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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Tomoa Narasaki devient le premier japonais à passer sous la barre des 6 secondes en vitesse !

26 Août

Privé de Coupe du Monde de difficulté à Briançon le week-end dernier suite aux restrictions de déplacement, Tomoa Narasaki en a profité pour organiser un challenge au Japon, afin de déterminer qui serait le premier grimpeur du pays à descendre sous la barre des 6 secondes en vitesse ?

La réponse: c’est lui !

On savait Tomoa Narasaki déjà redoutable en bloc et en difficulté. Mais ce week-end, le japonais nous a prouvé qu’il était dorénavant capable de rivaliser en vitesse face aux meilleurs spécialistes de la discipline !

Pour cause, à deux reprises durant ce contest, Tomoa parvient à passer sous la barre des 6 secondes: un premier run en 5″877, suivi quelques minutes après d’un autre run en 5″886.

Sa performance est énorme !

À un an des Jeux Olympiques, Tomoa Narasaki vient de passer un cap dans sa préparation. Car pour rappel, l’été dernier, lors du Championnat combiné du Japon, Tomoa signait un record personnel en 6″87. Ainsi, en un an, le japonais est parvenu à améliorer son temps d’une seconde. C’est dire de quoi est capable ce grimpeur !

Mais mon objectif est bien plus élevé que cela. Je vais m’entraîner dur en vitesse pour être capable d’enregistrer un temps de 5 secondes lors d’une compétition officielle 🔥🔥

Tomoa Narasaki

Il était coutume de dire qu’un spécialiste de la discipline comme Ludovico Fossali ou Bassa Mawem avait de grandes chances de remporter l’épreuve de vitesse lors des Jeux Olympiques. Mais en voyant les récentes performances de Tomoa Narasaki, il se pourrait bien que le double Champion du Monde de bloc et multiple finaliste en Coupes du Monde de difficulté vienne bouleverser la tendance en vitesse.

En effet, si Tomoa Narasaki termine premier en vitesse, la médaille d’or olympique pourrait bien se décider avant même l’épreuve de difficulté…

À ce jour, le japonais de 24 ans semble bel et bien être le grimpeur le plus complet du monde. Et il lui reste encore un an pour se préparer aux Jeux… Ces principaux adversaires n’ont qu’à bien se tenir !

Voici la vidéo de son run en 5″877:

 

Le contest était diffusé en direct sur Instagram. Vous pouvez le revoir ici:

 

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Existe-t-il une autre méthode pour passer le crux de “Silence” 9c ?

25 Août

C’est la question que s’est posée Pete Whittaker. Ce célèbre grimpeur spécialiste de l’escalade de fissure était convaincu au fond de lui qu’il était possible de passer le crux de “Silence” d’une manière plus conventionnelle que la lolotte extrême qu’effectuait Adam Ondra.

Pour rappel, “Silence” est le premier 9c de l’Histoire, libéré en 2017 par Adam Ondra. Située à Flatanger en Norvège, la voie est entrecoupée par trois crux. Le premier, le plus dur, équivaut à lui seul à un 8C bloc selon le tchèque. Pour cause, il faut se retourner complètement au beau milieu du toit, envoyer les pieds au-dessus de sa tête, coincer ses deux contrepointes dans une fissure étroite, avant de pivoter totalement autour de son genou gauche pour se redresser. Du moins, c’est la méthode qu’a utilisée Adam, après des heures et des heures de travail, passé suspendu au bout de la corde.

Voici le passage en images, effectué par Adam Ondra:

 

En voyant cette fissure, Pete Whittaker a eu envie d’aller y poser les doigts. Sans prétention d’enchaîner la voie dans son intégralité, uniquement par amour pour ce style d’escalade.


Lire aussi |  « Silence », l’histoire du premier 9c au monde, raconté par Adam Ondra !


Il faut dire que le britannique est un spécialiste en la matière. Considéré comme l’un des meilleurs grimpeurs de fissure au monde, Pete adore repousser ses limites à travers ses ascensions, toutes plus extrêmes les unes que les autres. On lui doit d’ailleurs “Century Crack” 8c, l’offwidth la plus dure du monde (les offwidht sont des fissures très larges), ou encore “Recovery Drink” 8c+, considérée comme la fissure la plus dure du monde. Compagnon de cordée de Tom Randall, les deux hommes, surnommés les Wide Boyz, sillonnent le monde à la recherche des plus belles fissures et partagent dans la joie et la bonne humeur leur passion pour ce style d’escalade si particulier.

Direction la Norvège donc pour Pete Whittaker, dans l’optique de se frotter uniquement au crux n°1 de “Silence”. Existe-t-il une autre méthode que la lolotte spectaculaire qu’effectue Adam Ondra pour passer cette fissure ?

Découvrez-le dans la vidéo ci-dessous:

Note de Pete Whittaker

Je tiens à préciser quelques points dès le début 🙂

Je n’ai jamais commencé la fissure par “en dessous de la fissure”, donc je n’ai aucune idée si la séquence que j’ai utilisé fonctionnerait en commençant depuis le bas. Oui, vous pouvez mettre vos mains et vos pieds dans les positions dans lesquelles je les avais, mais je ne sais pas si vous pouvez vous mettre dans ces positions suffisamment bien pour vous permettre d’exécuter la séquence juste au-dessus.

La méthode que j’ai utilisée n’était pas simple, elle impliquait un coincement fin et technique des pieds et des mains. Sécuritaire, mais technique et difficile, tels sont les mots que j’utilise pour la décrire.

J’espère qu’il s’agit d’une méthode alternative que quelqu’un d’assez fort pour enchaîner cette voie peut utiliser efficacement et trouver utile pour une future ascension.

Avant de diffuser cette vidéo, Pete Whittaker a tenu à la présenter en avant-première à Adam Ondra en personne. Le tchèque a tenu à commenter cela.

Note d’Adam Ondra

J’ai vraiment apprécié cette vidéo et j’attendais avec impatience le moment où Pete ou Tom allaient enfin se rendre dans la voie. Enchaîner le crux (même s’il y a des mouvements intrinsèquement plus durs en bas) consistait à coincer mon pied gauche correctement, tout en étant super étendu en tenant le trou plat avec la main droite en bas, et ensuite à saisir les prises juste en dessous de mon coincement de pied. À partir de là, tout était question de cette grosse lolotte, qui fait de la “section en fissure” un unique mouvement, au lieu de coincements plus techniques qui impliquaient plus de mouvements.

Je me mettais souvent dans la position de départ de Pete, avec mon pied qui glissait à moitié et il n’y avait pas moyen d’engager la lolotte, car je me retrouvais pendu dans les airs avant même d’avoir pu commencer à tourner autour de mon genou.

En même temps, si le coincement de mon pied adhérait parfaitement, je ne tombais plus en effectuant la lolotte. Donc je ne pense pas que la nouvelle méthode de coincement m’aiderait, car il faut toujours que le coincement de pied soit au bon endroit pour pouvoir ensuite déplacer les pieds plus haut.

De mon point de vue, je suppose que la nouvelle méthode pourrait présenter le même niveau de difficulté pour moi (je suis tout à fait d’accord que j’ai encore beaucoup à apprendre sur ce style d’escalade que sont les fissures), mais cette nouvelle version méthode exige de porter des chaussons plats aux deux pieds (au lieu d’un chausson souple et cambré à mon pied droit), ce qui rendrait certainement les autres sections de la voie plus difficiles pour moi.

La bonne nouvelle, c’est que la voie est possible sans se déboîter le genou, ce qui la rend bien meilleure !

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Incroyable ! Le lendemain de sa victoire mondiale, Laura Rogora enchaîne un 9a dans la journée !

24 Août

C’est incroyable ! L’italienne Laura Rogora a enchaîné hier le 9a “La Prophétie des Grenouilles” en seulement trois petits essais, alors que la veille elle remportait sa toute première Coupe du Monde !

Dans notre article résumant les finales féminines de la Coupe du Monde de Briançon, nous soulignions le fait que cette année 2020, bien que compliquée pour tout le monde, souriait particulièrement à la jeune italienne Laura Rogora.

Pourquoi ? Car fin mai, à peine sortie du déconfinement en Italie, elle enchaînait “Pure Dreaming” 9a sur la falaise d’Arco. Puis, une semaine plus tard, elle réalisait son tout premier 9a+ en s’attaquant à sa variante “Pure Dreaming Plus”. Sept jours plus tard, l’italienne fait de nouveau parler d’elle en atteignant le sommet d’une nouvelle voie dans le neuvième degré. Toujours à Arco, elle signait la première ascension féminine d'”Underground” 8c+/9a.

Mais sa moisson de croix n’allait pas s’arrêter là, bien au contraire ! Il y a un mois jour pour jour, Laura Rogora frappait un grand coup en venant à bout d'”Ali Hulk sit extension total” 9b, devenant ainsi la deuxième grimpeuse de l’Histoire à atteindre cette cotation après Angela Eiter ! Une prouesse hors normes pour la jeune italienne de 19 ans, qui était en train de connaître l’une des progressions les plus fulgurantes du monde.

Ce week-end, Laura revêtait son maillot de compétitrice sur la Coupe du Monde de Briançon. Qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo, l’italienne espérait mettre à profit sa forme du moment dans les voies de compétition. Mais jamais elle n’aurait cru remporter cette Coupe du Monde ! Elle le fit d’ailleurs de la plus belle des manières: première des qualifications, elle conserve très largement la tête du classement lors des demi-finales. Samedi soir, en finale, Laura met le feu au Parc des Sports en enchaînant la voie, décrochant sa première médaille d’or en Coupe du Monde, devant Janja Garnbret et Fanny Gibert.


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Des finales féminines majestueuses à Briançon !


Le lendemain de sa première victoire internationale, Laura Rogora ira enchaîner un 9a, en seulement trois essais.

Le lendemain, alors que la plupart des compétiteurs se reposent après un week-end chargé ou reprennent la route, l’italienne décide quant à elle d’aller tâter le rocher français. Elle se rend au Rocher des Brumes, à quelques kilomètres au sud de Briançon.

Et en à peine trois essais, elle vient à bout de “La Prophétie des Grenouilles” 9a. La performance est énorme ! Alors que l’italienne s’est frottée aux voies de compétition du plus haut niveau mondial durant tout le week-end, voilà qu’elle en veut encore en enchaînant son premier 9a à la journée !

Cette voie, équipée puis libérée par Yann Ghesquiers traverse le surplomb du Rocher des Brumes. Il s’agit d’une connexion entre “Une Arquée pour un criquet” 8c et “La Croix de To Loose” 8b avec, entre ces deux voies, un gros pas de bloc qui n’aura pas résisté longtemps à la jeune italienne.

Laura Rogora compte donc maintenant 14 voies dans le 8c+/9a et plus. Elle a réalisé ses cinq dernières performances en à peine trois mois, ce qui fait incontestablement d’elle LA grimpeuse en forme du moment !

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Un combat époustouflant livré par Adam Ondra, en finale de la Coupe du Monde de Briançon

23 Août

Hier soir, Adam Ondra a enflammé la foule comme lui seul sait le faire. En enchaînant la voie de finale, il la quinzième Coupe du Monde de sa carrière, devant le slovène Domen Skofic et l’autrichien Jakob Schubert.

Retour sur les finales masculines de la Coupe du Monde de Briançon.

Il est venu, il a (fait à) vu(e), il a vaincu !

Adam Ondra ne pouvait pas espérer mieux de cette Coupe du Monde de Briançon. Lui qui a fait des Jeux Olympiques son principal objectif avait hâte de renouer avec la compétition, afin de se mesurer aux autres athlètes et de voir où il en était dans sa préparation.

Et quand Adam Ondra se déplace sur une compétition, ce n’est pas pour faire de la figuration. Depuis le 27 juillet 2018, le tchèque a remporté toutes les étapes de Coupe du Monde auxquelles il a participé. Alors en arrivant à Briançon, c’est bien l’or qu’il visait.

Comme l’a fait Laura Rogora chez les femmes, Adam Ondra restera en tête du classement durant tout le week-end. Pourtant, la concurrence était rude pour Adam, avec des grimpeurs comme Jakob Schubert, Domen Skofic ou encore Alex Megos, venus pour faire face au tchèque. Mais Adam Ondra a su résister, notamment hier, dans la voie de finale.

Une voie de finale “à la briançonnaise”, signée de la patte du chef ouvreur Alberto Gnierro, habitué à nous proposer ce genre de voie à Briançon. Un tracé old school, très résistant et technique, sur de petites prises, exigeant une intensité maximale et engagement total de la part des grimpeurs.

Un tracé qui correspondait particulièrement bien aux styles de nos falaisistes présents en finale hier soir: Adam Ondra, Alex Megos, Jakob Schubert et Domen Skofic. La preuve, ce dernier monte très haut dans la voie et il sera le premier à nous faire découvrir la partie finale, dépassant les différents passages ayant fait chuter les autres compétiteurs avant lui. Au terme d’un combat intense, le slovène chute à deux mouvements du top.

Domen Skofic à quelques mouvements du top de la voie

Malheureusement, Alex Megos n’aura pas la chance d’aller se battre si haut dans la voie. Alors qu’il se sent bien dans le début de la voie, l’allemand engage un mouvement dynamique, là où les autres compétiteurs ont préféré une méthode plus statique. Il perd les pieds, sa jambe s’emmêle dans la corde et malgré un combat de plusieurs secondes suspendu dans le vide à la force des doigts, Megos lâche. Il est de retour au sol bien plus prématurément qu’il ne l’espérait.

Puis c’est au tour de Jakob Schubert. L’autrichien avale les premiers mètres de la voie à une allure folle. Fidèle à son style de grimpe tout en puissance, le dévers n’est qu’une formalité pour lui. Mais dans la dernière section, à l’endroit où le mur se redresse, l’intensité augmente de façon exponentielle. Les prises se font de plus en plus petites et l’autrichien recule de quelques centimètre sur chaque mouvement, jusqu’à être éjecté du mur à trois prises de Domen Skofic.

La gravité finie par l’emporter sur Jakob Schubert

Avant l’arrivée d’Adam Ondra, la voie restait donc invaincue. Et comme sur chacun des tours de la compétition, le tchèque est arrivé au pied du mur extrêmement concentré. Les premiers mouvements ne sont qu’une formalité pour lui, une mise en jambe avant d’attaquer le dévers, dans lequel il accélère. En moins de deux minutes, Adam Ondra sort déjà du toit ! Le public l’acclame pendant qu’il profite d’un bref temps de repos. C’est une véritable leçon d’escalade, chacun de ses placements est millimétré. Adam ne laisse aucune place au doute.


