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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Lancement de la saison 2017, avec la Coupe du Monde de bloc de Meiringen !

04 Avr

Enfin ! Nous y sommes ! Souvenez-vous, nous nous quittions l’année dernière, sûrement de la plus belle des façons: à Paris, chez nous, devant des milliers de français. Un public debout, en standing ovation… Voilà comment s’achevaient les Championnats du Monde d’escalade de Berçy, qui clôturaient cette magnifique saison 2016.

Sept mois plus tard, nous voici plongés au coeur d’une nouvelle année qui s’annonce palpitante ! Et tout commence ce week-end, en Suisse, avec la Coupe du Monde de bloc de Meiringen.

Alors qui sont les forces en présence ? De qui sera composée l’équipe de France ? Quel est le programme du week-end ?

On vous dit tout ci-dessous !

L’élite mondiale de la discipline réunie à Meiringen !

Ceux que vous verrez ce week-end sont les meilleurs bloqueurs du Monde. 195 grimpeurs inscrits, pour seulement deux médailles d’or: une chez les femmes, l’autre chez les hommes.

Et bien malin est, celui qui peut prédire les vainqueurs de cette première étape internationale.

On pense bien sûr à Shauna Coxsey, qui sera sûrement celle qui aura le plus de plaisir à chausser les chaussons ce week-end. En effet, la championne Britannique n’a plus grimpé en compétition depuis le 13 août, date à laquelle elle se blessait à l’épaule… Pourtant souvenez-vous, l’année dernière, Shauna était bien celle qui dominait littéralement le circuit mondial ! Sur 7 podiums possibles, elle terminait sur 6 d’entre eux !

Petra Klingler aura à coeur de défendre son titre de championne du monde, récemment acquis à Paris en septembre. D’autant plus que pour cette première étape, la suissesse grimpera devant son public !

Et comment ne pas penser aux jeunes, qui viennent effrayer les plus anciens cette saison encore ! L’américaine Margo Hayes, la serbe Stasa Gejo ou encore la tornade slovène Janja Garnbret… Une seule envie chez ces jeunes: se faire plaisir et bousculer les standards !

Chez les femmes, la liste est encore longue. Anna Stöhr, qui vient d’empocher deux blocs extrêmes dans la même journée semble bien confiante pour cette saison également. Mais stop, arrêtons-nous là, pour parler un petit peu compétiteurs masculins.

Car là aussi, cette première étape s’annonce incroyable ! Les asiatiques vont-ils dominer ce début de saison ? Cela semble bien parti, au vu des récentes prestations de Jongwon Chon, sur les premiers Opens de l’année.

Tomoa Narasaki, l’humble grimpeur japonais, raflait tout l’année dernière: le classement général des coupes du monde, mais aussi le titre sur les championnats du monde à Paris. Va-t-il creuser encore son avance cette année ?

Attention aux russes, Alexey Rubstov et Rustam Gelmanov, qui font partie des grimpeurs les plus expérimentés du panel… Qui grimperont aux côtés de Sean McColl et Daniel Woods, pour ne citer qu’eux !

Vous l’aurez compris, le top level du bloc mondial sera bien présent ce week-end. Une première étape toujours un peu particulière, qui annonce l’état de forme pour la saison à venir et qui clôt un gros chapitre hivernal de préparation physique.

La French Team !

Soyez sûrs que l’on pourra compter sur eux ce week-end pour nous faire vibrer ! 11 français se sont sélectionnés pour participer à cette première épreuve mondiale.

Parmi eux, Fanny Gibert, qui a mis tout le monde d’accord sur le Studio Bloc Masters, l’un des premiers Open International, organisé en Allemagne, où la française s’imposait devant des pointures, comme Janja Garnbret ou Stasa Gejo.
À ses côtés, Maëlys Agrapart, Manon Hily, mais aussi Margaux Pucheux.

Chez les hommes aussi, le niveau est très élevé ! On pense bien sûr à Jérémy Bonder, classé meilleur français du circuit international en 2016, mais aussi à Manu Cornu, qui terminait la saison dernière en beauté, aux côtés de Mickaël Mawem, qui sera bien entendu de la partie dès vendredi. On pourra également compter sur la présence de notre nouveau champion de France, Alban Levier, mais aussi sur Clément Lechaptois, Léo Avezou et Nicolas Pelorson, qui participera à sa première coupe du monde ce week-end.

Les French ouvreurs !

Un mot sur les ouvreurs, qui rendront possible cette coupe du monde. Et c’est Laurent Laporte qui dirigera l’ouverture, avec ses prises Cheeta. Il sera accompagné d’un autre ouvreur français talentueux, Marc Daviet, ainsi que le polonais Marcin Wszołek.

Le programme du week-end:

Vendredi:

10h00 – 14h30: Qualifications hommes
16h30 – 20h30: Qualifications femmes

Samedi:

11h00 – 14h00: Demi-finales
18h30 – 20h30: Finales

En attendant, je vous quitte avec le teaser de l’événement… Et on se retrouve vendredi, avec les premiers résultats des qualifications !

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Un 8B et un 8B+ dans la même journée pour Anna Stöhr !

03 Avr

À une semaine de la première coupe du monde de bloc de l’année à Meiringen, en Suisse, Anna Stöhr est venue à bout deux blocs extrêmes, et ce, dans la même journée !

En effet, la grimpeuse autrichienne, aux 22 victoires en coupe du monde, a établi un nouveau standard chez les femmes. C’est la première fois qu’une grimpeuse enchaîne en une journée un 8B et un 8B+ bloc.

À Magic Wood, elle réalise “Steppenwolf” 8B et “New Base Line” 8B+, deux grands classiques du spot suisse.

“Parfois tu peux te surprendre toi-même ! J’ai essayé les mouvements pour la toute première fois samedi, avant d’enchaîner ces deux blocs dimanche!”

Une ascension à la fois monstrueuse et éclaire pour Anna, de quoi la mettre en confiance à quelques jours du lancement de la saison internationale.

Il s’agit là de son tout premier 8B+, et de son septième 8B.

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Championnats de France de vitesse 2017: les résultats sur voie classique !

02 Avr

Depuis maintenant trois ans, les Championnats de France de vitesse se déroulent en deux parties. Une première phase consiste à sacrer des grimpeurs sur la voie record. C’est l’épreuve reine de la discipline. Grimper la voie officielle de l’IFSC en un temps record. Les prises sont toujours les mêmes, disposées au même endroit, sur toutes les compétitions, des championnats départementaux aux compétitions internationales.

Difficile donc de venir en tant qu’outsider, défier des grimpeurs qui s’entraînent quotidiennement sur cette voie, lorsque l’on n’a pas la chance d’avoir la voie officielle sur le mur de sa commune.

C’est pourquoi, depuis trois ans, une deuxième compétition est organisée, le lendemain de cette épreuve. Cette fois, on enlève toutes ces prises rouges, pour tracer une voie dite “classique”, unique, le temps d’un week-end, que personne ne connaît à l’avance. Ainsi, tous les grimpeurs se défient équitablement.

Si hier, la compétition faisait rage sur la voie record, sacrant Anouck Jaubert et Guillaume Moro chez les seniors, aujourd’hui se déroulait la compétition sur voie classique.

Et chez les hommes, Guillaume Moro confirme qu’il est bien le grimpeur le plus rapide de tous les compétiteurs présents ! Il sera le seul grimpeur à passer sous la barre des 11 secondes, et ce, à quatre reprises, lors des qualifications, demi-finales et finales.

Quentin Nambot monte pour la deuxième fois du week-end sur la seconde marche du podium, devant Léo Imbert.

Chez les femmes, Anouck Jaubert n’est pas allée chercher un deuxième titre aujourd’hui. En effet, elle s’incline face à Elma Fleuret lors des demi-finales, commettant une petite erreur.

C’est donc la jeune réunionnaise Fanny Techer qui s’impose, avec un sacré run de finale en 12″76, qui ne laissera que peu de chances à Elma Fleuret, 2ème.

Lucie Saurel viendra compléter le podium.

Les résultats seniors:

 

Un peu plus tôt dans la journée, ce sont les jeunes qui s’affrontaient eux-aussi sur voie classique. Voici les résultats complets de toutes les catégories !

Minimes:

 

Cadets:

 

Juniors:

 

Photos: FFME

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Anouck Jaubert et Guillaume Moro, champions de France 2017 de vitesse !

01 Avr

Si certains en doutaient encore, non, ce n’était pas un poisson d’Avril ! Les championnats de France de vitesse 2017 avaient bien lieu ce week-end, à St-Étienne !

