CAC: Climbers Against Cancer (English)

First of all, I’d like to thank Nathalie Berry for translating my post about CAC. Here it is in english so most of the climbers can understand what I said in my previous blog post.  Enjoy reading ;)

I have known John Ellison for a few years now. He is the father of an English girl who I got on well with at competitions. As it happened, she stopped competing but her father continued to turn up to some of the European events. We clicked right from the start. He made me laugh every time we met and we spent a fair amount of time together (mainly due to the fact that he had to repeat himself four times before I could understand what he’d said in English!) According to John, I am « Always smiling and in good spirits » (he clearly hasn’t seen meon a daily basis!) and that’s how we got to know each other. Yet since this year, I view him differently. Maybe it’s a good thing, maybe it’s a bad thing, but since he told me that he has cancer, I see things from a different perspective. When someone informs you that they are going to die from cancer in the following few years you want to cry, don’t you? Yet when someone tells you that whilst bearing a hint of a smile, what do you do? Well, I had no idea. I stayed silent, I remember very clearly, wrapped up in my tonne of clothes in the middle of all the other climbers who had come to compete in the first round of the European Youth Cup in Edinburgh. I stopped thinking for a moment and everything seemed blurred, false, negative. When John asked me how I was doing, the tears started flowing and I asked myself why he was asking me this question when I was in good health and he clearly wasn’t.


He announced his illness in an almost light-hearted way, appearing to be more concerned by my reaction rather than his own health. He wanted to tell me his story himself before anyone else did as we mean a lot to each other. I don’t think you have the chance to meet a person like John very often in a lifetime. What’s more, having to accept his fate is very difficult. I don’t even know if I’ve accepted it yet. This man has a gift. I don’t know how to describe it but he makes everyone around him happy. It’s unbelievable. If you know him, you will definitely understand what I’m trying to say. It only requires a moment with him to brighten up your day – he has a great heart! He really is no ordinary person and it is truly worth getting to know him. Since his diagnosis, John spends his life between hospitals for his treatment, helping with cancer research projects and investing a lot of his time and energy doing everything he wants to do in this world, such as spending time with his daughter, travelling, etc…

His latest idea in the fight against cancer is CAC. He told me about it recently at the European Youth Championships in Gemozac last month. « Climbers Against Cancer » is an opportunity for climbers of whatever level to invest in a good cause – the fight against cancer, an illness which can affect any one of us. The goal of the project is as follows: when the site is launched, you buy a t-shirt (there are many different styles) and spread the word as much as possible! All proceeds will go towards cancer research. Every t-shirt bought is a path towards a cure for all those affected by the illness.


It’s a project that John would like to see evolve, even after his death. It’s a way of letting him make a mark on the world whilst helping as many people as he can. CAC is also a worldwide project! I represent CAC in France, trying to inform as many climbers as possible. Loic Timmermans is doing the same in Belgium, as are Maja Vidmar and Domen Skofic in Slovenia, Sean McColl in Canada etc…It’s a project on a large scale, involving the current best climbers in the world. Get involved in this movement too, climber or not!



Till next time, take care

Bye,

Laura

CAC: Climbers Against Cancer (Francais)


Je connais John Ellison depuis quelques année maintenant… Il est le père d’une ancienne compétitrice anglaise avec qui j’avais sympathisé. Il se trouve qu’elle a arrêté les compétitions mais son père se rend toujours sur quelques compétitions en Europe. Nous avons tout de suite accroché. Il me faisait rire à chaque fois que je le croisais et on passais pas mal de temps ensemble (mais ça, c’était notamment parce qu’il lui fallait parfois répéter 4 fois avant que je comprenne sa phrase en anglais !). Je suis « toujours souriante et de bonne humeur » selon lui (il ne me connais pas au quotidien ca se voit), et c’est comme ça que nous avons commencé à nous connaître. Mais depuis cette année, je le vois différemment. C’est peu être bien, c’est peu être mal, mais depuis qu’il m’a annoncé qu’il est condamné par son cancer, je vois les choses d’un autre angle. Quand quelqu’un vous annonce qu’il va mourir de son cancer dans les quelques années qui suivent, vous avez envie de pleurer, non? Mais quand quelqu’un vous annonce ça avec un léger sourire… Vous faites quoi? Et bien moi je n’ai pas su quoi faire. Je suis restée bête, je me souviens très bien, emmitouflée sous mes tonnes de vêtements, au milieu de grimpeurs venu concourir pour la première étape de la Coupe d’Europe à Édimbourg. J’ai arrêté de réfléchir pendant un moment et tout m’a semblé flou, faux, négatif. Quand John m’a demandé si ça allait, les larmes sont montées et je me suis demandée pourquoi il me demandais ça à moi, alors que j’étais en bonne santé, pas lui.

Il m’a annoncé sa maladie le coeur  presque léger, en s’inquiétant plus de ma réaction que de sa santé. Il a voulu me raconter son histoire avant que je ne l’apprenne par quelqu’un d’autre parce que nous tenons beaucoup l’un à l’autre. Je pense qu’on a pas l’occasion de rencontrer de telles personnes souvent dans sa vie. Et le fait de devoir accepter son sors est très difficile. Je ne sais même pas si je l’ai déjà accepté. Cet homme a un don. Je ne sais pas comment je pourrais le qualifier mais il rend heureux tous les gens qui l’entourent. C’est incroyable. Si vous le connaissez alors vous comprenez certainement ce que je cherche à dire. Il suffit d’un instant avec lui pour qu’il illumine votre journée. Il a un coeur immense ! Ce n’est vraiment pas une personne ordinaire et ça vaut vraiment le coup d’apprendre à le connaître !