J’étais tellement fatigué et la prise était si petite, que j’ai failli lâcher avant même de passer la corde dans le relais.


Le tchèque se lance alors dans le dernier passage de la voie. Il a compris à la lecture que les cinq derniers mouvements sont extrêmes, alors il augmente la force avec laquelle il sert les prises sous ses doigts.

Une prise, puis deux, puis trois. Il dépasse la limite fixée par Domen Skofic, mais le public en veut plus, tout le monde veut voir Adam Ondra sortir cette voie. Quatrième prise, il tient l’épaule mais grimace. Le tchèque est à deux doigts d’exploser, mais relance inespérément sur la dernière prise. Une prise extrêmement fine, de quelques millimètres à peine, située au sommet d’un volume. Il tient ! Mais Adam n’est pas serein, son coude se lève. Il s’empresse de clipper la corde, car il le sait: ce n’est qu’une fois la corde passée dans le mousqueton que le top lui sera accordé.

Explosion de joie: il a réussi ! La foule est en délire. Adam Ondra vient de nous livrer un grand spectacle, décrochant la médaille d’or de la plus belle des façons.

Adam Ondra, applaudi par les 5000 spectateurs présents hier soir

J’ai pris énormément de plaisir à grimper ce soir. J’ai pu relâcher toute la pression dès que j’ai posé mes mains sur les premières prises de la voie. Et en grimpant détendu comme cela, ça permet quasiment à chaque fois de réaliser de belles performances… Et ce soir, ça m’a permis d’enchaîner la voie de finale !

Je tiens à dire tout de même que de toutes les compétitions auxquelles j’ai participé, c’est bien la première fois que j’ai eu peur de tomber sans pouvoir clipper le relais, en ayant la main sur la dernière prise ! J’étais tellement fatigué et la prise était si petite, que j’ai failli lâcher avant même de passer la corde dans le relais.

Quand j’avais l’avant-dernière prise en épaule, je ne pensais déjà pas réussir à aller chercher la prise finale. Et quand je suis arrivé dessus, j’ai voulu l’arquer, mais mes doigts ont refusé d’obéir tellement la fatigue s’était accumulée dans mes avant-bras. J’ai réessayé une deuxième fois d’arquer, mais je n’étais vraiment plus en mesure de le faire. J’ai donc levé mon coude le plus haut possible et j’ai clippé comme ça. C’était assez épique ! S’il avait fallu ramener la main sur la dernière prise pour valider le top comme on le fait en bloc, alors je n’aurai pas topé la voie !

Plus globalement, je trouve très important pour notre sport que cet événement ait pu avoir lieu. Ça nous rappelle à quel point l’escalade est quelque chose de précieux pour nous.

Adam Ondra


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Une belle Coupe du Monde pour Mejdi Schalck et Nao Monchois

Nos deux jeunes français Mejdi Schalck 16 ans et Nao Monchois 21 ans disputaient hier soir leur première finale en Coupe du Monde. Nos tricolores n’auront pas démérité sur cette compétition. Leur 7ème et 8ème place sont déjà un exploit. Les deux garçons tomberont sur le même mouvement, aux deux tiers de la voie.

Mejdi manque de précision en arrivant sur la prise de main, tandis que Nao nippe du pied au moment de donner l’impulsion du mouvement.

Disputer sa première finale à Briançon restera un moment inoubliable pour Nao Monchois

En redescendant, tous deux sont déçus par leur prestation. Mais ce qu’ils viennent de réaliser est déjà énorme. Rentrer en finale d’une Coupe du Monde à domicile leur a permis d’acquérir de l’expérience, qu’ils sauront à coup sûr mettre à profit très prochainement.

Un hommage poignant pour Luce Douady

La soirée s’est achevée par un hommage pour Luce Douady, cette jeune espoir de l’équipe de France, qui nous a quittée en juin dernier. Le président de l’IFSC Marco Scolaris, le président de la FFME Pierre You, l’ambassadrice de l’association Climbers Against Cancer Sheila McCarron, son petit ami Nao Monchois ainsi que sa famille ont pris la parole, en hommage à Luce.

Sa famille a profité de ce moment pour faire don de 7 500€ à l’association Climber Against Cancer.

Luce aurait à coup sur brillé hier soir en finale à Briançon. Mais si ce n’est pas sur le mur qu’elle a brillé, c’est bel et bien dans le coeur de chacun qu’elle scintillait durant tout le week-end. Un moment remplit d’émotion, pour cette prodige de l’escalade qui restera à jamais dans nos coeurs.

Les résultats complets de la finale masculine:

Le replay des finales:


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Des finales féminines majestueuses à Briançon !

23 Août

La jeune italienne Laura Rogora s’est imposée hier soir en finale de la Coupe du Monde de Briançon, tandis que notre bloqueuse française Fanny Gibert est parvenue à créer la surprise en montant sur la troisième marche du podium ! Entre ces deux jeunes femmes, on retrouve la slovène Janja Garnbret, qui s’empare de la médaille d’argent.

Retour sur les finales féminines de la Coupe du Monde de Briançon.

Un run d’anthologie pour Fanny Gibert !

Quand toutes les étoiles sont alignées voilà ce que Fanny Gibert est capable de produire ! Pourtant rien n’était gagné d’avance… Vendredi soir, elle prenait de justesse sa place pour les finales de cette Coupe du Monde de difficulté. Une grande première dans sa carrière de bloqueuse ! Nerveuse durant l’attente en isolement, à la lecture de la voie, notre française est soulagée: le tracé de finale demande un engagement total dans les mouvements, comme elle a l’habitude de le faire en bloc.


Je voulais passer la barre du dévers, et une fois arrivée là haut, j’avais envie d’arracher les prises !


Fanny rêve de dépasser le dévers. C’est l’objectif qu’elle s’était fixé. Hier soir, elle était alors la deuxième compétitrice à s’élancer face aux 5000 spectateurs présents. La concentration et la détermination se lisaient dans son regard. Et ce qui allait se produire sous nos yeux allait être époustouflant. Fanny ne le savait pas encore, mais dès qu’elle allait décoller ses deux pieds du sol, elle allait flotter sur un nuage durant les prochaines minutes.

Dès les premiers mouvements, la française avance très vite. Le ton est donné. Là où l’italienne Giorgia Tesio hésitait avant elle, Fanny ne tergiverse pas ! Elle se retourne, envoie les pieds en premier et se retrouve la tête en bas. À l’observation, elle avait bien compris ce passage, et elle était en train de le réaliser à la perfection sur le mur.

Fanny Gibert a mis à profit ses compétences de bloqueuse dans la voie de finale

La réunionnaise s’engage à 100% dans ses mouvements. Ses pieds zippent, elle doit contrôler des ballants, mais rien ne l’arrête. Elle semble animée d’une rage intérieure qui l’empêche de tomber. Ce que la française est en train de produire est impressionnant. C’est une véritable leçon d’escalade, et le public l’a bien compris, donnant de la voix pour soutenir la grimpeuse.

Au bout de quelques minutes à peine, Fanny arrive déjà à la sortie du dévers. Le fameux moment qu’elle espérait tant. Ses placements astucieux lui permettent alors d’économiser de l’énergie et de délayer après les intenses mouvements qu’elle vient de passer. Puis elle repart, encore plus déterminée. Mais où s’arrêtera-t-elle ?! “Je ne savais plus ce qu’il se passait” nous confie-t-elle. Plus elle avance et plus le public l’acclame. Elle se rapproche du top et chute finalement à quelques mouvements de la fin, les bras gorgés d’acide lactique.

Quel run majestueux ! Le Parc des Sports de Briançon est en ébullition. Fanny ne réalise même pas ce qui vient de se produire. C’est seulement en voyant des grimpeuses comme l’autrichienne Jessica Pilz ou la slovène Vita Lukan chuter avant elle, que la française commence à prendre conscience de son incroyable performance.

Ainsi, pour sa première finale en Coupe du Monde de difficulté, Fanny Gibert s’octroie la médaille de bronze et monte sur le podium devant un public français conquis.

C’est en hommage Luce Douady que Fanny Gibert dédie son run

Avant de me lancer dans la voie, je n’étais pas du tout bien, j’avais mal au ventre. De tous les isolements que j’ai faits, celui-là était le pire. Mais à la lecture, la voie m’a tout de suite plu: pas trop d’arquées et des mouvements qui demandaient d’engager. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, j’ai grimpé vraiment à l’instinct, très rapidement, dans l’esprit “Luce”. J’ai réussi à trouver le bon rythme entre relâchement et engagement.

Je voulais passer la barre du dévers, et une fois arrivée là haut, j’avais envie d’arracher les prises !

J’étais curieuse d’aller tâter les voies de finale en Coupe du Monde, car on sait que c’est un style différent des qualifications ou des demi-finales. Le run que je voulais mettre est exactement celui que j’ai mis ce soir. Je l’attendais toute la saison dernière mais je n’avais pas réussi à exploiter 100% de mes capacités. Quand je suis tombé, peu importait le résultat, j’étais hyper heureuse !

Fanny Gibert

Un première victoire en Coupe du Monde pour Laura Rogora !

C’est une année exceptionnelle pour Laura Rogora. 2020 semble lui sourire. En effet, il y a deux mois, la jeune italienne enchaînait son premier 9a+. Plus récemment, il y a tout juste un mois jour pour jour, elle faisait trembler le monde de l’escalade en devenant la seconde femme de l’Histoire à enchaîner un 9b.

On savait donc cette grimpeuse en forme sur le rocher et tout aussi redoutable en compétition. Championne du Monde junior l’an dernier, elle avait décroché son billet pour les Jeux Olympiques lors du Tournoi de Qualification Olympique à Toulouse, sa dernière compétition en date.

Techniquement, Laura Rogora aura été imparable dans la voie de finale

Et à son arrivée à Briançon, l’italienne confirmait: elle comptait bel et bien tout donner sur cette compétition. Elle passe le tour des qualifications avec succès, en prenant la première place aux côtés de Janja Garnbret. En demi-finale, elle brille de nouveau en s’adjugeant très largement la tête du classement. Son objectif était donc clair hier soir: conserver cette première place jusqu’au bout.


Je n’aurai jamais cru que j’allais gagner cette Coupe du Monde !


Dernière concurrente à s’élancer, l’italienne de 19 ans a entendu que Janja Garnbret a sorti la voie quelques minutes avant elle. Elle n’a donc pas le droit à l’erreur si elle veut aller chercher sa première médaille d’or en Coupe du Monde: Laura doit à tout prix enchaîner le tracé de finale à son tour.

Pourtant, en envoyant évoluer l’italienne, la pression ne se ressent pas dans sa grimpe. Elle avale la première partie de la voie avec une facilité déconcertante. Elle hésite quelques secondes avant d’engager dans le jeté, mais passe le mouvement avec succès. La fin de la voie, plus en résistance, lui correspond bien. Elle sert les petites prises avec une force incroyable, si bien qu’elle n’attendra même pas d’être sur le bac de fin pour clipper le relais de la voie et ainsi s’adjuger sa première médaille d’or en Coupe du Monde.

Laura Rogora aura conservé la première place du début de la compétition jusqu’à la fin !

Laura Rogora l’a fait: elle est restée en tête du classement des qualifications jusqu’aux finales. Aucune grimpeuse n’est venue s’interposer entre elle et la première place durant le week-end. Pas même Janja Garnbret, qui pourtant, a enchaîné la voie de finale elle aussi. Mais la slovène, moins bien classé que l’italienne en demi-finale, prend la deuxième place de cette Coupe du Monde.

C’est incroyable ! Je me sentais en forme en venant sur cette compétition, mais je n’aurai jamais cru que j’allais gagner cette Coupe du Monde !

La première partie de la voie était assez facile, puis il y avait cet étrange jeté. Je ne pouvais pas voir la prise, j’ai donc passé du temps dans ce passage et grillé un peu d’énergie. Heureusement, une fois sortie du toit, j’ai pu me reposer, juste avant la section finale qui conduisait jusqu’au top.

À la lecture, j’avais vu que je pouvais clipper le relais depuis l’avant-dernière prise. Une fois dans la voie, j’ai réalisé que je pouvais bel et bien atteindre la chaîne sans même prendre la dernière prise, donc je n’ai pas pris de risque et j’ai clippé depuis cette position.

Laura Rogora

Soulignons également la belle performance de Nina Arthaud sur cette Coupe du Monde.

Deuxième à l’issue des demi-finales vendredi soir, Nina était l’avant-dernière grimpeuse à faire face à la voie de finale. Ainsi, notre française s’est retrouvée dans la même situation que Laura Rogora. En effet, juste avant son passage, elle entend que Janja Garnbret vient d’enchaîner la voie. Il fallait donc que Nina aille jusqu’au bout si elle voulait veut conserver sa place.

Belle compétition de Nina Arthaud qui signait la deuxième finale de sa carrière

La française gère à la perfection les premiers mètres de la voie. Elle met du rythme dans ses gestes et trouve instinctivement les bons placements. Mais en plein milieu du dévers, les choses se corsent et sa grimpe est moins fluide. Arrivée à la sortie du dévers, Nina a les coudes qui se lèvent… Quelques secondes plus tard, la gravité l’emporte.

Nina Arthaud termine 7ème de cette Coupe du Monde, elle qui disputait hier soir la deuxième finale internationale de sa carrière.

Les résultats complets des finales féminines:

Le replay des finales:


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Adam Ondra remporte la Coupe du Monde de Briançon !

22 Août

Adam Ondra a enflammé le public briançonnais ce soir ! Il s’impose de la plus belle des manières en étant le seul compétiteur à enchaîner la voie de finale, après un combat fulgurant dans les derniers mouvements !

Il devance Domen Skofic, qui monte sur la 2ème marche du podium et Jakob Schubert, qui décroche la médaille de bronze.

Pour leur première finale en Coupe du Monde, nos deux français Mejdi Schalck et Nao Monchois prennent respectivement la 7ème et 8ème place.

Rendez-vous demain, pour un résumé complet de ces finales.

Les résultats des finales


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Laura Rogora remporte la Coupe du Monde de Briançon, Fanny Gibert médaillée de bronze !

22 Août

Au terme d’une finale féminine tout simplement incroyable, la jeune italienne Laura Rogora remporte sa toute première médaille d’or en Coupe du Monde, en enchaînant la voie de finale.

