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Carnet de voyage – Rockland avec Amandine Loury

- Le 16 janvier 2020 -

Rockland, en Afrique du sud, est devenue la destination phare de ces dernières années pour le bloc durant la saison estivale. Pas mal de grimpeurs s’y retrouvent chaque année, et si jamais vous projetiez vous aussi d’y aller l’été prochain, voici le carnet de voyage d’Amandine Loury qui s’est rendue sur place en juillet 2019, accompagnée de Jean Luc Jeunet. Bonne lecture!


Cela faisait des années que l’on voyait des photos de Rocklands défiler devant nos yeux et qui nous faisaient tant rêver. Alors cette année on a décidé de se lancer enfin dans cette belle aventure.

Les copains nous avaient prévenu qu’il fallait s’y prendre tôt pour organiser un trip à Rocklands, victime de son succès grandissant. Alors dès février, on commence à regarder les billets d’avion ainsi que les hébergements. Nous qui pensions être prévoyants en nous y prenant tôt (5 mois avant tout de même), nous fûmes surpris en constatant qu’un grand nombre d’hébergements proches des secteurs de grimpe étaient déjà complets. Il ne restait plus que des caravanes au camping de Pakhuys. Mais la cuisine et la douche dehors nous motivaient guère. Il ne faut pas oublier qu’en juillet c’est l’hiver là bas. Alors certes, rien à voir avec nos hivers à nous, mais la nuit les températures peuvent tout de même se rapprocher de 0° parfois. Alors direction Clanwilliam pour notre hébergement. Petite ville la plus proche de Rocklands, pas super charmante, mais tout y est : supermarchés, pharmacie, gasoil, médecin, hôpital, magasin de bricolage etc. On verra bien ce que ça donne une fois sur place. De toute façon, pas trop le choix.

Pour les billets, nous avons trouvé un vol dans les 800 € avec Turkish air line pour 1 personne aller-retour. Marseille-Istambul istambul-Le Cap avec juste une escale à Istanbul d’environ 3h. A savoir qu’ils ne sont pas pénibles pour les crash pad, tant que vous ne dépassez pas la limite de poids autorisée.

Enfin, réservation de la voiture chez Avis : 360 € pour un mois dans une Toyota Corola Quest.

Ça y est, l’organisation est bouclée. Il ne nous reste plus qu’à attendre le mois de juillet pour enfin découvrir ce spot mythique.

8 juillet : 15H30 départ d’Aix en Provence en direction de l’aéroport de Marseille, bien chargés…

9 et 10 juillet : arrivée à Cape Town à 11h. La nuit dans l’avion a été longue. Difficile de dormir assis, avec la tête qui tombe une fois à droite, une fois à gauche. Etre sans arrêt obligés de changer de position à cause d’un inconfort permanent. Bref, nous ne sommes pas arrivés tout frais à l’aéroport du Cap. Maintenant direction un distributeur de billet pour retirer des rands (monnaie locale), puis le retrait de la voiture de location chez Avis. Tout se passe sans encombre, les 3 crash pads et nos quatre sacs rentrent dans la Toyota Corolla Quest, c’est parfait. Maintenant, direction Clanwilliam à environ 2h30 – 3h de route de l’aéroport. La route est très bonne et ça roule bien. Le paysage est un peu monotone, fait essentiellement d’immenses plaines. 

En début de soirée nous arrivons à Clanwilliam et pouvons enfin nous poser dans notre petit studio. Après un burger chez De Kelder, une longue et bonne nuit nous attend. 

Le lendemain, malgré une nuit reposante, on décide de simplement faire une journée de repérage  pour prendre nos marques dans ce nouvel environnement, encore trop fatigués pour grimper. Direction De Pakhuys où vous pourrez acheter le permis pour pouvoir vagabonder tranquillement dans le Cederberg. Environ 2 euros par jour. Des rangers sont susceptibles de vous le demander pour pouvoir accéder aux différents sites. Le nouveau topo est également disponible à l’accueil du camping. Nous l’achetons, même si nous l’avons un peu maudit par la suite. Les accès aux secteurs et aux blocs n’étant pas super clairs, cela nous a valu quelques kilomètres de marche en plus durant notre séjour. Se repérer avec ce topo est compliqué quand on ne connait pas du tout le site. Et les erreurs présentes dans le livre n’aident pas. Pour autant nous sommes conscients du boulot accompli pour réaliser un topo et nous restons indulgents. 