Depuis qu’il se sait condamné, John passe sa vie entre les hôpitaux pour son traitement, aider la recherche contre le cancer en s’investissant beaucoup et à faire tout ce dont il a envie de faire dans ce monde, comme partager des moments avec sa fille, voyager, etc…


Sa nouvelle idée pour la lutte contre le cancer, c’est CAC. Il m’en a parlé très récemment, au Championnat d’Europe à Gémozac le mois dernier. « Climbers Against Cancer » c’est l’opportunité pour des grimpeurs de quelque niveau que ce soit, de s’investir dans une belle cause, la lutte contre le cancer, une maladie qui peut toucher n’importe lequel d’entre nous. Le but de l’opération est le suivant: quand le site sera en ligne, il vous suffira d’acheter un T-shirt (il existe plusieurs modèles) et de faire tourner l’information au maximum ! Tous les bénéfices seront reversés à la recherche contre le cancer. Chaque T-shirt acheté, c’est un pas vers la guérison pour toutes les personnes atteintes par la maladie.

C’est un projet que John voudrais voir évoluer, même après sa mort. C’est une façon pour lui de laisser une trace dans ce monde en aidant un maximum de personnes. C’est un projet qu’il a lancé avec des grimpeurs du Monde entier ! Je représente CAC en France, en essayant de sensibiliser le plus de grimpeurs possibles, Loic Timmermans fait de même en Belgique, de même que Maja Vidmar et Domen Skofic en Slovénie, ainsi que Sean Mac Call il me semble au Canada, etc… C’est un projet de grande envergure, qui touche les meilleurs mondiaux actuels. Laissez-vous emporter dans cette expérience vous aussi ! Que vous soyez grimpeurs ou non.


Je vous tiendrais au courant de la mise en ligne de climbersagainstcancer.org


D’ici là, prenez soin de vous !


A bientôt,

Je compte sur vous,


Laura

Ma saison 2012

Coucou à tous,

Ca fait effectivement très longtemps que je n’ai rien posté sur mon blog, j’en suis désolée, mais je m’y remet dès maintenant en vous résumant ma saison 2012.


Je vous ai laissé après avoir participer à mon premier stage senior, à Arnas. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses !

J’ai tout d’abord participé à la première étape de la coupe d’Europe jeune qui se déroulait à Edimbourg, où j’ai terminé 1ère. C’était une belle surprise, et un beau moment. Je me suis vraiment fait plaisir dans les voies, j’ai grimpé très détendue et le sourire aux lèvres, c’était vraiment plaisant de grimper avec de telles sensations.




Briançon

Briançon





Ensuite, j’ai chaussé mes chaussons pour le championnat de France Senior à Arnas. Je suis venue sans pression, puisque sans repères. J’avais fait une belle deuxième place à Thionville (championnat de France jeune), mais ce n’est pas pour autant que je me sentais en canne. J’ai passé les tours de ce championnat de France à Arnas avec l’envie de m’éclater, parce que ce mur est génial et que les voies étaient très bien ouvertes. Je n’avais qu’une envie: ne rien regretter. Et franchement, je ne peux pas dire que j’ai été déçue ! Je déccroche la troisième place suite aux demi-finales, et le titre de vice-championne de France, en sortant la voie de finale. J’étais très heureuse d’être entourée par mes deux copines Charlotte Durif (championne de France) et Julia Chanourdie (3ème). Grâce à notre podium, nous avons toute les trois pris notre ticket pour PARIS BERCY !


Peu après, j’ai participé à la seconde étape de la coupe d’Europe, à Voiron. Là aussi, j’avais juste envie de grimper comme sur les trois premières compétitions de la saison, libérée ! Et j’ai encore réussit à me faire super plaisir en grimpant. Je termine 2ème de cette étape, derrière Hélène Janicot.

Après Voiron, j’ai eu un mois pour me préparer aux coupes du Monde qui m’attendaient durant l’été. Je suis partie en stage avec l’équipe Senior fin juin, à Oloron. Un grand merci au club d’Oloron qui nous ont accueillis comme des rois, vraiment !




France Senior Arnas

France Senior Arnas





Début juillet, juste avant la première étape de coupe du Monde à Chamonix, je me fais une entorse du pouce en …. jouant au ballon prisonnier lors d’un échauffement ! Bravo. Bref, je ne pouvait rien attraper avec ma main droite pendant 2-3 jours. Et je n’ai pas grimpé pendant une semaine il me semble. J’étais paniquée, je ne m’étais jamais vraiment blessée auparavant. J’ai quand même décidé de concourir pour Chamonix, où j’ai terminé 36ème. J’étais très déçue parce que j’avais un bon niveau avant ma blessure, mais j’ai vite relativisé. J’ai adapté mes entrainements pour l’étape de Briançon, où j’ai enfin réussit à me qualifier en demi. Je termine 20ème (ou 22ème ?). J’étais encore une fois déçue. Parce que je tombe comme toujours, sur un mouvement physique où il faut être présent mentalement pour passer. J’ai pas encore eut le déblocage pour passer ce genre de mouvement dans une intensité aussi élevée qu’une demi de coupe du Monde. Donc j’étais frustrée de pas avoir pu tout donner.

Bref, après Briancon, j’ai fait une semaine d’entrainement avec l’équipe Senior pour me préparer pour Imst, l’étape suivante. Mon niveau avait beaucoup baissé et ma motivation aussi, parce que j’avais mal, et parce que j’étais nulle, concrètement. A Imst, je vais en demi en réalisant de belles prestations dans mes qualifs. Mais en demi, j’ai grillé en deux deux, et je n’ai rien pu faire contre mon manque de rési. Je me suis placée à la 24ème place.




