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..:: Les championnats du monde
Championnats du monde espoirs - Valence
Top départ - jour 1, qualif 1
On y est ! Le top départ des championnats du monde espoirs à retenti ce matin sur le mur du polygone de Valence.
Au programme, c’est presque 500 compétiteurs venu d’une quarantaine de pays qui se sont élancés tout au long de la journée dans la première voie de qualification, dans une chaleur ambiante un peu étouffante…
Mais peu importe, l’envie est là, et tous les grimpeurs donnent le meilleur d’eux même pour faire péter les voies.
Ce qu’on peut retenir de cette première journée :
- Comme dit précédemment, grosse grosse chaleur.
- Johanna Ernst ne prendra pas le départ de la compétition, préférant se reposer pour le master d’Arco la semaine prochaine.
- Adam Ondra, quant à lui, est bel et bien là, mais risque de sérieusement s’ennuyer …
- L’équipe de France se porte bien avec pas mal de top, ou de chutes dans les derniers mouv’s, on attend la suite avec impatience.
- Une salle bien agencée, qui promet d’ores et déjà un grand show pour les finales.
- Une équipe américaine qui fait le déplacement en masse, avec pas moins de 48 athlètes sur les deux disciplines (difficulté et vitesse), tout comme les russes plus d’une quarantaine, bien repérables avec leurs deux drapeaux au milieu de la salle !
- Une ambiance un peu molle, les qualifs sont longues à passer.
- Des voies bien classes autant visuellement que pour les grimpeurs.
- Une voie 1 junior filles, 7b+, qui n’a été sortie que par 6 grimpeuses… la seconde sera-t-elle plus facile ?
- Des américains, des italiens, des neo zélandais et des belges avec de superbes tee shirts.
Les français avec un tee shirt peut-être un peu trop orienté dans le style football…
- Une délégation du Salvador de un grimpeur. Rien que pour ça il mérite qu’on lui porte attention.
- Une voie cadettes un peu trop longue, où les « one minute » fusent quasi à chaque compétitrice.
- La salle s’est presque complètement vidée, les délégations se préparant pour le défilé, mais tout le clan Français est resté pour encourager la dernière française au départ, Cindy Sararak. On voit ici une équipe soudée, qui se serre les coudes.
Voila ce qu’il fallait retenir de cette première journée. A venir, des portfolios, des interviews, des reportages.
Jour 2, qualif 2
C’est dans une température toujours bien élevée que les grimpeurs se sont élancés ce matin dans leur deuxième voie de qualif.
Au programme, des voies dans l’ensemble plus dures que la veille, histoire d’être sur qu’il n’en reste que 26 pour les demi-finales, et il faut avouer que pour l’instant le travail des ouvreurs s’avère impeccable, et ce n’est pas les grimpeurs qui nous diront le contraire, car visiblement, ils se font bien plaisir, et on entend ici et là quelques petites remarques de ce genre « la voie était top classe ! » ou encore « trop bien ouvert quoi ! ».
Pour ce deuxième jour, voici les principaux éléments à retenir :
- Une chaleur toujours accablante, mais on dirait que ça se calme progressivement, et il paraît même que demain sera la journée la moins chaude, ouf !!
- 22 français sur les 24 engagés prendront le départ des demis. 2 minimes filles, Candice Gauthier et Ester Bruckner ne décrocheront pas leur ticket, mais ce n’est que partie remise pour ces deux miss qui étaient déjà ravie d’être sélectionnées en équipe de France pour une première expérience à très haut niveau. Et maintenant qu’elles ont flirté avec les meilleures grimpeuses mondiales de leur catégorie, elles connaissent le chemin qu’il leur reste à parcourir, et la motivation et l’envie n’en seront que plus grandes… Pour rester chez les Français, quelques uns se sont fait remarquer en sortant leur 2ème voie de qualif : Charlotte Durif, Anouk Evene, Fabrice Landry, Gautier Supper, Romain Busetta, Laura Michelard, Hélène Janicot, Julia Serriere et Geoffrey De Flaugergues.
- Un réel plaisir de voir autant de nations s’éclater sur le mur du polygone, comme le Mexique, le Kazakhstan ou encore le Brésil. Quel bonheur de voir que l’escalade se démocratise à grande échelle !
- Côté ambiance, oui il y a du monde dans la salle (normal vu que les compétiteurs représentent à eux seuls presque 500 personnes), mais dès que Christopher n’est plus au micro, aie aie aie, c’est tout de suite un peu moins mordant… Mais pas d’inquiétude, quelque soit la compétition, les qualifs sont rarement une partie de plaisir à regarder dans leur intégralité, et à voir l’écran géant qui se dresse actuellement devant nous, et les bénévoles qui s’activent pour remettre des chaises supplémentaires, tout laisse à penser que la journée de demain risque d’être mémorable…
- Les forces en présence à surveiller de près chez les étrangers : Adam Ondra (tchèque) en cadet, Jakob Schubert (autrichien) en junior, Juliane Wurm (allemande) en junior femme, Katherine Choong (suissesse) et Sasha Di Giulian (américaine) en cadette.
