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Author Archives: Nicolas Mattuzzi

Championnats d’Europe 2017: Romain Desgranges devant Adam Ondra, Janja Garnbret au sommet !

01 Juil

Les Championnats d’Europe 2017 se sont ouverts hier, à Campitello di Fassa, au Nord de l’Italie. Une petite ville de moins de 1000 habitants, située à 1500 mètres d’altitude, mais qui compte l’une des plus belles structures artificielles extérieures.

Tout le gratin européen a fait le déplacement pour ouvrir cette saison 2017. Hé oui, ce n’est pas la Coupe du Monde de Chamonix qui marque le début de cette nouvelle saison cette année.

Chez les hommes, le français Romain Desgranges frappe fort d’entrée de jeu ! L’ex champion d’Europe 2013 a à coeur de récupérer le titre, et il le fait savoir. Le chamoniard sera le grimpeur à sortir les deux voies de qualification. Il prend par conséquent la tête du classement.

Mais le Top 6 est tout de même très serré. Car juste derrière Romain, c’est Domen Skofic qui fait parler la poudre. Le slovène enchaînera la première voie sans trop de difficulté, avant de chuter au sommet de la deuxième.

Il ne faut pas oublier la star locale Stefano Ghisolfi. Poussé par son public, l’italien sera l’un des trois grimpeurs à avoir topé cette première voie.

Enfin, tous les regards étaient rivés sur le champion du Monde en titre, mister Adam Ondra. Le tchèque a décidé de ne participer qu’à deux compétitions cette saison: les Championnats d’Europe, ce week-end, et le fameux Rock Master d’Arco, fin Août.
Si Adam se fait avoir sur le passage final de la première voie, il assure une 4ème place sur ces qualifications en enchaînant la deuxième voie.

Chez les femmes, l’équipe d’ouvreurs emmenés par Adam Pustelnik avaient mis la barre très haute. La voie 1 ne sera enchaînée que par une seule femme. Même chose pour la voie 2. En fait ce sera la même grimpeuse qui enchaînera ces deux tracés. Après une saison passée sur les Coupes du Monde de bloc, Janja Garnbret est de retour aux affaires en difficulté !

Tout comme Romain Desgranges, la slovène sera la seule à libérer les deux voies de qualification.

Et sur ces premières phases qualificatives, la championne du Monde en titre devance… la vice-championne du Monde, Anak Verhoeven. Ces deux jeunes grimpeuses s’étaient quittées à Paris au mois de septembre par un duel final au sommet. Voilà qu’elles reprennent la saison sur les chapeaux de roues !

Derrière ce duo de tête, l’autrichienne Jessica Pilz semble bien en forme également. Tout comme la belge, elle montera très haut dans les deux voies, sans toutefois parvenir à clipper le relais final.

Et nos français ?

Hé bien ils seront sept tricolores à tenter d’aller chercher un billet pour les finales tout à l’heure. Romain Desgranges, certes, mais aussi Thomas Joannes, qui prenait la 6ème place hier. Et chez les hommes, les jeunes Sam Avezou et Nao Montois ont fait forte impression hier, parvenant à se glisser en demi-finale, accrochant les 18ème et 19ème place.

Chez les femmes, Julia Chanourdie semble bien démarrer la saison, avec une belle 4ème place. Elle devance de quelques points Salomé Romain, qui se classait 6ème hier. La nouvelle championne de France, Nolwenn Arc, s’empare de la 12ème place. Enfin, Mathilde Becerra se qualifie de justesse pour les demi-finales, avec une 24ème place.

La suite de la compétition ? C’est dans quelques minutes seulement ! Suivez dès 11h00, les demi-finales de ces Championnats d’Europe en direct depuis PlanetGrimpe.

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Exploit ! Shauna Coxsey s’empare du titre mondial lors des demi-finales à Navi Mumbai !

25 Juin

Nous pouvons l’annoncer: en se qualificant pour les finales de la Coupe du Monde de bloc de Navi Mumbai, Shauna Coxsey vient de remporter le classement général des Coupes du Monde 2017 !

Il lui fallait rentrer dans le top 9 de cette avant-dernière étape pour être assurée du titre. En faisant partie des six meilleures ce matin, qu’importe ce que la britannique fera en finale, la voici déjà sacrée championne, pour la deuxième année consécutive.