Pour ce premier jour ici, nous visitons donc le secteur de Pakhuys et de Fields of Joy. Nous découvrons plein de beaux blocs éparpillés un peu partout sur le versant ainsi que sur le plateau. Mais impossible de savoir quels sont tous ces blocs avec ce fichu topo. Mais ce n’est pas grave, en tout cas, ça nous donne envie de grimper, et c’est bien le principal.

11 juillet : Nous nous levons surexcités à l’idée d’aller grimper. Et pour ce premier jour de grimpe, nous décidons d’aller à Roadside. Le secteur parait grand, avec des blocs dans tous les niveaux. Ça parait parfait pour se mettre un peu dedans. Après 35 minutes de marche, nous y sommes. Joli secteur avec de beaux blocs effectivement, mais blindé de monde. Alors certes on s’y attendait, mais ça fait quand même bizarre au début. L’avantage c’est qu’au pied des blocs classiques, il y a 20 pads, on peut tomber sans crainte. L’inconvénient, c’est qu’on n’ose pas trop grimper et s’intercaler entre les essais. Il ne faut pas être timide… mais on comprend vite au fil du séjour que l’ambiance est fort sympathique entre les grimpeurs, et qu’il n’y a aucun problème à aller mettre des runs dans les blocs déjà peuplés. 

Magré tout, on finit cette première journée bien contents, même si les sensations n’étaient pas super bonnes après la fatigue accumulée lors du voyage. Mais on espère quand même au fond de nous qu’il n’y aura pas chaque jour autant de monde dans tous les autres secteurs. 

12 juillet : secteur de Sassie aujourd’hui. Nous sommes assez époustouflés en arrivant au secteur. Les blocs autour de la petite place principale en jettent grave!!! Des panneaux et des faces magnifiques dans du rocher jaune et gris. La classe! En plus le secteur est un peu perché, le panorama est splendide. Malgré ma motivation ce jour là, je me suis vite fait rattraper par la fatigue et je n’ai finalement pas réussi à beaucoup grimper. Grosse déception vu la beauté des blocs. Heureusement Jle (Jean Luc Jeunet) réussit un peu plus à grimper. Il enchaîne « Short and stout » 7a+ et « Olifantshuis » 7b+, puis se préserve pour le fameux bloc « Pinotage » 7c. Une kingline!!!! Mais qui reste malheureusement au soleil une grande partie de la journée. Une fois passé à l’ombre, une dizaine de grimpeurs se ruent en direction de Pinotage et là ça calme. Jle parvient malgré tout à toucher deux fois les prises, mais la nuit commence à tomber et le monde lui coupe un peu l’envie. Les américains commencent à sortir les spots pour grimper de nuit et mettent des runs dans Pinotage  et dans sa voisine, la magnifique arrête « Splash of red » 7c qui engage vraiment. Dans les 7-8m je dirais. Là on peut dire qu’on baigne dans l’ambiance de Rocklands.

 

13 juillet : Après deux jours de grimpe, repos et visite du secteur 8 days rain composé de plusieurs petits secteurs pas très loin les uns des autres. On peut facilement naviguer de l’un à l’autre dans la journée. De très beaux blocs sont présents dans chacun de ces secteurs rapides d’accès.

14 juillet : c’est encore le début du trip, alors la marche ça ne nous fait pas peur. Après 40 min, on se retrouve à Roadcrew. Un autre très beau secteur un peu perché, le cadre est encore une fois superbe. On se régale dès l’échauffement avec entre autre « Demi Lune » 6c, « Mary’s roof » 6c, « The roof is on fire » 6c. Puis nous allons dans la belle face de « When the day breaks » 7b que nous enchaînons tous les deux. Pour ma part je réalise également le départ assis de ce même bloc en 7c+, tandis que Jle enchaîne le mythique « Ulan Bator » 7b, difficile pour la cot’! 

