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Author Archives: Charles Loury

TBA4 : Le show ultime de cette fin d’année revient en novembre !

22 Oct

Le Team Boulder Arena revient pour une 4ᵉ édition explosive ! Rendez-vous le 15 novembre 2025 à Climbing District – Buttes Chaumont (Paris) pour vivre l’événement bloc le plus intense et le plus immersif de la saison.

Entre compétition au concept unique, performances de dingue, musique et ambiance survoltée, le TBA s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable: un savant mélange de grimpe et de spectacle qui rassemble toute une communauté.

Un format unique : la grimpe en binôme

Le TBA n’est pas une compétition comme les autres. Ici, on grimpe en duo — entre amis, partenaires d’entraînement ou athlètes pro.
Durant les qualifications, chaque binôme, qu’il soit amateur ou professionnel, s’élance sur un circuit de 20 blocs en élimination directe, sans temps mort, avec 4 minutes par bloc. Chaque essai compte, chaque mouvement peut être décisif. Si un bloc n’est pas réalisé par au moins l’un des membres du binôme, les qualifications s’arrêtent là pour l’équipe. Vous l’aurez compris, nous sommes sur un format ultra intense, pensé pour faire monter la pression dès les qualifications.

© Baptiste Henry

À l’issue de cette phase qualificative, les 5 meilleures équipes féminines et les 5 meilleures équipes masculines décrochent leur place pour la grande finale : quatre blocs, une salle en transe, des lumières, du son, et une tension à couper le souffle. Un seul mot d’ordre : tout donner.

Une ambiance immersive survitaminée

Au TBA, la proximité entre les grimpeurs et le public crée une tension unique. Les spectateurs sont au plus près des blocs, la musique et la lumière rythment chaque tentative : une atmosphère immersive inspirée du concept des soirées “Boiler Room”, où le public et les artistes ne font plus qu’un. Le résultat ? Un show intense et vibrant, où chaque mouvement devient un moment unique.

Pour celles et ceux qui n’auront pas la chance d’être sur place, des watch parties sont prévues à Paris Bastille, Londres et Milan, avec retransmission en direct, animations, lots à gagner et ambiance garantie. Et bien sûr, un live streaming sera disponible sur de nombreuses plateformes pour suivre le show depuis chez vous, on vous dira tout sur Planetgrimpe qui est partenaire de l’événement.

© Marvin Gourdol / @_marv1_

Le programme du TBA4

Jeudi 13 & Vendredi 14 novembre – Pros only

Le TBA, ce n’est pas qu’une simple compétition : c’est une expérience complète autour de la grimpe.
Les athlètes pros ouvriront le bal avec une session à Fontainebleau en compagnie de Jacky Godoffe et Christophe Laumone, avant de poursuivre à Paris pour une parenthèse détente et cohésion d’équipe.

L’équipe de PlanetGrimpe sera sur place pour vous faire vivre ces moments uniques aux côtés de grimpeurs de renom. Et pour cause : près de 20 nationalités seront représentées, avec plusieurs poids lourds de la scène mondiale qui feront le déplacement. Mais gardons un peu de mystère… on vous en dira plus très bientôt !

Samedi 15 novembre – Ouvert à tous

Place au cœur de la compétition !

  • 07h30 – 17h00 : Qualifications (130 équipes attendues)

Avec en +:

Recovery zone (kiné, massages, cryo)
Ateliers upcycling et test matos
Séances de dédicaces, shop et rencontres avec les athlètes

L’accès aux qualifications est en accès libre et gratuit, mais n’imaginez pas venir uniquement pour encourager les athlètes sur les blocs… La journée sera très festive, avec un très beau village de marques, de nombreux ateliers, des présentations de produits, des dédicaces avec les athlètes pro, … autant vous dire que vous ne serez pas déçu du voyage !

  • 18h15 – 22h15 : Finales femmes & hommes

Ambiance incandescente, places limitées à 600 spectateurs
Watch Parties à Paris, Londres et Milan

Pour les finales, les places sont limitées à 600 spectateurs, et prochainement de nouveaux billets seront mis en vente sur teamboulderarena.org, soyez attentifs !

  • 23h00 – 02h00 : After party au Wanted, juste en face de la salle, avec les compétiteurs !

Dimanche 16 novembre – Le retour au calme (ou presque)

  • 09h00 – 13h00 : Masterclass et brunch avec les athlètes pros
  • Séances sur les blocs de qualifs et de finales, en immersion totale

© Marvin Gourdol / @_marv1_

L’esprit TBA : performance, partage et adrénaline

Ce qui rend le TBA unique, c’est son esprit communautaire. Dans un espace restreint où grimpeurs, spectateurs et ouvreurs se mêlent, la frontière entre show et compétition s’efface. Et malgré son intensité (un seul bloc raté peut tout faire basculer !), le TBA reste ouvert à tous, offrant aux amateurs la chance de se mesurer aux pros dans une ambiance inoubliable.

Le TBA4, c’est donc bien plus qu’une simple compétition. C’est une véritable expérience. Une fête du bloc. Un moment à vivre. On ne pourrait que vous conseiller de rester connectés sur teamboulderarena.org et sur PlanetGrimpe pour toutes les prochaines infos à venir…

Arc’Teryx, partenaire privilégié de Climbing District

S’il y a bien un partenaire à citer, c’est Arc’teryx. Depuis plusieurs années, la marque canadienne collabore étroitement avec Climbing District sur de nombreux projets. Les deux entités partagent une même vision : celle d’une grimpe exigeante, esthétique et immersive. Une alliance naturelle donc, pour offrir au public du TBA4 une expérience à la hauteur de l’événement.

Les podiums du TBA3

Femmes

1- Chloé Caulier & Staja Gejo
2- Selma Mimoune & Lily Abriat
3- Cloé Coscoy & Brooke Raboutou

Hommes

1- Paul Jenft & Mejdi Schalk
2- Sam Avezou & Léo Avezou
3- Manu Cornu & Mickael Mawem

 

Alors qui succèdera aux vainqueurs de l’année dernière ? Réponse le 15 novembre !

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Camille Pouget flash un 8b+ à Têtard Park : “Je n’étais même pas censée aller en falaise ce jour-là !”

20 Oct

Un 8b+ flash, sans échauffement, après une séance de Kilter, et alors qu’elle n’avait même pas prévu d’aller grimper dehors ? C’est pourtant ce qu’a réalisé Camille Pouget à Têtard Park, près de Grenoble. Récit d’une journée totalement imprévue devenue un beau moment de grimpe pour la grimpeuse de l’équipe de France.

“De base, ce n’était même pas prévu que j’aille en falaise…”

Tout commence comme une journée d’entraînement tout à fait classique. Camille devait initialement faire de la difficulté en salle, à Espace Vertical. Mais faute de partenaire, les plans changent à la dernière minute.

Le matin, j’avais une double séance à faire. Donc je suis allée grimper à la salle Au Perchoir, à vingt minutes de la falaise, pour une bonne séance de Kilter bien physique. Deux heures et demie de force, avec mon coach.” Pendant que ses amis décident de partir grimper dehors, Camille termine sa séance en solo avant de les rejoindre.

Je n’avais pas prévu d’y aller, mais comme je n’avais trouvé personne pour grimper en salle, je me suis dit : allez, je vais avec eux, ça fera ma séance de diff !”

Une arrivée improvisée… et une voie de rêve

Quand elle arrive à Têtard Park, ses potes — dont Louison Burtin, Erwan Rucay et son coach Mike Fuselier — sont déjà dans une voie en 8b+, “Pavillon 36. Intriguée, Camille décide de s’y mettre à son tour, sans échauffement et sans se douter de ce qui l’attend.

La voie s’appelle Pavillon 36, c’est une voie assez courte, avec un crux en bas à base de contre-pointe au-dessus de la tête. Très atypique et marrant à grimper !” Elle enfile son baudrier, chausse ses chaussons, et se lance, simplement pour “caler les moves”.

Je pars dans la voie en leur demandant de me flasher les mouvements jusqu’à ce que je me sente trop cramée. Je me dis alors que j’irais caler la suite après chaque repos. Pour être honnête, le crux en bas étant bien retord, j’étais à deux doigts de demander sec à la deuxième dégaine” Mais la grimpeuse s’accroche, réussit les premiers pas clés… et continue.

© Timothée Nitschke

“Et de fil en aiguille, je ne suis pas tombée…”

Les copains au sol la guident, lui décrivent les sections suivantes au fur et à mesure.

Comme c’est une voie à sections, à chaque repos ils me flashaient la suite. Et à un moment, je me rends compte que je ne suis plus très loin du relais. Je me dis : bon, Camille, franchement, tu peux la faire !” Et c’est exactement ce qu’elle fait. Sans chute, sans préparation, sans échauffement.

De fil en aiguille, je ne suis pas tombée, et j’ai fait la croix. Vraiment sans m’y attendre. C’était hyper imprévisible et hyper marrant à vivre.” Résultat : un 8b+ flash, dans des conditions que beaucoup qualifieraient de tout sauf optimales.

Entre spontanéité et performance

Après coup, Camille réalise la portée de cette réussite :

Je m’entraîne souvent à grimper sous la pression grâce à la compèt’, donc le fait de ne rien attendre n’a pas trop changé mon mindset. Mais repartir avec un flash, sans y penser, c’était une joie différente. C’était délicieux comme moment 🙂

Physiquement, elle se sentait solide, notamment grâce à la préparation des championnats du monde : “Même si le résultat n’a pas été celui que j’espérais sur le championnat du monde, j’ai clairement gagné en niveau. Et la voie était dans mon style. Sans oublier que les copains m’ont flashé la voie aux petits oignons, ça aide !

Une grimpeuse en transition

Cette journée symbolise aussi une période de réflexion pour la grimpeuse de l’équipe de France, qui cherche à redéfinir sa manière d’aborder l’entraînement.

Depuis quelques années, j’essaie d’être plus organisée pour être performante. Du coup, j’avais un peu perdu le goût de l’imprévu. Ce jour-là, au début, j’étais même pas très contente d’aller en falaise parce que je ne voulais pas perturber ma planif d’entraînement.”

Mais cette réussite la pousse à envisager les choses autrement :

Je réfléchis à être plus flexible, à redonner plus de place à la falaise. Ça colle mieux à ma manière naturelle de fonctionner, un peu plus freestyle et adaptable.

© Timothée Nitschke

Fière, mais pas transcendée

Quand j’ai clippé le relais, j’étais très contente ! Un peu surprise aussi, je ne me suis pas rendue compte tout de suite que c’était ma meilleure perf flash en falaise (même si je sais que ce n’est pas un 8b+ réputé pour être très dur). Après, j’ai juste partagé la fin de la journée tranquille avec les copains, comme après un bon entraînement.” Une approche humble, presque décontractée, qui résume bien l’état d’esprit de Camille : “Le fait que ce soit inattendu rend la réussite plus légère. Je suis fière, mais pas transcendée. Je crois que c’est mon côté compétitrice : j’associe la récompense au travail de fond plutôt qu’à la perf pure. Mais c’était vraiment un super moment.

Une page qui s’ouvre

Cette croix surprise pourrait bien être le point de départ d’une nouvelle dynamique : “Je pense faire un peu plus de falaise à l’avenir, et peut-être m’entraîner un peu moins… mais mieux ! Avec plus de diversité et de plaisir.”

Et pour la petite anecdote ?

C’est la seule voie que j’ai faite sur cette falaise ! Après, j’ai essayé un 8c, mais j’ai abandonné, c’était trop bizarre. Donc voilà : j’ai fait le 8b+, flash, et je suis rentrée !” Une journée comme on en rêve : sans plan, sans attente… mais avec un 8b+ flash à la clé.

 

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Crux : La première marque de nutrition dédiée à l’escalade

15 Oct

Alors que l’escalade connaît un essor sans commune mesure, une nouvelle marque se lance sur le marché de la nutrition dédiée à la grimpe. Son petit nom? Crux. Fabriqué en France et pensé pour répondre aux besoins énergétiques des grimpeurs, Crux compte bien s’implanter dans le milieu et se différencier des propositions actuelles par des recettes ultra saines et réfléchies pour correspondre parfaitement aux attentes des grimpeurs.

Ainsi est le projet de Crux, porté par deux jeunes entrepreneurs que nous avons eu la chance de rencontrer lors du salon de l’escalade 2025 qui se tenait à Paris.

Margaux et Valentin, de grimpeurs à entrepreneurs

Lors de notre rencontre avec Margaux Leroy et Valentin Decarnin, les créateurs de cette nouvelle marque qui va bientôt débarquer sur le marché, nous nous sommes intéressés à leur histoire, et on vous la raconte…

Margaux vient du nord de la France et a découvert l’escalade sur le tard, lors de ses études à Pau: “dans notre cycle universitaire, on nous imposait une pratique sportive et du coup, moi, je me suis dit, tiens, l’escalade,  je ne connais pas.” Bien qu’elle n’ait pas grandi dans une région où l’escalade est reine à la base, Margaux est rapidement tombée amoureuse de ce sport. Cette passion s’est ensuite intensifiée à Bordeaux, où elle rencontrera Valentin dans l’école d’ingénieur (ENSMAC) qu’ils fréquentaient. Aujourd’hui, elle pratique très régulièrement et combine à la perfection sa passion pour l’escalade avec son expertise en agroalimentaire.

Valentin, quant à lui, est originaire de Nantes. Il débute l’escalade à 15 ans, au lycée, avec une option prise pour le bac. Il accroche lui aussi complètement avec ce sport et se fera même séduire par quelques compétitions de difficulté. Il participera également à l’émission Ninja Warrior en France et au Japon. En parallèle, il partira lui aussi sur Bordeaux dans le domaine de l’agroalimentaire, à l’ENSMAC, avant de travailler en recherche-développement pour des entreprises comme Brioche Pasquier.

Valentin Decarnin à gauche, Margaux Leroy à droite

Rapidement, l’envie de créer un projet perso, 100 % maîtrisé et en lien avec leurs passions, a germé. L’aventure Crux  débute alors.

Cette aventure, c’est avant tout le fruit d’une double expertise : leur amour pour l’escalade et leur formation en agroalimentaire. Après quelques recherches, ils constatent un manque de produits qualitatifs adaptés aux besoins nutritionnels des grimpeurs, contrairement à d’autres sports comme le trail ou le cyclisme. Leur projet vise alors à créer des barres énergétiques naturelles, sans additifs, bio et adaptées aux valeurs des grimpeurs.

On est ingénieur en recherche-développement agroalimentaire donc on pouvait faire les recettes qu’on avait envie, c’est ça qui est vraiment incroyable. | Valentin Decarnin, Crux 

Dès lors, c’est toute une démarche qui se met en route:

  • Création des recettes et des packagings.
  • Attention particulière au sourcing des ingrédients.
  • Volonté de proposer des produits sains, innovants, gourmands et accessibles à tous les grimpeurs.
  • Démarchage des salles, des partenaires commerciaux et des grimpeurs pour tenter de convaincre le petit monde de l’escalade.

Barre protéinée Crux cacahuète

Leur aventure, bien que passionnante, a bien évidemment été jalonnée d’imprévus comme pout tout entrepreneur, mais c’est avec la furieuse envie de réussir qu’ils s’engagent pleinement dans ce projet depuis septembre 2024. Crux reflète aujourd’hui leur vision commune et leur envie d’innover dans le domaine de la nutrition pour grimpeurs.

On a vu qu’il n’y avait pas grand chose adapté aux grimpeurs. Même nous, dans notre vie de tous les jours, on ne savait pas trop quoi manger à chaque fois en sortant de l’école, en sortant du travail avant d’aller grimper. Ce que je dis souvent, c’est que j’en avais marre de manger des bananes tous les soirs et puis les biscuits sucrés, au bout d’un moment, ça va deux minutes quoi. | Valentin Decarnin, Crux 

Une R&D (recherche et développement) ambitieuse et efficace

Créer des barres dédiées pour grimpeurs, oui, mais pas n’importe comment. Les défis rencontrés en recherche et développement ont été nombreux pour créer des produits de très haute qualité, notamment sur le plan nutritionnel. L’objectif pour Valentin et Margaux était de répondre à des critères exigeants: figurer dans les 10 % des meilleurs produits en termes de taux de protéines et dans les 10 % les plus faibles en termes de taux de sucre. Un gros travail a également été fait sur les saveurs (sans aucun arôme ajouté) et sur la texture pour la mâche.

Pour y parvenir, on a du faire de nombreux essais dans notre petit laboratoire maison presque professionnel. On était bien équipé en matériel de pâtisserie et autres appareils divers. | Margaux Leroy, Crux 

Pour relever le défi, ils ont largement profité de leur connaissances d’ingénieur en agroalimentaire et de leurs contacts pour accéder à des ingrédients spécialisés souvent inaccessibles au grand public.

Côté industrialisation, les deux entrepreneurs travaillent avec des sous-traitants qui produisent les barres pour eux afin de limiter les investissements qui deviendraient rapidement  colossaux si tout se faisait en interne. Valentin insiste sur le fait que tout est fabriqué en France, pas des entreprises très qualitatives.

À chaque fois qu’on aura des choix à faire, on fera avant tout le choix de la qualité, c’est vraiment notre vision des choses. | Valentin Decarnin, Crux

Des barres qui ne sont pas uniquement dédiées à l’élite mais bien à tous les sportifs et gourmands

Quand on aborde le sujet de la cible des produits avec Valentin et Margaux, la réponse est sans détour:  “les barres énergétiques et protéinées, sont conçus pour s’adresser à tous les grimpeurs, du débutant au professionnel“.

Les fondateurs de Crux insistent sur l’accessibilité de leurs produits, en démontrant qu’ils ne sont pas réservés à une élite sportive, mais conviennent à tous, y compris aux débutants. Dans la même veine, ils souhaitent également s’encrer dans une approche éducative auprès du public, et notamment sur l’importance de la nutrition, tout en rendant leur démarche compréhensible et attractive.

Le packaging des barres énergétiques reflète cet aspect inclusif avec des codes couleurs représentant les différentes saveurs et des références aux niveaux d’escalade (par exemple, 5C ou 8B). “Ce concept ludique renforce l’attrait des produits et leur lien avec le monde de l’escalade. On a voulu, en plus des barres elles-mêmes, réaliser un gros travail sur le packaging pour que l’expérience utilisateur soit totale” nous confie Margaux.

Pour les barres protéinées le concept a été de mettre en avant des sites mythiques sur le packaging, et on peut y voir par exemple Margalef ou encore le Yosemite.

Les barres protéinées Crux

Riches en protéines avec une composition très faible en sucre, les barres protéinées sont idéales en fin de séance pour favoriser la récupération. Ultra croustillantes et sans arôme ajouté, elles deviendront rapidement un allié de choix après votre entraînement ou votre journée en falaise. Deux barres composent cette gamme: Noisette-Chocolat et Cacahuète-Chocolat.

Les barres énergétiques Crux

3 barres différentes composent la gamme des barres énergétiques: Citron-Amandes, Framboises-Noix du Brésil et enfin Cacao-Vanille. Ces barres sont plutôt destinées pour faire le plein d’énergie avant voire pendant la séance en cas de coup de mou. Elles seront  également idéales pour vous accompagner en grande voie ! Enfin, rappelons que ces barres énergétiques sont issues de l’agriculture biologique !

Une campagne de financement pour le lancement de la marque

Dans le cadre du lancement de la marque, Valentin Decarnin et Margaux Leroy font appel à vous et lancent une campagne de financement. Les ambitions sont grandes pour cette jeune marque que vous risquez rapidement de retrouver dans les salles d’escalade et autres shops spécialisés, et on vous invite à faire une pré-commande pour tester les produits, vous nous en direz des nouvelles !

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Aventures sans voiture : le topo qui invite les grimpeur·ses à repenser leur approche de l’escalade

13 Oct

Et si la véritable aventure commençait avant même d’enfiler ses chaussons ? C’est le pari un peu fou de Florian Garibal, auteur du topo Aventures sans voiture – Escalades depuis Grenoble. Un ouvrage hybride entre topo, carnet d’aventure et manifeste pour une pratique plus douce, plus consciente, mais toujours aussi passionnée.

De l’écran aux falaises : une belle reconversion

À 30 ans, Florian Garibal a déjà eu plusieurs vies. Toulousain d’origine et Grenoblois d’adoption depuis quatre ans, il vient du monde de la tech : “Sorti d’un IUT info puis de l’ENSEEIHT, j’ai eu la chance de travailler sur trois projets entrepreneuriaux… qui m’ont finalement vacciné du modèle très capitaliste des startups où levée de fond et greenwashing sont rois.” Ce besoin de sens le pousse à passer son diplôme d’État d’escalade, qu’il termine cette année : une reconversion guidée par la passion, l’envie de transmission et la conviction qu’un autre rapport à la montagne est possible.

C’est d’abord au collège, au club du TAG de Tournefeuille, que Florian découvre l’escalade, sans pour autant tomber immédiatement amoureux de la discipline. “Ce n’est qu’en 2017, avec l’arrivée des salles de bloc, que j’ai vraiment accroché.” Depuis, la grimpe a pris une très grande place dans son quotidien : falaise, grande voie, trad, bloc…

Je touche à tout sans jamais devenir monomaniaque d’une pratique !” Cette curiosité, cette envie de diversité, se retrouvent aujourd’hui dans son topo.

 Mobilité douce : une révélation grenobloise

Son arrivée à Grenoble marque un tournant. “Je voulais me rapprocher des montagnes et éviter les 3h de route par jour nécessaires pour grimper depuis Toulouse.” Là, il découvre qu’il peut partir grimper… sans voiture. “S’en suivent pas mal d’aventures à la journée ou sur plusieurs jours, où je teste différents itinéraires. Désormais, j’essaie de faire un maximum en mobilité douce, même si parfois le contexte ne s’y prête pas.

De ces expériences naît un blog, La Crèmerie, où il partage de nombreux récits d’aventure sans voiture. Rapidement, l’idée d’un livre/topo s’impose :

Les copain·es me demandaient toujours : t’as pris quel bus ? C’était long à vélo ? Comment tu fais avec les sacoches ?” Quand son entrée en formation pour le DE lui demande de porter un projet “structurant pour la discipline”, l’occasion est toute trouvée. Avec Fanny, aquarelliste et compagne de longue date, il se lance dans la création de ce topo unique.

Sublime vue sur les falaises de Presles depuis le retour à vélo des Cournourses

Un topo comme aucun autre

Aventures sans voiture” n’est pas un topo comme les autres. Il propose une sélection d’itinéraires contraints par une règle simple mais forte : tous doivent être accessibles sans voiture.

Je ne voulais pas proposer des itinéraires élitistes. L’idée était de rendre cette approche accessible, donc de dénicher des secteurs avec le moins d’effort possible, tout en offrant une répartition large de cotations, du 4 au 8a+, avec des secteur équipé comme en trad.

Le résultat ? 400 pages mêlant conseils pratiques, réflexions sur la mobilité et plus de 80 aquarelles originales signées Fanny. Un projet colossal porté par la passion, mais qui reste un véritable défi financier : si plus de 10 000 € ont déjà été réunis grâce à la mobilisation des grimpeur·ses, il manque encore environ 7 000 € pour concrétiser l’impression du topo. Une belle occasion pour chacun·e de contribuer à un projet qui redonne du sens à notre façon de consommer l’escalade.

Militant, auteur, grimpeur : trois casquettes pour un seul projet

Florian assume le triple rôle :

Au-delà d’un “simple” topo, c’est un guide qui explique comment partir en mobilité douce, pourquoi le faire, et quelles réflexions sociétales se cachent derrière.” Sans jamais donner de leçons, il invite à rêver d’une autre manière de grimper, plus cohérente avec les enjeux actuels.

C’est une façon de rendre désirable une pratique durable, et de montrer qu’on peut continuer à grimper dehors sans tout détruire autour.