Le petit mot de Katherine Choong
"Tout d'abord je suis contente que les championnats du Monde aient lieu en France. L'ambiance est comme toujours
vraiment sympa et à part les dossards qui ne collent pas du tout, tout se déroule très bien, l'organisation est
bonne. Les qualifs se sont biens passées pour moi avec 2 tops, malgré la chaleur. Mais comme j'ai finit assez tôt
aujourd'hui et que je ne participe pas à la vitesse on a pu passé l'après-midi à se baigner et faire bronzette à
la piscine de notre hôtel, elle est pas belle la vie ?! Sinon pour demain, j'espère atteindre les finales mais
comme il n'y a pas trop de filles qui ont sorties les 2 voies de qualif je suis assez confiante.
On verra donc tout cela demain ..."
Actuellement, les qualifications de la vitesse frappent en plein cœur de Valence sur le champ de mars.
Demain, place aux demi-finales et aux finales de la difficulté que nous suivront avec attention afin de vous en restituer les moindres détails.
Résumé des demis-finales
Fin de matinée à Valence, début des demi-finales de la difficulté avec aujourd’hui une entrée payante pour la phase finale, avec une somme modique de 15 euros (!) pour venir applaudir nos jeunes athlètes. L’affluence n’en est pas réduite avec tout de même un beau parterre de spectateurs pour ces demi-finales. L’équipe d’ouvreurs menée par le polonais Adam Pustelnik ont comme la veille partagé le mur du Polygone selon les catégories, avec les cadets à gauche, les juniors au centre et les minimes à droite.
Côté minimes, les voies parcouraient le gros plafond à droite du mur. Belle tenue de nos 2 françaises restantes : Manon Hily tombe au réta du toît final après une belle démo de résistance, mais cela est insuffisant pour décrocher sa place en finale (12ème). En revanche, Laura Michelard sera la première à sortir la voie, facile, imitée ensuite par le trio autrichien Katherina Posch / Karoline Sinnhuber/ Magdalena Röck et l’américaine Michaela Kiersch. (Photo ci-contre: Laura Michelard en demi finale)
Chez les garçons, Alex Tribout hésite au jeté, finit par passer et tombe aux ¾ de la voie (19ème). Son frère Adrien s’arrache en haut mais tombe sur un mouvement assez loin au dernier réta, il terminera 7ème et décroche donc sa place pour la finale! L’allemand Samuel Adolph, se fâche tout rouge comme son maillot, mais échoue encore plus haut, juste sous le bac final, tout comme le russe Nikita Suyushkin : ces deux athlètes seront quand même qualifiés. Un autre grimpeur d’Outre-Rhin, le grand punk Sebastian Halenke finit par créer la sensation en sortant la voie, il sera le seul. A noter le slovène Domen Skofic qui a offert une magnifique prestation dans un style impeccable, mais un peu embêté par sa taille il tombe dans le mouvement final. Il faudra quand même compter sur lui aussi ce soir.
Grosse déception pour Geoffray De Flaugergues qui tombe au jump à l’entrée du plafond en zippant du pied lors de son impulsion, le tout après avoir pas mal psychoté.
Chez les cadettes, les voies semblaient plus techniques, avec une remontée d’arête et un final sur plats chez les filles et un dièdre déversant côté masculin. Nolwen Berthier et Cindy Sararak, un peu justes physiquement, passent à la trappe malgré de beaux combats (respectivement 10 et 11èmes). 5 top chez les filles, les suissesses Manuela Sigrist et Katherina Choong (très facile pour cette dernière), les françaises Hélène Janicot et Julia Serrière (qui se fait une frayeur en perdant les pieds juste sous la chaîne !), et enfin l’américaine Sasha Di Giulian.
Chez les mecs, 4 réussites avec l’allemand Alexander Megos, le japonais Tatsumi Nitta, l’autrichien Max Rudigier, et le favori tchèque Adam Ondra qui semble avoir juste peaufiné son échauffement lors de son ascension. A noter un gros run du français Alan Momirovic, chutant sur les réglettes du copyroc final et arrachant sa place en finale (7ème). En revanche, Charlie Blein et Thomas Anquetil échouent un poil plus bas et ne passent pas en finale (10 et 12èmes), et François Kaiser se loupe complètement au début de la voie (26ème et dernier de la demi).
Jakob Schubert en demi-finale
Côté junior, rendez vous dans les dévers centraux. La voie des filles semble très bloc au ¾, avec pas mal de concurrentes tombant dans un mouchoir de poche. La grande perdante à ce jeu là est la niçoise Anouk Evène qui échoue aux portes de la finale, 9ème. Juste devant, se qualifient Amandine Loury (7ème) et Mathilde Becerra (4ème). Deux filles semblent vraiment sortir du lot dans cette catégorie : l’expérimentée Charlotte Durif qui n’a pas trop souffert et qui est la seule à réussir la voie, et l’allemande Juliane Wurm qui coiffe la prise finale sans la tenir. Affaire à suivre…
Une voie assez rési sur petites prises, assez classique attendait les garçons. Deux français, Kevin Aglaé et Romain Busetta font exulter la foule assez rapidement en clippant la chaîne, mais n’iront pas en finale au jeu des qualifications où ils étaient tombés (9 èmes ex-aequo). Petite surprise avec les éléminations prématurées du brésilien Felipe Camargo et du hongrois Gabor Szekely, vaincus sur les teigneuses réglettes finales. Sortent et sont qualifiés le tchèque Martin Stranik, le russe Koslov, l’espagnol Lopez Mateos, l’allemand Tauporn. A souligner les superbes réussites des 2 autres français, Fabrice Landry dans son style qui lui est singulier rapidité d’execution/broyage de prise et Gauthier Supper qui a du prendre sur lui pour une fois pour rester sérieux jusqu’au bout. On retrouvera donc tout ce beau monde tout à l’heure en finale.
