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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Coupe du Monde de Briançon : tout ce qu’il faut savoir sur cette deuxième manche française

21 Juil

La ville de Briançon s’apprête à accueillir ce week-end la quatrième Coupe du Monde de difficulté de la saison. C’est la douzième année consécutive qu’une Coupe du Monde est organisée à Briançon, la seule ville ayant organisé une compétition internationale pendant la saison 2020, marquée par la pandémie de Covid-19.

Un total de 185 grimpeurs (102 hommes et 83 femmes), représentant 34 pays et territoires différents, s’affrontera sur le mur du Parc des Sports dès demain. Après avoir remporté la victoire à Chamonix Janja Garnbret et Adam Ondra tenteront de décrocher une nouvelle médaille à Briançon. Après son coup de gueule poussé plus tôt cette semaine contre les ouvreurs, Janja espère faire face à des voies difficiles ce week-end. Pour l’instant, elle a remporté toutes les Coupes du Monde auxquelles elle a participé, et compte bien réaliser le Grand Chelem cette saison. Adam Ondra, qui avait fait une pause des compétitions, faisait un retour victorieux à Chamonix il y a deux semaines. Il repartait avec une médaille d’or autour du cou, mais aussi… avec le Covid ! On espère que le Tchèque se sera remis sur pied et pourra se battre dans les voies, pour tenter de remporter une nouvelle victoire.

© IFSC

Le Japonais Taisei Homma est monté sur la deuxième marche du podium à Chamonix, après avoir remporté sa première médaille d’or en Coupe du monde à Villars, en Suisse, une semaine auparavant. Le grimpeur japonais pourrait-il ajouter une nouvelle médaille à sa collection ce week-end ? Les grimpeurs de l’équipe américaine sont également de sérieux prétendants au podium masculin, avec l’olympien Colin Duffy (qui est entré dans l’Histoire à Innsbruck plus tôt cette saison, en devenant le premier homme à gagner une Coupe du Monde de bloc et de difficulté le même week-end), ainsi que Jesse Grupper ou encore Sean Bailey qui ont tous deux gagné au moins une médaille cette saison.

Du côté des femmes, Laura Rogora est montée sur la deuxième marche du podium à Chamonix. Après avoir remporté sa première médaille d’or à Briançon en 2020, la jeune italienne pourrait-elle renouer avec la victoire samedi ? La Coréenne Chaehyun Seo, et les Américaines Natalia Grossman et Brooke Raboutou sont également à surveiller de près, chacune ayant remporté deux médailles depuis le début de l’année.

© IFSC

L’équipe de France de difficulté

Femmes Hommes
Lucie Vaillant  Bultel Romaric Geffroy
Hélène Janicot Jules Marchaland
Nolwenn Arc Diego Fourbet
Manon Hily Sam Avezou
Salomé Romain Hugo Parmentier
Camille Pouget Lucas Dufros
Louna Deshayes Jérémy Bonder
Valentine Mangin Arsène Duval
Ina Plassoux Djiga Alistair Duval
Adrien Lemaire

Le programme

Vendredi 22 juillet :

09h00 – 18h00 : Qualification hommes et femmes
20h00 – 22h30 : Demi-finales hommes et femmes

Samedi 23 juillet :

20h00 – 21h00 : Finale hommes
21h00 – 22h00 : Finale femmes

Live

Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 24 au 2 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 30 septembre au 2 octobre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 6 au 9 octobre) : Chongqing (Chine)
  • 14e étape (le 31 octobre) : Japon (lieu à définir)

 

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Anak Verhoeven s’offre un 9a/+ le jour de son anniversaire !

21 Juil

Le jour de ses 26 ans, la Belge Anak Verhoeven a réalisé la première ascension féminine de “Inferno” 9a/+, sur la falaise de Gimmelwald, en Suisse.

Quelques jours après avoir enchaîné “Jungfraumarathon” 9a, Anak Verhoeven a ajouté une nouvelle voie dure à son carnet de croix, en venant à bout de “Inferno” 9a/+, à Gimmelwald. Il s’agit de la quatrième ascension de cette voie et du premier enchaînement féminin.

Libérée par Alex Rhor en 2020, cette ligne est une connexion entre le 9a “Jungfraumarathon”, dont elle emprunte le crux en 7B+/C bloc, et le 8c+ “Gimmel Express”.

La voie demande du gainage, de la précision et de l’endurance. Un style de grimpe qu’Anak Verhoeven affectionne tout particulièrement. Le jour de ses 26 ans, elle a réussi à clipper le relais, précisant avoir réalisé l’ascension sans utiliser de genouillère.

Elle nous livre son commentaire :

Le mouvement le plus dur (pour moi en tout cas) reste le crux de “Jungfraumarathon”. Mais après ce mouv, ce n’est définitivement pas fini ! La voie traverse à droite et rejoint “Gimmel Express”. Cette partie supérieure est dure et intense. Heureusement, j’ai trouvé quelques petites subtilités, comme des petites prises supplémentaires et des lolottes, qui m’ont permis de faire les mouvements.

J’étais excitée d’avoir un nouveau défi cool à essayer ! 
Mais je n’arrivais plus à passer le crux de “Jungfraumarathon”. Je me suis demandée ce que je faisais de mal, jusqu’à ce que je réalise que les conditions jouaient un rôle important. D’habitude, j’essaie de prendre les choses comme elles viennent et d’en tirer le meilleur parti, mais cette fois, il y avait une grande différence entre le vent et l’absence de vent. Avec peu ou pas de vent, le rocher semblait intenable, j’avais zéro adhérence sur les plats.

Après deux jours de travail (+ quelques jours de repos), je suis retournée une troisième fois à la falaise pour essayer de l’enchaîner. C’était mon anniversaire et un enchaînement ce jour là aurait été un beau cadeau, bien qu’un jour de repos aurait pu être une façon plus amusante et détendue de passer mon anniversaire 😅 Je voulais néanmoins essayer et je m’étais dit que je profiterais de ma journée quel que soit le résultat.

Au moment où je me suis lancée dans mon premier essai de la journée, un petit vent était là (juste assez pour faire une énorme différence). Le crux m’a semblé beaucoup plus facile que lors des essais précédents et j’ai réussi à passer le mouvement ! Je savais que j’étais capable d’enchaîner la suite, mais en escalade tout peut arriver. Tant que tu n’as pas clippé le relais, rien n’est gagné ! Je devais rester calme et concentré jusqu’au bout, être précise, me battre quand il le fallait. Et j’ai réussi à le faire. J’ai clippé le relais. Cela a rendu cette journée déjà magnifique encore plus spéciale.”

Anak Verhoeven, l’une des meilleures falaisistes du monde

À seulement 26 ans, la Belge est l’une des meilleures grimpeuses de la planète. Elle rentrait dans le neuvième degré en 2015, en enchaînant “Era Vella”. Deux ans plus tard, elle clippait le relais de “Sweet Neuf”, dans le Vercors, et devenait la deuxième femme au monde à enchaîner un 9a+.

Après avoir été sacrée Championne du Monde jeune en 2014 et remportée par la suite de nombreuses médailles en Coupe du Monde, Anak Verhoeven décidait de se retirer du monde des compétitions l’été dernier, afin de se consacrer à la falaise.

Aujourd’hui, elle compte plus d’une dizaine de voies dans le neuvième degré, dont “City of God” 9a/+, “Joe Mama” 9a+, “Patxixulo” 9a/+, ou encore “Joe-cita” 9a.


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Seb Bouin enchaîne la première partie de “Change” à Flatanger

20 Juil

Toujours à Flatanger, en Norvège, Seb Bouin continue d’enchaîner les croix. Il est venu à bout de la première partie de “Change” (9a+/b), célèbre voie connue pour être le premier 9b+ du monde.

Seb Bouin fait parler la poudre à Flatanger ! Après avoir réalisé la première répétition de “Iron Curtain” 9a+ et enchaîné la deuxième longueur de “Thor’s Hammer” 9a+ également, il est venu à bout de la première partie de “Change”, le premier 9b+ de l’Histoire.

“Change”, une voie iconique !

Les cris stridents d’Adam Ondra se démembrant dans le premier crux de “Change” sont gravés à jamais dans nos tympans !

Équipée et libérée par le Tchèque il y a dix ans, “Change” se décompose en deux parties : la première moitié de la voie est un 9a+/b, avec pour crux un pas de bloc de six mouvements valant 8B+ bloc à lui seul. Viens ensuite un repos, qui permet d’enchaîner sur la seconde moitié de la voie, plus résistante, qui vaut 9a.

Seb Bouin est venu à bout de cette première partie, en 9a+/b :

“Change” m’a toujours fait peur. Voir Adam crier et se tordre le dos et les épaules dans la première longueur était impressionnant. J’ai toujours pensé que cette voie ne serait pas pour moi, trop intense au départ et trop bizarre.
Je savais que la deuxième longueur serait plus adaptée à mon style d’escalade, de grands mouvements de compression et de l’endurance. Mais j’avais tort.

Quand j’ai vu Alex Rohr essayer la première longueur, je me suis dit que c’était une bonne occasion pour regarder les méthodes, afin de l’essayer (Merci Alex pour la méthode parfaite 🙏).”

Adam Ondra dans l’impressionnant crux en 8B+ de la première partie de “Change”

Péripéties dans la voie…

À sa grande surprise, il parvient à flasher quasiment tous les mouvements dès son premier essai. Il ajustera sa méthode lors de ses deux essais suivants, avant de se lancer dans un vrai run d’enchaînement depuis le bas.

J’ai passé le crux lors de mon quatrième essai, mais il était littéralement impossible de clipper le prochain point (j’avais déjà sauté une dégaine). J’avoue ne pas m’être intéressé aux clippages pendant mes sessions de travail. J’ai essayé pendant 30 secondes de clipper la dégaine : main droite, non, main gauche, non plus…

J’avais alors deux options : faire deux mouvements en solo (pas les plus difficiles, mais si je tombais, je finissais au sol), ou m’arrêter. J’ai pris la décision de m’arrêter, en pensant que j’avais de bonnes chances de l’enchaîner prochainement, après avoir vérifié comment clipper la dégaine.”

Après une analyse au sol, Seb Bouin comprend qu’il est plus facile de clipper la dégaine précédente et de sauter celle qu’il tentait de clipper en vain. Finalement, quatre autres essais plus tard, il parvenait à passer le crux de nouveau et à atteindre le relais de la première moitié de “Change”.

J’ai continué dans la deuxième partie pour essayer la voie entière (9b+), mais je n’étais pas au point dans la deuxième longueur. J’ai besoin de plus de séances de travail pour trouver la méthode qui me convient le mieux.”

Cotation : encore une histoire de genouillère ?

Concernant la cotation, Seb Bouin a utilisé des genouillères, tout comme l’avait fait Stefano Ghisolfi, premier répétiteur de la voie, en 2020. En revanche, lors de sa première ascension en 2012, Adam Ondra n’en avait pas utilisé.

Je pense que la première longueur est un peu plus facile avec des genouillères. À mon avis, elle pourrait valoir 9a+/b sans genouillères, et 9a+ avec genouillères.

Je ne pense pas que cela changera la cotation de l’ensemble de la voie (9b+), en raison du bon repos entre les deux longueurs.”

En route vers le projet en 9c de traversée de la grotte !

Lors de son enchaînement de “Thor’s Hammer L2”, Seb Bouin nous confiait avoir un projet d’envergure : tenter d’enchaîner l’intégralité de la grotte de Flatanger, en passant par “Move” 9b/+, puis en enchaînant par “Thor’s Hammer L2”, avant de sortir tout au sommet de la falaise. Cela signifierait 130 mètres d’escalade à enchaîner d’une traite, pour la modique cotation de 9c.

Maintenant, je vais continuer à chercher ma méthode dans la deuxième longueur de “Change”, pendant que je travaille sur le grand projet de traversée de la grotte, avec cette ligne de 130 mètres.”

Voici la vidéo d’Adam Ondra dans “Change” :


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Coup de gueule : Janja Garnbret, en colère contre… les ouvreurs !

19 Juil

Pour la deuxième fois cette saison, Janja Garnbret s’est exprimée sur l’ouverture des Coupes du Monde, qu’elle juge trop facile.

“C’est un manque de respect envers l’investissement de chacun”, a vivement déclaré Janja Garnbret. Quelques jours après sa victoire à Chamonix, la Slovène de 23 ans a réagi suite à l’ouverture de la Coupe du Monde de Chamonix.

Des voies trop faciles ?

Quatre grimpeuses ont enchaîné la voie de finale à Chamonix, soit la moitié des finalistes. Cela signifie qu’enchaîner la voie n’était pas suffisant pour monter sur le podium. En demi-finale, quatre grimpeuses ont également atteint le sommet du tracé. Il faut dire que les tops ont été particulièrement nombreux sur cette compétition. Hommes et femmes confondus, on en dénombre près de 70 sur l’ensemble de la compétition. Un record. Certains se sont même amusés à remarquer qu’il y avait eu plus de tops en difficulté qu’en vitesse.

Janja Garnbret, qui a remporté cette étape chamoniarde, n’est pas tombée une seule fois durant tout le week-end. Elle a enchaîné toutes les voies de la compétition, des qualifications jusqu’aux finales, et n’a pas eu la sensation d’être mise au défi dans les voies.

Même si quelques jours se sont écoulés depuis la Coupe du Monde de Chamonix, le sentiment de déception concernant l’ouverture est toujours plus vif que la joie de ma victoire.

Après des mois passés à s’entraîner et à travailler sur chaque détail, chaque compétiteur veut montrer ce dont il est capable. Ce qui s’est passé à Chamonix n’est pas ce pour quoi je me suis entraînée, et, honnêtement, c’est un manque de respect envers l’investissement de chacun pour faire avancer ce sport.

Permettez-nous de montrer notre réel niveau, de lutter contre l’acide lactique et d’être pleinement satisfaits de nos victoires ! ✌🏼”

Janja Garnbret

De nombreux grimpeurs réagissent

Suite à cette déclaration, de nombreux grimpeurs ont réagi. À commencer par Sean McColl, vice-président de la Commission des Athlètes, qui a pour but d’assurer le lien entre les compétiteurs et la fédération internationale.

C’est une honte que les membres de l’IFSC pensent encore que plusieurs tops sont meilleurs pour le spectacle, au lieu de mettre les femmes sur des voies qui les mettent réellement au défi 😕 Je suis content que tu aies exprimé ça 👏”

Sean McColl

Notre Championne de France de bloc Fanny Gibert a elle aussi commenté le post de Janja Garnbret, en répondant :

Tout est dit ✊🏽👊🏽 Tu es la reine 😘”

Fanny Gibert

Également interrogée sur les réseaux sociaux, l’Américaine Natalia Grossman a donné son avis sur la compétition :

Ça aurait été bien d’avoir des voies plus difficiles pour les hommes et les femmes. Il y a eu plus de 60 tops tout au long du week-end, ce qui est beaucoup trop… Nous voulons grimper plus dur !!!”

Natalia Grossman

L’équipe italienne a même identifié Alberto Gnerro, chef ouvreur de la Coupe du Monde de Briançon, qui aura lieu le week-end prochain, en lui demandant de serrer la vis afin que le scénario de Chamonix ne se reproduise pas.

