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Miroir, mon beau miroir…

Miroir, mon beau miroir !

Savez-vous qu’il existe un moyen de progresser dans son canapé, et sans forcer ? Vous pensez que c’est du cinéma ? Et bien non, c’est possible !

L’homme descend du singe ? Disons au moins le grimpeur alors ! Cela tombe plutôt bien, les neurones miroirs ont été découverts chez les primates, et mis en évidence bien plus récemment chez les humains. Mais vous allez me dire, de quoi s’agit-il ?

Préambule :

Avant de se plonger au cœur de notre cerveau, il faut faire un petit rappel basique, mais indispensable. Sans informations nerveuses, vos muscles ne vous serviraient pas à grand-chose. Si la plasticité musculaire se travaille avec l’entraînement (« volume » musculaire par exemple, ou hypertrophie), il faut savoir par exemple que chez le débutant, la prise de force est principalement liée à l’innervation. Autrement dit, votre muscle ne subit aucun changement, seule la commande nerveuse venant de votre cerveau améliore la contraction ! C’est assez incroyable, mais dans ce cas précis, les nerfs (depuis le cortex) recrutent des fibres musculaires non utilisées jusque-là chez le novice.  Donc si nous résumons, il faut un cerveau pour grimper… !

Les neurones miroirs :

Nous pouvons maintenant faire la connaissance des fameux neurones miroirs. Qui sont-ils ? Ils sont situés dans notre cerveau, notamment au niveau du cortex prémoteur. Les chercheurs ont découvert que ces neurones s’activaient non seulement lors d’une action (par exemple une préhension) que vous réalisez, mais aussi lorsque vous observez un autre sportif réaliser cette même action.

«  La perception d’une action stimule dans le cerveau de l’observateur une représentation analogue à celle qu’il aurait élaborée s’il avait réalisé lui-même cette action » (Grezes et al, 2003)

A partir de là, même si les travaux restent peu nombreux sur le sujet, on peut déjà tirer quelques enseignements de leur mise en évidence.

Conséquences en escalade ?

1 Premier point important, il faut savoir que le cortex prémoteur est très fortement impliqué dans le contrôle moteur.

2 Ensuite, plus le niveau est important, plus l’expérience est grande, et plus les neurones miroirs s’activent.

D’ores et déjà, on peut dire que le fait de regarder des vidéos de grimpe (et ça tombe bien, elles se développent de manière incroyable) dans son canapé stimule ces neurones miroirs. Autrement dit, vous entretenez une certaine qualité d’innervation, sans le savoir et sans forcer ! Si on arrive à le coupler avec de l’imagerie mentale (pour commencer, vous pouvez essayer de vous mettre à la place du grimpeur), c’est encore plus incroyable ! Nous traiterons d’ailleurs ce point dans un prochain article.

C’est aussi une information très importante lorsque vous êtes blessé. Si vous passez le stade de la frustration, regardez des films !!!! Votre cerveau sera stimulé de toutes parts.

Sachez enfin que ces neurones ne s’activent absolument pas lorsque vous envisagez une action totalement impossible, par exemple un geste biomécaniquement infaisable par l’être humain. Comme quoi, vous progresserez bien devant la télévision, mais pas dans vos rêves, tout au fond de votre lit…encore que… !

Et pour tout savoir sur l’entraînement en escalade, direction www.prepagrimpe.com

 

2 plusieurs commentaires

  1. Si on lit un peu les articles à ce sujet, on s’aperçoit que cette zone miroire est beaucoup plus solicitée quand nous avons une image réelle et non un enregistrement audio ou vidéo.
    Il faudra donc quand même se bouger de son canap.
    Math

  2. Evidemment, il faut quand même grimper… ! Le réel est toujours bien plus efficace que le virtuel ! Et heureusement 😉

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