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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Le MoonBoard Masters aura lieu demain, aux quatre coins de la planète !

08 Déc

Ce week-end c’est un tout nouveau type de compétition qui se tiendra en même temps aux quatre coins du monde : Le MoonBoard Masters.

Il y a quelque temps, nous vous annoncions l’événement. Il est maintenant grand temps que la compétition ait lieu.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, la MoonBoard est d’une structure d’entraînement standardisée, qui peut être installée n’importe où dans le monde. Les dimensions sont uniques et la position des prises est toujours la même, permettant aux grimpeurs du monde entier de se comparer et même d’inventer et répertorier des blocs. A ce jour, plus de 15 000 blocs sont enregistrés dans l’application mobile MoonBoard.

Créer une compétition sur la Moonboard ? Un rêve pour Ben Moon, le créateur de la structure. Un rêve qui deviendra ce week-end réalité.

10 des meilleurs grimpeurs du monde ont été invités à participer à l’événement. Ces 10 athlètes ont été répartis en binôme. Les cinq duos s’affronteront en même temps, depuis cinq salles d’escalade différentes à travers le monde :

  • Daniel Woods et Kyra Condie dans la salle The Cliffs à New York City, USA.
  • Alex Megos et Margo Hayes dans la salle  The Foundry à Sheffield Sheffield, Angleterre.
  • Rustam Gelmanov et Katja Kidic dans la salle Sharma Climbing à Barcelone, Espagne.
  • Jongwon Chon et Miho Nonaka dans la salle Crux Climbing Gym à Osaka, Japon.
  • Tomoa Narasaki et Akiyo Noguchi dans la salle Crux Climbing Gym à Osaka, Japon.

 

Le format de la compétition :

En ce vendredi 08 Décembre, la MoonBoard est réinitialisée pour la première fois, avec la configuration MoonBoard 2018. Chaque équipe a eu une heure aujourd’hui pour tracer deux blocs : un pour les hommes et un pour les femmes. Chaque bloc de l’équipe est classé comme un unique « round ».

Demain, le jour de la compétition, les équipes s’affronteront tour à tour dans tous les blocs tracés. Les femmes auront donc cinq blocs et les hommes cinq autres blocs, parmi lesquelles ceux tracés par eux même.

Le but sera d’enchaîner le plus de blocs en moins d’essai.

Alors selon vous, quelle sera l’équipe gagnante… ?

Attention au décalage horaire ! Il sera 14h00 à Sheffield en Angleterre au moment de la compétition, 09h00 à New York aux USA, 15h00 à Barcelone en Espagne et 23h00 à Osaka au Japon.

La compétition sera retransmise en live ici à 15h00 en France:

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Coupe de France de bloc 2018: l’étape chamoniarde

08 Déc

La quatrième étape du circuit de Coupe de France de bloc 2018 a lieu à Chamonix ce week-end.
Cette épreuve compte pour le classement national pour les catégories officielles (Minime/Cadet/Junior/Senior/Vétéran)

A tous les compétiteurs et entraîneurs qui se déplacent au pied du Mont-Blanc ce week-end: penser à partir avec de la neige, car la neige est au rendez-vous !

  • Le programme:

Samedi 9 décembre 2017
MINIMES GARCONS/MINIMES FILLES/ SENIORS GARCONS/SENIORS FILLES
7h30/8h00: accueil: Minimes filles/Minimes garçons
8h00: ouverture échauffement salle d’escalade de la piscine(MF/MG) accès 1h avant les qualifs (seuls les compétiteurs et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
9H00-12H30: qualification MF/MG

11h30/12h00: accueil: SF/SG
12h00: ouverture échauffement SF/SG accès 1h avant les qualifs (seuls les compétiteurs et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
13H00-16H30:qualification SF/SG

16h00: ouverture échauffement salle d’escalade de la piscine- accès 1h avant les finales (seuls les compétiteurs qualifiés et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
17h00-17h30 Isolement MF/MG/ SF/SG
18H00-20H00 finales MF/MG/ SF/SG
20H15 REMISE DES PRIX

Dimanche 10 décembre 2017
CADETS/JUNIORS FILLES/ CADETTES/JUNIORS GARCONS
7h30/8h00: accueil: Cadettes/Juniors Garçons
8h00: ouverture échauffement salle d’escalade de la piscine (CF/JG) accès 1h avant les qualifs (seuls les compétiteurs et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
9H00-12H30: qualification Cadettes/Juniors Garçons

11h30/12h00: accueil: Juniors Filles/Cadets
12h00: ouverture échauffement JF/CG accès 1h avant les qualifs (seuls les compétiteurs et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
13H00-16H30:qualification Juniors Filles/Cadets

15h30: ouverture échauffement salle d’escalade de la piscine-accès 1h avant les finales (seuls les compétiteurs qualifiés et les coachs déclarés auront accès à la salle d’échauffement)
16h30-17h00 Isolement dans le gymnase CF/CG/ JF/JG
17H30-19H30 finales CF/CG/ JF/JG
19H45 REMISE DES PRIX

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Leçon: apprenez à poser vos pieds avec Jérémy Bonder !

07 Déc

Regarder la prise, positionner son pied proprement sur la préhension, respirer, armer, pousser sur la jambe. Savoir poser ses pieds, c’est toute une technique.

Qui mieux pour en parler et vous donner des conseils que Jérémy Bonder, un adepte des blocs en dalle depuis son coup d’éclat sur la Coupe du Monde de Vail, où il était le seul compétiteur à enchaîner ce bloc en dalle.

Depuis, on ne compte plus le nombre de blocs à sensation qu’il a réalisé à Fontainebleau. De quoi en faire la personne idéale pour nous parler de la pose de pieds, à travers cet enregistrement audio réalisé par Pulsaventure.

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Après un combat de plusieurs années, Seb Bouin enchaîne “La Rambla” 9a+

07 Déc

“La Rambla”… Toute une histoire pour Seb Bouin. Une histoire, ou plutôt un combat ! Il y a deux ans, le français s’était blessé en travaillant cette voie. Dans le crux, Seb Bouin s’était fait une hernie discale, le contraignant à abandonner son projet et prendre un repos forcé.

À cause de deux poulies blessées, il n’avait pas pu retenter sa chance dans la voie l’année dernière.

Il aura donc fallu attendre cet hiver pour que Seb retourne à Siurana et puisse enfin prendre sa revanche. Et cette année, neuf essais lui auront suffi pour atteindre la chaîne de la voie.

Il s’agit de la 20ème ascension de ce 9a+ mis en avant l’hiver dernier lors de l’enchaînement de cette ligne par l’américaine Margo Hayes

“Il est maintenant temps pour moi d’aller en découdre avec quelques projets en France… J’ai récemment découvert le Chilam Balam français.”

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Nouvelle performance impressionnante de la part d’Anak Verhoeven !

06 Déc

Anak Verhoeven, l’une des meilleures compétitrices et falaisistes féminines mondiale vient de nouveau de frapper fort sur le rocher, avec l’enchaînement d’un 9a/9a+ lors de son premier vrai essai dans la voie !

Elle est certainement la grimpeuse la plus complète du circuit international. En compétition, Anak Verhoeven affiche souvent son nom au sommet du tableau. La belge a tout gagné cette saison: les Jeux Mondiaux en Pologne, les Championnats d’Europe en Italie et même une étape de Coupe du Monde de Chine.

Et quand il s’agit de perfer en extérieur, Anak est l’une des meilleures de la discipline. L’année dernière, elle enchaînait “La Reina Mora” 8c+/9a, avant de réaliser en septembre le seconde 9a+ féminin de l’histoire de l’escalade avec “Sweet Neuf”, à Pierrot Beach.

Et comme chaque année, une fois la saison de compétition terminée, Anak prépare ses affaires pour se rendre en Espagne et profiter de la collante hivernale pour perfer. À peine arriver à Santa Linya, voilà que les croix tombent déjà.

Après avoir pris une journée pour repérer et mémoriser les mouvements, la belge enchaînera finalement “Ciudad de Dios” 9a/9a+ à son premier vrai essai depuis le bas dans la voie ! Une performance énorme pour Anak, qui ne s’arrête pas là. Elle profite de la fin de journée pour aller “récupérer” de cette performance dans “La Fabela” 8c+.

Restez connectés, car d’autres croix ne devraient pas tarder…

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Analyse complète de la saison de Coupe du Monde, par Udo Neumann et Kilian Fischuber…

05 Déc

Avant que tous les yeux ne soient rivés sur les Championnats du Monde seniors à Innsbruck du 6 au 16 Septembre 2018, nous avons pu recueillir avec Ben Lepesant les impressions de Kilian Fischhuber, qu’on ne présente plus, et Udo Neumann l’un des meilleurs coachs du monde, sur quelques aspects intéressants de cette saison 2017 de Coupes du Monde.

La saison internationale est terminée mais une impression reste ancrée dans la mémoire de tous : la domination des japonais cette année. Plus que jamais auparavant. Et en regardant de plus près les chiffres, il devient clair que ce n’est pas qu’une impression. En moyenne, 7.3 grimpeurs masculins japonais étaient dans le Top 20 des Coupes du Monde de bloc. À titre de comparaison, pour les saisons 2014-2016, la moyenne était de 3.5. En zoomant encore un peu plus et en s’intéressant au Top 5, la moyenne est passée de 1 athlète japonais en 2014-2016 à 2.6 cette année…

Selon Udo Neumann, auteur de plusieurs manuels d’entraînement, réalisateur de vidéos d’escalade et entraîneur de l’équipe d’Allemagne de 2009 à Mai 2017, le fondement de ce succès japonais a été construit il y a bien longtemps : “Tout a commencé avec Yuji Hirayama. Son influence sur l’escalade au Japon ne doit pas être sous-estimée. Il dirige leur programme olympique d’escalade. Akiyo Noguchi a également eu une énorme influence au cours des dix dernières années, elle est au cœur de cette équipe japonaise.”

© Japan National Climbing Team

Alors que de nombreux grimpeurs se sont lancés dans différentes disciplines, les meilleurs bloqueurs n’ont pas été dérangés par l’arrivée des lactates. Les spécialistes de la difficulté comme Domen SKofic ou Marcello Bombardi ne sont jamais rentrés en demi-finale. C’est seulement à la 10ème place d’une Coupe du Monde de bloc que nous retrouvons un grimpeur qui a un palmarès glorieux en difficulté, Jakob Schubert.

Pour Udo Neumann, il y a une raison simple à cela : “Les prises sur lesquelles vous pouvez à peine tirer dessus, tous ces volumes plats, ces blocs à sensations… ne sont là que depuis deux ou trois ans à peine. Les japonais pensent leur mouvement depuis leur hanche, ce qui est un grand avantage sur ce type de prises.
Tous ceux qui ont grandi avec le paradigme “mettre les doigts sur la prise, serrer, tirer” ont un gros désavantage quand cela n’est pas possible, par rapport aux jeunes grimpeurs d’aujourd’hui, habitués à faire partir le mouvement depuis leur bassin. Cette tendance est devenue encore plus forte cette année.”

Neumann mentionne Jakob Schubert comme exemple : “Il est typiquement un grimpeur de falaise. Mais il peut encore répondre à presque tout ce qui est demandé. Sa technique est fantastique, en revanche dès que vous lui supprimez la possibilité d’un transfert de force via un contact direct avec le mur ou les prises, il devient alors désespéré. Il compense énormément avec l’expérience, mais si l’on parle des Jeux Olympiques, ce sera une course contre la montre pour lui. Reste à voir s’il peut mettre à jour son ancien paradigme”.

© H. Wilhelm / Innsbruck 2018

Revoir Tomoa Narasaki de retour sur le podium d’une Coupe du Monde de bloc après une excellente saison l’année dernière (vainqueur du général des Coupes du Monde et champion du Monde en titre) n’était pas forcément évident pour Neumann.

