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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

La Coupe du Monde de bloc débarque à Berne ce week-end !

12 Juin

Après un week-end de rêve à Prague, l’élite mondiale de l’escalade se donne rendez-vous à Berne, en Suisse, pour disputer la cinquième – et avant-dernière – Coupe du Monde de bloc de la saison. Un événement très attendu, notamment côté français, tant la dynamique tricolore est impressionnante !

La machine bleue est lancée !

Impossible de ne pas revenir sur les résultats spectaculaires de nos Français à Prague le week-end dernier. Mejdi Schalck et Oriane Bertone ont survolé la compétition pour aller décrocher chacun une superbe médaille d’or, tandis qu’Agathe Calliet et Samuel Richard montaient pour la première fois de leur carrière sur un podium de Coupe du Monde. Une performance d’ensemble historique, qui témoigne de la montée en puissance de cette génération dorée.

À Berne, les regards seront donc tournés vers l’équipe de France, qui arrive portée par cette vague d’énergie positive. On espère tous revivre les mêmes émotions qu’à Prague… voire plus encore !

© IFSC

Retour en terres connues

La dernière fois que la planète escalade s’est arrêtée à Berne, c’était en 2023, à l’occasion des Championnats du Monde. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Français y avaient brillé de mille feux : Micka Mawem s’était offert le titre mondial en bloc, juste devant un certain Mejdi Schalck.

Oriane Bertone avait elle aussi gravi les marches du podium, avec une magnifique médaille d’argent. Un terrain de jeu qui avait particulièrement réussi aux tricolores !

© IFSC

Une équipe de France presque inchangée

Côté sélection, peu de changements par rapport à Prague, si ce n’est quelques retours et une belle première. Chez les femmes, Zélia Avezou fait son retour dans l’équipe après une pause bien méritée. Médaillée d’argent à Salt Lake City, la Parisienne revient plus déterminée que jamais. Elle rejoint Oriane Bertone, Agathe Calliet, Lily Abriat, Lucile Saurel et Selma Elhadj Mimoune, toutes présentes à Prague.

Chez les hommes, Paul Jenft et Manu Cornu reviennent eux aussi en Bleu. Blessé au coude depuis plusieurs mois, Manu retrouve enfin la scène internationale avec beaucoup d’envie. À noter également la première participation à une Coupe du Monde pour le jeune toulousain Noé Moutault. Ils rejoignent Mejdi Schalck, Antoine Girard et Thomas Lemagner, qui disputaient la compétition à Prague.

© IFSC

La composition complète de l’équipe :

Femmes Hommes
Lucile Saurel Paul Jenft
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Zélia Avezou Manu Cornu
Agathe Calliet Noé Moutault
Lily Abriat Antoine Girard
Selma Elhadj Mimoune Thomas Lemagner

Une concurrence de taille

Si les Bleus seront particulièrement scrutés, la compétition s’annonce relevée, avec plus de 170 athlètes (79 femmes et 91 hommes) inscrits.

Chez les femmes, la Britannique Erin McNeice, très régulière cette saison, fera figure d’adversaire sérieuse, tout comme les Japonaises Miho Nonaka, Melody Sekikawa, Anon Matsufuji ou Mao Nakamura. Les Américaines Kyra Condie et Annie Sanders pourraient aussi venir bousculer la hiérarchie.

© IFSC

Chez les hommes, la bataille sera tout aussi rude. Le Belge Hannes Van Duysen, galvanisé par sa finale à Prague, voudra confirmer.

La délégation japonaise – Sorato Anraku, Tomoa Narasaki, Sohta Amagasa, Yusuke Sugimoto, Kento Yamaguchi et Daiki Sano – aura à cœur de se racheter après un week-end tchèque frustrant. Il faudra également compter sur les redoutables Coréens Jongwon Chon et Dohyun Lee, en embuscade.

© IFSC

Le programme

Vendredi 13 juin

9h00 – 13h30 : Qualifications femmes
15h30 – 21h00 : Qualifications hommes

Samedi 14 juin

10h00 – 12h30 : Demi-finale femmes
17h00 – 18h30 : Finale femmes

Dimanche 15 juin

10h00 – 12h30 : Demi-finale hommes
17h00 – 18h30 : Finale hommes

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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Agathe Calliet : “Je suis fière, même si ça ne s’est pas passé comme je l’imaginais”

11 Juin

Fraîchement décorée de sa première médaille en Coupe du Monde, Agathe Calliet revient sur sa performance à Prague. Dans cet entretien, elle partage avec sincérité sa fierté, ses doutes, et ses aspirations pour la suite de la saison.

À 21 ans, Agathe Calliet a décroché sa toute première médaille en Coupe du Monde lors de l’étape de Prague, le week-end dernier. Une performance marquante, mais entachée d’un goût d’inachevé pour la jeune Française, qui n’a pas pu disputer la finale en raison de conditions météo défavorables.

C’est un vrai honneur de faire partie de l’équipe de France.

Agathe Calliet

Issue d’une génération montante, Agathe Calliet incarne cette relève française qui impressionne sur le circuit international. Intégrer une équipe nationale aussi dense et historique que celle des Bleus peut pourtant susciter son lot de doutes, comme en témoigne Agathe : « C’est un vrai honneur de faire partie de l’équipe de France. Il y a tellement de talent, de passion et d’histoire dans ce groupe. Parfois, avant, je me sentais même pas assez forte pour en faire partie – alors être là aujourd’hui rend tout ça encore plus significatif. »

Mais au sein du collectif tricolore, la dynamique est aussi source de force : « On se pousse mutuellement, on se soutient, et on partage le même amour pour l’escalade. »

À Prague, même si quelques membres de l’équipe manquaient à l’appel, Agathe a ressenti cette cohésion qui lui tient à cœur : « Ce week-end était un peu différent… Certains coéquipiers étaient absents, et quelques nouveaux grimpaient pour la première fois cette année. Mais l’énergie était plus que bonne ! C’est toujours spécial de vivre tout ça ensemble. »

Et les bons résultats n’ont fait qu’amplifier cette atmosphère : « Chacun apporte quelque chose de précieux au groupe. Voir autant de médailles ce week-end, c’était incroyable, surtout celle de Sam – c’est comme un petit frère pour moi, on a grandi ensemble », explique-t-elle à propos de Samuel Richard, avec qui elle évolue depuis toute petite au sein du club Mineral Spirit de Valence.

© IFSC

Une médaille historique, mais une émotion mitigée

À l’issue des demi-finales de Prague, les conditions météorologiques ont contraint l’organisation à annuler la finale féminine. Agathe, alors deuxième du classement, a donc reçu sa médaille d’argent sans avoir pu se battre en finale. De quoi nuancer la joie de cette première consécration.

Cette médaille, c’est une belle récompense, mais ça ne change pas tout – je reste moi-même !

Agathe Calliet

© IFSC

« Ça fait vraiment plaisir ! Même si les circonstances étaient étranges, ça reste une médaille, et j’essaie de ne pas trop me dévaloriser. Des situations liées à la météo sont déjà arrivées, et ça arrivera encore probablement. »

Ce podium a une saveur particulière pour Agathe : « Je n’ai pas gagné beaucoup de médailles dans ma vie, et j’ai souvent raté le podium dans des compétitions importantes en jeunes, alors ça fait du bien, en tant qu’athlète, de recevoir un peu de reconnaissance. Cette médaille, c’est une belle récompense, mais ça ne change pas tout – je reste moi-même ! »

Mais elle ne cache pas une pointe de frustration : « Je suis quand même fière, même si ça ne s’est pas passé exactement comme je l’avais imaginé. »

Avec beaucoup de franchise, Agathe partage son ressenti sur ce podium un peu particulier : « Honnêtement, c’est un sentiment mitigé. Je suis reconnaissante pour la médaille, bien sûr, mais j’aurais aimé plus que tout grimper cette finale. Ça aurait semblé plus juste – comme si je l’avais vraiment méritée. »

© IFSC

Elle poursuit : « Même en finissant huitième, une finale de Coupe du Monde, c’est un moment inoubliable. C’est quelque chose qu’on se rappelle toute sa vie. Et c’est bien pour l’expérience. Ne pas pouvoir le faire, c’était frustrant. Mais j’essaie de respecter la situation, les décisions, et d’accepter que ce n’était pas entre mes mains. »

Objectif à Berne : grimper relâchée

La suite de la saison s’annonce intense, notamment l’étape de Berne dans quelques jours, que la Française attend avec impatience : « Même si c’est la première fois que je fais toute la saison – et que je suis un peu fatiguée – j’attends quand même Berne avec impatience. C’est une nouvelle chance de m’exprimer, de progresser, et d’apprendre ! »

Pas question pour autant de se mettre une pression inutile maintenant qu’elle est médaillée : « Je ne veux pas me fixer des attentes trop élevées. J’essaie juste de prendre chaque compétition étape par étape, de rester en forme, concentrée, et de prendre du plaisir. C’est là que je grimpe le mieux, quand je suis détendue. »

© IFSC

Et Berne n’est pas une destination anodine pour elle… Même si Agathe n’était pas présente lors des Championnats du Monde organisés dans la capitale suisse en 2023, elle garde de bons souvenirs de cette ville : « En fait, Berne – plus précisément Ostermundigen – c’est là où j’ai fait ma première compétition internationale, la Coupe d’Europe jeunes de difficulté en 2019. Ce n’est pas très loin de chez moi, donc je connais un peu la ville. Et je sais aussi qu’elle est un peu chère », plaisante-t-elle.

Les grimpeurs ont salué l’ambiance des compétitions cette saison — notamment à Curitiba et à Prague — alors à Berne, on espère revivre la même ferveur : « On va voir comment est le public suisse. Mes amis viendront probablement aussi, comme à Villars pour les Championnats d’Europe, donc je suis très excitée. Ça va être un super spectacle. Je suis tellement contente d’être de retour sur le continent après un long voyage au Brésil et aux États-Unis. »

Malgré les doutes, malgré l’amertume, Agathe Calliet a bel et bien inscrit son nom au palmarès des Coupes du Monde. Une récompense méritée, obtenue dans les conditions du jour, comme souvent dans le sport de haut niveau. Et si elle doute encore de sa légitimité sur le podium, il ne fait aucun doute pour nous qu’elle y a toute sa place !

Bravo Agathe !


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Seb Bouin signe la voie la plus dure de Croatie !

10 Juin

Le Français Seb Bouin continue de laisser son empreinte sur les falaises du monde ! Sa dernière réussite : “Vidra La Vida”, une voie en 9b/+ sur l’île croate de Hvar, qui s’impose comme la ligne la plus difficile du pays et que Seb classe parmi ses ascensions les plus marquantes !

Toujours à la recherche de lignes extrêmes mêlant esthétique et exigence physique, Seb Bouin vient de réaliser la première ascension de “Vidra La Vida” sur l’île de Hvar, en Croatie. Cotée 9b/+, cette voie devient la plus difficile du pays, élevant un peu plus le niveau de l’escalade croate.

Cette ligne impressionnante représente l’aboutissement d’un projet entamé début mai. Bouin avait d’abord répété “Vidra”, un premier tronçon coté 9a, avant de s’attaquer à la ligne complète, son véritable objectif. Moins d’un mois plus tard, le Français enchaînait enfin cette combinaison redoutable, baptisée “Vidra La Vida”.

Initialement équipée en partie par le grimpeur slovène Klemen Bečan, la voie a été finalisée par notre Français, qui a su révéler tout le potentiel de cette proue spectaculaire.

Une ligne moderne et engagée

“Vidra La Vida” est une voie longue, soutenue, et extrêmement exigeante. Elle débute par un premier segment estimé à 8c+, enchaîne sur une section à 9a, avant de basculer dans un toit où se trouve le passage le plus dur de la voie : un crux en 360°, évalué à 8A bloc. Enfin, la sortie ne laisse aucun répit, avec un dernier tronçon estimé à 8b+/c, sur lequel Bouin avoue avoir chuté lors d’une tentative de réussite.

« Quand la difficulté rencontre la beauté. Je suis tellement heureux d’avoir pu donner vie à cette ligne de rêve », confie Seb, des étoiles dans les yeux. « Je suis arrivé sur l’île sans attentes, sans savoir ce que j’allais trouver. Et au fil des jours, j’ai découvert une ligne incroyable, inspirante. Elle s’est révélée bien plus exigeante que ce que j’imaginais au départ ! ».

@ Thibaut Marot

Une bataille mentale face aux éléments

Au-delà de la difficulté pure, le combat fut aussi mental. La chaleur étouffante a mis le corps de Seb à rude épreuve, au point de l’amener à douter, notamment après une chute… sur le bac final !

« J’ai vraiment failli abandonner, j’étais vidé. Puis un vent du nord est venu rafraîchir l’atmosphère, me redonnant juste assez d’énergie pour aller au bout. »

Avec “Vidra La Vida”, Seb Bouin ajoute une nouvelle ligne majeure à son impressionnant carnet de croix. Une voie qu’il classe sans hésitation dans son top 5 personnel de ses 9b les plus marquants.

Croatie oblige, difficile de ne pas évoquer le précédent record de difficulté nationale, établi par Adam Ondra en octobre dernier avec “B je to” 9b, à Vranjača. Désormais, “Vidra La Vida” prend la tête du classement, illustrant la contribution active de Bouin à l’évolution du niveau de l’escalade à travers le monde.


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Le retour en or d’Oriane Bertone à Prague

09 Juin

Même la pluie n’aura pas pu gâcher son week-end. À Prague, Oriane Bertone s’est offert une nouvelle victoire en Coupe du Monde, deux ans après sa première sur ces mêmes tapis. Une performance hautement symbolique pour la Française, qui relance sa saison avec brio.

Une fois encore, Prague aura souri à Oriane Bertone. Deux ans après y avoir décroché sa toute première victoire en Coupe du Monde de bloc, la Française renoue avec le sommet du podium dans la capitale tchèque. Mais cette fois, la saveur de la victoire est un peu différente, teintée d’émotions contrastées.

Alors qu’Oriane semblait en pleine forme et prête à livrer une grande finale, la météo en a décidé autrement. Les fortes rafales de vent qui ont secoué Prague dimanche soir ont contraint les organisateurs à annuler la finale féminine. Le classement des demi-finales a donc été retenu comme résultat final. n dénouement frustrant pour de nombreuses grimpeuses prêtes à en découdre sur les derniers blocs, mais un soulagement pour Oriane, qui avait dominé les demi-finales avec brio.

« Ce n’est pas exactement la façon dont je voulais ramener la victoire à la maison », confie-t-elle avec sincérité au lendemain de sa victoire. « Je me sentais forte avant la finale, et Prague a toujours été l’un de mes endroits préférés. Je voulais offrir le meilleur spectacle possible. »

© IFSC

Malgré cette frustration compréhensible, la grimpeuse française savoure pleinement ce retour au sommet. Après un début de saison marqué par trois compétitions où elle avait manqué l’or, elle renoue enfin avec la victoire. Une consécration méritée, fruit de longues heures d’entraînement après une saison 2024 marquée par les Jeux Olympiques de Paris.

« Mon tour de demi-finale a été l’un des meilleurs que j’aie jamais faits », affirme-t-elle. « Et même si je suis déçue de ne pas avoir pu grimper davantage en finale, quelle sensation incroyable de gagner ! »

© IFSC

Cette victoire, Oriane la partage aussi avec son entourage : son entraîneur, Nico Januel, à qui elle a pu annoncer la nouvelle avec émotion, mais aussi avec toute l’équipe de France. Une équipe soudée, engagée, qui avait déjà vibré la veille avec la victoire de Mejdi Schalck chez les hommes et la médaille de bronze de Samuel Richard.

« Je me sens tellement chanceuse et fière d’avoir près de moi des gens avec qui partager ces expériences, celles qui nous changent et nous modèlent en tant que personnes. »

Avec cette deuxième victoire en Coupe du Monde, Oriane Bertone confirme son statut parmi les meilleures grimpeuses du circuit international. Et elle le prouve une fois de plus : Prague a définitivement une place spéciale dans son cœur — et dans son palmarès.

© IFSC


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Coup de théâtre à Prague : Oriane Bertone et Agathe Calliet sur le podium… sans finale !

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Coup de théâtre à Prague : Oriane Bertone et Agathe Calliet sur le podium… sans finale !

