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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Simon Lorenzi s’offre “Permanent Midnight low” 8C+ et un 8B+ flash à Fionnay !

25 Sep

Le Belge Simon Lorenzi démarre fort sa saison automnale en Suisse. De passage à Fionnay, il a signé deux performances de haut vol : la troisième ascension de “Permanent Midnight low” 8C+ et un flash de “Compass North” 8B+.

Le mois dernier, on l’avait laissé à Magic Wood, où il avait enchaîné dans la même journée un 8C+ et un 8C. Cette fois, c’est dans une autre zone suisse très réputée et très fréquentée, Fionnay, que Lorenzi s’est illustré. Il y signe deux nouveaux exploits !


Ouverte par Clément Lechaptois en mai dernier, “Permanent Midnight low” est la version basse du classique “Permanent Midnight” 8A+ de Dave Graham. Lechaptois a ajouté une section intense sur inversés et mauvais pieds, augmentant ainsi considérablement la difficulté de la ligne. Le Français avait proposé la cotation de 8C+, une note confirmée il y a quelques jours par Pietro Vidi, le premier répétiteur, et désormais validée par Lorenzi.

Le Belge a failli s’offrir le passage dès la veille, chutant dramatique­ment sur le dernier mouvement. Il aura fallu revenir le jour suivant, juste avant la pluie, pour conclure :

Je suis tombé au dernier mouvement et j’ai dû revenir le lendemain pour finir, lors de ma toute dernière journée avant la pluie. Je suis très motivé à revenir pour tester la version directe, qui pourrait bien grimper jusqu’au 9A !

 

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Dans la foulée, il a enchaîné “Compass North” 8B+ dès sa première tentative, une autre création de Clément Lechaptois. Une performance rare, puisque malgré ses nombreuses croix dans le 8C/9A, Lorenzi n’avait encore jamais réussi à flasher un bloc de ce niveau.

La patience a été la clé. J’ai attendu le bon moment pour essayer, et même si le bloc m’a semblé un peu soft pour la cotation, cela reste le passage le plus dur que j’ai réussi à flasher.

© Coll. Lorenzi

Après une solide carrière en compétition, Simon Lorenzi se concentre désormais sur le rocher. Il fait partie du cercle restreint des grimpeurs comptant le plus de blocs dans le neuvième degré, avec quatre 9A à son actif. Le premier fut “Soudain Seul” à Bleau. Puis, il a répété “Alphane”, “Burden of Dreams” et “Return of the Sleepwalker”. Et quand il ne coche pas du 9A, il collectionne les classiques extrêmes comme “Off the Wagon low” ou “La Révolutionnaire”, tous deux 8C+.

L’automne ne fait que commencer, et au vu de sa forme actuelle, le Belge pourrait bien nous réserver encore quelques surprises sur le granit suisse…


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Un nouveau record du monde de vitesse en escalade !

24 Sep

Historique ! La finale féminine de vitesse des Championnats du monde de Séoul a offert un moment que l’on n’est pas prêt d’oublier : la Polonaise Aleksandra Miroslaw a battu son propre record du monde, stoppant le chrono à 6’’03.

Une performance hallucinante qui lui permet de décrocher son troisième titre mondial, confirmant son statut incontesté de reine de la discipline !


Miroslaw, plus rapide que jamais !

Après avoir survolé les qualifications avec près d’une demi-seconde d’avance sur toutes ses rivales, Aleksandra Miroslaw a haussé le rythme en finale, et a conclut la compétition par un dernier duel d’anthologie ! Dans un remake de la finale olympique qui l’opposait à la Chinoise Deng Lijuan, la Polonaise a frappé le buzzer en premier.

Son temps de 6’’03 efface son précédent record (6’’06, établi aux Jeux Olympiques de Paris 2024) et la rapproche encore un peu plus de la barrière mythique des 6 secondes.

Ce titre là est spécial ! Après les Jeux Olympiques, l’année suivante est toujours difficile pour les athlètes qui y ont participé, donc je suis heureuse de remporter cette médaille d’or. Je pense que mon travail a payé !

© Slobodan Mišković

Sur le podium, on retrouve une hiérarchie désormais bien connue : Deng Lijuan prend l’argent avec un solide 6’’22, tandis que sa compatriote Zhou Yafei arrache le bronze (6’’34), après avoir dominé la Sud-Coréenne Jeong Jimin pour seulement quatre centièmes.

Historique des records du monde féminins – Vitesse

  • 24 septembre 2025 — Championnats du monde Séoul 🇰🇷
    6.03 | Aleksandra Miroslaw (POL) Nouveau record du monde
  • 5 août 2024 — Jeux Olympiques de Paris 2024 🇫🇷
    6.21 | Aleksandra Miroslaw (POL)
    6.06 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 15 septembre 2023 — Qualif. Européenne Rome 🇮🇹
    6.24 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 28 avril 2023 — Coupe du Monde de Séoul 🇰🇷
    6.25 | Aleksandra Miroslaw (POL)
    6.35 | Aleksandra Miroslaw (POL)
    6.37 | Aleksandra Miroslaw (POL)
    6.46 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 27 mai 2022 — Coupe du Monde de Salt Lake City 🇺🇸
    6.53 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 6 mai 2022 — Coupe du Monde de Séoul 🇰🇷
    6.64 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 6 août 2021 — Jeux Olympiques de Tokyo 2020 🇯🇵
    6.84 | Aleksandra Miroslaw (POL)
  • 21 novembre 2020 — Championnats d’Europe Moscou 🇷🇺
    6.96 | Iuliia Kaplina (RUS)
  • 19 octobre 2019 — Coupe du Monde de Xiamen 🇨🇳
    6.99 | Aries Susanti Rahayu (INA)
  • 26 avril 2019 — Coupe du Monde de Chongqing 🇨🇳
    7.10 | Yiling Song (CHN)
  • 22 juillet 2017 — World Games Wroclaw 🇵🇱
    7.32 | Iuliia Kaplina (RUS)
  • 30 avril 2017 — Coupe du Monde de Nanjing 🇨🇳
    7.38 | Iuliia Kaplina (RUS)
  • 23 avril 2017 — Coupe du Monde de Chongqing 🇨🇳
    7.46 | Iuliia Kaplina (RUS)

Capucine Viglione, seule Française en lice

Côté tricolore, Capucine Viglione représentait seule la France dans ce Championnat du Monde. Opposée à la Chinoise Zhang Mengli en huitièmes de finale, la Française a donné le meilleur, mais son 7’’00 n’a pas suffi face aux 6’’73 de son adversaire. Elle termine à la 12e place, loin de ses ambitions mais avec la satisfaction d’avoir porté haut les couleurs françaises.

© Planetgrimpe

Déjà détentrice du record national (6’’64), Capucine continue de s’installer comme le visage de l’équipe de France de vitesse, dans l’attente d’une relève capable de rivaliser avec la domination polonaise et chinoise.

Les résultats de la finale féminine

Le programme des Championnats du Monde

Toutes les heures sont indiquées en heure française

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Championnats du Monde : carton plein pour les Françaises en qualifications !

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Championnats du Monde : carton plein pour les Françaises en qualifications !

23 Sep

Les qualifications féminines de bloc à Séoul ont été un véritable spectacle ! Alors que les Japonaises et les étrangères affichaient une forme impressionnante, les Françaises n’ont pas manqué leur entrée dans la compétition, réalisant un véritable carton plein avec quatre qualifiées pour les demi-finales.


Contrairement aux hommes, pour qui un seul top suffisait à arracher son ticket pour les demi-finales, les 72 grimpeuses présentes au départ de ces Championnats du Monde de bloc devaient afficher beaucoup plus de constance. Ici, impossible de se cacher : il fallait au moins trois tops pour espérer voir la suite. Et si le circuit s’est montré plus généreux en réussites, il n’en a pas moins exigé sang-froid et maîtrise.

Futaba Ito au-dessus du lot

Parmi toutes les prétendantes, une grimpeuse a fait parler la poudre : Futaba Ito. La Japonaise a survolé les débats, enchaînant les blocs les uns après les autres avec une facilité déconcertante.

Elle a enchaîné tous les blocs du premier coup, ne ratant que son premier essai sur le premier bloc, pour un total époustouflant de 124,9 points sur 125 possibles. En plus de prendre la première place, la jeune grimpeuse de 23 ans envoie un signal très clair : elle sera l’une des femmes à battre dans ces Mondiaux.

© IFSC

La sensation Tamar Cohen

Mais la surprise du jour porte un nom : Tamar Cohen. À seulement 17 ans, l’Israélienne a retourné tous les pronostics. Jusqu’ici inconnue du grand public (39ème et 43ème lors de ses deux seules apparitions internationales !), elle a signé un incroyable 5/5 pour se hisser à la deuxième place.

Une révélation sortie de nulle part, qui donne déjà à ces Championnats une saveur inattendue.

© IFSC

 Cinq grimpeuses domptent l’intégralité du circuit

Les grandes favorites n’ont pas failli. Comme Futaba Ito et Tamar Cohen, trois autres grimpeuses ont réussi à enchaîner les cinq blocs du jour.

Janja Garnbret, toujours aussi impressionnante, réalise le carton plein avec 5 blocs enchaînés (dont 4 flash), pour un score de 124,6, ex-aequo avec… Oriane Bertone ! Très attendue sur cette compétition, la Française a confirmé son statut de prétendante sérieuse au podium en validant les cinq blocs, s’offrant une place bien méritée en demi-finale.

La Britannique Emma Edwards n’a pas démérité non plus avec un score de 124,2, s’assurant une solide place aux avant-postes.

© IFSC

Une entrée parfaite pour nos Françaises

Mais la meilleure nouvelle vient du clan tricolore. Les quatre Françaises engagées se qualifient pour les demi-finales !

Oriane Bertone en fer de lance, impeccable avec ses cinq tops, Zélia Avezou (11ème), solide malgré une petite contre-performance sur un bloc, qui confirme qu’elle sera bien présente cette semaine, Agathe Calliet (13ème), très efficace ce matin, qui décroche sa place sans trembler. Et enfin, Lily Abriat (23ème), qui participe à ses premiers Championnats du Monde seniors et qui a su trouver les ressources pour passer le cut malgré un circuit sélectif.

C’est très différent des Mondiaux jeunes. Là-bas, j’y allais toujours pour gagner, tandis qu’ici c’est avant tout une question d’expérience : profiter et donner le meilleur de moi-même. C’est une perspective différente.

À propos de ses qualifications, elle ajoute :

C’était bien. Mais honnêtement je me sentais un peu fatiguée, je ne sais pas si c’était à cause de la chaleur, mais c’était étrange. Les blocs étaient vraiment chouettes. Les physiques étaient assez durs : je pense que j’aurais pu en réussir un, mais l’autre était trop difficile.

Une chose est sûre : avec quatre Bleues encore en lice et une Oriane Bertone impériale, la France peut rêver grand à Séoul.

© IFSC

Les résultats des qualifications féminines

Pos.GrimpeurTop et Zone
1JPN Futaba Ito124.9
1ISR Tamar Cohen124.5
3FRA Oriane Bertone124.6
3GBR Emma Edwards124.2
3SLO Janja Garnbret124.6
6JPN Miho Nonaka109.8
7USA Annie Sanders109.7
7JPN Mao Nakamura109.7
7ITA Camilla Moroni109.7
7AUT Flora Oblasser109.0
11FRA Zélia Avezou99.5
11JPN Melody Sekikawa99.5
13FRA Agathe Calliet99.8
13CHN Yuetong Zhang99.2
15ISR Ayala Kerem99.1
15JPN Mashiro Kuzuu99.1
17KOR Chaehyun Seo94.7
17BEL Chloe Caulier94.6
19GBR Erin Mcneice94.5
19GER Anna Maria Apel94.0
21AUS Oceania Mackenzie84.9
21GBR Zoe Peetermans93.6
23SLO Jennifer Eucharia Buckley84.6
23FRA Lily Abriat84.8
23USA Melina Costanza84.8
26USA Helen Gillett84.4
27ITA Giorgia Tesio69.8
27CAN Madison Richardson84.1
27ISR Alma Sapir Halevi69.8
30CZE Arina Jurcenko79.2
31JPN Anon Matsufuji69.9
31ITA Stella Giacani54.6
33USA Nekaia Sanders44.9
33CHN Zhilu Luo69.6
35GER Alma Bestvater69.4
35IRI Sarina Ghaffari44.6
37ESP Geila Macià Martín44.5
37ISR Maya Dreamer69.3
39USA Kyra Condie59.8
39SUI Sofya Yokoyama59.8
39SVK Sára Šimeková38.2
42GER Lucia Dörffel34.3
43USA Adriene Akiko Clark54.7
43SVK Martina Buršíková29.9
45SLO Katja Debevec54.6
45ARG Valentina Aguado29.6
47GER Afra Hönig29.4
47CHN Yajun Huang54.5
49KOR Gayeong Oh29.3
49UKR Anastasiia Kobets53.9
51KOR Yejin Jung44.8
51KAZ Margarita Agambayeva29.2
53AUT Lea Kempf19.8
53HKG Cheuk-kei Wong19.7
55AUT Sandra Lettner19.6
55CHN Xinwen Zhu19.6
55KOR Juha Kim19.7
58TPE Ting-chen Yao19.5
59CAN Jacqueline Ho19.0
59CHI Alejandra Contreras19.4
61HKG Tsz Kiu Tsui9.5
61SVK Lea Slobodová19.3
63ISL Agnes Matthildur Folkmann9.4
63INA Nur Khalishah9.9
65PER Melissa Esther Chen Chen
65MAS Shareen Mohd Nasran
65THA Puntarika Tunyavanich9.0
65INA Nafatika Astuti
69PHI Glory Ann Carmel Dizon8.9
70MEX Regina Salazar Puga
70PHI Elissa Alexandre Vidal
70IND Anisha Verma
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Le programme des Championnats du Monde

Toutes les heures sont indiquées en heure française

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Championnats du Monde : des qualifications de bloc masculines d’une rare intensité !

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Championnats du Monde : des qualifications de bloc masculines d’une rare intensité !

23 Sep

Cette nuit à Séoul, le fronton de bloc a donné le ton : la route vers le titre mondial sera sans pitié ! Ils étaient 90 au départ. Ils ne sont plus que 24 en demi-finale. Et déjà, le circuit a livré son verdict : les blocs étaient d’une brutalité rare, au point que… un seul top suffisait pour se qualifier en demi-finale !

Retour sur les qualifications masculines de l’épreuve de bloc, où trois Français ont réussi à tirer leur épile du jeu : Sam Avezou, Mejdi Schalck et Samuel Richard.


Le Japon dicte sa loi

Impossible de passer à côté de la démonstration nippone. Sorato Anraku et Meichi Narasaki ont survolé leur groupe respectif, chacun avec trois tops et quatre zones. Pas un grimpeur n’a fait mieux !

Anraku (vainqueur du classement général des Coupes du Monde 2025) confirme ainsi son statut de favori pour l’or mondial, tandis que Meichi — le petit frère de Tomoa — prouve qu’il faudra aussi compter sur lui.

© IFSC

Derrière, l’ambiance s’est enflammée quand le Coréen Dohyun Lee, héros local, a décroché sa place dans le trio de tête.

Et que dire du Britannique Toby Roberts, champion olympique en titre, seul grimpeur à vaincre la dalle infernale des qualifications ! Alors qu’il s’est fait éliminé de l’épreuve de difficulté hier, Roberts s’offre un vrai rebond, porté par son mental d’acier.

© IFSC

Le clan tricolore solide

Côté français, la journée est positive avec trois représentants tricolores dans le top 10 ! Sam Avezou signe la meilleure performance avec 5 zones validées et 2 tops, qui lui offrent une belle 5ème place. Régulier sur tous les blocs, il fait d’ailleurs partie des rares à avoir coché l’intégralité des zones du circuit.

Mejdi Schalck et Samuel Richard réalisent une prestation similaire, avec 2 tops et 4 zones chacun. Ils se partagent la 8ème place et confirment leur statut de prétendants sérieux aux finales.

© IFSC

Paul Jenft, en revanche, n’a pas connu le même succès : avec un seul top validé, il termine 35ème, loin du cut qualificatif. Une déception pour le Chambérien, qui avait montré de belles choses lors des derniers rendez-vous internationaux.

Une densité impressionnante !

À l’image de cette saison, les qualifications ont été marquées par un haut niveau d’exigence. Derrière les leaders japonais, de nombreux cadors internationaux sont restés piégés, à l’instar du Japonais Sohta Amagasa, du Slovène Anže Peharc (dernier qualifié en 24ème position) ou encore du Japonais Rei Sugimoto, éliminé dès ce premier tour.

© IFSC

Parmi les qualifiés, on retrouve également des valeurs sûres du circuit : l’Américain Colin Duffy, le Chinois Pan Yufei, le Belge Hannes Van Duysen ou encore l’Autrichien Jan-Luca Posch.

