.

© Jan Smit

La liste de ces principales croix de l’automne/hiver 2024

  • “Trofeo dell’Adriatico” (9a+)
  • “Bombardino” (9a+)
  • “Goldrake” (9a/+)
  • “Sanjski Par Extension” (9a)
  • “Martin Krpan” (9a)
  • “Xaxid Hostel” (9a)
  • “Estado Crítico” (9a)
  • “Prima Classe” (9a)
  • “Flipping the Bird” (9a)
  • “Sanjski Par” (8c+)
  • “La Flûte en Chantier” (8c+)
  • “Spanish Caravan” (8c) – à vue
  • “Aggresif You Want” (8b+) – flash
  • “Jedi” (8b+) – flash
  • “Le Feu Occulte” (8b+) – flash
  • « La Via del Quim » (8b+) – flash

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Adam Ondra retourne essayer “Terranova”, son premier 8C+ (9A ?)

03 Jan

Plus de dix ans après avoir ouvert le célèbre” Terranova”, Adam Ondra s’est à nouveau confronté à cette ligne, accompagné de la grimpeuse tchèque Jana Švecová. Retour sur un bloc emblématique toujours sans répétition, qui pourrait bien être réévalué à la hausse !

En novembre 2011, Adam Ondra, alors âgé de 18 ans, marquait l’Histoire en réalisant la première ascension de “Terranova”, son premier 8C+ bloc. Située dans le secteur de Holštejn, en République Tchèque, cette longue traversée de 12 mouvements sur micro-prises a nécessité deux saisons et douze jours de travail acharné avant l’enchaînement final. Aujourd’hui, plus de treize ans après cette performance, “Terranova” reste invaincu et attire toujours les meilleurs grimpeurs du monde…

Récemment, Adam Ondra est retourné faire face aux mouvements de ce bloc, cette fois en compagnie de Jana Švecová, une grimpeuse tchèque qui s’est elle aussi attaquée à ce défi. Ondra s’est montré enthousiaste face à cette rencontre :

Jana et son mari Martin vivent le rêve de nombreux grimpeurs : ils voyagent beaucoup, vivent en van, et grimpent souvent dans le Moravian Karst, mon spot de grimpe préféré. Ils enchaînent certains des blocs les plus difficiles, même à l’échelle mondiale.

Adam Ondra

© Petr Chodura

Malgré son statut mythique, “Terranova” ne correspond pas aux standards traditionnels du bloc. Adam Ondra lui-même reconnaît que la ligne, située au pied d’une falaise, n’est pas des plus esthétiques. Cependant, il ajoute que les mouvements techniques et les prises minuscules ont toujours attisé sa curiosité :

Ce n’est pas la ligne la plus inspirante, mais elle m’a fasciné pendant des années. J’ai toujours voulu savoir si elle était faisable.

Adam Ondra

Dans une vidéo publiée par Ondra, on peut suivre ses essais ainsi que ceux de Jana sur cette traversée unique.

Jana Švecová et Will Bosi sur les traces d’Ondra

Après plus d’une décennie d’oubli, “Terranova” connaît un regain d’intérêt. Jana Švecová, bien qu’étant plus petite qu’Ondra, a réussi à trouver une méthode alternative pour passer le crux et a réussi tous les mouvements intrinsèquement. Elle travaille désormais sur des sections plus longues, espérant devenir la première personne à répéter cette ligne.

De son côté, le Britannique Will Bosi, l’un des grimpeurs les plus forts du moment, s’est également mesuré à “Terranova” lors de plusieurs séjours en République Tchèque. Bien qu’il ne l’ait pas encore enchaîné, il n’hésite pas à remettre en question la cotation d’origine :

Comparé aux autres 8C+ que j’ai réalisés, celui-ci est clairement un niveau au-dessus. Je pense même qu’il vaut 9A !

William Bosi

© Petr Chodura

“Terranova” serait-il le premier 9A de la planète ?

Avec son caractère atypique et ses mouvements d’une difficulté extrême, “Terranova” continue de tenir tête aux meilleurs bloqueurs du moment. Si la ligne venait à être réévaluée à 9A, elle deviendrait officiellement le premier bloc de ce niveau, ayant été libérée par Adam Ondra avant que Nalle Hukkataival n’enchaîne “Burden of Dreams”.

En revisitant cette ligne, Adam Ondra semble inviter une nouvelle génération de grimpeurs à relever le défi. Alors, qui sera le premier à signer la répétition tant attendue ? Jana Švecová, Will Bosi ou un autre grimpeur ? Une chose est sûre, l’histoire de Terranova ne fait que commencer !

La vidéo d’Adam Ondra et Jana Švecová dans “Terranova” :


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Un 9a bloc de nouveau répété !

03 Jan

Décidément, l’année 2025 commence en fanfare ! Alors que nous avons appris hier que Nathaniel Coleman a libéré un nouveau 9A bloc, nous apprenons maintenant que son compatriote Noah Wheeler a répété l’un des 9A les plus célèbres : “Return of the Sleepwalker”.

L’année 2025 commence fort pour Noah Wheeler, qui vient de fait une entrée fracassante dans le cercle très fermé des nonagradiste. Le jeune américain a réussi la deuxième répétition du mythique “Return of the Sleepwalker” 9A, situé à Black Velvet Canyon, dans les Red Rocks du Nevada.

Cette réalisation fait de lui le troisième grimpeur à conquérir ce bloc, après Daniel Woods, auteur de la première ascension en 2021, et Will Bosi, qui avait signé la première répétition l’an dernier.

L’aboutissement d’un long travail…

Wheeler a partagé ses émotions suite à son ascension dans un commentaire empreint de poésie :

Un moment unique, presque hors du temps, qui pousse à se demander : est-ce vraiment réel ?

Un rêve d’une minute, fruit d’une vie marquée par des sueurs d’angoisse, des nuits blanches et une décennie d’entraînements laborieux durant une jeunesse hésitante, transformée en une obsession pour le rocher et une dévotion sans faille. Tout cela rendu possible grâce au soutien bienveillant de ceux qui m’entourent.

Je vous partagerai davantage d’infos une fois que ce surréalisme sera un peu plus palpable.

Noah Wheeler

Des mots qui reflètent l’intensité de l’expérience et l’aboutissement d’années de travail acharné. Il y a un an jour pour jour, Wheeler avait enchaîné le départ debout de ce bloc, “Sleepwalker” 8C/+. Il avait alors immédiatement testé le départ assis, rêvant d’un “et si ?”. Un an plus tard, il cet incroyable “et si” est devenu réalité !

Une lignée de blocs d’exception

“Return of the Sleepwalker” est une extension encore plus exigeante du célèbre “Sleepwalker” 8C+, ouvert par Jimmy Webb en 2019. Daniel Woods a ajouté un départ assis de six mouvements cotés 8B pour établir ce qui est désormais considéré comme l’un des blocs les plus difficiles au monde. Ce 9A n’a été répété que deux fois depuis, un exploit qui place Wheeler parmi l’élite mondiale.

