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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Prise de conscience, déclic, nouvelles ambitions : la renaissance d’Oriane Bertone ?

21 Avr

Presque un an après sa dernière apparition en Coupe du Monde, Oriane Bertone a effectué un retour remarqué à Keqiao. Avec une médaille d’argent en poche et une confiance retrouvée, la grimpeuse française ouvre un nouveau chapitre, empreint de calme, de lucidité et de passion retrouvée.

Juste après être descendue du podium de la première Coupe du Monde de la saison, elle s’est confiée sur son retour et son état d’esprit…


Après presque un an d’absence sur la scène internationale, Oriane Bertone a signé un retour remarqué lors de la Coupe du Monde de bloc de Keqiao, en Chine. Pour sa première compétition internationale depuis les Jeux Olympiques, la Française a décroché une belle médaille d’argent, qui marque le début d’une nouvelle ère dans sa carrière.

Car au-delà de la performance brute, c’est l’état d’esprit affiché par Oriane qui interpelle. Dans un message fort publié après la compétition, elle revient sur cette pause post JO qui lui a permis de se recentrer, de retrouver le sens profond de son engagement dans l’escalade, et surtout de renouer avec une forme de sérénité intérieure.

Je pensais que revenir sur les tapis après une si longue pause serait difficile, et j’avais tort. Ce dernier mois d’entraînement m’a semblé passer comme un court week-end. J’ai redécouvert ce sport que j’aime tant, et à quel point il me fait me sentir vivante.

J’ai pris le temps de respirer, de comprendre pourquoi j’ai choisi cette voie, de grimper sans pression, de me reconstruire, et de bâtir, pas à pas, une confiance que je n’avais jamais connue auparavant.

© IFSC

Loin de la pression des résultats et de la peur de l’échec, Oriane semble avoir trouvé un nouvel équilibre. Celui d’une grimpeuse qui ne lutte plus contre elle-même, mais qui avance avec une confiance renouvelée.

Quelque chose a changé. Je ne me bats plus contre moi-même ou contre la peur de perdre – je grimpe maintenant avec un objectif clair.

© IFSC

Deuxième à Keqiao, Oriane ne cache pas qu’elle espérait plus. Mais cette médaille d’argent, elle l’accueille avec gratitude, comme une confirmation qu’elle est sur la bonne voie. Surtout, elle souligne ce sentiment essentiel : celui d’être exactement là où elle doit être.

Keqiao était ma première compétition internationale depuis presque un an. Je rentre avec une belle deuxième place — même si ce n’est pas exactement ce que j’espérais, pour être tout à fait honnête — mais plus que le résultat, c’est ce sentiment d’être pleinement à ma place qui compte le plus pour moi.

Je commence cette saison exactement comme je le voulais : avec confiance, lucidité, et cette certitude tranquille d’être exactement là où je dois être.

© IFSC

Accompagnée de son entraîneur de toujours, Nicolas Januel, Oriane repart de Chine avec une énergie retrouvée, et la conviction que le meilleur est à venir.

Merci Nico pour ta patience et ta foi inébranlable en moi. On y arrivera, comme on l’a toujours fait.

Une chose est sûre : Oriane Bertone est bel et bien de retour. Et elle n’est pas venue pour faire de la figuration !

© IFSC

Les stats d’Oriane Bertone en compétition

  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Keqiao, 2025
  • 8ème au combiné bloc et difficulté des Jeux Olympiques – Paris, 2024
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Salt Lake City, 2024
  • Vice championne du monde de bloc – Berne, 2023
  • Médaille d’or coupe du monde de bloc – Prague, 2023
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Salt Lake City, 2023
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Séoul, 2023
  • Médaille de bronze championnat d’Europe de bloc – Munich, 2022
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Séoul, 2022
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Salt Lake City, 2021
  • Médaille d’argent coupe du monde de bloc – Meiringen, 2021

 


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Exploit tricolore ! Trois Français en finale de la Coupe du Monde à Keqiao !

20 Avr

Les demi-finales masculines de la Coupe du Monde de Keqiao viennent de se terminer, et la France peut avoir le sourire ! Trois tricolores – Mejdi Schalck, Sam Avezou et Paul Jenft – se qualifient pour la finale de cette première étape de la saison. Face à eux ce soir : une armada asiatique redoutable, menée par Dohyun Lee et Sorato Anraku. Le jeune Israélien Oren Prihed crée quant à lui la surprise en s’invitant pour la première fois en finale !

Résumé complet de cette demi-finale palpitante !


On ne pouvait rêver meilleure entame de saison pour l’équipe de France masculine ! À l’issue des demi-finales de cette première Coupe du Monde de bloc 2025, trois Français se hissent en finale : Mejdi Schalck, Sam Avezou et Paul Jenft seront tous les trois au rendez-vous ce soir pour tenter de décrocher la médaille. Un exploit collectif remarquable, qui lance idéalement l’année des Bleus !

Une équipe de France au sommet !

C’est un petit exploit que viennent de réaliser les Français ce matin à Keqiao. Sur les huit places qualificatives pour la finale, trois sont occupées par des Bleus ! Une performance rare à ce niveau de compétition, qui témoigne une fois de plus de la qualité du collectif tricolore.

© IFSC

Mejdi Schalck, fidèle à lui-même, réalise un tour solide et signe le meilleur score français. Il termine troisième des demi-finales, grâce à deux blocs enchaînés et trois zones validées pour un total de 69.3 points.

Derrière lui, Sam Avezou prend la 5e position (68.8 pts), avec deux tops également. À noter que Sam est l’un des rares grimpeurs à être venu à bout du bloc 4, une dalle tordue avec un départ en équilibre, suivie d’une croix de fer et d’un rétablissement subtil sur des pieds lisses, qui a mis en échec la quasi-totalité du plateau.

© IFSC

Paul Jenft, quant à lui, prend la septième place avec 59.4 points. Lui aussi a enchaîné le bloc 4, ce qui lui permet de devancer plusieurs grimpeurs et rentrer dans le top 8 du jour !

Ce trio tricolore n’est pas un hasard : on se souvient encore de leur lutte acharnée lors des TQO la saison dernière, où tous les trois s’étaient battus pour décrocher leur place pour les Jeux de Paris. Cette fois, ils seront du même côté du mur ce soir, prêts à faire briller les couleurs françaises sur cette première finale 2025 !

© IFSC

Malheureusement, Léo Favot, quatrième Français engagé dans ces demi-finales, ne parvient pas à accrocher le top 8. Le grimpeur annécien, qui disputait aujourd’hui l’une de ses premières demi-finales en Coupe du Monde, a montré de belles choses, enchaînant le premier bloc du circuit et validant une zone supplémentaire. Il termine 13e du classement avec 43.5 points : un résultat encourageant, qui lui permettra sans doute de revenir encore plus fort sur les prochaines étapes.

Une finale France – Asie aux allures de choc des titans !

Avec ce nouveau format introduit en 2025, la finale regroupera désormais huit grimpeurs, contre six les années précédentes. Et pour cette première application, le casting est limpide : France contre Asie !

En tête, le Coréen Dohyun Lee signe un quasi sans faute, avec quatre blocs enchaînés et un score de 99.3 points. Déjà premier des qualifications vendredi, il est le seul aujourd’hui à réaliser le circuit complet et confirme son statut de prétendant sérieux à la médaille d’or.

© IFSC

Derrière lui, le Japonais Sorato Anraku, roi du classement général en 2024, s’installe tranquillement à la 2e place avec trois tops (84.4 pts). Le duel entre ces deux stars asiatiques promet de faire des étincelles en finale !

© IFSC

Et ce n’est pas tout côté Japon : les frères Narasaki seront eux aussi de la partie ! Meichi, le cadet, se classe 6e (68.3 pts), tandis que Tomoa, vainqueur ici-même l’an dernier, accroche la dernière place qualificative (7e ex æquo avec Jenft à 59.4 pts). Une première finale de la saison où la fratrie japonaise affrontera l’armada française, pour notre plus grand plaisir !

© IFSC

Le coup de tonnerre Oren Prihed

Mais la grosse sensation du jour vient d’Israël. Oren Prihed, 20 ans, s’est qualifié pour la toute première finale de Coupe du Monde de sa carrière, et avec la manière : il termine 4e des demi-finales, avec deux blocs enchaînés et quatre zones, pour un total de 69.1 points !

© IFSC

Un résultat qui confirme les promesses entrevues vendredi lors qualifications, où nous vous prévenions déjà que ce grimpeur était à surveiller de près… Avec moins d’une dizaine de compétitions européennes à son actif et encore aucune médaille d’or à son actif, le jeune Israélien signe une entrée fracassante dans la cour des grands. Ce soir, il n’aura rien à perdre, et compte bien tout tenter. La surprise de la saison est peut-être déjà là…

Les 8 finalistes hommes de Keqiao

  1. Dohyun Lee (KOR) – 4 tops, 4 zones – 99.6 pts
  2. Sorato Anraku (JPN) – 2 tops, 4 zones – 82.9 pts
  3. Mejdi Schalck (FRA) – 2 tops, 3 zones – 78.0 pts
  4. Oren Prihed (ISR) – 2 tops, 4 zones – 75.6 pts
  5. Sam Avezou (FRA) – 2 tops, 3 zones – 75.5 pts
  6. Meichi Narasaki (JPN) – 2 tops, 3 zones – 75.5 pts
  7. Paul Jenft (FRA) – 2 tops, 3 zones – 73.2 pts
  8. Tomoa Narasaki (JPN) – 1 top, 4 zones – 67.9 pts

Les résultats complets de la demi-finale masculine

Pos.GrimpeurTop et Zone
1KOR Dohyun Lee99.3
2JPN Sorato Anraku84.4
3FRA Mejdi Schalck69.3
4ISR Oren Prihed69.1
5FRA Sam Avezou68.8
6JPN Meichi Narasaki68.3
7JPN Tomoa Narasaki59.4
7FRA Paul Jenft59.4
9JPN Sohta Amagasa59.3
10GBR Dayan Akhtar59.1
11JPN Rei Sugimoto44.8
12GER Thorben Perry Bloem44.4
13FRA Leo Favot43.5
14CHN Ziqi Xu43.4
15GBR Toby Roberts39.5
16SLO Anze Peharc38.4
17AUT Jan-luca Posch38.2
18BUL Nikolay Rusev34.4
18USA Colin Duffy34.4
20JPN Yuji Fujiwaki29.6
21USA Benjamin Hanna25.0
22USA Alexander Waller24.5
23CHN Jiahao Fu19.5
24BEL Hannes Van Duysen10.0
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La suite du programme

Prochaine étape : la grande finale masculine, qui débutera à 13h00 (heure française). Un moment à ne pas manquer, avec un affrontement de haut vol entre les meilleurs grimpeurs français et asiatiques !

Dimanche 20 avril

13h00 : Finale hommes


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Oriane Bertone intouchable en demi-finale à Keqiao : direction la finale !

19 Avr

Les demi-finales féminines de la première Coupe du Monde de l’année viennent de s’achever à Keqiao, et Oriane Bertone a une nouvelle fois impressionné ! Première des qualifications hier, la Française a survolé cette demi-finale en étant la seule grimpeuse à enchaîner trois blocs. Retrouvez tous les résultats et les noms des finalistes de cette finale historique, qui se jouera pour la première fois à huit grimpeuses !

La démonstration continue pour Oriane Bertone ! Après avoir largement dominé les qualifications hier, la Française a survolé les demi-finales féminines de la Coupe du Monde de Keqiao ce samedi matin. Dans une épreuve extrêmement relevée où les tops se sont faits rares, Oriane s’est très largement détachée en étant la seule compétitrice à réussir trois des quatre blocs proposés. Une performance impressionnante qui la propulse en tête du classement et fait d’elle la grande favorite pour la finale cet après-midi !

Une domination sans partage

Déjà première des qualifications, Oriane Bertone a confirmé son incroyable forme du moment. Dans une demi-finale technique et exigeante, la tricolore a su faire parler son expérience pour dominer le circuit. Elle est la seule des 25 demi-finalistes à avoir enchaîné trois blocs, avec une aisance qui a laissé ses concurrentes loin derrière : 84.7 points contre 69.5 pour la deuxième.

Seul le premier passage lui résistera… Derrière, elle ne fera qu’une bouchée des blocs 2, 3 et 4, qu’elle enchaîne respectivement en un, deux et trois essais. Cet après-midi, Bertone sera donc en tête de la toute première finale à 8 compétitrices de l’Histoire des Coupes du Monde de bloc, un changement de format mis en place cette saison par l’IFSC.

© IFSC

Une finale historique… à huit !

En effet, grande nouveauté cette année : les finales ne se jouent plus à six, mais à huit grimpeuses ! Cette évolution, couplée au nouveau système de notation basé sur un score pondéré par un nombre de points, offre une toute nouvelle dynamique à la compétition.

Parmi les huit finalistes du jour, on note la forte représentation asiatique : la moitié d’entre elles sont originaires du continent asiatique. Trois Japonaises – Melody Sekikawa, Miho Nonaka et Mao Nakamura – ainsi que la Coréenne Chaehyun Seo, décrochent leur ticket pour la première finale de l’année.

L’Australienne Oceania Mackenzie, brillante deuxième grâce à deux tops dans les blocs 3 et 4, s’intercale juste derrière Bertone. Enfin, l’Américaine Annie Sanders (auteur de l’unique top dans le bloc 1) et la Britannique Erin McNeice complètent ce plateau explosif, qui promet une finale palpitante !

© IFSC

Agathe Calliet s’arrête en demi-finale

Seconde grimpeuse française engagée ce matin, Agathe Calliet n’est pas parvenue à tirer son épingle du jeu. Dans un circuit très exigeant, elle ne valide aucun top et termine avec trois zones, ce qui la place à la 17e position ex æquo. Une déception pour la jeune tricolore, qui a déjà connu l’expérience d’une finale en Coupe du Monde (Séoul 2024), mais la saison ne fait que commencer !

© IFSC

Les 8 finalistes féminines de Keqiao :

  1. Oriane Bertone (FRA) – 3 tops, 3 zones – 84.7 pts
  2. Oceania Mackenzie (AUS) – 2 tops, 3 zones – 69.5 pts
  3. Annie Sanders (USA) – 1 top, 4 zones – 69.3 pts
  4. Melody Sekikawa (JPN) – 1 top, 4 zones – 69.3 pts
  5. Miho Nonaka (JPN) – 1 top, 3 zones – 54.7 pts
  6. Mao Nakamura (JPN) – 1 top, 2 zones – 45.0 pts
  7. Erin McNeice (GBR) – 1 top, 3 zones – 44.9 pts
  8. Chaehyun Seo (KOR) – 0 top, 4 zones – 39.4 pts

Les résultats complets des demi-finales féminines

Pos.GrimpeurTop et Zone
1FRA Oriane Bertone84.7
2AUS Oceania Mackenzie69.5
3USA Annie Sanders69.3
3JPN Melody Sekikawa69.3
5JPN Miho Nonaka54.7
6JPN Mao Nakamura45.0
7GBR Erin Mcneice44.9
8KOR Chaehyun Seo39.4
9JPN Mashiro Kuzuu34.6
10SLO Jennifer Eucharia Buckley29.9
11GER Anna Maria Apel29.8
11SLO Katja Debevec29.8
11USA Cloe Coscoy29.8
11JPN Anon Matsufuji29.8
11USA Kyra Condie29.8
11CHN Yuetong Zhang29.8
17AUT Lea Kempf29.6
17SUI Sofya Yokoyama29.6
17FRA Agathe Calliet29.6
17AUS Maya Stasiuk29.6
21JPN Futaba Ito29.5
22SLO Sara Copar29.4
23GBR Zoe Peetermans29.3
24USA Adriene Akiko Clark28.9
25GER Roxana Wienand19.8
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La suite du programme

Rendez-vous ce samedi après-midi pour une finale féminine qui s’annonce historique à plus d’un titre : un nouveau format, un plateau international très diversifié, et une Oriane Bertone en très grande forme, prête à aller chercher l’or !