L’aventure commence avant la voie

Pour Florian, la mobilité douce ne se résume pas à un geste écologique : elle redonne tout son sens au mot aventure. “Partir à vélo, bus ou train, c’est redécouvrir un territoire, partager des moments intenses avec ses ami·es, rencontrer des gens, observer des paysages qu’on ne voit jamais depuis une voiture.

Il se souvient d’une sortie dans le Vercors :

En montant à vélo, on a croisé un renard, des marmottes, des chevaux de trait… La journée était déjà superbe avant même de poser les mains sur le rocher.” Pour lui, c’est simple : l’approche fait partie de l’expérience.

Partir en mobilité douce, c’est augmenter le temps d’aventure et les souvenirs forts créés avec ses ami·es. Et ça, ça n’a pas de prix !

Grenoble, un terrain de jeu idéal

Difficile de rêver meilleur laboratoire que Grenoble pour expérimenter cette approche. Entre Chartreuse, Belledonne et le Vercors, la capitale des Alpes offre une diversité rare.

Florian vous a sélectionné trois secteurs coups de cœur accessibles sans voiture :

  • Le plateau des Petites Roches, connu pour son calcaire d’exception et ses grandes voies.
  • Chamrousse, un super spot sur gneiss et gabbro, parfait en mi-saison, largement faisable à la journée grâce au bus et au télécabine.
  • Le Gerbier, les Agnelons ou les Rochers de l’Ours, dans le Vercors : un gisement de pépites sur calcaire gris, faisables à la journée avec un peu de vélo.

Une belle invitation à (re)découvrir son propre territoire autrement.

Les aquarelles de Fanny subliment les paysages, la faune et la flore

Changer nos imaginaires de la performance

L’ouvrage pousse également la réflexion sur notre rapport à la performance, en évoquant la notion d’éco-point, chère à Éline Le Menestrel, Lena Müller et bien d’autres.

Redéfinir la performance en intégrant l’approche me paraît essentiel. Nous ne pouvons plus valoriser des performances déconnectées de la réalité climatique.

Mais il nuance :

Cette approche n’est pas possible partout, ni pour tout le monde. Ce qu’il faut, c’est créer un nouvel imaginaire collectif où la mobilité douce devient désirable, et où les médias et les marques valorisent ces initiatives.

Un rapport au temps profondément transformé

Ce projet a également transformé le rapport de Florian à sa pratique : “Fini la consommation pure de l’escalade. Le plus gros changement, c’est mon rapport au temps.

Il poursuit : “J’ai compris que tout le monde a le même temps, et que seuls nos choix déterminent comment on l’occupe.

Ralentir, observer, s’émerveiller : “Partir différemment m’a permis de redécouvrir des choses que je considérais avant comme de simples détails : un lever de soleil, un arbre majestueux, un renard au détour d’un sentier.” Une philosophie simple mais puissante : grimper autrement, c’est aussi vivre autrement.

Un topo à la croisée des chemins

Entre réflexion, inspiration et itinéraires concrets, Aventures sans voiture propose une autre façon d’aimer l’escalade : plus lente, plus consciente, sans mettre la passion de côté. Un ouvrage qui tombe à point nommé pour les grimpeur·ses d’aujourd’hui — celles et ceux qui cherchent à concilier performance, plaisir et respect de l’environnement.

Pour les plus curieux, le duo présentera le topo sur plusieurs événements phares : les Rencontres Ciné Montagne, le Festival du Film d’Autrans, ou encore le Salon de l’Escalade à Paris. De beaux moments d’échange en perspective, pour continuer à semer l’idée d’une grimpe plus consciente et accessible.

Et après ?

L’aventure ne s’arrête pas là.

Notre rêve serait de voir émerger plusieurs livres Aventures sans voiture dans les librairies et magasins spécialisés. Que ce soit pour d’autres villes, d’autres sports ou d’autres pratiques, tout est possible !

Florian et Fanny lancent d’ailleurs un appel : “Si vous souhaitez créer un guide dans votre région, contactez-nous sur aventures-sans-voiture.fr.” Une belle invitation à prolonger le mouvement et à inspirer d’autres grimpeur·ses à franchir, à leur tour, le pas.

 

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Alex Honnold se lance dans l’ascension en live et en solo d’un gratte-ciel en 2026 : quand l’exploit flirte avec le show

08 Oct

L’icône du solo intégral s’apprête à repousser encore les limites : Alex Honnold prévoit de gravir, sans corde ni aucune protection, l’un des plus hauts gratte-ciel du monde, le Taipei 101 (508 m), à Taïwan. Un énorme défi, retransmis en direct sur Netflix sous le nom de Skyscraper Live.

Un projet fascinant… mais qui interroge aussi sur la frontière entre exploit sportif et mise en scène médiatique — une réflexion que nous ne pouvons ignorer, surtout après avoir récemment relayé la vidéo de Domen Škofic grimpant sur un planeur lancé à 100 km/h dans une production signée Red Bull, sans forcément avoir prise le temps d’aborder cette dimension.

Il ne s’agit pas ici de jeter la pierre à ces initiatives — nous sommes d’ailleurs souvent les premiers à en parler — ni à leurs auteurs, mais bien de nous interroger collectivement, grimpeurs, médias, sponsors et passionnés, sur ce que ces nouveaux formats racontent de notre sport, de ses valeurs et de sa relation au spectacle. Une évolution à saluer ou à questionner ? La réponse, sans doute, se trouve quelque part entre les deux.

Un solo de grande envergure

Après avoir dompté le granite d’El Capitan en solo intégral, Alex Honnold s’attaque à un tout autre univers : le béton, le verre et l’acier. Son objectif : le Taipei 101, un monstre d’architecture qui culmine à plus de 500 mètres, avec des façades vitrées, des arêtes métalliques et des changements d’angle redoutables.

Selon nos confrères de chez Gripped, l’ascension serait découpée en plusieurs sections, avec quelques zones de repos tous les huit étages — des “repos” relatifs, suspendus à des dizaines de mètres au-dessus du vide.

Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agira d’une première : jamais un grimpeur n’a tenté en solo un gratte-ciel dans un cadre aussi officiel et médiatisé.

Quand le solo devient spectacle

Cette fois, pas de tournage discret depuis le sol : Skyscraper Live sera diffusé en direct, avec drones, caméras embarquées, régie, bande-son et commentaires en temps réel. Un mélange entre performance extrême et grand show télévisé.

Et c’est là que la question se pose : jusqu’où l’exploit reste-t-il authentique quand il devient spectacle ? Le solo se transforme ici en un événement scénarisé, pensé pour créer de l’émotion, du suspense et de l’audience. Un changement de dimension… et peut-être de sens.

© COREY RICH

D’autres ont déjà défié les gratte-ciel

Honnold n’est bien évidemment pas le premier à grimper en solo intégral au cœur des villes. Avant lui, Alain Robert, notre “Spider-Man” français, a marqué l’histoire avec ses ascensions urbaines spectaculaires : la Tour Eiffel, les tours Petronas à Kuala Lumpur, la Tour Total à La Défense, ou encore la Burj Khalifa à Dubaï (828 m). La plupart de ses projets étaient réalisés sans autorisation, souvent sans encadrement ni moyens techniques de secours.

D’autres grimpeurs urbains, plus ou moins anonymes, notamment à Dubaï, Paris ou Hong Kong, publient régulièrement des vidéos de solo urbain sur des tour toujours plus hautes. L’année dernière, c’est même notre falaisiste français Seb Bouin qui s’essayait à cette pratique, et d’ailleurs, souvenez-vous, l’énorme polémique en avait découlée, avec, on peut le dire, badbuzz pour Seb. Qu’en sera-t-il de l’image d’Honnold, qui, à l’instar de Seb Bouin, est connu et reconnu pour ses prouesses en falaises ?

Qu’en sera-t-il de l’image d’Alex Honnold, lui aussi reconnu avant tout pour ses prouesses en falaise ?

Ce que le projet d’Honnold change

Malgré ces précédents, le projet d’Honnold se distingue à plusieurs niveaux :

  • Une grosse complexité pour un building  : le Taipei 101 offre des sections très techniques avec de nombreux angles changeants. Bien évidemment, aucune comparaison possible avec les voies extrêmes d’ores et déjà réalisées par Alex Honnold, comme par exemple “Freerider” qui avait fait l’objet du superbe film Free Solo en 2018.
  • Une ascension officielle et encadrée : ici, tout est autorisé, produit, planifié — loin des actions clandestines d’autres grimpeurs urbains.
  • Une transparence totale : l’événement sera filmé en continu, documenté, vérifiable.

L’autre face du spectacle

Une question persiste : l’exploit sportif ne risque-t-il pas de devenir un simple contenu de divertissement ? À mesure que l’escalade gagne le grand public, la tentation de la surenchère visuelle s’intensifie : chaque projet doit être “plus haut”, “plus fou”, “plus risqué”.

Un glissement subtil s’opère alors, où la recherche d’audience peut finir par l’emporter sur la quête personnelle. Dans le cas de ce projet ultra médiatisé, certains diront que cette mise en scène pourrait presque finir par trahir l’esprit du solo — cette pratique tournée vers soi, où tout repose sur le calme intérieur et la concentration ultime. C’est, en tout cas, l’image que nous nous faisons du solo : un moment de solitude pure, loin des caméras.

D’autre part, même si on ne peut qu’admirer la maîtrise et la sérénité d’Honnold, quand un tel défi est diffusé en direct, la pression du spectacle — des caméras, du public, des sponsors — devient un acteur à part entière de la performance. Un facteur que même le mental hors norme d’Honnold devra gérer.

☝️ Le sport, entre exploit et spectacle

Le lien entre sport et divertissement ne date pas d’hier. Depuis les Jeux Olympiques antiques, l’exploit existe pour être vu. Mais ce qui a changé, c’est la nature du regard. Autrefois, le spectacle naissait de la performance : le public admirait l’effort. Aujourd’hui, c’est souvent le spectacle qui crée la performance.

Le sport n’est plus seulement vécu, il est produit, scénarisé, marketé. Avec Honnold, on entre encore dans une nouvelle ère : celle où le solo devient streaming.

 

Les questions à se poser

Mais alors, pourquoi la légende Alex Honnold se lance-t-elle dans un projet comme celui-ci ? Honnold aurait-il accepté un tel défi s’il n’était pas soutenu et rémunéré par une production d’envergure mondiale ? Est-ce là l’une des dérives possibles de notre sport, qui, à mesure qu’il gagne en popularité, attire de plus en plus de grandes marques en quête d’images spectaculaires ? Et surtout : où placer la limite ? Les grimpeurs et grimpeuses pros peuvent-ils encore vivre de leur passion sans s’inscrire dans cette logique de show permanent ?

Autant de questions qui, pour l’instant, restent ouvertes — et sur lesquelles chacun aura sans doute sa propre réponse.

Pour conclure …

Le projet du Taipei 101 marquera sans doute une nouvelle étape dans l’histoire de l’escalade, et il mérite d’être observé avec admiration et vigilance. Si la prouesse technique est bien réelle, elle s’inscrit dans une ère où l’escalade devient un “show global”, pensé pour le grand public. Et après tout, pourquoi pas ? Mais lorsque le spectaculaire prend le dessus sur le sens, il est légitime de s’interroger sur ce que l’on met en avant : le geste, l’effort ou le frisson.

Chez PlanetGrimpe, on continuera de suivre cette aventure de près — en gardant en tête que, derrière le spectacle, le solo reste ce qu’il a toujours été : un humain, seul face au vide, où chaque geste compte.

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FRICTION : le grand test chaussons d’ Au Vieux Campeur les 19 & 20 octobre à Climb Up Porte d’Italie

07 Oct

Les dimanche 19 et lundi 20 octobre, Climb Up Paris – Porte d’Italie accueillera FRICTION, le grand Test Chaussons annuel organisé par Au Vieux Campeur et, grande nouveauté, ouvert pour la première fois au grand public.

Habituellement réservé aux équipes techniques et aux professionnels, ce test annuel s’ouvre cette année à tous les grimpeur·ses : une occasion unique de plonger au cœur des nouveautés du marché. Pour être franc, il n’y a pas plus belle opportunité en France pour tester en conditions réelles autant de modèles, avec toutes les pointures, et trouver ainsi le chausson qui vous conviendra le mieux.

Un événement pensé pour toutes et tous… y compris les familles

FRICTION ne s’adresse pas seulement aux grimpeurs aguerris : les amateurs, petits et grands,  sont bien évidemment les bienvenus. Des chaussons enfants seront d’ailleurs disponibles pour que les plus jeunes puissent, eux aussi, essayer, comparer et ressentir les différences entre plusieurs modèles. Idéal pour partager une session parents-enfants tout en profitant des conseils d’experts.

Pourquoi venir ?

Que vous soyez débutant·e ou pratiquant·e régulier·ère, compétiteur·rices ou simple curieux en famille, l’événement vous permettra de :

  • Tester une grande variété modèles de chaussons issus d’une vingtaine de marques, dans des conditions de grimpe idéales.
  • Bénéficier de conseils personnalisés des spécialistes du Vieux Campeur et des représentants des marques.
  • Participer à des ateliers pratiques : pose de pieds, lecture de bloc et voie, échauffement, massage après grimpe, ressemelage…
  • Découvrir d’autres accessoires : gants de fissure, genouillères…
  • Échanger avec les marques présentes et d’autres grimpeur·ses passionné·es.
  • Clore la journée avec la projection gratuite du film Odissea Borealis dimanche à 17 h.

Organisation & inscriptions

  • Dates : Dimanche 19 et lundi 20 octobre
  • Lieu : Climb Up Paris – Porte d’Italie, 18 avenue de la Porte d’Italie, 75013 Paris

Horaires des créneaux (2 h chacun) :

  • Dimanche : 10 h / 12 h / 14 h / 16 h
  • Lundi : 9 h / 11 h / 13 h / 15 h

Inscription : gratuite mais obligatoire pour réserver votre créneau (l’entrée à la salle reste payante, sauf pour les abonnés ou détenteurs de carnets).

Petit conseil : le dimanche s’annonce animé, pensez au lundi si vous souhaitez une ambiance plus tranquille.

En participant à FRICTION, vous repartez avec :

  • Une vision claire des modèles (rigidité, asymétrie, serrage, volume du chausson …)
  • Un choix avisé pour votre prochaine paire
  • Le souvenir d’une journée conviviale et familiale, où même les enfants trouvent chausson à leur pied

Réservez vite votre créneau : les places sont limitées et l’événement promet de faire salle comble !

Les marques qui seront présentes sur place

– Article réalisé en collaboration avec Au Vieux Campeur –

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Climbing Bitches et Haut Delà des Murs : quand l’escalade devient un moteur d’inclusion

06 Oct

Partie d’une simple blague entre amies, Climbing Bitches est devenue en trois ans une communauté reconnue. Sa déclinaison associative, Haut Delà des Murs, ouvre aujourd’hui les portes de l’escalade à des publics fragilisés. Portrait d’un projet où grimpe rime avec inclusion.


De la salle de grimpe à un mouvement national

À l’origine, juste trois copines qui découvrent la grimpe. Un soir, en créant leur groupe WhatsApp, l’une d’elles lâche en riant : “On va s’appeler les Climbing Bitches !” Natte, la fondatrice, se souvient : “On pensait que ça ferait rire juste nos potes. Mais ça n’a pas fait rire que nous, visiblement.

En partageant sur Instagram leurs chutes et galères de débutantes sur des blocs jaunes, elles touchent un public bien plus large: “des milliers de gens se sont reconnus. On montrait un autre visage de l’escalade, moins lisse, plus vrai.

Une communauté qui se structure

L’engouement prend vite de l’ampleur. “Je n’arrivais plus à gérer le flot de messages”, raconte Natte. Un ami avocat et gamer crée alors un serveur Discord : “Je ne connaissais pas du tout, mais je lui ai dit : vas-y, let’s go.”

Le Discord devient alors un carrefour où grimpeuses et grimpeurs s’organisent pour grimper ensemble. En trois ans, Climbing Bitches est devenu un média communautaire qui met en avant humour, diversité des morphologies et grimpe inclusive.

© Baptiste Henry

L’inclusion comme toile de fond

Très vite, Natte voit plus loin : “On s’est dit qu’on voulait donner accès à l’escalade à ceux qui n’y auraient jamais pensé. C’est un sport qui fait du bien à la tête, qui crée du lien.” Mais le nom Climbing Bitches bloque certains projets. “La directrice d’un foyer m’a dit : J’aimerais beaucoup bosser avec vous, mais pas sous ce nom.” De ce constat naît Haut Delà des Murs, une association loi 1901 aujourd’hui âgée d’un an.

 Haut Delà des Murs : offrir une parenthèse hors du quotidien

L’association organise des sorties pour des femmes en reconstruction, des enfants autistes, des jeunes (et moins jeunes) LGBT, mais aussi des rencontres mêlant salariés du monde de l’escalade et publics fragiles.

Ça fait du bien de se sentir comme tout le monde.

Quand tu es sur le mur, il n’y a plus de statut social. Tu as peur, tu as peur.” Les témoignages sont marquants et révélateurs: “une éducatrice m’a confié : C’est la première fois en trois ans que je la vois lâcher prise.” Une bénéficiaire résume : “Ça fait du bien de se sentir comme tout le monde.

Un impact déjà tangible

En un an, une vingtaine de sorties ont été menées, et 50 à 60 sont prévues pour la saison 2025-2026. Une trentaine de bénévoles – moniteurs, ostéopathes, encadrants spécialisés – assurent la sécurité et l’accompagnement.

Les soutiens privés sont également solides : Béal pour le matériel, des salles partenaires comme Climbing District et le réseau Arkose. Des sorties en extérieur sont également en préparation pour initier celles et ceux qui n’ont jamais touché le rocher.

Pour marquer pleinement son ancrage dans le milieu de la grimpe, l’association a été officiellement inaugurée le 25 septembre dernier, un an après sa création. On vous laisse découvrir ces superbes clichés signés Victor Lami.

Trois ans de Climbing Bitches, l’élan continue

Pendant ce temps, la communauté originelle poursuit sa croissance. En janvier, elle fêtera ses trois ans. “On reçoit des messages incroyables : des débutants qui se sentent enfin légitimes, des personnes en surpoids qui osent venir, des jeunes LGBT qui trouvent une safe place.” Après un licenciement économique récemment, Natte s’est lancée à plein temps dans l’aventure. “Je me suis dit : c’est maintenant ou jamais.” Faut-il y voir un signe du destin ? Certainement !

Son objectif : étendre le réseau au-delà de l’Île-de-France et renforcer le mécénat pour pérenniser les actions. On vous tiendra bien évidemment au courant des évolutions futures, mais tout laisse penser que Climbing Bitches n’en est qu’à ses débuts !

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Séoul 2025: Mejdi Schalck en argent, Sorato Anraku maître du monde

28 Sep

Les Championnats du monde d’escalade 2025 viennent de s’achever avec la finale masculine de bloc, et le spectacle a tenu toutes ses promesses. Si le Japonais Sorato Anraku décroche le titre mondial, ce n’est qu’au terme d’un combat haletant face à Mejdi Schalck, magnifique médaillé d’argent ici à Séoul, et Dohyun Lee médaillé de bronze.

Un remake de la finale féminine : duel Sorato – Lee – Schalck

Après la finale féminine exceptionnelle d’hier, on n’en attendait pas moins aujourd’hui chez les hommes. D’entrée, trois grimpeurs se détachent : le Coréen Dohyun Lee, le Japonais Sorato Anraku et, bien sûr, notre Français Mejdi Schalck.

Tous trois enchaînent les trois premiers blocs, pointant ensemble en tête du classement. Seuls quelques essais les départagent, à l’avantage de Mejdi avec 74,5 points, contre 74,3 pour Sorato et Dohyun. Le suspense est total : tout va se jouer sur le dernier bloc, comme chez les femmes la veille.

Un dernier bloc sous haute tension

Mejdi s’élance le premier. Ultime repérage, mains dans le sac à magnésie… Si le Français tope flash ou au deuxième essai, il sera champion du monde. Il valide la zone, le Top se rapproche, mais les énormes volumes de fin résistent. Retour au sol. Il patiente, puis tente un ultime essai dans la dernière minute. Même combat, même issue.

Désormais, son destin ne lui appartient plus. Si Sorato Anraku ou Dohyun Lee sort ce dernier bloc, Mejdi devra se contenter de l’argent voir du bronze. Dohyun s’élance à son tour, mais échoue, laissant Mejdi provisoirement en tête.

Sorato Anraku, champion du monde

Dernier à grimper, Sorato Anraku est le seul à pouvoir renverser la hiérarchie. Son premier essai s’arrête au même crux que ses adversaires, mais il semble plus fluide, plus à l’aise. Au deuxième run, il s’élance, trouve la solution et pulvérise ce dernier bloc, s’offrant son premier titre de champion du monde.

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1JPN Sorato Anraku99.2
2FRA Mejdi Schalck84.5
3KOR Dohyun Lee84.2
4JPN Tomoa Narasaki59.7
5JPN Meichi Narasaki44.8
6AUT Jan-luca Posch29.7
7GER Thorben Perry Bloem29.0
8GBR Jack Macdougall19.8
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Championnats du Monde Séoul 2025 : Mejdi Schalck en finale de l’épreuve de bloc !

28 Sep

Alors qu’on se remet à peine de nos émotions d’hier, avec l’énorme duel entre Oriane Bertone et Janja Garnbret en finale du championnat du monde de bloc, c’est aujourd’hui au tour des hommes d’entrer dans l’arène. Ce matin, les demi-finales ont tenu toutes leurs promesses : Mejdi Schalck a décroché son ticket pour la grande finale !

Sorato Anraku surpuissant

Déjà premier des qualifications, le Japonais confirme son statut en survolant la demi-finale. Il est le seul des 24 grimpeurs en lice à toper les quatre blocs proposés, avec un score presque parfait de 99,2 points sur 100. Une démonstration qui lui confère un bel ascendant psychologique pour la suite. Vainqueur du classement général de la Coupe du monde de bloc pour la troisième année consécutive, Sorato peut-il décrocher son premier titre mondial ? Réponse à partir de midi !

© IFSC

Dohyun Lee en route pour un doublé ?

S’il y a un autre grimpeur à surveiller de près, c’est bien le Coréen Dohyun Lee. Sacré champion du monde de difficulté il y a trois jours, il pourrait marcher dans les pas de Janja Garnbret et viser un doublé historique. Deuxième de la demi-finale, il a frôlé l’exploit en flashant les trois premiers blocs. Mais le dernier problème, une dalle particulièrement exigeante, lui a résisté : il ne validera que la zone.

Mejdi Schalck sera de la partie

Ils étaient trois Français engagés en demi-finale ; seul Mejdi Schalck intègre le top 8 et se qualifie pour la finale. Après deux tops dans les deux premiers blocs, le Français cale sur le troisième, très physique sur gros volumes. Tout se joue alors sur le dernier passage : avec un top au quatrième essai, il maîtrise la dalle décisive et prend la quatrième place. De bon augure pour le vice-champion du monde en titre.

Nos autres français en lice, Sam Avezou et Sam Richard terminent respectivement 14e et 15e.

© Nakajima/Timmerman/IFSC

Pas mal de surprises !

La première déception vient du champion olympique en titre, Toby Roberts. Déjà en échec sur l’épreuve de difficulté — il n’avait pas passé le cap des qualifications — le Britannique trébuche à nouveau en bloc : un seul top et une modeste 17e place. Une saison post-JO décidément compliquée.

Autre surprise, mais bonne cette fois : l’Autrichien Jan-Luca Posch s’offre une superbe troisième place sur cette demi-finale ! Avec d’ores et déjà quelques apparitions en finale de Coupe du monde mais jamais au-delà d’une cinquième position (Salt Lake City 2024), il frappe un grand coup avec trois tops et s’impose comme un outsider sérieux pour le titre.

