Le contenu

Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Adam Ondra de nouveau dans l’histoire : l’un des exploits les plus fous jamais réalisés en trad !

19 Mai

Après avoir marqué l’Histoire en compétition, en falaise et en bloc, Adam Ondra s’illustre une nouvelle fois sur le terrain du trad, en réussissant un exploit inédit : flasher « Lexicon », une redoutable voie cotée E11. Une performance monumentale qui repousse, une fois de plus, les limites du possible.

Adam Ondra vient de frapper un très grand coup ! En flashant “Lexicon” (E11 7a)* à Pavey Ark, dans le Lake District britannique, le Tchèque réalise tout simplement l’un des plus gros exploits de l’histoire de l’escalade traditionnelle : il s’agit du flash le plus dur jamais réalisé en trad !


Un crux engagé et une chute dangereuse !

“Lexicon” (E11 7a), c’est une ligne posée dans un décor aussi sauvage que magnifique, sur les falaises surplombant le lac de Pavey Ark. La voie a été ouverte par Neil Gresham en 2021, après un an de travail et de préparation méticuleuse. Elle combine une difficulté pure de 8b+ et comporte un crux final perché en haut d’une dalle… avec un potentiel de chute de 25 à 30 mètres si tout ne se passe pas comme prévu !

Depuis l’ascension de Neil Gresham, quelques pointures de la disciplines se sont frottés à “Lexicon” : Steve McClure, Dave MacLeod, Mat Wright et James Pearson, qui avait tenté de flasher la ligne en 2022 — sans succès. Pearson avait alors admis que “Lexicon” pourrait, selon lui, être flashé par un grimpeur « vraiment très fort » avec une marge conséquente sur le niveau 8b+.

Adam Ondra l’a fait. Et de la plus belle manière !

© Petr Chodura

Une ascension millimétrée

Toujours très transparent sur l’éthique de ses réalisations, Adam a détaillé précisément les conditions de sa tentative :

J’ai regardé toutes les vidéos disponibles sur Internet, surtout celles de Neil Gresham. Neil, qui était présent avec moi, a d’abord descendu la voie en rappel, l’a nettoyée et brossée pour moi. Ensuite, je suis descendu en rappel à environ huit mètres à droite, le long de la voie “Astra”, pendant que Neil m’expliquait les placements de coinceurs et les mouvements du haut de la voie.

© Petr Chodura

Ondra s’est ensuite effectué échauffé en réalisant le crux de la voie voisine “Sixpence”, en prenant bien soin de ne pas regarder les prises de Lexicon, avant de finir par les mouvements de “Magical Thinking”. Il précise également avoir descendu en rappel Lexicon dos à la paroi, pour éviter tout repérage involontaire.

Et puis… il s’est élancé.

J’étais effrayé, j’ai dû me battre, mon cœur battait à tout rompre… Mais je suis arrivé à la vire finale sans prendre le gros vol si effrayant.

Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir Steve McClure prendre un énorme vol depuis le crux de la voie :

Un exploit historique !

L’ascension d’Adam Ondra marque une grande première : celle du flash d’une voie cotée E11. Jusqu’à présent, personne n’était parvenu à flasher une telle cotation en trad. La performance mêle une lecture parfaite, un engagement mental extrême, une maîtrise technique de haut vol et une condition physique sans faille.

Neil Gresham, premier ascensionniste de la voie, qui a assuré Adam Ondra pendant son ascension, a d’ailleurs déclaré :

C’est de loin la chose la plus impressionnante que j’ai vue en plus de 40 ans d’escalade. C’était aussi l’assurage le plus engageant que j’aie jamais eu à faire.

© Petr Chodura

Ondra, grimpeur le plus complet au monde

Ce n’est pas la première incursion d’Adam Ondra dans le haut niveau du trad. En 2024, il répétait “Bon Voyage”, la ligne ultra engagée de James Pearson à Annot, considérée comme la plus dure du genre au monde.

En parallèle, le Tchèque continue de briller sur tous les terrains, avec notamment plusieurs flashes en 8B/8B+ bloc cette année, et la réalisation de “Soudain Seul” 9A bloc.

Avec ce flash historique de “Lexicon”, Adam Ondra repousse une fois encore les limites de ce qui semblait possible. La vidéo de cet exploit, qui promet d’être mémorable, sortira très bientôt sur sa chaîne YouTube.

* : il faut savoir qu’en trad, le système de cotation britannique (la lettre E suivie d’un chiffre) reflète à la fois la difficulté des mouvements et le niveau d’engagement, en fonction notamment de la qualité et de la fréquence des protections que l’on peut placer dans la voie. La cotation E11 est l’une des plus extrêmes.


Lire aussi

Fontainebleau, sacré meilleur rocher du monde par Adam Ondra !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Interview : Champion de France à 18 ans, Max Bertone se confie

16 Mai

Tout juste auréolé de sa première médaille en Coupe du Monde, Max Bertone enchaîne avec un titre de Champion de France de difficulté. À 18 ans, le Réunionnais confirme son ascension fulgurante et revient pour nous sur ces dernières semaines intenses, marquées par des moments qu’il n’est pas prêt d’oublier.

À tout juste 18 ans, Max Bertone continue de faire parler de lui comme l’un des talents les plus prometteurs de l’escalade française. Une semaine seulement après avoir décroché sa toute première médaille en Coupe du Monde sénior à Bali, le Réunionnais s’est offert un nouveau sacre, en remportant le titre de Champion de France de difficulté à Gémozac.

Un enchaînement remarquable, mais que Max vit avec une lucidité désarmante : loin de se laisser griser par les résultats, il analyse ses performances avec recul, parle sans détour de ses doutes, de son manque d’influx mental à Gémozac, ou encore de son envie de progresser en bloc pour élargir ses perspectives.

Dans cette interview exclusive, Max revient sur les dernières semaines qu’il a vécues, sa progression fulgurante sur le circuit international, et son ambition de s’inscrire durablement parmi les meilleurs, avec en ligne de mire un objectif de taille : les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.

Entretien avec le nouveau Champion de France de difficulté 2025.

© fannybrrd


Max, félicitations pour ton premier titre de champion de France senior en difficulté ! Qu’as-tu ressenti en réalisant cette performance, une semaine seulement après ta médaille en Coupe du Monde à Bali ?

Si je dois être honnête, j’étais un peu mitigé. Lors des qualifications et de la demi-finale la veille, je m’étais senti plutôt bien. J’étais même surpris d’avoir retrouvé aussi vite du jus après les 15 jours en Asie, notamment en rentrant lundi avec 6 heures de jet lag. Du coup, en finale, j’étais plus parti pour toper la voie que pour gagner la compet. Dans le run, je me suis senti mou d’entrée. J’ai hésité. J’ai grimpé sur les réserves et je me suis fait surprendre par le pas tordu en haut de la voie.

Quand je suis descendu et que mon père m’a fait signe de la main que j’avais gagné, j’étais vraiment partagé et j’ai presque eu du mal à sourire et à profiter du moment. C’est revenu un peu après, quand j’ai pu relativiser la perf du jour dont je n’étais pas satisfait.

La finale de ce Championnat de France s’est jouée sur des détails, avec une égalité sur la prise 36 entre toi et Jules Marchaland, départagée par les performances en demi-finale. Comment as-tu géré cette pression et cette compétition si serrée ?

Vu de l’extérieur, en effet, il y a un pas compliqué à la sortie du dernier toit de la voie et on tombe là pour la gagne. Mais la réalité est que j’ai eu l’impression qu’il était compliqué de tomber avant. J’ai mal grimpé mais je ne me suis pas senti en danger, ni au taquet. En général, on dit que dans ce type de voies, il ne faut pas « se faire endormir »… Et c’est précisément ce que j’ai fait. Je pense que Jules a dû faire pareil. Si le détail c’est ça, en effet, ça s’est joué à pas grand-chose !

© fannybrrd

Tu as enchaîné trois tops en qualifications et en demi-finale, montrant une régularité impressionnante. Dans quel état d’esprit as-tu abordé cette compétition ?

En gros, je dirais qu’il y a eu deux compétitions en une. J’étais en mode training sur la première journée. Mon état d’esprit était de toper les voies. Il n’y avait aucun enjeu de sélection sur cette compétition et j’étais satisfait de ce que j’avais réussi à faire à Bali, du coup je n’étais pas dans l’attente d’un résultat.

Le lendemain, le fait de passer dernier avec un statut de « favori », ça m’a étonnamment remis sous pression. C’est là que j’ai vraiment senti que je n’avais plus beaucoup de ressources mentales pour passer en mode combat et que je me suis senti sans influx dans mon escalade.

La dalle finale semblait très piégeuse, et beaucoup de grimpeurs ont chuté dans cette dernière partie. À quoi pensais-tu en arrivant dans cette section ?

Du bas, à la lecture, elle ne semblait pas tant piégeuse que ça. J’ai été surpris par la position « en boîte » qu’il fallait prendre pour remonter le dernier pied, à tel point que je n’ai pas réussi à le trouver et j’ai engagé le mouv sur le pied gauche. La surprise quoi. `

Le fait de m’être retrouvé dans le baudrier en étant encore capable de monter en intensité a sans doute contribué à la frustration du moment.

© fannybrrd

En rentrant de Bali, tu nous confiais que ce Championnat de France allait être « une compétition de reprise »… Et voilà que tu la remportes, malgré les 6 heures de décalage horaire ! Tu sembles donc dans une forme incroyable. Comment as-tu géré l’enchaînement de ces compétitions ?

Je n’ai pas vraiment cherché à gérer la série de compétitions. Pour moi, ce Championnat de France était surtout une reprise de l’entraînement, bien que le souvenir de la déception de l’an dernier ait été présent à certains moments.

Ta médaille d’argent à Bali marque ta première sur le circuit senior international. Selon toi, a-t-elle joué un rôle dans ta victoire à Gémozac ?

Non, je ne pense pas. Au contraire, je suis arrivé à Gémozac plutôt avec le sentiment du devoir accompli que dans l’optique de confirmer quelque chose ou de devoir remporter une compétition.

© IFSC

Qu’est-ce qui t’a procuré le plus d’émotion : ta première médaille en Coupe du Monde à Bali ou ton premier titre de Champion de France de difficulté à Gémozac ?

Ce n’est pas comparable honnêtement. L’an dernier, le Championnat de France était un objectif pour moi. Cette année, pas vraiment. Aller jouer avec Alberto et Satone en Coupe du Monde sur des voies extrêmes a été pour moi un accomplissement absolu ! J’ai rarement ressenti une satisfaction équivalente et un sentiment d’aboutissement de tout le travail accompli, à la fois dans l’intersaison à La Réunion… et durant toutes ces années où il a fallu que j’attende pour pouvoir vraiment jouer en senior.

© IFSC

On sent que tu t’installes durablement dans le haut du tableau français. Est-ce que ce titre marque un tournant pour toi dans ta carrière ?

Ces deux dernières années ont marqué un tournant, en effet. L’an dernier, le fait d’avoir eu accès à toutes les demi-finales et à deux finales en Coupe du Monde a déjà été une amorce de tournant.

Cette année, je retiendrai la confirmation en diff, mais aussi le fait de remporter les demis de bloc à Anse et d’avoir été proche du titre en bloc. Ça signifie énormément à mes yeux. J’espère pouvoir commencer une petite expérience en Coupe du Monde de bloc cette année pour pouvoir garder cette perspective ouverte l’an prochain, notamment si j’arrive à combler encore un peu de mon retard physique et de croissance dans l’intersaison.

À seulement 18 ans, tu as déjà un palmarès impressionnant, avec des titres en jeunes et maintenant en senior. Comment vis-tu cette transition vers le circuit senior et quelles sont tes ambitions pour la suite ?

Mes ambitions sont de remonter sur la boîte en senior bien sûr ! Ensuite, à moyen terme, il faudra faire des choix pour savoir où m’engager en priorité dans le parcours de sélection pour Los Angeles. J’adore le bloc et j’ai vu que je pouvais parfois jouer en senior aussi dans cette discipline, du coup c’est en partie là-dessus qu’il faudra aussi que je trouve ma voie, sans jeu de mots 🙂

© IFSC

Tu as grandi à La Réunion et tu as commencé l’escalade avec tes sœurs Oriane et Margot. En quoi ta famille a-t-elle influencé ta passion et ta progression en escalade ?

La famille a compté pour beaucoup et compte encore énormément. En effet, je m’entraîne une bonne partie de l’année loin de tout et l’ancrage familial remplace l’émulation des partenaires d’entraînement.

Quelle a été la réaction d’Oriane en apprenant que tu venais de remporter le titre de Champion de France de difficulté 2025 ?

Elle était presque plus contente que moi. On se prend le chou souvent, mais on est toujours là l’un pour l’autre, dans les bons comme dans les mauvais moments.

© fannybrrd

Tu nous confiais récemment vouloir jongler entre bloc et difficulté cette saison, afin de peut-être te spécialiser par la suite. Où en es-tu aujourd’hui ?

C’est en effet la bonne surprise de l’année. En diff, j’ai réussi des choses l’an dernier, mais en bloc ça date de la demi-finale du Championnat de France à Anse où je tope les 4 blocs en 6 essais si mes souvenirs sont bons. J’ai des lacunes majeures en bloc, notamment lorsqu’il faut envoyer des watts sur de l’escalade « basique ».

Pour m’ouvrir des perspectives en bloc, il faudra que je les comble, sinon je vais me faire écarter en qualif avant de pouvoir m’exprimer sur des blocs plus « joueurs » ou techniques. J’en suis donc là. Je peux me spécialiser en diff, mais je n’ai pas encore envie de trancher pour l’instant. Je me donne encore une année.

© Planetgrimpe

Tu es reconnu pour ton style dynamique et ta détermination sur le mur. Peux-tu nous parler de ta préparation mentale et physique pour atteindre ce niveau de performance ?

J’essaie d’être discipliné et de grimper le moins possible quantitativement. Peu d’entraînements, souvent diversifiés, courts et intenses, et le maximum de récupération pour arriver avec les crocs à l’entraînement et en compet. De toute façon, je n’arrive pas encore à supporter des charges d’entraînement lourdes et fréquentes. Je n’ai pas trop le choix 🙂

Avec tes récentes performances, tu es désormais considéré comme l’un des plus grands espoirs de l’escalade française. Quelles sont tes aspirations à long terme, notamment en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 ?

J’ai parlé de LA 2028, mais pour l’instant, je dois encore confirmer. Il y a eu beaucoup d’espoirs par le passé et rien ne garantit que je parvienne à les concrétiser. J’ai ce projet-là dans le viseur, en effet, et je donnerai tout pour y arriver avec l’aide de mon entourage.

© IFSC

Un dernier mot à ajouter ?

Je veux remercier Gabo et Juliette pour le cadre qu’ils m’offrent à La Réunion, mais aussi Mathieu Ternant et Clément Ozun, récemment arrivés sur l’île, pour les ouvertures incroyables qu’ils m’offrent. Sans ces soutiens, ce serait tellement plus compliqué.


Lire aussi

Max Bertone et Manon Hily décrochent l’or sur le championnat de France d’escalade de difficulté 2025

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • Difficulté
  • Interviews
  • Interviews et portraits

Coupe du Monde de bloc au Brésil : une première historique !

15 Mai

Du 16 au 18 mai 2025, la Coupe du Monde de bloc fera escale à Curitiba, au Brésil, marquant la première étape de l’Histoire du circuit mondial en Amérique du Sud. Un événement symbolique, qui témoigne de l’expansion continue de l’escalade à l’échelle mondiale.

Voici tout ce qu’il faut savoir à propos de cette nouvelle Coupe du Monde.


Une étape inédite sur le continent sud-américain

Curitiba, capitale de l’État du Paraná, accueillera cette étape historique au Centre national d’entraînement du Parc Olympique de Cajuru. Ce centre, inauguré en novembre 2023, a déjà accueilli des compétitions nationales et continentales, et sera le théâtre de cette première Coupe du Monde sur le sol sud-américain.

Le président de l’IFSC, Marco Scolaris, a souligné l’importance de cette étape : “Une escale en Amérique du Sud représente une étape importante dans notre développement, reflétant la croissance de la communauté sur tous les continents”.

© IFSC

Les grimpeurs à suivre à Curitiba

La compétition réunira 115 athlètes : 56 femmes et 59 hommes. Le Japon arrive une nouvelle fois avec une armada impressionnante, emmenée par Sorato Anraku, véritable prodige de 17 ans, premier du classement général de la Coupe du Monde de difficulté et de bloc en 2023, et récemment vainqueur de la première Coupe du Monde de bloc de la saison à Keqiao. À ses côtés, on retrouve les légendaires Tomoa Narasaki – champion du monde 2016 et vainqueur de nombreuses étapes de Coupe du Monde – et son frère Meichi Narasaki, lui aussi auteur de plusieurs podiums en Coupe du Monde.

Autre prétendant sérieux au podium : le Britannique Toby Roberts, vainqueur de plusieurs étapes en 2023, qui continue d’afficher un excellent niveau cette saison. Il faudra également compter sur les Sud-Coréen Jongwon Chon et Dohyun Lee, médaillé d’argent à Keqiao.

© IFSC

Chez les femmes, bien que Janja Garnbret, Brooke Raboutou ou encore Natalia Grossman manqueront à l’appel, plusieurs têtes d’affiche attireront l’attention à Curitiba. Tout d’abord, nos Française Oriane BertoneNaïlé Meignan et Zélia Avezou font partie des grandes favorites de cette compétition.

La redoutable équipe japonaise, fidèle à sa réputation, aligne plusieurs grimpeuses capables de jouer le podium, à commencer par Melody Sekikawa et Mao Nakamura, toutes deux finalistes à Keqiao, ,ainsi que Futaba Ito. Il faudra aussi compter sur l’Américaine Kyra Condie, qui pourrait surprendre avec son style puissant en l’absence de sa compatriote Annie Sanders (vainqueur de la première manche de l’année).

© IFSC

L’Équipe de France

L’équipe de France s’aligne sur cette deuxième manche de la saison avec dix grimpeurs, dont certains font clairement partie des favoris. On pense bien sûr à Mejdi Schalck, Sam Avezou et Paul Jenft, trois grimpeurs solides qui font partie des meilleurs grimpeurs de la discipline. Tous les trois étaient d’ailleurs en finale de la première Coupe du Monde de l’année et avaient terminés respectivement 6e, 7e et 8e de la compétition.

On retrouvera également Thomas Lemagner, Adrien Lemaire et Léo Favot, trois jeunes grimpeurs en pleine progression, qui auront à cœur de briller sur cette compétition internationale.

© IFSC

Du côté des femmes, les ambitions sont bien réelles, avec une équipe jeune mais déjà très solide. Naïlé Meignan, impressionnante lors des dernières compétitions, incarne une des meilleures chances françaises.

À ses côtés, Oriane Bertone, médaillée d’argent à Keqiao, fait bien sûr partie des grandes favorites à la victoire, tout comme Zélia Avezou, qui a récemment prouvé qu’elle avait désormais toute sa place parmi l’élite mondiale.

Enfin, Agathe Calliet, de plus en plus régulière à l’international, complète cette équipe de France.