08 Juin

Coup de théâtre à Prague ! Alors que toute la planète grimpe attendait avec impatience la finale féminine de cette Coupe du Monde de bloc 2025, la fédération internationale vient d’annoncer l’annulation pure et simple de l’épreuve.

En cause : des conditions météorologiques défavorables, et notamment des rafales de vent trop importantes, rendant la compétition impossible à organiser en toute sécurité.

Une finale annulée… mais un podium 100 % mérité !

Cette annonce a surpris tout le monde. À quelques heures du coup d’envoi, les huit finalistes étaient prêtes à en découdre. Parmi elles, Oriane Bertone, grande favorite après sa démonstration en demi-finale, et Agathe Calliet, en pleine forme elle aussi, occupaient les deux premières places du classement.

Mais la météo en aura décidé autrement. L’IFSC a tranché : le classement de la demi-finale est retenu comme classement final. Résultat : Oriane Bertone remporte la Coupe du Monde de Prague et Agathe Calliet décroche la médaille d’argent !

Un scénario aussi inattendu que frustrant pour les grimpeuses, qui s’étaient préparées à livrer un dernier combat pour le podium. Bien que ces deux médailles n’ont pas la même saveur que des médailles remportées en finale, cette issue renforce tout de même la supériorité tricolore sur cette étape

© IFSC

Oriane Bertone, l’or deux ans après… à Prague

Pour Oriane Bertone, cette victoire a une saveur toute particulière. C’est ici même, à Prague, qu’elle avait remporté sa toute première victoire en Coupe du Monde, en 2023. Depuis, elle a enchaîné les podiums sans jamais retrouver l’or… jusqu’à aujourd’hui.

Depuis le début de la saison, Oriane s’était montrée extrêmement régulière, sans toutefois réussir à monter sur la plus haute marche du podium : deuxième à Keqiao, deuxième encore à Curitiba, et quatrième à Salt Lake City.

Les trois premières Coupes du Monde de la saison ont été frustrantes pour moi, car je savais que j’avais le niveau pour faire de grandes choses, mais j’étais toujours très proche sans y parvenir…

Oriane Bertone

Mais ce week-end à Prague, elle a dominé les débats, notamment lors de la demi-finale, avec trois blocs enchaînés (dont deux à vue) et une zone supplémentaire dans le dernier passage. Même sans finale, cette médaille d’or est amplement méritée !

© IFSC

Une première médaille en Coupe du Monde pour Agathe Calliet

De son côté, Agathe Calliet décroche une médaille d’argent qui vient récompenser une progression constante depuis le début de la saison. Cette Coupe du Monde à Prague était la 11e de sa carrière, et seulement la deuxième où elle atteignait la finale, après Séoul en 2024.

2025 marque un tournant : 17e à Keqiao, 14e à Curitiba, 12e à Salt Lake City… jusqu’à cette performance de haut vol à Prague. Grâce à deux blocs enchaînés lors des demi-finales, elle s’était installée en haut du classement provisoire pendant un long moment ce matin, avant d’être devancée uniquement par Oriane. Première médaille internationale, et elle est en argent : un grand pas pour Agathe.

© IFSC

Un week-end historique pour l’équipe de France

Avec Mejdi Schalck en or, Samuel Richard en bronze, puis Oriane Bertone et Agathe Calliet en tête du classement féminin, la France réalise un week-end absolument exceptionnel à Prague. Des performances individuelles remarquables, portées par une dynamique collective inspirante.

Si la finale féminine n’a pas pu avoir lieu, la supériorité des Françaises lors de la demi-finale ne fait aucun doute. Elles étaient prêtes à se battre pour la médaille, mais avaient déjà fait la différence.

© IFSC

Prochain rendez-vous : Berne dès la semaine prochaine

Pas le temps de trop ruminer cette finale annulée : les grimpeuses auront l’occasion de remettre les chaussons dès le week-end prochain à Berne, en Suisse, pour la cinquième étape de la saison. Une nouvelle chance pour Oriane Bertone de confirmer sa forme actuelle, et pour Agathe Calliet — ainsi que le reste du clan tricolore — de poursuivre sur cette magnifique dynamique.

Rendez-vous donc dans quelques jours pour la suite du spectacle !

Les résultats de la Coupe du Monde de Prague

Pos.GrimpeurTop et Zone
1FRA Oriane Bertone84.8
2FRA Agathe Calliet69.7
3JPN Melody Sekikawa69.5
4GBR Erin Mcneice69.3
5GBR Emma Edwards54.5
5JPN Anon Matsufuji54.5
7SLO Jennifer Eucharia Buckley54.1
8ESP Geila Macià Martín53.8
9JPN Miho Nonaka44.6
10FRA Lily Abriat44.4
11AUS Oceania Mackenzie44.3
12USA Annie Sanders44.1
13BEL Chloe Caulier39.4
14AUT Flora Oblasser39.0
15ISR Ayala Kerem38.5
16ITA Camilla Moroni34.1
17USA Kyra Condie29.1
18JPN Ai Mori24.9
19JPN Mao Nakamura19.9
20FRA Lucile Saurel19.6
21ITA Stella Giacani19.2
22USA Adriene Akiko Clark19.0
23FRA Selma Elhadj Mimoune9.8
24KOR Chaehyun Seo9.7
24GER Afra Hönig9.7
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La suite de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)

 


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Demi-finale féminine à Prague : Oriane Bertone et Agathe Calliet au sommet !

08 Juin

Les Françaises ont frappé fort ce matin à Prague ! Dans une demi-finale relevée, Oriane Bertone et Agathe Calliet s’imposent en patronnes, occupant les deux premières places du classement ! La France confirme sa dynamique éclatante sur cette Coupe du Monde, et tous les regards se tournent désormais vers la finale de ce soir…

Et si c’était l’année de l’équipe de France ? Après le show tricolore lors de la finale masculine hier soir, les Françaises ont, à leur tour, mis tout le monde d’accord ce dimanche matin à Prague.

Sur un circuit de demi-finale délicat où les tops se sont fait rares, Oriane Bertone et Agathe Calliet ont survolé les débats, occupant fièrement les deux premières places du classement général. Une performance magistrale, qui propulse la France comme la nation à battre sur cette Coupe du Monde !


Oriane Bertone, intouchable !

Oriane Bertone a livré ce matin une véritable démonstration de force ce matin. Seule grimpeuse à enchaîner trois blocs sur les quatre proposés, la Française a pris très tôt les commandes du classement… pour ne plus jamais les lâcher.

Elle flashe le bloc 1 (que seules deux autres grimpeuses parviendront à valider), puis vient à bout du bloc 2 en trois essais, avant de flasher le bloc 3 avec une facilité déconcertante. Dans le dernier bloc, une dalle très sélective qui ne sera enchaînée que par la Japonaise Anon Matsufuji et l’Américaine Annie Sanders , elle ira chercher une zone supplémentaire, qui lui permet d’atteindre 84.8 points.

Elle s’offre ainsi la tête du classement avec une belle avance et s’élancera en finale ce soir avec le statut de favorite.

© IFSC

Agathe Calliet retrouve la finale !

Elle l’avait déjà fait à Séoul en 2024, elle le refait aujourd’hui à Prague : Agathe Calliet décroche la deuxième finale de Coupe du Monde de sa carrière ! Et avec la manière. Très solide dans les blocs 2 et 3 qu’elle parvient à enchaîner, Agathe s’empare de la tête du classement provisoire pendant un long moment, avant qu’Oriane ne vienne la détrôner en fin de round.

Avec 69.7 points, elle signe une très belle demi-finale et montre qu’elle a désormais toute sa place parmi les meilleures grimpeuses du monde. Ce soir, elle grimpera en finale aux côtés de sa compatriote, pour tenter de décrocher une première médaille sur le circuit international.

Et si les filles réitéraient le scénario de la veille ? Après le doublé tricolore signé Mejdi et Sam hier soir, tous les espoirs sont permis pour Oriane et Agathe ce soir !

© IFSC

Le top 8 qualifié pour la finale

Derrière les deux Françaises, la hiérarchie s’est construite au fil d’un circuit piégeux. La Japonaise Melody Sekikawa prend la 3e place avec deux tops et quatre zones. La Britannique Erin McNeice continue sa belle saison avec une 4e place et deux blocs enchaînés.

Sa compatriote Emma Edwards et la Japonaise Anon Matsufuji se partagent la 5e position avec un top chacune et quatre zones.

Enfin, la Slovène Jennifer Buckley (7e) et l’Espagnole Geila Macià Martín (8e) complètent le top 8 et participeront ce soir à leur première finale de la saison.

© IFSC

Lily Abriat si proche…

La plus grosse déception française du jour vient de Lily Abriat, qui échoue à quelques points seulement du top 8. La jeune tricolore, qui dispute seulement sa deuxième Coupe du Monde, réalise pourtant une belle prestation en validant le top du bloc 3, mais elle manque la zone du bloc 1, qui aurait suffi à lui ouvrir les portes de la finale.

Elle termine 10e, son meilleur résultat en Coupe du Monde senior, et confirme qu’elle a clairement sa place à ce niveau. Une performance prometteuse pour la suite de sa saison !

Engagées elles aussi dans cette demi-finale, Lucile Saurel (20e) et Selma Elhadj Mimoune (23e) n’ont pas réussi à trouver les solutions sur ce circuit particulièrement exigeant.

© IFSC

Une finale qui s’annonce électrique !

Ce soir, deux Françaises seront au rendez-vous de la finale féminine. Oriane Bertone, en pleine confiance, tentera d’aller chercher une nouvelle médaille.

À ses côtés, Agathe Calliet jouera sa carte à fond dans une finale très ouverte. Face à elles : les grimpeuses britanniques et japonaises, particulièrement affûtées ce week-end !

© IFSC

Les résultats de la demi-finale féminine

Pos.GrimpeurTop et Zone
1FRA Oriane Bertone84.8
2FRA Agathe Calliet69.7
3JPN Melody Sekikawa69.5
4GBR Erin Mcneice69.3
5GBR Emma Edwards54.5
5JPN Anon Matsufuji54.5
7SLO Jennifer Eucharia Buckley54.1
8ESP Geila Macià Martín53.8
9JPN Miho Nonaka44.6
10FRA Lily Abriat44.4
11AUS Oceania Mackenzie44.3
12USA Annie Sanders44.1
13BEL Chloe Caulier39.4
14AUT Flora Oblasser39.0
15ISR Ayala Kerem38.5
16ITA Camilla Moroni34.1
17USA Kyra Condie29.1
18JPN Ai Mori24.9
19JPN Mao Nakamura19.9
20FRA Lucile Saurel19.6
21ITA Stella Giacani19.2
22USA Adriene Akiko Clark19.0
23FRA Selma Elhadj Mimoune9.8
24KOR Chaehyun Seo9.7
24GER Afra Hönig9.7
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La suite du programme

Dimanche 8 juin

18h30 – 20h00 : Finale femmes


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Explosion de joie à Prague : Mejdi Schalck s’impose en patron, Samuel Richard monte sur le podium !

07 Juin

Waouh. Quelle soirée de folie ! La finale masculine de la Coupe du Monde de bloc de Prague restera dans les annales. Dans une ambiance incandescente, l’équipe de France a livré une performance exceptionnelle, faisant vibrer tout un public et briller les couleurs tricolores au plus haut niveau international.

Et comment ne pas commencer par l’incroyable victoire de Mejdi Schalck, impérial du premier au dernier bloc !

Mejdi Schalck, le show et l’or !

C’était sa soirée. À 21 ans, Mejdi Schalck a littéralement dominé cette finale. Dès le premier bloc, il donne le ton : un top à vue. Mais c’est dans le bloc 2 qu’il fait la différence. Là où tous les autres finalistes échouent sur la coordination ultra complexe de ce passage, Mejdi dégaine un enchaînement magistral et devient le seul grimpeur à atteindre le top ! Une prise d’avance décisive au beau milieu de la soirée.

© IFSC

Dès lors, notre Français garde le cap. Il valide aussi le bloc 3 à vue, et sait, au pied du dernier bloc, que s’il enchaîne, la victoire est à lui. Pas de tremblement : après trois premiers essais de calage, Mejdi parvient à atteindre la dernière prise lors de sa quatrième tentative et explose de joie ! La médaille d’or est assurée, la victoire est incontestable : quatre tops, le seul à faire le plein, et une démonstration de maîtrise, de puissance et de sang-froid.

J’ai vraiment aimé tous les blocs ; c’était beaucoup de coordination et de mouvements dynamiques, ce qui correspond vraiment à mon style, donc j’ai adoré !

Le deuxième bloc était le plus dur. J’ai été le seul à le sortir, et ça a été un gros combat ! C’était fou… Le public était en train de hurler, c’était incroyable.

Mejdi Schalck

© IFSC

L’année dernière a été assez difficile pour moi… Je ne me suis pas qualifié pour les Jeux Olympiques, alors je suis resté concentré et je me suis entraîné très dur cet hiver. Donc c’est un retour pour moi. Je suis de retour, et ça fait du bien !

Mejdi Schalck

Avec cette performance magistrale, il décroche la quatrième victoire en Coupe du Monde de sa carrière (après Salt Lake City en 2022, Hachioji et Séoul en 2023) et prive ainsi Sorato Anraku d’un quatrième succès consécutif cette saison.

Honnêtement, je ne suis pas déçu par le résultat. La finale comportait beaucoup de coordination… Je ne suis pas mauvais dans ce domaine, mais je ne suis pas excellent non plus.

Sorato Anraku

© IFSC

Samuel Richard, la révélation d’une finale

Mais l’autre feu d’artifice de la soirée vient de Samuel Richard. À seulement 17 ans, le Français disputait sa toute première finale de Coupe du Monde. Et quelle entrée en scène !

Sam se lance dans ce circuit avec une maturité bluffante. Il sort le bloc 1 en trois essais, bute sur le bloc 2 (comme tous sauf Mejdi), puis enchaîne les blocs 3 et 4 avec brio, terminant avec trois tops et quatre zones.

© IFSC

Résultat : 84.1 points, à égalité parfaite avec Sorato Anraku. Mais en raison d’un meilleur score au tour précédent, c’est le Japonais qui prend la deuxième place. Samuel monte donc sur la troisième marche du podium, pour sa première finale ! Une performance tout simplement énorme, qui le propulse directement parmi les grands noms à suivre cette saison.

Être en finale d’une Coupe du Monde, c’était un peu un objectif de vie. Et décrocher une médaille en plus, c’est fou ! J’étais détendu, je tremblais un peu, mais j’étais dans le bon état d’esprit, parce que je savais que c’était déjà super rien que d’être là.

Samuel Richard

© IFSC

L’équipe de France en feu !

Cette soirée restera gravé un moment historique pour l’escalade française. Avec une médaille d’or pour Mejdi, et une médaille de bronze pour Samuel, la France place deux grimpeurs sur le podium de cette Coupe du Monde.

Ce doublé tricolore confirme l’excellente dynamique de l’équipe de France cette saison. Car cette performance s’inscrit dans une tendance plus large : la France est aux avant-postes aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Rappelons que lors de l’étape brésilienne à Curitiba, Naïlé Meignan et Oriane Bertone avaient toutes deux décroché une place sur le podium. Un début de saison flamboyant qui témoigne de la force du collectif tricolore et de la montée en puissance d’une génération ambitieuse, capable de rivaliser avec les meilleures nations du monde !

© IFSC

Derrière le podium, une lutte acharnée

Derrière les deux Français et le Japonais Sorato Anraku, la finale aura été impitoyable pour les autres grimpeurs. Le Japonais Sohta Amagasa et le Chinois Pan Yufei sortent tous deux deux blocs, mais lâchent trop de points sur les zones et les essais pour rivaliser avec le podium. Le Belge Hannes Van Duysen, qualifié in extremis en finale, signe de beaux runs sur les blocs 1 et 3, mais ne parvient pas à concrétiser dans les deux autres blocs.

Le Coréen Dohyun Lee, pourtant très en forme depuis le début de la saison, ne parvient à valider qu’un seul top. Quant au Slovène Anže Peharc, il vit une finale difficile, sans top, et termine en 8e position.