Les ouvreurs avaient pourtant durci les voies

Quelques minutes avant le lancement des finales de la Coupe du Monde de Chamonix, Vincent De Girolamo, ouvreur sur cette compétition, avait accepté de nous parler des voies de finale. Il nous avouait que suite aux nombreux tops en qualification et en demi-finales, l’équipe d’ouvreurs avait dû calibrer les voies afin de les rendre plus dures que prévu.

L’idée générale c’est d’établir un classement, et que le show soit là. Alors on a fait en sorte que les voies de finale soient plus dures que les demi-finales. Et une chose est sûre : elles vont l’être ! On espère qu’il y ait une grimpeuse et un grimpeur au sommet, ça serait super pour tout le monde.”

Vincent De Girolamo

Mais malgré leurs ajustements, la voie féminine est restée trop facile pour nos huit finalistes. Toutes ont dépassé le dévers principal et atteint la dernière partie, et quatre ont clippé le relais de la voie : Jessica Pilz, Chaehyun Seo, Laura Rogora et Janja Garnbret. Comme le déclare Christopher, speaker de cette Coupe du Monde, ce n’était pas l’idéal en terme de spectacle et d’ambiance.

On ne le répétera jamais assez : l’ouverture n’est pas une science exacte ! Il devient de plus en plus dur pour les ouvreurs de calibrer les voies. Tout se joue dans les détails : la moindre prise inclinée de quelques degrés différemment peut changer complètement le scénario d’une finale. On se souvient d’une édition de cette Coupe du Monde de Chamonix où aucun athlète n’avait dépassé la moitié du mur lors des finales, ce qui avait été encore pire en terme de scénario.

Un autre problème se pose également chez les femmes : comment réussir à mettre au défi Janja Garnbret, sans que la voie devienne complètement impossible pour les autres ? Il faut dire que la Slovène semble tellement au-dessus du lot, qu’il est difficile de créer une voie dans laquelle chaque compétitrice puisse s’exprimer, sans pour autant que la voie soit trop facile pour Janja, ou trop dure pour toutes les autres finalistes.

Autre problématique à laquelle les ouvreurs ont fait face : l’un des membres de l’équipe a attrapé le Covid pendant la semaine d’ouverture, comme nous le confiait Vincent De Girolamo dans son interview. De quatre ouvreurs, ils se sont retrouvé à trois, dont une stagiaire, qui ouvrait pour la première fois sur une Coupe du Monde. Ce problème d’effectif a très certainement eu des conséquences sur l’ouverture.

Il faut donc accepter que parfois, tout fonctionne parfaitement, pour le plus grand plaisir du public et des grimpeurs, et que parfois non.

Janja Garnbret veut se battre dans les voies !

En début de saison, Janja s’était déjà exprimée sur le sujet, en demandant aux ouvreurs d’ouvrir des voies dures, et challengentes, afin que chaque compétitrice puisse s’exprimer pleinement. Le mois dernier, elle avait salué le travail des ouvreurs lors de la Coupe du Monde d’Innsbruck. Elle avait remporté la victoire, mais n’avait pas réussi à topper la voie de finale, chutant à une dizaine de mouvements du sommet. C’était l’une des rares fois où l’on pouvait admirer Janja lutter contre la fatigue, les bras gorgés d’acide lactique.

C’était carrément la meilleure voie finale que je n’ai jamais grimpée. Un grand merci à l’équipe d’ouvreurs pour avoir tracé une voie si incroyable et enfin DURE 🤩 J’espère que les voies continueront à être difficiles comme ça toute la saison !!!”

Janja Garnbret

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Adam Ondra et Seb Bouin proposent un projet inédit en 9c à Flatanger !

16 Juil

Seb Bouin a réalisé une nouvelle voie dure dans la grotte de Flatanger, ce qui l’a motivé à se lancer dans un projet d’envergure, imaginé par Adam Ondra, qui pourrait valoir 9c.

Depuis quelques jours, Seb Bouin est à Flatanger, en Norvège, dans la Mecque de l’escalade extrême. Souvenez-vous, à peine arrivé, il signait déjà la première répétition d’un 9b d’Adam Ondra tombé dans l’oubli, “Iron Curtain”.

Alors qu’il nous confiait ne pas avoir de réels plans pour la suite, il semblerait que les choses se soient très vite accélérées pour lui. En effet, il a réalisé une nouvelle performance, qui lui a donné des idées encore plus folles.

La première répétition de “Thor’s Hammer L2” 9a+

Le Français de 29 ans est venu à bout de la deuxième longueur de “Thor’s Hammer”, cotée 9a+. “Thor’s Hammer” est un long projet, équipé par le local Magnus Midtboe. La voie se décompose en deux longueurs : une première, qui vaut 9a/+, libérée par Adam Ondra en 2012 et répétée par une quinzaine de grimpeurs, suivie d’une deuxième longueur, plus dure, et seulement vaincue par Adam Ondra. L’enchaînement de l’ensemble depuis le sol est toujours à l’état de projet, et vaudrait 9b+.

Après avoir déjà fait la première longueur en 2016, Seb Bouin a réalisé cette semaine la deuxième longueur. Elle consiste à atteindre le relais de la première longueur en remontant sur corde, puis à se lancer dans cette ligne de 30 mètres. La voie compte trois pas de blocs successifs, dont le plus dur est le dernier, qui permet d’atteindre la lèvre du toit. Adam Ondra avait libéré cette longueur en septembre 2017, lors du même trip où il avait enchaîné “Silence”, le premier 9c de l’Histoire. Depuis, personne n’avait encore réussi à répéter cette voie, jusqu’à ce que Seb Bouin y parvienne cette semaine, en moins de dix essais.

Il y a quasiment six ans jour pour jour, Seb Bouin réalisait la première longueur de “Thor’s Hammer”.

Un nouveau projet en 9c imaginé par Ondra

Connu pour ses enchaînements extrêmes en falaise, Seb Bouin ne reste jamais longtemps sans un projet fou en tête. En début de semaine, il déclarait ne pas savoir s’il était déjà prêt à se lancer dans une nouvelle voie d’envergure : “Je pense que j’ai besoin d’un peu de temps avant de me mettre dans un autre grand projet. Voyons où mon cœur me porte et ce qui se présente”, confiait-il.

Il semblerait que le temps se soit écoulé plus vite que prévu dans la tête de notre Français. En effet, sitôt après avoir enchaîné la deuxième longueur de “Thor’s Hammer”, Seb Bouin est motivé par un projet fou, imaginé par Adam Ondra :

L’idée d’Adam Ondra est de traverser la grotte de bas en haut sur la partie la plus surplombante (c’est essentiellement un toit), et de finir par cette longueur (“Thor’s Hammer L2″). C’est vraiment quelque chose qui m’excite !”

Seb Bouin

Pour relier la grotte de bas en haut, trois départs sont possibles :

  • Depuis la première longueur de “Thor’s Hammer” : c’est l’ensemble que nous vous parlions précédemment dans cet article, qui consiste à empiler la première longueur et la deuxième longueur, ce qui vaudrait 9b+.
  • Depuis le 8c “Nordic Plumber”, ce qui consisterait à enchaîner ce 8c, suivi de “Thor’s Hammer L2” 9a+. Le total ferait 9b/+.
  • Enfin, depuis la célèbre voie “Move”, ce qui signifierait enchaîner les 55 mètres en 9b/+ de cette voie, suivis des 30 mètres en 9a+ de “Thor’s Hammer L2”. Cet ensemble ultra résistant vaudrait… 9c !

Je vous laisse imaginer quel est le départ qui motive le plus notre Français :

Mon projet de rêve serait de le faire à partir de “Move”. Adam et moi pensons que cette voie pourrait valoir 9c. La partie la plus difficile de ce projet est l’endurance nécessaire. Comment garder suffisamment de jus pour la dernière longueur ? Cette voie, ça sera environ 80 mètres d’une escalade dure et physique, et dont le crux se situera dans les derniers mètres.

Cerise sur le gâteau, au-dessus de la lèvre de la grotte, il y a encore 50 mètres de mur vertical à équiper pour atteindre le sommet. La ligne totale pourrait donc faire 130 mètres, et l’idée serait de l’enchaîner d’une traite, en changeant de corde au fur et à mesure de l’ascension. Nous devons encore équiper la dernière partie “facile” pour atteindre le sommet de la grotte.”

Seb Bouin

Dans un premier temps, Seb Bouin prévoit d’essayer ce projet depuis “Nordic Plumber” ou “Thor’s Hammer” dès maintenant, afin de s’entraîner à l’effort de résistance que demande ce projet. Ceci dans le but d’essayer le projet principal, qu’il nomme “Move Integral”, lors de son prochain voyage, probablement la saison prochaine.

Notons que Seb Bouin connaît très bien “Move”, la première partie de son méga projet. Il s’était investi corps et âme dans ce 9b/+ en passant quatre ans à le travailler. Marqué par un crux qui consiste en un violent mouvement d’épaule, notre Français s’était même blessé à force d’essayer ce mouvement, avant de faire la croix en juin 2019.

La vidéo de son ascension dans “Move” :


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Alex Honnold réalise un solo intégral à vue dans le Yosemite !

15 Juil

“C’était une sortie très amusante”. C’est comme cela qu’Alex Honnold a qualifié son enchaînement à vue et en solo intégral d’une grande voie de 13 longueurs dans le Yosemite !

Alex Honnold est sans doute l’un des grimpeurs les plus célèbres du monde. Après avoir grimpé El Capitan en solo intégral par la voie “Freerider”, il est devenu la vedette d’un film de réalité virtuelle époustouflant et continue de repousser les limites de l’escalade.

Il y a quelques jours, il enchaînait “Center of the Universe”, une grande voie de 13 longueurs, cotée 6c. Cette ligne de 300 mètres se situe sur Fifi Buttress, une falaise imposante dans le Yosemite, non loin d’El Cap.

La saison de grimpe au Yosemite s’est achevée pour moi sur cet enchaînement. J’ai réalisé en solo et à vue “Center of the Universe (13 longueurs, 6c) sur Fifi Buttress.

Belle escalade et vue incroyable sur la vallée ! Je m’arrête rarement pour prendre des photos au milieu de mes solos, mais j’étais tellement excité au sommet de cette cheminée dans la dixième longueur que j’ai pris quelques photos. C’était très amusant ! Bon, la descente est peut-être la pire descente du Yosemite, mais c’est difficile de faire du rappel sans corde… En bref, c’était une sortie très amusante.”

Alex Honnold

Et hop, un petit selfie au milieu de son solo intégral !

La fin d’un mois de juin prolifique pour Honnold

Avec cette ascension, Alex Honnold clôture un mois de juin particulièrement intense. L’Américain vit maintenant à Las Vegas, mais est retourné dans la vallée de Yosemite il y a quelques semaines, après que lui et sa femme Sanni McCandless Honnold aient eu leur premier enfant.

Honnold n’a pas perdu de temps et s’est élancé tout de suite sur le rocher, avec Maury Birdwell. Ensemble, ils ont grimpé la première moitié de “Zodiac”, l’une des grandes voies les plus mythiques d’El Cap. Mais Honnold avait déclaré : “Nous avons fini par abandonner parce que c’était un peu plus extrême que ce à quoi je m’attendais – cela faisait huit ans que je n’avais pas grimpé “Zodiac” et il semble qu’il y ait beaucoup moins de matériel fixe et de magnésie qu’auparavant. C’était assez brutal. Nous n’avions pas de marteau ou de pitons, et c’était assez humide… En gros nous n’avions pas ce qu’il fallait. Mais c’est génial d’être de retour sur El Cap, et ce n’est que le premier jour de la saison”.

Quelques jours plus tard, il répétait “Mr. Midwest”, une grande voie de 14 longueurs en 8a sur le côté ouest d’El Cap. “C’était une journée assez longue et difficile… mais l’escalade était incroyable, vraiment variée et caractéristique, ce qui est assez inhabituel pour El Cap”, déclarait Honnold.

Moins d’une semaine plus tard, Honnold s’élançait pour l’arête nord du Half Dome et ses 14 longueurs. En 2008, il faisait la une des journaux après avoir enchaîné en solo la face nord-ouest du Half Dome, une ascension présentée dans le film Alone on the Wall. À propos de l’arête nord, il a déclaré : “C’est une grande voie old-school que je n’avais jamais fait auparavant et je dois dire que j’ai été agréablement surpris. C’est incroyable de se situer de ce côté-là du Half Dome. Ça engage, sans être trop fou. 14 longueurs jusqu’à 6b, mais c’est du 6b plutôt corsé.”

Quelques semaines plus tard, Honnold réalisait la première ascension en libre de “Prime Directive”, une grande voie de 11 longueurs en 7a+ sur le Fifi Buttress. “Il y a quelques longueurs incroyables et quelques longueurs moyennes pour passer d’une section à l’autre du mur, mais dans l’ensemble, c’est une voie qui vaut le déplacement au Fifi Buttress.”

L’Américain a ensuite mis sa peau en repos et a enfilé ses baskets pour parcours les sentiers du Yosemite. Il a marché et couru de la vallée du Yosemite jusqu’à Red Peak, puis est revenu. “Ça a fait quelque chose comme 77 kilomètres et environ 2750m de dénivelé. C’est vraiment pittoresque. L’arrière-pays était très beau, j’ai vraiment apprécié de voir une nouvelle partie du parc. Je n’étais encore jamais allé aussi loin au sud du Yosemite”.


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Vidéo : Alex Honnold et Magnus Midtboe dans un solo de 200m !

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Replay : revivez les finales de la Coupe du Monde de Chamonix

13 Juil

Vous n’étiez pas à Chamonix le week-end dernier et vous rêvez de voir à quoi ressemblait les voies de finales et de demi-finales ? Alors vous êtes au bon endroit !

Voici ci-dessous les replays des phases finales la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse de Chamonix :

(Cliquez sur les images pour accéder aux replays)

Difficulté

Finales 

Demi-finales

Vitesse

Finales

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Marcel Rémy, doyen de l’escalade, est décédé à l’âge de 99 ans

13 Juil

Le grimpeur suisse Marcel Rémy, considéré comme le doyen de l’escalade, nous a quittés cette nuit, à l’âge de 99 ans.

Il était le plus vieux grimpeur encore en activité. Pour preuve, il y a encore cinq mois, il enchaînait un 4c en tête pour fêter ses 99 bougies. Régulièrement, Marcel Rémy, né à Gruyère le 6 février 1923, se rendait au volant de sa vieille Toyota dans une salle d’escalade, au bord du lac Léman.

Alpiniste depuis son plus jeune âge et père des célèbres grimpeurs Claude et Yves Rémy, il n’a jamais arrêté de pratiquer l’escalade. En 2017, il avait gravi le Miroir d’Argentine, une paroi calcaire de 450 mètres située dans les Alpes vaudoises et cotée 5b+. Cette performance inouïe avait fait l’objet d’un documentaire d’une vingtaine de minutes, disponible ci-dessous. Deux ans plus tard, à 96 ans, il enchaînait “Les guêpes” 5c au Pic Saint Loup.