Samedi 19 avril

13h00 : Finale femmes

Dimanche 20 avril

6h00 : Demi-finale hommes
13h00 : Finale hommes


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Keqiao 2025 : Oriane Bertone et Mejdi Schalck se confient après leur qualification en demi-finale

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Keqiao 2025 : Oriane Bertone et Mejdi Schalck se confient après leur qualification en demi-finale

18 Avr

La saison des Coupes du Monde 2025 s’est ouverte aujourd’hui et la délégation française peut avoir le sourire : six grimpeurs tricolores se sont qualifiés pour les demi-finales.

Oriane Bertone, en tête du classement et Mejdi Schalck, ont brillamment emmené cette équipe. À l’issue de leur tour respectif, ils se sont confiés sur leur performance du jour et leurs objectifs cette année.

Oriane Bertone : 2025 sera l’année du plaisir !

C’était un tour de qualification plutôt difficile. Les trois premiers blocs étaient réalisables pour beaucoup, mais sur les derniers, les essais comptaient énormément. J’étais satisfaite de mes trois premiers blocs, mais les deux derniers… Je pense que j’aurais pu les enchaîner, mais pas en cinq minutes… C’est ça le bloc ! J’aimerais bien retourner les essayer, mais ce n’est pas possible.

Malgré la frustration de ne pas avoir tout réussi, Oriane aborde cette nouvelle saison avec un état d’esprit rafraîchissant et une vision plus claire de ses objectifs. À l’annonce de la séparation des disciplines aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, elle a tranché : elle se consacrera désormais au bloc.

Je ne pense pas faire de compétitions de difficulté cette année, et peut-être même pour un moment. Je continuerai à grimper en difficulté pour m’entraîner, mais en compétition, c’est difficile de gérer les deux disciplines. Je vais probablement m’orienter uniquement vers le bloc.

© IFSC

Pour elle, 2025 sera l’année du plaisir retrouvé :

Je veux juste retrouver le plaisir d’être sur le mur. Pendant les Jeux et les années précédentes, je me concentrais uniquement sur un objectif, comme beaucoup. Maintenant, je veux retrouver la joie de grimper et de m’amuser en compétition.

Mais la Française n’oublie pas pour autant ses ambitions sportives. Le titre général en Coupe du Monde est bien dans le viseur :

Tout le monde va se battre pour ce titre. Je veux rentrer à la maison en sachant que j’ai tout donné. Les victoires viendront si je grimpe bien.

Oriane ne sera pas seule en demi-finale : sa compatriote Agathe Calliet s’est elle aussi qualifiée, une performance encourageante pour l’équipe de France féminine.

Mejdi Schalck : le classement général des Coupes du Monde en ligne de mire

Du côté des hommes, Mejdi Schalck débute la saison avec une belle assurance et de solides ambitions. Qualifié pour les demi-finales aux côtés de ses coéquipiers Sam Avezou, Paul Jenft et Léo Favot, il semble plus déterminé que jamais :

Je suis très content de mon tour. J’ai eu de super sensations ces derniers mois à l’entraînement, et c’est toujours bon de retrouver ces sensations sur le circuit. Je me suis senti en forme, les blocs étaient sympas, bien ouverts, et je suis satisfait de moi.

© IFSC

Cette année, Mejdi a un objectif clair en tête : remporter le classement général de la Coupe du Monde, un titre qui lui a toujours échappé jusqu’ici.

Je ne l’ai encore jamais gagné. Ces dernières saisons, j’ai sauté quelques étapes de Coupe du Monde, mais cette année, je veux toutes les faire et viser le général. Je veux aussi participer aux Championnats du Monde, mais mon premier objectif, c’est le classement général.

Face à une armada japonaise impressionnante – avec six grimpeurs qualifiés pour les demi-finales dont Sorato Anraku et Fujiwaki Yuji, respectivement 2ème et 3ème des qualifications – les Français auront fort à faire. Mais avec une équipe en forme et une motivation décuplée, tout reste possible pour les Bleus.

Rendez-vous dès demain pour suivre les demi-finales de cette première étape asiatique de la saison !

Le programme de la Coupe du Monde de Keqiao

Samedi 19 avril

6h00 : Demi-finale femmes
13h00 : Finale femmes

Dimanche 20 avril

6h00 : Demi-finale hommes
13h00 : Finale hommes


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Coupe du Monde de bloc à Keqiao : Mejdi Schalck, Paul Jenft, Sam Avezou et Léo Favot en demi !

18 Avr

Pour cette première Coupe du Monde de la saison à Keqiao, Mejdi Schalck, Paul Jenft, Sam Avezou et Léo Favot décrochent tous les quatre leur place en demi-finale. Une belle performance collective pour l’équipe de France, au terme d’un tour relevé, dominé par Sorato Anraku et Dohyun Lee, quasi parfaits sur les blocs de qualification.

Voici le résumé de cette première journée.


Après la belle entrée en matière d’Oriane Bertone et Agathe Calliet ce matin, c’était au tour des hommes d’effectuer leur grand retour sur le circuit international, à Keqiao, en Chine. Et pour cette première manche de Coupe du Monde 2025, le ton est donné : le niveau est là et la bataille pour la demi-finale s’est jouée à coups de dixièmes de points !

Une équipe de France bien en place !

Quatre tricolores seront au rendez-vous des demi-finales dimanche : Mejdi Schalck, Paul Jenft, Sam Avezou et Léo Favot. Une belle entrée en matière collective, avec des performances différentes mais un objectif commun parfaitement rempli.

Mejdi Schalck a réalisé un circuit quasi parfait, enchaînant quatre blocs sur cinq pour un total de 109,7 points, qui le propulse directement dans le top 5. Une prestation solide, malgré une erreur qui lui coûte un top supplémentaire.

Juste derrière lui, on retrouve Paul Jenft, tout aussi efficace, qui a su construire son tour avec régularité. Trois tops rapides dans les trois premiers passages, deux dernières zones importantes, et le voilà lui aussi qualifié pour les premières demi-finales de la saison avec 94,7 points.

Quant à Sam Avezou, il aura su faire parler son sang-froid. Après un début de rotation plus timide où il manque le top du premier bloc, il débloque la situation dans le dernier bloc avec un top décisif, s’offrant ainsi la 16e place du classement.

© IFSC

Enfin, Léo Favot s’offre lui aussi un très beau tour, avec deux tops et cinq zones validées, pour un total de 78,6 points qui le place parmi les 24 meilleurs du jour. Vainqueur de la Coupe d’Europe de Rome il y a dix jours, le grimpeur d’Annecy signe sa deuxième qualification en demi-finale sur le circuit mondial !

Si quatre Français se qualifient pour les demi-finales, la journée n’a pas souri à tout le clan tricolore. Thomas Lemagner et Adrien Lemaire ne verront malheureusement pas le tour suivant. Malgré un bon départ avec deux blocs réussis, Lemagner cale sur les trois derniers passages et termine en dehors du top 24 (69,1 pts). Quant à notre Champion de France, il réalise le premier bloc à vue et le dernier en trois essais, mais cela ne suffit pas pour accrocher la demi-finale dans une compétition aussi dense (69,8 pts).

Anraku et Lee aux avant-postes !

Tout en haut du classement, le Japonais Sorato Anraku et le Coréen Dohyun Lee n’ont pas attendu longtemps pour faire parler la poudre. Cinq tops chacun, presque tous à vue, et une différence d’un seul dixième de point : 124,9 pour Anraku, 124,8 pour Lee… Le ton est donné !

Derrière ce duo, la densité est folle. Dayan Akhtar, révélation britannique, impressionne : cinq blocs réussis, dont quatre à vue, et un style très propre. Il prend la troisième place, à égalité avec le Japonais Yuji Fujiwaki. Le Japon place d’ailleurs cinq grimpeurs dans le top 15 : le message est passé, la meilleure nation de la planète a su répondre présent à ce premier rendez-vous de l’année. On notera également la qualification de Tomoa Narasaki, médaillé d’or en 2024, qui passe sans éclat, mais sans danger non plus.

© IFSC

De nouveaux visages dans la lumière en 2025 ?

Le top 20 des qualifications réserve quelques surprises intéressantes, avec l’émergence de jeunes grimpeurs qui pourraient bien bousculer la hiérarchie cette saison. À commencer par l’Américain Alexander Waller, auteur d’un tour impressionnant de régularité (94,8 points), qui devance même des pointures comme Tomoa Narasaki ou Colin Duffy. Autre belle surprise : l’Israélien Oren Prihed, qui valide deux tops dans les blocs 2 et 3, et qui confirme sa montée en puissance après quelques apparitions prometteuses en 2024.

© IFSC

Côté Europe, l’Allemand Thorben Perry Bloem s’invite également en demi-finale avec deux tops et quatre zones. Il est accompagné par le Bulgare Nikolay Rusev, tout juste 19 ans, qui a fait preuve d’une aisance technique remarquable. Enfin, mention spéciale au local Ziqi Xu, qui dispute la deuxième Coupe du Monde de sa carrière et parvient à tirer son épingle du jeu malgré un circuit exigeant, en décrochant lui aussi son ticket pour le tour suivant.

Ces nouveaux noms pourraient bien devenir des habitués du circuit s’ils confirment dimanche… À surveiller de près !

Le nouveau système de notation continue de faire ses preuves

Comme chez les femmes, ce nouveau format de score basé sur des points (25 points pour un top à vue, 10 pour une zone à vue, avec déductions progressives) a donné lieu à des scénarios très serrés. Il met en lumière des écarts minimes mais décisifs, et valorise clairement l’efficacité.

© IFSC

Les résultats complets des qualifications masculines

Pos.GrimpeurTop et Zone
1KOR Dohyun Lee124.8
1JPN Sorato Anraku124.9
3GBR Dayan Akhtar124.7
3JPN Yuji Fujiwaki124.3
5GBR Toby Roberts123.8
5FRA Mejdi Schalck109.7
7FRA Paul Jenft94.7
7SLO Anze Peharc109.7
9JPN Tomoa Narasaki94.2
9ISR Oren Prihed94.2
9USA Alexander Waller94.8
12USA Colin Duffy94.6
13JPN Meichi Narasaki93.6
13AUT Jan-luca Posch93.6
13JPN Rei Sugimoto94.3
16FRA Sam Avezou94.2
17BUL Nikolay Rusev93.8
17GER Thorben Perry Bloem84.7
19JPN Sohta Amagasa79.9
19CHN Ziqi Xu83.7
21BEL Hannes Van Duysen79.2
21CHN Jiahao Fu78.2
23FRA Leo Favot78.6
23USA Benjamin Hanna78.0
25FRA Adrien Lemaire69.8
25GER Tim Würthner77.6
27GER Elias Arriagada Krüger69.7
27IND Bharath Pereira69.2
29CAN Oscar Baudrand69.1
29CHN Jinwei Yao69.5
31FRA Thomas Lemagner69.1
31CHN Xuanpu Bai69.1
31KOR Hyunseung Noh68.3
31ROU Darius Râpă69.1
35BEL Nicolas Collin64.4
36CHN Yufei Pan64.2
37ITA Nicolò Sartirana64.1
37ISR Ram Levin64.1
39GBR Samuel Butterworth54.7
39KOR Beomjin Park59.5
41THA Ardch Intrachupongse54.5
41CAN Matthew Rodriguez54.5
41SGP Luke Goh Wen Bin54.5
41TPE Chih-en Fan58.8
45LAT Edvards Gruzitis54.7
46SGP Gerald Bayo Verosil53.9
47AUT Raffael Gruber54.0
47AUT Julian Wimmer53.8
49KOR Yejun Chon44.3
49ITA Niccolò Antony Salvatore44.3
49ROU Alexandru-florian Zaharia39.4
49IRI Ali Salimian44.3
49ITA Michael Piccolruaz39.4
54GER Max Kleesattel29.8
55SUI Sascha Lehmann43.9
55GBR Nathan Whaley29.4
57CAN Dylan Smith29.3
57USA Joshua Gerhardt29.3
59MAC Wan Tong Lok28.8
59GER Emil Zimmermann19.9
61TPE Tzu-yu Chou28.5
61MAS Qun Tao Ke19.1
63IRI Iman Arezeh19.8
63IND Vishak Oommen Shanker10.0
65CHI Joaquin Urrutia9.8
65KSA Taher Alhaddad19.6
67MAC Man Hou Lam9.2
67KSA Yousef Fatani
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La suite du programme

Samedi 19 avril

6h00 : Demi-finale femmes
13h00 : Finale femmes

Dimanche 20 avril

6h00 : Demi-finale hommes
13h00 : Finale hommes


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Oriane Bertone brille à Keqiao : première des qualifications !

 

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Oriane Bertone brille à Keqiao : première des qualifications !

18 Avr

La saison internationale est lancée ! La Coupe du Monde de bloc 2025 a débuté ce matin à Keqiao, en Chine, avec les qualifications féminines. Et quelle entrée en matière pour Oriane Bertone ! La Française s’est offert la première place du classement, tandis qu’Agathe Calliet décroche la 7ème place.

Résumé de ce premier tour de la saison 2025.


Oriane Bertone : un retour en fanfare

Alors qu’elle avait annoncé vouloir faire une pause après des Jeux Olympiques éprouvants, Oriane Bertone semble bel et bien avoir retrouvé l’envie et la forme. Elle a remporté coup sur coup les Championnats de France de bloc puis les Jeux mondiaux militaires d’hiver, avant de finalement décider de faire le déplacement en Chine pour cette première étape de Coupe du Monde.

« Finalement, j’ai décidé de faire les premières Coupes du Monde ! Je me sens bien physiquement et mentalement, alors je me suis dit : “Pourquoi pas ?” », nous confiait-elle récemment.

Un choix payant ! À Keqiao, Oriane s’impose en signant le meilleur score des qualifications : trois top, dont deux flashs, et un total de 84.8 points. Une entrée en matière maîtrisée qui la place en excellente position pour les phases finales.

© IFSC

Agathe Calliet dans le top 10

Bonne nouvelle pour l’équipe de France : Agathe Calliet, deuxième grimpeuse tricolore engagée sur cette compétition, décroche elle aussi son billet pour les demi-finales !

Notre jeune grimpeuse de 21 ans termine 7e du classement avec 84.0 points. Comme toutes les grimpeuses du top 10, elle vient à bout des trois premiers blocs, ne trouve pas la solution du quatrième passage et valide la zone du cinquième et dernier bloc.

Elle gagne ainsi sa place en demi-finale, confirmant son niveau grandissant sur le circuit international.

© IFSC

Un nouveau système de notation à l’essai

Pour rappel, l’IFSC a introduit cette année une modification majeure dans le système de notation en bloc, visant à simplifier la compréhension des scores. Chaque bloc peut désormais rapporter jusqu’à 25 points :

  • Un top à vue vaut 25 points, avec une déduction de 0,1 point par essai supplémentaire.
  • Une prise de zone rapporte 10 points, avec le même principe de déduction.

Concrètement, si une grimpeuse enchaîne un bloc au deuxième essai, elle récoltera 24,9 points. Une zone atteinte après trois tentatives ne vaudra que 9,8 points. Ce nouveau format remplace l’ancien système basé sur le nombre de tops, de zones et d’essais, jugé trop complexe pour le public. Il offre désormais une lecture plus fluide des performances, tant pour les spectateurs que pour les compétiteurs.