© IFSC

Les résultats de la finale masculine

Pos.GrimpeurTop et Zone
1FRA Mejdi Schalck99.1
2JPN Sorato Anraku84.1
3FRA Samuel Richard84.1
4JPN Sohta Amagasa69.5
5CHN Yufei Pan69.2
6BEL Hannes Van Duysen69.0
7KOR Dohyun Lee59.9
8SLO Anze Peharc44.2
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Les résultats complets de la coupe du monde de Prague

Pos.GrimpeurQualificationDemi-finaleFinale
1FRA Mejdi Schalck99.1
2JPN Sorato Anraku84.1
3FRA Samuel Richard84.1
4JPN Sohta Amagasa69.5
5CHN Yufei Pan69.2
6BEL Hannes Van Duysen69.0
7KOR Dohyun Lee59.9
8SLO Anze Peharc44.2
1JPN Sorato Anraku84.3
2FRA Mejdi Schalck69.9
3JPN Sohta Amagasa69.5
4KOR Dohyun Lee69.3
5CHN Yufei Pan69.0
6SLO Anze Peharc59.1
7FRA Samuel Richard54.0
8BEL Hannes Van Duysen53.6
9GBR Jack Macdougall49.7
10FRA Antoine Girard44.8
11GER Elias Arriagada Krüger44.7
12FRA Max Bertone44.6
12JPN Daiki Sano44.6
14GBR Hamish Mcarthur44.5
15FRA Adrien Lemaire44.4
15CZE Adam Ondra44.4
17JPN Kento Yamaguchi39.6
18FRA Thomas Lemagner39.5
19AUT Jan-luca Posch29.9
20GBR Toby Roberts29.5
21ITA Matteo Reusa29.3
22AUT Nicolai Uznik29.0
23GBR Maximillian Milne20.0
24BEL Nicolas Collin19.6
25GER Lucas Trandafir19.3
26GER Lasse Von Freier9.7
27SUI Julien Clémence
1KOR Dohyun Lee109.5
1JPN Daiki Sano109.0
3FRA Mejdi Schalck108.5
3FRA Samuel Richard93.6
5GBR Jack Macdougall79.5
5CHN Yufei Pan106.8
7JPN Sorato Anraku99.9
7CZE Adam Ondra79.3
9AUT Jan-luca Posch78.1
9FRA Adrien Lemaire99.6
9AUT Nicolai Uznik78.1
12SLO Anze Peharc94.1
12FRA Max Bertone94.1
14JPN Sohta Amagasa77.9
15BEL Hannes Van Duysen93.8
15SUI Julien Clémence69.6
15GER Lucas Trandafir93.8
18BEL Nicolas Collin69.3
19GBR Maximillian Milne69.1
19GBR Toby Roberts84.5
19FRA Antoine Girard69.1
19JPN Kento Yamaguchi84.5
23FRA Thomas Lemagner68.9
23GER Elias Arriagada Krüger68.9
23GBR Hamish Mcarthur84.4
23GER Lasse Von Freier68.9
23ITA Matteo Reusa84.4
28CHN Ziqi Xu83.9
29AUT Julian Wimmer68.8
29SLO Timotej Romšak79.1
31GBR Dayan Akhtar68.4
31KOR Yejun Chon69.6
33ESP Guillermo Peinado Franganillo69.4
33GER Tim Würthner60.4
35BUL Nikolay Rusev69.3
35JPN Yusuke Sugimoto59.3
37AUS Maxim Pare69.1
37NED Paul Brand54.2
39ISR Oren Prihed69.0
39USA Vail Everett54.0
41JPN Tomoa Narasaki64.2
41CZE Lukas Mokrolusky53.9
43ITA Nicolò Sartirana63.8
43THA Ardch Intrachupongse44.7
45CAN Oscar Baudrand59.6
45BUL Slav Kirov44.4
47USA Colin Duffy59.4
47BEL Simon Lorenzi44.2
49CAN Matthew Rodriguez44.1
49AUS Dylan Parks54.4
49CZE Jan Stipek54.4
49LTU Roman Sivakov44.1
53USA Alexander Waller54.3
53INA Ravianto Ramadhan43.8
53GBR Samuel Butterworth54.3
56AUT Raffael Gruber43.3
57BEL Corentin Laporte39.1
57KOR Beomjin Park53.8
57SWE Linus Qvarnström39.1
60SUI Levin Straubhaar53.6
61ITA Niccolò Antony Salvatore53.3
61AUT Ilja Auersperg39.0
63CHI Christian Wagner53.2
63IRI Ali Salimian38.6
65ROU Călin Enache52.3
65FIN Tuukka Simonen38.2
67GER Thorben Perry Bloem44.6
67USA Joshua Gerhardt34.5
67SUI Louis Guignard44.6
70CHI Benjamin Vargas34.1
71IRL Michael O'neill44.2
71POL Jakub Zietek29.2
73CZE Martin Stranik38.7
73ROU Alexandru-florian Zaharia28.7
75ISR Ram Levin19.6
75INA Raviandi Ramadhan34.3
75KOR Hyunseung Noh19.6
78IRI Iman Arezeh29.2
79BRA Rodrigo Iasi Hanada28.8
79BRA Samuel Carlos Da Silva19.3
81CAN Dylan Smith28.2
81ESP Andrés Vila Andrés19.0
83ESP Hugo Martín Álvarez19.6
83SVK Robert Luby18.8
85SWE Albin Meyer19.2
85LTU Lukas Rymonis9.8
87HKG Cheuk-hei Ho9.7
87FIN Oiva Laakso8.8
89PER Diego Lequerica Buscaglia
89MEX Andrés Ortega Fosado
89PER Kenu Puerta Wong
89MEX Fernando Ruiz Elizondo
89MAC Chon Hou Lei
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La suite du programme

Dimanche 8 juin

12h00 – 14h30 9h30 – 12h00 : Demi-finale femmes
(modification du programme en raison de la météo)
18h30 – 20h00 : Finale femmes


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Coupe du Monde de Prague : Mejdi Schalck et Samuel Richard en finale !

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Coupe du Monde de Prague : Mejdi Schalck et Samuel Richard en finale !

07 Juin

Les demi-finales masculines de la Coupe du Monde de Prague viennent de se terminer et le circuit a tenu toutes ses promesses : intense, exigeant, et surtout particulièrement sélectif ! Seuls deux blocs auront vraiment fait la différence… Au bout du combat, Mejdi Schalck et Samuel Richard décrochent leur place en finale, tandis qu’Adam Ondra, sous les applaudissements, tourne la page du bloc pour de bon.

Le circuit de demi-finale de cette Coupe du Monde de Prague restera dans les mémoires comme l’un des plus exigeants de la saison… À tel point, qu’il semble avoir joué le rôle d’un gigantesque filtre : parmi les quatre blocs proposés, seuls les deux du milieu auront vraiment départagé les grimpeurs !

Le bloc 1, pourtant annoncé comme physique et à doigt, n’aura été enchaîné… que par un seul grimpeur : Sorato Anraku, tout simplement impérial.


Sorato Anraku impressionne

Le Japonais n’en finit plus de faire parler de lui ! Seul demi-finaliste à dompter le bloc 1 (qui plus est, à vue !), Sorato Anraku réalise un véritable récital, validant également les blocs 2 et 3. Avec 84.3 points, il survole cette demi-finale et confirme son statut de n°1 mondial.

Ce soir, il pourrait entrer dans l’Histoire en remportant une quatrième médaille d’or consécutive, après ses victoires à Keqiao, Curitiba et Salt Lake City.

© IFSC

Mejdi Schalck, solide et spectaculaire

Derrière lui, un Français continue de monter en puissance : Mejdi Schalck. Deuxième de son groupe hier lors des qualifications, il récidive aujourd’hui avec une deuxième place en demi-finale, enchaînant les blocs 2 et 3 à vue, et tenant la zone des blocs 1 et 4. Il obtient le score de 69.9, une note qui le propulse directement aux avant-postes du classement, juste derrière l’intouchable Sorato Anraku.

Mejdi semble grimper avec une confiance retrouvée. À quelques heures de la finale, il s’impose comme un sérieux prétendant au podium et disputera sa quatrième finale consécutive !

© IFSC

Une première finale en Coupe du Monde pour Samuel Richard !

Autre bonne nouvelle côté tricolore : Samuel Richard se qualifie lui aussi pour la finale ! Déjà très solide hier en qualification (deuxième de son groupe), le jeune grimpeur de 17 ans seulement poursuit son sans-faute.

Il prend la 7e place des demi-finales avec un top et quatre zones (54.0 points), un résultat qui lui permet de se qualifier en finale pour la première fois de sa carrière. Une belle récompense pour son mental d’acier sur ce circuit particulièrement exigeant.

© IFSC

Les autres tricolores aux portes de la finale

Il ne manquait qu’une zone à Antoine Girard pour décrocher son billet pour la finale. Le Français signe un top et trois zones, et termine 10e avec 44.8 points, à quelques points seulement du top 8. Une grosse frustration, forcément, mais aussi une performance prometteuse, dans un circuit particulièrement sélectif.

Engagé dans sa toute première Coupe du Monde de bloc, Max Bertone continue de gagner en expérience au plus haut niveau. Il parvient à toper le bloc 3 (à vue !) et à valider deux zones supplémentaire. Il termine 12e, à égalité avec Daiki Sano (qui prenait hier la tête des qualifications) avec un total de 44.6 points.

© IFSC

Adrien Lemaire continue lui aussi de faire ses armes sur le circuit mondial. Il termine 15e avec 44.4 points, après avoir tout de même validé le top du bloc 3 et la zone des blocs 2 et 4.

Moins de réussite en revanche pour Thomas Lemagner, qui ne parvient pas à s’exprimer dans ce circuit. Il valide les quatre zones mais aucun top et se classe 18e avec 39.5 points.

Adam Ondra fait ses adieux au bloc

La demi-finale du jour restera surtout marquée par un moment d’émotion : les adieux d’Adam Ondra aux compétitions de bloc. Après avoir remporté 15 médailles en Coupe du Monde de bloc (dont 6 d’or), le Tchèque a décidé de mettre un terme à sa carrière dans cette discipline.

S’il ne parvient pas à se qualifier en finale (15e avec 44.4 points), Adam n’a pas démérité : il atteint la zone des blocs 1 et 2, parvient au top du bloc 3, mais ne trouve pas les solutions ailleurs. C’est donc sans regret, mais avec une certaine solennité, qu’il quitte la scène du bloc mondial. Le public, lui, ne s’est pas trompé : chaque mouvement d’Ondra a été salué comme il se doit, dans une ambiance chargée d’émotion. Une page se tourne.

© IFSC

Rendez-vous ce soir pour une finale sous haute tension

Mejdi Schalck et Samuel Richard représenteront la France ce soir en finale, aux côtés de Sorato Anraku, Sohta Amagasa, Dohyun Lee, Pan Yufei, Anže Peharc et Hannes Van Duysen.

Au-delà des individualités, cette finale mettra en lumière un affrontement qui marque cette saison : le choc entre les grimpeurs asiatiques et européens. Les premiers, emmenés par Anraku, Lee, Amagasa et Pan, dominent les classements depuis plusieurs étapes et impressionnent par leur capacité à exceller dans tous le styles. Les seconds, représentés ce soir par Schalck, Richard, Peharc et Van Duysen, comptent bien défendre les couleurs du vieux continent et bousculer cette suprématie grandissante.

Rendez-vous à 18h30 pour une finale qui promet du très grand spectacle !

Les finalistes de la Coupe du Monde de Prague :

🇯🇵 Sorato Anraku (Japon)
🇫🇷 Mejdi Schalck (France)
🇯🇵 Sohta Amagasa (Japon)
🇰🇷 Dohyun Lee (Corée du Sud)
🇨🇳 Pan Yufei (Chine)
🇸🇮 Anže Peharc (Slovénie)
🇫🇷 Samuel Richard (France)
🇧🇪 Hannes Van Duysen (Belgique)

© IFSC

Les résultats de la demi-finale masculine

Pos.GrimpeurTop et Zone
1JPN Sorato Anraku84.3
2FRA Mejdi Schalck69.9
3JPN Sohta Amagasa69.5
4KOR Dohyun Lee69.3
5CHN Yufei Pan69.0
6SLO Anze Peharc59.1
7FRA Samuel Richard54.0
8BEL Hannes Van Duysen53.6
9GBR Jack Macdougall49.7
10FRA Antoine Girard44.8
11GER Elias Arriagada Krüger44.7
12FRA Max Bertone44.6
12JPN Daiki Sano44.6
14GBR Hamish Mcarthur44.5
15FRA Adrien Lemaire44.4
15CZE Adam Ondra44.4
17JPN Kento Yamaguchi39.6
18FRA Thomas Lemagner39.5
19AUT Jan-luca Posch29.9
20GBR Toby Roberts29.5
21ITA Matteo Reusa29.3
22AUT Nicolai Uznik29.0
23GBR Maximillian Milne20.0
24BEL Nicolas Collin19.6
25GER Lucas Trandafir19.3
26GER Lasse Von Freier9.7
27SUI Julien Clémence
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La suite du programme

Samedi 7 juin

18h30 – 20h00 : Finale hommes

Dimanche 8 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale femmes
18h30 – 20h00 : Finale femmes


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Coupe du Monde de Prague : carton plein pour l’équipe de France féminine !

07 Juin

Sous un ciel capricieux, les qualifications féminines de la Coupe du Monde de bloc de Prague ont finalement pu se dérouler après un retard de trois heures. Et malgré ce contretemps, nos Françaises ont signé un impressionnant tir groupé avec cinq qualifications en demi-finale !

La Coupe du Monde de bloc 2025 à Prague se poursuit, et après un début de compétition tonitruant chez les hommes, c’était au tour des femmes d’entrer en scène ce vendredi.

Le départ des qualifications, initialement prévu à 16h00, a dû être repoussé de trois heures en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale tchèque. Mais une fois les grimpeuses lancées, le spectacle a vite repris ses droits !


Oriane Bertone deuxième de son groupe

Déjà très en forme en ce début de saison, Oriane Bertone a une nouvelle fois démontré toute l’étendue de son talent. Enchaînant les blocs avec l’aisance qu’on lui connaît, la Française valide cinq tops et autant de zones, ne laissant échapper que quelques points sur les essais.

Elle termine avec un score de 124.6 points, à égalité parfaite avec la Slovène Jennifer Buckley et juste derrière l’Américaine Annie Sanders (124.7 pts) et la Japonaise Anon Matsufuji (124.4 pts), leaders respectives de leurs groupes.

© IFSC

Carton plein pour l’équipe de France !

En plus d’Oriane Bertone, ce sont quatre autres grimpeuses françaises qui ont décroché leur place en demi-finale à l’issue des qualifications féminines de cette Coupe du Monde de Prague !

Belle performance de Lily Abriat, qui continue de monter en puissance sur le circuit international. Pour la deuxième Coupe du Monde de sa carrière, la jeune Française réalise un tour solide, avec quatre tops et cinq zones, pour un total de 109.1 points. Elle se classe 6e de son groupe et décroche une place méritée en demi-finale.

Bonne nouvelle également pour Lucile Saurel ! Avec quatre tops et quatre zones, elle termine avec 99.4 points et une 9e place au général. Son score lui permet d’intégrer le top 25 et de rejoindre les demi-finales. Il en est de même pour Selma Elhadj Mimoune qui totalise 99.2 points avec quatre tops et quatre zones. Elle se hisse à la 13e place du général et disputera elle aussi la demi-finale dimanche.

© IFSC

Enfin, Agathe Calliet rentre elle aussi dans le top 25. Des trois tops et deux zones lui permettent d’obtenir la note de 94.7 points et une 17e place ex-aequo.

Au total, cinq Françaises sur cinq qualifiées : un excellent résultat d’ensemble pour l’équipe de France, qui signe un nouveau sans-faute après celui des garçons ce matin. À noter que Naïlé Meignan, initialement prévue au départ de cette étape, a finalement renoncé à se rendre à Prague afin de récupérer après son intense périple en Amérique, où elle a brillé en terminant 1ère à Curitiba au Brésil et 5ème à Salt Lake City aux États-Unis.

© IFSC

Les favorites au rendez-vous… ou presque

Du côté des favorites, la hiérarchie a globalement été respectée. En tête du classement, l’Américaine Annie Sanders continue de confirmer son ascension fulgurante sur la scène internationale.

