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Marceau Garnier et Capucine Viglione champions de France de vitesse 2026

© FFME

Capucine Viglione et Marceau Garnier ont remporté, samedi 21 mars à Troyes, les titres de championne et champion de France de vitesse 2026. Les deux athlètes repartent donc avec la médaille d’or ce qui leur permet de lancer de la meilleure des manières leur saison 2026.

Capucine Viglione reprend son titre

Chez les femmes, le scénario rappelle celui de l’an dernier : Capucine Viglione et Manon Lebon se retrouvent en finale. Cette fois, Capucine prend sa revanche et s’adjuge le titre national. Manon décroche l’argent, tandis que Louise Fontaine complète le podium et s’offre également le titre U21.

Pour Capucine Viglione, cette victoire s’inscrit dans une dynamique enclenchée depuis plusieurs mois. Arrivée en confiance, elle cherchait avant tout à valider en compétition les sensations acquises à l’entraînement. « Me sentir bien à l’entraînement, c’est une chose. Après, il faut le mettre en pratique en compétition. »

Très vite, elle comprend que la journée peut tourner en sa faveur. « J’ai tout de suite senti sur le mur que j’allais pouvoir aller vite. » La particularité du jour : un format extrêmement condensé, avec practices, qualifications et finales enchaînées en à peine une heure. Un rythme inhabituel, mais qui va finalement servir la Française.

« Je n’ai pas eu le temps de réfléchir… je suis restée dans le même état d’esprit du début à la fin. »

Elle enchaîne les runs solides et confirme en finale. Au-delà du titre, c’est aussi le chrono qui marque les esprits : 6’’46, un nouveau cap franchi et un nouveau record de France. « J’avais pour objectif de passer sous les 6’’50… c’est fait. »

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Marceau Garnier s’impose dans une finale mouvementée

Chez les hommes, la compétition est également relevée. Jérôme Morel signe le meilleur temps des qualifications et établit un nouveau record de France en 4’’99, confirmant son statut de référence chronométrique. Mais en vitesse, tout le monde sait que rien n’est jamais écrit.

Dans le dernier carré, Marceau Garnier, Aurélien Gayrard, Léo Grosset et Jérôme Morel se disputent la demi finale. Il n’en restera que deux. En finale, Garnier s’impose face à Morel, victime d’une zipette dès le début du run. Léo Grosset complète le podium à l’issue de la petite finale.

Pour Marceau Garnier, cette victoire est avant tout une délivrance. Après plusieurs saisons frustrantes, il parvient enfin à concrétiser. « C’est mon premier titre… ça fait 9 ans que je fais de la vitesse. » La journée n’avait pourtant pas parfaitement commencé. Durant plusieurs runs, il cherche ses sensations. « J’ai mis du temps à trouver des sensations… j’avais du mal à me lâcher. » Mais il reste propre, efficace, et progresse tour après tour. « Ce n’est qu’à la fin que je commence à faire des chronos corrects. »

Son objectif initial était ailleurs — battre le record de France — mais il repart avec l’essentiel. « Mon objectif principal, c’était le chrono… mais le titre, c’est vraiment cool. »

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Une hiérarchie en mouvement

Ces Championnats de France 2026 confirment une chose : la vitesse française continue de se structurer. Chez les femmes, Capucine Viglione reprend la titre avec un chrono en progression, mais Manon Lebon reste une adversaire directe, et Louise Fontaine pousse fort derrière.

Chez les hommes, la densité est également très marquée : Marceau Garnier s’impose, Jerome Morel frappe fort au chrono, et le podium reste ouvert.

Pour Capucine, la suite est déjà en ligne de mire : « Je me sens prête… on verra ce que ça donne sur les compétitions internationales. » Même constat du coté de Marceau, pour qui ce titre valide aussi une sélection importante : « Je sais que je vais pouvoir faire des compétitions internationales cette année. »

À Troyes, les titres sont tombés. Mais plus encore, c’est une saison qui vient réellement de commencer.