Les résultats des qualifications masculines

Pos.GrimpeurTop et Zone
1JPN Sorato Anraku94.9
1JPN Meichi Narasaki94.4
3KOR Dohyun Lee80.0
3GBR Toby Roberts84.9
5FRA Sam Avezou79.8
5GBR Jack Macdougall79.8
5BUL Nikolay Rusev79.5
8FRA Mejdi Schalck70.0
8USA Colin Duffy70.0
8FRA Samuel Richard70.0
11JPN Tomoa Narasaki79.7
12CHN Yufei Pan79.5
13JPN Yuji Fujiwaki79.2
13AUT Jan-luca Posch69.9
13ISR Tomer Yakobovitch69.9
16BEL Hannes Van Duysen69.5
17GBR Dayan Akhtar69.8
17BEL Nicolas Collin69.8
17CZE Lukas Mokrolusky69.0
20GER Thorben Perry Bloem64.8
21GBR Hamish Mcarthur69.7
21ESP Guillermo Peinado Franganillo64.6
21USA Benjamin Hanna64.6
24SLO Anze Peharc64.4
25JPN Sohta Amagasa64.4
25AUT Julian Wimmer64.4
25ISR Adi Bark64.4
25AUS Dylan Parks64.2
25ITA Matteo Reusa64.4
30CHN Jinwei Yao59.3
30BUL Slav Kirov59.3
32GER Elias Arriagada Krüger55.0
33JPN Rei Sugimoto64.3
33ITA Luca Boldrini54.9
35FRA Paul Jenft54.8
35GER Lasse Von Freier64.2
37ITA Nicolò Sartirana54.7
37INA Ravianto Ramadhan54.7
37KOR Yejun Chon54.7
37IRI Radin Foroughian54.7
41CAN Oscar Baudrand48.8
41SUI Levin Straubhaar54.5
41KOR Beomjin Park54.5
41TPE Chia Hsiang Lin54.5
45THA Auswin Aueareechit44.6
46USA Alexander Waller40.0
47TPE Chih-en Fan39.9
47USA Vail Everett39.9
47INA Raviandi Ramadhan54.4
50IND Bharath Pereira54.1
51LAT Edvards Gruzitis39.8
51KOR Hyunseung Noh53.9
53CHN Ziqi Xu39.7
53ISR Ido Fidel39.7
53GER Lucas Trandafir39.7
53CHN Jiahao Fu53.6
57CAN Hugo Dorval49.4
58ISR Oren Prihed45.0
59USA Adam Shahar39.6
59SUI Julien Clémence39.6
59NED Paul Brand44.8
62CAN Matthew Rodriguez44.7
63GER Tim Würthner39.9
63ROU Alexandru-florian Zaharia39.4
65IRI Iman Arezeh39.2
65ROU Călin Enache39.0
67ITA Michael Piccolruaz29.9
67BRA André Macedo34.8
69THA Ardch Intrachupongse29.7
69CHI Joaquin Urrutia34.5
71HKG Ka-chun Yau29.4
71HKG Cheuk-nam Wong29.6
73CAN Guy Mcnamee29.4
73IND Aman Verma19.7
75MEX Thor Villegas García19.5
75MAS Qun Tao Ke20.0
75SGP Gerald Bayo Verosil19.5
75MKD Viktor Trpovski19.5
79KAZ Azat Maikotov19.8
80PHI Iman Mora19.5
81THA Teeraphon Boondech10.0
81CRC Ivan Gonzalez10.0
83ISL Greipur Ásmundarson9.9
83ISL Guðmundur Freyr Arnarson9.8
85KSA Taher Alhaddad9.6
85MEX Andrés Ortega Fosado9.7
87KSA Yousef Fatani
87MKD Matej Markov9.5
87PHI John Joseph Veloria
90HON Jonathan Odiel Benitez Rodriguez
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Place aux demi-finales

Avec seulement 24 survivants sur 90 engagés, le ton est donné : ces Championnats du Monde ne laisseront pas de place à l’approximation. Les demi-finales promettent un spectacle haletant, avec un trio français prêt à en découdre et des Japonais plus que jamais difficiles à détrôner…

Le programme des Championnats du Monde

Toutes les heures sont indiquées en heure française

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 


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Dix français en finale des Championnats du Monde de para-escalade !

21 Sep

Les grimpeurs para ont donné le coup d’envoi des Championnats du monde 2025 à Séoul. Et l’équipe de France démarre en fanfare la compétition !

Après deux journées de qualifications intenses, pas moins de 10 Français sur 12 engagés décrochent leur billet pour les finales, confirmant une nouvelle fois la place de la France parmi les nations phares de la discipline !


Parmi eux, on retrouve plusieurs figures bien connues du circuit international. Aloïs Pottier, champion du monde en titre, domine sans surprise les qualifications en catégorie RP1 et tentera de conserver sa couronne. Son compatriote Tim Burruyer Galtésera lui aussi de la partie, offrant un beau doublé français dans cette catégorie et tentera de monter sur son premier podium international.

En AL2, la France réalise un carton plein : Lucie Jarrige, multiple médaillée d’or en Coupe du Monde et championne du monde en titre, s’impose largement chez les femmes, tandis que Thierry Delarue impressionne chez les hommes en étant le seul à enchaîner les deux voies de qualification.

© IFSC

Côté AU, Solenne Piret compte bien continuer sur sa lancée : forte de 18 victoires consécutives depuis 2018, elle confirme son statut de favorite en AU2 en terminant en tête, tandis qu’Oriane Ilpide (AU3) et Siloë Tetaz (AU2) complètent la liste des qualifiés.

La relève féminine brille également dans les classes B : Mélissa Cesarone (B2) et Elsa Boutel Menard (B3) décrochent leur place en finale après de solides prestations, rejointes par le vétéran Nicolas Moineau (B1), pilier historique de l’équipe de France de para-escalade, qui signe cette année son grand retour après sept ans d’absence.

Avec 10 finalistes, la délégation tricolore s’annonce comme l’une des plus redoutables de la compétition. Les Bleus donnent désormais rendez-vous à tous leurs supporters les 24 et 25 septembre au KSPO Dome de Séoul, pour tenter de transformer ces belles qualifications en médailles mondiales !

Les catégories en para-escalade

Comprendre rapidement les classes utilisées en compétition : B, AL, AU et RP.

B1 / B2 / B3 – Déficience visuelle

  • B1 : aveugles (0 % de vision), masque obligatoire + guide vocal.
  • B2 : champ visuel < 10 %.
  • B3 : champ visuel 10–40 %.

Les guides vocaux annoncent prises et mouvements aux grimpeurs.

AL / AU – Membres

  • AL1 : aucune fonction utilisable sous la taille.
  • AL2 : amputation ou déficience d’au moins un membre inférieur (prothèse au choix).
  • AU2 : amputation ou déficience d’un avant-bras (prothèse interdite).
  • AU3 : atteintes fines avec poignets fonctionnels.

AU1 supprimée en 2023 et intégrée à RP1.

RP1 / RP2 / RP3 – Mobilité et Force

Divers handicaps : hypertonie, ataxie, athétose, limitation de l’amplitude, déficit de force, petite taille.

  • RP1 : atteinte forte, intégration de l’ancienne AU1.
  • RP2 : atteinte modérée.
  • RP3 : atteinte légère.

Les classifications peuvent évoluer avec le temps selon l’évolution du handicap.

À retenir : B = déficience visuelle, AL/AU = amputations ou déficiences aux membres, RP = diversité de handicaps moteurs.

© Planetgrimpe – résumé des classifications IFSC (2025)


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William Bosi réalise de gros progrès dans “Silence” 9c !

21 Sep

Souvenez-vous : il y a quelques jours, nous vous révélions que William Bosi s’attaquait à « Silence » 9c, la voie la plus dure du monde, et qu’il avançait déjà à toute vitesse dans son déchiffrage. Eh bien, accrochez-vous : il vient tout juste de nous donner de ses nouvelles… et ses progrès sont spectaculaires !


Après seulement deux nouvelles séances dans la grotte de Flatanger, William Bosi a franchi un cap. Non seulement il a réussi à répéter tous les mouvements du crux – le fameux passage en 8C bloc, composé de coincements de pied improbables et de contorsions extrêmes – mais il a également commencé à enchaîner des sections.

« J’ai répété tous les mouvements du crux plusieurs fois maintenant et j’ai commencé à travailler des liaisons », explique-t-il. Son nouvel objectif avant de repartir de Norvège ? Réussir le crux en deux parties.

La première moitié du crux consiste en 5 mouvements, qui s’achèvent par le fameux retournement dans la fissure. Will réussit déjà régulièrement les quatre premiers et se sent « proche du dernier ».
La deuxième moitié consiste en 12 mouvements, où tout se joue dans les quatre premiers. Il a déjà réussi les dix suivants, ce qui signifie qu’il ne lui reste « plus que deux à ajouter » !

© Coll. Bosi

Autrement dit, Bosi ne se contente plus de travailler les mouvements intrinsèquement : il commence à donner de la cohérence à cette séquence redoutable. Et quand on connaît la complexité de « Silence », cela représente une avancée majeure !

Le Britannique confie être boosté par le soutien reçu depuis le début de son projet, et promet de partager bientôt une vidéo de ses essais.

Huit ans après l’exploit d’Adam Ondra, qui avait qualifié « Silence » de « projet d’une vie », la voie semble enfin trouver un prétendant à sa hauteur. Chaque nouvelle mise à jour de Will Bosi confirme la même impression : le premier 9c de la planète est peut-être sur le point de connaître une première répétition !


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Double exploit à Flatanger pour Jules Marchaland !

20 Sep

Coup de tonnerre à Flatanger : dans les toutes dernières heures de son séjour en Norvège, Jules Marchaland a réalisé deux belles performances. Il a enchaîné “Illusionist” 9a et “Kangaroo’s Limb” 9a+, deux lignes rarement répétées de la grotte norvégienne.


Cloué au sol pendant une partie de son trip à cause d’une grippe carabinée puis d’un nerf coincé, Jules doutait de pouvoir ramener une croix majeure de Norvège. Finalement, il repart avec deux nouvelles voies en poche. C’est d’abord “Illusionist” qui est tombé sous ses doigts, quelques jours seulement après qu’il nous ait confié être « tout proche de l’enchaînement ».

Content d’avoir coché cette voie pour mon retour après mes derniers pépins. Il y a seulement quelques jours je me sentais très faible, donc ça fait vraiment du bien d’être de retour !

“Illusionist” est l’une des lignes les plus courtes de la grotte de Flatanger, mais aussi l’une des plus explosives. Après un départ marqué par un jeté estimé à 8B bloc, la voie se poursuit par une section en 8b.

Adam Ondra, qui avait d’abord imaginé cette ligne comme une voie d’échauffement pour les projets les plus durs de la grotte, s’était finalement rendu compte de sa sévérité, lui attribuant la cotation de 9a lors de sa première ascension en mai 2013.

 

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Le combat mental jusqu’au bout pour “Kangaroo’s Limb”

Dans la foulée de son enchaînement, Jules se lance dans “Kangaroo’s Limb” 9a+, la version mythique qui contourne le fameux jeté du projet d’Adam Ondra. Porté par sa réussite dans “Illusionist”, Jule grimpe de manière fluide, concentré, et parvient jusqu’aux toutes dernières prises. La croix semble acquise… Quand soudain, un imprévu vient tout gâcher : la corde se tend alors qu’il attrape le bac final, l’empêchant de se valider la voie.

De quoi nourrir une certaine frustration :

 J’aurais dû enchaîner “Kangaroo’s Limb” juste après, mais la corde m’a retenu après la dernière prise… et j’ai dû lâcher… Oui, j’ai une certaine éthique 😅

Un bel exemple de mentalité, puisque beaucoup se seraient attribué la réussite. Mais Jules préfère rester fidèle à son éthique et reconnaître que l’essai ne compte pas et revient le jour suivant. Complètement vidé physiquement, il a pourtant trouvé les ressources pour aller au bout de son objectif.

 Quel combat mental ! J’étais complètement épuisé… et d’une manière ou d’une autre, j’ai réussi à aller jusqu’au bout, lors d’un trip qui n’a définitivement pas été de tout repos !

 

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Avec cet enchaînement, Jules Marchaland inscrit son nom sur la très courte liste des grimpeurs ayant vaincu “Kangaroo’s Limb”.

La voie avait été libérée par Adam Ondra le 21 septembre 2013, avant d’être répétée pour la première fois dix ans plus tard par Jakob Schubert, suivi de Stefano Ghisolfi la même année, puis Shawn Raboutou en 2024 et plus récemment par Alex Megos il y a quelques jours.

Un premier voyage à Flatanger déjà marquant

Jules repart finalement de Flatanger sans avoir concrétisé le projet pour lequel il avait fait le déplacement – le fameux “Kangaroo dyno”, toujours invaincu. Mais ce premier passage à Flatanger restera inoubliable pour le Niçois. Entre “Illusionist” 9a et “Kangaroo’s Limb” 9a+, Jules a confirmé qu’il avait déjà le niveau et la puissance pour s’attaquer aux voies les plus exigeantes de la grotte.

Une chose est sûre : il repart motivé et prêt à revenir pour en découdre avec “Kangaroo dyno” et d’autres projets extrêmes qu’abritent la grotte.


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Championnats du Monde d’escalade 2025 : le plus grand rendez-vous depuis les JO !

19 Sep

C’est l’événement majeur de l’année : les Championnats du Monde 2025 débutent dans quelques jours seulement à Séoul, en Corée du Sud. Neuf jours de compétition intense attendent les meilleurs grimpeurs et grimpeuses de la planète, du 20 au 28 septembre.

Cette édition est particulièrement attendue : il s’agit de la plus grande compétition depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024, où l’escalade avait brillé devant un public mondial. Et contrairement à la saison de Coupe du Monde, marquée par l’absence de plusieurs stars, quasiment tous les cadors de la discipline ont répondu présent à Séoul : Adam Ondra, Janja Garnbret, Jakob Schubert, Oriane Bertone, Tomoa Narasaki, Sorato Anraku, Toby Roberts… la liste est impressionnante !


Un rendez-vous unique !

Organisés tous les deux ans, les Championnats du Monde sont comparables à des “mini Jeux Olympiques” pour l’escalade. Toutes les disciplines y seront représentées : le bloc, la difficulté, la vitesse et la para-escalade.

Petite nouveauté cette année : il n’y aura pas d’épreuve combinée (bloc + difficulté), contrairement à l’édition de Berne 2023. Les athlètes pourront donc se concentrer sur leur spécialité. Ce choix s’inscrit dans la continuité du programme olympique, où chaque discipline – bloc, difficulté et vitesse – dispose désormais de sa propre médaille.

© IFSC

Le combiné semble ainsi perdre progressivement sa place dans le calendrier international. Faut-il y voir la fin définitive de ce format hybride ? L’avenir du combiné reste incertain, mais une chose est sûre : à Séoul, chaque grimpeur et chaque grimpeuse pourra se livrer entièrement à sa spécialité !

Janja Garnbret vers un doublé ?

À Séoul, tous les regards seront forcément tournés vers Janja Garnbret. La Slovène, double championne olympique et véritable icône de l’escalade, revient pour défendre son titre mondial en bloc, décroché en 2023. Mais c’est surtout en difficulté qu’elle compte bien prendre sa revanche : lors du dernier Mondial, elle avait dû s’incliner face à la Japonaise Ai Mori.

Bonne nouvelle pour elle – et peut-être pour ses adversaires – Mori ne sera pas de la partie cette année, retenue par ses études. Une absence de taille qui devrait permettre à Janja Garnbret de s’envoler au sommet. Mais on le sait, en compétition rien n’est jamais gagné d’avance…

© IFSC

Le retour du cador Jakob Schubert

Chez les hommes, l’Autrichien Jakob Schubert sera particulièrement attendu. Champion du monde en titre, vainqueur du combiné à Berne, et médaillé olympique à Paris, Schubert arrive diminué par des pépins physiques mais déterminé à défendre sa couronne. « Mon corps n’est pas à 100%, mais je veux tout donner », confiait-il récemment.

Adam Ondra et Jakob Schubert ont remporté à eux deux les sept derniers titres mondiaux de difficulté (4 pour Jakob et 3 pour Adam). Le dernier à avoir brisé leur hégémonie est Ramón Julián Puigblanque, en 2011. Leur duel s’annonce donc une nouvelle fois historique !

L’Autriche pourra également compter sur Jessica Pilz, de retour sur la scène internationale après une longue blessure au doigt.

© IFSC

 Les Français, rois du bloc

En bloc, le suspens promet d’être haletant. Le tenant du titre, Mickaël Mawem, a tourné la page de sa carrière internationale, ce qui assure l’émergence d’un nouveau champion du monde. Chez les femmes, Janja sera donc la seule tenante de titre à pouvoir défendre sa couronne.