Puis nous finissons dans « Rooi Klavier » 7c que j’enchaine en deux essais. Et pour finir la journée en beauté un petit animal que nous n’avions jamais vu nous rend visite, le genet. Une super journée qui s’achève pour nous.

15 juillet : On rejoint des copains à The Coop. Le secteur où il y a « the Finish Line » 8c/8c+ dont vous avez sûrement déjà entendu parlé : une arrête déversante très haute, exceptionnelle, réalisée par les meilleurs bloqueurs mondiaux tels que Nalle etc. Rien que pour voir cette ligne qui a l’air incroyable, nous sommes motivés par ce secteur. 

Verdict : le secteur est sympa et rapide d’accès mais assez chaotique, et avec pas mal de blocs hauts. On se régale malgré tout dans « Paddington Bear » 7a+, « Ganga babe » 7b, puis « Distance » 7c, une des lignes vraiment très belle de Rocklands. Et enfin gros but dans South « African railways » 7b de Nalle Hukkataival, surdur!!!! (Je ferai certainement plus tard un petit paragraphe sur les cotations à Rocklands…)

16 juillet : Le rythme deux jours de grimpe un jour de repos semble nous convenir pour l’instant. Alors comme à notre habitude, nous allons visité un autre secteur, mais sans chaussons : Riverside. Un secteur agréable où il y a plein de beaux blocs dans le 6 et dans 7.

17 juillet : on continue de faire les aventuriers, et on va à la découverte de The section, un nouveau secteur développé récemment et qui n’était pas présent dans l’ancien topo. De nouveau une trentaine de minutes de marche. A se demander si on fait plus de grimpe ou de randonnée pendant ce trip 🙂

On ne trouve pas beaucoup de blocs faciles d’échauffement, alors on arrive assez rapidement dans le beau bloc en toit « The stimulator » 7b+. En se baladant en arrivant nous avions repéré un beau panneau déversant en 7c, « Babylon puppets ». Mais ce fût la désillusion, les mouvs nous ont paru surdurs et on ne bougeait pas. Décidément, les blocs de Nalle paraissent complètement extrêmes. Bon, on se remobilise et je me lance dans « Mini Monkey » 8a que je réalise en trois essais. Cela me confirme qu’il y a un petit problème dans les cotations à Rocklands. Elles ne sont pas du tout homogènes entre elles. (Certains vont dire qu’il faut regarder la beauté du bloc et qu’on s’en fout de la cotation. Oui, mais qui grimpe sans jamais jeter un oeil sur le topo???? Ne serait-ce que pour choisir un secteur où il y a des blocs dans son niveau, qu’on a peut être une chance de faire, et ne pas perdre une journée à errer dans des blocs trop durs par exemple. De plus je trouve ça parfois dommageable pour les grimpeurs car cela a tendance à décrédibiliser un peu les perfs des grimpeurs quand on connait les énormes écarts de niveau qu’il peut y avoir entre deux blocs d’un même cotation, ou au contraire le faible écart de niveau qu’il y a entre deux blocs de cotation différente. D’ailleurs, une chose est flagrante à Rocklands, ce sont toujours les mêmes blocs qui sont enchaînés, et ce n’est pas un hasard… (Leurs cotations sont très alléchantes et ne reflètent pas le niveau réel du bloc. Ailleurs ils auraient facilement une cot’ de moins) Pourtant d’autres très beaux blocs à coté attendent désespérément des ascensions… Fin de ce petit aparté.)

Nous finissons enfin notre journée au bloc qui a donné son nom au secteur, « The section ». Mais malheureusement nous n’avons pas pu beaucoup l’essayer car c’est un long bloc avec beaucoup de cailloux au niveau de la réception, et nos trois pads ne suffisaient vraiment pas. 