“Vous devez votre succès à votre aisance juvénile, mais vous ne comprenez pas cela tout de suite. Vous voulez ensuite continuer à être sur le devant de la scène et vous souhaitez plus de contrôle, plus de maîtrise. Et finalement, c’est ce qui vous retient. En 2016, c’était le problème de Jongwon Chon.” Interrogé sur ce qui distingue Tomoa Narasaki, Udo Neumann répond : “Tomoa visualise comme personne d’autre. Il inverse la machine qui pilote ses mouvements. Il se demande : “Dans quelle position dois-je être ?” Puis il réfléchit en arrière, et se demande alors “Que dois-je faire pour arriver dans cette position ?” Ainsi, il met en place tout un processus d’exécution de ses mouvements. Il pense mouvement par mouvement, de la fin du bloc jusqu’au départ de celui-ci.”

© Yanne Golev

Pour illustrer l’approche japonaise, Neumann nous livre une petite anecdote : “Quand nous avons ouvert la salle de bloc Stuntwerk en 2014, nous étions à la pointe de la technologie des salles d’escalade. Le propriétaire de la chaîne B-Pump à Tokyo est alors venu nous rencontrer. Cette année là, il a passé toutes ses vacances dans notre salle. Il nous avait apporté des cadeaux et était très respectueux envers nous. C’était en 2014, nous étions les meilleurs et il était à l’époque en congé d’études. Quand nous ouvrions la salle le matin, il était là. Quand nous fermions le soir, il était toujours là. Après ce séjour, il savait tout de notre salle.
Cette année, nous sommes allés visiter sa salle. Nous avons alors été impressionnés de la vitesse à laquelle il avait monté son réseau.

Les japonais ont beaucoup d’idées intelligentes, ils ont un vrai souci du détail et suivent la démarche Kaizen “changer pour mieux” qui signifie beaucoup pour eux.”

Aleksey Rubstov a été le seul “ancien” (né en 1986, champion du monde en 2009) capable de tenir la dragée haute à Narasaki et Chon (nés en 1996) cette année. Après ses premières saisons réussies, il a perdu contact avec les meilleurs et a arrêté complètement les compétitions en 2013. Depuis, il s’est réinventé, redécouvert, avec succès. Neumann considère son contrôle corporel comme sa caractéristique unique : “Il a un contrôle extrême de son corps, il a rattrapé ses cours du soir pour ainsi dire. Il a été élevé différemment, mais il a une grande capacité à analyser la situation et prendre les bonnes décisions.
Les russes sont dotés d’une bonne base en termes de capacité physique et de coordination, mais il est trop tard pour lui d’acquérir les intuitions que les jeunes ont déjà.”

© Leo Zhukov

Aleksey Rubstov a dit qu’il analysait beaucoup les autres sports et parvenait à en tirer des leçons pour sa propre pratique du bloc. On peut déduire que le processus a été difficile en regardant ceux qui ne pouvaient pas suivre cette saison : Rustam Gelmanov et Sean McColl, tous deux en avance sur leur temps il y a quelques années, ont connu une saison difficile.

Une fois que la saison de Coupe du Monde de bloc finie, Chon et Narasaki ont enfilé un baudrier pour participer aux Coupes du Monde de difficulté. Romain Desgranges (né en 1982, champion d’Europe en 2013 et 2017) a remporté le classement général, devant Stefano Ghisolfi. Narasaki a laissé quelques bouches béantes en terminant 2 ème de la Coupe du Monde de Xiamen en Octobre. Chon finissait 4ème. Neumann décèle un gros potentiel en Jongwon Chon pour l’escalade de difficulté. “S’il prend cela au sérieux, personne ne pourra le battre. Il a un excellent rapport poids/puissance et la force dans les doigts de Rustam Gelmanov, la même capacité à bouger que les autres de sa génération et un flow unique. Je pense que même Adam Ondra aurait du mal à le suivre, à cause de son mauvais ratio poids/puissance.

© H. Wilhelm / Innsbruck 2018

Comme je l’ai dit, Tomoa parvient à visualiser mieux que quiconque, et ça l’aide sûrement en difficulté également. Il a un stylé plus “risqué”.” Kilian Fischhuber a un point de vue similaire : “Tomoa me fait penser à une version plus extrême de Tomas Mrazek. Mrazek avait aussi un style très risqué et grimpait très rapidement. Parfois, il zippait et terminait 25ème, la fois d’après, il parvenait à gagner. Il avait – dans le sens positif du terme – une forme de non-respect.”
Neumann et Fischhuber sont tous les deux d’accord pour dire que Yoshiyuki Ogata, champion du monde jeunes en difficulté et bloc et vainqueur des Jeux Mondiaux pourrait également aller titiller les meilleurs seniors dans les deux catégories l’année prochaine.

Mais les bloqueurs n’ont pas toujours réussi à suivre les meilleurs en difficulté. Avec suffisamment de petites arquées vissées sur le mur, le nombre de volumes ne change rien, comme cela s’est démontré sur les Championnats d’Europe à Campitello di Fassa en Italie. Romain Desgranges prenait l’or, devant Adam Ondra et Jakob Schubert.

© Ralf Brunel

Selon Kilian Fischhuber, le style des voies lors des compétitions de difficulté doit changer rapidement : “Ils ont grand intérêt à changer le style des voies. Toutefois, c’est très compliqué de faire le choix d’ouvrir des mouvements risqués parce qu’il y a toujours une chance que tout le monde tombe au même endroit.”
Neumann confirme. Pour lui, les choses vont changer en difficulté. “Les Championnats du Monde jeunes à Innsbruck ont été la plus belle compétition de tous les temps. On a investi tellement dans les prises, c’était une vraie vitrine du futur. On pouvait clairement voir la direction que prenait notre sport.”

Pour Udo Neumann, en regardant les résultats des Coupes du Monde chez les femmes, le constat est sans appel : “Janja est LE phénomène du moment. Elle a l’esprit libre. La seule personne qui peut battre Janja, c’est Janja elle-même. Quand tout ne se déroule pas comme elle l’a prévu, elle n’arrive parfois à plus avancer. Mais quand elle est détendue, elle grimpe dans un monde différent. Ce qu’elle a fait à Chongqing cette année a été incroyable !”

© H. Wilhelm / Innsbruck 2018

Derrière Janja, Jaïn Kim et Anak Verhoeven sont là, quand une opportunité se présente. Verhoeven a remporté le titre à deux reprises cette année : au Championnat d’Europe et aux Jeux Mondiaux.
“Jaïn a un contrôle incroyable de son corps et – il faut le dire, même si ça peut paraître être un cliché – les asiates ont un sens du détail qui joue beaucoup. Tout le monde disait que la nouvelle règle des 6 minutes allait poser de gros problèmes à Jaïn, mais non. Son état d’esprit est incroyable. Elle optimise même les détails les plus infimes.
Anak est une machine. Elle sait exactement comment et quand rythmer son escalade, ce qu’elle a besoin de faire dans telle ou telle situation et combien de temps elle doit se reposer ici ou là. Mais dès qu’une chose inattendue arrive, elle a du mal à se réorganiser.”

Plus loin dans le classement général, Neumann ne voit personne capable de détrôner Janja dans un futur proche : “Je me souviens quand j’ai vu plusieurs filles pour la première fois. Elles étaient pleine d’énergie et voulait tout donner, comme Juliane Würm. En regardant son potentiel, tout était possible. C’est difficile à dire depuis l’extérieur, mais je ne pense pas que durant cette année, beaucoup de choses se soient améliorées dans son escalade. Quand elle grimpe en finale, je vois de la peur. Elle grimpe comme si elle portait une grosse responsabilité sur les épaules. C’est bien sûr uniquement mon opinion personnelle. Dans d’autres pays, c’est même pire, les athlètes perçoivent leur environnement comme intimidant.”

© H. Wilhelm / Innsbruck 2018

On doit également ce souvenir de l’année 2017 comme l’année des premières Coupes du Monde d’Ashima Shiraishi. Pleins de gens attendaient beaucoup d’elle. Des choses qu’elle ne pouvait pas forcément donner. “Ashima a été privée de sa mystique cette saison. Vous pouvez dire que c’est “le futur de l’escalade”, mais le style moderne qui est ouvert en ce moment ne lui correspond pas” déclare Neumann. Et Fischhuber le rejoint sur ce point : “Sa courbe de progression évoluait très fortement, mais récemment, elle tend à s’atténuer. Ce qui est compliqué pour elle, c’est qu’elle ne fait pas partie d’une forte équipe, comme peuvent l’être les japonais.”
Neumann critique d’une manière générale le fait que trop de jeunes grimpeurs s’entraînent “beaucoup, trop tôt”, ce qui selon lui “rend la progression plus difficile après.”

© H. Wilhelm / Innsbruck 2018

La britannique Shauna Coxsey a défendu son titre remporté en 2016. “Elle me surprend encore et encore” déclare Kilian Fischhuber.
Durant la saison 2017, nous avons pu avoir que Janja était prête à prendre le relais en bloc. Neumann pense que ce ne sera pas uniquement le seul challenge : “Une fois que les trois minimes japonaises Futaba Ito, Ai Mori, et Natsuki Tanii participeront aux compétitions seniors, aucune des favoris actuelles ne pourront garder le rythme, hormis Janja.”

Futaba Ito aura l’âge de participer à des Coupes du Monde dès l’année prochaine. Neumann considère ces trois grimpeuses comme la promesse de l’avenir. “Leur perception de l’espace et leur mobilité est incroyable. Leur génie est sorti de la bouteille lors des Championnats du Monde jeunes à Innsbruck.”

Kilian Fischhuber dit que Janja Garnbret se distingue en bloc grâce à son attitude. “Elle est la grimpeuse qui prend de gros risques par excellence. Elle grimpe comme s’il n’y avait pas de lendemain. Certaines de ses chutes sont d’ailleurs très dangereuses.”

© Eddie Fowke

Neumann fait une remarque intéressante : “C’est ce qu’on appelle “traverser la ligne médiane”. Ce sont tous les problèmes qui découlent du fait que le côté droit du cerveau agit sur le côté gauche du cerveau, et vice-versa. Quand vous bougez votre main droite sur votre côté gauche, c’est très stressant pour votre cerveau. Si quelqu’un vous lance une balle, vous ne pourrez pas l’attraper aussi bien qu’avec votre main droite sur votre côté droit. Quand vous regardez ses décisions et pourquoi Janja a grimpé des blocs et pas d’autres, c’est souvent à cause ou grâce à cela. Janja se tourne souvent autour de l’axe principal de son corps. Si une prise ne permet de tirer que dans une seule position, Janja tourne l’ensemble de son corps dans cette position, où elle peut optimiser son tirage sur la prise.”

 Ce qui est plus important que d’enseigner des choses comme cela aux athlètes, selon Neumann, c’est de tirer des enseignements sur l’atmosphère dans laquelle ils s’entraînent. “Pour plusieurs raisons, les slovènes et Stasa Gejo sont très sûrs d’eux. Le plus important est de s’assurer que les filles n’aient pas peur de faire des erreurs. Pour beaucoup de nations c’est un gros problème.”

Garnbret n’a pas gagné les Championnats d’Europe ni les Jeux Mondiaux cette année. C’est la jeune serbe Stasa Gejo qui s’est emparée des deux titres. Elle a montré qu’elle en était capable quand c’était le moment et n’a fait aucune erreur. “Elle me rappelle Jan Hojer. Elle est très intelligente et a beaucoup de confiance en elle. En plus, son corps lui permet de tenir la cadence des entraînements à haute intensité et sa taille est aussi un avantage. Mais le plus important, c’est sa personnalité. Elle a une personnalité très marquée. Elle est très mature et réfléchie” commente Neumann.