C’est donc l’esprit serein que Shauna va pouvoir aborder ces finales, cet après-midi. Mais avant de parler des finales, revenons d’abord sur les demi-finales, qui avaient lieu très tôt ce matin en France, dû au décalage horaire.

La Queen a encore frappé !

Elle s’est emparée de son titre mondial de la plus belle des façons. Shauna Coxsey, la Queen de l’escalade depuis deux ans maintenant, a été impressionnante ce matin.

Elle enchaînera son premier bloc à vue, tout comme Petra Klingler, Miho Nonaka, Aya Onoe ou encore Akiyo Noguchi. Puis arrive le second bloc. Dans un pur style physique, il restera vierge d’ascension tout au long de la compétition. Shauna est alors la dernière à passer. Quelques secondes après le lancement du chronomètre, nous levons la tête: la britannique est déjà au sommet de ce bloc, qu’elle vient de valider à vue ! Sur place, commentateurs et spectateurs restent béats.

Avec deux blocs à vue, Shauna venait déjà de se qualifier en finale, et donc de remporter le titre 2017. Mais à ce moment là, il n’était pas l’heure de faire les comptes pour elle. Deux essais dans le bloc 3, trois dans le dernier bloc et voilà Shauna Coxsey première de ces demi-finales, avec mention « 4* » pour avoir été la seule à enchaîner les quatre blocs du circuit.

Derrière, Petra Klingler, 12ème des qualifications, améliore. Elle se classe 2ème de ces demi-finales, avec 3 blocs en 5 essais. Seul ce fameux deuxième problème lui résistera.

Miho Nonaka, Aya Onde, Akiyo Noguchi participeront également aux finales, terminant 3ème, 4ème et 5ème ce matin.

Enfin, même si Janja Garnbret n’est pas présente sur cette étape, la Slovénie sera tout de même représentée en finale, grâce à la performance de Katja Kadic, qui semble en forme en cette fin de saison. À Vail, elle rentrait en finale pour la première fois cette saison. Elle renouvelle deux semaines plus tard, ici en Inde.

Bataille au sommet chez les hommes !

La lutte fait rage dans le clan masculin. Bien que très beaux, les blocs proposés sont extrêmement exigeants. Même si au final, tous les blocs aurontt été sortis, aucun grimpeur ne parviendra à tous les enchaîner. Ni même en valider trois. Pour s’emparer de la tête du classement, il fallait réaliser deux blocs ce matin.

Avec 2 blocs en 3 essais, le coréen Jongwon Chon réalisera la meilleure performance de ces demi-finales. Il devance ainsi le japonais Kokoro Fujii, qui s’imposait ici même l’année dernière.

Surprise pour Jakob Schubert. Alors qu’il terminait 43ème de la dernière Coupe du Monde de bloc qui se déroulait à Vail, aux USA, l’autrichien a su se remobiliser pour proposer la troisième meilleure performance du jour ! Comme quoi, d’une étape à l’autre, tout est possible.

En étant le seul à enchaîner les deux derniers blocs, le champion du Monde Tomoa Narasaki participera à la finale tout à l’heure. On ne peut pas en dire autant pour Keita Watabe. Le leader du classement général ne parviendra qu’à sortir le premier bloc à vue. Une 8ème place pour lui aujourd’hui, son moins bon résultat de l’année.

Une opportunité peut-être pour Alexey Rubstov, qui a eu chaud lui aussi… Un essai de plus, et le russe était out des finales.

Le Japon, qui domine, qui domine…

Ils sont une nouvelle fois la meilleure équipe nationale de cette Coupe du Monde. Le Japon a de nouveau réussi l’incroyable exploit de placer trois finalistes chez les hommes et trois chez les femmes. Tourné autrement, cela signifie que la moitié des finalistes seront japonais, dans les deux catégories.

Il y a comme des odeurs de podium japonais dans l’air humide et chaud de Navi Mumbai…

Les résultats complets:

On se retrouve dès 13h45 heures françaises pour le dénouement final de cette Coupe du Monde. Et pour ne rien manquer du spectacle, rendez-vous sur la page d’accueil de PlanetGrimpe pour visionner le live.

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Coupe du Monde de bloc de Navi Mumbai: résultats des qualifications femmes !