À seulement 17 ans, elle réalise un circuit sans faute, avec cinq tops dont quatre à vue, pour un total impressionnant de 124.7 points. Déjà en grande forme à Salt Lake City et vainqueure à Keqiao, Sanders s’impose comme l’une des grimpeuses les plus régulières de la saison.

© IFSC

Autre jeune talent à briller ce vendredi : Anon Matsufuji. La Japonaise réalise elle aussi les cinq blocs de qualification et ne laisse échapper que quelques dixièmes aux essais. Elle termine juste derrière Sanders avec 124.4 points.

La Britannique Erin McNeice réalise également une performance de tout premier plan. Très propre tout au long du circuit, elle valide cinq tops et cinq zones, pour 124.3 points. McNeice, qui avait créé la surprise en début de saison avec une médaille de bronze à Keqiao, semble désormais s’installer durablement dans le haut du tableau mondial.

Du côté du Japon, Ai Mori faisait son retour sur la scène internationale de bloc, et ce, avec efficacité : elle empoche quatre tops à vue, mais ne trouve pas la solution dans le troisième bloc, ce qui la place à 100.0 points, largement suffisant pour se qualifier. Miho Nonaka (98.9 pts), Melody Sekikawa (109.2 pts) et Mao Nakamura (84.5 pts), toutes trois très régulières, complètent l’impressionnant contingent japonais.

© IFSC

Les résultats des qualifications femmes

Pos.GrimpeurTop et Zone
1USA Annie Sanders124.7
1JPN Anon Matsufuji124.4
3FRA Oriane Bertone124.6
3GBR Erin Mcneice124.3
3SLO Jennifer Eucharia Buckley124.6
6FRA Lily Abriat109.1
7JPN Melody Sekikawa109.2
7GER Afra Hönig99.8
9AUS Oceania Mackenzie99.4
9JPN Ai Mori100.0
9FRA Lucile Saurel99.4
12ITA Camilla Moroni99.5
13USA Kyra Condie99.2
13FRA Selma Elhadj Mimoune99.2
13AUT Flora Oblasser99.2
16JPN Miho Nonaka98.9
17FRA Agathe Calliet94.7
17ESP Geila Macià Martín94.5
19KOR Chaehyun Seo84.7
19BEL Chloe Caulier84.2
21JPN Mao Nakamura84.5
21ISR Ayala Kerem84.5
21USA Adriene Akiko Clark84.1
21ITA Stella Giacani84.5
25GBR Emma Edwards78.8
26SUI Sofya Yokoyama74.8
27CAN Madison Richardson84.4
27SLO Lucija Tarkus69.7
29SVK Martina Buršíková83.9
29ESP Julia Benach Zubero69.6
31ISR Maya Dreamer69.2
31GER Roxana Wienand83.5
33CHN Yuetong Zhang75.0
33GBR Zoe Peetermans59.5
35USA Nekaia Sanders54.8
35GER Hannah Meul74.6
37SLO Sara Copar74.5
37IRI Sarina Ghaffari54.2
39USA Cloe Coscoy44.9
39AUT Sandra Lettner44.9
39ISR Tamar Cohen74.3
39CZE Arina Jurcenko74.3
43CZE Michaela Smetanova69.7
43CZE Ema Galeova44.8
45ITA Giorgia Tesio69.5
45KOR Yejin Jung44.7
45KOR Gayeong Oh44.7
48GER Alma Bestvater69.3
48USA Helen Gillett69.3
50CAN Babette Roy39.3
51ITA Irina Daziano38.9
51SLO Julija Kruder59.6
53SUI Andrea Kümin29.8
53SUI Francesca Walther59.2
55NED Amber Schiffeleers54.2
55JPN Kaho Murakoshi29.7
57AUT Lea Kempf53.6
57SWE Emilia Andersson29.5
59ITA Giulia Medici49.9
59CRO Anja Santini Mikulić29.3
61CAN Anna Kelley44.3
61POL Bianka Janecka19.9
63CHN Yajun Huang19.8
63SVK Lea Slobodová44.0
63SLO Neza Zajc19.8
66CZE Viktorie Konecna43.0
67GER Florence Grünewald28.6
67CZE Natalie Paarova19.7
69NOR Ingrid Kindlihagen19.3
69NOR Anne Ackre24.9
69COL Sofia Parrado19.3
72POL Barbara Wójcik19.7
72CZE Adela Konarikova19.7
74HKG Tseng-shun Wong10.0
75MEX Regina Salazar Puga9.9
75ISL Lukka Mörk Blomsterberg9.8
77MEX Katya Lynn Brockman9.3
77MAC Si Wan Lei9.4
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La suite du programme

Samedi 7 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale hommes
18h30 – 20h00 : Finale hommes

Dimanche 8 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale femmes
18h30 – 20h00 : Finale femmes


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Coupe du Monde de Prague : les Français brillent, Adam Ondra acclamé pour sa dernière

06 Juin

Le rideau s’est levé ce matin sur la très attendue Coupe du Monde de bloc à Prague. Et pour cette première matinée de compétition, le spectacle était au rendez-vous ! Entre exploits tricolores, favoris au rendez-vous et émotion intense autour d’Adam Ondra, ces qualifications masculines ont parfaitement lancé le week-end.

La Coupe du Monde de bloc 2025 est officiellement lancée à Prague, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la compétition a démarré sur les chapeaux de roues !

Ce matin, les qualifications masculines ont donné le ton avec un niveau de grimpe particulièrement relevé… et des Français en grande forme !


Mejdi Schalck et Samuel Richard font forte impression

Dès le début de la compétition, Mejdi Schalck a montré qu’il était venu à Prague avec l’intention de marquer les esprits ! Le Français enchaîne les trois premiers blocs à vue, manquant de peu le top du quatrième, mais termine avec brio en sortant le bloc 5 en deux essais.

Longtemps en tête du classement, Mejdi devra finalement s’incliner face au Japonais Daiki Sano, auteur d’un circuit solide, qui le devance d’un demi-point seulement (109.0 contre 108.5).

© IFSC

Autre grande satisfaction française : Samuel Richard. Pour sa première Coupe du Monde de la saison, le grimpeur tricolore de 17 ans décroche lui aussi la deuxième place de son groupe, avec trois tops et cinq zones.

Une performance d’autant plus impressionnante qu’il se classe juste derrière Dohyun Lee, vainqueur de l’édition 2024 ici à Prague et actuel numéro 2 mondial.

Un sans-faute pour l’équipe de France

Au total, les six Français engagés dans ces qualifications se qualifient tous pour les demi-finales. Une performance collective remarquable qui témoigne de la profondeur du collectif tricolore cette saison :

  • Mejdi Schalck : 3ème au général (108.5 pts)
  • Samuel Richard : 3ème ex-aequo (93.6 pts)
  • Adrien Lemaire : 9ème (99.6 pts)
  • Max Bertone : 12ème (94.1 pts) pour sa toute première Coupe du Monde de bloc !
  • Antoine Girard : 19ème (69.1 pts)
  • Thomas Lemagner : 23ème (68.9 pts)

© IFSC

L’émotion Ondra

Mais la star de la matinée, c’était bien sûr Adam Ondra. Devant un public tout acquis à sa cause, le Tchèque dispute à domicile la dernière Coupe du Monde de bloc de sa carrière. Un moment hautement symbolique pour celui que beaucoup considèrent comme le plus grand grimpeur de tous les temps.

Après un début de tour compliqué — trois premiers blocs sans top — Ondra renverse la tendance en s’offrant les deux derniers blocs, avec la détermination et la classe qu’on lui connaît. Il termine finalement à la 7ème place du classement général avec 79.3 points.

 

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L’émotion était palpable dans l’arène, chaque mouvement d’Ondra étant accompagné d’ovations. Nul doute que la demi-finale sera un moment fort du week-end !

Les favoris répondent (presque tous) présents

Parmi les autres prétendants au podium, plusieurs ont confirmé leur statut :

  • Le Japonais Daiki Sano prend la tête du premier groupe (109.0 pts) avec une grimpe précise et efficace.
  • Le Coréen Dohyun Lee, vainqueur ici même l’an passé, réalise le meilleur score des qualifications (109.5 pts), avec notamment un sans-faute dans les quatre derniers blocs du circuit.
  • Le Japonais Sorato Anraku, champion du monde en titre et vainqueur des trois premières Coupes du Monde de la saison, semblait bien partie pour se hisser à la première place du classement. Mais il manque la zone du bloc 4, se qui le rétrograde en 7ème position avec 99.9 points.
  • En revanche, son compatriote Tomoa Narasaki, autre figure emblématique de la grimpe japonaise, passe complètement à côté de son tour et échoue à la 41ème place. Une élimination inattendue pour le vice-champion du monde 2023.

© IFSC

Les résultats des qualifications hommes

Pos.GrimpeurTop et Zone
1KOR Dohyun Lee109.5
1JPN Daiki Sano109.0
3FRA Mejdi Schalck108.5
3FRA Samuel Richard93.6
5GBR Jack Macdougall79.5
5CHN Yufei Pan106.8
7JPN Sorato Anraku99.9
7CZE Adam Ondra79.3
9AUT Jan-luca Posch78.1
9FRA Adrien Lemaire99.6
9AUT Nicolai Uznik78.1
12SLO Anze Peharc94.1
12FRA Max Bertone94.1
14JPN Sohta Amagasa77.9
15BEL Hannes Van Duysen93.8
15SUI Julien Clémence69.6
15GER Lucas Trandafir93.8
18BEL Nicolas Collin69.3
19GBR Maximillian Milne69.1
19GBR Toby Roberts84.5
19FRA Antoine Girard69.1
19JPN Kento Yamaguchi84.5
23FRA Thomas Lemagner68.9
23GER Elias Arriagada Krüger68.9
23GBR Hamish Mcarthur84.4
23GER Lasse Von Freier68.9
23ITA Matteo Reusa84.4
28CHN Ziqi Xu83.9
29AUT Julian Wimmer68.8
29SLO Timotej Romšak79.1
31GBR Dayan Akhtar68.4
31KOR Yejun Chon69.6
33ESP Guillermo Peinado Franganillo69.4
33GER Tim Würthner60.4
35BUL Nikolay Rusev69.3
35JPN Yusuke Sugimoto59.3
37AUS Maxim Pare69.1
37NED Paul Brand54.2
39ISR Oren Prihed69.0
39USA Vail Everett54.0
41JPN Tomoa Narasaki64.2
41CZE Lukas Mokrolusky53.9
43ITA Nicolò Sartirana63.8
43THA Ardch Intrachupongse44.7
45CAN Oscar Baudrand59.6
45BUL Slav Kirov44.4
47USA Colin Duffy59.4
47BEL Simon Lorenzi44.2
49CAN Matthew Rodriguez44.1
49AUS Dylan Parks54.4
49CZE Jan Stipek54.4
49LTU Roman Sivakov44.1
53USA Alexander Waller54.3
53INA Ravianto Ramadhan43.8
53GBR Samuel Butterworth54.3
56AUT Raffael Gruber43.3
57BEL Corentin Laporte39.1
57KOR Beomjin Park53.8
57SWE Linus Qvarnström39.1
60SUI Levin Straubhaar53.6
61ITA Niccolò Antony Salvatore53.3
61AUT Ilja Auersperg39.0
63CHI Christian Wagner53.2
63IRI Ali Salimian38.6
65ROU Călin Enache52.3
65FIN Tuukka Simonen38.2
67GER Thorben Perry Bloem44.6
67USA Joshua Gerhardt34.5
67SUI Louis Guignard44.6
70CHI Benjamin Vargas34.1
71IRL Michael O'neill44.2
71POL Jakub Zietek29.2
73CZE Martin Stranik38.7
73ROU Alexandru-florian Zaharia28.7
75ISR Ram Levin19.6
75INA Raviandi Ramadhan34.3
75KOR Hyunseung Noh19.6
78IRI Iman Arezeh29.2
79BRA Rodrigo Iasi Hanada28.8
79BRA Samuel Carlos Da Silva19.3
81CAN Dylan Smith28.2
81ESP Andrés Vila Andrés19.0
83ESP Hugo Martín Álvarez19.6
83SVK Robert Luby18.8
85SWE Albin Meyer19.2
85LTU Lukas Rymonis9.8
87HKG Cheuk-hei Ho9.7
87FIN Oiva Laakso8.8
89PER Diego Lequerica Buscaglia
89MEX Andrés Ortega Fosado
89PER Kenu Puerta Wong
89MEX Fernando Ruiz Elizondo
89MAC Chon Hou Lei
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La suite du programme

Vendredi 6 juin

16h00 : Qualifications femmes

Samedi 7 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale hommes
18h30 – 20h00 : Finale hommes

Dimanche 8 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale femmes
18h30 – 20h00 : Finale femmes


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Prague, au cœur de l’une des compétitions les plus attendues de l’année

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Prague, au cœur de l’une des compétitions les plus attendues de l’année

05 Juin

Ce week-end, les projecteurs seront braqués sur Prague, où les meilleurs bloqueurs de la planète se donne rendez-vous pour une nouvelle étape de Coupe du Monde. Un événement à ne pas manquer, notamment parce qu’il marquera la dernière apparition d’Adam Ondra en Coupe du Monde de bloc !

Le circuit international fait escale ce week-end à Prague pour la quatrième étape de la Coupe du Monde de bloc 2025. Après une édition automnale l’an passé, la capitale tchèque retrouve début juin sa place traditionnelle dans le calendrier. Et cette année, l’événement s’annonce d’autant plus fort en émotions : Adam Ondra participera à sa dernière Coupe du Monde de bloc, chez lui, devant son public !

Organisé du 6 au 8 juin sur l’emblématique site de Letná, ce rendez-vous promet une ambiance électrique, à l’image de l’édition précédente qui avait attiré plus de 12 000 spectateurs ! L’élite mondiale du bloc sera présente pour trois jours de show, entre qualifications, demi-finales et finales.

© IFSC

Le grand adieu d’Adam Ondra

C’est l’un des moments les plus attendus du week-end : Adam Ondra disputera à Prague sa dernière Coupe du Monde de bloc. Même s’il se concentre désormais davantage sur la difficulté et la falaise, il a tenu à faire ses adieux à la discipline dans laquelle il a longtemps brillé, devant son public.

En 2023, il avait terminé sur la deuxième marche du podium et l’an passé, il avait décroché une place en finale au terme d’une demi-finale haletante. Cette année, il tentera de clore son chapitre avec panache !

© IFSC

Les forces en présence

Chez les hommes, la densité est une nouvelle fois exceptionnelle :

  • Le Japonais Sorato Anraku, vainqueur des trois premières étapes cette saison, fait figure de favori. S’il gagne de nouveau à Prague, ou même s’il rentre simplement en finale, il remportera très probablement le classement général 2025 !
  • Ses compatriotes Tomoa et Meichi Narasaki et Sohta Amagasa sont de solides prétendants au podium. Tous les trois figurent actuellement dans le top 5 du classement général.
  • Le Coréen Dohyun Lee, tenant du titre à Prague, sera très attendu cette année encore.
  • Le Britannique Toby Roberts et l’Américain Colin Duffy seront eux aussi à surveiller de près.

Chez les femmes, la compétition promet d’être tout aussi relevée :

  • La Japonaise Mao Nakamura, vainqueur de la dernière Coupe du Monde à Salt Lake City est actuellement en tête du classement général, compte bien confirmer à Prague.
  • Elle pourra compter sur la présence de ses solides coéquipières Melody Sekikawa, Miho Nonaka et Anon Matsufuji, qui enchaînent les belles performances depuis le début de la saison.
  • L’Américaine Annie Sanders, qui est montée sur tous les podiums des compétitions cette saison, se battra une nouvelle fois pour l’or.

© IFSC

Composition de l’équipe de France

Pour cette étape de Prague, l’équipe de France aligne une sélection solide de douze grimpeurs, portée par des athlètes en pleine forme.

Chez les femmes, Oriane Bertone et Naïlé Meignan mèneront l’équipe tricolore. Naïlé vient tout juste de décrocher sa première victoire en Coupe du Monde à Curitiba il y a deux semaines, et elle revient à Prague avec de bons souvenirs, puisqu’elle y avait remporté la médaille d’argent l’an dernier. De son côté, Oriane affiche une régularité impressionnante cette saison, avec deux médailles d’argent et une quatrième place à son actif.