Enfin, et ce n’est pas une surprise cette fois, les frères Narasaki, Tomoa et Meichi, seront eux aussi en finale. Et attention à eux : ils pourraient bien redistribuer les cartes comme ils savent le faire.  Vous l’aurez compris, la finale s’annonce plus ouverte que jamais !

© IFSC

Les résultats complets

Pos.GrimpeurScore
1JPN Sorato Anraku99.2
2KOR Dohyun Lee84.8
3AUT Jan-luca Posch84.3
4FRA Mejdi Schalck84.2
5JPN Tomoa Narasaki69.8
6GBR Jack Macdougall69.7
7GER Thorben Perry Bloem69.6
8JPN Meichi Narasaki69.4
9BUL Nikolay Rusev68.7
10GBR Dayan Akhtar68.5
10JPN Yuji Fujiwaki68.5
12USA Colin Duffy59.1
13GBR Hamish Mcarthur55.0
14FRA Sam Avezou54.9
15BEL Hannes Van Duysen54.7
15FRA Samuel Richard54.7
17GBR Toby Roberts54.3
18ISR Tomer Yakobovitch44.4
19CZE Lukas Mokrolusky44.0
20SLO Anze Peharc39.5
20CHN Yufei Pan39.5
22USA Benjamin Hanna39.1
23ESP Guillermo Peinado Franganillo29.6
24BEL Nicolas Collin19.2
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La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)
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Séoul 2025: Oriane Bertone en argent, Janja Garnbret à nouveau sur le toit du monde

27 Sep

La finale de bloc féminine du championnat du monde 2025 vient de s’achever, et on en frissonne encore tant le round fut intense. Le duel Bertone-Garnbret a eu lieu, pour notre plus grand bonheur. Notre Française est même passée à un cheveu de décrocher l’or… mais c’était sans compter sur une Janja Garnbret une fois de plus impériale.

Un duel Bertone-Garnbret magistral

Pour cette nouvelle finale mondiale, beaucoup d’espoirs reposaient sur Oriane Bertone. Après des JO 2024 compliqués à Paris, la Réunionnaise avait à cœur de signer une grosse performance sur la scène internationale. Mission accomplie !

La finale démarre idéalement pour Oriane : elle tope le premier bloc dès son premier essai, performance unique sur ce passage, laissant ses rivales perdre de précieux essais. De quoi engranger une belle dose de confiance.

Le deuxième bloc confirme son excellent départ. Oriane enchaîne à nouveau au premier essai, imitée uniquement par la Slovène Janja Garnbret. Puis vient le troisième bloc, une dalle, spécialité de la Française : un nouveau top expédié d’entrée de jeu. Au terme de ce passage, Oriane affiche un sans-faute avec trois tops en trois essais et un score de 75 points. Garnbret, malgré un top rapide sur la dalle, paie quelques essais supplémentaires sur le premier bloc et pointe légèrement derrière avec 74,6 points.

© IFSC

Tout se joue donc sur un ultime bloc, très physique, où chaque tentative compte. Oriane s’élance la première : son premier essai est prometteur, mais elle chute la main sur la prise finale ! Elle sait à ce moment précis qu’un top en moins de cinq essais lui offrirait le titre. La tension monte et se ressent sur les tapis. À une minute de la fin, elle repart pour un ultime effort… et échoue de nouveau, la main sur la prise finale, sans parvenir à valider.

Le public retient alors son souffle : seule Janja Garnbret peut encore changer le classement. La Slovène manque son premier essai dans le dernier bloc, se recentre, puis repart à l’assaut. Le second est le bon : elle tope avec la puissance qu’on lui connaît et s’offre un nouveau sacre mondial en bloc, 24 heures à peine après avoir décroché l’or en difficulté !

Oriane Bertone le sait : l’or lui tendait les bras, et la déception se lit sur son visage. Mais sa prestation magistrale en finale confirme un avenir des plus prometteurs pour la capitaine de l’équipe de France, qui vient de prouver au monde entier qu’elle peut rivaliser avec la reine Garnbret.

Melina Costanza crée la surprise

L’énorme surprise du jour s’appelle Melina Costanza. L’Américaine de 25 ans, dernière qualifiée à l’issue des qualifications, a su déjouer les pronostics. En demi-finale, elle arrache sa place en finale, puis y signe deux tops et une zone qui lui valent une magnifique médaille de bronze. Rappelons qu’avant Séoul, Costanza n’avait disputé que trois étapes de Coupe du monde de bloc, avec comme meilleur résultat une 21ᵉ place à Innsbruck en 2022.

Derrière, la Britannique Erin McNeice ne parvient pas à s’exprimer pleinement et, avec un seul top, termine au pied du podium. Grande favorite au podium, l’Américaine Annie Sanders connaît elle aussi une journée sans : aucun bloc validé (malgré un top du bloc 3 hors temps) et une septième place frustrante.

Les résultats de la finale de bloc féminine

Pos.GrimpeurScore
1SLO Janja Garnbret99.5
2FRA Oriane Bertone85.0
3USA Melina Costanza59.8
4GBR Erin Mcneice54.8
5SLO Jennifer Eucharia Buckley44.5
6GER Anna Maria Apel44.0
7USA Annie Sanders39.3
8ISR Ayala Kerem29.6
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La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)

 

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3 français·es prennent leur ticket pour les demi-finales des championnats du monde d’escalade 2025 de difficulté à Séoul

22 Sep

Les championnats du monde d’escalade 2025 se poursuivent aujourd’hui à Séoul avec l’entrée en lice des grimpeur·se·s de difficulté. Au programme : deux voies tracées par l’équipe d’ouvreurs à maîtriser pour viser le top 24, synonyme de qualification pour la demi-finale. Si Janja Garnbret et Alberto Ginés López imposent leur domination, nos français·es ne sont pas en reste avec Manon Hily, Zélia Avezou et Sam Avezou qui prendront le départ de la demi-finale !

Janja Garnbret au sommet dès les qualifications

Pas de suspense : la Slovène Janja Garnbret confirme son statut d’ultra-favorite. Déjà candidate au doublé bloc/difficulté, elle est la seule à toper les deux voies de qualification, histoire de marquer les esprits dès le départ.

Derrière, la bataille est intense. La Britannique Erin McNeice signe une excellente prestation (TOP et 44+) pour s’emparer de la 2ᵉ place, tandis que l’Américaine Annie Sanders complète le podium grâce à deux solides ascensions. Pour la suite, il faudra aussi compter sur Chaehyun Seo (6ᵉ), Laura Rogora (7ᵉ) et Héloïse Doumont (8ᵉ), qui réalise la plus belle saison de sa carrière. Côté tricolore, deux Françaises poursuivent l’aventure !

© Nakajima/Timmerman/IFSC

Manon Hily et Zélia Avezou prennent leur billet pour la demi-finale

La belle surprise vient de Zélia Avezou, 4ᵉ de ces qualifications. Peu présente cette saison en difficulté (6ᵉ à Chamonix, 26ᵉ à Madrid), la Parisienne montre qu’elle est prête à en découdre et pourrait viser bien plus qu’une place en demi-finale.

Manon Hily confirme quant à elle sa régularité au plus haut niveau. Dixième aujourd’hui, elle reste fidèle à son habitude de fréquenter le top 10 mondial. Un ticket pour la finale n’est pas hors de portée.

Camille Pouget et Hélène Janicot, autres françaises engagées sur ce championnat du monde en diff, prennent respectivement la 30ᵉ et 31ᵉ position.

Les résultats complets femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja GarnbretTOP (1) | TOP (1)
2GBR Erin Mcneice44+ (2) | TOP (1)
3USA Annie Sanders44+ (2) | 41 (3)
4FRA Zélia Avezou43 (6) | 41 (3)
5CHN Yuetong Zhang36+ (7) | 41 (3)
6KOR Chaehyun Seo44+ (2) | 39 (12)
7ITA Laura Rogora30+ (9) | 41 (3)
8BEL Heloïse Doumont43+ (5) | 34+ (13)
9SLO Rosa Rekar28+ (15) | 41 (3)
10FRA Manon Hily31+ (8) | 31+ (20)
11SLO Lucka Rakovec30+ (9) | 32+ (16)
12KOR Chaeyeong Kim25+ (20) | 40+ (8)
12KOR Jain Kim25+ (20) | 40+ (8)
14JPN Mei Kotake25+ (20) | 40 (10)
14JPN Natsuki Tanii25+ (20) | 40 (10)
16AUT Flora Oblasser29 (14) | 31+ (20)
17JPN Kohana Mugishima26 (19) | 32+ (16)
18SLO Mia Krampl30+ (9) | 28+ (28)
18AUT Mattea Pötzi30+ (9) | 28+ (28)
20BUL Aleksandra Totkova25+ (20) | 32+ (16)
21CHN Zhilu Luo30+ (9) | 26+ (35)
22JPN Natsumi Hirano24+ (31) | 34 (14)
23GER Anna Maria Apel25+ (20) | 31+ (20)
24JPN Ryu Nakagawa24+ (31) | 33 (15)
25ARG Valentina Aguado28+ (15) | 27+ (34)
26CZE Michaela Smetanova28+ (15) | 26+ (35)
27USA Analise Van Hoang25+ (20) | 29 (27)
28AUT Jessica Pilz24+ (31) | 32 (19)
29SLO Lucija Tarkus27+ (18) | 26+ (35)
30FRA Camille PougetTeam PG25+ (20) | 28+ (28)
31FRA Hélène Janicot25 (29) | 29+ (26)
32USA Ella Fisher24+ (31) | 30+ (23)
32ESP Geila Macià Martín24+ (31) | 30+ (23)
34UKR Anastasiia Kobets25+ (20) | 26+ (35)
35CZE Tereza Siruckova23+ (42) | 30+ (23)
36JPN Natsumi Oda24+ (31) | 28+ (28)
37NED Lynn Van Der Meer24 (40) | 28+ (28)
38KOR Juha Kim24+ (31) | 26+ (35)
39AUT Julia Fiser24 (40) | 26+ (35)
40BRA Anja Köhler24+ (31) | 26 (42)
41SVK Martina Buršíková25 (29) | 21+ (51)
42USA Zoe Yi21 (49) | 28 (33)
43INA Sukma Lintang Cahyani24+ (31) | 24 (48)
44ESP Iziar Martínez Almendros23 (45) | 26+ (35)
45ISR Ayala Kerem23+ (42) | 26 (42)
46CHN Xinwen Zhu21 (49) | 26 (42)
47CAN Cedar Pidgeon21+ (47) | 23 (49)
48USA Adriene Akiko Clark23+ (42) | 21 (55)
49SVK Sára Šimeková22+ (46) | 21+ (51)
50CHI Alejandra Contreras19+ (54) | 26 (42)
50ITA Ilaria Scolaris19+ (54) | 26 (42)
52KOR Gayeong Oh21+ (47) | 21+ (51)
53IRI Sarina Ghaffari20+ (53) | 22+ (50)
54KAZ Margarita Agambayeva21 (49) | 19 (56)
54CZE Ema Galeova21 (49) | 19 (56)
56CHN Yali Wei18+ (61) | 24+ (47)
57IND Anisha Verma14+ (64) | 21+ (51)
58HKG Tseng-shun Wong19 (57) | 18+ (58)
59CAN Caiya Taylor Ainslie19+ (54) | 16+ (62)
60TPE Ting-chen Yao19 (57) | 17+ (59)
61THA Puntarika Tunyavanich18+ (61) | 17+ (59)
62HKG Tsz Kiu Tsui17+ (63) | 17+ (59)
63MAS Shareen Mohd Nasran19 (57) | 12+ (66)
64INA Nur Diatul Jannah19 (57) | 12 (68)
65PUR Elizabeth Sepulveda10 (68) | 15 (63)
66IND Prateeksha Arun11+ (67) | 13+ (65)
67PER Melissa Esther Chen Chen12 (66) | 12+ (66)
68PHI Elissa Alexandre Vidal5+ (70) | 14 (64)
69KSA Rowaida Alerwi12+ (65) | -
70PHI Glory Ann Carmel Dizon10 (68) | 9 (69)
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Alberto Ginés López en patron, 4 japonais dans le Top 10

Chez les hommes, l’Espagnol Alberto Ginés López mène la danse. Seul à toper les deux voies, il poursuit sa saison de rêve ponctuée de podiums en Coupe du monde. Derrière lui, une impressionnante armada japonaise place quatre grimpeurs dans le top 10 : Neo Suzuki et Satone Yoshida (2ᵉ ex æquo), Sorato Anraku (6ᵉ) et Taisei Homma (10ᵉ). L’Autrichien Jakob Schubert (8ᵉ), toujours redoutable, reste en embuscade, tout comme le Coréen Dohyun Lee (7ᵉ) et le Tchèque Adam Ondra (11ᵉ).

© Nakajima/Timmerman/IFSC

Autre fait important à retenir, le champion olympique en titre, Toby Roberts, ne passe pas le cap des qualifications. 3ᵉ de la dernière étape de coupe du monde à Koper il y a 15 jours, le britannique ne parviendra pas à faire mieux que 25ᵉ. La compétition en difficulté s’arrête là pour lui.

Sam Avezou, seul rescapé en demi-finale

Dans le clan tricolore, seul Sam Avezou tire son épingle du jeu. Avec un TOP et un score de 42 sur la seconde voie, il décroche une prometteuse 5ᵉ place. Après une saison en demi-teinte, Séoul pourrait marquer un beau retour, mais ne grillons pas les étapes: prochain objectif, un top 8 en demi-finale ! Son compatriote Max Bertone, en revanche, ne parvient pas à s’exprimer et termine 31ᵉ.

Les résultats complets hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1ESP Alberto Ginés LópezTOP (1) | TOP (1)
2JPN Neo Suzuki38+ (5) | TOP (1)
2JPN Satone YoshidaTOP (1) | 45+ (5)
4INA Putra Tri Ramadani35+ (6) | TOP (1)
5FRA Sam AvezouTOP (1) | 42 (10)
6JPN Sorato AnrakuTOP (1) | 41+ (12)
7KOR Dohyun Lee34+ (7) | 42+ (7)
8AUT Jakob Schubert28+ (9) | 44 (6)
9SLO Luka Potocar24+ (32) | TOP (1)
10JPN Taisei Homma28+ (9) | 42 (10)
11CZE Adam Ondra27 (16) | 42+ (7)
12GER Yannick Nagel31 (8) | 40 (18)
13JPN Zento Murashita28+ (9) | 38 (21)
14ITA Giovanni Placci24+ (32) | 42+ (7)
15CHN Yufei Pan26 (20) | 41+ (12)
16ITA Filip Schenk25+ (26) | 41+ (12)
17ESP Guillermo Peinado Franganillo26+ (17) | 38 (21)
17SUI Jonas Utelli26+ (17) | 38 (21)
19JPN Shion Omata28+ (9) | 32+ (37)
20USA Colin Duffy26 (20) | 38+ (20)
21KOR Hyunseung Noh27+ (15) | 34+ (29)
22BEL Ties Vancraeynest26+ (17) | 35+ (27)
23KOR Seungwoon Cho28+ (9) | 31 (43)
24KOR Kibeom Kwon26 (20) | 38 (21)
25GBR Toby Roberts23+ (37) | 41+ (12)
25CZE Martin Stranik23+ (37) | 41+ (12)
27GER Yannick Flohé28+ (9) | 21 (57)
28SUI Sascha Lehmann25 (29) | 38 (21)
29ITA Giorgio Tomatis26 (20) | 34+ (29)
30SWE Hannes Puman23+ (37) | 40 (18)
31FRA Max Bertone25+ (26) | 34+ (29)
32CHN Yongchen Chen26 (20) | 32+ (37)
33TPE Chih-en Fan26 (20) | 30+ (45)
34USA Jesse Grupper24+ (32) | 34+ (29)
35USA Nathan Sato23+ (37) | 37 (26)
36SUI Nino Grünenfelder25 (29) | 33+ (36)
37CHI Joaquin Urrutia16+ (62) | 40+ (17)
38CZE Jakub Konecny23+ (37) | 35+ (27)
39INA Muhammad Rizky Syahrafli Simatupang25+ (26) | 31 (43)
40INA Musauwir Musauwir23+ (37) | 34+ (29)
41CZE Jan Stipek25 (29) | 30+ (45)
42GER Sebastian Halenke23+ (37) | 34 (34)
42USA Sergey Lakhno23+ (37) | 34 (34)
44BUL Slav Kirov24+ (32) | 31+ (42)
45CHN Jinwei Yao24+ (32) | 30 (49)
46BEL Nicolas Collin21+ (48) | 32+ (37)
47ROU Darius Râpă23 (46) | 32 (40)
48HKG Chi-fung Au23+ (37) | 29 (51)
49THA Auswin Aueareechit22+ (47) | 30+ (45)
50KOR Dohyeon Kim18+ (53) | 32 (40)
51MAS Qun Tao Ke21+ (48) | 27+ (52)
52CAN Victor Baudrand18+ (53) | 30+ (45)
53IRI Radin Foroughian21+ (48) | 22+ (56)
54IND Aman Verma20+ (52) | 24 (54)
55AUS Campbell Harrison18 (58) | 29+ (50)
56THA Teeraphon Boondech18+ (53) | 23+ (55)
57CAN Kindar Mcnamee17+ (59) | 27 (53)
58BRA André Macedo18+ (53) | 20+ (59)
59USA Declan Osgood18+ (53) | 20 (60)
60CAN Oscar Baudrand21 (51) | 16 (65)
61HKG Cheuk-nam Wong16+ (62) | 21 (57)
62SGP Gerald Bayo Verosil17+ (59) | 18+ (61)
63INA Muhammad Ramzi Firmansyah17+ (59) | 10 (68)
64PHI Iman Mora16+ (62) | 14+ (66)
65ECU Juan Andrés Estevez Santacruz15+ (68) | 18+ (61)
66TPE Tzu-yu Chou15+ (68) | 18 (63)
67MKD Viktor Trpovski15+ (68) | 17+ (64)
68KAZ Azat Maikotov16+ (62) | 9+ (69)
68PHI John Joseph Veloria16+ (62) | 9+ (69)
70ISL Guðmundur Freyr Arnarson15+ (68) | 11+ (67)
71MKD Matej Markov16 (67) | 9 (74)
72ISL Greipur Ásmundarson15+ (68) | 9+ (69)
73CRC Ivan Gonzalez15 (73) | 9+ (69)
74KSA Taher Alhaddad14+ (74) | 9+ (69)
75KSA Yousef Fatani14 (75) | 5+ (75)
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La suite du programme

Jour Heure (FR) Épreuve
Samedi 20 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Dimanche 21 sept. 02:00 – 08:00 Qualifications para-escalade
Lundi 22 sept. 02:00 – 09:30 Qualifications difficulté (hommes & femmes)
Mardi 23 sept. 02:00 – 7:00 Qualifications bloc (hommes)
9:00 – 13:00 Qualifications bloc (femmes)
Mercredi 24 sept. 02:00 – 04:30 Qualifications vitesse (femmes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (femmes)
Jeudi 25 sept. 02:00 – 05:30 Qualifications vitesse (hommes)
06:30 – 09:00 Finales para-escalade
13:00 – 14:00 Finales vitesse (hommes)
Vendredi 26 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales difficulté (hommes & femmes)
12:00 – 14:00 Finales difficulté (hommes & femmes)
Samedi 27 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (femmes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (femmes)
Dimanche 28 sept. 03:00 – 05:30 Demi-finales bloc (hommes)
12:00 – 14:00 Finales bloc (hommes)
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  • # Univers compétition

Grimpeuses fait son grand retour en 2025 avec une édition parisienne toujours plus inspirante !

10 Sep

Pour la deuxième fois, le rassemblement dédié aux femmes pose ses chaussons et ses pads à Paris, pour un week-end placé sous le signe de la grimpe, du partage et de l’émulation collective.

Gimpeuses 2025 : Un week-end grimpe au féminin à Paris et Fontainebleau

Les 4 et 5 octobre 2025, Grimpeuses revient pour une nouvelle édition urbaine et forestière, entre mur et rocher, au cœur de la région parisienne. Deux jours pour grimper, s’inspirer et échanger. Alors, le samedi 4 octobre, rendez-vous à Arkose Nanterre pour une journée complète de grimpe coachée par niveau, d’ateliers d’échauffement et de progression, de tables rondes et de discussions. Le soir, Eline Le Menestrel présentera son spectacle Upossible, mêlant grimpe, engagement et introspection. Et le dimanche 5 octobre, direction les blocs mythiques de Fontainebleau pour une journée bloc en extérieur : grimpe coachée par niveau, tables rondes sur l’écologie, et grimpe libre dans la forêt, au contact du grès et des feuilles mortes.

Grimpeuses, c’est un espace safe, inclusif et stimulant pour toutes celles qui veulent découvrir l’escalade ou progresser, rencontrer d’autres grimpeuses, et prendre leur place dans le monde vertical.

© Anaelle Duault

Des invité(e)s qui incarnent l’engagement

Pour accompagner ces moments, vous aurez entre autres quatre grimpeuses aux parcours riches et inspirants. Eline Le Menestrel, grimpeuse et militante, sur son vélo elle explore les ponts entre escalade, écologie et liberté. Soline Kentzel, jeune grimpeuse passionnée d’aventure, se distingue (en plus de ses performances incroyables) par une approche de l’escalade résolument libre, engagée et autodidacte. Alternant grandes parois, expéditions en autonomie et traversées océaniques, Soline défend une pratique sobre, joyeuse, et tournée vers le collectif. Svana Bjarnason, grimpeuse et autrice de contenus, interroge avec finesse la place des femmes dans la verticalité et milite pour une escalade inclusive, joyeuse et politique. Et enfin, Caroline Ciavaldini, ancienne compétitrice de haut niveau devenue exploratrice de voies engagées et de récits partagés, incarne une grimpe exigeante,
éthique et profondément humaine.

© Grimpeuses

Un programme pour toutes

Grimpeuses, c’est avant tout un espace pensé pour permettre à chacune de progresser dans un cadre respectueux et encourageant. Que vous soyez grande débutante, bloqueuse expérimentée, ou simplement curieuse de la grimpe, vous trouverez votre place. L’organisation prévoit des groupes de niveau, des coach·es formé·es, et des formats accessibles à toutes — y compris à celles qui n’ont
jamais grimpé. Plus qu’un simple rassemblement, c’est une invitation à oser, à tomber, à recommencer, et à s’approprier la grimpe à sa manière.

Alors, rendez-vous le 4 & 5 octobre, pour retrouver les informations et s’inscrire c’est par ici:

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3 jours de grimpe gratuite : les JPO débarquent dans les salles Block’Out !

09 Sep

Block’Out, pionnier des réseaux de salles d’escalade de bloc en France, vous donne rendez-vous les 19, 20 et 21 septembre pour ses Journées Portes Ouvertes. Trois jours pendant lesquels l’accès à l’ensemble des salles est entièrement gratuit: une belle opportunité pour tester la grimpe indoor, découvrir l’ambiance unique des salles Block’Out et partager un moment sportif et convivial. Que vous soyez déjà adepte des coordos et autres dévers ou que vous souhaitiez simplement tester l’escalade pour la première fois, cet événement est fait pour vous.


Les Journées Portes Ouvertes : grimpe gratuite pour toutes et tous

Pour cette rentrée, toutes les salles du réseau ouvrent leurs portes gratuitement. Du vendredi 19 au dimanche 21 septembre, Block’Out invite petits et grands à découvrir ou redécouvrir l’escalade de bloc :

  • Vendredi 19 septembre : de 11h à 23h.
  • Samedi 20 & dimanche 21 septembre : de 9h à 21h (sauf Cergy, Paris et Nantes : 14h à 21h).