© Eddie Fowke

Il compare le bloc au skateboard dans les années 70, quand de nouvelles figures étaient inventées constamment : “Si vous restez à l’écart pendant deux semaines, la vague est déjà passée.” La bloqueuse la plus glorieuse de tous les temps, Anna Stöhr, n’a pas pu suivre cette année. “Anna n’est pas moins forte qu’auparavant, au contraire. Mais ne sous-estimez pas la situation suivante : vous avez 10 ans, vous êtes pleine d’énergie et pouvez regarder vos idoles en direct sur Youtube, les analyser et les imiter à l’entraînement. Ce n’était pas possible avant. Les caractéristiques uniques d’Anna ne le sont plus.”

Notre sport évolue maintenant vers les Jeux olympiques. Kilian Fischhuber considère le premier Championnat du Monde jeunes au format olympique comme une étape importante, “mais ça ne veut pas dire que c’est quelque chose de positif” ajoute-t-il. “On sait à quoi ça ressemble sur le papier, mais ce qu’il en est vraiment n’apparaît que plus tard. Dans un format combiné, l’ouverture est encore plus importante que d’habitude. De plus, on a pu voir à quel point c’était ennuyeux.”

D’une part, de nombreux aspects deviennent de plus en plus professionnels, d’un autre côté, certaines notions de base se perdent. L’une des premières victimes de la “route vers Tokyo” a été les Championnats d’Europe de bloc 2017. La compétition se tenait en même temps que la Coupe du Monde de Munich.
Il faut faire attention à ce virage olympique, la fédération internationale à de nombreuses opportunités de faire des erreurs…”

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Adam Ondra libère le premier 9a israélien !

04 Déc

Adam Ondra n’avait encore jamais traîné ses chaussons jusqu’en Israël… Jusqu’à la semaine dernière ! Invité sur place pour promouvoir l’escalade encore trop peu développée là-bas, le tchèque s’en est donné à cœur joie.

Entre découverte d’une nouvelle culture et de nouvelles falaises, Adam a adoré son séjour israélien. Et là-bas, il n’a pas fait de la figuration. Il signe la première ascension de “Climb Free”, le tout premier 9a d’Israël, et parvient à flasher “Yala Factor” 8c+, dans la grotte de Nezer.

Habituellement interdite d’accès aux grimpeurs de Novembre à Mars, Adam a pu obtenir une dérogation lors de son trip grâce au soutien des locaux.

La communauté des grimpeurs israéliens est très petit et fait face à très peu de compréhension de la part des gardes des réserves naturelles et des autorités locales.
J’espère que ce voyage contribuera au bon développement de l’escalade, amènera à une coopération entre tous et permettra d’ouvrir encore plus de voies dans des falaises encore trop inexploitées. Il sera alors possible de grimper librement en Israël. Adam Ondra

En 2015, Sam Challéat et Nina Caprez avaient écrit un article sur le sujet:

“L’escalade en Israël semble être sur le devant de la scène cette semaine, avec la croix d’Adam Ondra à Nazer Cave. Je suis content de voir qu’Adam, dans son tweet, n’oublie pas de mentionner les difficultés du développement de la grimpe dans cette région.
Ses mots font écho à l’article que nous avions écrit en 2015 avec Nina Caprez, sur l’escalade entre Israël et Territoires Palestiniens Occupés.” Sam Challéat

  • La version complète de cet article à lire ici !
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L’enchaînement d’un 8A+ plus vite que l’éclair pour Alex Puccio !

03 Déc

Voilà un trip à Hueco Tanks qui commence fort pour Alex Puccio ! Alors que l’américaine pose tout juste ses valises au sol, elle se rend directement aux pieds des blocs pour ne pas perdre une journée.

1 heure. C’est le temps qu’il lui aura fallu pour enchaîner “Le Retour de Goupil” 8A+. Un bloc qu’elle n’avait encore jamais essayé jusque-là, et qui lui aura demandé en tout et pour tout seulement 60 minutes de travail. Un record ?

Restez connectés, d’autres croix d’Alex ne devraient pas tarder à arriver…

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Coupe de France de bloc de Saint-Leu: tous les résultats !

27 Nov

Ce week-end, au milieu du Master national de combiné, des Championnats d’Europe cadets de combiné et des La Sportiva Legends Only, se déroulaient une autre compétition: la traditionnelle étape de Coupe de France de St-Leu, à La Réunion.

Jeunes et moins jeunes avaient donc rendez-vous outre-mer pour se confronter aux 10 blocs de qualifications et 4 blocs de finales.

Chez les seniors, la victoire se jouera au nombre d’essais, chez les hommes comme chez les femmes. C’est finalement la locale de l’étape Manon Hily qui s’impose chez les femmes, devançant de trois essais Maëlys Agrapart, s’étant déplacée pour l’occasion.
Chez les hommes, victoire de Thomas Morize, de la Team Block Out, qui enchaînera les quatre blocs de finales en six essais. La médaille d’argent revient à Joackim Ramsamynaick, qui mettra onze essais de plus que Thomas.

Les résultats complets:

Minimes:

Cadets:

Juniors:

Seniors:

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La Sportiva Legends Only: un show unique au monde, remporté par Shauna Coxsey !

26 Nov

La soirée des La Sportiva Legends Only est l’un des événements les plus attendus de l’année. Pour cause, cette compétition de bloc au format unique a tous les ingrédients pour séduire.

Cet événement se fait sur invitation, et seuls les six meilleurs grimpeurs de la planète sont conviés à y participer. Les blocs sont les plus durs jamais tracés en compétition. En effet, les grimpeurs découvrent les blocs le jeudi, et peuvent les travailler ensemble le temps d’une après-midi. Les ouvreurs peuvent donc se permettent de créer des blocs très durs, plus difficiles que sur des étapes de coupe du monde. Le samedi soir, les grimpeuses disposent de trois essais pour tenter d’enchaîner le bloc.

Enfin, cette compétition va au-delà de la performance elle-même. C’est l’un des seuls moments, pour ne pas dire LE seul moment de l’année, où les compétiteurs peuvent se retrouver et partager des méthodes ensemble. En effet, plutôt habitués à être enfermés en isolement sur les Coupes du Monde pour ne pas voir les autres grimper, cette compétition se veut être tout l’inverse. Échange et partage sont au rendez-vous.

© Vladek Zumr

Trêve de présentation, venons-en maintenant à cette édition 2017, qui accueillait Mélissa Le Nevé, Fanny Gibet, Shauna Coxsey, Petra Klingler, Stasa Gejo et Katia Kadic.

Bloc 1

Et dans ce premier bloc jaune, c’est la française Fanny Gibert qui frappe fort. À l’aise dans ce style de grimpe, elle parvient à enchaîner le bloc lors de son troisième et ultime essai. Une performance qu’elle sera la seule à réaliser, prenant ainsi la tête de la compétition à l’issue de ce premier bloc.

Bloc 2

Mais la soirée va prendre un nouveau tournant dans le deuxième bloc. Cette fois, il faut faire confiance à ses pieds, car les ouvreurs se sont amusés à disposer des volumes entièrement lisses dans le crux du bloc. Shauna Coxsey n’en fait qu’une bouchée et le sortira au premier essai de la soirée, tout comme la championne d’Europe en titre, Stasa Gejo, ou encore la slovène Katia Kadic.
Ça ne passe pas malheureusement pour Fanny, qui perd alors son avance au classement général.

Bloc 3

Attention, mouvement spéculaire dans le bloc 3 ! Il faut être solide en gainage et jeter en épaule main droite sur la prise de zone, tout en contrôlant le ballant. Un mouvement inédit, qui plaira particulièrement aux grimpeuses.

Et Shauna Coxsey est de nouveau impressionnante… Elle parvient à enchaîner ce bloc au premier essai, avec une facilité déconcertante. Car derrière, ce bloc pose problème aux autres finalistes… Mais finalement, après un incroyable combat dans le bloc, la jeune serbe Stasa Bejo parvient elle aussi à valider ce troisième bloc de la soirée. Le duel était lancé entre la britannique et la serbe !

Bloc 4:

L’équilibre. C’est le maître mot de ce bloc tout en sensation. On n’arrête plus Shauna Coxsey, décidément très en forme, qui parvient à valider ce bloc bleu à vue de nouveau ! Quelle fluidité impressionnante pour la numéro 1 mondiale… Une fois n’est pas coutume, Stasa Gejo la rejoint de nouveau au sommet du bloc.

© Vladek Zumr

Bloc secret:

Petite particularité cette année, les finalistes découvrent un cinquième et dernier bloc. Celui-là, elles n’ont pas eu la chance de le travailler avant. Elles le découvrent à vue, comme en finale de Coupe du Monde. À ce moment de la compétition, le classement peut encore être modifié…

Mais cet ultime bloc ne connaîtra qu’un seul top: celui de Petra Klingler. La machine suisse fait parler la poudre et ses gros muscles pour être la seule concurrente au sommet du bloc. Celui-ci lui vaudra la troisième place du classement général.

Les résultats:

La victoire finale revient donc à Shauna Coxsey, qui aura enchaîné trois blocs en trois essais. Soit deux petits essais de moins que Stasa Gejo qui comptabilise trois blocs en cinq essais.

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Manu Cornu et Flavy Cohaut remportent le Master national de Combiné !

25 Nov

Ce soir se tenaient les premières finales françaises de combiné sous le format olympique. Une soirée qui s’annonçait intense pour les six finalistes hommes et femmes.

Au programme, d’abord l’épreuve de vitesse, sous le format qualifications, demi-finales, petites finales et finales.
Ensuite, direction le fronton de bloc, avec quatre blocs de finale.
Et histoire de bien conclure la soirée, les finalistes en terminaient sur le mur de difficulté, dans une ultime voie de finale, à serrer les prises tant bien que mal malgré la fatigue accumulée.

Et ce soir, c’est Flavy Cohaut et Manu Cornu qui ont été les plus performants dans l’ensemble des trois disciplines. Il montent sur la plus haute marche du podium, devançant Anouck Jaubert et Mickaël Mawem, qui terminent deuxièmes. Margaux Deschamps et Hugo Parmentier complètent le podium.

Vitesse

Chez les femmes, pas de surprise, c’est Anouck Jaubert qui remporte l’épreuve de vitesse. À l’aise dans la discipline, la numéro 1 mondiale ne laisse personne lui piquer la vedette.
Chez les hommes en revanche, Pierre Rebreyend, le favori en vitesse, commettra un faux départ éliminatoire en finale. Il laisse alors Micka Mawem s’envoler au sommet du mur, pour remporter cette première épreuve.

Bloc

En bloc, le duel s’annonçait palpitant entre les deux bloqueurs membres de l’équipe de France, Micka Mawem et Manu Cornu. Et c’est finalement Manu qui ressort vainqueur de cette discipline, graillant quelques places au classement général.
Chez les femmes, la hiérarchie est respectée et la jeune bloqueuse Flavy Cohaut confirme ce soir qu’elle est la meilleure en bloc.

Difficulté

Bien que fatigué, il faut maintenant enfiler son baudrier pour en découdre dans une voie de difficulté. C’est sur cette dernière épreuve que tout se joue. Et c’est au tour des diffeurs de faire parler la poudre.
Chez les hommes, Hugo Parmentier prend des risques mais ça paye: il enchaîne cette voie de finale.
Chez les femmes, la voie restera invaincue, mais Marion Traber sera celle à monter le plus haut, remportant cette dernière épreuve.

© FFME

Les résultats complets:
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Championnat d’Europe cadets de combiné: les résultats des qualifications !

25 Nov

Après les qualifications du Master National de combiné hier, aujourd’hui le mur de Saint-Étienne prenait une dimension continentale, pour accueillir le premier Championnat d’Europe cadets de combiné de l’histoire de l’escalade.

L’idée ? Préparer les meilleurs jeunes européens aux J.O de Tokyo en 2020 et profiter de cette compétition pour repartir avec des pistes de travail et d’amélioration quant à l’effort à fournir pour performer dans les trois disciplines le temps d’une même journée.