Le hold-up de la soirée est signé Fanny Gibert: pour sa première finale en Coupe du Monde de difficulté, la française monte sur la troisième marche du podium, après un run époustouflant !

Janja Garnbret s’empare de la médaille d’argent. Elle aussi tope la voie, mais suite aux résultats des demi-finales, elle se classe derrière la compétitrice italienne.

Nous aurons l’occasion de revenir en détails sur ces finales spectaculaires demain, dans un article consacré à cette soirée.

Les résultats des finales


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Coupe du Monde de Briançon: le résumé des demi-finales

22 Août

Les 26 meilleurs hommes et femmes se sont affrontés hier soir dans le Parc des Sports de Briançon. L’ambiance de compétition était de retour. Enfin. Après des mois et des mois passés à s’entraîner, souvent seuls dans leur coin, les athlètes ressentaient enfin ce frisson unique de la compétition. Car si les qualifications de la Coupe du Monde de Briançon se déroulaient à huis clos, le public est bel et bien venu en nombre hier soir, en respectant les mesures sanitaires, pour encourager les meilleurs grimpeurs mondiaux.

Des voies de demi-finales exigeantes

“C’est un énorme challenge, encore plus que d’habitude, d’ouvrir les voies sur cette compétition. Je n’ai pas vu ces athlètes grimper depuis longtemps, il est donc dur de jauger le niveau des voies.” déclarait Marcin Wszolek, le chef ouvreur de la compétition.

Les voies de demi-finales ne laissaient pas de place à l’erreur. Dès la lecture, le ton est donné: le déchiffrage des voies n’est pas aisé, chez les hommes comme chez les femmes. En effet, beaucoup de prises composent les tracés, rendant la lecture particulièrement ardue.

Et le niveau physique et technique des deux voies de demi-finale est tout aussi exigeant. En effet, la moindre erreur de placement est fatale. Physiquement, les voies poussent les grimpeurs dans leurs retranchements, notamment dans le dévers, que peu de compétiteurs dépasseront.

Un top 3 de rêve chez les hommes

Adam Ondra, Alex Megos et Jakob Schubert. Un top 3 de rêve chez les hommes. Ils font partie des trois meilleurs falaisistes de tous les temps. Ils font également partie des trois meilleurs compétiteurs du monde et nous l’ont prouvé une fois de plus hier soir. Avec des différences de style tout de même.

En effet, Alex Megos descend de sa voie de demi-finale bien entamé physiquement. L’allemand est allé puiser dans ses retranchements pour lutter le plus longtemps possible contre la gravité. Il sera l’un des rares grimpeurs à sortir du dévers, mais chutera quelques mouvements plus loin.

Jakob Schubert fait parler toute sa puissance dans la voie. L’oeil aiguisé grâce à ses 16 ans d’expertise à l’international, l’autrichien avance sans se poser de questions. Il dépasse alors la verticale limite fixée par Megos quelques minutes avant lui et chute à seulement deux mouvements du top de la voie, en essayant de tenir une micro pince infâme.

Jakob Schubert et son oeil de compétiteur aiguisé par plus de 16 ans de pratique à haut-niveau

Puis vient le tour d’Adam Ondra. Comme lors des qualifications, le tchèque paraît serein et détendu. En quelques secondes, il atteint déjà l’endroit ayant fait chuter la plupart des grimpeurs avant lui. Il sort du toit et se permet de chauffer le public puis repart. Il avance encore quelques mouvements avant de se laisser emporter par la gravité au même endroit que Schubert, de quoi prendre la tête des demi-finales.

Pourtant, pour la petite anecdote, immédiatement après sa prestation, le tchèque sera rétrogradé à la 5ème place des finales. En effet, les juges ont cru qu’il avait posé un pied sur un spit dans le toit. Mais Adam l’assure: impossible que son pied se soit posé à cet endroit, car il était en contre-pointe sous un volume. Après de longues minutes de visionnage de vidéos, le verdict est sans appel: Adam Ondra a raison, il n’a pas posé son pied sur le spit et mérite bel et bien la première place des demi-finales.

La confusion entre le spit et la contre-pointe d’Adam Ondra

Mejdi Schalck et Nao Monchois qualifiés pour la première fois en finale d’une Coupe du Monde !

Deux jeunes français disputeront la finale masculine ce soir: Mejdi Schalck et Nao Monchois ont décroché leur ticket pour leur première finale en Coupe du Monde de leur carrière !

C’est d’abord Nao Monchois qui fait le show. Le jeune homme part dans la voie avec une genouillère. Dès la lecture, il a anticipé un repos salvateur situé aux deux tiers de la voie. En effet, il coince son genou sous un volume, ce qui lui permet de délayer aisément juste avant d’attaquer l’un des passages les plus durs de la voie. Un repos qui lui vaudra sa place en finale, puisque Nao repart pour réaliser quelques mouvements supplémentaires, qui le conduiront à la prise 30, de quoi se classer 6ème des demi-finales.

Un repos salvateur pour Nao Monchois, qui lui permettra de se qualifier pour sa première finale en Coupe du Monde !

Juste après lui, c’est le jeune Mejdi Schalck qui fait le show. Ce jeune homme est tout simplement spectaculaire. Seulement cadet première année, il participe ce week-end à sa première compétition internationale chez les seniors. Sans gros objectifs, le chambérien est venu se faire plaisir avant tout et prendre de l’expérience face aux meilleurs athlètes de la discipline. Mais qui aurait cru que ce jeune grimpeur de 16 ans allait se qualifier en finale de sa première Coupe du Monde ?

Mejdi part dans la voie complètement décontracté. Il grimpe avec une fluidité spectaculaire, qui bluffe le public entier. Il vole de mouvement en mouvement, s’autorisant même des passages en no-foot et se bat jusqu’au bout. Il dépasse de deux mouvements l’endroit où a chuté Nao Monchois avant lui et se classe donc 5ème des demi-finales de sa première Coupe du Monde. En redescendant, lui-même ne réalise pas ce qu’il vient de se passer !

Mejdi Schalck, jeune prometteur de l’équipe de France d’escalade

Laura Rogora prend la tête des demi-finales, juste devant Nina Arthaud !

20ème à l’issue des qualifications, Nina Arthaud était l’une des premières demi-finalistes à s’élancer dans la voie. Dès ses premiers mouvements, sa motivation et sa détermination sont palpables. Son rythme est parfait, Nina avale les premières difficultés de la voie sans encombre. Puis, la jeune grimpeuse de l’équipe de France passe en mode guerrière. Depuis le bas de la voie, on peut l’entendre crier, tant son engagement dans les mouvements est total. Si bien que la jeune française, déjà finaliste l’an dernier à Briançon, monte très haut dans la voie.

Si haut qu’une seule compétitrice fera mieux qu’elle hier soir: Laura Rogora. La jeune italienne, déjà première des qualifications, conserve la tête du classement. Et de loin ! En effet, elle passe avec facilité là où toutes les autres grimpeuses sont tombées, dont Janja Garnbret, mettant près d’une dizaine de mouvements aux autres.

Première des qualifications, puis première des demi-finales, Laura Rogora va-t-elle conserver sa place ce soir en finale ?

Derrière, c’est l’hécatombe. 16 grimpeuses se tiennent à seulement trois prises d’écart. Fanny Gibert fait partie des huit à valoriser la prise 26 et donc, à décrocher sa place en finale de cette Coupe du Monde de difficulté.

En revanche, Camille Pouget et Julia Chanourdie tombent légèrement plus bas, prenant respectivement la 11ème et 12ème place.

Les résultats complets des demi-finales

La suite du programme

Samedi 22 août 2020:

19h30: Finale femmes
20h45: Finale hommes

Le live des finales

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Coupe du Monde de Briançon: résultats des demi-finales

21 Août

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Briançon viennent de s’achever sous une ambiance de folie ! Voici ce qu’il faut retenir de cette soirée.

Adam Ondra s’impose en patron de nouveau !

Chez les hommes, c’est Adam Ondra qui s’empare de nouveau de la première place du classement. À l’aise au milieu de la voie, le tchèque demande le soutien du public, de quoi le propulser à deux mouvements du bac final. Malheureusement, il se fait embarquer par la gravité sans réussir à attraper le top.

Juste derrière lui, on retrouve l’autrichien Jakob Schubert, qui, après un beau combat dans la voie, tombe au même endroit qu’Adam. La bagarre entre ces deux légendes demain en finale s’annonce épique. Il faudra également compter sur la présence d’Alex Megos et de Domen Skofic, qui assurent leur place en finale en prenant respectivement la 3ème et 4ème place.

Janja Garnbret battue par Laura Rogora et Nina Arthaud !

Il est si rare de ne pas voir Janja Garnbret occuper la première place en compétition, qu’il faut le souligner quand un tel événement se produit. Ce soir, la slovène n’a pas signé la meilleure prestation féminine. C’est la jeune italienne Laura Rogora qui a très largement pris les rênes des demi-finales. En effet,elle mettra plus de six mouvements dans la vue à ses plus proches rivales.

Et justement, sa plus grande adversaire de la soirée a été la jeune Nina Arthaud ! Notre française, qui s’était déjà fait une place en finale ici même l’année dernière, réitère sa performance, en signant ce soir la deuxième meilleure prestation. Elle tombe juste après le crux, qui sera fatal à huit autres demi-finalistes, dont Janja Garnbret, Vita Lukan, Jessica Pilz ou encore Fanny Gibert.

Des français survoltés !

Si les français avaient frappé fort lors des qualifications, en se hissant à 17 en demi-finale, certains d’entre eux ont frappé encore plus fort ce soir en décrochant leur place pour la finale !

Ils seront quatre demain à évoluer sur le mur de Briançon pour tenter d’accrocher une médaille. Chez les hommes, on retrouvera l’incroyable Mejdi Schalck qui a enflammé le public ce soir. Cadet première année, il participe à sa première Coupe duMonde cette année, et s’offre déjà une place parmi les huit meilleurs grimpeurs de la planète, en signant un run de demi-finale tout simplement époustouflant !

Il sera accompagné en finale par Nao Monchois, à qui l’on peut remettre le trophée du “meilleur repos trouvé dans la voie”. En effet, preuve de sa bonne capacité de lecture, le jeune français s’est élancé dans la voie genouillère à la jambe, pour profiter d’un bon coincement de genou, lui permettant de délayer quelques précieuses secondes afin de grappiller des mouvements supplémentaires et ainsi se classer 6ème, juste derrière Mejdi.

Chez les femmes, Nina Arthaud sera donc à surveiller de près et peut réellement remporter sa première médaille en Coupe du Monde demain soir. À ses côtés on retrouvera Fanny Gibert, qui parvient à faire partie des meilleures demi-finalistes ce soir. En effet, la réunionnaise chute dans le crux aux deux tiers de la voie, de quoi se classer 8ème.

Déception pour Julia Chanourdie, qui semblait pourtant très en forme ce matin à l’issue des qualifications. Elle se fait surprendre deux mouvements avant Nina et Fanny et termine 12ème.

Les résultats complets des demi-finales:


Le replay des demi-finales:

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Adam Ondra, Janja Garnbret et Laura Rogora en tête des qualifications de la Coupe du Monde de Briançon !

21 Août

Après des mois et des mois d’attente, la scène qui se déroule dans le Parc des Sports de Briançon paraît presque inespérée. Les qualifications de la Coupe du Monde de Briançon sont bel et bien en train de se dérouler sous nos yeux ! Une première en cette année 2020 si spéciale, qui revêtit un caractère particulier.

En effet, après plusieurs semaines passées à s’entraîner sans pouvoir se mesurer aux autres, c’est rempli d’attentes et d’interrogations que les meilleurs compétiteurs mondiaux se sont retrouvés ce matin. L’ambiance si particulière, la petite boule au ventre en attendant son tour… Toutes ces sensations leur avaient manqué.

Résumé des qualifications de cette Coupe du Monde, qui nous promet un beau spectacle pour les phases finales !

Adam Ondra face au reste du Monde

Le calme et la sérénité se lisaient sur le visage d’Adam Ondra ce matin. Sans accroc, telle une poésie, le tchèque enchaîne les mouvements sur le mur de Briançon à la perfection. Il ne laisse aucune place à l’improvisation et semble connaître les deux voies de qualification par coeur. Aucune hésitation, aucun frémissement, aucune trace de douleur, aucun soupçon de fatigue.

Adam Ondra sera le premier grimpeur de la matinée à clipper le relais de la voie 1. Puis il sera le premier, et le seul, à enchaîner la voie 2. Un double top qui le propulse directement en tête des qualifications. Adam Ondra et présent sur cette Coupe du Monde de Briançon et n’a qu’un objectif en tête: ne tomber dans aucune voie et remporter la compétition. Et les prestations qu’il a réalisées ce matin nous confortent dans l’idée qu’Adam Ondra est au-dessus des autres, et fait face au reste du Monde.

Adam Ondra prend la tête de la compétition en étant le seul grimpeur à enchaîner les deux voies de qualification

Mais derrière lui, la concurrence fait rage. À l’image de Jakob Schubert, qui sera le seul compétiteur avec Adam à atteindre le sommet de la voie 1. Après toutes ces années passées au plus haut niveau mondial, l’autrichien fait toujours partie des meilleurs, et compte bien mettre la pression sur le tchèque ce soir en demi-finale.

Enfin, même s’ils n’ont pas topé de voie ce matin, l’allemand Alex Megos et l’espagnol Alberto Gines Lopez sont allés se battre très haut et se classent 3èmes ex-aequo de ces qualifications.

Duel au sommet pour Janja Garnbret et Laura Rogora

Chez les femmes, deux talentueuses grimpeuses se partagent la première place: Janja Garnbret et Laura Rogora. La slovène, sera la première femme à topper une voie. Elle sera très vite rejointe par la jeune italienne qui enchaîne à son tour la voie n°1. Dans la seconde voie, Janja tombe en allant chercher le bac final. Un fait plutôt rare, qui témoigne de l’exigence des voies de qualifications proposées sur cette compétition. Laura Rogora tombera au même endroit, rejoignant Janja Garnbret à la première place des qualifications.

Bon début de compétition pour Janja Garnbret, qui occupe la 1ère place des qualifications

Juste derrières la slovène et l’italienne, on retrouve la française Julia Chanourdie, qui tope elle aussi la première voie, avant de tomber deux mouvements sous Janja et Laura dans le second tracé. Après tous ces mois passés sans compétition, notre grimpeuse olympienne et bel et bien au rendez-vous ce week-end.