Ces Journées Portes Ouvertes sont pensées pour faire découvrir la pratique au plus grand nombre : tous les niveaux sont les bienvenus. Dès 4 ans, les enfants pourront également s’initier à l’escalade, et les familles profiteront d’un espace de grimpe sécurisé dans une ambiance fun. Que vous cherchiez à découvrir ce sport ou tout simplement à passer un bon moment entre proches, ces JPO sont faites pour vous.

Pour rappel, voici l’ensemble des salles du réseau où vous pourrez profiter de ces trois journées: Bordeaux, Cergy, Evry, Lyon, Metz, Nantes, Paris, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Tours, Vitrolles.

Manu Cornu, invité de marque pendant ces JPO

Pour rendre la fête encore plus belle, Manu Cornu, athlète Block’Out et membre de l’équipe de France d’escalade, nous fera l’honneur d’être présent dans certaines salles :

  • Vendredi à Évry
  • Samedi à Cergy
  • Dimanche à Rennes

Une belle occasion de rencontrer un grimpeur multi-médaillé à l’international, dʼéchanger avec lui, et de profiter de son énergie communicative sur les tapis. Il prendra bien évidemment du temps pour prendre des photos et signer des autographes (ramenez vos plus beaux t-shirts B’O).

Infos pratiques

En résumé : grimpe gratuite, ambiance festive, découverte de l’escalade de bloc pour les débutants et blocs de qualité pour les grimpeurs aguerris. Trois jours pour vivre la grimpe comme jamais : rendez-vous chez Block’Out !

☝️​ Block’Out : bien plus que des salles d’escalade

Depuis plus de 17 ans, Block’Out s’est imposé comme un acteur majeur de l’escalade de bloc en France. Avec un réseau de salles réparties dans de nombreuses villes, l’enseigne propose une expérience qui va bien au-delà du simple entraînement. Chaque salle est pensée comme un véritable lieu de vie : on y retrouve des blocs de tous niveaux, un renouvellement régulier des circuits pour ne jamais se lasser, mais aussi des espaces bien-être (sauna, musculation) et de restauration pour prolonger le plaisir après la séance. Pour les grimpeurs confirmés, c’est l’assurance de toujours trouver de nouveaux défis à relever ; pour les débutants, c’est la possibilité de progresser pas à pas, dans un cadre accueillant et sécurisé.

– Article réalisé en collaboration avec Block’Out –

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Rencontre avec David Volpi et Jack Domon, auteurs de la BD “Les grimpeurs”

09 Sep

Du strap plein les doigts, des jetés improbables, des chaussons trop serrés… ça vous parle ? Dans la BD “Les Grimpeurs”, fraîchement publiée chez Bamboo Édition, David Volpi et Jack Domon se sont amusés à croquer avec humour tout ce qui fait l’âme de nos séances : la frustration quand un gamin de 12 ans flashe un bloc qu’on travaille depuis une heure, les postures improbables après une chute, ou encore l’éternel débat du meilleur chausson.

Derrière cette BD, on retrouve donc David, scénariste et grimpeur passionné, et Jack, dessinateur aux dizaines d’albums publiés, qui s’est laissé embarquer dans l’univers de la grimpe avec enthousiasme. Résultat : une bande dessinée qui sent la résine, la sueur et l’autodérision, où chaque grimpeur pourra se reconnaître (et rire un peu de lui-même).

Nous les avons rencontrés pour parler de leur duo, de la naissance du projet… et bien sûr, de grimpe.


Avant de démarrer, commençons par l’essentiel, présentez-vous à nos lecteurs !

DAVID : D’abord engagé plusieurs années dans le marketing digital chez TF1, j’ai choisi de quitter les codes du numérique pour me consacrer à des projets porteurs de sens. Amoureux des animaux et préoccupé par les urgences environnementales, je lance “Tu savais pas ?” , le petit journal nature qui fait grandir ta culture, un journal papier mensuel pensé pour éveiller les plus jeunes à la beauté de l’écologie. En 2020, je crée “Deplis“, des petites histoires à déplier, pour, cette fois, lutter contre la perte d’intérêt des enfants pour la lecture.

Entre 2015 et 2018, je me lance pour la première fois dans la BD en scénarisant la trilogie de bande dessinée “Sentience“, dessinée par Tyef et publiée chez YIL éditions. C’est un récit de science-fiction qui questionne notre rapport au vivant et sur la condition animale.
En 2020, je rejoins le groupe “Bamboo edition” en tant que graphiste et par la même occasion, je découvre la pratique du bloc ! L’essayer c’est l’adopter comme on dit, car, depuis plus de 5 ans maintenant, 2 à 3 fois par semaine, notre petit groupe de grimpeurs se retrouve en salle ou à l’extérieur à l’assaut des blocs !

JACK : je suis illustrateur et dessinateur de bande dessinée. Surtout spécialisé dans le registre de l’humour, j’ai à mon actif plus d’une cinquantaine d’albums, ayant eu trait aux sujets les plus variés. Sport, cuisine, humour noir, parodies etc… également scénariste à mes heures, on peut trouver plusieurs ouvrages ou j’ai prêté ma plume plutôt que mon dessin (voir les deux en même temps). Dans le cas présent des Grimpeurs, j’ai revêtu ma casquette d’illustrateur.

Comment est née l’idée de créer une BD sur le monde de la grimpe ?

DAVID : Je me suis lancé dans le bloc il y a 5 ans donc et j’y ai vite pris goût ! L’idée d’une bande-dessinée m’est apparue en observant les autres grimper autour de moi. C’est assez drôle de se poser quelques instants et d’observer les différents comportements des grimpeurs : La frustration de celui ou celle qui s’acharne sur un bloc alors qu’un gamin de 12 ans flashe le bloc presque sans effort, le débutant qui se plaint des chaussons trop serrés ou encore celui qui tente un jeté mais fini sur le sol dans une position improbable ! Il y a vraiment de tout !

Et si je dois être totalement transparent, c’est aussi mon propre comportement qui m’a amené à imaginer une BD sur le bloc. En effet, au début, j’avais beaucoup de mal à gérer ma frustration en voyant d’autres réussir facilement un bloc en apparence facile ! J’ai piqué quelques colères comme un gamin de 3 ans et il m’est arrivé d’envoyer valser mon tube de magnésie (entre autres !) à travers la salle ! Un vrai gamin colérique ! Bon je me suis calmé depuis hein, et avec du recul et beaucoup d’autodérision, j’ai commencé à imaginer des mini scénarii et c’est ainsi que l’idée a germé

JACK: L’idée vient de David, comme il l’a si bien expliqué. Les éditions Bamboo cherchaient un dessinateur pour créer le binôme. J’ai fait des essais, me suis pris tout de suite au jeu, et surtout, entre David et moi ça a matché de suite !

Est-ce que vous grimpez vous-mêmes ? Si oui, plutôt salle, bloc, falaise… ou canapé ?

DAVID : Pour le moment, je suis le seul grimpeur du duo mais j’ai bon espoir que Jack y prenne goût ! Je fais tout pour en tout cas ! J’ai commencé en salle avec le bloc et de plus en plus, je découvre les joies de la grimpe en falaise. Mes sorties le we s’articulent de plus en plus dans ce sens. Toutefois, pour ne rien vous cacher, je passe aussi beaucoup de temps dans mon canapé car le cinéma est une autre de mes passions, et c’est un poil moins fatiguant ^^

JACK : alors de mon côté… Pas du tout ah ah ! Mais je me suis testé (sous les conseils de David et de Claire sa moitié – présente également dans l’album) et franchement, j’ai pris beaucoup de plaisir direct ! Je comprends le côté addictif de la chose. On réussi une voie, aussi simple soit-elle et on a directement le désir de se chalenger sur une nouvelle d’un niveau supérieur. Donc pour répondre, ce serait plutôt canapé, mais pas dit que si je vois un bloc je ne m’y colle pas direct 😉 Grâce à cette BD, les occasions ne manqueront pas, j’espère.

Pourquoi avoir choisi l’humour comme fil conducteur de la BD ?

DAVID : La plupart des situations racontées dans la BD sont inspirées de ma propre expérience et comme ce sont des situations plutôt marrantes, je n’ai même pas imaginé traiter la BD autrement qu’avec le genre humour. A la base, j’ai imaginé cette BD pour les enfants à partir de 7-8 ans et le format une planche, un gag fonctionne très bien pour ce public. C’est une lecture facile, pour se détendre et pour tout public donc.

JACK : Parce qu’avec l’humour, tout passe ! On peut se permettre des grands écarts ou des raccourcis pour faire passer les messages plus facilement. De plus c’est dans la pure ligne éditoriale des éditions Bamboo.

Quelle a été la phase la plus difficile dans la création de cette BD : la documentation, les scénarios, le dessin… ou les croquis de chaussons ?

DAVID : Pour ma part, c’est le scénario ! C’était un exercice totalement nouveau pour moi d’imaginer des gags avec une chute en une seule planche ! Il faut aller à l’essentiel en gardant une lecture fluide, avec une chute que l’on souhaite inattendue pour le lecteur. Et bien sûr en faisant en sorte d’esquisser à minima un sourire sur le visage des lecteurs et des lectrices ! Il fallait aussi faire face à l’exigence de l’éditeur  qui valide chaque gag car il faut savoir que sur les 40 gags présents dans la BD, j’ai du en présenter près d’une centaine à l’éditeur !

JACK : De mon côté, je dirais réponse A, C et D, Jean-Pierre ! C’est vrai qu’étant novice en la matière, j’ai du me documenter un maximum et varier les axes de vue pour dynamiser le dessin. Question chausson, je crois que ça y est, j’ai enfin pigé le truc… surtout après les avoir essayé. Mes doigts de pied s’en souviennent !

Qu’est-ce qui vous a inspiré l’univers et/ou les personnages ? Comment vous êtes-vous documentés sur le monde de l’escalade ? Des immersions en salle, des compètes, YouTube, Insta, les médias ?

DAVID : Dans les Grimpeurs, on suit mon personnage, ma copine (et notre chat !) et mon groupe d’amis. Ils existent donc tous en vrai ! Je me suis directement inspiré d’eux ! J’ai exagéré certains traits de caractère et chaque gag est issue d’une anecdote vécue ! Par exemple, le gag du choix des chaussons est un grand classique, on se rappelle tous nos premiers chaussons et les douleurs aux pieds qui allaient avec !

JACK : Pour ma part, je dois avouer que ça surtout été de la doc internet, fournie par David pour la justesse de certains mouvements, ou recherches personnelles pour coller au plus près à l’univers de la grimpette.

Certains personnages sont inspirés de figures réelles du milieu, pourquoi ces choix ?

DAVID : Oui tout à fait, on peut notamment retrouver dans la BD Oriane Bertone, c’était mon souhait dés le départ d’avoir un gag avec elle car elle m’inspire énormément. Son parcours, sa résilience, ses valeurs , on peut être fier d’avoir une si grande championne !
On retrouve aussi les frères Georges, deux frères ouvreurs qui ont créé la page Blokcorp ainsi que Miguel de la chaîne Kayoo TV qui propose des analyses poussées sur le monde de la grimpe !

Est-ce que vous avez reçu des retours de grimpeurs depuis la sortie ?

DAVID : J’ai reçu énormément de retours positifs et ça fait chaud au cœur ! L’humour est un genre difficile qui ne plaît pas à tout le monde et je suis ravie de constater que la BD plaît quand même à une grande majorité. J’ai eu beaucoup de retours positifs d’enfants aussi, et ça, c’est le plus beau des cadeaux !

JACK : Même si je ne suis pas un adepte de la grimpe, il se trouve que juste après l’annonce de la sortie, j’ai découvert dans mon entourage l’engouement pour la discipline. Tous les grimpeurs que je connais sont direct venus vers moi pour me faire part de leur motivation à acheter ou lire cette BD. C’est là où j’ai compris que j’avais mis le pied dans une vraie secte.

Entre les grimpeurs ultra-perf’, les débutants en panique et les accros à la magnésie… quelle caricature vous a fait le plus rire ? Quelle est votre planche favorite dans la BD ?

DAVID : Alors pour ma part, j’ai une préférence pour le gag avec le grimpeur qui tente de faire la leçon à un gamin qui finalement flashe le bloc ! Une belle leçon d’humilité ! 100% vécue !

JACK : Rhalala ! c’est difficile cette question, car il y en a pas mal que je pourrai citer. Alors, je ne sais pas pourquoi, mais je choisirai celle de la page 11 où le grand de la bande essaye d’upgrader son niveau de grimpe. J’aime beaucoup la chute du gag (que je ne livrerait pas ici pour ne pas spoiler).

Est-ce que la BD s’adresse à tout le monde, ou plus spécifiquement au monde de la grimpe ? Comment faire en sorte qu’une BD sur un thème très spécifique comme l’escalade puisse être lue par tout le monde ou presque ?

DAVID : La BD s’adresse a tout le monde, pratiquant l’escalade ou non ! Même si, il faut l’avouer, nos lecteurs sont principalement des grimpeurs mais les  non-initiés pourront s’amuser et découvrir un sport ludique et passionnant. Pas de jargon technique dans la BD (ou très peu du moins). C’était l’une des difficultés rencontrées d’ailleurs en écrivant les gags : faire-rire un public de non-initiés ! Et d’après les retours, j’ai l’impression que le pari est réussi !

JACK : Alors sans hésitation, ça peut être lu par toutes les générations. Encore une fois, ça correspond tout à fait à la politique familiale des éditions Bamboo que de ne laisser personnes sur la touche. Humour et bienveillance sont les maître mots de cette BD… avec juste une touche d’ironie et de mauvaise foi saupoudrée, afin de rendre les choses plus amusantes.

Screenshot

Comment s’est passée votre collaboration au quotidien ? Qui écrit quoi, qui dessine quoi, qui fait les pauses café ?

DAVID :  Vous l’avez compris, moi j’écris mais Jack a su m’aiguiller et m’accompagner quand l’inspiration bloquait !
L’écriture comprend le gag puis ensuite le découpage, case par case, avec la description de la scène et les dialogues. Le découpage est très important, c’est ce qui permet de rendre lecture plus fluide notamment (on a essayé en tout cas !) et d’amener la chute petit à petit. Une fois mon découpage validé par l’éditeur, j’envoie à Jack et on en rediscute si on se rend compte que finalement ça ne marche pas. L’expérience en bande dessinée de Jack a été essentielle à ce stade et il a su s’adapter à chaque fois ! Il a pu arriver qu’on laisse tomber un gag car ça ne fonctionnait pas au découpage ! Et sinon, je ne bois pas de café !

JACK : Contrairement à David, je suis un Café-maniac ! alors pour ce qui est de « qui dessine quoi ? », je pense qu’il valait mieux me laisser les rênes, vu la prestation que m’a livré David la dernière fois qu’on s’est vu ah ah ! Mais work in progress de son côté, comme moi pour la grimpe ! Chacun sa spécialité après tout. En tout cas, ça a été une vraie rencontre entre lui et moi, on a travaillé dans une parfaite harmonie, c’était le top ! David m’a écrit et découpé des gags aux petits oignons, j’avais plus qu’à suivre derrière.

Une anecdote croustillante à nous partager sur votre duo ?

DAVID : Rien de très croustillant mais pour l’anecdote, Jack et moi nous sommes rencontrés en vrai pour la première fois 1 mois après la sortie de la BD ! Nos échanges étaient principalement par mail et par téléphone !

JACK : Les meilleures anecdotes croustillantes sont à venir, quand on dédicacera sur les salons ou festival 😉

Ce tome 1 est-il pensé comme une série? Avez-vous déjà des idées pour les prochains tomes ?

DAVID : Alors ce premier tome aborde principalement la pratique du bloc et un 2eme tome est en discussion mais autour de la voie cette fois-ci ! On y retrouvera la même bande d’amis et d’autres personnages viendront s’ajouter. A suivre…

JACK : On ne change pas une équipe qui gagne ! tant au point de vue des personnages de la BD, que des auteurs eux-mêmes. Alors j’ai hâte de remettre le couvert pour une suite !

Une BD sur l’escalade, c’est une niche ou au contraire un univers en pleine expansion ?

DAVID : J’ai envie de répondre les deux à la fois ! C’est clairement une niche, encore plus sur la thématique humour ! Toutefois, l’essor de l’escalade est indéniable et il est certain que d’autres projets verront le jour rapidement.

JACK : Pour moi, quand on parle de plus de 2 millions de licenciés, on est sur une très très grosse niche ! Je ne sais pas si la discipline va attirer encore plus de monde (peut-être un de plus avec moi ?) mais en tout cas on a là un sacré bon vivier de passionnés !

Un dernier mot à ajouter ?

DAVID : C’est quand qu’on grimpe ?

JACK : Quelle taille je dois prendre pour mes chaussons ?

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Koper 2025: Sorato Anraku et Janja Garnbret s’imposent en patrons

06 Sep

La finale de la dernière étape de coupe du monde de la saison s’est achevée ce soir à Koper en Slovénie. Du très beau spectacle, un public en feu une fois de plus, et des grimpeur·euse·s qui nous auront régalés.

Ondra ouvre le bal, Alberto Gines Lopez pose les bases

C’est Adam Ondra, le maître tchèque, qui inaugure cette voie de finale. Le ton est rapidement donné : le tracé est exigeant, parsemé de crux à décoder avec précision. Ondra avance méthodiquement, mais son run s’interrompt aux deux tiers, sur un mouvement délicat d’épaule pour aller chercher une réglette lointaine. Malgré une marge encore visible dans les bras, il chute prématurément, laissant alors la finale très ouverte.

© IFSC

L’autrichien Jakob Schubert, qui signait son grand retour cette année, réalise un beau run et chute dans le haut de la voie. Ce ne sera hélas pas suffisant pour accrocher un podium: Toby Roberts, champion olympique en titre, grignote quelques prises supplémentaires pour venir prendre la médaille de bronze (46+). Il ne parviendra pas à détrôner l’espagnol Alberto Gines Lopez, qui, juste avant lui, réalise une énorme marque avec une prise supplémentaire (47+).

L’ascension impériale d’Anraku

Ne restait alors que Sorato Anraku, grand favori de l’étape. Dès les premiers mouvements, le Japonais impose son rythme : précision chirurgicale, assurance totale, aucune hésitation. Chaque crux un une simple formalité. Le public retient son souffle à mesure qu’il dépasse les marques de ses concurrents. On l’imagine alors filer droit vers le Top… mais une petite pince, juste avant le mouvement final, lui résiste. Score final : 48+. Suffisant pour s’offrir la victoire et l’or de l’étape.

Avec ce nouveau sacre, Sorato Anraku confirme qu’il est bien l’homme fort du moment. S’il termine deuxième du classement général derrière un Alberto Gines Lopez régulier et solide, le duel entre les deux grimpeurs laisse présager un championnat du monde explosif!

© IFSC

Les résultats de la finale hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1JPN Sorato Anraku 48+ 
2ESP Alberto Ginés López 47+ 
3GBR Toby Roberts 46+ 
4JPN Satone Yoshida 45 
5AUT Jakob Schubert43 
6INA Putra Tri Ramadani 40+ 
7CZE Adam Ondra 35+ 
8JPN Neo Suzuki 10+

Une intensité extrême dès les premiers runs

Quand les première grimpeuses s’élancent, aucun doute que la voie ne va pas se laisser dompter facilement. Les mouvements s’enchaînent avec une grosse intensité. Lorsque la britannique Erin McNeice prend le départ, pas de surprise, on ressent l’énorme intensité de la voie. chaque mouvement est difficile à aller chercher. Elle réalise une marque à 33, et prend alors le lead de la compétition, les bras usés.

Chaeyun Seo et Laura Rogora au coude à coude

Laura Rogora s’élance, et à l’image de la britannique, les mouvements s’enchaînent avec difficulté. Elle parvient néanmoins à dépasser  le score d’Erin McNeice avec une marque à 37+. La coréenne Chaeyun Seo, parviendra à valider une prise de plus, pour atteindre 38+. Une seule grimpeuse parviendra à dompter cette oie ultime…

© IFSC

Le sacre de Janja Garnbret à domicile

La slovène, devant son public, aura réalisé un run d’anthologie. Précise, appliquée, elle avale les mouvements à une vitesse indécente. Quand elle arrive au niveau de ses adversaires, tous les regard se figent. Et sans surprise, Garnbret poursuit son chemin sans sourciller. Les mouvements s’enchaînent, la voilà dans la fin de voie… Elle s’applique, valide chaque prise avec méthode, et zippe du pied en tentant d’aller toper la voie ! Un run énorme, avec 10 prises de plus que ses adversaires, qui prouve une fois de plus sa suprématie. A quelques semaines des championnats du monde, on voit mal qui pourrait venir la défier …

© IFSC

Les résultats de la finale femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1SLO Janja Garnbret47+ 
2KOR Chaehyun Seo 38+ 
3ITA Laura Rogora 37+ 
4GBR Erin Mcneice 33 
5SLO Lucka Rakovec 28+ 
6BEL Heloïse Doumont 28+ 
7SLO Rosa Rekar 26+ 
8SLO Lucija Tarkus 13+
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Les frères Ternant : une nouvelle vie après la compétition

03 Sep

Durant plusieurs années, Mathieu et Arthur Ternant ont vécu l’intensité du haut niveau. Membres de l’équipe de France, habitués des compétitions nationales et internationales, ils ont connu les joies des sélections, mais également plusieurs désillusions, des blessures, et au final, une perte de motivation. 2023 marquera pour eux une année charnière : chacun, à sa manière, décide d’arrêter la compétition pour se tourner vers de nouveaux projets.


Mathieu : du circuit de Coupe du Monde à l’océan Indien

En 2023, Mathieu réalise une saison satisfaisante en Coupe du Monde. L’été qui suit est consacré au rocher, puis un break bienvenu : deux mois à La Réunion, un passage à Madagascar, quelques semaines au Danemark pour ouvrir sur des compétitions avant de reprendre l’entraînement. “Le plan, c’était de faire une dernière année à 100 %, d’aller chercher ce que je n’avais pas encore réussi à accomplir, et ensuite de partir m’installer à La Réunion”, explique-t-il.

Mais rapidement, le scénario déraille. Privé d’entraîneur au pôle France après le départ de Kentin Boulay, il se retrouve livré à lui-même. Trois mois plus tard : rupture partielle de poulie, chute de motivation. “Le projet Réunion/surf/kiff commençait alors à prendre beaucoup de place dans ma tête.” 

© IFSC

Le sélectif pour l’équipe de France agit comme un électrochoc : “Je me demande ce que je fais là. Zéro plaisir. C’est la première fois de ma vie que je me pointe sur une compétition sans envie…” Même constat au Dockmaster, pourtant attendu comme un moment fun : “Encore une fois, zéro plaisir.

Il décide alors de couper. Une semaine de surf dans les Landes, un doigt au repos. Mais dès le premier jour, il comprend : “L’idée de devoir retourner à l’entraînement ne me plaît pas du tout. J’accepte que c’est peut-être la fin. Et franchement, c’est un soulagement.”

Nouvelle vie, nouveaux projets

Direction La Réunion. Sa copine l’y attend, et avec elle, la perspective de construire une nouvelle vie. “L’idée, c’était surf, grimpe, chill. J’avais besoin de changer d’air, de rebondir, de me lancer dans de nouveaux projets.

Rapidement, le club Austral Roc lui propose un poste d’entraîneur-ouvreur. “Passer de l’autre côté de la barrière était stressant au début, mais ultra motivant.” Il ouvre pour les athlètes locaux, des jeunes comme Iloé Chérif, mais aussi pour Max Bertone. “C’est super motivant de les accompagner.

Un an plus tard, le bilan est positif. Même si l’absence d’un partenaire d’entraînement quotidien, comme son frère, lui manque, Mathieu a trouvé un équilibre. “J’alterne entre grimpe, surf, boulot, vie perso.