Vitesse

Et ce matin, c’est d’abord au pied du mur de vitesse que les jeunes avaient rendez-vous. Au bilan, sur nos huit français cadets sélectionnés pour participer à cette compétition, cinq d’entre eux rentrent dans le top 10 de cette première discipline: Jennifer Bonnet prend la 3ème place, devant Lucile Saurel 5ème. Chez les hommes, c’est Sam Avezou qui signe la meilleure performance tricolore, terminant 4ème, devant Nathan Martin 6ème et Mathieu Miguel 10ème.

Bloc

Puis, place aux quatre blocs de qualification. Une discipline qui réussit plutôt bien à la French Team, puisque tous se classent entre la 3ème et 11ème place. Belle performance de Mailys Piazzalunga, qui enchaînera les 4 blocs en 8 essais et se classera 3ème.
Chez les hommes, Nathan Martin et Léo Favot valideront 2 blocs en 3 essais et prendront la 3ème et 4ème place.

Difficulté

Enfin, la journée s’est achevée sur le mur de difficulté, dans une unique voie de qualification. Dans sa discipline favorite, Nolwenn Arc sera l’une des deux seules grimpeuses à enchaîner et se classe 2ème. Maailys Piazzalunga et Lucile Saurel rentrent également dans le top 10. Chez les hommes, c’est un top 10 pour nos quatre français. Mention spéciale à Sam Avezou et Léo Favot, qui termine 5ème et 6ème, à quelques mouvements du top.

Combiné

Le classement général s’effectue en multipliant la place de chaque athlète dans chacune des disciplines. Ce résultat donne un nombre de points, ainsi, celui qui comptabilise le moins de point l’emporte.

Sur cette première journée de qualification, c’est l’italienne Giorgia Tesio qui se classe première du général, ayant terminé 1ère en bloc et en difficulté. Seule Nolwenn Arc sera présente en finale demain, prenant la 6ème et dernière place qualificative pour les finales. Derrière, les autres françaises se suivent: Mailys Piazzalunga termine 7ème, devant Lucile Saurel 8ème et Jennifer Bonnet 9ème.

Chez les hommes, la moitié des finalistes demain seront français ! Si c’est encore un italien qui a prit les rênes du classement aujourd’hui, Nathan Martin termine 2ème, juste devant Sam Avezou, 3ème. Enfin, belle 5ème place de Léo Favot, qui se qualifie pour les finales de demain.


La suite du programme:

Samedi 25 novembre – FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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Master national de combiné: les résultats des qualifications !

24 Nov

Ce week-end se tient à St-Étienne une compétition d’envergure. Un double événement qui accueille à la fois un master national de combiné pour les meilleurs seniors français, mais aussi un championnat d’Europe cadets de combiné.

Vous l’aurez compris, le maître mot du week-end est “combiné”. En effet, c’est la première fois qu’une compétition se déroule sous le format officiel retenu par le CIO pour les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

L’occasion pour les entraîneurs et les grimpeurs d’apprendre à gérer ce type d’effort pour allier en l’espace de quelques heures les trois disciplines de l’escalade: la vitesse, le bloc et la difficulté.

Tout a commencé aujourd’hui par le Master national de combiné seniors. Des athlètes français ont été invités à prendre part à la compétition. Parmi eux, on retrouve entre autres Anouck Jaubert, Flavy Cohaut, Manu Cornu, Mickaël Mawem, Jérémy Bonder, bien connus dans leur catégorie respective.

Tous avaient rendez-vous en milieu de journée, pour débuter par l’épreuve de vitesse. Une fois cette discipline terminée, direction le fronton de bloc, pour quatre blocs de qualification. Enfin, les cinq femmes et dix hommes présents ont terminé la journée dans une voie, tracée sur le mur de difficulté.

À l’issue de cette journée de qualification, les six meilleurs du classement général ont rendez-vous demain soir, pour renouer avec les trois disciplines, lors des finales.

Le classement général des qualifications:

Les résultats détaillés:

  • Vitesse:
  • Bloc:
  • Difficulté:

La suite du programme:

Samedi 25 novembre – QUALIFICATION CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

09h00-09h25 : vitesse hommes
09h30-09h55 : vitesse femmes
10h00-12h10 : bloc hommes
10h30-12h40 : bloc femmes
12h45 : observation difficulté hommes
13h10-14h45 : difficulté hommes
13h00 : observation difficulté femmes
13h25-15h10 : difficulté femmes

FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

17h00-18h00 : isolement hommes et femmes
18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

7h30-8h30 isolement hommes
8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

10h30-11h30 isolement femmes
12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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Les La Sportiva Legends Only débarquent pour une nouvelle édition !

24 Nov

Mélissa Le Nevé, Fanny Gibet, Shauna Coxsey, Petra Klingler, Stasa Gejo et Katja Kadic. Voici la liste des athlètes invitées à participer à la septième édition des LaSportiva Legends Only, en Suède.

Après une édition 100% masculine l’année dernière, cette fois-ci, c’est au tour des meilleures bloqueuses de la planète de participer.

Le format de cette compétition est unique. Quatre blocs sont tracés en début de semaine par une équipe de quatre ouvreurs internationaux. Mais plutôt que d’attendre le samedi soir que la compétition commence, les grimpeuses découvrent les blocs dès le jeudi et peuvent ainsi les travailler durant deux jours.

Ensemble ou individuellement, elles doivent trouver les méthodes et s’approprier les mouvements pour être performante le samedi soir, et sortir le plus de blocs en moins d’essais possible.

Mais petite nouveauté cette année, un bloc secret leur sera proposé en fin de compétition. Après avoir grimpé dans les quatre premiers blocs qu’elles connaissent, un cinquième bloc leur sera dévoilé. Seules face au problème cette fois-ci, elles devront en venir à bout en quelques minutes seulement.

Et ce dernier bloc pourra chambouler le classement provisoire…

Alors rendez-vous samedi soir à 19h00 devant le live, à suivre sur Planetgrimpe !

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Alex Megos dépasse Adam Ondra et atteint le plus haut point de « The Project », la voie la plus dure du Monde !

23 Nov

Souvenez-vous… L’hiver dernier, dans la salle Klättercentret à Stockholm, les ouvreurs Robert Rundin et Jocke Berglund traçaient une voie pour le moins atypique…

Tout simplement parce que « The Project » ce n’est autre que la voie indoor la plus dure jamais tracée. Mais aussi parce qu’un tout nouveau concept est associé à cette voie. La difficulté est croissante au fil de l’ascension. Les premiers mouvements correspondent à du 6a, puis on passe à du 6b, 6c… pour atteindre un pas en 8C bloc dans la toute fin de la voie !

Accessible à tous, la voie est constamment ouverte à vos tentatives. N’importe quel grimpeur peut s’y frotter et tenter de monter plus haut au fil de ses essais.

Si vous atteignez le sommet de la voie ? 5000€ vous seront gracieusement offerts pour récompenser vos exploits.

Nalle Hukkataival, Stefano Ghisolfi, Jorg Verhoeven, Kajsa Rosén et Magnus Midtbø étaient les premiers à tenter l’aventure.

Puis ce printemps, c’était au tour du prodige Ondra de venir défier en duel « The Project ». Après avoir travaillé les mouvements durant la journée, le tchèque mettait deux vrais essais en soirée depuis le bas. Il atteignait presque la sortie du monstrueux dévers, fixant une nouvelle verticale limite. Jusqu’à la sortie du toit la voie vaut déjà 9b/9b+.

Le meilleur run d’Adam:

Depuis, personne n’a réussi à aller plus haut qu’Adam… Jusqu’à hier. Qui est donc l’un des seuls grimpeurs de la planète capable de dépasser Ondra ? Alex Megos bien sûr ! Arrivé en Suède il y a peu, l’allemand s’est empressé d’aller jouer avec cette voie dès son premier jour sur place. Cet hiver, Alex était là en même temps que Nalle, Stefano, Jorg, Kajsa et Magnus, mais en raison d’une blessure au doigt, il n’avait pas pu enfiler les chaussons…

Alors êtes-vous surpris si je vous dis que l’allemand a fixé une nouvelle verticale limite, montant plus haut qu’Adam ?

Certes, la voie n’est pas encore enchaînée, mais Alex a prévu de rester encore une semaine sur place…           Il risquerait bien d’établir encore un nouveau record…

Restez connectés !

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Portrait de Romain Desgranges, ou comment passer du 6a au rang de numéro 1 mondial.

22 Nov

20 ans. C’est le temps qu’il a fallu à Romain Desgranges, pour passer du statut de grimpeur lambda sans capacité, au rang de numéro 1 mondial que tout le monde idolâtre.

Son parcours fait rêver plus d’un grimpeur. Il est celui qui démontre que tout est possible. Que le talent n’y est pour rien. Qu’en travaillant encore et encore, qu’en s’accrochant toujours à ses rêves, tout devient possible. Son sponsor principal le lui rappelle si bien : « impossible is nothing ». À ces quelques lettres, Romain s’y est accroché, pour bâtir son destin.

Portrait de Romain Desgranges, qui, à 35 ans, vient de réaliser la plus belle de ses saisons.

Une enfance qui ne le prédestinait pas à devenir champion…

Petit, Romain ne rêvait que d’une chose : s’inscrire dans un club de foot pour suivre balle aux pieds, les traces de son idole, Zinedine Zidane. Il faut dire qu’en terre stéphanoise, le foot est légion. Mais ses parents en décideront tout autrement, en l’inscrivant au club de sport de son collège. Seul le badminton, le volley et l’escalade y sont proposés. Bourrique, Romain ne veut même pas choisir… C’est donc son père qui s’en chargera et cochera la case « escalade » sur le formulaire d’inscription, un peu par hasard. Romain a 14 ans, il est en 4ème et c’est la première fois qu’il réalisera un nœud de huit.

Comme quoi, le destin d’une vie tient à peu de choses ! commente Romain

Contre toute attente, le petit stéphanois prend très vite goût à ce sport. « C’est devenu une évidence pour moi. J’ai su dès que j’ai commencé, que je voulais organiser ma vie autour de l’escalade ». Si vite, que deux ans plus tard, Romain demande à intégrer le lycée du Fayet, tout proche de Chamonix, qui propose une classe en section sport-études escalade.

Mais difficile d’être admis dans ce type de structure, qui n’accepte que les meilleurs élèves ayant à la fois un niveau élevé en sport et un bon dossier scolaire. À l’époque, mourant d’envie de passer le plus clair de son temps à grimper, Romain n’hésite pas à falsifier son dossier : bien sûr qu’il grimpe déjà dans le septième degré, voyons !

Mais dès la rentrée, Fabrice Judenne, l’entraîneur de cette classe de sportifs, se rend bien compte de la supercherie. Alors que ses camarades sont quasiment tous en équipe de France, Romain grimpe tout juste dans le 6a. L’entraîneur chamoniard met rapidement les choses au clair : « Puisque tu as menti sur ton dossier, je ne m’occuperai pas personnellement de toi. Tu suis ou tu ne suis pas les entraînements, je ne viendrai pas te chercher ».

20 ans plus tard, Fabrice Judenne a toujours les yeux rivés sur Romain Desgranges. Qui l’eût cru ? Le chamoniard d’adoption s’est accroché et a travaillé, encore plus que ses collègues de classe d’autrefois, pour atteindre son niveau actuel.

Aujourd’hui, Fabrice est toujours l’entraîneur du club de Chamonix, et Romain, toujours son poulain. Après 20 ans passés ensemble, un simple regard leur suffit pour se comprendre. Jamais ils ne se sont séparés.