En conclusion, 10 français en finale, mais n'oublions pas de signaler que 7 grimpeurs sont aux portes de la finales, en se classant entre la 9ème et la 12ème place.
Pour l'ambiance, ça monte d'un cran aujourd'hui, et on attend déjà avec impatience les finales ce soir. The swhow must go on !
Le dénouement de la difficulté à partir de 19 h 30, à suivre sur le net sur Mineral TV.
A tout à l’heure !
Finales garcons
Une ambiance énorme lors de ces finales hommes de la difficulté, avec une sale comble et environ 1 500 spectateurs à bloc derrière chaque compétiteur. Une intro rock n’ roll avec un guitariste en live suivie d’une présentation des finalistes digne des plus grandes compétitions auxquelles on ait assister, et pour finir en douceur, une danse suspendue en ruban. Bref, le ton est donné, Mineral Spirit nous sort encore le grand jeu. Place au spectacle désormais.
En minime, la voie à gauche proposait une section assez bloc aux 2/3 à l’entrée d’un dièdre. Notre seul représentant Français, Adrien Tribout s’y fait crucifier sur un puissant mouvement d’épaule et termine 5ème. Les trois à s’en sortir constituent le podium avec l’allemand Samuel Adolph qui explose peu après, battu par le petit slovène Domen Skofic qui s’arrache et tombe la chaîne sous le nez sur ds réglettes bien plates (2nd). Réglettes que tiendra le gigantesque allemand Sebastian Halenke grâce à un meilleur placement de pied. Il croise sur le bac final et remporte le titre.
Gautier Supper dans sa voie de finale
Côté cadet, la finale parcourait le dévers central, avec un volume pas facile à négocier au milieu de la voie. Le français Allan Momirovic chute d'ailleurs sur ce crux et termine 6ème. Superbe perf tout de même pour le jeune marseillais!! Les 3 qui s’en extirpent constituent le trio final avec l’autrichien Max Rudigier (2nd) et l’américain Julian Bautista (3ème). Les deux athlètes tombent dans le même mouvement, un décroisé compliqué avec les pieds très bas. Ils seront donc départagés sur le résultat des demi-finales. Pas de problème comme prévu, pour le tchèque Adam Ondra qui surclasse sa catégorie et sort la voie. Après s’être fait peur sur un petit zip en milieu de prestation, « Harry Potter » sort le grand jeu, s’étirant sur quelques blocages lointains et ne semblant pas subir la pesanteur sur certaines retenues de ballants !
En Junior, la voie était très physique : un toit suivi d’un gros dévers sur prises ridicules. Grosse ambiance avec Gautier Supper un peu court sur une relance dans le réta du dernier dévers, mais peu importe, le français empochera une superbe deuxième place!! Il ne sera détrôné que par le favori autrichien Jakob Schubert qui lui, touche la prise dans la préhension. L’espagnol Eric Lopez Mateos complète le podium et le français Fabrice Landry échoue au pied avec une 4ème place ex-aequo.
Finales filles
Place aux demoiselles, qui comme les garçons, ont eu le droit à une superbe haie d’honneur sous les projecteurs. Alors que le public hurlait à chaque nom annoncé par le speaker, les bénévoles leurs faisaient une ola de l’entrée de la salle jusqu’au pied du mur. Minéral Spirit qui avait déjà fait fort il y a deux ans avec l’organisation d’une étape de coupe du monde, a mis la barre encore plus haute !
La voie des minimes filles commence complètement à gauche pour traverser tout le toit vers la droite, et finir tout droit jusqu’en haut du dévers. Elles sont 10 à s’élancer au lieu de 8, au jeu des demi-finales. La japonaise Aya Onoe (5ème) a impressionné en plaçant une belle banderille. Elle tombe à la dernière dégaine grâce à une prestation énergique. Un peu plus tard imitée par l’allemande Luisa Deubzer (4ème) et l’autrichienne Karoline Sinnhuber (3ème). Toutes ex-aequo et départagées sur la demi. Mais notre Laura Michelard nationale, très sérieuse dans sa prestation, arrivera à contrôler l’infâme ballant sur croûtes pour aller toucher la pince suivante et décrocher l’argent. Une prise que valorisera l’autrichienne Katharina Posch, effort qui lui assurera la victoire.