© Arthur Ternant

Ses objectifs ? Débusquer une kingline en 8c+/9a, tester des blocs extrêmes comme “Shaolin” ou “Alphane”, voyager dans des destinations atypiques : Nouvelle-Zélande, Madagascar, Angleterre. “Le plus dur, c’est de trouver le temps !

Sur le plan pro, il veut continuer à gagner en expérience dans l’entraînement, rêve d’opportunités liées au haut niveau, mais également de pouvoir ouvrir sur des compétitions internationales. “C’est ce qui me plaît vraiment. À La Réunion, les occasions sont rares, mais je garde ça en tête.

☝️ Fiche d’identité Mathieu Ternant

Je vis à la réunion depuis plus d’un an maintenant, j’ai fais 5 ans en équipe de France de France de bloc.
Maintenant je suis de l’autre côté de la barrière, coach ou ouvreur.  Côté perso j’ouvre des blocs en ravine, j’explore et j’essaie de trouver des pépites. Je surf pas mal aussi à côté, et c’est cool de faire autres choses que de l’escalade par moment.

Compétitions

  • 1er en coupe d’Europe en 2021
  • 2eme en coupe d’Europe en 2022
  • 14eme en coupe du monde en 2023
  • 17eme au championnat du monde en 2021

Outdoor

  • “Monkey Wedding” 8C
  • “Get railed” 8B+ “

Arthur : de l’équipe de France aux ateliers de shape

Pour Arthur, la bascule s’est faite un peu différemment. Sa carrière avait pourtant bien démarré : en 2019, podium au championnat de France de bloc, premières sélections internationales, résultats prometteurs. Mais derrière, les déceptions s’enchaînent. “J’ai grimpé pour ne pas perdre sur 90 % des compètes. Résultat : j’ai beaucoup perdu“, confie-t-il avec humour.

Puis viennent les blessures : coudes, poulie, sub-luxation, scaphoïde. “Tout ça très rapproché.” Malgré tout, en 2023, il se lance dans une ultime saison, avec l’envie d’aller plus loin. “J’avais un bon niveau, pour la première fois depuis longtemps j’y croyais. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Ça s’est arrêté un peu brutalement… je suis passé de investis à 1000% à une réflexion: continuer ? Arrêter ?

© Arthur Delicque

La transition commence alors à s’opérer. Sa copine Salomé Romain, qui avait déjà arrêté la compétition, l’entraîne vers le caillou. “Zéro pression, que du kiffe.” Avec son frère, il part également explorer le Peak District, un voyage marquant : “C’était dingue. Ça m’a fait comprendre que je sacrifiais la grimpe dehors depuis trop longtemps.

Bien que cette transition paraisse presque naturelle, Arthur admet tout de même que “le plus dur a été « d’abandonner » avec la sensation de n’avoir rien accompli… (en objectifs), ajouté à ça la transition avec mon frère (qui a arrêté aussi la même année) et qui est parti vivre à la Réunion. On est passé de training matin midi soir ensemble à d’un coup, plus de training et plus de grimpe ensemble, changement de projet, changement de vie. C’était une période assez étrange à vivre, mais aussi très enrichissante.

La révélation du shape

C’est aussi à ce moment que son chemin croise l’entreprise Volx Holds, qui lui offre la possibilité de devenir shaper. “C’était un rêve. Depuis un an, je bosse avec eux, et c’est un vrai plaisir. Ils me font confiance, ils ont une démarche soucieuse de l’environnement… Je leur dois beaucoup.

En parallèle, il valide son diplôme d’ouvreur national. “Cette saison, j’ai pu ouvrir pas mal de compétitions, en France et à l’étranger. Une expérience incroyable. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir arrêté la compétition.”

© Arthur Ternant

De nouvelles ambitions

Côté grimpe, Arthur a envie de se lancer dans un processus différent : travailler un projet sur plusieurs séances, analyser chaque mouvement et repousser ses limites. “Je n’ai jamais investi plus de 3-4 séances dans un bloc. J’ai envie de vivre ce processus.

À plus long terme, il rêve de trips orientés sur l’exploration et l’ouverture pour ne pas se contenter de consommer le rocher : trouver une ligne, brosser, déchiffrer, enchaîner. “C’est encore plus savoureux quand tu découvres par toi-même.

Et comme si cela ne suffisait pas, Arthur nourrit une autre passion : la photo. “À terme, j’adorerais travailler là dedans également

☝️ Fiche d’identité Arthur Ternant

Grimpeur, ouvreur, shapper. J’ai grandis à Mayotte et découvert la grimpe en rentrant en métropole à l’âge de 12 ans. D’abord en falaise avec mon père, qui nous a initié avec mon frère, puis en salle et en compétition. Aujourd’hui fini la compétition et focus sur la grimpe dehors et l’ouverture.

Compétitions

  • Vice champion de France (senior) 2019
  • Demi-finale en Coupe du Monde 2019
  • 1er dockmaster 2023

Outdoor

  • “Finnish line” 8C
  • “Hazel grace” 8B+
  • “Get railled” 8B+
  • “Sang neuf” 9a

Deux frères, deux chemins, une passion commune

En 2023, les frères Ternant ont fait le même choix : quitter l’équipe de France. Mais chacun a trouvé son propre terrain de jeu. Mathieu à La Réunion, entre surf, entraînement et kinglines à explorer. Arthur en métropole, entre shape, ouverture et projets persos.

Deux vies différentes, mais un même moteur : l’amour de la grimpe. “L’histoire ne s’arrête pas, elle prend juste une autre forme” , résument-ils.

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Budget du sport en France sacrifié : quelles conséquences pour l’escalade ?

31 Août

Un an après les Jeux Olympiques de Paris qui ont fait vibrer le pays et placé la France sous les projecteurs, la ferveur populaire est encore palpable. Pourtant, au lieu de capitaliser sur cet élan historique pour renforcer la place du sport dans notre société, le gouvernement choisit une direction opposée. Le budget consacré au sport subit des coupes sévères et répétées, mettant en péril tout un écosystème.

Clubs en difficulté, projets d’infrastructures gelés, haut niveau fragilisé à long terme, et accès à la pratique sportive pour tous menacé : les conséquences sont nombreuses et alarmantes. Dans ce contexte, notre discipline, en plein essor depuis son entrée aux Jeux, risque d’en payer un lourd tribut.


Un contexte budgétaire alarmant pour le sport français

Souvenez-vous : quelques mois après les Jeux, nous assistions à une levée de bouclier de bon nombre d’athlètes français suite à l’annonce du budget pour 2025. Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, annonçait le 10 octobre dernier une forte baisse du budget des sports dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Les crédits alloués au sport étaient alors amputés de 268 millions d’euros (soit une baisse globale de -24,9 %).

J’ai beaucoup de mal à comprendre ce genre de décision. Je crois que tout a démontré que le sport est fondamental, très utile à la société parce qu’il est vecteur de mixité sociale, de respect, de santé, d’excellence.

Il y a quelques semaines, le premier ministre François Bayrou annonçait le budget prévisionnel pour 2026, et le sport n’aura à nouveau pas été épargné, avec une nouvelle forte baisse de presque 18%. Notons tout de même que le ministère des Sports représente l’un des plus petits budgets de l’État, 0,2 %…

Un an tout pile après les JO, les voix continuent de s’élever pour dénoncer un sport sacrifié. Le patron des Jeux de Paris, Tony Estanguet lui-même, s’exprimait au micro de FranceInfo en marge de la cérémonie d’anniversaire de l’ouverture des Jeux parisiens: “J’ai beaucoup de mal à comprendre ce genre de décision. Je crois que tout a démontré que le sport est fondamental, très utile à la société parce qu’il est vecteur de mixité sociale, de respect, de santé, d’excellence.

Zélia Avezou, JO Paris 2024 | © Planetgrimpe

Alain Carriere, président de la FFME, est du même avis: “Tout le monde est conscient qu’il y a des efforts à faire sur le budget de la France, mais un tel coup de rabot laisse sous-entendre que le sport est accessoire.

L’incompréhension est encore plus forte lorsque l’on sait que, selon une étude conjointe du Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) et de l’Observatoire des Métiers du Sport (CPNEF-AFDAS), chaque euro investi dans le sport permettrait à la collectivité d’économiser environ 13 € en dépenses sociales et publiques (santé, éducation, cohésion sociale…). Le sport produit ainsi des effets positifs mesurables, que la société n’a plus à financer directement.

Des infrastructures d’escalade sous tension et des clubs fragilisés

Ces dernières années, les murs d’escalade se sont multipliés dans les complexes sportifs publics. “Aujourd’hui, lorsqu’une collectivité construit un nouvel équipement, elle pense presque toujours à intégrer un mur. Il y a quinze ans, c’était loin d’être évident ”, souligne Alain Carrière.

Mais cette dynamique risque de ralentir. La baisse des budgets alloués au sport, associée à un recul du soutien financier de l’État aux collectivités, pourrait freiner la création de nouvelles infrastructures, y compris pour l’escalade. Un paradoxe : depuis son entrée aux JO de Tokyo, la discipline jouit d’une visibilité inédite, mais faute de murs en nombre suffisant, les clubs doivent parfois refuser des licenciés.

Le Cime, un immense complexe d’escalade construit à Troyes.

Autre difficulté : recruter et rémunérer des encadrants qualifiés. Les clubs aux moyens limités sont les premiers à souffrir de cette situation. La baisse des budgets crée un cercle vicieux : pas assez d’argent pour embaucher, donc moins d’activités, ce qui freine l’arrivée de nouveaux licenciés… et réduit encore les ressources. Heureusement, les clubs peuvent compter sur l’engagement de nombreux bénévoles, mais ceux-ci ne peuvent pas porter à eux seuls l’ensemble des difficultés.

Les grandes structures, comme le club de Mineral Spirit à Valence par exemple, — qui exploite la Cité de l’Escalade et dépend très peu des subventions publiques — s’en sortent mieux. Mais ce modèle reste rare en France.

Pour le président de la FFME, le message envoyé par la baisse du budget du sport est préoccupant. De plus, si la FFME enregistre depuis vingt ans une croissance annuelle de 4 à 5 % de ses licenciés, cette progression aurait pu être plus forte sans ces freins successifs, et notamment depuis l’ère olympique.

Le haut niveau va-t-il en pâtir ?

Alain Carrière le répète, le haut niveau et la pratique loisir ne s’opposent pas : ils se nourrissent mutuellement. “Le haut niveau donne à l’escalade une visibilité médiatique qui attire de nouveaux pratiquants vers les clubs ; et c’est la vitalité des clubs qui permet de faire émerger les champions de demain.

En 2025, les aides de l’État représentent environ 10 % du budget fédéral, et sont presque exclusivement dédiées haut niveau. Elles ont même été ponctuellement renforcées cette année, en raison des JO d’hiver 2026 et des espoirs de médailles en ski-alpinisme. Mais cette hausse est conjoncturelle. Or, comme le rappelle Alain Carrière, “les Jeux ne se préparent pas en un an”. Pour viser Los Angeles 2028 ou Brisbane 2032, il faudrait investir dès aujourd’hui dans la préparation des athlètes et dans des infrastructures d’entraînement performantes.

Le haut niveau donne à l’escalade une visibilité médiatique qui attire de nouveaux pratiquants vers les clubs ; et c’est la vitalité des clubs qui permet de faire émerger les champions de demain.

Faute d’engagement public sur le long terme, la FFME doit financer une partie de cet effort sur ses fonds propres, ce qui entraîne déjà des répercussions : la licence augmentera de 10 € dès septembre pour la saison 2025-2026.

Les murs extérieurs du pôle France à Voiron | © FFME

Si les coupes budgétaires se poursuivent, c’est la compétitivité française sur la scène internationale qui sera menacée. Après Paris 2024, qui devait être un tremplin pour structurer l’élite et populariser la discipline, l’impression est amère : moins de moyens, plus d’obstacles, et un rendez-vous manqué pour l’escalade française.

Conséquences sociales : l’escalade moins accessible pour tous

Ici, nous allons plus particulièrement aborder les diminutions de budget liées au Pass’Sport. Pour rappel, le Pass’Sport est une aide financière de 50 € destinée à faciliter l’inscription d’un jeune dans un club sportif affilié. Il est attribué sous conditions de ressources, et notamment aux bénéficiaires :

  • de l’allocation de rentrée scolaire (ARS),
  • de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH),
  • de l’allocation adulte handicapé (AAH, pour les 16–30 ans),
  • ou aux étudiants boursiers.

L’objectif affiché, est de réduire le coût de l’adhésion à un club, qui peut représenter une barrière importante pour les familles modestes, et il s’agissait là d’une belle promesse de sport pour toutes et tous.

Hélas, le budget du Pass’Sport qui était de 100 millions d’euros en 2022, puis 85 millions en 2023 et 2024,  a finalement atteint 74,5 millions en 2025. Au delà de ces baisses successives, le Pass’sport était initialement ouvert à tous les jeunes entre 6 et 30 ans sous conditions de ressources.

Pour la saison 2025-2026, plusieurs modifications s’opèrent et les nouveaux critères d’éligibilité sont les suivants:

  • Jeunes 14‑17 ans bénéficiaires de l’ARS,
  • Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH),
  • 16‑30 ans en situation de handicap (AAH),
  • Étudiants boursiers de moins de 28 ans.

Le ministère des sports justifie ces nouveaux critères de la façon suivante:  “le dispositif est ainsi plus ciblé à l’âge où la pratique sportive des jeunes décroche, autour de 14 ans.” Pour que vous puissiez vous faire une idée sur les réelles intentions de l’état, sachez que les jeunes de 6 à 13 ans, jusqu’alors éligibles via l’ARS, et qui sont désormais exclus du dispositif, représentaient environ 80 % des bénéficiaires (en 2024, environ 1,38 million de jeunes ont bénéficié du Pass’Sport en France).  Pour faire passer la pilule, le gouvernement augmente le montant de l’aide à 70€ par enfant, cela nous laisse sans voix.

Concrètement, c’est plus d’un million de jeunes qui n’auront plus accès au Pass’Sport pour la rentrée 2025 (tout sport confondu, les chiffres par discipline n’ont pas été communiqués aux fédérations).

Alors que l’effet des JO se mesure par une attraction toujours plus forte dans les clubs d’escalade, de nombreuses familles vont devoir renoncer à inscrire leurs enfants. L’escalade pour toutes et tous s’éloigne un peu plus, et plusieurs clubs que nous avons contactés semblent inquiets si rien ne bouge sur ce sujet.

Pour conclure…

Loin d’être une dépense accessoire, le sport devrait constituer un investissement stratégique pour la société. Les coupes budgétaires actuelles fragilisent un écosystème déjà sous tension : infrastructures à l’arrêt, clubs en difficulté, encadrement insuffisant, haut niveau menacé et accès restreint pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

L’escalade, actuellement en pleine expansion, risque de voir sa dynamique freinée au moment même où son potentiel d’attractivité est le plus fort. Après l’élan historique des Jeux de Paris 2024, la France est loin de l’héritage sportif qu’elle s’était promis de construire. Reste à espérer que la mobilisation des fédérations et des athlètes pro rappellera aux décideurs qu’investir dans le sport, c’est investir dans la santé, la cohésion et l’avenir…

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Championnat du monde jeunes: Paco Lehmann prend le bronze en vitesse

04 Août

Les championnats du monde jeunes se sont achevés avec l’épreuve de vitesse hier. Paco Lehmann réussit à ramener une nouvelle médaille à l’équipe de France en montant sur la 3ème marche du podium des U19.

Une nouvelle médaille pour l’équipe de France

Double champion d’Europe de vitesse en 2022 et 2024, Paco réalise à Helsinki l’un de ses meilleurs résultats internationaux, sur ce qui était son dernier championnat du monde jeune. Il n’aura pas manqué le rendez-vous…

Je démarre la compétition avec un bon premier run en qualif : 5,58. De quoi me mettre en confiance” , nous confie Paco.
Sur sa lancée, il améliore son chrono au second essai en signant un 5,50, ce qui lui permet de se classer 9e des qualifications. De quoi lui assurer un duel très ouvert en 1/8e de finale contre l’Italien Samuele Graziani, de niveau équivalent. Paco va alors sortir le grand jeu.

Je savais qu’il fallait un gros run pour passer… peut-être même mon record. Et c’est ce que je fais : 5,39 !

Ce run canon lui ouvre les portes des quarts de finale, où il se retrouve face au meilleur temps des qualifications : un grimpeur chinois ultra-rapide, Xiaoqian Wang. Conscient de l’enjeu, Paco se recentre. “La pression monte, mais je parviens à me relâcher, à grimper libéré… et je gagne ce duel !

Le Français s’offre donc une place en demi-finale, avec la finale dans le viseur. Malheureusement, un petit accroc va briser son élan.  “En voulant partir très vite, je loupe une prise de pied… et ça me coûte la qualif en finale. Un peu dégoûté sur le moment, mais je savais qu’il restait une médaille à aller chercher.

Déterminé, Paco remet les compteurs à zéro pour la petite finale. Et ça passe : il s’impose et monte sur la troisième marche du podium, décrochant une belle médaille de bronze, la quatrième pour l’équipe de France sur ce championnat du monde, toute discipline confondues.

Je suis vraiment fier, c’était ma dernière compète en jeunes, et je repars avec une médaille pour la France.

Désormais, Paco a déjà le regard tourné vers le championnat d’Europe dans un mois à Zilina, où il aimerait aller chercher un 3ème titre de champion d’Europe chez les jeunes.

Les résultats des autres français en vitesse

  • U17 filles – Gabrielle Desbois, 14ème
  • U17 garçons – Léo Grosset, 36ème
  • U19 filles – Eva-Mina Rymasz, 11ème
  • U19 filles – Ambre Ecaille, 29ème
  • U19 garçons – Gabriel Cancel, 22ème

Pour l’anecdote, il faut tout de même signaler chez les U17 garçons, l’énorme temps du Chinois Yicheng Zhao: 4,85 en finale !

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Guillaume Moro franchit la barre symbolique des 5 secondes : “C’était mon objectif principal cette année”

04 Août

Guillaume Moro vient de marquer un tournant dans sa carrière de grimpeur de vitesse. Actuellement en stage à Salt Lake City avec son coach américain, il a réussi à passer sous la barre symbolique des 5 secondes sur la voie officielle de vitesse, avec un chrono exceptionnel de 4.94 réalisé lors d’une séance d’entraînement. Bien évidemment, ce n’est pas un record officiel, car réalisé hors compétition, mais ça n’en reste pas moins un cap symbolique dans la progression du grimpeur de vitesse.

C’était mon objectif principal cette année : descendre mon chrono sous les 5 secondes. 

Arrivé depuis deux semaines sur le sol américain, Guillaume Moro avait planifié cette séance avec son coach. La préparation était méthodique et les signaux positifs déjà présents : “J’avais fait une autre séance prometteuse avant, avec un 5.005. Donc je savais que je l’avais sous le pied, il me fallait juste arriver reposé à une séance et lâcher des runs rapides.

Ce jour-là, la séance s’est révélée aussi longue qu’intense : 4 heures d’efforts, 31 essais. Et le fameux 4 secondes est tombé… sur le tout dernier run. “Il est tombé sur le dernier, même si plusieurs auraient pu passer avec un meilleur temps de réaction.” Et pourtant cette séance ne l’aura pas ménagé… en effet, le grimpeur français a failli tout arrêter suite à une forte douleur à l’orteil : “J’ai aussi tapé très fort l’ongle de mon orteil et j’ai failli stopper la séance parce que, vraiment, je ne pouvais plus remettre le chausson tellement j’avais mal.

Malgré cette gêne, Guillaume a continué, porté par des chronos rapides jusqu’au bout de la séance. Sur ce dernier run, Guillaume n’est pourtant pas le plus à l’aise, avec un mauvais feeling en milieu de voie, qu’il a réussi à compenser par une fin de voie très rapide.

Bizarrement, je me sens mal au milieu de la voie, c’est-à-dire pas dans ma trajectoire ni ma position habituelle, à cause d’une petite erreur. Mais je me dis qu’il fallait que je donne tout pour rattraper ça, et je pense que je fais la meilleure fin de ma vie.

-> À LIRE ÉGALEMENT | Interview : Guillaume Moro, le nouveau grimpeur le plus rapide de France!

Guillaume Moro, pilier de l’escalade de vitesse en France, a récemment frappé fort en établissant un nouveau record national en 5’’11. Au travers de cette interview exclusive, il nous dévoile les coulisses de cette performance, l’impact de ses entraînements aux États-Unis sur sa progression, et ses ambitions pour la suite de la saison.

 

Au moment de taper le buzzer, Guillaume ne pensait pas avoir franchi la barre. La surprise n’en a été que plus belle : “En tapant, je ne pensais pas faire le 4, mais dès que j’ai vu le chrono, j’ai explosé de joie !” Ce chrono vient récompenser un travail de fond entrepris depuis plusieurs mois, en particulier après la déception des OQS.

Les prochains objectifs vont être de refaire des 4 secondes à l’entraînement, mais surtout en compétition internationale.

À Salt Lake City, il s’est concentré sur la vitesse pure et la gestuelle, en retravaillant un peu quelques mouvements clés : “J’ai bossé un tout petit peu sur un mouvement au milieu de la voie, mais je suis plutôt en forme en ce moment, donc l’idée de ce séjour, c’était surtout de grimper vite et de débloquer une gestuelle encore plus rapide.

Prochaine étape pour le Français : confirmer cette performance en compétition internationale. Il sera au départ de la Coupe d’Europe de St. Pölten, puis aux Championnats du monde en septembre.

 

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Championnat du monde jeunes: Louise Puech Yazid prend le bronze en difficulté

03 Août

Alors que les jeunes tricolores ramenaient 2 médailles sur le championnat du monde jeunes de bloc, la suite de la compétition faisait place à l’épreuve de difficulté. La chambérienne Louise Puech Yazid en profite pour prendre le bronze chez les U19.

Une belle montée en puissance

Il y a quelques jours, Louise Puech Yazid faisait ses débuts aux championnats du monde jeunes en participant à l’épreuve de bloc. Une belle entrée en matière, puisqu’elle se hissait jusqu’en finale et terminait à une honorable 6ᵉ place. Engagée sur deux disciplines, elle enchaînait ensuite avec l’épreuve de difficulté.

C’était vraiment dur mentalement et physiquement. Passer directement des finales de bloc aux qualifications de diff le lendemain matin, c’est un gros challenge. Il fallait que je me remette dans l’état d’esprit d’une nouvelle compétition. Je savais que je devais passer les qualifs de diff pour ensuite pouvoir souffler un peu avant les demi-finales le soir suivant.

Malgré un échauffement compliqué en demi-finale, la jeune Chambérienne s’est accrochée : “Je sentais la fatigue dans mon corps, j’avais du mal à récupérer. Mais au final, tout se joue dans la tête, et j’ai réussi à me mettre en mode guerrière.

La voie de demi-finale, plutôt physique et basique, exigeait une grande un gros combat. Louise savait que chaque mouvement comptait. “Honnêtement, je ne pensais pas passer en finale. C’était une vraie surprise. Mais après la demi, j’ai pu bien me reposer. Une fois en isolement, juste avant la finale, j’étais à fond. J’avais retrouvé l’énergie et j’étais hyper motivée.

Malgré la fatigue accumulée, Louise s’est livrée à un nouveau combat en finale. Son objectif : tout donner et ne rien regretter.

Malheureusement, j’ai manqué une prise que je n’avais même pas repérée lors de la lecture. Je pensais alors finir 7e, car je savais que les filles après moi étaient très fortes. Et puis, une par une, elles chutaient plus bas que moi… Je suis passée 5e, puis 4e, et enfin 3e !” Un moment fort, qu’elle a partagé avec Lana Goric (2ᵉ) et Geila Macia Martin (1ᵉ) : “Au début, je n’y croyais pas. Et puis je les ai vues pleurer, crier… Là, j’ai compris. On s’est toutes les trois prises dans les bras. C’était un moment rempli d’émotion !