Mais la Française Oriane Bertone, vice-championne du monde en 2023 et lauréate du classement général de la Coupe du Monde 2025, semble plus affûtée que jamais pour lui contester le trône. Derrière elles, la densité est impressionnante : Naïlé Meignan, Zélia Avezou et Agathe Calliet côté tricolore, ou encore les Japonaises Anon Matsufuji, Melody Sekikawa et Miho Nonaka, toutes montées sur les podiums cette saison.

Une force collective qui témoigne de l’excellent état de santé du bloc tricolore : la France a en effet terminé première au classement des nations de la Coupe du Monde 2025, confirmant son statut de référence mondiale dans la discipline.

© Timothée Nitschke

Les géants de l’escalade face à face

Enfin, d’autres grands noms complètent ce tableau de prestige : Adam Ondra, Max Bertone, Laura Rogora et Chaehyun Seo qui se consacrera à la difficulté, Tomoa Narasaki et Mejdi Schalck qui miseront tout sur le bloc, ou encore Toby Roberts et Alberto Ginés López, tous deux champions olympiques et grands prétendants à une médaille.

Le plateau réuni à Séoul sera tout simplement exceptionnel. Comme le résume Garnbret elle-même : « C’est la plus grande compétition de la saison. J’ai toujours adoré grimper en Corée, avec l’énergie des fans. Je pense que ça va être incroyable. »

© IFSC

Une participation record en para-escalade !

Ces Championnats du Monde seront également marqués par une participation record en para-escalade, avec 206 athlètes engagés (122 hommes et 84 femmes).

Les grimpeurs sont répartis en 10 catégories, elles-mêmes regroupées en trois grands groupes : déficience visuelle, amputés et limitations de mobilité, de force et/ou d’amplitude. Plus le chiffre est élevé, plus la fonctionnalité est grande et l’atteinte réduite.

  • Déficience visuelle – B1, B2, B3 : classification selon le champ visuel de l’athlète. Les B1 sont totalement aveugles et grimpent avec un bandeau. Les B2 disposent de moins de 10 % de champ visuel, et les B3 entre 10 % et 40 %. Les grimpeurs aveugles bénéficient d’un guide vocal qui annonce prises et mouvements.
  • Amputés membres inférieurs et supérieurs – AL1, AL2, AU2, AU3 : classification selon la sévérité du handicap. AL1 : aucune fonction utilisable en dessous de la taille. AL2 : au moins une amputation ou déficience d’un membre inférieur. AU2 : amputation ou déficience d’un avant-bras. AU3 : atteintes plus fines, avec poignets fonctionnels. Depuis 2023, la catégorie AU1 a été supprimée et intégrée à RP1.
  • Range and Power (RP1, RP2, RP3) : regroupe la plus grande diversité de handicaps : hypertonie, ataxie, athétose, limitation d’amplitude passive, déficit de force musculaire ou petite taille. La sévérité peut évoluer avec le temps, entraînant des changements de catégorie.

Plusieurs grands noms seront à suivre, comme nos Français Thierry Delarue en AL2, invaincu jusqu’ici, ou encore Oriane Ilpide, 21 ans, déjà sur le podium à Innsbruck cette saison.

Le programme des Championnats du Monde

Toutes les heures sont indiquées en heure française

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

L’équipe de France aux Championnats du Monde

Avec une délégation de 18 athlètes engagés, la France se présente aux Championnats du Monde 2025 avec l’une des équipes les plus complètes du plateau.

Des spécialistes du bloc aux grimpeurs de difficulté en passant par les sprinteurs de vitesse, les tricolores alignent à la fois de jeunes talents prometteurs et des leaders déjà bien établis sur la scène internationale. Objectif : confirmer le statut de la France comme nation phare de l’escalade mondiale !

© IFSC

Bloc

Femmes Hommes
Naïlé Meignan Sam Avezou
Lily Abriat Paul Jenft
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Agathe Calliet Samuel Richard
Zélia Avezou

Difficulté

Femmes Hommes
Hélène Janicot Sam Avezou
Zélia Avezou Max Bertone
Camille Pouget
Manon Hily

Vitesse

Femmes Hommes
Capucine Viglione Pierre Rebreyend
Guillaume Moro
Marceau Garnier
Jérôme Morel

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)

 


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Jules Marchaland à Flatanger : quand Adam Ondra l’invite sur un projet inachevé…

18 Sep

Après un été stratosphérique, Jules Marchaland a pris la direction de la Norvège, guidé par un conseil pour le moins prestigieux : celui d’Adam Ondra. Destination : la mythique grotte de Flatanger, et un projet encore jamais libéré…

En exclusivité pour Planetgrimpe, le Niçois s’est confié sur ses essais dans ce mystérieux projet, ses sensations face à l’immensité de la grotte, et ses ambitions pour la fin de son trip norvégien.


Flatanger, le rêve grandeur nature

C’est une première que Jules n’est pas près d’oublier. Arrivé à Flatanger, il découvre un décor irréel : « Le paysage est dingue, t’es entouré de presqu’îles et d’îles, avec du granite partout. Et puis, la grotte est énorme ! C’est complètement fou… J’avais tellement vu de vidéos et de photos que j’avais l’impression de connaître… mais en même temps, j’étais émerveillé. »

L’émerveillement de Jules est à la hauteur de la réputation du lieu : un des plus grands temples mondiaux de la difficulté, théâtre de performances historiques signées notamment Adam Ondra.

La grotte de Flatanger abrite les voies les plus dures de la planète © Moritz Welt

Le projet d’Adam Ondra : « Kangaroo dyno »

Et c’est justement le Tchèque qui a soufflé l’idée de ce voyage à Jules. Dans la grotte, il existe une voie encore vierge, surnommée « Kangaroo dyno ».

Comme son nom l’indique, le concept est simple : grimper un 8c+/9a, puis finir par un jeté monumental estimé à 8A bloc. « Plus dur encore que celui de “3 Degrees of Separation” à Céüse », affirme Ondra lui-même.

Jules Marchaland dans le jeté de “3 Degrees of Separation”, qu’il a enchaîné en juin 2024 © Coll. Marchaland

Le Tchèque avait bien trouvé une parade en contournant le jeté, créant ainsi « Kangaroo’s Limb » 9a+, aujourd’hui célèbre. Mais la version directe de la ligne reste un mythe. Seul Adam a réussi le jeté, une fois, en 2013. Jamais personne n’a enchaîné la voie entière, ni répété le jeté depuis.

Alors, qui mieux que Jules Marchaland connu pour ses qualités physiques explosives — et flasheur historique d’un 8C bloc à Magic Wood cet été, pour tenter sa chance ?

Un départ prometteur, puis la série noire…

À peine arrivé, Jules se lance. Et le déclic est immédiat : « Le premier jour, j’ai fait tous les mouvs, dont le fameux jeté, assez rapidement », confie-t-il.

Mais la suite tourne au cauchemar. Une maladie foudroyante façon grippe + gastro le cloue au lit pour une semaine. “J’étais hyper fatigué, je n’avais plus d’influx et j’avais perdu du poids. C’était vraiment dur physiquement… Mais j’allais mieux. Je comptais prendre un jour de repos pour repartir de plus belle”.

Mais soudain, une nouvelle tuile : un nerf pincé dans le dos. « Je ne pouvais pas lever ma jambe droite, c’était hyper douloureux. Je pouvais à peine marcher, alors grimper, c’était impensable. »

Jules Marchaland a dû prendre son mal en patience, cloué au sol dans “le plus bel endroit du monde ” © Yulen Calleja Ordiz

Résultat : dix jours à attendre, dans « le plus bel endroit du monde », sans pouvoir grimper. « C’était hyper frustrant, j’avais un peu l’impression de revivre un confinement », confie Jules, grand impatient dans l’âme.

Entre frustration et inspiration

Malgré ces galères, Jules refuse de repartir bredouille. Les derniers jours, il retrouve un peu de jus et parvient à signer quelques croix (8a, 8b, 8c) et même à s’approcher de deux classiques de la grotte : « Illusionist » 9a, une voie ultra-bloc avec un jeté en 8B dès le départ et « Kangaroo’s Limb » 9a+, la version sans le jeté du projet qu’il travaille.

S’il avoue manquer encore d’énergie et de fraîcheur après ses pépins physiques, l’espoir reste intact : « Là, il me reste deux jours de grimpe avant de repartir, donc je vais tout donner pour essayer d’enchaîner quelque chose. J’espère pouvoir valider au moins “Kangaroo’s Limb”, et pour la version avec le jeté, il faudra revenir l’année prochaine. »

 

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Le voyage n’est donc pas terminé, et Jules a encore quelques cartouches à jouer avant son avion du 20 septembre. « C’est très frustrant comme trip, mais en même temps très inspirant d’être ici et de voir toutes ces voies mythiques. »

Alors, croix majeure ou non dans les prochains jours, une chose est sûre : Jules Marchaland repartira avec un objectif clair en tête : revenir pour tenter de libérer l’un des projets les plus atypiques de Flatanger. “J’ai perdu beaucoup d’énergie à cause des des galères que j’ai eues, et mentalement, c’était pénible à gérer… Mais bon, je n’ai pas eu le choix. Les mois précédents m’ont plutôt bien souri, donc j’accepte, la vie continue ! J’ai hâte de m’entraîner pour préparer mes prochains projets !”, termine-t-il.


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Attention : Tomoa Narasaki se lance à l’assaut de “Burden of Dreams” 9A !

17 Sep

Et si le rêve devenait réalité ? Après avoir dominé le circuit international, Tomoa Narasaki a surpris la communauté en se lançant un nouveau défi : “Burden of Dreams” 9A, considéré comme l’un des blocs les plus durs au monde.

Le Japonais pourrait bien marquer l’Histoire en visant une répétition éclair… voire un flash historique !


On le connaît comme l’un des plus grands compétiteurs de la planète : double champion du monde de bloc, vainqueur de multiples Coupes du Monde, inventeur du célèbre « Tomoa Skip » en vitesse… Tomoa Narasaki a marqué toute une génération par sa polyvalence et son style explosif.

Mais aujourd’hui, le Japonais surprend tout le monde en s’attaquant à un tout autre défi : « Burden of Dreams » 9A, l’un des blocs les plus durs de la planète, libéré par Nalle Hukkataival en 2016 après plus de quatre ans d’efforts et près de 4 000 essais.

Et ce n’est pas une rumeur : Narasaki s’entraîne bel et bien sur une réplique parfaite du bloc, conçue en résine grâce à la technologie 3D.

Une préparation secrète qui vient d’aboutir à un exploit retentissant : Tomoa a réussi à enchaîner la réplique de « Burden of Dreams »… avec une facilité déconcertante !

Une réplique qui a bouleversé l’histoire de “Burden of Dreams”

Cette réplique, c’est le Britannique Aidan Roberts qui en a eu l’idée. À l’aide d’un scan 3D complet du rocher, chaque prise a été reproduite en résine, permettant de recréer à l’identique la ligne mythique sur n’importe quel pan. Grâce à cette innovation, plusieurs grimpeurs ont pu apprivoiser les mouvements du bloc sans devoir affronter les conditions impitoyables de la forêt finlandaise.

C’est ainsi que tous les répétiteurs du bloc — William Bosi (2023), Simon Lorenzi (2023), Elias Iagnemma (2024) ou plus récemment Lee Sung Su (2025) ont pu se préparer sur cette version artificielle avant de réussir le véritable bloc en Finlande. Tous témoignent d’ailleurs que la réplique est encore plus dure que l’originale.

🪨 “Burden of Dreams” 9A

“Burden of Dreams” est un bloc mythique situé à Lappnor, près de Loviisa en Finlande. Haut de seulement 4 mètres, il est réputé pour la pureté de ses mouvements : une gestuelle courte sur des prises infâmes, taillées naturellement dans le granite d’un panneau déversant à 45°. Chaque mouvement est extrêmement exigeant en termes de gainage, de placement de pieds et de puissance dans les doigts.

Nalle Hukkataival en signe la première ascension le 23 octobre 2016, après quatre années de travail acharné. Pendant des années, il a résisté aux assauts des meilleurs grimpeurs, avant d’être répété pour la première fois en 2023 par William Bosi. Son aura tient autant à sa difficulté extrême qu’à son histoire, devenant un véritable symbole du 9A bloc.

📜 Ascensions

  1.  🇫🇮 Nalle Hukkataival – octobre 2016 (première ascension)
  2.  🇬🇧 William Bosi – avril 2023 (première répétition)
  3.  🇧🇪 Simon Lorenzi – décembre 2023
  4.  🇮🇹 Elias Iagnemma – mars 2024
  5.  🇰🇷 Lee Sung Su – mai 2025

L’entrée fracassante de Tomoa Narasaki !

Soudain, c’est Tomoa Narasaki qui a fait son apparition dans l’univers de “Burden of Dreams”. Il y a deux semaines, le Japonais de 29 ans publiait une première vidéo sur Instagram, annonçant travailler la réplique du bloc.

Si sa première séance a été consacrée à la découverte des différents mouvements, sa deuxième session a été très fructueuse, relevant presque de l’impensable : Tomoa réussissait déjà à enchaîner le bloc jusqu’au bout, en commençant du deuxième mouvement !

Six jours plus tard, nouvelle vidéo : cette fois, il parvenait à réaliser le premier mouvement – considéré comme le plus dur – et tombait en allant chercher la dernière prise (tout cela pour sa troisième session de travail seulement !).

Puis avant-hier, coup de tonnerre : Tomoa publiait des images de lui réussissant l’intégralité de la réplique, départ assis compris. Non seulement il a répété les cinq mouvements mythiques, mais il a même trouvé une nouvelle méthode, encore plus directe : ignorer le dernier pied pour bondir directement à la dernière prise. Une démonstration de force et de créativité dans ce qui est censé être la séquence la plus dure du monde.

Cap sur la Finlande !

Tomoa a déjà annoncé la suite : après les Championnats du Monde à Séoul (qui débute dès la fin de la semaine), il prendra la direction de la Finlande pour se confronter à la version originale du bloc. Ses progrès fulgurants font déjà spéculer les fans sur un scénario fou : et si Narasaki parvenait à flasher « Burden of Dreams » ?

© Coll. Narasaki

L’idée paraît insensée… mais pas tant que ça. Bien qu’il sorte rarement sur le rocher, Tomoa est connu pour ses ascensions éclair. En 2023, il avait déjà flashé un 8C+ – qu’il avait d’ailleurs décoté à 8B+. Deux ans plus tôt, il avait enchaîné un 8C en seulement trois essais et était également devenu en 2019 l’un des rares grimpeurs au monde à flasher un 8B+.

Quand on sait que Bosi lui-même estime la réplique plus difficile que le rocher, la performance du Japonais laisse entrevoir une possible répétition express, voire un exploit historique. Dans moins d’un mois, tous les regards seront tournés vers la Finlande et nous suivrons ça de près…


📌 Le CV de Tomoa Narasaki

Performances sur le rocher (bloc)

  • 2019 : 6ᵉ grimpeur au monde à flasher un 8B+ – “Decided” (Mizugaki, Japon)
  • 2021 : Enchaînement de “Asagimadara” 8C en seulement 3 essais
  • 2023 : Flash de “Gakidō” (proposé 8C+ mais réévalué à 8B+)
  • 2023 : 1ʳᵉ ascension de “Ashuradō” 8C

Performances en compétition (bloc)

  • Champion du Monde de bloc : 2016 & 2019
  • Vainqueur du classement général Coupe du Monde : 2016 & 2019
  • Coupes du Monde : 31 finales, 26 podiums et 7 victoires
  • Inventeur du « Tomoa skip » en vitesse
  • Jeux Olympiques : Tokyo 2020 (4ᵉ) & Paris 2024 (10ᵉ)
  • Record du Japon de vitesse : 5.73 sec (2021)

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Stefano Ghisolfi continue sa moisson en bloc avec “Flow State”, son quatrième 8C de l’été !

16 Sep

Le grimpeur italien ne s’arrête plus ! Quelques semaines seulement après avoir signé plusieurs 8C en bloc, Stefano Ghisolfi a ajouté une nouvelle performance majeure à son carnet de croix : “Flow State” en Val Daone.

Une ligne redoutable qui marque son quatrième 8C de l’été, confirmant son irrésistible progression dans l’univers du bloc…


Stefano Ghisolfi est avant tout connu comme l’un des plus grands falaisistes de sa génération. Avec plusieurs 9b et 9b+ à son actif, l’Italien s’est forgé la réputation d’être l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération, capable de dompter les lignes les plus exigeantes de la planète. Pourtant, depuis quelques mois, un virage s’opère : Ghisolfi semble trouver un nouveau terrain de jeu où exceller… le bloc !