Carton plein pour l’équipe de France !

Que de belles prestations de notre équipe de France ce matin sur le mur de Briançon. À domicile, sur nos 20 français engagés, 17 poursuivront la compétition en demi-finale ce soir !

Carton plein pour l’équipe de France masculine qui signe un magnifique 10/10 puisque tous les grimpeurs au départ se classent dans les 26 premiers. Et que dire de nos jeunes espoirs, qui, à 16 ans à peine, rivalisent déjà avec les cadors mondiaux de la discipline ?! C’est le cas de Mejdi Schalck, qui participe à sa première compétition internationale avec les seniors et qui signe déjà une superbe performance en prenant la 6ème place des qualifications, juste devant le slovène Domen Skofic.

Magnifique prestation également de Nao Monchois, qui monte très haut dans la voie 1, tombant sur le même mouvement qu’Alex Megos et Alberto Gines Lopez, prenant la 9ème place des qualifications. Sam Avezou, Diego Fourbet et Hugo Parmentier le suivent de près, se classant respectivement 10ème, 11ème et 12ème. Ça passe aussi pour Alistair Duval, 17ème, Léo Avezou 19ème et Paul Jenft 23ème. Enfin, Jérémy Bonder et Adrien Lemaire auront dû attendre la toute fin des qualifications pour être sûr de passer en demi-finale: les deux français prennent les deux dernières places qualificatives, se classant 26èmes.

Salomé Romain et Léo Avezou décrochent leur place en demi-finale

Chez les femmes, c’est Julia Chanourdie qui signe la meilleure performance tricolore de la matinée, terminant 3ème des qualifications. Elle est suivie de près par Nolwenn Arc, 5ème, qui monte très haut dans ses deux voies, sans toutefois parvenir à tenir la dernière prise. La locale de l’étape Salomé Romain disputera bien la demi-finale ce soir. Elle tombe dans le dernier mouvement de la voie 1 et prend la 12ème place des qualifications, devant Camille Pouget et Fanny Gibert, 15èmes ex-aequo. Très bien partie dans sa première voie, Nina Arthaud se fait piéger dans le crux de la seconde voie, mais prend tout de même la 20ème place. Enfin, pour sa première participation à une Coupe du Monde, Ina Plassoux Djiga, 22ème, décroche sa place en demi-finale.

Le top 26 des qualifications:

+ Les résultats complets

La suite du programme:

Vendredi 21 août 2020:

19h30 – 22h00: Demi-finales hommes et femmes

Samedi 22 août 2020:

19h30: Finale femmes
20h45: Finale hommes

Le live des demi-finales:

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Mélissa Le Nevé enchaîne “Mister Hyde” 8c+ à Céüse

20 Août

Il y a quelques semaines, alors que nous sortions tout juste de confinement, Melissa Le Nevé faisait sensation en signant la première ascension féminine d””Action Direct”, le plus célèbre des 9a, dans le Frankenjura.

C’est cette fois sur la falaise française de Céüse que Mélissa fait parler la poudre. Comme un hommage à Luce Douady, qui travaillait cette voie, elle clippe le relais de “Mister Hyde” 8c+.

Une bonne préparation pour la grimpeuse française, qui a décidé de se lancer dans un projet encore plus conséquent: “Biographie” 9a+.

Dernièrement, un journaliste m’a demandé quelle était ma motivation après avoir enchaîné “Action Directe”, qui était sans aucun doute un de mes plus grands rêves. C’est sûr que quand on met tant d’énergie dans quelque chose, on a automatiquement un peu de mal après… Mais j’ai répondu : “Eh bien… J’ai une longue liste de lignes époustouflantes que je rêve de grimper un jour… Alors je ferais mieux de ne pas perdre trop de temps “.

“Biographie” est l’une d’entre elles et c’est un défi énorme avec mon endurance actuelle… Mais ça vaut le coup d’essayer ! Je passe mon été entre Céüse et Briançon, à la recherche de bonnes conditions et de petits progrès sur cette ligne bleue de rêve.”

Affaire à suivre, de très près donc !

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L’américain Drew Ruana enchaîne son troisième 8C+ bloc de l’année !

18 Août

À 20 ans, l’américain Drew Ruana vient d’enchaîner “Creature from the Black Lagoon” 8C+, son troisième bloc de ce niveau cette année !

En 2019, Drew Ruana s’était concentré sur les compétitions, avec en ligne de mire une qualification pour les Jeux Olympiques. Il se classait alors 13ème des Championnats du Monde 2019 du combiné à Hachioji, à seulement une place de décrocher sa place pour les J.O.

En octobre, il décidait alors d’oublier son projet olympique pour se tourner vers la réalisation de blocs en extérieur. Commence alors une moisson de croix spectaculaire ! Depuis ce jour, le jeune grimpeur de 20 ans aura enchaîné dix-huit blocs cotés 8B+, six 8C et trois 8C+, faisant de lui le meilleur bloqueur de l’année.

En effet, depuis le début de l’année 2020, Drew Ruana enchaîne les 8C+ à la vitesse de l’éclair. Fin janvier, il réalisait son premier bloc de ce niveau, à Red Rocks dans le Nevada, avec “Sleepwalker”. Plus récemment, en juillet, il enchaînait “Box Therapy” dans le Rocky Mountain National Park, au Colorado. Sa dernière croix en date, qui se situe au même endroit que “Box Therapy”, n’est autre que “Creature from the Black Lagoon” 8C+.

Drew Ruana aura passé 15 jours à travailler ce bloc, extrêmement physique. Mais le jour de l’ascension, l’américain atteindra le sommet du bloc lors de son tout premier run, validant ainsi son troisième 8C+ de l’année !

“Creature From the Black Lagoon” est devenu le 8C+ bloc le plus répété au monde, comptant huit ascensionnistes. Daniel Woods avait ouvert ce bloc en septembre 2016, ajoutant un départ bas à “Leviathan”, un 8A+ ouvert par Dave Graham. Notons que Daniel Woods travaille également un nouveau passage dans ce même toit, qui consiste en une nouvelle connexion à ce 8C+ et qui vaudrait 9A bloc…

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Tout savoir sur la Coupe du Monde de Briançon qui se déroule ce week-end !

17 Août

Au milieu de cette année 2020 complètement chamboulée, la Coupe du Monde de Briançon aura bel et bien lieu ce vendredi 21 et samedi 22 août.

Et pour cette édition spéciale, Planetgrimpe sera sur place pour vous livrer toutes les infos sur la compétition en temps réel. Et on commence aujourd’hui, avec un récap de tout ce qu’il faut savoir sur cet événement, à quatre jours de son lancement.

Briançon, seule étape de l’année 2020 ?

La Coupe du Monde de difficulté de Briançon aurait dû être la quatrième et avant-dernière étape de la saison 2020. Mais la pandémie de coronavirus en a décidément tout autrement. Au final, il est fort probable que cette compétition soit la seule manche internationale de l’année. En effet, les trois Coupes du Monde en Chine qu’il restait ont toutes été annulées par le gouvernement chinois le mois dernier. Il ne restait alors plus que l’étape de Briançon, de Salt Lake City et de Séoul au programme. Mais ces deux derniers rendez-vous viennent finalement d’être reportés à leur tour, à une date indéterminée.

Au regard de la situation sanitaire actuelle dans le monde, il est donc plausible que la Coupe du Monde de Briançon soit l’unique événement majeur de l’année. La compétition est donc à ne louper sous aucun prétexte !

Les grands noms de l’escalade au rendez-vous !

Près d’une centaine de grimpeurs représentant 13 pays prendront le départ de cette Coupe du Monde. Parmi eux, les meilleurs spécialistes de la discipline seront au rendez-vous.

Pour ne citer qu’eux, les deux meilleurs falaisistes de la planète en découdront sur le mur artificiel de Briançon: en effet, Adam Ondra et Alex Megos, les deux seuls grimpeurs de l’Histoire à avoir enchaîné un 9c, revêtiront leur costume de compétiteur ce week-end.

Il faudra également garder un oeil de près sur l’autrichien Jakob Schubert, capable de faire parler toute son expérience pour dompter la gravité. Le slovène Domen Skofic et l’italien Marcello Bombardi seront aussi de la partie.

Alex Megos, qui vient d’enchaîner “Bibliographie” 9c, prendra le départ de la Coupe du Monde de Briançon

Le plateau féminin est tout aussi relevé que chez ces messieurs. Si le duel entre Ondra et Megos s’annonce palpitant chez les hommes, chez les femmes, les regards seront notamment tournés sur Janja Garnbret et Jessica Pilz. Rivales depuis toujours, la slovène et la l’autrichienne font figure de favoris sur cette compétition.

Mais cette année pleine de surprises peut également permettre à des athlètes comme Laura Rogora ou Vita Lukan de s’imposer devant le public français.

Toutefois, l’absence des grimpeurs asiatiques est à noter. Pour la première fois, cette étape de Coupe du Monde se déroulera sans la présence de l’équipe japonaise, chinoise ou encore coréenne.

La composition de l’équipe de France

Ils seront 20 tricolores à représenter la France sur cette compétition. Pour cette compétition à domicile, les quotas ont été remplis chez les hommes comme chez les femmes. Et c’est une équipe de France très jeune qui évoluera à Briançon. La moyenne d’âge de cette sélection s’élève à seulement 20 ans et un tiers des grimpeurs qui composent cette formation feront leur première expérience en Coupe du Monde.

Ainsi, chez les femmes, on retrouvera Julia Chanourdie, Nina Arthaud, Fanny Gibert, Salomé Romain, Camille Pouget et Nolwenn Arc. En plus de ces six grimpeuses, quatre jeunes grimpeuses feront leurs premiers pas sur une étape de Coupe du Monde: Agathe Calliet, Colette Bonbenrieth, Saula Lerondel et Ina Plassoux Djiga.

Fanny Gibert défendra les couleurs de la France sur cette Coupe du Monde de difficulté

Chez les hommes, ce sont Jérémy Bonder, Nao Monchois, Alistair Duval, Paul Jenft, Léo Avezou, Sam Avezou, Hugo Parmentier et Adrien Lemaire porteront le maillot bleu. Mejdi Schalck et Diego Fourbet viendront compléter cette équipe et disputeront leur première manche de Coupe du Monde.

Notons que Julia Chanourdie est la seule grimpeuse olympienne qui prendra part à cette compétition. Micka et Bassa Mawem ont fait le choix de ne pas prendre part à cette Coupe du Monde, tandis qu’Anouck Jaubert a profité de cette saison particulière pour se faire opérer de la cheville.

La liste complète des participants inscrits

Le programme

Vendredi 21 août 2020:

9h00 – 15h30: Qualifications hommes et femmes (à huis-clos)
19h30 – 22h00: Demi-finales hommes et femmes

Samedi 22 août 2020:

19h30: Finale femmes
20h45: Finale hommes

Comme traditionnellement, les demi-finales et les finales seront retransmises en direct. Tous les lives seront à suivre sur PG.

Une édition adaptée en raison du covid-19

Le Mondial de l’escalade s’adaptera au contexte sanitaire actuel (notons que les règles peuvent évoluer jusqu’au dernier moment):

  • Nombre de spectateurs limité à 5000 personnes (comptage en temps réel par caméra thermique à l’entrée)
  • Port du masque obligatoire
  • Chiens interdits dans l’enceinte de l’évènement
  • Application des gestes barrières
  • Respect des règles de distanciation sociales pour tous.
  • Mise à disposition de gel hydro-alcoolique
  • Mise en place de sens de circulation
  • Paiement par système de jetons pour éviter la manipulation d’argent
  • Toilettes sèches nettoyées et désinfectées régulièrement

Le Mondial de l’escalade, plus de 30 ans d’histoire !

C’est en 1989 que l’événement voit le jour grâce à une volonté commune d’accueillir un événement estival majeur dans le Briançonnais. Très vite, le Mondial devient un événement international reconnu et les grimpeurs venus des quatre coins de la planète s’affrontent sur le mur encore visible à Villeneuve, village au coeur de Serre Chevalier Vallée.

En 1999, sous l’égide du guide regretté Philippe Ligerot, la manifestation grandit. Puis en 2009, le Mondial de l’escalade déménage alors de quelques kilomètres vers un lieu théâtral : les anciennes casernes militaires de Berwick à Briançon, que l’événement fait revivre le temps d’une semaine pour un spectacle grandiose.

En 2018, le Mondial déménage à nouveau vers un lieu tout aussi majeur : le parc des sports de Briançon. Il reste plus que jamais une vraie fête entièrement gratuite d’une semaine qui célèbre la montagne sous toutes ses formes. Compétitions pour les jeunes et vétérans, initiation à l’escalade et autres sports de montagne, projections de films et expositions, salon d’exposants… Il y en a pour tous les goûts ! Un vrai coup de boost pour le tourisme et l’économie locale, qui draine pas moins de 20 000 visiteurs à Briançon et Serre Chevalier Vallée.

Après la difficulté, le Mondial s’ouvre peu à peu vers la vitesse et le bloc en proposant des épreuves d’escalade combinée pour les plus jeunes. Et pourquoi pas dans un futur proche une étape de Coupe du Monde de vitesse…?

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L’histoire complète de l’ascension de “Bibliographie” 9c par Alex Megos

12 Août

Établir le deuxième 9c de l’Histoire a été l’aboutissement d’un long processus de travail. Doutes, joies, espoirs, remise en question, craintes, soulagement… ces sentiments ont fait partie du quotidien d’Alex Megos.

Trois ans de travail mental, physique et technique qui auront finalement permis à l’allemand d’enchaîner “Bibliographie” et de devenir le deuxième grimpeur au monde à atteindre la cotation ultime de 9c.

Retour en détails sur ce long processus de travail.


2017: Ses premiers pas dans “Bibliographie”


Tout commence l’été 2017. La première fois qu’Alex posera ses doigts dans la voie, c’était lors d’une de ces chaudes journées du mois de juin. Cette année-là, revenant tout juste d’un voyage en Autriche, où il enchaînait très rapidement deux des voies les plus dures du pays, l’allemand décide de faire escale durant une semaine à Céüse. Mais dès le premier jour de son trip, voilà qu’Alex fait déjà tomber le projet qu’il s’était fixé, “Jungle Boogie” 9a+ ! Il faut dire que la forme est au rendez-vous. Alors, il doit se trouver un nouveau défi pour les jours restants. C’est ainsi que pour la première fois, Alex se lance dans “Bibliographie”, cette voie équipée en 2009 par Ethan Pringle, considérée comme la petite soeur de “Biographie”, le premier 9a+ de l’Histoire, située juste à côté.