Singapour





Après Imst, j’étais perdue et je ne savais plus quoi faire. Je ne savais pas s’il fallait que je m’entraine beaucoup pour les championnats du Monde jeune (Singapour), pour combler mon retard, ou s’il fallait que je ralentisse la cadence pour enfin faire guérir mon pouce. Résultat, j’ai très peu grimpé entre la mi-août et fin août, pour les Monde. Ca m’a permis de récupérer un peu de ma blessure, mon pouce ne me faisait quasiment plus mal lors des Monde jeune. Par contre, mon niveau de rési avait baissé. Mais arrivé là bas, je n’ai ni pensé à mon pouce, ni à ma rési, j’étais à l’autre bout de la terre, en t-shirt et débardeur de 7h du matin à minuit le soir. C’était un autre monde. Un monde où tu bronze (crame !) au soleil en attendant de passer dans ta voie, un monde où tu encourage tes compatriotes les pieds dans l’eau. On en oubliais presque qu’on était à un championnat du Monde.

Je me suis qualifiée en finale après avoir plus ou moins réussit mes voies de qualif et demi. Mais en finale, je n’ai pas su me faire plaisir et je n’ai pas bien grimpé. J’étais tendue et je chute sur un mouvement qui n’étais pas spécialement dur. J’ai terminé 6ème.



Dix jours après notre retour en France, il y a eut BERCY. Il a fallut reprendre le rythme rapidement (6h de décalage avec Singapour). A l’entrainement avant Bercy, j’ai pris conscience que mon niveau n’avait fait que baisser depuis ma blessure, début juillet. Ma rési était loin d’être suffisante, et c’était mon principal point de faiblesse.

Je suis arrivée dans la salle mythique de Bercy les yeux grands ouverts ! En voyant les affiches du championnat du Monde d’Escalade, je me suis dis qu’avant ça, il y avait eut tant d’évènements exceptionnels ! Bref, c’était à la fois impressionnant et excitant de grimper dans une salle pareille.

J’étais la première à ouvrir le bal dans ma première voie de qualification. J’étais contente de mettre mise un bon gros fight comme je les aime ! Par contre, j’ai complètement loupé la deuxième voie. Je me suis qualifiée ras les pâquerettes pour la demi, en 26ème position du classement provisoire. Je termine finalement 22ème du classement général après la demi-finale.


Après Bercy, je me suis enfin pris le break que j’attendais depuis longtemps. Mais j’ai vite eu envie de remettre les chaussons après l’arrivée du mur de Bercy sur mon lieu d’entrainement, à Voiron. Il n’est plus d’une hauteur de 15m mais de 20m maintenant ! C’est très très très long ! Mes avants-bras peuvent en témoigner. Mais les voies sont super classes, c’est un superbe outil d’entrainement.


J’ai fini la saison en beauté avec le premier championnat d’Europe jeune de l’histoire, à Gémozac. C’était un superbe évènement, avec une belle organisation et une bonne ambiance grâce à Christopher bien sûr ! Je passe à coté de ma première voie de qualif mais je m’en sort dans la deuxième, ce qui me permet de prendre le départ pour les finales, le soir même. 8ème du classement provisoire, je n’ai rien à perdre pour la finale, et je tombe littéralement amoureuse de ma voie à la lecture ! Je me fixe comme objectif d’aller au bout de moi-même. C’est ce que j’ai le sentiment d’avoir fait après être redescendue de ma voie. En tête du provisoire, je me vois le rester jusqu’au passage de Magdalena, avant dernière à passer. Hélène tombera comme moi, remportant la seconde place au temps. Magdalena aura randonné la voie jusqu’aux derniers mouvements, où elle explose sur le bac final. Je suis contente d’avoir fini la saison sur une bonne note, en complétant le podium, derrière Magda et Hélène.



De Gémozac, je pars directement avec la team Planet Grimpe PG pour un stage de folie d’une semaine, aux alentours de Valence. Au programme, hôtel privé chez Jimmy Aunet et sa femme Marie, grimpe sous la pluie, dortoir organisé, repas d’ogres, bref que du bon pour bien finir les vacances ! On ne dira pas qu’il n’y a pas eut de croix…

Merci à Loulou (Charles Loury), Jimmy, Cindy, Paloma alias Simone, Camille, Julia, Amandine, Toto Ballet et Tom Joannes pour ces bons moments !


La suite et fin de mon article porte sur mon weekend à Bleau avec le Pôle de Voiron. Bien sûr, on a pas échappé à la pluie ! Mais on a pu tâter le rocher vendredi et dimanche ! Samedi, on a grimpé dans la salle Bloc out’ 2 à Paris, une salle géniale pour ceux qui ont l’occasion d’y aller.

Voila voila !

Dans mon prochain article je vous parlerai de CAC Climbers Against Cancer, alors restez connectés !


A très vite,

Laura



Stage n°2 Avril 2012, Aix en Provence

Je vais vous parler du récent stage senior auquel j’ai participé. Il s’est déroulé à Aix en Provence  les 25, 26 et 27 avril sous le beau soleil du sud ! Le thème du stage était l ’ « informationnel », en gros la tactique. La réorganisation, la lecture, etc…


On avait tous rendez-vous le vendredi en début d’après-midi au CREPS. On a commencé par faire des tests physiques avec un préparateur physique qui s’occupe de diverses équipes olympiques ! Je me suis prêtée au jeu comme tout le monde et on a essayé  de se donner à fond sur les exercices donnés. Je vous cache pas que ca a fait mal ! Surtout pour les gainages !


