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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Deux 9a+ en une semaine pour Alex Megos !

20 Juin

Alex Megos est en forme ! Et l’allemand confirme cela sur le rocher.

Mercredi dernier, Alex signait la première répétition de “Companion of Change”, un 9a+ ouvert par Jakob Schubert en 2015. La voie aura demandé trois jours de travail à l’allemand, qui a dû programmer ses essais en fonction de la chaleur et de l’humidité sur place, à Zillertal en Autriche.

Et pour s’échauffer, Alex a d’abord enchaîné en un éclair “Love 2.1” 8c+ et “Dolby Surround” 8c+ également. Bien chaud, Alex a pu vaincre le crux sur micro-prises de “Compagnon of Change”, réévaluant sa cotation à un bon 9a+.

Ce week-end, Alex s’est déplacé dans le Tirol pour réaliser la première ascension de “Clash of the Titans”. Cotée 9a+, il s’agit d’une connexion entre “Juturna” 8c+ (qu’Alex a également enchaîné) et “Vulcanus”, un projet encore non libéré.

“Je suis certain que cette voie cote 9a+. La voie se compose en fait de deux sections bien distinctes, la première valant 8b+/8c, conduisant à un mauvais repos, permettant juste de délayer rapidement les mains. Ensuite viens LE crux: 10 mouvements très physiques sur de toutes petites prises, valant 8A+ bloc.”

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Résultats du sélectif de bloc senior à Fontainebleau

19 Juin

Ce week-end se tenait un sélectif senior de bloc au pôle France de Fontainebleau. À la clé, deux places en équipe de France, pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront à Munich les 18 et 19 Août.

Pour cela, deux tours étaient organisés. Un le samedi, l’autre le dimanche. Les deux grimpeurs hommes et femmes comptabilisant le plus de points à la fin du week-end gagneraient leur place en équipe de France.

Chez les femmes, les blocs proposés sont très durs. En enchaînant 1 bloc en 3 essais le samedi et 2 à vue le  lendemain, Maëlys Agrapart termine première de ce sélectif, comptabilisant 151 points. Derrière elle, l’autre grimpeuse à prendre son billet pour les Championnats d’Europe, c’est la grimpeuse de Massy Camille Faille, qui terminait troisième du premier circuit et deuxième hier, avec 154 points.

Chez les hommes, c’est Jérémy Bonder qui fait parler la poudre. Premier samedi et premier dimanche, il est incontestablement le vainqueur de ce sélectif, avec 200 points. Il sera d’ailleurs le seul grimpeur à enchaîner tous les blocs, des deux circuits.
Et c’est le champion de France en titre Alban Levier qui s’empare de la deuxième place du week-end, avec une quatrième place samedi et une deuxième place dimanche.

Photo: Coll. Muriel CP

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Un nouveau 8B bloc comme cadeau d’anniversaire pour Alex Puccio !

18 Juin

Après une 4ème place sur la Coupe du Monde de bloc à Vail, Alex Puccio est retournée faire ce qu’elle préfère par-dessus tout: perfer sur le rocher !

Alors qu’elle était censée récupérer de ce week-end intense à Vail en début de semaine, la grimpeuse américaine n’a pas résisté au rocher, voyant ses autres amis grimper. Ainsi, elle enchaînait d’abord en début de semaine “The Super Kind Traverse” 8A+. Une longue traversée, comme son nom l’indique, de plus d’une vingtaine de mouvements !

Le lendemain, le repos ne semblait toujours pas de rigueur pour Alex, qui réalise deux autres blocs à Wild Basin. Elle viendra tout d’abord à bout de “Sun Storm” 8A, avant de rapidement enchaîner un 7C+, de l’autre côté de ce même bloc.

Enfin, vendredi, le lendemain de son 28ème anniversaire, Alex s’est surprise elle-même à enchaîner “Bear Toss” 8B ! Après avoir abusé des parts de gâteau et du vin rouge la veille au soir, l’américaine ne se voyait pas au sommet de ce bloc le lendemain. Pourtant, après une séance d’entraînement en salle le matin, Alex s’est rendue jusqu’à RMNP pour enchaîner ce bloc physique, qui n’est autre que son 19ème 8B.

Voici la vidéo de ce bloc ci-dessous:

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Cédric Lachat se lance dans le coaching personnalisé !

17 Juin

Après des années et des années passées à haut-niveau, des compétitions internationales aux meilleures performances mondiales en falaise, le suisse Cédric Lachat se lance dans le coaching personnalisé, à travers CLEP Climbing – Cédric Lachat Expérience Performance.

Ainsi, Cédric propose un suivi individualisé pour chaque grimpeur ayant des objectifs en compétition, mais aussi en falaise.

  • Le principe:

– Une première séance où Cédric vous rencontre pour faire le point. Objectif, bilan, motivation, planification, temps disponible…

– Puis, selon vos attentes et les contraintes de votre vie privée, Cédric vous élabore un programme d’entraînement unique, basé sur vous et exprès pour vous. Pour Cédric, le contact est primordial ! C’est pourquoi, tout au long de la période d’entraînement, un suivi sera organisé régulièrement pour échanger sur les séances d’entraînement, l’état de forme, la suite du programme…

– Enfin, Cédric consacrera plusieurs demi-journées à ses poulains pour un entraînement personnalisé, sous ses yeux.


“Pour moi, l’entraînement et la progression passent en grande partie par le mental et par la manière d’aborder un exercice, de forcer, de respirer, de se concentrer. Forcer pour forcer n’amène pas à de grands résultats et surtout ne fait pas partie de mes méthodes. CLEPclimbing a pour but d’unifier la préparation physique et l’escalade au mental et à l’expérience. Vous forcerez en ayant conscience de ce que vous faites et vos résultats en seront décuplés.” C.L


Cédric met donc à profit toutes ses années passées à s’entraîner pour performer au service d’un petit groupe de grimpeur, qu’il suivra régulièrement et individuellement.

Pour cela, le suisse s’est créé un nouveau site web comme support. On y retrouve toutes les informations relatives aux différents coaching proposés, ainsi qu’une rubrique très intéressante, “Le B.A.-BA de l’entraînement”. À l’intérieur, quelques thèmes d’entraînement publiés par Cédric, comme, la visualisation, la respiration ou encore la gestion du stress, dont voici un extrait:

“Pour moi, une grimpe relâchée, c’est tenir une prise en y mettant le moins de pression possible, grimper de manière décontractée, prendre le temps de se reposer et d’analyser la suite, prendre des risques sans penser à la chute et croire à son objectif sans abandonner.
Lors d’un mouvement, le stress nous fait serrer les prises très fort. Dans ce même passage, sans stress, il est possible de tenir les prises avec deux fois moins de pression sans pour autant tomber. Imaginez alors gain d’énergie sauvé ! Malheureusement, c’est loin d’être si facile à réaliser.

Voici un petit exercice mental que j’aime beaucoup : dans un passage difficile qui demande beaucoup de force physique, essayez d’inventer une sensation de facilité dans votre corps alors qu’en réalité c’est un effort qui demande beaucoup de puissance. A cet instant, si vous parvenez à rester calme et relâché tout en acceptant le risque de chute, bien que l’effort soit présent et la chute interdite, vous aurez alors réussi à tromper votre corps et votre esprit en gérant votre stress !”

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  • entraînement

Chris Sharma libère l’arche du Pont d’Arc en deep-water soloing !

17 Juin

Il voulait le faire… Il l’a fait !

Profitant d’un rapide séjour en France, le King Chris Sharma a accompli un exploit qui lui trottait dans la tête depuis longtemps: libérer la célèbre arche du Pont d’Arc, en Ardèche. Pas de corde ni de baudrier, c’est en deep-water que l’américain a fait la croix !

Habitué à pratiquer ce type d’exercice, avec notamment des ascensions comme “Es Pontas” ou “Alasha”, à Majorque, enchaîner cette arche est tout de même l’un des exploits les plus impressionnants de Chris en deep-water.

En effet, les principales voies que le King ait faite au-dessus de l’eau ne dépassaient généralement pas les 20 mètres de haut. Le célèbre jeté d'”Es Pontas” se situe par exemple à 12 mètres de haut.

En revanche, l’arche du Pont d’Arc s’élève à plus de 30 mètres au-dessus de l’eau. Et autant vous dire que l’américain a mouillé le maillot à plusieurs reprises, tombant parfois depuis des hauteurs vertigineuses ! Car en deep-water soloing, impossible d’aller travailler un mouvement en particulier. Il faut recommencer depuis le bas de la voie et découvrir les passages au fil des mouvements.

Chris Sharma avoue qu’à de telles hauteurs, il était difficile pour lui de rester lucide sur ses prises de décisions.

Quant à la difficulté de la voie, il s’agirait pour lui d’un bon 8b+… Inutile donc d’essayer d’égaler la performance de Chris ce week-end 😉

 

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Une nouvelle identité pour la FFME: découvrez le nouveau logo !

17 Juin

« Le logo actuel a 15 ans et ne correspond plus à l’image de notre fédération, et notamment aux jeunes. La FFME, c’est aujourd’hui 80% à 90% des grimpeurs. Mais malgré ce constat, nous ne souhaitons pas devenir uniquement la fédération de l’escalade : ce nouveau logo intègre notre histoire, et incarne nos licenciés dans toute leur diversité », explique Pierre You, pré- sident de la FFME.

« L’objectif derrière ce changement de logo est double : parler aussi bien aux licenciés qu’à ceux qui ne le sont pas encore. Pour ce faire, le logo devait représenter toutes nos activités et être compréhensible au premier coup d’œil. D’où le fait d’avoir aussi bien « Montagne », qu’« Escalade » écrits en toutes lettres. En effet, l’acronyme « FFME » ne parle pas à tout le monde, et ne mettait pas assez en avant les pratiques », explique Marie-Anne Midy, directrice de la communication de la FFME.

Côté représentation des équipes de France, là encore, la FFME a souhaité innover : « nous introduisons également un nouveau design qui incarnera les sélections nationales d’escalade et de ski-alpinisme. C’était une demande forte de nos athlètes de pouvoir porter haut les couleurs françaises, tout en témoignant de leur appartenance à la fédération. C’est donc le symbole du coq qui sera désormais sur leurs tenues. Avec la participation de l’équipe de France jeunes d’escalade aux Jeux Olympiques de la Jeunesse dès l’année prochaine, le moment était idéal pour un tel changement », poursuit Maire-Anne Midy.