Quand j’ai essayé “Bibliographie” pour la toute première fois, elle me semblait tout à fait possible. Je savais que c’était dur, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si extrême.

Ainsi, durant une semaine, Alex passe son temps à déchiffrer les mouvements, tentant d’imaginer des séquences lui permettant d’atteindre le sommet de cette ligne. Mais il faudra attendre le mois de septembre de cette même année pour voir l’allemand mettre de véritables essais dans la voie.

C’est à ce moment là que j’ai pris conscience de son véritable niveau de difficulté.

Car en septembre 2017, Alex Megos arrive à Céüse le couteau entre les dents. “Bibliographie” lui a tapé dans l’oeil, et il s’est promis qu’il reviendrait pour en découdre. En posant son sac au pied de la falaise, son objectif est donc clair: il se donne un mois pour enchaîner cette ligne de 35 mètres. Mais la réalité le rattrape très rapidement. Alex, qui n’a pas l’habitude qu’une voie lui résiste longuement, doit cette fois-ci s’avouer vaincu: en un mois, il ne parviendra jamais à passer la section bloc du milieu, qui consiste le crux de la voie.

“Bibliographie” aura fait plonger Alex dans ses retranchements, physiques et mentaux

“Bibliographie” se divise en fait en trois sections bien distinctes. Une première partie valant à elle seule 8b+, composée de mouvements d’amplitude, sur des prises relativement bonnes. Passé ces premiers mètres, il faut alors poursuivre dans une section très bloc, de seulement quatre mouvements. C’est le crux de la voie, qui serait l’équivalent d’un 8A+ bloc selon Alex. Et si dans bien des voies le niveau redescend après avoir passé le crux, ce n’est pas le cas dans “Bibliographie”. Car c’est à ce moment seulement que commence une dernière section de 25 mouvements très intenses, sur des trous et des arquées, section équivalente à elle seule à un 9a.

L’ensemble de la voie est donc très physique et nécessite un niveau de résistance comme il n’existe nul part ailleurs.


2018: Deuxième round


Alex Megos ne s’avoue pas vaincu pour autant ! En 2017 il a perdu une bataille, mais il n’a certainement pas perdu la guerre.

En juin 2018, le voilà de retour dans la voie. Mais l’allemand accuse un gros coup de fatigue, accumulé durant ces derniers jours. En effet, deux semaines auparavant il franchissait un nouveau cap dans sa carrière de grimpeur, enchaînant son premier 9b+, “Perfecto Mundo”, à Margalef, en à peine quelques jours. Il avait rejoint sur place Chris Sharma et Stefano Ghisolfi, qui travaillaient la voie depuis quelque temps déjà. Mais lui n’aura eu besoin que de quelques jours pour en atteindre le sommet, devenant le troisième grimpeur de l’Histoire à atteindre cette cotation, après Chri Sharma et Adam Ondra.

Je me sentais assez fatigué de mon trip en Espagne, alors mes deux semaines à Céüse n’ont pas été formidables.

Pourtant, un mois plus tard, en juillet 2018, Alex remportait la Coupe du Monde de Briançon, la première de sa carrière. Alors, sur le chemin du retour, il s’arrête une nouvelle fois au pied de son projet, pour remettre quelques runs. Ne disposant que peu de temps, il prévoit alors de revenir après les Championnats du Monde d’Innsbruck, en septembre. Mais malheureusement, une blessure à la hanche l’obligera à revoir ses plans: impossible pour lui d’aller à Céüse, il doit se faire opérer.

Alex lutte contre la gravité dans “Bibliographie”


2019: Une année “off” dans son projet


Comme de nombreux grimpeurs, Alex consacrera exclusivement son année 2019 à son nouvel objectif de compétition: se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo. La saison sportive 2019 est dense en compétitions. Bloc, difficulté et vitesse, au total, toutes disciplines confondues, le champion allemand participera à 17 compétitions internationales cette année là et voyagera à travers sept pays différents, glanant au passage trois médailles, dont le titre de vice champion du Monde de difficulté à Hachioji. Durant cette compétition, il atteindra d’ailleurs son objectif: il décrochera sa place pour les J.O de Tokyo.

Une fois les compétitions terminées, Alex avait alors prévu de se rendre dans “Bibliographie”. Mais une nouvelle blessure l’empêchera de retourner s’y frotter. En effet, lors du dernier jour de compétition des Championnats du Monde, Alex se rompt une poulie au doigt. Impossible donc pour lui d’aller arquer dans les petites prises de son projet.

Alex consacrera son année 2019 aux compétitions, où il dérochera le titre de vice champion du Monde à Hachioji ainsi que sa place pour les J.O © IFSC


2020: Un début d’année chaotique…


L’année 2020 commençait pourtant plutôt mal: crise du Coronavirus, limitation des déplacements à l’étranger, confinement, annulation ou report de toutes les compétitions internationales prévues… Le début d’année 2020 était chamboulé. Mais finalement, si les Jeux Olympiques sont reportés d’un an, cela laisse plus de temps à Alex pour retourner en falaise, et notamment à Céüse. En voilà une opportunité pour se consacrer longuement à “Bibliographie”. Ainsi, en juin, lorsque les frontières rouvrent, Alex se rend une nouvelle fois en France. Mais à ce moment, il manque encore d’entraînement spécifique en rési pour réussir à s’exprimer pleinement dans la voie.

De toute façon, je ne m’attendais pas vraiment à l’enchaîner lors de ce séjour, je voulais juste la travailler durant deux semaines pour voir comment ça se passait.

Immédiatement après la fin de ces deux semaines, Alex rentre chez lui avec la ferme intention de s’entraîner spécifiquement pour “Bibliographie”. S’entraîner spécifiquement pour une voie en extérieur ?! C’est une première dans la carrière d’Alex ! En effet, le jeune grimpeur de 26 ans est connu dans le milieu pour ne pas se lancer dans de gros projets, qui lui demandent un investissement spécifique total. Bien au contraire, Megos est réputé pour être le véritable Lucky Luke de l’escalade, enchaînant les voies les plus extrêmes en un temps record. Mais il faut dire que cette fois, “Bibliographie” le contraint à plonger dans ses retranchements, physiques et mentaux.

Au menu donc, des boucles de rési à n’en plus finir et une réplique artificielle du crux de la voie pour se familiariser davantage aux quatre mouvements qui le composent.

Pour la première fois de sa vie, Alex Megos s’entraîne spécifiquement pour réussir sa voie

En plus d’optimiser son entraînement physique, Alex a aussi optimisé tous les éléments qui gravitaient autour. Par exemple, il fera le choix de rester à Céüse seulement deux semaines à la fois, pour ne pas trop accumuler de fatigue. Il demandera également l’autorisation à Ethan Pringle de modifier la position de quelques spits, afin de rendre certains clippages un peu plus faciles. Enfin, et c’est un point à ne pas négliger, l’allemand se procurera un vélo électrique, lui facilitant l’approche à la falaise, de manière à être moins fatigué en arrivant au pied de la falaise et consacrer toute son énergie à la voie.


Juillet 2020: Le round final ?


C’est ainsi que fin juillet, une fois ses cycles d’entraînement terminés, Alex était de nouveau prêt à affronter “Bibliographie”, plus préparé que jamais.

Pourtant, à son arrivée à Céüse, rien ne se passera comme prévu… Durant une semaine, il peine à progresser dans la voie. Mais soudainement, la deuxième semaine, au cours de l’un de ses innombrables runs, Alex parvient à passer le crux. Enfin ! Une première ! C’est alors un déclic pour lui, qui lui permet enfin de croire qu’il est capable d’enchaîner la voie.

C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je pouvais enchaîner “Bibliographie”.

Alors que les sept jours précédents lui laissaient croire qu’il fallait déjà songer à revenir plus tard, voilà qu’Alex était plus motivé que jamais. Il venait de passer la section bloc au milieu de la voie pour la première fois en trois ans. Tout était donc possible.

Ça m’a redonné un énorme regain de confiance ! Finalement, malgré une première semaine difficile, je me suis dit que si tout se passait bien, l’enchaînement pourrait avoir lieu au cours de ce trip.

Quand Alex réalise que tout devient possible ! © Jan Novak

“Si tout se passait bien”. Alex était bien conscient qu’il ne pouvait pas gérer tous les paramètres lui permettant d’atteindre le sommet de son projet. En effet, chaque grande ascension requiert des conditions météorologiques optimales. Et malheureusement, une vague de chaleur allait frapper la France ces prochains jours, et la falaise de Céüse n’allait pas y échapper. Manque de chance pour Alex, qui venait de connaître deux bonnes séances dans la voie et qui sentait venir l’enchaînement. Mais il allait faire tellement chaud, qu’il ne serait alors plus possible pour lui de grimper à Céüse. Durant quelques jours, c’est donc sur une autre falaise que l’allemand se rapatriera, le temps que la vague de chaleur passe.

Au début de la semaine suivante, le lundi 3 août, l’allemand était déjà de retour au pied de “Bibliographie”. D’après les prévisions météo, les températures allaient considérablement chuter pendant deux jours. Une véritable aubaine pour Alex, qui disposait donc d’une fenêtre de 48 heures pour tenter de faire d’atteindre le relais de son projet.

Dès le premier jour de fraîcheur, Alex manque de peu de faire la croix: il tombe dans le dernier mouvement dur de la voie ! Un essai incroyable pour Alex, qui le galvanise. Le jour suivant, de nouveau, il ne passe à rien de l’enchaînement, tombant quatre mouvements avant d’atteindre la partie facile.

C’est alors qu’un nouveau paramètre vient entraver les bons essais d’Alex: la fin de son trip !

Je savais que je n’avais qu’un seul bon essai par jour et après ces deux jours, nous avions l’intention de rentrer à la maison. Les températures étaient censées regrimper le lendemain de toute façon.

Mais après réflexion, Alex décidera finalement de décaler la date de son retour et de rester un jour de plus à Céüse, afin de mettre un nouvel essai, même si les conditions ne s’annonçaient pas parfaites.


5 août 2020, ou quand l’essai de la dernière chance se transforme en la réalisation du deuxième 9c de l’Histoire !


Cette date n’était pas destinée à être celle dont Alex se souviendrait toute sa vie. Bien au contraire, c’est un Alex Megos en colère que l’on pouvait apercevoir au pied de la falaise de Céüse ce jour là. En effet, alors qu’il venait de décaler sa date de retour pour profiter d’un ultime essai en ce mercredi 5 août, voilà qu’il tombe au beau milieu du crux, comme lors de ses anciennes tentatives de 2018.

L’allemand est en colère. À un tel point, qu’il ne veut pas rentrer chez lui sur une note si négative. Il ne souhaite pas que cet essai soit le dernier avant qu’il ne rentre chez lui.

J’ai alors décidé de faire un deuxième essai ce jour-là.

Le 5 août 2020, Alex enchaînait “Bibliographie”, deuxième 9c du monde

C’est donc sans grandes prétentions qu’il renfile ses chaussons. Car il le sait, généralement, son premier essai de la journée est toujours le meilleur.

Pourtant cette fois, tout se déroulera sans accroc. Les pièces du puzzle s’emboîtent une à une à la perfection. Il avale la première partie de la voie en 8b+ puis passe avec succès le crux, qui l’avait fait chuter au run précédent. Le voilà maintenant en train de délayer brièvement sur le mauvais repos, avant de s’attaquer à la section en 9a. Cette fois, Alex met du rythme et ne marque aucun temps d’arrêt. De loin, il semble glisser sur la falaise, de manière très fluide. Il marquera un unique temps d’arrêt, prenant le temps de réajuster sa préhension sur une prise de main, afin de pouvoir y développer toute sa puissance dessus.

J’ai passé ce «mouvement difficile» mais je n’ai pas ressenti l’effort et malgré le fait que j’étais daubé, j’ai pu réussir la séquence des quatre derniers mouvements.

Alex Megos l’avait fait: il venait de clipper la chaîne de “Bibliographie” ! Un énorme sentiment de joie envahit alors son esprit.

J’ai ressenti un immense soulagement que tout le travail acharné ait finalement porté ses fruits ! Bien souvent, je doutais et je n’étais pas sûr que ce moment viendrait un jour, alors le fait de clipper le relais m’a fait réaliser que tout ce chapitre était maintenant terminé, et c’était une fin heureuse !

L’allemand mettra quelque temps à réaliser réellement ce qu’il venait de se passer. Après trois ans et plus de 60 jours de travail dans cette voie, il devenait le premier grimpeur à venir à bout de “Bibliographie”. Le combat était terminé, Alex avait cette fois-ci gagné la guerre. Et il savait qu’il venait de passer un cap. Il ne s’était jamais autant investi dans un projet, que ce soit pour ses deux précédents 9b, “Fight Club” et “First Round First Minute” ou même pour son 9b+ “Perfecto Mundo”. “Bibliographie” propose un niveau bien plus élevé que toutes les voies qu’il ait essayé jusqu’à présent. Ainsi, logiquement, Alex lui attribue la cotation de 9c, espérant voir rapidement d’autres grimpeurs dans la voie pour confirmer la cotation.

Le soir même de son ascension, Alex Megos descendra commander une douzaine de pizzas, pour fêter dignement son exploit avec tous ses amis au camping.

Ça m’a semblé être une belle façon de passer la dernière soirée et remercier tout le monde pour son soutien.

Alex, le sourire aux lèvres, au pied de “Bibliographie” 9c


Qui est Alex Megos ?

Né le 12 août 1993, Alexander Megos a 5 ans quand il commence l’escalade. Très rapidement, l’allemand s’illustre sur la scène internationale, devenant l’un des meilleurs compétiteurs de sa génération, avec plusieurs médailles d’or à son actif en catégorie jeune. Mais la compétition n’est qu’une facette de sa vie de grimpeur, lui qui adore passer son temps sur les falaises du monde entier.

À 17 ans, il enchaîne “San Ku Kaï” 8c+. Un an plus tard, à 18 ans, il réalise son premier 9a, “The Fly”. Soudain, coup de projecteur en mars 2013: l’allemand devient le premier grimpeur de l’Histoire à réaliser un 9a à vue, avec l’ascension de “Estado Critico” à Siurana, en Espagne.