Une fois les tests passés, nous avons pour consigne de nous habiller chaudement, avec un pantalon qui ne craint pas (« mais qui craint pas quoiiii ? » « Qui craint rien ! ») et pour ceux qui l’ont, de prendre aussi un maillot de bain et masque et tuba. Et c’est en file indienne de voitures que nous partons pour 45 min sans savoir à quoi s’attendre ! Les idées fusent dans les voitures mais personne n’a décelé le mystère. Et pour cause !! Il s’agissait en fait d’une partie de lazergame ! Tous énormément surpris et complètement fous fous à l’idée de se tirer dessus, on forme les équipes et on s’arme avant de rejoindre nos camps respectifs.

Après plus de 2h de jeu, nous sommes tous épuisés et sales mais bien contents de rentrer. Après une rapide pause au CREPS pour se changer, Coco (Corentin le Goff) nous amène manger au resto de Alex Duboc à Aix. Jeune que je suis j’ai été habituée à manger pour moins de 10€ par repas ! Mais en sénior on mange comme des vrais et il n’y avait aucune restriction. On s’est tous régalés de nos supers plats et surtout de notre monstrueux gâteaux au chocolat d’anniversaire ! C’était l’anniversaire d’un des coachs (Rahp) une semaine avant cela et de Manu le lendemain donc nous avons fêté ca dignement ! Et c’est le ventre bien rempli que nous avons rejoint nos chambres.


Julia et les gants

Julia et les gants


Le lendemain, nous avons tous été d’accord pour dire que le lazergame est un sport ! Nous avons eut des courbatures atroces (ok j’exagère un peu) aux jambes et même aux bras à force de porter l’arme (bon ça, ca concerne les filles).

Mais ce n’était pas le moment de chômer car pour cette première matinée de stage, nous avons grimpé dans des voies niveau finale championnat de France, à vue.  Dans la première j’ai été très nulle. J’ai clippé trois paires seulement et je suis tombée en oubliant un pied. Maligne la fille ! Nous avons vite compris le thème du stage en remarquant que les voies n’étaient vraiment pas faciles à lire, il y avait des prises partout et le but était de nous perdre. Ca à bien réussi puisque aucune de nous n’a réussi à lire jusqu’à la première dégaine.

C’était très frustrant de tomber si bas et aussi bêtement mais j’ai du me re-concentrer pour la deuxième voie. La deuxième n’était pourtant pas dans mon style de prédilection : toute la première partie de la voie se négociait sur des plats. Contre toutes attentes, je suis bien montée (comprenez 4/5 dégaines) et je tombe en faisant encore une erreur mais cette fois bien farcie donc pas de regrets. Je me suis vite rendue compte qu’à ce niveau là, les erreurs n’étaient pas permises et c’est le plus difficile à gérer. J’étais contente de moi puisque je fais la 3ème meilleure performance des filles derrière Cha et Alyzée.


C’est tout ce que nous avons fait dans la matinée. Cool les stages hein ? Après manger nous avons grimpé dans des voies de demi-finale championnat de France. Mais l’exercice se complexifiait puisque nous n’avions que 40 secondes au pied de la voie pour la lire avant de s’élancer. Nous étions donc livrés à nous-mêmes dans des voies d’une grande intensité et ca s’est révélé être périeux parfois ! Dans la première on tombe toutes à peu près au même endroit sauf Cha et Hélène qui tombe quelques mouvements plus haut. Dans la deuxième qui était mon style je tombe à deux mouvements du relais, sur la même prise qu’Hélène. Seulement Cha passe au dessus et tombe sur le bac final. Et puis la troisième où je tombe très tôt ! J’ai subit la voie du début à la fin, j’ai vraiment pas réussit à rentrer dedans et ca s’est terminé par la chute à la quatrième dégaine.

Ensuite nous avons pu retourner dans une des voies de demi et j’ai choisi de repartir dans la deuxième dans l’objectif de la sortir sauf qu’il s’avère que j’étais beaucoup moins bien que la première fois et je tombe bien en dessous !  Tant pis, ma journée se termineras sur un échec.


Manu, comme un poisson dans l'eau !

Manu, comme un poisson dans l'eau !


Enfin, le dimanche débute avec une troisième voie de finale championnat de France à vue. Là encore, c’est pas la folie, je tombe pas bien haut à un endroit où j’ai rien compris ! On est plusieurs à s’être fait avoir sur ce passage d’ailleurs.

Et ensuite on a pu retourner dans l’une des trois voies de finale. J’ai décidé de retourner dans la deuxième de la veille mais encore une fois, j’ai fait moins bien que la première fois !  J’ai pas essayé d’autre voie parce que la peau commençait à piquer, j’ai donc préféré la préserver pour le jeu surprise de l’après midi !



Pour ce fameux jeu il s’agissait en fait de faire parler nos sens. Ou plutôt de gêner nos sens. Le résultat fut très drôle à regarder et surtout à faire. Pour faire parler (ou taire) notre toucher, nous devions grimper _ dans des voies de demi finales tout de même !_ avec des gants en caoutchouc utilisés pour faire la vaisselle et des ptits machins dans les chaussons. Pour le gout nous devions grimper avec 3 malabars dans la bouche. Pour l’odorat, Coco se faisait un plaisir de nous tartiner le contour de la bouche d’argile à l’odeur particulièrement forte. Pour l’ouïe nous grimpions avec de la musique à fond dans les oreilles. Et enfin le meilleur pour la fin, la vue, nous avons pataugé avec masque et tuba sur la tête, la buée étant une contrainte considérable vous en conviendrez ! Si non, tentez et racontez-nous !

Figurez-vous qu’avec ceci, les croix ne se sont pas faites timides ! Avec les trois malabars dans la bouche, j’ai torché la deuxième demi (celle où j’étais tombée à deux mouvements de la fin). Cha (argile), Alyzée (masque et tuba), Julia (malabars) et Hélène (je ne me souviens plus) l’ont également sortie. Les garçons aussi ont fait des croix, et j’ai envie de dire félicitations à nous !