18 juillet : Bon, repos des jambes aujourd’hui, on va grimper à Pakhuys où il y a peu de marche d’approche. En plus cette fois-ci on a déjà fait du repérage et on va aller droit au but, sans errance. On s’échauffe dans de beaux blocs à réglettes comme « Gamelan » 6b+ ou encore sa voisine « Coal chamber » 6b+, puis le classique « Poison Dwarf » en 7b. Ensuite direction le pur bloc de « The good seed » en 7b+ . Mais pas de réussite pour nous. Jle glisse sur un plat et ne parvient pas à contrôler un balan. Il faut dire que la bruine qui se dépose délicatement sur les prises n’aide pas. Quant à moi je flippe un peu par rapport à la hauteur du bloc et je n’essaye pas trop. Prochaine étape, « Electric Coper »  7c+/8a. (Autre chose rigolote : quand il y a un / à Rocklands, suite à une décot’, tout le monde s’accorde la cotation la plus haute… ça doit flatter l’égo mais est-ce honnête envers soi même?). Deux essais de repérage et j’enchaîne. Jle lui n’ose pas essayer car il y avait déjà trois espagnols sur le bloc. On monte alors voir « Gliding through the waves » 8a qui était également prévu sur notre liste de route aujourd’hui. Mais l’appui de genou pour réaliser le crux est difficile à sentir. Il faudra revenir avec une genouillère pour tester à nouveau ce passage. 

19 au 25 juillet : une belle journée de repos s’annonce pour commencer. Le ciel est clair, la lumière est magnifique. On en profite pour aller à Waterfall. Un petit secteur à Pakuys, isolé, où seulement 3-4 blocs ont été ouverts. Mais le lieux est splendide. On y trouve un ensemble de cascades successives dans un cadre très sauvage et reposant. Et on est complètement seul, ça vaut vraiment le coup.

Par la suite on retourne un petit coup à Pakuys pour enchainer les projets laissés en plan. Jle commence à être déchainé et croite  les deux blocs mythiques qu’il souhaitait faire : « The Good Seed » et « Minki ».

Ça y est, on arrive au milieu du trip, et il est temps de faire un break. En plus le mauvais temps arrive, ça tombe à pic. Cela nous aide à rester calmes trois jours sans être tentés de grimper. Mais finalement on se rend vite compte qu’on est au bout du rouleau. On subit un KO technique le premier jour de récup. Sieste et sieste au programme. Le lendemain on se dirige vers la côte, à Lambers Bay plus précisément, à 1h de route.  Il paraît que c’est sympa et que ça fait parti des lieux à voir. Mais encore une fois, ce fût un peu décevant. Une côte banale, une toute petite ville pas très charmante et complètement déserte où il n’y a pas grand chose à faire. Seule chose positive apparement, c’est qu’il y a un restaurant qui fait des buffets de poissons le soir, mais pas tout le temps…Pas facile de comprendre le fonctionnement du restaurant. D’ailleurs nous n’avons pas eu la chance de goûter à ce buffet. 

Le lendemain, la pluie nous mène à la ferme de Traveller Rest où logent les copains afin de  passer un moment avec eux. On y trouve des maisons à louer proches des différents secteurs, ainsi qu’une terrasse couverte où il est possible de se restaurer.

26 juillet : le soleil est de retour et malgré les grosses pluies des derniers jours, tous les blocs sont secs. Nous nous rendons au secteur de Fortress avec les copains. Un secteur censé être phare à Rocklands. Mais on ne fût pas tant emballés. Quelques blocs durs comme « The Vice » en ont fait sa bonne réputation, mais autour il n’y a pas tant de blocs qui ont de la gueule. D’ailleurs on n’y retournera pas. 

Pour la fin du séjour, nous décidons de visiter les secteurs qui nous manquent. A savoir :

Riverside : un des secteurs les plus proches de Clanwilliam (environ 15 minutes). Un joli secteur avec de beaux blocs dans le 6 et le 7a/b, ainsi que le fameux 8b « Moiste Meisie » qui est pas mal répété.