© IFSC

Une compétition marquée par plusieurs absentes de taille

Si Oriane Bertone réalise une entrée remarquée, il est important de noter que cette première étape de la saison se déroule sans certaines des grandes stars du circuit. Natalia Grossman, Brooke Raboutou ou encore la tenante du titre Janja Garnbret manquent à l’appel à Keqiao, tout comme plusieurs grimpeuses européennes habituées aux podiums.

Cette configuration permet à certaines grimpeuses de se révéler sur le devant de la scène. C’est par exemple le cas de la Japonaise Melody Sekikawa, qui truste la pole position du groupe B, avec une performance équivalente à celle d’Oriane — trois tops, trois zones et 84.8 points également.

Un contexte qui a également ouvert le champ à de nouvelles têtes, comme l’Australienne Maya Stasiuk ou la Japonaise Mao Nakamura, toutes deux auteures de très belles performances.

© IFSC

Les résultats complets des qualifications féminines

Pos.GrimpeurTop et Zone
1JPN Melody Sekikawa84.8
1FRA Oriane Bertone84.8
1AUS Maya Stasiuk84.6
4JPN Mao Nakamura84.5
4AUS Oceania Mackenzie84.5
6USA Annie Sanders84.3
7GBR Erin Mcneice84.2
7FRA Agathe Calliet84.0
7CHN Yuetong Zhang84.0
10USA Kyra Condie69.6
11JPN Anon Matsufuji69.5
11JPN Miho Nonaka75.0
11JPN Futaba Ito69.5
14KOR Chaehyun Seo74.7
15SLO Jennifer Eucharia Buckley74.3
15JPN Mashiro Kuzuu68.9
17SUI Sofya Yokoyama68.5
17USA Cloe Coscoy69.6
19SLO Katja Debevec59.9
19USA Adriene Akiko Clark69.3
21SLO Sara Copar59.8
21AUT Lea Kempf69.1
23GER Anna Maria Apel68.9
23GER Roxana Wienand59.7
23GBR Zoe Peetermans59.7
26USA Nekaia Sanders68.5
27ITA Camilla Moroni68.4
27KOR Yejin Jung59.6
29NOR Ingrid Kindlihagen59.9
29KOR Gayeong Oh59.2
31ITA Giorgia Tesio54.3
31BEL Chloe Caulier59.8
33CHN Zhilu Luo59.7
33ISR Ruby Danziger44.7
35GER Sandra Hopfensitz44.5
35GBR Emma Edwards59.5
37SVK Martina Buršíková44.1
37ITA Irina Daziano54.3
39CAN Jacqueline Ho45.0
39AUT Sandra Lettner44.0
41GER Alma Bestvater35.0
41CHN Yajun Huang44.5
43ITA Francesca Matuella34.6
43CHN Jiaxuan Yang34.6
43USA Ella Fisher43.8
46SGP Vanessa Si Yinn Teng35.0
47GER Afra Hönig34.8
47ITA Giulia Medici34.5
49TPE Ting-chen Yao33.8
49MAS Shareen Mohd Nasran34.7
51CHN Yali Wei34.4
51MAC Ka Kei Chu24.9
51CHN Yixin Liu24.9
54CHN Yawen Mi34.3
55IND Prateeksha Arun
55TPE Yun-shan Hsieh25.0
57MAS Sui Lin Renee Tan9.6
58KSA Tahani Algouhi
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Et maintenant ?

Les demi-finales féminines auront lieu demain à Keqiao, et s’annoncent particulièrement disputées. Oriane Bertone partira avec l’avantage moral de sa première place, mais la bataille sera rude face aux Japonaises, aux Australiennes et aux grimpeuses américaines également bien placées.

L’enjeu est de taille : au-delà de viser une médaille, il s’agit pour toutes ces grimpeuses de prendre leurs marques dans une saison marquée par de nombreuses évolutions techniques et réglementaires. Oriane Bertone et Agathe Calliet tenteront de transformer leur belle performance du jour en ticket pour la grande finale.

En attendant, les hommes sont en train de disputer le tour de qualification… On se retrouve tout à l’heure pour les résultats complets !

Vendredi 18 avril

10h00 : Qualifications hommes

Samedi 19 avril

6h00 : Demi-finale femmes
13h00 : Finale femmes

Dimanche 20 avril

6h00 : Demi-finale hommes
13h00 : Finale hommes


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Tout ce qu’il faut savoir sur la première Coupe du Monde de 2025 !

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Tout ce qu’il faut savoir sur la première Coupe du Monde de 2025 !

17 Avr

Le circuit international d’escalade est de retour ! Cette semaine marque le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2025 de bloc, avec une première étape en Chine, à Keqiao. Une ville qui avait déjà accueilli une manche en 2023, dans le stade spécialement construit pour les Jeux asiatiques de 2022.

Forces en présence, stars absentes, délégation françaises, programme et live… Voici toutes les infos sur cette compétition !


Que la saison 2025 démarre !

La Coupe du Monde fait son grand retour ! Après une saison 2024 marquée par les Jeux Olympiques de Paris et un calendrier international chargé comme jamais, les meilleurs grimpeurs de la planète sont de retour pour entamer un nouveau cycle olympique.

Mais cette saison ne se résume pas à rejouer les grands duels passés : elle marque le début d’une course de trois ans et demi vers les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Avec l’introduction des trois disciplines en épreuves individuelles aux JO pour la première fois, la saison promet d’être relevée : la nouvelle génération aura à cœur de bousculer la hiérarchie, tandis que les favoris tenteront d’imposer leur suprématie dès le début de ce nouveau cycle.

Et c’est en Chine que les hostilités reprennent, avec un double rendez-vous à ne pas manquer. Du 18 au 20 avril, la Coupe du Monde de bloc lancera la saison à Keqiao, avant d’enchaîner une semaine plus tard avec la difficulté et la vitesse à Wujiang, du 25 au 27 avril.

© IFSC

L’an dernier, la pluie avait semé le chaos à Keqiao, en interrompant les qualifications. Les ouvreurs avaient alors dû créer dix nouveaux blocs dans la nuit pour permettre à la compétition de se poursuivre. Cette année, tous les regards seront tournés vers le ciel… et vers les grimpeurs, évidemment !

Au total, 61 femmes et 71 hommes venus de 29 nations sont attendus sur cette première manche de l’année. Toutefois, quelques absences notables viennent marquer ce début de saison…

Des absences de poids côté féminin

Parmi les grands absents de ce début de saison, on remarque immédiatement l’absence de Janja Garnbret (vainqueur de la médaille d’or l’année dernière) et de Natalia Grossman. La Slovène, championne olympique en titre, prévoit de reprendre sa saison lors de l’étape d’Innsbruck, tandis que l’Américaine, quadruple vainqueur du circuit, se remet actuellement d’une blessure au genou.

Autre grande absente : Brooke Raboutou. L’Américaine, médaillée d’argent à Tokyo, ne fera pas le déplacement en Chine, préférant se concentrer sur les étapes de Bali et Salt Lake City.

Ce sera donc la première Coupe du Monde depuis 2018 sans Janja Garnbret ni Natalia Grossman !

© IFSC

Oriane Bertone de retour plus tôt que prévu

Heureusement, Oriane Bertone sera bien au rendez-vous ! Alors qu’elle avait annoncé vouloir faire une pause après des Jeux Olympiques difficiles, notre Française semble avoir retrouvé le feu sacré. Elle a remporté les Championnats de France de bloc puis les Jeux mondiaux militaires d’hiver, et a finalement fait le choix de se rendre en Chine pour disputer cette première Coupe du Monde de l’année.

Finalement, j’ai décidé de faire les premières Coupes du Monde ! Je me sens bien physiquement et mentalement, alors je me suis dit : “Pourquoi pas ?”.

Oriane Bertone

© IFSC

Elle retrouvera sur le circuit Annie Sanders, la jeune prodige américaine qui a remporté sa première Coupe du Monde l’an passé, mais aussi Jenny Buckley, la Slovène médaillée d’argent lors de sa seule participation sur le circuit.

Le Japon aligne une équipe féminine complète, avec notamment Miho Nonaka, Futaba Ito, Mao Nakamura, Anon Matsufuji et Melody Sekikawa, récente vainqueur de la North Face Cup, compétition prestigieuse au Japon.

Du côté des grimpeuses olympiennes, on retrouvera Oceania Mackenzie, Erin McNeice, Camilla Moroni, Lucia Dörffel et Chaehyun Seo.

© IFSC

Un plateau masculin de très haut niveau

Chez les hommes, la plupart des ténors seront présents : Sorato Anraku, le phénomène japonais, vainqueur du classement général des Coupes du Monde 2024, mènera une équipe impressionnante aux côtés de Tomoa Narasaki (médaillé d’or à Keqiao en 2024), Meichi Narasaki et Sohta Amagasa.

Toby Roberts, champion olympique du combiné à Paris et très en forme ces derniers mois, sera également à suivre de près.

© IFSC

En revanche, Jakob Schubert et Adam Ondra ont annoncé qu’ils se concentreraient uniquement sur les Coupes du Monde de difficulté cette saison. Ondra a même déclaré qu’il disputera sa dernière épreuve internationale de bloc à Prague, avant de tirer sa révérence dans cette discipline…

Cette saison sera aussi la première sans la présence de Micka Mawem, qui a décidé de prendre sa retraite après sa victoire aux Championnats du Monde de Berne. À l’aube de cette rentrée 2025, le Français de 34 ans a tenu à faire passer un message :

Première saison internationale depuis des années… à laquelle je ne participerai pas ! C’est fou à dire. J’ai eu la chance de pouvoir finir ma carrière comme je l’avais rêvée. Savoir s’arrêter, c’est une autre étape… C’est compliqué. Mais parfois, il faut le faire, pour laisser de la place à d’autres objectifs, à une nouvelle motivation.

Je continue de m’entraîner, je veux être encore plus fort pour des projets extérieurs, et pour certaines compétitions privées, comme des masters internationaux… Parce qu’on ne quitte jamais vraiment ce sport. Pas complètement.

Cette année, je passe de l’autre côté, celui du spectateur. Et j’ai hâte de vivre cette saison à fond en encourageant nos Français, dès cette première étape ce week-end ! Arrêter, c’est aussi ouvrir la porte à d’autres. À ces jeunes et moins jeunes, à ce niveau incroyable, qui attendaient juste une place pour s’exprimer. Alors bon courage à vous, je croise les doigts pour que vous alliez le plus loin possible. Vous avez la place. Vous avez le talent. Allez montrer ce que vous valez !

Micka Mawem

© IFSC

Une forte délégation française

Côté français, notre équipe arrive en Chine avec de sérieux atouts. Mejdi Schalck, qui a partagé sa saison dernière entre le bloc et la difficulté dans sa quête de qualification olympique, sera notamment accompagné de Sam Avezou et Paul Jenft, qui ont défendu les couleurs de la France aux Jeux Olympiques de Paris.

Voici la sélection tricolore complète :

Femmes Hommes
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Agathe Calliet Sam Avezou
Paul Jenft
Thomas Lemagner
Léo Favot
Adrien Lemaire

Le programme

Coupe du Monde asiatique oblige, il faudra se lever tôt ce week-end pour suivre les résultats de la compétition en direct. Voici le programme complet, heures françaises :

Vendredi 18 avril

3h00 : Qualifications femmes
10h00 : Qualifications hommes

Samedi 19 avril

6h00 : Demi-finale femmes
13h00 : Finale femmes

Dimanche 20 avril

6h00 : Demi-finale hommes
13h00 : Finale hommes

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.


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JO 2028 : un mur d’escalade au bord du Pacifique, sur la plage de Long Beach en Californie !

16 Avr

C’est officiel : l’escalade prendra ses quartiers à Long Beach pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Un site éphémère sera installé en bord d’océan, promettant un spectacle grandiose. Surtout, pour la première fois dans l’histoire olympique, les trois disciplines — bloc, difficulté et vitesse — seront entièrement séparées, chacune dotée de sa propre médaille. Une évolution majeure pour notre sport.

Le décor des épreuves d’escalade des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 est désormais connu ! C’est dans le célèbre quartier de Long Beach, en bordure de l’océan Pacifique, que les meilleurs grimpeurs et grimpeuses de la planète s’affronteront dans trois disciplines distinctes : le bloc, la difficulté et la vitesse, chacune récompensée par son propre jeu de médailles.

Un mur face à l’océan !

Le site choisi par le Comité International Olympique (CIO) est le Convention Center Lot, situé à Long Beach, dans l’une des zones les plus emblématiques de la ville californienne. Ce lieu accueillera un mur temporaire, installé en plein air, avec en toile de fond, une vue imprenable sur l’océan. Une carte postale parfaite pour mettre en valeur notre sport, qui continue de gagner en visibilité sur la scène internationale.

Le CIO décrit le site comme offrant « des vues à couper le souffle, avec un mur d’escalade encadré par l’océan Pacifique, offrant une toile de fond iconique ».

© Coll. LA2028

Long Beach ne sera pas réservé à l’escalade : plusieurs sports s’y installeront également, comme la natation artistique ou le water-polo, tous organisés dans des infrastructures temporaires pensées pour l’occasion.

Une belle évolution olympique pour l’escalade

Depuis son entrée aux Jeux Olympiques en 2021 à Tokyo, l’escalade n’a cessé d’évoluer. Après un format combiné un peu critiqué (bloc + difficulté + vitesse), Paris 2024 a marqué une première évolution avec deux ensembles de médailles : un pour la vitesse, et un pour le combiné bloc/difficulté.

Mais LA28 franchira une nouvelle étape historique : pour la première fois, les trois disciplines – bloc, difficulté et vitesse – seront séparées et chacune aura sa propre compétition et ses propres médailles, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Une reconnaissance forte de la diversité de l’escalade, et une avancée que les fans attendaient depuis longtemps !

© IFSC

Autre bonne nouvelle : le quota d’athlètes augmentera, passant de 68 grimpeurs et grimpeuses à Paris à 76 à Los Angeles (38 hommes et 38 femmes).

L’Amérique donne déjà le ton !

Le choix de Long Beach comme site olympique avait déjà été mis en avant lors de la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024, qui a marqué le passage de témoin entre Paris et Los Angeles. Une grande fête musicale avait alors été organisée à Long Beach, avec des artistes de renom tels que Billie Eilish, les Red Hot Chili Peppers ou encore Snoop Dogg, originaire du quartier. Ce dernier avait également fait sensation à Paris en multipliant les apparitions sur les sites olympiques.

L’annonce de Long Beach comme future maison de l’escalade confirme donc l’importance donnée à ce quartier dans le dispositif des JO 2028. Et nul doute que cette localisation en bord de mer, sous le soleil californien, offrira une ambiance unique pour l’un des sports les plus spectaculaires des Jeux…


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Retour à Buoux : Alex Megos dévoile sa liste de croix avec un 9a+/b, un 8c+ à vue, et bien plus encore !

16 Avr

De retour à Buoux après une première visite en février, Alex Megos vient de publier la liste complète de ses réalisations sur ce site emblématique de l’escalade française. Entre première ascension extrême, croix à vue et enchaînements éclair, le grimpeur allemand a laissé son empreinte sur la falaise provençale… Et signe au passage l’un des plus beaux trips de l’année, avec notamment un impressionnant 8c+ à vue !

Il y a quelques jours, nous vous parlions de la venue d’Alex Megos à Buoux, l’un des sites les plus mythiques de l’histoire de l’escalade française. Le grimpeur allemand y avait signé une première ascension majeure avec “Le Grand Saccage”, une voie extrême pour laquelle il propose une cotation de 9a+/b, redonnant ainsi vie au haut niveau dans ce lieu emblématique des années 80.

Mais ce n’était là que le point culminant d’un trip bien plus dense… Sur Instagram, Megos vient tout juste de publier la liste complète de ses réalisations durant ce second séjour à Buoux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le grimpeur allemand n’a pas chômé ! Au programme : des voies flash, à vue, des combats sur bidoigts, et une efficacité redoutable. Point d’orgue : l’enchaînement à vue de “Dévers Sévère”, 8c+ !

