Santiago : Jonas Utelli décroche son premier podium… en or, Janja Garnbret termine la saison au sommet !

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C’est terminé ! La saison internationale 2026 s’est achevée cette nuit à Santiago, au Chili, avec deux belles histoires. Chez les hommes, le Suisse Jonas Utelli, 23 ans, a créé la surprise en décrochant la toute première médaille de sa carrière en Coupe du Monde… Et pas n’importe laquelle : l’or ! Chez les femmes, Janja Garnbret a une nouvelle fois été intouchable, seule grimpeuse à enchaîner la voie de finale. Une 52e victoire pour la Slovène, tandis que Sam Avezou, seul Français finaliste, termine septième.
Retour sur cette dernière soirée de compétition de l’année.
Voilà, c’est fini. Après des mois à suivre les meilleurs grimpeurs de la planète aux quatre coins du monde, la saison 2026 vient de rendre son dernier verdict. Et pour cette ultime étape, Santiago nous aura réservé une jolie surprise.
Car si l’on s’attendait à retrouver Janja Garnbret sur la plus haute marche du podium (et on n’a pas été déçu !), difficile d’imaginer que la dernière médaille d’or masculine de l’année finirait autour du cou de Jonas Utelli. Le Suisse n’était encore jamais monté sur un podium en Coupe du Monde. Il a choisi la toute dernière compétition de la saison pour s’offrir sa première médaille. Et tant qu’à faire, autant repartir avec la plus belle !
Jonas Utelli : 23 ans, un premier podium et déjà la victoire !
Avec le recul, on aurait peut-être dû se méfier de lui dès les qualifications… Samedi, Jonas Utelli avait déjà réalisé une petite prouesse en étant le seul grimpeur à signer un top lors des qualifications. Un premier avertissement, même si le Suisse avait ensuite dû batailler pour décrocher son ticket pour la finale. Car en demi-finale, il avait fait partie de ce groupe de huit grimpeurs stoppés exactement au même endroit, à la prise 31+. C’est finalement son bon classement en qualifications (3e) qui lui avait permis de prendre la quatrième place et de poursuivre l’aventure.
Et puis est arrivée cette dernière voie de la saison. Utelli s’élance et monte très haut dans la voie, dépassant la précédente marque laisser par ses concurrents. Il monte encore et atteint la prise 52, au sommet de la voie. Une sacrée performance, qui va obliger les derniers grimpeurs à aller très haut pour espérer le déloger. Mais personne n’y parviendra !
Ni Neo Suzuki, pourtant grand favori et leader du classement général, qui s’arrête à 47+. Ni même Putra Tri Ramadani, vainqueur de la demi-finale, qui chute à la prise 49, trois mouvements sous la marque du Suisse.
Jonas Utelli vient de remporter sa première Coupe du monde !
Et ce qui rend l’histoire encore plus belle, c’est qu’il s’agit tout simplement de son premier podium sur le circuit. À 23 ans, le grimpeur originaire de Thun disputait ce week-end sa 25e Coupe du Monde de difficulté. Jusqu’ici, il n’avait jamais réussi à se hisser parmi les trois meilleurs. Il aura donc fallu attendre sa 25e participation pour le voir monter sur un podium… Et directement sur la première marche !
Derrière Utelli et Tri Ramadani, le Japonais Neo Suzuki complète le podium avec un score de 47+. Les trois autres Japonais présents en finale suivent au classement : Satone Yoshida termine quatrième (41+), juste devant Ryusei Hamada (40+) et Sorato Anraku (35). Pour ce dernier, c’est une manière de terminer l’année sur une note un peu plus positive, une semaine après son élimination surprise dès les qualifications de la Coupe du Monde de bloc de Salt Lake City.
À l’inverse, Alberto Ginés López est passé complètement à côté de sa finale. Deuxième des qualifications, troisième de la demi-finale, l’Espagnol faisait partie des sérieux prétendants au podium. Mais il se fait piéger dès la prise 25 et doit se contenter de la huitième et dernière place.
Sam Avezou termine septième, Neo Suzuki sacré au général
Côté français, tous les regards étaient tournés vers Sam Avezou, seul Tricolore engagé dans cette dernière Coupe du Monde de difficulté.
Cinquième des qualifications, puis cinquième des demi-finales, Sam avait réussi à se faire une place parmi les huit finalistes. Malheureusement, il n’aura pas vraiment trouvé les solutions pour s’exprimer dans cette dernière voie. Stoppé sur la prise 34+, il termine septième, juste derrière Sorato Anraku.
Forcément un peu frustrant après un début de compétition encourageant, mais le Français aura tout de même réussi à se hisser en finale pour conclure sa saison internationale.
Et pendant qu’Utelli savourait sa première victoire, Neo Suzuki avait lui aussi de quoi sourire. Avec sa troisième place, le Japonais termine l’année en tête du classement général de difficulté 2026, devant Putra Tri Ramadani. Un titre qu’il avait d’ailleurs déjà mathématiquement assuré avant même de disputer cette finale. Trois victoires, une deuxième place et ce dernier podium au Chili : difficile de faire beaucoup mieux sur une saison !
Janja Garnbret : nouvelle finale, nouveau top, nouvelle victoire !
Chez les femmes, en revanche, pas vraiment de surprise. Mais avec Janja Garnbret, même lorsqu’on connaît déjà la fin de l’histoire, on ne se lasse pas de regarder. La Slovène avait annoncé la couleur dès les qualifications, en étant la seule à enchaîner les deux voies. En demi-finale, rebelote : première place, et de loin, avec un score de 49+. Restait donc la finale. Et quelle belle voie pour terminer la saison !