Si les jeunes se défiaient en duel tout au long de la journée d’hier sur la voie officielle, les seniors faisaient leur entrée en matière en fin de journée, avec des finales dans la soirée.

Anouck Jaubert, reine de la discipline !

L’enfant du pays face à un titre national ! Cette année, les Championnats de France étaient organisés chez elle. Autant vous dire qu’Anouk n’avait guère le choix… Elle devait aller chercher l’or sur cette compétition, soutenue par son public ! Mais on le sait, en vitesse – et c’est le cas de le dire – tout peut aller très vite. Dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs ! Un outsider peut très bien se retrouver en finale, tout comme un favori peut commettre une micro erreur, qui devient tout de suite fatale…

Mais ce soir, Anouck Jaubert l’a fait. Elle est allée chercher son quatrième titre consécutif, et avec la manière !

D’abord 7″71 en qualification. Puis 7″73 en demi-finale, avant de terminer en beauté par un 7″62 en finale. Anouck venait d’égaler son propre record de France !

Et c’est la jeune Elma Fleuret qui la défiait lors du duel final. Sacrée quelques minutes plus tôt championne de France junior, elle est cette fois-ci déclarée vice-championne de France chez les seniors. Deux titres nationaux dans la même journée… il y a pire !

Aurélia Sarisson viendra compléter le podium.

Guillaume Moro, pour un premier titre de champion de France senior !

La France compte un nouveau champion de vitesse. Hé oui, en l’absence de Bassa Mawem – retenu en Nouvelle-Calédonie pour ses nouvelles missions professionnelles – qui raflait tout depuis quelques années, un nouveau grimpeur allait monter sur la première marche du podium.

Et ce nouveau grimpeur, ce n’est autre que le lyonnais Guillaume Moro ! Il était l’un des plus expérimentés chez les hommes à prendre le départ de la compétition. Et il ne laissera personne lui passer devant tout au long de la journée.

Opposé face à Quentin Nambot en finale, Guillaume met le turbo, pour s’envoler en fin de voie. Le chrono s’affiche: avec un run en 6″50, il est le nouveau champion de France senior, devançant d’un peu plus d’une seconde son rival, mais camarade de l’équipe de France, Quentin Nambot.

À noter que Guillaume réalisera le meilleur temps de la compétition, toutes catégories confondues, lors des demi-finales, avec un temps de 6″47.

C’est finalement Adrien Lemaire qui prend la troisième place aujourd’hui.

  • Les résultats complets:

 

La suite de la compétition tout à l’heure, avec la deuxième facette de ces Championnats de France de vitesse: une compétition sur voie classique, une voie que personne ne connaît à l’avance, créée exprès pour l’occasion. Les champions d’hier seront-ils ceux d’aujourd’hui…? Réponse dans quelques heures !

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Championnats de France de vitesse jeunes: tous les résultats!

01 Avr

Ce week-end, direction la ville de St-Étienne pour les championnats de France de vitesse. Un programme chargé, avec comme l’année dernière deux “disciplines”: une première compétition qui se déroulait aujourd’hui, sur la voie officielle de l’IFSC, où un titre de champion de France était décerné dans toutes les catégories. Une autre compétition dès demain, sur une voie tracée pour l’occasion, que personne ne connaît, histoire d’encourager tous les grimpeurs n’ayant pas la voie officielle sur leur mur, à venir prouver leur talent en vitesse.

Aujourd’hui se déroulait la compétition sur la voie officielle. Et ce sont les jeunes qui ont ouvert le bal, avant de voir les seniors s’affronter, plus tard dans la soirée.

  • Voici donc les résultats complets de toutes les catégories jeunes:

Minimes:

 

Cadets:

 

Juniors:

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News des croix: Paxti Usobiaga, Alex Megos, Ryuichi Murai…

01 Avr

C’est une fin de semaine remplie de croix que nous ont réservée les meilleurs athlètes du monde.

Et on commence par l’un des king en la matière, Paxti Usobiaga, l’homme qui a dominé le monde de l’escalade dans les années 2000. Nous le quittons il y a quelques jours en train de travailler son projet du moment, “Papichulo” 9a+, une immense voie de rési, de près de 50 mètres, ne comptant quasiment aucun repos. Hé bien voici que la croix est faite pour l’espagnol ! C’est l’une des voies les plus dures que Patxi ait enchaîné à ce jour. Comme quoi, à 37 ans, l’espagnol est toujours très en forme !

On poursuit avec un autre phénomène du rocher: Alex Megos. Ayant remporté le CWIF alors qu’il n’avait pas prévu d’y participer, suite à une poulie récalcitrante, voilà que l’allemand est regonflé à bloc ! Et c’est au Chili qu’il s’est rendu, pour y ouvrir la toute première voie dans le neuvième degré du pays: “Pasito a Pasito” 9a. Un projet qui ne lui aura demandé que deux jours de travail…

Et pour terminer cette news, cap sur le Japon, où la machine locale de 22 ans fait une nouvelle fois parler d’elle. En effet, Ryuichi Murai signe la première répétition d’un des blocs les plus durs du pays: “Epitaph” 8C, une ligne ouverte par son compatriote Dai Koyamada. En seulement 8 jours, le japonais est passé du mode “je ne fais pas un mouv” au mode “wow just send it !” En un peu plus d’un an, Ryuichi a enchaîné six blocs dans le 8C.

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L’entraînement dans la peau, chapitre 7 : CPH4, pour quelques % de plus ?

30 Mar

Thomas Ferry, préparateur physique en escalade, s’est lancé dans une web série où il nous raconte sa vie de coach, les hauts et les bas, le tout saupoudré d’une grande passion. Découvrez le chapitre 7, qui traite une nouvelle fois… de mental. Bonne lecture!

Un dimanche soir comme quelques autres. L’heure du repos. Face à la télévision. Un film. Un film qui ne m’attire pas vraiment et pourtant une partie de mon cerveau me dit « si, vas-y, regarde un peu ». Un dimanche soir surtout qui clôture un weekend de compétition. J’ai donc écouté cette petite voix intérieure, encore bien présente, et j’ai regardé ce film, entièrement.

Lucy, de Luc Besson.

Non, je ne m’aventurerai pas dans la peau d’un chroniqueur de cinéma.

Encore bien animé par le tourbillon tournicotant des finales du jour, je n’ai pas réussi à m’extraire de ce piège, de ces images intrigantes, piquantes, brûlantes. Je n’ai pas réussi à déconnecter complètement du weekend. Je n’ai pas réussi à regarder pour regarder, à apprécier ou critiquer. Ce divertissement du soir m’a remué. Questionné au plus profond de mon être. Était-ce l’objectif du film ? Luc Besson a-t-il souhaité cela, sur fond de moderne violence ?

Le voyage cortical commence, mettant immédiatement sur le plateau les 10% de notre cerveau que nous utilisons réellement. Voilà même qu’on nous compare aux dauphins, animaux capables d’utiliser 20% de leurs capacités. Et nous ? Et nous, que se passerait-il si nous parvenions à atteindre ce pourcentage ? De grands méchants aux yeux bridés parviennent à extraire des molécules de CPH4, un nom inspiré de la réalité. Et vous savez quoi ? Ces molécules peuvent doper notre cerveau, au moins celui d’une actrice qui passait par là par hasard. Le décor est posé, et encore une fois le fantasme du « % » est relancé, inspirant les auteurs, les scénaristes depuis de nombreuses années. Lucy, mais aussi (entre autres) Limitless ou Inception.

Pourtant ce n’est pas mon rôle de prouver qu’il s’agit d’une croyance, d’un mythe fondé sur l’incompréhension de quelques journalistes à l’époque de la mise en évidence des cellules gliales, ou de mauvaises interprétations au sujet d’Einstein. Je ne suis ni scientifique, ni chercheur, ni spécialiste du cerveau. Et je ne sais que ce que j’ai lu sur le sujet. Je ne crois que ce que j’ai lu. Ne pas prouver ne signifie pas ne pas avoir d’avis. Bien sûr, je crois que nous utilisons bien plus que 10% de notre cerveau.

Alors évidemment, je vais m’aventurer sur un autre terrain que la science. Au fil du film, on découvre ce que nous pourrions faite avec quelques pourcents de plus. C’est là que je me suis vraiment questionné. Voilà qu’avec ces molécules on est capable de ressentir davantage, d’aller chercher des émotions, des souvenirs d’enfance, des sensations. D’imaginer. De se replonger. Étrange que le scénariste ait pensé à cela. Étrange que cela fasse fantasmer. Étrange que cela paraisse finalement si difficile, si loin de nous. Étrange que la science-fiction rêve d’émotions.