Femmes Hommes
Zélia Avezou Sam Avezou
Oriane Bertone Mejdi Schalck
Naïlé Meignan Paul Jenft
Agathe Calliet Adrien Lemaire
Léo Favot
Thomas Lemagner

Le programme

Décalage horaire oblige, voici le programme complet de la Coupe du Monde de Curitiba, heures françaises :

Vendredi 16 mai

14h00 – 20h00 : Qualifications hommes & femmes

Samedi 17 mai

15h00 – 17h30 : Demi-finale hommes
22h00 : Finale hommes

Dimanche 18 mai

15h00 – 17h30 : Demi-finale femmes
22h00 : Finale femmes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


Lire aussi

Une Coupe du Monde version carte postale à Bali !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Bloc
  • Coupes du monde

À 12 ans, la jeune française Alizée Blass enchaîne son deuxième 8c !

15 Mai

Quelques mois après avoir enchaîné son premier 8c avec « Guère d’usure », la jeune Alizée Blass, 12 ans, poursuit sa progression fulgurante en réalisant un second 8c, toujours à Claret. Cette fois elle est venue à bout de « Super Samson », une voie courte, intense et rarement répétée.

L’histoire commence en février dernier. À peine avait-elle clippé le relais de « Guère d’usure » qu’Alizée posait déjà les doigts dans ce nouveau projet. Un choix logique : son frère, Théo, avait lui aussi réussi cette voie à 12 ans, et avait trouvé une méthode bien adaptée aux grimpeurs de petit gabarit.

Inspirée également par la réussite récente de Caroline Sinno – auteure de la première ascension féminine de la voie – Alizée se lance avec enthousiasme dans cette nouvelle aventure.

© Coll. Blass

Contrairement à « Guère d’usure », qui se caractérise par un crux long et technique, « Super Samson » concentre toute sa difficulté sur quelques mouvements très physiques, estimés autour de 7C+ bloc. Une intensité maximale sur une courte section, précédée d’un départ aux alentours de 7c/7c+, sans véritable repos.

« Alizée a réussi à faire les mouvements du crux assez rapidement, mais enchaîner cette séquence depuis le bas était une autre histoire », explique Vladimir Arnaoudov, son père.

Les séances s’enchaînent, mais les conditions ne sont pas toujours au rendez-vous : le soleil tape fort à Claret au printemps, limitant les créneaux d’essai à la fin d’après-midi. Malgré cela, Alizée garde le cap. « Contrairement à “Guère d’usure”, elle ne s’est pas mis la pression. Elle restait motivée, même après de nombreuses chutes dans le crux », raconte son père.

C’est finalement lors d’un samedi venteux et couvert que tout s’aligne. Après une tentative timide, elle décide de ne pas lâcher l’affaire.

© Coll. Blass

“Elle ne se sentait pas très en forme lors de son premier essai de la journée, raconte son père. Nous lui avons alors suggéré d’essayer une autre voie, simplement pour éviter cette impression de stagner trop longtemps sur un projet. Mais elle ne voulait rien entendre : elle tenait absolument à retourner dans la voie. Lors de son deuxième essai, elle se sentait mieux et est tombée un peu plus haut que d’habitude”.

Finalement, sur un troisième essai inattendu, elle franchit enfin le crux, et reste solide et concentrée. Une dernière frayeur la guette à quelques mètres du relais, lorsque son pied zippe alors qu’elle se sait tout près du but. Mais elle tient bon, et parvient à atteindre le relais de la voie, signant le second 8c de sa carrière.

Cette nouvelle performance confirme le talent précoce d’Alizée, qui marche clairement dans les traces de son frère Théo, auteur de plusieurs 9a avant ses 13 ans. Ensemble, ils incarnent une génération de jeunes grimpeurs capables de repousser les limites toujours plus tôt. Et la suite s’annonce prometteuse : désormais tournée vers d’autres projets exigeants du sud de la France, notamment à Joncas, Alizée a déjà jeté son dévolu sur « Nadesjda » 8c+/9a, où elle a réussi tous les mouvements dès sa première montée…


Lire aussi

Alizée Blass, 11 ans, au sommet de la mythique « Guère d’usure » (8c) à Claret

Voir l'article 1 Reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Exploit ! Jules Marchaland enchaîne “Hugh” 9a… en seulement deux essais !

14 Mai

Il y a des performances qui marquent les esprits. Celle de Jules Marchaland ce week-end en fait clairement partie.

À peine auréolé d’une médaille d’argent aux Championnats de France à Gémozac, le jeune grimpeur français a frappé un immense coup sur le rocher en venant à bout de “Hugh”, l’une des voies les plus mythiques de l’Histoire de l’escalade française ! Tout cela en seulement… deux essais !

“Hugh”, un monument de l’escalade française

Située aux Eaux-Claires, “Hugh” a été libérée en 1993 par Fred Rouhling. À l’époque, cette ligne visionnaire bouscule les codes : cotée 9a, elle devient la première voie du pays à atteindre ce niveau de difficulté, plaçant la France sur la carte mondiale de l’escalade extrême. Depuis, elle n’a été répétée que par une poignée de grimpeurs de renom, comme Dai Koyamada, Seb Bouin ou encore Joshua Fourteau.

Composée de quatre sections particulièrement explosives au cœur d’un dévers impressionnant, “Hugh” est un condensé de puissance et de précision. Il faut tout d’abord gérer un premier crux très physique en no-foot, avant de réaliser un jeté de deux mètres, mouvement emblématique de la voie, rès inventif pour l’époque. Arrive enfin un dernier crux en 7B+ bloc avant une sortie en 7b+/c qui, bien que plus facile que le reste de la voie, reste piégeuse.

© Coll. Marchaland

Un essai flash manqué de peu !

Profitant de sa présence dans la région pour les Championnats de France, Jules n’a pas hésité à faire un détour par ce site mythique : « Je savais que cette voie était faite pour moi : courte, athlétique, avec de gros mouvements… tout ce que j’aime ! », explique-t-il.

Son objectif initial ? Tenter de la flasher. Et il ne s’en est pas fallu de beaucoup : « Je suis tombé sur le dernier mouvement du premier crux… Dommage ! », confie-t-il.

Mais loin de se décourager, Jules décortique rapidement les mouvements restants… et clippe le relais de cette voie dès son deuxième essai. Une démonstration d’efficacité impressionnante, presque irréelle !

© Coll. Marchaland

Un printemps exceptionnel !

Cette ascension éclaire un peu plus la forme actuelle de Jules Marchaland, qui enchaîne les performances de haut vol. Depuis le début de l’année, il a déjà signé la première ascension de “Le bruit de l’acid” 9b à Claret, répété “Beyond” 9a+ à Saint-Loup en deux essais, et coché sans sourciller des classiques comme “Guère de bruit” 9a ou “Supercrackinette” 9a+ à Saint-Léger.

Si “Hugh” faisait figure de passage obligé pour tout falaisiste français, Jules ne compte pas s’arrêter là. Déjà, il évoque un autre objectif dans le secteur : “Ratstaman Vibrations”, un bijou de Céüse signé Alex Megos.

Quelques images de Jules Marchaland dans “Hugh”

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Jules (@jules_marchaland)


Lire aussi

Jules Marchaland encore ! « Le bruit de l’acid », 9b FA à Claret

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Graz 2025 : Nos tricolores brillent avec quatre nouvelles médailles, dont deux en or !

14 Mai

Nos Bleuets ont une fois de plus démontré l’étendue de leur talent ce week-end à Graz, en Autriche, lors de la deuxième étape de la Coupe d’Europe jeunes de bloc.

Avec quatre médailles décrochées, dont deux en or, l’équipe de France repart de cette compétition en pleine confiance à quelques jours du Championnat d’Europe.

Bonniot et Auclair sur la plus haute marche !

Chez les U19, Lilian Bonniot a décroché sa toute première victoire à l’international. Après avoir manqué le podium de peu lors de la première Coupe d’Europe à Soure, au Portugal, c’est gonflé à bloc que le Lyonnais s’est engagé sur cette compétition. Seul Français qualifié en finale chez les hommes, il signe une belle performance avec 1 top et 3 zones, en économisant les essais, ce qui lui permet de remporter sa toute première victoire en Coupe d’Europe !

© Coll. Bonniot

Scénario similaire chez du côté des U17 femmes où Lou Auclair, 9ème à Soure, s’est imposée avec brio. Seule Française en finale, elle remporte haut la main la première Coupe d’Europe de sa carrière en étant la seule grimpeuse à toper trois blocs.

© FFME

Lemagner et Alvernhe également sur le podium

Chez les U17 hommes, Evan Lemagner continue sur sa lancée. Déjà médaillé d’argent au Portugal lors de la première étape, il récidive à Graz avec une nouvelle deuxième place, grâce notamment à un magnifique flash du deuxième bloc. Une belle régularité qui fait de lui un sérieux prétendant au classement général de la saison.

© Coll. Lemagner

Après une impressionnante 4e place chez les seniors à Bruxelles, Luna Alvernhe monte cette fois sur le podium en U19, avec 2 tops et 4 zones. Une première médaille internationale méritée pour la Toulousaine, qui prouve qu’elle fait partie des espoirs de l’équipe de France.

© Victor Lami

Mention spéciale également à Louise Puech Yazid, qui termine au pied du podium pour 0,1 point seulement.

Un début de saison prometteur pour l’équipe de France

Avec trois médailles remportées au Portugal et quatre nouvelles décrochées sur cette étape autrichienne, la France confirme sa belle dynamique chez les jeunes.

Le prochain rendez-vous est prévu à Curno, en Italie, du 15 au 18 mai pour le Championnat d’Europe de bloc. Les deux dernières Coupe d’Europe de la discipline se tiendront ensuite à Molde, en Norvège, les 24 et 25 mai et Sukoro, en Hongrie, les 14 et 15 juin.


Lire aussi

Trois médailles pour l’équipe de France jeune à Soure !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition

Trois mouvements extrêmes : Will Bosi signe la première ascension d’un nouveau 8C+ !

13 Mai

Le prodige écossais Will Bosi continue de repousser les limites ! Lors d’un court passage à Magic Wood, il libère “Brain Rot”, une ligne minimaliste mais extrême, qu’il propose à 8C+. Un nouveau bloc de référence dans un style qu’il maîtrise à la perfection : de la tension sur de minuscules arquées !

Trois mouvements, quelques millimètres de granit à serrer du bout des doigts… et tout un monde de difficulté condensé dans un bloc. Entre deux averses suisses, Will Bosi s’est attaqué à une ligne jusque-là inexplorée, dénichée par Dave Graham. Résultat ? Une première ascension, un nom évocateur – “Brain Rot” – et une proposition de cotation à 8C+. Encore une démonstration de force pour celui qui redéfinit depuis plusieurs mois les frontières du haut niveau en bloc…


Trois mouvements, zéro droit à l’erreur

Le bloc, situé à gauche du classique “Jack’s Broken Heart” 8A+, est minimaliste à souhait. Une rampe de granit, quelques arquées taillées au scalpel, et surtout trois mouvements d’une intensité extrême, où la moindre perte de gainage est rédhibitoire.

“C’est vraiment un bloc de tension, sur petites prises. Trois mouvements super durs, et ensuite une sortie plutôt tranquille”, explique Will Bosi à propos de ce nouveau passage.

Découverte par Dave Graham, la ligne était restée vierge malgré son esthétique. En visite dans le Val Bavona avec la légende américaine, Bosi a profité d’un détour à Magic Wood pour tenter cette ligne atypique. Et comme souvent avec lui… la réussite n’a pas tardé !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par William Bosi (@will_bosi)

Un niveau toujours plus impressionnant

Will Bosi avoue hésiter entre 8C et 8C+, mais penche pour la cotation haute, tout en laissant le soin aux répétiteurs de trancher. “C’est clairement bien plus dur que tous les 8B+ que j’ai faits pendant ce trip”, précise-t-il.

Car ce passage en Suisse s’est révélé particulièrement productif : en quelques jours, il empoche “Axinite” et “Ninjutsu” (tous deux 8B+) dans la même journée, avant d’ajouter “Space Cadet” 8B+ quelques jours plus tard. Des blocs durs, certes, mais qui semblent presque anecdotiques au regard du niveau stratosphérique qu’il tutoie depuis deux ans.

© Dave Graham

Avec déjà quatre 9A bloc à son actif – dont les mythiques “Burden of Dreams”, “Alphane”, “Return of the Sleepwalker” et plus récemment “Spots of Time” –, Bosi s’impose aujourd’hui comme l’un des tout meilleurs bloqueurs de la planète.

En février, il a réalisé la deuxième ascension d’”Excalibur”, une voie ouverte par Stefano Ghisolfi. Une performance qui lui a permis de rejoindre Jakob Schubert et Sean Bailey dans le cercle très restreint des grimpeurs ayant réussi à la fois du 9b+ en falaise et du 9A bloc.


Lire aussi

William Bosi libère l’un des projets les plus anciens et redoutés de Sintra au Portugal !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Ventilateur et escalade : tricherie ou optimisation ? Camille Coudert relance le débat !

09 Mai

Il y a quelques jours, Camille Coudert signait l’ascension de “Mammunk (assis)” à Fontainebleau, un bloc ouvert par Nicolas Pelorson et proposé à 8C. Mais loin de se contenter d’ajouter une croix à son palmarès, Camille a déclenché une discussion de fond dans le monde du bloc en décotant le passage à 8B+… et en assumant pleinement avoir utilisé un ventilateur pour l’enchaîner.

Une pratique de plus en plus répandue, mais qui continue de faire débat dans le milieu…


Une performance, une méthode, une décote

Dans un style direct et teinté d’humour, Camille Coudert a publié une réflexion bien plus large que la simple cotation du bloc. Il y explique pourquoi, selon lui, “Mammunk (assis)” ne mérite pas 8C, notamment grâce à une optimisation des méthodes plus efficace.

Mais ce qui a surtout retenu l’attention, c’est sa justification de l’usage du ventilateur, souvent pointé du doigt dans les discussions autour de la “pureté” des ascensions.

Toute ma vie de grimpeur, j’ai mouillé. […] Puis un jour, une lumière. Un miracle. Une bouffée d’air… sec : le ventilateur électrique. — Camille Coudert

Soutenant que la cotation d’un bloc doit être établie dans les meilleures conditions possibles, Camille défend l’idée que l’usage du ventilateur ne fausse pas la difficulté intrinsèque d’un passage, mais au contraire permet d’atteindre les conditions idéales, là où elles se font de plus en plus rares.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Camille Coudert (@camille_coudert_)

Le ventilateur : accessoire utile ou triche technologique ?

Dans un contexte d’évolution climatique où les créneaux de “conditions parfaites” se réduisent comme peau de chagrin, les ventilateurs sont devenus pour beaucoup un outil incontournable. Leur usage s’est démocratisé, notamment à Bleau, pour assécher les prises, évacuer l’humidité et recréer artificiellement un air froid et sec, favorable à l’adhérence.

Mais cette pratique ne fait pas l’unanimité. Pour certains grimpeurs, dont Nicolas Pelorson lui-même, le ventilateur influence trop la perception de la difficulté. En d’autres termes, un bloc réalisé avec ventilateur ne vaudrait pas la même cotation qu’un enchaînement “naturel”, sans l’aide de cet outil.

© Coll. Coudert

Et c’est là que réside le cœur du débat : où placer la limite entre la recherche légitime de performance et le respect d’une certaine éthique dans l’effort ? Doit-on adapter les cotations en fonction de l’équipement utilisé ? Devrait-on interdire les ventilateurs, ou au contraire, les accepter comme on a accepté les genouillères, les nouvelles gommes de chaussons ultra-performantes ou la magnésie liquide ? L’optimisation de la performance peut-elle tout justifier ?

Tous les moyens sont-ils bons pour performer ?

La question posée par Camille Coudert soulève un débat aussi vieux que le sport lui-même : quels équipements sont acceptables dans la quête de performance, et lesquels dénaturent l’effort ? Car si l’objectif est de repousser ses limites, à quel moment cesse-t-on de repousser les siennes pour simplement s’en affranchir ?

Le ventilateur, en cela, agit comme un révélateur. Il interroge la frontière entre aide extérieure et évolution logique de la pratique. Utiliser un ventilateur pour sécher les prises, est-ce comparable à porter des chaussons performants, à brosser une arquée, ou à attendre les bonnes conditions météo ? Ou franchit-on là une étape supplémentaire, où la nature du rocher et de l’environnement est modifiée artificiellement pour servir la grimpe ?

Où place-t-on le curseur ? Tous les sports sont soumis à cette quête de performance, et parfois, de nouvelles mesures sont prises pour éviter tout débordement. Par exemple, en 2010, les combinaisons en polyuréthane ont permis à des nageurs de pulvériser des records du monde, en réduisant les frottements et la traînée de l’eau. Trop efficaces, elles ont été interdites pour préserver l’équité et garantir que la performance reste celle de l’athlète, pas de la technologie.

© Coll. Looking For Wild

Doit-on imaginer un futur de l’escalade où des équipements toujours plus sophistiqués (ventilateurs, nouvelles gommes de chausson, additifs sur la peau, magnésie modifiée, etc.) influencent directement le niveau de friction et, donc, la réussite ? Et si oui, comment encore juger la valeur d’un enchaînement ?

Cette réflexion renvoie à une notion essentielle : l’éthique de la difficulté. Dans une discipline où la performance est mesurée à l’aune de la résistance, de la technique, et de l’engagement personnel, toute aide extérieure remet en question la nature de l’effort. Est-ce encore le grimpeur qui fait la croix, ou le dispositif qu’il utilise ?

Accepter certains outils, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Où s’arrête l’acceptable ? Jusqu’à quel point l’optimisation devient-elle contournement ? Une chose est sûre : plus les moyens techniques influencent directement la réussite, plus ils interrogent le sens profond de la cotation, de la performance, et de la comparaison entre ascensions.

Vers une nouvelle normalité ?

Camille pousse la réflexion plus loin, évoquant à la fois son rapport personnel à la transpiration, les contraintes climatiques croissantes, et l’évolution naturelle de la pratique. Il compare même l’usage du ventilateur aux prothèses d’un athlète paralympique, pointant l’absurdité d’un jugement moral sur un outil permettant simplement à chacun de grimper à son meilleur niveau.

Ce n’est pas de la triche. C’est de l’optimisation. […] Faut-il vraiment attendre les conditions parfaites pour mériter un enchaînement ? — Camille Coudert

Sa prise de position, aussi tranchée que sincère, questionne les valeurs de la performance en escalade. L’idée que seuls les grimpeurs pouvant attendre les trois journées parfaites de l’hiver mériteraient leurs croix semble de moins en moins tenable, notamment à l’heure où le climat rend ces fenêtres de plus en plus rares. Mais la fin justifie-t-elle les moyens ?

Vers une escalade augmentée ?

Entre innovation et tradition, le monde de la grimpe se trouve à un tournant. La question n’est plus seulement de savoir si l’on accepte l’usage du ventilateur, mais comment on redéfinit les standards de cotation et les critères d’évaluation des performances. À l’instar de l’apparition des genouillères, l’outil technique modifie l’approche, et donc le jeu.

© Petr Chodura

Alors, faut-il réécrire les règles ? Ou simplement les assouplir à la lumière des évolutions techniques et environnementales ? Camille Coudert, en tout cas, n’a pas attendu le consensus pour continuer à grimper, avec lucidité, humour… et un ventilateur.