Entraîneur/Entraîné: une complicité depuis toujours | © FFME

Mais revenons à la jeunesse de Romain…

Depuis 1999, Chamonix accueille chaque année au mois de Juillet le Festival international d’escalade. Jeune, Romain a toujours fait partie des bénévoles de son club à assurer des grimpeurs  de renom comme François Petit, Yuji Hirayama ou François Legrand. En train d’assurer ces stars mondiales, il se promet qu’un jour il sera à leur place, et grimpera lui aussi en finale d’une Coupe du Monde, au milieu des meilleurs athlètes de la planète…

Romain choisit alors de faire de l’escalade sa vie, comme il l’avait toujours rêvé depuis ses débuts. Il obtient son bac, puis se dirige vers le métier de professeur d’escalade. Il passe alors le plus clair de son temps à grimper, grimper et encore grimper.

Mais malgré un investissement total, les résultats tardent à arriver…

Pas grand monde croyait en moi il y a 10 ans… Pas énormément non plus il y a 4 ans. L’an dernier, beaucoup pensaient que ma 3ème place au général était l’aboutissement de ma carrière. Au final, je suis toujours là. Moi, je sais que je peux y arriver. J’ai la chance d’avoir un entourage, une tribu très proche qui adhère à mon projet, et le fait qu’ils s’investissent à mes côtés me donne encore plus de crédit !

Il participera à ses premières compétitions internationales à l’âge de 21 ans, alors que les Coupes du Monde sont encore gérées par l’UIAA, l’Union Internationale des Associations d’Alpinisme. Ces résultats ne seront pas glorieux et Romain terminera 44ème du classement mondial à la fin de la saison. Mais à chaque défaite, il rentre à Chamonix avec l’envie de travailler ses lacunes, nuits et jours. C’est ce qui fait la force de Romain. Il mange escalade, il dort escalade, il pense escalade. Défier la gravité devient sa principale préoccupation. Et à chaque défaite, Romain travaille, encore et encore. C’est sûrement l’un des plus acharnés du circuit mondial, un boulimique de l’entraînement. Il a besoin de rentrer chez lui avec les bras en compote, sans être capable de tenir la fourchette à l’heure de diner. Là, Romain a le sourire. Il sait que l’entraînement quelques heures plus tôt a été une bonne séance.

Car non, Romain ne possède pas de capacités physiques qui lui permettent d’être bon dans ce sport. Non, il n’est pas né champion. Il n’est pas doté d’une force exceptionnelle ou d’une capacité à retarder l’arrivée de l’acide lactique dans ses avant-bras. Sa réussite d’aujourd’hui, il la doit à son travail de toujours.

Aujourd’hui, je ne suis toujours pas capable de faire 20 tractions d’affilée, je ne fais pas la planche et encore moins la traction 1 bras et Manu Romain me met toujours la misère en no-foot… Bref, exactement comme quand j’étais 50ème mondial. »

Romain Desgranges, un acharné de l’entraînement…

En parlant de classement, il faudra attendre 15 saisons pour que Romain atteigne la place ultime, celle de numéro 1 mondial.

De 2004 à 2010, il oscillera entre la 24ème place au classement mondial et la 11ème.

Puis, il semble passer un cap à partir de 2011, où jusqu’en 2015, il terminera 5ème.

L’année dernière, Romain réalisait sa meilleure saison, terminant sur le podium du classement général, à la troisième place derrière Domen Skofic et Jakob Schubert. Et la saison qui allait suivre lui réservait bien des surprises…

Une année 2017 en or !

Alors que beaucoup pensent que Romain a atteint son apogée l’année dernière et qu’il va maintenant s’éteindre à petit feu, comme le fait l’espagnol Ramon Julian, il en est tout autre ! Cette saison 2017 sera de loin la plus belle pour le chamoniard.

Après un énième hiver passé à s’entraîner dans le gymnase de l’ENSA à Chamonix, le premier rendez-vous international de l’année avait lieu en Italie, à Campitello di Fassa. Une compétition d’échauffement ? Pas tellement. Cette année, la saison démarrait fort, par le Championnat d’Europe de difficulté.

Alors que Romain dit ne pas avoir de superbes sensations, voilà qu’il est le seul grimpeur à enchaîner les deux voies de qualification. Il termine 1er des qualifications, avant de renouer avec la première place lors des demi-finales, étant le compétiteur à monter le plus haut dans la voie. En finale, même Adam Ondra ne pourra rien faire contre notre français, qui s’adjuge de nouveau la première place s’offrant pour la deuxième fois de sa carrière le titre de champion d’Europe.

Jamais je n’aurais cru commencer la saison aussi fort ! Je m’étais beaucoup entraîné, sérieusement, mais je ne me sentais pas super fort, en tout cas pas avec des « super pouvoirs » pour faire trembler les compétitions ! Pour les Championnats d’Europe je m’étais conditionné à être secoué et à me dire que la place en finale allait être dure à aller chercher… J’étais le premier surpris d’avoir dominé des qualifs aux finales cette première compèt ! C’est mieux quand ça se passe dans ce sens-là ! Commencer directement par une victoire m’a relâché. À partir de là, ma saison était déjà réussie ! »

Le podium des Championnats d’Europe | © Ralf Brunel

Et ce n’était qu’un début pour Romain. À peine le temps de rentrer à Chamonix, qu’il faut déjà repartir pour la première étape de Coupe du Monde de la saison, à Villars, en Suisse. En finale, Romain Desgranges est énorme et sera une nouvelle fois le grimpeur à monter le plus haut dans la voie. Après être monté sur la plus haute marche du podium européen, voilà que le français réitérait quelques jours plus tard à l’échelle mondiale. Alors que Romain ne se sent pas au top de sa forme, voilà qu’il remporte deux compétitions des plus prestigieuses. Comment expliquer ce paradoxe ?

Je dirais que c’est le jeu de la compétition ! C’est un immense mix entre plusieurs paramètres malheureusement incontrôlables. En compétition, ce n’est pas forcément le plus fort ou le plus méritant qui l’emporte, c’est le plus performant le jour J. C’est très frustrant quand ça se passe dans l’autre sens, que tu te sens en forme et que tu t’es investi mais que ça ne paye pas…
Sur 100 compétiteurs, sûrement 99 méritent de gagner, mais au final, il n’y en aura qu’un.
Sur ce début de saison, si je n’étais pas au top de ma forme, je grimpais à 140% de mes capacités… Un classement en compétition ne se joue pas au mérite, mais à la performance. »

Vient la traditionnelle étape mondiale de Chamonix. Devant son public, Romain ne bronche pas en finale. Premier concurrent à s’élancer, la place du Mont-Blanc exulte en voyant son fils d’adoption enchaîner la voie sans trembler. Mais quatre autres finalistes  réaliseront la même performance. Terminant au pied du podium, Romain a peu de choses à se rapprocher.

Au sommet de la voie de finale chamoniarde | © Rémi Fabregue / FFME

Et très vite, le chamoniard aura l’occasion de se venger. Rendez-vous à Briançon, pour la deuxième étape française du circuit mondial. Dès les qualifications, Romain reprend les rênes. Il ne quittera pas la première place, des qualifications jusqu’aux finales. Cette fois-ci, c’est le quartier Berwick qui explose de joie !

« Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé… » La Marseillaise résonne à Briançon, et l’équipe de France est réunie au grand complet au pied du podium pour l’entonner à plein poumon.

Alors, quel goût elle a cette victoire française ?

Dans l’idée, il n’y a pas d’énorme différence entre gagner à Briançon ou à Tombouctou. Si ce n’est l’idée de rappeler à Manu Romain que le capitaine du Black Pearl c’est moi ! Plus sérieusement, l’avantage c’est que les amis, la famille, tout le monde est là, ils profitent du spectacle en direct et savourent eux aussi un peu cette victoire. Mais je dois t’avouer que les quelques minutes de Marseillaise étaient assez frissonnantes ! »

Explosion de joie à Briançon ! | © Nicolas Mattuzzi

Et cette médaille d’or n’allait pas être la dernière pour Romain… Passé l’étape italienne d’Arco, rendez-vous cette année dans une nouvelle ville pour une nouvelle étape de Coupe du Monde : Edimbourg. De nouveau en finale, le leader de l’équipe de France est inarrêtable. Il passe le crux où bon nombre de grimpeurs sont tombés, pour continuer encore quelques mouvements, savourant cette nouvelle victoire internationale. Et une nouvelle Marseillaise, une !

Avec cette nouvelle victoire, on est alors en droit de se demander ce que Romain a changé l’hiver dernier pour être si fort cette année. Mais pas de recette miracle, pas de révélation, pas de changement majeur pour Romain :

Ma préparation a été dans la lignée de ces dernières années. C’est d’ailleurs peut-être ce qui a joué en ma faveur. Beaucoup de grimpeurs ont commencé à se diversifier et à jouer en bloc et en vitesse en vue des J.O. De mon côté, j’ai gardé le cap de la difficulté à 100% et c’est sûrement ce qui m’a permis de prendre le dessus en début de saison !

Travailler, travailler et encore travailler, garder le cap quel que soit le résultat. J’espère inspirer quelques grimpeurs et leur montrer que tout est possible quand on se donne les moyens d’y arriver ! Et aujourd’hui c’est pareil, si je veux avoir des résultats la saison prochaine il y a beaucoup de travail. Il n’y a malheureusement pas de secret. »

Travailler, travailler et encore travailler… | © Sébastien Tavares Gomes

L’arrivée de sa petite fille Rose, y est tout de même pour quelque chose. À Chamonix, la famille Desgranges s’est agrandie, de quoi amener une bonne dose de bonheur et de joie au milieu de toute cette magnésie :

Ma petite famille, ma fille et ma compagne me donnent une énergie sans fin… Ces instants de vie t’apportent des bouffées d’oxygène qui n’ont pas de prix.  Et d’un autre côté ça te fait relativiser les réussites et surtout les échecs… Jouer et rigoler tous ensemble vaux toutes les victoires de Coupe du Monde. »  

Mais la saison de Romain va prendre un nouveau tournant au mois d’Octobre. Alors que Romain est en tête du classement général pour la première fois de sa carrière, il a accumulé tellement d’avance qu’il peut remporter le titre mondial sans même attendre la dernière manche de l’année.

Pour cela, deux occasions s’offrent à lui : les étapes chinoises de Wujiang et Xiamen. Malheureusement, tout ne se passera pas comme prévu, et au lieu de boucler la victoire au général lors de ces étapes, Romain se laisse rattraper par l’italien Stefano Ghisolfi, son plus proche rival.

Bien évidemment c’était dur. Je pouvais plier directement la Coupe du Monde, mais finalement non… Heureusement Stefano n’a pas saisi l’occasion. Le plus difficile et le plus long a été les 3 semaines entre la Chine et la Slovénie où j’étais vraiment fracassé, mais il fallait travailler dur et garder un niveau d’intensité physique et mentale très élevé pour conclure l’affaire. »

Focus avant une dernière étape décisive…

Comme Romain le dit si bien, la dernière étape de Coupe du Monde de la saison allait donc être décisive. Et c’est Kranj, en Slovénie, qui accueillait comme chaque année cette ultime manche mondiale. Heureusement, Romain Desgranges, alors en tête du classement a suffisamment de points d’avance pour avoir une petite marge de manœuvre. Après quelques calculs, le verdict tombe : si Romain veut l’emporter sans se soucier du résultat de l’italien, il doit terminer parmi les 14 premiers de cette étape.

Comme je te disais, j’étais au bout du rouleau, je payais mon début de saison en surrégime. Dure de rester 6 mois à 150%… Le scénario était suffisamment favorable pour ne pas (trop) y penser et ne chercher qu’à bien grimper, mais comme toujours, c’est plus facile à dire qu’à mettre en place. »

Et pour éviter de ne subir trop la pression lors de cette dernière étape, Romain s’est mis en tête que le titre mondial était déjà gagné avant même de participer à cette Coupe du Monde slovène. Une technique mentale afin de s’ôter la pression du résultat et ne penser qu’à sa grimpe.