Quant aux cadettes, au milieu du mur, partie droite, le deuxième surplomb parait redoutable ! une bonne partie des compétitrices ne le passeront pas. Un gros et nouveau volume jaune à la fin du dévers attend les grimpeuses. A ce jeu là, la suissesse Manuela Sigrist (5ème) et l’américaine Sasha Di Giulian (4ème) s’en sortent pas mal et échouent juste après cet obstacle, cette dernière valorisant la prise touchée par la suissesse. C’est sans compter sur la seconde helvète, Katherine Choong qui surmonte le crux et qui arrive à mieux résister au décroisé suivant. Son blocage supérieur lui permet de s’imposer d’un chouilla devant nos deux françaises Hélène Janicot et Julia Serrière (2ndes ex-aequo) qui malheureusement touchent une prise plus basse. En tout cas, les performances de ces deux jeunes talentueuses tricolores sont très remarquables et prometteuses pour le futur.
Le podium junior femme
Les junior filles sont parties sur la partie extrême droite du mur, avec un début technique dans du léger dévers suivi d’un violent pas de bloc à l’entrée d’un dévers plus marqué qui aura raison de la plupart des finalistes. Dommage aussi pour le spectacle, mais également pour les grimpeuses qui ne semblaient pas se faire super plaisir... A ce jeu là, la française Amandine Loury a brillé, touchant une banane salvatrice qui lui ouvrira les portes du podium (3ème) ! Un poil plus haut, on retrouve la slovène Ana Ogrinc Juste au-dessus (2nde). Charlotte Durif hésite longtemps pour finalement maîtriser les gainages du crux et s’envoler vers son 5ème titre mondial.
Une fête immense, tous les spectateurs sont restés pour les podiums. La marseillaise a été chantée par Charlotte et toute la salle. L’hymne autrichien aura été joué deux fois.
[ Le bilan général de ces championnats du monde 2009 ]
Une fois de plus, Mineral Spirit ne nous aura pas déçu, après des qualifs un peu longuettes, la journée du samedi aura été exceptionnelle! Une mise en scène magistrale des finales devant un public déchaîné, bref un cocktail explosif que ni les grimpeurs ni les spectateurs ne sont prêts d'oublier...
Au delà de l'aspect visuel, il faut également souligner l'excellente prestation de notre équipe tricolore avec 6 médailles et 10 finalistes. Un grand bravo à toute l'équipe, pour votre motivation et votre envie de gagner, et une petite pensée pour les ratés de certains, qui, nous en sommes sur, feront mieux la prochaine fois. Visiblement, les stages de préparation, plus nombreux cette année, ont porté leurs fruits, espérons que ça continue sur les prochaines coupes d'Europe espoirs.
Ces championnats du monde auront également été l'occasion de quelques flops avec par exemple ces 2 russes en catégorie minimes qui ratent l'isolement de la finale pour 10 minutes de retard! Ou encore l'épreuve de vitesse où les canadiens, pas du tout préparés pour cette épreuve, grimpent en baskets lors des phases de qualifications.
Enfin, pour terminer, nous tenons à remercier tous ces grimpeurs qui se sont déplacés des 4 coins du monde pour notre plus grand plaisir (encore une fois, nous pensons à ce jeune Salvadorien, seul représentant de sa délégation. Respect!), mais également tous les bénévoles qui ont oeuvré au bon déroulement de ces 4 jours de compétitions. Sans trop de surprise, Valence se présente donc une nouvelle fois comme l'une des capitales de l'escalade française en matière d'organisation de compétition de haut niveau, et on rêve déjà d'un prochain grand événement sur le mur du polygone...
Interview croisée de 3 potes: Felipe Camargo, Jakob Schubert et Gabor Szekely
Kairn : A quel age avez commencé ?
Gabor : J'ai commencé à l'age de huit ans en Hongrie dans une petite salle d'escalade qui était dans mon école. Au début c'était juste avec des amis pour m'amuser, j'ai commencé à m'entrainer plus sérieusement vers l'age de douze ans.
Felipe : Moi, j'ai commencé à 10 ans dans ma ville au Brésil. Il y avait une piscine municipale et ils ont construit à côté une salle de bloc. Je m'y suis mis direct !
Jakob : J'ai commencé aussi à 10 ans à Innsbrück en Autriche, dans la fameuse salle d'escalade de Tivoli où beaucoup de grimpeurs forts viennent s'entraîner. Je suis rentré dans la team locale et j'ai commencé à m'entraîner comme un ouf avec mon entraîneur
Kairn : Quel est votre meilleur résultat ou souvenir en compétition ?
Gabor : L'année dernière j'ai terminé quatrième aux championnats du monde junior, et cette année sixième au master de Serre Chevalier ce qui est pour moi un très bon résultat.
Felipe : Les championnats sud-américains ! Et aussi les championnat brésilien sénior, et aussi les coupes du monde en Europe. Il y en a tellement en fait !
Jakob : Ma seconde coupe du monde sénior en Chine à Xining. J'ai terminé second et cela m'a surpris complètement. Je savais que j'avais le niveau d'aller en finale mais là deuxième. Oh mon dieu !
Kairn : comment vous-êtes vous rencontrés tous les trois ?
Gabor : Je connais Jakob depuis longtemps, on a toujours fait les coupes d'Europe et les championnats du monde jeune ensemble. On s'est rencontré car c'était le seul jeune de ma catégorie avec qui je pouvais parler anglais, et du coup on est devenu ami. Felipe je le connais depuis l'année dernière, on a fait un grand trip falaise ensemble en Espagne.