Le seul logo vertical dans la représentation des fédérations sportives

Vertical. Comment mieux incarner la FFME qu’en s’inspirant directement du mode de progression de ses pratiquants ? Car un logo doit impulser une dynamique, accompagner des axes forts de développement et se placer au plus proche des valeurs de l’entité qu’il incarne.

« C’est un cas de gure unique dans le paysage des fédérations sportives françaises : au- cune autre institution fédérale n’a un logo vertical comme emblème. Pour être impactant et désirable, un logo se doit d’être unique. Par unique, nous entendons non interchan- geable, avec des éléments graphiques qui ne peuvent fonctionner que pour lui. C’est le cas par la construction verticale du logo, mais aussi par le symbole illustrant tout à la fois le M de montagne et le E de escalade », explique Antoine Tremblot, directeur général de l’agence Leroy Tremblot, qui a dessiné le nouveau logo de la FFME.

« Notre fédération est toujours en mouvement, à innover, grandir et toucher toujours plus de passionnés de montagne et d’escalade. Il nous paraissait important que le nou- veau logo soit également dans cette mouvance, avec un visuel totalement novateur. Nous ne voulions pas rester dans notre « zone de confort », mais nous projeter dans le futur. Comme dans nos activités, pour avancer, il faut regarder au loin » complète Marie-Anne Midy.

Déployé cet été au niveau national, ainsi que dans les ligues et les comités territo- riaux de la fédération, le logo symbolisera officiellement la FFME à partir du 1er septembre prochain.

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L’entraînement dans la peau, chapitre 8 : Le feu des France !

16 Juin

Thomas Ferry, préparateur physique en escalade, s’est lancé dans une web série où il nous raconte sa vie de coach, les hauts et les bas, le tout saupoudré d’une grande passion. Découvrez dans ce chapitre 8, les émotions vécu par un coach, assis sur le banc des spectateurs à regarder ses poulains grimper.

Raconter ce que vit « un coach », au quotidien, se présenter devant les « on n’en a rien à foutre » et les « ça ne sert à rien », coucher des lignes pour quelques lecteurs en quête de subjectivité, de sincérité, forcément que cela questionne…

J’ai rencontré Christopher pour la première à fois en 2007, en vrai, physiquement. Ma présence était assez anecdotique, peut-être insolente. C’était sur un parking, au milieu d’autres grimpeurs devenus depuis (pour certains) des légendes françaises. J’en connaissais vaguement quelques-uns. Bref, j’étais spectateur d’un championnat de France très ordinaire, et je venais d’être séduit par l’humour et le charisme de cet homme. Je me rappelle de quelques spectateurs naïfs, croyant véritablement à des histoires de transferts de grimpeurs à plusieurs millions d’euros, à des salaires incroyables. Mais on ne se souvient pas de moi. Je passe et traverse souvent les paysages sans me faire remarquer. En fait, pendant des années, on m’a présenté plusieurs fois à ce speaker incroyable. Et encore 9 ans plus tard, à Chamonix. Il m’a même vouvoyé. Et encore, et encore. Oui, cette année encore. Christopher, l’homme qui ne retient pas mon visage, ni ma voix, ni qui je suis. En 2007, Monsieur Fuselier raflait le titre de Champion de France. 10 ans plus tard, le voici aux commandes de ces voies magnifiques, tout en coachant les membres de l’équipe de France. Alors, je ne peux pas envisager d’écrire un article sur les France sans féliciter les organisateurs, les ouvreurs, et ce Christopher qui depuis tant d’années met le feu au public, capable de transformer l’espace d’un instant une demi-finale des France en finale de coupe du monde, soutenu par les projecteurs, la musique, et tout ce (ceux) que j’oublie.

J’aime ces moments. Où je suis invisible. Dans l’ombre la plus totale. C’est le signe que je suis à ma place. De passage. Accepté. Naïf. Toléré. Curieux. Même mon propre club ignore qui je suis, qui je prépare. Cela me rappelle à quel point je ne suis qu’un pion dans cet échiquier. A quel point ce sont les grimpeurs qui grimpent. A quel point je peux contempler, profiter, admirer.

Timidement, les gens me demandent parfois si je suis content de mes « poulains ». En même temps, on ne sait pas vraiment qui je prépare, qui je suis, qui je porte, entre la grimpe, le physique, le mental, et un mélange d’un peu tout ça. C’est à la fois voulu et non voulu. Les hommes représentent 80% des sportifs que je prépare, et j’ai l’étiquette d’un « coach à gonzesses ». Pourquoi ? Sont-elles celles qui réussissent le mieux ? Celles qui communiquent le plus ? Sont-elles plus fières, ont-elles besoin de le formaliser davantage ? Comment appréhendent-elles la relation entraîneur / entraînée ? Un jour peut-être je répondrai à ces questions. Cela a une conséquence directe sur les articles que j’écris, et par un biais inéluctable, mon cerveau tend à me faire croire que je suis en effet un… « entraîneur à gonzesses ». A moi aussi.

J’ai vécu ces France avec beaucoup d’émotions, d’intenses émotions. Tout d’abord, puisque c’est d’ordre public, j’étais encore tout ému de voir grimper Mathilde qui a rejoint le pôle depuis un mois. J’étais concentré parfois sur sa nuque, d’autres fois je fixais ses pieds, trop habitué à décoder les signes de sa grimpe, en cherchant à savoir d’où venait tel ou tel tremblement, en vivant avec elle ces moments que j’ai appris à savourer au fil des années. Et pourtant, un sentiment de détachement s’est emparé de moi ; j’ai fini par redevenir un simple observateur lors de sa finale.

Alors, passons. Place aux ressentis. Professionnellement, j’étais surtout présent pour trois personnes.

Un grimpeur que je découvre, en qui je crois beaucoup. Chacun de ses regards semble contenir une flamme minuscule, mais intense. Une flamme qui n’a pas pour but d’éclairer mais de réchauffer, une flamme animé par un petit courant d’air, très léger mais perceptible. Voilà ce que j’ai compris de lui, sur lui. Inutile d’ouvrir la trappe en grand pour faire jaillir l’orange illusion, le feu passionnant qui anime les regards contemplatifs. Inutile de souffler, ce n’est pas un feu de camp qui rassemble. J’ai l’impression, depuis le début, qu’il suffit de laisser entrer un peu plus d’air, petit à petit, doucement, pour que la chaleur se diffuse. Ce grimpeur m’inspire. Il lui faut pour l’instant un peu d’air. Aux France, j’étais un courant d’air.

Une grimpeuse qui a été un fantasme d’entraînement, et qui m’a demandé de la suivre récemment. Pour préparer la suite. Pour profiter encore un peu de tout cela, et plus si affinités ! Comment retrouver du plaisir ? Comment même l’apercevoir lorsque son socle n’est plus forcément la réussite ? On entend tellement les sportifs dire que le plaisir est leur objectif du jour. En réalité, il n’est souvent qu’une résultante de la performance. Comment se faire plaisir ? Comment le trouver ? Comment le provoquer, sans négliger le reste ? Comment changer son socle ? Le plaisir, un bijou précieux. Voilà ce que m’a confié cette femme, cette grimpeuse devenue femme. Je n’ai pas encore trouvé son socle idéal, pour l’instant ce sont mes mains. J’ai un peu chaud, quand même, pour être tout à fait sincère…

Et puis, une autre grimpeuse. Des mouvements crépitants en demi-finale, porté par un Christopher flamboyant. Elle a tout simplement mis le feu à la salle. Durant ce moment, j’ai eu  l’impression de vivre une finale de coupe du monde, complètement hypnotisé par le spectacle. Christopher, une autre voix de la grimpe, suffisamment chaleureuse en profondeur et claire en surface. Subtil mélange qui enflammerait n’importe quel public. Ce duo d’un instant pour mes premières vraies sueurs du week-end. Ce duo improbable au milieu d’un immense feu de joie.

Bien sûr que je suis content de mes poulains. Je suis tellement fier.

Un mot m’est venu après la compétition : humilité. Voilà ce que j’ai ressenti. Surtout chez les grimpeurs. Et c’est parce que je me déplace trop peu sur les compétitions que je me permets de les comparer. Celle-ci était différente. Un feu extraordinaire. Pour la première fois, j’ai ressenti cette humilité chez presque tous les compétiteurs, y compris chez les finalistes. Un petit quelque chose de contenu. Comme si les émotions étaient plus facilement acceptées. Acceptables. De la douceur. La déception était questionnante, inspirante. La victoire semblait douce et apaisante.

Me voilà revenu à mes planifications, à mes tableurs, à mes calculs, à mes anticipations, à mes chiffres, à mes pourcentages. N’oublions pas que seules les émotions peuvent prendre le dessus sur la raison. N’oublions surtout pas que seules les émotions nous font avancer humainement. C’est un enseignement de ces championnats de France. Bravo à tous. Un courant d’air un peu chaud est passé par Valence. Un coup de vent invisible. Mais on m’avait dit qu’il y avait du vent dans cette ville…

Qu’est-ce que j’ai eu chaud !

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Le réseau de salle The Roof lance l’Académie de l’Aventure © The Roof !

14 Juin

À partir de Septembre 2017, le réseau The Roof et ses partenaires ouvrent les portent de l’Académie de l’Aventure The Roof.
Une équipe de jeunes entre 13 et 17 ans, sélectionnés chaque année dans les différents sites The Roof, découvriront ainsi de nombreuses activités de l’outdoor aux côtés d’athlètes de haut niveau dans chaque discipline. Plusieurs stages seront organisés chaque année après une formation théorique et pratique à The Roof.

Un projet porté par nos valeurs

Ce projet s’inscrit dans la démarche de The Roof et de ses équipes de faire partager et de proposer de nouveaux horizons en amenant l’outdoor en cœur de ville, en transmettant les savoirs, puis en incitant à se confronter à la pleine nature en dehors de nos zones de confort habituelles.