Voila pour ce qui est de ce stage haut en couleurs ! J’ai passé un super week end. Pour moi c’est bien la preuve qu’on peut s’entrainer en s’amusant et que entrainement ne rime pas avec chiant. Pas tous les jours du moins.


Dans mon prochain article je vous parlerez de ma sortie falaise à Saint Pancrasse près de Grenoble en début de semaine !


A très bientôt amis grimpeurs et bisous


Laura

Petzl

Grande nouvelle !


Etant donné que j’ai pour projet de faire plus de falaise cette année, j’ai contacté petzl et ils ont accepté de me compter parmis leur team jeune.

Je les remercie de leur soutient et de la confiance qu’ils m’accordent, en espérant faire des croix prochainement !


A bientot,

Laura

Coupe de France sélective 2012, Albertville

Albertville était une coupe de France sélective pour la saison internationale jeune, il y avait donc pas mal de grimpeurs malgré le fait que ca se soit passé en plein milieu des vacances pour certains.

C’était une coupe de France classique mis à part le fait que les demi-finales étaient flash et non à vue.

Dans la catégorie des juniors, nous avions les deux voies de qualif des cadettes. Le mur a des fonds de plaques avec lesquels nous devions jouer, mais ce qui est dommage c’est que certaines parties étaient entourées de scotch noir et nous ne devions plus jouer avec mais slalomer entre les zones interdites. C’était un peu le cas dans notre première voie. La deuxième était dans le mur central et s’arrêtait au réta du toit, soit au ¾ du mur.


Tout se passe bien pour moi en qualif et je passe donc dans les dernières pour la demi-finale. Notre demi était en fait une voie de qualification des juniors garçons, d’où le fait qu’elle soit flash. J’avais vu quelques gars passer dedans la veille et elle ne m’avait pas l’air difficile. Ca correspondait plutôt à mon style dans un profil presque vertical, là aussi il fallait jouer avec les reliefs du mur. Nous sommes finalement 4 à sortir mais seulement 3 premières ex-æquo au classement provisoire.

Pas de pression pour les finales en ce qui me concerne. Comme au France, j’en avais juste marre de poireauter en iso et voulais en découdre avec cette voie ! Quand vient à mon tour de grimper je me suis sentie soulagée et j’ai grimpé le cœur léger. J’ai pris mon temps sans m’éterniser mais juste de quoi me faire plaisir. J’ai bien aimé cette voie.  J’avais envie de la sortir. Elle n’était pas très dure mais les derniers mouvements faisaient parler la rési ! J’ai fait taire mes avant-bras qui commençaient à couiner et j’ai avancé jusqu’au bac final !

J’étais heureuse de sortir ma voie de finale et de gagner cette compétition, même si les meilleures (Hélène et Julia) n’étaient pas là. Vous conviendrez que gagner une compétition reste toujours un plaisir !


Et j’ai été doublement heureuse quand j’ai reçu les bons pour le vieux campeur que nous offraient l’organisation car j’ai un urgent besoin de me racheter des chaussons_ non pas que grimper sur le bout des ongles me soit désagréable mais tout de même !


Me voila donc à coup sur sélectionnée dans l’équipe de France jeune pour les premières coupes d’Europe de l’année. Cela n’étant pas un objectif en soit ! Il va maintenant falloir défendre le drapeau français sur le territoire européen.


Mes prochains objectifs sont la coupe d’Europe d’Edinbourg et le championnat de France sénior à Arnas !


Plein de bisous


Laura

Championnat de France jeune 2012, Thionville

En recommençant à grimper en février, je ne savais pas si j’avais envie de refaire des compétitions. Et puis je me suis dis « pourquoi pas? ». Donc je suis allé sur les championnats de France jeune avec l’envie de redécouvrir la compète comme je l’aimais avant, et surtout, faire en sorte de ne pas me mettre la pression, juste profiter d’un nouveau mur, de nouvelles voies à vue et de l’ambiance de la salle et des encouragements de Christopher pour profiter au maximum de ma compète ! Je savais que cette compète était sélective pour les compètes internationales jeunes mais je n’y ai pas pensé du week end !

A l’entrainement,  je me trouvais vraiment nulle à chier ! Donc je suis arrivée au France vraiment sans aucune pression ! Je ne savais même pas si j’irais en finale ou pas.


Quand j’ai vu les voies de qualif, j’avais juste envie de grimper. Je savais que c’était mon style de voie : un mur pas très haut, des voies pas très longues et dans un profil presque vertical, là où il faut serrer les prises et tortiller des fesses ! Les qualifications se sont bien passées, j’ai sorti les deux voies. On a été que trois à sortir les deux. Ca m’a donné confiance et je me suis rendue compte que j’étais pas si mauvaise que ça, mais pour moi c’était surtout de la chance, ca ne pouvais être que ça parce que je ne pensais pas avoir le niveau !

Demi finale


En iso pour les demis, j’étais super impatiente de sortir et grimper ! J’avais oublié combien c’était pénible les heures d’isolement ! Mais il y avait un point positif par rapport aux années précédentes, c’est que cette fois si, je ne succombais pas au stress. Vous savez, rester enfermer dans une salle pendant plusieurs heures, ca participe à nourrir notre stress parfois. En tout cas pour moi avant c’est ce qui se passait. Alors que là, j’avais juste envie de sortir et grimper.

J’ai pas été fan de la voie qui nous était proposée en demi-finale. Le début était trop facile d’après moi, le dévers se faisait sans trop de peine et puis d’un coup on tombait sur des réglettes dégueu et un mouvement loin et dur. Résultat, on tombe toutes dans un mouchoir de poche, sauf Hélène et Julia qui ont tiré leur épingle du jeu ! Chapeau !