© IFSC

Côté masculin, Mejdi Schalck tentera de poursuivre sur sa belle lancée après avoir pris part aux trois premières finales de la saison. À ses côtés, Max Bertone vivra une grande première avec sa toute première participation à une Coupe du Monde de bloc. Le jeune Samuel Richard, récemment sacré champion d’Europe de bloc chez les jeunes, fera quant à lui ses débuts sur le circuit senior cette saison.

Voici la composition complète de l’équipe :

Femmes Hommes
Lucile Saurel Samuel Richard
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Naïlé Meignan Max Bertone
Agathe Calliet Adrien Lemaire
Lily Abriat Antoine Girard
Selma Elhadj Mimoune Thomas Lemagner

© IFSC

Le programme

Vendredi 6 juin

9h00 : Qualifications hommes
16h00 : Qualifications femmes

Samedi 7 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale hommes
18h30 – 20h00 : Finale hommes

Dimanche 8 juin

12h00 – 14h30 : Demi-finale femmes
18h30 – 20h00 : Finale femmes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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C’est officiel : Adam Ondra fait ses adieux aux compétitions de bloc

03 Juin

C’est désormais officiel : Adam Ondra disputera sa dernière Coupe du Monde de bloc ce week-end, à Prague, devant son public. Une page se tourne pour celui qui aura marqué l’Histoire de l’escalade, aussi bien en compétition que sur le rocher.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Après plus de quinze années passées au plus haut niveau international, Adam Ondra s’apprête à tourner une page de sa carrière : celle des compétitions de bloc. Le Tchèque disputera ce week-end, à Prague, sa dernière étape sur le circuit mondial dans cette discipline. Un au revoir hautement symbolique, dans la capitale de son pays.

Compétitions de bloc : un style en pleine mutation

Ce n’est un secret pour personne : les styles des compétitions de bloc ont considérablement évolué ces dernières années. Plus de mouvements dynamiques, plus de coordination, plus de spectacle aussi… parfois au détriment de l’escalade « pure », qu’Adam affectionne tant.

© IFSC

Si le grimpeur tchèque n’a jamais caché son agacement face à cette évolution, il a toujours su rester compétitif. Toutefois, cette transition stylistique semble avoir précipité sa décision de dire stop au circuit de bloc.

En octobre dernier, à l’issue de la Coupe du Monde de bloc organisée dans la capitale tchèque, Ondra laissait déjà entendre qu’il s’agissait sans doute de ses dernières apparitions dans cette discipline. À l’époque, il confiait :

J’ai le sentiment que je peux encore être compétitif face aux jeunes grimpeurs, mais je sens aussi que mon corps est trop vieux pour s’exprimer dans le nouveau style de bloc proposé. Il est donc raisonnable pour moi de me tourner vers la difficulté, où mon physique est moins mis à rude épreuve.

© IFSC

Prague, clap de fin !

Cette fois, c’est acté. Ondra fera ses adieux officiels au circuit international de bloc du 6 au 8 juin, à l’occasion de la quatrième étape de la Coupe du Monde 2025, à Prague. Un choix hautement symbolique, tant cette ville a compté dans son parcours, et tant le public tchèque sait faire vibrer la scène d’escalade.

Il y a fort à parier que cette ultime apparition en bloc sera un moment d’émotion intense, pour lui comme pour ses fans.

© IFSC

Un palmarès impressionnant

Malgré un palmarès plus fourni en difficulté, Adam Ondra a réussi à briller en bloc tout au long de sa carrière. Dès ses premières compétitions, il s’était distingué, remportant le Championnat du Monde Jeune en 2007 et 2008. En 2010, il avait réalisé un exploit unique en devenant le premier grimpeur de l’Histoire à remporter le classement général des Coupes du Monde à la fois en bloc et en difficulté.

Et puis comment oublier sa saison 2014, où il s’offrait un doublé historique en remportant les titres mondiaux en bloc à Munich, puis en difficulté à Gijón ? Cette année-là, il dominait les deux disciplines d’une main de maître.

© IFSC

En 2021, il remportait l’or lors des Coupes du Monde de bloc à Meiringen et Salt Lake City, ce qui le replaçait au sommet de la hiérarchie après plusieurs années plus centrées sur la difficulté. Il s’était également imposé à Prague en 2022 lors d’une Coupe d’Europe, devant son public, dans une ambiance électrique.

Plus récemment, il avait encore démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleurs de la discipline, décrochant une 2ᵉ place à Prague en 2023 et se hissant en finale en 2024, dans cette même ville, pour terminer 6ᵉ.

Le rocher comme priorité

Pas question pour autant de ranger les chaussons ! Si Adam Ondra s’apprête à quitter le circuit de bloc international, ce n’est pas un adieu à la scène de l’escalade… Bien au contraire ! En grande forme, le Tchèque continue de repousser ses limites sur le rocher. En février dernier, il réalisait une ascension éclair de “Soudain Seul” 9A à Bleau, prouvant une nouvelle fois qu’il reste l’un des meilleurs bloqueurs de la planète.

© Petr Chodura

Mais ses priorités se tournent clairement vers la falaise : en ligne de mire, les projets extrêmes qu’il chérit depuis longtemps, comme le mythique “DNA” 9c de Seb Bouin dans le Verdon, qu’il compte retenter. Mais aussi “B.I.G.” le 9c libéré par Jakob Schubert à Flatanger, tout près de “Silence”, son propre chef-d’œuvre.

Il compte également prendre le départ de l’épreuve de difficulté des Championnats du Monde à Séoul en septembre.


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Janja Garnbret empoche deux nouveaux 8c à vue… en une seule journée !

03 Juin

Toujours aussi impressionnante en falaise, Janja Garnbret vient de réaliser deux 8c à vue en une journée, sur ses terres slovènes ! Alors qu’elle entame un tournant dans sa carrière en réduisant sa saison de compétition, la grimpeuse de 26 ans semble plus affûtée que jamais !

Elle n’en finit plus de repousser les limites ! Janja Garnbret, double championne olympique et véritable légende vivante de l’escalade, a frappé un grand coup à Osp, dans son pays natal. La Slovène a réalisé coup sur coup deux 8c à vue dans la même journée ! Une performance remarquable… qui semble pourtant devenir une routine pour Janja.

Dans la mythique grotte de Water Roof, Janja s’est tout d’abord offert  « Osapska pošast L2 », une longue voie cotée 8c. Puis, sans faiblir, elle a enchaîné « Working class hero », initialement cotée 8b+ mais souvent proposée à 8c suite à la casse de plusieurs prises.

© Coll. Garnbret

Ces deux ascensions portent à cinq le nombre total de 8c que Janja a réalisés à vue. Une statistique hallucinante, qu’elle est la seule femme à pouvoir revendiquer. Pour mémoire, c’est en 2021 qu’elle avait signé ses deux premiers 8c à vue avec « Fish Eye » et « American Hustle » à Oliana, avant de confirmer en février dernier dans « Popolni Mrk », toujours à domicile, à Misja Pec.

Mais plus que les chiffres, c’est le cap que semble prendre Janja Garnbret qui fait rêver. Après près de dix ans de domination absolue sur le circuit international, elle a récemment annoncé qu’elle privilégierait les projets en falaise en 2025. Sa prochaine destination ? Céüse, où elle avait déjà mis des essais prometteurs dans « Bibliographie », le célèbre 9b+ libéré par Alex Megos. La Slovène pourrait-elle devenir la deuxième femme à atteindre ce niveau après Brooke Raboutou ? Rien ne semble impossible pour celle qui transforme l’impossible en ordinaire !

Les meilleures performances féminines en falaise à ce jour

# Grimpeuse Voie Cotation Date d’ascension
1 Brooke Raboutou Excalibur 9b+ 5 avril 2025
2 Anak Verhoeven La Planta de Shiva (sans genouillères) 9b 21 mai 2024
3 Anak Verhoeven La Planta de Shiva (avec genouillères) 9b 15 mai 2024
4 Laura Rogora Erebor 9b 3 octobre 2021
5 Angela Eiter Madame Ching 9b 16 décembre 2020
6 Julia Chanourdie Eagle-4 9b 7 novembre 2020
7 Laura Rogora Ali Hulk (extension total sit start) 9b 25 juillet 2020
8 Angela Eiter La Planta de Shiva 9b 22 octobre 2017

 


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Denver : quand la météo redistribue les cartes en pleine Coupe du Monde

02 Juin

Un mur de vitesse planté entre les gratte-ciels de Denver, une météo capricieuse, et deux grimpeurs qui tirent leur épingle du jeu : la première Coupe du Monde de vitesse organisée dans la métropole américaine n’aura pas manqué de contraste ! 

Ce week-end, Denver accueillait pour la première fois une étape de Coupe du Monde de vitesse. Dressé en plein cœur du centre-ville, au pied des gratte-ciels américains, le mur de 15 mètres paraissait presque dérisoire face à l’immensité des immeubles l’entourant, créant une atmosphère étonnante et presque irréelle.

Un décor spectaculaire pour une épreuve qui aura été marquée par un scénario inattendu : après les qualifications vendredi, la météo capricieuse du samedi a contraint les organisateurs à interrompre la compétition après les huitièmes de finale. Résultat : les podiums ont été établis en fonction des meilleurs chronos réalisés, que ce soit lors des qualifications ou des premiers duels.


Emma Hunt brille à domicile

Devant son public, l’Américaine Emma Hunt s’est offert la médaille d’or grâce à un temps de 6″36 réalisé en qualification. Il s’agit de la deuxième victoire en Coupe du Monde pour la grimpeuse olympienne, qui confiait à l’issue du podium :

C’était un peu étrange comme scénario de compétition, mais je suis ravie de cette médaille. J’aurais aimé pouvoir faire tous les runs, mais la météo en a décidé autrement… C’était génial de grimper à domicile, j’espère qu’on reviendra à Denver l’an prochain !

© IFSC

Derrière elle, la Polonaise Natalia Kalucka, championne d’Europe en titre, décroche l’argent avec un chrono de 6″44, tandis que la Chinoise Lijuan Deng, actuelle leader du classement général, complète le podium avec un solide 6″50.

© IFSC

Une deuxième victoire pour Kiromal Katibin

Chez les hommes, l’Indonésien Kiromal Katibin a également remporté sa deuxième victoire en Coupe du Monde grâce à un 4″83 posé dès les qualifications. Une belle confirmation pour celui qui semble désormais retrouver sa meilleure forme après une saison 2024 en demi-teinte.

Je me sens bien, je crois en ma préparation, et je veux continuer à progresser et à rester fort !

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Le public américain a aussi eu de quoi se réjouir avec un doublé sur le podium : Zach Hammer décroche la médaille d’argent (4″88) — signant son premier podium en Coupe du Monde — et Sam Watson, détenteur du record du monde, prend le bronze avec un temps de 4″89.

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Une compétition sans tricolores

À noter que l’équipe de France de vitesse n’avait fait le déplacement aux États-Unis. En cause : les critères de sélection établis par la FFME, qui imposaient un niveau de performance élevé pour justifier un déplacement outre-Atlantique.

Aucun athlète tricolore n’ayant rempli ces exigences lors des compétitions précédentes, l’équipe de France a donc fait l’impasse sur cette Coupe du Monde à Denver.

La suite de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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Un 8C+ bloc à la séance : un énorme exploit !

02 Juin

À 36 ans, l’ancien compétiteur coréen Hyunbin Min vient de signer un exploit impressionnant, en réalisant la quatrième ascension de “United” 8C+ à Mizugaki, au Japon… En seulement une séance ! Un énorme exploit seulement quelques semaines après Hamish McArthur qui enchaînait “No One Mourns the Wicked” (coté 9A) en moins de trois heures.

C’est un véritable tour de force que vient de réaliser Hyunbin Min sur les blocs granitiques du mont Mizugaki, tout près de Tokyo. L’ancien compétiteur de haut niveau, bien connu pour ses performances en difficulté et en bloc dans les années 2010, s’est offert “United” 8C+, l’un des blocs les plus durs du Japon, en seulement une séance !

Une prouesse hors norme

“United” n’est pourtant pas une ligne anodine : ouverte en 2019 par le Japonais Ryuichi Murai, c’est une version assise du bloc culte “Decided” 8B+, libéré des années auparavant par Toru Nakajima. La séquence d’entrée ajoute cinq mouvements intenses de compression sur plats, menant directement dans “Decided”. Un passage extrêmement exigeant, qui n’avait été répété que par deux grimpeurs jusqu’ici : l’Américain Shawn Raboutou (2024) et le Japonais Daisuke Ichimiya (hiver 2025). Tous y avaient laissé plusieurs séances ; Hyunbin Min, lui, a plié la ligne dans la journée !

Mais la performance du Coréen ne s’arrête pas là : il a également enchaîné “Decided” 8B+ le même jour, juste avant de s’attaquer à la version intégrale. Un doublé impressionnant, d’autant plus qu’il s’agit de sa première réussite dans ce niveau de difficulté en bloc.

« Je n’aurais jamais imaginé réussir deux blocs aussi durs en une seule journée. C’est irréel », confie Min, encore abasourdi par sa propre performance.

© Coll. Min

De la compétition au 9b en falaise et 8C+ en bloc

Hyunbin Min est loin d’être un inconnu dans le monde de l’escalade. Longtemps pilier du circuit international, il a remporté en 2010 les Championnats d’Asie à la fois en difficulté et en bloc. Il compte plusieurs podiums en Coupe du Monde, notamment une victoire à Mokpo en 2012 et a signé plusieurs top 10 jusqu’en 2018. Toujours actif en compétition, il participait encore à des étapes internationales jusqu’en 2024.

Mais ces dernières années, le Coréen s’est davantage tourné vers la falaise et le bloc en extérieur. En 2020, il proposait le premier 9b de Corée avec “Soul Rock Dance”, une voie toujours sans répétition.

Avec cette répétition de “United”, Hyunbin Min rejoint le cercle très restreint des grimpeurs ayant réussi à la fois un 9b en voie et un 8C+ en bloc, un club prestigieux auquel appartiennent notamment Adam Ondra, Jakob Schubert, William Bosi, Sean Bailey, Jorge Díaz-Rullo et Brooke Raboutou. Au-delà du niveau pur, c’est surtout la manière qui impressionne. Réussir un 8C+ à vue reste inimaginable à ce jour, mais l’enchaîner à la séance constitue déjà une avancée spectaculaire dans le monde du haut niveau.


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Entre les gouttes, Adam Ondra flashe un nouveau 8B bloc !

31 Mai

De passage au Tessin pour un événement entre athlètes avec son sponsor Mammut, Adam Ondra n’a pas perdu de temps. Malgré une météo capricieuse, le Tchèque a réussi à flasher “Versace” 8B à Brione, ajoutant une nouvelle croix à son incroyable début de saison !

De retour sur le granit suisse, Adam Ondra vient de signer une nouvelle performance en bloc : le Tchèque a réussi à flasher “Versace” 8B à Brione, l’un des joyaux du Tessin. Une réussite de plus pour Ondra, qui enchaîne les performances de haut niveau depuis le début de l’année 2025 !

« Je n’avais pas grimpé à Brione depuis des années, et c’était même ma toute première fois dans ce secteur », explique Adam. « Nous n’avions qu’un après-midi pluvieux pour grimper, mais on en a bien profité. C’était une super session avec Jakob Schubert, Alberto Ginés López et Yannick Flohé. J’ai réussi à flasher “Versace” juste avant que la pluie ne rende la sortie impraticable ! »

Cette nouvelle performance s’est déroulée dans le cadre du sommet des athlètes Mammut, qui rassemblait des sportifs de toutes disciplines en Suisse. L’occasion pour le grimpeur de retrouver ses coéquipiers dans une ambiance conviviale et motivante.

Le bloc, ouvert en mai 2020 par l’Américain Jimmy Webb, avait été enchaîné une deuxième fois le jour même par Daniel Woods. Depuis, il a connu quelques répétitions notables, dont une ascension féminine par Alizée Dufraisse.

 

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Avec ce nouveau 8B flash, Adam Ondra poursuit une impressionnante série de croix depuis le début de l’année.