Le commentaire complet de Camille Coudert

“Pour ceux qui vont dire que je décote parce que j’ai utilisé un ventilateur, j’ai préparé une petite histoire à lire ci-dessous.
Et pour ceux qui ont la flemme de lire, je résumerai que la cotation d’un bloc ne dépend pas des conditions d’enchaînement de ce même bloc, mais des meilleures conditions possibles pour faire ledit bloc, sinon autant donner une cotation hivernale et une cotation estivale à chaque bloc. Bref, selon moi, Mammunk assis est un 8B+ standard, avec ou sans ventilateur !

Respect tout de même à Nico d’avoir fait la FA du bloc et d’avoir décidé de se compliquer la tâche en n’utilisant pas de ventilateur pour compenser les températures du moment. 💪🏻

© Petr Chodura

Toute ma vie de grimpeur, j’ai mouillé. Oui, littéralement. Mes mains, deux éponges humaines. Avant, je pouvais grimper trois mois dans l’année (janvier, février, mars), quand il faisait -2 °C. Les prises ne fuyaient pas comme si elles étaient enduites d’huile de tournesol. Parfois, il pleuvait, mais c’était passager. Et puis, insidieusement, les températures ont grimpé. La pluie est devenue résidente permanente. Fini les condis de rêve. Les mois se sont raccourcis, puis réduits à quelques semaines. Une misérable quinzaine pour tenter de performer.

Alors j’ai perdu espoir. Je me suis résigné à grimper dans le 7. Ouais. Le 7. C’était mignon au début. Presque rafraîchissant. Une petite cure de modestie. J’ai même ri une ou deux fois. Puis c’est devenu aussi excitant qu’un bassin de 25 mètres pour un nageur olympique. Je tournais en rond. Alors j’ai pensé tout arrêter. Plier les crashpads, ranger les chaussons et partir cultiver des tomates.

Mais un jour, une lumière. Un miracle. Une bouffée d’air… sec : le ventilateur électrique. Au début, j’ai cru que c’était juste pour sécher les prises — méthode absolument grotesque, on est d’accord. Puis un pote a eu l’idée de génie de me souffler dessus… pendant que je grimpais. Et là… révélation ! C’était ça. LA solution. Je retrouvais enfin cette sensation perdue : lutter contre la gravité, pas contre ma propre sueur. Je pouvais enfin grimper comme en hiver, même en avril. Pas à 100 %, hein (un ventilo, aussi puissant soit-il, ne vaut pas un bon -5 °C sec), mais je retrouvais le plaisir de grimper.

© Coll. Coudert

Et puis, les prêtres du “style pur” sont arrivés. Ceux pour qui la seule chose qui transpire, c’est leur ego. Ils m’ont vu enchaîner des blocs avec mon ventilo, alors qu’ils échouaient les doigts au sec, et ont décrété : triche ! Ils ont décidé : ventilo = dopage. Et moi, mes blocs ? Effacés. Comme si je les avais rêvés. Mais bon, je grimpais pour moi. Et puis, ce n’est pas comme si j’avais choisi de suer comme un bœuf à la moindre prise… Je me sentais un peu comme un coureur amputé à qui on interdit les prothèses parce que, qui sait, “ça pourrait être trop performant”. Alors j’ai continué. Discret. Avec mon ventilo de contrebande, comme un alchimiste de l’adhérence.

Mais à force d’entendre partout que j’étais un tricheur, j’ai fini par le croire. Alors j’ai tout arrêté. Puis un jour, les condis parfaites sont revenues : 0 °C, hygrométrie d’un désert. Je retourne dans un 8C que j’avais fait, jadis, au printemps avec ventilo, par des températures estivales. Et surprise, je le torche en deux runs. Spoiler : il m’a paru bien plus facile qu’à l’époque. C’est là que j’ai compris : Ce n’est pas de la triche. C’est de l’optimisation.

Comme quand on choisit ses crashpads, sa magnésie, ses chaussons. Comme quand on évite de grimper en pleine canicule.
Mais faut-il vraiment attendre les conditions parfaites pour mériter un enchaînement ? Perso, je préfère grimper. Toute l’année. Tant pis si ça implique un ventilo.

© Petr Chodura

Alors oui, j’utilise un ventilateur. Et j’mmrd* ceux qui trouvent ça “pas valable”. À ce compte-là, on interdit aussi les genouillères, les semelles Vibram 2.0, la magnésie liquide “super grip max 9000”… et on grimpe torse nu avec des espadrilles en corde de chanvre ?

Bref, si vous croyez que j’ai triché, venez les faire, mes blocs. Avec ventilo. Et si vous y arrivez… bravo. Sinon, eh bien… faites un post sur Instagram pour pleurer un coup.

“Mammunk assis” 8B+ : avec ou sans ventilo. Même combat.”


Lire aussi

Camille Coudert enchaîne (et décote) « The Story of Two Worlds » 8C

Voir l'article 3 Replies

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Aidan Roberts enchaîne le bloc le plus dur du Yosemite !

08 Mai

Nouvel exploit pour l’un des meilleurs bloqueurs de la planète ! Le 5 janvier dernier, Aidan Roberts a réalisé la première répétition de “The Dark Side” 8C+, actuellement considéré comme le bloc le plus difficile du parc du Yosemite, en Californie.

Nichée dans la célèbre forêt de Camp 4, sur le Thriller Boulder, cette ligne a été ouverte fin 2023 par Carlo Traversi, après plus de sept ans de travail acharné.

Traversant de gauche à droite sur des prises infâmes, “The Dark Side” est un véritable chef-d’œuvre, mêlant subtilité et précision. “La difficulté ne réside pas tant dans les mouvements individuels que dans la manière de tous les enchaîner”, explique Roberts, qui qualifie ce bloc de “puzzle stratégique”. Chaque détail compte, chaque micro-ajustement peut faire la différence entre un essai raté et un mouvement réussi.

Lors de sa première ascension, Carlo Traversi avait évoqué une bataille sans fin contre les conditions : ” J’ai enfin enchaîné l’un des projets de ma vie au Yosemite ! J’appelle cela le projet d’une vie parce que lorsque j’ai commencé à essayer ce bloc, il me semblait tellement irréalisable que je pensais qu’il me faudrait toute une vie pour en venir à bout. Plus important encore, c’est une ligne tellement inspirante que j’ai accepté le fait que je continuerais à l’essayer pour le reste de ma vie, malgré les nombreux échecs que j’essuyais”, écrivait-il juste après son ascension. Il décrivait alors “The Dark Side” comme “la ligne parfaite, au parfait endroit”.

Cette performance d’Aidan Roberts dans ce bloc emblématique marque son retour sous les projecteurs après une période plus discrète. Rappelons que l’Anglais fait partie du cercle très restreint des grimpeurs comptant trois 9A bloc à leur actif. Parmi ses réalisations les plus marquantes figurent “Alphane” à Chironico, “Spots of Time” dans le Lake District et “Arrival of the Birds” en Suisse.

Un court film produit par Patagonia accompagne d’ailleurs cette performance. On y découvre Roberts décrivant avec précision toutes les subtilités du bloc, soulignant l’approche méticuleuse nécessaire pour en venir à bout :


Lire aussi

Un nouveau film dévoile l’ascension de « Spots of Time » 9A par Aidan Roberts

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Championnat de France de difficulté 2025 : toutes les infos !

08 Mai

Ce week-end, les projecteurs seront braqués sur la petite commune de Gémozac, en Charente-Maritime, qui accueillera les Championnats de France de difficulté 2025 les 10 et 11 mai.

Une nouvelle fois, le mur de 16 mètres du complexe sportif gémozacais se transforme en scène nationale pour les meilleurs grimpeurs et grimpeuses du pays, qui se disputeront le titre suprême. Qui succédera à Manon Hily et Lucas Dufros, vainqueurs en 2024 ?

Tour d’horizon de cette édition 2025.


Le village de Gémozac s’apprête à devenir le théâtre de ce grand rendez-vous. Habitué à recevoir des compétitions nationales grâce à des investissements conséquents dans ses infrastructures et à une passion locale bien ancrée, Gémozac s’est imposée comme une place forte de l’escalade en France.

Ce week-end, près de 150 athlètes tenteront de décrocher le titre de Champion de France, dans une ambiance qui promet d’être aussi spectaculaire que festive ! Et le plateau 2025 s’annonce particulièrement relevé, avec la présence de grands noms de la discipline. Parmi les têtes d’affiche attendues, on retrouvera sans doute les champions en titre de l’an passé (Manon Hily et Lucas Dufros), bien décidés à défendre leur couronne, face à une concurrence toujours plus affûtée.

Parmi eux, on pense notamment à Max Bertone, fraîchement décoré de sa première médaille en Coupe du Monde. Romaric Geoffroy sera également de la partie, tout comme les frères Duval, Pierre le Cerf, Jules Marchaland, Hugo Parmentier, Nao Monchois, Camille Pouget, Julia Chanourdie, Kintana Iltis, ou encore Ina Plassoux Djiga.

Le programme

Le championnat se déroule sur deux jours et débutera samedi matin avec la tenue des qualifications, de 9h30 à 15h00. Après ces dernières, il faudra attendre 18 heures pour voir le départ des demi-finales, qui devraient prendre fin vers 20h30. Entre les deux épreuves, des projections sont prévues pour le public.

C’est le lendemain que le dénouement final aura lieu ! Le complexe sportif ouvrira ses portes au public à 11h30, mais ce n’est qu’à 14h10 que débutera la première finale (hommes), suivie une heure après du coup d’envoi de la deuxième finale (femmes). Les nouveaux Champions seront couronnés sur le podium à 16h30.

Samedi 10 mai

9h30 – 15h00 : Qualifications hommes et femmes
18h00 – 20h30 : Demi-finales hommes et femmes

Dimanche 11 mai

14h10 : Finale hommes
15h20 : Finale femmes
16h30 : Podiums

Live

Bonne nouvelle ! L’intégralité du Championnat de France de difficulté sera diffusée en direct sur YouTube. Des qualifications du samedi matin jusqu’aux finales du dimanche après-midi, vous pourrez suivre la compétition, confortablement installé chez vous.

Voici d’ores et déjà les liens pour suivre en direct les différents tours.

Qualifications

Demi-finales

Finales

À suivre


Lire aussi

Les impressions à chaud de Manon Hily, Championne de France de difficulté 2024

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Championnats de France
  • Difficulté

Exploit féminin : Barbara Zangerl signe son premier 9a+ !

07 Mai

Après deux mois d’efforts intenses sous le soleil d’Arco, Barbara Zangerl vient de réaliser son tout premier 9a+ avec l’enchaînement de “Bombardino”, une ligne libérée par Adam Ondra. Entre émotions fortes, températures élevées et chutes à répétition sur le dernier mouvement, Barbara nous raconte ce projet inoubliable !

Barbara Zangerl vient d’ajouter une nouvelle ligne d’exception à son carnet de croix déjà bien rempli : “Bombardino”, 9a+, située sur la célèbre falaise de Bus de La Stria, au nord d’Arco. Cette performance marque un tournant dans la carrière de la grimpeuse autrichienne de 36 ans, qui signe ici son premier 9a+.

Libérée par Adam Ondra en 2022, “Bombardino” est une version légèrement plus accessible de “Bomba”, une ligne extrême encore très peu répétée et cotée 9b. Après Ondra, Stefano Ghisolfi, Gio Placci et Laura Rogora avaient tour à tour réussi l’ascension.

Chaque session au-dessus du village d’Arco avait des allures de petite mission. La vue sur le lac de Garde donnait une atmosphère unique, presque de vacances — même lors des journées où ça ne se passait pas bien dans la voie, il était difficile de se plaindre.

“Bombardino” m’a happée dès le premier essai. J’ai chuté trois fois sur le dernier mouvement… Chaque session devenait plus intense, chaque essai plus émotionnel. Plus j’avançais dans le projet, plus cela devenait excitant… et chargé en émotions.

© Jacopo Larcher

Il aura fallu près de deux mois de travail et plusieurs essais très proches de l’enchaînement pour que Zangerl vienne à bout de cette ligne “strapiombante, technique et exigeante”, selon ses mots.

Le jour où j’ai réussi, il faisait chaud — 26 degrés — pas vraiment ce que j’appelle des conditions idéales… J’avais déjà tenté la voie trois fois, avec un seul run vraiment correct. Et bien sûr, je suis retombé sur le dernier mouvement. À ce moment-là, je n’attendais plus rien. Je voulais juste faire un dernier essai, comme un entraînement. Rien de plus.

Et là… tout s’est aligné. Dès le premier mouvement, j’ai su qu’il fallait que je me batte. Mon corps était fatigué, mais mon esprit était calme, apaisé. Mouvement après mouvement, j’ai avancé. Je savais exactement quoi faire. Quand j’ai passé le crux et que j’ai continué, complètement explosée, je n’y croyais toujours pas ! Pas avant d’avoir clippé le relais.

© Jacopo Larcher

Avec deux 9a à son actif (“Sprengstoff à Lorüns”, en Autriche, en 2021 et “Speed Intégrale à Voralpsee” en Suisse en 2018), cette croix marque le premier 9a+ de Zangerl et la place dans le cercle très fermé des femmes ayant atteint cette cotation.

Les hauts, les bas, les doutes, les petits progrès — cette sensation de tout donner pour quelque chose, même si ce n’est “qu’une voie”… c’était incroyable !

Ce qui rend cette performance d’autant plus remarquable, c’est la polyvalence dont Zangerl a fait preuve tout au long de sa carrière.

Peu de grimpeurs ou grimpeuses dans le monde peuvent se targuer d’avoir autant brillé dans des styles aussi différents : falaise (jusqu’au 9a+ désormais), lignes de trad extrêmes (“Meltdown” et “Magic Line” en 8c+), big wall (“Magic Mushroom”, “The Nose”, “Freerider” à El Capitan) ou encore grandes voies alpines (“Eternal Flame”, “Des Kaisers neue Kleider”).


Lire aussi

Barbara Zangerl : un final aussi beau qu’inattendu dans le Yosemite !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Coupe d’Europe de bloc à Bruxelles : Léo Favot et Samuel Richard signent un doublé, Lily Abriat en argent

06 Mai

La dernière étape de la Coupe d’Europe de bloc s’est conclue ce week-end à Bruxelles sur une magnifique performance tricolore.

Les Français ont brillé en finale, avec un doublé chez les hommes signé Léo Favot et Samuel Richard, tandis que Lily Abriat monte sur la deuxième marche du podium chez les femmes.


Léo Favot intouchable en finale

Déjà impressionnant tout au long de la saison (médaille de bronze à Munich et médaille d’or à Rome), Léo Favot a une nouvelle fois prouvé qu’il comptait parmi les meilleurs bloqueurs européens. Il est le seul finaliste à venir à bout de deux blocs (2 tops et 2 zones), ce qui lui offre une victoire bien méritée.

© Victor Lami

Avec un même score que le Belge Corentin Laporte en finale (54.74 points) et en demi-finale, Samuel Richard s’est hissé à la deuxième place grâce à sa meilleure performance en qualifications, offrant ainsi un magnifique doublé à l’équipe de France.

Kito Martini et Camille Claude, également présent au départ de cette Coupe d’Europe, se classent respectivement 16e et 31e.

© Victor Lami

Lily Abriat tout proche de l’or

Du côté féminin, Lily Abriat a également fait parler son talent. Avec 2 tops et 2 zones, elle passe à un bloc de la médaille d’or. La Britannique Emma Edwards, forte de trois tops, s’impose devant la Française.

Grâce à un nombre d’essais inférieur à celui de l’Espagnole Geila Macia Martin, Lily s’adjuge tout de même une très belle médaille d’argent.

© Victor Lami

La finale féminine était d’ailleurs marquée par une forte présence française : Lune Alvernhe prend la 4e place et Lucile Saurel la 5e. Louna Deshayes, dernière tricolore engagée sur cette compétition, prend la 9e place.

Clap de fin sur la saison européenne

Cette étape de Bruxelles venait conclure la saison de Coupe d’Europe de bloc 2025, après deux premières manches disputées à Munich en mars puis à Rome en avril. Trois compétitions au total, durant lesquelles nos Français ont su se hisser régulièrement parmi les meilleurs.

Avec trois Français sur les podiums, cette dernière étape européenne confirme la belle dynamique des grimpeurs et grimpeuses tricolores sur la scène internationale. Une performance prometteuse pour les prochaines échéances majeures !

© Victor Lami

Résultats globaux femmes

Pos.GrimpeurQualificationDemi-finaleFinale
1GBR Emma Edwards84.8
2FRA Lily Abriat69.9
3ESP Geila Macià Martín69.6
4FRA Luna Alvernhe54.8
5FRA Lucile Saurel54.3
6BEL Chloe Caulier54.2
7NED Amber Schiffeleers44.7
8ITA Miriam Fogu29.2
1ESP Geila Macià Martín98.7
2BEL Chloe Caulier84.3
3FRA Lucile Saurel69.6
4FRA Lily Abriat54.5
5NED Amber Schiffeleers44.7
6FRA Luna Alvernhe44.6
7GBR Emma Edwards39.9
8ITA Miriam Fogu30.0
9UKR Daria Nesterenko29.9
9ESP Julia Benach Zubero29.9
11FRA Louna Deshayes29.9
12ITA Stella Giacani29.7
13GBR Fae Macdougall29.3
14NOR Ingrid Kindlihagen28.6
15SLO Lina Funa19.9
16AUT Lena Schrittwieser19.8
17SUI Francesca Walther19.8
18SVK Martina Buršíková19.5
19SRB Milica Marjanovic19.5
20BEL Celine Cuypers19.0
21CZE Ema Galeova9.7
22CZE Adela Konarikova9.4
23SUI Noé Looser
24NED Tessa Robichon
1FRA Lily Abriat150.0
1ESP Geila Macià Martín150.0
1GBR Emma Edwards150.0
4SVK Martina Buršíková149.9
4BEL Chloe Caulier149.9
6UKR Daria Nesterenko149.8
6ESP Julia Benach Zubero149.8
8BEL Celine Cuypers149.7
8FRA Louna Deshayes149.7
8ITA Stella Giacani149.7
8NED Amber Schiffeleers149.7
8SLO Lina Funa149.7
8FRA Luna Alvernhe149.7
14FRA Lucile Saurel149.6
15GBR Fae Macdougall149.5
16AUT Lena Schrittwieser149.4
17NOR Ingrid Kindlihagen148.8
18SUI Francesca Walther134.6
19CZE Adela Konarikova134.1
20CZE Ema Galeova134.0
21SUI Noé Looser124.9
22SRB Milica Marjanovic124.5
23ITA Miriam Fogu119.9
24NED Tessa Robichon119.6
25AUT Ariane Franken119.4
26POL Bianka Janecka119.2
27SWE Emilia Andersson118.9
27SLO Tinka Rakar118.9
29ESP María Paredes Ramos118.7
30AUT Franziska Sterrer109.9
31GER Marie Koepler109.7
32GER Ronja Marlene Witt109.6
33ITA Leonie Hofer104.9
34ISR Reut Ram104.8
35NOR Anne Ackre104.4
36GBR Connie Bridgens104.3
37BEL Nele Vermeeren104.2
38CRO Anja Santini Mikulić94.8
39NED Bibi Hamers94.7
40DEN Primula Teilmann Aalund94.6
41DEN Liv Gyllenborg94.4
41ESP Lucía Sempere González94.4
43ISR Yarden Charny89.4
44CRO Eni Malenica88.9
45BEL Perrine Alardin88.7
45GER Hannah Hattenbach88.7
45CZE Arina Jurcenko88.7
48SUI Marilu Sommer85.0
49CRO Vana Piccini79.5
50BEL Leonie Lenz74.2
51IRL Amy Rafferty73.3
52GBR Maya Patel69.8
52ISR Yula Gold69.8
52NOR Sunniva Eik Haave69.8
55FIN Rosa Arnold69.3
56AUS Summer Fraser64.8
57RSA Ilke Pepler63.9
58ITA Giulia Previtali54.6
59AUS Christel Kotze48.7
60ISL Lukka Mörk Blomsterberg44.4
61DEN Kathrine Elsig Jensen39.9
62BEL Maya Dendoncker39.7
63BEL Matti Debelle39.4
64ISL Victoria Reuter19.8
65UKR Oleksandryna Yanenko19.6
66UKR Alina Bieliakova9.9
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Résultats globaux hommes