Cette ascension n’a presque rien d’étonnante quand on se penche sur le carnet de croix de Noah Wheeler. L’année dernière, en plus de son ascension de “Sleepwalker”, il a signé des performances notables, comme “Insomniac” 8C+ et “Defying Gravity” 8C. En 2022, il avait réalisé trois autres 8C : “Paint it Black”, “Delirium” et “Sound of Violence”.

Les bloqueurs américains en grande forme !

L’exploit de Wheeler survient dans un contexte particulièrement riche pour la grimpe outre-Atlantique. En quelques mois, trois grimpeurs américains se sont illustrés dans le 9A : Sean Bailey avec “Shaolin” et “Alphane”, Nathaniel Coleman avec “No One Mourns the Wicked” (première ascension), et désormais Noah Wheeler.

Avec des grimpeurs qui repoussent toujours plus loin les limites du possible, l’année 2025 promet d’être exceptionnelle pour le monde de l’escalade !


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L’année commence fort : un nouveau 9A bloc libéré !

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L’année commence fort : un nouveau 9A bloc libéré !

02 Jan

L’année 2025 démarre sur les chapeaux de roues ! La barre symbolique du dixième 9A bloc vient d’être franchie grâce à Nathaniel Coleman, l’un des grimpeurs américains les plus talentueux de sa génération, qui propose “No One Mourns the Wicked”, dans le Colorado.

“No One Mourns the Wicked”  n’est autre que l’extension du célèbre “Defying Gravity” un 8C aussi mythique que redoutable, libéré il y a plus de dix ans par Daniel Woods. À l’époque, le crux de ce bloc était considéré comme l’un des mouvements les plus difficile au monde, et bien qu’un possible départ bas de ce bloc ait été évoqué, peu de grimpeurs pensaient qu’il serait possible…

Mais Nathaniel Coleman vient de prouver que c’était réalisable ! Après être devenu l’un des rares répétiteurs de la version originale en novembre 2023, l’Américain, médaillé d’argent aux Jeux Olympique de Tokyo, a travaillé sur ce départ bas. Cette traversée ajoute une dizaine de mouvements en 8B, avant de rejoindre le départ classique de “Defying Gravity”, portant la cotation de l’ensemble à 9A.

Après des mois d’entraînement et de nombreuses sessions dans des conditions hivernales extrêmes, Nathaniel a finalement fait la croix, commençant l’année de la plus belle des manières !

Le 10ᵉ 9A du monde

Avec cette première ascension, “No One Mourns the Wicked” devient le dixième 9A bloc existant à ce jour. Voici la liste des autres blocs dans le neuvième degré :

  • “Burden of Dreams” – Lappnor (Finlande) – Nalle Hukkataival – Octobre 2016
  • “Soudain Seul” – Fontainebleau (France) – Simon Lorenzi – Février 2021
  • “Return of the Sleepwalker” – Red Rock (États-Unis) – Daniel Woods – Mars 2021
  • “Alphane” – Chironico (Suisse) – Shawn Raboutou – Printemps 2022
  • “Megatron” – Eldorado Canyon (États-Unis) – Shawn Raboutou – Novembre 2022
  • “L’ombre du Voyageur” – Salève (France) – Charles Albert
  • “Shaolin” – Red Rock (États-Unis) – Sean Bailey – Février 2024
  • “Spots of Time” – Helvellyn Lake (Royaume-Uni) – Aidan Roberts – Printemps 2024
  • “Arrival of the Birds” – Ticino (Suisse) – Aidan Roberts – Juin 2024
  • “No One Mourns the Wicked” – Thunder Ridge (États-Unis) – Nathaniel Coleman – Hiver 2024

Une vidéo à ne pas manquer

La réalisation de Coleman a été documentée dans un mini-film réalisé par Ben Neilson et disponible sur la chaîne YouTube de Mellow. Ce reportage retrace les moments forts de son processus, depuis ses premiers essais jusqu’à l’enchaînement final. Les séquences révèlent non seulement la difficulté de la ligne, mais aussi la détermination et la résilience de Coleman face aux défis physiques et aux conditions climatiques.

Alors, qui sera le prochain à tenter de répéter No One Mourns the Wicked ? Une chose est sûre, cette ligne promet d’attirer les meilleurs bloqueurs du monde !


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Bonne année 2025 !

01 Jan

Bonne année 2025 à tous nos lecteurs !

L’année 2024 s’est achevée, et quelle année ce fut pour le monde de l’escalade ! Des performances incroyables en falaise, des moments inoubliables sur les compétitions, et surtout, une communauté de grimpeurs grandissante, toujours plus passionnée !

Nous voulons profiter de ce début d’année pour remercier chacun d’entre vous, chers lecteurs, qui suivez nos articles, partagez vos expériences, et faites vivre la grande famille de l’escalade. Grâce à vous, Planetgrimpe continue d’être une plateforme où les exploits, les défis, et les histoires des grimpeurs du monde entier trouvent leur écho.

2024 : une année mémorable

Reprenons un instant pour savourer tout ce qui a marqué 2024. Nous avons assisté à des ascensions de folie, des performances extraordinaires, et des compétitions qui nous ont tenus en haleine jusqu’au dernier mouvement. C’était aussi une année où la communauté de l’escalade a continué de grandir, de se diversifier et de partager des moments incroyables.

De notre côté, nous avons adoré vous raconter ces histoires et mettre en lumière les exploits de grimpeurs du monde entier, amateurs ou pros. Grâce à vous, Planetgrimpe reste un lieu où la passion de la grimpe se vit chaque jour. Merci de faire partie de cette aventure avec nous !

2025 : cap sur de nouveaux sommets !

Cette nouvelle année promet d’être tout aussi excitante. Entre les grandes compétitions internationales, les records à battre, et les nouvelles voies qui attendent d’être explorées ou répétées, il y aura toujours une prise d’actu à laquelle se raccrocher.

Et surtout, 2025, c’est aussi l’année de vos défis. Vous avez peut-être des projets en tête : votre premier 6c en tête, un 8A bloc qui vous résiste, ou simplement des moments de grimpe à savourer en famille ou entre amis. Peu importe votre niveau, votre style ou vos envies, cette année est l’occasion de continuer à progresser, à s’amuser, et à célébrer chaque petit pas vers vos objectifs.

Merci à vous !

Alors, merci pour votre fidélité, votre enthousiasme, et votre énergie communicative ! Vous êtes les véritables moteurs de Planetgrimpe, et nous sommes impatients de continuer à vous accompagner dans vos aventures verticales.