24 Juin

Il faisait chaud cet après-midi à Navi Mumbai ! Plus de 30°C et un taux d’humidité de 87%. Mais ce n’est pas ce qui a découragé les 41 grimpeuses au départ de cette Coupe du Monde.

Pour cette avant-dernière étape de la saison, Shauna Coxsey joue gros. La britannique pourrait bien remporter le classement général des Coupes du Monde 2017 dès demain matin lors des demi-finales.

Mais un tour après l’autre, et après les hommes ce matin, c’était au tour des femmes de décoder les cinq blocs tracés par une équipe d’ouvreurs expérimentés: le suisse Manu Hassler, l’anglais Percy Bishton et le français Julien Gras. Et il faut souligner leur bon travail dès le début de cette compétition: des styles de blocs différents, intéressant à grimper comme à regarder, des problèmes techniques aux blocs les plus physiques.

Et quand il s’agit d’être une grimpeuse complète, Shauna Coxsey répond à l’appel. La britannique débute très bien ce week-end en séparant de la tête du classement. Elle enchaîne les 4 premiers blocs à vue avant de buter sur le dernier mouvement du dernier bloc. Un dernier bloc qui restera d’ailleurs indompté.

  • Découvrez les cinq blocs des qualifications en vidéo, à travers les essais de Shauna:


Elles seront huit grimpeuses à enchaîner quatre blocs. Shauna Coxsey donc, mais aussi la slovène Katja Kadic, qui talonne la britannique de près. Janja Garnbret, absente sur cette compétition à cause de la préparation des Championnats d’Europe de difficulté seniors qui se dérouleront la semaine prochaine en Italie, semble avoir briefé sa compatriote. En son absence, ce sera à la jeune Katja d’aller affronter Shauna.

Derrière, les deux japonaises Miho Nonaka et Akiyo Noguchi occupent les troisièmes et quatrièmes places avec 4 blocs en 5 essais.

Pas de grandes surprises sur ce tour qualificatif, puisque toutes les favorites rentrent dans le top 20, sans trop de difficulté.

La suite du programme ?

Demain, la journée sera consacrée aux phases finales de cette Coupe du Monde. Rendez-vous à partir de 05h30 heures françaises pour le début des demi-finales.

Les finales débuteront à partir de 13h45. Et l’intégralité de la journée sera à suivre en direct, sur PlanetGrimpe.

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Coup de gueule de Jorg Verhoeven: « les Championnats d’Europe de bloc ne devraient pas avoir lieu ! »

24 Juin

Jorg Verhoeven, membre de la Commission des Athlètes de la fédération internationale et représentant du bloc, tenait à exprimer son mécontentement sur l’organisation des prochains Championnats d’Europe, qui se dérouleront lors de la Coupe du Monde de bloc de Munich. Cette étape allemande servira à la fois de Coupe du Monde, mais aussi de Championnat d’Europe. C’est-à-dire qu’à l’issue de la Coupe du Monde, tous les grimpeurs non-européens seront ôtés du classement pour établir les résultats des Championnats d’Europe.

Une méthode injuste pour Jorg Verhoeven, qui s’exprime:

« Cette année, j’aimerais faire le point sur les problèmes engendrés par les Championnats d’Europe de bloc.

Comme certains le savent, aucun organisateur n’a accepté d’accueillir l’événement , il a donc été décidé que la Coupe du Monde de Munich en août serve à la fois de Coupe du Monde et de Championnat d’Europe. Malheureusement, personne n’a pensé au fait qu’en bloc, il y ait deux groupes de qualificatifs différents, qui ont chacun différents circuits de bloc et qui contiennent un nombre différent de grimpeurs (non) européens. Il serait tout simplement injuste de comparer deux grimpeurs, qui n’ont pas grimpé les mêmes blocs.

« Préférez-vous avoir un championnat d’Europe injuste ou pas de championnat d’Europe du tout? » 

Imaginez cette situation:
– Le grimpeur 1 se classe 30ème dans le groupe A, mais il est le troisième meilleur européen or il ne se qualifie pas pour les demi-finales.
– Le grimpeur 2 se classe 10ème dans le groupe B et il est le dixième meilleur européen et participe donc aux demi-finales.

Hé bien le grimpeur 2 sera mieux classé que le grimpeur 1 aux Championnats d’Europe…

En conclusion, il semble qu’il n’y ait aucun moyen d’avoir un Championnat d’Europe de bloc équitable au sein d’une Coupe du Monde, c’est pourquoi, à mon avis, la meilleure solution serait de ne pas avoir de Championnat européen du tout.