Nous sommes des êtres émotionnels, et non rationnels. Seules les émotions sont en mesure de balayer la raison. En permanence. Accepter que l’avion soit le moyen de locomotion le plus sûr du monde ne vous empêchera pas de le fuir s’il s’agit d’une phobie. L’occident nous plonge dans un tout autre mythe, celui des parties gauche et droite du cerveau. Bien plus qu’un mythe, une véritable croyance. L’occident, quelque soit la définition qu’on lui donne, donc la France. Ou comment justifier les automatismes de nos fonctionnements, ces côtés basiques, ces airs de déjà-vu, à vouloir chercher les recettes qui marchent, à fuir les nuances. La France se sert de son cerveau gauche, comme toutes les sociétés occidentales. Pourtant, la réalité serait bien trop déstabilisante sur le sujet. Voilà une bien belle excuse que ce cerveau gauche, pour ne pas dire qu’on oublie peut-être un peu d’utiliser notre cortex préfrontal, notre vraie intelligence. Cerveau gauche ou pas, une émotion est capable de tout remettre en question.

Alors nous faut-il des molécules de style CPH4 pour ressentir, vibrer, gérer, apprendre ? Les sportifs de haut niveau sont-ils des Hommes dépourvus d’émotions ou sont-ils simplement capables de mieux les gérer ? Si la fiction nous plonge au cœur de nos sensations, est-ce que cela signifie que la majorité des Hommes est incapable de les ressentir, de s’en servir, de les amplifier ? Parce que oui, dans ce film, Lucy ressent du positif, c’est important de le souligner. Nous, pays de l’antidépresseur, avons-nous oublié à un moment de notre vie d’apprendre à nous servir de notre cerveau de manière positive ? Avons-nous été trop vite ? Avons accordé trop d’importance à la logique, aux recettes miracles ? Les territoires automatiques sont importants, vitaux même. Faire des listes, prévoir, c’est bien. Avoir des convictions, des avis tranchés, c’est super aussi. Savoir s’écouter, percevoir, ressentir, c’est tout aussi bien. Stimuler notre cortex préfrontal, de temps en temps, c’est savoir réellement improviser, c’est être en mesure de bloquer le stress négatif. Et pas besoin de molécules de CPH4 pour cela. Pas besoin d’augmenter les « % ». Il suffit parfois d’une phrase pour accéder à tout cela. Verbaliser l’action plutôt que de décrire ses effets. Nous avons tellement d’informations à disposition dans notre mémoire. Mais nous passons à côté pour aller vite, toujours plus vite. En quête de ce que nous appelons « l’essentiel ».

Ce film m’a questionné en ce sens. Pourquoi avons-nous du mal à accéder à nos émotions positives ? Comment y parvenir ? Que savons-nous sur notre cerveau ? Que sommes-nous prêts à entendre ? Sommes-nous tout simplement prêts à accepter ? Qu’est-ce que cela peut nous apporter ? Posez-vous cette question : comment décrivez-vous le bonheur ? Avec quels mots ? Quel vocabulaire. On pense avec les mots qu’on nous donne. Nous exploitons les émotions que nous connaissons. Le cerveau retenant plus facilement le négatif, il est important d’aller aussi chercher des mots positifs. Je croise tellement de sportifs incapables de décrire le bonheur, et en mesure de me donner un champ lexical inépuisable sur la tristesse ou la colère.

En fait, qui nous apprend à nous servir de notre cerveau ?

Nous sommes bien loin des planifications, des séries, répétitions, et autres temps de repos. Je n’envisage pas mon métier sans une approche globale de l’entraînement, le plus difficile étant de faire passer des messages, au bon moment. De leur donner du sens, de garantir leur compréhension. Étant un grimpeur modeste, je me mets souvent à la place des personnes qui me voient, un jour en pleine séance avec un mutant de la grimpe, et le lendemain en train de batailler seul dans un bloc facile. Qu’est-ce que je peux bien apporter à ces sportifs, si ce n’est physiquement ? Cet après-midi, je serai avec Hélène pour un travail sur les sensations. Demain avec une partie de l’équipe de France, nous échangerons sur une sorte de CPH4 mentale. Nul doute. Voilà peut-être une partie de ce que je peux apporter, non pas des prises et des méthodes, mais un travail plus intérieur. Plus profond. Positif. Un bon entraîneur n’est pas un entraîneur de sportifs de haut niveau. C’est un entraîneur qui a quelque chose à apporter. Parfois, un tout petit quelque chose permet de franchir un cap, ou de redresser la barre. Moi, j’apporte de petits quelques choses. Les sportifs que je suis sont autonomes. Je ne les fais pas progresser dans leur grimpe, mais dans la performance. Je n’ai pas le niveau de faire progresser en grimpe. Et je crois que ce n’est pas ce qu’on me demande.

Alors, aujourd’hui, j’aimerais sincèrement remercier tous ces entraîneurs de clubs, parfois bénévoles, qui me livrent sur un plateau des grimpeurs d’exception, à qui il manque de petits quelques choses. Si on me confiait demain un grimpeur débutant et qu’on me demandait de l’accompagner jusqu’au plus haut niveau (le sien, quel qu’il soit !), je serais prêt à parier que je n’y parviendrai pas. Pour l’heure, je m’en vais donner un peu de CPH4 à Hélène.

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Studio Bloc Masters : des finales sensationnelles !

26 Mar

Cocoricoooo ! Décidément, c’est la France qui domine ce début de saison internationale !
Si le week-end dernier Mélissa Le Nevé s’imposait sur le CWIF, aujourd’hui, c’est Fanny Gibert qui nous offre une nouvelle victoire française !

Et pour terminer en beauté ce Studio Bloc Masters, quoi de mieux que des finales intenses et spectaculaires ?!

Car les ouvreurs se sont amusés… Il faut dire que tracer 4 blocs de finales pour les meilleurs grimpeurs du monde, dans l’une des plus grandes salles d’Europe… c’est le top ! En effet, les ouvreurs ont pu s’étaler sur toute la structure de la salle, et ainsi créer des blocs très aériens, où la prise de fin était parfois éloignée de plus de six mètres latéralement des prises de départ.

Et chez les femmes, Fanny Gibert a entamé à la perfection son circuit de finale. Grâce à son jeu de jambes et sa facilité à contrôler le centre de gravité de son bassin, la française parvient à venir à bout du mouvement précaire imaginé par les ouvreurs, sur ce premier bloc. Elle est l’une des deux seules grimpeuses à enchaîner ce premier problème, qui finalement, n’en était pas un pour elle !

La machine Gibert était en route… Et elle soulèvera l’ensemble du public allemand, en enchaînant le deuxième bloc à vue, là où toutes les autres échoueront, sauf Janja Garnbret, qui sortira le bloc lors des toutes dernières secondes.

La française continuera sa prestation dans le troisième bloc, une longue traversée où l’équilibre est de rigueur. Toutes les finalistes valideront ce bloc. 

Avec un bloc d’avance, Fanny entame donc plutôt confortablement le dernier problème de la compétition. Mais rien n’était encore joué, surtout que cette fois-ci, le bloc posera réellement problème à notre française, qui malgré un bon combat, chutera à quelques centimètres de la dernière prise.
Janja, la dernière grimpeuse à s’élancer, est la seule grimpeuse à pouvoir enchaîner le bloc. Et si elle l’enchaîne à vue, elle truste la première place à Fanny. Mais il faudra deux essais à la slovène pour s’accrocher à la dernière prise.

Victoire de Fanny Gibert donc, qui quelques jours après son titre de championne de France, semble d’attaque pour la saison à venir ! On a déjà hâte…

Chez les hommes, la bataille fait rage. Si, comme nous venons de le voir, la première place s’est jouée à un petit essai chez les femmes, c’est encore plus serré chez les hommes ! En effet, la victoire finale se jouera à une prise de zone…

Et c’est Jernej Kruder, l’homme aux centaines de coupes du monde, qui l’emporte aujourd’hui ! 

Pourtant, c’est Jan Hojer qui semblait le mieux parti: à l’issue du premier bloc, il était le seul grimpeur à comptabiliser un bloc. Je vous laisse imaginer l’ambiance dans cette salle allemande…!