Felipe : Oui, c'était dur de communiquer au début, j'étais vraiment nul en anglais. C'est vrai que ce trip en Espagne l'an dernier était dément, çà nous a rapproché. Et j'ai progressé au taquet en anglais ! (rires)
Jakob : Je me rappelle de notre rencontre aux championnats du monde jeunes en Équateur il y a deux ans. J'avais repéré Felipe car il avait un t shirt flashy bien voyant. Et puis avec Gabor, on avait un pote américain en commun, Jon Cardwell.
Kairn : Est ce que vous faites des études ou bien vous consacrez tout votre temps à grimper ?
Gabor : Je ne suis pas encore professionnel, mais cette année j'ai commencé à gagner un peu d'argent avec les compétitions, et mes sponsors, donc à l'avenir j'espère pouvoir en vivre. Pour l'instant, je fais des études d'économie à l'université, aux États-Unis.
Felipe : Cette année j'ai fait que grimper. J'ai réussi à gagner quelques sous avec mes sponsors et mes résultats en compète pour voyager en Europe. J'espère venir bientôt en Europe pour continuer mes études ici à la fac.
Jakob : Je veux continuer mes études encore un an avant de prendre une année sabbatique pour me consacrer à l'escalade. Le but sera alors d'essayer d'en vivre. Si çà marche, je continuerai à voyager et à grimper.
Kairn : Concernant vos entrainements, vous venez tous de pays différents, comment cela se passe pour chacun ?
Gabor : Aux États-Unis, il y a beaucoup de bloqueurs et peu de grimpeurs de voies, donc quand j'y suis, je m'entraine beaucoup sur pan. Quand je suis en Europe, je fais énormément de falaise, je n'y fais pas beaucoup de salle, mais j'essaie de tenter des voies dures à vue et après travail sans m'entrainer vraiment, juste me faire plaisir à grimper : « american style ».
Felipe : Je m'entraîne sur pan au Brésil. Y a pas de salle de voies donc je fais essentiellement du bloc, en suivant à la lettre ma planification. En Europe, comme Gabor je ne fais que du caillou. J'essaye de refaire un peu de salle avant les compètes quand je peux...
Jakob : Ben je m'entraîne à Innsbrück avec Jorg Verhoeven, David Lama, Mario Lechner. Il y a une grosse émulation, on s'entraîne sur tellement de voies dures, avec un entraîneur qui nous fait les planifications. On fait aussi un peu de bloc. Et puis à 1 h de voiture on a tellement de falaises sympas pour s'aérer comme Zillertal.
Gabor : Oui, Jakob, c'est différent, il a vraiment un cadre. Felipe et moi, nous construisons notre entraînement et nous tâtonnons plus...
Kairn : Comment vous-êtes vous préparés pour ces championnats du monde, car tous les trois votre objectif est de les gagner en junior ?
Gabor : J'ai grimpé en falaise en Espagne à Rodellar et puis je suis venu en France à Céüse, j'ai juste fait deux jours de salle juste avant. Ce n'est pas vraiment un entrainement, mais plus une préparation mentale que physique.
Felipe : J'ai rien fait de spécial avant Serre-Chevalier, après je suis allé m'entraîner chez Patxi Usobiaga au Pays Basque jusqu'à la coupe du monde de Barcelone, et enfin à Innsbrück courant Août.
Jakob : Ben perso, je me suis entraîné dur pour les coupes du monde sénior de l'été, Barcelone et Imst. Et là depuis, je n'ai rien fait de spécial, je suis là comme çà, je prends les championnats du monde comme une compète normale, sans plus. Pour moi, les coupes du monde sénior sont plus importantes, et je profite de cette compète pour être encore plus affûté sur les prochaines échéances.
Kairn : Quelle est votre falaise préférée et pourquoi ?
Gabor : C'est dur comme question...Maintenant je pense que c'est Rodellar en Espagne car il y a beaucoup de voies et de styles de voies différents. Il y a aussi pleins de projets de voies dures, mais également de quoi faire du à vue. J'ai toujours quelque chose à y faire et en plus ca ne broute pas trop les doigts!
Felipe : Rodellar aussi, car tu poses la voiture et tu bouges plus ! Il y a tellement de styles différents selon les secteurs, Surgencia pour les grandes envolées, les petites grottes comme Ali Baba,...
Jakob : Ouais, question pas facile. J'aime tellement de falaises différentes, Céüse, cet hiver j'ai découvert Margalef et Santa Linya c'était super, et aussi chez moi en Autriche, j'aime Zillertal.
Kairn : La voie la plus belle que vous ayez faite ?
Gabor : (après mure réflexion...) C'est une voie que je n'ai pas encore faite. C'est aux Gorges du Loup, un 8c+ qui s'appelle « Trip tik tonik ». Cette voie est magnifique, c'est rési pour commencer ensuite il y a une section bloc et ça fini par une longue partie rési. C'est parfait, il y a des colonnettes partout, les mouvements sont très beaux, c'est long, physique, rési, complet quoi!
Felipe : Je sais pas, peut-être « Inconformistas », 8c+/9a à Rodellar. J'ai pris un énorme plaisir à la travailler, les mouvements me plaisaient tellement. Je suis aussi méga motivé par « Kinematix ». Je l'ai pas réalisé mais malgré le fait que ce soit taillé, ça me plait beaucoup.