Grimpeur depuis 1946, il comptabilisait plus de 200 ascensions en extérieur. Il avait récemment déclaré :

Je n’aurais pas cru pouvoir grimper encore comme ça. Je sens que ça diminue, mais je suis encore bien.

Il peut arriver quelque chose à chacun. Tous les jours, il peut nous arriver quelque chose. Mais si on peut passer par-dessus et se faire plaisir… Je pense que c’est tout dans la tête que ça se passe. Je me fais plaisir en faisant telle ou telle chose. C’est mon stimulant.”

Marcel Rémy

Son sponsor Mammut a annoncé son décès, déclarant que Marcel nous avait paisiblement quitté pendant son sommeil, dans la nuit de mardi à mercredi. “Pendant près d’un siècle, tu as inspiré des gens du monde entier par ta passion indéfectible pour l’escalade. Merci de nous avoir appris qu’il y a peu de limites à ce qui est possible dans ce sport. Merci pour l’héritage que tu laisses derrière toi, qui continuera à inspirer les générations à venir. Merci pour tout, Marcel. Grimpe en paix”, a réagi la marque suisse.

Marcel, nous ne t’oublierons jamais.

Le documentaire sur l’ascension du Miroir d’Argentine par Marcel Rémy :


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Seb Bouin répète une voie extrême d’Adam Ondra à Flatanger !

12 Juil

Le grimpeur français Seb Bouin a enchaîné une voie d’Adam Ondra, qui n’avait encore jamais été répétée. Située à Flatanger, en Norvège, il s’agit de “Iron Curtain”, qu’Ondra avait libérée en 2013, alors assuré par Seb Bouin.

Retour en 2013…

En 2013, Seb Bouin, qui ne connaissait pas encore Adam Ondra, se paye le culot de lui adresser un mail. Le Français était à la recherche d’un partenaire pour aller grimper à Flatanger durant l’été.

Je ne m’attendais pas à ce qu’il me réponde, nous ne nous connaissions pas encore. Mais le lendemain, j’ai reçu un mail : Adam me proposait une date pour venir me chercher à l’aéroport de Trondheim. J’ai réservé mes billets et je l’ai donc rejoint avec Erick Grandelius pour un mois entier dans cette magnifique région. C’était tellement excitant !”

Sitôt arrivé sur place, Adam se lançait dans un projet équipé un an plus tôt par le grimpeur local Lars Audun Nornes, nommé “Iron Curtain” : une pure ligne aussi belle que difficile, avec un mouvement d’épaule particulièrement violent en guise de crux.

Ça a été la première voie qu’il a enchaînée pendant ce voyage. J’ai eu la chance de l’assurer pendant son enchaînement, et c’était impressionnant. Il réalisait un mouvement en épaule complètement dingue dans le crux. C’était si sauvage !”

Une première répétition neuf ans plus tard

Il aura fallu attendre près d’une décennie pour que cette voie soit enfin répétée. Arrivé il y a quelques jours à Flatanger, c’est la première voie sur laquelle Seb Bouin s’est concentré.

Le rocher est si parfait, et la ligne si belle que j’ai directement commencé par “Iron Curtain”.

Il lui aura fallu 14 essais, répartis sur cinq jours de travail, pour réussir à compiler tous les mouvements, et clipper le relais de cette voie.

En 2019, Seb Bouin avait réalisé la première répétition de “Move”, le 9b/+ enchaîné par Adam Ondra en 2013, quelques jours après “Iron Curtain”

Une question se pose sur la cotation : 9a+ avec genouillères, 9b sans ?

Lorsqu’Adam Ondra libérait cette voie en août 2013, il l’avait enchaînée sans genouillère. Il faut dire qu’à l’époque, cet équipement était encore peu répandu dans le milieu de l’escalade. Le tchèque avait proposé la cotation de 9b, ce qui en faisait la deuxième voie la plus dure de Norvège après “Change” 9b+.

Mais lors de son ascension, Seb Bouin a utilisé une genouillère sur chaque jambe, lui permettant de se relâcher à plusieurs endroits de la voie. D’après lui, la voie est plus facile si l’on utilise cet équipement :

Avec des genouillères, tu peux passer le crux un peu différemment. C’est toujours assez dur, mais moins exigeant pour les épaules, et ça devient un pas de bloc plus conventionnel.

Adam avait proposé une cotation de 9b sans genouillère. Je suis tout à fait sûr de cette cotation si vous n’utilisez pas de genouillères. Par rapport au temps et à l’investissement que cela m’a pris, cela pourrait être plus 9a+ avec des genouillères.”

Seb Bouin a été interrogé sur Instagram, afin de savoir s’il devient pertinent d’attribuer une cotation avec genouillère et une cotation sans genouillère à une même voie. Une question qui fait sens, et qui avait déjà été soulevée par Alex Megos il y a quelques mois. L’Allemand avait proposé d’utiliser deux cotations en fonction de l’utilisation d’une genouillère ou non. Seb a donné son opinion :

L’effort que j’ai fourni est effectivement plus facile que celui d’Adam Ondra. Il faut donc bien souligner que ce n’est pas la même chose. Cependant, pour moi, une voie doit passer au plus facile. Pour les méthodes par exemple, il arrive souvent que l’on trouve des séquences plus faciles après les premières ascensions. Il faut donc réajuster. Il en est de même avec le matériel et les avantages qu’il offre. Malheureusement, l’évolution du matériel fait partie de notre sport, et je pense qu’il faut évoluer avec. Je penche davantage pour garder la cotation la plus basse. C’est un peu la même histoire avec les voies morphos. L’un va ressentir la voie plus dure que l’autre. Je pense qu’une ligne passe au plus logique, et que l’on doit prendre la cotation du ressenti le plus facile.”

Ses prochains projets à Flatanger

Maintenant qu’il a réalisé “Iron Curtain”, Seb Bouin va pouvoir s’atteler à d’autres voies extrêmes de Flatanger. Il faut dire que le choix est grand dans cette grotte qui mesure 400 mètres de large et plus de 100 mètres de haut. En effet, elle abrite une vingtaine de voies dans le neuvième degré, dont cinq dans le 9b et plus.

Toutefois, le falaisiste français avoue ne pas avoir de réel plan. Après s’être investi pendant longtemps dans “DNA”, le 9c qu’il enchaînait en avril dernier, Seb avoue vouloir se laisser guider par son feeling :

Cette année, j’ai décidé de retourner à Flatanger, sans réels objectifs. Je me laisse libre d’essayer ce qui m’inspire. Mais je vais commencer à chercher des défis plus importants. Je ne sais pas si je suis déjà prêt à me lancer dans un autre grand projet qui demande un investissement à long terme. “DNA” m’a demandé beaucoup d’efforts. Je pense que j’ai besoin d’un peu de temps avant de me mettre dans un autre grand projet. Voyons où mon cœur me porte et ce qui se présente :)”


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Coupe du Monde de Chamonix : le résumé complet des finales

11 Juil

Dix-sept grimpeurs se sont affrontés hier soir en finale de la Coupe du Monde de Chamonix, sous le célèbre Mont Blanc, et devant plus de 20 000 spectateurs. Chez les femmes, la Slovène Janja Garnbret, championne olympique, a décroché sa troisième médaille d’or consécutive de la saison. Chez les hommes, Adam Ondra a réalisé un retour fracassant en remportant la victoire, tandis que le Français Sam Avezou disputait sa première finale.

Résumé complet de ces finales.


Une finale féminine très serrée !

Quelques minutes avant le début des finales, Vincent De Girolamo, ouvreur sur cette Coupe du Monde à Chamonix, se laissait aller à quelques prédictions, en déclarant que toutes les grimpeuses allaient monter haut dans ce tracé de finale. Et il ne s’était pas trompé. En effet, toutes les finalistes arriveront dans la dernière partie de cette voie.

Mia Krampl, première compétitrice de la soirée à s’élancer, atteint la sortie du dévers, zippant de la main gauche sur une arquée fuyante, alors que ses coudes se levaient. Toutes les finalistes après elles allaient dépasser cette marque, c’est dire si le classement s’est joué au sommet du mur !

Dès la grimpeuse suivante, le ton allait monter. Jessica Pilz, en retrait depuis le début de la saison, allait enflammer les milliers de spectateurs présents sur la Place du Mont Blanc, en réalisant le premier top de la soirée. Après quelques hésitations dans le début de la voie, l’Autrichienne se reprend et rentre dans le rythme. Elle atteindra le sommet alors qu’il ne lui restait plus que 18 secondes au compteur.

Le top de Jessica Pilz était le début d’une longue série. Quelques minutes seulement après son passage, la Coréenne Chaeyhun Seo clippait à son tour le relais de la voie, sans grande difficulté. Laura Rogora fera de même, après avoir hésité longuement dans les derniers mouvements avant de s’engager sur la prise finale. Il ne lui restait que 7 secondes au compteur au moment où elle clippait la voie.

Laura Rogora a une nouvelle fois prouvé qu’elle était l’une des meilleures grimpeuses du monde © Planetgrimpe

La jeune Japonaise Natsuki Tanii semblait bien partie pour vaincre la voie à son tour. Malheureusement, elle se fait emporter dans les airs dans le dernier mouvement, chutant sans parvenir à tenir la prise finale.

Les deux Américaines Natalia Grossman et Brooke Raboutou, très attendues sur cette compétition, commettent toutes les deux des erreurs à la fin du tracé. Ayant compris que la voie avait été sortie, elles grimpent rapidement dès le début. Ainsi, elles arrivent avec plus de 30 secondes d’avance dans la dernière partie, mais chutent, à deux mouvements du top, fatiguées d’être allées si vite.

Je pense que c’est l’une des voies de finale les plus faciles que l’on ait eue. J’ai donc dû grimper vite, car je savais que ça allait se jouer au temps. Au final, ça m’a fatigué et j’ai commis une erreur au sommet, nous confie Natalia Grossman.

Mais c’est la première fois que je grimpe devant autant de monde, la place était pleine, c’était tellement stimulant, ajoute-t-elle.

Tous les regards étaient tournés vers Janja Garnbret. Elle aussi savait que la voie avait été enchaînée à plusieurs reprises avant elle. Mais la Slovène, qui remportait sa 50ème médaille en Coupe du Monde il y a quelques jours, ne montre aucun signe de faiblesse et grimpe avec son aisance et sa fluidité habituelle. Elle se permet de délayer sur la prise ayant fait chuter les deux Américaines avant elle, puis atteint le top à son tour, avec encore 47 secondes au compteur.

C’est vrai que je me suis sentie fluide dans ma grimpe. D’habitude, je suis plus nerveuse quand je sais que beaucoup de filles avant moi ont déjà atteint le sommet, mais cette fois, j’étais super calme et détendue. J’ai juste grimpé avec un peu de prudence, parce que je savais que je devais enchaîner la voie, mais c’était facile ! a déclaré Garnbret.

Pour l’instant, j’ai hâte de rentrer à la maison pour retrouver un peu ma routine, puis je suis impatiente d’aller à Briançon, a-t-elle ajouté.

Janja Garnbret brandit fièrement son poing au sommet de la voie, face aux milliers de spectateurs présents à Chamonix © Planetgrimpe

Au total, elles sont donc quatre à atteindre le top de la voie. Elles seront départagées suite aux résultats des demi-finales. Chaehyun Seo ayant enchaîné la voie hier matin, à l’inverse de l’Autrichienne, remporte la médaille de bronze, montant pour la neuvième fois sur un podium mondial depuis son arrivée sur la scène internationale en 2019.

Pour départagée Laura Rogora et Janja Garnbret, et savoir laquelle des deux remporte cette Coupe du Monde, il faut remonter encore plus loin dans la compétition. En effet, en plus d’être ex-aequo en finale, l’Italienne et la Slovène étaient déjà ex-aequo en demi-finale en ayant toutes les deux enchaîné le tracé. Mais suite aux résultats des qualifications, c’est Janja Garnbret qui s’impose, remportant sa 35ème victoire mondiale. Pour la petite anecdote, elle ne sera pas tombée une seule fois du week-end ! Elle est la seule compétitrice à avoir enchaîné toutes les voies de la compétition, des qualifications jusqu’aux finales.

Les résultats complets de la finale femme

Le retour du roi Ondra !

Chez les hommes, la compétition a démarré très fort. Vainqueur de la Coupe du Monde de Villars le week-end dernier, le Japonais Taisei Homma a signé une impressionnante performance dans la voie de finale, touchant du bout des doigts la dernière prise. La verticale limite était donnée : pour remporter cette compétition, il allait falloir atteindre la dernière prise.

Toutefois, ce n’était pas la voie qui était trop facile, mais bien la prestation du Japonais qui était magnifique. Car après lui, les chutes se succéderont au beau milieu du dévers. Le Britannique Hamish McArthur tombe dans le passage le plus physique, tandis que l’on perd le Suisse Sascha Lehmann, pris dans un 360° qu’il ne parviendra pas à contrôler, dans l’un des mouvements clés de cette voie de finale.

Premier finaliste à s’élancer, Taisei Homma a donné le ton en atteignant la dernière prise de la voie © Planetgrimpe

L’Allemand Yannick Flohé, véritable révélation de cette saison 2022 après ses nombreuses finales en bloc et en difficulté, semblait bien parti pour décrocher une nouvelle médaille. Tirant profit de ses qualités physiques, il se paye le luxe de shunter des prises dans le début de la voie, préférant dynamiser au maximum. Il ne fait qu’une bouchée du passage en compression, mais chute à la sortie du dévers, ne parvenant pas à tenir un plat main gauche.

Un endroit où se feront également piéger le Slovène Luka Potocar et l’Américain Sean Bailey. Tous les deux semblaient un peu courts pour réussir à effectuer la relance main gauche.

La dernière marche du podium se jouera entre ces trois grimpeurs. Comme chez les femmes, il faudra se tourner vers les résultats de la demi-finale pour désigner le médaillé de bronze de la soirée. À ce jeu, c’est Sean Bailey qui remporte la cinquième médaille de sa carrière. Après être monté trois fois sur le podium en 2021, c’est la première fois que l’Américain monte sur le podium cette saison, montant peu à peu en puissance au fil des compétitions.

Au fil de la saison, Sean Bailey semble monter en puissance © Planetgrimpe

Une finale à domicile, devant plus de 20 000 spectateurs. Quoi rêver de mieux pour Sam Avezou, qui disputait la première finale de sa carrière. Après sa magnifique prestation réalisée en demi-finale, Sam était le seul tricolore à se qualifier pour les finales. Et d’entrée de jeu, notre jeune Français de 21 ans met du rythme dans ses mouvements, et sera d’ailleurs l’un des plus rapides dans cette voie. Malheureusement, il se fait avoir dans la section la plus physique, à bout de souffle.

Être à Chamonix pour ma première finale, c’était super. Il n’y a pas d’autres mots. En grimpant, je n’y pensais pas trop, mais j’avoue que quand je suis arrivé au pied du mur, tu te rends vraiment compte qu’il y a du monde. À la lecture, la voie m’avait paru vachement plus dure que la demi-finale et les qualifications, notamment la première partie. Ça avait l’air un peu bizarre, il y avait beaucoup de pieds, je n’étais pas vraiment sûr des méthodes. Mais finalement, en grimpant dedans, c’était assez logique.