Campground : un secteur joli et rapide d’accès avec peu de marche. Mais on regrette la faible quantité de blocs. Globalement il faut y aller pour grimper sur le pavé de Tea with Elmarie avec ses différentes versions ou rien.

Upper campground qui se situe à une dizaine de minutes de marche de Campground. Mais les 10 blocs qui s’y trouvent présentent peu d’intérêt et sont quasi exclusivement des toits à ras le sol pas très intéressants. 

Champsite : qui peut se combiner dans la même journée avec le secteur de Campground, car c’est le même parking et ce n’est vraiment pas très loin à pied. Une dizaine de minutes sépare les deux secteurs. Encore un petit secteur, mais qui présente deux beaux 7c, dont « Sean’s roof » que l’on enchaîne tous les deux. C’est un bloc peu haut, mais qui présente malgré tout pas mal de mouvs, et ça comprime fort. C’est très bien à grimper. Quand à « Kingdom in the sky », on fait comme les Américains et on commence à l’essayer de nuit. Mais malheureusement il reste à l’état de projet après être tombée au dernier mouv où je me suis tirée le doigt où j’avais eu une rupture partielle de la poulie. Je suis très déçue car la plaque a vraiment de la gueule et ça m’aurait vraiment fait plaisir de faire ce bloc. Il y a des blocs comme ça qui nous touchent plus que d’autres, et qu’on a vraiment envie de faire, quelque soit la cotation.

8 days rain : comme je l’ai dit plus haut, 8 days rain est composé de plein de petits secteurs que l’on peut facilement combiner dans une même journée. Les blocs qui nous ont marqués par leur beauté et qu’il faudra essayer une prochaine fois sont l’inévitable « Barracuda » en 8a, sa voisine « the Shark » en 7c+, « Black mange shutney » 7c+, « Vanity » 7a+, « Time out » 7c (une magnifique proue déversante à compression. Mais attention, ça n’a vraiment pas l’air donné pour la cot’), »Crazy leg » 7b, « Golden Virginia » 7C+ (joli, mais un énorme caillou situé à la réception nous a fait rebrousser chemin).

Field of joy : le deuxième secteur du camping de Pakuys où on peut y trouver quelques beaux blocs de 6c à 7C. Le secteur est sympathique et rapide d’’accès (une dizaine de minute), même si le chemin est un peu escarpé. 

Ensuite un petit retour à roadcrew s’impose pour Jle. Personnellement je suis malade, alors je porte juste les pads aujourd’hui. Mais le secteur est tellement joli, perché là haut, que ça ne me dérange pas du tout d’y aller même si je ne peux pas y grimper. Jle monte en puissance en cette fin de trip et enchaîne son projet « Rooi Klavier » 7c, puis on finit la journée à « Last Day in Paradise » 7c, un petit panneau à 40 degrés sur réglettes, qu’il enchaîne également dans la même journée. Et pour couronner le tout, on assiste à un magnifique coucher de soleil juste après sa dernière croix. Trop classe!!!!!

Puis on décide de retourner deux jours à un secteur qui nous a également beaucoup plus, celui de Sassie. Toujours un peu patraque, mais la fin du séjour est proche, et ça me rend dingue de ne pas avoir pu grimper ces trois derniers jours. Alors aujourd’hui, tant pis si ça me tort les intestins dès que je force. On s’attaque à « Cry baby » 7c+, « Paula Abdul » 7c+ et « Pinotage » 7c pour Jle, qu’il enchaîne dans une super ambiance. Décidément, je crois qu’il est parti pour régler tous les projets qu’il avait laissé en plan. Quant à moi, il me faudra attendre le lendemain pour croiter « Cry Baby » avec Jle, et « Paula Abdul ». 

