Le jeune Christof Rauch réalise l’un des blocs les plus durs du monde !
29 Jan
En 2005, l’américain Dave Graham ouvrait “The Story of Two Worlds”, l’un des blocs les plus durs de l’époque, cotant 8C. Mêlant technique de contre-pointes et compressions énormes, il aura fallu attendre plus de cinq ans pour que ce bloc ultra-physique soit répété par Dai Koyamada, le 12 Mai 2010.
Quelques années plus tard, le 22 Mars 2012, le japonais faisait alors sensation, en enchaînant “The Story of Two Worlds”, départ bas. En effet, Dai proposait de commencer par des prises plus basses, rendant le début plus naturel selon lui. À l’époque, alors que “The Story of Two Worlds” était considéré comme proche de l’impossible en 2005, Dai créer l’exploit, cotant cette nouvelle version 8C+.
Depuis ce jour, personne n’avait réussi à répéter cette ligne… Personne, jusqu’à ce week-end !
Paweł Jelonek et Christof Rauch se rendent à Cresciano, et enchaînent ensemble la version classique de “The Story of Two Worlds”, ouverte par Dave Graham.
Sans grandes convictions, Christof regarde alors de plus près le départ bas. Il commence à essayer les mouvements, pour que quelques minutes plus tard, il se retrouve une nouvelle fois au sommet du bloc, ayant cette fois-ci enchaîné la version basse, signant au passage la toute première répétition de ce bloc.
En pleine progression, ce jeune bloqueur de 23 ans, a enchaîné, depuis quatre ans, plus de 100 blocs dans le 8A et plus chaque année.






























C’est avec uniquement 2 séances de résine en 1 mois que je suis arrivé à Arco ! Je n’avais pas vraiment le droit à l’erreur. Il me fallait rentrer en finale pour poursuivre la saison. Et malgré le stress que tout s’arrête, j’ai passé deux jours où j’ai pris du plaisir à chaque instant, que ça soit sur le mur ou en dehors.
S’en est suivi une autre finale, quelques semaines plus tard, à Edimbourg où je loupe le podium de peu, départagé par les résultats des demi-finales Puis deux compétitions en Chine, d’où je retiendrai de bon moments et de bonnes sensations.
Mention spéciale à la coupe du monde de Xiamen où les conditions météo pendant les demi-finales ont été plutôt “extrêmes”. Après m’être ré-échauffé une bonne dizaine de fois avant de passer, j’ai attendu bien 45min derrière le mur ne sachant pas vraiment si j’allais pouvoir grimper. L’avantage dans ce genre de conditions, c’est qu’avec un vent à 100km/h on a l’impression d’être seul au monde, on ne s’entend même pas respirer donc pas de risque d’être perturbé… La contre partie c’est qu’avec des rafales pareilles, pas facile de rester en équilibre ou même de mousquetonner les dégaines qui sont parfois à l’horizontale. Ajouter à ça, un jeté en diagonale (non anticipé à la lecture) et vous avez le cocktail parfait pour une voie dont je me souviendrai longtemps… Résultat: premier non-qualifié en finale, départagé aux qualifications… Certains diraient “en équipe de France on n’est pas les plus affûtés, mais qu’est ce qu’on se marre”.
