Interrogé sur cette performance, Megos explique que la voie s’est jouée dans les derniers mètres, là où la lecture devenait floue et les prises difficiles à identifier. Fait rare : au début de la voie, qui raye un toit à l’horizontal, il a réalisé un 360° en no-foot : « Je pense honnêtement que c’était la meilleure méthode pour négocier ce passage », sourit-il.

© Jan Virt

Quant à “Finement Con”, l’autre voie en 8b+ qu’il a enchaînée à vue, il souligne qu’elle correspondait totalement à son style : “Des bidoigts bien dans l’axe dans lesquels il faut tirer sans trop réfléchir”.

Avec ce second séjour très productif, Alex Megos marque le grand retour de Buoux dans la conversation du haut niveau mondial. Site emblématique de la fin des années 80, laboratoire des frères Le Ménestrel ou encore de Jean-Baptiste Tribout, Buoux s’était peu à peu effacé des radars des grimpeurs internationaux, supplanté par d’autres falaises plus à la mode. Mais aujourd’hui, avec “Le Grand Saccage”, le site retrouve ses lettres de noblesse. Comme le dit Alex lui-même : « Buoux est de nouveau sur la carte ».

Ce trip confirme aussi que Megos reste un maître dans l’art de l’escalade à vue, discipline exigeante qui demande autant de force que de lucidité. Le falaisiste de 31 ans est notamment connu pour avoir réalisé le premier 9a à vue au monde et compte plus d’une vingtaine de voies à vue dans le 8c ou plus, ce qui le place juste derrière Adam Ondra, qui a réalisé environ 100 8c et plus à vue.

La liste de croix d’Alex Megos à Buoux :

  • “Le Grand Saccage” – 9a+/b (première ascension)
  • “Dévers Sévère” – 8c+ (à vue)
  • “Le Brillant Saoul” – 8c (premier essai)
  • “Voie d’Adri” – 8c
  • “Jobar L2” – 8c
  • “Finement Con” – 8b+ (à vue)
  • “Black Week-end” – 8a+
  • “L’Franken en Provence” – 8a+ (à vue)
  • “Penny Dreadful” – 8a (flash)
  • “Le Choix Cornélien” – 8a (flash)

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Absence des grands noms de l’escalade en 2025 : le blues post-JO frappe les grimpeurs !

14 Avr

Après les Jeux Olympiques, nombreux sont les athlètes qui choisissent de faire une pause. L’escalade, qui a fraîchement intégré le programme olympique, ne fait pas exception à la règle : la saison 2025 verra ainsi plusieurs grimpeurs s’éloigner du circuit.

Ce phénomène a un nom : le blues post-JO. On fait le point.


Les Jeux Olympiques représentent souvent l’aboutissement d’années d’efforts pour les athlètes. En escalade, se qualifier pour les JO, puis y performer, est un défi titanesque qui exige une préparation physique et mentale de longue haleine. Mais une fois l’événement passé, un autre défi, plus insidieux, peut surgir : le blues post-JO.

Un phénomène méconnu mais répandu

Le blues post-JO est cette sensation de vide qui frappe de nombreux sportifs après une échéance majeure. Après des mois, voire des années, où tout est minutieusement planifié autour d’un seul objectif, il est parfois difficile de retrouver une motivation ou un sens à l’entraînement. Ce phénomène n’est pas propre aux Jeux : les grimpeurs peuvent le ressentir après une saison de Coupe du Monde intense, une première participation aux Championnats du Monde, ou même après avoir atteint un projet en falaise qui leur tenait à cœur.

© Planetgrimpe

Un nombre important d’athlètes de haut niveau, comme Michael Phelps, Simone Biles ou Adam Peaty, ont publiquement évoqué cette sensation de chute émotionnelle après les JO. D’après le Dr Karen Howells, spécialiste en psychologie du sport, “je n’ai jamais rencontré un Olympien qui n’ait pas ressenti un blues post-JO”.

En début d’année, lorsque nous avions rencontré Oriane Bertone, elle avait déclaré :

Quand pendant un mois et demi après les Jeux, tu ne touches plus une prise (alors que la plus grosse pause que tu avais faite jusqu’à présent c’était quatre jours), c’est qu’il s’est passé quelque chose d’assez violent ! D’assez violent et d’assez choquant ! J’ai quand même beaucoup évolué depuis et je ne suis plus du tout celle que j’étais…

Oriane Bertone

Une déclaration qui témoigne du choc mental et émotionnel que peuvent engendrer les Jeux Olympiques sur les athlètes.

© Planetgrimpe

Quels sont les symptômes ?

La manière dont ce blues se manifeste varie selon les individus. Certains ressentent une perte de motivation, d’autres connaissent une véritable dépression. Le Dr Cody Commander, responsable de la santé mentale pour l’équipe américaine aux JO de Tokyo, explique que des signes précurseurs peuvent être identifiés comme un changement dans les habitudes de sommeil et d’alimentation, un retrait social, un sentiment de vide ou d’errance ou encore des comportements autodestructeurs, comme une consommation accrue d’alcool ou un surentraînement.

© Planetgrimpe

Face à ce constat, plusieurs nations ont développé des stratégies pour accompagner les athlètes. Certaines équipe nationales propose un suivi psychologique incluant des bilans réguliers et des sessions de soutien après les Jeux Olympiques. Certains experts recommandent même aux sportifs d’anticiper cet état en prévoyant une période de transition post-objectif, afin d’avoir un plan clair pour la suite et ainsi éviter la sensation de vide.

Quand les grimpeurs sont touchés

En escalade, l’après-JO de Tokyo 2021 avait déjà montré plusieurs exemples marquants de cette phase de transition. Adam Ondra, après des années à se focaliser sur le format olympique, a exprimé un certain soulagement et une forme de relâchement post-Jeux.

D’autres grimpeurs, comme Akiyo NoguchiShauna Coxsey ou Bassa Mawem ont choisi de mettre un terme à leur carrière, estimant que les JO représentaient la conclusion idéale à leur parcours.

© IFSC

Ce blues post-JO semble encore plus fort après les Jeux de Paris 2024. De nombreux grimpeurs habitués à truster les premières places en Coupe du Monde ont déjà annoncé qu’ils allaient prendre du recul sur la compétition.

Janja Garnbret, double championne olympique et l’une des plus grandes compétitrices de tous les temps, semble avoir choisi de ne participer qu’à deux Coupes du Monde et aux Championnats du Monde en 2025. Elle souhaite se concentrer sur le rocher et prendre une pause mentale après des années de domination sur le circuit. De son côté, Brooke Raboutou, médaillée d’argent à Paris, a également exprimé son désir de faire une pause dans la compétition pour se consacrer aux falaises et aux blocs en extérieur.

© Planetgrimpe

En France, Oriane Bertone, qui incarnait le plus grand espoir de médaille pour le pays aux JO, nous confiait en janvier qu’elle ne reprendrait les Coupes du Monde qu’en fin d’année. Mais depuis, l’envie et la motivation semble de retour et nous la verrons finalement au départ des premières étapes: “Je me sens bien mentalement et physiquement, alors je me suis dit : pourquoi pas“.

Parallèlement, Adam Ondra et Alex Megos ont confirmé qu’ils ne participeraient pas aux Coupes du Monde de bloc cette année (à l’exception de la coupe du monde de Prague pour Ondra, et leur présence aux Jeux de Los Angeles 2028 est loin d’être actée bien que le bloc et la difficulté soient officiellement séparés.

D’autres grimpeurs suivent cette tendance, préférant délaisser le stress des compétitions pour retrouver le plaisir de grimper en extérieur.

© IFSC

Un mal nécessaire ?

Si le blues post-olympique peut sembler être une épreuve difficile pour les athlètes, il est aussi une occasion de se redéfinir. Après des années de préparation intense, ces périodes de recul permettent de retrouver une relation plus saine avec la discipline, d’explorer de nouveaux horizons et parfois même de redécouvrir le plaisir pur de grimper.

Paul Jenft, finaliste des Jeux Olympiques de Paris 2024, en témoigne :

Participer aux J.O a été une expérience incroyable, tant sur le plan personnel que sportif, mais ce qui m’a le plus marqué, c’est une prise de conscience bien plus large. Ça n’a pas été facile de reconstruire mon projet sportif suite à cela… Il a fallu retrouver la motivation de faire des compétitions, alors que je savais que je ne revivrais sûrement pas une expérience comme les Jeux avant très longtemps.

Finalement, je suis reparti d’une feuille blanche et j’ai décidé que j’allais tout changer ! La curiosité de découvrir quelque chose de nouveau m’a redonné l’envie de retourner à l’entraînement. Tout est revenu naturellement comme avant et j’ai maintenant retrouvé la passion de la compétition !.

Paul Jenft

© IFSC

Ce qu’a vécu Paul illustre bien cette phase de transition que vivent de nombreux athlètes après les Jeux : entre perte de repères et besoin de renouveau, c’est souvent en explorant de nouvelles approches qu’ils retrouvent leur élan.

Certains grimpeurs reviendront plus forts après cette pause, tandis que d’autres choisiront une nouvelle voie… Mais tous auront en commun d’avoir vécu l’expérience unique des Jeux Olympiques, avec ce qu’elle comporte d’exaltation… et de vertige une fois redescendus.


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Alex Megos en France : il redonne vie à la mythique falaise de Buoux avec une nouvelle voie en 9a+/b !

13 Avr

C’est un retour en force pour l’une des falaises les plus mythiques de France ! De passage dans l’Hexagone, Alex Megos vient de signer la première ascension de “Le Grand Saccage”, une voie qu’il cote 9a+/b, à Buoux. En remettant au goût du jour ce site emblématique des années 80, le grimpeur allemand prouve que la falaise du Luberon a encore bien des trésors à offrir aux grimpeurs de haut niveau.

Buoux n’a pas dit son dernier mot ! L’un des spots mythiques de l’escalade des années 80 revient sur le devant de la scène grâce à une nouvelle ascension majeure réalisée par Alex Megos. En effet, le grimpeur allemand vient de signer la première ascension de “Le Grand Saccage”, une ligne qu’il estime dans le 9a+/b, ce qui en fait la voie la plus dure jamais enchaînée à Buoux !

Equipée par Adrien Boulon, “Le Grand Saccage” a immédiatement attiré l’attention de Megos lors d’une première visite en février. À l’époque, il n’avait pas réussi à boucler la voie, mais il repartait déjà avec une idée en tête : revenir au plus tôt pour la finir.

C’est désormais chose faite ! Accompagné de ses partenaires Uuri Maraver et Jan Virt, Alex Megos est revenu à Buoux début avril. Après deux jours à reprendre les méthodes, il est parvenu à enchaîner la voie lors de son troisième jour de grimpe. Une réussite qu’il a immédiatement partagé avec enthousiasme sur ses réseaux sociaux : « Buoux fait son grand retour parmi les falaises de haut niveau ! », s’est-il exclamé.

Et pour cause : cette ascension remet Buoux sous les projecteurs. Longtemps considérée comme une destination culte, la falaise du Luberon s’était un peu effacée face à des sites plus récents comme Céüse ou Margalef. Avec cette nouvelle performance, Alex redonne à Buoux une place d’honneur parmi les hauts lieux du haut niveau mondial.

Au-delà de “Le Grand Saccage”, la première visite de Megos en février avait déjà marqué les esprits. Il y réalisait notamment un flash d’”Azincourt” 8c, une ligne légendaire ouverte par Ben Moon en 1989. Lors de ce même passage, il enchaînait aussi plusieurs autres classiques de Buoux comme “Miss Catastrophe” 8c, “Le Spectre du Sur-Mutant” 8b+, “La Chiquette du Graal” 8b+, “End of Weakness” 8b/+, “La Mission” 8b, “La Rose et le Vampire” 8b, “CTN” 8b et “Tabou” 8a+.

Megos annonce qu’une vidéo de son enchaînement de “Le Grand Saccage” sera bientôt disponible, et promet de dévoiler l’intégralité de son carnet de croix dans les prochains jours… En attendant, cette réalisation vient enrichir un peu plus le palmarès déjà impressionnant de l’Allemand, tout en braquant à nouveau les projecteurs sur les trésors oubliés de Buoux, prouvant que ce lieu emblématique a encore de quoi séduire les plus forts grimpeurs du monde !


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Bruce Zou, le Charles Albert chinois, enchaîne deux 8C pieds nus !

13 Avr

Grimper pieds nus, une lubie ou un véritable atout ? Le Chinois Bruce Zou semble avoir trouvé la réponse en enchaînant coup sur coup “The Game” et “Pegasus” deux 8C bloc, repoussant ses limites sans le moindre chausson aux pieds ! 

Et si Charles Albert avait un alter ego asiatique ? C’est ce que l’on pourrait penser en voyant la performance de Bruce Zou, 37 ans, qui vient de répéter “The Game” 8C… sans chaussons ! Une ascension qui lui a demandé plus de quatre ans de travail et plus de 80 sessions, avant de finalement réussir ce bloc mythique ouvert par Daniel Woods en 2010.

Dès ses premiers essais en 2018, Bruce Zou a été fasciné par “The Game”, mais il lui était impossible de réaliser les mouvements les plus durs du bloc. Deux ans plus tard, en 2020, il réalise que ses chaussons sont un frein à sa progression et décide de tenter l’ascension pieds nus. Une révélation : il parvient immédiatement à exécuter deux mouvements du crux au cours de la même séance ! C’est alors qu’il comprend que grimper sans chaussons est la clé de réussite.

© Coll. Bruce Zou

Mais cette approche radicale implique des sacrifices : si l’absence de chaussons lui permet de mieux négocier le crux, elle rend d’autres sections du bloc plus difficiles. Il réalise alors que ses orteils ne sont pas assez puissants pour encaisser les mouvements “plus faciles” et que ses doigts manquent de force pour tenir les micro-prises de ce bloc exigeant. En 2021, après six mois de progrès constants, il tombe au dernier mouvement… bloqué mentalement.

Son travail l’oblige à déménager en juin 2021, compliquant alors son processus de travail. Mais Bruce Zou ne lâche rien. Il s’entraîne quotidiennement, renforçant ses orteils et ses doigts, et grimpe pieds nus en extérieur pour préparer son retour. Mentalement, il met en place un vrai travail et visualise chaque détail de “The Game”, chaque prise, chaque position… plus de 800 fois au cours de ces quatre années !

© Coll. Bruce Zou

Finalement, son acharnement a fini par payé : il n’aura eu besoin que d’une journée cette saison pour enchaîner le bloc ! Un combat de longue haleine, qui fait de cette réussite la plus grande satisfaction de sa vie.

La vidéo de son ascension dans “The Game” 8C :

 

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Mais ce n’est pas tout ! Bruce Zou a également réalisé “Pegasus” 8C à Joe’s Valley, un autre bloc extrême qui lui a donné du fil à retordre : blessure au talon d’Achille, douleurs au genou… Toutefois, malgré les obstacles, il finit par trouver une nouvelle méthode décisive et par réussir son projet après huit sessions.

L’émotion est intense : “Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer”, confie-t-il après son succès.

La vidéo de son ascension dans “Pegasus” 8C :

 

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Run & Climb : 40 km, 3 voies en 8b+, 4 falaises… Le pari (presque) fou de Thomas Joannes !

10 Avr

40 kilomètres de course à pied, quatre falaises emblématiques de la Drôme et du Vaucluse, et l’objectif d’enchaîner quatre voies en 8b+ en une seule journée : voilà le défi Run & Climb que s’est lancé Thomas Joannes. Entre coups de chaud, acide lactique et soutien paternel, retour sur une journée pas comme les autres !