Une autre façon de le voir: cette année, les Coupes du Monde ont souvent vu moins de la moitié des demi-finalistes européens, et les chances d’avoir une finale 100% non-européenne ne sont pas improbables. Quel sentiment ce doit être pour le champion d’Europe, terminant 10ème et n’ayant même pas participé aux finales !

Qui d’autre est d’accord avec ça ? J’aimerais connaître l’avis de tous les grimpeurs: préférez-vous avoir un Championnat d’Europe injuste, ou bien, pas de Championnat d’Europe du tout ?

S’il vous plaît, partagez et donnez moi votre avis. »

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Coupe du Monde de bloc de Navi Mumbai: résultats des qualifications hommes !

24 Juin

Navi Mumbai accueillait la première Coupe du Monde indienne l’année dernière. Étape décisive cette année en Inde, puisque la ville voisine de Mumbai accueille la sixième et avant-dernière manche de la saison.

Une étape décisive, car chez les femmes, la britannique Shauna Coxsey pourrait bien remporter le général des Coupes du Monde ce week-end. En effet, Janja Garnbret ne participant pas à cette étape afin de préparer les Championnats d’Europe de difficulté, il suffit à Shauna de terminer dans les 9 premières ce week-end pour remporter le titre ! Et quand on sait que cette saison, elle n’a pas fait pire qu’une quatrième… On se dit que Shauna a toutes les cartes en main pour aller chercher cette victoire.

Chez les hommes, le classement général sera plus clair après cette étape indienne. En effet, théoriquement, sept grimpeurs peuvent encore aller chercher le titre – bien que les deux derniers relèvent du miracle. Le japonais Keita Watabe est en tête du général, devant le coréen Jongwon Chon et le russe Alexey Rubstov.

Le ton est donné, place maintenant aux qualifications !

Et ce sont les hommes qui ont ouvert la compétition ce matin. Si l’équipe d’Italie, l’équipe des USA ou encore l’équipe de France ne sont pas présentes sur cette étape, des nations comme la Thaïlande, l’Inde ou encore l’Iran se sont déplacées avec de nombreux compétiteurs.

58 grimpeurs, divisés en deux groupes de qualifications. Des blocs plutôt courts pour ce premier tour de qualification, où se mélangeaient techniques et physiques.

Japan VS Russia

Deux japonais face à deux russes ! Ce sont eux qui ont pris la tête des qualifications aujourd’hui. Dans le premier groupe, Kokoro Fujii sera le seul grimpeur à enchaîner les 5 blocs à vue. Il devance ainsi son compatriote Tomoa Narasaki, 2ème, qui lâchera deux essais de plus.

Dans l’autre groupe, les russes répondent: Dmitrii Sharafutdinov prend les commandes, avec 5 blocs en 9 essais. Derrière lui, Alexey Rubstov sait qu’il joue gros sur cette étape. Il valide 5 blocs en 11 essais.

Après une saison clairement en demi-teinte, l’allemand Jan Hojer fait une bonne entrée ce week-end, en prenant la troisième position de son groupe.

Ça passe également pour Jongwon Chon, 11ème, avec 4 blocs en 8 essais.

Enfin, le leader du classement général a eu chaud: Keita Watabe, 19ème, est le dernier qualifié pour la suite de la compétition. On ne le sait pas encore, mais le japonais vient peut-être de sauver son titre !

Le top 20:

La compétition se poursuit cet après-midi avec les qualifications femmes, à partir de 16h30, soit à 13h heures française.

Demain, les demi-finales et finales seront à suivre en direct depuis PG !

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Enquête: pourquoi ces Japonais sont-ils si fort ?

21 Juin

Ils sont ceux qui ont remporté le plus de Coupes du Monde cette saison.
Ils sont ceux qui comptent le plus grand nombre de finalistes.
Ils sont ceux qui ont gagné le plus de médailles.
Ils sont… Ils sont… L’équipe japonaise de bloc !

Cette année, le maillot du Japon brille de mille feux sur les compétitions internationales. Ils sont montés sur chaque podium de Coupe du Monde, dans n’importe quel pays depuis le lancement de la saison 2017.
Depuis toujours, les japonais excellent en escalade. Mais cette année, ils semblent avoir franchi un nouveau cap. Ils sont de loin, les meilleurs mondiaux.