Le recrutement de la première promotion est ouvert

Jusqu’au 23 juin 2017, les candidatures sont ouvertes sur le site internet de l’Académie de l’Aventure © The Roof

Tu as entre 13 et 17 ans, tu es sportif disponible et motivé, et tu habites à proximité d’un site The Roof >> Télécharge le dossier de candidature.

Une formation théorique & pratique

Savoir s’orienter, maîtriser les bases de la météo, monter et descendre sur une corde dans toutes les situations,
savoir gérer et entretenir son matériel… voici quelques thèmes de cette formation théorique et pratique

Elle débutera à la rentrée de septembre et se divise en 2 temps :

  • Toutes les semaines à The Roof,

  • à l’occasion de 3 stages annuels regroupant l’ensemble des jeunes.

Matériel & frais

Le matériel collectif et personnel est fourni par nos partenaires techniques.

Les frais de l’Académie de l’Aventure © seront quasi intégralement pris en charge par The Roof.
Seuls quelques frais complémentaires liés aux transports ou à la restauration pourront être demandés sans jamais dépasser, sur la durée totale de la promotion, un montant maximum de 300 € par jeune.

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Interview: Nolwenn Arc, 17 ans seulement, et Championne de France de difficulté !

13 Juin

Nolwenn, tu viens de remporter ton deuxième titre de Championne de France en l’espace d’une semaine. Te rends-tu compte d’un tel exploit ?

Cette année, j’ai pris la décision de participer à toutes les coupes de France en senior, non par prétention mais simplement car je désirais me confronter aux élites françaises, étant donné mes résultats passés. C’est détendu que je suis arrivée à Arnas, la première coupe de France, et gagner a été une surprise et même un choc pour moi.
Mais je n’avais plus le même esprit aux Frances. Après ma victoire à Arnas et à Marseille, je ne me considérais plus comme une outsider. Par rapport à l’an passé, j’ai mûri et grandi. Je me sentais à ma place et prête à assumer ce rang.

Réaliser ? Non pas du tout ! Déjà que mes victoires en coupe de France je ne les réalise pas, comment voulez-vous que je réalise avoir pris le titre cette année ? Un titre en jeune, c’est déjà exceptionnel… Un titre en senior, c’est l’accomplissement d’un parcours. Il va me falloir du temps, je pense, et je crois même que c’est quelque chose que l’on ne réalise jamais vraiment ! Quoi qu’il en soit, chaque victoire me fera pleurer, et encore plus celles qui sont sur moi-même…

Après ta victoire chez les jeunes à Quimper, t’attendais-tu à rafler la victoire chez les seniors ?

Pour être honnête, j’étais très en forme. Avant les Championnats de France jeunes, je venais de remporter une Coupe d’Europe, à Imst. Quimper, c’était un fardeau pour moi. Quelque part, je me devais d’assumer mon rang, je n’avais pas le choix. Si j’ai honnêtement survolé les voies, gagner au temps était un défi et je suis fière de l’avoir relevé. C’était typiquement une victoire sur moi. Un troisième titre de suite, ça fait peur. Mais un titre en senior, ça fait encore plus peur, mais en même temps ça fait rêver.

Jamais je ne me serai attendue à gagner ! On me le disait mais je ne pouvais pas y croire ! Je ne suis pas quelqu’un qui me projette beaucoup sur le résultat. Pour moi, comme je le dis souvent, un rêve est déjà une limite et je ne veux pas en avoir. Je me laisse grimper et je vois ce qui me tombe dessus. Des fois ça marche et des fois non. L’ennemi est toujours la voie et le but est toujours d’atteindre le haut. On peut dire que ce week-end, j’ai gagné sur les autres mais je n’ai pas gagné contre la voie, et c’est ça le plus important… Le chemin est encore long et rempli de défis ! Mais c’est ça qui me fait rêver aussi !

Dans quel état d’esprit as-tu abordé cette compétition ?

Je vais vous avouer que je cherchais tout de même la qualification pour les championnats d’Europe, on ne va pas se mentir ! J’étais tendue aux qualifs et aux demis ! Je le sentais dans ma grimpe, assez crispée…
Mais la finale c’était différent. Si le stress était bien là, ce n’était pas un handicap. J’étais juste heureuse d’être là. Tout ce que je désirais, c’était de me battre jusqu’au bout ! Si je suis partie avec le couteau entre les dents, en étant détendue et relâchée, j’ai bien plus eu l’impression de jouer avec la voie, jouer avec les mouvements. En réalité, j’étais juste joueuse. On m’avait donné un défi, c’était à moi de le relever. Jouer le titre, c’était se jeter à l’eau. Et je l’ai fait.

Lors du temps d’observation, qu’as-tu pensé de la voie de finale ?

Waouh ! Vraiment waouh ! Une voie magnifique et super bien ouverte, des prises neuves et qui flashent ! J’étais pressée de grimper dedans. Et pourtant… Ce n’était pas du tout une voie pour moi ! Il y a quelque temps de ça, je ne savais pas jeter, mais aujourd’hui, c’est grâce à mon frère Kevin Arc, qui m’a poussée, que je l’ai fait. L’an passé, j’aurais eu peur, mais là, je l’ai vu différemment. Je savais la réputation que je possédais concernant les mouvements dynamiques et ce défi supplémentaire m’a poussé à être d’autant plus motivée ! Il était temps de prouver que j’en étais capable. En vrai, c’était important pour moi ! Vraiment.

Bon pour la petite anecdote, je suis quand même revenue en courant après la lecture pour supplier Ludo Lefèvre, qui me suit également à Nantes, de me faire des jetés…

Tu semblais parfaitement calme et à l’aise lors de ta grimpe en finale. Entendais-tu le public en bas, qui te poussaient, ou bien étais-tu parfaitement concentrée, dans ta bulle ?

Quand je commence une voie, plus rien n’existe autour. C’est une danse sur le mur. Je serai incapable de citer sur quelle musique je suis passée ou le moindre commentaire ! Quand je grimpe, il n’y a qu’une seule personne que j’entends, c’est moi. J’ai d’ailleurs souvent un petit temps de battement avant de me reconnecter avec le monde. La grimpe est une échappatoire pour moi, c’est le seul moment où je m’éloigne du monde pour me libérer. Là, c’est mon terrain de jeu. Je suis libre de faire ce que je veux et de jouer avec la voie.

Tu fais partie des rares grimpeuses à remporter un Championnat de France seniors à seulement 17 ans. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Charlotte Durif a toujours été mon modèle, comme Hélène d’ailleurs, que j’admire. Elles m’ont mis des étoiles dans les yeux, elles m’ont toujours fait rêver ! Gagner à 17 ans, c’est les rejoindre et ça me touche d’autant plus… Mais je pense que l’âge ne change rien. Le tout est d’être prêt dans sa tête. Chez les filles, ce n’est pas comme chez les gars… C’est maintenant, à mon âge, que la saison commence. Elles l’ont toutes fait d’intégrer l’équipe seniors à mon âge. Mais être championne de France… Oui c’est ouf et oui je ne peux totalement le réaliser. C’est hallucinant !!! Mais il va falloir vite redescendre sur terre… Les prochaines compétitions arrivent vite !!!

Quel meilleur souvenir gardes-tu de ce week-end ?

Isée ! Isée me sautant dans les bras quand j’ai gagné. Simon et Léo, les deux premiers à m’envoyer un message. Et ce moment… Le moment où on m’a appelé sur le podium. Les larmes aux yeux, trop d’émotions en même temps.

Cela peut être stupide mais je crois que mon meilleur moment est celui au final où j’ai réussi le jeté. Là, j’ai compris que j’avais changé…

As-tu changé des choses cette année dans ta manière de t’entraîner, qui t’ont permis de devenir encore meilleure que la saison dernière ?

Cette année, beaucoup de choses ont bougé pour moi ! Kevin me suivait, bien-sûr déjà depuis un an. La chose qui a changé, ce fut le fait d’avoir enfin une équipe. En rejoignant Vertical Art Nantes sur un coup de tête en janvier, j’ai réussi à découvrir l’esprit de groupe, l’émulation mais aussi une famille pour me soutenir. On m’a poussée dans les jetés, on m’a fait râler, on m’a fait pleurer mais on m’a aussi fait rire. J’ai appris à aimer m’entraîner dans mes points faibles. C’est devenu un jeu, un défi que j’ai pris tant plaisir à relever… Et c’est loin d’être fini ! Kévin, Vertical… Je vous aime !

Place à l’international maintenant. As-tu hâte d’aller jouer avec Janja Garnbret, Jaïn Kim ou encore Anak Verhoeven sur les Coupes du Monde ?

Ce dont j’ai hâte, c’est de revoir tous mes amis de l’an passé, et de continuer à faire des rencontres !!! Voyager aussi bien sûr ! Mais surtout, j’ai envie d’aller jouer. C’est un nouveau défi, de nouveaux murs, de nouvelles voies ! Grimper à leurs côtés, ça me fait rêver ! On verra bien où le chemin me mènera, mais en tout cas c’est vers le haut que je continuerai de regarder.

Un mot à dire sur la victoire de Manu Romain chez les hommes ?

Qu’il a toujours sa place sur mon poster de la Coupe du Monde en 2005 au-dessus de mon lit ! Non, en réalité, un grand grand bravo ! C’était osé, c’était de la pression et il nous a offert un spectacle grandiose. Il fallait beaucoup de courage quelque part et moi, ça m’impressionne. On a encore beaucoup à apprendre des ‘anciens’ ! Ils ont une belle mentalité ! Et j’ai envie de lui dire merci. Merci pour toutes les belles fois où j’ai pu le voir grimper, merci pour cet état d’esprit, merci de continuer à nous faire rêver et aussi merci pour l’interview ! Et oui … On attend toujours les jeunes au final !

Si tu as des remerciements à passer, c’est le moment !

Je ne peux pas commencer sans remercier mes parents. Ils me suivent partout, ils me soutiennent et ils ont même fait un mur dans notre garage ! C’est grâce à eux que je suis là. Mais je pense aussi à mes trois frangins, Kiki qui est toujours là pour moi, Erwann qui m’entraine en Autriche et Kévin… Depuis que je m’entraîne avec lui, j’ai explosé littéralement ! Il est ouf…

Je voulais également dire merci à Ludo et à toute la team Vertical Art de Nantes, Simon, Marie, Maéva, Coraline, Blaise, Ludo G. Waouh quel plaisir de grimper avec vous ! Merci aussi à Cholet et à Clément bien-sûr. Sans oublier Mike et Cécile !