“Fini les piolets, place aux chaussons !”. C’est avec cette devise que Thomas Joannes, ex membre de l’équipe de France de difficulté, s’est lancé dans un tout nouveau défi : enchaîner quatre 8b+ sur quatre falaises différentes… à la journée, en courant entre chaque site ! Un concept qu’il a baptisé “Run & Climb”, mélangeant trail et grimpe de haut niveau dans une grande aventure à la sauce Joannes.

Un dimanche pas comme les autres…

C’est donc le dimanche 6 avril, quelque part entre la Drôme et le Vaucluse, que Thomas a embarqué son père pour une journée pas comme les autres. Au programme : une trentaine de kilomètres de course, quatre falaises, quatre voies en 8b+, et un soupçon de folie. D’entrée, le ton est donné :

« Mais t’es fou, c’est quoi cette idée encore ?!, lui lance son père, mi-amusé mi-inquiet, en découvrant le programme. Tu grimpes en ce moment ?
– Ouais, vite fait… très vite fait, lui répond Thomas.
– Mais tu penses pas qu’il faudrait que tu cales bien mieux les voies avant d’essayer ?
– Non, on verra bien …”

© Coll. Thomas Joannes

Étape 1 : Saint-Léger, “La tournée du patron”

Premier stop à Saint-Léger, où Thomas commence fort avec “La tournée du patron”, un 8b+ qu’il connaît bien. Malgré l’effort à venir, il court littéralement dans la voie et se vante même de ne pas mettre une seule fois la main dans son sac à pof. Une formalité. Le ton est donné, l’aventure est lancée !

Étape 2 : Mollans, “Amateur de gros kneebar”

Après 10 km de trail, direction Mollans, où l’attend une grosse ligne signée Antonin Rhodes : “Amateur de gros kneebar”, un 8b+/8c déversant à souhait. Malheureusement, le soleil tape fort, le corps fatigue, et malgré trois essais – dont une chute rageante la main dans le bac final – la voie résiste. Une torsion de cheville au passage vient compliquer la suite…

Étape 3 : Entrechaux, “La directe du triangle d’or”

Pas de quoi arrêter Thomas, qui file vers Entrechaux pour tenter la “Directe du triangle d’or”, un autre 8b+… qu’il enchaîne dès son premier run du jour (pas à-vue car Thomas avait déjà fait une montée de repérage il y a un bon moment), sous les yeux incrédules de son père, toujours fidèle au poste à l’assurage. La chaleur monte, le compteur grimpe, et les jambes tirent.

Étape 4 : Carrière du Maupas, “Proueman show”

Encore un trail de 10 km, cette fois sous un soleil de plomb à Malaucène, pour rejoindre la dernière ligne de la journée : “Proueman show”, une proue technique, encore signée Rhodes. Les pieds brûlent, la cheville fait mal, mais Thomas sort la voie au premier run, en zappant même la dégaine du crux : « Impossible de lâcher une main », souffle-t-il. Son père, à l’assurage, en a encore les mains moites !

“Déjà 30 km et trois 8b+ d’enchaînés mais difficile de se résoudre à repartir sans enchaîner les quatre…”, déclare Thomas, bien décidé à atteindre son objectif.

Le final : retour à Mollans, “Le Kosovar”

Alors c’est reparti direction Mollans pour tenter de valider un quatrième 8b+, avec “Le Kosovar”. Dernier run, ultime effort, mais le corps dit stop.

Pas d’enchaînement, mais aucun regret : « Ce sera donc pas les 4 fantastiques, mais plutôt les 3 mousquetaires », résume-t-il avec humour.

Un défi perso, une aventure partagée

Plus qu’un simple défi sportif, Thomas se souviendra de cette journée comme une aventure humaine, partagée avec son père, soutien indéfectible depuis toujours.

Il conclut : « J’ai adoré ce format run & climb. J’ai retrouvé cette petite pression de la compèt où t’as pas trop le droit à l’erreur une fois au pied de la voie car tu t’es déjà farci pas mal de kilomètres. Après tant d’années d’activités, des petits challenges comme ça me motivent beaucoup plus que d’aller enchaîner de voies dures après travail… ».

Alors, qui sera le prochain à tenter l’expérience ? Thomas a déjà lancé un petit appel à Seb Berthe : « Tu viens nous poser un chrono référence ? »


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Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 : trois disciplines, trois médailles pour l’escalade !

09 Avr

C’est une annonce historique pour notre sport : aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les grimpeurs et grimpeuses concourront pour trois jeux de médailles distincts, chacun dédié à l’une des disciplines phares de notre sport : le bloc, la difficulté et la vitesse !

Une évolution majeure, qui marque l’entrée de l’escalade en tant que discipline olympique à part entière !


Après une première apparition aux Jeux de Tokyo 2020 sous un format combiné unique (bloc + difficulté + vitesse), puis une première séparation en deux épreuves à Paris 2024 (bloc/difficulté d’un côté, vitesse de l’autre), LA 2028 franchira un nouveau cap avec trois épreuves distinctes, pour les hommes comme pour les femmes.

Marco Scolaris, président de la Fédération internationale d’escalade, a salué cette avancée majeure :

Depuis le début de notre aventure olympique, notre objectif a toujours été d’avoir trois jeux de médailles pour nos athlètes. Chaque discipline possède ses propres spécificités, sa propre intensité, et désormais chacune pourra briller sur la scène des Jeux.

© IFSC

Une augmentation de quota… qui interroge ?

Le Comité International Olympique, qui vient d’officialiser cette nouvelle, a également annoncé une augmentation du quota d’athlètes pour les Jeux de 2028.

Si 40 grimpeurs étaient qualifiés à Tokyo et 68 à Paris, Los Angeles accueillera 76 grimpeurs (38 femmes et 38 hommes), avec la possibilité pour certains de concourir dans plusieurs disciplines. Un chiffre qui peut sembler limité au regard des trois disciplines désormais représentées, car il implique que ces 38 athlètes par genre devront potentiellement se répartir sur trois épreuves différentes : le bloc, la difficulté et la vitesse. En comparaison, chaque discipline lors des Championnats du Monde ou des Coupes du Monde regroupe souvent à elle seule près d’une centaine de participants.

Ce quota restreint souligne donc la forte sélectivité de l’épreuve olympique, qui ne réunira que l’élite mondiale, et contraindra les athlètes, les entraîneurs et les fédérations à faire des choix plus stratégiques que jamais.


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Une nouvelle croix dans le neuvième degré pour Jules Marchaland !

08 Avr

Nouvelle performance de haut vol pour Jules Marchaland ! Quelques jours après avoir flashé « Vecchio Leone » 8B et enchaîné au premier essai « Beyond » 9a+, le grimpeur français a réalisé la répétition de “Guère de bruit” 9a à Claret.

Cette ligne, ouverte en 2022 par Seb Bouin, est une combinaison entre “Guerre d’usure” et “Super Samson”, deux 8c emblématiques de Claret, reliés par une solide section bloc sur arquées. Autant dire une recette explosive, que Jules a rapidement décodée : après une tentative flash très prometteuse (il est tombé à trois mouvements du bac final), il a expédie la voie deux essais plus tard !

« Une connexion de deux classiques de Seb Bouin, reliés par un chouette pas de bloc. Une voie super cool ! », commente Jules sur les réseaux, visiblement conquis par le style exigeant de la ligne.

Mais ce 9a n’était qu’une étape pour Jules. En réalité, son vrai objectif est encore plus ambitieux : la version directe de la voie, probablement un 9a+ bien corsé.

« Cette voie n’était que la première étape du vrai projet, qui promet d’être sauvage. J’ai hâte de me battre et d’en venir à bout, que la partie commence !🫡 », écrit-il.

Quelques jours avant d’enchaîner”Guère de bruit”, Jules avait déjà frappé fort en réalisant “Beyond” 9a+ au Pic Saint-Loup, au premier essai. Cette voie marquait le cinquième 9a+ de son carnet de croix. Il a réalisé ses trois premiers 9a+ en 2023, avec “First Ley” à Margalef, “Supercrackinette” à Saint Leger et “Punt’X” dans les Gorges du Loup. Puis, à la fin du printemps dernier, il a clippé le relais de “Three Degrees of Separation” à Céüse.

Et la suite ?

Le programme s’annonce chargé pour Jules. Après avoir coché ce 9a, il compte s’attaquer sérieusement à la directe de “Guère de bruit”, avant de retrouver un autre gros morceau : “Ratstaman Vibrations”, un 9b libéré par Alex Megos à Céüse.

Autant dire que Jules Marchaland est en pleine forme… et qu’on n’a pas fini d’entendre parler de lui !


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Triplé chez les hommes, doublé chez les femmes : quand nos Bleus font le show à Rome !

07 Avr

La deuxième étape de la Coupe d’Europe de bloc 2025 s’est déroulée ce week-end à Rome, dans une ambiance survoltée au sein de la salle Monkey Island. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les grimpeurs français ont marqué les esprits, repartant de la capitale italienne avec cinq médailles, dont deux en or !

Lily Abriat s’impose avec panache

Déjà titrée aux derniers Championnats du Monde jeunes, Lily Abriat confirme son incroyable ascension en remportant sa première victoire chez les seniors. En finale, elle est la seule à toper trois blocs, dont deux flash.

Après une quatrième place frustrante à Munich, Lily était venue à Rome avec une revanche à prendre :

J’étais très déçue après Munich, donc je voulais vraiment gagner cette manche-là ! En finale, j’ai essayé de grimper sans trop réfléchir, juste avec l’envie de faire les blocs. Et ça a marché, je suis tellement heureuse !

Après une quatrième place à Munich un peu frustrante, j’avais vraiment envie de gagner Rome ! Sauf que parfois, on en oublie le plus important : grimper et se faire confiance. Les demi-finales ont été une vraie piqûre de rappel avant les finales, ce qui m’a permis de rectifier le tir pour les finales.

J’ai réussi à sortir une bonne grimpe, et je suis allée chercher cette victoire qui me tenait vraiment à coeur ! Je suis super heureuse de gagner ma première compétition internationale en seniors et j’ai très hâte pour la suite !

Dans trois semaines, il y a la dernière Coupe d’Europe à Bruxelles, puis je participerai aux Championnats d’Europe jeunes à Curno en mai !
Donc encore d’autres opportunités d’apprendre pleins de choses !

© IFSC

Derrière elle, l’Italienne Stella Giacani s’offre son premier podium continental à domicile, tandis que la Française Lucile Saurel complète le podium avec une belle médaille de bronze, grâce notamment à un flash décisif sur le dernier bloc.

Les résultats de la finale féminine

Triplé historique chez les hommes !

C’est un véritable raz-de-marée tricolore qui a déferlé sur la finale masculine ! Nos quatre Français engagés terminent tous dans le top 4, avec un podium 100 % bleu-blanc-rouge.

Déjà vainqueur à Klagenfurt l’an passé, Léo Favot s’empare de l’or grâce à deux tops. Il devance de justesse son coéquipier Antoine Girard, qui échoue à seulement 0,2 point de la victoire. Noé Moutault, quant à lui, complète le podium avec une solide prestation, devant Samuel Richard, quatrième avec un seul top.

© IFSC

C’était une super finale, les blocs étaient beaux, et j’ai réussi à m’exprimer. J’aurais aimé toper le dernier, j’étais proche, mais je suis quand même très content de cette victoire !

Les résultats de la finale masculine

Cap sur Bruxelles !

Après Munich et Rome, le circuit européen se poursuit. Prochaine étape : Bruxelles, les 3 et 4 mai, où les Français tenteront de poursuivre sur leur lancée. Avec un tel niveau de forme, les podiums ne semblent pas prêts de leur échapper…


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Record en big wall : l’ascension fulgurante de Laura Pineau !

04 Avr

“Plus vite, plus haut, plus fou” : c’est sous cette devise que la grimpeuse française Laura Pineau a fait ses premiers pas dans un univers qui, jusque-là, lui semblait bien lointain… Elle nous embarque dans le récit haletant de sa découverte de l’escalade de vitesse en big wall, entre les fissures du Yosemite et les falaises mythiques du Colorado. Une aventure faite de chrono, de sueur, d’amitié… et d’un record !


Il y a encore un an, Laura Pineau n’aurait jamais imaginé clipper un relais en fixant sa montre. Grimpeuse passionnée de grandes voies, elle privilégiait le mouvement pur, la fluidité, la grimpe posée. Mais tout a basculé en avril 2023, lorsqu’elle débarque pour la première fois dans la vallée du Yosemite, temple absolu du big wall et… de la vitesse.

“Il existe peu d’endroits au monde où grimper une voie le plus vite possible est un véritable jeu auquel les grimpeurs locaux se prêtent avec enthousiasme. Deux des temples de cette pratique sont le Yosemite et l’Eldorado Canyon, dans le Colorado, raconte-t-elle. En tant que grimpeuse européenne, je n’avais jamais vraiment prêté attention au temps que je mettais dans une grande voie. Mon truc, c’était plutôt de savourer les mouvements, d’enchaîner proprement les longueurs et d’être efficace… mais sans chrono”.

© James Lucas

Sur place, un mot résonne sans cesse dans les conversations : NIAD. Pour les non-initiés, comprendre : “Nose In A Day”, ou l’ascension de la voie mythique “The Nose” (1000 m de grimpe sur El Capitan) en moins de 24 heures. Mais les locaux, eux, visent bien plus bas : 8 heures. Ou même moins.

Pour moi, c’était lunaire. Grimper 1000 mètres en 8 heures, c’était l’opposé de ma vision de la grimpe.

Le premier NIAD a été réalisé en 1975 par Jim Bridwell, John Long et Billy Westbay. Depuis, une véritable course au record s’est engagée. Le record féminin du Nose est de 4h43min, détenu par Mayan Smith-Gobat et Libby Sauter. Le record masculin, quant à lui, est un délire absolu : 1h58min07s, signé Alex Honnold et Tommy Caldwell.

“Jamais je n’aurais pensé un jour faire de l’escalade de vitesse, avoue Laura. Pour être honnête, j’étais même plutôt contre : après tout, les histoires de grimpeurs qui se blessent en allant trop vite sont nombreuses… Mais j’ai aussi découvert qu’avec les bonnes pratiques et la bonne partenaire, on pouvait limiter les risques et sécuriser l’expérience. Le choix du binôme est essentiel : il faut une confiance absolue et une communication parfaite”.

© James Lucas

De la curiosité au défi

Tout commence vraiment lorsqu’elle rencontre Kate Kelleghan, grimpeuse américaine chevronnée, en quête d’une partenaire pour ses projets de vitesse. « J’étais curieuse, un peu inconsciente aussi, alors je lui ai écrit. Quelques mois plus tard, on grimpait ensemble dans la vallée. Et là, révélation totale. »

L’alignement est immédiat. Les deux grimpeuses partagent les mêmes valeurs, la même approche du risque, et surtout, une fluidité rare sur le rocher. “Après quelques journées à grimper ensemble, Kate m’a lâché un truc qui m’a marquée : “Tu as un vrai potentiel pour la vitesse. Tu es la partenaire que je cherche depuis des années”.”

© James Lucas

Cap sur Boulder, objectif Naked Edge

La suite s’enchaîne vite : Laura invite Kate dans le Sud de la France pour partager des grandes voies à Toulon, avant de s’envoler pour Boulder, au Colorado. Objectif : “Naked Edge”, une voie mythique de l’Eldorado Canyon, parfaite pour préparer la saison à venir au Yosemite.

C’est là que l’entraînement de vitesse devient sérieux. Montées chronométrées, répétitions acharnées, optimisation du matériel, corde raccourcie au centimètre près… Rien n’est laissé au hasard.