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la transition est spectaculaire. Cet été, l’Italien a enchaîné coup sur coup pas moins de quatre 8C bloc ! Après “Anam Cara Low” en juin (son premier 8C officiel), puis “Hazel Grace Sit” début août — qu’il qualifiait comme son bloc « le plus dur » — et “Adularia” à la fin du même mois (enchaîné le même jour qu’un 8B+), Ghisolfi vient de signer une nouvelle performance de taille avec l’ascension de “Flow State” en Italie.

© Sara Grippo

“Flow State”, un monstre de résistance en Val Daone

Ouvert par Pietro Vidi au printemps 2024 en Val Daone, “Flow State” relie “Grizzly” 8A+/B et “Flow” 8B/+ pour former une ligne d’une intensité redoutable : 18 mouvements consécutif sans repos, avec un crux situé… tout à la fin. Proposé initialement à 8C+ par son ouvreur, le bloc a finalement été décoté par Adam Ondra après sa répétition l’été dernier.

C’est un bloc qui porte bien son nom : il me paraissait impossible lors de ma toute première journée dessus, mais que j’ai finalement pu enchaîner dans un véritable état de flow !

Stefano Ghisolfi

Un falaisiste… devenu bloqueur ?

S’il ne cache pas que son cœur restera toujours tourné vers la falaise — « J’aimerais bien renfiler un baudrier à un moment » sourit-il —, le grimpeur italien semble avoir trouvé dans le bloc un terrain d’expression complémentaire.

Et ce n’est peut-être pas un hasard : comme il le dit, le bloc lui permet de travailler l’explosivité, la coordination et l’intensité des mouvements, autant d’armes redoutables pour continuer à briller dans ses projets extrêmes en falaise.


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Où en est le 9c, cette cotation encore mystérieuse ?

15 Sep

Il y a quelques jours, nous revenions sur l’anniversaire de l’un des plus grands exploits de l’histoire de l’escalade : l’enchaînement de “Silence” par Adam Ondra, en septembre 2017. La première voie au monde cotée 9c, restée depuis sans répétition, continue de fasciner et d’impressionner par son caractère unique.

Huit ans plus tard, seules deux autres lignes ont rejoint ce cercle très fermé : “DNA” de Seb Bouin et “B.I.G.” de Jakob Schubert. Trois voies, trois ascensions, et toujours aucune répétition. Aujourd’hui, où en est-on vraiment avec ce niveau qui demeure, peut-être plus que jamais, la dernière frontière de l’escalade ?


“Silence” – Adam Ondra (2017)

Le 3 septembre 2017 restera une date gravée dans l’Histoire. Après cinq années de travail acharné, dont deux étés consacrés presque exclusivement à ce projet, Adam Ondra venait à bout de ce qu’il avait surnommé Project Hard. Rebaptisée “Silence”, la ligne impose deux pas de bloc d’une difficulté estimée à 8C et 8B, qui en font l’une des combinaisons les plus redoutables jamais imaginées.

Quand j’ai passé le crux de cette voie, j’avais l’impression d’être dans mon propre monde, l’esprit complètement silencieux, le corps détendu et en parfaite fluidité dans les mouvements malgré leur extrême difficulté. Quand j’ai atteint le relais, j’ai voulu crier, mais je n’ai pas pu… Trop submergé pour briser le silence.

Adam Ondra

© Coll. Ondra

Depuis, plusieurs ténors de la discipline s’y sont frottés, parmi lesquels Stefano Ghisolfi, Alex Megos ou encore Jorge Díaz-Rullo. Aucun n’a encore réussi à clipper la chaîne. Tout récemment, c’est William Bosi qui s’est lancé dans l’aventure, expliquant déjà « faire de gros progrès » dans la voie. Mais “Silence” reste, à ce jour, invaincue.

“DNA” – Seb Bouin (2022)

Il a fallu attendre cinq ans pour voir apparaître un deuxième 9c dans le monde. En mai 2022, Seb Bouin annonce l’enchaînement de “DNA” dans les gorges du Verdon, au secteur mythique de La Ramirole. Une ligne qu’il avait lui-même équipée en 2019 et qui lui a demandé une persévérance hors norme : près de 200 jours de travail, plus de 250 essais et des saisons entières consacrées à la bataille !

C’est le projet le plus difficile que j’aie jamais réalisé. C’est la voie la plus difficile que j’aie jamais essayée et enchaînée. Cette voie marque une étape importante dans ma vie de grimpeur.

Seb Bouin

© Lena Drapella

Depuis, “DNA” attire logiquement les regards. Adam Ondra et Jakob Schubert sont déjà venus y poser leurs chaussons, mais pour l’instant la voie attend, elle aussi, sa première répétition.

“B.I.G.” – Jakob Schubert (2023)

L’été 2023 marque l’entrée d’un troisième nom dans la légende du 9c. Jakob Schubert réalise la première ascension de “B.I.G.” à Flatanger, sur une ligne connue de longue date comme Project Big. Elle avait été équipée par Adam Ondra en 2012, en même temps que “Silence”.

C’est la plus grande bataille mentale que j’ai jamais eue dans ma carrière… Je n’ai jamais essayé une voie à ce point. En fait, c’est la première voie que je ne réussis pas une voie lors de mon premier voyage et que je suis obligé de revenir. Je l’ai presque essayée pendant deux mois !

Jakob Schubert

© Coll. Schubert

La performance de l’Autrichien est marquée par une dimension inédite : il a choisi de retransmettre en direct sur internet ses cinq essais finaux, dont celui de l’enchaînement. Une première dans l’Histoire du haut niveau qui a permis à la communauté de vibrer en temps réel ! Là encore, aucune répétition n’est venue confirmer la cotation proposée.

Une cotation encore mystérieuse…

Trois voies, trois ascensions uniques, zéro répétition : le constat est implacable. Huit ans après “Silence”, le 9c reste une cotation à définir, encore située aux frontières de l’impossible.

Les prochains mois, et les assauts répétés des meilleurs grimpeurs actuels, nous diront si ce niveau deviendra une référence ou s’il restera une étape symbolique, marquant un tournant dans l’Histoire de l’escalade…


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Brésil : Felipe Camargo signe le premier 9b d’Amérique du Sud !

14 Sep

Felipe Camargo vient de marquer une nouvelle page de l’Histoire sud-américaine. À 34 ans, le Brésilien a réalisé la première ascension d’ “Abaporu”, à Serra do Cipó, qu’il propose à 9b. Si la cotation est confirmée, il s’agit tout simplement de la voie la plus dure jamais enchaînée sur le continent.


L’histoire d’ “Abaporu” est avant tout celle d’un processus complet : imaginer la ligne, l’équiper, décortiquer chaque mouvement, puis assembler patiemment les séquences, jusqu’à atteindre le bon moment pour l’enchaîner.

« Cette ascension signifie beaucoup pour moi, confie Felipe. C’est la culmination de plusieurs années de travail, de voyages et d’expériences en Europe, à apprendre des meilleurs, pour finalement trouver quelque chose d’aussi beau dans mon propre pays, avec la maturité nécessaire pour le réaliser. »

Mais le chemin fut semé d’embûches. Le Brésilien avoue être tombé neuf fois dans le dernier crux : « C’était difficile mentalement… Au final, j’ai dû apprendre à être prêt à réussir, mais aussi à être prêt à échouer. »

© Coll. Camargo

Au-delà de la difficulté, le grimpeur brésilien parle de l’esthétique et de la richesse de la ligne : « Honnêtement, c’est l’une des plus belles voies que j’ai jamais grimpées. La diversité des mouvements et la qualité du rocher donnent l’impression d’une véritable œuvre d’art sculptée par la nature », assure-t-il.

Il faut dire que pour Felipe, Serra do Cipó n’est pas un simple site d’escalade, c’est une véritable seconde maison. C’est là qu’il avait déjà signé plusieurs premières nationales de haut niveau, comme “Gran Reserva” 9a ou “Auto Retrato” 9a+. Avec “Abaporu”, il repousse encore les limites et offre au Brésil sa première voie en 9b.

Ce projet vient s’ajouter à un palmarès déjà impressionnant. Felipe, connu comme le meilleur grimpeur du Brésil, a enchaîné plusieurs grands classiques européens, dont “Papichulo” 9a+ à Oliana et “El Bon Combat” 9b à Sant Martí de Centelles. En grande voie, il est l’auteur d’ “Avenida Brasil” (8c, 280 m) à Gruta Casa de Pedra et a parcouru les immenses toits de Getu en Chine aux côtés d’Alex Honnold. Il s’était également illustré en bloc avec la première répétition de “Direct Hit” 8C de Daniel Woods à Ubatuba.


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Compétition : l’IFSC continue son tour des capitales… Santiago rejoint le circuit mondial !

13 Sep

Depuis quelques mois, la stratégie de développement de l’IFSC prend un virage clair : direction les grandes capitales. Après avoir rayé de la carte certaines étapes emblématiques dans des villes plus modestes – comme Villars, Meiringen, Vail, ou encore Briançon, longtemps figure incontournable du circuit – la fédération semble vouloir concentrer ses événements dans les centres urbains majeurs.

Dernière annonce en date : Santiago, capitale du Chili, accueillera pour la première fois de son histoire une Coupe du Monde d’escalade, du 23 au 25 octobre 2026. Et pas n’importe laquelle : les meilleures grimpeuses et les meilleurs grimpeurs de la planète s’y affronteront dans deux disciplines : la difficulté et la vitesse.

© IFSC

C’est un événement historique pour le pays, et seulement la deuxième fois qu’une étape du circuit mondial se tiendra en Amérique du Sud. La première a eu lieu cette année, en mai 2025, à Curitiba au Brésil, avec une Coupe du Monde de bloc.

Santiago n’en est toutefois pas à son coup d’essai en matière d’événements d’envergure : en octobre 2023, la ville avait déjà accueilli les Jeux Panaméricains, offrant aux grimpeurs des Amériques l’opportunité de décrocher leur ticket pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Quelques mois plus tard, en mars 2024, la capitale chilienne recevait également l’Assemblée générale de l’IFSC.


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Devinez qui s’attaque à “Silence” 9c (et progresse déjà à toute vitesse) ?!

11 Sep

Oui, vous avez bien lu : un grimpeur de haut niveau a décidé de se lancer à l’assaut de “Silence” 9c, dans la grotte de Flatanger. Son nom ? William Bosi !

Premier grimpeur à avoir répété le premier 9A bloc de la planète (“Burden of Dreams”), William Bosi a maintenant pour objectif de devenir le premier à répéter “Silence”, le tout premier 9c de l’Histoire, libéré par Adam Ondra en 2017. Et le Britannique avance déjà à grands pas : il n’est plus qu’à quatre mouvements de décrypter le fameux crux qui a tenu en échec la planète grimpe entière jusqu’ici.


Arrivé il y a quelques jours seulement en Norvège, William Bosi a annoncé avoir fait « de grands progrès » dans “Silence”, au point de ne plus buter que sur… quatre mouvements !

Je savais que ça allait être dur mais wow, cette voie est vraiment à un niveau au-dessus de tout ce que j’ai essayé jusque-là.

J’ai réussi à enchaîner toute la partie haute, depuis la fin du premier crux, et il ne me reste plus que quatre mouvements à faire. Deux devraient tomber assez vite une fois que j’aurai mieux calé le coincement de pied, mais les deux autres devraient me demander un peu plus de temps.

On se souvient que “Silence”, libérée par Ondra en 2017, avait été qualifiée par le Tchèque lui-même de « projet de toute une vie ». Une séquence improbable de passage à l’envers, coincement de pied dans une fissure et lolotte extrême en constituent le crux, évalué 8C bloc à lui seul. Pour parvenir à ses fins, Ondra avait même dû inventer un entraînement spécifique pour muscler ses genoux et ses mollets et visualiser mentalement chaque détail de la voie.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par William Bosi (@will_bosi)

L’article que nous publiions il y a quelques jours rappelait qu’aucun grimpeur ne s’était encore frotté avec succès à cette ligne futuriste, malgré les tentatives de certains des meilleurs grimpeurs mondiaux comme Stefano Ghisolfi, Pete Whittaker, Seb Bouin ou encore Jakob Schubert. Et voilà que Will Bosi, à peine arrivé sur place, semble déjà décoder la voie à une vitesse impressionnante !

Il faut dire que le CV de Will Bosi parle de lui-même. Récemment, il a signé la deuxième ascension d’”Excalibur” 9b+, l’une des voies les plus dures d’Italie, libérée par Stefano Ghisolfi. Côté bloc, il est tout simplement l’un des meilleurs du monde, avec pas moins de cinq 9A bloc à son actif, dont “Burden of Dreams”, “Return of the Sleepwalker” et plus récemment sa propre ouverture “Realms of Tor’ment” en Angleterre.

Les meilleures croix de Will Bosi

Bloc

  • “Realm of Tor’ment” — 1ʳᵉ ascension, 9A (Raven Tor).
  • “Spots of Time” — 2ᵉ ascension, 9A (Aidan Roberts’ line).
  • “”Return of the Sleepwalker” — 2ᵉ ascension, 9A (Daniel Woods).
  • “Burden of Dreams” — 2ᵉ ascension, 9A (Nalle Hukkataival).
  • “Alphane” — répétition, 9A (Shawn Raboutou).

Voie

  • “Excalibur” — 2ᵉ ascension, 9b+ (Arco).
  • “King Capella” — 1ʳᵉ ascension, 9b/9b+ (Siurana).
  • “La Capella” — répétition, 9b/9a+ (Siurana).
  • “La Furia de Jabali” — 1ʳᵉ ascension, 9b/9a+ (Siurana).
  • “First Ley” — répétition, 9a+ (Margalef).

 

Un tel bagage technique et physique fait de lui un candidat crédible pour tenter la première répétition de “Silence”. Même Adam Ondra, en réponse à son post sur Instagram, l’a encouragé d’un simple mais puissant : « Let’s go Will ».

Il est évidemment trop tôt pour prédire l’issue de ce projet. Mais les progrès rapides de Bosi, combinés à son expérience dans les voies extrêmes et les blocs ultimes, laissent entrevoir la possibilité d’un moment historique : la confirmation du premier 9c de l’Histoire.

Huit ans après l’exploit d’Ondra, la question est sur toutes les lèvres : Will Bosi sera-t-il celui qui fera entrer “Silence” dans une nouvelle ère ?


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Après “Burden of Dreams”, Lee Sung Su s’offre « The Grand Illusion » 8C+ !

10 Sep

Après avoir marqué les esprits au printemps avec la répétition de « Burden of Dreams » (9A) en Finlande, Lee Sung Su revient sur le devant de la scène en signant la croix de « The Grand Illusion » 8C+, une ligne emblématiques des États-Unis.

Nichée dans le Little Cottonwood Canyon, près de Salt Lake City, « The Grand Illusion » a été ouvert par Nathaniel Coleman en 2020. L’Américain, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Tokyo, avait su combiner toutes les versions existantes du fameux « Euro Roof » 8B de Chris Sharma pour en proposer la version ultime. Résultat : un bloc de neuf mètres, déroulant un toit à 70°, avec plus de vingt mouvements à la suite !

En cinq ans, ce bloc est devenu l’un des 8C+ le plus répétés des États-Unis, avec des répétitions signées par des figures telles Daniel Woods, Sean Bailey, Matt Fultz ou encore Zach Galla.

Quatre séances pour venir à bout du monstre

Pour Lee Sung Su, il s’agissait de sa toute première visite à Salt Lake City. Il a rapidement mis le cap sur « The Grand Illusion », déterminé à conquérir ce toit mythique… Et seulement quatre séances lui auront été nécessaires pour dompter la ligne !

C’est un honneur de passer du temps ici avec autant de grimpeurs forts !

Lee Sung Su

Porté par l’énergie ambiante, il ne compte pas s’arrêter là : il a déjà annoncé travailler sur un autre bloc majeur du canyon, « Sosa » coté 8C+ également.

© Coll. Sung Su

Un parcours qui force le respect

Le plus impressionnant chez Lee Sung Su reste la vitesse avec laquelle il s’est imposé parmi les meilleurs bloqueurs de la planète. Il y a moins de dix-sept mois, il enchaînait son premier 8C. Aujourd’hui, il compte déjà plus d’une dizaine de lignes allant du 8C au 9A.

Son carnet de croix témoigne d’une véritable soif de classiques : « Dreamtime » à Cresciano, “Lucid Dreaming” à Bishop, « The Finnish Line », « Spray of Light » ou encore « Monkey Wedding » à Rocklands.

Mais c’est bien sûr son passage en Finlande, en mai dernier, qui a marqué un tournant. En réalisant la cinquième ascension du légendaire « Burden of Dreams », le premier 9A de l’Histoire ouvert par Nalle Hukkataival, il a prouvé qu’il appartenait à la très fine élite. Fidèle à son exigence éthique, il avait même refait le bloc deux jours après sa première réussite, jugeant que son t-shirt avait effleuré le crash pad.