N’ayant pas beaucoup de rési, j’ai été obligé d’avancer vite dans la voie, sinon j’aurais explosé. D’où mon rythme soutenu”, nous explique Sam.

Sam Avezou aura fièrement défendu les couleurs de la France lors de sa première finale en Coupe du Monde © Planetgrimpe

Adam Ondra, qui participait à sa première compétition mondiale depuis les Jeux Olympiques de Tokyo, avait à coeur de briller sur cette Place du Mont Blanc qu’il connaît tant.

Si Sam Avezou était allé vite dans le début de la voie, Adam Ondra ira encore plus vite : il ne mettra qu’une minute pour atteindre la moitié du tracé ! Ses gestes sont si précis, qu’il semble connaître la voie par coeur. C’est comme s’il l’avait déjà grimpée à de nombreuses reprises. Difficile de le savoir à vue dans cette voie, tant ses gestes sont sûrs et rapides. Très vite, il atteint le passage physique ayant été fatal à Sam, mais ne flanche pas. Il se sort du dévers facilement et poursuit son ascension jusque dans les dernières prises. Arrivé dans le dernier mouvement, il prend le temps d’analyser la distance qui le sépare de la prise finale, puis se jette à deux mains. Malheureusement, il est emporté dans son élan et ne réussit pas à tenir ce cratère.

Il obtient donc le même score que Taisei Homma. Or, contrairement au Tchèque, le Japonais n’avait pas enchaîné la voie de demi-finale plus tôt dans la journée. La victoire revient donc à Adam Ondra, qui signe un magnifique retour sur la scène internationale. Il s’adjuge sa 22ème médaille d’or en Coupe du Monde et monte sur son 37ème podium mondial.

De retour après les J.O, Adam Ondra renoue avec la victoire © Planetgrimpe

J’avais clairement besoin d’une pause après les J.O, mais maintenant je sens que c’est le moment de revenir sur le devant de la scène. J’ai eu soif de compétition ces derniers temps. Et je pense avoir choisi la meilleure Coupe du monde du circuit pour revenir, à savoir l’étape de Chamonix. C’était une excellente décision, j’ai tellement aimé être ici. J’aime grimper quand il fait nuit, c’est à ce moment-là que tu sens toute la foule dans ton dos, c’est incroyable a déclaré Ondra après sa victoire.

Je pense que plus la voie est complexe, mieux c’est pour moi. J’ai particulièrement aimé la section sur pinces au sommet du dévers. Ensuite, j’ai été un peu déçu que ce ne soit qu’un pur festival d’arquées, mais j’étais plutôt content de pouvoir récupérer un peu avant les derniers mouvements. À la lecture, j’étais presque sûr de pouvoir atteindre la dernière prise sans jeter, mais ça s’est avéré être impossible, a-t-il ajouté à propos de la voie de finale.

Les résultats complets de la finale homme

Prochain rendez-vous à Briançon, du 22 au 23 juillet.


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Et les vainqueurs de la Coupe du Monde de Chamonix sont………..

10 Juil

La Coupe du Monde de Chamonix s’achève sur une victoire des deux grands favoris de la compétition : Janja Garnbret et Adam Ondra. Des milliers de spectateurs venus en nombre sur la Place du Mont Blanc ont pu apprécier le spectacle proposé en finale.

Voici les résultats.

Une nouvelle victoire pour Janja Garnbret !

Les grimpeuses étaient décidément très en forme ce week-end à Chamonix ! Malgré les ajustements des ouvreurs pour rendre la voie de finale encore plus dure que prévu, quatre grimpeuses sont parvenues à clipper le relais.

C’est tout d’abord l’Autrichienne Jessica Pilz qui a enflammé la Place du Mont Blanc, en arrivant au sommet de la voie. L’Italienne Laura Rogora, qui avait livré une grosse bataille dans la voie de demi-finale plus tôt dans la journée, enchaîne elle aussi le dernier tracé chamoniard. La Coréenne Chaehyun Seo ne commet aucune erreur et atteint le top à son tour. Enfin, Janja Garnbret ne craque pas sous la pression. Alors qu’elle savait que la voie avait été enchaînée à trois reprises avant elle, la Slovène reste concentrée et s’offre un nouveau top, son quatrième du week-end.

Toutes ces finalistes seront départagées suite au chrono ou aux résultats des demi-finales. À ce jeu, Janja Garnbret l’emporte, devant Laura Rogora et Chaehyun Seo.

Les résultats de la finale femme

Adam Ondra roi de Chamonix

Chez les hommes, la finale a démarré très fort ! Premier grimpeur à s’élancer, le Japonais Taisei Homma donne le ton. Il grimpe très rapidement et parvient à atteindre la dernière partie du mur. À quelques centimètres de la prise de fin, il s’élance pour le jeté final, mais ne parvient pas à se stabiliser dans ce cratère fuyant.

Derrière lui, de nombreux finalistes se font piéger à la sortie du dévers, sur un puissant mouvement de relance. C’est le cas de Sean Bailey, Luka Potocar ou encore Yannick Flohé.

Adam Ondra aura été impressionnant dans cette voie de finale. Grand favori de la compétition, il déroule la voie avec une aisance spectaculaire. Millimétrique dans ses déplacements, il avance très vite, jusqu’à atteindre le dernier mouvement. Comme le Japonais, il se fait rattraper par la gravité, n’arrivant pas à tenir la dernière prise. Il remporte ainsi cette Coupe du Monde, la 22ème de sa carrière, égalant ainsi le record établi par Jakob Schubert.

Quant à notre Français Sam Avezou,il n’aura pas démérité ! Disputer sa première finale mondiale à Chamonix, devant le public français, était un vrai challenge. Mais dès son entrée sur scène, Sam Avezou arborait un regard de guerrier. Dans le début de la voie, son rythme est impressionnant. Il enchaîne les mouvements de manière très dynamique, jusqu’à atteindre le passage le plus physique de la voie, où il se fera rattraper par la gravité. Il termine 6ème de cette compétition.

Les résultats de la finale homme


Lire le résumé complet de la finale

Coupe du Monde de Chamonix : le résumé complet des finales

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Vincent De Girolamo, ouvreur à Chamonix, nous parle des voies de finale !

10 Juil

Nous sommes allés à la rencontre du Français Vincent De Girolamo. Ouvreur international, il fait partie de l’équipe qui a tracé les voies sur cette Coupe du Monde de Chamonix.

Alors que les finales commencent dans quelques instants, il nous parle de la compétition dans les moindres détails, notamment des voies de finale.


Est-ce que cette Coupe du Monde de Chamonix a une saveur particulière en tant qu’ouvreur ?

C’est toujours un plaisir de venir ouvrir ici, surtout quand il fait un temps magnifique comme cette semaine, c’est génial. C’est toujours une compétition où le public se déplace nombreux, on est dans un cadre idyllique donc c’est vraiment top !

Comment se déroule la compétition jusqu’à présent pour vous ?

La compétition se déroule plutôt bien, avec tout de même pas mal de tops, ce qui nous amène à calibrer un peu plus les voies que ce que l’on espérait. Maintenant, il reste plus qu’à voir les phases finales, pour savoir si cette Coupe du Monde se finira en beauté.

À quoi faut-il s’attendre ce soir pour les finales ?

On va avoir des finales où ça va serrer un peu la vis, notamment chez les hommes. C’est difficile de faire un pronostic, je ne peux pas m’avancer car on ne sait jamais ce que vont faire les grimpeurs. L’idée générale c’est d’établir un classement, et que le show soit là. Alors on a fait en sorte que les voies de finale soient plus dures que les demi-finales. Et une chose est sûre : elles vont l’être ! On espère qu’il y ait une grimpeuse et un grimpeur au sommet, ça serait super pour tout le monde.

Peux-tu nous décrire les deux voies de finale ?

Chez les hommes, il va falloir engager dans de nombreux endroits, avec des préhensions très variées. Un départ avec de nombreuses arquées et de l’engagement sur certains mouvements où les pieds vont partir. Il va donc falloir prendre des risques et certains clippages ne seront pas faciles. Ensuite vient une section au milieu qui sera sur des préhensions un peu plus en pince et en plus en compression, donc là on va jouer sur des gros muscles. Et une section finale qui va se jouer dans les avant-bras, avec tout de même beaucoup de technique. Donc il va falloir rester concentré jusqu’au bout. Tant mieux pour ceux à qui il en restera dans les avant-bras, sinon il va falloir avancer !

Chez les femmes, ça devrait normalement bien monter dans la voie. Pas mal de variétés dans les prises également, avec des sections vraiment sur de petites arquées, et d’autres sections qui vont être un peu plus physiques où elles devront jouer avec des plats. Cela va les conduire sur une section finale qui sera très technique. Vraiment très très technique ! Ça va leur demander beaucoup de concentration et elles risquent de bien ralentir au sommet.

Une petite anecdote à nous raconter sur l’ouverture ?

Hé oui, on est toujours dans la période Covid et un ouvreur l’a malheureusement attrapé en cours de route. Donc ça n’a pas facilité la chose, mais on a fait avec. On sait que ce soir il nous regarde, malheureusement tout seul, isolé.

Le programme de la soirée

20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes


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Coupe du Monde de Chamonix : découvrez les noms des finalistes !

10 Juil

Les demi-finales de la Coupe du Monde de Chamonix s’achèvent à l’instant sur la Place du Mont Blanc. Les 26 meilleurs hommes et femmes se sont affrontés dans des voies qui ne laissaient pas de place à l’erreur ! Le classement est très serré et la finale s’est jouée dans les derniers mouvements de la voie. Mais la plupart des favoris ont répondu présent et nos Français ont puisé dans leurs retranchements. L’un d’eux a même réussi à se qualifier pour les finales, qui auront lieu ce soir !

Résumé complet des demi-finales de la Coupe du Monde de Chamonix 2022.

Quatre tops chez les hommes

Ils sont quatre grimpeurs à avoir vaincu la voie de demi-finale ce matin. Le Japonais Satone Yushida a été le premier athlète à libérer la voie. Déjà finaliste à Innsbruck et Villars, il participera à sa troisième finale consécutive ce soir à Chamonix.

Derrière lui, le Slovène Luka Potocar et l’Américain Sean Bailey ont eux aussi enchaîné la voie. Au moment de se présenter au pied du mur, Adam Ondra savait que le top avait été atteint à plusieurs reprises. Concentré, il s’élance dans la voie et tente d’assurer chacun de ses mouvements. Au sommet, on le sent moins confiant que les autres grimpeurs, mais le Tchèque évite de prendre des risques. Calmement, il atteint la dernière prise et clippe le relais à son tour, poussant un soupir de soulagement.

La voie était super aléatoire ! C’est toujours très difficile de grimper quand on sait qu’on doit monter très haut ou atteindre le top pour se qualifier. Je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur, d’autant plus qu’il était très facile de se faire piéger sur ces prises avec leurs parties lisses. Mais je me sens plutôt en forme pour ce soir !”

Adam Ondra

Adam Ondra a joué la sécurité dans cette demi-finale où la moindre erreur n’était pas permise © Planetgrimpe

Déception en revanche pour Alex Megos. L’Allemand réussira à enchaîner la voie, mais sera ensuite rétrogradé au classement par les juges. En effet, au moment de passer la corde dans l’une des premières dégaines, Alex a zippé du pied et son doigt se serait alors retenu au mousqueton d’après les officiels.

Une première finale en Coupe du Monde pour Sam Avezou !

Sam Avezou a fait vibrer le public chamoniard ce matin ! Notre jeune Français de 21 ans était l’un des premiers grimpeurs à s’élancer dans la voie. Alors que les autres compétiteurs avant lui avaient été fébriles à la sortie du dévers, Sam était encore étonnamment frais à cet endroit de la voie. Il gère avec une précision sans failles la section sur arquées et atteint les dernières prises, dépassant tous les autres grimpeurs. Rattrapé par la fatigue, il tente un mouvement dynamique pour attraper la prise finale et la frôle du bout des doigts, sans parvenir à s’y arrêter. Mais cette prestation sera largement suffisante pour se qualifier en finale.

Sam Avezou salue la foule après avoir réalisé une belle prestation dans la voie de demi-finale © Planetgrimpe

C’est donc devant le public chamoniard que Sam Avezou disputera la toute première finale en Coupe du Monde de sa carrière ce soir.

À la lecture, on pensait que le début de la voie allait être hyper dur, avec des prises vachement plates. On avait quelques doutes sur les arquées à la fin et le tout avait l’air super long. Mais finalement ça allait, les prises étaient assez bonnes et la voie ne m’a pas paru si longue.

Une fois lancé, je me sentais bien et agréablement surpris. Le début déroulait bien et il y avait un repos au milieu qui m’a permis de me remettre super bien. Après ça on arrivait dans les arquées qui étaient bonnes, suivie d’une section qui demandait un peu de souplesse en sortie du dévers et qui m’a beaucoup plu. Sur la fin j’étais fatigué et je ne réfléchissais plus, donc j’ai tenté de dynamiser alors que les autres gars qui arrivaient là étaient quand même plus frais. Ils ont donc pu prendre le temps de bien passer le mouv pour topper la voie. 

L’objectif, c’était d’aller en finale, donc il est déjà plus ou moins atteint. Maintenant, tout peut tout se passer.”

Sam Avezou

Nos quatre autres Français ne parviennent pas à se qualifier pour la suite de la compétition. Pourtant, Paul Jenft et Arsène Duval ont livré un beau combat, et chuté à seulement deux mouvements de la finale, terminant à la 14ème et 15ème place. C’est dire la densité de grimpeurs qui est tombé dans cette dernière partie du mur !

Romaric Geffroy et Jérémy Bonder, qui faisaient partie des premiers demi-finalistes à s’élancer dans la voie ce matin, terminent respectivement à la 21ème et 23ème place.

Les résultats complets de la demi-finale masculine

Quatre femmes au sommet de la voie

Comme chez les hommes, quatre grimpeuses ont atteint le top de la demi-finale. Et les derniers mouvements du tracé ont fait frissonner le public venu en nombre sur la Place du Mont Blanc. Pour en finir avec la voie, les ouvreurs avaient fait le choix de proposer un rétablissement précaire, qui nécessitait souplesse et équilibre.

Des qualités qui caractérisent parfaitement la jeune Laura Rogora, première compétitrice à libérer la voie. Alors que ses coudes se levaient déjà dans le dévers, l’Italienne se bat et reste lucide jusqu’à atteindre le top. La Japonaise Natsuki Tanii, finalistes lors des deux premières manches de la saison, enchaîne à son tour le tracé.

Après avoir avalé les premiers mouvements avec une grande facilité, Brooke Raboutou se bat de longues secondes dans le dernier pas de bloc. Si bien qu’elle se fait arrêter par le temps, juste avant d’attraper le bac final. Sa compatriote Natalia Grossman ne se fait pas piéger. Elle atteint le relais de la voie alors qu’il lui restait encore trente secondes au compteur.

Comme Adam Ondra, Janja Garnbret savait que la voie avait été enchaînée à plusieurs reprises. La Slovène n’avait donc pas le droit à l’erreur. Mais elle sera encore plus rapide que Natalia pour atteindre le top, se qualifiant à son tour pour les finales.