Je sors 3ème des demis, ex-æquo avec Fanny Gibert, ce qui me fait passer dans le milieu des filles pour la finale. L’ordre m’importe peu, l’important c’est pas quand on grimpe c’est comment on grimpe.

En isolement, Julia et moi avions fait nos pronostiques et d’après nous, on aurait du se retrouver juste à gauche de notre demi. Loupé ! On check toutes les étiquettes au pied du mur jusqu’à la dernière pour nous rendre compte que nous étions en fait invitées à grimper sur le mur de vitesse !

Cette voie nous à toutes laissées perplexes je dois dire ! Le début ne paraissait pas facile mais c’était rien comparé à la seconde partie de la voie, où il y avait une boucle par la gauche. Je vous assure qu’on l’avait toutes vue ! Mais le problème était qu’on ne savait pas comment la rejoindre. Alors on a toutes commencé à envisager de « cuter » la boucle et passer tout droit, mais les ouvreurs sont pas bêtes, ils ne nous ont pas donné le choix !


Quand c’est à mon tour de passer et que j’entre dans la salle, j’ai une sensation bizarre, j’ai envie d’éclater de rire et de pleurer en même temps ! Je comprends pas ce que c’est et je retiens mes larmes du mieux que je peux. J’arrive au pied me ma voie, je me dis que ca va pas le faire si je pleure, super la première compète de l’année ! Mais dès les premiers mouvements, je pense à autres chose : aux paillettes roses qu’il y a sur nos prises et que je n’avais pas vu à la lecture ! Je suis toute excitée de grimper sur des prises pareilles ! J’ai trouvé ce début de voie pas facile, mais j’arrive au repos qui se trouvait à l’endroit partait à gauche. J’ai pris le temps de bien lire la suite, parce que je ne connaissais pas les prises donc j’essayais de mieux capter la méthode de là où j’étais.  J’ai regardé les prises du dessus pour voir s’il était possible de passer tout droit mais j’ai vite compris que non ! Et puis je suis partie assez rapidement dans la bonne méthode. Je ne me suis pas posé 10 milles questions, j’avais pas de pression donc j’ai grimpé à mon maximum sans trop d’hésitations. Après un mouvement délicat qui aura piégé la plupart des filles, ca déroulait pas mal mais je me suis vite fait rattrapée par mon manque de rési !


J’ai su que j’étais vice championne de France au dernier moment, après avoir vu Fanny et Julia tomber au mouvement délicat au début de la boucle, et après avoir patienté 4 bonnes minutes qu’Hélène passe le mouvement et s’envole en haut de la voie.


Je m’attendais pas du tout à faire un tel résultat et j’étais vraiment contente ! Ca m’a bien prouvé que j’étais pas obligée de m’infliger des entrainements soulants pour m’en sortir. Grimper avec la motivation ca suffit. Je suis consciente que ca ne suffira pas pour les coupes du Monde en sénior mais pour ca j’aurais plus de temps pour me préparer.


J’ai également participé au championnat de France de vitesse, où j’ai fais 5ème. C’est une discipline qui prend de l’ampleur tout doucement. Je trouve ça un peu dommage d’ailleurs qu’il n’y ait pas plus de monde qui essayes parce que moi en tout cas j’adore ! J’en fait de temps en temps à Voiron avec les meilleurs français et je m’éclate bien ! En plus ca peut apporter du positif pour les autres disciplines donc c’est tout bénef !


Avec une deuxième place au championnat de France, j’étais plutôt bien partie pour être sélectionnée en équipe jeune. Mais il fallait quand même que je participe à la coupe de France d’Albertville, ce que j’ai fait, deux semaines plus tard.



Stage équipe de France sénior mars 2012, Arnas

Coucou chers amis grimpeurs !


Ca fait super longtemps que j’ai rien écris sur ce blog et j’en suis désolée ! Mais je vais me rattraper parce que j’ai beaucoup de choses à raconter !

Tout d’abord, j’ai participé à mon premier stage  sénior , à Arnas au mois de mars. J’étais pas très forte mais j’étais pas non plus à la rue comme je l’aurais pensé ! Ce stage était vraiment bien, tant sur le point entrainement que sur le point ambiance. C’est complètement différent des stages jeunes que j’ai pu faire ! C’est le genre de stage qui me correspond mieux, le genre où l’on s’amuse beaucoup tout en donnant le meilleur de nous-mêmes.  On a fait divers exercices mais toujours sur les voies, et tous nous ont démonté les avant-bras ! Le premier jour nous avons fait beaucoup de voies. Nous avions 4 débuts de voies et 4 fins de voies à notre disposition et c’était à nous de choisir la combinaison que nous souhaitions. Chaque début avait un niveau différent, contrairement aux fins qui étaient toutes à niveau très exigeant. Chaque voie nous faisait travailler un domaine précis de la grimpe. L’une était très physique, sur des bacs mais en no-foot, pieds à plats, etc… L’autre exigeait de la coordination et de la prise de risque ; une autre encore demandait une pause de pied précise ; et la dernière je ne me souviens plus.


Championnat de France 2011 Arnas


Mais globalement, nous avons travaillé les principales qualités d’un grimpeur. Toutes les voies étaient très difficiles et nombreuses sont celles où je n’ai pas bougé, soyons honnêtes !

Le plus dur était de gérer cet « échec ». J’étais la plus nulle du groupe et je n’arrivais pas à progresser dans les voies. Je tombais toujours au même endroit.

Les coachs ont été supers sympas avec moi et ils m’ont parlé avec des mots qui ont su me remotiver.  J’étais d’attaque pour la fin de journée et le lendemain !