© James Lucas

“Me voilà donc sur le Naked Edge, littéralement coincée dans une cheminée, en train de me demander dans quel aventure je me suis encore embarquée, explique Laura. Mais pas question de reculer ! On est retournées dans la voie encore et encore, perfectionnant chaque mouvement, jusqu’à ce qu’on soit capable de l’enchaîner en une seule longueur.

On a chronométré chaque section, cherchant à gratter chaque précieuse minute, que ce soit sur l’approche en solo, l’ascension elle-même ou la descente. On a raccourci notre corde jour après jour, jusqu’à atteindre la longueur parfaite, nous permettant de grimper en toute sécurité tout en gardant juste ce qu’il faut de protection entre nous”.

L’heure du record

Le jour J, les deux grimpeuses enchaînent les tentatives. La première montée de vitesse échoue à 10 secondes près, un lacet défait ayant suffi à briser le timing. « On était dévastées… mais il nous restait encore un peu de temps. Alors on a retenté. Une dernière fois », déclare la grimpeuse française.

© James Lucas

Résultat : 37 minutes et 08 secondes pour avaler les cinq longueurs de “Naked Edge”, un nouveau record pulvérisé de 32 secondes. Le secret de ce record ? Pour Kate : l’expérience de 80 ascensions. Pour Laura : le choix (un peu fou) de courir la descente ses chaussons d’escalade encore aux pieds !

“Une fois que tu commences…”

Aujourd’hui, Laura Pineau a goûté à une discipline qui, jusque-là, lui semblait absurde. Et pourtant, elle en revient transformée.

“L’escalade de vitesse n’est pas faite pour les âmes sensibles. Mais avec la bonne partenaire, une communauté qui vous encourage, et juste une pointe d’insouciance, on peut battre un record. Ou du moins, dépasser ses propres peurs”, explique-t-elle.

© James Lucas

Une chose est sûre : ce baptême express a ouvert la voie à de nouvelles ambitions. Car dans le monde des chronos verticaux, “une fois que tu commences… tu ne peux plus jamais t’arrêter”, avertis Laura.

D’après un récit de Laura Pineau


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“Un mono et rien d’autre” : Adam Ondra s’attaque à un projet improbable !

03 Avr

Adam Ondra nous surprend une nouvelle fois avec une ascension qui sort des sentiers battus. Cette fois, ce n’est ni un 9b+ en falaise, ni un bloc extrême, mais une voie atypique nichée dans les collines de Chřiby, en République tchèque. Un projet oublié depuis 15 ans, caractérisé par un crux aussi exigeant qu’élégant, et une grimpe à mi-chemin entre bloc et voie.

Une vieille histoire et un projet… improbable !

Les collines de Chřiby ne sont pas connues pour leurs grandes faces… Il s’agit plutôt de formations de grès de taille modeste, que le prodige tchèque a explorées durant son enfance. Après avoir rapidement grimpé la majorité des voies du coin, il s’en est détourné… jusqu’à ce que le souvenir d’un projet lointain refasse surface.

Ce projet, ouvert par son ami Michal Rožek il y a quinze ans, semblait presque absurde : une prise, un minuscule mono, et rien d’autre.

Quand j’étais enfant, j’allais souvent à Chřiby avec mes parents, mais j’ai rapidement réussi la plupart des voies les plus dures, alors j’ai cessé d’y aller. Cependant, j’ai toujours eu en tête un projet dont m’avait parlé Michal Rožek. Il l’avait équipé il y a 15 ans, et sa description n’était pas très engageante : un minuscule mono et rien d’autre !

Lorsqu’Adam est retourné à Chřiby cette année, la roche était entièrement recouverte de mousse… Et contrairement à ses attentes, une fois nettoyée, aucune prise supplémentaire n’est apparue !

Ondra a pourtant réussi à décrypter une séquence viable : sept mouvements intenses qui demandent une force dans les doigts extrême et une précision chirurgicale. Le crux ? Un placement de pied à l’aveugle qui peut tout faire basculer.

Il m’a fallu beaucoup de temps afin de trouver une séquence réalisable !

S’il avait été plus courte, cette ligne aurait pu être un bloc de classe mondiale d’après le Tchèque. Trop haute pour être grimpée avec des crash-pads, trop courte pour être une vraie king line, il s’agit donc d’une voie « bizarre et étrange », comme la qualifie Adam lui-même.

Un projet qui lui tenait à cœur

Même si cette ascension ne fera pas les gros titres comme l’un de ses 9c, elle revêt une valeur particulière pour lui. Un retour aux sources, un défi personnel, et une exploration unique du potentiel caché des rochers de son enfance.

Cette voie tombera probablement dans l’oubli, mais son ascension signifie beaucoup pour moi.


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Calendrier des Coupes et Championnats du Monde 2025 : entre bonnes et mauvaises surprises

03 Avr

La fédération internationale a dévoilé le calendrier des compétitions internationales pour la saison 2025. Au programme : douze Coupes du monde, deux Championnats du Monde et de nouvelles étapes inédites !

Après une année 2024 marquée par les Jeux Olympiques, la saison 2025 signe un retour à un circuit plus “traditionnel”. Si certains athlètes profitent de cette année pour souffler après l’intensité des sélections et de la compétition olympique, le calendrier s’annonce pourtant bien rempli.

Avec 14 compétitions réparties entre le bloc, la difficulté et la vitesse, la saison débutera d’ici quelques jours en Chine et se clôturera en apothéose avec les Championnats du Monde à Séoul en septembre, avec de nouvelles destinations et quelques bonnes (et mauvaises) surprises.

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)

Début de la saison en Chine : Keqiao et Wujiang en tête d’affiche

La saison débutera comme en 2024, avec une ouverture en Chine à Keqiao. L’épreuve de bloc marquera la première des douze Coupes du Monde prévues cette année. Les grimpeurs se rendront ensuite à Wujiang pour une compétition qui mêlera difficulté et vitesse.

La tournée asiatique se terminera à Bali, en Indonésie. Ce sera la troisième fois que la Coupe du Monde fait escale dans le pays, mais la toute première sur l’île de Bali. La compétition de difficulté et de vitesse se tiendra sur Peninsula Island, à proximité de la célèbre plage de Nusa Dua, offrant un cadre idyllique pour les grimpeurs.

© IFSC

Une première historique en Amérique du Sud

Grande nouveauté cette année : la Coupe du Monde se rendra pour la première fois en Amérique du Sud. Curitiba, ville de 2 millions d’habitants et capitale de l’État du Paraná au Brésil, accueillera la toute première étape de Coupe du Monde de bloc du continent. Un événement historique, qui reflète la volonté de l’IFSC d’étendre l’empreinte de notre sport à travers le monde. Reste à savoir si cette Coupe du Monde brésilienne deviendra un rendez-vous régulier du circuit, ou si elle connaîtra le même sort que d’autres étapes éphémères, comme en Grèce, en Jordanie ou en Ukraine, qui n’ont accueilli qu’une seule compétition internationale…

© IFSC

Le circuit prendra ensuite la direction des États-Unis pour deux Coupes du Monde. Pour la première fois depuis 2012, deux villes américaines accueilleront une étape : Salt Lake City, désormais bien ancrée dans le calendrier avec sa Coupe du Monde de bloc, sera suivie de Denver, qui organisera sa toute première Coupe du Monde de vitesse.

Un retour attendu à Berne

Après son passage en Amérique du Sud et aux États-Unis, la Coupe du Monde reviendra en Europe pour la dernière partie de la saison. Le circuit fera d’abord escale à Prague, en République tchèque, qui accueillera sa cinquième Coupe du Monde (après les éditions de 1997, 2003, 2023 et 2024).

La ville de Berne, qui a accueilli les Championnats du Monde d’escalade et de para-escalade en 2023, fera un retour très attendu au calendrier international, en accueillant cette fois une Coupe du Monde. Alors que l’étape de Meiringen était une destination incontournable du circuit, il sera intéressant de voir si Berne saura s’imposer comme un nouvel arrêt régulier.

© IFSC

Fin juin, ce sera au tour d’Innsbruck d’accueillir une étape, qui marquera la dernière Coupe du Monde de bloc de la saison. L’Autriche pourrait être l’un des rares rendez-vous où l’on verra Janja Garnbret en compétition cette année.

Ensuite, direction Cracovie, en Pologne, pour une Coupe du Monde de vitesse historique. Ce sera la troisième organisée dans le pays, mais la première depuis 16 ans. Un retour logique quand on voit la domination des grimpeuses polonaises en vitesse ces dernières années : depuis 2021, elles ont décroché deux titres de championnes du monde, et Aleksandra Miroslaw ainsi qu’Aleksandra Kalucka ont brillé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 en remportant respectivement l’or et le bronze.

La France : entre tradition et déception

Bonne nouvelle pour les fans français : la mythique Coupe du Monde de Chamonix est bel et bien maintenue au calendrier 2025. Pour la 23ème fois, la mythique place du Mont-Blanc accueillera les meilleurs grimpeurs du monde, du 11 au 13 juillet, avec de la vitesse et de la difficulté au programme. Un rendez-vous devenu incontournable pour les grimpeurs du monde entier et les spectateurs qui apprécient l’ambiance unique de cette compétition en plein air.

Cependant, la Coupe du Monde de Briançon, épreuve emblématique du circuit, ne figure plus au programme. Cette décision est une déception pour tous les amoureux de la discipline, notamment en France, où Briançon était perçue comme un événement à part, avec son charme montagnard et ses foules passionnées.

Les raisons derrière cette absence restent floues, mais tout porte à croire qu’il s’agit d’une volonté de l’IFSC de concentrer les compétitions dans des villes plus grandes, plus accessibles, et dotées de meilleures infrastructures logistiques. À la place, c’est Madrid qui accueillera une Coupe du Monde pour la première fois. L’Espagne n’avait plus organisé d’étape depuis 2012, lorsque Barcelone avait été hôte du circuit.

© Cédric Tempier

Clôture de la saison à Séoul avec les Championnats du Monde

La 19e édition des Championnats du Monde clôturera la saison internationale à Séoul, en Corée du Sud, du 21 au 28 septembre. Cet événement majeur sera de retour en Asie, six ans après son passage à Hachioji, au Japon, en 2019. Ce rendez-vous mondial rassemblera une dernière fois les meilleurs grimpeurs de la planète, qui se disputeront les titres mondiaux dans chaque discipline.

Les jeunes à Helsinki

Les Championnats du Monde jeunes reviendront en Europe pour la première fois en quatre ans. Ils auront lieu à Helsinki, en Finlande, entre fin juillet et début août. Ces compétitions sont toujours l’occasion de suivre de près les talents montants de l’escalade mondiale.

© IFSC

L’escalade aux Jeux Mondiaux de Chengdu

Autre rendez-vous d’importance : les 12ᵉ Jeux Mondiaux, organisés à Chengdu, en Chine, du 7 au 17 août. La vitesse y sera à l’honneur avec trois formats distincts : la vitesse classique sur deux voies, une version sur quatre voies et un relais par équipes, un format inédit. 36 hommes et 36 femmes s’affronteront pour décrocher l’une des six médailles mises en jeu. Ces nouveaux formats avaient été testés en octobre dernier lors du Madrid 4 Event.

Et la para-escalade ?

Depuis quatre ans, le circuit para-escalade suit un rythme constant avec trois étapes annuelles, et 2025 ne fait pas exception. La saison débutera à Salt Lake City (États-Unis) du 19 au 21 mai, une étape désormais bien ancrée dans le calendrier depuis 2022. Ensuite, direction Innsbruck (Autriche) du 22 au 24 juin, une ville qui accueille une Coupe du Monde de para-escalade depuis 2021.

Le grand rendez-vous de la saison sera le Championnat du Monde, qui se déroulera à Séoul (Corée du Sud) du 19 au 25 septembre. Cet événement sera l’un des temps forts de l’année pour la discipline, réunissant les meilleurs grimpeurs de chaque catégorie.

Enfin, les grimpeurs se donneront une dernière fois rendez-vous à Laval (France) pour disputer l’ultime Coupe du Monde de l’année, du 24 au 26 octobre.

Pour rappel, la para escalade sera officiel intégrée aux Jeux Paralympiques à Los Angeles en 2028.


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Un nouveau diplôme pour enseigner l’escalade : le TFP MESA

02 Avr

La FFME vient d’annoncer la création d’un nouveau diplôme professionnel : le Titre à Finalité Professionnelle Moniteur d’Escalade sur Structure Artificielle (TFP MESA). Ce diplôme, récemment validé par la Commission de la certification professionnelle de France Compétences, ouvre de nouvelles perspectives pour l’encadrement et l’enseignement de l’escalade en salle.

Une certification attendue

Jusqu’à présent, deux principales formations permettaient d’encadrer l’escalade : le CQP AESA (Certificat de Qualification Professionnelle Animateur Escalade sur Structure Artificielle), destiné à l’initiation sur SAE, et le DEJEPS Escalade, un diplôme plus avancé permettant notamment d’encadrer sur sites naturels.

Le TFP MESA s’inscrit désormais entre ces deux certifications, en offrant une formation plus approfondie que le CQP AESA, mais ne couvrant que l’encadrement en salle.

Ce nouveau diplôme de niveau 4 (équivalent au bac) permettra d’enseigner l’escalade en initiation et perfectionnement sur SAE, avec des compétences spécifiques en conception et gestion de cycles pédagogiques, ainsi qu’en développement et gestion d’une structure.

© FFME

Une formation en alternance

Le TFP MESA est une formation en alternance d’une durée totale de 742 heures :

  • 403 heures en centre de formation,
  • 330 heures en structure d’alternance (clubs, salles d’escalade, comités…)
  • 9 heures consacrées aux certifications.

Les stagiaires devront ainsi alterner entre formation théorique et application pratique sur le terrain, sous la supervision d’un tuteur expérimenté. Une approche qui vise à garantir une montée en compétence progressive et un apprentissage en situation réelle.

Première session dès septembre 2025

La première session du TFP MESA sera organisée par le Département Emploi-Formation-Qualification de la FFME en Île-de-France à partir de septembre 2025.

Avec cette nouvelle certification, l’offre de formation en escalade se diversifie et s’adapte aux évolutions de la pratique en salle, qui ne cesse de croître. Toutefois, cette nouvelle certification risque aussi de semer un peu plus de confusion dans le paysage de la formation en escalade. Déjà marqué par une certaine rivalité entre les titulaires du CQP AESA et ceux du DEJEPS, l’ajout du TFP MESA pourrait venir accentuer ces tensions et complexifier davantage la reconnaissance des prérogatives de chacun…

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Une falaise découverte… en plein Paris !

01 Avr

C’est une découverte pour le moins inattendue qui pourrait bien changer le paysage de l’escalade parisienne ! Alors que des ouvriers intervenaient sur la rénovation d’un immeuble haussmannien du 11e arrondissement, un imposant pan de mur naturel a été mis au jour sous l’ancienne façade. Recouvert de plusieurs couches de plâtre et de briques depuis plus d’un siècle, ce mur calcaire de près de quinze mètres de haut serait en réalité un vestige oublié des anciennes carrières parisiennes.

Mais la vraie surprise ne s’arrête pas là : selon plusieurs sources, cette face aurait déjà été équipée en toute discrétion par des grimpeurs parisiens bien avant sa redécouverte… On vous dit tout !


Un secret bien gardé ?

D’après plusieurs témoignages anonymes, des grimpeurs auraient discrètement équipé plusieurs lignes en y installant des points, permettant de grimper sur ce bout de falaise caché… en plein cœur de Paris. “On connaissait l’existence de ce mur depuis quelques années, mais on ne pensait pas qu’il serait découvert un jour”, confie l’un d’entre eux sous couvert d’anonymat.