Pos.GrimpeurQualificationDemi-finaleFinale
1FRA Leo Favot69.3
2FRA Samuel Richard54.7
3BEL Corentin Laporte54.7
4GBR Jack Macdougall45.0
5ISR Adi Bark44.3
6GER Lasse Von Freier39.8
7GER Emil Zimmermann29.7
8SUI Levin Straubhaar29.3
1ISR Adi Bark74.4
2GBR Jack Macdougall69.8
3FRA Samuel Richard69.4
4BEL Corentin Laporte69.4
5GER Emil Zimmermann59.3
6GER Lasse Von Freier54.7
7FRA Leo Favot54.7
8SUI Levin Straubhaar54.7
9ISR Yonatan Katz44.7
10ITA Nicolò Sacripanti44.6
11FIN Tuukka Simonen44.4
12ITA Luca Boldrini44.3
13ROU Călin Enache44.1
14ESP Hugo Martín Álvarez44.1
15AUT Ilja Auersperg39.7
16FRA Kito Martini39.5
17ITA Simone Mabboni39.1
18AUT Andreas Hofherr38.7
19ITA Matteo Reusa38.7
20ISR Tomer Yakobovitch29.7
21NED Paul Brand29.7
22ISR Gad Pick29.3
23SLO Gorazd Jurekovic19.4
24SWE Linus Qvarnström9.3
1ISR Yonatan Katz149.8
2FRA Samuel Richard149.6
3ISR Tomer Yakobovitch148.9
4FRA Kito Martini124.8
5ITA Luca Boldrini124.5
6GER Lasse Von Freier124.4
7FRA Leo Favot124.3
8ISR Gad Pick124.2
9ITA Simone Mabboni123.8
10SLO Gorazd Jurekovic109.8
11ITA Nicolò Sacripanti109.6
12AUT Andreas Hofherr109.5
13NED Paul Brand109.3
13BEL Corentin Laporte109.3
15GER Emil Zimmermann109.1
16SWE Linus Qvarnström104.4
17GBR Jack Macdougall100.0
18ITA Matteo Reusa99.4
19SUI Levin Straubhaar99.3
20ISR Adi Bark94.8
20FIN Tuukka Simonen94.8
22ROU Călin Enache94.7
23ESP Hugo Martín Álvarez94.6
24AUT Ilja Auersperg94.4
25NED Briq Middelburg93.3
26AUS Maxim Pare79.7
26ROU Alexandru-florian Zaharia79.7
28SWE Albin Meyer79.2
29HUN Nimród Sebestyén Tusnády79.1
30IRL Michael O'neill74.8
31SWE Gabriel Kern74.4
32FRA Camille Claude69.8
33AUT Maximilian Lenz69.7
34POL Jakub Zietek69.3
35BUL Boyan Kirov68.5
36UKR Mykyta Myronenko64.7
37UKR Maksym Vnukov64.3
38GER Jonas Körner64.1
39ROU Dragoș Gabriel Flueraru54.9
40POL Piotr Niznik54.7
41HUN Tamás Farkas54.5
41LTU Roman Sivakov54.5
43GER Oscar Pongratz54.2
44GBR Nathan Whaley54.1
45ESP Andrés Vila Andrés49.5
46SUI Lukas Zgraggen44.8
46SLO Lan Creslovnik44.8
48NOR Per Ravlo-caspersen44.6
49BEL Dries De Pesseroey44.4
50BUL Rosen Ruev43.1
51GBR Frederick Williams40.0
51BEL Nolan Delongueville40.0
53SUI Louis Guignard39.6
54AUT Paul Haider39.5
55CZE Roman Kucera34.7
56LUX Jim Zeimes29.9
56IRL Sean O Connor29.9
56BEL Mathijs Van Gorp29.9
59CZE Lukas Travnicek29.8
60DEN Thomas Kjaer29.7
61DEN Theis Lindegren Elfenbein29.6
62BEL Kasper Tallon29.5
63IRL Thomas Nickels29.4
63HUN Attila Zsombor Radics29.4
65AUS Malo Gilly-eydoux29.2
66NED Abel Mensink19.7
66BEL Noa Seeuws19.7
68DEN Thor Gudbergsen10.0
68LTU Kasparas Siskauskas10.0
70ISL Birgir Óli Snorrason9.8
71ISL Guðmundur Freyr Arnarson9.7
72LTU Lukas Rymonis9.6
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Lire aussi

Triplé chez les hommes, doublé chez les femmes : quand nos Bleus font le show à Rome !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition

Air pollué dans les salles d’escalade : quand nos chaussons deviennent toxiques !

05 Mai

Une étude scientifique vient de jeter un pavé dans la mare des salles d’escalade : l’air que nous respirons serait pollué à un niveau comparable à celui des bords d’autoroute ! En cause ? Nos chaussons. Plus précisément, la dégradation progressive de leurs gommes, qui libèrent dans l’air des substances chimiques potentiellement nocives.

C’est une bouffée d’air… pas si frais. Chaque jour, des milliers de grimpeurs enfilent leurs chaussons et poussent la porte de leur salle préférée, persuadés de prendre soin de leur corps et de leur esprit. L’air est tiède, saturé de magnésie en suspension, de sueur et de concentration. Les grimpeurs s’échauffent, grimpent, respirent à pleins poumons — sans imaginer une seule seconde que ce simple geste pourrait les exposer à un cocktail invisible de substances toxiques.

Et pourtant… Une étude scientifique vient de révéler une réalité inquiétante : l’air que nous respirons dans les salles d’escalade serait pollué à des niveaux comparables à ceux d’un périphérique urbain. En cause ? Non pas la magnésie, mais un coupable plus discret encore : nos chaussons. Leurs semelles, issues du même caoutchouc que celui des pneus, libèrent dans l’air des composés chimiques potentiellement dangereux, à chaque mouvement de pied, à chaque zipette sur les prises..

On vous explique tout !


Du caoutchouc de pneu aux semelles de chaussons

L’équipe de chercheurs de l’Université de Vienne et de l’École polytechnique fédérale de Lausanne a étudié la qualité de l’air de cinq salles autrichiennes d’escalade à l’aide d’appareils sophistiqués, imitant le système respiratoire humain. Ces premiers relevés ont été complétés par l’analyse de poussières collectées sur le sol et sur les prises de quatre salles d’escalade supplémentaires, en France, en Suisse et en Espagne. Ils ont aussi étudié la composition de 30 modèles de chaussons largement utilisés.

Leur constat : les semelles, composées de caoutchouc synthétique similaire à celui utilisé dans l’industrie du pneu, relâchent avec le temps des composés chimiques appelés RDCs (Rubber-Derived Chemicals). Ces substances se retrouvent en suspension dans l’air ou sous forme de poussière sur les prises et les tapis.

Parmi ces RDCs figurent des composés bien connus des chimistes industriels, comme l’aniline, la diphénylguanidine, le benzothiazole, ou encore le 6PPD, un antioxydant stabilisateur du caoutchouc. Ce dernier est tristement célèbre pour sa transformation en 6PPD-quinone, une molécule associée à la mortalité massive de saumons en Amérique du Nord.

Des concentrations préoccupantes…

Les mesures réalisées dans les salles montrent que la concentration de ces substances peut atteindre des niveaux particulièrement élevés, surtout aux heures de forte affluence et dans les espaces mal ventilés. En termes de particules fines capables d’atteindre les alvéoles pulmonaires, les taux mesurés flirtent avec ceux enregistrés à proximité de grands axes routiers dans des mégapoles comme Hong Kong ou Pékin !

Nous avons été très surpris par ces résultats ! Quand on va grimper, on veut faire quelque chose de positif pour notre santé et on s’attend à le faire dans un environnement sain. Est-ce que j’irais grimper à côté d’une autoroute à six voies ? Probablement pas.

Thilo Hofmann, professeur de géosciences de l’environnement et auteur de cette étude

Les chercheurs rappellent toutefois que l’impact de ces expositions sur la santé humaine reste encore mal connu. Certaines études in vitro suggèrent un potentiel inflammatoire et des effets sur l’ADN cellulaire, mais il n’existe pas encore de résultats concluants sur les effets à long terme chez l’humain.

Ce que je peux dire pour l’instant, c’est que les produits chimiques utilisés dans les pneus ne sont pas inoffensifs. Ce sont des produits chimiques préoccupants.

Thilo Hofmann

Grimper en connaissance de cause

Faut-il pour autant boycotter les salles ? Non. Les auteurs de l’étude, grimpeurs eux-mêmes, ne préconisent pas d’arrêter la pratique, mais plutôt de mieux s’informer et d’adopter des gestes simples de prévention :

  • Privilégier les salles bien ventilées, notamment avec extraction mécanique.
  • Éviter les heures de pointe, quand la concentration de grimpeurs – et donc de particules – est au plus haut.
  • Limiter l’exposition des enfants, particulièrement sensibles aux polluants en suspension.
  • Favoriser l’escalade en extérieur, surtout en période estivale.
  • Encourager les gestionnaires de salles à renforcer le nettoyage des surfaces (prises, tapis, murs) et à investir dans des systèmes de renouvellement d’air performants.

Et les fabricants dans tout ça ?

L’étude met aussi en lumière un point intéressant : toutes les paires de chaussons testées ne se valent pas en termes de pollution. Certaines semelles libèrent jusqu’à 1000 fois moins de substances chimiques que d’autres. Il est donc techniquement possible de fabriquer des chaussons plus respectueux de la qualité de l’air.

Le hic ? Les marques d’escalade ne fabriquent pas leur propre caoutchouc. Elles dépendent d’un marché dominé par les géants de l’industrie du pneu, pour qui la priorité reste la performance et la durabilité, pas l’impact sanitaire.

Aucune réglementation n’impose actuellement aux fabricants de limiter les additifs chimiques dans les chaussons d’escalade. Pourtant, cette étude pourrait bien ouvrir la voie à des normes plus strictes… ou, au minimum, à une pression croissante de la communauté grimpeuse.

Un nouveau projet de recherche pour en savoir plus

Afin d’en savoir plus sur les risques de ces substances pour la santé, les chercheurs de cette étude ont soumis un nouveau projet de recherche, qu’ils mèneront en collaboration avec des experts en toxicologie.

En attendant, je continuerai à grimper, en privilégiant les salles bien aérées et aux heures les moins fréquentées. Et je suis convaincue que nos recherches contribueront à améliorer les conditions dans les salles d’escalade.

Anya Sherman, auteure de cette étude

Voir l'article 2 Replies

Catégories :

  • # Actualités PG

Coupe du Monde à Bali : Max Bertone in extremis en finale !

04 Mai

La demi-finale de la Coupe du Monde de difficulté 2025 à Bali s’est achevée sur des rebondissements de dernière minute, des égalités à la pelle, et des émotions fortes pour le clan tricolore. Si Max Bertone décroche sa place en finale au tout dernier moment, Hélène Janicot, elle, voit le top 8 lui échapper de la manière la plus frustrante qui soit…

Retour sur les moments forts de cette demi-finale.


Max Bertone, dernier qualifié pour la finale !

Chez les hommes, le Japonais Satone Yoshida a remporté cette demi-finale. Impressionnant de maîtrise et de fluidité, il est le seul grimpeur à atteindre la prise 36+, se hissant logiquement en tête du classement. À 20 ans seulement, celui qui terminait au pied du podium à Wujiang compte bien décrocher une médaille aujourd’hui !

En revanche, c’est la douche froide pour le favori Sorato Anraku, qui, après une victoire en bloc (Keqiao) et en difficulté (Wujiang), ne sera pas en finale cette fois. Une belle erreur d’appréciation et de lecture dans le milieu de voie le ramène directement dans son baudrier: il terminera en 16ème position.

© IFSC

Derrière lui, Yannick Flohé prouve une nouvelle fois qu’il a plus d’une corde à son arc. Le grimpeur allemand chute en haut de la voie, sur la prise 35+, et prend la deuxième place. Il est suivi de près par Alberto Ginés López, champion olympique en titre, et le Japonais Neo Suzuki, tous deux auteurs d’une prestation solide, chutant sur la prise 33+.

Mais c’est surtout la fin de classement qui a tenu tout le clan français en haleine. L’Italien Filip Schenk et le Français Max Bertone tombent tous deux sur la prise 31+. Et avec exactement le même score, c’est le classement des qualifications qui a fait la différence.

Verdict : le jeune Réunionnais, meilleur en qualifs, décroche la 8e et dernière place qualificative pour la finale. Une qualification in extremis qui permet à Max de disputer la troisième finale en Coupe du Monde de sa carrière (après Briançon et Koper en 2024).

© IFSC

Quant à Victor Guillermin, pour sa première demi-finale en Coupe du Monde, il termine 19e. Une belle expérience pour le jeune Français, qui poursuit son apprentissage du très haut niveau.

Hélène Janicot : le scénario cruel

La voie féminine de demi-finale s’est révélée particulièrement technique et exigeante, avec un crux placé en toute fin de tracé. Pourtant, deux grimpeuses sont parvenues à en venir à bout : Erin McNeice, la Britannique en pleine ascension cette saison, et Chaehyun Seo, la star coréenne.

Toutes deux montent au sommet et clippent le relais de la voie, mais c’est McNeice qui prend la tête du classement grâce à sa meilleure performance en qualifications.

© IFSC

On retrouve ensuite la Japonaise Ai Mori, de retour sur le circuit et déjà aux avant-postes (42+), suivie de près par l’Italienne Laura Rogora (42), fidèle à son habitude de briller dès que la voie devient rési.

Mais c’est entre les places 6 et 14 que s’est joué un des scénarios les plus frustrants de ce début de saison. Pas moins de neuf grimpeuses chutent toutes sur la prise 37+ ! À ce stade, impossible de les départager avec leur performance en demi-finale. Comme pour le cas de Max Bertone, c’est donc le classement des qualifications qui a tranché, redistribuant les cartes de manière impitoyable.

© IFSC

À ce jeu, Hélène Janicot est la grande perdante. Classée derrière Oceania Mackenzie et Mia Krampl à l’issue des qualifications, la Française termine 9e de la demi-finale, à égalité de performance, mais hors finale. Un coup dur, tant elle semblait en forme et capable de rivaliser avec les meilleures, comme elle l’a fait à Wujiang le week-end dernier.

Les résultats complets des demi-finales féminines

Pos.GrimpeurHauteur
1GBR Erin Mcneice TOP 
2KOR Chaehyun Seo TOP 
3JPN Ai Mori 49 
4ITA Laura Rogora 48+ 
5AUT Flora Oblasser 38 
6SLO Rosa Rekar 37+ 
7SLO Mia Krampl 37+ 
8AUS Oceania Mackenzie 37+ 
9FRA Hélène Janicot 37+ 
10BEL Heloïse Doumont 37+ 
10JPN Mei Kotake 37+ 
12KOR Chaeyeong Kim 37+ 
13CHN Zhilu Luo 37+ 
14JPN Natsumi Oda 37+ 
15SLO Sara Copar 35 
16CZE Tereza Siruckova 33+ 
17JPN Ryu Nakagawa 32+ 
18CZE Michaela Smetanova 32+ 
19JPN Natsuki Tanii 31+ 
20ITA Ilaria Scolaris 31+ 
21JPN Mashiro Kuzuu 31+ 
22GER Roxana Wienand 31+ 
23SLO Vita Lukan 31+ 
24AUT Mattea Pötzi 31 
25UKR Anastasiia Kobets 28+ 
26USA Adriene Akiko Clark 28 
27NED Lynn Van Der Meer 27+
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Les résultats complets des demi-finales masculines

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Satone Yoshida 36+ 
2GER Yannick Flohé 35+ 
3ESP Alberto Ginés López 33+ 
4JPN Neo Suzuki 33+ 
5KOR Dohyun Lee 33+ 
6JPN Shion Omata 33+ 
7INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang 33+ 
8FRA Max Bertone31+ 
9ITA Filip Schenk 31+ 
10JPN Taisei Homma 30 
11JPN Hiroto Shimizu 30 
12KOR Hyunseung Noh 30 
13USA Jesse Grupper 28+ 
14ITA Giovanni Placci 25+ 
15SUI Sascha Lehmann 25 
16JPN Sorato Anraku 24+ 
17INA Putra Tri Ramadani 24+ 
18INA Raviandi Ramadhan 24+ 
19FRA Victor Guillermin24+ 
20BEL Ties Vancraeynest 24+ 
21SUI Jonas Utelli 24 
22CZE Martin Stranik 24 
23SUI Nino Grünenfelder 21 
24GER Sebastian Halenke 17+
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

La suite du programme

En début d’après-midi, les huit meilleures femmes et huit meilleurs hommes s’élanceront pour la grande finale de cette étape indonésienne.

Tous les regards du clan français seront rivés sur Max Bertone, dernier rescapé tricolore, qui aura à cœur de défendre ses chances dans une finale très dense.

Dimanche 4 mai

14h30 : Finale difficulté hommes
15h30 : Finale difficulté femmes


Lire aussi

Coupe du Monde à Bali : les résultats complets des qualifications !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Historique : Deux records du monde en dix minutes pour Samuel Watson à Bali !

03 Mai

Du jamais vu ! Ce samedi, lors de la Coupe du Monde de Bali, l’Américain Samuel Watson a offert au public indonésien un moment d’anthologie, en battant deux fois le record du monde en l’espace de dix minutes, pour finalement établir une nouvelle marque historique en 4″64 !

Un record du monde battu… deux fois de suite !

Déjà détenteur du record du monde depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024 (4″74), Samuel Watson, 19 ans, n’a laissé aucune chance à ses adversaires. En demi-finale, face à l’Indonésien Raharjati Nursamsa, il abaisse son propre record à 4″67. Un exploit ? Pas encore suffisant pour le prodige américain, qui se savait capable de mieux !

Quelques minutes plus tard, dans une finale marquée par le faux départ de son adversaire japonais Ryo Omasa, Watson aurait pu se contenter d’un simple run de célébration… Mais c’était mal connaître le compétiteur qu’il est : il décide de jouer le jeu à fond, s’élance en solo… et signe un nouveau record du monde en 4″64, dans une ambiance survoltée !

« Je voulais offrir une dernière course au public de Bali. Tout s’est parfaitement aligné. Je ne m’y attendais pas du tout ! » a-t-il confié, encore sous le choc de sa performance !