Après les voies, l’ultime effort de la journée était de faire du fractionné pour la récupération ! Etant donné que je n’étais pas au dernier stage, j’ai du calculer ma VO max sur ce stage là. Mon dieeeeu que c’était dur ! Pour être honnête, la récup’ je l’ai pas senti tout de suite, mais par contre les courbatures aux jambes, ca oui !


Le lendemain, après une heure d’échauffement, c’était rési ! Le truc qu’on a fait c’est qu’on grimpait en moule sur les débuts de voies de la veille. C’était un jeu de records, je vous explique : le but était de sortir le début de voie le plus de fois possible d’affilé. Avec 2 minutes de repos en bas (il me semble). Si on tombait, on repartait de zéro. J’ai commencé par la voie de niveau 3 (sur 4), et j’ai fait 6 répète. Puis je suis allé dans la voie de niveau 1 et j’en ai fait 5, un truc comme ca ! J’étais ex-plo-sée !  J’ai également essayé la niveau 2, mais je ne l’avais enchainée et sur cet exercice je suis tombée au dernier mouvement qui était un jeté pour moi. Ca m’a quand même valu un « presque 1 » sur le tableau des records, en face de cette voie ! ;) Classe non ?


Après ça, nous avons mangé, puis nous avons joué sur la slackline de Julia, dehors au soleil !

Et ensuite, on faisait les voies qu’on voulait sur le mur ! Il y en avait tellement ! Et voila comment se termine notre week end de stage à Arnas !


Ce que j’en pense c’est que j’ai vraiment aimé ce stage et l’ambiance qui y régnait. Ca m’a forcément fait progressé rien que du fait que les voies étaient très exigeantes, mais aussi parce que nous avons beaucoup grimpé, et donc ca à fait travaillé le volume, on a aussi bossé la rési bien sur !  Et forcément, avec des voies de ce niveau, on est bien obligés de se donner à fond si on veut pas tomber à la deuxième dégaine !

Je suis ressorti de ce stage avec l’envie de continuer les compétitions et surtout l’envie de refaire des stages parce que c’est vraiment bien cette émulation de groupe. Moi qui suis la seule difficulteuse là où je m’entraine, là c’était vraiment cool de pouvoir recommencer l’entrainement entourée des meilleurs français séniors.



Picture, organic clothing



Coucou tout le monde !


Je suis heureuse de vous annoncer mon tout récent partenariat avec la marque PICTURE, organic clothing. Pour décrire la marque en quelques mots, c’est un groupe de jeune français qui ont crée cette marque de fringues « bio ». Le message est clair et très intérréssant. Je suis super heureuse de faire un bout de chemin avec eux et de vous faire découvrir que le respect de la nature passe par tellement de choses ! Et grace à eux, on peut même s’habiller écolo ! Leurs mots d’ordre: « RIDER, PARATGER,PROTEGER ». Tout est dit !

Pour ma part, je n’avais jamais intégré un groupe quelconque pour protéger notre planète. Je faisais tout simplement attention quand j’allais en falaise etc… Aujourd’hui je suis heureuse d’intégrer le groupe Picture et de faire un nouveau pas vers la santé de notre planète. J’espère que vous serez nombreux à capter et à apprecier le message :-)


En plus d’être biologiques, leurs vêtements sont conçus pour les activités sportives, notamment en permettant d’accélérer la récupération. Je ne vous en dis pas plus, allez voir de vous même sur leur site (c’est juste en dessous !)


Voici leur site internet, allez y jeter un coup d’oeil ;) ! http://www.picture-organic-clothing.com/


A bientot , plein de bisous

Laura

Enfin quelques nouvelles

Non, figurez-vous que je ne suis pas morte ! Ca fait un moment que je n’ai rien posté sur mon blog tout simplement parce que c’était le néant dans ma vie de grimpeuse et j’avais du mal à remettre les pendules à l’heure. Aujourd’hui j’ai pris le temps _ beaucoup de temps_ pour réfléchir et je crois que j’ai réussit à faire la part des choses; je peux donc maintenant tout vous expliquer.

Après Kranj, la motive était plus que présente, j’en ai donc profité pour continuer à m’entrainer, meme si la saison était terminée, parce que c’est tellement rare quand j’ai cette force qui me pousse à ce point ! J’ai commencé ma pause en décembre, j’en ai profité pour passer du temps avec ma famille et couper le cordon avec les chaussons. A la mi- décembre, je suis partie à l’autre bout du monde (Hong-Kong et le sud-est de la Chine) avec Alex et sa famille. Superbe expérience ! On s’est beaucoup amusés et d’une certaine facon on continuait à entretenir notre corps pour l’entrainement puisque l’on a beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP marché et peu manger ! Au final, ma balance m’annoncait 3 kilos de perdus en rentrant en France. Si vous me connaissez bien, vous savez que je n’ai pas tardé à les reprendre ! =)  Enfin bref, pendant ces deux semaines en Chine, nous avons fait la rencontre de drôles de personnages, mais aussi de beaux paysages, d’une toute autre culture, d’une toute autre manière de se nourrir (croyez moi les piments ca y vas ! C’est pour ca qu’on a rien mangé ;) )  Nous sommes rentrés début janvier de notre périple et la bande s’est séparée pour rejoindre leurs foyers respectifs.