Nous avons voulu en savoir plus sur les raisons d’un tel succès.

Comment fonctionne cette équipe japonaise ? Quel est leur secret ? Enquête !

Plus de 100 salles de bloc à Tokyo seulement !

« Une telle réussite cette année est due à plusieurs paramètres » commente Takato Hoshi, la coach assistante de la fédération japonaise d’escalade.

« Vous savez, tout le monde pense que le Japon est un petit pays. C’est vrai, lorsque l’on regarde une carte du monde, le Japon paraît si petit… Mais si on reporte la taille de notre pays sur l’Europe par exemple, on recouvrirait le continent du Danemark jusqu’au Portugal. Donc finalement, c’est plutôt un gros pays !

Mais chez nous, l’avantage c’est que nous avons une communauté de grimpeurs très marquée sur tout le pays. Nous avons des entraîneurs vraiment passionnés par l’escalade, des ouvreurs d’une créativité impressionnante et surtout des salles de blocs, qui sont littéralement en train d’exploser partout au Japon. Elles poussent comme des champignons. Encore plus à Tokyo, où nous avons plus de 100 salles d’escalade dans cette ville seulement. » 

Parole à Hiroshi Yasui, l’entraîneur de cette équipe.

Qui mieux que l’entraîneur de cette équipe nationale pour parler de ses grimpeurs ? Afin de comprendre les raisons d’un tel succès, nous avons donné la parole à Hiroshi Yasui. Calme, réservé, il est l’un de ces coachs à se faire très discret sur le circuit international. Pourtant, il fait partie des meilleurs entraîneurs asiatiques.

Pour lui, les grimpeurs japonais ont changé cette année. Physiquement, mais aussi mentalement. La victoire de Tomoa Narasaki au général des Coupes du Monde, puis sur les Championnats du Monde à Paris au mois de Septembre a eu un impact direct sur toute l’équipe. Un impact positif, bien sûr, qui a amené tous ces athlètes dans une spirale positive.

Et même si chaque grimpeur à un entraîneur personnel, et travail sur ses points forts et ses faibles, pour Hiroshi, la cohésion de l’équipe est la clé. Si avant les rencontres regroupant l’équipe entière se faisaient rare, de plus en plus de stages nationaux s’inscrivent dans le calendrier de chacun, pour se réunir et échanger tous ensemble.

Et comme tout entraîneur qui se respecte, Hiroshi a déjà les yeux tournés vers l’avenir: « Je ne l’ai pas encore fait, mais il est vrai que maintenant, il est l’heure pour moi de les pousser à s’entraîner pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 ! »

L’équipe japonaise, une grande famille ?

Pour l’une des coachs de cette équipe, il ne fait aucun doute: « Pour moi, l’une des raisons principales d’un tel succès cette saison est la cohésion de notre équipe. » 

En effet, il va sans dire que la communauté des grimpeurs est très présente au Japon.

Takato Hoshi le confirme: « Après une compétition, tous les athlètes se retrouvent constamment, tous ensemble, pour partager leur ressenti. Ils débriefent ensemble sur les méthodes qu’ils ont employé dans les blocs, les uns les autres.

Le partage est vraiment au centre de cette équipe. Quand ils se retrouvent pour partager leurs différentes solutions, après les finales par exemple, ils n’hésitent pas à échanger sur ce qui était bien et ce qui ne l’était pas. Ils savent se complimenter, et aussi accepter les conseils de chacun. Cela créer une émulation incroyable au sein de cette équipe. »

S’améliorer. Telle est la culture transmise au Japon d’année en année. On pense par exemple à la démarche Kaizen, notamment appliquée dans l’industrie automobile, qui implique un processus d’amélioration continue. « S’améliorer, apprendre des uns et des autres… C’est dans notre culture ! »

Bien connaître son corps… Le secret ?

Et si finalement le secret, c’était bien connaître son corps ? Se connaître, se contrôler. Doser la force appliquée dans chaque mouvement, ni trop, ni trop peu. Gérer son centre de gravité dans les dalles à équilibre. Savoir positionner son corps dans l’espace.