En janvier, il flashait “El Elegido” à La Pedriza (8B+/C, proposé à 8B+ par Ondra). En février, il franchissait une étape majeure de sa carrière en réussissant son premier 9A bloc avec “Soudain Seul” à Bleau. Le lendemain, il enchaînait “La Ligne de Bête” 8B+ dès son premier  essai, ainsi que “Imothep du Sol” 8B.

À ce jour, Ondra totalise dix-sept 8B blocs flash, dont plusieurs initialement cotés 8B+.


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Domen Škofic signe la cinquième ascension de “Move” 9b/+ à Flatanger

30 Mai

Après plusieurs semaines de travail acharné, l’ancien champion du monde jeune slovène Domen Škofic est venu à bout de “Move”, l’une des voies les plus mythiques et exigeantes de la grotte de Flatanger en Norvège.

« J’avoue que j’étais intimidé à l’idée de m’engager dans une voie aussi dure, mais je suis vraiment heureux de l’avoir fait ! » a-t-il confié, encore ému par sa réussite.


“Move”, est l’une des lignes les plus emblématiques de Flatanger. Équipée et libérée par Adam Ondra en 2013, ce géant de 50 mètres est composé de plusieurs pas de blocs très durs. Au moment de son ascension, Ondra lui avait attribué une cotation ouverte entre 9b et 9b+, une incertitude que les répétiteurs suivants (Seb Bouin en 2019, puis Alex Megos et Jorge Díaz-Rullo en septembre 2024) ont conservée.

Depuis plusieurs années, le Domen Škofic s’est détourné des compétitions internationales (il a pris sa retraite à la fin de la saison 2022), pour se concentrer pleinement sur la falaise. Après avoir coché plusieurs 9a+ comme “Catxasa” ou “Chilam Balam”, il cherchait un nouveau défi à la hauteur de son potentiel. Il l’a trouvé dans la grotte norvégienne :

« Après avoir fait quelques classiques plus abordables à l’automne dernier, j’ai voulu m’investir dans quelque chose de plus dur ici. Grâce au partage du travail et des méthodes avec Jorge Díaz-Rullo, j’ai progressé plus vite que prévu. », explique-t-il.

Revenu avec sa compagne il y a quelques jours, Škofic a pris le temps de retrouver ses sensations avant de réaliser l’ascension parfaite : « Tout s’est enchaîné idéalement, le flow, les conditions… Un moment irréel. »

 

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Installé dans la grotte jusqu’à la semaine prochaine, Domen a l’intention de souffler un peu, mais ne cache pas son envie de s’attaquer à un projet encore plus dur dans les jours à venir.

Même si “Move” représente déjà la voie la plus difficile de sa carrière, il ne compte pas s’arrêter là : « Je me sens bien ici, pas seulement pour grimper… J’aime aussi beaucoup le mode de vie que ce lieu m’apporte. »


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Tommy Caldwell enchaîne “Empath”… mais décote la voie à 8c : la course au 9a continue !

29 Mai

Peut-on courir après le neuvième degré quand on est père, blessé, occupé, mais toujours animé par la passion ? Alex Honnold, Sonnie Trotter et Tommy Caldwell s’y sont engagés ! Ce dernier vient de signer l’enchaînement d’”Empath”, une voie initialement cotée 9a. Mais fidèle à sa rigueur, il propose une décotation à 8c… Une décision qui relance tout le défi !

Souvenez-vous : il y a quelques mois, trois icônes de l’escalade mondiale — Tommy Caldwell, Alex Honnold et Sonnie Trotter — lançaient un pari un peu fou. Leur objectif ? Refranchir la barrière du neuvième degré, malgré les années, les blessures, et des emplois du temps de papas bien remplis. Le premier à clipper le relais d’un 9a remportait la mise. Un défi amical entre amis de longue date, baptisé avec humour la “Gentlemen’s Race to 9a”.

Et c’est Tommy Caldwell, 46 ans, qui vient de cocher sa voie : “Empath”, une ligne réputée de la région de Tahoe. Initialement cotée 9a+ lors de la première ascension par Carlo Traversi elle a déjà été répétée par des pointures comme Daniel Woods, Jimmy Webb ou Ethan Pringle.

© Corey Rich

Mais alors que tout portait à croire que Caldwell avait remporté la course… retournement de situation : l’Américain a lui-même décoté la voie !

Avec ma méthode un peu “trad-dad”, je dirais que ça vaut plutôt 8c.

Une déclaration pleine d’humilité — et de lucidité — de la part de celui qui, en 2015, avait libéré le “Dawn Wall”, l’une des grandes voies les plus dures au monde. “Empath” était également son premier vrai projet en falaise depuis plus de vingt ans, depuis l’ouverture de “Flex Luthor”, dont la cotation fait encore débat aujourd’hui.

Malgré ce retour réussi sur le rocher, Tommy ne revendique donc pas la victoire dans la course au 9a. Bien au contraire :

Je ne suis pas sûr qu’aucun d’entre nous ait envie que cette course se termine. Elle nous pousse à continuer à grimper dur, malgré nos vies bien remplies. Je crois que le nouveau défi, maintenant, c’est de faire une vieille voie old-school, indiscutablement 9a. Et si on y arrive, qui sait… peut-être qu’on visera un 9a+ !

© Corey Rich

De son côté, Sonnie Trotter avait pris une longueur d’avance en 2023 avec “Spirit Quest” à Squamish, une ligne qu’il considère bel et bien comme un vrai 9a. Alex Honnold, lui, reste discret, mais l’on sait que son esprit de compétition n’est jamais bien loin…

Alors, qui remportera vraiment cette course lancée autour d’un feu de camp en Alaska ? Une chose est sûre : au-delà du niveau et des cotations, c’est l’amitié, la passion et la longévité de ces grimpeurs iconiques qui inspirent !


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La révolution des chaussons d’escalade : des premiers modèles aux innovations actuelles

28 Mai

Depuis ses débuts modestes, l’escalade a connu une évolution fulgurante, et avec elle, l’équipement utilisé par les grimpeurs. Parmi les éléments indispensables, les chaussons d’escalade se démarquent comme un outil ayant révolutionné la pratique. Du cuir rigide des premières paires aux modèles ultratechniques d’aujourd’hui, plongeons dans l’histoire de cet équipement incontournable !

Il y a à peine cinquante ans, le 7a représentait un niveau presque mythique, accessible uniquement aux grimpeurs les plus aguerris. Aujourd’hui, cette cotation est devenue une étape atteignable pour tout grimpeur motivé. Cette progression fulgurante ne s’explique pas uniquement par l’essor de l’entraînement ou la multiplication des salles d’escalade : elle est aussi intimement liée à l’évolution du matériel, et notamment à un élément clé de l’équipement du grimpeur : les chaussons d’escalade.

Alors, qu’est-ce qui a changé ? Les chaussons que nous connaissons aujourd’hui ne sont clairement pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat de près d’un siècle d’innovations.


Les origines : du cuir au confort rudimentaire

À l’origine de cette révolution, un nom ressort : Pierre Allain, jeune grimpeur français et pionnier à Fontainebleau. Conscient des limites de ses lourdes chaussures de montagne, il commence à grimper en baskets de gymnastique, auxquelles il ajoute parfois du caoutchouc pour améliorer l’adhérence.

En 1947, avec l’aide d’un cordonnier, il crée le premier chausson spécifiquement pensé pour l’escalade : une chaussure souple à semelle lisse, rapidement surnommée « PA » (ses initiales). Ce modèle rencontre un succès immédiat parmi les grimpeurs français. Ces chaussons ont été les premiers spécialement conçus pour l’escalade. Ils offraient une meilleure adhérence sur le rocher et ont marqué le début d’une approche plus technique du matériel.

En 1950, l’artisan Edmond Bourdonneau reprend l’activité de Pierre Allain et fonde la marque EB, en hommage à son nom. Il améliore le design du chausson initial et lance le Super Gratton, premier modèle à arborer une marque visible sur le côté.

« Gratton » étant un mot désignant une petite prise de pied, ce nom reflète bien la précision qu’offraient ces chaussons. C’est ainsi que le tout premier chausson de marque voit le jour, marquant une étape cruciale dans l’histoire du matériel d’escalade.

© Coll. EB

Les années 1980 : l’ère des chaussons modernes

Avec l’essor de l’escalade sportive dans les années 1980, les fabricants ont dû répondre aux exigences des grimpeurs, qui recherchaient davantage de précision et d’adhérence. Cette décennie marque l’arrivée des chaussons ajustés avec des semelles en gomme ultra-adhérente.

L’entreprise italienne La Sportiva révolutionne le marché avec des modèles comme le Mariacher ou le Mythos, connus pour leur confort et leur polyvalence.

En parallèle, Boreal, une marque espagnole, introduit le fameux Fire, le premier chausson à utiliser une gomme spécialement développée pour l’escalade, appelée “Friction”.

© Coll. Boreal

Cette période voit aussi l’émergence des chaussons asymétriques, avec des pointes plus marquées pour gagner en précision sur les petites prises.

Les années 1990-2000 : vers la performance pure

Au cours des années 1990, les grimpeurs repoussent les limites du possible, et les chaussons suivent cette évolution. L’introduction des modèles cambrés, comme le Cobra de La Sportiva ou le Anasazi de Five Ten, permet aux grimpeurs d’exploiter au maximum les prises techniques et les dévers prononcés.

Le scratch, une fermeture à velcro, devient populaire, remplaçant les lacets sur certains modèles pour offrir un enfilage plus rapide sans sacrifier le maintien. Cette décennie voit également l’apparition des modèles sans doublure, qui épousent encore mieux la forme du pied.

Dans les années 2000, les marques innovent avec des gommes de plus en plus performantes. Les technologies comme la Stealth Rubber de Five Ten ou la Vibram XS Grip de La Sportiva permettent d’obtenir une adhérence optimale sur tous types de rochers, qu’il s’agisse de granite, calcaire ou grès.

Les innovations actuelles : précision, confort et durabilité

Aujourd’hui, les chaussons d’escalade incarnent un savant équilibre entre performance, confort et design. Les modèles modernes, comme le Solution Comp ou le Skwama de La Sportiva, le Drago de Scarpa ou encore le Quantum d’Evolv, combinent plusieurs innovations :

  • Gommes ultraperformantes : La Vibram XS Grip 2 ou la Stealth C4 offrent une adhérence inégalée.
  • Formes ultra-précises : Les chaussons asymétrique et cambrure agressive permettent de concentrer toute la puissance du pied sur des prises minuscules.
  • Conception en matériaux écologiques : De plus en plus de marques intègrent des matériaux recyclés et réduisent leur empreinte carbone.

Les chaussons actuels ne se contentent pas de répondre aux besoins des grimpeurs : ils anticipent leurs attentes. Que ce soit pour le bloc, la grande voie ou les performances en compétition, chaque modèle est optimisé pour une discipline spécifique.

Des chaussons toujours plus spécialisés

Le marché actuel propose une gamme si variée que chaque grimpeur, du débutant au professionnel, peut trouver chausson à son pied.

Pour les compétitions, les grimpeurs optent souvent pour des chaussons souples et cambrés, qui offrent une sensibilité accrue sur les volumes modernes. À l’inverse, pour l’extérieur, les modèles rigides et polyvalents sont privilégiés.

© Planetgrimpe

Quel avenir pour les chaussons d’escalade ?

L’évolution des chaussons d’escalade reflète la montée en puissance de notre discipline. Chaque décennie a apporté son lot d’innovations, permettant de repousser toujours plus loin les limites du possible.

Mais le prochain défi, selon Pietro dal Pra, concepteur chez La Sportiva, ne réside pas uniquement dans la performance :

Trop de personnes abandonnent l’escalade après leur première séance à cause de la douleur aux pieds. Si l’on veut démocratiser encore davantage notre sport, il faut créer des chaussons performants, mais suffisamment confortables pour les débutants. »

À l’heure où les salles fleurissent dans le monde entier et attirent un nouveau public, la révolution des chaussons est loin d’être terminée !

© Coll. La Sportiva

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Camille Coudert enchaîne « Deep Fake » 8C+ à Brione

27 Mai

Quelques jours après avoir répété « Mammunk assis » 8C (et relancé la polémique concernant l’utilisation des ventilateurs), Camille Coudert s’est offert un nouveau gros morceau dans les blocs helvétiques : « Deep Fake », un 8C+ ouvert fin 2024 à Brione par le Britannique Nathan Phillips.

Avec cette ascension, le Bleausard de 29 ans signe la troisième répétition de ce bloc, après Matt Fultz en février dernier.


Trois petits voyages pour un gros enchaînement

C’est au mois d’avril que Camille découvre pour la première fois le bloc. Parti sans objectif précis, il explore le secteur de Brione accompagné de trois amis. Au bout de trois jours, il se laisse tenter par « Deep Fake », une version assise du classique « Fake Pamplemousse » 8A, et se sent immédiatement proche de l’enchaînement.

Convaincu du potentiel, il organise un second voyage express quelques semaines plus tard. Malgré une météo capricieuse, il enchaîne les essais productifs et chute à cinq reprises sur la dernière section du bloc. Il ne fait alors aucun doute pour lui que la réussite est à portée de main.

Mi-mai, Camille retourne une troisième fois à Brione. Cette fois, dès sa première séance du trip, il parvient à se rétablir au sommet du bloc.

© Coll. Coudert

Un 8C dur ou un 8C+ soft ?

À propos de la difficulté du bloc, Camille nuance : « Personnellement, je pense qu’il s’agit plutôt d’un 8C dur, mais vu les retours d’autres grimpeurs et le fait que ce style me corresponde très bien, je dirais que c’est probablement un 8C+ soft. Il est aussi possible que le bloc soit plus accessible pour les grimpeurs très grands. »

Avec cette réalisation, Coudert signe son troisième 8C+ après « La Force » à Bleau (2019) et « Le Pied à Coulisse » (2023). Il compte également à son actif une ascension de « Soudain Seul » (9A), l’un des rares grimpeurs à avoir dompté ce mythe de Bleau.

La vidéo de Camille Coudert dans “Deep Fake”

 

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Une belle moisson de croix suisses

Outre « Deep Fake », Camille a profité de ses séjours au Tessin pour étoffer sa liste de croix avec de nombreuses lignes majeures :

  • “Deep fake” 8C+
  • “Vecchio Leone” 8B
  • “Amber” 8B/A+
  • “Général disarray” 8B
  • “Versace” 8B”Kubalik” 8B
  • “Fake pamplemousse” 8A
  • “Froger” 8A
  • “Maryline Monroe” 8A
  • “Side effect” 8A/7C+
  • “Entwash” 8A
  • “Entwash gauche” 8A
  • “Collaboration” 8A/7B
  • “Tu vuò fa l’americano” 8A
  • “Pamplemousse” 7C+
  • “Fast and furious” 7C+
  • “Musher” 7C
  • “Darkness right” 7C
  • “Kick the tree” 7B+
  • “Bach block” 7B+
  • “There is no spoon” 7A+

Pour la suite, Camille reste concentré sur un objectif de longue haleine : l’ouverture de « Imhotep » en version assise, un projet extrême situé à Bleau. Il estime la ligne autour du 9A+ bloc, peut-être plus… Un défi qu’il affronte depuis plusieurs saisons et qui mobilise toute son énergie !


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Coupe du Monde de Salt Lake City : une troisième victoire consécutive pour Sorato Anraku

26 Mai

Huit grimpeurs, quatre blocs, une intensité folle : la finale masculine de Salt Lake City a offert un véritable spectacle cette nuit ! Tandis que Mejdi Schalck espérait faire briller les couleurs françaises, la densité du plateau et l’excellence des grimpeurs asiatiques allaient redistribuer les cartes jusqu’au tout dernier mouvement… Résumé de la finale.

Après la médaille d’argent décrochée par Zélia Avezou chez les femmes, tous les espoirs français reposaient sur Mejdi Schalck lors de la finale masculine de la Coupe du Monde de Salt Lake City. Mais face à une domination asiatique impressionnante, le Français n’a rien pu faire pour se hisser sur le podium, laissant les trois premières places à Sorato Anraku, Sohta Amagasa et Dohyun Lee.


Sorato Anraku dans l’Histoire !