Jakob : « Dolby surround » 8c+ à Zillertal, c'est ma voie la plus dure, et c'est la seule ligne dans laquelle j'ai me suis investi. Avant, je mettais deux jours maxi pour faire une voie. Et puis le cadre avec la rivière à côté, avec des pas de blocs sur plats et arquées. Il y aussi une autre voie en Autriche à Niederthai, un 7c+ « Self petruk », un truc couillon et tellement atypique que ça n'a jamais été réussi à vue. Trop marrant cette voie ! (rires)
Kairn : Une anecdote à raconter sur quelque chose que vous avez vécu tous les trois?
Felipe : Un jour avec Gabor, on est allé durant l'hiver à Misja Pec (Slovénie) entre deux coupes du monde et on s'est retrouvé un soir sous la neige, sans voiture, avec rien à manger. On était affamé, on était congelé et on a marché 7 kilomètres dans la poudreuse jusqu'à la grosse ville la plus proche, la grosse mission quoi. Le fast-food local était fermé, car il était 22 heures passé, on a tambouriné sur la porte du resto comme des clochards en gueulant : «S'il vous plaît, donnez-nous à bouffer, ouvrez les portes ! ». Et ils ont finalement fini par craquer et nous filer à bouffer ! (rires)
Kairn : le mot de la fin, un message ?
Gabor et Felipe en cœur : les françaises, on vous attend à la fête après la compétition ! (rires)
Gabor : Cette année, l'équipe de France est une belle équipe fémininement parlant !
Kairn : c'est vrai, ces nos françaises les plus jolies ?
Felipe et Jakob : pour sûr ! Une belle cuvée cette année ! (rires)
Interview croisée des coachs de l'équipe slovène, canadienne et française (Martina Cufar, Sean Mc Coll, François Legrand), par Marine Thévenet et Florent Breysse.
P.G. : Est-ce important pour vous la cohésion du groupe? Pour un sport individuel comme l'escalade y a t-il vraiment une équipe?
Sean Mc Coll : C'est plutôt individuel, ceux qui viennent des mêmes salles se connaissent très bien, mais il n'y a pas d'entrainements de l'équipe nationale. On se retrouve seulement quelques jours avant une compétition comme celle-ci.
Martina Cufar : La Slovénie c'est petit, c'est facile de rassembler tous les grimpeurs de l'équipe. Cette année il y a eu beaucoup d'entrainements tous ensemble, nous somme aussi allés grimper en France dans les gorges du Tarn. Ils se sont entrainés deux à trois fois par semaine ensemble ces deux derniers mois, ce qui fait qu'il y a une très bonne entente au sein du groupe, je pense que c'est important.
François Legrand : Oui c'est essentiel dans un groupe comme le notre, parce que effectivement chacun va donner le meilleur de soi-même, mais ils savent très bien que tous les autres sont derrières. Ils se sentent moins seuls, et pour un jeune c'est vraiment très important. Beaucoup d'entre eux n'ont pas l'expérience de la compétition et ça leur donne confiance.
P.G. : Comment avez vous préparé ce championnat du monde, il y a eu des stages pour les jeunes?
Martina Cufar : Nous sommes allés un peu en falaise. Mais surtout en Slovénie, dans les salles, des voies ont été ouvertes pour bien les préparer à la compétition.
Sean Mc Coll : On a fait un stage de quelques jours où les jeunes ont grimpé à peu près deux jours en salle et deux jours en falaise. Et là juste avant les mondiaux le 22 aout nous sommes allés une journée à Lyon en salle.
François Legrand : Il y a eu plusieurs stages, particulièrement ici à Valence, où on a eu la chance de pouvoir les faire grimper sur le mur des championnats du monde. Je pense d'ailleurs que ça à été très bénéfique. Sur les premiers jours du stage, il y a eu de très mauvais essais sur des voies flash, on a beaucoup travaillé sur les routines, sur la préparation, et tout ce qui est spécifique à la compétition et ça a porté ses fruits. Là globalement on trouve qu'ils se sont tous améliorés, ça va être pas mal je pense!
P.G. : Les championnats du monde ont ils la même importance que les autres compétitions?
Sean Mc Coll : On a fait en sorte qu'ils soient très bien préparés.
Martina Cufar : C'est la compet' la plus importante de toute la saison, c'est d'ailleurs celle où les jeunes sont généralement les plus déçus s'ils n'y arrivent pas.
François Legrand : C'est l'évènement le plus important de la saison! Et puis le fait que ce soit en France en rajoute encore un peu plus. Mais ce que l'on veut avant tout faire passer aux jeunes, c'est qu'on ne s'entraine pas forcément pour être le plus fort, mais avant tout pour un objectif. On fait tout pour qu'ils fassent une belle compet'.
P.G. : Avez-vous une stratégie particulière pour gérer cette compétition (comme privilégier les qualifs, se reposer plus, une voie plutôt qu'une autre?)
Martina Cufar : Pour moi il faut qu'ils grimpent dans chaque voie comme si c'était une finale, car la concurrence est tellement forte qu'il faut sortir toutes les voies pour se qualifier au tour suivant.