Et enfin, tous ceux qui me soutiennent, les vrais potes. Juliette, mon amie depuis toujours, chez toi c’est comme ma deuxième maison, je t’aime ! Mais aussi Elie, Léo qui m’a fait comprendre bien des choses, Luce ma ptite sœur, Victor qui me maltraite, Nolwenn Berthelot qui est toujours là, et Camille avec qui j’ai eu le plaisir d’aller en Chine ! Vous savez ce que je pense de vous…

Un ptit clin d’œil à tous les autres et à mes amis de l’international !

Et enfin, mon réveil qui me rappelle chaque matin qu’il est l’heure d’aller courir… hein mon chien !

Photos: Vincent Favre

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Interview de Manu Romain, le nouveau champion de France de difficulté: “Veni, vidi, vici !”

13 Juin

Il est (re)venu, il a vu, il a vaincu ! Voilà une manière de résumer un week-end glorieux pour le briançonnais Manu Romain. Après plusieurs années passées en équipe de France, Manu avait mis un terme au monde des compétitions, sans toutefois raccrocher les chaussons.

Mais son petit côté joueur a repris le dessus cette année, et Manu est venu s’amuser sur ces Championnats de France 2017. S’amuser, tout en triomphant ! Car à la fin du week-end, c’est bien lui qui est monté sur la plus haute marche du podium. Interview à chaud du champion de France de difficulté.

– Manu, toi qui compte de nombreux podiums en Coupe du Monde, des victoires en Coupe de France et au Championnat de France… Elle a quel goût la victoire de ce week-end ?

Un goût de surprise ! Mais j’avoue avoir pris un immense plaisir à remonter sur cette marche…

– Qu’est-ce qui t’as motivé à revenir sur cette compétition, après quelques années d’absence ?

On va dire un peu la nostalgie des combats, l’ambiance avec mon club, les tournois de pétanque, et Romain Desgranges “Momal” qui me poussait pour que je vienne jouer avec lui.

– Honnêtement, avant de venir à Valence, t’attendais-tu à remporter le titre ?

Avant la compétition, j’y croyais sans y croire, et j’en rêvais sans vraiment la vouloir, alors il faut dire que j’ai un peu été pris au dépourvu. D’autant que quand on s’entraîne avec Momal, on ne peut pas y croire objectivement. Ce qui est un peu antinomique vu que je venais malgré tout pour l’affronter lui…

– Qu’as-tu pensé de cette voie de finale… Inédite !

Disons que dans un sens c’était une voie atypique avec du contorsionnisme à la mode « bloc moderne », et d’un autre côté ça permettait d’avoir un repos total dans la voie laissant plus de chances aux jeunes.
Mon niveau de rési n’étant pas aussi élevé que certains, j’avoue que ça me convenait bien ce repos qui coupait la voie en deux. Ça m’a permis d’aller jouer en haut. Quoi qu’il en soit j’ai pris beaucoup de plaisir à grimper dans cette finale.
Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que l’équipe d’ouvreurs a fait un travail incroyable tout au long de la compétition, et que nous nous devons de les en remercier.

– Tu étais venu pour t’amuser avant tout… Contrat rempli ?

Contrat plus que rempli. J’ai senti la pression monter à certains moments et j’ai réussi à la mettre de côté pour pouvoir m’amuser. J’ai pu grimper à un bon niveau durant toute la compétition, alors je pense pouvoir être satisfait du jeu…

– Romain Desgranges a dit que pour lui, ta victoire n’était pas une surprise et qu’elle n’était pas due au hasard. T’es-tu réellement entraîné pour cette compétition ?

Depuis qu’il a repris l’entraînement pour la saison 2017 j’ai essayé de m’entraîner autant que possible avec lui. Parfois avec quelques coupures liées à mes obligations professionnelles, mais de manière générale j’ai réussi à m’entraîner correctement. Il faut dire que c’est toujours motivant d’avoir un moteur comme Momal juste sous son nez. Et parfois aussi déprimant… Disons que quand on s’entraîne ensemble, j’essaie d’ouvrir des passages dans mes points forts et ses points faibles, comme ça moi ça me fait du bien au moral et lui ça le fait progresser. L’objectif principal restant qu’il défouraille le circuit mondial cette année !

Près de 7 ans séparent ces deux photos…

– Raconte-nous un peu ton quotidien depuis que tu as quitté le circuit international ?

Je ne sais pas si c’est une bonne idée, après tout le monde va vouloir intégrer les CRS du secours en montagne. Plus sérieusement je bosse au CNEAS à Chamonix qui est l’école de formation au secours en montagne de la police nationale. En gros, nous formons les policiers d’aujourd’hui à être les secouristes de demain. On les prend à la base et nous les formons à l’alpinisme, au ski, et aux techniques de secours…Si on caricature les choses, on fait de la montagne, des grosses sessions de powpow, et de l’hélico…

– Est-ce qu’un jour les Coupes du Monde pourraient te manquer comme les Championnats de France t’ont manqué cette année ?

Non…

– Romain Desgranges va peut-être vouloir prendre sa revanche, et récupérer les commandes du Black Pearl. Est-ce que l’on peut espérer te revoir sur une compétition prochainement ?

Si je suis dispo, je viendrai remettre le titre en jeu l’an prochain. Malgré que j’ai vraiment peur de prendre prochainement une raclée par un jeune de 16 ans… Maintenant si Momal veut récupérer son bateau je suis disposé à lui céder, en échange qu’il renouvelle sa victoire au championnat d’Europe dans trois semaines. Sinon je l’accepte évidemment avec grand plaisir comme moussaillon… J’espère que ça répond à la question !

– Un mot à dire sur la victoire de la jeune Nolwenn Arc chez les femmes ?

Je n’ai pas encore regardé le replay alors je ne l’ai toujours pas vu grimper, mais vu le niveau actuel des filles, j’imagine qu’elle a dû mettre un sacré run. De ce que j’en sais, elle a été magistrale. Je suis toujours admiratif quand c’est un jeune qui gagne, c’est de bon augure pour la suite. Quoi qu’il en soit je la félicite grandement et lui souhaite de ne pas oublier de s’amuser sur les prochaines compétitions. Ils sont l’avenir de notre sport…

Photos: Vincent Favre

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Championnats de France 2017: les plus belles finales de l’Histoire française ?

12 Juin

Quel spectacle hier soir à Valence ! Après de très belles phases de qualification et de demi-finale, nous nous attendions à de magnifiques finales pour clôturer cette édition 2017 des Championnats de France de difficulté. Hé bien le spectacle proposé a très largement dépassé nos espérances.

Les ouvreurs ont su faire de cet événement une véritable coupe du monde “100% française”. Nombreux sont les compétiteurs à avoir félicité Mike Fuselier et son équipe, pour la qualité des voies proposées tout au long du week-end.

Et hier soir, ces finales nous ont réservé leur lot de surprises… Entre joie, déception et émotion, notre coeur a vibré dans le gymnase du Polygone, face à l’imposant mur de Valence.

Nolwenn Arc, la nouvelle perle française !

Il est 14h50 à Valence, et nos mains sont complètement moites. Pas seulement à cause de la chaleur qui règne à l’intérieur de la salle, mais surtout en voyant les meilleures grimpeuses du pays donner corps et âme dans leur voie de finale. Elles étaient huit à prétendre au titre de championne de France. Quelques minutes plus tard, seule l’une d’entre elles sera sacrée… La compétition était lancée, que la meilleure gagne !

Et la voie féminine, d’une cinquantaine de mouvements, ne se laissera pas si facilement dompter. Un début qui “échauffe” les avant-bras, avant un jeté à deux mains. À partir de là, les choses sérieuses commencent: il va falloir avoir de la rési pour aller se battre au sommet !

Elles sont quatre favorites à prétendre à la couronne. La championne de France en titre, Mathilde Becerra, mais aussi Julia Chanourdie, Salomé Romain ou encore Hélène Janicot. Mais la magie des Championnats de France en décidera autrement, puisque ce n’est pas l’une de ces quatre femmes qui l’emportera…

Toutes passeront les premières difficultés sans soucis. Mais le milieu de la voie, très exigeant, qui impose une traversée en force avant quelques mouvements de désescalade, pour reprendre de plus belle dans un fort dévers, laissera toutes les favoris sur la touche. Même Julia Chanourdie, qui semblait pourtant “courir” dans la première partie devra s’avouer vaincue.

Celle qui fera sensation ne vous est pourtant pas inconnue. La semaine dernière à Quimper, elle s’emparait du titre de championne de France cadette. À 17 ans, Nolwenn Arc est venue prouver à ses aînées que les espoirs français peuvent venir chambouler le classement dans la cour des grands. Et comment !

Bien que connaissant le potentiel de l’adolescente, très peu la voyaient sur la première marche du podium. Puis les avis ont commencé à changer, samedi soir, après que Nolwenn ait clippé le relais de la voie de demi-finale, d’une manière très propre.

Hier, la jeune cadette semblait ne pas avoir la pression. Elle déroule sa grimpe, encore, et encore. Le public s’enflamme,   Nolwenn est la première à monter si haut dans la voie. Elle chute à quelques mouvements du top, mais qu’importe, elle devance de trois prises Julia Chanourdie et Mathilde Becerra. Ex-aequo tout au long de la compétition, ces deux grimpeuses seront alors départagées au temps. Avantage à Julia, qui monte pour la seconde fois consécutive sur la deuxième marche du podium des Championnats de France, devant Mathilde Becerra.

À 17 ans seulement, Nolwenn Arc s’empare d’un deuxième titre national en l’espace d’une semaine. Émue, la jeune grimpeuse n’en revient pas, elle a réussi son pari !

Le retour du héros !

Maillot de Briançon sur les épaules, sac à magnésie rose noué autour de la taille, short à fleurs bleu sous le baudrier… Manu Romain n’a même pas pris une ride ! Le briançonnais, devenu maintenant secouriste en haute montagne, avoue être nostalgique des compétitions, lui qui était le leader de l’équipe de France de difficulté dans les années 2010.