Les rumeurs racontent que certains grimpeurs y organisaient des sessions nocturnes, accédant discrètement au chantier grâce à des échafaudages laissés en place. “C’est un terrain de jeu incroyable, un bout de nature caché en plein coeur de la capitale”, ajoute un autre habitué des lieux.

Un site naturel bientôt accessible au public ?

La découverte a rapidement attiré l’attention de la municipalité, qui a missionné des experts pour étudier de plus près cette paroi. L’idée serait d’ouvrir officiellement le premier site naturel d’escalade intra-muros.

Un élu parisien s’est exprimé sur le sujet : “Si ce mur s’avère exploitable, nous pourrions envisager de le préserver et de l’ouvrir au public, en accord avec la préservation du patrimoine.”

Toutefois, plusieurs obstacles pourraient freiner le projet. La commission en charge du patrimoine craint que l’exploitation du mur ne dénature l’architecture historique du quartier. De leur côté, les grimpeurs espèrent qu’une solution sera trouvée pour intégrer cette falaise unique dans le paysage urbain, sans qu’elle ne soit détruite ou reconvertie en simple élément décoratif.

Un projet extrême qui intrigue déjà les grimpeurs de haut niveau

Si l’idée d’ouvrir ce mur au public fait son chemin, une voie en particulier attise déjà les convoitises des grimpeurs de haut niveau. D’après plusieurs sources, un projet extrêmement dur aurait été repéré sur la partie la plus déversante de la falaise. Son niveau reste incertain, mais certains évoquent une cotation qui pourrait frôler le 9b+ ou même le 9c !

Des grimpeurs de renommée internationale auraient déjà discrètement mis les doigts dessus, sans toutefois parvenir à l’enchaîner. Aucun nom n’a filtré, mais l’un des rares témoins ayant assisté à ces essais parle de figures incontournables de l’escalade mondiale. “Ce sont des grimpeurs que tout le monde connaît, mais qui préfèrent garder le secret sur cette ligne pour l’instant”, confie-t-il.

L’existence d’un projet aussi extrême en plein cœur de Paris pourrait faire de ce site un véritable lieu de pèlerinage pour les grimpeurs du monde entier…

Une nouvelle ère pour l’escalade urbaine ?

Si cette falaise venait à être officiellement accessible, Paris deviendrait la première capitale à intégrer un site naturel de grimpe en plein centre-ville. Loin des salles et des murs artificiels, les grimpeurs pourraient s’adonner à leur passion sur le rocher, tout en profitant d’un cadre unique.

La question reste maintenant entre les mains des autorités : ce mur deviendra-t-il un nouveau spot incontournable pour les grimpeurs parisiens, ou sera-t-il simplement recouvert et oublié à nouveau sous le béton ?

Affaire à suivre…

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Voyage au cœur de Bishop : Nina Arthaud nous raconte son aventure américaine

30 Mar

Nina Arthaud revient tout juste d’un trip à Bishop, aux États-Unis, où elle a marqué de son empreinte deux blocs emblématiques : “Direct North” en 8B+ et “The Swarm” en 8B. De son arrivée dans le désert californien à ses réussites sur ces lignes mythiques, nous avons rencontré Nina pour qu’elle partage avec nous son expérience, ses impressions et ses objectifs futurs.

Voyage au coeur de Bishop avec Nina Arthaud.


Loin du stress des compétitions, Nina Arthaud continue de repousser ses limites sur le rocher. Lors d’un récent trip à Bishop, en Californie, la grimpeuse française a réalisé deux lignes iconiques : “Direct North” 8B+ et “The Swarm” 8B. Deux ascensions qui confirment son impressionnante progression depuis sa transition vers le rocher.

Avec ses blocs massifs posés au pied de la Sierra Nevada et ses lignes spectaculaires, Bishop attire les passionnés du monde entier. Pour Nina, ce voyage était une occasion rêvée de découvrir cet environnement unique et de repousser ses limites sur certaines des lignes les plus iconiques du secteur.

Quand j’ai vu pour la première fois des photos de Bishop, j’ai été très impressionnée par l’ampleur de ces énormes blocs posés un peu partout dans ce grand désert, avec un paysage incroyable en arrière-plan. Après ça, j’ai regardé plein de vidéos et j’ai découvert des lignes folles, qui me donnaient trop envie de grimper. Donc on a commencé à réfléchir au projet !

“Direct North” 8B+ : un highball d’exception

Perchée sur l’immense bloc de Grandma Peabody, “Direct North” est une ligne mythique du secteur de Buttermilks. Ouvert en 2009 par Shawn Diamond, ce highball propose un enchaînement de mouvements physiques et techniques sur des réglettes, avant de s’engager sur une dalle où l’engagement devient total.

Quand tu arrives sur le parking de Bishop tu vois les Peabody qui sont deux énormes blocs mythiques du spot. Grimper l’un d’entre eux du début à la fin, c’était quelque chose qui me motivait beaucoup. En plus de ça, la gestuelle du bloc est super stylée, avec des mouvements variés, plusieurs méthodes possibles selon les gabarits et une fin en dalle à 8-9 mètres du sol qui ajoute une petite touche épicée. L’ampleur de ce bloc et ce qu’il représente c’est quelque chose qui me plaît.

© Clement Lechaptois

Mais le processus d’enchaînement n’a pas été simple, entre rafales de vent à 180 km/h et conditions capricieuses. Pendant plusieurs jours, il était quasiment impossible de grimper, obligeant Nina à alterner entre patience et détermination. Une fois les conditions plus favorables, elle a pu s’investir pleinement, optimisant ses méthodes et apprivoisant la sortie en dalle. Finalement, après plusieurs essais acharnés, elle parvient à atteindre le sommet :

J’ai essayé ce bloc pour la première fois le soir en arrivant, juste après le trajet. J’ai rapidement bien bougé dedans et j’ai adoré les mouvements, donc ça m’a motivée à m’y investir. Mais les jours suivants, c’était presque impossible de grimper à cause des rafales de vent qui atteignaient les 180 km/h ! On montait voir, on essayait de grimper, puis après quelques heures à se faire brasser par le vent, on redescendait…

J’ai vraiment pu m’y remettre la deuxième semaine. Je suis montée mettre la corde pour essayer la fin en dalle et caler le dernier mouvement dur qui me posait problème. J’ai fini par trouver une nouvelle méthode qui me convenait bien, et après être tombée quelques fois au dernier mouvement dur, ça a marché !

© Coll. Nina Arthaud

À Bishop, grimper ne se résume pas seulement à cocher une nouvelle ligne : l’environnement spectaculaire offre à chaque enchaînement une saveur particulière. Depuis le haut du bloc, le regard plonge sur l’immensité du désert et les montagnes en arrière-plan. Un instant de pur bonheur pour Nina :

Au moment d’enchaîner ce bloc, j’ai ressenti beaucoup de joie ! J’étais trop contente d’avoir coché cette ligne incroyable. Ce que j’aime avec les blocs dans le désert, c’est qu’une fois au sommet, tu peux vraiment profiter de la vue sur tout le secteur et les montagnes derrière. En arrivant en haut, j’ai pris un moment pour respirer, regarder autour de moi… Je me sentais en paix et heureuse 🙂

Cette ascension marque le deuxième 8B+ bloc de sa carrière après “Compass North” à Fionnay, réalisé en octobre dernier.

“The Swarm” 8B : un rêve devenu réalité

Avant même son arrivée en Californie, Nina avait un objectif en tête : enchaîner “The Swarm” 8B. Situé sur un rocher isolé en plein désert, ce bloc ouvert en 2005 par Matt Birch repose sur deux mouvements puissants sur des micro-réglettes, suivis d’une section plus engageante sur une écaille parfaite.

Mettre les doigts dans “The Swarm” était un rêve ! Après avoir regardé toutes les vidéos existantes, découvrir ce bloc massif en plein milieu de nulle part était à la fois excitant et intimidant.

© Clément Lechaptois

Après le vent, c’est la neige qui s’est invitée dans le voyage, rendant l’accès au bloc difficile. Entre sessions de déneigement et conditions précaires, Nina a dû s’adapter pour trouver le bon timing.

“The Swarm”, réputé pour être aussi esthétique qu’exigeant, a mis sa patience et sa peau à rude épreuve. Mais comme souvent dans ces trips, tout se joue jusqu’à la dernière minute : et c’est précisément lors du tout dernier jour qu’elle parvient à l’enchaîner, concluant son séjour sur une note parfaite :

Après mon enchaînement de “Direct North”, il y a eu une tempête de neige a Bishop (eh oui, on a vraiment eu toutes les météos ahah) ce qui a repoussé les séances suivantes. J’ai donc commencé à essayer “The Swarm” assez tard dans le trip. On s’est mis de vraies missions pour atteindre le bloc avec de la neige jusqu’aux genoux !

La première séance a surtout servi à déneiger, mais le bloc restait trempé, avec seulement quelques prises sèches puisque la neige dégoulinait du sommet sous le soleil. Lors des sessions suivantes, j’ai rapidement trouvé mes méthodes, mais j’ai un peu sous-estimé la réputation du bloc… et le fameux “facteur peau” m’a vite rattrapée. Je me suis ouvert le doigt, ce qui m’a forcée à attendre le dernier jour pour réessayer. J’avais la pression, mais ça a marché au premier essai ce jour-là : “Last day best day !”. C’était une journée parfaite 🙂

© Clément Lechaptois

Un cap mental et physique franchi

Ces ascensions marquent une progression impressionnante dans le parcours de Nina. Depuis son retrait des compétitions en 2021, elle enchaîne les croix majeures : “Versace” 8B, “Great Shark Hunt” 8A+, “Pura Vida” 8A+ ou encore “Jack’s Broken Heart” 8A+.

Mais ressent-elle un déclic dans son niveau ?

Ça ne fait pas très longtemps que je grimpe régulièrement dehors et que je m’investis vraiment dans cette discipline. Du coup, j’ai l’impression d’avoir progressé assez naturellement, en essayant des blocs de plus en plus durs. Petit à petit, j’ai été moins impressionnée par certaines lignes que je pensais trop dures. Je ne sais pas si on peut parler de “déclic”, ou si c’est juste le résultat d’un processus logique, où j’ai testé les choses dans un ordre progressif et où j’ai pris confiance en moi bloc après bloc.

© Coll. Nina Arthaud

Côté mental, elle avoue avoir aussi énormément progressé :

Je voulais vraiment progresser sur l’aspect mental, mais jusqu’ici, je n’avais jamais pris le temps de le travailler autant que l’aspect physique et l’entraînement. Ces derniers mois, j’ai lu des livres, regardé des vidéos et surtout, j’ai essayé d’expérimenter par moi-même, en gardant ce qui marchait le mieux pour moi. Et j’ai l’impression que ça a plutôt bien marché !

 Une grimpeuse discrète, entre études et passion

En dehors de la grimpe, Nina mène une vie bien remplie, entre ses études et son travail :

Je suis étudiante en Master de psychologie et aussi ouvreuse dans une salle d’escalade à Genève, donc mes semaines sont bien remplies entre les cours, le travail et l’escalade.

En général, je passe la journée à bosser sur mes cours, puis je file grimper le soir pour retrouver mes potes à la salle. Le week-end, je vais grimper dehors si la météo est bonne. J’essaie de rester bien organisée pour que chaque aspect de ma vie ait sa place, sans que l’un empiète trop sur l’autre. C’est cet équilibre qui me permet de progresser tout en gardant du plaisir dans ce que je fais.

© Coll. Nina Arthaud

Et après ?

Après une aventure aussi marquante que ce voyage à Bishop, difficile de ne pas déjà penser aux prochaines destinations. Nina garde en tête plusieurs projets à venir, avec des blocs qui l’attendent en Suisse, en Italie et en France :

Pour les prochains mois, j’ai prévu de grimper près de chez moi, dans les Alpes françaises, en Suisse et en Italie. Je suis motivée pour découvrir ou redécouvrir des lignes iconiques de ces régions que ce soit en bloc ou en voie.

Et pour conclure, un dernier mot de Nina :

Je suis super contente d’avoir eu la chance de grimper en Californie. Un grand merci à mes sponsors en particulier l’équipe Karma8a avec qui j’ai fait ce trip. Merci aussi à Organic Climbing, Le grand massif et NatureClimbing pour le soutien qu’ils m’apportent dans ces projets.


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Une semaine de rêve pour Jules Marchaland ! Un 8B bloc flash et un 9a+ au premier essai !

29 Mar

Jules Marchaland vient de réaliser une semaine inoubliable ! Après avoir flashé le bloc “Vecchio Leone” 8B à Brione en Suisse, il a poursuivi avec l’enchaînement au premier essai de “Beyond”, une voie cotée 9a+ au Pic Saint Loup.

Le jeune Niçois est revenu pour nous sur ces deux exploits !


C’est tout d’abord lors d’un court séjour en Suisse avec ses amis Simon Lorenzi et Diego Fourbet que Jules Marchaland a décidé de s’attaquer à “Vecchio Leone”. Ouvert par Bernd Zangerl en 2004, ce 8B est un incontournable du secteur de Brione. Grâce à des conseils avisés de ses amis, notre Français a su s’attaquer à ce bloc avec brio et l’enchaîner dès sa première tentative. “Le rocher est tout simplement incroyable ici”, confie-t-il.

 

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Une publication partagée par Jules (@jules_marchaland)

Quelques jours plus tard, direction le Pic Saint Loup, un site d’escalade emblématique du sud de la France. Souhaitant initialement se rendre à Céüse, Jules a décidé de retrouver son ami Lucien Martinez au Pic Saint Loup : “Quand Lucien m’a dit qu’il était là-bas, je lui ai dit : « Vas-y, je viens ! ». Je n’étais encore jamais allé au Pic Saint Loup, et je savais qu’il y avait cette voie, « Beyond » qui me faisait vraiment envie depuis longtemps !”.

Jules a donc décidé de se concentrer sur ce 9a+, ouvert par Seb Bouin. Après avoir pris connaissance des différentes prises et des méthodes, il s’est senti prêt à la grimper. Et c’est dès son premier essai qu’il a réussi à enchaîner cette ligne, qu’il qualifie de “5 étoiles” !

“C’est l’un des plus beaux moments de ma vie de grimpeur”, a-t-il déclaré juste après son ascension, en partageant la vidéo de sa performance. “La dernière partie, sur des prises un peu humides, a été l’une des plus grandes batailles mentales de ma vie. J’étais épuisé, mais tellement heureux !”.

© Lucien Martinez

Un changement de cap : moins de compétitions, plus de rocher

Ces récentes performances sur le rocher falaise marque un tournant dans la saison de Jules, qui avait d’abord décidé de mettre l’accent sur les compétitions cette année. Mais après une déception lors des sélectifs, il a décidé de changer de cap pour se concentrer davantage sur l’escalade en extérieur :

“J’avais décidé de ne m’entraîner que pour la compète, c’est à dire grimper exclusivement sur du plastique et faire des concessions sur mes projets en extérieurs. Mais j’ai eu une grosse déception au sélectif la semaine dernière… J’étais beaucoup trop stressé par l’enjeu, et je suis complètement passé à côté de ma compétition”, explique-t-il. “Du coup, j’ai pris la décision de grimper dehors et de faire ce qui me plaît vraiment”.

Cette décision semble déjà payante, comme en témoigne cette semaine de rêves pour lui, tant en bloc qu’en voie.

© Tim-Nicolas Hopf

La suite ? Continuer à prendre du plaisir !

Ces prochains jours, Jules prévoit de retourner à Céüse, un site incontournable pour les grimpeurs de haut niveau, afin de se concentrer sur “Rastaman”, un 9b libéré par Alex Megos en 2022.

Mais au-delà de ce projet, il compte continuer à s’épanouir en dehors des compétitions, en grimpant là où il le souhaite. “J’ai juste envie de me faire plaisir”, confie-t-il, “que ce soit du bloc en extérieur ou de la couenne. L’objectif, c’est juste de kiffer !”.