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Pietro Vidi confirme le 8C+ de Clément Lechaptois à Fionnay

10 Sep

Le jeune grimpeur italien de 22 ans Pietro Vidi vient de réaliser la première répétition de “Permanent Midnight Low” à Fionnay, en Suisse, confirmant la cotation extrême proposée par Clément Lechaptois lors de la première ascension en mai dernier : 8C+.

À l’origine, “Permanent Midnight” est un 8A+ ouvert par Dave Graham en 2006. Avec son départ bas, Clément Lechaptois avait repoussé la difficulté en mai dernier, ajoutant plusieurs mouvements physiques sur des inversés avant de rejoindre la section originale. Résultat : une intensité qui grimpe d’un cran et fait basculer la ligne dans la catégorie des 8C+.

C’est ce défi que s’est fixé Pietro Vidi. Après environ dix séances réparties sur plusieurs voyages en Val de Bagnes, il est parvenu au sommet du bloc le 31 août dernier.

Il raconte :

Ça fait tellement de bien de revenir sur des blocs durs ! Ces derniers temps, je m’étais un peu éloigné du bloc pour explorer d’autres aspects de l’escalade, mais c’est rassurant de voir que je n’ai rien perdu. Mon objectif était ambitieux : réussir rapidement, en un seul trip. Mais entre la forme physique et les conditions pas idéales, ce n’était pas simple. Finalement, j’ai apprécié de retomber dans ce cercle obsessionnel…

C’est probablement mon bloc le plus dur à ce jour, même s’il est totalement dans mon style : de la force pure avec des pieds affreux ! Il m’a fallu dix séances, et j’ai trop souvent chuté sur les derniers mouvements plus faciles, ce qui en a fait une vraie bataille mentale.

© Coll. Vidi

Pietro Vidi, un grimpeur polyvalent au plus haut niveau

Si son nom reste encore confidentiel en France, Pietro Vidi s’impose comme l’un des grimpeurs les plus complets de sa génération. Originaire d’Arco, l’Italien a déjà fait parler de lui à plusieurs reprises.

Ces douze derniers mois seulement, il a enchaîné des lignes mythiques dans toutes les disciplines :

  • En trad : il a réussi “Tribe” 9a/ E11 ? à Cadarese, considérée comme l’une des voies traditionnelles les plus difficiles au monde.
  • En grande voie, il a réalisé la deuxième ascension en libre de “Lurking Fear” 8a+ sur El Capitan et “Histoire Sans Fin” 8b+ (200m) au Petit Clocher du Portalet, aux côtés de Camilla Moroni.
  • En bloc, il a répété « L’Ombre du Voyageur » proposé à 9A par Charles Albert, qu’il a décoté à 8B+ désormais un nouveau 8C+ bloc dans les Alpes suisses. Il compte une dizaine de 8C bloc à son actif, ainsi que plusieurs 8C+, dont “Fuck the System” à Fionnay également.

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C’était il y a huit ans : Adam Ondra enchaînait “Silence”, le premier 9c de l’Histoire !

09 Sep

Il y a huit ans jour pour jour, Adam Ondra faisait trembler la planète grimpe en annonçant avoir réalisé la première ascension de « Silence » dans la grotte de Flatanger en Norvège. Cotée 9c, la voie est devenue la toute première au monde dans ce niveau, un jalon historique pour notre sport.

Huit ans plus tard, la ligne reste toujours sans répétition, confirmant l’exploit monumental du grimpeur tchèque.


Équipée par Adam Ondra lui-même en 2012, la voie s’étire sur 45 mètres d’un dévers impressionnant. Mais c’est surtout son crux qui a longtemps paru « lunaire » à Ondra : une section de dix mouvements extrêmes, avec un passages la tête à l’envers et une lolotte insensé avec le pied coincé dans une fissure.

Pour s’y préparer, le Tchèque avait développé un entraînement inédit, allant jusqu’à renforcer spécifiquement ses muscles du genou et des mollets pour exploiter les coincements.

© Coll. Ondra

40 jours d’efforts !

Entre 2016 et 2017, Ondra a passé plus de 40 jours répartis sur sept voyages pour venir à bout de « Silence ». La voie se décompose en quatre parties : d’abord une “marche d’approche” de 20 mètres en 8b, puis cette fameuse section de 10 mouvements en 8C bloc. Viennent ensuite quatre mouvements pieds à plat en 8B bloc avant un repos qui permet de récupérer pour attaquer la section finale en 7C+ bloc.

Le jour de l’enchaînement, au moment de clipper le relais, Ondra a expliqué ne pas avoir crié comme à son habitude : il a ressenti une profonde quiétude intérieure, d’où le nom « Silence ».

Quand j’ai passé le crux de cette voie, j’avais l’impression d’être dans mon propre monde, l’esprit complètement silencieux, le corps détendu et en parfaite fluidité dans les mouvements malgré leur extrême difficulté. Quand j’ai atteint le relais, j’ai voulu crier, mais je n’ai pas pu… Trop submergé pour briser le silence.

Adam Ondra

© Coll. Ondra

Une cotation encore unique

Avec humilité, Ondra avait proposé la cotation de 9c, affirmant qu’il s’agissait de quelque chose de « beaucoup plus dur que tout ce qu’il avait grimpé auparavant ». Aujourd’hui encore, personne n’a réussi à répéter la voie, renforçant son aura.

Un film entier, Silence (sorti en 2018), a documenté cette aventure, gravant à jamais cette ascension :


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Coupes du Monde : découvrez les vainqueurs du classement général 2025

08 Sep

La saison des Coupes du Monde s’est achevée ce week-end à Koper, et les classements généraux sont désormais officiels.

Après six étapes disputées aux quatre coins du globe, ce sont la Britannique Erin McNeice et l’Espagnol Alberto Ginés López qui remportent le titre suprême de la Coupe du Monde 2025. Manon Hily (10ème) et Max Bertone (9ème) signent les meilleures performances tricolores.


Erin McNeice, une première historique pour la Grande-Bretagne

À seulement 21 ans, Erin McNeice écrit une page d’histoire en devenant la première grimpeuse britannique à remporter le classement général des Coupe du Monde de difficulté.

Avec 4502,5 points, glanés grâce à deux victoires (Wujiang et Bali) et deux podiums supplémentaires (Innsbruck et Madrid), la Britannique a su maintenir une régularité exemplaire toute la saison.

© IFSC

Derrière elle, la Sud-Coréenne Chaehyun Seo termine à seulement 40 points (4462,5), confirmant sa place parmi les plus grandes compétitrices du circuit.

L’Italienne Laura Rogora complète le podium avec 3900 points, grâce notamment à ses deux podiums de fin de saison, à Madrid et Koper.

Femmes — Classement général 2025 (Top 10)

Rank Athlète Wujiang Bali Innsbruck Chamonix Madrid Koper Total
1 🇬🇧 Erin McNeice 1 1 3 3 4 4 4502,5
2 🇰🇷 Chaehyun Seo 1 2 6 1 7 2 4462,5
3 🇮🇹 Laura Rogora 4 4 2 9 2 3 3900
4 🇺🇸 Annie Sanders 3 5 2 1 3040
5 🇸🇮 Rosa Rekar 11 8 4 16 6 7 2520
6  🇧🇪 Heloïse Doumont 15 10 7 24 8 6 2047,5
7 🇸🇮 Janja Garnbret 1 1 2000
8 🇰🇷 Chaeyeong Kim 16 12 10 11 20 9 1730
9 🇸🇮 Mia Krampl 9 7 23 30 9 20 1523
10 🇫🇷 Manon Hily 12 12 5 10 1495

Alberto Ginés López, la régularité récompensée

Champion olympique de Tokyo, Alberto Ginés López décroche en 2025 son tout premier titre de vainqueur du classement général.

Le grimpeur espagnol n’a jamais remporté d’étape cette saison, mais il est rentré en finale de toutes les Coupes du Monde et surtout, il est monté sur tous les podiums : trois fois deuxième, trois fois troisième !

© IFSC

Cette régularité impressionnante lui permet de cumuler 4485 points et de devancer les Japonais Sorato Anraku (4145 pts) et Satone Yoshida (4130 pts), tous deux auteurs de victoires marquantes dans l’année.

Hommes — Classement général 2025 (Top 10)

Rank Athlète Wujiang Bali Innsbruck Chamonix Madrid Koper Total
1 🇪🇸 Alberto Ginés López 3 3 3 2 2 2 4485
2 🇯🇵 Sorato Anraku 1 16 9 1 5 1 4145
3 🇯🇵 Satone Yoshida 4 1 4 4 3 4 4130
4 🇯🇵 Neo Suzuki 2 6 1 21 7 8 3315
5 🇰🇷 Dohyun Lee 16 5 7 9 1 10 2950
6  🇩🇪 Yannick Flohé 8 4 5 10 18 9 2485
7  🇮🇹 Filip Schenk 7 9 25 3 12 11 2245
8 🇬🇧 Toby Roberts 15 2 20 10 3 2240
9 🇫🇷 Max Bertone 18 2 6 19 14 13 2195
10 🇯🇵 Shion Omata 14 7 29 8 6 18 1866

Et l’équipe de France ?

Côté tricolore, la saison a été marquée par des performances en demi-teinte. Chez les femmes, Manon Hily réalise la meilleure performance française en terminant à la 10ème place (1495 pts). Derrière elle, Camille Pouget prend la 14ème place, Hélène Janicot termine 19ème, Zélia Avezou 32ème tandis qu’Ina Plassoux Djiga se classe 46ème.

Cette année j’ai retrouvé ma grimpe instinctive avec de la renfouigne, des genoux de sauvetage, de la pose de bras sur des gros plats quand on les tient pas, des changements de mains sur les arquées et surtout un fighting mood ! Jamais rien n’est fini !

Manon Hily

© IFSC

Chez les hommes, Max Bertone s’est illustré avec une 9ème place finale (2195 pts), brillant notamment à Bali où il a décroché une superbe médaille d’argent. Derrière lui, on retrouve Sam Avezou 18ème, Victor Guillermin 34ème, Jules Marchaland 35ème, Younes Aubert Masmoudi 41eme, Pierre Marzullo 51ème, Paul Jenft 65ème ou encore Léo Avezou 73ème.


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Lara Neumeier devient la deuxième femme à réussir « End of Silence » (8B+, 360 m)

08 Sep

La grimpeuse allemande Lara Neumeier a marqué les Alpes allemandes en répétant le célèbre « End of Silence » (11 longueurs, 360 m, 8b+) sur le Feuerhörndl.

Son ascension, réalisée il y a quelques jours, est seulement la deuxième ascension féminine de la voie, après celle de son amie Barbara Zangerl en 2012.


Considérée comme l’une des grandes voies les plus exigeantes des Alpes, « End of Silence » a été ouverte par Thomas Huber en 1994 et fait partie de la mythique « Trilogie Alpine », composée de trois grandes voies en 8b+ dans les Alpes, aux côtés de “Silbergeier” en Suisse et “Des Kaisers neue Kleider” en Autriche.

Lara savait déjà réussi à enchaîner “Silbergeier” en juin, ce qui la laisse désormais à un seul sommet de compléter la trilogie !

 À la fin juin, juste une semaine après avoir enchaîné “Silbergeier”, j’étais pleine de motivation et déjà en route pour “End of Silence”. Avec Romy Fuchs, nous avons rejoint le pied de la falaise. L’approche est assez longue, et la première fois, elle nous a pris 2h30 (heureusement, nous avons été beaucoup plus rapides par la suite) !

© Ray Demski

En deux journées de grimpe, entrecoupées d’un jour de repos, Lara atteint la huitième longueur, malgré des conditions météos loin d’être optimales. Puis une longue pause est survenue : paroi privatisée pour un exercice militaire, pluie incessante, et enfin une infection qui l’a mise KO pendant trois semaines.

À la mi-août, Lara retourne dans la voie, plus motivée que jamais.

Mon objectif était simple : grimper de bas en haut en une seule journée, pour voir toutes les longueurs. Ça a fonctionné, mais je n’ai pas pu réaliser les mouvements durs de la neuvième longueur.

Une semaine plus tard, elle a affiné ses méthodes et s’est sentie prête pour l’ascension intégrale.

© Ray Demski

Le jour J : tout s’enchaîne

Le mardi 26 août, les conditions étaient parfaites. Pourtant, la journée démarre mal pour Lara, qui tombe au deuxième point de la première longueur.

Mon partenaire de cordée, Steven Hilger, m’a descendue, j’ai dénoué ma corde, et j’ai retenté – cette fois, ça a fonctionné. À partir de là, j’ai enchaîné chaque longueur au premier essai en tête. Nous sommes partis à 9h30 et avons atteint le sommet à 18h. Mission accomplie !

Avec cette performance, Lara inscrit son nom parmi les rares grimpeurs à avoir dompté cette grande voie emblématique et continue sa quête pour compléter la Trilogie Alpine, ne restant plus que « Des Kaisers neue Kleider » à conquérir !


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Coupe du Monde de Koper : Janja Garnbret en reine, Ondra et Schubert en finale !

05 Sep

Cette soirée slovène restera gravée dans les mémoires ! Devant un public en transe, chauffé à blanc par l’arrivée de sa star nationale Janja Garnbret, les demi-finales de la dernière Coupe du Monde de difficulté de la saison ont tenu toutes leurs promesses.

Les ouvreurs avaient choisi de durcir considérablement le jeu : aucun grimpeur ni grimpeuse n’a dompté les voies tracées pour ce tour. Résultat : du suspense, des chutes, de la bagarre et une hiérarchie bousculée, pour un spectacle intense du premier au dernier passage.


Janja Garnbret et Chaehyun Seo intouchables

Attendue comme une reine dans son propre royaume, Janja Garnbret a fait exploser les décibels à Koper. Accueillie par des applaudissements tonitruants, la Slovène a déroulé une grimpe fluide et instinctive, avant de chuter en tentant d’attraper la dernière prise, frôlant de quelques centimètres seulement la préhension.

Une fin cruelle, d’autant que le temps réglementaire était déjà écoulé au moment de son dernier geste. La Slovène sera donc rétrogradée de quelques mouvements, mais qu’importe : elle signe la meilleure prestation de la soirée et s’élancera demain en position de grande favorite !

© IFSC

Seule Chaehyun Seo a réussi à rivaliser, atteignant la même prise que Garnbret au moment où le chrono s’arrêtait pour elle. Après s’être partagée la première place des qualifications ce matin, la Slovène et la Coréenne partagent de nouveau la première place des demi-finales, devant l’Italienne Laura Rogora (3ᵉ), qui chute un mouvement plus bas et la jeune Slovène Rosa Rekar (4ᵉ), qui confirme la relève locale. Erin McNeice (5ᵉ) et Lucka Rakovec (6ᵉ) complètent le top 6, tandis que Lucija Tarkus (7ᵉ) et Heloïse Doumont (8ᵉ) ferment le top 8.

Avec quatre Slovènes dans le top 8 (Garnbret, Rekar, Rakovec, Tarkus) — une présence massive et galvanisante — les locales ont clairement profité d’un public en fusion ; la demi-finale à Koper a pris des allures de fête nationale et promet une finale où la Slovénie pourrait tirer avantage de cette ambiance. Jamais le pays n’avait aligné un tel contingent féminin en finale d’une Coupe du Monde : un signe fort de la vitalité de la relève slovène !

© IFSC

Schubert renaît, Ondra répond présent

Côté masculin, la bataille fut tout aussi relevée. Et quel retour pour Jakob Schubert ! Après une année compliquée, marquée par une blessure au doigt, l’Autrichien n’a pas tremblé : avec une 5ᵉ place et un combat acharné jusqu’aux derniers mètres, il se qualifie en finale et prouve qu’il faudra compter sur lui demain soir.

© IFSC

Devant, ce sont les jeunes qui ont fait parler la poudre : Sorato Anraku domine la demi-finale avec un score de 41+, suivi de très près par Toby Roberts (40+), Alberto Ginés López (40+) et l’Indonésien Putra Tri Ramadani (40), véritable révélation de la soirée. Une performance historique pour l’Indonésie, qui place pour la première fois un grimpeur en finale de Coupe du Monde de difficulté.

© IFSC

À noter également la belle 6ᵉ place du Japonais Neo Suzuki (38+), qui devance son compatriote Satone Yoshida, autre grande figure de la saison toujours en lice pour la victoire au classement général.

Le suspense planait aussi autour d’Adam Ondra. Le Tchèque, très attendu par le public, s’en sort avec une 8ᵉ place : il sera bien en finale demain pour défendre ses chances dans une compétition qui s’annonce très disputée !

© IFSC

Les Français en demi-finale

Cinq Tricolores étaient encore en lice ce soir à Koper, mais seuls Manon Hily et Max Bertone ont flirté avec le top 10.