© IFSC

Des conditions extrêmes à Bali

Et pourtant, rien n’était gagné d’avance… Les conditions météo à Bali étaient particulièrement éprouvantes : chaleur écrasante, humidité intense… Watson a dû littéralement se rafraîchir la tête avec des packs de glace entre ses runs. Mais son mental d’acier a fait la différence.

« Il a fait si chaud aujourd’hui… C’est fou ! Mais je suis un compétiteur, et les conditions sont les mêmes pour tout le monde », a-t-il déclaré.

© IFSC

Watson, déjà dans l’Histoire… et tourné vers l’avenir

Avec ce cinquième record du monde de sa carrière, Watson s’impose un peu plus comme l’un des plus grands spécialistes de la discipline. Il savoure actuellement sa victoire sur les plages de Bali… avant de vite se reconcentrer sur la suite de la saison :

« Le classement général de la Coupe du Monde est l’un de mes objectifs. Je vais continuer à pousser, et ne pas laisser ce record me monter à la tête », affirme-t-il avec lucidité.

Podium masculin à Bali :
🥇 Samuel Watson (USA) – 4″64 (record du monde)
🥈 Ryo Omasa (JPN) – faux départ en finale
🥉 Kiromal Katibin (INA) – 4″81

© IFSC

Aleksandra Miroslaw renoue avec l’or

Chez les femmes, la championne olympique Aleksandra Miroslaw a une nouvelle fois prouvé qu’elle restait la référence mondiale en vitesse. Une semaine après une contre-performance à Wujiang, la Polonaise a retrouvé son meilleur niveau pour s’imposer avec autorité à Bali.

Très concentrée tout au long de la phase finale, elle a profité des erreurs de ses adversaires pour se hisser jusqu’en finale, où elle a affronté la Chinoise Zhou Yafei. Dans cette ultime manche, Miroslaw a déroulé un run solide en 6’’37, tandis que Zhou, victime d’un départ hésitant, n’a pu faire mieux que 8’’12. Avec cette victoire, Miroslaw renforce son statut de grande favorite pour la saison, d’autant qu’elle détient toujours le record du monde féminin (6’’24).

© IFSC

À noter également la très belle performance de la jeune Indonésienne Adi Asih Kadek. Pour sa toute première participation à une Coupe du Monde, elle a décroché la médaille de bronze, au terme d’une course disputée face à la Coréenne Jeong Jimin.

Acclamée par le public balinais, Kadek a frappé le buzzer en 7’’27, signant une performance prometteuse pour l’avenir de l’équipe d’Indonésie.

© IFSC

Podium féminin à Bali :
🥇 Aleksandra Miroslaw (POL) – 6″37
🥈 Zhou Yafei (CHN) – 8″12
🥉 Adi Asih Kadek (INA) – 7″27

Faux départ pour l’équipe de France

Côté français, cette étape de Bali marquait le début de la saison internationale pour les spécialistes tricolores de la vitesse. Cinq grimpeurs étaient engagés : Pierre Rebreyend, Jérôme Morel, Guillaume Moro et Capucine Viglione.

Pour cette dernière, il s’agissait d’un retour à la compétition internationale après les Jeux de Paris. Avant l’événement, elle nous confiait : « C’est ma première compétition internationale depuis les Jeux donc l’objectif c’est de me faire plaisir, de reprendre des sensations et d’aller vite ! Les derniers entraînements ne m’ont pas forcément mise en confiance, mais je suis toujours plus rapide en compétition qu’à l’entraînement, donc on verra ».

Après avoir pris sa place de justesse pour les finales en signant un temps de 7’’36 en qualification, elle était opposé à Aleksandra Miroslaw dès son premier tour de finale. Malheureusement, ses 7’’29 seront insuffisant pour battre la polonaise ; elle termine 16ème de cette Coupe du Monde.

© IFSC

Chez les hommes, les qualifications auront été difficiles pour Jérôme Morel (42ème) et Guillaume Moro (36ème).

Pierre Rebreyend s’en sort mieux et parvient à prendre la dernière place qualificative pour les finales. Malheureusement, comme Capucine, il perd son premier duel et termine 16ème de la compétition.

Résultats des finales masculines

Résultats des finales féminines

La suite du programme

Dimanche 4 mai

4h00 – 6h30 : Demi-finale difficulté hommes & femmes
14h30 : Finale difficulté hommes
15h30 : Finale difficulté femmes


Lire aussi

Coupe du Monde à Bali : les résultats complets des qualifications !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Vitesse

Coupe du Monde à Bali : les résultats complets des qualifications !

02 Mai

Le soleil balinais a chauffé les prises et les esprits ce vendredi à l’occasion des qualifications de la Coupe du Monde de difficulté. Sur deux voies exigeantes, les meilleurs grimpeurs et grimpeuses du monde ont livré une belle bataille pour décrocher leur place en demi-finale.

Retour sur les grands noms qui se sont illustrés et focus sur les performances de nos tricolores.


Le retour (fracassant) de Ai Mori !

Chez les femmes, l’événement du jour, c’était le grand retour d’Ai Mori sur la scène internationale ! Après avoir marqué la saison 2024 de son empreinte en s’imposant comme la grande rivale de Janja Garnbret (qu’elle a souvent fait vaciller), la Japonaise n’avait pas pris part à la première étape de l’année à Wujiang. Mais cette fois, elle est bel et bien de retour — et de quelle manière !

© IFSC

Mori a signé un magnifique double top, enchaînant les deux voies avec une facilité déconcertante. Elle partage la première place du classement avec la Britannique Erin McNeice, elle aussi auteure d’un sans-faute remarquable (un top dans ses deux voies de qualification). Vainqueur de la première Coupe du Monde à Wujiang, Erin semble être la compétitrice la plus redoutable du moment.

Derrière ce duo de tête, Chaehyun Seo et Laura Rogora prennent la 3e place ex aequo avec un TOP sur la deuxième voie et un beau 44+ dans le premier tracé.

En cinquième position, la jeune Slovène Rosa Rekar, championne du monde junior, confirme son ascension dans la cour des grands avec une belle prestation (38 et 32+), devançant la Japonaise Ryu Nakagawa et sa compatriote Mia Krampl.

© IFSC

Duel japonais chez les hommes : Anraku et Yoshida en tête

Du côté masculin, les Japonais confirment une nouvelle fois leur domination. Sorato Anraku, toujours aussi impressionnant de régularité, et Satone Yoshida réalisent tous deux un top sur la deuxième voie et un 32+ sur la première, se hissant logiquement à la première place ex aequo.

© IFSC

L’Espagnol Alberto Ginés López, premier grimpeur médaillé d’or aux JO (Tokyo 2021), suit de près avec une belle 3e place, tandis que le Japonais Neo Suzuki et l’Allemand Yannick Flohé complètent le top 5.

© IFSC

La densité du tableau est telle que même les habitués du top 10 mondial ont dû batailler pour accéder aux demi-finales, dans un contexte particulièrement relevé.

Trois Français en demi-finale !

Côté français, Max Bertone (14e), Victor Guillermin (16e) et Hélène Janicot (10e) décrochent leur ticket pour les demi-finales.

Max, encore très jeune mais déjà bien installé sur le circuit international, a su rester solide dans ses deux voies de qualification (21 et 34+). Il nous confiait avant la compétition :

Je me sens bien malgré les déplacements et le vol de nuit entre Shanghai et Bali. À Wujiang, il y a eu du bon et du moins bon… J’ai senti que c’était à ma portée, mais je me suis fait piéger malheureusement. Du coup j’espère que je serai un peu plus inspiré à Bali pour tenter de m’immiscer dans la finale. Tout est possible !

© IFSC

De son côté, Victor a fait la différence sur la deuxième voie avec 35+ impressionnant, malgré une erreur dans le premier tracé qui a failli lui coûter cher (16+).

Chez les femmes, Hélène Janicot confirme son retour en forme en se classant 10e, grâce à un 33+ sur la première voie et un 28+ sur la seconde. Finaliste à Wujiang la semaine dernière, elle compte bien renouer avec une finale mondiale à Bali ce week-end.

Les résultats complets des qualifications féminines

Pos.GrimpeurHauteur
1GBR Erin McneiceTOP (1) | TOP (1)
1JPN Ai MoriTOP (1) | TOP (1)
3ITA Laura Rogora44+ (3) | TOP (1)
3KOR Chaehyun Seo44+ (3) | TOP (1)
5SLO Rosa Rekar38 (5) | 32+ (8)
6JPN Ryu Nakagawa36+ (8) | 31+ (9)
7SLO Mia Krampl37+ (6) | 28+ (11)
8AUS Oceania Mackenzie30 (16) | 38+ (6)
9USA Adriene Akiko Clark29+ (24) | 40+ (5)
10SLO Sara Copar33+ (9) | 28+ (11)
10FRA Hélène Janicot33+ (9) | 28+ (11)
12JPN Natsuki Tanii37 (7) | 26+ (21)
13BEL Heloïse Doumont29+ (24) | 38 (7)
13JPN Mei Kotake30+ (11) | 28+ (11)
13AUT Mattea Pötzi30+ (11) | 28+ (11)
16NED Lynn Van Der Meer30 (16) | 31+ (9)
17CZE Michaela Smetanova30+ (11) | 28 (18)
18KOR Chaeyeong Kim30+ (11) | 27+ (20)
19ITA Ilaria Scolaris30+ (11) | 26+ (21)
20JPN Mashiro Kuzuu30 (16) | 28 (18)
21CHN Zhilu Luo29+ (24) | 28+ (11)
21GER Roxana Wienand29+ (24) | 28+ (11)
23UKR Anastasiia Kobets30 (16) | 22+ (24)
23SLO Vita Lukan30 (16) | 22+ (24)
23AUT Flora Oblasser30 (16) | 22+ (24)
23JPN Natsumi Oda30 (16) | 22+ (24)
23CZE Tereza Siruckova30 (16) | 22+ (24)
28INA Sukma Lintang Cahyani29+ (24) | 22+ (24)
29CHN Yali Wei21+ (36) | 25+ (23)
30GER Hannah Meul28 (29) | 22+ (24)
31AUT Eva Maria Hammelmüller25+ (30) | 22+ (24)
31KOR Gayeong Oh25+ (30) | 22+ (24)
33KOR Juha Kim25 (32) | 22+ (24)
34AUT Julia Fiser24 (33) | 22+ (24)
35BRA Anja Köhler23+ (34) | 22+ (24)
36GER Martina Demmel21+ (36) | 22+ (24)
36INA Nur Khalishah21+ (36) | 22+ (24)
38USA Zoe Yi20 (42) | 22+ (24)
39SUI Liv Egli18 (43) | 22+ (24)
40SGP Natalie Goh Sihui21+ (36) | 21+ (41)
41TPE Hung Ying Lee22+ (35) | 21 (47)
42INA Mar''atus Sholeha Triana Putri20+ (40) | 21+ (41)
43INA Taqiyya Nur Aziza18 (43) | 21+ (41)
43AUS Roxy Perry18 (43) | 21+ (41)
43CAN Cedar Pidgeon18 (43) | 21+ (41)
46AUS Emily Scott20+ (40) | 19+ (48)
47SGP Lynnette Koh Siok Heng17+ (49) | 22 (40)
48THA Puntarika Tunyavanich17+ (49) | 21+ (41)
49INA Nur Diatul Jannah18 (43) | 19+ (48)
50HKG Hei Kiu Heidi Wong18 (43) | 17+ (51)
51INA Najiha Zahra17+ (49) | 19+ (48)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Les résultats complets des qualifications masculines

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku32+ (1) | TOP (1)
1JPN Satone Yoshida32+ (1) | TOP (1)
3ESP Alberto Ginés López32+ (1) | 36+ (4)
4JPN Neo Suzuki30+ (6) | 39+ (3)
5GER Yannick Flohé32+ (1) | 34+ (11)
6SUI Jonas Utelli30+ (6) | 36 (6)
7SUI Sascha Lehmann27 (11) | 35 (9)
8INA Putra Tri Ramadani19+ (24) | 36+ (4)
9USA Jesse Grupper32+ (1) | 29+ (38)
10SUI Nino Grünenfelder25+ (13) | 35 (9)
11JPN Taisei Homma27 (11) | 34+ (11)
12INA Raviandi Ramadhan30+ (6) | 33+ (22)
13ITA Giovanni Placci30+ (6) | 32 (26)
14FRA Max Bertone21 (18) | 34+ (11)
14KOR Dohyun Lee21 (18) | 34+ (11)
16FRA Victor Guillermin16+ (30) | 35+ (7)
16ITA Filip Schenk16+ (30) | 35+ (7)
18JPN Hiroto Shimizu22 (15) | 34 (19)
19JPN Shion Omata22+ (14) | 33+ (22)
20KOR Hyunseung Noh20 (23) | 34+ (11)
21BEL Ties Vancraeynest21+ (16) | 33+ (22)
22CZE Martin Stranik21 (18) | 34 (19)
23GER Sebastian Halenke27+ (10) | 29+ (38)
24INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang19 (29) | 34+ (11)
25GER Yannick Nagel20+ (22) | 34 (19)
26TPE Chih-en Fan21+ (16) | 31+ (30)
27INA Musauwir Musauwir21 (18) | 32 (26)
28CHN Yufei Pan16+ (30) | 34+ (11)
28SLO Luka Potocar16+ (30) | 34+ (11)
30GBR Rhys Conlon19+ (24) | 32 (26)
31GER Christoph Hanke19+ (24) | 31+ (30)
32CZE Jan Stipek16+ (30) | 33+ (22)
33GER Philipp Martin16+ (30) | 32 (26)
34CHI Joaquin Urrutia19+ (24) | 29+ (38)
35CHN Yongchen Chen19+ (24) | 28+ (46)
36CAN Victor Baudrand16+ (30) | 30+ (33)
36ROU Darius Râpă16+ (30) | 30+ (33)
38THA Auswin Aueareechit16+ (30) | 29+ (38)
38USA Sergey Lakhno16+ (30) | 29+ (38)
38USA Declan Osgood16+ (30) | 29+ (38)
38ITA Giorgio Tomatis16+ (30) | 29+ (38)
42INA Ravianto Ramadhan13+ (51) | 31+ (30)
43CZE Lukas Mokrolusky15+ (48) | 30+ (33)
43AUT Stefan Scherz15+ (48) | 30+ (33)
43SLO Lovro Črep15+ (48) | 30+ (33)
46GBR James Jenkins16+ (30) | 28+ (46)
46KOR Dohyeon Kim16+ (30) | 28+ (46)
46CZE Simon Potucek16+ (30) | 28+ (46)
49BRA Felipe Ho Foganholo16+ (30) | 24+ (51)
50SGP Luke Goh Wen Bin16+ (30) | 21+ (52)
51HKG Cheung-chi Shoji Chan16 (47) | 29 (45)
52CAN Ian Tan10+ (52) | 25+ (50)
53INA Muhammad Ramzi Firmansyah9+ (53) | 21+ (52)
54SGP Yong Kang Dylan Seow9+ (53) | 15 (55)
55RSA Joseph Johnson9 (55) | 19 (54)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

La suite du programme

Samedi 3 mai

5h00 – 7h00 : Qualifications vitesse hommes & femmes
9h00 – 10h00 : Finale vitesse hommes & femmes

Dimanche 4 mai

4h00 – 6h30 : Demi-finale difficulté hommes & femmes
14h30 : Finale difficulté hommes
15h30 : Finale difficulté femmes


Lire aussi

Une Coupe du Monde version carte postale à Bali !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Une Coupe du Monde version carte postale à Bali !

01 Mai

Le rythme s’accélère pour les grimpeurs du circuit international ! Après Keqiao (bloc) et Wujiang (difficulté et vitesse), les grimpeurs enchaînent ce week-end avec une troisième étape consécutive de Coupe du Monde. Et pas des moindres : direction Bali, en Indonésie, pour une compétition qui s’annonce aussi spectaculaire qu’inoubliable.

Installés sur la presqu’île de Nusa Dua, face à l’océan, les murs flambant neufs de cette étape asiatique promettent un événement grandiose. Les organisateurs ont vu les choses en grand pour offrir aux athlètes un cadre idyllique, entre mer turquoise, cocotiers et public indonésien survolté.

Voici toutes les infos sur cette Coupe du Monde.


Une escale paradisiaque

C’est dans le cadre spectaculaire de Nusa Dua, sur la côte sud-est de Bali, que les deux structures artificielle ont été dressés pour l’occasion : un mur de vitesse et un mur de difficulté. Une compétition les pieds dans l’eau, qui promet une ambiance unique, entre cocotiers et performances de haut niveau !

Peninsula Island offre une vue spectaculaire sur la mer, créant une toile de fond iconique qui permettra de renforcer l’attractivité de l’événement à l’échelle internationale. Cela s’inscrit dans nos efforts, aux côtés du gouvernement, pour promouvoir le tourisme sportif et accroître la fréquentation touristique.

Herry Heryawan, président du comité d’organisation de la Coupe du Monde de Bali

L’événement marque la troisième Coupe du Monde consécutive de la saison 2025, avant que le circuit de difficulté et de vitesse ne fasse une pause. Un dernier gros rendez-vous donc pour les grimpeurs, avec de précieux points à aller chercher dans la course au classement général…

Les forces en présence en difficulté

Chez les femmes, la lutte promet d’être intense. On retrouvera notamment les trois médaillées de Wujiang : la Sud-Coréenne Chaehyun Seo, régulière et impressionnante de calme, la Britannique Erin McNeice, en pleine ascension avec une première victoire en Coupe du Monde à Wujiang, l’Américaine Annie Sanders, qui vise un troisième podium consécutif après avoir raflé la médaille d’or à Keqiao et le bronze à Wujiang.

© IFSC

Côté masculin, le Japon fait figure de favori avec six grimpeurs présents sur les listes de départ, emmenés par Sorato Anraku et Neo Suzuki, respectivement 1er et 2e à Wujiang. Alberto Ginés López, champion olympique en titre, sera aussi de la partie après sa belle 3e place en Chine.

Le public indonésien aura les yeux rivés sur Sukma Lintang Cahyani, qui grimpera à domicile. La jeune Indonésienne espère faire mieux qu’à Wujiang, où elle a signé son meilleur résultat en Coupe du Monde (18e).

© IFSC

Un rendez-vous majeur pour la vitesse… et l’Indonésie

Impossible de parler d’une Coupe du Monde en Indonésie sans évoquer la vitesse, discipline dans laquelle la nation est l’une des meilleures au monde. Chez les hommes, Leonardo Veddriq et Katibin Kiromal, les deux ex-détenteurs des records du monde, seront particulièrement attendus à domicile. Le public indonésien espère les voir briller sur leurs terres, après un début de saison un peu timide en Chine.

© IFSC

Chez les femmes, l’Indonésie pourra compter sur Desak Made Rita Kusuma Dewi, championne du monde en titre, qui fera tout pour décrocher une médaille dans ce cadre familier.

Face à eux, les grimpeurs chinois, polonais et autrichiens, très en forme en ce début de saison, tenteront de jouer les trouble-fêtes.

L’Équipe de France de difficulté

L’équipe de France de difficulté reste quasiment identique à celle alignée à Wujiang. Seul Sam Avezou manque à l’appel : le grimpeur tricolore a fait le choix de rentrer en France pour se consacrer à l’entraînement, en vue des prochaines Coupes du Monde de bloc à Curitiba (Brésil) et Salt Lake City (États-Unis).