Bonne année 2025, et surtout : grimpez, profitez, et restez connectés : les meilleures histoires d’escalade sont encore à écrire…

L’équipe de Planetgrimpe


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À 55 ans, Alex Huber libère “Mythos” un 8c+ de 76 mètres

31 Déc

Le légendaire Alex Huber, âgé de 55 ans, a réalisé une nouvelle ascension spectaculaire avec “Mythos”, une voie de 76 mètres cotée 8c+ dans les Alpes de Berchtesgaden. Cette performance marque la fin d’une année jalonnée d’épreuves personnelles et physiques, notamment une opération au cerveau réalisée il y a quelques mois…

En février, juste après une séance de grimpe en falaise, Huber apprend qu’il souffre d’une tumeur au cerveau. “Je grimpais en moulinette et j’ai remarqué que quelque chose n’allait pas. J’avais des maux de tête persistants depuis janvier, mais les médecins et neurologues que j’avais consultés n’avaient rien trouvé. Ce dimanche-là, je me sentais fort en grimpant, mais ma perception de mon environnement était étrange. Le lendemain, j’ai décidé de passer une IRM dans un centre privé. Les images n’ont laissé aucun doute. J’ai été hospitalisé immédiatement et opéré le jour-même”, explique le grimpeur allemand.

L’intervention chirurgicale qui s’en suit permet de retirer une tumeur heureusement bénigne, mais le laisse avec des mois de rééducation. « Redémarrer les moteurs après trois mois d’arrêt complet a été difficile », avoue Alex, qui a dû reprendre l’escalade progressivement. En juillet, il signe son retour avec “Überleben” 8b, une voie de 70 mètres qu’il avait travaillée juste avant sa maladie.

Quelques mois plus tard, il s’attaque à “Mythos”, située dans sa falaise locale de Barmsteine, qu’il décrit comme « la King Line » du site. “Quand j’ai commencé à essayer les mouvements de “Mythos”, ils me paraissaient impossibles. Mais petit à petit, j’ai compris que je pouvais les réaliser. Ce processus m’est familier, je l’ai traversé tant de fois par le passé”, raconte-t-il.

© Heinz Zak

“Mythos” est une voie exceptionnelle, à la fois par sa longueur impressionnante et son caractère technique. Le crux, situé après 60 mètres, impose une précision millimétrée et un mental d’acier, avec une section de 25 mètres sans prises franches. Pendant l’ascension, Huber a pris des décisions audacieuses : « J’ai volontairement sauté un spit avant le crux pour limiter la résistance de la corde. Mais arrivé au-dessus, je ne pouvais plus clipper le suivant. J’étais alors à 10 mètres au-dessus du dernier point, avec une chute potentielle de 30 mètres », raconte-t-il. Heureusement, il a réussi à franchir cette section critique et enchaîner la voie.

Alex Huber n’est pas étranger aux exploits. Sa carrière regorge de premières, comme la libération de voies extrêmes à travers le monde ou encore ses solos libres emblématiques, notamment “Kommunist” 8b+, réalisé en 2004. Pourtant, “Mythos” marque un retour symbolique à l’escalade après une épreuve personnelle. « Considérant la difficulté de la voie, sa longueur, mon opération et mes 55 ans, cette réussite me remplit de joie », confie-t-il.

© Heinz Zak

Bien qu’il admette que son âge limite sa capacité à s’attaquer aux voies les plus physiques, Huber continue de démontrer une technique et une résilience impressionnantes. “Je ne grimperai plus de choses vraiment difficiles. À mon âge, je n’ai plus la force nécessaire, mais je reste aussi précis qu’il y a 20 ou 30 ans dans des voies techniques avec de petites prises. Cela me suffit amplement”, affirme-t-il.

Avec son enchaînement de “Mythos”, Huber nous prouve que la passion et la persévérance peuvent surmonter les obstacles les plus inattendus…


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Mejdi Schalck, en grande forme à Bleau !

30 Déc

En cette fin d’année, Mejdi Schalck est en grande forme ! Le jeune prodige français a récemment réalisé deux performances remarquables à Bleau, enchaînant deux 8B+ mythiques de la forêt : “Geckos assis” et « L’alchimiste ».

La semaine dernière, Mejdi a d’abord réussi une ascension rapide de “Geckos assis”, un bloc légendaire de Bleau, situé au rocher de Bouligny. Ouverte par la légende locale Olivier Lebreton, cette ligne est connue pour sa gestuelle physique et complexe et la qualité de ses mouvements. Accompagné de Max Bertone, Mejdi a pris le temps de décomposer chaque mouvement lors de son échauffement, avant de se lancer dans des essais sérieux.

En seulement quelques tentatives, il a réussi à dompter ce classique historique, juste avant que Max enchaîne à son tour ce bloc, rendant l’instant encore plus spécial !

Voici la vidéo de son enchaînement :

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Mejdi Schalck (@mejdi_schalck)

Quelques jours plus tard, Mejdi a de nouveau frappé en signant une rare ascension de “L’Alchimiste”, un autre 8B+ emblématique de la forêt bellifontaine. Ce bloc, situé dans le secteur d’Apremont, est chargé d’histoire et figure parmi les plus célèbres de la forêt.

Ouvert en 1996 par Marc Le Menestrel, “L’Alchimiste” se distinguait par ses mouvements exigeants sur petites prises et son envergure technique, qui le plaçaient parmi les lignes les plus dures de son époque. Cependant, le bloc a connu un destin tumultueux : peu de temps après son ouverture, des prises ont été volontairement détruites, rendant le bloc impraticable pendant près de deux décennies. Ce n’est qu’en 2015 que le grimpeur finlandais Nalle Hukkataival a redécouvert le bloc et proposé une méthode alternative, restaurant ainsi la gloire de “L’Alchimiste” et confirmant la cotation de 8B+.

Pour Mejdi, cette ascension n’a pas été de tout repos :

Je suis fier d’avoir enchaîné ce bloc emblématique ! J’ai eu des difficultés avec le dernier mouvement, qui était assez dur à faire depuis le bas. À la fin de ma troisième séance, j’ai fait une tentative parfaite où je me suis senti beaucoup plus fort, et j’ai réussi à faire ce mouv 🙌

Il reste encore de nombreux projets à essayer ici. Je reviendrai bientôt dans la forêt, c’est sûr.

Mejdi Schalck

© Bluegilles


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Toru Nakajima enchaîne “Sleepwalker” en seulement deux séances !

27 Déc

Toru Nakajima vient de signer une ascension éclair du célèbre bloc “Sleepwalker” 8C+ dans le Nevada. Personne ne l’avait enchaîné depuis la répétition de Will Bosi en janvier dernier.