Chez les femmes, Manon Hily signe une belle prestation en atteignant la 10ᵉ place, mais son score sera insuffisant pour se qualifier en finale (comme à Innsbruck et Chamonix où elle finissait 12ᵉ, à quelques mouvements du top 8). Camille Pouget se classe 17ᵉ et Hélène Janicot 25ᵉ.

© IFSC

Chez les hommes, Max Bertone termine 13ᵉ, manquant la finale de peu mais prouvant encore une fois son incroyable potentiel à seulement 18 ans. Sam Avezou, 17ᵉ, n’a pas réussi à retrouver les sensations qui l’avaient porté en qualifications.

Les résultats des demi-finales

Femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja Garnbret48 
1KOR Chaehyun Seo 48 
3ITA Laura Rogora 47 
4SLO Rosa Rekar 44+ 
5GBR Erin Mcneice 40+ 
6SLO Lucka Rakovec 39+ 
7SLO Lucija Tarkus 39+ 
8BEL Heloïse Doumont 39+ 
9KOR Chaeyeong Kim 39 
10FRA Manon Hily 36+ 
11JPN Ryu Nakagawa 36+ 
12AUT Jessica Pilz35+ 
13AUT Mattea Pötzi 35+ 
14BUL Aleksandra Totkova 35 
15ESP Geila Macià Martín 30 
16KOR Jain Kim 29+ 
17FRA Camille PougetTeam PG29+ 
18KOR Juha Kim 29+ 
18AUT Flora Oblasser 29+ 
20SLO Mia Krampl 27+ 
21JPN Natsumi Hirano 25+ 
22USA Analise Van Hoang 25+ 
23GBR Zoe Peetermans 25+ 
24JPN Natsuki Tanii 25 
25FRA Hélène Janicot 25
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Hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku 41+ 
2GBR Toby Roberts 40+ 
3ESP Alberto Ginés López 40+ 
4INA Putra Tri Ramadani 40 
5AUT Jakob Schubert39 
6JPN Neo Suzuki 38+ 
7JPN Satone Yoshida 38 
8CZE Adam Ondra 37 
9GER Yannick Flohé 36+ 
10KOR Dohyun Lee 33+ 
11ITA Filip Schenk 33+ 
12JPN Ao Yurikusa 30+ 
13FRA Max Bertone28+ 
14ITA Stefano Ghisolfi 28+ 
15ITA Giovanni Placci 27+ 
16CZE Jakub Konecny27+ 
17FRA Sam Avezou 27 
18JPN Shion Omata 27 
19SLO Luka Potocar 26+ 
20SUI Jonas Utelli 26+ 
21BEL Ties Vancraeynest 26+ 
22KOR Kibeom Kwon 26+ 
23KOR Hyunseung Noh 26+ 
24SUI Nino Grünenfelder 23+
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Cap sur les finales

Le tableau est désormais dressé : Garnbret et Seo s’affronteront pour l’or dans une ambiance qui s’annonce incandescente, tandis qu’Anraku, Roberts, Ginés López, Schubert et Ondra promettent une finale masculine d’une grande intensité.

Demain, Koper sera le théâtre d’un feu d’artifice sportif pour clôturer la saison des Coupes du Monde 2025 !

La suite du programme

Samedi 6 septembre

20h00 : Finale hommes
21h00 : Finale femmes


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Qualifications à Koper : Garnbret et Schubert intouchables, cinq Bleus en demi-finale !

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Qualifications à Koper : Garnbret et Schubert intouchables, cinq Bleus en demi-finale !

05 Sep

La dernière manche de Coupe du Monde de l’année entame son week-end slovène sur un tempo élevé ! Ce matin, les qualifications ont livré leur lot de certitudes — et de questions avant les demi-finales de ce soir.

Les deux faits marquants : chez les femmes, Janja Garnbret et Chaehyun Seo ont toppé les deux voies et se détachent clairement ; chez les hommes, Jakob Schubert, Toby Roberts, Satone Yoshida et Sorato Anraku ont réalisé un sans-faute collectif remarquable.


Janja acclamée, Chaehyun répond du tac au tac !

Le front de mer de Koper a réservé une arrivée en fanfare à sa superstar : Janja Garnbret a été accueillie dans un tumulte d’applaudissements et n’a pas tremblé. La Slovène a enchaîné les deux tracés de qualification sans faute, confirmant qu’elle est bien à son niveau à domicile.

Je me suis vraiment sentie bien aujourd’hui ! Le public me met un peu plus de pression, mais c’est incroyable de grimper devant ma famille, mes amis et tous ces enfants venus m’encourager ! J’ai pris beaucoup de plaisir à grimper devant eux.

Janja Garnbret

© IFSC

Mais quelques minutes plus tard, Chaehyun Seo a une nouvelle fois prouvée qu’elle n’était pas là pour faire de la figuration : la Coréenne a elle aussi toppé les deux voies et envoie un signal clair : Janja ne fera pas le spectacle sans adversaires !

Derrière ce duo, la Slovène Lucka Rakovec et l’Italienne Laura Rogora se partagent la troisième place après avoir atteint le top sur la première voie et frôlé la sortie sur la deuxième. La Britannique Erin McNeice, leader du classement général, signe une prestation solide : après un top sur la première voie, elle chute au sommet sur la seconde et prend la 5ᵉ place.

© IFSC

Très belle performance aussi pour Manon Hily, qui termine 6ᵉ : elle n’a pas clippé de relais ce matin, mais a montré une grande régularité en terminant proche du sommet sur les deux tracés.

À noter aussi la présence en demi-finale d’autres grimpeuses expérimentées, comme la Coréenne Jain Kim (11ᵉ), toujours fidèle au poste à 35 ans, et l’Autrichienne Jessica Pilz (15ᵉ), qui poursuit son retour au premier plan. Enfin, le public slovène aura de quoi s’enflammer en demi-finale, avec pas moins de cinq représentantes locales encore en lice : Garnbret, Rakovec, Lucija Tarkus (9ᵉ), Rosa Rekar (23ᵉ) et Mia Krampl, dernière qualifiée (24ᵉ).

Jakob Schubert signe un retour tonitruant, quatre tops en tête

Coup d’éclat chez les hommes : Jakob Schubert, de retour après plus d’un an d’absence liée à une blessure au doigt, revient en force en réalisant le score parfait sur les deux voies de qualification.

C’était ma première compétition internationale depuis les Jeux Olympiques de Paris, j’étais bien plus nerveux que d’habitude, je me suis même senti un peu “rouillé” dans la première voie, mais je suis content d’avoir tenu le coup !

Jakob Schubert

Il partage la première place avec le Britannique Toby Roberts, et les Japonais Satone Yoshida et Sorato Anraku qui s’offrent eux aussi un double top.

© IFSC

Juste derrière ce quatuor, Sam Avezou réalise une belle matinée pour la France en prenant la 5ᵉ place (deux 44+), tandis que l’Espagnol Alberto Ginés López — actuel leader du général — se montre lui aussi en jambes (top sur l’une des voies, 6ᵉ au classement des qualifications).

Adam Ondra, très attendu par le public, prend la 10ᵉ place : il chute en tentant d’attraper le bac final de la première voie et manque le top de la deuxième à quelques mouvements du sommet — une entrée en matière solide mais perfectible pour le Tchèque.

© IFSC

Luka Potočar, seul Slovène qualifié côté masculin, termine 7ᵉ et portera les espoirs du public local en demi-finale, lui qui s’était déjà imposé ici à Koper.

En revanche, certains noms attendus ont eu plus de mal : l’Allemand Yannick Flohé, que l’on ne présente plus, pointe 22ᵉ ce matin — un signe qu’il devra hausser son niveau ce soir pour prétendre à la finale. Il en est de même pour le capitane de l’équipe italienne Stefano Ghisolfi, qui s’octroie la 23ᵉ et avant-dernière place qualificative pour les demi-finales.

Bilan tricolore : des résultats contrastés mais encourageants

Côté tricolore, la journée fut riche en émotions et en enseignements. Sam Avezou a brillé dès le matin, en signant la meilleure performance française avec une 5ᵉ place au classement des qualifications. Régulier et appliqué, il chute tout en haut des deux voies, se plaçant idéalement pour la suite.

Max Bertone, 12ᵉ, confirme lui aussi son excellent potentiel : à seulement 18 ans, il s’invite dans le haut du tableau une nouvelle fois et se qualifie avec assurance pour les demi-finales.

© IFSC

Dans le camp féminin, c’est Manon Hily qui s’est illustrée : toujours combative, elle décroche une belle 6ᵉ place, enchaînant deux solides prestations qui la maintiennent au contact direct des meilleures mondiales. Juste derrière, Camille Pouget prend la 13ᵉ place et continue de prouver sa régularité cette saison. Hélène Janicot, 19ᵉ se qualifie de justesse pour les demi-finale, tandis qu’Ina Plassoux Djiga, 33ᵉ, complètent la délégation féminine.

Chez les hommes, Pierre Marzullo (29ᵉ), Younès Aubert Masmoudi (30ᵉ) et Victor Guillermin (34ᵉ) n’ont pas démérité mais restent aux portes de la qualification.

Les résultats des qualifications

Femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja GarnbretTOP (1) | TOP (1)
1KOR Chaehyun SeoTOP (1) | TOP (1)
3SLO Lucka RakovecTOP (1) | 48+ (3)
3ITA Laura RogoraTOP (1) | 48+ (3)
5GBR Erin McneiceTOP (1) | 46+ (7)
6FRA Manon Hily35+ (7) | 48+ (3)
7JPN Natsuki Tanii35+ (7) | 46+ (7)
8JPN Ryu Nakagawa35 (11) | 46+ (7)
9SLO Lucija Tarkus35+ (7) | 45+ (12)
10KOR Chaeyeong Kim35 (11) | 46 (11)
11BEL Heloïse Doumont37+ (6) | 39+ (19)
11KOR Jain Kim30+ (22) | 48 (6)
13FRA Camille PougetTeam PG31+ (18) | 46+ (7)
14JPN Natsumi Hirano35 (11) | 40+ (16)
15AUT Jessica Pilz30+ (22) | 45+ (12)
15BUL Aleksandra Totkova30+ (22) | 45+ (12)
17AUT Mattea Pötzi34+ (14) | 39+ (19)
18USA Analise Van Hoang30+ (22) | 42+ (15)
19FRA Hélène Janicot32+ (15) | 39+ (19)
19KOR Juha Kim32+ (15) | 39+ (19)
19AUT Flora Oblasser32+ (15) | 39+ (19)
22GBR Zoe Peetermans30+ (22) | 40+ (16)
23SLO Rosa Rekar35+ (7) | 20 (54)
24SLO Mia Krampl31+ (18) | 39+ (19)
24ESP Geila Macià Martín31+ (18) | 39+ (19)
26AUT Ines Schwaiger26 (35) | 40+ (16)
27USA Zoe Yi30+ (22) | 39+ (19)
28JPN Kohana Mugishima30 (29) | 39+ (19)
29ARG Valentina Aguado30+ (22) | 38+ (32)
30NED Lynn Van Der Meer26+ (32) | 39+ (19)
31UKR Anastasiia Kobets31+ (18) | 35 (44)
32JPN Natsumi Oda25+ (37) | 39+ (19)
33INA Sukma Lintang Cahyani24+ (39) | 39+ (19)
33FRA Ina Plassoux Djiga24+ (39) | 39+ (19)
35ITA Ilaria Scolaris29+ (30) | 37+ (35)
36AUT Julia Fiser26+ (32) | 37+ (35)
37SLO Lana Goric27 (31) | 36+ (39)
38SLO Zala Mlakar Staric24+ (39) | 38+ (32)
39SLO Sara Copar25+ (37) | 37+ (35)
40SLO Lana Skusek26+ (32) | 35+ (41)
41USA Ella Fisher26 (35) | 36+ (39)
42GER Ronja Marlene Witt24+ (39) | 37 (38)
43NOR Sunniva Øvre-eide19+ (48) | 38 (34)
44JPN Sana Ogura24+ (39) | 35+ (41)
45GBR Thea Cameron24+ (39) | 28+ (48)
46UKR Nika Potapova23+ (45) | 34+ (45)
47AUT Magdalena Kompein20+ (47) | 34+ (45)
48SUI Zoé Egli21 (46) | 28+ (48)
49GER Mia Guttenberger18+ (50) | 33+ (47)
50SUI Liv Egli16 (57) | 35+ (41)
51SVK Sára Šimeková19+ (48) | 22+ (52)
52USA Maya Madere18 (53) | 28+ (48)
53CAN Brooke White18 (53) | 22 (53)
54ITA Giulia Bernardini18+ (50) | 18+ (56)
54CZE Ema Galeova18+ (50) | 18+ (56)
56CAN Cedar Hendry16 (57) | 24+ (51)
57ISL Svana Bjarnason17 (55) | 19 (55)
58NOR Pernille Tvedt17 (55) | 18+ (56)
59BRA Amanda Criscuoli Tavares12+ (59) | 17 (59)
60GRE Danai Valsamidi6 (60) | 15+ (60)
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Hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato AnrakuTOP (1) | TOP (1)
1GBR Toby RobertsTOP (1) | TOP (1)
1AUT Jakob SchubertTOP (1) | TOP (1)
1JPN Satone YoshidaTOP (1) | TOP (1)
5FRA Sam Avezou44+ (5) | 44+ (6)
6ESP Alberto Ginés López36+ (12) | TOP (1)
7SLO Luka Potocar41+ (9) | 42+ (8)
8JPN Neo Suzuki44 (7) | 40+ (10)
9INA Putra Tri Ramadani41 (10) | 42+ (8)
10CZE Adam Ondra44+ (5) | 38+ (15)
11ITA Giovanni Placci42 (8) | 40+ (10)
12FRA Max Bertone35+ (18) | 43+ (7)
13KOR Dohyun Lee36+ (12) | 40+ (10)
13JPN Shion Omata36+ (12) | 40+ (10)
15JPN Ao Yurikusa39+ (11) | 38+ (15)
16SUI Jonas Utelli36 (17) | 38 (18)
17SUI Nino Grünenfelder35+ (18) | 36 (20)
18BEL Ties Vancraeynest31+ (30) | 39+ (14)
19KOR Kibeom Kwon33+ (26) | 38 (18)
20CZE Jakub Konecny34+ (24) | 35 (21)
21ITA Filip Schenk35 (23) | 34+ (22)
22GER Yannick Flohé35+ (18) | 30 (31)
23ITA Stefano Ghisolfi36+ (12) | 27 (47)
24KOR Hyunseung Noh23+ (40) | 38+ (15)
25JPN Shuta Tanaka36+ (12) | 25+ (51)
26GER Yannick Nagel35+ (18) | 29+ (33)
27SUI Sascha Lehmann35+ (18) | 28+ (45)
28CZE Martin Stranik34+ (24) | 29+ (33)
29FRA Pierre Marzullo27+ (32) | 32+ (26)
30FRA Younès Aubert Masmoudi27 (35) | 32+ (26)
31ESP Guillermo Peinado Franganillo23+ (40) | 34+ (22)
32GER Sebastian Halenke32 (29) | 29+ (33)
33USA Jesse Grupper23+ (40) | 33+ (25)
34FRA Victor Guillermin27 (35) | 30 (31)
35ITA Giorgio Tomatis33 (28) | 29 (43)
36CHI Joaquin Urrutia27+ (32) | 29+ (33)
37GBR Samuel Butterworth23+ (40) | 32+ (26)
37SLO Gorazd Jurekovic23+ (40) | 32+ (26)
37AUT Felix Mader23+ (40) | 32+ (26)
40SWE Hannes Puman27 (35) | 29+ (33)
41ITA Riccardo Vicentini33+ (26) | 25+ (51)
42USA Sergey Lakhno17+ (63) | 34+ (22)
43CZE Jan Stipek31+ (30) | 26 (49)
44AUT Stefan Scherz23+ (40) | 29+ (33)
45SLO Milan Preskar27+ (32) | 25+ (51)
46USA Nathan Sato27 (35) | 26 (49)
47AUT Timo Uznik24 (39) | 26+ (48)
48AUS Campbell Harrison23+ (40) | 27+ (46)
49GER Max Dinger22+ (51) | 29+ (33)
49ITA Matteo Reusa22+ (51) | 29+ (33)
49ROU Darius Râpă22+ (51) | 29+ (33)
52BEL Nicolas Collin23+ (40) | 25+ (51)
53INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang22+ (51) | 29 (43)
54BEL Arno Luypaert15+ (65) | 29+ (33)
55GER Luca Nündel23+ (40) | 22 (56)
56SLO Samo Golob23+ (40) | 15+ (67)
57ISR Alon Peleg Lieblich22+ (51) | 22+ (55)
58SUI Dimitri Flick22+ (51) | 21+ (58)
58SLO Lovro Črep22+ (51) | 21+ (58)
60KOR Eojin Lee22+ (51) | 19+ (61)
61GBR James Jenkins22 (62) | 22 (56)
62SVK Eliáš Kysela22+ (51) | 18+ (63)
62AUS Dylan Soin22+ (51) | 18+ (63)
64SVK Filip Matejička22+ (51) | 17+ (65)
65SUI Davide Torroni17 (64) | 21+ (58)
66ISR Inbar Doron Sela14+ (66) | 19+ (61)
67CRC Juan Ramon Pendones13+ (67) | 16 (66)
68MEX José Alejandro Sauceda Rodríguez6 (68) | 5 (69)
69HON Rolando José Lopez Ramos4 (70) | 6 (68)
70HON Jonathan Odiel Benitez Rodriguez4+ (69) | 5 (69)
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Ce qu’on surveillera ce soir en demi-finale

Chez les femmes : la bataille Janja / Chaehyun s’annonce palpitante ; garder un œil sur Lucka Rakovec, Laura Rogora et Erin McNeice. Chez les hommes : Schubert revient avec de grosses sensations, mais Toby Roberts, Yoshida et Anraku ont aussi prouvé qu’ils pouvaient viser le podium. Sam Avezou peut créer la surprise si la forme se confirme ; Adam Ondra est loin d’être inoffensif malgré sa 10ᵉ place.