Femmes Hommes
Hélène Janicot Max Bertone
Victor Guillermin

© IFSC

L’Équipe de France de vitesse

Cette Coupe du Monde à Bali marque la grande rentrée des Français en vitesse ! Aucun grimpeur tricolore n’était présent lors de l’ouverture de la saison en Chine. Cette fois, quatre Français seront au départ, prêts à lancer leur saison internationale dans un contexte très relevé.

Femmes Hommes
Capucine Viglione Guillaume Moro
Pierre Rebreyend
Jérôme Morel

 

Le programme

Décalage horaire oblige, les épreuves auront lieu en début de journée en France. Voici donc le programme complet de la Coupe du Monde de Bali, heures françaises :

Vendredi 2 mai

8h00 – 13h00 : Qualifications difficulté hommes & femmes

Samedi 3 mai

5h00 – 7h00 : Qualifications vitesse hommes & femmes
9h00 – 10h00 : Finale vitesse hommes & femmes

Dimanche 4 mai

4h00 – 6h30 : Demi-finale difficulté hommes & femmes
14h30 : Finale difficulté hommes
15h30 : Finale difficulté femmes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


Lire aussi

Égalité parfaite en Coupe du Monde : est-ce déjà arrivé ?

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Historique ! Katie Lamb devient la première femme à enchaîner un 8C+ confirmé !

30 Avr

Katie Lamb entre à nouveau dans l’Histoire du bloc féminin en répétant “The Dark Side”, le bloc le plus dur du Yosemite. Avec cette performance, elle devient la première femme à compter un 8C+ confirmé dans son carnet de croix.

Un exploit historique, qui la consacre définitivement comme la pionnière du très haut niveau féminin.


Elle l’avait déjà fait en 2023… Elle recommence en 2025 ! Katie Lamb devient, pour la deuxième fois de sa carrière, la première femme à réaliser un 8C+ bloc. Après “Box Therapy”, place désormais à “The Dark Side”, le bloc le plus dur de tout Yosemite.

Niché au cœur du légendaire Camp 4, sur le célèbre rocher du Thriller Boulder, “The Dark Side” est un bloc subtil et technique, ouvert en décembre dernier par l’Américain Carlo Traversi. Un projet de longue haleine pour ce dernier, qui avait passé plus de sept ans à le travailler et qui avait confié qu’il s’agissait là du bloc le plus difficile qu’il ait jamais enchaîné !

Quelques mois après Aidan Roberts, c’est donc Katie Lamb qui ajoute son nom au palmarès de cette ligne exigeante. Un exploit qui confirme une fois encore son statut parmi les meilleures bloqueuses de l’Histoire.

Une grimpeuse discrète mais inspirante

Avec cette réalisation, Katie Lamb devient la première femme à enchaîner un 8C+ bloc sans débat sur la cotation. En juillet 2023, elle avait déjà marqué les esprits avec la première ascension féminine de “Box Therapy”, initialement coté 8C+ par Daniel Woods. Mais ce bloc avait été par la suite décoté à 8C, notamment sous l’impulsion de Brooke et Shawn Raboutou. L’histoire retiendra donc “The Dark Side” comme la première vraie confirmation d’un 8C+ féminin.

Ce nouvel exploit s’inscrit dans une trajectoire impressionnante. En plus de “Box Therapy”, Katie a enchaîné “Equanimity” et “Fallen Angel” (tous deux 8C), ce qui fait d’elle la seule femme à avoir réalisé trois blocs de ce niveau. Personne d’autre n’a encore atteint une telle régularité dans le très haut niveau.

Un style unique

Au-delà des chiffres, Katie Lamb fascine par sa philosophie de l’escalade, centrée sur la patience, l’écoute du rocher et la compréhension fine du mouvement. À propos de “The Dark Side”, elle partageait récemment cette réflexion profonde sur Instagram :

Dans ce bloc, on peut facilement tomber dans le piège de voir l’adhérence comme un simple facteur externe, quelque chose d’imprévisible qu’on subit. Mais j’ai appris à la considérer autrement : l’adhérence, c’est un élément avec lequel il faut composer, qu’on doit ressentir, comprendre et apprivoiser.

Dans un monde où tout est fait pour réduire la friction, le grimpeur, lui, doit savoir s’y confronter. Et dans ces moments décisifs, où l’on se rend compte de tout ce qu’on aurait pu mieux préparer, l’essentiel reste d’être là, pleinement présent dans l’instant.

Des mots qui illustrent parfaitement l’approche sensible et rigoureuse de cette grimpeuse, désormais l’une des figures les plus inspirantes du monde du bloc.

Une ascension qui marque un tournant

Ces dernières années, Katie Lamb s’est construit un carnet de croix impressionnant, mêlant répétitions de lignes mythiques et premières ascensions féminines :

  • “Spectre” 8B+, dans les Buttermilks, en début d’année 2023,
  • “Equanimity” 8C, décrit par Jimmy Webb comme un des blocs les plus techniques du monde,
  • “Fallen Angel” 8C, une autre ligne de Webb à Tahoe,
  • “Deadlift” 8B+ à Squamish,
  • “Decided” 8B+ au Japon,
  • sans oublier “24 Karat” 8A, un highball majestueux au Yosemite dont elle a signé la première ascension.

Avec “The Dark Side”, la grimpeuse américaine propulse l’escalade féminine à un nouveau sommet. L’ère du 8C+ féminin est bel et bien ouverte… À seulement quelques mouvements du niveau ultime dans cette discipline, elle incarne une nouvelle génération de grimpeuses capables de rivaliser avec les plus grands noms du bloc mondial.


Lire aussi

Katie Lamb : un exploit discret qui redéfinit le bloc féminin !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Trois médailles pour l’équipe de France jeune à Soure !

29 Avr

La saison internationale démarre fort pour nos jeunes grimpeurs français ! Ce week-end, lors de la Coupe d’Europe jeunes de bloc à Soure, au Portugal, les Bleuets sont montés à trois reprises sur la deuxième marche du podium, grâce à Camille Claude (U19), Iloé Cherif Michel (U17) et Evan Lemagner (U17).

Camille Claude en argent chez les U19

En catégorie U19, la France a particulièrement brillé avec trois finalistes chez les garçons. Camille Claude décroche une superbe médaille d’argent en réalisant 2 tops et 2 zones.

Après avoir dominé les qualifications en étant le seul grimpeur à topper tous les blocs, Lilian Bonniot manque de peu le podium, terminant 4e à seulement une zone du bronze. Enfin, pour sa première compétition internationale, Owen Marquez Cellier complète la belle prestation française avec une 7e place (1 top et 2 zones).

Trois Françaises en finale U19

Chez les filles, trois Françaises ont également atteint la finale. Luna Alvernhe signe une solide 5e place, signant sa meilleure performance en Coupe d’Europe, tandis que Louise Puech Yazid se classe 7e et Lila Samani 9e. Une belle représentation tricolore pour ce premier rendez-vous européen de la saison.

Evan Lemagner en forme chez les U17

En U17, Evan Lemagner a réalisé une belle compétition. Dans une finale particulièrement difficile, il décroche la médaille d’argent en étant l’un des deux seuls grimpeurs à enchaîner un bloc.

Son compatriote Mathis Duteurtre termine 9e, après avoir notamment réalisé un beau tour de qualification où il prenait la 2e place.

Iloé Cherif Michel partage l’argent chez les U17 femmes

Côté U17 femmes, Iloé Cherif Michel monte également sur la deuxième marche du podium, avec 2 tops et 2 zones, ex aequo avec une grimpeuse ukrainienne. Une belle médaille d’argent pour la Réunionnaise, qui endossait pour la première fois le maillot bleu.

Lou Auclair, deuxième grimpeuse française présente en finale, prend une honorable 9e place.

Avec trois médailles d’argent et de nombreux finalistes, l’équipe de France jeune lance de la plus belle des manières sa saison internationale. Prochain rendez-vous les 10 et 11 mai à Graz en Autriche, pour la deuxième manche européenne.


Lire aussi

Égalité parfaite en Coupe du Monde : est-ce déjà arrivé ?

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition

Égalité parfaite en Coupe du Monde : est-ce déjà arrivé ?

28 Avr

Hier, à l’issue d’une finale féminine de difficulté haletante, la Sud-Coréenne Chaehyun Seo et la Britannique Erin McNeice sont montées ensemble sur la plus haute marche du podium de Wujiang, partageant une médaille d’or commune. À ce moment, une question était sur toutes les lèvres : est-ce que cela s’est déjà produit ?

La réponse simple est oui. Ce n’est pas courant, mais c’est arrivé plus souvent qu’on ne le pense.

Petit retour sur ces moments uniques de l’histoire de l’escalade.


Wujiang 2018

Déjà à Wujiang ! À l’époque en extérieur, la compétition avait été interrompue par la pluie et les résultats des demi-finales avaient été utilisés pour établir le classement. Janja Garnbret et Jain Kim avaient alors partagé l’or, ayant toutes deux dominé les qualifications et atteint la prise 36+ en demi-finale.

Saison 2011, l’année du partage !

Cette année-là, la Slovène Mina Markovic, l’Autrichienne Angela Eiter et la Coréenne Jain Kim ont enchaîné les médailles partagées !

À Chamonix, elles étaient même quatre à se partager l’or avec la Française Caroline Ciavaldini. Les quatre grimpeuses avaient enchaîné toutes les voies de l’événement, démontrant une forme exceptionnelle !

Plus tard, à Changzhi en Chine et Barcelone en Espagne, Jain Kim et Mina Markovic récidivaient, validant toutes les voies de ces deux compétitions.

Hall 2009, du côté du bloc

En bloc, les ex-aequo se font plus rares qu’en difficulté. Il faut remonter à 2009 à Hall, en Autriche, pour trouver le seul exemple de cette liste. La Japonaise Akiyo Noguchi et l’Autrichienne Anna Stöhr avaient toutes deux décroché l’or. À égalité après la finale, un « super-bloc » avait été proposé pour les départager, mais les deux grimpeuses l’avaient enchaîné à vue toutes les deux, scellant ainsi une médaille d’or commune.

Marbella 2005

Lors de cette compétition organisée sous l’égide de l’UIAA (l’organisation internationale qui précédait l’IFSC), les épreuves masculines et féminines avaient nécessité une « super finale » pour départager les deux meilleurs. Si Eiter et Ciavaldini avaient pu être départagées chez les femmes, l’Italien Flavio Crespi et le Français Alex Chabot étaient restés inséparables, montant ensemble sur la première marche du podium de cette compétition de difficulté.

La Coupe du Monde de Wujiang 2025 marque donc la septième fois qu’une médaille d’or est partagée. Chaehyun Seo et Erin McNeice inscrivent une nouvelle page dans l’histoire de l’escalade. Reste à savoir si nous assisterons à d’autres médailles partagées à l’avenir ?


Lire aussi

Égalité parfaite entre Chaehyun Seo et Erin McNeice en finale de la coupe du monde de difficulté à Wujiang

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Jonathan Siegrist s’offre « Erebor » 9b à Arco

28 Avr

À 39 ans, Jonathan Siegrist frappe un grand coup en répétant « Erebor » 9b à Arco, l’une des voies les plus exigeantes d’Italie. Après des semaines d’entraînement spécifique, une météo capricieuse et une course contre la montre, l’Américain confirme sa place parmi les meilleurs falaisistes au monde.

Jonathan Siegrist termine son séjour en Italie en beauté ! L’Américain vient de signer l’une des ascensions les plus marquantes de sa carrière en venant à bout d’« Erebor » 9b, l’une des voies les plus dures du pays, située sur les hauteurs d’Arco.

Équipée et libérée par Stefano Ghisolfi en janvier 2021, cette voie ultra physique avait d’abord été proposée à 9b/+ par l’Italien, avant d’être ramenée à 9b par Adam Ondra quelques mois plus tard. Depuis, de nombreux cadors l’ont répétée, comme Laura Rogora, Jakob Schubert, Stefano Carnati, Gabriele Moroni ou encore Gio Placci.

Un projet de longue haleine !

Mais pour Jonathan Siegrist, cette ascension a un goût tout particulier. Arrivé à Arco pour son premier séjour hivernal l’an dernier, il avait rapidement été séduit par le site et avait jeté un œil à « Erebor ».

Conquit par la ligne, il a passé l’hiver à s’entraîner spécifiquement pour cette voie, connue pour ses mouvements physiques et ses passages très bloc — un style qui n’est pas son point fort naturel.

De retour sur place en mars, il a vite progressé, mais s’est heurté à une impasse dans l’un des passages les plus durs, avant d’enfin débloquer la séquence après plusieurs jours acharnés. Restait encore à trouver une fenêtre météo, entre pluies battantes et humidité étouffante…

© Marco Zanone

Un enchaînement dans les dernières heures…

C’est finalement dans les toutes dernières heures de son voyage que tout s’est aligné : un peu de vent, des conditions acceptables, et une dose énorme de détermination.

« Absolument heureux et quelque peu incrédule », a-t-il commenté après son enchaînement. « Merci à Stefano pour cette voie aussi extrême qu’inspirante ! ».

© Marco Zanone

Un carnet de croix impressionnant !

Jonathan Siegrist ajoute ainsi une nouvelle perle à son palmarès déjà impressionnant : 83 voies dans le neuvième degré, dont plusieurs 9b mythiques comme « Stoking the Fire » à Santa Linya, « La Planta de Shiva » à Villanueva del Rosario ou encore « Jumbo Love » à Clark Mountain.

Déjà auteur d’une année 2024 exceptionnelle, avec notamment des premières ascensions comme « Anemology » 9b dans l’Utah et des répétitions prestigieuses comme « L’étrange Ivresse des Lenteurs » 9a+ à Céüse, l’Américain de 39 ans prouve une nouvelle fois qu’il est l’un des meilleurs falaisiste au monde, toujours capable de repousser ses limites.


Lire aussi

Un nouveau 9b libéré par Jonathan Siegrist

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Coupe du Monde de vitesse de Wujiang : les Chinois triomphent à domicile !

27 Avr

La saison internationale de vitesse a démarré en fanfare à Wujiang. Les favoris sont passés à côté laissant place à un doublé chinois signé Long Jianguo et Zhang Shaoqin. Alors que les grimpeurs locaux ont brillé à domicile, aucun Français n’était au départ de cette première étape. 

Résumé des premières finales de vitesse de la saison.


Hier, Wujiang lançait la saison internationale de vitesse avec la première étape de Coupe du Monde 2025. Et le public chinois a été comblé : Long Jianguo et Zhang Shaoqin ont tous deux décroché l’or à domicile, offrant à la Chine un doublé historique à domicile !

Long Jianguo s’impose chez les hommes

Chez les hommes, Long Jianguo a confirmé son excellent état de forme en s’imposant au terme d’une finale très disputée. Après un début de soirée marqué par la disqualification de son premier adversaire pour faux départ, le Chinois a enchaîné les runs solides, notamment la demi-finale qu’il a remportée en 4″81 face à l’Indonésien Kiromal Katibin, ancien détenteur du record du monde.

En finale, Long a conservé son sang-froid pour dominer l’Ukrainien Hryhorii Ilchyshyn (4″88 contre 4″98). Il signe ainsi son troisième succès en Coupe du Monde, après ses victoires passées à Villars (2022 et 2023).

“Pendant la soirée, je ne pensais qu’à ma grimpe. J’avoue que j’étais nerveux avant que les finales commencent… Mais je suis heureux de gagner”, a confié Long avec simplicité après sa victoire.

© IFSC

À noter l’excellente performance d’Ilchyshyn, qui décroche la première médaille de sa carrière et établit un nouveau record national ukrainien lors de la finale. Quant à Kiromal Katibin, il repart avec le bronze après avoir dominé l’Américain Samuel Watson dans la petite finale, avec un chrono canon de 4″75.

🥇 Long Jianguo (CHN)
🥈 Hryhorii Ilchyshyn (UKR)
🥉 Kiromal Katibin (INA)

© IFSC

Zhang Shaoqin triomphe chez les femmes

Chez les femmes, le scénario a été tout aussi haletant. Avec dix grimpeuses chinoises parmi les seize finalistes, le pays hôte de cette compétition avait toutes les cartes en main pour briller.

Septième des qualifications, Zhang Shaoqin a su élever son niveau tout au long des phases finales, battant successivement la championne du monde en titre Desak Made Dewi, puis sa compatriote Deng Lijuan en demi-finale après une chute de cette dernière.

Opposée en finale à la Sud-Coréenne Jeong Jimin, Zhang s’est imposée d’un souffle : 6″32 contre 6″37, signant au passage un nouveau record personnel.

© IFSC

“Je n’ai pensé à rien d’autre qu’à mes mouvements. Je voulais simplement profiter de ma compétition et n’avoir aucun regret”, a déclaré Zhang, rayonnante.

Jeong Jimin, malgré sa déception, peut également se réjouir d’avoir battu le record national sud-coréen en demi-finale avec un temps de 6″33. Quant à Deng Lijuan, elle décroche une médaille de bronze bien méritée en remportant la petite finale face à l’Américaine Emma Hunt.

🥇 Zhang Shaoqin (CHN)
🥈 Jeong Jimin (KOR)
🥉 Deng Lijuan (CHN)

© IFSC

Déceptions pour Watson et Miroslaw

Ce premier rendez-vous de la saison à Wujiang était très attendu, notamment pour potentiellement voir les records du monde tombés (6″06 chez les femmes et 4″74 chez les hommes) … Mais cette fois, ils ont tenus bon !

Favori chez les hommes, l’Américain Samuel Watson – recordman du monde – a connu une journée frustrante. Bien que premier des qualifications, il a zippé en demi-finale, perdant toute chance de victoire.

Côté féminin, la championne olympique Aleksandra Miroslaw (détentrice du record du monde) a été éliminée dès les quarts de finale, battue par Emma Hunt pour seulement un centième de seconde.

© IFSC

Aucun Français au départ de cette Coupe du Monde

Pour rappel, aucun grimpeur tricolore n’a pris part à cette première étape de la saison. Chez les hommes, personne n’a réussi à satisfaire les critères de sélection fixés par la FFME cette année, qui exigeaient de réaliser un chrono sous les 5’’10 (Guillaume Moro, actuel leader de l’équipe de France, avait signé un temps de 5’’11, échouant d’un rien).

Chez les femmes, Capucine Viglione et Manon Lebon, bien que sélectionnées, ont choisi de ne pas faire le déplacement en Chine : Capucine pour se concentrer sur ses études, et Manon pour optimiser sa préparation en vue des prochaines compétitions.

Les résultats des finales féminines

Les résultats des finales masculines

La compétition continue aujourd’hui avec la difficulté !

La Coupe du Monde de Wujiang se termine aujourd’hui avec les finales de l’épreuve de difficulté. Une Française est en lice : Hélène Janicot, qui disputera la finale féminine prévue à 13h00 (heure française), suivie par la finale masculine à 14h30.

13h00 : Finale difficulté femmes
14h30 : Finale difficulté hommes


Lire aussi

Coupe du Monde de Wujiang : entre tops et surprises, Hélène Janicot décroche sa place en finale

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Vitesse

Coupe du Monde de Wujiang : entre tops et surprises, Hélène Janicot décroche sa place en finale

26 Avr

Les demi-finales de la Coupe du Monde de difficulté à Wujiang ont livré leur verdict ce matin. Alors que les voies ont été particulièrement exigeantes, Hélène Janicot est parvenue à se hisser en finale. Elle sera la seule représentante française en lice demain.