Le grimpeur japonais n’a consacré que deux séances à la résolution de ce bloc et a laissé entendre qu’il pourrait plutôt valoir 8C que 8C+…


Une ligne d’anthologie

Établie en 2018, “Sleepwalker” est rapidement devenue un incontournable dans le monde du bloc. Nalle Hukkataival fut le premier à essayer cette ligne impressionnante avant que Jimmy Webb et Daniel Woods ne se joignent à lui pour déchiffrer les mouvements. Webb réussit la première ascension en décembre 2018, suivi de Woods un mois plus tard, puis de Hukkataival, complétant ainsi la trilogie originelle.

En 2021, Woods a repoussé les limites en réalisant la première ascension du départ assis, “Return of the Sleepwalker” 9A, après plus de cinquante séances d’efforts acharnés. Will Bosi a enchaîné ce départ assis plus tôt cette année, nécessitant seulement 12 séances au total, après en avoir passé trois sur le départ debout. Actuellement, le Belge Simon Lorenzi se trouve dans le Nevada avec la ferme intention de signer la troisième ascension de ce 9A.

Une ascension rapide (et une potentielle décote ?)

Avec un total de 16 répétitions, “Sleepwalker” est aujourd’hui le 8C+ le plus répété au monde, devançant “Creature from the Black Lagoon” (12 ascensions) et “Off the Wagon SDS” (11 ascensions). Pourtant, sa cotation fait encore débat. Plusieurs grimpeurs, dont Zander Waller et Will Bosi, ont proposé de le décoter à 8C. Nakajima semble partager cet avis, notant sur les réseaux sociaux : « Sleepwalker 8C+ (8C ?) ».

Le grimpeur japonais a également partagé son enthousiasme pour le site de Red Rock Canyon :

« Les blocs ici sont incroyables. Par bonheur, j’ai enchaîné cette ligne iconique en deux séances. Mon objectif est atteint, mais il me reste quelques jours ici. Devinez quel sera mon prochain défi ! ».

Place au départ assis ?

La rapidité de Nakajima sur “Sleepwalker”, combinée à ses nombreux essais sur le légendaire “Burden of Dreams” (le premier bloc coté 9A), pourrait l’inciter à tenter “Return of the Sleepwalker”. Ce départ assis fait partie des passages les plus durs de la planète et représente un défi ultime pour les meilleurs bloqueurs mondiaux.


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Gabriel Moroni signe la première ascension de “Prima Linea” 9a+ en Italie

26 Déc

À 37 ans, Gabri Moroni continue de repousser ses limites. Le coach de l’équipe nationale italienne et grimpeur de renom vient d’enchaîner “Prima Linea” 9a+, une ligne exigeante située dans le nord-ouest de l’Italie. Une réalisation qui intervient un mois après de belles performances en bloc dans le Val di Mello, où il a enchaîné des passages en 8B et 8C.

Une ligne mythique dans un cadre historique

Moroni a été invité par Alberto Gnerro, l’un des pionniers de l’équipement en Italie, à découvrir cette falaise emblématique. « Le jour où Alberto m’a demandé de le rejoindre sur cette falaise, j’étais plus qu’excité », raconte Gabriele. Il explique avoir grimpé sur les créations de Gnerro depuis son adolescence et ressent une immense gratitude pour tout ce que ce dernier a apporté à la communauté italienne.

La ligne que Gabriele a finalement enchaînée était la toute première voie équipée par Gnerro sur cette falaise. Avec son style très physique et son imposant dévers, elle semblait taillée sur mesure pour Moroni. Pourtant, il lui a fallu près de 20 séances réparties sur plusieurs mois pour venir à bout de ce projet.

© Luca Consonni

Une journée parfaite

Après un retour de Paris où il travaillait comme ouvreur, Gabriele s’est offert une session prometteuse malgré la fatigue. Quelques jours plus tard, les conditions idéales étaient réunies : temps sec, vent léger et une ambiance détendue en compagnie d’Alberto Gnerro et Stefano Bianchi.

« Je me sentais léger, c’est une sensation que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Une fois les pieds décollés du sol, tout s’est parfaitement aligné. J’étais connecté à chaque prise, avec un contrôle total de mon corps et mon esprit », partage Moroni.

Une forme exceptionnelle à 37 ans

Malgré ses nombreuses responsabilités en tant que coach et ouvreur, Moroni continue de performer au plus haut niveau. Cette année, il a enchaîné des voies comme “Erebor” 9b et signé plusieurs premières ascensions d’envergure, à l’image de “Trofeo dell’Adriatico” 9a+ et “Demencia Senil” 9a+.

« Je ne m’entraîne pas énormément, mais je stimule constamment mon corps », explique-t-il. Cette régularité semble porter ses fruits, d’autant plus que, pour la première fois depuis 2015, il se réjouit de ne plus avoir de douleurs aux coudes.


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Taisei Homma réalise son premier 9a+ avec « La Rambla »

23 Déc

C’est une nouvelle étape dans la carrière du talentueux grimpeur japonais : à 25 ans, Taisei Homma vient d’enchaîner la mythique voie « La Rambla » 9a+, à Siurana. Cette croix vient couronner deux semaines d’efforts intensifs dans ce haut lieu de l’escalade.

Homma avait déjà tenté la voie l’année dernière, en vain. Cette saison, déterminé à inscrire son nom au côté des plus grands, il est revenu sur place pour en découdre avec “La Rambla”. Aux côtés de ses compatriotes Kokoro Fujii et Sachi Amma, il a fait preuve d’une persévérance remarquable pour déchiffrer chaque mouvement de cette ligne emblématique.

« Un grand objectif accompli. Cela valait vraiment le coup de revenir », a confié Taisei Homma juste après avoir clippé le relais.

Pour Homma, ce succès marque une première : « La Rambla » est son premier 9a+. Bien qu’il soit surtout connu pour ses exploits en compétition — il compte plusieurs podiums en Coupe du Monde à son actif, notamment une victoire à Villars en 2022 —, Taisei Homma montre ici qu’il peut également briller sur le rocher.

Ce n’est pas la première fois qu’il laisse son empreinte en falaise. En 2023, il avait réussi le classique « Underground » 9a à Arco, en Italie, ainsi que « Flat Mountain » 9a/+ dans son pays natal. Mais c’est en Espagne, entre Oliana et Siurana, qu’il a réalisé l’une de ses plus belles performances, notamment avec une ascension à vue de « Fish Eye » 8c.

« La Rambla », un classique intemporel

« La Rambla », située dans le secteur du Pati, est une des voies les plus célèbres au monde dans le neuvième degré. Depuis sa première ascension par Ramón Julián Puigblanque en 2003, elle a attiré les meilleurs grimpeurs de la planète, devenant un symbole du 9a+. Avec la réalisation de Taisei Homma, la voie compte maintenant 35 ascensions.