Malgré un début de finale compliqué — une simple zone sur le bloc 1 au bout de sa sixième tentative — Sorato Anraku s’est une nouvelle fois imposé avec sang-froid.

Sur le bloc 2, une erreur d’inattention le pousse à recommencer son essai, transformant un flash potentiel en un bloc validé au deuxième essai. Qu’à cela ne tienne, le Japonais flash avec brio le bloc 3 (une dalle qu’il sera le seul à enchaîner avec l’un de ses compatriotes finaliste), avant de conclure magistralement par un nouveau flash sur le dernier bloc !

© IFSC

Avec trois tops et quatre zones, il termine à 84.4 points, inscrivant une troisième médaille d’or consécutive à son palmarès., Il égale ainsi le record de l’Autrichien Kilian Fischhuber.

Je suis tellement heureux de gagner à Salt Lake City. Trois médailles d’or cette saison, c’est incroyable ! Bien sûr, je veux maintenant gagner une quatrième médaille, mais je vais essayer de ne pas y penser. Je veux juste me concentrer sur ma compétition et essayer de gagner à Prague lors de la prochaine Coupe du Monde de bloc de la saison.

© IFSC

Autre membre de l’armada japonaise, Sohta Amagasa s’offre l’argent avec 69.6 points. Il valide les deux premiers blocs (en deux et trois essais), et accroche les zones sur les deux suivants. Une régularité payante, qui lui permet de monter sur son premier podium international de l’année.

Bien sûr, l’or aurait été parfait, mais j’ai vraiment apprécié cette compétition !

© IFSC

Le suspense était total jusqu’au dernier bloc pour le Coréen Dohyun Lee. Après deux zones sur les blocs 1 et 3, et un top sur le 2, il savait qu’un enchaînement du dernier passage était indispensable pour monter sur le podium.

En deux essais, c’était chose faite : 69.5 points et une médaille de bronze à la clé, pour un dixième podium en Coupe du Monde.

© IFSC

Une sixième place frustrante pour Mejdi Schalck

Malgré une belle forme en qualifications et demi-finales, Mejdi Schalck n’a pas réussi à s’exprimer pleinement en finale. Sur le premier bloc, il prend une zone, puis valide un joli top dans le deuxième bloc. Mais il échoue dans les deux derniers blocs de la finale, accrochant toutefois les zones. Il termine avec 54.4 points, à moins d’un point de la 5e place.

Un score qui reflète une finale solide mais trop juste dans une compétition extrêmement relevée, où chaque essai comptait.

© IFSC

L’Américain Colin Duffy, qui grimpait devant ses fans, a longtemps cru au podium après avoir grimpé en premier et signé un top et deux zones. Avec 59.6 points, il termine finalement 4e.

Meichi Narasaki, possiblement diminué par une blessure, prend la 5e place avec 54.8 points.

Enfin, Yuji Fujiwaki termine 7e avec un seul top et deux zones (44.3 points), devant Rei Sugimoto, dont c’était la dernière apparition internationale, qui ferme la marche avec 29.5 points.

Les résultats complets de la finale

Avec cinq Japonais en finale sur huit, la suprématie asiatique s’est une nouvelle fois affirmée. L’émotion était également au rendez-vous avec les adieux touchants de Rei Sugimoto, salué par ses coéquipiers et le public américain.

Cap désormais sur Prague, du 6 au 8 juin, où Mejdi Schalck et les autres Français tenteront de reprendre leur place sur le podium face à des Japonais décidément intouchables !

© IFSC

La suite de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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“Burden of Dreams” : Lee Sung Su revient… et enchaîne le bloc à la perfection !

22 Mai

Quelques jours après un premier run réussi mais entaché d’un léger doute, Lee Sung Su est retourné dans “Burden of Dreams” pour en avoir le cœur net. Le Coréen a cette fois dompté le bloc dans les règles de l’art, signant une ascension irréprochable du 9A le plus mythique du monde.

Souvenez-vous : il y a quelques jours, nous vous parlions du dilemme éthique qui entourait la cinquième ascension de “Burden of Dreams” par le Coréen Lee Sung Su. Un enchaînement parfait… ou presque, puisque son tee-shirt avait effleuré le crash pad lors du départ. Un détail qui avait suscité un vif débat au sein de la communauté….

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : avec humilité et détermination, Lee est retourné dans “Burden of Dreams”, et a remis les points sur les i : cette fois, le bloc est enchaîné dans les règles de l’art !


Une éthique irréprochable

Il aurait pu valider sa croix. Beaucoup l’auraient fait. Après tout, lors de sa première réussite, la « touchette » de son tee-shirt sur le crash pad s’était produite alors qu’il était toujours dans la position de départ, sans que cela n’ait eu de réelle incidence sur la difficulté du mouvement. Même des grimpeurs reconnus comme Alex Megos ou Yannick Flohé s’étaient montrés indulgents et bienveillants et dans l’humour dans leurs commentaires.

Si j’en étais resté à ce run avec touchette, j’en aurais été hanté toute ma vie…

© Coll. Sung Su

Mais Lee Sung Su ne voulait laisser aucune place au doute. « Je savais que ce n’était pas un enchaînement parfait. Et “Burden of Dreams” mérite qu’on le respecte jusqu’au bout », confie-t-il.

Alors, il est revenu, dès la session suivante. Et cette fois, aucun bout de tissu ni mouvement parasite ne s’est interposé entre lui et l’histoire : il a réalisé la cinquième ascension du premier 9A bloc du monde dans un style impeccable, propre et sans bavure.

“Burden of Dreams” : un bloc mythique

Depuis sa première ascension par Nalle Hukkataival en 2016, “Burden of Dreams”, situé à Lappnor en Finlande, est devenu un symbole ultime dans le monde du bloc. Il aura fallu quatre années au Finlandais pour venir à bout de cette ligne minimaliste mais impitoyable, gravée dans un granite rugueux et cruel.

Pendant longtemps, le bloc est resté sans répétition. Il aura fallu attendre 2023 pour que Will Bosi en signe la deuxième ascension, suivi par Simon Lorenzi en décembre de la même année, puis Elias Iagnemma en mars 2024. Aujourd’hui, c’est donc Lee Sung Su qui entre dans ce cercle très fermé.

© Coll. Sung Su

Comme Simon Lorenzi, le grimpeur coréen a utilisé une nouvelle méthode : une lolotte après le premier mouvement, qui lui a permis de mieux se positionner pour entrer dans le crux.

Au-delà de la performance physique — qui, soyons clairs, est immense —, c’est surtout l’état d’esprit de Lee Sung Su qui force le respect. Car il ne s’agissait pas uniquement de cocher une case dans son carnet de croix. Il s’agissait de l’honnêteté envers lui-même, envers la ligne, et envers tous les grimpeurs qui rêvent un jour de poser leurs doigts sur ces cinq prises mythiques. Et c’est là tout ce qui rend cette histoire si forte.

© Coll. Sung Su

Avec cette nouvelle ascension, Lee Sung Su ne signe pas seulement la cinquième répétition de “Burden of Dreams” : il referme une parenthèse pleine d’humanité et d’humilité, qui rappelle que l’éthique, dans l’escalade, reste un pilier fondamental.

Un message fort, dans une discipline où la performance prend parfois le pas sur l’intention.


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Cinq Français, cinq médailles : l’équipe de France brille à la Coupe du Monde de para escalade de Salt Lake City

22 Mai

La saison internationale de para escalade est officiellement lancée, et les grimpeurs français n’ont pas manqué leur entrée en matière ! À Salt Lake City, première étape du circuit mondial 2025, les cinq athlètes tricolores engagés ont tous décroché une médaille, avec pas moins de quatre titres à la clé.

Une performance remarquable qui place la France deuxième au tableau des médailles, juste derrière les États-Unis.


Lucie Jarrige et Thierry Delarue en or, d’un cheveu !

Dans la catégorie AL2 (athlètes amputés d’un membre inférieur, utilisant une prothèse), la Française Lucie Jarrige a une nouvelle fois prouvé son incroyable régularité. Elle s’offre sa 13e médaille d’or en Coupe du Monde, consolidant un palmarès déjà impressionnant.

“Il y a de plus en plus d’athlètes, donc gagner devient de plus en plus difficile, confie-t-elle. Avec l’inclusion de ce sport aux Jeux Paralympiques, nous sommes tous très enthousiastes, mais aussi un peu stressés, je dirais ! C’est une expérience complètement nouvelle pour nous, et nous sommes impatients d’y participer. Aujourd’hui les voies étaient agréables, l’ambiance géniale et l’organisation au top !”

© IFSC

Son compatriote Thierry Delarue l’a imité en remportant la médaille d’or chez les hommes, au terme d’un duel serré qui s’est joué à un mouvement près (44+ à 44). Une victoire précieuse pour celui qui pourrait marquer les Jeux Paralympiques à Los Angeles en 2028.

Solenne Piret et Aloïs Pottier confirment leur domination

Autre figure incontournable du circuit, Solenne Piret s’est imposée dans la catégorie AU2 (amputation ou limitation fonctionnelle d’un membre supérieur). Elle décroche ainsi la 11e médaille d’or de sa carrière, poursuivant une série de victoires impressionnante ! À ce jour, elle reste invaincue à l’international.

Chez les hommes, Aloïs Pottier a une fois encore démontré sa régularité en s’imposant dans la catégorie RP1. Présent sur tous les podiums depuis ses débuts, il confirme lui aussi son statut de référence mondiale.

© IFSC

Une médaille d’argent pour Elsa Boutel Ménard

Dans la catégorie B3 (déficience visuelle légère, avec une acuité visuelle réduite ou un champ visuel restreint), Elsa Boutel Ménard complète ce sans-faute français en montant sur la deuxième marche du podium, à 16 ans seulement. Une performance solide qui vient clore une compétition parfaite pour l’équipe de France.

© IFSC

Au total, ce sont cinq podiums en cinq participants pour la délégation française à Salt Lake City, avec quatre médailles d’or et une d’argent. Seule la nation hôte, les États-Unis, a fait mieux en nombre de médailles.

Le tableau des médailles

Nation Or Argent Bronze Total
États-Unis 5 3 6 14
France 4 1 0 5
Japon 3 3 1 7
Autriche 3 1 0 4
Allemagne 1 2 2 5
Roumanie 1 2 0 3
Italie 1 1 0 2
Israël 1 0 0 1

 

Prochaine étape : les Championnats du Monde à Séoul, en Corée du Sud, en septembre. D’ici là, les Bleus peuvent savourer leur début de saison parfait !


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Coupe du Monde : les Bleus attendus au tournant à Salt Lake City !

22 Mai

Après une première manche américaine explosive au Brésil, le circuit de la Coupe du Monde fait escale ce week-end aux États-Unis, à Salt Lake City. 124 grimpeurs venus du monde entier sont attendus sur les murs américains, dont une équipe de France très en forme, prête à confirmer sa brillante prestation de Curitiba !

Voici toutes les infos sur cette compétition.


À peine remis de l’électrisante Coupe du Monde de Curitiba, les meilleurs grimpeurs et grimpeuses du globe se retrouvent ce week-end à Salt Lake City pour la troisième étape du circuit international de bloc.

Un rendez-vous immanquable, où 124 grimpeurs (67 hommes et 57 femmes) s’aligneront au départ dans l’espoir de faire briller leurs couleurs sur le sol américain.

 Les Tricolores en quête de confirmation

Tous les regards seront tournés vers l’équipe de France, éblouissante le week-end dernier au Brésil. Avec une médaille d’or décrochée par Naïlé Meignan, une médaille d’argent pour Oriane Bertone chez les femmes, et un superbe podium pour Mejdi Schalck chez les hommes, les tricolores ont largement dominé la compétition de Curitiba. Un bilan qui place la France comme l’équipe en forme du moment sur le circuit international !

© IFSC

Mais cette réussite brésilienne soulève désormais des interrogations : nos Français parviendront-ils à réitérer l’exploit à Salt Lake City, face à une concurrence toujours plus dense ? À Naïlé Meignan, fraîchement couronnée de sa première médaille d’or en Coupe du Monde parviendra-t-elle à confirmer son éclatante performance brésilienne ?

Pour ceux qui n’ont pas atteint leurs objectifs à Curitiba, cette nouvelle étape offre une opportunité précieuse de rebondir et se rattraper face à une concurrence toujours plus dense.

© IFSC

Pour cette nouvelle étape, la composition de l’équipe de France reste identique à celle de Curitiba :

Femmes Hommes
Zélia Avezou Sam Avezou
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Naïlé Meignan Paul Jenft
Agathe Calliet Adrien Lemaire
Léo Favot
Thomas Lemagner

Un plateau de très haut niveau

Comme à chaque étape de Coupe du Monde, la densité du plateau promet un spectacle de grande qualité. Chez les hommes, les Japonais, emmenés par le leader du classement général Sorato Anraku, seront une nouvelle fois redoutables avec notamment Tomoa Narasaki, Meichi Narasaki, Rei Sugimoto ou encore Sohta Amagasa.

© IFSC

Du côté européen, la délégation britannique (Toby Roberts, Hamish McArthur, Max Milne…), l’armada allemande, l’Italie, l’Autriche ou encore la Slovénie viendront jouer les trouble-fête. Quant aux locaux, les Américains, menés par Colin Duffy, évolueront à domicile avec une motivation décuplée !

Chez les femmes, la lutte s’annonce tout aussi intense avec les redoutables Japonaises (Miho Nonaka, Anon Matsufuji, Futaba Ito…), les Allemandes, Italiennes et Britanniques. Oceania Mackenzie, l’Australienne en forme du moment, pourrait également créer la surprise.

Sans oublier les Américaines, donc l’actuel n°1 mondiale Annie Sanders, qui grimpera devant son public aux côtés de Kyra Condie, Cloe Coscoy…). Étape à domicile oblige, les États-Unis seront la nation la plus représentées avec 18 grimpeurs au départ de cette Coupe du Monde !

© IFSC

Le programme

Décalage horaire oblige, voici le programme complet de la Coupe du Monde de Salt Lake City, heures françaises :

Vendredi 23 mai

17h00 – 22h30 : Qualifications femmes (1 groupe)

Samedi 24 mai

00h30 – 4h10 : Qualifications hommes (2 groupes)
18h00 – 20h30 : Demi-finale femmes

Dimanche 25 mai

1h00 : Finale femmes
18h00 – 20h30 : Demi-finale hommes

Lundi 26 mai

1h00 : Finale hommes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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Lee Sung Su face à un dilemme après sa possible ascension de “Burden of Dreams” 9A !

21 Mai

C’est une performance hors norme, mais qui suscite un débat inattendu. Le Coréen Lee Sung Su vient de signer la cinquième ascension de Burden of Dreams 9A, l’un des blocs les plus mythiques au monde. Mais une touche involontaire de son tee-shirt sur le crash pad au départ soulève une question éthique : peut-on valider la croix ?

C’est l’un des blocs les plus mythiques – et redoutés – de la planète. “Burden of Dreams”, premier 9A bloc de l’Histoire, situé en Finlande, n’avait été enchaîné que par quatre grimpeurs avant ce week-end. Mais un cinquième nom vient s’ajouter à cette liste très fermée : celui du Coréen Lee Sung Su, qui a réussi à venir à bout de cette ligne, rendue célèbre par Nalle Hukkataival en 2016.

Seulement voilà : cette croix, que beaucoup qualifieraient de légendaire, se retrouve aujourd’hui entachée d’un doute… éthique.

Un tee-shirt qui effleure le crash pad

Sur son post Instagram, Lee Sung Su partage fièrement la vidéo de son ascension. Une prestation impressionnante, sans erreur, dans un style puissant et maîtrisé. Sauf qu’en revisionnant les images le lendemain, il remarque un détail : au moment d’impulser le premier mouvement du départ assis, son tee-shirt touche légèrement le crash pad.

Je n’ai rien senti sur le moment, sinon je me serais arrêté. Je sais que c’est techniquement une touchette, mais je vous jure que ça n’a rien changé à l’effort. Je n’arrive pas à croire que ça me soit arrivé… Ce n’est pas une ascension parfaite, mais qu’en pensez-vous ?