Mais sur la suite de la compétition, Jernej Kruder et Jongwon Chon ont été inarrêtables ! Les blocs 2 et 3 s’enchaîneront à vue pour ces deux grimpeurs et le dernier en deux essais. La suite, on la connaît. N’ayant pas réussi à atteindre la zone du premier bloc, le coréen laisse la place à Kruder sur la plus haute marche du podium. 

Et avec deux essais de plus que ces deux grimpeurs, Jan Hojer monte sur la troisième marche du podium. 

Jérémy Bonder termine à la même place que l’année dernière: 4ème. Au bilan, il enchaînera 2 blocs en 5 essais. Quelques petits réglages avant la première coupe du monde de bloc de l’année, et le français sera fin prêt pour en découdre !

Les résultats des finales:

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Résultats des demi-finales du Studio Bloc Masters !

26 Mar

C’est quasiment en même temps que la Coupe de France d’Arnas, que les demi-finales du Studio Bloc Masters se sont achevées. 

Des demi-finales de haut vol, puisque la plupart des grimpeurs étaient des habitués des coupes du monde de bloc… Et les ouvreurs ont su être créatifs ce matin, en proposant de beaux blocs pour ces phases de demi-finales.

Et chez les hommes, c’est le local Jan Hojer qui fait parler la force, pour décrocher la première place du classement. Très grosse prestation de l’allemand, qui avale les trois premiers blocs à une allure incroyable, en les enchaînant à vue, et qui lâchera un seul petit essai dans le dernier problème.

Derrière lui, on retrouve le slovène Jernej Kruder, l’un des grimpeurs les plus expérimentés de la compétition, qui validera lui aussi les quatre blocs des demi-finales en 12 essais.

Et c’est notre français Jérémy Bonder qui décroche la troisième place de ces demi-finales ! Il restera d’ailleurs longtemps en tête du classement général en étant le premier à enchaîner l’ensemble du circuit, en 15 essais.

Chez les femmes, Janja Garnbret semble solidement accroché au sommet du classement. Pourtant, le circuit féminin est extrêmement exigeant, les blocs 2 et 3 restants vierges de toute ascension. Avec 2 blocs en 5 essais, la jeune slovène reste donc première du classement général.

Mais Fanny Gibert la talonne de très, très près ! En effet, notre française se glisse en 2ème position, réalisant le même score que Janja. La différence? La slovène sera la seule demi-finaliste à valider la zone de tous les blocs.

Et avec un essai supplémentaire, Stasa Gejo est plus que jamais dans la course pour le titre de championne du Studio Bloc Masters.

La liste des finalistes:

 

Les résultats complets des demi-finales: hommes et femmes

Les finales seront à suivre à partir de 16h00, en direct depuis Planetgrimpe. Préparez-vous à donner de la voix pour nos deux français !

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CDF d’Arnas: résultats des demi-finales toutes catégories !

26 Mar

Les demi-finales sont terminées à Arnas ! Et c’est dans des voies assez difficiles que les compétiteurs se sont disputés les huit premières places, synonymes de finale. En effet, seules deux voies seront topées: celles des juniors garçons et celle des seniors femmes.

Découvrez les résultats de toutes les catégories ci-dessous ! Restez connectés, pour la suite des résultats… Finales imminentes !

Minimes:

 

Cadets:

 

Juniors:

 

Seniors:

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CDF d’Arnas: résultats des qualifications benjamins et vétérans !

26 Mar

Fin des qualifications à Arnas. Hier, ce sont les plus jeunes et les plus anciens, qui ont clôturé cette première journée de qualification sur la Coupe de France d’Arnas.

Ces catégories n’avaient non pas deux mais trois voies de qualification. Pas de demi-finale, il faut directement faire partie des 8 meilleurs pour accéder aux finales, qui auront lieu cet après-midi !

Benjamins:

 

Vétérans:

 

  • Le programme de la journée:

Demi-finales (Minimes, Cadets, Juniors et Seniors)  
09H00 : début des ½ finales
12H00 : fin des ½ finales  

Finales  
14H30 : finale Juniors et Vétérans  
15H30 : finale Minimes et Cadets  
16H30 : finale Seniors et Benjamins  
17H20 : remise des prix de toutes les catégories

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Studio Bloc Masters: des qualifications de haut-niveau !

25 Mar

Il faut dire que Studio Bloc a frappé fort…

D’abord, une compétition qui a lieu dans l’une des plus grandes salles européennes de bloc: plus de 2000m2 de surface grimpable, dans la salle Studio Bloc, au sud de Francfort, en Allemagne.

Ensuite, des compétiteurs qui font le déplacement depuis le monde entier. Si la semaine dernière, 25 pays étaient représentés sur le CWIF, ce week-end, c’est plus de 34 nations différentes qui se rencontrent (un record ?!). 

Mais aussi des athlètes de très haut-niveau, avec quelques-unes des meilleures équipes nationales qui s’affrontent: l’équipe autrichienne, l’équipe slovène, avec entre autres Domen Skofic et Janja Garnbret, l’équipe allemande, pour qui cette compétition sert de sélectif pour les coupes du monde, quelques membres de l’équipe de France comme Alban Levier, Fanny Gibert, Jérémy Bonder…
Au total, près de 50% des meilleurs bloqueurs de la saison 2016 ont répondu présent.

Et enfin, un très gros prize money, de 10 000€ et un reversement de l’ensemble des fonds récoltés sur le week-end à l’association Climbers Against Cancer. 

Une vraie coupe du monde donc, mais dans une ambiance très conviviale, où chaque grimpeur partage ses méthodes avec les autres et où les plus jeunes côtoient leurs idoles.

Ainsi, les 500 grimpeurs ont eu près de 7 heures pour tenter d’enchaîner les blocs les plus durs parmi les 80 tracés exprès pour l’occasion. Car seuls les 20 meilleures prestations de chaque grimpeur étaient comptabilisées pour le classement final. 

 

Et à ce jeu, chez les femmes, devinez qui domine les qualifications ? Janja Garnbret, bien sûr, qui fait son retour sur les compétitions internationales ! Elle devance de quelques points une autre prodige, tout aussi jeune, la serbe Stasa Gejo. En 3ème position, on retrouve l’ancienne “Queen” des coupes du monde, l’allemande Juliane Wurm. 

Ça passe aussi pour Anna Stöhr, Chloé Caulier, Mina Markovic, Sol Sa et Fanny Gibert, qui représentera les couleurs de la France demain en demi-finale !

 

Chez les hommes, la pole position revient une nouvelle fois à Jongwon Chon ! À quelques jours des coupes du monde de bloc, le coréen semble très en forme, notamment après sa deuxième place au CWIF le week-end dernier. 

Derrière lui, le vainqueur du classement général des coupes du monde de difficulté s’est invité à la fête ! Et Domen Skofic ne démérite pas, bien au contraire ! Le slovène fait parler la puissance et s’empare de la deuxième place de ces qualifications. Il devance ainsi un autre grimpeur accoutumé des compétitions de diff, mister Jakob Schubert. 

D’autres habitués du circuit international prennent leurs places pour les demi-finales, comme Alexey Rubstov, Jernej Kruder, Jan Hojer, Rustam Gelmanov, Alban Levier, qui finit 13ème de cette première journée ou encore Jérémy Bonder, qui prend de peu son ticket pour les demi-finales, avec une 19ème place.

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Le top 20:

 

+ Les résultats complets hommes et femmes !

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Demain, la journée débutera par les demi-finales, de 11h30 à 14h00. Et ensuite, place aux finales, de 16h00 à 19h00. Et l’intégralité de la journée sera à suivre en direct depuis Planetgrimpe !

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CDF Arnas: résultats des qualifications minimes et cadets !

25 Mar

Suite des qualifications à Arnas. Les minimes et cadets en ont fini de grimper. À noter que les demi-finales seront plus chargées que prévues… Elles seront par exemple 39 chez les minimes filles demain pour les demi-finales (au lieu de 26 habituellement) !

Minimes filles:

 

Minimes garçons:

 

Cadettes:

 

Cadets:

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CDF Arnas: Résultats des qualifications juniors et seniors !

25 Mar

Les qualifications sont lancées à Arnas ! Depuis 10h00 ce matin, le mur est constamment pris d’assaut par les grimpeurs. Plus de 600 compétiteurs ont fait le déplacement, dont une bonne partie des membres de l’équipe de France.

Les premiers résultats des qualifications viennent de sortir. Découvrez les classements juniors femmes, juniors hommes, seniors femmes et seniors hommes ci-dessous !