12ᵉ après les qualifications, 6ᵉ en demi-finale, Louise n’a cessé de grimper au classement pour finalement atteindre la 3ᵉ marche du podium — son tout premier podium mondial.

Les résultats des autres français en difficulté

  • U17 filles – Swann Lamblin-Burguet, 5ème
  • U17 filles – Lou Auclair, 11ème
  • U17 filles – Amie Lerondel, 45ème
  • U17 garçons – Augustin Noé, 16ème
  • U17 garçons – Hypolite Vilanova, 24ème
  • U17 garçons – Rémi Gautier, 25ème
  • U19 filles – Macha Brebion, 12ème
  • U19 garçons – Pierre Marzullo, 7ème
  • U19 garçons – Akyan Etchar, 8ème
  • U19 garçons – Malo Guidoni, 27ème

Tous les résultats à retrouver sur la page de l’IFSC.

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Camille Pouget : “Oser me fixer des objectifs terrifiants, c’est ce qui me rend plus forte”

31 Juil

En pleine ascension depuis plusieurs saisons, Camille Pouget a entamé 2025 avec de nouveaux objectifs en tête. Elle revient pour Planetgrimpe sur sa première moitié de saison. Entre résultats internationaux, blessures, nouveaux défis mentaux et quelques projets en falaise, la jeune grimpeuse trace son chemin avec lucidité et ambition.


Une saison pleine de promesses

Fraîchement revenue de vacances juste après la coupe du monde à Madrid, Camille attaque la seconde partie de la saison avec le sourire : “J’ai bien rechargé les batteries.” Et elle en aura besoin pour continuer sur sa lancée. S’installer dans le Top 10 mondial, décrocher le titre de championne de France et monter sur un podium de Coupe du Monde : ses ambitions étaient claires dès le début de l’année. Si ces objectifs ne sont pas cochés, elle ne s’en cache pas : “Je suis 12e au général et j’ai fait mon premier top 5 en Coupe du Monde à Chamonix, le meilleur résultat de ma carrière actuelle. Je n’ai pas encore atteint mes objectifs, mais je m’en rapproche.” Concernant le titre de championne de France, elle nous avouera ne pas s’être suffisamment préparée pour le style demandé: elle terminera en 7ème position.

Grimper en finale devant 18 000 personnes sur la place du Mont-Blanc, c’était tout simplement inoubliable.

Chamonix : un moment hors du temps

Comment je pourrais en mentionner une autre…” Lorsqu’on lui demande quelle compétition l’a le plus marquée, la Coupe du Monde de Chamonix s’impose naturellement. “Grimper en finale devant 18 000 personnes sur la place du Mont-Blanc, c’était tout simplement inoubliable.” Mais au-delà de cette performance marquante, la saison n’a pas été de tout repos. Camille a notamment dû composer avec une rupture partielle de la poulie en janvier, un obstacle qui l’a contrainte à adapter sa préparation. “C’est toujours délicat quand les imprévus viennent bousculer les plans” nous confiait Camille, mais son mental à toute épreuve lui aura permis de relever la tête pour aborder cette saison avec brio.

© Tim-Nicolas Hopf / Planetgrimpe

Le mental: un axe prioritaire

Au-delà du physique, le mental est devenu un axe de travail prioritaire. “En août dernier, j’ai changé de coach mental. Je me sentais stagner, comme si je plafonnais autour du Top 15 mondial.” Ce changement l’a poussée à repenser sa façon de fonctionner au quotidien. Fini le mental “pansement” pour les jours de compétition : Camille anticipe désormais les schémas de pensée à long terme. “Je fais attention à ne pas laisser s’installer des doutes “indéracinables” avant les gros objectifs.” Une nouvelle façon de préparer son mindset en tant que compétitrice de haut niveau, ce qui lui réussit plutôt bien jusqu’à présent.

J’ose me fixer des objectifs terrifiants, c’est ce qui me rend plus forte !

Objectifs ambitieux et préparation exigeante

Je me force à croire plus en moi.” Derrière cette formule qui pourrait paraître banale, se cache en réalité une vraie évolution. Camille ose désormais viser des objectifs presque “trop grands”, quitte à ce qu’ils soient un peu terrifiants comme elle aime le dire. “Cette nouvelle dynamique me pousse à structurer ma préparation à la hauteur de ces ambitions. Et surtout, je garde en tête que tout cela reste un jeu. J’ai de la chance de vivre cette aventure.

Le bloc toujours présent, la falaise en filigrane

Même si la compétition de difficulté reste sa priorité, le bloc n’a pas pour autant disparu de son entraînement. “J’en fais même parfois plus que de la diff selon les périodes.” En revanche, la falaise se fait plus rare. Mais Camille n’en reste pas moins attachée à l’escalade en extérieur. “La semaine dernière, j’ai coché un 8b+ près de Toulouse que je travaillais depuis 5 ans.” Et d’ajouter, rêveuse : “À Céüse, Mister (ou miss) Hyde m’attend toujours… c’est une voie qui résonne particulièrement en moi. Il faudra que j’y clippe la chaîne un jour.” En toute objectivité, elle admet avoir du mal à combiner la falaise avec la grimpe sur plastique. “Pour l’instant je mets un peu plus le focus sur les compétitions. Les falaises ne disparaîtront pas d’ici la fin de ma carrière.

Apprentissages et prochaines étapes

Les bonnes habitudes et l’entourage, c’est peut-être la clé pour devenir une championne.” Ces derniers mois ont renforcé ses convictions : se coucher tôt, soigner sa récup’, analyser ses runs. Même si la routine n’est pas dans son ADN, Camille reconnaît que c’est ce qui fait la différence sur le long terme. La suite ? La Coupe du Monde de Koper le 5 septembre, puis surtout ses premiers Championnats du Monde seniors à Séoul. “J’ai hâte !

© Tim-Nicolas Hopf / Planetgrimpe

JO 2028 : un rêve assumé

Les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 ? Camille ne s’en cache pas : son objectif est clair, elle vise une médaille. Depuis qu’elle ne se met plus de limite en terme d’objectifs, tout semble plus simple pour elle. Elle précise toutefois que “ce n’est pas tant le résultat qui m’intéresse, mais le niveau qu’il faut atteindre pour pouvoir aller chercher une médaille le moment venu.

Je crois que c’est la manière dont je veux vivre aussi ma vie de grimpeuse de haut-niveau.

Ses inspirations du moment

Côté modèles, Camille admire la constance de Chaehyun Seo. “Avoir de la régularité à un tel niveau c’est très inspirant, surtout que c’est une grimpeuse abordable et qui ne se prend pas la tête quand elle « rate ». Je crois que c’est la manière dont je veux vivre aussi ma vie de grimpeuse de haut-niveau.

Cependant, Camille reste lucide et rappelle que “toutes les femmes du top 10 mondial ont une qualité inspirante à transmettre.” Selon elle, l’idéal est de piocher un peu dans les points forts de chacune pour se faire son propre idéal d’inspiration et progresser dans ce sens.

© Tim-Nicolas Hopf / Planetgrimpe

Une anecdote marquante qui aurait pu lui couter cher

Que serait une saison de grimpe sans une touche de panique : “Lors de la demi-finale à Chamonix, j’ai oublié mes chaussons en isolement… C’est une petite de l’orga qui a couru me les apporter. Finalement, c’était un de mes meilleurs runs. Je crois que fonctionner à l’arrache, c’est ma zone de confort en fait.

Un mot pour la jeune génération

Camille n’oublie pas ceux qui la soutiennent : “C’est dur de rendre tout l’amour qu’on me donne, surtout en pleine saison. Mais ça me touche énormément. Savoir que je peux inspirer certains jeunes grimpeurs, c’est une vraie motivation quand l’entraînement devient difficile.


Objectif Top 10 mondial, podiums en Coupe du Monde, Championnats du Monde, Jeux Olympiques 2028… les défis qui attendent Camille Pouget sont nombreux, mais à la hauteur de son talent et de sa détermination. Plus que jamais, elle semble prête à franchir un nouveau cap dans sa carrière. Run après run, compétition après compétition, les progrès sont nets et témoignent d’un travail en profondeur. Il ne reste plus qu’à transformer cette dynamique en résultats concrets, en allant chercher les objectifs auxquels elle aspire. On ne peut alors qu’espérer — et croire — qu’elle brillera sur les plus grandes compétitions internationales dans les mois et les années à venir.

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Championnat du monde jeunes: Sam Richard et Lou Auclair décrochent les premières médailles pour l’équipe de France

31 Juil

Le marathon des championnats du monde jeunes est lancé depuis lundi, et les première finales ont frappé hier soir à Helsinki avec la discipline du bloc. Chez les français, plusieurs médailles étaient attendues, et ce sont finalement Lou Auclair en U17 et Sam Richard en U19 qui décrochent respectivement le bronze et l’argent.


Lou Auclair, un premier podium mondial

Chez les U17 féminine en bloc, Lou Auclair était l’une des prétendante à la finale, voire au top 3. Après 2 podiums en coupe d’Europe jeunes cette année, tous nos espoirs étaient donc portés sur la jeune Franc-Comtoise. Elle obtiendra de justesse son ticket pour la finale (8ème et dernière qualifiée à l’issue de la demi-finale), et réalisera une belle remontada en finale. Avec 2 blocs et 2 zones, elle parvient à décrocher une très belle médaille de bronze, sa première breloque sur une épreuve mondiale.

© Richard Aspland/IFSC

Sam Richard, grand favori, se contente de l’argent

Du côté des U19 hommes, l’un des favoris n’était autre que notre Français Sam Richard. Il serait hélas tombé sur plus fort que lui en finale, et pourtant le circuit était bien entamé pour Sam: les deux premiers blocs tombent au premier essai, puis le 3ème top en 3 essais. Il ne parviendra pas à faire un sans faute et se contentera de la zone sur le dernier bloc. Le Japonais Kodai Yamada sera quant à lui le seul à valider les 4 blocs proposés en finale. Il prend alors le titre de champion monde jeunes en bloc chez les U19, et laisse l’argent à Sam Richard.

Si il faut faire un retour je dirais que je suis vraiment satisfait de cette compète. Forcément c’est frustrant pour moi de ne pas gagner en sachant que j’avais un peu le statut de favoris en arrivant. J’ai hyper bien grimpé sur les trois tours, j’ai vraiment progressé que ce soit physiquement ou dans mon mindset en compétition depuis le début de saison, et je suis content d’être de plus en plus régulier dans mes performances, mais voilà, en finale il y avait plus fort que moi donc bravo à lui !

Désormais, retour à l’entraînement pour Sam qui sera au départ des championnats du monde seniors à Séoul en septembre. Il n’est toutefois pas exclu que le jeune valentinois retourne mettre quelques runs dans son projet à Magicwood: “Understanding”, 8C. On vous tiendra bien évidemment courant !

Les résultats des autres français

  • U17 filles – Iloé Cherif Michel, 48ème
  • U17 garçons – Evan Lemagner, 14ème
  • U17 garçons – Aristide Madry Allepaerts, 17ème
  • U17 garçons – Mathis Duteurtre, 23ème
  • U19 filles – Louise Puech Yazid, 6ème
  • U19 filles – Luna Alvernhe, 13ème
  • U19 garçons – Lilian Bonniot, 6ème
  • U19 garçons – Camille Claude, 9ème

Tous les résultats à retrouver sur la page de l’IFSC.

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TAB 2025: tous les résultats !

28 Juil

Du 21 au 26 juillet, l’Argentière la Bessée accueillait la 32ème édition du traditionnel TAB (Tout À Bloc). Une semaine avec un beau programme: Micro Tab, Open international, concours de jetés, rassemblement sur blocs naturels à Ailefroide, un village exposant, et le tout dans une ambiance chaleureuse.

Un gros succès pour cette nouvelle édition

Cette année encore, les TAB a rencontré un gros succès, avec 575 participant(e)s chez les jeunes, et 372 chez les U20 et plus !

En ce qui concerne le TAB international, chez les femmes, le devant de la scène est occupée par des nations étrangères. En finale, seules deux grimpeuses parviendront à valider les 4 blocs: l’ukrainienne Anastasiia Kobets et la slovène Lucija Tarkus. Elles réalisent une performance identique avec 4 tops en 5 essais, et il faudra aller regarder le score en qualification pour les départager. À ce jeu là, c’est l’ukrainienne qui l’emporte après avoir terminé 1ère du tour de qualif. Fanny Gibert, 1ère ex-aequo en qualif, se contentera de la médaille de bronze en finale avec 3 tops. Un beau retour à la compétition tout de même pour la Réunionnaise qui se faisait opérer en janvier après une rupture du tendon du long biceps.

© Arthur Delicque / TAB

Chez les hommes, la finale était également serrée. Le jeune retraité des compétitions internationales, Micka Mawem, profite de cet événement pour revenir jouer un peu avec les copains. En finale, il parvient à prendre la 1ère place avec 3 tops en 5 essais. Il est suivi de près par l’indonésien Ravianto Ramadhan qui compte également trois tops en finale, mais en 7 essais, ce qui le place sur la seconde marche du podium. Enfin, Thomas Lemagner complètera le podium avec 2 tops et 4 zones.

© Arthur Delicque / TAB

Vous pouvez également retrouver l’ensemble des autres résultats sur le site du TAB juste ici. 

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Affaire Climb Up : quand la critique médiatique emprunte des raccourcis

26 Juil

Suite à la publication le 22 juillet 2025 d’un article chez nos confrères de Mediapart, pointant sur les conditions de travail chez Climb Up (acteur majeur des salles d’escalade en France), plusieurs voix du secteur s’interrogent sur certains raccourcis empruntés. Sans remettre en cause les difficultés rencontrées localement, de nombreux acteurs du milieu estiment que l’article manque de nuance, et surtout de recul. Oui, certaines situations décrites sont préoccupantes, mais la réalité est plus complexe qu’on voudrait nous le faire croire. Les problèmes rencontrés dans certaines salles Climb Up ne reflètent pas l’ensemble du réseau, et encore moins le secteur dans son intégralité, contrairement à ce que pourrait laisser sous-entendre l’article.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous souhaitons être transparents sur nos intentions. Il ne s’agit pas ici d’écrire un article pro ou anti Climb Up (d’ailleurs, nous n’avons pas contacté la direction de Climb Up pour écrire cet article, ils le découvriront en même temps que vous). Il ne s’agit pas non plus de passer sous silence les difficultés rencontrées avec le management de Climb Up Aubervilliers (nous avions d’ailleurs relayé l’appel à la grève de la CGT dans cette salle). Notre but est de rétablir certains faits, de replacer les débats dans leur contexte, et d’apporter la vision d’un média spécialisé qui connaît les réalités du terrain.

La communauté de l’escalade dans son ensemble nous semble être mise à mal ici, et ce, sans aucun avis contradictoire. Il est important pour nous, en tant que média spécialisé, d’apporter notre pierre à l’édifice sans rentrer dans une caricature du milieu. D’autant plus que certains membres de notre rédaction ont travaillé ou travaillent encore dans des salles d’escalade. Nous sommes donc aux premières loges !

Pour rédiger cet article, nous avons contacté des ouvreurs, des moniteurs, des dirigeants et des hôtes d’accueil de différentes salles (grands groupes et salles indépendantes) afin de recueillir leurs témoignages. Bien que nous ne vivions pas dans le monde des bisounours, et que les salles de grimpe restent bel et bien un business comme un autre, tous les témoignages recueillis montrent une réalité beaucoup plus nuancée que celle décrite par Mediapart… et heureusement !

© Vertical’Art

Un secteur jeune, en structuration rapide

Vous n’êtes pas sans savoir que le secteur des salles d’escalade est en plein boom. Entre 250 et 300 salles d’escalade privées sont en activité aujourd’hui, avec environ 20 nouvelles ouvertures chaque année (chiffre qui tend à baisser dernièrement). De quoi faire un maillage intéressant à l’échelle du territoire pour que tout le monde puisse avoir accès rapidement à une salle d’escalade (même s’il y a encore quelques manques dans certaines régions). À l’international, le constat est le même: la progression fulgurante des salles d’escalade est en marche, avec, selon plusieurs sources, plus de 100 salles qui ouvriraient chaque année.

Climb Up, avec 33 salles en France, représente aujourd’hui l’un des grands acteurs du développement de l’escalade indoor. Une croissance soutenue notamment par l’entrée au capital du fonds Calcium Capital en 2019, qui injectait alors près de 14 millions d’euros, tout en restant minoritaire au sein de l’entreprise (et c’est important de le souligner). Dès lors, la volonté affichée par Climb Up est de rendre la pratique accessible à toutes et tous, et ce sur tout le territoire. Alors oui, cette volonté n’est pas purement philanthropique, comme nous l’avons déjà mentionné, les salles d’escalade restent un business !

Cette expansion, certes rapide, s’inscrit dans une dynamique comparable à celle de nombreux autres sports de loisirs en forte progression, comme le fitness ou le padel. Doit-on reprocher à un groupe de vouloir grandir ? Non. Doit-on être vigilant sur ce qu’implique cette expansion rapide ? Oui !

La charge de travail est réelle, mais on n’est pas dans un climat de peur ou de harcèlement ici. Il y a des axes de progression, oui, mais aussi une vraie passion partagée pour ce qu’on fait.

On ne peut pas le nier, grandir trop vite peut vite devenir compliqué, et cette jeunesse du secteur suppose bien évidemment des ajustements constants: en matière de RH notamment, en prônant une culture du management adaptée à une jeune génération (moins hiérarchique, plus collaboratif, avec des valeurs fortes telle que l’inclusion, le sens du travail, la transparence, sans oublier la qualité de vie au travail). Sur ce point, après avoir discuté avec plusieurs employés, pas mal de salles sont conscientes d’avoir encore besoin de travailler, d’évoluer et de se structurer. La communication est encore parfois jugée trop descendante, avec notamment des directeurs de salles trop éloignés du milieu de la grimpe, ce qui n’aide pas.

© Le Perchoir

Il ne faut toutefois pas noircir complètement le tableau, preuve en est avec le témoignage d’un moniteur d’escalade d’une salle de province appartenant à un grand groupe:  “La charge de travail est réelle, mais on n’est pas dans un climat de peur ou de harcèlement ici. Il y a des axes de progression, oui, mais aussi une vraie passion partagée pour ce qu’on fait.”

Pour nuancer encore le tableau, nous avons aussi interrogé un gérant d’une salle indépendante dans les Alpes. Pour lui, l’article de Mediapart donne une image déformée de la réalité du secteur : « Bien sûr, travailler dans une salle d’escalade demande de la polyvalence et ce n’est pas toujours simple : horaires décalés, tâches variées, contact permanent avec le public… mais ce n’est pas le bagne non plus. La majorité des gérants que je connais, qu’ils soient indépendants ou issus de grands groupes comme Climb Up ou Arkose, essaient de faire au mieux pour leurs équipes, dans un contexte économique qui est loin d’être évident depuis la crise du COVID. »

Il ajoute : « Ce genre d’article donne une image très négative des salles de grimpe, alors qu’une immense majorité des salariés travaillent dans un environnement sain et passionnant. Il y a des problèmes à régler, c’est sûr, mais ce n’est pas représentatif de tout le secteur. »

En résumé, oui tout n’est pas parfait, c’est une évidence, mais il ne faut pas non plus occulter que dans de nombreuses salles, tout se passe bien, ou presque, et que, cerise sur le gâteau, il existe aussi de vraies évolutions dans la qualité de vie au travail. Par exemple, dans une salle du centre de la France, le staff se verra très prochainement proposer des séances d’ostéopathies gratuites, co-financées par la mutuelle et la salle. Autant vous dire que l’équipe, et notamment les ouvreurs, s’en réjouissent d’avance. Après quelques coups de téléphone, nous découvrons également que, dans certaines salles, pour soulager les ouvreurs, ces derniers n’ont pas la charge de démonter les prises, ni de les laver, et encore moins de nettoyer les murs (une entreprise externe s’en charge): ils sont donc rémunérés uniquement pour ouvrir de nouveaux tracés. Pour diminuer encore les contraintes exercées sur les corps, des réflexions sont également en cours au sein de certaines directions de salle pour peut-être diminuer le nombre de blocs extrêmes, qui ne s’adressent qu’à une poignée de pratiquants, afin une fois de plus de soulager les ouvreurs.

Des témoignages locaux extrapolés

Le cœur de l’article de nos confrères repose également sur une mobilisation sociale au sein la salle de Climb Up Aubervilliers, où six hôtes d’accueil ont été licenciés après avoir offert ou consommé des produits sans enregistrement. La direction évoque un manquement aux règles internes, les intéressés parlent de « gestes commerciaux » courants dans la culture de la salle. Une situation conflictuelle, certes, mais qui semble isolée dans un contexte local très tendu avec notamment un management qui soulève pas mal d’interrogations.

Nous allons également revenir sur une citation d’un ancien hôte d’accueil de Climb Up, et relayée dans l’article en question:  « Il y a des problèmes d’ergonomie au travail : on ne peut pas s’asseoir, les écrans abîment les yeux. Et quand tu fermes seul le soir, tu subis parfois des agressions. »

En l’absence de contexte, cette citation relève davantage du récit choc que d’un témoignage rigoureux et contextualisé. D’autre part, dire qu’« on ne peut pas s’asseoir » nous semble caricatural. Dans les postes d’accueil, la posture debout est effectivement fréquente, comme dans beaucoup de métiers en contact client (restauration, hôtellerie, commerces, musées…). Attention, cela ne signifie pas pour autant que le personnel doit être privé de pause ou de lieu pour s’assoir en cas de besoin.

© Matthias Paré

Concernant les écrans, nous allons un peu plus loin dans la caricature. Les écrans d’accueil utilisés sont généralement des caisses tactiles ou des terminaux informatiques. Ce sont les mêmes dispositifs que dans les commerces ou salles de sport. Ils ne présentent aucun risque spécifique supérieur à d’autres emplois du tertiaire. De plus, la durée d’exposition continue est très limitée : les hôtes alternent souvent entre accueil, briefing, encaissement, surveillance, … Ce n’est pas un travail de bureau fixe.

Enfin, concernant la sécurité des hôtes d’accueil, dire qu’un salarié « subit parfois des agressions » est grave, mais aussi très flou : Ce terme recouvre-t-il des incivilités ? De véritables agressions physiques ? Des vols ? Des intimidations extérieures ? Est-ce fréquent, ou exceptionnel ? Des mesures ont-elles été prises (formation, sécurisation, caméras, alarmes…) ? Il est tout à fait possible qu’un employé ait été confronté à une telle situation (et cela n’est pas acceptable), comme cela peut arriver en horaire de soirée, dans n’importe quel lieu recevant du public. Mais en faire un problème systémique nous semble douteux.

Le gérant de la salle indépendante des Alpes, qui a voulu garder l’anonymat, abonde dans ce sens : « Évidemment, certains postes comme l’accueil ou le bar demandent d’être debout souvent, et il peut y avoir des soirées où on termine tard. Mais de là à décrire ces postes comme un calvaire, c’est exagéré. Mes équipes, comme celles de beaucoup d’autres salles, disposent de pauses, de sièges, et d’un espace pour souffler. Et pour les incidents avec le public, ça reste très marginal. Ce genre de description donne l’impression que toutes les salles sont des lieux hostiles, ce qui n’aide ni le secteur ni ceux qui y travaillent. »

Enrouleurs automatiques et sécurité globale en salle d’escalade

L’article de Médiapart aborde également longuement la question des enrouleurs automatiques, et cible notamment un accident mortel survenu à Lyon en 2024 ainsi que d’autres retours au sol vécus par un moniteur du groupe Climb Up durant ces dernières années. Ce qui pose soucis ici, c’est que les incidents évoqués ne sont pas du tout remis en perspective avec le nombre total de pratiquants accueillis chaque jour dans les salles du réseau (plusieurs milliers), ce qui fausse le ressenti lors de la lecture de l’article.