Un manque des compétitions, additionné à une envie de challenge contre son compère d’entraînement Romain Desgranges, et voici un Manu Romain en finale des Championnats de France de difficulté 2017.

Et pour aller au sommet de cette voie de finale, il fallait faire preuve de créativité. D’imagination également. De contorsion, d’agilité, de souplesse, de force, de résistance, d’équilibre et de puissance… La liste est encore longue.

Mike Fuselier, entraineur de l’équipe de France et chef ouvreur de la compétition l’affirme: “Nous avons créé un passage original au milieu de la voie. Je crois que c’est quelque chose d’inédit, et que cette séquence de mouvements n’a encore jamais été vue.”

 En effet, la voie est incroyable. Un début vertical, périlleux, qui piégera d’ailleurs Nao Monchois, pourtant très en forme ce week-end. Puis un jeté, suivi de quelques mouvements physiques en no-foot, avant d’atteindre LE passage délirant. Une pure section de bloc, où il faut se contorsionner dans tous les sens pour se retourner face au public et repartir de plus belle. Car nous ne sommes pas encore au bout des cinquante mouvements que compte la voie. Il faut ensuite faire preuve de gainage et de force, pour finir par une série de plats fuyants, avant un jeté final… lunaire !

Et celui qui a enflammé la salle hier soir s’appelle Tanguy Topin. Le grenoblois a probablement sorti le run de sa vie hier en finale. Il est le premier à nous faire découvrir ce passage si original. Tanguy se lance alors dans une séance d’acrogym au beau milieu de la voie. Il n’en revient pas lui même et demande au public de le soutenir à plusieurs reprises. Après un combat mémorable, il chutera juste avant la série de plats. Mais à son retour au sol, Tanguy Topin aborde un large sourire sur son visage. Il ne le sait pas encore, mais sa prestation le propulsera quelques minutes plus tard sur la deuxième marche du podium !

Car ni Thomas Joannes, ni Romain Desgranges n’iront plus haut que le grenoblois. Pourtant en forme, Romain Desgranges avoue ne pas avoir été très à l’aise dans cette voie de “d’jeuns” où la contorsion était de rigueur. “J’ai 20 ans de trop pour des voies comme celles-ci” ricane-t-il.

Et s’il y a bien un grimpeur qui s’est fait plaisir lors de ces finales, c’est Manu Romain. Ce dernier l’avait annoncé: si par chance il remportait le titre, il ne s’engagerait pas de nouveau sous les couleurs de l’équipe de France à l’international. “Je laisse ma place aux jeunes maintenant” commente-t-il.

Et pourtant, Manu aurait bien sa place face aux meilleurs mondiaux ! Bien qu’ayant stoppé les compétitions depuis quelques années, le briançonnais n’en a pas pour autant arrêté de s’entraîner, bien au contraire. Et on le voit, Manu serre toujours autant les prises. Et ce qui le faisait rire devient alors réalité: en étant le grimpeur à monter le plus haut dans la voie, il remporte le titre de Champion de France 2017 !

Sept ans après son dernier titre national, Manu est de nouveau sur la plus haute marche du podium. Quelle surprise de le voir ici, un large sourire aux lèvres, la médaille d’or autour du cou. Quel magnifique come back !

Les résultats des finales:

 

Un grand bravo au club Minéral Spirit pour l’organisation de cette compétition. Ces championnats de France furent un franc succès et pour l’avoir entendu chez de nombreux grimpeurs, cette édition 2017 est l’une des plus belles de tous les temps.

Place, maintenant à l’international, avec des compétitions qui arrivent très tôt à travers le monde. Première échéance et non des moindres, les championnats d’Europe, organisés en Italie, dans quelques jours.

 

Photos: Vincent Favre

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Nolwenn Arc et Manu Romain champions de France de difficulté 2017 !

11 Juin

C’est fait ! Les finales des Championnats de France de difficulté viennent de s’achever, dans une ambiance de FEU ! Nous avons assisté à un véritable spectacle d’escalade, qui aura fait rêver les grimpeurs et les spectateurs, venus en nombre pour encourager les finalistes.

Chez les femmes, on compte une nouvelle championne de France de difficulté. Son nom ne vous est pas inconnu: Nolwenn Arc, encore cadette, s’empare du titre national chez les seniors.

Chez les hommes, Manu Romain a renfilé le short à short pour nous faire vibrer ! Il devient le champion de France 2017, sept ans exactement après son dernier titre national.

Nous reviendrons prochainement plus en détails sur ces finales exceptionnelles, qui se sont déroulées cet après-midi à Valence. À très vite !

Les résultats complets des finales:

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Coupe du Monde de bloc de Vail: résumé des finales !

11 Juin

Des milliers de supporteurs se sont rassemblés devant le mur de Vail, aux USA, tout au long du week-end. Le point d’orgue avait lieu hier soir (ou plutôt au beau milieu de la nuit, pour nous, en France) lors des finales de cette cinquième manche de Coupe du Monde.

Et les grimpeurs ont dû décoder des blocs exclusivement sur volumes. American Style oblige, il faut dire que le mur fait briller les yeux des spectateurs, avec parfois des volumes de plusieurs mètres de large !

Et ces finales ont tenu toutes leurs promesses, avec un suspense haletant, puisqu’il faudra attendre le tout dernier bloc de la compétition pour connaître le grand vainqueur de l’étape.

Des finales très serrées chez les femmes !

Les quatre premières de la compétition sortiront toutes trois blocs. La victoire s’est donc jouée au nombre d’essais… et ce fut très serré.

Dans le bloc 1, Alex Puccio, la star locale, frappe fort. Elle sera la seule finaliste à enchaîner le premier bloc… À vue s’il vous plaît ! Puissante entrée en matière de l’américaine, qui laisse bouche bée les autres grimpeuses.

Mais retournement de situation dans le bloc 2, où l’équilibre est de rigueur dans cette dalle. Les japonaises Akiyo Noguchi et Miho Nonaka parviennent toutes deux à maîtriser la fin de ce bloc aléatoire, où tout se joue sur les pieds. Shauna Coxsey valide également ce bloc, à vue.

Ces quatre grimpeuses ne feront alors qu’une bouchée du jeté que propose le troisième bloc.

Avec deux tops chacune, le quatrième et dernier bloc s’annonce donc décisif. Deux énormes volumes cubiques émergent de la structure. La japonaise Akiyo Noguchi sera la première à en venir à bout, à vue, terminant devant sa compatriote Miho Nonaka à un petit essai seulement.

Shauna Coxsey devait alors enchaîner ce bloc en moins de trois essais pour espérer monter sur la première marche du podium. Une formalité pour la britannique, qui validera également à vue ce dernier bloc. Comptabilisant au total 3 blocs en 4 essais, elle remporte sa troisième victoire en Coupe du Monde cette saison.

Un podium masculin 100% asiatique 

Du côté des hommes, tous les compétiteurs parviendront à enchaîner le premier bloc des finales, avec un Yoshiyuki Ogata qui topera le bloc lors des toutes dernières secondes lui étant imparties.

Le puissant dévers du bloc 2 ne sera libéré que par le japonais Kokoro Fujii et le coréen Jongwon Chon, respectivement en deux et trois essais.

C’est alors que Jongwon Chon prend la tête du classement dans le bloc 3, grâce notamment à sa parfaitement technique de pied dans ce genre de dalle. Ce bloc sera également enchaîné par Meichi Narasaki (le petit frère de Tomoa), le russe Alexey Rubstov et le japonais Yoshiyuki Ogata.

Comme chez les femmes, les médailles allaient donc se jouer dans le dernier problème de la compétition. Un bloc où la puissance est de rigueur, qui conviendra parfaitement à Yoshiyuki Ogata, qui l’enchaînera à vue ! Pour sa deuxième participation à une finale de Coupe du Monde, ce jeune japonais de 19 ans monte sur la troisième marche du podium. Il devance son compatriote Meichi Narasaki, qui monte lui aussi sur son premier podium international. Décidément, ces japonais nous font rêver cette saison.

En enchaînant lui aussi le dernier bloc des finales, Jongwon s’adjuge la victoire. Il est le seul compétiteur à avoir validé les quatre blocs, et renoue donc avec la victoire.

Les résultats complets des finales:

Prochaine étape dans deux semaines. Changement de pays, changement de continent, changement d’ambiance. L’élite mondiale des grimpeurs a rendez-vous à Navi Mumbai en Inde.

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Championnat de France de difficulté seniors 2017: Résultats des demi-finales !

10 Juin

C’est dans une ambiance de feu que s’achèvent les demi-finales des Championnats de France de difficulté 2017 ! 

Et ce soir nous avons assisté à une véritable mini-coupe du monde, organisée d’une main de maître par le club de Valence. Tous les ingrédients étaient réunis pour que le show fonctionne à merveille: des grimpeurs au niveau surprenant, des voies calées au millimètre, pour assurer à la fois un beau spectacle pour le public, un moment de plaisir pour les grimpeurs, et un moyen de départager ces 26 finalistes hommes et femmes.

Trois grimpeurs au sommet chez les hommes ! 

C’est d’abord Nao Monchois qui a assuré le show ! Le junior homme, qui montait sur la troisième marche du podium la semaine dernière à Quimper en catégorie jeune, est venu bouleverser les seniors. En effet, il sera le premier grimpeur à libérer la voie de demi-finale masculine, et avec la manière !

Et c’est le bon vieux duo de choc Manu Romain/Romain Desgranges qui a fait parler la poudre ce soir. Après deux années d’absence, le briançonnais revient s’amuser sur ces Championnats de France, et se tirer la bourre avec le chamoniard Romain Desgranges, comme à la bonne vieille époque. Mais ce n’est pas la voie de demi-finale qui départagera les deux compères, puisqu’elle sera enchaînée d’abord par Manu, puis par Romain.

Derrière, Thomas Joannes assure sa place en finale, tout comme le jeune cadet Sam Avezou, qui fait forte impression. Il sera d’ailleurs le premier à enflammer le public et à monter si haut dans la voie.