Pour notre dernier jour à Rocklands, il pleut. Bien motivés pour grimper jusqu’au bout, on se rend au secteur de Tea garden. Probablement le secteur où il y a le moins de marche (une centaine de mètres) et celui le plus proche de Clanwilliam. Depuis le début du séjour, on y voit de voitures garées chaque jour, et ce jusqu’à la nuit, alors qu’il n’y a que très peu de blocs. Le fameux bloc « Black shadow » en 8a+ doit vraiment valoir le coup avec tout ce peuple qui y défile. Et c’est le cas! Le bloc est super à grimper. Ça tracte!!!! Par contre, la fin du bloc est complètement trempée. Jle essaye malgré tout le bas pour voir si c’est essayable pour un éventuel futur trip ici. Et ça semble être le cas.

On repart ravis, avec pleins de beaux souvenirs en tête et plein de projets un peu durs qu’on a simplement regardé et qu’on aimerait essayer. Si l’occasion se représentait, on aborderait notre deuxième trip à Rocklands différemment de ce premier, qui était plus axé sur la découverte du plus grand nombre de secteurs et de blocs possible, sans chercher LA grosse perf. Maintenant qu’on a une bonne vision de l’ensemble, on y retournerait avec l’ambition de faire des projets bien précis. A voir si un nouveau voyage là bas peut s’organiser…

Je tiens à remercier Planetgrimpe qui me soutient depuis tant d’années ainsi qu’ABK Company qui m’habille depuis un petit moment maintenant. Merci à vous.

— En bref —

1.  Comment s’y rendre?

En avion, arrivée à Cap Town. Puis louer une voiture pour se rendre à Rocklands.

Direction Clanwilliam.

2.  Les voies / blocs qu’on recommande 

  • À roadcrew : 

Demi lune 6c

Ulan Bator 7b

When the day breaks 7b ou 7c+ assis

Amandla 8b+

  • À roadside : 

Caroline 7c+

Nutsa 7c ou 8a assis

  • À the Coop

Distance 7c

  • À Pakhuys :

The Good Seed 7b+

Minki 7b

Zanzibar 7a+

Electric copper 7c+/8a

Hellfire 8a

  • À Field of Joy

Macho king 7c

Maniac 7b

  • À 8 days rain

Barracuda 8a

The shark 7c+

Black mango shutney 7c+

Time out 7c 

crazy leg 7b

Vanity 7a+

  • À Kleinfontein 

The Hatchling 7c

  • À Campground 

Tea with Elmarie 8a

  • À Teagarden

Black shadow 8a+

Last day in paradise 7c

  • À Sassie

Pinotage 7c

Paula Abdul 7c+

À Fortress

The Vice 8b

3.  Où dormir, où manger, où se ravitailler ?

Pour dormir :

  • À Clanwilliam
  • Au camping de Pakhuys (camping, location de caravane ou de maisons)
  • À Alpha Excelsior juste à côté du camping (location de maison)
  • À Traveller’rest (location de maison)

Pour se ravitailler :

Le spar ou le pick’n Pay de Clanwilliam. Toutes les commodités sont disponibles à Clanwilliam (pharmacie, médecin, hôpital, grande surface, station essence, restos…)

Où manger :

 – Nancy tea room à Clanwilliam

– De Kelder à Clanwilliam pour les burgers et pizzas

– Alpha excelsior (proche du camping de Pakhuys) pour les encas, boissons chaudes et froides

– Traveller’rest 

4.   Le topo 

Le topo s’achète à l’accueil du camping de Pakhuys pour une trentaine d’euros. Idem pour le permis pour pouvoir accéder au secteur (environ 2 euros par jour).

5.   Adresses web utiles

Le site 27 crag. Qui propose en ligne le topo de Rocklands avec tous les blocs en photo, ce qui aide à se repérer. Vous y trouverez également des commentaires de grimpeurs sur les différents blocs. Pour un mois l’abonnement coûte 7 euros.

6.  Monnaie

Le rand. 

7.  Pour prolonger le voyage (si il y a des choses à faire à part l’escalade…)

Il existe des safaris, mais qui sont à plusieurs heures de voiture.

Sinon la visite du Cap est très sympa selon les copains. Mais je ne connais pas trop les détails.