Pour être précis, les chiffres de l’accidentologie en salle de bloc sont de 1 pour 1000 (0,1%), et ils sont même inférieurs en salle de voie. À titre de comparaison, le taux de blessures en UrbanSoccer (Foot en salle) avoisine les 13%, soit un taux 10 fois plus élevé qu’en escalade. Bien évidemment, cela ne justifie en rien que ces accidents se produisent, et les salles doivent avancer sur ces sujets afin de faire encore diminuer ces chiffres, surtout en salle de voies où les accidents peuvent potentiellement être plus graves. Néanmoins, il est malhonnête de laisser penser que les accidents en salles d’escalade sont légions. 

Pour en revenir au sujet et pour être tout a fait transparent, cette problématique des enrouleurs automatiques est tout de même connue du milieu : ces dispositifs sont largement utilisés dans le monde entier, et nécessitent une vigilance particulière. Mais le débat ne peut se résumer à un « pour ou contre » binaire en se basant sur des chiffres très approximatifs.

© Roc Résine

Plusieurs salles continuent par ailleurs de peaufiner certains protocoles d’usage tout en améliorant la signalétique pour éviter les accidents. Une salle en Meurthe et Moselle a quant à elle tout récemment opté pour l’installation du tout nouveau dispositif de sécurité B.A.S.S.

Plusieurs salles confirment également travailler sur le sujet de la sensibilisation liée aux enrouleurs : « Chez nous, on a choisi de former systématiquement chaque client qui veut utiliser un enrouleur, même pour 10 minutes, et de refaire un rappel à chaque venue. C’est chronophage, mais ça nous évite des frayeurs », indique un autre gérant de salle.

Faut-il aller plus loin, avec des surveillants dédiés comme c’est le cas dans certains pays ? La question reste ouverte. De notre côté, notre avis est tranché: la solution n’est pas de “mettre un surveillant partout”, mais plutôt d’éduquer, d’informer et d’adapter en fonction du profil des clients. De plus, il serait tout simplement impossible financièrement pour les salles de mettre en place un tel système en France actuellement.

Enfin, pour conclure sur cette partie, il est important de rappeler que les enrouleurs automatiques permettent à toutes et tous de grimper en voie sans être obligé de venir accompagné. Néanmoins, ces enrouleurs ne doivent pas diminuer la vigilance et/ou la formation des néo-pratiquants. Selon nous, il reste un travail de pédagogie plus approfondi à faire dans les salles d’escalade afin de ne pas laisser les clients néophytes penser que la grimpe ne comporte aucun risque. Là encore, les salles d’escalade doivent continuer de travailler sur des protocoles précis et rigoureux, que ce soit en salle de bloc ou en salle de voie, pour assurer pleinement la sécurité des pratiquants, même si, rappellons-le, le risque 0 n’existe pas. 

Un dialogue social à construire, pas à caricaturer

L’escalade indoor est un univers exigeant : horaires fractionnés, polyvalence des postes, travail physique… Mais comme le souligne un ouvreur interrogé par Planetgrimpe : “Ce n’est pas l’usine non plus. C’est un métier de passion, avec ses contraintes. Ce qu’il faut, c’est plus de reconnaissance et de dialogue, pas casser l’outil.”

D’autres personnes interrogées soulignent également l’évolution du travail dans certaines salles: “Il y a quelques années, j’enchaînais ma journée d’ouverture, et derrière je devais encadrer des groupes, ce n’était pas du tout tenable pour le staff, et les cours avec la fatigue n’étaient ni qualitatifs ni safes“.

© Amalia Wompa

Aujourd’hui, ce genre de situation ubuesque tend à disparaître dans la plupart des salles, même si, par endroit, des excès se font encore remarquer. Dans d’autres salles, il est également important de continuer à réfléchir sur la structuration du travail des salariés: ne pas négliger la fatigue induite par les postes multi tâches par exemple (passer de l’accueil, au bar, au service, à la vente).

Maxime, ouvreur depuis six ans dans plusieurs grandes salles, affirme qu’il ne se reconnaît pas dans le portrait dressé par Mediapart : « L’article laisse penser que tous les ouvreurs sont épuisés et blessés en permanence. Oui, c’est un métier physique, et il y a des périodes où on sort rincés d’une semaine d’ouverture. Mais beaucoup de salles, y compris de gros réseaux, font attention : on adapte la charge, on a des jours de repos entre deux grosses sessions, et parfois même un accès à des kinés ou ostéos pris en charge en partie par la salle. Dire que 80% des ouvreurs sont blessés chaque année, c’est franchement gonflé. Personnellement, je n’ai jamais eu de blessure sérieuse liée à mon travail. »

D’autre part, comme nous l’évoquions un peu plus haut, le dialogue dans certaines salles reste encore trop descendant, ce n’est en revanche pas toujours la norme. Dans une autre salle de province par exemple, le staff est régulièrement mis à contribution pour innover et être force de proposition. Oui, il existe des patrons de salle qui partent du principe qu’une équipe soudée et investie est une équipe qui fonctionne. L’humain nous semble être le nerf de la guerre, et au lieu de rester enfermé dans un bureau en jouant avec des chiffres sur un tableur Excel, il existe bel et bien des dirigeants au management moderne et à l’écoute. Il faut le souligner, et surtout l’encourager.

L’un des ouvreurs que nous avons interrogé, Maxime ajoute : « Ces dernières années, j’ai vraiment senti une évolution dans le management de plusieurs salles où j’ai travaillé. Le dialogue avec la direction s’est amélioré, on est plus souvent consultés sur l’organisation du travail et la gestion des plannings. Ce n’est pas encore parfait, mais on sent que certains patrons comprennent qu’une équipe motivée, c’est aussi une équipe écoutée. Ça change tout. »

Petit point sur l’économie des salles d’escalade en 2025

Pour rentrer dans le vif du sujet, il nous faut déconstruire une croyance bien encrée: non, les patrons de salle d’escalade ne roulent pas en Porsche, loin de là, et notamment depuis la crise du COVID. Pour être précis, avant la crise sanitaire, effectivement, les salles d’escalade étaient très rentables. Avec des charges maîtrisées et une explosion de la clientèle, la rentabilité était quasi assurée, d’autant que la concurrence n’était pas aussi féroce qu’aujourd’hui.

Désormais, l’opulence est terminée pour la plupart des salles, et même pire, plusieurs d’entre elles sont en difficulté. La crise du secteur des loisirs, la concurrence, le contexte international, l’inflation et l’explosion des charges ne permettent plus aux salles de marger comme cela pouvait être le cas auparavant. Certaines salles atteignent tout juste l’équilibre aujourd’hui, pendant que d’autres ferment car elles ne sont plus rentables. Il y a bien évidemment quelques exceptions à la règle, avec des salles qui cartonnent sur des territoires avec une très forte demande, mais cela n’est clairement plus la règle absolue.

Aujourd’hui, se lancer dans l’aventure d’une salle d’escalade n’est pas toujours chose aisée, avec, comme pour toute entreprise, des risques de faible rentabilité. Si on peut lire partout que le nombre de pratiquants continue d’augmenter (ce qui est vrai), cela ne compense hélas pas les énormes charges auxquelles sont confrontées les salles actuellement (coût de l’énergie, charges salariales, emprunts, …).

Ok, mais les boss continuent de se faire de l’argent sur le dos des salariés ? On ne peut pas le nier, c’est parfois une réalité, quelque soit le secteur d’activité. En ce qui concerne les salles d’escalade, ce n’est pas une réalité systématique. On vous laisse en discuter avec certains patrons de salles récentes, qui, pour s’en sortir, bossent 7J/7 car la trésorerie est trop faible au lancement pour embaucher le personnel nécessaire au bon fonctionnement de la salle. Il ne s’agit pas ici de plaindre les patrons de salle, mais de rappeler que, contrairement aux idées reçues, tout n’est pas toujours simple.

Le gérant de la salle dans les Alpes confirme ce constat : « Depuis le COVID, beaucoup de salles, même celles qui marchaient bien avant, sont dans le rouge ou frôlent l’équilibre. On a l’impression, en lisant certains articles, que les gérants s’enrichissent sur le dos des salariés. La vérité, c’est que beaucoup de dirigeants, petits et grands, ne se versent même pas de salaire pendant des mois pour que l’entreprise tienne. Ce n’est pas une excuse pour ne pas améliorer les conditions de travail, mais ça explique pourquoi les marges de manœuvre sont limitées aujourd’hui. ».

Parlons également des salaires pour le staff. On ne va pas tourner autour du pot, ils sont souvent trop bas (comme pour 90% des français, mais ce n’est pas une excuse), surtout avec des horaires décalés, des soirées et/ou des week-ends travaillés qui ne sont pas simples à cumuler avec une vie de famille. Si certains patrons de salle continuent de privilégier leur salaire et leur train de vie au détriment du staff, ce n’est absolument pas une généralité, et certains seraient d’ailleurs ravis d’augmenter les salaires des équipes, ce qui signifierait que la trésorerie de la salle se porte bien.

Une critique avec contradiction

Vous l’aurez compris, l’objet de cet article était de remettre un peu de contradiction dans tout ce qu’on peut lire sur les salles d’escalade ces derniers temps. Cela nous semble important, même essentiel en tant que journaliste. Briser les idées reçues, faire parler les chiffres, s’attacher également à mettre en valeur ce qui fonctionne ainsi que les idées positives nous semble être un bon levier pour aller de l’avant et faire bouger les choses.

L’escalade est un secteur en pleine effervescence, porté par une passion commune et un public en constante expansion. Comme dans tout milieu en croissance rapide, des difficultés apparaissent, qu’elles concernent les conditions de travail, la gestion des équipes ou la sécurité. Cependant, il est essentiel d’aborder ces questions avec nuance et d’éviter les généralisations hâtives. Loin de minimiser les problèmes légitimes rencontrés dans certaines salles, notre article souhaite rappeler que la réalité est multiple et souvent plus complexe qu’une couverture médiatique peut le laisser entendre. De nombreuses salles, qu’elles appartiennent à de grands groupes ou soient indépendantes, s’efforcent d’améliorer le quotidien de leurs équipes, d’innover dans leurs pratiques et de proposer un environnement sûr et accueillant pour tous.

Le véritable enjeu pour le secteur reste d’instaurer un dialogue social constructif, basé sur l’écoute et le respect, afin que grimpeurs, salariés et dirigeants puissent continuer à faire grandir cette belle communauté dans un esprit de collaboration et de passion partagée. À travers cette réflexion, Planetgrimpe invite chacun à dépasser les clivages et à contribuer, à son échelle, à un avenir plus serein et harmonieux.

Le débat reste bien entendu ouvert, tant qu’il est constructif. On se donne rendez-vous dans les commentaires juste en dessous ou sur nos réseaux sociaux !


* Nous avons fait le choix de ne pas citer le nom des salles lorsque ce n’était pas nécessaire afin de rester le plus neutre possible et de ne pas mettre en lumière certaines salles ou réseau de salles au détriment des autres. De plus, l’anonymat de nos différents interlocuteurs a été conservé pour éviter toute forme de pression et/ou stigmatisation.

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Mejdi Schalck s’offre “la force tranquille” à Magic Wood

24 Juil

Après une saison internationale de bloc bien remplie (6 étapes, 2ème du classement général), Mejdi Schalck s’est offert une petite pause en bloc naturel à Magic Wood, en Suisse. Habitué des lieux, Mejdi avait pour projet de réaliser un 8C bloc. L’envie était forte après avoir d’ores et déjà mis un pied dans ce niveau en novembre dernier où il s’offrait le mythique “Big Island” à Bleau, son premier 8C.


Un choix à faire en entre deux 8C

L’année dernière, Mejdi avait d’ores et déjà essayé un 8C à Magic Wood, “La force tranquille”, qui ne semblait pas lui correspondre: “j’ai essayé pendant une demi-heure, une heure les mouvements, mais ça me paraissait trop dur, donc je ne me suis pas du tout acharné.” Cette année, son coeur balançait alors entre deux blocs: retourner dans “la force tranquille” ou aller tenter un autre 8C mythique de MagicWood, “The Understanding” .

Ayant déjà essayé “la force tranquille” l’année dernière et n’étant pas convaincu par sa capacité à ‘enchaîner, Mejdi s’est logiquement tourné vers “The Understanding” .

Changement de programme à 5 jours de la fin du trip

Et en début de trip, j’ai essayé The Understanding pendant 2-3 séances, et je ne me sentais vraiment pas proche de l’enchaînement. Un jour, j’ai finalement décidé d’aller refaire un tour dans “la force tranquille” mais il ne me restait que 5 jours de trip à ce moment là, donc c’était quand même très limité en terme de temps.

Dès ses premiers essais, le chambérien s’est tout de suite senti à l’aise, beaucoup plus que l’année dernière. Il nous confie “J’ai vite débloqué le crux du talon, ce qui n’était pas évident, et je l’ai vraiment bien travaillé.” Après une séance de travail très productive, Mejdi réussit à bien se caler, et commence à mettre des runs du bas. Au bout de deux séances et une dizaines de run depuis le bas, il parvient à valider ce bloc, son deuxième 8C. “Il s’agit de mon premier 8C dans ce style. Après avoir réussi “Big Island”, je voulais vraiment faire un 8C à doigt, c’est chose faite !

Là, je vais retourner à l’entraînement pour préparer le championnat du monde, mais ensuite, j’envisage un trip aux Etats-Unis pour essayer des blocs encore plus durs …

Pour rappel, ce bloc a été libéré en 2011 par Daniel Woods. Clément Lechaptois, qui le répétait en 2023, le qualifiait comme “un super bloc old school très à doigt” . Mejdi a donc visé juste, et nous prouve qu’il peut aller jouer dans de nombreux blocs de classe mondiale. D’ailleurs, il nous a confié qu’il retournait actuellement à l’entraînement pour préparer les championnats du monde fin septembre à Séoul, mais qu’un trip aux Etats-Unis était prévu ensuite pour tenter des blocs beaucoup plus durs. Il n’en dira pas plus, mais tout laisse penser qu’il pourrait viser certains blocs mythiques des US en 8C+ voir 9A ? On vous tiendra au courant bien évidement dès qu’on en saura plus.

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Entretien à coeur ouvert avec Manon Hily : sa vie d’athlète de haut niveau

23 Juil

À 30 ans, Manon Hily est l’une des figures de l’escalade française. Médaillée de bronze aux Championnats d’Europe 2022, triple championne de France de difficulté et infirmière de formation, elle incarne cette génération d’athlètes capables de conjuguer performance, passion et vie personnelle. Dans cette interview accordée à PlanetGrimpe, Manon revient sur son début de saison difficile, ses choix de carrière, son rapport à la compétition et sa vision de l’escalade aujourd’hui.

Un entretien à coeur ouvert, où Manon se livre avec sincérité.


Comment résumerais-tu ta saison 2025 jusqu’à présent ?

Comme bilan de mi-saison, je dirais d’abord que c’est une saison de reconstruction pour moi. Je l’ai déjà dit, mais après deux ans à essayer de se qualifier pour les JO de Paris, je pense que beaucoup de grimpeurs ont eu besoin de se reconstruire, en tout cas c’est ce que je ressens.

Cette année, j’ai donc repris mes marques. J’ai repris l’entraînement assez tard, en janvier, et j’ai mis du temps à retrouver ma confiance, retrouver ma grimpe, retrouver ma motivation. Sur chaque étape, ça a été dur mentalement. J’avais l’ambition de faire des finales à chaque fois et je n’y parvenais pas, mais je pense qu’il fallait passer par là pour rebondir. Dans ma tête, j’ai beaucoup progressé, et même physiquement, j’ai l’impression d’avoir plus ou moins retrouvé mon niveau. Du côté de la confiance que j’avais perdue, je dirais qu’elle n’est pas totalement retrouvée, mais que c’est en bonne voie. En tout cas, c’est que du positif avec une belle évolution au fur et à mesure de la saison.

© Tim-Nicolas Hopf

Quels ont été, jusqu’à aujourd’hui, les moments marquants de ta saison ?

Pour les moments marquants de ma saison, je commencerai par le premier sélectif. Je me suis pris un gros K.O. Je termine cinquième, et quand tu es censée être dans les favorites, ce n’est pas facile à encaisser.

Au final, je pense que c’est la claque dont j’avais besoin. Je me suis rendue compte que je n’étais pas du tout au niveau et ça m’a boostée ! À ce moment-là, la seule chose que je me suis dit c’est que j’allais devoir remonter fort le niveau, que je ne pouvais plus m’entraîner comme je le faisais, et que je n’avais pas beaucoup de temps pour le faire.

Pour être précise, j’avais un mois devant moi avant le championnat de France et deux mois pour le deuxième sélectif. Du coup, le deuxième moment marquant, c’est le championnat de France : je suis arrivée en me demandant si le premier sélectif reflétait vraiment mon niveau pour la saison et si je devais abandonner le projet d’être en équipe de France.

Dans tous les cas, je m’étais mis en tête que si je n’avais pas le niveau, je n’irais pas en Coupe du Monde ; ça n’apporte rien de finir vingtième quand on est en fin de carrière. Mais le championnat de France m’a quand même prouvé que j’étais capable de gagner ; mentalement, c’était super important.

Y a-t-il une performance dont tu es particulièrement fière cette année ?

La Coupe du Monde à Madrid. C’est tout récent, mais je suis tellement fière de ma grimpe ! Pour la petite histoire, j’ai décidé au dernier moment de changer ma manière d’aborder la compétition. Je me suis dit : « Ok, j’ai identifié un problème,  je vais essayer de le résoudre en testant quelque chose », et quand ça marche, tu es super contente d’avoir trouvé ce petit truc qui te permet de mieux performer.

L’autre moment de ma saison dont je suis fière, c’est le deuxième sélectif pour l’équipe de France. Dans ma tête, je me disais que c’était sûrement ma dernière saison alors je voulais vraiment faire de gros résultats. Après le premier sélectif, je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout ce qui allait se passer si je ne changeais rien. Je suis arrivée avec une sacrée pression sur ce deuxième sélectif en me disant : « Soit c’est terminé demain et tu fais zéro compétition, soit ça part. », et au final j’ai relevé le défi !

Manon Hily en finale de la coupe du monde à Madrid | © IFSC

Comment équilibres-tu ta pratique en falaise avec la compétition à haut niveau ?

Habituellement, je fais beaucoup de falaise et je trouve que c’est assez compatible. Quand je vais en extérieur, je ne fais pas juste deux voies, ça compte vraiment comme une séance d’entraînement spécifique.

En revanche, cette année, étant donné que j’avais beaucoup de retard dans ma préparation, je ne pouvais absolument pas me permettre de faire de la falaise. Et au-delà de ça, je n’en avais pas vraiment envie. J’en ai fait un peu, mais mon niveau était tellement différent des autres années que même en falaise, je n’arrivais pas à apprécier ma grimpe.

Pour continuer sur cette question de la falaise, j’ai une grimpe très instinctive, et je pense qu’aller en falaise, c’est nécessaire pour moi. Là, j’ai eu l’impression d’oublier un peu ce côté instinctif à force de ne faire que du plastique, que du flash, que de la lecture, alors qu’au final, des fois, c’est bien aussi de laisser parler son corps.

As-tu modifié ton approche ou ta stratégie par rapport à 2024 ?

Alors oui, forcément, par rapport à 2024, j’ai changé pas mal de choses. Déjà, j’ai arrêté de faire du bloc, je n’en fais que pour m’échauffer ou me faire plaisir avec les copains. D’ailleurs, je ne me rappelle même pas quand est-ce que j’ai fait ma dernière séance de bloc ! Je fais beaucoup de panneau, un peu de Kilter, et sinon, je ne fais quasiment que de la diff.

Cette année, la stratégie, c’était plutôt de gérer les dévers parce qu’on s’est rendu compte l’année dernière que je n’étais jamais allée en finale car je n’étais jamais allée dans les dernières plaques. Au-delà de ça, sur la planif, globalement, il n’y a pas eu de d’énormes nouveautés. Chaque année, on change un peu pour varier, par exemple on ne fait pas les mêmes cycles de musculation, mais ça reste plutôt dans le même thème.

Avec mon entraîneur, on est assez raccord sur le fait que pour mettre un bon run, il faut exceller dans ses points forts. Pour mon cas, c’est d’avoir la marge physique de faire des erreurs. J’ai une grimpe où je fais des erreurs et je l’accepte. L’autre point important à ne pas négliger c’est de bouger, beaucoup bouger, aller de salle en salle et faire beaucoup de à-vue. Finalement,  je ne suis jamais à Marseille, je suis au moins deux semaines par mois ailleurs. J’ai été à Innsbruck, je suis beaucoup au Pôle France à Voiron, et je passe aussi pas mal de temps au TAG à Toulouse.

Je pense que j’avais vraiment besoin de me retrouver en tant que grimpeuse. Et surtout, faire le deuil de ma non-qualification aux JO et passer à autre chose. C’est chose faite.

© Jose Luis Moran

Qu’est-ce qui a été le plus dur à faire évoluer dans ton escalade cette année ?

Le plus dur cette année, ça a été de me retrouver. Retrouver un sens à la compétition. Envie de performer, oui, mais pourquoi ? Encore combien de temps ? Qu’est-ce qu’on peut changer pour améliorer les choses et pour ne pas encore faire des saisons où je suis toujours aux portes des finales ?

Je pense que j’avais vraiment besoin de me retrouver en tant que grimpeuse. Et surtout, faire le deuil de ma non-qualification aux JO et passer à autre chose. C’est chose faite.

Dans ton dernier post Instagram, on peut lire « J’ai choisi le plaisir à la performance » au sujet de la Coupe du Monde de Madrid. Peux-tu nous dire ce que ça signifie pour toi ?

Après la finale, je me suis rendue compte que j’étais un peu transcendée, un peu trop excitée, et qu’effectivement, ma grimpe avait été assez “bizarre”. Je n’étais pas du tout dans le même état d’esprit que lors de mes autres runs cette année. J’étais carrément différente.

Normalement, avant de grimper, je me dis toujours “pense à t’arrêter, pense à gérer, regarde les prises autour de toi, prends les informations, trouve des repos”, beaucoup de stratégies tactico-techniques.

À Madrid, ça a été complètement différent. Je me suis dit : “ok, je veux juste grimper à l’instinct”. Du coup je n’ai pas trop lu les voies pour laisser davantage place à l’instinct. C’est ce que j’ai fait dès les qualifs et ça a plutôt bien marché. Je suis arrivée en finale et sans m’en rendre compte, je ne me suis donnée aucun objectif tactico-technique, si ce n’est que je voulais prendre du plaisir. Donc même avant de partir dans ma finale, au milieu, je ne savais pas trop ce que j’allais faire mais je ne me suis pas inquiétée, je me suis dit que dans tous les cas, c’était comme en falaise, et que j’allais trouver ce qui me correspondait le mieux, et pas forcément imaginer ce que l’ouvreur voulait qu’on fasse en tant que grimpeur.

Alors quand je dis que j’ai choisi le plaisir à la performance, c’est que je n’étais pas dans la gestion de mon effort pour mieux performer, j’étais simplement dans la gestion de ma grimpe pour grimper le mieux possible. C’était vraiment instinctif et non réfléchi. Pour être honnête, je pense que j’avais vraiment besoin de cette grimpe au moins une fois en compétition.

© IFSC

Comment vis-tu le rythme d’une saison complète entre entraînements, compétitions, escalade en falaise, vies personnelle et professionnelle ?

Cette année  je travaille vraiment très peu (environ à 30% si on annualise). J’ai encore des financements avec la Fédération et l’Agence Nationale du Sport pour faire mon contrat d’insertion professionnelle, donc j’ai des heures financées pour m’entraîner. Et puis, comme je l’ai dit, je bouge énormément, donc c’est une vie de nomade, mais j’ai la chance à chaque fois d’être accompagnée, hébergée, soutenue. Quand je vais voir mon entraîneur à Toulouse, c’est comme si j’étais chez moi. Maintenant, j’ai aussi un appart à Grenoble donc je peux aller m’entraîner à Voiron quand je veux.

