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Interview: Arnaud Pioger, l’un des fondateurs des salles à succès Block’Out

Nous sommes allés à la rencontre d’Arnaud Pioger, l’un des fondateurs des premières salles Block’Out. Aujourd’hui, les salles Block’Out connaissent un grand succès et fleurissent un peu partout en France, mais également à l’international. Arnaud revient avec nous sur cette success-story!

Salut Arnaud ! Peu de gens te connaissent, et pourtant les salles de bloc que tu as fondées (Block’Out) sont elles, largement connues… Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

J’ai bientôt 37 ans. J’ai commencé la grimpe en 1998 lorsque je faisais mes études à Fontainebleau. J’ai été enseignant avant de fonder Block’Out avec un ami, Emmanuel Charruau, il y a maintenant 8 ans.

Comment t’est venue l’idée de créer les premières salles Block’Out à Paris?

L’idée est d’abord venue de la pratique puisque nous grimpions tous les deux en forêt à ce moment-là. Il nous arrivait de nous entraîner en salle, et on a vite senti tout le potentiel ludique et sportif de cette activité. On a eu envie de la proposer à tout le monde, tout en donnant aux grimpeurs existants un bel endroit pour progresser.

Avant de lancer le projet, tu as dû étudier ce qui se faisait chez les concurrents, comment as-tu voulu te démarquer ?

Au-delà de la qualité des lieux, et nous l’espérons des ouvertures, nous avons voulu nous démarquer en créant des espaces où on ne faisait pas que grimper, mais dans lesquels on aime aussi à se retrouver autour d’une bière ou d’un bon repas. De cette volonté est né le concept de salles d’escalade-restaurant.

Qu’est-ce qui fait l’essence d’une salle Block’Out aujourd’hui?

De la qualité dans les ouvertures, les espaces et les plats proposés, nous l’espérons. En tous les cas, nous y travaillons.

 

J’imagine que l’objectif est de retrouver le même esprit dans toutes les salles franchisées ?

Oui, en s’appuyant à chaque fois sur la personnalité du « B’O Brother » qui fera que sa salle ne sera identique à aucune autre. Pour prendre une image empruntée à la cuisine, les ingrédients restent les mêmes, l’assaisonnement reste personnel.

Si tu devais convaincre un grimpeur de venir grimper chez B’O, tu lui dirais quoi ?

« La brigade du kiff passe souvent à B’O et tu vas prendre perpète » 

Quand et comment gérez-vous l’ouverture des blocs dans vos salles ?

Nous avons une école d’ouverture qui nous permet de former en interne nos ouvreurs et de les faire ensuite tourner et évoluer sur l’ensemble de nos structures. Nous avons également recours à des ouvreurs extérieurs pour apporter encore plus de diversité.

Il y a peu de temps, on a entendu parler du lancement d’une team B’O, peux-tu nous expliquer de quoi il s’agit, et quels en sont les objectifs ?

Cette team nous permet bien évidemment de porter haut les couleurs et les valeurs de B’O, mais c’est aussi un rêve de gosse que d’avoir une équipe qui nous représente. Nous ne sommes pas dans une simple logique de sponsoring, mais bien dans une démarche d’entraînement où l’on essaie de donner un maximum à nos athlètes afin qu’ils puissent accomplir leur projet sportif : un entraîneur de haut niveau, des conditions d’entraînement que l’on espère optimales, et parfois aussi, du boulot.

 

Aujourd’hui, des salles (et notamment des salles de bloc) fleurissent un peu partout en France, comment expliques-tu cet engouement ? Qu’est-ce qui fait que ça marche ?

Ceci tient pour beaucoup à l’activité elle-même. Le bloc est une pratique formidable qui peut s’adresser vraiment à tout un chacun. Elle ne correspond pas à un effet mode, mais présentait jusqu’ici un déficit d’installations en milieu urbain.

Penses-tu que l’intégration de l’escalade aux JO va encore d’avantage booster les créations de salles dans les prochaines années ?

Probablement, c’est en tous cas une très bonne nouvelle pour la visibilité de notre activité, même si la compétition n’est qu’un aspect de notre pratique.

D’ailleurs, depuis quelques mois, on a l’impression qu’en France c’est la course au titre de la plus grosse salle nationale. Quel est ton point de vue là-dessus?

La taille de l’espace a toujours été quelque chose d’important pour nous afin de pouvoir offrir à nos grimpeurs un terrain de jeu digne de ce nom ; delà à le mettre systématiquement en avant, je ne pense pas que ce soit cela le plus important.

Peux-tu nous parler des prochaines ouvertures Block’Out ? Tu as peut-être un petit scoop à nous annoncer ?

Toulouse pour le premier trimestre 2017, Rouen et Lille pour le 2ème, Montpellier, Nantes et Auckland pour le 3ème, Reims et Sydney viendront ensuite. Pour le scoop, je ne sais pas, j’ai ouï dire que les salles ouvertes cette année en province avaient déjà des fourmis dans les jambes…

 

Quels liens avez vous avec les équipe de France d’escalade ? (il me semble qu’avant les équipes de France venaient régulièrement s’entraîner à Block’Out, qu’en est-il désormais ?)

C’est toujours le cas, ils accèdent librement et gratuitement à l’ensemble de nos espaces. Ils se rassemblent régulièrement chez nous lors de leurs stages. Manu Cornu et Guillaume Glairon Mondet font même partie du Team B’O, mais aussi de notre Staff.

L’accueil de grimpeurs forts de l’équipe de France et/ou du team PG participe à l’image de la salle selon toi ?

Oui, il est important d’être connu et reconnu par ce type de public, qui, je pense, se sent bien à B’O.

Certaines salles jouent beaucoup sur l’accueil d’un public « non grimpeur », en considérant une salle d’escalade comme une salle de fitness ou de crossfit. Quelle est la politique de B’O là-dessus ?

Notre volonté est de nous adresser tout autant au débutant qu’à l’expert. Avant de devenir un grimpeur de l’Equipe de France, un champion a forcément été « non grimpeur » jusqu’à ce qu’il découvre l’escalade. Nous ne sommes pas dans le clivage non grimpeur / grimpeur, mais essayons de faire apprécier nos salles à ces deux types de public.

Un dernier mot à ajouter ?

Nous avons pris pour habitude de nommer les casiers des vestiaires et les blocs de l’ensemble de nos salles. A B’O Toulouse, il y aura un casier « PG » 

La classe! c’est un honneur pour nous!! 

Publié le : 13 décembre 2016 par Charles Loury

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