Retour sur une matinée particulièrement intense en Chine.


Quatre tops chez les femmes ; Hélène Janicot dans le top 8

La demi-finale féminine a vu quatre grimpeuses réussir la voie proposée. La Sud-Coréenne Chaehyun Seo et la Britannique Erin McNeice ont fait preuve d’une grande maîtrise et ont atteint le top sans montrer le moindre signe de fatigue.

L’Américaine Annie Sanders, médaillée d’or la semaine dernière à Keqiao, a semblé un peu plus en difficulté… Après avoir perdu du temps dans le début de la voie, elle met les bouchées double et parvient à clipper le relais à 3 secondes de la fin !

Enfin, l’Italienne Laura Rogora a fait preuve d’ingéniosité, en clippant le relais sans effectuer le dernier mouvement. Une option rare mais tout à fait valide.

© IFSC

Derrière ce quatuor de tête, il fallait atteindre la prise 41+ pour espérer accéder à la finale. Et c’est précisément ce qu’a réussi Hélène Janicot.

La Française, forte de sa grande expérience sur le circuit international, a été la première grimpeuse de la journée a atteindre cette fameuse marque. Longtemps en tête du classement provisoire, elle termine finalement à la huitième place, décrochant in extremis son ticket pour sa 30ᵉ finale de Coupe du Monde !

© IFSC

Elle retrouvera en finale d’autres grimpeuses talentueuse, comme l’Australienne Oceania Mackenzie ou l’Allemande Anna Maria Apel. Cette dernière disputera d’ailleurs sa première finale internationale, après seulement deux participations à des Coupes du Monde de difficulté.

Le public chinois pourra également soutenir Zhang Yuetong, qualifiée pour la finale à domicile.

© IFSC

Classement des finalistes femmes

1- Seo Chaehyun (KOR) — TOP
2- Annie Sanders (USA) — TOP
3- Erin McNeice (GBR) — TOP
4- Laura Rogora (ITA) — TOP
5- Oceania Mackenzie (AUS) — 41+
6- Zhang Yuetong (CHN) — 41+
7- Anna Maria Apel (GER) — 41+
8- Hélène Janicot (FRA) — 41+

Duel serré chez les hommes : Anraku, Ginés López et Schenk dominent

La demi-finale masculine a réservé elle aussi son lot de surprises. Aucun grimpeur n’a réussi à topper la voie, mais trois grimpeurs sont tombés au dernier mouvement : le Japonais Sorato Anraku, l’Espagnol Alberto Ginés López et l’Italien Filip Schenk.

© IFSC

Filip Schenk, sorti en premier ce matin, a dû attendre plus de 20 grimpeurs pour voir son score tenir bon, une belle revanche après une période difficile, marquée par de nombreuses blessures :

Cette demi-finale a été complètement folle pour moi ! J’étais le premier à m’élancer et, honnêtement, je ne m’attendais pas du tout à me qualifier pour la finale. J’ai grimpé à mon meilleur niveau, avec beaucoup de fluidité, et j’ai vraiment pris du plaisir. C’était incroyable…

Après avoir terminé ma voie, je me suis dit que c’était peut-être très facile et qu’il y aurait beaucoup de tops… Mais ensuite, j’ai vu de très forts grimpeurs tomber, et petit à petit, j’ai commencé à y croire.

De son côté, Anraku, grand favori à la médaille d’or, confirme son incroyable domination du moment, tandis qu’Alberto Ginés López, champion olympique à Tokyo, montre qu’il faudra encore compter sur lui cette saison !

Notons que les Japonais continuent d’imposer leur suprématie, avec trois grimpeurs en finale : en plus d’Anraku, Satone Yoshida et Neo Suzuki accèdent au top 8 grâce à une belle prestation (47+ chacun). Le grimpeur local Pan Yufei sera également de la partie, pour le plus grand plaisir du public chinois.

© IFSC

Enfin, le Slovène Luka Potocar et l’Allemand Yannick Flohé complètent la liste des finalistes.

Grosse déception côté tricolore… Premiers des qualifications hier, Max Bertone et Sam Avezou n’auront pas réussi à s’exprimer dans ce tracé de demi-finale. Max Bertone termine 18ᵉ (40+) et Sam prend la 20ᵉ place (40).

© IFSC

Désillusion également pour le champion olympique en titre, annoncé comme l’un des grands favoris ce week-end : Toby Roberts. Le Britannique n’aura pas réussi à rentrer dans le rythme de la voie et tombe dans la même section que nos deux Français, terminant à une décevante 15ème place.

Classement des finalistes hommes

1- Sorato Anraku (JPN) — 49+
2- Alberto Ginés López (ESP) — 49+
3- Filip Schenk (ITA) — 49+
4- Satone Yoshida (JPN) — 47+
5- Neo Suzuki (JPN) — 47+
6- Pan Yufei (CHN) — 47+
7- Luka Potocar (SLO) — 46
8- Yannick Flohé (GER) — 45

Les résultats complets des demi-finales féminines

Pos.GrimpeurHauteur
1GBR Erin Mcneice TOP 
1USA Annie Sanders TOP 
1KOR Chaehyun Seo TOP 
4ITA Laura Rogora TOP 
5AUS Oceania Mackenzie 41+ 
6CHN Yuetong Zhang 41+ 
7GER Anna Maria Apel 41+ 
8FRA Hélène Janicot 41+ 
9SLO Mia Krampl 40 
10SLO Sara Copar 39+ 
11SLO Rosa Rekar 39+ 
12SLO Jennifer Eucharia Buckley 39 
13AUT Mattea Pötzi 37+ 
14CZE Tereza Siruckova 37 
15BEL Heloïse Doumont 36 
16KOR Chaeyeong Kim 34+ 
17KOR Juha Kim 34+ 
18INA Sukma Lintang Cahyani 33 
19AUT Flora Oblasser 31+ 
20ITA Ilaria Scolaris 31+ 
21USA Maya Madere 24+ 
22JPN Natsumi Oda 24+ 
23JPN Natsuki Tanii 23+ 
24SLO Vita Lukan 23+
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Les résultats complets des demi-finales masculines

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku 49+ 
1ESP Alberto Ginés López 49+ 
3ITA Filip Schenk 49+ 
4JPN Neo Suzuki 47+ 
4JPN Satone Yoshida 47+ 
6CHN Yufei Pan 47+ 
7SLO Luka Potocar 46 
8GER Yannick Flohé 45 
9SUI Jonas Utelli 42+ 
10BEL Hannes Van Duysen 41+ 
11JPN Taisei Homma 41+ 
12ITA Giovanni Placci 41+ 
13USA Jesse Grupper 41+ 
14JPN Shion Omata 41+ 
15GBR Toby Roberts 41 
16KOR Dohyun Lee 41 
17SUI Sascha Lehmann 41 
18FRA Max Bertone40+ 
19ITA Giorgio Tomatis 40+ 
20FRA Sam Avezou 40 
21JPN Hiroto Shimizu 40 
22GER Yannick Nagel 36+ 
23KOR Joonha Shin 29+ 
24SUI Nino Grünenfelder 28
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

La suite du programme

Samedi 26 avril

13h30 : Finale vitesse hommes & femmes

Dimanche 27 avril

13h00 : Finale difficulté femmes
14h30 : Finale difficulté hommes


Lire aussi

Coupe du Monde de Wujiang : trois Français dans le top 24 des qualifications !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Coupe du Monde de Wujiang : trois Français dans le top 24 des qualifications !

25 Avr

La Coupe du Monde de Wujiang a débuté cette nuit avec les qualifications de l’épreuve de difficulté. Une première phase marquée par les belles performances des grimpeurs français, avec trois Bleus qualifiés pour les demi-finales, dont Sam Avezou et Max Bertone qui terminent en tête des qualifications après un sans-faute.

Autre fait marquant : les deux vainqueurs de la Coupe du Monde de bloc à Keqiao la semaine dernière, Annie Sanders et Sorato Anraku, prennent la première place de ces qualifications en difficulté, confirmant leur suprématie malgré le changement de discipline.

Découvrez les résultats complets des qualifications de cette Coupe du Monde.


Sam Avezou et Max Bertone au sommet

Les meilleures performances françaises du jour sont signées Sam Avezou et Max Bertone, qui réalisent tous deux un beau doublé : ils ne commettent aucune erreur et enchaînent chacun leurs deux voies de qualification, rejoignant le groupe de tête ayant signé un sans-faute aujourd’hui.

Pour Max, qui n’avait encore jamais clippé le relais d’une voie en Coupe du Monde, ce double top est une surprise :

Je suis très heureux, mais aussi très surpris ! Avant le début de la compétition, je n’aurais jamais cru réussir à enchaîner une voie… Et là, j’en ai fait deux d’affilée ! C’est plutôt dingue ! Je suis content et confiant pour la suite.

Mais je m’attends à ce que la demi-finale soit beaucoup plus difficile, car les tops en demi sont plus rares… J’ai hâte d’y être ; je suis déjà très motivé !

© IFSC

Victor Guillermin, troisième Français engagé, prend la 34ème place de cette compétition. Il réalise une belle première voie (39+), mais peine davantage dans la deuxième (28+), manquant de peu la qualification (pour rappel, cette année, le top 24 se qualifie pour les demi-finales).

Un niveau très relevé chez les hommes

Les tops se sont fait nombreux chez les hommes. Pas moins de neuf grimpeurs ont réussi à atteindre le sommet des deux voies de qualification, confirmant l’extrême densité du niveau international.

On retrouve ainsi en tête des noms familiers comme Alberto Ginés LópezLuka Potocar, Satone Yoshida et bien sûr, Sorato Anraku, en quête d’un nouveau podium après sa victoire à Keqiao le week-end dernier et son plus grand rival, Toby Roberts.

Le Britannique confie d’ailleurs avoir passé beaucoup de temps au Japon ces dernières semaines afin de s’imprégner  de la culture de la grimpe en Asie et progresser en bloc :

J’ai récemment passé pas mal de temps au Japon pour essayer d’améliorer mon niveau en bloc, car c’est quelque chose que je veux vraiment travailler. Le bloc et la difficulté seront scindés en deux aux JO de Los Angeles et je sais qu’il va falloir beaucoup d’entraînement pour être en forme dans les deux disciplines, parce que je veux continuer à faire les deux. Ça va être dur, mais je suis motivé !

Ce matin, les qualifications se sont très bien passées, j’ai réussi à faire deux tops. J’avoue que j’étais bien daubé, car je n’avais pas fait de diff depuis un moment, mais je sens que je suis tout de même bien en forme. Hâte d’être demain !

© IFSC

Un trio de tête chez les femmes !

Chez les femmes, les tops se sont fait plus rares. Si en compte 30 chez les hommes, on en dénombre que sept chez les femmes.

Trois grimpeuses ont pris leur envol au sommet du classement en réalisant un double top, partageant ainsi la première place des qualifications : la Britannique Erin McNeice, la Coréenne Chaehyun Seo et l’Américaine Annie Sanders. Cette dernière confirme son incroyable forme du moment : elle vient tout juste de remporter la Coupe du Monde de bloc de Keqiao, et s’impose déjà comme l’une des grandes favorites de cette compétition de difficulté. À seulement 17 ans, l’Américaine impressionne par sa polyvalence et sa maturité sur le mur… Une grimpeuse à suivre de près donc !

© IFSC

Derrière elles, on retrouve Oceania Mackenzie (4ème), Laura Rogora (5ème) — auteure d’un top dans la voie 2 —, ou encore Chaeyeong Kim (7ème).

Hélène Janicot en demi-finale

La seule représentante française engagée sur cette première Coupe du Monde de difficulté de la saison, Hélène Janicot, termine 22ème ex æquo. Elle passe tout juste en demi-finale malgré une erreur dans sa première voie (25+). Heureusement, elle monte plus haut dans le second tracé, ce qui lui permet de poursuivre l’aventure à Wujiang, et de viser une place en finale ce week-end.

© IFSC

Les résultats complets des qualifications féminines

Pos.GrimpeurHauteur
1GBR Erin McneiceTOP (1) | TOP (1)
1USA Annie SandersTOP (1) | TOP (1)
1KOR Chaehyun SeoTOP (1) | TOP (1)
4AUS Oceania Mackenzie40+ (4) | 42+ (5)
5ITA Laura Rogora25+ (22) | TOP (1)
6AUT Mattea Pötzi33 (6) | 39 (12)
7KOR Chaeyeong Kim26 (11) | 42+ (5)
8CHN Yuetong Zhang40+ (4) | 37 (27)
9BEL Heloïse Doumont30+ (8) | 38+ (17)
10SLO Sara Copar31+ (7) | 38 (21)
11KOR Juha Kim26 (11) | 39+ (9)
12SLO Mia Krampl26+ (9) | 38+ (17)
13JPN Natsuki Tanii25+ (22) | 42+ (5)
14SLO Rosa Rekar26 (11) | 39 (12)
15SLO Vita Lukan25+ (22) | 41+ (8)
16GER Anna Maria Apel25+ (22) | 39+ (9)
16AUT Flora Oblasser25+ (22) | 39+ (9)
18SLO Jennifer Eucharia Buckley26 (11) | 37+ (24)
19USA Maya Madere26+ (9) | 26 (47)
20ITA Ilaria Scolaris26 (11) | 36 (28)
20CZE Tereza Siruckova26 (11) | 36 (28)
22FRA Hélène Janicot25+ (22) | 39 (12)
22INA Sukma Lintang Cahyani25+ (22) | 39 (12)
22JPN Natsumi Oda25+ (22) | 39 (12)
25AUT Julia Fiser26 (11) | 35+ (30)
26ISR Noa Shiran26 (11) | 35 (32)
26CZE Michaela Smetanova26 (11) | 35 (32)
26GER Roxana Wienand26 (11) | 35 (32)
29USA Adriene Akiko Clark25+ (22) | 38+ (17)
29JPN Ryu Nakagawa25+ (22) | 38+ (17)
31AUT Eva Maria Hammelmüller26 (11) | 30+ (43)
32USA Ella Fisher25+ (22) | 38 (21)
33SUI Liv Egli25+ (22) | 37+ (24)
33JPN Mei Kotake25+ (22) | 37+ (24)
35JPN Mashiro Kuzuu25+ (22) | 35+ (30)
36NED Lynn Van Der Meer21+ (49) | 38 (21)
37GER Martina Demmel25+ (22) | 34+ (35)
37CHN Zhilu Luo25+ (22) | 34+ (35)
37JPN Sana Ogura25+ (22) | 34+ (35)
37CHN Yali Wei25+ (22) | 34+ (35)
41CAN Cedar Pidgeon25+ (22) | 32 (40)
42BRA Anja Köhler25+ (22) | 31+ (41)
43CHN Xinwen Zhu25+ (22) | 27+ (46)
44CHN Zihan Huang25+ (22) | 25+ (48)
45KOR Jisu Choi25+ (22) | 24+ (49)
45AUS Emily Scott25+ (22) | 24+ (49)
47AUS Maya Stasiuk24+ (46) | 32+ (39)
48KAZ Margarita Agambayeva21+ (49) | 31+ (41)
49CHN Yajun Huang21+ (49) | 29 (44)
50SGP Vanessa Si Yinn Teng21+ (49) | 28+ (45)
51HKG Tseng-shun Wong24+ (46) | 24+ (49)
52CHN Yongshan Huang24 (48) | 24+ (49)
53SGP Natalie Goh Sihui21+ (49) | 24 (54)
54TPE Yun-shan Hsieh18+ (55) | 24+ (49)
55TPE Ting-chen Yao20+ (54) | 17+ (56)
56INA Nur Diatul Jannah18+ (55) | 21+ (55)
57CHN Jiaxuan Yang18+ (55) | 13+ (57)
58MAS Shareen Mohd Nasran15 (58) | 13+ (57)
59KSA Rowaida Alerwi13 (59) | 13+ (57)
60KSA Tahani Algouhi8 (60) | 4+ (60)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Les résultats complets des qualifications masculines

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato AnrakuTOP (1) | TOP (1)
1FRA Sam AvezouTOP (1) | TOP (1)
1FRA Max BertoneTOP (1) | TOP (1)
1ESP Alberto Ginés LópezTOP (1) | TOP (1)
1SLO Luka PotocarTOP (1) | TOP (1)
1GBR Toby RobertsTOP (1) | TOP (1)
1JPN Neo SuzukiTOP (1) | TOP (1)
1BEL Hannes Van DuysenTOP (1) | TOP (1)
1JPN Satone YoshidaTOP (1) | TOP (1)
10KOR Dohyun LeeTOP (1) | 37+ (20)
11CHN Yufei Pan41+ (12) | TOP (1)
11JPN Hiroto Shimizu41+ (12) | TOP (1)
11ITA Giorgio Tomatis41+ (12) | TOP (1)
14JPN Taisei HommaTOP (1) | 32+ (26)
15SUI Sascha Lehmann40+ (18) | TOP (1)
15ITA Giovanni Placci40+ (18) | TOP (1)
17GER Yannick Flohé40 (21) | TOP (1)
18SUI Nino Grünenfelder39+ (23) | TOP (1)
18GER Yannick Nagel39+ (23) | TOP (1)
20USA Jesse Grupper35+ (41) | TOP (1)
21JPN Shion Omata40+ (18) | 35+ (21)
22KOR Joonha Shin41+ (12) | 32 (29)
22SUI Jonas Utelli41+ (12) | 32 (29)
24ITA Filip Schenk30 (48) | TOP (1)
25BEL Ties Vancraeynest39+ (23) | 35+ (21)
26GER Philipp Martin41+ (12) | 25+ (49)
27KOR Hyunseung Noh39+ (23) | 32+ (26)
28CZE Martin Stranik39 (32) | 35 (24)
29GER Sebastian Halenke39+ (23) | 32 (29)
30AUT Stefan Scherz36 (40) | 35+ (21)
31GER Christoph Hanke39+ (23) | 30+ (33)
32INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang36+ (39) | 35 (24)
33CZE Lukas Mokrolusky40 (21) | 27 (45)
34CAN Victor Baudrand39+ (23) | 28+ (35)
34FRA Victor Guillermin39+ (23) | 28+ (35)
34CHI Joaquin Urrutia39+ (23) | 28+ (35)
37USA Declan Osgood38+ (33) | 31 (32)
38BEL Nicolas Collin38+ (33) | 30+ (33)
39GBR Samuel Butterworth29+ (49) | 32+ (26)
40THA Auswin Aueareechit37+ (35) | 28+ (35)
40USA Sergey Lakhno37+ (35) | 28+ (35)
42ROU Darius Râpă37 (38) | 28 (43)
43CZE Simon Potucek31+ (44) | 28+ (35)
43CHN Lihao Yang31+ (44) | 28+ (35)
45CHN Jinwei Yao30+ (47) | 28+ (35)
46CHN Yongchen Chen32+ (43) | 27+ (44)
47KOR Kibeom Kwon35+ (41) | 26+ (47)
48CZE Jan Stipek37+ (35) | 6 (61)
49INA Musauwir Musauwir31+ (44) | 22+ (51)
50MAS Qun Tao Ke28 (51) | 27 (45)
51SGP Luke Goh Wen Bin25 (54) | 26+ (47)
52GBR James Jenkins26 (52) | 22+ (51)
53LAT Edvards Gruzitis23+ (57) | 25+ (49)
54HKG Chi-fung Au25+ (53) | 21+ (53)
55CHN Yuanliang Ma28+ (50) | 11 (60)
56SGP Gerald Bayo Verosil24+ (56) | 21+ (53)
57CHN Jintao Luo23+ (57) | 21+ (53)
58KAZ Azat Maikotov23+ (57) | 20+ (57)
59CAN Ian Tan25 (54) | 6 (61)
60TPE Tzu-yu Chou6 (62) | 21+ (53)
61KSA Taher Alhaddad17+ (60) | 20 (58)
62KSA Yousef Fatani12+ (61) | 11+ (59)
Afficher uniquement les Français(es)Voir la suite du classement

Rendez-vous en demi-finale !