Homma est le deuxième grimpeur à réussir « La Rambla » en 2024, après l’Italien Gabriele Moroni en février. Cette saison, Kokoro Fujii et d’autres grimpeurs de classe mondial continuent d’y tenter leur chance, confirmant l’attrait inébranlable de cette ligne mythique.

La liste des ascensionnistes de “La Rambla” :

  • Ramon Julián (première ascension) 08/03/2003
  • Edu Marín 30/11/2006
  • Chris Sharma 01/12/2006
  • Andreas Bindhammer 02/05/2007
  • Patxi Usobiaga 27/11/2007
  • Adam Ondra 10/02/2008
  • Enzo Oddo 23/12/2011
  • Sachi Amma 29/11/2012
  • Alex Megos 29/03/2013
  • Felix Neumärker 22/03/2013
  • Sangwon Son 12/2013
  • Daniel Jung 01/2014
  • Jonathan Siegrist 05/03/2015
  • David Firnenburg 10/02/2017
  • Matty Hong 25/02/2017
  • Margo Hayes (première ascension féminine) 26/02/2017
  • Stefano Ghisolfi 21/03/2017
  • Jacopo Larcher 21/03/2017
  • Klemen Becan 15/04/2017
  • Seb Bouin 06/12/2017
  • Tomás Ravanal 10/01/2018
  • Gerard Rull 23/02/2018
  • Jon Cardwell 04/03/2018
  • Piotr Schab 08/02/2019
  • Dave Graham 02/03/2019
  • Gonzalo Larrocha 15/03/2019
  • Cédric Lachat 1/11/2019
  • Jorge Díaz-Rullo 10/02/2021
  • Jonatan Flor 18/02/2021
  • Chaehyun Seo 22/11/2022
  • Sébastien Berthe 27/01/2023
  • Michaela Kiersch 29/01/2023
  • Marco Zanone 24/02/2023
  • Gabriele Moroni 23/02/2024
  • Taisei Homma 16/12/2024

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Chris Sharma ouvre une nouvelle ligne extrême de deep-water !

21 Déc

Chris Sharma termine l’année 2024 en beauté ! Il y a quelques jours, l’Américain a ajouté une nouvelle performance à son palmarès en signant la première ascension de “Vision Quest”, une ligne de deep water cotée 9a à Majorque, en Espagne.

Après six mois de travail acharné et plus de 30 jours de travail, Sharma a réussi cette ligne, qu’il considère comme “l’une des plus difficiles et des plus mémorables” qu’il ait jamais grimpées au-dessus de l’eau.


Dans un message sur Instagram, le King a exprimé sa joie après avoir atteint le sommet de cette nouvelle voie : « Je suis vraiment fier de celle-ci ! C’est l’une des plus belles et des plus difficiles lignes de psicobloc que j’ai jamais gravies. J’ai dû puiser dans mes ressources les plus profondes et bosser dur pour l’enchaîner ».

Il a également souligné l’importance de cette réalisation : « Cela représente beaucoup pour moi d’ajouter une nouvelle pépite à la collection des grandes lignes de deep water à Majorque. La fraîcheur de fin décembre a indéniablement ajouté du piment à l’ascension. C’était une de ces réussites de dernière minute, le dernier jour, et c’est une manière magnifique de clore l’année ».

 

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Chris Sharma n’est pas étranger aux premières ascensions de deep water solo difficiles. En 2006, il signait la première ascension d'”Es Pontas” 9a+, un exploit qui a marqué l’Histoire du psicobloc. Située au coeur d’une magnifique arche, cette voie comporte un jeté de deux mètres particulièrement complexe, que Sharma a dû tenter plus de 50 fois avant de réussir. En novembre dernier, il a également ouvert “Black Pearl” 9a+, une autre ligne mémorable de 30 mètres à Majorque.

Outre ces exploits, son palmarès en psicobloc comprend d’autres perles comme “Face Your Fear” 8b, “Big Fish” 8c+, ou encore “Alasha” 9a, contribuant à solidifier sa réputation en tant que pionnier de ce type d’escalade.

Concernant “Vision Quest”, Sharma n’a pas manqué de souligner l’aspect collectif de cette réussite, exprimant sa gratitude envers ses amis qui l’ont soutenu tout au long de cette aventure : « Un immense merci à tous mes amis qui ont aidé dans ce projet ». Il a également annoncé un film en préparation, qui reviendra sur cette ascension mythique. Nous suivrons de près la sortie du film à venir, et peut-être quelques autres projets à venir de Sharma dans cette discipline en plein essor…


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Jernej Kruder enchaîne “El Corazón” sur El Capitan

21 Déc

Le grimpeur slovène Jernej Kruder vient de signer un exploit majeur en réussissant l’ascension en libre de “El Corazon” (35 longueurs, 8a) sur la célèbre paroi d’El Cap, dans le Yosemite. Accompagné de son partenaire de cordée Dirk Uhlig, il a passé quatre jours à conquérir cette grande voie.

« Je suis très heureux de ma performance, et encore plus d’avoir pu vivre cette expérience avec mon bon ami Dirk Uhlig, qui a su rendre cette aventure à la fois sereine et amusante », confiait Jernej, juste après avoir atteint le sommet d’El Cap.

Ouverte en 2001 par Alexander Huber et Max Reichel, “El Corazon” est une combinaison des tracés historiques que sont “Salathé”, “Albatross”, “Son of Heart” et “Heart Route”, reliés par des passages nouvellement tracés. 35 longueurs exigeantes, qui mêlent technicité, résistance et engagement, avec des difficulté allant jusqu’au 8a.

Jour 1 : un départ fulgurant

Dès le premier jour, Kruder et Uhlig ont signé une performance impressionnante en grimpant 17 longueurs, soit près de la moitié de la voie. Ils ont atteint le célèbre Beak Flake, une section cotée 8a, avant de redescendre au Mammoth Terrace pour bivouaquer sur la paroi. Sous un soleil de plomb, Jernej a réussi à libérer cette longueur clé dès son deuxième essai.

Jour 2 : un soleil de plomb

Le deuxième jour, le duo a progressé sur 180 mètres, remontant leur matériel avant de libérer cinq nouvelles longueurs. Parmi elles, une section en 7c a demandé deux essais à Jernej pour passer le crux. Malgré la chaleur accablante, sa détermination et sa gestion de l’effort ont payé.

Jour 3 : un 8a à vue pour Kruder

Le troisième jour, à l’ombre cette fois, les deux amis ont traversé les dièdres jusqu’à l’emblématique Roof Traverse, une section particulièrement difficile. Jernej a d’abord réussi à libérer le Coffee Corner, un 7c+, avant de réaliser la Roof Traverse (8a) à vue, un moment marquant de son ascension.

Jour 4 : la consécration au sommet

Le quatrième jour a été consacré aux dernières longueurs, déjà connues de Jernej grâce à ses précédentes visites dans le Yosemite. « Nous avons pris notre temps le matin avant de nous donner à fond jusqu’au sommet », raconte-t-il.