Par la suite, Alex continue à enchaîner les voies dures en un temps record. Il réussi entre autre la célèbre “Action Directe” en moins de 2 heures. L’année 2015 sera très prolifique pour lui: il signe son premier 8C bloc et coche également son premier 9b avec “First Round, First Minute”.

En mai 2018, il continue sur sa lancée, réalisant son premier 9b+, “Perfecto Mundo”, à Margalef.

Le 5 août 2020, il devient le deuxième grimpeur de l’Histoire après Adam Ondra à proposer un 9c avec “Bibliographie” à Céüse.

Aujourd’hui, l’allemand compte plus de 80 voies dans le neuvième degré. Un portrait a été réalisé sur lui avec le film “Rotpunkt”, sorti en novembre 2019. On peut notamment le voir au début de la vidéo dans “Bibliographie”:

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Officiel, Alex Megos confirme: il cote “Bibliographie” 9c !

07 Août

Hier, nous vous annoncions qu’Alex Megos venait d’enchaîner l’un des projets les plus durs connus à ce jour: “Bibliographie”, à Céüse. Sachant la ligne extrême, nous étions en attente de la cotation officielle d’Alex, bien que nous nous doutions qu’elle avoisinerait le 9c.

C’est maintenant officiel. Alex a annoncé sur son compte instagram qu’il proposait 9c pour cette voie. “Bibliographie” est donc la deuxième voie de l’Histoire de l’escalade à être cotée 9c, trois ans après “Silence”, enchaînée par Adam Ondra. 

Voici la déclaration d’Alex:

Parfois, la chance est contre vous, mais ça ne signifie pas que vous n’avez aucune chance.

Hier soir, lors du dernier jour de mon trip, ce n’était vraiment pas rassurant d’avoir raté le premier (et le seul) essai que je voulais faire ce jour-là. Je suis tombé relativement bas dans la voie, alors j’ai décidé de faire un dernier essai.

J’ai passé le crux au milieu de la voie, et je me suis retrouvé sur le repos, plutôt mauvais, avant la dernière section difficile. Deux fois avant ce run, j’étais tombé lors du dernier mouvement difficile de la voie, donc je ne me sentais pas très confiant. J’ai donc commencé après le repos à mettre beaucoup de rythme et je n’ai ralenti que brièvement pour ajuster une prise afin de la tenir parfaitement. J’ai passé ce «mouvement difficile» mais je n’ai pas ressenti l’effort et malgré le fait que j’étais daubé, j’ai pu réussir la séquence des quatres derniers mouvements.

Après avoir clippé le relais, c’est comme si toutes les journées de travail que j’avais consacré à la voie se déroulaient devant mes yeux. Avec environ 60 jours de grimpe au cours des trois dernières années, “Bibliographie” a été de loin mon projet le plus long à ce jour.

Je sais qu’il y a beaucoup de spéculations sur la cotation et je pense que les cotations sont très subjectives. Ma suggestion personnelle pour la cotation est 9c. Compte tenu du fait que “Perfecto Mundo” (9b+) m’a demandé 16 jours de travail, “Bibliographie”, avec environ 60 jours et un entraînement plus spécifique, m’a semblé beaucoup plus difficile.

Bien sûr, en tant que premier ascensionniste, vous n’avez pas toujours votre méthode parfaite dès le début, vous avez des doutes quant à savoir si cela est possible ou non pour vous, si vous manquez complètement quelque chose ou si vous n’êtes tout simplement pas dans votre meilleure forme. Il est toujours plus difficile de coter quelque chose sans aucune autre opinion. Je suis très curieux d’avoir des avis en plus du miens par les grimpeurs qui essayeront et/ou répéteront cette voie!

Indépendamment de la cotation, ça a été une expérience très précieuse pour moi. Elle marque une étape personnelle dans ma vie de grimpeur, que je n’aurais pas pu accomplir sans le soutien et l’aide de tous mes amis et de ma famille. Je vous remercie tous et vous exprime ma profonde gratitude ! (Et oui, le run de la réussite a été filmé). »

“Bibliographie” est située juste à droite de “Biographie”, l’iconique voie enchaînée par Chris Sharma et étant devenue le premier 9a+ de l’Histoire. Ethan Pringle avait équipé “Bibliographie” en 2009. La voie est située en plein dévers pour une hauteur totale de 35 mètres.

On peut voir Alex travailler la voie au début de son film Rotpunkt:

Alex Megos est l’un des plus forts grimpeurs de tous les temps. Avant cette ascension, il a réalisé la première ascension de “Perfecto Mundo” 9b+ en 2018. Il est le seul grimpeur, à part Adam Ondra, à avoir réalisé une première ascension de ce niveau. En 2013, il a été le premier grimpeur de l’Histoire à enchaîner un 9a à vue, avec “Estado Critico”. En 2015, il a réalisé son premier 9b avec “First Round, First Minute”. Plus récemment, en bloc, il réalisait la première ascension de “Upgrade U” 8C, le bloc le plus dur du Frankenjura en Allemagne. Au total, il estime avoir grimpé plus de 1 000 voies dans le 8a et plus.

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Aleksandra Kalucka et Rahmad Adi s’imposent sur la première compétition d’escalade connectée

04 Août

La polonaise Aleksandra Kalucka et l’indonésien Rahmad Adi sont devenus les premiers vainqueurs de l’IFSC Connected Speed Knockout.

En attendant l’ouverture officielle de la saison des Coupes du Monde 2020, qui se fera à Briançon le 21 août, quelques athlètes ont pu reprendre goût à la compétition le week-end dernier. En effet, une cinquantaine de grimpeurs de vitesse avaient rendez-vous pour un événement inédit: l’IFSC Connected Speed Knockout, une compétition à distance, se déroulant sur sept murs de vitesse à travers le monde.

À l’issue de cette compétition, ce sont finalement la polonaise Aleksandra Kalucka et l’indonésien Rahmad Ali qui s’imposent. Les deux grimpeurs de vitesse habitués à briller sur les étapes de Coupe du Monde ont respectivement battu la russe Elizaveta Ivanova et l’italien Gianluca Zodda dans le duel final pour la médaille d’or.

Aleksandra Kalucka frappera le buzzer en 7″460 tandis que Rahmad Adi signera un impressionnant run de finale en 5″770. Notons qu’en plus de remporter la médaille d’or, l’indonésien a également réalisé le meilleur temps de la compétition lors de la fin du tour de qualification, avec un run en 5″762.

Aleksandra Kalucka au départ de son run de finale

Le podium féminin a été complété par l’italienne Giulia Randi, qui a battu la russe Iuliia Kaplina en petite finale. Chez les hommes, c’est Vladislav Deulin qui a remporté le duel pour la médaille de bronze, en battant son coéquipier Dmitrii Timofeev.

“Ce nouveau format était étrange pour moi car mes émotions étaient partagées entre le mode compétition et le mode entraînement”, déclarait Aleksandra Kalucka. “Mais c’était aussi amusant de devoir attendre les résultats à chaque run”.

Quant à Rahmad Adi, il explique: “Je suis très heureux car c’est la première compétition de l’année pendant la pandémie. Ce format de compétition m’a particulièrement bien réussi, ainsi que pour toute l’équipe indonésienne.

Du côté de l’équipe de France, Capucine Viglione, seule représentante tricolore féminine, se classe 8ème, après une petite erreur en 1/4 de finale.
Chez les hommes, quatre français étaient engagés. Gaëtan Pétri et Thibaud Desloges ne passent malheureusement pas le cap des qualifications et prennent respectivement les 20èmes et 22èmes places. Micka Mawem et Pierre Rebreyend attendront les 1/8 de finale, prenant respectivement les 12èmes et 16èmes place de la compétition.

L’événement était diffusé en direct sur Facebook et YouTube le dimanche 2 août. Le replay est disponible ici.

  • Les résultats des finales:
  • Le résumé vidéo de la compétition:

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Chris Sharma libère une nouvelle voie de deep-water en Espagne !

31 Juil

L’été en Espagne est souvent synonyme de psicobloc. La chaleur et l’humidité poussent les grimpeurs comme Chris Sharma à prendre le large, en mer, à la recherche de températures plus fraîches et de la prochaine “King Line”.

Mais cette année à cause du confinement et des restrictions de déplacement, Chris Sharma n’était pas sûr de pouvoir faire son traditionnel voyage annuel à Majorque, c’est pourquoi il en a profité pour explorer les secteurs de deep-water un peu plus près de chez lui, notamment au Mont Rebei. “Majorque est probablement mon endroit préféré, mais c’est vraiment cool d’avoir le Mont Rebei comme deuxième option pour le deep-water. C’est une expérience unique, une ambiance totalement différente de celle en Méditerranée.” déclare-t-il.

Le Mont Rebei, situé à environ trois heures au nord-ouest de Barcelone, est une gorge fluviale dont les eaux turquoise et brillantes clapotent au pied de falaises calcaires abruptes. “C’est l’un des rares endroits d’Espagne où il n’y a pas de routes et le paysage est étonnant : des parois abruptes, de l’eau d’aspect tropical et des figuiers qui poussent dans les recoins”, confie l’américain. “Le fait qu’on ne puisse y accéder qu’à pied ou en bateau le rend d’autant plus spécial”.

Chris Sharma en pleine ascension, au-dessus de l’eau turquoise du Mont Rebei © Ricardo Giancola

Malgré les contraintes dues à la pandémie, il a réussi à effectuer quelques sessions d’une journée au Mont Rebei, effectuant l’approche de 6 kilomètres en kayak. Il signe la première ascension de “Trick or Tree”, une nouvelle ligne de deep-water de 15 mètres de haut, cotée 8b+.

“La voie commence par cette belle séquence à travers une fissure qui longe le dévers en diagonale. Ce n’est pas de la grimpe en fissure au sens traditionnel du terme, il n’y a pas de coincements de main ou de chose comme ça, mais plutôt des petits trous ou des arquées. Mais c’est cool parce que vous êtes immédiatement assez exposé et haut, et que vous grimpez la tête en bas, les pieds en premier, dans le dévers. C’est donc assez excitant.

Une fois la section du toit passé, il y a un petit repos, puis ça repart dans une section bien bloc, avec des inversées jusqu’à arriver au crux, à la fin. D’une manière générale, la voie est homogène, déversante et rési. Il n’y a pas vraiment de bons repos il faut donc tout le temps rester bien gainé, en se forçant pour garder les pieds collés à la paroi, sur des prises plutôt plates. La ligne doit faire une quinzaine de mètres, la hauteur idéale pour une voie de psicobloc. 

Elle se nomme “Trick or Tree”, parce qu’il y a ces arbres dans la voie et à la fin, il faut en saisir deux pour finir. C’est toujours difficile de coter des voies en deep-water, mais je pense qu’elle vaut 8b+ ou quelque chose comme ça. 

Reconnecter avec cette sensation de flow m’a aidé à recharger les batteries.”

  • Voici la vidéo de son ascension:

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La toute première compétition internationale d’escalade en ligne !

28 Juil

La fédération internationale d’escalade vient d’annoncer l’organisation d’une compétition à distance baptisée “Connected Speed Knockout”, qui se déroulera dans deux semaines avec les grimpeurs les plus rapides du monde.

Il s’agit d’un tout nouveau format de compétition qui verra la participation de plus de 50 athlètes, représentant neuf nations et grimpant sur sept murs de vitesse situés dans sept endroits différents à travers le monde.

L’événement sera diffusé en continu sur la page Facebook officielle de l’IFSC et sur YouTube le dimanche 2 août à 17h00 heures françaises. Pourquoi cette heure-ci ? Car c’est le moment où, à Tokyo, les horloges passeront au 3 août, soit un an exactement avant les débuts de l’escalade aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, en 2021.

Des athlètes d’Autriche, de République tchèque, de France, d’Allemagne, d’Indonésie, d’Italie, du Japon, de Pologne et de Russie participeront au premier tour de qualification, et les seize premiers du classement général accéderont à la finale. La phase finale de la compétition se déroulera selon le même schéma d’élimination directe qu’une Coupe du Monde de vitesse classique, avec la particularité de voir des athlètes s’affronter en duel depuis des pays différents.

Parmi les participants, Mickael Mawem, qualifié pour les Jeux olympiques sera de la partie, tout comme l’indonésien Alfian Muhammad, double médaillé d’or en Coupe du monde et Aspar Jaelolo, six fois médaillé en Coupe du monde, l’italien Ludovico Fossali, champion du monde de vitesse en titre, les sœurs jumelles polonaises Aleksandra et Natalia Kalucka – qui ont respectivement remporté le Championnat du monde de vitesse junior en 2017 et 2018, et les athlètes russes Iuliia Kaplina, qualifiée pour les Jeux Olympiques et Anna Tsyganova, championne du monde de vitesse en 2016.

Nous sommes très enthousiastes à l’idée de cette compétition. C’est un format complètement nouveau, et je dois féliciter notre Département des Sports d’avoir eu l’idée, en ces temps extrêmement difficiles. Nos fédérations nationales ont accueilli le projet avec enthousiasme, et c’est déjà pour nous la plus grande satisfaction”.

Marco Scolaris, président de l’IFSC

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Drew Ruana signe la deuxième ascension de “Box Therapy” 8C+

23 Juil

“Depuis que j’ai vu la vidéo de Daniel Woods faire la première ascension de cette ligne, j’ai voulu la faire aussi”. Le samedi 18 juillet, le jeune bloqueur américain Drew Ruana accomplissait l’un de ses plus gros projets: il se redressait au sommet de “Box Therapy” 8C+, signant la première répétition de ce bloc.

Situé près de Box Lake, dans le Rocky Mountain National Park, “Box Therapy” n’est autre que le départ assis de “Spread Eagle”, un 8A établi par Tommy Caldwell il y a une douzaine d’années. La version assise, libérée par Daniel Woods en 2018, est composée de 18 mouvements sur de micro prises, dans un dévers incliné à 50°.

“Il n’y a pas beaucoup de prises de pied, la plupart du temps il faut faire des pieds-mains, ce qui accentue encore plus l’effort sur les prises”, avait déclaré Daniel Woods après sa première ascension. “Il n’y a que très peu de prises qui permettent de sortir de ce méga toit et je crois qu’une seule méthode fonctionne. Tout ce que je recherche dans un bloc pur”

Au-delà de son niveau d’exigence extrême, “Box Therapy” nécessite également une volonté de fer. Car l’accès à ce bloc n’est pas des plus aisés: une marche d’approche de 10,5 km depuis le parking est nécessaire pour arriver au pied de la ligne. Daniel Woods avait d’ailleurs estimé qu’il avait parcouru plus de 150 km au total, crash-pad sur le dos, avant de signer la première ascension.