Les demi-finales auront lieu demain, avec un plateau relevé et de nombreux prétendants à la finale. Côté français, tous les espoirs sont permis avec Sam Avezou et Max Bertone en pleine forme, et Hélène Janicot qui peut créer la surprise.

Mais avant cela, place à la vitesse, dont les qualifications sont prévues aujourd’hui à 13h00 (heures françaises). L’épreuve promet du grand spectacle ; les meilleurs sprinteurs du circuit mondial ont déjà affirmer leur envie de battre le record du monde !

Vendredi 25 avril

13h00 – 14h30 : Qualifications vitesse hommes & femmes

Samedi 26 avril

9h00 : Demi-finale difficulté hommes & femmes
13h30 : Finale vitesse hommes & femmes

Dimanche 27 avril

13h00 : Finale difficulté femmes
14h30 : Finale difficulté hommes


Lire aussi

Coupe du Monde 2025 : nouveau round dès ce week-end à Wujiang !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté

Une ascension inattendue… et un nouveau grimpeur dans le 9A bloc !

25 Avr

En seulement cinq séances, Hamish McArthur a signé la première répétition de “Megatron” 9A, un monstre de 17 mouvements réputé pour sa brutalité physique. Au-delà de la performance, le Britannique partage une approche introspective et presque spirituelle de cet exploit, confirmant sa place parmi les meilleurs bloqueurs du monde.

C’est un exploit monumental que vient de réaliser Hamish McArthur dans l’Eldorado Canyon, au Colorado : le Britannique a réalisé la deuxième ascension de “Megatron”, un 9A bloc, libéré en 2022 par Shawn Raboutou.

Cinq séances. C’est tout ce qu’il a fallu à Hamish McArthur pour venir à bout de ce bloc, considéré comme l’un des plus durs de la planète. À titre de comparaison, Drew Ruana, l’un des Américains les plus forts de sa génération,  y a laissé plus de 100 sessions — et n’a toujours pas réussi à en venir à bout —, tout comme des grimpeurs de légende comme Daniel Woods ou Jimmy Webb, qui se sont avoués vaincus dans ce bloc. Un contraste qui souligne le niveau hallucinant atteint par Hamish !

© LouderThan11

“Megatron”, l’un des blocs les plus physiques de la planète

Découvert par Chad Greedy, qui lui donna le nom de son caméléon décédé, “Megatron” est une ligne qui a de quoi faire peur. La version debout (“Tron”, 8B+) avait été libérée en 2017 par Daniel Woods. Mais l’ajout du départ bas a transformé ce bloc en un défi titanesque : sept mouvements valant 8C, qui mènent sans repos à “Tron”, suivi de dix autres mouvements tous plus physiques les uns que les autres.

Shawn Raboutou avait fini par signer la première ascension de ce projet en 2022, juste après avoirenchaîné “Alphane”, un autre 9A bloc en Suisse.

© LouderThan11

L’entrée en scène d’Hamish

Hamish McArthur, que l’on connaît surtout pour son palmarès en compétition — notamment sa cinquième place aux Jeux de Paris 2024 —, semble avoir opéré un tournant radical dans sa carrière.

Depuis quelques mois, il enchaîne les performances en extérieur à travers l’Amérique du Nord, avec à son actif des blocs comme “Big Z” 8C+, “The Singularity” 8C, ou encore “Se7en” 8B+/C.

© Quinn Mason

Voilà qu’il fait maintenant son entrée dans le cercle très fermé du neuvième degré grâce à “Megatron”. Un run décisif lors de son neuvième essai du jour, dans un ultime effort au crépuscule d’une longue journée, comme il l’explique lui-même dans une publication poétique sur Instagram :

Soudain, je réapparais 17 mouvements au-dessus du sol, regarde autour de moi et essaie de comprendre comment j’en suis arrivé là. Je suis un peu confus, mais apparemment je viens de grimper “Megatron”, peut-être le bloc le plus dur du monde.

Un exploit qui marque les esprits

Si les cotations extrêmes font souvent débat, Drew Ruana, qui connaît chaque recoin de la ligne pour l’avoir travaillée pendant des mois, n’a pas hésité à comparer “Megatron” à “Return of the Sleepwalker” (le 9A de Daniel Woods), affirmant même que le bloc de Raboutou lui semblait un cran au-dessus.

Un tel jugement, associé à la rareté des répétitions, laisse peu de doutes : on est ici dans le très très haut du panier mondial.

© Quinn Mason

Avec cette réalisation, Hamish McArthur se positionne ainsi parmi les grimpeurs les plus complets de sa génération : capable d’exceller aussi bien sur les Coupes du Monde que sur le caillou.

Et comme souvent avec les exploits qui flirtent avec les limites, “Megatron” ne représente pas qu’un simple bloc pour le Britannique. C’est un terrain d’introspection, un miroir tendu vers soi-même, que McArthur résume en une formule aussi belle que mystérieuse :

Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’une esquisse, alors ressentez la présence de votre monde parfaitement contenue dans la présence de l’inconnaissable. Félicitations, vous êtes désormais la frontière entre l’effondrement et le déploiement de l’univers.


Lire aussi

Deux 9A bloc en moins de deux mois : la montée en puissance impressionnante de ce jeune grimpeur !

Voir l'article 1 Reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise
  • croix en falaise

Coupe du Monde 2025 : nouveau round dès ce week-end à Wujiang !

24 Avr

Une semaine à peine après l’ouverture de la saison à Keqiao, la Coupe du Monde d’escalade se poursuit en Chine avec une deuxième étape à Wujiang. Au programme ce week-end : la première manche des épreuves de difficulté et de vitesse.

Retrouvez dans cet article un tour d’horizon complet de la compétition : forces en présence, programme, infos pratiques et sélection française.


À peine le temps de reprendre son souffle ! Après une ouverture de saison explosive à Keqiao, le circuit international enchaîne déjà avec la deuxième étape de la Coupe du Monde 2025. Direction Wujiang, en Chine, où les meilleurs grimpeurs et grimpeuses de la planète se retrouveront du 25 au 27 avril pour un week-end placé sous le signe de la vitesse et de la difficulté !

Deux disciplines à l’honneur : vitesse et difficulté

Si Keqiao avait donné le coup d’envoi de la saison avec du bloc, Wujiang mettra cette fois-ci en lumière les deux autres discipline de notre sport : la vitesse et la difficulté. Une combinaison qui reflète parfaitement la richesse de l’escalade de compétition, désormais structurée autour de trois disciplines bien distinctes en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.

Et dans les deux formats, le plateau est royal. Champions olympiques, champions du monde, vainqueurs du classement général… de grands noms seront présents au Fenhu Cultural and Sports Center, pour trois jours de compétition qui s’annoncent intenses.

© IFSC

Sam Watson vise un nouveau record du monde !

Et si le record du monde de vitesse était battu ce week-end ? Tous les regards seront tournés vers le jeune prodige américain Sam Watson ce week-end. À seulement 19 ans, il ne cache pas ses ambitions : battre son propre record du monde, établi à 4,74 secondes lors des Jeux de Paris. D’ailleurs, il a récemment confié sur Instagram avoir déjà abaissé ce chrono à l’entraînement… À suivre de très près !

Mais la concurrence sera rude, avec notamment l’Indonésien Leonardo Veddriq, champion olympique en titre, et l’Italien Matteo Zurloni, sacré champion du monde en 2023, qui auront à cœur de briller à leur tour.

© IFSC

Chez les femmes, la Polonaise Aleksandra Miroslaw, championne olympique et détentrice du record du monde, remettra les compteurs à zéro et pourrait bien de nouveau repousser les limites du chrono !

© IFSC

Du côté de l’équipe de France, aucun grimpeur tricolore ne sera présent au départ de l’épreuve de vitesse. Chez les hommes, personne n’a réalisé les minimas décidé par la FFME cette année, qui impose de grimper sous les 5,10 secondes (Guillaume Moro, l’actuel leader de l’équipe de France, a grimpé en 5,11 secondes…).

Capucine Viglione et Manon Lebon, bien que sélectionnées, ont fait le choix de ne pas se rendre en Chine, Capucine pour se consacrer à ses études et Manon afin de mieux se préparer pour la suite de la saison.

Toby Roberts et Jessica Pilz en tête d’affiche en difficulté

Côté difficulté, on retrouvera l’une des stars des Jeux de Paris : le Britannique Toby Roberts, champion olympique du combiné et médaillé d’or à Wujiang en 2024, qui croisera de nouveau le fer avec son plus grand rival, le Japonais Sorato Anraku, médaillé d’argent à Paris. Un duel au sommet que les fans attendent avec impatience !

À noter également la présence de l’Espagnol Alberto Ginés López, champion olympique à Tokyo, qui a décidé de se spécialiser en difficulté, avec en ligne de mire une troisième participation aux Jeux dans trois ans.

© IFSC

Chez les femmes, l’absence de Janja Garnbret, double championne olympique, redistribuera les cartes. L’Autrichienne Jessica Pilz, lauréate du général l’an passé et médaillée de bronze aux JO, pourrait bien en profiter pour s’imposer une nouvelle fois.

Elle devra toutefois faire face à une relève très ambitieuse, avec notamment l’Américaine Annie Sanders (qui a remporté la médaille d’or à Keqiao le week-end dernier), la Japonaise Natsumi Oda, la Coréenne Chaehyun Seo ou encore l’Italienne Laura Rogora, qui a réalisé d’impressionnantes performances sur le rocher ses dernières semaines.

© IFSC

Côté tricolore, quatre grimpeurs représenteront la France dans l’épreuve de difficulté. Chez les femmes, Hélène Janicot, solide et expérimentée, aura à cœur de montrer qu’elle reste une valeur sûre du circuit.

Du côté masculin, Sam Avezou, Victor Guillermin et Max Bertone tenteront de faire briller le maillot bleu. Si Sam Avezou s’est déjà imposé comme un leader de l’équipe de France, Victor et Max incarnent quant à eux la nouvelle génération prometteuse, bien décidée à marquer les esprits dès ce début de saison.

L’Équipe de France de difficulté

Femmes Hommes
Hélène Janicot Sam Avezou
Victor Guillermin
Max Bertone

© IFSC

Le programme

Décalage horaire oblige, les épreuves auront lieu en début de journée en France. Voici donc le programme complet de la Coupe du Monde de Wujiang, heures françaises :

Vendredi 25 avril

3h00 – 9h00 : Qualifications difficulté hommes & femmes
13h00 – 14h30 : Qualifications vitesse hommes & femmes

Samedi 26 avril

9h00 : Demi-finale difficulté hommes & femmes
13h30 : Finale vitesse hommes & femmes

Dimanche 27 avril

13h00 : Finale difficulté femmes
14h30 : Finale difficulté hommes

© IFSC

Live

Comme les années précédentes, les fans de grimpe pourront suivre les épreuves de la Coupe du Monde sur les chaînes Warner Bros Discovery (WBD).

Les demi-finales et finales de chaque étape de Coupe du Monde et des Championnats du Monde seront diffusées en direct, sur Eurosport.

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
26-27 juillet Coupe du Monde Vitesse À définir
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)


Lire aussi

Prise de conscience, déclic, nouvelles ambitions : la renaissance d’Oriane Bertone ?

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers compétition
  • Coupes du monde
  • Difficulté
  • Vitesse

Fontainebleau, sacré meilleur rocher du monde par Adam Ondra !

24 Avr

Fontainebleau a beau être mondialement reconnu, entendre Adam Ondra l’élever au rang de meilleur rocher de la planète a de quoi faire vibrer la communauté. Car quand l’un des grimpeurs les plus forts du monde s’enthousiasme de la sorte, ce n’est pas anodin…

Retour sur ses mots et ses récents exploits au coeur de la forêt.


C’est une déclaration qui risque de faire vibrer tous les amoureux de la forêt : Adam Ondra vient de proclamer Bleau comme étant, selon lui, le meilleur rocher du monde. Un message fort, qui prend encore plus de poids lorsqu’elle vient de l’un des plus grands grimpeurs de tous les temps !

Sur Instagram, le Tchèque raconte son récent passage dans la forêt française, et partage son émerveillement face à ce grès si particulier :

Je sais que c’est une déclaration forte, mais je crois sincèrement que le grès de Fontainebleau est le meilleur rocher sur Terre.

© Petr Chodura

Ce qu’il admire ? La forme incroyable des prises, le grain parfait – à la fois adhérent sans être trop agressif pour la peau – mais surtout la variété infinie du site, qui stimule l’imagination et pousse à un style de grimpe ludique et créatif. Adam pousse même la comparaison plus loin :

Imaginez El Cap avec le grès de Bleau… Ce serait deux fois mieux à grimper !

Un clin d’œil amusé à la légendaire paroi du Yosemite, qu’il connaît bien pour y avoir notamment enchaîné le “Dawn Wall”, considéré comme la grande voie la plus dure du monde.

© Petr Chodura

Mais tout n’est pas rose non plus : le grès de Bleau est fragile, surtout par temps humide. Adam en appelle donc à la prudence et au respect du rocher :

Soyez beaucoup plus prudents qu’avec n’importe quel autre rocher !

Un séjour historique à Bleau

Le passage d’Adam Ondra à Bleau en février 2025 restera gravé dans les annales. En quelques jours seulement, le grimpeur tchèque a enchaîné des blocs d’exception, réalisant notamment l’ascension de « Soudain Seul » 9A, un bloc emblématique de la forêt ouvert par Simon Lorenzi. Cette réalisation marque le premier 9A bloc d’Ondra, et constitue son bloc le plus difficile à ce jour.

© Petr Chodura

Le lendemain de cette performance, il a enchaîné plusieurs blocs extrêmes dès son premier essai, dont « Ubik Assis » 8B, « La Ligne de Bête » 8B+ et “Imothep du Sol” 8B/+, démontrant une efficacité hors normes et une polyvalence impressionnante.

Au-delà de ces performances, Ondra s’est également attaqué à un projet mythique : « Imothep Assis », un possible 9A+ initié par Camille Coudert. Il n’a pas encore réussi à enchaîner cette ligne, mais à promis de revenir pour en découdre !


Lire aussi

Adam Ondra explose les standards à Bleau !

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise

Un pari entre légendes : Caldwell, Honnold et Trotter, trois papas à la conquête du 9a !

23 Avr

Ils ont marqué l’histoire de l’escalade, chacun à leur manière. Aujourd’hui, Tommy Caldwell, Alex Honnold et Sonnie Trotter se retrouvent autour d’un pari un peu fou : refranchir les portes du neuvième degré. Entre vie de famille, blessures et nostalgie des grandes ascensions, qui sera le premier à clipper le relais d’un 9a ?

Et si l’envie de repousser ses limites ne s’éteignait jamais, même après avoir marqué l’Histoire de l’escalade à mainte reprises ? C’est le pari un peu fou que se sont lancé trois figures emblématiques de la grimpe mondiale : Tommy Caldwell, Alex Honnold et Sonnie Trotter. Leur objectif ? Se mesurer à nouveau à une voie dans le neuvième degré. Le premier à y parvenir remporte la mise ! Un défi amical, entre vieux amis, mais qui prend une saveur particulière quand on connaît le passé – et le présent – de ces trois grimpeurs hors normes.

Trois papas, une même flamme

Tommy Caldwell, 46 ans, n’a plus besoin d’être présenté. Premier grimpeur à avoir conquis le “Dawn Wall”, auteur du record de vitesse sur “The Nose”, pionnier de la grimpe en grande voie… Mais depuis quelques années, l’Américain s’était fait plus discret. Installé en Californie avec sa famille, il a même dû faire face à une lourde blessure en 2022 : une rupture totale du tendon d’Achille après une chute dans le Yosemite.

Alex Honnold, 39 ans, reste mondialement connu pour ses ascensions en solo intégral, notamment celle de “Freerider” sur El Capitan, immortalisée dans le documentaire Free Solo.

Quant au Canadien Sonnie Trotter, 45 ans, il reste l’un des plus fins techniciens de sa génération, récemment revenu sur le devant de la scène avec l’enchaînement de “Spirit Quest” 9a à Squamish l’été dernier.

Tous les trois ont en commun d’être aujourd’hui pères de famille, avec des emplois du temps bien remplis. Mais ils n’ont rien perdu de leur passion pour la grimpe, ni de leur sens de l’humour. D’où cette idée d’un “Gentlemen’s Race to 9a” : une course amicale au premier qui parviendra à enchaîner un 9a.

Un pari lancé en Alaska

Tout a commencé lors d’un trip en Alaska, où Caldwell, Honnold et Trotter ont renoué avec l’aventure entre amis. C’est là, au détour d’un bivouac, qu’est née l’idée d’un défi un peu absurde mais terriblement motivant : remettre les compteurs à zéro et tenter de regrimper un 9a.

L’an dernier, c’est Sonnie Trotter qui a dégainé le premier en cochant “Spirit Quest” à Squamish. Mais la course est loin d’être terminée, puisque le Canadien ne compte pas s’arrêter là ; il a déjà une nouvelle voie dans le neuvième degré en tête.

Piqué au jeu, Tommy Caldwell a lui aussi décidé de mettre les bouchées double pour repartir à la conquête du neuvième degré. Et il a trouvé son projet : “Empath” 9a, une ligne ouverte par Carlo Traversi en 2020, située à Tahoe, non loin de chez lui. Une voie réputée pour ses mouvements complexes et son intensité, déjà validée par des pointures comme Daniel Woods, Jimmy Webb et Ethan Pringle.

Mais concilier vie de famille et entraînement pour une voie de ce niveau n’est pas une mince affaire : « Je veux pouvoir emmener mes enfants à l’école le matin et les coucher le soir. Réussir à faire ça tout en bossant un 9a, ce n’est pas simple », confie Caldwell.

Une série documentaire à suivre

Pour documenter cette aventure, une série YouTube produite par Edelrid suit Tommy Caldwell dans sa tentative de retour au 9a. Le premier épisode est d’ores et déjà en ligne, offrant un regard sincère sur la réalité d’un grimpeur légendaire qui remet le pied à l’étrier, avec humilité et détermination.

Alors, qui sera le prochain à cocher un 9a ? Honnold, de son côté, reste discret mais n’a certainement pas dit son dernier mot. Une chose est sûre : au-delà du défi, c’est une belle leçon d’amitié, de passion et de persévérance que nous livrent ces trois grimpeurs, plus inspirants que jamais !

Regarder le premier épisode :


Lire aussi

Alex Honnold s’offre un solo intégral de 450 mètres à vue (en un temps record !)

Voir l'article Leave a reply

Catégories :

  • # Actualités PG
  • # Univers Falaise