J’ai essayé de me convaincre que les chances de ne pas gagner étaient tellement infimes que je n’avais pas besoin d’y penser… Mais bon, une fois sur place, ça a été un peu plus compliqué. L’ouverture était très poussée, pas forcément dans des styles que j’affectionne, voire même l’inverse. La victoire ne m’était pas servie sur un plateau. Il fallait encore aller la chercher ! Et pour finir, je n’ai pas vraiment bien grimpé, aucune prise de risque, j’assurais tous les mouvements et du coup, l’exercice a été plutôt laborieux. »

Passé les qualifications, c’est en demi-finale que tout allait se jouer. Une voie, 26 grimpeurs au total et un top 14 à assurer. Au moment de son passage, le staff français retient son souffle. Comme l’a dit Romain, il ne prit pas de risque et assura chacun de ses mouvements. À travers le live retransmis en direct, on a bien cru que les prises allaient se briser sous ses doigts tant le chamoniard serrait fort les préhensions.

Finalement, un mouvement dynamique aux trois-quarts de la voie aura raison de lui. Romain redescend au sol et son regard se rue sur le tableau des résultats. À ce moment, il est assuré d’être dans le top 14 et terminera finalement 9ème, aux portes des finales de cette dernière étape.

Le dernier mouvement de l’année… | © Eddie Fowke

Sur le coup, je suis énervé de rater la finale, entre « valorisé » et « tenu » (d’ailleurs je pense que c’était défendable et qu’on aurait sûrement dû porter réclamation pour que le 35+ se transforme en 36, synonyme de qualification en finale…) Bref, la déception s’est effacée. Le classement général était acquis, c’était écrit noir sur blanc : j’avais gagné la Coupe du Monde ! »

Oui, Romain venait de concrétiser un rêve qui lui était cher : remporter le classement général des Coupes du Monde. Un titre qui récompense le grimpeur le plus régulier et le plus fort, sur toute une saison de Coupes du Monde. L’un des plus prestigieux titres en escalade.

Aujourd’hui je me sens fatigué ! La saison a été longue, j’ai rarement terminé une saison autant sur les rotules, mais le combat valait le coup ! Après, je ne réalise pas particulièrement, si ce n’est par l’ampleur des réactions et des messages que je reçois… Je me dis que l’on a peut-être fait quelque chose de pas mal ! »

Une victoire française au classement général des Coupes du Monde de difficulté ? Une performance qui n’avait plus eu lieu depuis la première place d’Alex Chabot en 2003.

Romain Desgranges, au sommet du podium mondial 2017 | © Eddie Fowke

Aujourd’hui, le palmarès de Romain Desgranges est l’un des plus beaux du milieu français. Petit à petit, comme il l’a toujours dit, le chamoniard a gravi les échelons, sans brûler d’étape. Avec le temps, le petit grimpeur débutant qui falsifie son dossier est devenu le grand Romain Desgranges, numéro 1 mondial. L’intéressé en rigole :

Ça m’importe peu… Le regard des gens change un peu, mais mon rapport avec la gravité n’a pas changé. Les plats sont toujours aussi plats 😉 »

Et pour parfaire sa carrière, il ne manque qu’un titre à Romain : celui de champion du Monde. Car contrairement aux Coupes du Monde, les Championnats du Monde d’escalade ont lieu une fois tous les deux ans. Cette compétition couronne le meilleur grimpeur du monde, ayant fait ses preuves le temps d’un week-end. C’est la compétition d’un jour.

Et bonne nouvelle pour Romain, dans moins de 10 mois maintenant auront lieu des Championnats du Monde 2018, dans l’énorme complexe d’Innsbruck, en Autriche.

Alors Romain, prêt à aller chercher ce titre ?

Plus que prêt !! Je suis maintenant dédié à 300% à cet objectif. Le combat sera extrêmement dur, mais je vais tout faire pour défendre mes chances et aller chercher ce titre. »

Il ne reste plus qu’une case à cocher…

Et les Jeux Olympiques dans tout cela ? Car pour les jeunes, les J.O de Tokyo en 2020 représentent un objectif sur le long terme. Un pôle France olympique s’est créé à Voiron et de nombreux grimpeurs s’entraînent maintenant pour le combiné difficulté/bloc/vitesse.

En 2020, Romain aura lors 38 ans. Est-ce que l’idée d’aller décrocher une médaille olympique lui trotte dans la tête ?

Eh oui, tout le monde me pose cette question ! Et je vais répondre comme à chaque fois : « il est dur pour un sportif de 35 ans de se mettre un objectif à long terme sur 3 ans, qui demande un chamboulement total de son entraînement ». L’escalade évolue et continue d’évoluer. On l’a vu cette année, dans un style plutôt old-school de rési, je peux encore mettre 10 mouvements à tout le monde… Dans un style plus physique et plus moderne, j’ai du mal à aller en finale. Moi je vois ça plutôt comme des pistes de travail à suivre pour les 10 prochains mois. Si j’arrive à combler ces défaillances, je ne peux être que plus fort !  Je vais donc fonctionner étape par étape. Dans un premier temps, les Championnats du Monde en Autriche et les J.O on verra le lendemain. Si je suis toujours compétitif pour le faire, je ne vais pas m’en priver : j’irais à fond. »

Aujourd’hui, Romain Desgranges ne se repose pas sur ces lauriers. Suite à cet article, vous commencez à connaître le personnage, alors inutile de vous préciser que le numéro 1 mondial a déjà renfilé les chaussons pour reprendre l’entraînement dès aujourd’hui.

L’idée est maintenant d’enchaîner sur un cycle de force et bloc. Justement pour rattraper mon retard dans ce style et devenir un « japonais » dans 4 mois qui tient toutes les prises sans les pieds et court sur les volumes… Avant de repartir dans la rési que j’affectionne tant. »

Le mot de la fin ?

“J’irai au bout de mes rêves.
Tout au bout de mes rêves.”

Les paroles de Jean Jacques Goldman résonne en boucle dans sa tête. Le voici dans la dernière ligne droite de la piste qui mène jusqu’à ses rêves. Pas à pas, mouvement après mouvement, Romain s’en est approché. Du titre de champion du Monde, il n’en a jamais été aussi près.

Merci à tout le monde pour vos messages et votre confiance. »

Une histoire de premières…

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Stefano Ghisolfi enchaîne son troisième 9b !

22 Nov

Voilà que l’ouverture de “One Slap” 9b, par Adam Ondra il y a quelques jours a motivé Stefano Ghisolfi à mettre des essais dans cette toute nouvelle ligne.

Après quelques séances de travail et deux jours complets de repos, l’italien fera finalement la croix aujourd’hui, signant la première répétition de cette voie, une semaine après son ouverture.

Un enchaînement rapide pour le deuxième du classement général des Coupes du Monde, puisque “One Slap” n’est autre qu’une version plus directe de “One Punch” 9a+, ouvert par Stefano lui-même ce printemps.

Il s’agit du troisième 9b de Stefano, son deuxième cette année, après avoir enchaîné “First Round First Minute” puis “Lapsus”.

Voici ci-dessous l’un des essais de Stefano dans la voie quelques jours plus tôt, où il était déjà tout proche de l’enchaînement:

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Une compétition de bloc comme vous n’en avez encore jamais vu !

21 Nov

C’est une compétition pour le moins atypique qui a eu lieu il y a quelques jours à Rennes. En entrant dans la salle tout semble normal. Mais en s’approchant de plus près du mur, on se rend compte que ce ne sont pas des prises qui sont vissées… mais des livres, des balles de golf, des pots de fleurs, des cadres photos, des cônes de circulation, et même… des chaussures ! Et n’espérez pas non plus entrevoir les tous nouveaux volumes Cheeta derniers cris. À la place, trônent fièrement sur le mur des chariots de supermarché, des machines à laver, des pneus de tracteur et autres objets plus insolites les uns que les autres.

Le nom de la compétition ? Le Récup Contest.

Un open de bloc où les prises d’escalade utilisées sont issues de matériaux recyclés, sauvés de la poubelle, détournés, remaniés, pour se questionner sur la revalorisation des déchets et offrir des préhensions nouvelles et surprenantes !

Une idée bizarre, qui permet de grimper sur des objets insolites, en profitant des formes et des textures de chacun.

Ce nouveau concept, on le doit à Olivier Lhopiteau, membre du club local CPB Rennes Escalade. Recycleur passionné dans l’âme, c’est en détournant pour la première fois une boule de bowling en prise d’escalade qu’Olivier s’est rendu compte que de nombreux objets de la vie courante pouvaient finir leur vie sur un mur d’escalade, en proposant des préhensions inédites et de nouvelles sensations.

Les ouvreurs du contest avaient donc du pain sur la planche. Il ne fallait pas seulement se contenter de tracer des blocs, il fallait également créer les prises, en s’assurant de leur solidité pour la sécurité de tous. Hors de question que la machine à laver se décroche du mur alors que vous êtes dessus (dedans ?!).

 

© Thibault Dfdt

Pour cela, les objets fixés sur le mur devaient répondre à deux critères : est-ce structurellement correct ? N’est-ce pas trop traumatisant pour les doigts ?

Si ces deux critères étaient respectés, alors les ouvreurs pouvaient s’amuser à créer des mouvements fous, avec ces « prises » recyclées.

Au final, l’ambiance et la bonne humeur étaient au rendez-vous lors de ce Récup Contest, pour le moins atypique.

À quand des pneus Michelin sur les frontons de Coupe du Monde… ?

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Direction St-Étienne le week-end prochain pour un tout nouveau format de compétition !

19 Nov

Le chemin qui pour la première fois va conduire les grimpeuses et grimpeurs aux J.O. – Tokyo 2020 – passe par Saint-Etienne les 24, 25, 26 novembre 2017 pour la 1ère compétition du combiné olympique vitesse-bloc-difficulté.

2 événements, 3 jours de compétitions

2 temps forts:

Samedi 25 novembre en soirée, finales du Master National 

Venez assister à un spectacle sportif de haut niveau, le samedi 25 novembre pour les finales du 1er Master National Combiné Olympique avec les meilleurs grimpeurs Français.

En présence de :

Anouck Jaubert, VITESSE : Vainqueur de la Coupe du Monde d’Escalade de Vitesse 2017, Médaillée d’argent aux Jeux Mondiaux (2017), Vice-championne du monde (2016), championne d’Europe (2015)
Manu Cornu, BLOC : Vice-champion du monde du combiné, 3ème au championnat du monde de bloc (2016)
Romain Desgranges, DIFFICULTÉ : Vainqueur de l’étape de coupe du monde d’Arco (2016), vainqueur de l’étape de coupe du monde d’Imst (2015), champion d’Europe à Chamonix (2013)

Dimanche 26 novembre journée, finales du Championnat d’Europe Cadette-Cadet 

L’enjeu est double et d’importance sur ce Championnat d’Europe Jeunes :
– Remporter le 1er titre de Champion d’Europe Combiné
– Décrocher sa qualification aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en Argentine en 2018

Sur ce week-end, les 3 disciplines de l’escalade seront regroupées sur une seule compétition :

 

 

 

 

+ VITE, la vitesse – objectif : aller le plus vite possible
+ FORT, le bloc – objectif : réussir un maximum de passages d’une hauteur de 4 mètres de haut avec le minimum d’essais possible, en un temps donné
+ HAUT, la difficulté – objectif : aller le plus haut possible

– Le format OLYMPIQUE en escalade : 3 disciplines, 1 classement unique combiné

Le 1er championnat d’Europe d’escalade de combiné (cadet)

Cette épreuve sportive sera qualificative pour les Jeux Olympiques de la jeunesse qui se dérouleront l’année suivante à Buenos Aires (Argentine).

Une première mondiale. Ce sera la 1ère compétition à se dérouler selon le format combiné vitesse-bloc-difficulté tel qu’il a été défini à la demande du CIO (Comité International Olympique) pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 où l’escalade fera son entrée.

