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Vidéo : Adam Ondra face à 40 ans d’histoire sur la Marmolada, « la reine des Dolomites »

Reine des Dolomites, la face sud de la Marmolada n’avait, jusque-là, jamais vu passer Adam Ondra. Cette lacune a été comblée cet été : le Tchèque s’est attaqué à deux lignes qui résument à elles seules quatre décennies d’évolution : le mythique « Attraverso il Pesce », ouvert en 1981, et « Ego Land », l’une des voies les plus difficiles jamais tracées dans les Dolomites.

Le tout raconté dans un documentaire de plus d’une demi-heure.


« Attraverso il Pesce », le mythe qui a survécu à un solo intégral

Littéralement « À travers le poisson », rebaptisée « The Fish » par les Anglo-Saxons, la voie est ouverte en trois jours, en 1981, par Jindřich Šustr et Igor Koller. Deux ans plus tard, la deuxième cordée à s’y engager réunit Luisa Iovane, Heinz Mariacher, Bruno Pederiva et Maurizio Zanolla. La première libération, elle, attend 1987 et la cordée Mariacher-Pederiva.

Mais c’est un exploit solitaire qui a fait entrer la ligne dans la légende populaire. En 2007, le regretté Hansjörg Auer grimpe l’intégralité de la voie en solo intégral, en un peu moins de trois heures (la toute première fois qu’une voie de cette envergure, dans ces difficultés, tombe sans corde). Une semaine plus tard, Auer est revenu sur la paroi avec son frère Matthias et le photographe Heiko Wilhelm pour immortaliser la scène et les clichés ont depuis fait le tour du monde !

© Heiko Wilhelm

C’est peu dire que la ligne impressionnait encore Adam Ondra avant d’y poser les mains. « La Marmolada est la reine incontestée des Dolomites, en Italie. Cet été, j’ai enfin eu le privilège de grimper sur le calcaire gris impeccable de sa face sud. J’ai pu goûter à l’histoire du lieu à travers « Fish ». Un mythe, un classique extrême, recherché pour sa beauté, mais qui ne deviendra jamais une promenade de santé », confie-t-il.

Accompagné de Pietro Dal Prà, le Tchèque s’engage dans cette longue ligne de trente longueurs, aux alentours du 7b+. Le duo négocie les passages-clés, mais le temps finit par manquer : la cordée s’arrête sur une grande vire, aux deux tiers de la voie environ, avant d’entamer la série de rappels sans avoir rejoint le sommet.

« Ego Land », le visage moderne de la Marmolada

Changement d’époque pour la deuxième ligne au programme. « Ego Land » n’a rien d’un classique poussiéreux : cette voie de 410 mètres et 10 longueurs (8c/+), équipée par Bernardo Rivadossi et Massimo Faletti, n’a connu sa première ascension qu’en août 2024, sous les mains de Rivadossi lui-même et de Luca Bana.

Adam Ondra s’y engage aux côtés de Rivadossi, s’essayant à la voie à vue. « « Egoland » est une voie moderne avec des longueurs allant jusqu’à 8c, sur un rocher tellement parfait qu’il est difficile de croire qu’il puisse exister dans un environnement alpin ! ». Et cette fois, pas de vire de repli : le Tchèque boucle l’ascension avec succès, là où « Le Poisson » avait eu raison de son temps.

© Coll. Ondra

Un documentaire de plus de 30 minutes

L’ensemble du périple est raconté dans une vidéo publiée par Adam Ondra, mêlant images d’archive et séquences de grimpe sur les deux lignes.

Après les quatre 8B flashés au Val Daone ou les deux 8C enchaînés dans la foulée des Championnats d’Europe de Laval, Adam Ondra ajoute donc un nouveau chapitre alpin à une saison estivale décidément chargée… Avec, sur « Le Poisson », la promesse d’y retourner pour finir le travail !

Publié le : 17 septembre 2026 par PlanetGrimpe vues

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