Tanguy Topin, Charli Blein et Anatole Bosio feront également partie des finalistes demain.

Belle bataille au sommet chez les femmes !

Si la voie des hommes aura fait rêver plus d’une personne dans le public, le tracé féminin propose le même spectacle vertical. Un crux situé aux deux tiers de la voie fera tomber les premières demi-finalistes. Puis la verticale limite est repoussée par la grimpeuse de Chambéry, Marion Traber. Frôlant dans sa chute la prise finale du bout des doigts, elle s’assure une place en finale demain. Tout comme Kenza Slamti et Nolwenn Berthier, qui, bien que touchant cette dernière préhension également, ne parviendront pas à y rester accrocher.

Mais rassurez-vous, la voie n’est pas rester vierge d’ascension très longtemps. Au total, elles seront cinq à clipper le relais de cette demi-finale. Nolwenn Arc, sereine, ne vibre pas. Comme à son habitude, chacun de ses mouvements est posé et réfléchi. Et mouvement après mouvement, la cadette se fraye un chemin jusqu’au top de la voie.

Pas de soucis non plus pour les grandes favorites de la compétition, qui se hisseront jusqu’au sommet. C’est validé pour Mathilde Becerra, Julia Chanourdie, Salomé Romain et Hélène Janicot.

Les résultats complets:

 

Le dénouement final aura lieu demain, à partir de 14h30. Une nuit de repos bien méritée pour les huit finalistes hommes et femmes, et dans quelques heures, ils se disputeront le titre qui fait tant rêver: Champion de France de difficulté 2017 !

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Coupe du Monde de bloc de Vail: des demi-finales pleines de surprises !

10 Juin

Quelques heures avant que ne commencent les demi-finales des Championnats de France de difficulté, une autre demi-finale se tenait à plusieurs milliers de kilomètres de Valence.

Quelques-uns des meilleurs bloqueurs mondiaux s’affrontaient sur la Coupe du Monde de Vail, aux USA. La chaleur de la journée s’estompant peu à peu, les demi-finales pouvaient débuter. Quelques heures plus tard, il ne resterait plus que six hommes et six femmes. Tous avaient les cartes en main pour aller décrocher leur place en finale, qui débutent dans quelques instants.

Qui sont-ils ? Réponse ci-dessous !

Ils sont… Ils sont… Japonais ! Tout comme sur l’étape de Nanjing, quelques semaines plus tôt, l’équipe japonaise a réussi l’incroyable exploit de qualifier six de leurs grimpeurs en finale. Cela signifie donc que la moitié des finalistes ce soir seront japonais. Oui oui, un grimpeur sur deux ! Depuis le début de la saison, cette équipe nationale ne cesse de nous surprendre, parvenant même à devenir de plus en plus fort au fil de la saison.

Chez les hommes, le numéro 16 mondial semble se révéler sur ce tour de demi-finale. À 19 ans, Yoshiyuki Ouata s’empare de la tête du classement, de la plus belle des manières. Il sera le seul grimpeur de la compétition à enchaîner les quatre blocs de finale !

Derrière lui, on retrouve son compatriote Kokoro Fujii, qui empochera 3 blocs en 5 essais. Ça passe aussi pour le russe Alexey Rubstov, ou encore pour le coréen Jongwon Chon.

Enfin, Keita Watabe est impressionnant et signe une cinquième finale consécutive cette saison !

Coup de tonnerre chez les femmes ! Tenez-vous bien: c’est la première fois que Janja Garnbret manque une finale d’une compétition internationale chez les seniors ! La slovène a flanché sur ce tour de demi-finale… de peu. Elle se classe 7ème, première non-qualifiée, à cause de deux essais de trop dans la course aux prises bonus, la privant de finale.

Et c’est Shauna Coxsey qui a mis tout le monde d’accord tout à l’heure, reprenant la place qu’elle préfère le plus. En validant 4 blocs en 6 essais, elle se classe première, devant la championne du monde en titre Petra Klingler et la slovène Katja Kadic. Elles seront les trois seules femmes à valider les quatre blocs des demis.

  • Le top 6:

 

Le live des finales, à suivre ci-dessous à partir de 00h30, heures françaises:

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Championnat de France de difficulté séniors 2017: Résultats des qualifications !

10 Juin

Les Championnats de France seniors de difficulté 2017 débutent aujourd’hui à Valence. Depuis 10h ce matin, les meilleurs grimpeurs français se donnent à fond sur le mur du Polygone.

Deux groupes de qualification pour départager les 167  compétiteurs présents. Un seul but: se faire plaisir, tout donner, et aller chercher le titre de Champion de France 2017 pour les meilleurs d’entre eux.

Et du niveau, il y en a ! Les voies de qualifications sont corsées dès ce premier tour, afin de pouvoir départager tous les grimpeurs présents. Et quand on fait le bilan de cette première matinée, on se dit que le spectacle promet d’être grandiose pour les phases finales…

  • Voici les résultats des qualifications. Les 13 meilleurs de chaque groupe accèdent aux demi-finales.

Seniors femmes: 

 

Seniors hommes:

 

Suite de la compétition à partir de 19h30, avec les demi-finales hommes et femmes, à suivre en direct depuis PG !

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Coupe du Monde de Vail: résumé des qualifications féminines !

10 Juin

Après un premier tour qualificatif pour les hommes hier, la cinquième manche de Coupe du Monde de la saison s’est poursuivie avec les femmes.

Et c’est sous un soleil éclatant et une chaleur estivale que les meilleures grimpeuses de la planète ont dû décoder les blocs proposés par les ouvreurs.

Des favorites bien présentes !

Et elles ne seront que deux à enchaîner l’ensemble des cinq blocs de ces qualifications ! Janja ? Alex ? Shauna ? Miho ?

Janja Garnbret et Alex Puccio bien sûr ! Dans le même groupe, ces deux grimpeuses font sensation en étant les seules de la compétition à venir à bout de tous les problèmes. Avantage à Janja, qui se hisse en tête du classement, enchaînant les 5 blocs en 7 essais.
Deux essais supplémentaires seront nécessaires à Alex Puccio pour réaliser la même performance que la slovène. Nos prédictions se confirment, l’américaine est bien en forme et prête à aller chercher une médaille d’or à domicile !

Toujours dans ce premier groupe, devinez qui suit ces deux grimpeuses ? Shauna Coxsey, la leader du classement général provisoire. La britannique prend la 3ème place de sa poule, en retrait par rapport aux deux femmes de tête, avec 3 blocs en 4 essais. En effet, elle ne parviendra pas à valider les blocs 2 et 3, seulement enchaînés par Janja et Alex.

Dans l’autre groupe, deux japonaises prennent les rênes du classement. Miho Nonaka se hisse en pole position, avec 4 blocs en 7 essais, devançant sa compatriote Akiyo Noguchi, avec 3 blocs en 9 essais.

Carton plein de nouveau de l’équipe japonaise !

Chez les hommes hier, on croyait assister à une compétition nationale au Japon. Dans le Top 10, neuf grimpeurs japonais. Une performance hallucinante de la part de cette équipe masculine, qui parvenait à rentrer tous ses grimpeurs en demi-finale.

Chez les femmes, les nippones font parler la poudre également. Les quatre grimpeuses au départ rentrent toutes dans le Top 10 des qualifications. Le scénario parfait établi chez les hommes quelques heures plus tôt se réitère chez les femmes: toutes les grimpeuses japonaises seront en demi-finale ce soir !

La Team USA ne se laisse pas faire !

Emmenée par Alex Puccio, l’équipe américaine a également répondu présent sur ce premier tour qualificatif. À 16 ans, Brooke Raboutou, qui participe à sa première compétition internationale chez les seniors, prend la troisième place de son groupe. Avec 3 blocs en 9 essais, elle confirme que la révèle américaine est assurée.

La puissante Meagan Martin empoche également son billet pour les demi-finales, tout comme Megan Mascarenas, ou encore Lily Canavan.

Le Top 20:

Suite de la compétition aujourd’hui, avec les phases finales, qui seront à suivre en direct depuis Planetgrimpe.
Début des demi-finales à partir de 18h00 (heures françaises). Finales en nocturne pour nous en France, dès 00h30.

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Coupe du Monde de Vail: Extrême domination des Japonais !

09 Juin

Que ce week-end de compétitions commence ! Et il débute fort, avec les qualifications masculines de la Coupe du Monde de bloc aux USA.

Petit rappel, cette manche qui se déroule à Vail, dans la capitale américaine des sports de montagne, est la cinquième de la saison. Considérée comme l’une des plus belles étapes du circuit international, les ouvreurs ont mis dès les qualifications les petits plats dans les grands.

Et ce sont les hommes qui ouvraient le bal aujourd’hui, à partir de 09h00 (17h00 en France). Tous les cadors ont répondu présent à l’appel, sauf nos membres de l’équipe de France, qui ne sont pas rentrés dans les critères imposés par la FFME pour participer à cette étape.

Pas d’équipe de France, mais une équipe japonaise hallucinante !

On les savait fort… On les savait très fort… Mais là, il faut reconnaître que ces grimpeurs japonais nous laissent bouche bée ! Alors oui, ils étaient 10 à prendre le départ de cette compétition, et se retrouvent tous dans le top 20 à l’issue des qualifications. Ce qui signifie que demain, la moitié des demi-finalistes seront japonais. Très belle prouesse de cette équipe.

Mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est que parmi les 10 premiers de ces qualifications, 9 portent le maillot du Japon ! Oui, oui ! Ils ont quasiment trusté les dix premières places de cette première journée.

D’ailleurs, les seuls grimpeurs à enchaîner tous les blocs de qualifications seront japonais.

Mais alors, qui est le meilleur d’entre eux ? Tsukuru Hori et Rei Sugimoto, deux des japonais les plus expérimentés de cette si forte équipe. Dans leurs groupes respectifs, ils seront ceux qui enchaîneront les 5 blocs le plus rapidement: 9 essais pour Tskuru contre 8 pour Rei.

Tomoa Narasaki fait également partie de ce Top 10, tout comme Keita Watabe, qui validera 4 blocs en 6 essais.

Mais qui est le grimpeur qui s’est faufilé parmi cette armée de japonais ? Sean Bailey, le jeune grimpeur local de 21 ans, qui participera à sa première demi-finale chez les seniors demain.