Côté vie personnelle, forcément, c’est moins de temps pour la famille, moins de temps pour les amis. Mais je pense qu’au bout de 10-15 ans, ils se sont habitués. C’est comme ça, c’est un choix et je n’ai aucun regret sur ce que je fais.

Je suis quelqu’un qui aime être entourée. J’aime partager les choses au quotidien, dans l’entraînement. Je le dis et je le redis, mon coach (ndlr. Vincent Etchar), c’est mon coach depuis 15 ans. C’est soit lui, soit rien.

Quel rôle joue ton entourage dans ton équilibre et ta réussite ?

Je suis quelqu’un qui aime être entourée. J’aime partager les choses au quotidien, dans l’entraînement. Je le dis et je le redis, mon coach (ndlr. Vincent Etchar), c’est mon coach depuis 15 ans. C’est soit lui, soit rien.

Si ce n’était pas lui, soit je ne ferais pas de compétition, soit ce serait moi, mon propre entraîneur. Mais je ne veux personne d’autre que lui. Et je le fais parce qu’on partage quelque chose de fort, tous les deux. Ça peut paraître dingue, mais quand je grimpe, je grimpe pour moi et une partie pour lui. Il donne corps et âme pour mon projet, notre projet. Je sais que ça peut être mal interprété, car on dit souvent que c’est le projet du sportif, mais je pense que c’est plutôt le choix du sportif, et moi, mon choix, c’est que ce soit notre projet et pas seulement mon projet. En plus de ça, on est une cellule parce qu’il entraîne ses enfants, et bien sûr, Ina [Plassoux Djiga], qui est comme une sœur pour moi. Je suis dans une cellule où il y a tout pour s’amuser, performer, et surtout, on est tous soudés, on se soutient tous, on se comprend tous. C’est un peu comme une famille.

Depuis tant d’années, ce qui me fait tenir, ce sont les gens qui me soutiennent et les gens avec qui je m’entraîne au quotidien. Avec les Jeux, il y a des relations entre grimpeuses qui se créent, comme avec Hélène [Janicot], par exemple. On s’est beaucoup rapprochées parce qu’on a vécu des choses hyper intenses. Et rien que pour ça, je trouve que c’est génial. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on arrive à avoir des relations beaucoup plus poussées avec des partenaires d’entraînement ou des membres de l’équipe de France. On est de plus en plus soudés et de vrais amis.

L’éventualité d’une qualification olympique te motive-t-elle encore ou orientes-tu ton énergie ailleurs ?

J’ai fait une croix sur LA2028. C’est dans trop longtemps. Et je pense avoir d’autres projets d’ici là, sûrement en falaise.

Pour être honnête,  je pense que le jeu n’en vaut pas la chandelle. J’ai déjà essayé deux fois, c’était beaucoup d’énergie, et derrière, on ne se rend pas compte de la reconstruction nécessaire après des projets de vie comme ça, c’est très dur quand même. J’ai tout donné pour Paris, je ne regrette pas, mais je pense que je n’ai pas assez d’énergie pour recommencer sur un projet olympique.

© Arthur Ternant

As-tu des objectifs ou des projets précis pour la fin de la saison ?

Cette année, mon objectif, c’est d’aller en finale aux Championnats du Monde. Mais quand j’ai vu que le niveau était vraiment élevé, je me suis dit que ça allait être plus compliqué que prévu. Les sélections ne sont pas encore sorties, mais je pense que j’ai pris ma place pour les Championnats du Monde. Jusqu’à il y a encore quelques jours, je ne l’avais pas : Madrid était la dernière compétition pour me qualifier. Comme quoi, peut-être qu’il n’y a pas tant de hasard… En tout cas, mon objectif, c’est de faire une finale aux Championnats du Monde, parce que je ne l’ai jamais fait et que j’aimerais le faire avant d’arrêter ma carrière.

Et côté falaise, où en es-tu de ton projet dans « Biographie » à Céüse ?

J’avais prévu de retourner en falaise et de remettre les pieds dans “Biographie” après les Championnats du Monde. J’attends de voir au jour le jour comment je me sentirai, car ça va me demander de l’investissement, ce n’est pas le genre de voie où on peut aller le week-end et se dire que ça va le faire, il faut que je m’y mette à fond sans la compétition à côté. Ce qui est sûr, c’est que je ne vais pas abandonner comme ça !

Tu inspires beaucoup de jeunes grimpeuses. Quel message aimerais-tu leur faire passer ?

Effectivement, j’ai remarqué que les petits grimpeurs entre 8 et 14 ans m’envoient beaucoup de messages, ou les parents qui me disent que j’inspire beaucoup leurs enfants. Pour moi, c’est hyper important et ça me fait énormément plaisir. Je pense beaucoup à la jeune génération.

J’ai toujours dit que je ne travaillerais jamais dans l’escalade, mais s’il y a bien quelque chose que j’aimerais faire, c’est transmettre cette passion et ce côté détermination en compétition, croire en ses projets, croire en ses rêves, ne pas se mettre de barrières, enlever tous les stéréotypes de genre chez les femmes, chez les filles, dès le plus jeune âge. Ce sont des leviers sur lesquels j’ai envie d’appuyer grâce à ma carrière ou à ma notoriété.

Et la compétition, l’escalade en général, c’est quand même un super moyen de trouver un sens à sa vie.

J’ai envie de transmettre aux jeunes cette mentalité, ces envies et cette persévérance que j’ai au quotidien et qui nous construisent tous et qui vont construire aussi ces enfants. Je trouve qu’on vit dans un monde où, sans passion, c’est quand même compliqué de sortir un peu la tête de l’eau. Et la compétition, l’escalade en général, c’est quand même un super moyen de trouver un sens à sa vie.

Je me suis construite à travers l’escalade et j’ai réussi à trouver ma place à travers l’escalade. On peut être timide et quand même avoir la rage intérieure, avoir un mindset où on est un battant et où on a de grands objectifs. On peut être des personnes assez effacées et quand même avoir de grandes ambitions !

En résumé, il faut s’accrocher et ça vaut le coup, la compétition, le haut niveau, l’escalade en général, ça apporte tellement de choses. J’ai envie de transmettre ce message qu’on a un sport qui est vraiment magnifique, et qui m’a apporté beaucoup. Tout ce que j’ai aujourd’hui dans ma vie, c’est grâce à l’escalade que je l’ai et grâce à ma mère qui m’a incitée à continuer quand c’était difficile et que j’avais envie de lâcher. C’est vraiment un sport qui nous construit en tant que personne et on est hyper chanceux de trouver cette passion !

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Top 5 des nouveaux chaussons d’escalade

20 Juil

Vous grimpez depuis un moment, vous avez dépassé les premières cotations, et vous cherchez à passer un cap ? Que vous fassiez du bloc engagé, de la falaise sportive ou des voies techniques en grande voie, le choix du bon chausson peut clairement faire la différence entre “presque” et “enchaîné”. Mais parmi la multitude de modèles, difficile de s’y retrouver, surtout quand on recherche performance, précision et maintien, sans sacrifier totalement le confort.

On vous a préparé une sélection de 5 chaussons d’escalade techniques parmi les plus performants du moment. Ces modèles sont testés et validés par des grimpeurs réguliers, en salle comme sur rocher, et conviennent à celles et ceux qui veulent un chausson qui suit leur progression, voire qui la tire vers le haut.

Bien sûr, cette sélection est donnée à titre indicatif : chaque grimpeur a une morphologie de pied et des préférences de serrage différentes. Certains privilégieront la précision extrême avec un chausson très cambré, d’autres préféreront une approche plus tolérante, surtout en grande voie ou sur prises abrasives. Comme toujours, l’essayage reste clé, mais ces modèles ont largement fait leurs preuves chez Chullanka auprès des grimpeurs.


Capra Approach Outdoor

Le Capra Approach Outdoor de la marque Approach Outdoor est un chausson conçu spécialement pour ceux qui souhaitent se lancer en falaise ou sur mur artificiel. Confortable, il combine facilité d’enfilage grâce à son système double velcro, forme légèrement asymétrique pour une meilleure précision, et une griffe modérée pour progresser en douceur sur les premières prises techniques. Sa gomme Optima de 4 mm assure une bonne adhérence tout en garantissant une excellente durabilité. Le tout dans une construction robuste, vegan, et facile à entretenir.

Le Capra est parfaitement adapté aux grimpeurs et grimpeuses qui recherchent un chaussant confortable. Son design éco-conçu avec 6A Climbing en fait une valeur sûre pour les clubs, les débutants adultes ou les ados, et son excellent rapport qualité/prix (59,99 €) en fait une option très compétitive sur le marché. Si vous avez un pied plutôt standard à légèrement fin, et que vous voulez un chausson qui vous accompagne dans vos premières voies comme dans vos progrès, c’est un excellent choix.

  • Prix : 59,99 €
  • Semelle : Optima 4 mm
  • Fermeture : Double scratch (velcros)
  • Poids : 410 g (en taille 40)
  • Utilisation : Escalade indoor et falaise
  • Forme : Légèrement asymétrique, cambrure modérée


Scarpa Vapor V LV

Pensé pour les grimpeurs et grimpeuses au pied fin, le Vapor V LV de Scarpa est un modèle technique qui fait le pont entre confort de port prolongé et précision sur petits appuis. Autant chausson d’escalade homme que chausson d’escalade femme, il reste tolérant tout en assurant une excellente sensibilité sur les prises, en bloc comme en voie. Ce chausson se distingue par sa capacité à performer dans des contextes variés : couennes exigeantes, blocs intenses ou longues séances en salle.

Sa construction combine une empeigne souple en microfibre et cuir suédé pour un chaussant agréable, et une semelle Vibram® XS Edge de 3,5 mm sur les deux tiers du chausson, pour une adhérence et une rigidité maîtrisée. L’insert Dynamic Flexan répartit la force du talon jusqu’aux orteils, apportant plus de puissance dans les poussées. Le double velcro assure un serrage rapide et efficace, avec une bonne tenue du pied sans zones de compression.

  • Prix : 164,90 €
  • Semelle : Vibram® XS Edge 3,5 mm (sur 2/3 de la longueur)
  • Fermeture : Double velcro
  • Poids : 200 g (pointure 38)
  • Utilisation : Bloc, escalade sportive, indoor & outdoor
  • Forme : Cambrure modérée, asymétrique – chaussant pied fin

 


La Sportiva Katana Yellow Black

Véritable icône de l’escalade, le chausson d’escalade Katana de La Sportiva est un chausson qui a largement fait ses preuves sur toutes les falaises du monde. Sa réputation repose sur un savant équilibre entre précision, soutien et confort, qui le rend aussi à l’aise sur micro-prises que sur dalles en adhérence ou dans les longueurs d’une grande voie.

La version à scratchs (plus accessible que le Katana Lace) propose une pointe légèrement moins radicale, pour un meilleur compromis confort/performance. Son volume généreux le rend plus tolérant à enfiler que d’autres modèles agressifs de la marque, tout en conservant une vraie précision sur l’avant du pied. C’est un chausson parfait pour les grimpeurs à la recherche de soutien sans rigidité excessive, idéal pour alterner appuis techniques et longues journées en paroi.

  • Prix : 149,99 €
  • Semelle : Gomme de 3,5 mm
  • Fermeture : Double velcro
  • Poids : 245 g par chausson
  • Utilisation : Escalade en salle, bloc, falaise
  • Forme : Légèrement asymétrique, cambrure modérée

 


EB Guardian 3.0 V2

Conçu pour les grimpeurs qui enchaînent les projets ambitieux, le chausson d’escalade Guardian 3.0 V2 de EB est un concentré de puissance et de confort. Inspiré par les exigences du haut niveau, il a été adopté par des grimpeurs comme Paul Jenft, et se révèle être un chausson redoutablement efficace pour les amateurs de bloc, de voie sportive et de grimpe indoor engagée.

Avec sa forme agressive, son asymétrie marquée (9/10) et sa griffe modérée, ce modèle unisexe se positionne pour offrir soutien et liberté de mouvement. Son système de velcro en Z permet un serrage rapide et précis, sans zones de pression. L’empeigne en Dynamic microfibre épouse le pied tout en favorisant l’évacuation de l’humidité, pour un confort durable même lors des séances intenses.

  • Prix : 104,90 €
  • Semelle : Daytona Rubber 5 mm
  • Fermeture : Velcro en Z
  • Poids : 430 g (taille 40)
  • Utilisation : Escalade sportive, bloc, indoor et outdoor
  • Forme : Asymétrie prononcée, cambrure modérée

 


Scarpa drago xt black iron

Le chausson d’escalade Scarpa Drago XT est un pur chausson d’escalade homme de performance. Taillé pour les grimpeurs aguerris en quête de précision chirurgicale et de sensation maximale, il excelle là où chaque appui compte : en bloc technique, en voie sportive engagée ou lors de mouvements complexes nécessitant un retour sensoriel sans compromis.

Ce modèle au profil très asymétrique et cambré est pensé pour charger fort sur les micro-prises tout en gardant un maximum de sensibilité. La semelle 1/3 en Vibram® XS Grip 2 de 3,5 mm, combinée à un talon IHC artisanal, garantit une adhérence optimale même sur les volumes les plus fuyants. Le pad flottant au niveau du gros orteil permet une poussée millimétrée et un appui maîtrisé sans perte d’énergie.

  • Prix : 178,90 €
  • Semelle : Vibram® XS Grip 2, 3,5 mm sur 1/3 de la longueur
  • Fermeture : Velcro
  • Poids : 210 g en taille 41
  • Utilisation : Bloc, escalade sportive et techniques
  • Forme : Asymétrique et cambrée pour un maintien optimal

Pour vous aider à comparer les différents modèles…

Marque Modèle Prix Semelle Fermeture Poids Utilisation Forme

 

Approach Outdoor

 

Capra

 

59,99€

 

Optima 4 mm

 

Double scratch (velcros)

 

410g (taille 40)

 

Escalade indoor et falaise

 

Légèrement asymétrique, cambrure modérée

 

La Sportiva

 

Katana Yellow Black

 

149,99€

 

Gomme de 3,5 mm

 

Double velcro

 

245g

 

Escalade en salle, bloc, falaise

 

Légèrement asymétrique, cambrure modérée

 

Scarpa

 

Vapor V LV

 

164,90 €

 

Vibram® XS Edge 3,5 mm

 

Double velcro

 

200 g(pointure 38)

 

Bloc, escalade sportive, indoor outdoor

 

Cambrure modérée, asymétrique chaussant pied fin

 

EB

 

Guardian 3.0 V2

 

104,90 €

 

 

Daytona Rubber 5 mm

 

Velcro en Z

 

 

430 g (taille 40)

 

Escalade sportive, bloc, indoor et outdoor

 

Asymétrie prononcée, cambrure modérée

 

Scarpa

 

Drago XT Black Iron

 

178,90 €

 

Vibram® XS Grip 2, 3,5 mm

 

Velcro

 

210 g en taille 41

 

Bloc, escalade sportive et techniques

Asymétrique et cambrée 

Les conseils des chullis :

Pour gagner en précision et en adhérence, de nombreux grimpeurs d’escalade réguliers recommandent de choisir ses chaussons 1 à 2 pointures en dessous de sa pointure habituelle. Ce serrage permet un meilleur ressenti sur les prises, à condition que le chausson soit bien adapté à la forme de votre pied. Attention : les tailles varient fortement selon les marques outdoor et les modèles, il est donc essentiel d’essayer ou de bien se renseigner avant l’achat.

Si vous choisissez un chausson à semelle rigide, il est conseillé de le prendre plus ajusté. La rigidité de la semelle compense la compression, tout en assurant un bon soutien du pied.

Un chausson bien ajusté enveloppe le pied sans laisser de vide : les orteils doivent être légèrement recroquevillés, sans être complètement à plat, avec une sensation de compression modérée mais jamais douloureuse.

Petit guide des tailles par marque :

  • À prendre à votre taille ou une pointure en dessous :
    La Sportiva, Tenaya
  • À prendre à votre taille, voire une demi ou une pointure au-dessus :
    Approach Outdoor, EB, Scarpa, Ocun, Red Chili, Millet

Pour commencer l’escalade dans les meilleures conditions, privilégiez des chaussons plats et symétriques, plus confortables au premier abord. Évitez les modèles très cambrés ou ceux qui poussent fortement sur le talon, souvent réservés aux grimpeurs expérimentés.

Si vous êtes sensibles aux frottements ou à l’hygiène, n’hésitez pas à utiliser des chaussettes de grimpe adaptées, comme les Socks Carbon ou Climbing Socks de Y&Y Vertical ou EB. Elles permettent de conserver un bon ressenti tout en limitant les irritations.

Et si malgré tout vous ressentez des douleurs ou gênes, il existe des solutions simples pour protéger vos pieds tout en continuant à grimper :

  • Gel protecteur pour amortir les points de pression
  • Compeed Extrême pour éviter les ampoules
  • Strap pour soutenir ou soulager une zone sensible
  • Exercices de renforcement ciblés pour les orteils et la voûte plantaire

Pour aller plus loin dans le choix de votre équipement ou découvrir d’autres astuces de grimpe, n’hésitez pas à consulter le site Chullanka.com ou à faire un tour sur le blog des Chullis, une mine de conseils passionnés pour progresser en toute confiance !

– Article réalisé en collaboration avec Chullanka –

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Première médaille d’or pour Annie Sanders et Dohyun Lee sur la coupe du monde de difficulté à Madrid

19 Juil

Les finales de la coupe de difficulté à Madrid viennent de s’achever, et histoire de rester dans le thème des premières fois, Annie Sanders et Dohyun Lee décrochent tous les deux leurs premières médailles d’or sur une étape de diff. Côté tricolore, seule Manon Hily était de la partie ce soir, et elle termine à une très belle 5ème place !

Résumé de cette étape Madrilène.

Les américaines en force chez les femmes avec une première victoire pour Annie Sanders

Elles étaient deux en finale, Brooke Raboutou et Annie Sanders, elles termineront à deux sur le podium final ! Chez les femmes, les ouvreurs avaient concocté une voie où les styles oldschool et newschool se mêlaient à la perfection. De la coordo en passant par du serrage de mono, il fallait être très polyvalent dans son répertoire de mouvement pour espérer monter haut dans la voie.

Comme vous l’imaginez, la coordo, qui apparaît de plus en plus dans les voies de diff, n’aura pas plu à tout le monde. La slovène Rosa Rekar se fait surprendre, tout comme la belge Héloise Dumont, ou encore l’une des prétendantes au podium, la coréenne Chaehyun Seo, qui termine à une décevante 7ème place. Notre française Manon Hily ne s’est quant à elle pas laissée surprendre par cette coordo. Elle déroulera sa grimpe jusqu’à la prise 38, où il fallait valoriser un mono-doigt. Sa progression s’arrêtera là, pour finalement prendre une très belle 5ème place.

© IFSC

La britannique Erin McNeice sera la première à aller voir le dernier tier de la voie. Une grimpe légère, assurée, Erin avale les mouvements les uns après les autres mais se laissera rattraper par la gravité après une zipette du talon dans la dalle finale sur de grosses pinces.

Derrière, Brooke Raboutou, médaillée d’argent sur les JO de Paris 2024, s’élance à son tour. Elle passe la coordo assez facilement et avance rapidement dans la voie. Les mouvements sont fluides, sans aucune erreur. À l’attaque de la dalle finale, l’américaine poursuit son effort, dépasse la marque d’Erin McNeice, et chute finalement sur le tout dernier mouvement, la main dans le bac final, et s’adjuge ainsi la médaille de bronze. L’italienne Laura Rogora réalisera le même score, et avec une meilleure demi-finale, elle passe devant Brooke au classement et prend ainsi la médaille d’argent.

© IFSC

L’autre américaine en lice sur cette finale, Annie Sanders, sera la dernière à s’élancer. À l’instar de Brooke, tout semble simple, les mouvements s’enchaînent sans encombre. Seule différence avec Laura Rogora et Brooke Raboutou, Annie Sanders tiendra la prise finale, et avec une facilité déconcertante. Elle décroche ainsi sa première médaille d’or en coupe du monde de difficulté !

Les résultats complets femmes

Pos.GrimpeurHauteur
1USA Annie Sanders TOP 
2ITA Laura Rogora 48+ 
3USA Brooke Raboutou 48+ 
4GBR Erin Mcneice 43+ 
5FRA Manon Hily 38+ 
6SLO Rosa Rekar 15+ 
7KOR Chaehyun Seo 14+ 
8BEL Heloïse Doumont 14+
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Dohyun Lee décroche sa première médaille d’or en coupe du monde de difficulté

Chez les hommes, la voie proposée par les ouvreurs est très intense: les grimpeurs doivent rentrer dans le game d’entrée de jeu. Les mouvements extrêmes s’enchaînent, avec une première traversée dans le gros dévers qui fera chuter le tchèque Jakub Konecny (8ème) et le japonais Neo Suzuki (7ème).

© IFSC

Les autres grimpeurs chuteront tous sur le crux suivant, à la sortie du gros dévers, avec, il faut le dire, un spectacle un peu long à regarder du coup. 2 volumes, en épaules, après un début de voie hyper intense, il n’en fallait pas plus pour faire capituler 6 finalistes. Néanmoins, le Coréen Dohyun Lee parvient à tirer son épingle du jeu en validant la prise suivante (40+) et s’octroie sa première médaille d’or en coupe du monde de difficulté.

Le local de l’étape, Alberto Gines Lopez, parvient à tenir les deux épaules pour aller chercher la prise suivante (40) avant de chuter. Il prendra tout de même une très belle médaille d’argent devant son public.

© IFSC

Enfin, le japonais Satone Yoshida (bien remis de sa lourde chute en demi-finale), se laissera embarquer sur ce crux en tentant d’aller chercher la prise 40. Avec sa très belle performance en demi-finale, il prend le dessus sur l’américain Colin Duffy qui réalise une performance identique en finale, et décroche ainsi la médaille de bronze.

Les résultats complets hommes

Pos.GrimpeurHauteur
1KOR Dohyun Lee 40+ 
2ESP Alberto Ginés López 40 
3JPN Satone Yoshida 39+ 
4USA Colin Duffy39+ 
5JPN Sorato Anraku 39 
6JPN Shion Omata 38+ 
7JPN Neo Suzuki 33 
8CZE Jakub Konecny30+

Le calendrier de la saison 2025

Dates Evènement Disciplines Lieu
18-20 avril Coupe du Monde Bloc Keqiao (CHN)
25-27 avril Coupe du Monde Difficulté, vitesse Wujiang (CHN)
2-4 mai Coupe du Monde Difficulté, vitesse Bali (IDN)
16-18 mai Coupe du Monde Bloc Curitiba (BRA)
23-25 mai Coupe du Monde Bloc Salt Lake City (USA)
31 mai-1 juin Coupe du Monde Vitesse Denver (USA)
6-8 juin Coupe du Monde Bloc Prague (CZE)
13-15 juin Coupe du Monde Bloc Bern (SUI)
25-29 juin Coupe du Monde Bloc, difficulté Innsbruck (AUT)
5-6 juillet Coupe du Monde Vitesse Krakow (POL)
11-13 juillet Coupe du Monde Difficulté, vitesse Chamonix (FRA)
18-19 juillet Coupe du Monde Difficulté Madrid (ESP)
28 juillet-3 août Championnat du Monde jeunes Bloc, difficulté, vitesse Helsinki (FIN)
5-6 septembre Coupe du Monde Difficulté Koper (SLO)
21-28 septembre Championnat du Monde Bloc, difficulté, vitesse Séoul (KOR)
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