Grande favori de la compétition, Janja Garnbret ne commet aucune erreur © Planetgrimpe

Manon Hily et Hélène Janicot, premières non qualifiées

Nos deux Françaises ont frôlé les finales ! À l’aise dans le début du tracé, Hélène Janicot fait parler toute son expérience et sa technique, parvenant à réaliser un coincement de genou en lolotte à la sortie du dévers. Mais elle chute subitement quelques secondes plus tard, alors qu’il semblait lui en rester dans les bras. Elle termine 10ème, à seulement deux mouvements de la finale.

Pour Manon Hily, le résultat est encore plus serré. Elle chute une prise après Hélène et se retrouve en 8ème place, à égalité avec la Slovène Mia Krampl. Les deux femmes seront départagées suite aux résultats des qualifications, à l’avantage de la Slovène. Manon se classe donc 9ème, aux portes des finales.

Manon Hily loupe de peu la finale à Chamonix, mais reste concentrée pour la suite de sa saison © Planetgrimpe

J’étais un peu stressée, comme pour toutes les compétitions qui se déroulent en France. Mais juste avant moi, il y avait Camille et Paul qui passaient, j’ai donc entendu qu’il y avait une super ambiance et ça m’a vraiment donné envie de grimper. 

On savait que le début allait être assez facile et que tout allait se jouer dans la fin. Mais on a été surprises par un grand mouv pour aller chercher une prise assez loin à gauche et j’ai dû me réorganiser totalement. Heureusement, ça a plutôt bien fonctionné puisque j’ai réussi à passer le mouv. Mais je n’ai pas été assez efficace donc je suis arrivée assez fatiguée au mouvement où je tombe. Mais je me suis bien battue, donc pas de regrets !

Cette année j’ai fait une super saison où je suis tout le temps en demi-finale ou dans le top 10, donc je suis hyper contente. Je suis qualifiée pour toute la saison internationale donc j’ai encore plein de Coupes du Monde qui arrivent. L’objectif, c’est de faire des finales et se rapprocher du podium.”

Manon Hily

Camille Pouget, troisième Française engagée dans cette demi-finale chute sur un passage qui fera tomber la moitié des demi-finalistes. Elle termine 17ème de cette compétition.

Les résultats complets de la demi-finale féminine

La suite du programme

Dimanche 10 juillet :

20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes


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Coupe du Monde de Chamonix : résultats des qualifications

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Coupe du Monde de Chamonix : doublé chinois en vitesse

10 Juil

C’est sous la toile de fond spectaculaire du Mont Blanc, à Chamonix, que s’est achevée la cinquième Coupe du Monde de vitesse de la saison. Après avoir dominé les podiums le week-end dernier à Villars, en Suisse, la Chine a une fois de plus trôné au sommet du classement à Chamonix, grâce à Lijuan Deng qui a remporté l’or chez les femmes et Jinbao Long, qui s’est imposé chez les hommes.

Une nouvelle médaille d’or et un record asiatique pour Lijuan Deng

Fraîchement montée sur la plus haute marche du podium à Villars, la Chinoise Lijuan Deng a défendu son trône à Chamonix en arrêtant le chrono à 6,55 secondes lors de la finale féminine, signant ainsi un nouveau record asiatique.

“Je suis vraiment heureuse ! C’est incroyable. Merci beaucoup”, a déclaré Deng lorsqu’elle a été félicitée pour sa deuxième médaille d’or consécutive.

© IFSC

La Polonaise Aleksandra Kalucka, qui affrontait la Chinoise en finale, a frappé le buzzer en 6,64 secondes, prenant la deuxième place de la compétition et établissant un nouveau record personnel. En montant sur le podium de Chamonix, elle s’offre sa cinquième médaille en Coupe du Monde.

La troisième place revient à l’Indonésienne Dewi Desak Made Rita Kusuma, qui a battu sa coéquipière Sallsabillah Rajiah dans la petite finale, avec un temps de 6,82 secondes, soit 8 centièmes de moins que sa compatriote. Elle remporte la médaille de bronze, sa deuxième après avoir également pris le bronze à Villars le week-end dernier.

Deux tops 10 pour l’équipe de France

Elles étaient trois grimpeuses à défendre les couleurs de la France sur la Place du Mont Blanc, qui s’était remplie de milliers de spectateurs hier soir.

Malheureusement, aucune ne passe le premier tour des finales. Aurélia Sarisson commet une erreur et laisse filer son adversaire vers le sommet. Toutefois, elle décroche la 9ème place du classement. Elle devance Capucine Viglione, qui prend la tête de son duel, mais qui se fait rattraper dans la fin de la voie. Elle signe tout de même son record personnel et se classe 10ème. Enfin, Victoire Andrier perd son duel et prend la 14ème place.

© Planetgrimpe

Les résultats complets des finales femmes

Une première victoire pour Jintao Long

Après avoir remporté la médaille de bronze à Villars, le Chinois Jinbao Long est monté une nouvelle fois sur le podium à Chamonix, raflant cette fois la première place. S’approchant dangereusement du record du monde de vitesse établi par l’Indonésien Katibin Kiromal lors des qualifications, Long a arrêté le chrono en 5,11 secondes lors de la finale et a ainsi remporté sa deuxième médaille mondiale, et sa première médaille d’or.

“Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu pour devenir le champion ce soir. C’est le résultat de mon travail acharné et de mes entraînements !” a déclaré Long après avoir remporté sa première médaille d’or.

L’Espagnol Erik Noya Cardona a affronté le Chinois en finale, frappant le buzzer en 5,49 secondes et remportant la médaille d’argent. Bien qu’il ait remporté l’argent aux Championnats du Monde de Moscou en 2021, il s’agit de sa première médaille en Coupe du Monde.

© Planetgrimpe

La petite finale masculine a vu un duel entre les Indonésiens Aspar Aspar et Leonardo Veddriq. Avec un temps de 5,53 secondes, c’est Aspar qui a décroché la dernière place du podium et sa septième médaille en Coupe du monde, tandis que Leonardo, ex détenteur du record du monde de vitesse, a manqué la médaille, terminant en 6,59 secondes.

Les résultats complets des finales hommes

La suite du programme

Dimanche 10 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes


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Un nouveau record du monde de vitesse établi à Chamonix !

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Coupe du Monde de Chamonix : résultats des qualifications

09 Juil

C’est l’un des événements les plus prestigieux du circuit international : la Coupe du Monde de Chamonix. Pour preuve, c’est l’une des rares compétitions auxquelles Adam Ondra a décidé de participer cette saison. Les hostilités ont débuté aujourd’hui par les qualifications, où 175 athlètes se sont affrontés dans deux voies très résistantes. Et les tops ont été nombreux aujourd’hui : on en dénombre plus de 57 au total !

Du côté de l’équipe de France, ils sont huit à se qualifier pour les demi-finales, qui auront lieu demain.

Résumé complet des qualifications de la Coupe du Monde de Chamonix.


Cinq grimpeuses au sommet des deux voies

Elles ont été cinq à vaincre la gravité aujourd’hui. En tête de liste, on retrouve celle que l’on ne présente plus : Janja Garnbret. Comme à son habitude, la Slovène impressionne par sa facilité à enchaîner les mouvements. Avec une décontraction déconcertante, elle atteint le top de ses deux voies, s’offrant une nouvelle fois la première place des qualifications.

Derrière elle, on retrouve le duo Grossman/Raboutou. Les deux Américaines continuent de briller sur le circuit international. Après leur saison de bloc prolifique, Natalia et Brooke ont immédiatement enchaîné sur les Coupes du Monde de difficulté, avec grand succès. Lors des deux premières étapes, elles ont raflé trois médailles. Aujourd’hui, elles se sont emparées de la Place du Mont Blanc en atteignant le top des deux voies, sous les acclamations du public.

Brooke Raboutou délaye avant d’attraper la dernière prise de la première voie de qualification © Planetgrimpe

La redoutable Coréenne Chaehyun Seo s’offre également la première place des qualifications. Finaliste à Villars et Innsbruck, il faudra compter sur elle ce week-end. Enfin, l’air de la montagne semble particulièrement profiter à la Bulgare Aleksandra Totkova. L’année dernière, elle avait créé la surprise à Chamonix en montant sur son premier podium international. Depuis, la jeune femme de 17 ans s’était fait plus discrète dans les classements… Jusqu’à aujourd’hui ! De retour à Chamonix, elle réalise une entrée parfaite en clippant le relais des deux voies de qualification.

Trois Françaises qualifiées pour les demi-finale

Hélène Janicot était la première à nous offrir un top tricolore aujourd’hui. Elle enchaînait sa première voie avec une grande facilité, avant d’atteindre la dernière partie du mur dans la seconde voie. Elle se classe 8ème des qualifications et sera la meilleure Française de la journée. Derrière elle, on retrouve Manon Hily, qui prend la 10ème place en tombant la main dans la dernière prise sur la première voie, et en chutant assez haut dans la deuxième.

Une nouvelle fois, Hélène Janicot réalise la meilleure performance tricolore © Planetgrimpe

Enfin, Camille Pouget réalise une belle performance en prenant la 13ème place, chutant à deux prises de Manon. Elle revient pour nous sur sa compétition :

Les qualifications se sont super bien passées pour moi ! Je tombe dans le dernier mouvement de la première voie, je suis vraiment à un rien de l’enchaîner. La deuxième voie m’a plus déstabilisée que la première, c’était moins mon style. Néanmoins je me suis mis un gros combat, j’ai passé tous les crux et je tombe quelques prises avant le top.

Maintenant j’envisage de faire le mieux possible en demi et… je rêve d’une finale ! C’est mon objectif de la saison, j’y crois fort et je sais que si je réalise mon plus beau run en demi-finale, c’est possible.”

Camille Pouget

Camille Pouget va-t-elle réussir à atteindre son objectif de la saison en se qualifiant pour les finales demain ? © Planetgrimpe

Les 26 femmes qualifiées en demi-finales

11 ex-aequo chez les hommes !

Les tops ont été particulièrement nombreux chez les hommes. Onze grimpeurs sont parvenus à clipper le relais des deux tracés de qualification. Les ouvreurs avaient fait le choix de proposer des voies très rési, sans piège ni mouvement aléatoire. Ainsi, tous les favoris passent ce premier tour avec succès.

Mention spéciale à Adam Ondra, qui nous a fait la surprise de se déplacer à Chamonix. Après une année 2021 très éprouvante à cause des Jeux Olympiques, il a fait le choix cette saison de se consacrer à ses projets en extérieur. Toutefois, il est venu se mesurer aux meilleurs compétiteurs de la planète ce week-end, pour le plus grand bonheur du public chamoniard. Et le Tchèque semble très en forme. Il vient à bout de ses deux voies de qualification avec une rapidité déconcertante, se payant même le luxe de se retourner vers la foule avant d’en finir avec sa deuxième voie.

Adam Ondra termine cette première journée avec le sourire aux lèvres © Planetgrimpe

À ses côtés, on retrouve Alex Megos, Yannick Flohé, Domen Skofic, Taisei Homma ou encore Hamish McArthur, qui enchaînent sans difficulté les deux tracés du jour.

Cinq Français dans le top 26 des qualifications

Cinq de nos grimpeurs tricolores décrochent leur ticket pour les demi-finales. En tête, on retrouve Paul Jenft, qui décroche la 12ème place. Il tombe dans le dernier mouvement de sa première voie, avant de topper la deuxième :

Je n’ai pas hyper bien grimpé dans ma première voie, il m’a manqué quelque chose, les sensations n’étaient pas trop là. Mais bon, c’est des choses qui arrivent sur la première voie de compète. Toutefois, le résultat est tout de même très satisfaisant parce que je tombe au dernier mouvement. Donc je suis assez content, car même en n’ayant pas trop de sensations, j’ai réussi à produire un bon résultat.

Dans la deuxième voie, tout s’est bien passé. Je l’ai enchaînée mais elle n’était pas très dure, on doit être une vingtaine à la faire. Mais il fallait quand même la topper et ce n’est pas si facile de se dire qu’il faut l’enchaîner sinon on ne passe pas en demi.”

Paul Jenft

Sam Avezou et Arsène Duval réalisent également une très belle performance. Eux aussi clippent le relais de la première voie, avant de chuter dans les derniers mouvements de la deuxième voie après de gros combats. Enfin, Romaric Geffroy et Jeremy Bonder se qualifient également de justesse en trustant les dernières places qualificatives.

Les 26 hommes qualifiés en demi-finales

La suite du programme

Samedi 9 juillet :

21h00 – 22h00 : Finales vitesse

Dimanche 10 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes

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Un nouveau record du monde de vitesse établi à Chamonix !

09 Juil

Katibin Kiromal a battu son cinquième record du monde consécutif et placé la barre à 5 secondes pile ! Un moment historique qui a fait frissonner la Place du Mont-Blanc !

La Coupe du Monde de Chamonix s’est ouverte sur une nouvelle performance époustouflante de Katibin Kiromal. Le grimpeur indonésien a établi un nouveau record du monde de vitesse, pour la cinquième fois depuis mai 2021.

Le jeune homme de 21 ans, originaire de Batang, a fait frissonner la foule réunie sur la Place du Mont Blanc hier soir, en arrêtant le chrono à 5,00 secondes pile, écrivant ainsi une nouvelle page dans l’Histoire de l’escalade.

 Katibin Kiromal, l’homme de tous les records !

Katibin Kiromal a battu pour la première fois le record du monde de vitesse à Salt Lake City, le 28 mai 2021, en frappant le buzzer en 5,25 secondes. Au cours des 14 mois suivants, il a ensuite établi une série de quatre autres records : 5,17 secondes à Séoul, 5,10 à Salt Lake City et 5,09 et 5,04 à Villars, en Suisse, il y a une semaine.

L’historique complet des records du monde de vitesse

Date Temps (s) Grimpeur Lieu
9 juillet 2022 5,00 Katibin Kiromal Chamonix, France
30 juin 2022 5,04 Katibin Kiromal Villars, Suisse
30 juin 2022 5,09 Katibin Kiromal Villars, Suisse
27 mai 2022 5,10 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
6 mai 2022 5,17 Katibin Kiromal Séoul, Corée du Sud
28 mai 2021 5,20 Leornardo Veddriq Salt Lake City, USA
28 mai 2021 5,25 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
30 avril 2017 5,48 Reza Alipourshenazandifar Nanjing, Chine
12 septembre 2014 5,60 Danyil Boldyrev Gijon, Espagne
31 août 2014 5,73 Libor Hroza Arco, Italie
13 octobre 2012 5,88 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine
13 octobre 2012 6,07 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine

 

Les résultats des qualifications de la Coupe du Monde de Chamonix

Avec son chrono historique, Katibin Kiromal a logiquement pris la première place des qualifications chez les hommes. Derrière lui, on retrouve le Chinois Liang Zhang, deuxième, avec un temps de 5,15 secondes. Son compatriote Long Cao s’est classé troisième avec un chrono de 5,16 secondes.

Malheureusement, nos deux Français présents au départ de cette Coupe du Monde ne parviennent pas à rentrer en finale. Même si Yann Le Clercq réalise son record personnel en passant pour la première fois sous la barre des 6 secondes, ça ne sera pas suffisant pour faire partie du top 16. Quant à Guillaume Moro, il aura pris tous les risques lors des qualifications, mais commettra une erreur lors de ses deux passages, ce qui le rétrograde à la 51ème place.