Une vraie voie de difficulté comme on aime en voir : de la résistance, des mouvements qui s’enchaînent, pas de gros pas de bloc pour stopper net les grimpeuses, mais une difficulté qui augmente progressivement. Et surtout, une fin particulièrement teigneuse, où il fallait encore avoir du jus dans les avant-bras pour espérer atteindre le sommet.
Plusieurs finalistes sont parvenues à s’approcher du haut du mur. Mais une seule a réussi à clipper le relais. Vous avez deviné laquelle : Janja Garnbret, évidemment ! La Slovène s’offre donc une nouvelle victoire, après avoir dominé les trois tours de la compétition. Première des qualifications, première de la demi-finale et seule au top en finale. Difficile de faire plus propre !
Il s’agit de la 52e victoire de sa carrière en Coupe du Monde, et la 34e en difficulté. Sur ses douze dernières participations à une Coupe du monde de difficulté, elle en a remporté onze… Seule l’étape de Wujiang, en mai dernier, lui avait échappé, avec une deuxième place. Onze victoires en douze compétitions. Oui, oui.
Et pourtant, malgré toutes ces médailles accumulées depuis ses débuts sur le circuit, la Slovène assure prendre toujours autant de plaisir à gagner : « Je ne me lasse jamais de gagner, chaque médaille est comme la première. À chaque fois, je dois travailler pour réussir à monter sur la plus haute marche du podium, et je sais combien de travail il faut pour une seule médaille d’or », a-t-elle confié après sa victoire. Elle découvrait d’ailleurs le Chili et l’Amérique du Sud pour la première fois. Et visiblement, elle en gardera un bon souvenir !
Laura Rogora prive la Slovénie d’un triplé !
Derrière l’intouchable Janja, il y avait pourtant une sacrée bataille pour les deux autres places sur le podium. Et c’est Laura Rogora qui s’en est le mieux sortie.
L’Italienne, que l’on avait très peu vue sur le circuit cette saison puisqu’elle n’avait disputé qu’une seule Coupe du Monde de difficulté, à Wujiang le 10 mai, a signé un très beau retour à Santiago. Avec un score de 48+, elle prend la deuxième place et s’offre une nouvelle médaille internationale.
Mais derrière elle, c’était beaucoup plus serré ! Rosa Rekar, Lučka Rakovec et Ryu Nakagawa ont toutes les trois chuté exactement à la même hauteur, à 46+. Impossible donc de les départager sur leur seule prestation en finale.
Et pour ajouter un peu de suspense, il a même fallu une réclamation pour connaître la troisième marche du podium ! La dernière prise atteinte par Rosa Rekar n’avait initialement pas été comptabilisée. Le coach slovène a donc déposé un appel, finalement accepté, permettant à la jeune grimpeuse de 21 ans de récupérer la troisième place. Une belle récompense pour celle qui avait décroché l’argent aux Championnats du Monde de Séoul l’an dernier, mais qui courait encore après son premier podium de la saison sur le circuit, après quatre cinquièmes places.
Sa compatriote Lučka Rakovec termine quatrième, juste devant la Japonaise Ryu Nakagawa, cinquième. Et quand on regarde le classement, on se dit que la Slovénie n’est vraiment pas passée loin d’un incroyable triplé ! Avec Garnbret première, Rekar troisième et Rakovec quatrième, il aura finalement fallu une Laura Rogora particulièrement inspirée pour empêcher les Slovènes de monopoliser tout le podium.
La Belge Heloïse Doumont prend la sixième place (44+), devant la Tchèque Tereza Siručková (38) et l’Américaine Ella Fisher (37+).
À noter qu’aucune Française n’avait été sélectionnée pour disputer cette dernière Coupe du Monde de difficulté.
Annie Sanders remporte le général, malgré le retour de Garnbret
Si Janja Garnbret a une nouvelle fois dominé la compétition, ce n’est pourtant pas elle qui repart avec le trophée du classement général de difficulté 2026. Ce titre revient à l’Américaine Annie Sanders, absente de cette dernière étape au Chili.
Grâce à sa victoire à Santiago, Garnbret remonte néanmoins à la deuxième place du général. Une sacrée performance quand on sait qu’elle n’a participé qu’à quatre des six étapes de difficulté cette saison ! De quoi rappeler, une fois encore, que lorsqu’elle prend le départ d’une compétition, la Slovène reste la grimpeuse à battre…
Et voilà, la saison 2026 est terminée !
Cette fois, c’est fini ! Après Salt Lake City, qui avait refermé la saison de bloc une semaine plus tôt avec notamment la victoire d’Oriane Bertone, Santiago vient de mettre un point final à la saison internationale de difficulté.
Place maintenant à une courte pause avant de se tourner vers 2027. Une saison qui s’annonce déjà particulièrement importante, puisque les premières places qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 seront en jeu. Quant à Janja Garnbret, elle explique avoir déjà prévu son programme pour les prochaines semaines : un peu de falaise, un peu de plage… avant de reprendre l’entraînement pour cette fameuse saison préolympique.
De notre côté, c’est aussi l’heure de refermer ce dernier article de Coupe du Monde de l’année. Merci à tous de nous avoir suivis, compétition après compétition, tout au long de cette saison 2026. On espère vous avoir fait vibrer autant que les grimpeurs nous ont fait vibrer !
Rendez-vous en 2027 pour la suite des aventures !
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