Les demi-finales débutent à 20h00 : rendez-vous ce soir pour voir qui ralliera les finales de samedi, et tirer les premières conclusions de cette ultime Coupe du Monde de la saison.

© IFSC

La suite du programme

Vendredi 5 septembre

20h00 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 6 septembre

20h00 : Finale hommes
21h00 : Finale femmes


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Grande finale de la Coupe du Monde 2025 : Janja Garnbret, Adam Ondra et Jakob Schubert au rendez-vous !

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Grande finale de la Coupe du Monde 2025 : Janja Garnbret, Adam Ondra et Jakob Schubert au rendez-vous !

04 Sep

La saison internationale touche à sa fin : ce week-end, les meilleurs grimpeurs et grimpeuses de la planète se retrouvent en Slovénie pour la dernière manche de Coupe du Monde de l’année.

Et cette dernière étape à Koper s’annonce particulièrement intense, avec la présence des plus grandes stars de la discipline : Adam Ondra, Jakob Schubert, ou encore la reine locale Janja Garnbret !


Janja Garnbret à domicile

Impossible de parler de Koper sans évoquer Janja Garnbret. La Slovène, véritable icône dans son pays, effectuera sa deuxième apparition de la saison après son impressionnant doublé à Innsbruck (or en bloc et en difficulté).

Devant son public, la double championne olympique tentera de décrocher une troisième victoire consécutive à Koper, comme en 2023 et 2024. « Je suis très heureuse de retrouver la scène internationale à Koper », confiait-elle récemment.

© IFSC

La Slovène aborde cette saison différemment, en choisissant des apparitions ciblées pour préserver son corps et son mental, après une saison olympique qui a laissé des traces sur de nombreux athlètes. Mais nul doute que son retour enflammera l’ambiance du front de mer slovène !

Ondra et Schubert de retour !

Autre grand événement du week-end : le retour de Jakob Schubert. Après plus d’un an loin du circuit à cause d’une blessure tenace au doigt, l’Autrichien retrouve enfin la compétition.

« L’année écoulée a été la plus difficile de ma carrière. Une vilaine blessure au doigt m’a tenu éloigné de la scène internationale et a rendu l’entraînement incroyablement frustrant. Les progrès étaient lents (voire inexistants), et je me suis parfois demandé : « Et si ça ne disparaissait jamais ? ». Rester concentré n’a donc pas été facile », expliquait-il, lui qui n’a plus accroché de dossard depuis les Jeux Olympiques de Paris.

© IFSC

“Après tous ces doutes, je suis plus motivé que jamais à l’idée de revenir sur le mur pour la Coupe du Monde de Koper. C’est le test parfait avant les Championnats du Monde dans trois semaines – et j’ai hâte de voir où j’en suis !”.

De son côté, Adam Ondra disputera à Koper sa toute première Coupe du Monde de difficulté de l’année. Le Tchèque avait choisi de faire l’impasse sur toute la saison internationale, à l’exception de l’étape de bloc de Prague (où il avait terminé 15e) et de ce rendez-vous slovène en difficulté.

« L’entraînement se passe bien et je me sens en forme ! Un peu de serrage d’arquées avant la Coupe du Monde de Koper, ça ne fait pas de mal ! », a-t-il déclaré.

© IFSC

Duel pour le classement général

Au-delà du spectacle, Koper sera décisive pour le classement général de la Coupe du Monde de difficulté 2025.

Chez les femmes, la Britannique Erin McNeice, la Coréenne Chaehyun Seo, l’Italienne Laura Rogora et l’Américaine Annie Sanders sont encore en lice pour décrocher le gros globe. Avantage à Erin McNeice, auteure de deux victoires et deux podiums cette saison, mais rien n’est joué…

© IFSC

Chez les hommes, la bataille s’annonce tout aussi passionnante : l’Espagnol Alberto Ginés López, et les Japonais Satone Yoshida et Sorato Anraku jouent les premiers rôles. Le champion olympique espagnol a enchaîné les podiums cette saison (deux argents, trois bronzes) et rêve d’un premier sacre au général.

Classement général – Femmes

Rang Nom Pays Points
1 Erin McNeice 🇬🇧 GBR 3892.5
2 Chaehyun Seo 🇰🇷 KOR 3657.5
3 Laura Rogora 🇮🇹 ITA 3210
4 Annie Sanders 🇺🇸 USA 3040
5 Rosa Rekar 🇸🇮 SLO 2065
6 Heloïse Doumont 🇧🇪 BEL 1552.5
7 Mia Krampl 🇸🇮 SLO 1368
8 Chaeyeong Kim 🇰🇷 KOR 1350
9 Oceania Mackenzie 🇦🇺 AUS 1330
10 Brooke Raboutou 🇺🇸 USA 1300
11 Manon Hily 🇫🇷 FRA 1145
12 Camille Pouget 🇫🇷 FRA 1090

Classement général – Hommes

Rang Nom Pays Points
1 Alberto Ginés López 🇪🇸 ESP 3680
2 Satone Yoshida 🇯🇵 JPN 3520
3 Sorato Anraku 🇯🇵 JPN 3145
4 Neo Suzuki 🇯🇵 JPN 2900
5 Dohyun Lee 🇰🇷 KOR 2600
6 Yannick Flohé 🇩🇪 GER 2105
7 Filip Schenk 🇮🇹 ITA 1920
8 Max Bertone 🇫🇷 FRA 1915
9 Shion Omata 🇯🇵 JPN 1681
10 Jesse Grupper 🇺🇸 USA 1615
11 Luka Potočar 🇸🇮 SLO 1614.5
12 Toby Roberts 🇬🇧 GBR 1550 

Les autres têtes d’affiche

La compétition sera aussi marquée par la longévité impressionnante de certains grimpeurs et grimpeuses. La Sud-Coréenne Jain Kim, véritable légende, effectuera son 104e départ en Coupe du Monde de difficulté, tandis que l’Autrichienne Jessica Pilz atteindra la barre des 97 participations toutes disciplines confondues.

Côté masculin, l’Italien Stefano Ghisolfi prendra le départ de sa 85e Coupe du Monde de difficulté, et l’Allemand Sebastian Halenke de sa 65e.

© IFSC

Une équipe de France déterminée !

Huit Tricolores ont fait le déplacement en Slovénie pour défendre les couleurs françaises.

On retrouvera Ina Plassoux Djiga, Camille Pouget, Hélène Janicot et Manon Hily chez les femmes, tandis que Sam Avezou, Victor Guillermin, Pierre Marzullo, Younès Aubert Masmoudi et Max Bertone représenteront la France dans le tableau masculin.

© IFSC

L’objectif sera de décrocher des places en finale et de terminer la saison sur une belle note avant les Championnats du Monde.

Voici la composition de l’équipe de France :

Femmes Hommes
Ina Plassoux Djiga Sam Avezou
Camille Pouget Victor Guillermin
Hélène Janicot Pierre Marzullo
Manon Hily Younès Aubert Masmoudi
Max Bertone

Le programme

Vendredi 5 septembre

9h00 : Qualifications hommes et femmes
20h00 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 6 septembre

20h00 : Finale hommes
21h00 : Finale femmes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


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À seulement 12 ans, Leo Cea enchaîne « Wallstreet », le premier 8c de l’Histoire (et s’offre un 9a supplémentaire !)

04 Sep

Il n’a que 12 ans et continue de bousculer les codes de l’escalade. Le jeune prodige chilien Leo Cea vient de réussir la mythique « Wallstreet » 8c dans le Frankenjura, connue comme la première voie de ce niveau, libérée en 1987 par Wolfgang Güllich.

Et comme si ça ne suffisait pas, il a également enchaîné quelques jours plus tard son quatrième 9a avec « Trip Tik Tonic » dans les Gorges du Loup, en France.


Leo Cea, jeune grimpeur chilien de 12 ans qui avait déjà fait parler de lui l’an dernier pour ses ascensions précoces dans le neuvième degré, vient de franchir une nouvelle étape dans sa carrière. Sa famille, soucieuse de lui offrir les meilleures conditions pour progresser, a déménagé en mai dernier à Erlangen, en Allemagne.

À deux pas du Frankenjura, il profite désormais des falaises locales mais aussi des installations de la Frankenjura Academy, une école d’escalade dirigée par son idole Alex Megos.

« Leo a été accueilli à bras ouverts et bénéficie d’un cadre idéal pour progresser », souligne son père René.

© Inti Cea

Dès son arrivée en Allemagne, Leo a jeté son dévolu sur « Wallstreet », cette ligne verticale aux réglettes microscopiques qui a marqué un tournant dans l’histoire de l’escalade. Malgré une progression rapide dans la voie, les conditions humides et chaudes rendaient les derniers mouvements presque impossibles. Après plusieurs semaines de pause et un retour dans la voie lors d’une période plus fraîche, Leo a finalement clippé le relais.

« La joie était immense, car Leo connaît la valeur historique de cette ligne », raconte son père.

À l’époque de son ouverture, « Wallstreet » avait suscité le scepticisme en dehors de l’Allemagne. Jugée « trop dure pour être vraie », elle a mis du temps à être reconnue comme le premier 8c de l’histoire, jusqu’à ce que les répétitions successives confirment la proposition visionnaire de Güllich. Aujourd’hui encore, elle reste une référence, enchaînée au fil des ans par des légendes comme Markus Bock, Iker Pou, Laura Rogora ou plus récemment Ainhize Belar.

Avec sa réussite, Leo s’inscrit dans cette lignée prestigieuse, et établit un nouveau jalon en devenant le plus jeune grimpeur à la dompter.

© Inti Cea

Un quatrième 9a à la clé !

Si « Wallstreet » marque une belle coche dans son carnet de croix, ce n’est pas le seul exploit récent du jeune Chilien. Fin août, il a profité d’un séjour en France pour réaliser « Trip Tik Tonic » 9a dans les Gorges du Loup, une ligne physique ouverte et libérée par Cédric Lo Piccolo.

Ce voyage d’une semaine en France s’est déroulé en pleine préparation de sa saison. Aux côtés de son frère Inti et de son père, Leo s’était fixé un objectif symbolique : répéter la même voie que le Français Théo Blass, qui l’avait réussie en 2022 à l’âge de 12 ans et 9 mois… exactement le même âge que Leo aujourd’hui.

© Carlos Lastra

Dès ses premiers essais dans la voie, Leo est tombé sous le charme de la ligne, au style totalement différent de celui qu’il connaît au Frankenjura : beaucoup de coincement de genoux et une multitude de colonnettes à serrer. Dès le deuxième jour, il avait trouvé toutes les méthodes, y compris celle du crux. Mais un détail changeait la donne : trois semaines auparavant, la prise clé du crux avait cassé, rendant le passage nettement plus difficile. Après six jours de travail et alors qu’il devait repartir en Allemagne le lendemain, Leo a profité d’un ultime essai. Du haut de ses 1,43m, il a fini par clipper le relais, signant ainsi son quatrième 9a !

Leo a réalisé sa première voie dans le neuvième degré en mars 2024 avec la première répétition de “Tecnoking” à Las Chilcas au Chili. Quelques mois plus tard, il enchaînait également “La Nueva Yera”, toujours à Las Chilcas et alors considérée comme un 9a, même si les répétitions suivantes ont finalement fixé la cotation à 8c.

© Inti Cea

En novembre dernier, il a traversé l’Atlantique pour grimper à Margalef, où il a réalisé “Era Vella” 9a, et ce, avant même d’avoir fêté ses 12 ans. Juste avant de quitter le Chili pour l’Allemagne, il a signé une nouvelle performance avec la première ascension de “Tecnoqueen” 9a, toujours dans sa falaise de prédilection à Las Chilcas.

À seulement 12 ans, Leo affiche un CV que beaucoup d’adultes envieraient. Avec son installation en Allemagne, son enthousiasme pour les falaises de Frankenjura et son accès à une structure d’entraînement de haut niveau, il ne fait aucun doute que son nom reviendra souvent dans les actualités des prochains mois…

La vidéo de Leo Cea dans “Trip Tik Tonik”


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10 médailles françaises, dont 4 titres, aux Championnats d’Europe jeunes de difficulté et de vitesse

02 Sep

Ils avaient déjà brillé au printemps en bloc, et ils n’ont pas manqué leur rendez-vous de fin d’été ! Le week-end dernier, à Žilina en Slovaquie, les meilleurs jeunes grimpeurs du continent se sont affrontés en difficulté et en vitesse à l’occasion des Championnats d’Europe 2025.

Trois jours de compétition intenses, marqués par des finales spectaculaires et un niveau relevé dans toutes les catégories. Fidèle à sa réputation, l’équipe de France a une nouvelle fois répondu présent, repartant avec 10 médailles, dont 4 titres continentaux, confirmant la solidité de la relève tricolore.


U17 : les premières confirmations

Chez les plus jeunes, c’est Léo Grosset qui a offert la première médaille d’or française. Après une contre performance lors des Championnats du Monde où il terminait 36ème, le Réunionnais de 16 ans a mis tout le monde d’accord en finale de l’épreuve de vitesse, en s’imposant avec un temps fulgurant de 5’’59.

Les gars, je suis champion d’Europe pour la deuxième fois 🥇🥹

Cette compétition a été incroyable, c’est probablement la meilleure de cette saison. Je suis très heureux de cette victoire, elle va me donner de la force pour la dernière compétition de l’année dans un mois. Un grand merci à toute l’équipe pour votre soutien, j’ai vécu des moments inoubliables avec vous.

Léo Grosset

© Kétyi Dody

En difficulté, les Bleus s’offrent un beau doublé sur le podium : Swann Lamblin décroche l’argent (et passe à un mouvement de la médaille d’or) et Hypolite Vilanova le bronze.

J’essaie de comprendre ce qu’il s’est passé mais je n’arrive toujours pas à y croire. Honnêtement, je n’ai pas les mots…

Je suis simplement trop heureuse des résultats et des progrès accomplis cette année. Jamais je n’aurais cru réussir à en arriver là, sur la deuxième marche du podium, en me disant que tous les efforts et les sacrifices paient enfin !

Swann Lamblin

© Kétyi Dody

U19 : la constance des Bleuets

En difficulté, Louise Puech Yazid, déjà médaillée de bronze aux Championnats du Monde jeunes d’Helsinki il y a quelques semaines, réitère la même performance et grimpe à nouveau sur la troisième marche du podium.

Chez les hommes, Akyan Etchar s’offre une superbe médaille d’argent, améliorant sa 4ᵉ place de l’an passé.

Enfin… Après plusieurs 4èmes places et de nombreux craquages en finales, je la tiens ma première médaille internationale 🫶🥹

Heureux de monter sur ce podium… Je sais que je peux faire mieux, mais ce n’est que partie remise pour les prochaines !

Akyan Etchar

© Kétyi Dody

U21 : une razzia française

La catégorie U21 a été dominée par les Français. En difficulté, Victor Guillermin a survolé la finale et décroché son premier titre continental, juste devant son compatriote Matteo Soulé, pour un magnifique doublé tricolore.

Quelle compétition de fou, c’était juste incroyable de pouvoir grimper avec le sourire et le plaisir sur tout les tours !
Jouer sur ces voies incroyables avec des personnes fortes apporte une grande satisfaction pour ce titre.

Matteo Soulé

© Kétyi Dody

En vitesse, la France signe également un carton plein : Manon Lebon et Jérôme Morel remportent tous les deux le titre, tandis que Louise Fontaine complète le podium féminin avec une belle médaille de bronze.

Une génération qui répond présente

Avec 10 médailles, dont 4 en or, l’équipe de France jeunes confirme sa régularité au plus haut niveau européen, en difficulté comme en vitesse.