Le top 16 des qualifications

Chez les femmes, après avoir remporté la médaille d’or la semaine dernière à Villars, la Chinoise Lijuan Deng a pris la tête du classement des qualifications à Chamonix, avec un temps de 6,74 secondes (un nouveau record d’Asie). L’Indonésienne Sallsabillah Rajiah et la Polonaise Aleksandra Kalucka ont également terminé sous la barre des 7 secondes, et se sont respectivement classées deuxième et troisième, avec des temps de 6,85 secondes et 6,87 secondes.

Du côté de l’équipe de France, trois Françaises se qualifient pour les finales : Victoire Andrier prend la 15ème place, Capucine Viglione se classe 10ème en battant à deux reprises son record personnel (7,32  et 7,35 secondes) et Aurélia Sarisson prend la 8ème place avec un temps de 7,19 secondes.

Le top 16 des qualifications

De nouveaux records nationaux !

Plusieurs records nationaux ont également été établis lors des qualifications de cette Coupe du Monde de vitesse :

  • La Coréenne Jimin Jeong a signé un nouveau record national avec un temps de 7,39 secondes
  • Cheung-chi Shoji Chan de Hong Kong, a terminé avec un temps de 6,05 secondes
  • Matthew Fall de Grande-Bretagne a signé un temps de 6,55 secondes
  • Le Canadien Michael Finn-Henry a arrêté le chrono en 5,69 secondes
  • L’Allemand Sebastian Lucke a terminé en 5,64 secondes
  • Nouveau record du Japon également grâce à Ryo Omasa qui a signé un temps de 5,58 secondes
  • Enfin, l’Argentin Valentin Sternik d’Argentine termine en 7,21 secondes.

La suite du programme

Samedi 9 juillet :

10h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finales vitesse

Dimanche 10 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes


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La Coupe du Monde de Chamonix débute aujourd’hui !

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La Coupe du Monde de Chamonix débute aujourd’hui !

08 Juil

Ce week-end se tient l’une des Coupes du Monde les plus prestigieuses du circuit mondial : l’étape de Chamonix, en France. 

Située au pied du Mont Blanc, la ville de Chamonix accueillera ce week-end plus de 307 grimpeurs (137 femmes et 170 hommes) venant de 38 pays et territoires différents. Au programme du week-end, la cinquième Coupe du Monde de vitesse de la saison, ainsi que la troisième manche de la Coupe du Monde de difficulté.

Les forces en présence

La Slovène Janja Garnbret a remporté les deux premières compétitions de la saison. La médaillée d’or olympique pourrait-elle réaliser un triplé et poursuivre sa série de victoires à Chamonix ? Mais gare à l’Américaine Brooke Raboutou, qui est également montée sur le podium deux fois cette année et qui tentera d’ajouter une autre médaille à sa collection ce week-end.

Chez les hommes, l’olympien Colin Duffy et son compatriote Jesse Grupper sont à surveiller, après avoir remporté une médaille lors des Coupes du Monde d’Innsbruck et de Villars ces dernières semaines. Après avoir remporté sa première médaille d’or mondiale le week-end dernier, le Japonais Taisei Homma pourrait-il en gagner une autre à Chamonix ?

La Chine a dominé les épreuves de vitesse à Villars la semaine dernière, remportant cinq des six médailles possibles. Tous les regards seront donc tournés vers l’équipe chinoise à Chamonix, en particulier vers les médaillés d’or du week-end dernier, Jianguo Long chez les hommes et Lijuan Deng chez les femmes. L’Indonésien Katibin Kiromal a battu le record du monde de vitesse deux fois de suite à Villars. Les spectateurs seront donc attentifs aux nouvelles tentatives de record à Chamonix ce week-end.

© IFSC

L’équipe de France de difficulté

Femmes Hommes
Julia Chanourdie Romaric Geffroy
Hélène Janicot Paul Jenft
Nolwenn Arc Diego Fourbet
Manon Hily Sam Avezou
Salomé Romain Hugo Parmentier
Camille Pouget Lucas Dufros
Louna Deshayes Jérémy Bonder
Valentine Mangin Arsène Duval
Ina Plassoux Djiga Alistair Duval
Lucie Vaillant  Bultel Adrien Lemaire

L’équipe de France de vitesse

Vitesse Difficulté
Capucine Viglione Guillaume Moro
Aurélia Sarisson Yann Le Clercq
Victoire Andrier Marius Payet Gaboriaud
Lison Gautron Pierre Rebreyend
Sarah Vouaux

Le programme

Vendredi 8 juillet :

17h00 – 18h30 : Qualification vitesse

Samedi 9 juillet :

10h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finales vitesse

Dimanche 10 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h30 – 21h30 : Finale difficulté femmes
21h30 – 22h30 : Finale difficulté hommes

Live

Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 24 au 2 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 30 septembre au 2 octobre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 6 au 9 octobre) : Chongqing (Chine)
  • 14e étape (le 31 octobre) : Japon (lieu à définir)
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William Bosi libère la voie la plus dure d’Écosse !

07 Juil

William Bosi a libéré un projet de longue date à Dumbarton Rock qui, selon lui, vaudrait 9a+. Il s’agirait de la voie la plus dure d’Écosse.

William Bosi, 23 ans, a réalisé la première ascension de “Free at Last” 9a+, longtemps restée à l’état de projet et connue sous le nom du “Dumby-Dumby Project”. Bien qu’elle ait été équipée il y a de nombreuses années, cette voie n’avait jamais attiré de forts grimpeurs jusqu’en 2014, lorsque Dave Macleod et Alan Cassidy ont décidé de passer du temps à comprendre toutes les séquences de mouvements, en vain.

Bosi avait déjà essayé cette voie à plusieurs reprises par le passé, mais ce n’est que cette année qu’il s’est sérieusement concentré sur celle-ci. Après sept séances de travail, il a enfin réussi à la libérer, non sans joie.

Dumby est l’une de mes falaises préférées et après y avoir beaucoup grimpé étant plus jeune, ça me fait vraiment plaisir d’ajouter ma pierre à l’édifice en proposant une voie sur cette falaise. Elle a une place si particulière dans l’histoire de l’escalade écossaise.

Bien qu’il semble y avoir beaucoup de prises quand on regarde la voie depuis le sol, presque toutes sont des inversés ou des verticales. Cela rend l’escalade très technique car les pieds sont minuscules. Et cette ligne est également très intense et puissante car on ne peut pas se reposer.

Au moment de mon enchaînement, tout s’est très bien passé, je n’ai presque commis aucune erreur, je me suis juste donné à fond ! Les conditions n’étaient pas très bonnes, mais alors que j’étais assis sur la corniche au-dessus de la dalle, le vent s’est levé et les conditions ont été en ma faveur ! J’ai eu une sensation incroyable en clippant le relais de cette voie, elle représente énormément moi.”

William Bosi

À 17 ans, William Bosi est devenu le plus jeune Britannique à enchaîner un 9a, avec “Rainshadow” à Malham Cove. Depuis lors, il est devenu l’un des grimpeurs les plus actifs de la planète. En 2018, il a atteint la finale de la Coupe du Monde de Chamonix, (c’était la première fois qu’un Britanique atteignait une finale en difficulté depuis 1998 !). En 2020, William est devenu le premier Britannique à grimper un 9b à l’étranger avec son ascension de “La Capella”. Un an plus tard, il a fait la première ascension de “King Capella” et l’a proposée à 9b+, mais elle a ensuite été décotée à 9b par Alex Megos et Jakob Schubert. Plus tôt cette année, il a flashé un 8B bloc et enchaîné de nombreux 8C, notamment en République Tchèque.

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Un grimpeur a décidé de s’attaquer à “Silence” 9c !

05 Juil

Un nouveau grimpeur a décidé de faire de “Silence” son projet à long terme. Son nom ? Stefano Ghisolfi, l’un des meilleurs falaisistes de la planète.

“Silence” n’est autre que la voie la plus difficile du monde. Libérée par Adam Ondra le 3 septembre 2017, cette ligne unique au monde attend toujours sa première répétition. Il faut dire que son style particulier et sa localisation n’attire pas foule. D’une part, cette voie est très gymnique, avec de nombreux mouvements singuliers, comprenant des coincements de genoux, des mouvements la tête en bas, des coincements de pied en fissure… D’autre part, elle est située dans la grotte de Flatanger en Norvège, qui n’est pas la destination la plus connue des grimpeurs.

Mais l’un des meilleurs falaisistes au monde a fait de “Silence” son objectif à long terme : Stefano Ghisolfi. Il déclare :

Avec ma copine Sara, nous allons parcourir plusieurs milliers de kilomètres en van pour aller directement de Munich (après les Championnats d’Europe) à Flatanger, dans la grotte qui abrite la voie la plus difficile du monde : “Silence”.

Le but est évidemment de commencer à essayer cette belle et légendaire ligne en 9c, libérée par Adam Ondra en 2017, qu’aucun grimpeur n’a encore répétée. Je ne m’attends pas à l’enchaîner au cours de ce voyage mais en attendant, je veux commencer à m’investir dedans. Adam avait mis trois ans, moi je ne vais rester qu’un mois en Norvège, mais c’est le début d’un projet à long terme. Il est clair que je dois voir comment se déroule cette première expérience et ensuite j’espère revenir rapidement.”

Stefano Ghisolfi dans la grotte de Flatanger.

Stefano Ghisolfi va donc affronter les 45 mètres de “Silence”. Le tracé peut se décomposer en quatre parties. Il y a tout d’abord une première section de “mise en jambes”, qui fait une vingtaine de mètres 20m et cote 8b. Ensuite, vient ce fameux passage de 10 mouvements, qui a donné tant de mal à Adam. Cette section vaudrait à elle seule 8C bloc. Viennent ensuite quatre mouvements très intenses pieds à plat, en 8B bloc. Un dernier passage difficile en 7C+ bloc conduit jusqu’au sommet. Ces quatre crux sont fort heureusement séparés par des repos qui nécessitent des coincements de genoux. Sans ses repos, Adam estime que la voie serait dans le dixième degré.

Stefano Ghisolfi s’est déjà rendu dans la grotte de Flatanger. En septembre 2020, il avait signé la seule et unique répétition de “Change”, un 9b+ libéré par Adam Ondra huit ans plus tôt.

J’ai hâte de retourner à Flatanger, où il y a deux ans j’ai pu répéter “Change”, qui se trouve dans la même grotte que “Silence” et qui en 2012 avait été proposé par Adam comme le premier 9b+ au monde.

Je vous tiendrai au courant de mon avancée dans les prochains posts….”

La vidéo de Stefano Ghisolfi dans “Change” 9b+ :


Lire aussi

“Silence”, l’histoire du premier 9c au monde, raconté par Adam Ondra !

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Replay : revivez les finales de la Coupe du Monde de Villars

04 Juil

Revivez les finales de la Coupe du Monde de Villars, qui avait lieu ce week-end !

Voici ci-dessous les replays des phases finales la Coupe du Monde de difficulté et de vitesse de Villars :

(Cliquez sur les images pour accéder aux replays)

Difficulté

Finales 

Demi-finales 

Vitesse

Finales

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Coupe du Monde de Villars : résumé des finales

02 Juil

La deuxième Coupe du Monde de difficulté de la saison vient de se terminer à Villars. Chez les hommes, le Japonais Taisei Homma s’est offert sa première médaille d’or, tandis que chez les femmes, Janja Garnbret aura été inarrêtable, remportant sa sixième victoire consécutive à Villars !

Résumé complet de ces finales.


Victoire japonaise chez les hommes

La finale masculine débutait fort ! Les ouvreurs avaient décidé de démarrer la voie par un skate, mouvement dynamique devenu classique en bloc. Mais ce départ aléatoire n’inquiétera pas les compétiteurs. Il faut dire que sur les huit finalistes de la soirée, quatre ont remporté une Coupe du Monde de bloc cette saison (Yoshiyuki Ogata, Yannick Flohé, Colin Duffy et Mejdi Schalck).

Mejdi Schalck était d’ailleurs le premier grimpeur à l’élancer. Ayant obtenu sa place en finale de justesse, notre Français avait tout à gagner ce soir. Il ne fait qu’une bouchée du premier mouvement, puis rentre peu à peu dans le rythme de la voie. Malheureusement, au beau milieu d’un passage sur arquées, Mejdi fait le choix de garder son crochet de talon droit, plutôt que d’utiliser sa contrepointe. Il doit donc prendre plus de risques pour aller chercher l’arquée suivante, et chute, ne parvenant pas à gainer le ballant. Il prendra la 7ème place de cette finale.

© Vladek Zumr

Le tracé, minutieusement préparé par les ouvreurs, permettra de départager le reste des finalistes à la perfection, puisqu’aucun grimpeur ne chutera au même endroit. Dans cette voie particulièrement exigeante techniquement et physiquement, c’est Taisei Homma qui s’impose, rapportant une nouvelle médaille au Japon. Lui qui se qualifiait de justesse pour les finales, réalisera la meilleure performance de la soirée, en chutant sur un mouvement de décroisé situé juste sous le top de la voie. Il y a trois ans, il était déjà monté sur le podium de la Coupe du Monde de Xiamen, en Chine, et avait décroché l’argent. Ce soir, il s’offre sa première victoire internationale.

À Innsbruck, j’étais très triste de mon résultat, alors cette fois, je me suis dit que je devais faire de mon mieux. Tout d’abord, j’ai essayé de me concentrer sur ma grimpe, d’être moi-même. En demi-finale, je n’étais pas très satisfait de ma performance mais j’ai reçu beaucoup de messages de mes amis japonais. C’est pourquoi j’ai fait de mon mieux en finale, sous les encouragements de mes amis japonais.”

Taisei Homma

© IFSC

Derrière lui, ce sont deux Américains qui complètent le podium. Après avoir obtenu le bronze à Innsbruck la semaine dernière, Jesse Grupper monte d’une marche sur le podium. Premier des demi-finales, il réalise la deuxième meilleure performance de la soirée, chutant à deux mouvements seulement du Japonais. Son compatriote Colin Duffy s’offre quant à lui son troisième podium consécutif ! Vainqueur de la Coupe du Monde d’Innsbruck en bloc et en difficulté, l’Américain décroche le bronze, après avoir zippé du pied alors qu’il semblait encore en avant sous le coude.

Les résultats de la finale homme

Janja Garnbret fait le show !

Villars n’a aucune autre championne que Janja Garnbret. En 2016, quand le petit village suisse accueillait pour la première fois une étape de Coupe du Monde, Janja s’imposait déjà. En 2017, elle faisait de même. Puis en 2018, 2019, 2021 et maintenant 2022. Chaque année, le même scénario se reproduit : la Slovène rafle l’or en Suisse. Et ce soir, elle l’a fait de la plus belle des manières, en étant la seule à enchaîner la voie de finale.