Juniors:

 

Seniors:

 

On se retrouve très vite pour la suite des résultats !

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Les compétitions de ce week-end…!

25 Mar

Encore un week-end chargé en compétitions qui attend la communauté de la planète grimpe !

En effet, ces deux prochains jours, nous nous intéresserons à deux compétitions: l’une en difficulté, l’autre en bloc. L’une nationale, l’autre internationale. L’une en France, l’autre en Allemagne… La Coupe de France d’Arnas commence aujourd’hui, en même temps que le Studio Bloc Masters, la dernière grosse compétition internationale avant le lancement officiel de la saison !

La Coupe de France d’Arnas

L’année dernière, Arnas organisait les Championnats de France de difficulté espoirs. Cette année, les grimpeurs sont de retour dans l’une des plus belles salles de France, pour disputer la deuxième étape de Coupe de France jeunes, et la première pour les seniors. 

Et encore une fois, Arnas a fait le plein de compétiteurs ! Plus de 660 grimpeurs inscrits ce week-end, toutes catégories confondues !

Et aujourd’hui, place aux qualifications pour les minimes, cadets, juniors et seniors, de 10h00 à 18h00 et de 13h00 à 18h30 pour les benjamins et les vétérans.
Demain, place aux demi-finales dans la matinée et aux finales, l’après-midi !

Le Studio Bloc Masters

C’est la deuxième compétition internationale de bloc de l’année, après le CWIF la semaine dernière ! Et à quelques jours de la première Coupe du Monde à Meiringen, en Suisse, quelques cadors de la discipline ont fait le déplacement.

Et l’année dernière, c’est Fanny Gibert qui remportait la compétition. La française a de nouveau répondu présente cette année, pour défendre son titre. Mélissa Le Nevé, qui remportait le CWIF la semaine dernière, parviendra-t-elle à réaliser l’exploit de remporter deux grosses compétitions internationales consécutives ? Jérémy Bonder sera aussi de la partie pour représenter la France, et bien d’autres grimpeurs encore !

Les qualifications débutent aujourd’hui, à partir de 12h30.
Les demi-finales et finales seront à suivre demain, avec en bonus, un live en direct pour ne rien louper de l’événement ! 

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Dans la tête d’un routesetter…

24 Mar

Le routesetting, depuis quelques années, évolue et se professionnalise. En ce sens, même si les écrits à son sujet se trouvent assez limités, chaque contribution pousse la discussion un peu plus loin. Dans un milieu où le partage de l’information dépasse rarement le niveau individuel, c’est-à-dire que les ouvreurs apprennent en travaillant ensemble sur le terrain plutôt que par le partage de connaissances de façon publique (livre, articles, blogue, entre autres), on semble valoriser l’aspect pratique aux dépens de la croissance théorique ou même philosophique du routesetting. En soi, cette approche peut probablement être expliquée par la jeunesse du métier.

Par contre, cela ne signifie pas que cette rigueur intellectuelle n’existe pas au niveau du routesetting. Plusieurs ouvreurs possèdent une compréhension du routesetting très complexe et structurée, mais ce type de discussion reste habituellement “entre quatre murs”, rendant son partage ainsi que les discussions subséquentes plus difficiles. Il est important de mentionner qu’il existe des exceptions à cette situation, par exemple avec les cliniques d’ouvertures, mais celles-ci restent assez rares et restreintes.

Dans les prochains paragraphes, je tenterai d’expliquer ce qui se passe dans la tête d’un ouvreur. Lorsque l’on tente de comprendre un concept précis, il est toujours bien de saisir le processus derrière. Évidemment, il n’existe pas de règles ni de chemin précis à suivre, mais on note certainement un consensus général sur certains points. Il n’est pas exclu que certaines parties représentent ma vision ou celle de mes collègues. Écrire un article de la sorte, sur un sujet aussi subjectif que le routesetting, implique nécessairement quelques aspects qui relèvent de l’opinion. D’ailleurs, il faudra tenir compte du fait que cet article vise surtout l’ouverture commerciale qui est très différente de l’ouverture de compétition.

RENOUVELER SON INSPIRATION

Comme tous les emplois, celui d’ouvreur n’arrive pas à complètement se sortir d’un cadre routinier. Cette routine, à plusieurs égards, est l’un des pires ennemis de l’inspiration et de la créativité. Comment peut-on, lorsqu’on ouvre plus de 500 problèmes par années, constamment proposer des idées nouvelles et rafraîchissantes? Quelques habitudes simples peuvent être d’une grande aide.

1. S’éloigner des familiarités

Bien entendu, chaque ouvreur possède un style unique et influencé par ses propres forces et faiblesses. Lorsque l’on arrive à une impasse dans l’ouverture d’un problème, le premier réflexe est habituellement de s’appuyer sur nos forces pour s’en sortir. Ainsi, on s’en remettra aux types de prises et de mouvements qu’on connaît par coeur, et on produira un bloc qui ressemble à ceux qui ont déjà bien fonctionné dans la passé.

Les ouvreurs d’expérience, dans une certaine mesure, sont capables d’aller à l’encontre de leurs réflexes. Ainsi, dans la même situation, on devrait être en mesure d’explorer des zones de l’ouverture qui nous rendent moins à l’aise. Dans le contexte de travail avec une équipe d’ouverture de qualité, les routesetters peuvent (et doivent!) se permettre ce genre d’exercice. Au final, même si l’idée proposée est complètement rejetée à l’étape du forerunning, elle aura été bénéfique au niveau personnel (pour l’ouvreur) ainsi qu’au niveau du groupe (dans le traitement du bloc problématique). Si tous les ouvreurs proposent toujours des idées avec lesquelles ils sont à l’aise, on obtiendra des problèmes faciles à tester qui plairont habituellement aux clients, mais l’équipe d’ouvreur aura de la difficulté à comprendre et repousser ses limites. C’est donc une stratégie perdante pour tout le monde dans une optique de croissance à long terme.

Dans le même ordre d’idées, on peut faire un exercice similaire en terme de ressources. Même si l’on a accès à un nombre de prises et volumes varié et en grande quantité, il faut parfois choisir ceux qui nous branchent moins. Par exemple, j’adore ouvrir des blocs de compression avec des gros slopers et volumes glissants. J’aime proposer ce genre de problème, peu importe la difficulté requise. Par contre, pour rester un ouvreur complet, polyvalent et, surtout, en constante progression, il faut savoir rejeter ces réflexes dans la sélection des prises. De façon paradoxale, environ une fois par session d’ouverture, je sélectionne des prises qui ne m’inspirent pas afin créer mon inspiration.

2. Garder l’esprit ouvert

Les bons ouvreurs possèdent une connaissance détaillée des mécanismes d’ouverture, c’est-à-dire des composantes nécessaires afin de proposer certains mouvements spécifiques. Pourquoi avez-vous aimé le dernier problème que vous avez grimpé? Est-ce que l’ouvreur a utilisé des prises confortables?

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Énorme journée de grimpe à Bleau pour Nico Pelorson !

23 Mar

Décidément, Nicolas Pelorson est LE français en forme du moment ! D’abord un titre de vice-champion de France à La Baconnière il y a quelques jours, puis ce week-end, une première place au sélectif organisé à Fontainebleau, après avoir remporté les trois circuits (et donc une place en équipe de France) et hier une incroyable journée en extérieur !

Nicolas a en effet profité des bonnes conditions de la saison pour sortir en forêt, à Fontainebleau, avant d’attaquer la saison internationale dans quelques jours. Et on peut dire que le garçon est aussi fort sur résine que sur le rocher !

Dans la même journée, il vient à bout de trois de ses projets. Trois blocs dans le 8B et plus. Trois monuments de Bleau.
“Satan y Helvet” 8B, “Gecko assis” 8b+ et “Khéops” 8B.

Et comme vous pouvez le voir, pour enchaîner “Satan y Helvet”, Nico a fait parler la force des doigts… et des orteils ! En effet, il a préféré laisser le chausson gauche dans le sac, pour réaliser le bloc pied nu, façon Charles Albert. En effet, depuis qu’une prise ait cassé, il semblerait qu’il soit plus dur de griffer le pied gauche avec un chausson que sans, laissant alors les orteils épouser parfaitement les formes du rocher. Deux cotations sont donc proposées: 8C avec chaussons et 8B sans.

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Résultats du sélectif Équipe de France de bloc de Fontainebleau !