“Le fait de marcher plus de 20 kilomètres par jour pour essayer ce bloc a rendu l’expérience encore plus spéciale”, déclarait Drew Ruana.

Avec “Box Therapy”, le jeune américain coche son deuxième 8C+ bloc. En effet, en janvier 2020, il avait enchaîné “Sleepwalker”, du même niveau, à Red Rock dans le Nevada.

Une vidéo de son ascension dans “Box Therapy” est en préparation. En attendant, regardez ci-dessous la vidéo de la première ascension de Daniel Woods, qui avait fait rêver Drew Ruana:

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Daniel Woods (@dawoods89) le

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Angela Eiter s’offre une nouvelle première ascension dans le neuvième degré !

21 Juil

En octobre 2017, elle faisait la une des actualités en devenant la première femme de l’Histoire à enchaîner un 9b. C’était en Espagne, dans la célèbre voie tout en résistance “La Planta de Shiva”.

La grimpeuse autrichienne Angela Eiter frappe encore, avec une nouvelle voie dans le neuvième degré à son actif: “Fluch der Meere”. Une ligne équipée par son mari, qu’elle travaillait depuis quelque temps.

Hier, je l’ai réessayé après avoir marqué un break de quelques jours avec cette voie. Et de manière totalement inattendue, j’ai réussi le crux, un étrange mouvement de puissance où il faut à un petit trou depuis une mauvaise réglette. J’ai continué avec le flow en essayant de contrôler les mouvements en no-foot qui suivent… Jusqu’aux derniers mouvements qui demandent de la précision.”

Pour cette première ascension, l’ex compétitrice propose la cotation de 9a, en soulignant bien qu’elle manque encore de référence dans le domaine.

Pourtant, en juin 2019, elle avait déjà été à l’origine de “Queen Anne’s Revenge”, un 9a+ équipé par Bernie Ruech dont elle signait la première ascension. Plus récemment, en septembre 2019, elle devenait la première grimpeuse à équiper puis enchaîner un 9a. C’était dans “Schatzinsel”, une voie d’endurance de plus de 70 mouvements.

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Lancement d’une compétition en extérieure inédite en Italie !

14 Juil

Filmez-vous, enchaînez la voie, et remportez 1 000 € de matériel ! 

Des Jeux Olympiques reportés. Une saison de Coupe du Monde complètement interrompue. Des compétitions nationales annulées à travers le monde… L’épidémie de coronavirus a complètement bouleversé le monde des compétitions cette année. Mais, en Italie, une toute nouvelle compétition vient de voir le jour, au format unique. Une compétition qui se déroule en extérieur, sur les falaises du Val d’Aoste.

Les règles de la compétition sont simples. Deux nouvelles voies ont été équipée sur la falaise de Barliard dans la vallée d’Ollomont. L’une a été désignée comme étant la voie pour les hommes sur cette compétition, l’autre ligne étant le tracé féminin.

La première personne à enchaîner la voie remporte 1 000 € de matériel d’escalade.

À priori, la voie des hommes se situerait dans une plage de cotation entre 8 et 9a. La voie des femmes coterait entre 8b+ et 8c.

Bien sûr, afin de prétendre à la victoire, le grimpeur doit fournir une preuve vidéo de son ascension aux organisateurs de la compétition. La voie peut-être essayée autant de fois que nécessaire et la compétition se déroule jusqu’à la fin de l’année. Il n’y aura qu’un gagnant: le premier grimpeur à enchaîner en tête sa voie depuis le bas remporte le gros lot.

Un beau clin d’oeil pour rappeler à la communauté des grimpeurs que les premières compétitions internationales se déroulaient en extérieur, sur le rocher italien.

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Le plus grand mur d’escalade du Monde construit sur la centrale électrique de Copenhague !

08 Juil

CopenHill, une centrale énergétique futuriste située à Copenhague, vient de s’offrir le plus haut mur artificiel du Monde avec ses 80 mètres de hauteur !

Un challenge hors normes

Walltopia, l’un des plus gros fabricants de mur d’escalade a conçu et construit le plus haut mur d’escalade du monde, situé sur le côté de CopenHill, une usine de valorisation énergétique récemment ouverte à Copenhague, au Danemark. Cette centrale énergétique a souhaité se doubler d’un centre de loisirs urbain pour ses citoyens. C’est ainsi qu’est né un mur d’escalade artificiel de 80 mètres, divisé en quatre longueurs de 20 mètres, pour une expérience unique ! Les voies ont été tracées pour que la difficulté soit croissante au fil de la progression. Les premières longueurs sont les plus faciles, la difficulté augmentant lorsque vous atteignez le haut du bâtiment.

Le mur a été conçu pour avoir une esthétique moderne afin de correspondre au bâtiment au look futuriste, tout en imitant l’expérience de l’escalade outdoor avec des caractéristiques comme des toits, des arêtes, ou encore des fissures. Chaque longueur se termine par exemple sur une vire, un peu comme la façon dont les longueurs en grandes voies se terminent en extérieur.

La conception du mur était un défi car nous nous efforcions de trouver le bon équilibre entre l’esthétique et la fonctionnalité. Le but était de créer une apparence correspondant à l’architecture impressionnante du bâtiment tout en concevant une topologie de mur qui offre une expérience d’escalade suprême.»

Vasil Sharlanov, directeur de Walltopia.

La réalité colle parfaitement au rendu 3D !

Située en plein centre-ville de Copenhague, la centrale CopenHill est un projet qui dure depuis près de dix ans et est un élément clé pour faire de Copenhague la première ville neutre en carbone au monde d’ici 2025. C’est le plus grand et le plus important bâtiment de la ville, et c’est à la fois une centrale énergétique et un centre de loisirs urbains pour ses citoyens. Car en plus du mur d’escalade de 80 mètres situé sur le côté du bâtiment, il y a également un centre de ski artificiel sur son toit en pente et un centre d’éducation à l’environnement.

Des technologies particulières

L’équipe de Walltopia ne souhaitait pas empêcher la lumière de pénétrer dans le bâtiment. C’est pourquoi, la société a utilisé du plexiglas et de la fibre de verre dans la construction du mur d’escalade.

Le gestionnaire de projet du mur, Ivan Natov, a expliqué que « Le plexiglas est complexe à travailler, surtout si vous devez le plier, mais grâce aux progrès technologiques dans lesquels investissent notre entreprise et aux ingénieurs qualifiés de Walltopia, ça a finalement été un problème facile à résoudre.»

La construction du mur a été réalisée en acier inoxydable pour survivre au rude climat scandinave. Huit techniciens de Walltopia ont construit le mur à l’aide d’une plate-forme qui fonctionnait comme un ascenseur de construction extérieur. Cela a été utilisé pour monter les 55 tonnes d’acier et 24 tonnes de fibre de verre et de plexiglas sur le côté du bâtiment. La surface totale d’escalade mesure 1 200 mètres carrés.

Dans la catégorie des records, notons que le barrage Diga di Luzzone de 165 mètres en Suisse propose des voies d’escalade puisque des prises artificielles sont vissées directement sur la structure, ce qui en fait la plus haute paroi d’escalade du monde. Mais le mur de CopenHill est bien le mur le plus haut qui a été spécialement conçu pour l’escalade.

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Les nouveautés La Sportiva pour 2021 !

29 Juin

Crise du Covid-19 oblige, cette année, le traditionnel salon Outdoor by ISPO a été annulé. Mais hors de question pour les marques de faire l’impasse sur la présentation de leurs produits 2021. Ainsi, PlanetGrimpe a été convié à une réunion virtuelle de présentation des nouveautés La Sportiva, animée par Pietro Dal Pra en personne, le célèbre concepteur de la marque.

Si l’année 2020 avait été un véritable raz-de-marée en terme de nouveautés pour la firme italienne (avec entre autres l’apparition des Cobra 4:99, des Solution Comp et des Theory), cette année 2021 se veut un peu plus calme, avec deux principaux nouveaux chaussons.

Le Kubo, la petite soeur des célèbres Katana

La Sportiva s’est concentrée cette saison sur sa gamme “intermédiaire”. Avec de nombreux produits hautes-performances taillés pour le haut-niveau et tout autant de chaussons pour les débutants, la gamme intermédiaire était la moins garnie des catégories.

C’est là que naît le Kubo. Une version plus indoor des célèbres Katana Velcro, ayant déjà fait leurs preuves depuis plusieurs années. Si les Katana étaient taillés à l’image du sabre du même nom pour permettre de charger sur de petits pieds en falaise, les Kubo se veulent plus sensitifs. Leur terrain de prédilection sera plutôt les formes rondes, de manière à s’adapter au mieux au nouveau style d’escalade proposé dans les salles. Moins performants que des Katana sur de petites prises franches, les Kubo seront en revanche votre allié idéal lorsqu’il s’agira d’épouser au mieux de plus grosses surfaces, comme des volumes, ou des grosses prises par exemple.

Les Kubo, avec à gauche la version femme et à droite la version homme

Ainsi, d’un manière général, les Kubo sont plus souple que les Katana. Dotés de deux velcros comme leur grande soeur, ils se veulent également très confortables, étant fabriqués en microfibre.
Au niveau de la gomme, on retrouvera 4mm de Vibram XS Edge, dont l’efficacité n’est plus à prouver. De plus, une bande généreuse de gomme vient recouvrir le dessus du pied, afin de favoriser l’appui lors des contrepointes, mais aussi de protéger le pied et le chausson d’une usure prématuré créée lorsque les pieds frottent contre d’autres prises.

Les Kubo seront déclinés en deux versions: une version homme et une version femme, cette dernière étant plus souple pour supporter le poids plus léger de ces mesdames.

Une édition limitée pour les 30 ans des Mythos

C’est LE chausson iconique de la marque italienne ! Qui ne connaît pas les Mythos, ces célèbres chaussons, vendus à des milliers d’exemplaires à travers le monde depuis 1990 ? Il faut dire que Giuliano Jellici, le créateur de ce modèle, avait été visionnaire lorsqu’il avait décidé de les nommer ainsi. Car oui, ce modèle fait partie des mythes de l’escalade. Aujourd’hui encore, ce chausson reste le meilleur compromis entre confort et performance. La semelle est souple tout en ayant une certaine rigidité, créant ainsi un savant mélange qui fait de ce produit l’un des plus polyvalents du marché.

Le système de laçage permet de connecter l’avant du pied jusqu’à l’arrière. Une fois enfilé, ce chausson semble presque taillé sur-mesure sur notre pied.

L’édition spéciale “30 ans” des Mythos

Alors quoi de particulier pour cette édition limitée des 30 ans ? Le produit reste le même, seuls les ingrédients changent, pour répondre aux contraintes environnementales auxquelles notre société est confrontée. Ainsi les matériaux utilisés ont été choisis pour être plus respectueux de la nature: tous les composants du chausson sont collés grâce à une colle fabriquée à base d’eau, les lanières et les lacets sont fabriqués à partir de produits recyclés et le procédé de tannage du cuir est exempt de toute forme de métaux lourds.

Deux logos permettent de mettre en avant ce 30ème anniversaire, l’un sur le côté latéral du chausson, l’autre sur la tige. Enfin, la mythique couleur lilas qui colorait les premières pièces de ce modèle fait sa réapparition. Un incontournable pour les amoureux de ce chausson !

Ces nouveautés devraient être disponibles à partir de mars 2021.

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Officiel ! La Coupe du Monde de Briançon aura lieu les 21 et 22 août !

26 Juin

L’annonce vient de tomber: la saison 2020 des Coupes du Monde va bel et bien voir le jour. La première étape du circuit n’est autre que la Coupe du Monde de Briançon.

Depuis quelques semaines, l’IFSC, la FFME ainsi que les organisateurs du “Mondial de l’escalade” travaillent conjointement pour tenter de reporter la Coupe du Monde de Briançon, initialement prévue les 18 et 19 juillet.

C’est maintenant officiel: conformément aux conditions actuelles et sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire, la Coupe du Monde de Briançon aura lieu les 21 et 22 août 2020. Comme chaque année, les grimpeurs disputeront une épreuve de difficulté.

Des mesures particulières seront mises en place, notamment concernant le public. La FFME publiera sous peu les conditions d’accès.

Je suis heureux de voir que les efforts de chacun ont payé et que Serre Chevalier – Briançon puisse accueillir la première étape de Coupe du monde de la saison 2020 ! Je suis confiant et je suis sûr que, tous ensemble, nous allons parvenir à dessiner un sourire sur les visages de la grande famille de l’escalade ! »

Pierre You, président de la FFME

Malheureusement, la Coupe du Monde de Chamonix est annulée pour cette année.

Toutefois, le Département des Sports de l’IFSC travaille actuellement sur une série de coupes du monde adaptées aux conditions sanitaires actuelles:

  • Briançon (FRA) du 21 au 22 août: difficulté
  • Salt Lake City (USA) du 11 au 13 septembre: bloc et vitesse
  • Séoul (KOR) du 7 au 11 octobre: bloc, difficulté et vitesse (dates à confirmer)
  • Chongqing (CHN) du 23 au 25 octobre: ​​bloc et vitesse
  • Wujiang (CHN) du 30 octobre au 1er novembre: bloc et vitesse
  • Xiamen (CHN) du 4 au 6 décembre: difficulté et vitesse

Étant donné que les restrictions de voyage peuvent empêcher la participation d’athlètes appartenant à certaines régions du monde, aucun point ne sera attribué, y compris le classement mondial et le classement de la Coupe du monde 2020. De plus, aucun trophée saisonnier ne sera attribué à la fin de l’année.

J’ai vu une volonté extraordinaire d’aller de l’avant chez plusieurs organisateurs. Nous sommes conscients des difficultés, des défis et de l’incertitude. Cependant, le monde a besoin d’un message d’espoir. La santé et la sécurité de nos athlètes, de nos officiels, personnels et bénévoles seront toujours notre priorité, mais au regard de la passion qui bat à Briançon, nous sommes aujourd’hui convaincus, avec la FFME et dans le plein respect des lois et règlements français, nous serons en mesure de livrer une belle compétition. Nous espérons que la même chose pourra se produire bientôt dans d’autres pays. »

Marco Scolaris, président de l’IFSC

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“Solide!”, le nouveau livre de Romain Desgranges, dédié à l’entraînement !