Comme chez les hommes, les ouvreurs avaient concocté des mouvements aléatoires dans cette voie de finale. D’abord un gros jeté latéral situé à mi-voie, qui sera d’ailleurs fatal à trois des huit finalistes. Puis, deux derniers mouvements dynamiques, que Janja Garnbret réalisera à la perfection, de quoi s’offrir sa 34ème victoire en Coupe du Monde.

Je suis si heureuse, c’était l’une des meilleures voies du circuit. J’ai l’impression d’avoir grimpé avec fluidité et de m’être amusée sur cette voie. J’ai grimpé très vite, et j’ai vraiment apprécié l’instant présent. À Innsbruck, je me sentais un peu “rouillée” parce que je n’avais fait aucune compétition à part Meiringen cette année, mais après les demi-finales, je me suis sentie dans le coup et j’ai pu faire pareil à Villars, donc c’est génial !

J’ai l’impression que cette finale était plus facile qu’à Innsbruck. La voie de finale du week-end dernier était vraiment la plus dure que j’ai jamais gravie. Celle-là, m’a semblé encore plus difficile pendant la lecture, mais la partie la plus dure était en fait juste les deux derniers mouvements. Je me suis vraiment fait plaisir dedans !”

Janja Garnbret

© IFSC

Avant elle, les deux Américaines atteignaient également la dernière partie du mur. Natalia Grossman tombait à bout de force dans la dernière section sur petites prises, tandis que Brooke Raboutou, qui semblait plus fraîche, chutait en optant pour une méthode statique dans l’avant-dernier mouvement. Elles montent toutes les deux sur le podium, portant à quatre le nombre de médailles américaines ce soir !

Pourtant, savez-vous qui a réalisé le plus de mouvements dans cette voie de finale ? C’est Manon Hily. Pour la simple et bonne raison que notre Française aura effectué deux passages dans la voie. Première compétitrice à s’élancer, elle chutait dans le jeté situé à mi-voie. De retour au sol, elle indique avoir été gênée par la corde, qui aurait été trop tendue par son assureur au moment du jeté, coupant son élan. Après analyse vidéo, les juges décident de lui accorder un deuxième passage dans la voie. Cette fois, Manon réussit le jeté et continuera encore une dizaine de mouvements plus loin, terminant 5ème de cette finale.

© Vladek Zumr

Les résultats de la finale femme

Prochain rendez-vous à Chamonix le week-end prochain, avec une nouvelle Coupe du Monde de difficulté et de vitesse. Et comme chaque année, PG sera sur place pour vous faire vivre l’événement de l’intérieur !


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Coupe du Monde de Villars : deux Français qualifiés en finale !

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Coupe du Monde de Villars : deux Français qualifiés en finale !

02 Juil

Pour la première fois de la saison, deux Français disputeront les finales de la Coupe du Monde de difficulté à Villars, qui auront lieu ce soir. 

Manon Hily et Mejdi Schalck en finale !

De justesse, mais c’est passé. Manon Hily et Mejdi Schalck ont tous deux réussi à rentrer dans le top 8 des demi-finales. Et c’est en grande partie grâce à leur qualification d’hier qu’ils remportent leur ticket pour les finales.

En effet, Manon Hily tombe dans un passage très physique, juste avant la sortie du dévers. Un endroit qui aura été fatal à trois autres grimpeuses, qui se classent donc entre les positions 7 et 10. Comment ont-elles été départagées ? Suite aux résultats des qualifications de la veille. Notre Française ayant réalisé de belles performances hier, décroche la huitième et dernière place qualificative pour les finales.

Le scénario est exactement le même pour Mejdi Schalck. Les coudes levés, il est rattrapé par la gravité juste avant de sortir du dévers, chutant sur le même mouvement que trois autres compétiteurs. Eux aussi seront départagés suite aux résultats de la veille, et Mejdi prendra la huitième position, se qualifiant de justesse pour les finales, qui débuteront à 20h00.

Lors de sa dernière finale à Villars, Manon Hily avait terminé 4ème. Montera-t-elle sur le podium ce soir ?© Vladek Zumr

Nos sept autres Français présents en demi-finale ne parviennent pas à s’exprimer parfaitement aujourd’hui. Il manquait une valorisation à Hélène Janicot (11ème) pour se qualifier en finale, elle qui chute sur la même prise que Manon Hily. Même verdict pour Paul Jenft, qui chute à une prise de la finale. Julia Chanourdie (16ème) tombe en plein dévers, tandis que Salomé Romain (15ème) est projetée dans les airs quelques mouvements plus loin, après avoir tenté de réaliser un coincement de genou. Enfin, Diego Fourbet prend la 16ème place, devant Romaric Geffroy (23ème) qui commet une erreur dans le début de la voie et Hugo Parmentier (26ème), qui zippe malencontreusement dès le début du tracé.

Les Américains en grande forme !

Décidément, les grimpeurs Américains sont très en forme cette saison ! Après avoir rayonné sur la scène internationale en bloc, c’est maintenant en difficulté qu’ils s’illustrent. Après la victoire de Colin Duffy la semaine dernière à Innsbruck, les USA occupent de nouveau le sommet du classement des demi-finales aujourd’hui.

Pour cause, Jesse Grupper et Colin Duffy seront les deux grimpeurs à monter le plus haut dans la voie ce matin. Même s’ils ne parviennent pas à topper la voie (Grupper zippera du pied à deux mouvements de la fin), ils seront les plus à l’aise dans ce tracé particulièrement physique. Eux qui étaient déjà montés sur le podium à Innsbruck, se retrouvent de nouveau aux avant-postes à Villars ce week-end.

L’Américain Colin Duffy est décidément LE grimpeur du moment ! © IFSC

En finale, ils devront faire face à une équipe japonaise qui semble redoutable. Comme en bloc, les grimpeurs nippons restent dans leur standard puisque la moitié des finalistes porteront le maillot japonais ce soir ! On retrouvera notamment Yoshiyuki Ogata, vainqueur du classement général des Coupes du Monde de bloc, ainsi qu’Ao Yuriusa, qui s’était classé premier des qualifications hier.

1 – Jesse Grupper
2 – Colin Duffy
3 – Satone Yoshida
4 – Yannick Flohé
5 – Yoshiyuki Ogata
6 – Ao Yurikusa
7 – Taisei Homma
8 – Mejdi Schalck

Les résultats complets de la demi-finale masculine

Janja Garnbret récupère son trône

C’est pendue à un bras, les pieds dans le vide, que Janja Garnbret a clippé le relais de la voie de demi-finale. Une performance qui lui permet de récupérer sa place habituelle. Car souvenez-vous, hier, lors des qualifications, Janja s’était classée 4ème, après être tombée dans sa deuxième voie. Brooke Raboutou en avait alors profité pour truster la première place du classement, enchaînant les deux voies de qualification.

Janja Garnbret a facilement clippé le relais de la voie de demi-finale ce matin © Vladek Zumr

Mais aujourd’hui, la Slovène a fait parler toute son expérience et est parvenue à déjouer tous les pièges concoctés par les ouvreurs. Si bien qu’elle est la seule grimpeuse à se hisser au top de la voie. Une dizaine de mouvements plus bas, on retrouve la Coréenne Chaehyun Seo, médaillée d’argent à Innsbruck la semaine dernière. Elle chute à la sortie du toit, tout comme Brooke Raboutou, qui reste dans la course en prenant la troisième place des demi-finales.

1 – Janja Garnbret
2 – Chaehyun Seo
3 – Brooke Raboutou
4 – Ryu Nakagawa
5 – Laura Rogora
6 – Natsuki Tanii
7 – Natalia Grossman
8 – Manon Hily

Les résultats complets de la demi-finale féminine

La suite du programme

Samedi 2 juillet :

20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : résultats des qualifications

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Coupe du Monde de Villars : la Chine remporte cinq médailles en vitesse !

02 Juil

La Chine a été impressionnante lors des finales de la Coupe du Monde de vitesse de Villars. Sur six médailles possibles, les grimpeurs chinois en ont remporté cinq et tous sont montés sur leur premier podium de Coupe du Monde.

Une victoire qui se joue à seulement un centième !

Le Chinois Jianguo Long, qui participait à sa première finale, s’est offert la victoire chez les hommes, au terme d’un ultime duel palpitant. Opposé à son coéquipier Peng Wu, les deux grimpeurs se sont lancés dans un face-à-face extrêmement rapide et serré. Si bien qu’à l’arrivée, seul un petit centième de seconde les sépare. Avantage à Jianguo Long, qui arrête le chrono en 5,23 secondes, contre 5,24 secondes pour son compatriote.

Dans la course pour la médaille de bronze, le Chinois Jinbao Long s’est imposé devant l’Indonésien Leonardo Veddriq, détenteur de l’ancien record du monde, qui a chuté et n’est donc pas monté sur le podium à Villars. Jinbao Long a arrêté le buzzer au bout de 5,16 secondes, montant sur le podium aux côtés de ses coéquipiers Jianguo Long et Peng Wu.

Notons que cette compétition est la première Coupe du Monde à laquelle ces trois grimpeurs Chinois participent !

Une première Coupe du Monde qui se solde par une première victoire pour Jianguo Long © IFSC

Je suis heureux, je ne m’attendais pas à ça ! C’est la première fois que je participe à une Coupe du Monde, alors comment rêver mieux ? Je tiens à remercier mon pays pour m’avoir soutenu pas à pas afin d’obtenir cette médaille.”

Jianguo Long, vainqueur de cette Coupe du Monde

Après avoir établi non pas un, mais deux nouveaux records du monde pendant les qualifications, l’Indonésien Katibin Kiromal a zippé à la fin de son duel contre son compatriote Leonardo en quart de finale, et n’a donc pas pu atteindre les demi-finales.

Les résultats complets des finales hommes

Victoire chinoise chez les femmes également

La Chinoise Lijuan Deng a arrêté le chrono à 6,87 secondes lors de la finale féminine, s’imposant devant sa coéquipière Di Niu, qui a zippé et terminé en 8,22 secondes.

Après six départs en Coupe du Monde, Deng monte sur son premier podium, décrochant la médaille d’or. Sa compatriote Niu, qui avait été sacrée vice Championne du Monde à Hachioji en 2019, est également montée sur son premier podium de Coupe du Monde hier soir, en terminant à la deuxième place.

Lijuan Deng a offert à la Chine une nouvelle victoire hier soir © IFSC

Je suis très heureuse. Je veux dire un grand merci à mon pays car il nous a apporté un soutien si fort pendant la pandémie. Après deux ans, nous sommes enfin revenus sur le devant de la scène !”

Lijuan Deng, vainqueur de cette Coupe du Monde

Desak Made Rita Kusuma Dewi, grimpeuse indonésienne, a complété le podium féminin en se classant troisième, après avoir arrêté le chrono à 7,06 secondes dans la petite finale. Elle a devancé la Polonaise Anna Brozek, qui a terminé en quatrième position avec un temps de 7,39 secondes.

Les résultats complets des finales femmes

Deux Français dans le top 8

Du côté de l’équipe de France, trois grimpeurs étaient en finale. Malheureusement, le premier tour voit s’affronter nos deux tricolores Capucine Viglione et Aurélia Sarisson. Cette dernière commet une erreur qui la propulse dans les airs, ce qui permet à Capucine de prendre sa place pour les quarts de finale. Malheureusement, elle perd son duel suivant et prend la 8ème place du classement.

Chez les hommes, le premier duel opposait l’Iranien Reza Alipourshena à notre Français Guillaume Moro. Mais l’Iranien réalise un faux départ, ce qui permet à Guillaume de remporter ce duel. Malheureusement, comme Capucine, il commet une erreur en quart de finale, et se classera 8ème.

La suite du programme

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : résultats des qualifications

01 Juil

Les qualifications de la Coupe du Monde de difficulté de Villars s’achèvent à l’instant. Les 84 hommes et 78 femmes se sont affrontés dans deux voies de qualification, qui ont permis de les départager. Les 26 meilleurs poursuivront l’aventure en demi-finale demain.

Voici les résultats complets de ce premier tour.

Un 9/10 pour l’équipe de France

Commençons par notre équipe nationale, qui a failli réaliser un sans-faute. Sur nos dix grimpeurs présents au départ, neuf décrochent leur place pour les demi-finales.

Chez les hommes, tous rentrent dans le top 26. Mais il faut plutôt regarder au bas du tableau pour retrouver nos tricolores, qui se classent entre la 16ème et la 22ème position. Ce sont nos deux jeunes espoirs Mejdi Schalck et Paul Jenft qui réalisent les meilleures performances françaises. Tous deux tombent dans les derniers mouvements des deux voies de qualification, et se classent respectivement 16ème et 17ème. Derrière, Hugo Parmentier (20ème), Romaric Geffroy et Diego Fourbet (22ème ex-aequo) se font piéger en plein dévers, dans un crux qui sera fatal à 23 autres grimpeurs ! Heureusement, ils se rattrapent dans le deuxième tracé et réussissent à sortir du dévers, de quoi remporter leur ticket pour les demi-finales.

La compétition démarre bien pour l’équipe de France © IFSC

Chez les femmes, trois de nos Françaises gagnent leur place dans le top 10 du jour ! En tête, on retrouve Manon Hily, qui avait terminé au pied du podium de cette Coupe du Monde il y a 4 ans. La Réunionnaise atteint presque le relais de la première voie de qualification, et monte très haut également dans le deuxième passage, ce qui lui permet de prendre la 7ème place. Juste derrière elle, Hélène Janicot s’empare de la 8ème position, en chutant seulement une prise plus bas dans la première voie. Belle performance également de Salomé Romain qui accroche le top 10, chutant à quelques mouvements de Manon et Hélène. Enfin, Julia Chanourdie se qualifie également pour les demi-finales. Après une belle frayeur dans le premier tracé, où elle se classait 39ème après être tombée prématurément, notre grimpeuse olympienne se rattrape dans la seconde voie et parvient finalement à se classer 20ème.

Seule Nolwenn Arc ne parvient pas à passer les portes des qualifications. Une erreur au tout début de la première voie la classait 64ème du provisoire et sa prestation dans la deuxième voie lui permet de décrocher seulement la 34ème place de cette compétition.

Ao Yurikusa, le nouveau phénomène japonais ?

Est-il la nouvelle star japonaise ? Lors de l’ouverture de la saison de difficulté la semaine dernière à Innsbruck, ce jeune grimpeur de 19 ans avait fait son apparition dans le haut du tableau. 5ème des qualifications, il avait ensuite pris la première place des demi-finales, avant de monter sur la deuxième marche du podium, décrochant sa première médaille internationale.

Etait-ce un coup de chance ? Probablement pas ! Car aujourd’hui, Ao Yurikusa s’est de nouveau illustré en prenant la première place des qualifications. Il sera l’un des rares grimpeurs à enchaîner la première voie et sera celui qui montera le plus haut dans le second tracé, atteignant presque le top. Va-t-il garder cette position tout au long de la compétition ? Nous le saurons demain !

Les Japonais ont répondu présent avec 5 grimpeurs dans le top 11 des qualifications © IFSC

Une prise seulement derrière lui, on retrouve l’Américain Colin Duffy, qui a lui aussi marqué les esprits la semaine dernière à Innsbruck. À 18 ans, il devenait le premier grimpeur de l’Histoire à remporter une Coupe du Monde de bloc et de difficulté le même week-end. Aujourd’hui, il répond de nouveau présent, en terminant une prise en dessous du Japonais. Tous les autres favoris se qualifient également, à l’image de Sean Bailey (4ème), Kokoro Fujii (5ème), Alex Megos (8ème), Yannick Flohé (10ème) ou encore Yoshiyuki Ogata (11ème).