Sean Mc coll : Moi aussi je pense qu'ils doivent grimper comme si c'était une finale. Mais au canada on aura déjà beaucoup de chance si on a juste un jeune qui rentre réellement en finale, car je pense que là on en aura que deux en demi, c'est dur pour nous...
P.G. : Et au niveau sommeil et nourriture donnez vous des exigences aux jeunes?
Sean Mc Coll : Ils doivent être dans leur chambre à 22H et puis si la compet' commence tôt le matin quelques jours avant ils faut qu'ils se mettent dans le rythme.
Martina Cufar : Nous on est en France depuis une semaine et on se lève chaque jour à 7h, on fait un peu de jogging, de streching. C'est moi qui tenait à leur faire faire cela car je sais que surtout les garçons si la compétition est à 9h du matin ils dormirons le plus tard possible. (rires)
François Legrand : au niveau diététique, on en parle un petit peu, mais il n'y a pas vraiment de consignes. On essai d'aller manger dans des endroits où il y a des choses qui conviennent à chacun. Mais je pense qu'ils ont compris qu'en escalade ça faisait parti de la préparation. Sinon sur le sommeil on est un peu plus strict surtout sur les compétitions, mais quand on passe dans les couloirs la nuit, ils sont sérieux d'eux même et il n'y a pas un bruit.
P.G. : En tant que coach, pour votre fédération avez vous une place importante ou êtes vous juste là pour « encadrer » les jeunes?
Sean Mc Coll : Au canada, il y a beaucoup de compétiteurs qui veulent les coachs pour aider pendant l'échauffement, leur faire des circuits. Ici on est cinq et on est toujours en train de s'occuper d'eux, de les regarder quand ils grimpent, de les conseiller...
Martina Cufar : Officiellement je ne suis pas le coach, mais comme j'ai l'expérience des compétitions je sais de quoi les grimpeurs ont besoin. Je leur fais des massages, je parle avec eux, je leur fais un retour sur leurs voies.
François Legrand : On est là à 200% pour le coaching, on essaye de les encadrer au mieux, sans non plus leur rajouter de pression supplémentaire. On s'occupe aussi de tout ce qui est organisation, mais notre temps passe avant tout pour les entrainer.
P.G. : Avez-vous une pression particulière en tant que coach pour bien répondre aux attentes de vos compétiteurs?
Martina Cufar : Moi pas du tout, car je n'étais pas présente aux entrainements, mais si on a une médaille ils sont capables de me jeter dans la fontaine!(rires)
Sean Mc Coll : Moi non plus, si il y en a en demi finale je serai déjà très fier.
François Legrand : On leur a encore dit la veille des qualifs que ces championnats du monde c'était leur challenge, et que on était à fond derrière eux, qu'on serait content pour les performances de chacun. Mais que jamais on ne les blâmerais si ils se plantaient, car on à été tous les deux athlètes, on sait parfaitement que c'est très dur d'avoir un objectif et de passer à coté. Nous on reste là pour parler avec eux de leur réussite et de leur défaite toujours dans le but de les faire progresser.
P.G. : Favorisez-vous quelques leaders, ou vous vous occupez de tout le monde même de ceux qui ont des objectifs plus faible?
Sean Mc Coll : Au Canada on s'occupe de tout le monde, pour moi c'est la même chose entre celui qui à comme objectif d'être dans les quarante et celui qui vise le podium.
Martina Cufar : Pour nous c'est pareil, on s'occupe de tous. On n'a pas vraiment de leaders comme vous avez chez vous, le niveau de notre équipe est plutôt homogène, chacun à sa chance.
François Legrand : On s'adapte à chacun en fonction de leurs propres besoins. On sait que l'on peut laisser certains gérer tout seuls des choses pour lesquelles d'autre auront vraiment besoin de nous. On tente de ne rien laisser passer, qu'il n'y ai pas un jeune en manque de conseil.
P.G. : En définitive est ce que votre équipe est fin prête pour ce championnat du monde?
Sean Mc Coll : On n'a pas assez de grimpeurs au canada pour avoir une équipe qui soit très forte, mais ils sont motivés et ça c'est le principal!
Martina Cufar : Les slovènes sont prêts!
François Legrand : Vu les qualifs ça à l'air bien parti, tout le monde est super motivé, très investi, ils devraient tous être capables de donner le meilleur d'eux mêmes.
P.G. : Au niveau de l'organisation, l'accueil, l'ouverture que pensez vous de Valence?
Sean Mc Coll : C'est incroyable, tout ce dont on pourrait avoir besoin, on l'a déjà! Et puis les voies et le mur sont très bien.
Martina Cufar : Oui déjà quand je faisait des coupes du monde j'aimai beaucoup Valence, le mur est grand et l'organisation de Minéral Spirit est super!
François Legrand : C'est rodé ici. Ils organisent de grandes compétitions depuis plusieurs années, si il y a un endroit de référence en France pour les compétitions d'escalade c'est bien ici! On a de la chance d'avoir les championnats du monde dans un lieu comme ça, la période n'est peut être pas idéale, mais ça c'est comme ça, on n'a pas trop le choix, il faut s'adapter...
P.G. : Que pensez-vous du niveau des jeunes cette année?