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par 이성수 (@lee_sung_su99)

Peu connu du grand public car rarement mis en lumière, Lee Sung Su n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Spécialiste du bloc, il a signé des performances majeures sur des lignes emblématiques comme “Monkey Wedding”, “The Finnish Line” à Rocklands, ou encore “Dreamtime” à Cresciano. Il a également enchaîné le mythique “Lucid Dreaming” 8C, sur le bloc culte de Grandpa Peabody, avant de réaliser l’effrayant highball “The Process” 8C+.

Polyvalent, il a aussi prouvé sa valeur en falaise, atteignant le 9a+ avec “First Ley” à Margalef. À cela s’ajoute une présence régulière sur le circuit international, en bloc comme en difficulté, sous les couleurs de la Corée du Sud.

Validé ou pas validé ?

Le débat est lancé : cette touchette invalide-t-elle l’ascension ?

Dans les règles tacites du bloc, une “touchette” (quand une partie du corps touche involontairement un élément extérieur, comme un arbre, un mur ou un pad) est généralement considéré comme une aide extérieure, donc comme une tentative nulle. Mais ici, il s’agit uniquement d’un contact fugace entre le tissu du tee-shirt et le pad, sur un départ assis, sans que cela semble impacter le mouvement ou offrir un quelconque soutien.

Le monde de l’escalade se divise : certains puristes exigeraient une ascension « 100 % clean » pour valider la croix. D’autres, plus souples, estiment qu’un tee-shirt qui frôle un pad n’a pas d’incidence réelle et ne devrait pas remettre en cause un effort aussi colossal.

© Coll. Sung Su

La communauté réagit !

Parmi les réactions notables, Alex Megos, toujours prompt à détendre l’atmosphère, tranche avec humour :

Mec, la police du bloc dit que c’est un enchaînement parfait 🙌 Quel effort !!! Si fort ! Félicitations 🙌

De son côté, Yannick Flohé y va aussi de son avis très pragmatique :

Tu peux rebondir avec ton cul ou ton tee-shirt sur le pad autant que tu veux. Tant que tu es encore dans la position de départ, ça compte juste comme des essais en plus.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Chez Planetgrimpe, on salue d’abord l’honnêteté exemplaire de Lee Sung Su, qui aurait très bien pu taire ce détail, tant il est infime. Mais sa franchise ouvre un débat : qu’est-ce qu’une ascension « valide » ? Et jusqu’où faut-il pousser l’exigence d’éthique en escalade ?

Alors, croix ou pas croix ? Dites-nous en commentaires ce que vous pensez de cette situation : valideriez-vous cette ascension de “Burden of Dreams” ? Ou considérez-vous que le tee-shirt sur le pad est une faute ? Le débat est lancé !


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Naïlé Meignan livre un message fort après sa première victoire en Coupe du Monde

21 Mai

Elle vient de décrocher la première victoire en Coupe du Monde de sa carrière… Mais au lieu de parler uniquement performance ou résultat, Naïlé Meignan a choisi d’ouvrir son cœur. Dans un message bouleversant, la grimpeuse française revient sur son parcours, ses doutes, et surtout ce qui donne du sens à sa pratique. Une prise de parole rare et précieuse, qui mérite qu’on s’y attarde.

Le week-end dernier, Naïlé Meignan a inscrit son nom au palmarès des gagnantes d’une Coupe du Monde de bloc en remportant la victoire à Curitiba, au Brésil. Mais pour la grimpeuse française de 21 ans, cette première victoire en Coupe du Monde ne se résume pas à un chiffre, une ligne dans un classement ou un moment de gloire. C’est une histoire, un chemin.

Quelques heures après son sacre, Naïlé a partagé avec émotions ses pensées. Un message sincère et profond, dans lequel elle revient sur le sens de cette victoire et ce qu’elle représente vraiment.

© IFSC

« Je me souviens qu’après avoir été championne du monde chez les jeunes, on m’a dit : “C’est chouette, mais ça ne compte pas vraiment.” »

Cette phrase, qu’on lui a adressée en août 2021, l’avait blessée. Pourtant, ce n’était pas son ego qui parlait. C’était plus profond que cela : c’était le sentiment que ce qu’elle vivait, ce qu’elle construisait, ce qu’elle exprimait à travers l’escalade, avait été nié, réduit à une performance éphémère.

Mais aujourd’hui, Naïlé comprend. Elle comprend que cette victoire à Curitiba n’est pas l’effacement de ses années jeunes, mais l’aboutissement d’un processus. Le fruit de la résilience, de la passion, du doute, du travail invisible… Le sommet d’un long chemin qu’elle a emprunté avec détermination.

« Ce n’est pas important de savoir si les gens vont plutôt se souvenir de si j’ai été championne du monde chez les jeunes ou si j’ai gagné une coupe du monde senior. Ce qui est important, c’est d’être consciente de l’engagement que j’y ai mis pour chacun d’eux. », affirme-t-elle.

© IFSC

Au-delà des résultats, ce que Naïlé célèbre au lendemain de sa victoire au Brésil, c’est la richesse des émotions vécues. Ce sont les moments intimes qui forgent une athlète : les échecs, les discussions avec l’équipe, les gouttes de sueur à l’entraînement, mais aussi les doutes et les silences pleins d’espoir. Tout ce qui ne se voit pas dans un palmarès.

“Ce sont des moments subtils. Ces moments vont bien au-delà d’une simple performance sportive ; ce sont des moments d’une profondeur unique, des sentiments précieux qui ne sont pas quantifiables ou qualifiables, qui ne se mesurent pas sur un palmarès. Ils sont précieux parce qu’ils sont tellement intimes qu’ils me transforment, me forment et me construisent en tant qu’être humain”, explique Naïlé.

© IFSC

Et puis, il y a ce sourire. Ce sourire simple, éblouissant, mais surtout profondément sincère. Celui qu’on a vu s’illuminer sur son visage à l’annonce de la victoire. Un sourire qui dit tout sans avoir besoin de mots. Il en dit long sur qui est Naïlé Meignan : une grimpeuse passionnée, connectée à ses émotions, portée par une joie authentique. Ce sourire-là n’est pas une posture. Il est le reflet fidèle d’une grimpeuse qui grimpe comme elle est : entière, sensible, et lumineuse.

« Ce qui est important, c’est ce que je crée avec ceux qui m’entourent. C’est mon identité que j’exprime à travers ma grimpe. », confie la Chambérienne.

Naïlé Meignan grimpe pour s’exprimer, pour créer, pour partager. Elle ne court pas derrière la reconnaissance mais derrière la justesse : celle de sa grimpe, celle de ses émotions.

© IFSC

« Je prends le temps d’être reconnaissante, reconnaissante de vivre ces moments que m’apportent l’escalade. »

Curitiba restera gravée comme le théâtre de sa première victoire. Mais dans le cœur de Naïlé Meignan, ce n’est pas la ligne d’arrivée qui compte. C’est tout le chemin parcouru pour y arriver. Et à travers ses mots, elle nous rappelle une vérité essentielle : les plus grandes victoires sont intérieures.


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Triplé pour l’équipe de France jeune au Championnat d’Europe de bloc !

21 Mai

Trois titres de champions d’Europe en un seul week-end : l’équipe de France jeune de bloc a frappé fort à Curno, en Italie. À l’occasion des Championnats d’Europe jeunes de bloc, Lily Abriat, Arthur Rebollo et Samuel Richard ont chacun décroché l’or dans leur catégorie, offrant à la France une moisson éclatante et un triplé inédit.

Alors que les projecteurs étaient braqués sur la Coupe du Monde de Curitiba et les Championnats de France jeunes de difficulté à Quimper, une autre compétition majeure se jouait ce week-end à Curno, en Italie : les Championnats d’Europe jeunes de bloc 2025.

Et les Bleuets ont brillé de mille feux, raflant la moitié des titres mis en jeu, avec trois médailles d’or dans leurs valises !


Lily Abriat, de la confirmation à la consécration

Championne du monde U20 en août dernier en Chine, Lily Abriat arrivait à Curno avec un statut de favorite assumé chez les U21.

Et la Française a parfaitement répondu aux attentes ! Intouchable en qualifications puis en demi-finale (score maximal à chaque tour en toppant tous les blocs), elle a dû sortir les crocs en finale face à l’Ukrainienne Anastasiia Kobets, qui n’a cédé que 0.2 points. Une victoire sur le fil, mais ô combien précieuse pour Lily, qui décroche enfin l’or européen après une frustrante quatrième place l’an passé.

© Coll. Kobets

Arthur Rebollo, la surprise du chef

Chez les U21 garçons, Arthur Rebollo a écrit l’une des plus belles histoires du week-end. Seulement neuvième des qualifications, il est monté en puissance à chaque tour pour aller chercher la médaille d’or lors de sa toute première compétition internationale !

Troisième en demi-finale, il a réalisé une finale solide en signant quatre tops, battant le grand favori bulgare Nikolay Rusev d’un souffle : 0.3 points d’avance seulement.

J’avais imaginé ce moment. La veille de la finale, les yeux grands ouverts dans le noir. Il y a une semaine, en préparant mon sac. Il y a un mois, téléphone en main, lisant ces mots : « tu es sélectionné(e) ». L’an dernier, après avoir échoué. Il y a deux ans, en regardant le live, seul(e) dans ma chambre, en espérant qu’un jour ce serait mon tour. Il y a quatre ans, quand j’ai commencé à vraiment concourir, en m’engageant pleinement dans le jeu.

Je poursuis ce titre depuis des années. Pas des mois — des années. J’ai échoué, j’ai vu les autres réussir pendant que je restais derrière. Et soyons honnêtes : je n’étais même pas dans la course. Ils ne regardaient pas dans leur rétroviseur : je n’étais pas là. Quatre refus, quatre étés à m’entraîner dans l’ombre. Quatre saisons à avaler la même vérité amère : je n’ai pas fait ce qu’il fallait, au moment où il le fallait. Personne ne croyait en moi. Sauf moi.

Alors oui, cette médaille compte. Mais pas parce qu’elle prouve quelque chose aux autres. Parce qu’elle prouve quelque chose à toutes les versions de moi qui ont continué quand plus rien n’avait de sens. Ce n’est pas une médaille. C’est un message. Pour les outsiders. Pour ceux qui reviennent, encore et encore, sans être remarqués, sans être invités, sous-estimés. Pour ceux qui ont raté leur chance. Pour ceux qui n’en ont jamais eu. Pour ceux qui en méritent une. J’ai eu ma chance. Et j’ai tout donné. Mais la vérité ? Même là, ce n’était pas entièrement entre mes mains. Le résultat ne l’est jamais.

Alors non, je ne vais pas faire semblant que tout ça ne dépendait que de la performance. C’était une question de timing. De feu. D’alignement. De cette étincelle qui, enfin, est tombée au bon moment. Cette victoire n’est pas une fin. C’est un départ. Et si tu penses que c’était la destination… tu n’as encore rien vu. Je ne fais que commencer.

Arthur Rebollo

© IFSC

Samuel Richard, une domination sans appel

Déjà champion d’Europe U18 l’année dernière, Samuel Richard a remis ça en U19. Le Français a littéralement survolé la compétition, remportant les qualifications puis écrasant la finale avec 99.4 points, soit plus de 40 points d’avance sur son poursuivant !

En effet, notre jeune tricolore s’est offert les quatre tops en finale, quand son plus proche rival, le Tchèque Lukas Mokrolusky n’a enchaîné qu’un bloc !

© Coll. Richard

La France sacrée meilleure nation européenne

Grâce à ses trois médailles d’or, la France termine largement en tête du classement des nations, devant Israël et l’Espagne. Une performance collective impressionnante, qui confirme l’excellent travail mené ces dernières années auprès des jeunes grimpeurs tricolores.

Nation Or Argent Bronze Total
🇫🇷 France 3 0 0 3
🇮🇱 Israël 1 2 1 4
🇪🇸 Espagne 1 0 2 3
🇩🇪 Allemagne 1 0 0 1
🇺🇦 Ukraine 0 2 0 2
🇨🇿 Tchéquie 0 1 1 2
🇧🇬 Bulgarie 0 1 0 1
🇦🇹 Autriche 0 0 1 1
🇮🇹 Italie 0 0 1 1

 

La prochaine étape du circuit européen jeunes de bloc se déroulera à Molde, en Norvège, les 24 et 25 mai, pour la dernière Coupe d’Europe de la saison dans la discipline.

Après un tel week-end, soyons sûrs que nos jeunes Français auront à cœur de poursuivre sur cette belle dynamique !

© IFSC


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Historique : Will Bosi libère un nouveau 9A bloc !

20 Mai

Nouvelle prouesse pour William Bosi ! Le grimpeur écossais signe la première ascension d’un nouveau 9A bloc : “Realm of Tor’ment”.

Une réalisation majeure qui confirme son statut unique : celui du grimpeur le plus prolifique dans le neuvième degré, et l’un des rares à avoir su repousser les limites de la discipline !


Le Britannique William Bosi vient de franchir un nouveau cap dans sa carrière. À 26 ans, le grimpeur d’Édimbourg vient de réaliser la première ascension de “Realm of Tor’ment”, un projet mythique du site de Raven Tor, pour lequel il propose la cotation de 9A.

Avec cette réalisation, il s’agit seulement du deuxième 9A bloc du Royaume-Uni, après “Spots of Time” libéré par Aidan Roberts, et du premier bloc de ce niveau jamais ouvert dans le célèbre Peak District.

© Band of Birds

Un projet de longue haleine

Située entre les voies “Hooligan” 8c et “Boot Boys” 8a+, “Realm of Tor’ment” est un véritable concentré de puissance. Le bloc ne compte que huit mouvements, mais chacun d’eux exige un engagement total : « C’est probablement le projet de bloc le plus long sur lequel j’ai travaillé, confie Bosi. Il m’a fallu plusieurs années et plus de dix séances cette saison pour enfin en venir à bout. »

L’enchaînement s’est joué à peu de choses : « J’ai réussi la section du bas et j’ai passé le crux, mais j’étais à deux doigts de tomber sur le dernier mouvement… » avoue le Britannique, encore sous le choc de la réussite.

© Band of Birds

Un 9A ? Oui, mais…

La ligne démarre sur une magnifique pince en tufa main gauche et une petite arquée main droite. Quatre mouvements exigeants conduisent à deux trous, où débute le crux : une relance sur une inversée tranchante, suivi d’une montée de pieds complexe. Vient alors le mouvement le plus dur du bloc, un jeté main gauche vers une réglette plate très mauvaise. « Ce seul mouvement pourrait valoir 8B+ à lui tout seul », estime Bosi.

Le nom initial du projet, “Burden of Nightmares”, faisait référence au célèbre 9A finlandais “Burden of Dreams”, en raison de la difficulté psychologique qu’il représentait. Et pour cause : « Sur un bloc aussi court, la cotation dépend énormément du style et de la méthode. Mais en comparant avec d’autres 8C+ que j’ai faits, comme “Brain Rot” ou “Ephyra”, celui-ci est clairement un cran au-dessus », affirme-t-il.

Selon lui, “Realm of Tor’ment” est comparable à “Spots of Time”, qu’il avait répété l’automne dernier : deux blocs courts, intenses, et d’un niveau supérieur à tout ce qu’il avait fait auparavant

© Band of Birds

Un cinquième 9A pour Bosi, précurseur d’une ère nouvelle

Will Bosi n’est pas un grimpeur comme les autres. En 2023, il est devenu le deuxième grimpeur de l’Histoire à enchaîner un 9A bloc, après Nalle Hukkataival et son légendaire “Burden of Dreams”.

Depuis, il est le grimpeur le plus accompli dans cette cotation ultime, avec cinq blocs 9A revendiqués à son actif :

  • “Alphane” – 2022 (troisième ascension)
  • “Burden of Dreams” – 2023 (première répétition)
  • “Return of the Sleepwalker” – 2024 (première répétition)
  • “Spots of Time” – 2024 (premiere répétition)
  • “Realm of Tor’ment” – 2025 (première ascension)

À ce jour, personne n’a égalé cette performance.

Ce nouveau succès s’inscrit dans une période particulièrement productive pour le grimpeur écossais, qui a également récemment répété “Excalibur” 9b+ à Arco, l’une des voies les plus dures d’Italie.

Will Bosi prévoit désormais de continuer à grimper au Royaume-Uni avant de retourner sur ses projets à travers le monde dans les mois à venir…

© Band of Birds


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