22 Mar

Ce week-end, pendant que quelques-uns des meilleurs grimpeurs du monde s’affrontaient sur le CWIF, la salle Karma à Fontainebleau, faisait le plein d’espoirs français. Le premier sélectif de la saison avait lieu. Le principal objectif des 44 grimpeurs présents ? Se hisser au sommet du classement pour prendre sa place en équipe de France de bloc et ainsi aller concourir à l’international, sur les quatre premières étapes de coupes du Monde: Meiningen (SUI), Chongqing (CHN), Nanjing (CHN) et Tokyo (JPN).

Pour cela, trois circuits ont été tracés. Trois tours, avec 4 blocs différents et 5 minutes pour tenter d’aller au sommet. Une première sélection se faisait à l’issue de la première journée, où seuls les 12 meilleurs pouvaient grimper dans le troisième circuit le lendemain.

Les règles étant posées, qu’en est-il des résultats ?!

Chez les hommes, les trois circuits auront parfaitement au vice-champion de France, Nicolas Pelorson, qui se classe premier du premier tour, premier du second tour et… premier du dernier tour ! Il décroche donc son maillot bleu/blanc/rouge pour le début de la saison internationale. 
Clément Lechaptois sera aussi de la partie. Une première sélection en équipe de France pour celui qui se classe deuxième ce week-end. 
Enfin, à la troisième place du classement général de ce sélectif, on retrouve Léo Avezou qui s’assure lui aussi d’une place en équipe de France seniors.

Une équipe de France qui sera complété par Jérémy Bonder, Mickaël Mawem et Manu Cornu, finalistes des Championnats du Monde à Paris, mais aussi par Alban Levier, ayant récemment remporté le Championnat de France de bloc.

Chez les femmes, c’est Manon Hily qui gère au mieux ce sélectif, finissant première du premier tour, deuxième du second tour et troisième du dernier circuit. La voilà sélectionnée en équipe de France, aux côtés de la jeune Flavy Cohaut, encore cadette, qui s’était déjà illustrée à La Baconnière en faisant partie des finalistes du Championnat de France seniors. 
Enfin, après un revirement de situation dans le troisième tour qu’elle remportera, Maëlys Agrapart aura l’occasion d’aller défendre nos couleurs à l’international.

Ces trois grimpeuses rejoignent donc Fanny Gibert, déjà sélectionnée suite à son titre de Championne de France de bloc 2017.

Les résultats complets:

 

Photos: Muriel CP

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Double ascension de “La Rambla” 9a+ par Stefano Ghisolfi et Jacopo Larcher !

21 Mar

“La Rambla” est décidément la voie à la mode du moment ! Récemment mise sous le feu des projecteurs en devenant le premier 9a+ enchaîné par une femme, Jacopo Larcher et Stefano Ghisolfi s’y sont frottés à leur tour dans le but de signer la première ascension italienne de celle-ci. Et quand deux des meilleurs falaisistes d’Italie s’attaquent à ce mythe, les croix ne se font pas attendre.

Et c’est finalement Stefano Ghisolfi qui l’enchaînera en premier. En effet, seulement 4 essais lui seront nécessaires pour venir à bout du 10ème 9a+ de sa carrière. Un beau projet qui se réalise, alors qu’il y a 4 ans, l’italien était resté songeur au pied de la voie, n’ayant pas le courage de l’essayer.

Puis aujourd’hui, c’est son compatriote Jacopo Larcher qui est venu à bout de cette même voie. Ce dernier se sera confronté à cette ligne toute la semaine, travaillant chaque mouvement de la voie. Finalement, c’est aujourd’hui, à quelques minutes de devoir quitter l’Espagne, que Jacopo fait la croix, enchaînant son premier 9a+ et confirmant la règle du “Last day, best day!”. 

Échange de méthodes entre Jacopo et Stefano

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News des croix: Laura Rogora et Adam Ondra font trembler le rocher !

20 Mar

Le rocher a tremblé cette semaine, sous les assauts de la jeune italienne Laura Rogora. À 15 ans, la prodige italienne a enchaîné trois 8c dans la semaine.

Elle réalise la première ascension de “Ercole” 8c/+, une voie située à quelques kilomètres de la capitale italienne. Puis, quelques kilomètres plus loin, elle vient à bout de “La Morte” 8c, qu’elle enchaînera au troisième essai.
Enfin, elle améliore toutes ces performances en réalisant “Crazy Horse” 8c, au deuxième run seulement !

Place à Adam Ondra maintenant, qui en termine avec un séjour en demi-teinte en Espagne. Tombé malade, le tchèque mettra du temps à se remettre sur pied, laissant ainsi tous ces projets inachevés.

Heureusement, à son retour, il s’arrête en France, à St-Léger. Il réalise à vue “Le Concept” 8c+ et l’un des classiques du site, “Le Nabab” 8b+.
Au total, il comptabilise maintenant trois 9a et vue, et près d’une vingtaine de 8c+ !

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Finales du CWIF: tout ce qu’il faut retenir !

19 Mar

Hier soir se clôturait un week-end chargé à Sheffield, en Angleterre. D’abord de grosses qualifications, qui réunissaient plus de 400 grimpeurs, venus de 25 pays différents, puis des demi-finales, très difficiles, pour les 20 meilleurs hommes et femmes. Et enfin des finales qui auront tenu en haleine le public jusque dans les derniers moments de la compétition.

Oui, le CWIF c’est bien l’un des plus gros rassemblements de l’année. Et en onze saisons, le niveau n’avait jamais été aussi élevé que cette année.

Voici les points qu’il ne fallait surtout pas louper des finales d’hier soir !

 

  • Victoire française sur le CWIF ! Hé oui, c’est bien une française qui est montée sur la première marche du podium hier soir. Mélissa Le Nevé confirme sa forme (monumentale) du moment. La jeune retraitée des compétitions a tout de même fait le déplacement jusqu’à Sheffield, histoire de rappeler à tout le monde que même si elle ne serait plus sur le circuit des coupes du monde, elle serait toujours présente au plus haut-niveau !
  • 3/3. C’est le score qui a permis à Mélissa Le Nevé de l’emporter. Elle sera d’ailleurs la seule grimpeuse à réaliser autant de blocs, et la seule de toutes les finalistes à enchaîner le dernier bloc (qui plus est, à vue !)
  • À deux doigts de participer à la compétition ! Alex Megos n’était pas sûr de prendre part à cette compétition en arrivant en Angleterre, suite à une blessure récalcitrante au doigt. Mais n’ayant pu résister à la tentation, il décrochait son ticket pour les finales. Et bien lui en a pris puisque c’est finalement lui qui remporte cette onzième édition chez les hommes ! 
  • Une grande première ! C’est la première fois en effet qu’un même athlète remporte deux fois le CWIF. Alex Megos a donc réussi cet exploit, lui qui était déjà victorieux en 2015.
  • 2/24. 24, c’est le nombre de tops maximums que pouvaient connaître les finales masculines, si chaque grimpeur sortait tous les blocs. 2 c’est finalement le nombre de tops qu’il y aura eu chez les hommes. Jongwon Chon, au sommet du deuxième bloc en 4 essais et Alex Megos, qui validera le troisième bloc en dalle en 2 essais.
  • Premiers, premiers, puis deuxièmes… Jongwon Chon et Petra Klingler ont bien failli réaliser ce qui n’avait encore jamais été fait au CWIF. Tous les deux premiers en qualifications, ils reprenaient exactement ces mêmes places lors des demi-finales. Ils passent non loin du week-end parfait, mais finiront tous deux sur la seconde marche du podium.
  • Les doigts sur la dernière prise ! Quelques millimètres. Voilà ce qu’il a manqué au coréen Jongwon Chon pour toper le premier bloc des finales. Il chutera à plusieurs reprises sur la toute dernière prise du bloc, après un triple mouvement dynamique.
  • 191 ! C’est le nombre total d’essais dans ces finales. Les femmes auront mis en tout 62 essais dans les quatre blocs, quand les hommes en auront mis plus du double: 129.
  • 6 médailles, 6 nations ! Les six grimpeurs qui montent sur le podium viennent de six pays différents ! Une grande diversité durant ces finales, qui marque le côté international de cette compétition, qui définitivement, est la soeur jumelle d’une coupe du monde en matière de spectacle.

Les résultats complets:

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CWIF 2017: résultats des qualifications !

18 Mar

Très grosse journée de qualification hier pour la 11ème édition du Climbing Works International Festival, la première compétition de bloc internationale de la saison.

L’occasion pour les meilleurs grimpeurs du monde de venir tester son niveau à quelques jours du lancement officiel des coupes du monde 2017.