Sean Mc Coll : Ils sont forts, on voit de plus en plus de juniors et cadets sur les coupes du monde d'ailleurs, ça va être très bien pour les finales.
Martina Cufar : Chaque année ils sont de plus en plus forts, ça fait plaisir de les regarder.
François Legrand : Je n'ai pas suivit de près la compétition ces dernières années, mais le niveau me semble très bon. Il y a pas mal de cadets et juniors qui font des finales sur les compétitions internationales sénior, c'est un peu décevant d'ailleurs de ne pas voir Johanna Ernst car c'est quand même la numéro un mondiale et elle est cadette, mais bon Adam Ondra est là!
P.G. : Un petit mot de fin?
Sean Mc Coll : c'est différent d'être à la place du coach par rapport à celle du compétiteur mais ça fait très plaisir aussi d'être là pour ça.
Martina Cufar : c'est plus facile d'être là en tant que coach que grimpeur quand même.
François Legrand : Un petit mot personnel? (à Florent Bresse qui l'interview) Ben, j'aurai bien aimé que tu sois dans l'équipe...
Interview du parrain des championnats du monde Flavien Guérimand
Tout d'abord présente nous le club de Minéral Spirit qui organise cette compétition.
On est le club de la ville de Valence, on propose des entrainements et des sorties falaises, mais nous sommes quand même plus orientés vers la compétition que vers le loisir. Comme structures on a une salle de pan sur Valence et un accès au mur du polygone où se déroulent les championnats du monde jeunes cette semaine.
C'est un club très actif en terme d'organisation de compétitions. Nous avons déjà organisé des compétitions de niveau régional, des championnats de France, plusieurs opens nationaux ainsi que des coupes du monde depuis quatre cinq ans. Pour changer nous avons décider de nous lancer dans l'organisation des championnats du monde jeunes cette année.
Depuis combien de temps avez vous commencé la mise en place du projet championnats du monde jeunes ?
Cela fait un an et demi, deux ans que l'on a commencé à y penser et depuis un an des bénévoles travaillent pour cet événement. Notamment Adeline Euvrard qui est salariée au club et guillaume Sarti pour l'affiche.
Tu connais très bien le mur du polygone puisque tu t'y es entrainé pendant longtemps et tu y grimpe encore. Quelles particularités a t-il et quelles contraintes peut-il imposer aux compétiteurs qui sont là aujourd'hui ?
C'est un mur qui penche beaucoup et qui est long, il faut faire attention au rythme, car généralement la tenue de prise y est bonne. Pour s'en sortir il faut être capable d'accélérer au bon moment et de ne pas rester trop longtemps dans les voies pour ne pas se faire arrêter au temps.
En été il faut aussi accepter la chaleur qui règne dans la salle et faire avec.
On a pu constater au fil des différents évènements que Minéral Spirit a organisé, que c'est toujours une réussite, qu'est ce qui fait selon toi que la sauce prenne si bien à chaque fois ?
C'est principalement grâce aux bénévoles qui sont très structurés sous forme de commissions, certains se retrouvent même pendant l'année pour faire le point sur l'organisation. Un très bon noyau de bénévoles s'est formé au cours de tous les évènements que l'on à déjà organisé avec en plus l'équipe des trois B.E. de la salle, tout le monde commence à être rodé. Par exemple pour le montage du mur de vitesse on a gagné une journée grâce à l'aide de ceux-ci.
Concernant ton été qu'as tu fait comme activités grimpantes? Compétition, falaise?
J'ai commencé par les championnats du monde en Chine, qui n'ont pas très bien marché malgré le fait que j'étais très en canne, j'ai zippé en deuxième voie de qualification. A Chamonix la compétition pour moi s'est mieux passée, mais je n'étais pas à mon meilleur niveau de forme donc le résultat n'est pas là. Après j'ai fais une pause je ne suis pas allé à Serres-Chevaliers pour me reposer.
Ensuite il a eu Barcelone, pour préparer cette coupe du monde je suis allé chez Manu Lopez sur le mur d'Oloron, à cette étape je fais encore une erreur en demi-finale cette fois, ce qui fait que je ne finis que 25 ème.
C'est un peu une série noire pour moi sur les compétitions cette année, du coup là je viens de faire un petit break a Rodellar avant de revenir ici pour l'organisation des championnats du monde jeunes.
Des projets pour cet automne ? D'autres coupes du monde ?
Pour les coupes du monde cela va dépendre de si j'y suis sélectionné en équipe de France A, cela va être dur vu qu'ils ne prennent plus que ceux qui jouent le classement final... Pour l'équipe réserve on verra selon mon budget. Je serai par contre aux 24h du mur. Et puis je vais m'entrainer car je voudrai vraiment retrouver un bon niveau, me sentir bien sur les prises faire des croix en falaise...
Le mot de la fin en tant que parrain de championnats du monde qui se passent chez toi ?
Ca me fais très plaisir d'être le parrain, mais je le suis davantage parce que le club le voulait. Moi, je me vois plus en tant que bénévole. Sinon de voir autant de jeunes motivés grimper ici me fait super plaisir, ça me rappelle quand moi j'étais à leur place . Et je suis vraiment content de faire parti d'un club aussi dynamique !
Charles Loury, Pierre Delas, Guillaume Collet
Planetgrimpe.com