Le 1er master national d’escalade combiné (senior)

Cette épreuve sportive permettra à la FFME de sélectionner les grimpeuses et grimpeurs français les plus aptes à intégrer la préparation olympique.

Les 3 disciplines s’enchaînent (dans l’ordre vitesse, bloc, difficulté). le classement est calculé en multipliant les places obtenues par les compétiteurs dans chaque discipline.

PROGRAMME PRÉVISIONNEL
Vendredi 24 novembre – QUALIFICATION MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

12h00-12h25 : vitesse hommes
12h30-12h55 : vitesse femmes
13h00-15h10 : bloc hommes
13h30-15h40 : bloc femmes
15h45 : observation difficulté hommes
16h10-17h55 : difficulté hommes
16h00 : observation difficulté femmes
16h25-18h10 : difficulté femmes

Samedi 25 novembre – QUALIFICATION CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

09h00-09h25 : vitesse hommes
09h30-09h55 : vitesse femmes
10h00-12h10 : bloc hommes
10h30-12h40 : bloc femmes
12h45 : observation difficulté hommes
13h10-14h45 : difficulté hommes
13h00 : observation difficulté femmes
13h25-15h10 : difficulté femmes

FINALES MASTER NATIONAL COMBINÉ OLYMPIQUE

17h00-18h00 : isolement hommes et femmes
18h15 : observation hommes et femmes blocs et voies

19h00 finale hommes: 19h00 vitesse / 19h35 bloc / 21h20 difficulté
19h30 finale femmes: 19h30 vitesse / 20h05 bloc / 21h50 difficulté

22.30 podiums

Dimanche 26 novembre – FINALES CHAMPIONNAT EUROPE CADET COMBINÉ OLYMPIQUE

7h30-8h30 isolement hommes
8h55 observation bloc et difficulté hommes
9h30 finales hommes: 9h30 vitesse / 10h05 bloc / 11h50 difficulté

10h30-11h30 isolement femmes
12h30 observation bloc et difficulté femmes

13h05 finale femmes: 13h05 vitesse / 13h40 bloc / 15h25 difficulté

16h05 podiums

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La (folle) saison de Romain Desgranges en 10 images !

17 Nov

15 saisons de Coupes du Monde, plus de 100 étapes mondiales à son actif, et des milliers d’heures passées à s’entraîner, depuis plus de 20 ans. Romain Desgranges ne se considère pas comme un surdoué de l’escalade. Petit à petit, à force de travail et de détermination, le chamoniard a gravi des échelons, pour se retrouver le week-end dernier sur le plus beau podium de sa carrière: celui du classement général des Coupes du Monde 2017. Dans sa main, une coupe, qui représente beaucoup pour lui.

Retour en images sur les moments les plus forts de la plus belle saison de Romain Desgranges !

Entraînement…

Depuis les Championnats du Monde de Paris en septembre 2016, Romain Desgranges s’entraîne, chez lui, au gymnase de Chamonix, en vu de préparer au mieux la saison 2017 qui approche. Au programme, un championnat d’Europe, suivit de huit étapes de Coupes du Monde. Cette saison s’annonce longue et éprouvante, il va falloir être solide !

© Sébastien Tavares Gomes

Romain Desgranges surfe sur l’Europe !

Champion d’Europe ! Pour la deuxième fois de sa carrière, Romain Desgranges s’offre le titre de champion d’Europe sur cette première compétition internationale de l’année. 1er des qualifications, 1er des demi-finales et 1er des finales. Le chamoniard ne laissera personne grimper plus haut que lui, pas même Adam Ondra venu s’inviter sur cette compétition. La plus belle saison de Romain Desgranges était lancée…

© Ralf Brunel

Et de deux médailles d’or !

Quelques jours à peine après son titre de champion d’Europe, Romain Desgranges confirme. Après une première médaille continental, voilà qu’il remporte maintenant une médaille d’or mondial, en montant sur la plus haute marche du podium de la première Coupe du Monde de la saison, à Villars en Suisse. Un début de saison parfait pour le leader de l’équipe de France.

© Vladek Zumr

Une compétition (quasi) parfaite à Chamonix…

La place du Mont-Blanc est en délire. Romain Desgranges, le premier finaliste à s’élancer en ce soir du 13 Juillet 2017 vient de monter au sommet de la voie de finale. Explosion de joie à Chamonix. Mais très vite, trois autres grimpeurs parviennent eux aussi en haut de la voie. Romain finit 4ème, au pied du podium… Le chamoniard le sait, il ne pouvait pas faire mieux en finale ce soir là.

© FFME / Rémi Fabregue

Victoire française à Briançon !

Qu’il est bon d’entendre la Marseillaise résonner dans le quartier Berwick de Briançon. L’équipe de France de bloc, réunit au pied du podium, entonne l’hymne national. Celui qui domine cette soirée ? Romain Desgranges qui rêvait d’une victoire sur une étape de Coupê du Monde en France. Même s’il ne sort pas la voie, le il sera le grimpeur à aller le plus haut dans ces finales. Une troisième médaille d’or, qui n’allait pas être la dernière…

© Nicolas Mattuzzi

Et de quatre !

C’est la quatrième fois que Romain Desgranges se retrouve sur la plus haute marche du podium cette saison. Sourire aux lèvres, il savoure cet instant. Cette fois, c’est à Edimbourg qu’il fait forte impression, mettant plus de cinq prises dans la vue aux autres finalistes. À ce moment, il conforte son avance au classement général.

© Eddie Fowke

Péripéties chinoises…

Les deux étapes de Coupes du Monde chinoises qui suivirent ne furent pas les plus prolifiques pour Romain Desgranges. La fatigue de la saison commence à se faire sentir, tant physiquement que mentalement. Déception pour le chamoniard, qui comptait profiter de Wujiang et Xiamen pour sécuriser son titre pour de bon. Mais sa 5ème et 22ème place laisse a contraire Stefano Ghisolfi se rapprocher de lui au classement général. Retour à l’entraînement, avant une ultime et dernière étape à Kranj.

© Eddie Fowke

Concentration…

C’est sûrement la compétition la plus importante de sa vie… C’est sur cette voie de demi-finale slovène que tout va se jouer. 15 saisons internationales, plus de 100 étapes mondiales, qui mènent à ce moment précis. S’il rentre dans le top 15 des demi-finales de la Coupe du Monde de Kranj, alors Romain sera assuré de remporter son premier titre mondial. Le speaker annonce son nom: à son tour de rentrer dans l’arène…

© Yannick Long

Un ultime mouvement…

Voilà le dernier mouvement que Romain Desgranges effectuera cette saison. Il ne sortira pas cette demi-finale à Kranj, mais chutera dans ce ballant. Dès son retour au sol, il se rue sur les résultats. Même si Romain ne sera pas en finale de cette dernière étape, aucun goût de déception… car en terminant 9ème, il vient de remporter le titre mondial 2017. Un accomplissement, un rêve qui se réalise. Tous les grimpeurs internationaux viennent le féliciter. Il est le meilleur compétiteur du monde !

© Eddie Fowke

Décompression !

La pression retombe pour Romain Desgranges sur le podium du classement général des Coupes du Monde 2017. Et il la tient fermement dans ses mains cette coupe. Après en avoir tant rêvé, voici qu’il l’a fait. Mais alors qu’il vient de remporter l’un des plus beaux titres de ce sport, Romain Desgranges se tourné déjà vers l’avenir. Un avenir proche. Car dans 10 mois maintenant, il a rendez-vous à Innsbruck, en Autriche, pour disputer les Championnats du Monde d’escalade… Le dernier titre qu’il lui manque…

© Eddie Fowke

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Et de deux 9a supplémentaires pour Adam Ondra !

17 Nov

De passage à Arco, Adam Ondra n’en finit plus de faire des croix !

Après avoir réalisé la première répétition de “One Punch” 9a+/b et signé la première ascension de “One Slab” 9b, le prodige tchèque s’est lancé dans l’ouverture d’une nouvelle voie extrême: “Ci Sta”, qui compte seulement… 2 spits ! Pas le temps de délayer dans cette voie, qui propose un effort ultra-intense, se rapprochant de la pratique du bloc.

Sur son retour, Adam s’est également arrêté à Schleier Wasserfall, un site d’escalade autrichien qui regorge de voies extrêmes. Mais situé à plus de 1200 mètres d’altitude, il avait neigé la veille, et de nombreuses étaient trempées.

Ainsi, au milieu de la neige, mais sous un soleil radieux, Adam parviendra à enchaîner en quelques essais “Mongo”, un 9a déversant ayant été ouvert il y a près de 30 ans…

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Adam Ondra ouvre et libère un nouveau 9b à Arco !

14 Nov

Adam Ondra est de retour à Arco, et ça commence fort !

Souvenez-vous, ce printemps, le tchèque s’était déjà rendu dans le coin, où en moins d’une semaine, il enchaînait deux 9a, deux 9a+ et deux 9b.

Cette fois-ci, il se frotte tout d’abord à “One Punch”, un 9a+ libéré par Stefano Ghisolfi. Au moment de l’ascension, l’italien ajoutait que c’était “le 9a+ le plus dur qu’il n’ait jamais fait”, à la limite du 9b. Après avoir travaillé la voie sur plusieurs jours, et enchaîné la ligne hier, Adam Ondra confirme et propose même de revoir la cotation à 9a+/b.

Puis, Mauro Mabboni, l’équipeur le plus actif de la falaise d’Arco et Adam décident d’ajouter un spit de plus, et ainsi créer un début plus difficile. Cette nouvelle voie se nomme “One Slap” et cote 9b. Finalement, Adam fera la croix le même jour que “One Punch”, signant la première ascension de cette nouvelle ligne, qui en fait l’une des plus dures d’Italie.

Quelle belle journée de grimpe pour Adam !

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Coupe du Monde de Kranj: un final en apothéose !

13 Nov

Kranj accueillait ce week-end la dernière Coupe du Monde de difficulté de l’année. Après plus de quatre mois de compétition, six pays visités et huit étapes mondiales, la quasi-totalité des meilleurs grimpeurs de la planète avaient fait le déplacement jusqu’en Slovénie, pour une ultime manche, avant de se dire au revoir et se retrouver dans huit mois.

Mais c’est avant tout les demi-finales qui nous intéressaient nous, français. Car vous n’êtes pas sans savoir que Romain Desgranges a profité des demi-finales de samedi pour remporter le classement général des Coupes du Monde 2017. Mais c’est depuis le banc des spectateurs que Romain a savouré son titre hier, terminant aux portes des finales.

Justement, retour sur les dernières finales de cette saison 2017 !

FINALES MASCULINES

Jakob Schubert, l’homme fort du week-end

L’autrichien aura dominé ce week-end de A à Z . Premier en qualification, premier en demi-finale, il terminera en beauté par une première place en finale.

Et quelle prestation de Jakob hier soir ! Alors que tous les finalistes avant lui ne parviennent pas à faire face à cette voie de finale, l’autrichien randonne le tracé, se payant même le luxe de chauffer le public à quelques mouvements de la prise finale… qu’il tiendra fermement dans la main quelques secondes plus tard, étant le seul finaliste à enchaîner la voie.

Il n’y a rien de mieux qu’être en finale d’une Coupe du Monde de difficulté, et enchaîner la voie !

Après avoir participé à l’intégralité de la saison de bloc, Jakob n’a participé cette année qu’à trois étapes de difficulté. Trois étapes qui se sont soldées par trois podiums, dont deux victoires ! La raison d’un tel succès ? Un changement majeur dans sa façon de s’entraîner: “Maintenant je cherche juste à me faire plaisir. Je ne suis plus de planification stricte, je grimpe dehors quand j’en ai envie, et cette nouvelle façon de fonctionner semble bien me convenir. Je ne ressens aucune pression, je ne joue pas le classement général, et quand je me déplace comme ce week-end sur une Coupe du Monde, je suis simplement là pour m’amuser. Il faut juste se souvenir pourquoi l’on fait cela: parce que l’on aime l’escalade.”