L’occasion également de réunir près de 400 grimpeurs, le temps d’un week-end, venant de plus de 25 pays différents. Tous s’étaient donnés rendez-vous à Sheffield hier, pour se départager à travers les 30 blocs de qualification. Pour cela, chacun disposait de 3 heures au total, avec un maximum de 3 essais par bloc.

Chez les hommes, c’est Jongwon Chon qui met tout le monde d’accord, dès les qualifications. Il s’empare de la tête du classement, en étant le seul grimpeur parmi les centaines d’autres à enchaîner les 30 blocs du circuit. Très grosse performance pour le coréen donc !
Derrière lui, le local Aidan Roberts fait sensation, membre de l’équipe nationale de Grande-Bretagne. Le jeune grimpeur s’adjuge la 2ème place des qualifications devant les deux allemands Jan Hojer et Alex Megos, qui pour l’anecdote, ne devait d’ailleurs pas grimper suite à une blessure au doigt, mais qui n’aura pas résisté longtemps à la tentation des qualifications!)

Le français qui nous représentera demain en demi-finales (et plus si affinités), c’est Manu Cornu. Ce dernier rentre dans le top 10 avec une belle 9ème place hier.

Enfin, d’autres cadors seront de la partie, comme Sean McColl, Rustam Gelmanov, Jernej Kruder, Gabriele Moroni et bien d’autres !

 

Chez les femmes, large domination de la suissesse Petra Klingler. La championne du monde de bloc s’impose comme la meilleure grimpeuse des qualifications. Elle réalise exactement la même prestation que l’an dernier. Une bonne entrée en matière donc, mais attention tout de même aux autres grimpeuses… Et notamment à Michaela Tracy, la grimpeuse britannique qui prenait la seconde place hier. 
Juliane Wurm n’a rien perdu de sa maîtrise des compétitions. Voici l’allemande de retour aux affaires avec une belle troisième place au provisoire.

Et tout comme Manu chez les hommes, nous aurons aussi le droit à une française chez les femmes ! Et quelle française ?! Mélissa Le Nevé, qui nous offrait le premier 8B+ féminin français il y a quelques jours, a vite sauté dans l’avion pour rejoindre Sheffield, et prendre la 7ème place des qualifications.

Le top 20:

+ Les résultats complet hommes et femmes

La suite de la compétition aujourd’hui, avec les demi-finales à suivre en live à partir de 13h, avant les grandes finales qui se dérouleront dès 19h00…

  • Le résumé en images des qualifications:

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Interview du nouveau Champion de France de bloc, Alban Levier

18 Mar

Salut Alban ! Tu viens de remporter ton premier titre national chez les seniors. Quel goût a cette victoire ?

Salut ! Cette victoire un goût très spécial. Après deux années où je finissais 2ème, je savoure enfin un objectif tant attendu. Je dirai que ça a un coup de hors-d’œuvre : j’attends la suite avec impatience !

 D’une manière générale, comment as-tu vécu l’ensemble du week-end ?

J’ai pris cet événement avec plus de recul que les années précédentes. Je voulais m’amuser et vivre ce week-end à fond, sans comparaison, sans doute et sans regret. Je pense que ce sont ces petites choses qui ont changé beaucoup de détails à ma grimpe.

À la lecture des blocs, avais-tu déjà senti que les finales allaient être très serrées ?

Je me suis bien dit que les blocs proposés pouvaient convenir à l’ensemble des finalistes et en effet la bataille a été rude. D’ailleurs un grand bravo aux copains !

Car en effet, le suspens était au maximum jusqu’aux dernières secondes des finales ! Comment l’as-tu géré mentalement ?

Pour une fois j’ai grimpé pour « faire les blocs » et par pour « ne pas tomber ».  Du coup j’avançais bloc après bloc sans chercher à contrôler ce que je ne pouvais pas contrôler. Un vieil homme m’a dit « c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses ! »

 À l’approche du dernier bloc, tu semblais extrêmement déterminé, comme si tu « savais » que tu allais enchaîner le bloc… Peux-tu nous en dire plus ?

Je suis même sûrement parti trop déterminé dans le dernier bloc en voulant envoyer les deux mains d’un coup au départ  🙂 

En général j’aime bien ce genre de bloc qui demande beaucoup d’efforts sur les triceps. Ça m’a aidé à rester dedans je pense.

Comme pas mal de compétiteurs j’ai aussi tendance à calculer, vouloir anticiper la suite…  Lors de ces finales, j’ai été joueur, en restant dans le présent, sans penser aux conséquences ou autres. C’était vraiment agréable.

Tu fais partie des meilleurs français depuis quelques années maintenant. Mais selon toi, qu’est-ce qui a fait que cette année, c’était la bonne pour le titre national ?

Je dirai que ça résume un peu les différents petits détails abordés au-dessus : c’est l’état d’esprit. J’ai vécu l’événement en profitant de chaque détail. Je corrigeais mes erreurs sans perdre mes moyens et je pensais positif sans chercher la perfection. Je l’ai déjà beaucoup trop fait, et ça ne marche pas ! Tout le monde sait que les circuits sont tous différents et qu’il faut en permanence s’adapter à de nouveaux défis. Du coup, cette année, j’ai peut-être réussi à trouver un bon compromis entre “Contrôler” et “S’amuser”.

 Maintenant sélectionné en équipe de France, quels sont tes objectifs à l’international ?

En termes de résultats, j’espère évidemment monter sur un maximum de podiums et viser une bonne place au classement général des coupes du Monde.

Mais je souhaite par-dessus tout réussir à me laisser grimper avec plus de feeling que l’an passé…

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La première compétition internationale de bloc, c’est ce week-end avec le CWIF !

18 Mar

Comme chaque année depuis maintenant 11 ans, le CWIF marque l’ouverture de la saison internationale de bloc. Pourquoi ? Car cette compétition, qui se déroule à Sheffield, à quelques kilomètres de Manchester, attire plus de 400 compétiteurs chaque année, venant d’une vingtaine de pays différents. Parmi tout ce beau monde, des stars internationales, que vous connaissez sûrement: Manu Cornu, Jongwon Chon, Jernej Kruder, Petra Klingler…

Chaque année, le spectacle proposé par le CWIF augmente et semble atteindre une limite… Qui est dépassée l’année suivante !

Des amateurs, des champions du monde, des vainqueurs de coupe du monde, mais aussi des bloqueurs d’extérieur, comme Jimmy Webb, Pete Whittakerou Jan Hojer, qui défieront des grimpeurs comme Sean McColl, Rustam Gelmanov ou encore Jorg Verhoeven.

Malheureusement, Shauna Coxsey, détentrice du titre, ne participera pas cette saison. Ayant été victime d’une blessure à l’épaule il y a quelques mois, elle préfère faire l’impasse sur cette compétition pour être 100% prête pour la première coupe du monde de bloc de l’année, qui se tiendra en Suisse au mois d’avril.

Mais rassurez-vous, la britannique a tout de même ajouté son petit grain de folie à la compétition en aidant les ouvreurs à caler les blocs. Justement, l’équipe d’ouvreurs relève du très haut-niveau: la qualité des blocs proposés sera garantie par trois ouvreurs internationaux de l’IFSC, Percy Bisthon, Jamie Cassidy et Manu Hassler.

La compétition commence dès aujourd’hui, avec les qualifications. 30 blocs ouverts à toutes et tous, avec une difficulté croissante au fil des blocs. Le but ? En enchaîner le plus possible !

À l’issue des qualifications, les 20 meilleurs hommes et femmes se retrouveront en demi-finales, dimanche, à partir de 13h00 (heures françaises).
Enfin, les finales auront lieu pour les 6 meilleurs le même jour, dès 19h10.

  • Et pour ne rien louper du spectacle, la journée du dimanche sera à suivre en intégralité grâce au live !

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Il enchaîne une grande voie en 8c… en solo !

17 Mar

Qu’ils sont fous ces allemands ! Fabian Buhl, 26 ans, vient d’annoncer une très grosse performance. Il vient de réaliser la première ascension de “Ganesha”, une grande voie autrichienne cotée 8c, qu’il a réalisé en solo-encordé.

La voie de 200 mètres, qui compte six longueurs, ne possède que quatre spits… L’allemand a donc dû se créer un propre système d’auto-assurage spécifique, à base de Grigri et autres mousquetons. Durant l’hiver, il fabriqua et expérimenta ce système, qui paraissait concluant.