Pour Jernej Kruder, la réussite de l’ascension en libre de cette grande voie ne fut pas qu’une performance technique : c’était aussi un véritable combat physique et mental. Quelques jours après avoir atteint le sommet, il partageait ses émotions encore fraîches, revenant sur les défis et les moments clés de cette aventure :

« J’avais bien préparé ce voyage, en faisant plus de trad que d’habitude, mais je craignais malgré tout que ma condition physique ne soit pas suffisante, explique Jernej. Les premiers jours dans la vallée ont été prometteurs, même si mon corps était épuisé après toutes ces fissures et cheminées. Le soleil et les longueurs difficiles ont mis ma confiance à l’épreuve, mais j’ai retrouvé mon calme. Pour la dernière section, j’ai ignoré ma peur, j’ai lutté dans le crux, et j’ai finalement terminé le Roof Traverse sans chuter, épuisé mais satisfait”. 


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La Coupe du Monde de Briançon ? C’est fini !

20 Déc

C’est désormais officiel : Briançon, étape historique du circuit international, n’accueillera plus de Coupe du Monde d’escalade. Que ce soit en difficulté ou en vitesse, en 2025 ou dans les années suivantes, l’étape briançonnaise est définitivement rayée du calendrier de la fédération internationale.

Une annonce qui laisse un goût amer à la communauté de l’escalade et marque la fin d’une époque…


Depuis plus d’une décennie, la ville de Briançon était le rendez-vous incontournable pour les passionnés d’escalade. Chaque été, juste après l’emblématique étape de Chamonix, les meilleurs grimpeurs du monde entier se retrouvaient dans les Alpes pour en découdre dans la plus haute ville d’Europe. L’effervescence, le décor alpin grandiose et l’atmosphère conviviale faisaient de cet événement une véritable fête de la grimpe. Malheureusement, cette tradition est désormais révolue : l’étape de Briançon est officiellement rayée du calendrier international de l’IFSC, sans perspective de retour.

Une décision irréversible

Après des mois d’incertitudes et de négociations, Briançon se voit exclue du circuit international. La ville, qui avait su s’imposer comme un rendez-vous incontournable pour les grimpeurs et les spectateurs depuis 2014, n’apparaît plus dans les plans de l’IFSC.

En silence, sans communication officielle, la fédération internationale a rayé Briançon de son calendrier. En lieu et place de l’étape haut-alpine, une nouvelle compétition se tiendra à Madrid, mettant en lumière une volonté de recentrer les événements dans des grandes métropoles mondiales.

Un mur flambant neuf laissé sur le carreau

Pourtant, Briançon avait mis toutes les chances de son côté. En 2023, la ville inaugurait Le Nid, une structure ultramoderne pensée pour accueillir des compétitions de difficulté et de vitesse. Ce mur flambant neuf, fruit de neuf années d’efforts, était le symbole des ambitions locales et renforçait l’attractivité de la ville auprès des grimpeurs et du public.

Malgré cet investissement majeur et des éditions spectaculaires, Briançon n’a pas été retenue dans les projets de l’IFSC.

© IFSC

Une orientation stratégique de l’IFSC qui divise

Malgré les rumeurs qui circulaient depuis plusieurs mois, l’annonce officielle de l’arrêt de l’étape briançonnaise est un coup dur pour la communauté de l’escalade. L’organisateur de l’événement, Franck Pringent, avait préféré garder le silence face à nos sollicitations il y a quelques semaines, précisant qu’il continuait à défendre le projet auprès de l’IFSC. Malheureusement, ses efforts n’auront pas suffi.

Le remplacement de Briançon par Madrid s’inscrit dans une stratégie d’expansion globale de l’IFSC. La capitale espagnole, avec ses équipements de pointe, coche toutes les cases pour accueillir un événement de grande envergure.

Mais cette orientation stratégique soulève des questions. Loin des sommets alpins et de l’authenticité qui faisaient le charme de Briançon, Madrid pourra-t-elle recréer cette ambiance si particulière ? Pour de nombreux passionnés, l’étape haut-alpine incarnait l’essence même de l’escalade : un cadre naturel exceptionnel, une connexion forte avec la montagne et une proximité chaleureuse entre grimpeurs, spectateurs et bénévoles.

Une perte pour la communauté

La perte de Briançon dépasse le simple changement de localisation. C’est tout un écosystème qui s’effondre. Les retombées économiques et culturelles pour la région étaient significatives, et l’événement contribuait à asseoir la réputation de Briançon comme bastion de l’escalade en France.

Les habitants, les bénévoles et les passionnés locaux voient disparaître un moment fort de l’année, un événement qui faisait vibrer la ville et rassemblait des milliers de spectateurs.

Cette décision illustre les tensions entre la volonté d’expansion globale de l’IFSC et la préservation des racines historiques de l’escalade. Si la diversification des lieux de compétition est compréhensible, doit-elle se faire au détriment des étapes historiques qui ont façonné l’identité de ce sport ?

Quelles perspectives pour l’avenir ?

Si l’étape de Coupe du Monde s’éteint, Briançon conserve Le Nid et pourrait accueillir des compétitions nationales ou européennes. Reste à savoir si ces initiatives suffiront à maintenir l’élan qui avait été insufflé par la Coupe du Monde. L’avenir de Briançon sur la scène de l’escalade reste incertain.

Pendant ce temps, les regards se tournent vers Madrid, qui devra prouver qu’elle peut incarner la relève. Planetgrimpe continuera de suivre de près les évolutions du circuit et les impacts de cette décision pour la communauté internationale et les territoires concernés.

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Simon Lorenzi s’attaque à “Return of the Sleepwalker” 9A aux États-Unis

19 Déc

Le bloqueur belge Simon Lorenzi, qui compte trois 9A bloc à son actif, vient d’arriver aux États-Unis avec un objectif bien précis : tenter l’ascension de “Return of the Sleepwalker”, le premier 9A d’Amérique libéré par Daniel Woods à Red Rock, dans le Nevada.