Derrière, place à une belle diversité de nations, avec dix concurrents qui viennent de dix pays différents. L’Allemagne est bien représentée, avec un Jan Hojer qui enchaîne 4 blocs en 12 essais prenant son ticket pour la suite de la compétition, tout comme Jorg Verhoeven, 11ème, qui semble s’être bien remis de sa chute.

Alexey Rubstov, 2ème du classement général provisoire, n’aura pas su contrer cette équipe japonaise aujourd’hui. Il prend la 13ème place de ces qualifications, avec 3 blocs en 4 essais.

Jongwon Chon a eu chaud lui aussi. Quelques essais de plus et le coréen ne passait pas les premières phases de cette compétition. Il se classe 18ème et s’élancera donc dans les premiers demain.

Le Top 20:

Place maintenant aux femmes, avec les qualifications qui débuteront à partir de 15h00 heures locales (soit 23h00 en France). Demain, les demi-finales et finales seront à suivre en direct dans la soirée.

Photos: Eddie Fowke

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Calendrier national des compétitions 2017/2018

09 Juin

Suite à un travail de coordination des nombreuses candidatures à l’organisation d’épreuves nationales effectué reçu par le département compétition de la FFME, voici les rendez-vous nationaux à ne pas manquer la saison prochaine, portés ce jour à notre connaissance !
 

 

Quelques commentaires sur ce calendrier :

  • Le lieu du Championnat de France de bloc senior est encore actuellement en négociation, nous vous tiendrons informé sous peu.
  • L’étape de Coupe de France de Bischwiller, près de Strasbourg,initialement prévue le week-end des 7 et 8 avril a été décalée au 14 et 15 avril pour cause de candidature à l’organisation en France d’une étape de Coupe d’Europe jeunes de vitesse et de difficulté.
  • Le Championnat de France handi-escalade se déroulera à Arnas, conjointement au Championnat de France de difficulté.
  • Les Championnats de France de vitesse se dérouleront à Niort, conjointement à une étape de Coupe de France de difficulté seniors.
  • Il reste des dates disponibles pour des étapes de Coupes de France de vitesse, nous allons solliciter différents organisateurs potentiels.
Qu’ils soient locaux, régionaux, national ou international, force est de constater que nos différents calendriers sportifs comptent de plus en plus de compétitions et c’est une très bonne chose pour notre discipline !
 
Cet accroissement permettra à chaque grimpeur et chaque grimpeuse de trouver une épreuve adaptée à son niveau, ses objectifs et ses ambitions.
 
C’est ainsi que, au cours des prochaines saisons, il y aura de plus en plus de compétitions de différents niveaux proposées sur une même date.
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Les Championnats de France de difficulté seniors à suivre en direct ce week-end !

09 Juin

Comme vous le savez sûrement, ce week-end a lieu la compétition la plus prestigieuse du circuit national: les Championnats de France seniors de difficulté.

Et cette année, c’est Valence qui accueille l’événement. Les meilleurs français de la discipline se disputeront le titre, qui sera remis en jeu par Mathilde Becerra et Gautier Supper. 

Et si vous n’avez pas la chance d’être sur place pour suivre l’événement, un live sera mis en place, pour les phases finales de la compétition dimanche. Christopher Hardy sera aux commentaires sur place, tandis que sur le live, la parole sera donnée à Philippe Join-Lambert et Cécile Avezou.

L’équipe de Planetgrimpe sera également sur place pour vous livrer toutes les informations en direct de la compétition: résultats, résumés, photos…

À très vite !

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Programme:

Samedi

10h00 : Début des qualifications

19h30 : Demi-finales

Dimanche

13h30 : Ouverture au public

14h30 : Finale femmes

15h30 : Finale hommes

16h30 : Podiums du Championnat de France

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Coupe du Monde de bloc de Vail: toutes les infos à quelques heures du lancement !

08 Juin

Gros week-end de compétition en perspective. Si en France, nos championnats nationaux de difficulté se dérouleront ce week-end, de l’autre côté de l’Atlantique, à Vail, se disputera la cinquième Coupe du Monde de bloc de la saison.

Chaque année, cette Coupe du Monde made in USA fait rêver plus d’un grimpeur. Une étape 100% ricaine, avec des ouvertures souvent dosée à la perfection, dans un pur style local.

Les américains vont-ils briller chez eux ?

Sur les 125 athlètes qui prendront le départ Vendredi, 41 grimpeurs endosseront le maillot de l’équipe américaine. Parmi eux, les cadors de la discipline, notamment chez les jeunes, avec la présence de Margo Hayes, Brooke Raboutou ou encore Kai Lightner. Tous sont montés sur le podium des Championnats du Monde jeunes, à Guangzhou.

Megan Mascarenas remportait l’étape de Vail, la saison dernière. Cette année, la jeune américaine sera aussi de la partie, tout comme Nathaniel Coleman chez les hommes, ou le légendaire Daniel Woods.

Les trois mousquetaires !

Va-t-on assister à une bataille au sommet entre trois femmes ce week-end ? Shauna Coxseye et Janja Garnbret se disputent la première place depuis le début de la saison. Et si Alex Puccio venait mettre tout le monde d’accord ce week-end, s’imposant chez elle, face à son public. Une chose est sûre, aux vues de ses dernières performances sur le caillou, l’américaine semble fin prête !

Les Japonais vont-ils conquérir le Colorado ?

Ils ont conquis la Suisse, puis la Chine, et le Japon. Ils débarquent maintenant aux USA, où ils comptent bien poursuivre sur leur lancée. Oui, l’équipe japonaise n’a jamais été aussi forte qu’elle ne l’est maintenant.

Keita Watabe, en tête du classement général a terminé dans le Top 4 sur toutes les étapes de cette année. Non loin derrière lui, on retrouve le champion du Monde en titre, Tomoa Narasaki, suivi de Rei Sugimoto et Kokoro Fujii, qui montait sur la plus haute marche du podium l’année dernière à Vail.

Ils devront faire face au russe Alexey Rubstov, toujours dans la course au titre, ou encore du coréen Jongwon Chon, lui aussi très en forme.

Et l’équipe de France dans tout ça ?!

Hé non… Vous ne verrez pas Fanny Gibert, Manu Cornu ou Micka Mawem sur cette étape. Pourtant, tous ont déjà été au moins une fois en finale cette saison. Oui, mais selon les critères imposés par la FFME, ce n’est pas suffisant pour espérer aller participer à cette étape à Vail.

Pourtant, nos grimpeurs de l’équipe de France semblaient en nette progression. Mais les critères exigeaient de monter sur un podium sur l’une des quatre premières manches. Ce qui n’a pas été le cas pour nos français, même si Micka Mawem terminait 4ème de la dernière Coupe du Monde à Tokyo.

Dommage donc… Surtout que le retour de nos français n’est pas prévu pour tout de suite. En effet, aucun tricolore ne participera non plus à la Coupe du Monde de Mumbai en Inde, dans deux semaines. Rendez-vous donc en Août pour voir briller le maillot français sur le mur de Munich.

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  • Le programme, heures françaises:

Vendredi 09 Juin:
17h00: Qualifications hommes
23h00: Qualifications femmes

Samedi 10 Juin:
18h00: Demi-finales
00h30: Finales

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Les phases de demi-finales et de finales seront à suivre en direct. Sinon, vous retrouverez les résumés complets et résultats de chaque tour sur Planetgrimpe.

Le point sur le classement général provisoire:

 

L’article complet de la mi-saison à retrouver ici.

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Les premières images d’Alex Honnold, dans son solo de l’extrême, à faire froid dans le dos !

06 Juin

Âmes sensibles, s’abstenir !

Ce week-end, Alex Honnold signait l’une des plus grosses performances de l’Histoire de l’escalade. L’américain devenait le premier Homme à libérer El Capitan en solo intégral. Plus d’une trentaine de longueurs, soit l’équivalent de plus de 900 mètres d’escalade, sans la moindre protection. Pas de corde, ni baudrier. Seulement une paire de chaussons et un sac à magnésie, noué autour de la taille.

Tom Evans a eu la chance de faire partie de la team National Geographic, c’est-à-dire le peu de personnes ayant été informés de l’ascension d’Alex, pour immortaliser le moment. Ce dernier ne voulait pas que trop de monde soit au courant de son projet, histoire de ne pas subir une pression extérieure.

L’oeil vissé à son téléobjectif, Tom Evans a donc pu suivre la progression d’Alex, minute après minute, les mains complètement moites sur son appareil photo, capturant plus de 359 images. En voici une petite sélection:

Alex dans la 5ème longueur de “Freerider”. La confiance dans ses pieds doit être totale. C’est pourquoi, il s’assurait de chacun de ses appuis de pieds, regardant souvent vers le bas, avant de transférer totalement le poids de son corps sur sa jambe.

L’une des longueurs les plus intrigantes et difficile à comprendre de l’ensemble de la grande voie. 

Rencontre avec une équipe de grimpeur en train de dormir sur un portaledge. Quelle ne fut pas leur surprise en se réveillant face à Alex, qui tentait l’ascension de la voie en solo !

L’ascension se poursuit…

… Dans une section en fissure, très technique.

Étrange contorsion dans ce passage, à plusieurs centaines de mètres du sol ! 

Alex Honnold atteint le sommet de la voie. Après 3 heures et 56 minutes de grimpe, il “court” littéralement jusqu’au sommet de El Capitan. Alex vient de réaliser la prouesse de sa vie, l’une des plus grosses performances de l’Histoire.

  • En bonus, le premier clip vidéo d’Alex, pendant l’ascension:

 

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À 46 ans, Steve McClure libère le premier 9b d’Angleterre !

06 Juin

Longtemps considéré comme le meilleur grimpeur d’Angleterre, Steve McClure vient renforcer cette idée. À 46 ans, il semble être au top de sa forme !

En effet, Steve vient à bout d’un projet de longue date, qui serait la voie la plus dure d’Angleterre: “Rainman”, 9b. 

La voie commence dans “Raindogs” 8a, puis passe par le crux de “Rainshadow” 9a, avant de poursuivre dans “Batman” 9a/+, pour en finir dans “Bat Route” 8c.