Un beau matin, 04h00, le voici parti. Fabian Buhl s’élançait seul, pour quatre jours en paroi. Juste lui et le rocher. C’est cela qu’il était venu chercher.

Sa progression était lente, son arsenal complexe et les manipulations longues. Après avoir buté plusieurs fois sur le crux de cette grande voie, accompagné de chutes allant jusqu’à 18 mètres, déterminé et concentré, il parvint à atteindre le sommet. “Ganesha” était né.  

Mais qui est donc Fabian Buhl ?

Il commence d’abord l’escalade par le bloc. Très vite, il progresse, jusqu’à atteindre le 8C, en enchaînant “Dreamtime” en 2013. Mais à plusieurs reprises, il sera victime de chutes le conduisant à se fracturer la cheville deux fois de suite. C’est pourquoi, il décide d’arrêter cette pratique pour se tourner vers les voies, et notamment le trad.

La première voie qu’il réalise n’est autre que “Prinzip Hoffnung”, un 8b+… Pas mal pour “débuter”. 

Quelque temps après, il se tourne vers les grandes voies, enchaînant la célèbre “Silbergeier” 8b+ au Rätikon. Un mois plus tard, il venait à bout de “Nirvana”, 8c+, 7 longueurs et seulement 17 spits au total. Ouverte par Alex Huber, cette grande voie n’avait encore jamais été répétée par quiconque. 

Ainsi, Fabian ayant encore plus progressé, l’allemand a voulu rendre hommage à Alex Huber en ouvrant sa propre grande voie en solo encordé. “Ganesha” lui permit donc d’accomplir son rêve !

  • La vidéo de l’ascension:

https://www.youtube.com/watch?v=ljFwU1wlxkQ

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Un remaniement de nos règles de compétition imposé par l’Olympisme ?

16 Mar

Le monde de l’escalade évolue, celui des compétitions aussi. Qu’on se le dise, l’intégration de notre sport aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 impose un remaniement de nos règles de compétition, afin de les rendre facilement compréhensibles par un public non-expert.

Les récentes modifications des temps de grimpe en finale sont déjà dues à cela. Passer de 8 minutes à 6 minutes en difficulté et de 4 minutes + le temps du dernier essai à 4 minutes maximum en bloc sont des changements de règlement qui ont été faits en vue de s’intégrer au mieux à la télévision. 

C’est pourquoi, durant la dernière conférence de presse de l’IFSC, les règles de calcul en compétition de bloc ont été abordées. En effet, selon Marco Scolaris, président de la fédération internationale, les scores de cette discipline sont compliqués à comprendre pour les néophytes. En effet, le système actuel n’a pas évolué depuis les dix dernières années et est parfois la cause de quelques litiges, même pour les plus aguerris d’entre nous. Complexe, il était évident qu’une intégration aux JO allait modifier ce mode de classement.

Ainsi, un groupe de travail a été créé au sein de l’IFSC. Le but ? Trouver une solution alternative au fameux système actuel “3t7 4b6” (lisez 3 blocs en 7 essais et 4 zones en 6 essais). 

Sean McColl, le représentant des athlètes au sein du bureau de l’IFSC, a déclaré que le système de points serait une solution envisageable, tout comme la méthode américaine de calcul de points. 

En Amérique, le système de calcul des classements est bien différent du nôtre. Toutes les prises des blocs sont numérotées. Ainsi, on comptabilise la prise la plus haute atteinte par le grimpeur. Ensuite, on considère chaque bloc comme une propre compétition. À l’issue de chaque bloc, un classement est établi entre tous les grimpeurs. Puis, à la fin de la compétition, un simple calcul permet d’obtenir le classement final par rapport aux “minis classements” de chaque bloc.

Lors de l’Assemblée Générale de l’IFSC au Québec, le format de la compétition lors des JO a été abordé.

Quelques précisions ont été apportées:

  • La compétition, qui se déroulera sous le format d’un combiné, ne comportera pas de phase de demi-finale. Des qualifications, les meilleurs athlètes iront directement en finale. 
  • Justement, le nombre de finalistes sera de six.
    À noter que le principe de “lucky loser” sera appliqué en vitesse pour les grimpeurs classés 7ème et 8ème en 1/8ème de finale. En effet, le nombre de six ne permet pas le système de duel, car il y aurait alors trois duels de deux grimpeurs, et donc trois vainqueurs à chaque fois. Du coup, pour le tour suivant (les 1/2 finales), les duels ne peuvent plus fonctionner puisqu’il a trois grimpeurs. Il faut donc un multiple de 4 pour que les duels puissent se jouer. C’est pourquoi, les 7ème et 8ème grimpeurs seraient repêchés, d’où le nom “lucky loser”. 
  • La compétition commencera par la vitesse, puis le bloc et enfin la difficulté. Ainsi, un programme prévisionnel pourrait être:
    Jour 1: Qualification vitesse
    Jour 2: Qualification bloc
    Jour 3: Qualification difficulté
    Jour 4: Finales (vitesse, bloc, difficulté)
  • Enfin, le classement final sera calculé en multipliant la position de chaque athlète dans chaque discipline. Plus le score sera bas, mieux le grimpeur sera classé.

Les critères de sélection pour participer aux Jeux Olympiques seront communiqués d’ici le mois de Juillet. Il semblerait que seuls deux athlètes hommes + femmes soient autorisés par pays. 

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Une première ! Nalle Hukkataival enchaîne le circuit le plus dur de Bleau en une seule journée !

14 Mar

Sacré Nalle ! Décidément, ce finlandais ne cesse de nous surprendre ! Capable d’enchaîner un 9A bloc ultra-physique, comme l’une des dalles les plus exigeantes de Fontainebleau.

Oui, Nalle Hukkataival vient de réaliser une nouvelle fois un exploit historique. Enchaîner en intégralité le circuit noir, le plus dur de la forêt, en une seule et même journée.

Existant pourtant depuis des dizaines d’années, ce circuit n’avait encore jamais été grimpé en une seule journée. Il compte plus de 34 blocs, les plus faciles cotant déjà 6A. Un circuit qui se termine en beauté par “Duel”, cette fameuse dalle en 8A, qui constitue à lui seul un vrai défi technique.

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Je trouvais ce circuit comme étant un réel test de compétences en escalade. Les blocs demandent tous des techniques et des styles différents: des arquées, des plats, des dalles, des arêtes, des jetés… Même le mental est mis à l’épreuve sur les highballs !

Afin de faire l’ensemble du circuit, il faut donc être un grimpeur complet, et savoir grimper efficacement. 

Et après quelques jours passés en forêt à localiser, brosser et défraîchir certains blocs parfois recouverts par la mousse, Nalle a décidé de se lancer. Cinq heures et huit minutes plus tard, il était au sommet de “Duel”, après avoir enchaîné les 33 autres blocs, les doigts en sang. 

Et cerise sur le gâteau, Nalle aura enchaîné tous les blocs du premier coup… Enfin presque: il chutera seulement une fois dans “Duel”, avant de le réaliser à l’essai suivant. 

Une vidéo de cette performance sortira prochainement, alors restez connectés ! 

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Patxi Usobiaga ouvre un nouveau 9a/+ à Oliana: “Patxitxulo”!

14 Mar

“Je suis submergé par l’émotion”. Ce sont les premiers mots de Patxi Usobiaga, encore accroché à la prise de fin de “Patxitxulo”.

En effet, quelques jours après avoir célébré le 14ème anniversaire de son premier 9a, “Il Domani”, l’espagnol est venu à bout d’une ligne qu’il a lui-même imaginé: une connexion entre “Joe Blau” 8c+ et “Papichulo” 9a+, baptisé “Patxitchulo” et qui oscillerait entre le 9a et le 9a+.

Et pour cause, cette nouvelle voie, typée très rési, passe par le crux de “Joe Blau” et le deuxième pas dur de “Papichulo”. 

“Je suis ravi de cette ligne, pas seulement parce que je l’ai imaginée, mais parce que c’est sûrement la voie la plus dure que j’ai faite depuis 2007”.

Et le coach d’Adam Ondra a encore de beaux projets devant lui à Oliana. En effet, après être tombé plusieurs fois au sommet de “Papichulo” la semaine dernière, il aimerait bien enchaîner la voie prochainement, ainsi que “Power Inverter” 9a+, “Pachamama” 9a+ et “Joe Mama” 9a+. “Essayer toutes ces voies sans trop me presser et me concentrer seulement sur l’une d’entre elles est une stratégie de ma part, qui je l’espère, va payer!”

Photos: Javi Pec

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