Le Team Boulder Arena bientôt de retour à Paris pour sa 5e édition !

© Matthias Paré
Tic-tac, tic-tac… L’un des événements parisiens les plus attendus de l’année se rapproche à grands pas ! Les 13 et 14 novembre prochains, Climbing District Buttes-Chaumont accueillera la cinquième édition du Team Boulder Arena.
Cette année, comme on vous l’expliquait dans un précédent article, le TBA a pris une dimension européenne avec une étape à Milan, le 19 septembre, puis une autre à Londres, le 10 octobre. Et au regard des retours que nous avons eus sur ces deux premiers rendez-vous, autant vous dire que ceux qui seront dans l’arène parisienne seront de sacrés veinards !
Une fois de plus, les finales afficheront certainement complet, et pour ceux qui s’y prendraient trop tard, pas d’inquiétude : une diffusion en direct est prévue sur France.tv, YouTube et Twitch. On vous donnera toutes les informations pour suivre le show en temps voulu. Et pour goûter à l’ambiance sur place, il sera toujours possible de venir gratuitement encourager les équipes pendant les qualifications, le vendredi après-midi et le samedi, sans billet. L’occasion aussi de profiter de tout ce qui se passe autour des blocs : village partenaires, tests, rencontres et DJ sets… Il y aura de quoi passer un bon moment, même sans enfiler les chaussons !

© Matthias Paré
Cinq éditions, et un événement toujours aussi attendu !
Retour au 18 mars 2023. Climbing District organise le premier Team Boulder Arena dans sa salle des Buttes-Chaumont. Au programme : 80 équipes annoncées et un circuit de 20 blocs en qualifications qui deviendra rapidement la signature de l’événement.
Cette première édition est remportée par Maïlys Piazzalunga et Flavy Cohaut chez les femmes, et par Léo et Sam Avezou chez les hommes. Dans la salle, 550 spectateurs assistent aux finales : Le TBA a trouvé son public.
Pas besoin d’attendre un an pour remettre ça : la deuxième édition se déroule dès le 4 novembre 2023. L’organisation annonce cette fois 124 équipes et un plateau international où se côtoient notamment Tomoa Narasaki, Kokoro Fujii, Mejdi Schalck, Paul Jenft, Zélia Avezou ou encore Fanny Gibert. La troisième édition suit le 16 novembre 2024, puis la quatrième en novembre 2025.
Le TBA a donc fait du chemin depuis les 80 équipes annoncées pour sa première édition en 2023 ! En plus d’être organisé dans deux autres villes européennes, le rendez-vous parisien est devenu quant à lui incontournable avec 217 équipes inscrites cette année. D’ailleurs, pour l’occasion, les qualifications s’étaleront sur deux jours pour accueillir toutes les équipes et permettre à chacun de profiter pleinement de l’expérience. L’événement grossit, oui, mais pas question de rogner sur le concept ou la qualité de l’organisation.
Un événement à part dans le paysage de l’escalade
Pour ceux qui découvrent le TBA, oubliez le déroulement habituel d’une compétition de bloc. Ici, on s’inscrit à deux et on avance ensemble sur un circuit de 20 blocs de difficulté progressive. À chaque nouveau problème, le binôme dispose de quatre minutes : il suffit que l’un des deux grimpeurs valide le bloc pour que l’équipe continue la compétition. Si aucun n’y parvient, c’est terminé. Et entre deux blocs, aucune période de repos n’est prévue.
Comme vous pouvez l’imaginer, au pied des blocs, ça discute donc pas mal : Qui part en premier ? Qui se sent le plus à l’aise sur cette dalle ? Faut-il laisser un nouvel essai à son binôme ou prendre le relais avant qu’il soit KO ? Pendant que l’un grimpe, l’autre observe, conseille et encourage. La lecture, la gestion de l’effort et la connaissance des qualités de chacun deviennent aussi importants que le niveau individuel des grimpeur·euses.

© Planetgrimpe
L’autre particularité du TBA (et ce qui fait son charme également), c’est que les amateurs et les pros grimpent sur le même circuit. Les classements sont distincts, mais les blocs et les règles sont communs. Une équipe venue se challenger entre amis peut donc se retrouver à quelques mètres de grimpeurs qu’elle suit habituellement derrière son écran. Et cette année encore, les pros ont répondu présent… On vous laisse découvrir une liste non exhaustive de ce qui vous attend si vous avez la chance d’avoir votre billet pour le TBA5.
Bon, pas besoin d’en rajouter, le niveau s’annonce une nouvelle fois très relevé, et c’est un sacré casse-tête pour les ouvreurs ! Il faudra proposer une progression qui permette aux amateurs de vivre leur compétition, tout en construisant, bloc après bloc, une sélection capable de départager les meilleurs mondiaux. Dans un format où l’échec met immédiatement fin à la compétition, un mouvement trop aléatoire ou une marche de difficulté trop importante peut avoir de lourdes conséquences. Le travail d’ouverture porte donc autant sur le dosage que sur la variété des problèmes : dalle, compression, coordo … Chaque bloc doit trouver sa place dans l’ensemble. Mais attention, cette année, Rémi Samyn qui rejoint l’équipe d’ouverture à quelques idées en tête qui pourraient donner du fil à retordre aux participant·es.
J’aimerais créer un peu de confusion là-dedans, avec des blocs hybrides ou des blocs qui, visuellement, laissent planer le doute sur leur style. Que ce ne soient pas des caricatures et que cela crée un petit scénario sur les tapis, entre les grimpeurs, au moment de choisir qui va s’élancer en premier.
Rémi Samyn
Et quand vient l’heure de la finale pro, la pression monte encore d’un cran. Le format est à nouveau inédit : seules les équipes qui parviennent à toper le premier bloc peuvent poursuivre la finale. Et histoire de corser les choses, chaque équipe ne dispose que d’un seul essai pour y parvenir. Le choix du grimpeur qui s’élancera est donc déterminant ! Pour l’avoir vécu l’année dernière côté public, la tension est énorme : on vibre littéralement à chaque mouvement, en sachant que la moindre chute peut mettre fin à l’aventure du duo ! On se rappelle d’ailleurs encore de Sam Richard, qui s’est emmêlé les pinceaux dans ce premier bloc de finale et dont la compétition s’est stoppée nette devant le regard médusé de son binôme Paul Jenft.
Au niveau du choix, chacun sa stratégie, certains choisissent au hasard, dans mon équipe ça a toujours été un choix stratégique, en fonction du style du bloc, de l’envie, de l’expérience. Par exemple, à Milan avec Sam (ndlr Sam Richard), on se sentait tous les deux capable, mais Sam était sûr de lui, et avait une revanche à prendre, il a grimpé.
Manu Cornu

© Matthias Paré
Cette année, les amateurs auront eux aussi leur moment de gloire sous les projecteurs. Une finale leur sera consacrée le samedi soir, juste avant celle des pros. Une belle manière de prolonger jusqu’au bout l’esprit du TBA : partager les blocs, mais aussi l’arène et l’ambiance des finales devant une salle comble.
Le programme complet du Team Boulder Arena à Paris