Une très longue connexion, que Steve travaillait depuis des mois, des années même, puisqu’il aurait mis plus 100 sessions dans ce projet, depuis 2010.

Grâce à cette performance, Steve McClure devient le grimpeur le plus âgé à atteindre le 9b.

Ce n’est pas le premier record de l’anglais, qui avait déjà établi en 2007, le premier 9a+ de son pays, avec “Overshadow”.

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Inouï ! Alex Honnold signe l’ascension la plus dangereuse en solo intégral de tous les temps !

04 Juin

À quelques dizaines de mètres du sommet, Alex prend le temps de contrôler sa respiration. Sa concentration est au maximum. Il ferme les yeux, l’espace d’un instant. Il est à plus de 900 mètres de haut, sur l’imposante face d’El Capitan, dans le dernier crux de “Freerider”. Sans baudrier. Ni corde. Ni aucun autre système de protection. Le voilà confronté à une dalle, lisse, polie comme du verre. Les prises de mains frôlent l’inexistant. L’américain doit alors se lancer dans une série de mouvements où seuls ses pieds, en adhérences totales, lui permettront de progresser.

Alex Honnold était en train de réaliser l’un de ses rêves de gosse. Escalader en solo intégral, El Capitan, au Yosemite, l’un de ses monstres de roche les plus mythiques du Monde.

Une prouesse encore jamais réalisée, et longtemps pensée… impossible.

Quelques heures plus tôt, Alex se levait, pour ce qui semblait être une journée “banale”. Il se réveille à l’intérieur de son fourgon aménagé, enfile son tee-shirt fétiche, rouge, et son pantalon noir en coton. Calme, il profite de son petit-déjeuner dehors, mangeant ses traditionnelles céréales sous un soleil radieux.

Il est temps pour lui de partir. Nous sommes le Samedi 03 Juin 2017, il est 05h32. Et cette journée sera loin d’être banale. Alex enfile ses chaussons, puis noue son sac à magnésie autour de sa taille. Il pose son pied sur la première prise, enclenche le mouvement et s’élance alors pour une ascension historique.

Au-dessus de sa tête, près de 1000 mètres de granite. “Freerider”, 7c+ et 30 longueurs d’escalade qu’Alex s’apprête à enchaîner en solo intégral.

Il est difficile de s’imaginer l’engagement mental et physique que demande un tel exploit. Un big wall plus haut que la plus grande tour du Monde, qui a longtemps fait rêver les grimpeurs de la planète entière.

Grimper El Capitan en solo ? Seules deux personnes ont clairement considéré l’idée. D’abord Michael Reardon, un grimpeur habitué aux solos, retrouvé noyé il y a 10 ans, après une chute d’une falaise surplombante l’eau en Irlande. L’autre grimpeur est Dean Potter, décédé il y a deux ans dans un accident de base jump au Yosemite.

Bien qu’ayant réalisé bon nombre d’exploits tous plus vertigineux les uns que les autres, Alex n’avait encore pas “marqué l’Histoire de l’escalade comme il l’espérait”.

Il réfléchissait à cette ascension depuis des années, et bien qu’ayant tenté l’aventure en Novembre dernier, l’américain avait dû rebrousser chemin rapidement, suite aux mauvaises conditions météorologiques.

Hier, le soleil brillait. Pendant 3 heures et 56 minutes, Alex tentait l’ascension de sa vie. Le plus grand défi pour lui était de rester calme et concentré, sur une falaise de plusieurs centaines de mètres, sans aucun moyen de protection en cas de problème.
Ses mouvements se devaient d’être calés au millimètre, la moindre zipette du pied étant fatale.

Le véritable crux de ce big wall se trouve aux deux tiers de la voie, à 600 mètres de haut. Un pas de bloc extrêmement délicat, où il faut tenir une unique prise de main de seulement 3 mm d’épaisseur. Le passage est très technique, mais Alex le passe sans encombre… bien heureusement.

“Il y a quelques années, lorsque j’ai commencé à me mettre en tête cette ascension en solo de “Freerider”, il y avait une demi-douzaine de longueurs où je me disais “Ooh c’est un mouvement effrayant ça, et là, c’est une séquence qui fait peur, et cette dalle-là, et cette traversée aussi et…” Il y avait tant de passages où je me disais “Ouuuuh”. Mais depuis quelques années, j’ai poussé ma zone de confort, de plus en plus, jusqu’à ce que des objectifs qui me semblaient complètement fous, rentrent finalement dans le domaine du possible.”

Passer ce premier crux, Alex continuera encore quelques heures, pour finalement rendre possible l’impossible. Après des centaines de mouvements de pieds et de main, et près de quatre heures de concentration extrême, Alex se hisse au sommet d’El Capitan.

Il ôte son tee-shirt, dénoue ses chaussons et décroche son sac à magnésie. Il laisse alors s’afficher un large sourire sur son visage. Il vient d’accomplir l’ascension la plus marquante de sa carrière, et vient de marquer un nouveau tournant historique dans le monde de l’escalade.

Alex a finalement marqué l’Histoire comme il l’espérait.

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Tommy Caldwell, l’un des pionniers du Yosemite commente:

“J’ai essayé plusieurs fois de me transporter mentalement dans la tête d’Alex Honnold… La semaine dernière, alors que j’étais au sommet de “Freerider”, je ne pouvais pas m’imaginer être là sans l’aide d’une corde. Beau travail, mec !

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Photos: Jimmy Chin, National Geographic

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Quimper 2017 – Championnats de France de difficulté espoirs: résultats des finales Minimes dames / Juniors dames / Juniors hommes

04 Juin

Les finales des championnats de France espoirs viennent de se terminer à Quimper. Après une première vague de finale ce matin avec les cadettes, cadets, et minimes hommes, la journée s’achevait avec les minimes dames, juniors dames et juniors hommes. 

Tous rêvaient de ce titre de champion de France 2017. Et après de belles batailles, c’est Camille Pouget, Bréanne Robert et Théo Ravanello qui montent sur la première marche du podium. 

Très prochainement, vous retrouverez sur Planetgrimpe un résumé complet de ce week-end ainsi que tout un lot de photos…

 

Les résultats du combiné:

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L’américaine Alex Puccio enchaîne son 18ème 8B bloc !

02 Juin

Des jours de repos comme ceux-là, on en veut plus souvent ! Tandis qu’Alex Puccio avait prévu de ne pas grimper hier, l’américaine se laisse influencer par un ami grimpeur, qui la pousse à essayer “Dead Medow” un 8B situé à Wild Basin, au Texas.

Essayer ? Enchaîner oui ! En une séance seulement dans ce bloc physique, Alex parviendra à venir à bout de son projet du jour.

C’est le 20ème bloc en 8B et plus que l’américaine enchaîne, ce qui la place largement en tête des meilleures bloqueuses de l’Histoire. Elle compte plus du double de 8B que n’importe quelle autre grimpeuse.

À seulement une semaine de la prochaine Coupe du Monde de bloc qui se déroulera chez elle, à Vail, aux USA, Alex Puccio semble bien en forme pour aller se frotter aux meilleures compétitrices de la planète…

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J-3 avant les Championnats de France de difficulté jeunes 2017 !

01 Juin

CHAMPIONNAT DE FRANCE JEUNES ESCALADE À QUIMPER J-3

Le week-end prochain, les 3 et 4 juin , les GDO Quimper Escalade accueille le championnat de France jeunes d’escalade de difficulté . Les 360 meilleurs grimpeurs français s’affronteront sur le mur de la Halle des Sports de Penhars.  

Parmi eux, 9 jeunes quimpérois ont obtenu avec brio leurs qualifications à la suite du championnat régional de Dompierre du Chemin. C’est un record pour le club de Quimper (16e français) dans lequel le niveau ne cesse d’augmenter d’année en année.

C’est l’événement à ne pas rater sur Quimper ce week-end. Les GDO Quimper Escalade ont mis du cœur à l’ouvrage pour proposer un véritable spectacle sportif, avec un speaker officiel et une mise en lumière de la salle. 

Programme :

  • Qualifications : samedi 3 de 8h30 à 14h30
  • Demie finale : samedi 3 de 18h à 21h
  • Finale : dimanche 4, 1ère vague de 10h à 11h15, 2ème vague de 13h30 à 14h45

L’entrée est ouverte au public et gratuite. L’organisation assure un espace restauration.

L’ensemble de la compétition sera également à suivre en direct. Toutes les infos seront à retrouver en temps réel sur Planetgrimpe !

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Camille Pouget et Nolwenn Arc sur le podium de la Coupe d’Europe jeunes de difficulté à Imst !

29 Mai

Ce week-end se déroulait la première Coupe d’Europe jeunes de difficulté, dans l’antre d’Imst, en Autriche. Nos meilleurs espoirs français ont bien sûr fait le déplacement pour défendre nos couleurs. Conclusion de ce week-end: deux médailles d’or pour la French Team, une en or pour Nolwenn Arc, qui remporte sa première compétition internationale, et une en argent pour Camille Pouget, qui monte elle aussi sur son premier podium européen.

Notons que pour cette première Coupe d’Europe de l’année, les ouvreurs ont mis la barre très haute. En effet, pour beaucoup d’entraîneurs et de grimpeurs, cette compétition fut l’une des plus belles en terme d’ouverture. Même l’équipe d’ouvreurs, dont le multiple champion du Monde Kilian Fischhuber faisait partie, avoue avoir réalisé la meilleure ouverture de toute leur carrière.

Une première étape appréciée par beaucoup donc, et qui illustre aussi le niveau des jeunes, qui ne fait qu’augmenter d’année en année !

Notons également que même s’ils ne sont pas montés sur le podium, nos jeunes français, notamment chez les garçons, ne sont pas passé loin. En cadets, Léo Ferrera termine 5ème, devant Mathieu Miquel 6ème. Chez les juniors hommes, deux français se suivent également, Hugo Parmentier, 4ème, devant Nao Monchois 5ème.

  • Les résultats complets des finales sont à découvrir ci-dessous.

Minimes:

Cadets:

Juniors:

+ Les résultats complets

Prochaine étape les 10 et 11 Juin, en Autriche toujours, dans la ville de Dornbirn

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