Hong Kong





En rentrant, la motivation du mois de novembre avait disparue, et j’ai commencé à me poser plain de questions. La saison qui venait de se terminer ne s’était pas passé de la meilleure façon qui soit, et j’étais remplie de doute. L’Equipe de France, en tant que telle (ca n’avait rien à voir avec les athlètes qui la compose) ne me faisait plus rêver. Certaines choses durant l’année m’ont tout simplement fait halluciner et quand je voyais les autres équipes _ Autriche, Slovénie_ je comprends pourquoi la France ne rivalise pas avec ces nations. Je pense qu’en France nous n’avons pas la bonne approche du sport. De l’escalade en tout cas. Pour moi, la compétition c’est pas gagner à tout prix, c’est gagner parce que tu es le meilleur, point. Parce que tu le mérite.  Je ne dis pas que c’est toujours le meilleur qui gagne, d’ailleurs il n’y a pas de meilleur. Le jour de la compète, n’importe qui peut être meilleur que n’importe qui d’autre. Ce que je veux dire c’est que c’est du sport, pas la guerre. Chacun vit sa compète comme il le sent, mais l’escalade, bien que sport individuel, n’est-il pas familial avant tout ?

C’est en partie pour cet état d’esprit qui s’était installé en Equipe de France que j’avais des doutes. J’avais l’impression d’être une étrangère, et de ne plus rien avoir en commun avec l’image que l’on renvoyait aux autres pays. Je détestais cette image que l’on donnait de nous. Mais étant donné, qu’apparemment j’étais la seule à être en désaccord, je me disais que je devais peu être arrêter la compète. Si l’ambiance ressemblerait à ça dorénavant,  je ne voulais plus en faire partie. Cette année, je ne faisais pas plaisir sur les compétitions. Et peu à peu, je ne me faisais même plus plaisir à grimper en dehors des compètes. Je me suis mise à dos les entraineurs nationaux et mon entraineur personnel, qui ne voulait plus m’entrainer. A ce moment là, je me suis dis que ma décision était prise, j’arrêtais l’escalade. Il ne me restait plus que ça à faire, il était impossible de continuer si je ne me faisait plus plaisir et sans entraineur, jamais je n’aurais eut la force de me remettre sur pied toute seule. Je n’ai pas grimpé entre décembre et fin février. Trois mois sans escalade. Ca ne me manquait pas. J’avais envie d’une nouvelle vie, sans contrainte d’entrainement, à passer mes été à la plage au lieu de les passer dans des gymnases pour l’entrainement ou la compétition. J’avais envie de me la couler douce, de faire de nouvelles choses. Avoir une vie normale, comme mes copines de lycée.

En vacance chez Alex, j’ai regrimpé après trois mois d’inactivité presque totale. C’est ni les entraineurs nationaux, ni mes parents qui m’ont poussé à reprendre les chaussons. Il était juste question de renouer avec ma passion. Sans penser à la compétition ni à n’importe quel entraineur ni personne d’autre d’ailleurs. C’était entre moi et l’escalade, moi et la paroi. J’étais contente de retrouver le grain des prises qui me chatouillaient la peau en fait. Après cette première approche, j’ai passé 3 jours à Fontaine Bleau avec les Tribout. J’ai toujours eut peur du bloc en naturelle, ces petits bouts de pad ne m’ont jamais bien rassurée alors j’ai toujours eut tendance à faire des blocs faciles dans lesquels j’étais sure de réussir !


Bleau




A bleau, j’ai encore bien accroché avec le rocher, lui et moi étions amis et je me suis fait plaisir !  Je commençais à reprendre confiance et à repenser aux compétitions etc… Il y avait un stage jeune le week end après Bleau. Adri et Alex étaient sélectionnés et j’avais moi-même demandé à y participer. J’avais fait ma demande (oula, ca fait bizare) une semaine avant le stage. J’ai eut ma réponse le soir avant le stage. Les entraineurs nationaux m’ont annoncés à 22h, la veille du stage, que je n’étais pas sélectionnée. Ce qui m’a surprise étant donné qu’on m’avait affirmé au début de l’année que je serais toujours la bienvenue aux stages jeunes. La seule raison pour laquelle je ne suis pas sur le papier, c’est que je suis invitée aux stages séniors cette année. Mais j’ai préféré aller au stage jeune étant donné mon niveau après la reprise. Je comptait beaucoup sur ce stage pour marquer un point de départ dans mon entrainement et sur l’émulation du groupe pour me pousser.

Au final, je ne les remercie pas, mais j’ai été encore plus motivée par le fait qu’ils ne me prennent pas.  Ils m’ont donné toutes sortes de raisons qui, pour moi, n’étaient pas les bonnes. Moi, je vais leur montrer les raisons pour lesquelles ils auraient du me prendre !

Du coup, depuis mon séjour à Bleau, je recommence à grimper. Pour l’instant, je m’entraine comme il me plait de le faire. C’est pas vraiment un entrainement, je grimpe, c’est tout. Et à chaque séance, le but et de me faire plaisir, pour entretenir l’envie. Je suis loin du niveau  que je devrais avoir aux compétitions sélectives (et qui arrivent vite d’ailleurs) mais je progresse à mon rythme et je peux être prête à temps.

Je vais aussi participer au stage sénior à Arnas dans deux semaines. Je vais surement me prendre plein de raclées, mais de toute façon ca me fera progresser et ça me changeras d’ambiance d’entrainement.


Voila, je vais vous mettre quelques photos de Bleau et de Chine. Et puis bientôt, si ca veut bien marcher, je vous mettrais quelques vidéos de ma saison 2011, enfin si ça vous intéresse !


Et puis, pour finir, je dirais à tous ceux qui ont du mal à rester motiver, que je connais ça ! Mais la motivation, on ne nait pas avec. Il faut progresser, comme en escalade (ou dans tout ce qui vous passionne). On choisit d’être motivés ! Au début, il faut se faire violence, mais plus on se motive, plus la motivation viendra d’elle-même. Alors tenez tous bon ! Et surtout assurez-vous de toujours aimer ce que vous faites.

Et pour les jeunes, rendez-vous à Thionville pour la première compétition sélective de l’année !

A bientôt ,

Laura





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