© Eddie Fowke

Une première médaille en Coupe du Monde de difficulté pour Alex Megos

À la fin de la compétition, Alex Megos arbore fièrement la médaille d’argent autour de son cou. Un premier podium en Coupe du Monde pour l’un des meilleurs falaisistes de la planète, qui aura su s’exprimer sur cette voie de finale. En effet, premier grimpeur à s’élancer hier soir, l’allemand fixe la verticale limite très haute dans la voie, en chutant dans le dernier mouvement. Personne ne fera mieux que lui, hormis Jakob.

Sa recette secrète ? Avoir passé les dix jours précédents la compétition en falaise, grimpant huit jours d’affilé sur le spot de Leonidio, en Grèce.

Au vu de ses résultats en compétition et avec le peu d’entraînement en salle qu’Alex fait, on est en droit de se demander si le jeune homme de 24 ans compte s’entraîner pour les J.O: “À vrai dire, je n’ai pas encore pris la décision d’y participer ou non. Participer aux Jeux Olympiques sans engagement n’a aucun sens pour moi. Ainsi, si je décide d’en faire mon objectif, je devrais faire des sacrifices, plus que je n’en ai jamais fait. C’est une situation où il ne faut pas prendre de décision trop rapide.”

© Eddie Fowke

Un podium, après un an sans compétition.

26 Novembre 2016: Dmitrii Fakirianov termine sa saison 2016 par une 5ème place à Kranj, après tout de même deux podiums à Arco et Xiamen.
12 Novembre 2017: un an plus tard, ce même Dmitrii Fakirianov est médaillé de bronze, complétant le podium de cette dernière manche mondiale. Une saison durant laquelle le russe n’aura fait aucune apparition, ni en bloc ni en difficulté, jusqu’à aujourd’hui. Alors sa performance d’hier est-elle un message pour l’année prochaine ? Réponse dans quelques mois…

© Eddie Fowke

FINALES FÉMININES 

Janja Garnbret la légende

S’il y a bien une grimpeuse qui a fait le show hier soir, c’est Janja Garnbret. Tout comme Jakob Schubert, elle aura passé la compétition en tête de tous les classements. Et en finale chez elle, devant son public, rien ni personne ne pouvait l’arrêter… À part peut-être ce dernier mouvement, que Janja Garnbert ne parviendra pas à retenir, main dans la prise finale. Mais qu’importe, de toutes les finalistes, personne n’est allé aussi haut qu’elle.

L’année dernière, la slovène inscrivait son nom dans l’Histoire de l’escalade en remportant huit Coupes du Monde le temps d’une même saison, bloc et difficulté confondus. Cette année, Janja surenchérit, cumulant neuf victoires mondiales, dont six en difficulté.

Et pour couronner le tout, elle aura été présente sur tous les podiums de toutes les Coupes du Monde de l’année, ne faisant pas pire résultat que troisième en difficulté !

© Eddie Fowke

Jaïn Kim, pour une seconde place au général

Finalement, c’est Jaïn Kim qui termine deuxième de cette compétition, chutant une prise sous Janja. Une deuxième place synonyme d’une médaille d’argent au classement général pour la coréenne. En effet, si Janja n’avait même pas attendu cette dernière compétition pour s’assurer du titre mondial, la deuxième place restait à prendre.

Et malheureusement, la zipette d’Anak Verhoeven au début de la voie de finale hier soir aura simplifié tous les calculs… La belge en restera elle-même bouche bée: en plein mouvement, son pied gauche glisse de la prise, la propulsant au sol plus tôt que prévu. Elle écopera donc de la troisième place au classement général.

© Eddie Fowke

Molly Thompson-Smith, révélation de l’année 2017

S’il y a bien une grimpeuse qui s’est révélée sur le circuit internationale senior cette année, c’est Molly Thompson-Smith. En début de saison, son nom nous était encore inconnu. La jeune grimpeuse de 20 ans, plutôt habituée à participer aux compétitions jeunes, terminait 36ème du classement mondial 2016.

Un an plus tard, la voici propulsée sur le devant de la scène mondiale. D’abord à Arco, où la britannique disputait sa première finale, puis à Wujiang, où elle rentrait dans le top 5, avant de rentrer une nouvelle fois en finale pour terminer 6ème. Cette Coupe du Monde slovène aura donc été sa troisième finale consécutive, et sa plus belle performance de la saison puisque hier, Molly montait sur son premier podium international, derrière Janja et Jaïn.

© Eddie Fowke

Julia Chanourdie, quatrième de cette dernière étape

C’est une nouvelle fois au pied du podium que nous retrouvons Julia Chanourdie à la fin de la compétition. Et comme souvent cette saison, il n’a pas manqué grand chose à la française pour monter sur la boîte. Chutant sur le même mouvement que Molly, il faut se tourner sur les résultats des demi-finales de la veille pour départager les deux grimpeuses. Avantage à la britannique, qui laisse notre française au pied du podium.

Mais quelle saison de Julia Chanourdie, qui a clairement passé un cap cette année. Un premier podium à Wroclaw sur les Jeux Mondiaux, suivit de deux quatrièmes places à Briançon et Arco pour finalement monter sur son premier podium en Coupe du Monde à Wujiang quelques jours plus tard.

Au classement général, Julia termine à la cinquième place, quelques points derrière Jessica Pilz, signant la meilleure performance féminine dans le clan français.

© Eddie Fowke

Au classement des nations, la France termine deuxième avec 1440 points, juste derrière la Slovénie (1473 points) et devant le Japon (1418 points).

Le classement général des Coupes du Monde 2017:
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Janja Garnbert et Jakob Schubert, victorieux sur la Coupe du Monde de Kranj !

12 Nov

Les finales de la dernière Coupe du Monde de l’année avaient lieu ce soir, à Kranj en Slovénie.

À l’issue de ces finales, Jakob Schubert remporte la compétition chez les hommes, de la plus majestueuse des manières. Dernier concurrent à s’élancer, l’autrichien sera le seul à toper la voie de finale !

1- Jakob Schubert
2- Alex Megos
3- Dmitrii Fakirianov

Chez les femmes, Janja Garnbret termine la saison de la plus belle des façons: elle s’impose une nouvelle fois sur cette étape de Coupe du Monde, devant son public. Julia Chanourdie termine au pied du podium, départagée suite aux résultats des demi-finales.

1- Janja Garnbret
2- Jaïn Kim
3- Molly Thompson-Smith

Résumé complet à venir prochainement sur PG…

Les résultats complets:

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CDF de Chambéry: les résultats des qualifications juniors hommes et femmes !

12 Nov

Et voici les derniers résultats des qualifications de la Coupe de France de Chambéry. Après les minimes et cadets, voici les résultats pour les juniors femmes et juniors hommes.

Maintenant les qualifications terminées pour toutes les catégories jeunes, place aux finales !

Juniors femmes:

Juniors hommes:

Place aux finales maintenant, avec une première vague à partir de 15h45 pour les minimes filles, cadettes et cadets, suivie d’une deuxième vague à partir de 17h45 pour les minimes garçons, juniors femmes et juniors hommes.

  • Les finales sont à suivre en live ci-dessous:

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Coupe du Monde de Kranj: retour sur les demi-finales !

12 Nov

Hier, la victoire de Romain Desgranges au classement général a totalement monopolisé les demi-finales. Alors après l’émotion, place aux débriefing complet, avant les finales de ce soir.

Une voie féminine marquée par un crux fatal…

Chez les femmes, la voie de demi-finale a tourné en un vilain pas de bloc. Si le début de la voie laisse entrer tranquillement les grimpeuses dans le rythme, avant d’atteindre une grosse fermeture de bras… qui piégera plus d’une quinzaine de demi-finalistes !

Pas le choix, pour être assurée de rentrer en finale, il fallait passer ce crux. Ce qui ne fût pas un problème pour Shauna Coxsey ! Et oui, la britannique, qui participe ce week-end à sa toute première Coupe du Monde de difficulté, sera bien présente en finale ce soir. Elle réalise exactement la même performance qu’une autre grimpeuse que l’on connaît bien: Julia Chanourdie ne manquera pas la dernière finale de la saison. Se classant 6ème, elle sera la seule et unique représentante du clan tricolore.

Une sixième finale cette saison pour Julia Chanourdie | © Eddie Fowke

Alors que l’on pensait cette voie impossible à enchaîner en voyant les concurrentes tomber une à une sur le même mouvement, elle sont finalement quatre à avoir clippé la chaîne finale. La première à créer le spectacle ? La locale de l’étape Mina Markovic. Solide, la slovène parvient presque aisément au sommet de la voie.

Très vite, elle sera rejointe par le tri de tête que l’on connaît bien. C’est un top pour Anak Verhoeven, Jaïn Kim et Janja Garnbret.

Jakob Schubert toujours au top, les italiens en grande forme !

Chez les hommes, tous les regards étaient tournés sur Romain Desgranges. Un top 15 pour lui en demi-finale, et voilà qu’il était assuré d’un titre mondial. Alors au moment de son passage, tout le monde retient son souffle. Le chamoniard est tendu, crispé. Il sait qu’il joue gros ce soir. Mauvaise main, il doit se réorganiser. Ça passe. Il continue encore quelques mouvements, avant de se faire rattraper par la gravité dans un mouvement dynamique.

Romain terminera 9ème, aux portes des finales. Mais comme il le dit si bien “ça sera sûrement la plus belle 9ème place de ma carrière ! Mais pour tout vous dire, la frustration de rester aux portes de la finale s’efface rapidement avec cette odeur d’or qui conclura ma saison !” Car terminer 9ème de cette Coupe du Monde est suffisant pour décrocher le titre mondial 2017.

Romain Desgranges, dans cet ultime mouvement | © Eddie Fowke

Mais alors qui sont les huit grimpeurs devant lui, qui accèdent aux finales ? Jakob Schubert, toujours aussi solide ira décrocher la première place des demi-finales, en chutant juste sous le top. L’autrichien est un candidat sérieux pour la victoire ce soir. De toutes les Coupes du Monde auxquelles il a participé cette année, il est monté sur le podium à chaque reprise.

Derrière, c’est l’italian team qui trustent les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes places. Stefano Ghisolfi prend la seconde place, juste derrière ces deux compatriotes Francesco Vettorata et Marcello Bombardi. Hé oui, tenez vous bien, il n’y aura pas de japonais en finale de cette étape !

Les italiens, plus forts que les japonais sur cette étape | © Eddie Fowke

Surprise, Jan Hojer sera en finale ce soir. L’allemand semble s’accoutumer peu à peu au baudrier et sera pour la deuxième fois de l’année en finale d’une Coupe du Monde de difficulté. Et il ne sera pas le seul allemand présent ce soir. Après avoir passé une semaine en falaise, Alex Megos tentera lui aussi d’aller chercher sa première médaille d’or internationale.

Enfin, c’est le russe Dmitrii Fakirianov et le slovène Domen Skofic qui complètent la liste des finalistes.

Pour cette dernière Coupe du Monde de l’année, Thomas Joannes termine 12ème, chutant au même endroit que Romain Desgranges et sept autres grimpeurs. Pour sa première Coupe du Monde de diff, Jérémy Bonder termine 20ème.

Les résultats complets:

Place aux finales, ce soir, à partir de 17h00 et à suivre en direct sur Planetgrimpe !

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CDF de Chambéry: Résultats des qualifications minimes et cadets !

12 Nov

Place aux jeunes aujourd’hui. Après les finales seniors hier soir, la compétition a repris de plus belle à Chambéry pour une nouvelle journée chargée en bloc. Découvrez sans plus attendre les résultats des qualifications minimes et cadets, pendant que les juniors sont sur le mur.

Les finales jeunes à suivre en fin d’après-midi !

Minimes filles:

Minimes garçons:

Cadets:

Cadettes:

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