Au cours d’une interview qu’il nous avait accordée à la fin de l’année 2023, Lorenzi avait annoncé : “Dans tout juste un an ce sera direction les États-Unis pour tenter de cocher « Return of the Sleepwalker » et « Megatron » 9A”. Un an plus tard, le Belge à tenu sa parole ; le voici arrivé au pied de « Return of the Sleepwalker », depuis lequel il nous partage ses premières impressions sur ce nouveau défi :

Être ici me paraît irréel ! J’ai fait ma première session dans “Return of the Sleepwalker” samedi dernier, et j’ai vraiment adoré 😄 La forme n’était pas au rendez-vous à cause du décalage horaire, d’une semaine de maladie et de deux doigts douloureux, mais c’est le jeu ! Pour l’instant je rate le gros mouvement et celui qui suit, mais j’ai bon espoir de les réussir quand ma forme sera un peu meilleure 💪

Simon Lorenzi

Après une deuxième séance lundi, Simon a déjà constaté des progrès significatifs, réussissant à enchaîner la section basse jusqu’au départ debout du bloc. Bien que le décalage horaire et la fatigue des premières journées aient pesé, il se montre confiant et optimiste :

Cette deuxième session s’est mieux passée que la première. J’ai réussi le gros mouvement et je me suis senti bien plus fort, même avec la fatigue de la séance précédente. J’ai pu enchaîner toute la section du bas jusqu’au départ debout, mais je dois encore optimiser mes placements pour cette partie.

Simon Lorenzi

Hier, il nous a commenté sa troisième session, qui a été plus éprouvante que prévu :

Quelle troisième session difficile 😅 Je m’attendais à être en meilleure forme après une journée de repos, mais mon avant-bras droit était encore plus douloureux qu’avant 🤣 Malgré tout, après un peu de travail, j’ai trouvé une méthode qui semble me correspondre pour le jeté sur la pince, et j’ai réussi le mouvement ! J’ai aussi revu les mouvements du bas et trouvé de meilleures méthodes. Donc, malgré ma force quasi inexistante dans le bras droit, la session a tout de même été un peu productive 😄

Simon Lorenzi

Pour Simon, “Return of the Sleepwalker” représente bien plus qu’un simple projet : c’est un nouveau processus à explorer, une opportunité de repousser ses limites dans l’un des blocs les plus exigeants au monde.

En 2021, le Belge avait déjà impressionné en réalisant la première ascension de « Soudain Seul », un autre bloc coté 9A situé à Fontainebleau. Cette expérience lui a permis d’acquérir une solide réputation parmi l’élite des grimpeurs mondiaux, qui s’est renforcée lorsqu’il a signé des répétitions d’“Alphane” en décembre 2022 et de “Burden of Dreams”, le 27 décembre dernier.

Alors le mois décembre va-t-il continuer à porter chance à Simon Lorenzi cette année ? Restons attentifs à ses progrès dans les jours à venir !


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Adam Ondra au Pic Saint-Loup : “C’est peut-être le meilleur site au monde !”

18 Déc

Adam Ondra nous raconte plusieurs semaines passées à tenter de maîtriser l’une des voies les plus dures de la planète, DNA 9c, avant de se tourner vers une nouvelle destination, le mythique Pic Saint-Loup, qui l’a littéralement époustouflé !

Dans son message, Ondra nous raconte comment les conditions météorologiques ont perturbé son programme. Après des pluies torrentielles à la fin du mois d’octobre, la falaise du Verdon s’est vue se dégrader, et “DNA” est devenue inaccessible pour le reste de la saison. “Je me suis entraîné intensément presque tout le mois de novembre pour retourner dans le Verdon et mettre des essais sérieux dans “DNA”. Mais les fortes pluies de fin octobre ont trempé la falaise, et elle est restée impraticable pendant des semaines. Il m’a fallu accepter que la saison pour “DNA” était terminée”, explique Adam.

Le Pic Saint-Loup : une découverte époustouflante pour Ondra

Adam a alors décidé de rediriger ses efforts vers un autre site légendaire. Souhaitant profiter de son séjour en France et de sa forme du moment, il a pris la direction du Pic Saint-Loup, un spot mythique qui fait rêver les grimpeurs de haut niveau.

Ce site m’a complètement époustouflé !

Adam Ondra

Photo d’archive | © Petr Chodura

Le Pic Saint-Loup, notamment connu pour les nombreuses réalisations de Seb Bouin, abrite plusieurs voies de haut niveau dans le 9a et plus, dont “Wolf Kingdom” 9b+ ou encore le fameux 9b “Rois du Lithium”, qu’Ondra a décidé de tester.

Cela faisait des années que je voulais aller grimper sur cette falaise !

Adam Ondra

Là, l’excellence des lignes et la qualité du rocher ont surpassé ses attentes. “Je m’attendais à beaucoup, mais ce site m’a complètement époustouflé !”, confie le Tchèque. “C’est peut-être le meilleur site au monde pour les voies dans le 9 sur calcaire.” Il faut dire que le Pic Saint-Loup offre des lignes d’une rare intensité, où chaque mouvement semble avoir été conçu pour être grimpé, parfait dans leur complexité.

Après sept jours passés à explorer le site, la victoire semblait à portée de main pour Adam, surtout sur “Rois du Lithium”, qu’il a failli boucler lors de son dernier jour.

Photo d’archive | © Petr Chodura 

À quelques prises du succès…

Le Pic Saint-Loup n’a cependant pas été facile à apprivoiser pour Adam, qui a connu quelques moments de frustration. Lors de l’une de ses tentatives, il s’est retrouvé à quelques prises de réussir “Beyond”, une voie cotée 9a+/9a qu’il a tenté de flasher. “Cela aurait été le deuxième flash le plus difficile de ma carrière”, souligne-t-il, ajoutant avec sincérité : “J’étais vraiment tout près de la flasher.”

Outre la beauté du site, Adam Ondra a également pu partager ces moments en bonne compagnie. La présence de Seb Bouin, le maître des lieux, et de Lucien Martinez a apporté une dimension particulière à ce voyage. “Passer du temps avec des grimpeurs comme Seb, qui a façonné ce site, était une expérience unique”, confie Adam. Une chose est sûr, le Tchèque compte bien revenir pour en découdre avec toutes ses belles pépites que la France a à lu offrir !


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Stefano Ghisolfi enchaîne deux 9a en deux jours, puis réalise un exploit rare à Arco

17 Déc

L’infatigable Stefano Ghisolfi continue d’éblouir le monde de l’escalade avec une série d’exploits marquants dans sa région fétiche, Arco. L’Italien a réalisé deux 9a en deux jours, avant d’en réaliser un troisième, cochant pour la première fois de sa vie toutes les voies d’un secteur.

Le 9 décembre, Stefano Ghisolfi a clippé le relais de “Escaladur”, une ligne qu’il décrit comme la “petite sœur” d’”Excalibur”, son célèbre 9b+. “Elle m’a demandé un peu plus de travail que prévu, mais je l’ai faite,” a-t-il annoncé sur Instagram. Selon lui, cette nouvelle voie pourrait être un 9a dur, voire un 9a+.

Le lendemain, il s’est attaqué à une variante de “Sid Lives” un 9a équipée par Gabriele Moroni. Baptisée “Sit Lives”, cette version ajoute quatre mouvements supplémentaires ainsi que deux clippages de dégaine extrêmement difficiles au début de la voie. Stefano a d’ailleurs qualifié l’un de ces mousquetonnages comme le plus dur de toute sa vie, au point d’utiliser un crash pad pour protéger les premiers mouvements.