26 Juin

“Solide!”.
C’est le nouveau livre d’escalade écrit par Romain Desgranges et paru aux Éditions Paulsen-Guérin, le 18 juin.
Zoom sur cet ouvrage à la fois inédit et original !

25 ans d’entraînement à haut-niveau, à raison de deux séances journalières. Soit plus de 219 000 heures passées à s’entraîner, pour atteindre le plus haut-niveau en escalade. Alors quand Romain Desgranges, multiple champion de France et d’Europe et vainqueur de Coupes du Monde, décide de raccrocher ses chaussons de compétiteur, il prend la plume. Et c’est bien entendu pour parler de ce qu’il affectionne le plus: l’escalade et surtout, l’entraînement.

Tout comme le furent ses objectifs sportifs tout au long de sa carrière, le pari que s’était fixé Romain à travers l’écriture de cet ouvrage était audacieux: mettre à profit toutes ses années d’entraînement, dans un livre qui soit accessible à tous. Du grimpeur évoluant dans le 5ème degré jusqu’au compétiteur acharné rêvant de porter le maillot bleu. Du grimpeur débutant faisant ses premiers pas dans le milieu de l’escalade, à celui qui croit déjà tout savoir en terme d’entraînement.

Et le résultat de ce livre est à l’image de sa carrière sportive: réussie ! Complet, sans prétention et rempli de tout un tas de bonnes choses. Le pari est gagné. Grâce à un format complètement original, nous sommes noyés au beau milieu des paroles de Romain, de ses témoignages, de son expérience et de ses anecdotes. Les pages défilent et semblent se tourner sans que l’on s’en rende compte.

© Romain Desgranges

Une recette parfaite… bourrée d’ingrédients !

Mais alors comment parler d’entraînement pendant 256 pages, en s’adressant à tout un panel de grimpeurs aux profils si variés, sans être noyé au milieu de données scientifiques, de temps de repos, de nombre de séries et de répétitions ?! Car ne vous attendez pas à retrouver une liste d’exercices à appliquer tel quel sur pan güllich, ou encore à retrouver des valeurs théoriques sur des délais de surcompensation. Rien de tout cela. Car comme le rappelle si souvent Romain, “il n’y a pas de recette miracle”. Chaque parcours est unique. Chaque grimpeur a des qualités et des points faibles bien particulier et des objectifs propres.

Alors, Romain a plutôt fait le choix de proposer tout un tas d’ingrédients, pour que chacun puisse y piocher ce qu’il veut.


Ingrédients d’entraînement pour progresser en escalade


Le livre se divise ainsi en trois parties:

Un abécédaire.
P
lus de 200 mots référencés et expliqués par le chamoniard. Ce ne sont pas de simples définitions, mais plutôt des mots qui renvoient à des situations particulières, qui peuvent aider chaque grimpeur. Des mots qui sont bien souvent accompagnés d’anecdotes, qui font sourire, réfléchir.

Des mots expliqués par Romain Desgranges

“Autopsy”. 
À travers ces pages, Romain nous amène à nous questionner, à prendre du recul sur notre propre profil de grimpeur. Pour apprendre à nous connaître, à établir des objectifs, à dresser notre portrait-robot de grimpeur… Cela nous amène à prendre du recul sur nous-même, à se poser les bonnes questions. Grâce à ses pages, Romain nous aide à identifier les bons ingrédients dont on a besoin.

Les pages “Autopsy”, pour apprendre à mieux se connaître et ainsi progresser dans la bonne direction

Interviews.
L’ex-capitaine de l’équipe de France est allé à la rencontre de près d’une vingtaine de personnes qu’il affectionne tout particulièrement: des grimpeurs, tel qu’Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes ou encore Julia Chanourdie, mais aussi des entraîneurs internationaux, préparateurs mentaux, kinés… Ces personnalités nous apportent leur propre vision de l’entraînement, pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas que la taille du biceps qui compte.

Une lecture agréable, où l’on fait le plein de motivation

Ces trois parties ne sont pas indépendantes et se mélangent au fil des pages, ce qui rend la lecture distrayante et variée.

Les dessins de Flore Beaudelin égayent le livre. L’illustratrice avait déjà travaillé avec Romain sur son premier livre, So High”, qui relatait sous forme de bande dessinée le parcours sportif du chamoniard. Elle reprend son crayon de nouveau pour illustrer “Solide!” rendant le livre très agréable à lire. Ses dessins prêtent même à sourire, avec parfois une pointe d’humour, qui rend la lecture très plaisante.

Lors de la lecture de ce livre, notre dose de motivation augmente considérablement. Plus d’une fois, on a envie de poser le livre sur le coin de la table pour mettre immédiatement en pratique les conseils de Romain. Parfois même, nos mains deviennent moites juste à la lecture de quelques phrases, poignantes pour le commun des grimpeurs. Des petites citations au sommet des pages renforcent notre motivation

L’impact de ce livre sur notre motivation est assez spectaculaire

Un livre rempli d’ingrédients pour que chaque grimpeur établisse sa propre recette

En conclusion, ce livre se doit d’être dans la bibliothèque de tout grimpeur en quête de progression ! Bien loin d’être réservé seulement à une catégorie de grimpeurs élitistes, Romain Desgranges a trouvé la parfaite formule pour que chacun y trouve son compte. Mental, technique, tactique, physique, performance, objectif… tous les thèmes de l’entraînement sont abordés.

Connu de tous pour être un vrai stakhanoviste de l’entraînement, Romain Desgranges a su faire de ce livre une véritable bible dans ce domaine. 25 ans d’expérience au plus haut-niveau qu’il nous partage à travers ses pages.

Alors, à vous de piocher dans ce livre les bons ingrédients, de les mélanger entre eux, afin d’obtenir votre propre recette, qui vous permettra à coup sûr de progresser.


Résumé du livre :

L’histoire a commencé dans l’euphorie de l’été 1998, parce qu’il a rêvé qu’il deviendrait lui aussi champion du monde. Peu importait son niveau d’escalade, son âge, ses chances, il le voulait si intensément qu’il ne doutait pas de sa réalisation. Avec volonté, exigence et passion, il consacra les vingt années suivantes à cette aventure qui a tenu toutes ses promesses… Ce guide, construit comme un abécédaire, répond aux questions des grimpeurs ayant la volonté de progresser que ce soit en voie ou en bloc. L’auteur, qui ne croit pas aux recettes miracles et encore moins aux réponses toutes faites, tire le meilleur de son expérience pour accompagner les sportifs dans leur entraînement avec, en tête, des objectifs précis à court, moyen et long terme.

Adapté à tous les niveaux et à tous les profils, ce guide explore de façon originale aussi bien les aspects techniques (élaboration de son profil, technique, tactique, échauffement, positions, lecture de voie) que les aspects liés à l’alimentation ou au mental. Eclairées par les expériences d’Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes et tant d’autres, ces pages sont pour lui l’occasion de donner les ingrédients adaptés à tous les niveaux, et à tous les rêves…
Co-auteur du roman graphique So High avec Flore Beaudelin, Romain Desgranges combine une nouvelle fois ses talents avec ceux de la jeune illustratrice en signant ce livre plein de promesses et de sincérité.

Parution 18 juin 2020
Thème Escalade
Format (Taille) 15 x 21 cm
Nombre de pages 256
Nombre d’llustrations 99
Collection Guérin
Prix 29€

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Boum ! Jakob Schubert parvient à flasher son deuxième 8B+ bloc !

18 Juin

Profitant d’un séjour à Magic Wood, Jakob Schubert s’est payé le luxe de flasher “The Never Ending Story” 8B+. C’est la deuxième fois de sa carrière que l’autrichien réalise une telle prouesse.

Jakob Schubert disposait de 48 heures dans la forêt de Magic Wood, en Suisse. 48 heures qu’il a mis à profit pour cocher quelques-unes des lignes les plus mythiques du coin. Au total, en deux jours, la machine autrichienne aura enchaîné huit blocs dans le huitième degré. Parmi toutes ces croix, la plus emblématique et incontestablement le flash de “The Never Ending Story”, 8B+.

En 2018, Jakob avait réussi à flasher son premier 8B+ avec “Catalan Witness the Fitness”, initialement coté 8C mais repensé à 8B+ par l’autrichien.

À ce jour, il n’existe que trois grimpeurs au monde à compter deux 8B+ flash à leur carnet de croix: Adam Ondra, Jimmy Webb et dorénavant Jakob Schubert !

La liste des croix de Jakob Schubert, en 48 heures:

– “The Never Ending Story” 8B+ flash
– “New Base Line” 8B+
– “Practice of the Wild” 8B+
– “One Summer in Paradise” 8A+
– “Riders by the Storm” 8A+
– “Voigas” 8A flash
– “Octopussy” 8A flash
– “Jack‘s broken Heart” 8A flash
– “Rythmo” 7C+ flash

  • La vidéo de ses ascensions ci-dessous:

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Seb Bouin enchaîne “Biographie 9a+” à Céüse !

13 Juin

Cela peut presque paraître étonnant: “Comment cela ? Seb Bouin, le meilleur falaisiste français, vient “seulement” d’enchaîner le 9a+ de référence mondial, “Biographie” ?!”

Hé bien oui ! L’homme qui compte 45 voies dans le neuvième degré, entre le 9a et le 9b+ vient de réaliser l’une des voies les plus mythiques du Monde.

Il faut dire que Céüse n’est pas vraiment dans mon style de prédilection. J’imagine que l’on priorise les falaises et les projets où l’on se sent fort. C’était donc mon premier vrai trip à Céüse. J’y avais grimpé quelques week-ends étant plus jeune, mais je n’étais jamais revenu depuis. J’avais souvent d’autres projets pour cette période de l’année.”

Mais étant à Céüse depuis quelques semaines, l’envie lui a pris de s’attaquer au premier 9a+ de l’Histoire, libéré en 2001 par le légendaire Chris Sharma. Une ligne qui colle parfaitement au programme de son Vintage Rock Tour, un tour de France des voies historiques de notre territoire.

Après être tombé 3 fois après le crux sommital, je suis content d’enchaîner cette ligne historique.
Je suis plus habitué à grimper dans le gros dévers avec des colos ou des plats. Il a fallu que je m’adapte à cette falaise et ces petits trous ouverts.
J’ai mis un peu de temps à trouver le flow, mais c’était vraiment cool d’essayer quelque chose de nouveau. Et puis j’ai vraiment aimé Céüse, peut-être que je me mettrai un plus gros projet ici dans les prochaines années.

Il s’agit ainsi de la 19ème ascension de cette voie, réalisée par seulement deux français avant lui: Sylvain Millet en 2004 et Enzo Oddo en 2010.

Le reportage vidéo de cette ascension devrait bientôt être disponible…

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La saison des compétitions internationales prête à repartir !

08 Juin

Après deux mois de consultation avec un certain nombre d’experts et de parties prenantes, la fédération internationale d’escalade a publié aujourd’hui les travaux d’un groupe de travail s’étant formé pendant la crise du COVID-19.
Il s’agit d’une annexe aux règles actuelles des compétitions internationales, prenant en considération les nouvelles mesures sanitaires à appliquer.

Le document comprend donc des lignes directrices et des règles à suivre lors des prochaines compétitions. Toute personne admise dans la zone de compétition doit être au courant du protocole mis à jour afin de garantir la sécurité de tous pendant les événements internationaux.

S’appuyant sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et les outils d’évaluation des risques, le document identifie les mesures spécifiques à adopter pendant les compétitions d’escalade: hygiène, éloignement social et utilisation d’appareils de protection individuelle, à chaque étape de l’événement et dans toutes les zones de compétition.

Voici quelques-unes des nouvelles règles:

  • Afin de garantir l’éloignement social, aucune vidéo de démonstration ne sera proposée dans la zone d’isolement. Les vidéos de démonstration seront publiées sur une chaîne YouTube réservée, la veille de la compétition, à 12h00 heure locale.
  • Afin de garantir la même durée dans la zone d’échauffement à tous les compétiteurs, les premiers athlètes à grimper seront autorisés, 45 minutes avant leur heure de passage supposée, à se rendre dans la zone d’échauffement. Les athlètes suivants seront autorisés toutes les 5 minutes. Les zones d’isolement, d’attente et d’échauffement doivent être surveillées par les juges de l’IFSC.
  • Pour empêcher quiconque d’entrer en contact avec la sueur de quelqu’un d’autre dans la zone d’échauffement, chaque athlète doit avoir sa serviette de plage personnelle à mettre sur le tapis et/ou sa chaise.
  • Les athlètes doivent porter un masque dans la zone d’isolement, la zone d’attente et généralement lorsque les mesures de distanciation sociale ne peuvent pas être appliquées. Pendant le temps d’observation, tous les athlètes et officiels doivent porter leur masque.
  • Le médecin de compétition doit tester tous les athlètes et les membres de l’équipe enregistrés avant qu’ils ne soient autorisés à entrer dans la zone d’isolement ou la zone d’attente: en cas de température corporelle (vérifiée avec un thermomètre sans contact)> 37,5 ° C ou en cas de symptômes (par exemple toux, essoufflement, perte de goût ou d’odorat, mal de gorge, froid, membres douloureux), les membres de l’équipe ne seront pas autorisés à entrer.
  • Pour les compétitions de difficulté, chaque athlète grimpera à l’aide de sa corde personnelle, idéalement fournie par sa fédération nationale. Les assureurs doivent porter un masque et après chaque passage, le dispositif d’assurage sera nettoyé avec de l’alcool ou un désinfectant.
  • Pour les compétitions de bloc, l’organisateur de l’événement doit fournir des distributeurs de gel à base d’alcool dans l’aire de repos, à utiliser avant et après chaque bloc. Aucun brosseur ne sera autorisé: les athlètes doivent brosser seuls les prises du bloc.
  • Pour les compétitions de vitesse, le mousqueton de l’enrouleur automatique sera nettoyé après chaque passage.
  • Aucune poignée de main, aucun câlin, aucun baiser d’athlètes ou de lauréats ne sera autorisé.

D’après les dernières informations dont nous disposons, il semblerait que les Coupes du Monde de Chamonix et Briançon se dérouleront bel et bien cet été, entre le 15 et le 23 août. Les dates définitives devraient être précisées cette semaine.

Affaire à suivre !

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