Seuls Jakob Schubert et Stefano Ghisolfi manquaient à l’appel ce matin. Déçu de sa 5ème place à Innsbruck, l’Autrichien a décidé de faire l’impasse sur cette deuxième manche à Villars, pour revenir plus en forme à Chamonix le week-end prochain. L’Italien a quant à lui attraper le Covid-19 et est contraint de regarder cette compétition depuis chez lui.

Le top 26 masculin

Janja Garnbret n’est pas première !

Un fait tellement rare, qu’il est important de le souligner. En effet, pour une fois, Janja Garnbret n’occupe pas la première place des qualifications. Ni même la deuxième ou la troisième. Non, elle figure cette fois en 4ème position. Car pour une fois, la gravité l’a emportée sur la Slovène, qui est tombée dans sa deuxième voie de qualification. Mais rassurez-vous, elle a chuté tout au sommet de la voie, à quelques centimètres à peine de la prise finale, après avoir enchaîné la voie 1.

Malgré son top dans la voie 1, Janja Garnbret ne décroche pas la première place du classement © IFSC

Trois grimpeuses peuvent donc se targuer d’avoir fait mieux que Janja Garnbret aujourd’hui. Tout d’abord, l’Américaine Brooke Raboutou, qui aura été impériale, en étant la seule compétitrice à enchaîner les deux voies de qualification. Médaillée de bronze la semaine dernière à Innsbruck, elle pourrait bien décrocher une couleur plus scintillante demain.

Suivent ensuite l’Italienne Laura Rogora et la Coréen Chaehyun Seo, qui s’adjugent la deuxième place ex-aequo. Elles enchaîneront elle aussi la première voie de qualification, et valorisent la prise sur laquelle chutera Janja.

Le top 26 féminin

La suite du programme

Vendredi 1er juillet :

21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Le record du monde de vitesse battu… à deux reprises !

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Le record du monde de vitesse battu… à deux reprises !

30 Juin

Katibin Kiromal a enflammé les qualifications de la Coupe du Monde de vitesse à Villars, en Suisse. L’Indonésien a battu le record du monde non pas une, mais deux fois de suite.

Un nouveau record du monde…

Opposé au Chinois Chung Man-Hei lors de son premier run de qualification, Katibin Kiromal a eu le mur pour lui tout seul après un faux départ de son concurrent, et en a profité pour frapper le buzzer en seulement 5,09 secondes. Dès son entrée dans la compétition, il venait de battre d’un centième de seconde son précédent record, établi lors de la Coupe du Monde de Salt Lake City le mois dernier.

… Qu’il écrase quelques minutes plus tard !

Non content de son troisième record du monde en quatre compétitions, Katibin est revenu au pied du mur de vitesse pour faire son deuxième passage. Cette fois, il a été encore plus rapide, affichant un temps de 5,04 secondes ! Il s’adjuge ainsi un nouveau record du monde et se rapproche de la barre légendaire des 5 secondes.

L’historique des records du monde de vitesse

Date Temps (s) Grimpeur Lieu
30 juin 2022 5,04 Katibin Kiromal Villars, Suisse
30 juin 2022 5,09 Katibin Kiromal Villars, Suisse
27 mai 2022 5,10 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
6 mai 2022 5,17 Katibin Kiromal Séoul, Corée du Sud
28 mai 2021 5,20 Leornardo Veddriq Salt Lake City, USA
28 mai 2021 5,25 Katibin Kiromal Salt Lake City, USA
30 avril 2017 5,48 Reza Alipourshenazandifar Nanjing, Chine
12 septembre 2014 5,60 Danyil Boldyrev Gijon, Espagne
31 août 2014 5,73 Libor Hroza Arco, Italie
13 octobre 2012 5,88 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine
13 octobre 2012 6,07 Evgenii Vaitcekhovskii Xinning, Chine

Des grimpeuses ultra rapides également !

Avant aujourd’hui, seulement trois grimpeuses étaient passées sous la barre des 7 secondes chez les femmes. À la fin de cette première journée de compétition à Villars, ce total avait plus que doublé puisque quatre nouvelles athlètes ont franchi la barre des 6 secondes, dont la Chinoise Niu Di, qui a établi un nouveau record asiatique en 6,91.

Sa compatriote Deng Lijuan l’a suivie de près avec un temps de 6,94 secondes, devançant de peu la Polonaise Aleksandra Kalucka, qui a réalisé un chrono de 6,95 secondes. L’Indonésienne Desak Made Rita Kusuma Dewi a été la quatrième grimpeuse à passer sous la barre des 7 secondes avec un temps de 6.97 secondes.

© IFSC

Trois français en finale !

Du côté de l’équipe de France, trois grimpeurs ont réussi à se qualifier pour les phases finales, qui auront lieu demain soir. Chez les femmes, Aurélia Sarisson réalise la 7ème meilleure performance en signant un temps de 7,21 secondes. Elle devance de quelques dixièmes Capucine Viglione, qui prend la 10ème place avec un chrono en 7,51 secondes.

Chez les hommes, Guillaume Moro sera le seul représentant tricolore en finale. Il réalise de belles qualifications en signant son record personnel : 5,49 secondes, de quoi prendre la 12ème place du classement.

La suite du programme

Vendredi 1er juillet :

9h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes


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Coupe du Monde de Villars : les infos clés !

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Cédric Lachat enchaîne “Le Goût du Sang” 9a

30 Juin

Cédric Lachat vient d’ajouter un nouveau 9a à son carnet de croix : “Le Goût du Sang”, au Précipice de Corbière.

Équipée par l’ex-sélectionneur de l’équipe de France, Corentin LeGoff, cette voie était peu à peu tombée dans l’oubli… Jusqu’à ce que Seb Bouin décide de s’attaquer à ce projet, dont il signera la première ascension.

Située au Précipice de Corbière, cette ligne remonte une rampe sur 30 mètres et comporte de nombreux coincements de genoux. Fuyant la chaleur estivale, le Suisse Cédric Lachat, qui a élu domicile non loin de cette falaise, a décidé de s’essayer à cette voie. Bien lui en a pris puisqu’il signe la première répétition de ce tracé, qu’il considère comme technique.

Avec cette canicule extrême, je suis allé faire un petit tour au Précipice de Corbière, accompagné de Seb Richard. On s’est mis une bonne mission pour nettoyer et caler « le Goût du Sang » 9a. Je viens tout juste de réaliser la deuxième ascension après Seb Bouin.

La première difficulté de cette voie : le brossage ! Pour la rendre grimpable, car elle n’est jamais parcourue et devient extrêmement sale après l’hiver. La voie est vraiment magnifique à grimper et quand même bien technique. Dommage que les points soient si mal placés !

En ce moment, avec ma copine, on passe nos journées à rénover notre maison, j’essaie donc de maintenir mon niveau pour cet hiver en faisant les projets à deux pas de chez nous. J’ai deux 9a et deux 9a+ qui m’attendent dès que les températures veulent bien redescendre. J’avoue que c’est le paradis d’habiter dans le Royans avec toutes ces falaises à côté…”

Objectif : 50 voies dans le 9 avant ses 40 ans

Après avoir clippé le relais de cette voie, Cédric Lachat s’est fixé un nouvel objectif : atteindre les 50 voies dans le neuvième degré avant ses 40 ans. Aujourd’hui âgé de 37 ans, il lui reste donc trois ans pour enchaîner les sept voies qui manque au compte.

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Coupe du Monde de Villars : les infos clés !

30 Juin

Les Coupes du Monde 2022 se poursuivent cette semaine, du 30 juin au 2 juillet, dans le petit village suisse de Villars.

Après l’ouverture de la saison de difficulté le week-end dernier à Innsbruck, en Autriche, la Place du Rendez-Vous de Villars accueillera la deuxième manche de l’année, en plus de la quatrième étape de la Coupe du Monde de vitesse.

La rentrée se poursuit pour la difficulté

Au total, 324 grimpeurs – 150 femmes et 174 hommes – sont inscrits pour grimper à Villars, représentant 35 pays. Tous les regards seront tournés vers l’olympienne Janja Garnbret dans l’épreuve de difficulté, la Slovène ayant obtenu sa 33ème médaille d’or en Coupe du monde à Innsbruck. Après avoir remporté la médaille d’argent à Innsbruck, la Sud-Coréenne Chaehyun Seo, Championne du Monde en titre, sera également à surveiller de près à Villars.

Après être entré dans l’Histoire à Innsbruck en devenant le premier homme à gagner une Coupe du Monde de bloc et de difficulté le même week-end, le grimpeur américain Colin Duffy tentera de remporter une nouvelle médaille à Villars. Bien qu’il n’ait pas réussi à monter sur le podium dans sa ville natale à Innsbruck, l’Autrichien Jakob Schubert, médaillé de bronze olympique et Champion du Monde de difficulté, pourrait également voir son nom en haut du tableau d’affichage ce week-end.

© IFSC

Les Coupes du Monde de vitesse reprennent !

Après trois Coupes du Monde de vitesse en mai – une à Séoul et deux à Salt Lake City – la saison de vitesse a marqué une pause d’un mois. Cependant, les grimpeurs les plus rapides du monde retourneront sur le mur ce week-end. Et une question plane dans l’air alpin : Villars verra-t-il l’établissement d’un nouveau record du monde de vitesse ?

L’olympienne polonaise Aleksandra Miroslaw et l’Indonésien Kiromal Katibin ont chacun établi non pas un, mais deux records du monde depuis le début de la saison. Lors de la première Coupe du Monde de vitesse de l’année à Séoul, Miroslaw a établi un nouveau record de 6,64 secondes, battant le précédent record du monde de 6,84 secondes, qu’elle avait établi aux Jeux Olympiques de Tokyo. Cependant, à Salt Lake City, l’olympienne a frappé le buzzer en 6,53 secondes, établissant ainsi son troisième record du monde consécutif. Katibin a arrêté le chrono à 5,17 secondes à Séoul. Puis, à Salt Lake City, l’Indonésien a battu son précédent temps avec un nouveau record de 5,10 secondes, réalisant également son troisième record du monde.

Miroslaw n’étant pas inscrit à Villars, l’attention se portera sur ses coéquipières Aleksandra et Natalia Kalucka. Natalia est l’actuelle Championne du Monde de vitesse, tandis que sa sœur Aleksandra est montée sur le podium lors des trois Coupes du Monde de vitesse de la saison.

© IFSC

L’équipe de France

Vitesse Difficulté
Capucine Viglione Julia Chanourdie
Aurélia Sarisson Hélène Janicot
Victoire Andrier Manon Hily
Lison Gautron Nolwenn Arc
Sarah Vouaux Salomé Romain
Manon Lebon Mejdi Schalck
Guillaume Moro Paul Jenft
Yann Le Clercq Romaric Geffroy
Pierre Rebreyend Diego Fourbet
Marius Payet Gaboriaud Hugo Parmentier

Le programme

Jeudi 30 juin :

15h00 – 16h30 : Qualification vitesse

Vendredi 1er juillet :

9h00 – 17h00 : Qualification difficulté hommes et femmes
21h00 – 22h00 : Finale vitesse

Samedi 2 juillet :

10h00 – 12h30 : Demi-finales difficulté hommes et femmes
20h00 – 21h00 : Finale difficulté hommes
21h00 – 22h00 : Finale difficulté femmes

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Cette année, les phases finales ne sont plus à suivre gratuitement sur YouTube en Europe, l’IFSC ayant signé un contrat avec la chaîne payante Eurosport.

Le calendrier complet de la saison 2022

  • 1re étape (du 8 au 10 avril) : Meiringen (Suisse) – bloc
  • 2e étape (du 6 au 8 mai) : Séoul (Corée du Sud) – bloc et vitesse
  • 3e étape (du 20 au 22 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 4e étape (du 27 au 29 mai) : Salt Lake City (Etats-Unis) – bloc et vitesse
  • 5e étape (du 10 au 12 juin) : Brixen (Italie) – bloc
  • 6e étape (du 22 au 26 juin) : Innsbruck (Autriche) – bloc et difficulté
  • 7e étape (du 30 juin au 2 juillet) : Villars (Suisse) – difficulté et vitesse
  • 8e étape (du 8 au 10 juillet) : Chamonix (France) – difficulté et vitesse
  • 9e étape (du 22 au 23 juillet) : Briançon (France) – difficulté
  • 10e étape (du 2 au 3 septembre) : Koper (Slovénie) – difficulté
  • 11e étape (du 24 au 2 septembre) : Jakarta (Indonésie) – difficulté et vitesse
  • 12e étape (du 30 septembre au 2 octobre) : Wujiang (Chine) – difficulté et vitesse
  • 13e étape (du 6 au 9 octobre) : Chongqing (Chine)
  • 14e étape (le 31 octobre) : Japon (lieu à définir)
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L’Américain Matt Fultz libère un nouveau 8C+ !

29 Juin

Il est l’un des plus forts grimpeurs des États-Unis et le confirme en enchaînant ce nouveau 8C+ !

Le grimpeur américain Matt Fultz a réalisé la première ascension de “Brace for the Cure” 8C+. Ce bloc commence dans “Jade” 8B+ et se poursuit sur une série d’arquées, qui deviennent très dures à tenir avec la fatigue.

En 2020, Matt était tombé dans le dernier mouvement dur. En 2021, il n’avait pu mettre qu’une session de travail avant de se blesser. Cette année, l’Américain s’est entraîné spécifiquement pour ce bloc, ce qui lui a permis de faire la croix.

J’ai bossé dur pour l’enchaîner celui-là ! C’est ma première ascension la plus difficile et probablement le deuxième bloc le plus dur que j’ai jamais fait. J’ai toujours eu du mal à aligner toutes les bonnes conditions entre la météo, la peau, l’énergie et la précision.

C’est une ligne assez unique. Chaque mouvement pris individuellement n’est pas trop mauvais si on arrive sur les prises parfaitement. Mais les arquées sont fines et tranchantes. Il m’arrivait souvent de ne pas arriver pile-poil sur la préhension d’une prise, puis d’être complètement crucifié pour le mouvement suivant.

Au moment de l’enchaînement, c’était tellement satisfaisant d’arriver sur chaque prise parfaitement pour une fois !”

Matt Fulz

En 2021, Matt Fultz a coché pas moins de trois 8C+, enchaînant “Sleepwalker”, “Grand Illusion” et “Creature from the Black Lagoon”. Entre ces répétitions, il a également établi “Blood Eagle”, 8A+ à Red Rocks, “Lil Jon” 8B et “Sound of Violence” 8C à Joe’s Valley. Ce sont deux des passages les plus difficiles de la région.

Fultz est l’un des rares grimpeurs à avoir la capacité de grimper “Return of the Sleepwalker” 9A, surtout si l’on considère qu’il a enchaîné “Sleepwalker” 8C+ “Squoze” 8B et “Trieste” 8B dans la même journée !

La vidéo de son ascension dans “Brace for the Cure” :

 

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