Avec ces deux réalisations, Stefano porte à neuf le nombre de 9a qu’il a gravis en 2024, une année qui restera marquée par ses nombreuses performances.

Mais il ne s’arrête pas là ! Quelques jours plus tard, il a ajouté une autre première ascension à son actif avec “Tre Mou Polacche” 9a à Eremo di San Paolo. Cette réalisation est particulièrement significative : elle lui permet de “cocher” complètement toutes les voies de cette falaise mythique, un fait rare dans le milieu de l’escalade.

Voici ce qu’il a partagé : “Avec l’enchaînement de “Tre Mou Polacche”, j’ai réalisé toutes les voies de la falaise d’Eremo di San Paolo. C’est la première fois que je raye une falaise dans son intégralité, d’autant plus qu’elle contient plusieurs voies très dures”.

Voici la liste complète :

  • “Erebor” 9b
  • “The Lonely Mountain” 9b
  • “Beginning” 9a+
  • “Tre Mou Polacche” 9a
  • “Zauberfee” 8c+
  • “St. Anger” 8c+
  • “Betrayer” 8b
  • “Gravity Games” 8b
  • “Kompination” 8a+
  • “Caty Mini” 8a
  • “Scorpion King” 7c+

Stefano Ghisolfi dans “Sit Lives” 9a :

 

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À 48 ans, Dai Koyamada continue de repousser les limites !

16 Déc

À 48 ans, Dai Koyamada prouve une fois de plus qu’il est une icône intemporelle de l’escalade en réalisant la première ascension de “Kaikien” 8C au Japon. Une nouvelle performance qui vient enrichir son impressionnant carnet de croix, marqué par des blocs et des voies parmi les plus difficiles au monde.

Dai a découvert ce projet il y a trois ans, mais à l’époque, les conditions n’étaient pas idéales : « Le pied du bloc était mal sécurisé et le bloc semblait impossible à grimper pour moi ». Cependant, il s’est souvenu de cette ligne cette année et a décidé d’y revenir. Après deux jours de travaux pour améliorer le pied du bloc, il s’est lancé avec détermination.

En inspectant les mouvements du bloc, il a remarqué que deux lignes semblaient pouvoir être grimpées. Dai a d’abord enchaîné la ligne de gauche rapidement, mais le vrai défi résidait dans la ligne droite, nettement plus complexe : « Après plusieurs jours d’essais infructueux, je commençais à perdre confiance. C’est alors que j’ai découvert une séquence clé au milieu. Cela m’a redonné espoir », explique le Japonais.

Quand tout s’aligne : la rare magie des jours parfaits

Ce n’est qu’après des jours de persévérance et une forme exceptionnelle que Dai est parvenu à bout de “Kaikien” : « J’ai enfin terminé ce projet ! Le jour de l’enchaînement, j’étais en grande forme, ce qui est devenu rare pour moi. Avec l’âge, les journées comme ça se font rares… Quand j’étais plus jeune, le jour suivant un repos était presque toujours le meilleur. Puis, c’est devenu une fois par semaine, ensuite une fois par mois, et désormais, ces jours ne surviennent qu’une ou deux fois par an. »

Mais ces rares moments, où tout semble aligné, restent pour lui une source de motivation. « Cela m’a fait réaliser que, même à mon âge, je peux encore relever des défis difficiles. »

Concernant la cotation, Dai estime que “Kaikien” se situe autour du 8C, et le décrit comme l’un des meilleurs blocs du mont Kasagi. En hommage à son caractère unique, il a choisi de le baptiser “Kaikien”, un nom qui résonne comme une ode à l’accomplissement et à la passion qui continue de l’animer.

Un parcours hors du commun

La carrière de Dai Koyamada est jalonnée d’exploits, tant en bloc qu’en voie. Depuis son plus jeune âge, il fait partie des meilleurs grimpeurs de son pays.

En 1996, il a a remporté le championnat national japonais et a passé les quatre années suivantes à se consacrer aux compétitions, avant de prendre sa retraite, déclarant : “La véritable nature de mon escalade se trouve sur le rocher”. 

Il a réalisé son premier 8C bloc en 2003, avec la première ascension de “Byaku-dou”. Puis, il a signé des blocs iconiques tels que “The Wheel of Life” 8C+ ou encore “Nayuta” du même niveau. En falaise, il a dompté des voies mythiques comme “Hugh” 9a en 2002, “Action Directe” 9a en 2005 et a ouvert des lignes de légende tels que “Logical Progression” 9a en 2001.


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Jorge Díaz-Rullo enchaîne “Stocking the Fire” 9b en un temps record !

15 Déc

C’est dans la Cova Gran de Santa Linya que le grimpeur espagnol Jorge Díaz-Rullo a signé une nouvelle ascension marquante : “Stoking the Fire” 9b, une voie d’exception libérée par Chris Sharma, qu’il a réalisé en un temps record !

Équipée par Tomasz Mrazek, “Shocking the Fire” a résisté plusieurs années à Chris Sharma, qui en a finalement fait la première ascension en 2013. Depuis, cette voie est devenue une référence incontournable dans le 9b ! Située au cœur de la Cova Gran, elle est un véritable test de résistance, caractérisée par des séquences sans repos et une intensité constante. De nombreux grimpeurs de renom ont confirmé la difficulté de cette voie au fil des années : Adam Ondra en 2016, Jakob Schubert en 2018, avant que Stefano Ghisolfi, Jonathan Siegrist, ou encore Sachi Amma ne laissent à leur tour leur empreinte sur cette ligne.

Díaz-Rullo a exprimé son enthousiasme après son enchaînement :

C’est un honneur pour moi de grimper l’une des voies les plus emblématiques au monde, déjà répétée par des grimpeurs de référence. “Stoking the Fire” m’a toujours fasciné, mais je n’avais jamais pris le temps de m’y consacrer pleinement.

Fait notable, cette voie n’aura nécessité que quelques essais pour Jorge, un temps record pour lui dans ce niveau de difficulté.

 Cette ascension m’a demandé étonnamment peu d’essais, un record personnel pour ce niveau de difficulté ! “Stoking the Fire” est vraiment une ligne incroyable, j’ai savouré chaque mouvement. Mais pas de répit, beaucoup de projets m’attendent encore !

L’ascension de “Stoking the Fire” vient compléter une année déjà impressionnante pour Díaz-Rullo. Cet été, il a enchaîné “Move” et “Change” 9b/+ d’Adam Ondra et “Sleeping Lion” 9b de Chris Sharma. En février dernier, il a également réalisé sa première voie cotée 9b+, “Mejorando la Samfaina” à Margalef, un chef-d’œuvre qu’il a lui-même ouvert.


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