Jakob Schubert dans « Shaolin » 9A : la vidéo est en ligne !
On se souvient de l’interview qu’il nous avait accordée au moment des faits : Jakob Schubert y racontait une bataille avant tout mentale, menée sur l’un des blocs les plus durs du moment.
Quelques mois plus tard, c’est au tour des images de raconter cette histoire. L’Autrichien vient de publier sur sa chaîne YouTube le film consacré à sa répétition de « Shaolin », le 9A de Red Rocks ouvert par Sean Bailey.
Tourné et réalisé par Michael Piccolruaz, ce film de 26 minutes nous plonge dans les coulisses de ce projet mené l’hiver dernier aux États-Unis. On y suit Jakob Schubert depuis ses premiers essais pleins d’espoir jusqu’au sommet, en passant par tout ce qui a fait de « Shaolin » une aventure particulièrement intense : une gestion de la peau difficile, une prise qui casse en plein travail, et cette gestion des nerfs qu’il évoquait déjà dans nos colonnes comme la vraie difficulté du bloc.
Car « Shaolin », malgré ses deux mouvements ultra-courts et explosifs, ne s’est pas révélé plus facile à dompter que les longs combats d’« Alphane » ou de « Mount Doom »… Bien au contraire ! C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce film : montrer comment un bloc aussi bref peut laisser autant de place au doute, et combien il a fallu de patience à Schubert pour rester serein jusqu’au bout, y compris lorsqu’il a dû s’éloigner temporairement du bloc, le temps de laisser cicatriser ses doigts, pour aller grimper sur les falaises d’Arizona.
Un combat qui n’a d’ailleurs pas manqué de marquer les esprits, notamment celui d’Adam Ondra : « Quel combat ! Et quel privilège de voir une telle détermination et de suivre tout le chemin qui a conduit à cette incroyable réalisation. Bravo, Jakob ! ».
Cette performance, réussie en février dernier, marquait la cinquième répétition du bloc après celles de Noah Wheeler, Zach Galla et Simon Lorenzi. Pour Schubert, il s’agit surtout de son troisième 9A, après « Alphane » à Chironico et « Mount Doom » dans le Maltatal. De quoi confirmer, une fois de plus, la polyvalence qui caractérise le grimpeur autrichien, et qu’il nous confiait vouloir sans cesse mettre à l’épreuve !
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