De quoi augurer de très belles perspectives pour les saisons à venir, aussi bien sur le circuit international jeunes que bientôt chez les seniors.

🥇 Or (4) 🥈 Argent (3) 🥉 Bronze (3) Total
• Léo Grosset (Vitesse U17)
• Victor Guillermin (Diff U21)
• Manon Lebon (Vitesse U21)
Jérôme Morel (Vitesse U21)
Swann Lamblin (Diff U17)
• Akyan Etchar (Diff U19)
• Matteo Soulé (Diff U21)
• Hypolite Vilanova (Diff U17)
• Louise Puech Yazid (Diff U19)
• Louise Fontaine (Vitesse U21)
10

 


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Natalia Grossman : un retour en or !

30 Août

Six mois seulement après une lourde opération du genou, Natalia Grossman a fait un retour remarqué sur le mur. L’Américaine s’est imposée le week-end dernier lors de la finale de la North American Cup de Salt Lake City, décrochant l’or en difficulté.

L’événement avait lieu près du centre-ville de Salt Lake, sur le parking attenant au siège de la fédération d’escalade américaine. Sous un soleil de plomb et plus de 30 °C, une centaine de spectateurs s’étaient massés avec chapeaux et parapluies pour soutenir les grimpeurs, parmi lesquels figuraient les meilleurs athlètes du pays : Natalia Grossman, Michaela Kiersch, Kai Lightner ou encore Nathaniel Coleman. Chris Sharma, qui envisage une participation aux Jeux Olympiques de 2028, avait un temps réfléchi à prendre part à cette compétition, avant de reporter sa décision à un autre événement qualificatif en 2026.

© USA Climbing

Une rééducation express

En février dernier, alors qu’elle s’entraînait, Grossman se déchirait le ligament croisé antérieur et le ménisque du genou gauche. Une blessure sérieuse qui l’a tenue éloignée de la scène internationale tout au long de la saison 2025, après quatre années de domination sur le circuit mondial de bloc (2021–2024) ponctuées par 11 victoires en Coupe du Monde et une participation aux Jeux Olympiques de Paris (11e place).

Plutôt que de se laisser abattre, la grimpeuse de 24 ans a partagé, semaine après semaine, son processus de guérison sur les réseaux sociaux : séances de kiné, progrès timides, doutes, mais aussi son envie de revenir plus forte. « Ce n’est pas une catastrophe, seulement un nouveau défi. Je suis prête à l’affronter ! », écrivait-elle au début de sa rééducation.

© USA Climbing

Une victoire pleine de symboles

« She is back » : c’est par ces mots que USA Climbing annonçait son retour vendredi dernier sur Instagram. À Salt Lake City, devant un public conquis, Grossman a fait bien plus qu’un simple retour à la compétition ; elle a brillé !

Malgré l’appréhension liée à certains mouvements dynamiques, notamment un run-and-jump redouté au début du tracé de finale (un mouvement qu’elle n’avait pas osé tester depuis son accident), elle a grimpé avec maîtrise et fluidité. Son sourire habituel accroché aux lèvres – sa devise reste « smile and fight » – elle a réalisé le meilleur score de la finale féminine, allant même jusqu’à réaliser une lolotte avec son genou blessé.

© USA Climbing

« Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et je n’ai jamais été aussi stressée avant une compétition », avoue-t-elle. « Je refais déjà des mouvements dont je ne pensais pas être capable si tôt. C’est une grande victoire pour moi. »

Et maintenant ?

Grossman le sait : son retour n’est qu’à ses débuts. Sa rééducation continue au quotidien avec des séances intensives de kiné. Mais cette première médaille d’or post-blessure envoie un signal fort : la championne américaine est de retour aux affaires.

© USA Climbing

Si elle ne s’alignera pas immédiatement sur le circuit international, son objectif est clair : être prête pour la saison 2026 et retrouver le chemin des Coupes du Monde.

« Ma rééducation est encore loin d’être terminée, mais je suis prête à continuer ce long processus et impatiente de saisir les prochaines opportunités de compétition », a-t-elle déclaré après sa victoire.


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On a enfin des nouvelles d’Adam Ondra !

28 Août

Absent médiatiquement depuis quelques mois, le Tchèque a refait surface en Norvège. Pas dans la grotte de Flatanger, mais à Vingsand, où il a dompté “Wolverine” 8B+ en seulement… deux essais !

Cela faisait un petit moment qu’Adam Ondra n’avait pas fait parler de lui. La dernière fois que le grimpeur tchèque avait attiré l’attention, c’était en mai dernier, lorsqu’il avait réalisé le flash de « Versace » 8B à Brione. Depuis, silence radio… jusqu’à ce qu’il refasse surface ces derniers jours avec une nouvelle performance marquante en Norvège.

Et quand on entend « Ondra » et « Norvège », on pense forcément à la mythique grotte de Flatanger, son terrain de jeu favori depuis plus d’une décennie. Mais cette fois-ci, ce n’est pas dans les colossales déversantes de Flatanger qu’il a sévi : direction Vingsand, à l’ouest du pays, pour s’attaquer à l’un des blocs les plus emblématiques du coin, qui a su charmer le grimpeur tchèque.

© Petr Chodura

En déplacement pour un court trip, Ondra a jeté son dévolu sur “Wolverine” 8B+, un bloc ouvert par Martin Mobråten en 2016 et rarement répété depuis. Malgré des conditions loin d’être idéales – pluie et prises mouillées au programme – le Tchèque n’a eu besoin que de deux essais pour s’offrir cette ligne.

“Wolverine” est tout simplement l’un des plus beaux blocs que j’aie jamais vus ! J’ai failli le flasher, et il a fini par tomber au deuxième essai.

Une réussite qu’on pourra bientôt découvrir en vidéo sur sa chaîne YouTube, comme il l’a annoncé sur ses réseaux sociaux.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Adam Ondra (@adam.ondra)

Un été placé sous le signe du bloc

Si Ondra s’était fait discret ces derniers mois médiatiquement, sa saison a pourtant été bien remplie. Cet été, il a signé plusieurs ascensions dures à domicile, dont “Autofix” un 8C bloc à Moravský Kras, ainsi que plusieurs 8B+ (“Zlaty Drak SD”, “Naplivu na vaše hroby SD”, “Lamačus”).

Depuis le début de l’année, il comptabilise déjà plus de 17 blocs cotés 8A+ ou plus, avec à son actif quatre flashes de 8A+ et deux flashes de 8B. Et comment oublier son exploit du début d’année : la troisième répétition de “Soudain Seul” 8C+/9A à Bleau, qui avait marqué les esprits ?

© Petr Chodura

Bref, si Adam Ondra s’était fait discret dans l’actualité, ses réalisations montrent qu’il reste en grande forme…


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Jules Marchaland, l’été stratosphérique du grimpeur le plus en forme du moment !

28 Août

Samedi 23 août. Un puissant hurlement vient briser le silence de Magic Wood. Le sourire aux lèvres, les mains encore tremblantes, Jules Marchaland se redresse au sommet du bloc. Il affiche un large sourire sur le visage. Quelques jurons de joie lui échappe tant l’émotion est forte. En un seul essai, le Français vient de s’offrir « Power of Now Direct » 8C et entre dans l’Histoire comme le deuxième homme à réussir un 8C flash. Un exploit presque irréel, qui couronne un été déjà hors norme.

Cet instant suspendu résume à lui seul la trajectoire de Jules ces dernières semaines : fulgurante, inattendue, et d’une intensité folle ! À seulement 24 ans, celui qui se définit encore comme « un falaisiste » est devenu en quelques semaines l’un des grimpeurs les plus en forme — si ce n’est le plus en forme — de la planète, accumulant les performances en bloc.

© Yulen Calleja Ordiz

Après une saison de compétition mitigée — trois Coupes du Monde pour une 17ᵉ place et deux 26ᵉ places — il est retourné s’amuser sur son terrain de jeu favori : le rocher. Et là, tout a explosé. En quelques jours, Jules a enchaîné les croix les plus convoitées du moment, avec une aisance déconcertante.


De la compétition au rocher : le grand basculement

La saison 2025 a démarré dans un registre plus contrasté. Après avoir remporté le sélectif national en mai, Jules décroche sa place en équipe de France pour disputer trois Coupe du Monde de difficulté.

Mais ces compétitions ne se déroulent pas comme il l’espère. Après une prometteuse 17e place à Innsbruck (et une demi-finale à la clé), Jules ne parvient pas à trouver son rythme sur les murs de compétition. Il termine 26e à Chamonix, à un mouvement de se qualifier en demi-finale. « C’est dur, mais c’est le jeu », confiait-il à la sortie du mur, déçu de ce résultat.

© IFSC

Une semaine plus tard, même sentence à Madrid : Jules prend la 26e place de nouveau. « J’ai bien grimpé, j’ai tout donné, mais je termine encore une fois à un mouvement de la demi-finale. C’est ma plus grande déception jusqu’à présent en compétition, et cela me fait douter. Quand on a l’impression de faire ce qu’il faut et que cela ne suffit pas, c’est dur. Je commence à me demander si je peux vraiment être satisfait de mes résultats, compte tenu de mon niveau actuel… J’essaie de rester concentré sur ce que j’aime : l’escalade, le processus, le travail et le rêve. »

Il retourne à ce qu’il aime par-dessus tout : le caillou. Et là, c’est comme si une digue cédait.

En quelques jours, le Français enchaîne son premier 8c à vue (« Produit de la Saume » ), et aligne deux 9a en falaise (« Raide de Toit » et « Action Discrète »). Et ce n’était qu’un prélude…

La révélation en bloc

C’est en Suisse que tout s’accélère. Début août, à Fionnay, Jules enchaîne « Scarred for Life » 8B+, et passe à un cheveu du flash. Puis, il se lance dans « Foundation’s Edge » 8C. Jusqu’ici, il n’avait jamais exploré les limites extrêmes du bloc. Mais en quelques essais, il franchit un cap monumental : son premier 8C bloc est dans la poche.

« C’est comme une nouvelle pratique pour moi… Je me régale ! », confie-t-il, presque surpris de s’y sentir aussi à l’aise. Pourtant, Jules a de quoi se sentir à l’aise ! Le même jour que son enchaînement de « Foundation’s Edge », il valide également « Compass North » 8B+, flashe « Permanent Midnight » 8A+ et deux autres 8A.

Quelques jours plus tard, il enfonce le clou avec « Big Nose » 8C, bouclé en… trente minutes seulement. À peine le temps de prendre ses marques avec le caillou suisse, et voilà déjà deux blocs majeurs ajoutés à son carnet.

© Coll. Marchaland

Escale à Rawyl : la parenthèse falaise

En route pour Magic Wood, Jules fait halte à Rawyl, un spot qu’il découvre presque par hasard. Et comme souvent avec lui, l’improvisation tourne à l’exploit. En deux jours seulement, il signe deux 8b+ à vue et ajoute à sa collection un nouveau 9a, le mythique « Super Finale ».

« La forêt est magnifique, je ne connaissais pas, c’était une belle découverte », raconte-t-il.

Pourtant, les conditions sont loin d’être idéales : la chaleur accablante rend chaque mouvement difficile. Mais l’impatience légendaire de Jules prend le dessus. Après un échauffement à vue dans « Paradis naturel » 8b+, il se jette dans « Super Finale » qu’il tente de flasher. Résultat : des zipettes de mains moites et une chute frustrante. « C’est le jeu, j’ai été trop impatient (comme d’habitude !) mais je ne m’en veux pas, j’aime ça ! ».

Le lendemain, il remet ça. Nouveau 8b+ à vue, « Gaiouf », puis retour dans « Super Finale ». Et cette fois, ça passe. « C’était un run à l’arrache, assez original et inhabituel dans mon escalade », avoue-t-il en riant. Mais le résultat est là : encore un 9a dans la besace, qui confirme sa forme exceptionnelle.

☝️​ Qui est Jules Marchaland ?

Âgé de 24 ans, Jules Marchaland est l’un des grimpeurs français les plus prometteurs de sa génération. Originaire du sud de la France, il s’est rapidement distingué en falaise, où il compte déjà plus de 20 voies dans le neuvième degré, dont un 9b (« Bruit de l’Acid » à Claret).

Connu pour sa force hors norme et son efficacité impressionnante, le Niçois, qui vit désormais à Grenoble, se définit avant tout comme un falaisiste… mais son été 2025 a marqué une véritable explosion en bloc. Sa meilleure performance à ce jour reste l’historique flash de « Power of Now Direct » 8C à Magic Wood, qui l’a propulsé dans une nouvelle dimension.

Côté compétition, Jules a été sacré vice-champion de France de difficulté en 2024 et 2025, et évolue également sur le circuit international depuis 2022, après avoir fait ses armes sur la scène européenne dès 2018 en jeunes.

Le flash historique qui change tout

Puis vient le 24 août à Magic Wood. Jules Marchaland entre dans l’Histoire. Après deux jours de pluie, les conditions redeviennent parfaites. Jules est impatient — une de ses marques de fabrique. Le moment est venu d’en découdre avec un bloc qu’il a dans le viseur depuis quelque temps : « Power of Now ».

« Ce bloc, je l’ai toujours eu en ligne de mire… Je savais que j’allais aimer et qu’il me conviendrait. Quand les conditions sont devenues enfin parfaites, je me suis dit : c’est  maintenant ou jamais ! », raconte-t-il.

© Timothée Nitschke

Au pied de cet énorme dévers, Jules prend une décision osée : viser directement la version basse en 8C, sans même passer par la version classique en 8B+.

« Je me suis dit : ça peut passer. Et tout s’est enchaîné parfaitement. Je ne voulais surtout pas rater ce flash », explique-t-il.

Quelques mouvements plus tard, le sommet est là. L’exploit est immense : Jules Marchaland devient le deuxième grimpeur de l’histoire à flasher un 8C, quelques semaines seulement après Yannick Flohé. La planète grimpe est sous le choc !

Une efficacité hors norme !

Comment un tel enchaînement est-il possible ? Jules a sa réponse : « Je ne suis pas technique, pas souple. Mais je sais exactement ce qui me correspond. Soit je plie vite une voie, soit j’abandonne vite. Je grimpe comme je vis : le plus efficacement possible. »

Cette approche directe, alliée à une impatience assumée, lui permet de faire tomber les croix en un temps record.

© Arthur Delicque

« La plupart des voies dures que j’ai faites, je les ai faites en cinq jours », explique-t-il. Et quand ça ne rentre pas, il ne s’acharne pas inutilement : il sait reconnaître les styles qui ne sont pas pour lui.

Il précise que cette manière d’aller vite dans ses projets vient aussi de son passé en compétition : « Pendant la saison de compétition, je n’avais pas suffisamment de temps pour faire autant de falaise que je voulais, je choisissais donc des projets que je pouvais plier assez vite. C’est comme si j’avais eu un « besoin de consommation » pour combler le peu de temps que j’avais dehors. Mais maintenant que les compétitions sont finies, j’ai plus de temps pour me consacrer au rocher et faire les choses bien. Je vais donc pouvoir me lancer dans de vrais projets et accepter d’y passer plus que cinq jours. »

Le rêve du bloc… devenu réalité

Ce qui rend son parcours encore plus fou, c’est qu’il avait annoncé la couleur… sans que personne n’y croie vraiment.

En juin, il nous confiait vouloir « se rattraper » en bloc, une discipline qu’il avait toujours un peu mise de côté et rêvait déjà d’un 8C bloc flash. « Ça va paraître prétentieux, mais je pense que c’est possible. Dans le bon bloc, dans mon style, avec un excellent run… »

© Timothée Nitschke

Deux mois plus tard, l’impensable est devenu réalité. Son premier 8C bloc ? C’est fait. Le 8C flash ? C’est fait. Et au vu de la marge affichée, la suite pourrait bien dépasser toutes les attentes !

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

En l’espace de quelques semaines, Jules Marchaland a accumulé :

  • trois voies en 9a
  • deux voies en 8b+ à vue
  • six blocs cotés 8B+
  • trois blocs cotés 8C
  • et le deuxième 8C flash de l’histoire

De quoi s’imposer comme le grimpeur le plus en forme du moment, toutes disciplines confondues !

Et maintenant ?

Lui-même le sait : « On ne peut pas finir le jeu. C’est illimité. » Mais ce qui est sûr, c’est que Jules n’a jamais semblé aussi fort… Et qu’il lui reste des rêves, comme « Ratstaman Vibrations » 9b à Céüse, ou même un jour un 9A bloc aux États-Unis.

© Arthur Delicque

En attendant, cet été 2025 restera gravé comme celui où Jules Marchaland a cessé d’être seulement un grimpeur prometteur pour devenir l’une des références mondiales. Un été où l’impatience est devenue un moteur, et où chaque essai semblait guidé par l’évidence.

Le monde de l’escalade a trouvé son homme de l’été. Et peut-être plus que ça…


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