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CWIF 2025 : Micka Mawem nous raconte sa compétition

28 Mar

Le week-end dernier, Micka Mawem a participé à sa première édition du Climbing Works International Festival (CWIF) à Sheffield, une compétition de prestige réunissant les meilleurs grimpeurs internationaux. À l’issue de la compétition, Micka nous raconte comment il a vécu cet événement, entre blessures, imprévus et moments de plaisir, et revient sur son parcours, de la qualification à la finale..

Créé en 2008, le CWIF est l’un des Masters les plus emblématiques du circuit. Organisé chaque année à Sheffield, il attire des grimpeurs de haut niveau venus du monde entier, séduits par son format ouvert mêlant amateurs et professionnels, ainsi que par son ambiance conviviale et décontractée, qui contraste avec les compétitions officielles.

Au terme d’une compétition relevée, ce sont les Britanniques Eugénie Lee et Max Milne qui se sont imposés. Notre Français Micka Mawem, était de la partie et participait à son troisième Master international après les Dock Masters et les Studio Bloc Masters. Comme lors deux précédentes compétition, il s’est qualifié en finale et a terminé à la cinquième place.

C’était la première fois que je participais au CWIF. Ça fait des années que je souhaite me rendre sur cette compétition, mais je n’ai jamais pu y aller car elle était toujours placée entre le Studio Bloc, des sélectifs, le Championnat de France et les premières Coupes du Monde, il fallait donc toujours faire des choix…

Mais cette année, j’avais décidé d’y aller parce que j’ai plus de temps (en tout cas moins de contraintes en termes de compétition officielle), donc j’en ai profité ! L’idée c’était vraiment de prendre du plaisir sur cette compétition et de ne pas me prendre la tête.

Jongler avec les imprévus…

Malgré son talent et son expérience, Micka Mawem a dû composer avec une série de blessures et de contrariétés cette saison. Entre coups durs et imprévus, chaque compétition s’est transformée en un véritable défi pour lui.

Il revient sur ces obstacles qui ont rythmé son début d’année et explique dans quelles conditions il s’est présenté au CWIF :

Cette année, la problématique est que je jongle avec des blessures… Je me suis blessé au poignet (je suis allé aux Dock Masters en ayant seulement fait deux séances de grimpe avant alors que je n’avais pas grimpé depuis deux mois). Puis, en faisant une mauvaise chute dans ma salle, je me suis écarté les jambes très fort, ça a fait un gros “crac” dans mes hanches. Et trois jours avant le CWIF, je suis tombé chez moi, en essayant de séparer mes chats qui étaient en train de se battre, et le lendemain je me suis réveillé avec une douleur deux fois plus intense qu’avant. […] La veille de la compète, j’ai essayé de faire une séance d’escalade, c’était impossible, mais j’étais déjà engagé sur le CWIF. Donc je me suis dit : “Ok, on va voir”.

Qualifications et demi-finales : une lutte serrée avant la finale

La compétition a débuté par une phase de qualification intense, où la Britannique Fae MacDougall s’est imposée de justesse chez les femmes avec 261 points, talonnée par sa compatriote Izzy Bridgens (245 points). Côté masculin, Nathan Phillips a pris la tête (297 points), suivi de près par Jim Pope (290 points) et Max Milne (288 points).

Micka Mawem a terminé en 14ème position (261 points) ; il explique avoir dû faire des choix stratégique à cause de sa douleur aux hanches :

La qualification a été très difficile à gérer car j’ai dû faire l’impasse sur certains blocs, qui étaient tout simplement impossibles pour moi, étant donné je ne pouvais pas mettre de contrepointe droite par exemple. De même avec les mouvements qui demandaient une ouverture de bassin, c’était impossible ! Heureusement, j’ai fait ce qu’il fallait dans les autres bloc pour entrer en demi-finale.

En demi-finale, Fae MacDougall a conservé la tête du classement avec trois tops et quatre zones, devant la Néerlandaise Bibi Hamers. Chez les hommes, Max Milne a impressionné en enchaînant les quatre blocs à vue, tandis que que ses compatriotes Jim Pope et Dayan Akhtar ont pris la suite avec trois tops et quatre zones.

Malgré une douleur de plus en plus vive, notre Français Micka Mawem s’est hissé en finale à la 4ᵉ place :

J’ai débuté la demi-finale sans avoir pu m’échauffer. En fait je n’arrivais pas à grimper, alors je me suis contenté de faire des tractions, quelques suspensions, et quelques assouplissements au sol. Bizarrement, j’ai réussi à être bien efficace dans cette demi-finale et à faire des blocs, ce qui m’a permis de rentrer en finale !

Finales : du plaisir avant tout !

Dans une ambiance survoltée, les six finalistes hommes et femmes se sont affrontés lors d’une finale haletante retransmise en direct sur Youtube. Chez les femmes, Fae MacDougall, qui dominait jusqu’ici, a perdu toutes ses chances en échouant dans le premier bloc. Elle a ensuite enchaîné les trois derniers passages à vue, mais cela ne lui a permis que d’obtenir la troisième place. Isabella Edgington a réalisé trois tops et quatre zones, devançant ainsi MacDougall au classement. Mais c’est finalement Eugénie Lee qui a remporté la victoire, grâce à un essai de moins qu’Edgington.

Chez les hommes, Max Milne était en mission : après avoir flashé les quatre blocs de la demi-finale, il a continué sur sa lancée en finale, ne commettant qu’une seule erreur dans le bloc 4, qu’il a réussi à son deuxième essai. Sa victoire ne faisait aucun doute. Derriere lui, le Japonais Sohta Amagasa et Dayan Akhtar ont tous deux réalisé trois tops, Amagasa prenant l’avantage sur le nombre d’essais. Sam Butterworth, Mickaël Mawem et Jim Pope ont complété le classement final.

Comme pour la demi-finale, je n’ai pas réussi à m’échauffer correctement avant la finale, et j’ai été un peu limité, surtout dans le dernier bloc, qui aurait pu me mettre sur le podium, mais il y avait un moment où il fallait mettre une contre-pointe, qui était impossible pour moi.

Mais bon, comme je le disais, l’objectif n’était vraiment pas de venir pour gagner, je voulais simplement prendre du plaisir, et faire la compétition jusqu’à la fin.

Malgré tout, le CWIF a été une belle découverte pour lui :

J’ai vraiment passé de bons moments sur cette compétition, on retrouve les bonnes valeurs de l’escalade, et c’est ce qui fait que si j’ai encore le niveau de forme, j’y retournerai l’année prochaine !

Après cette belle expérience, place désormais à de nouveaux défis, cette fois sur le rocher… Micka nous promet de nous en dire plus bientôt !

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Les sponsors se retirent, la Coupe du Monde est annulée !

27 Mar

Coup dur pour le circuit international des compétitions : l’ultime étape de la Coupe du Monde de vitesse 2025, initialement prévue à Klagenfurt en Autriche, a été annulée. La fédération internationale a officialisé la nouvelle suite au retrait des sponsors de l’événement, laissant les organisateurs dans l’incapacité de garantir son bon déroulement.

Un manque de soutien financier fatal

Prévue en juillet, cette sixième et dernière manche de la saison devait conclure le circuit de vitesse. Cependant, les incertitudes financières ont contraint l’IFSC à retirer l’événement du calendrier officiel. Selon la fédération, cette Coupe du Monde de vitesse devait être intégrée à un événement multisport, avant qu’un format d’épreuve exclusivement dédiée à l’escalade ne soit privilégié. Un choix qui, semble-t-il, n’a pas trouvé les garanties financières nécessaires…

L’IFSC à la recherche d’un plan B

L’IFSC a assuré travailler activement pour trouver une nouvelle ville et un nouvel organisateur capable d’accueillir cette dernière étape de la saison. Si le remplacement n’est pas encore connu, la fédération s’engage à fournir des mises à jour dès que possible.

Bonne nouvelle pour le reste du circuit : l’annulation de l’épreuve autrichienne n’affecte pas l’étape d’Innsbruck, prévue du 25 au 29 juin. Cette compétition, qui regroupera le bloc, la difficulté et le para-escalade, se déroulera comme prévu.

© IFSC

Le calendrier des Coupes du Monde de vitesse 2025

  • Wujiang, Chine — 25-27 avril
  • Bali, Indonésie — 2-4 mai
  • Denver, États-Unis — 31 mai – 1er juin
  • Krakow, Pologne — 5-6 juillet
  • Chamonix, France — 11-13 juillet
  • Dernière étape — à confirmer ?

L’issue de cette recherche d’un nouvel hôte sera déterminante pour la saison de vitesse 2025, qui se trouve désormais amputée de son étape finale. Affaire à suivre…


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Alex Honnold s’offre un solo intégral de 450 mètres à vue (en un temps record !)

26 Mar

Alex Honnold a une nouvelle fois repoussé les limites du solo intégral en réalisant l’ascension à vue de “Gift of the Wind Gods”, une grande voie de 450 mètres située sur le Mont Wilson… En seulement quatre heures aller-retour !

Alex Honnold, maître incontesté du solo intégral, vient d’ajouter une nouvelle ascension impressionnante à son palmarès. Il a récemment gravi en solo intégral (et à vue !) “Gift of the Wind Gods”, une grande voie de 10 longueurs sur le Mont Wilson, à Red Rocks, Nevada. Un exploit réalisé en seulement quatre heures aller-retour depuis la voiture !

C’est dans un post partagé sur ses réseaux sociaux qu’Honnold a annoncé sa nouvelle performances, exprimant son étonnement face à la qualité de cette ligne :

J’ai vraiment été impressionné par la qualité de la grimpe – c’est une magnifique voie, et je suis surpris qu’elle ne soit pas plus souvent parcourue !

Alex Honnold

© Coll. Alex Honnold

Le Mont Wilson est l’un des sommets emblématiques d’Amérique du Nord, réputé pour ses longues voies sur un rocher parfois délicat. Des lignes comme “Inti Watana” (12 longueurs, 6b) attirent régulièrement des grimpeurs, mais “Gift of the Wind Gods” (10 longueurs, 6a+) reste relativement confidentielle malgré son potentiel.

Bien que de nombreux grimpeurs aient déjà réussi des solos dans ce niveau de cotation, la longueur et la nature cassante du rocher dans cette région rendent la performance d’Honnold particulièrement audacieuse. Grimper une grande voie de 10 longueurs sans le moindre système de protection implique une concentration absolue et une connaissance parfaite de ses capacités, d’autant plus que certaines sections du Mont Wilson sont connues pour être particulièrement fragiles.

© Coll. Alex Honnold

Pour couronner le tout, Honnold a réalisé cette croix en un temps record ! L’Américain a bouclé l’ascension et le retour à sa voiture en seulement quatre heures, un chrono qui illustre le rythme soutenu qu’il a adopté pour venir à bout des 450 mètres de cette grande voie. Cette vitesse d’exécution, combinée au niveau d’engagement extrême du solo intégral, confirme une fois de plus qu’Alex Honnold évolue dans une dimension à part !

Seulement 4 heures pour faire l’aller-retour depuis ma voiture… Je pense que c’est un nouveau record personnel !

Alex Honnold

Honnold a également précisé qu’il explorait de potentiels lignes sur le Mont Wilson, laissant entendre que d’autres solos de ce type pourraient suivre…


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William Bosi libère l’un des projets les plus anciens et redoutés de Sintra au Portugal !

25 Mar

À Sintra, au Portugal, un projet parmi les plus anciens et redoutés du secteur attendait patiemment qu’un grimpeur le libère. C’est désormais chose faite : Will Bosi vient de réaliser la première ascension de “El Dorado Sit” et propose la cotation de 8C.

Wiliam Bosi continue d’enrichir son carnet de croix. L’Écossais a réalisé la première ascension de “El Dorado Sit” 8C, faisant de ce bloc l’un des plus durs du Portugal. Ce projet, resté intouché pendant des années, consistait à ajouter quatre mouvements particulièrement exigeants au départ debout de “El Dorado” 8A+, un bloc qu’il avait déjà réalisé une semaine plus tôt, en seulement trois essais.

Sur Instagram, Bosi a partagé ses impressions sur la difficulté de ce nouveau bloc :

Quelle ligne incroyable ! Trop content d’avoir pu enchaîner et d’établir ce qui est peut-être le bloc le plus dur de Sintra ? Il m’a semblé plus difficile que “Mito” 8B+ que j’avais réalisé l’an dernier, mais sur ce type de rocher, c’est difficile d’être catégorique.

En tout, il n’y a que six mouvements, et tout se joue dans le crux du départ debout, qui semblait gagner une demi-cotation à chaque mouvement supplémentaire.

William Bosi

© Teresa Coimbra

Ce n’est pas la première fois que le grimpeur écossais s’illustre à Sintra. Comme il le mentionne dans son commentaire, l’an dernier, il y avait signé la deuxième ascension de “Mito” 8B+ (récemment répété par Shauna Coxsey), répété “Pena Perpetua” 8A+ et ouvert “Eye of Fire” 8A.

William Bosi s’affirme comme l’un des grimpeurs les plus complets de sa génération. Il fait partie du cercle restreint des spécialistes du 9A bloc, avec quatre réalisations à son actif : il avait notamment marqué les esprits en 2022 avec la troisième ascension d'”Alphane”, avant d’enchaîner “Burden of Dreams” moins de six mois plus tard. En 2024, il avait poursuivi sur sa lancée avec “Return of the Sleepwalker” et la répétition éclair de “Spots of Time”. Bosi excelle aussi en falaise, comme en témoigne sa récente ascension d’”Excalibur” 9b+.


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Chris Sharma dévoile “Black Pearl”, la nouvelle perle du psicobloc à Majorque

23 Mar

Chris Sharma, le roi du psicobloc, vient de dévoiler les images de l’une de ses ascensions les plus marquantes : “Black Pearl”, une ligne impressionnante située à Port de Sóller, à Majorque. Cette voie, qu’il a travaillée depuis 2017, représente sans doute l’un des plus grands défis de sa carrière en terme de deep-water.


En novembre 2023, Chris Sharma réussissait enfin la première ascension de “Black Pearl”, une ligne qu’il imaginait depuis des années. Un mur de 30 mètres, lisse et déversant, à l’apparence presque impénétrable. Pourtant, au milieu de cette paroi, un discret tridoigt a attiré son attention et a déclenché son obsession pour cette voie.

« Découvrir cette face, c’était comme un rêve… Ce genre de ligne qui semble presque impossible… jusqu’à ce qu’un détail, une simple prise, te donne une lueur d’espoir », confie Sharma.

Le grimpeur américain, véritable pilier du psicobloc avec des ascensions mythiques comme “Es Pontàs” 9a+, “Alasha” 9a, “Face Your Fear” 8b, “Big Fish” 8c+ ou encore “Vision Quest” 9a, pense que “Black Pearl” pourrait être encore plus difficile que ses précédents exploits. Cependant, il reste prudent sur la cotation, reconnaissant que les conditions météorologiques et l’engagement mental rendent ce type de grimpe particulièrement difficile à évaluer.

© Coll. Reel Rock

À l’occasion de la sortie du Reel Rock 19, un film retraçant l’ascension de “Black Pearl” a été mis en ligne sur YouTube. Réalisé par Brett Lowell, ce documentaire de neuf minutes nous plonge au cœur de l’action, avec une approche brute et immersive.

« On voulait capturer l’essence du psicobloc, sans artifices. Aujourd’hui, beaucoup de vidéos d’escalade se concentrent sur l’histoire derrière la performance, ce qui est génial, mais ce film est une immersion brute dans la grimpe. Pas de mise en scène, juste du mouvement, de l’engagement, et l’intensité du moment », explique Sharma.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder au film :


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