Pour Keita WAtabe, il ne fait aucun doute. Le  « body control » l’a clairement aidé à passer du rang de 23ème mondial à celui de 1er, en quelques mois seulement. « Connaître son corps est pour moi très important. Je pratique le body control, autrement dit, contrôler son corps et savoir comment appliquer la force sur telle ou telle prise. »

Difficile pour lui de nous expliquer plus en détail cette nouvelle pratique. « La pratique va bien au-delà d’une simple description. En gros, c’est être conscient et savoir où commencer à tracter sur une prise par exemple, et quand s’arrêter. »

Doser sa force de manière précise, positionner son corps dans l’espace… Un exercice compliqué, qui demande de l’expérience. Pour cela, une nouvelle pratique a bon vent dans le monde de l’escalade: le yoga.

On voit de plus en plus de grimpeurs s’essayer au yoga, ou au body control. Une manière d’apprendre de son corps, tout en faisant le lien avec son esprit.

On se souvient également qu’avant d’aller à Flatanger travailler son projet en 9c, Adam nous avait révélé travailler avec un physiothérapeute. Allongé sur le sol, il mimait les mouvements du crux de « Project Hard », simulant les positions de son corps, s’imprégnant de ces mouvements si délicats pour les « apprendre » et les rendre familier.

Keita Watabe, la révélation de l’année !

Il avait 8 ans la première fois qu’il a enfilé une paire de chaussons à ses pieds. Depuis Keita Watabe n’a pas raccroché. Il ne participera qu’à deux compétitions internationales en catégorie jeune. Deux Championnats du Monde de difficulté, en 2008 et 2012, où il terminera 10ème et 28ème.

Puis, pendant cinq ans, Keita Watabe ne participera à aucune compétition internationale. Il réapparaît en 2015 sur le circuit international de bloc senior pour participer à la tournée des Coupes du Monde. Il terminera dans les six dernières lignes du classement mondial, comptabilisant 3 points symboliques.

Deux ans plus tard, âgé de 23 ans, il est le numéro 1 mondial, dominant le classement général des Coupes du Monde de bloc. Pourtant, Keita n’y aurait pas cru il y a quelques mois de cela. Meiringen, première étape de la saison. Première finale de sa carrière. Premier podium, première médaille. L’ascension de Keita était lancée. Il remportera sa première Coupe du Monde quelques semaines plus tard, lors de l’étape de Nanjing en Chine.

Nous sommes allés à la rencontre de la révélation de cette année 2017.

« Comment je me sens ? Très heureux. Une première victoire en Coupe du Monde est très honorable pour moi. Mais je ne peux pas me satisfaire d’une seule victoire.

J’ai rencontré un nouvel entraîneur l’année dernière, Chiba. Il est devenu mon entraîneur personnel et pour moi, il est la raison de mes progrès en un an. Cet hiver, durant ma préparation, j’ai beaucoup grimpé, pour renforcer mon expérience des mouvements. J’ai également travaillé sur mes points faibles, pour m’améliorer. »

En chiffres !

Souligner la performance de ces athlètes japonais, c’est bien… L’illustrer avec des chiffres, c’est encore mieux !

Sur les sept manches de Coupe du Monde que compte cette année 2017, nous en sommes à cinq. Ce qui signifie que nous sommes 70% de cette saison… qui n’est donc encore pas finie.

Pourtant en seulement cinq étapes cette année, le nombre de japonais sur le podium d’une Coupe du Monde est plus important que sur toutes les Coupes du Monde entre 2008 et 2015 !

Parmi les 11 premiers du classement général qui n’est que provisoire pour l’instant, on retrouve 7 grimpeurs japonais. Cela signifie donc que parmi les 11 meilleurs mondiaux, plus d’un grimpeur sur deux nous vient du Japon. C’est la première fois de l’Histoire qu’une nation domine de cette façon une saison internationale.

Nous nous sommes amusés à illustrer l’évolution de cette équipe japonaise, pour mettre en avant la progression fulgurante de cette team depuis ces deux dernières années. Les résultats sont sans appel.

Voici ci-dessous, l’évolution du nombre de grimpeurs japonais masculins médaillés sur les Coupes du Monde de bloc, depuis 2008 jusqu’à aujourd’hui:

Si parvenir à faire monter un grimpeur japonais sur le podium d’une Coupe du Monde était un exploit entre 2008 et 2015, depuis l’année dernière, il est devenu normal de voir un nippon se faire remettre une médaille autour du cou. Alors qu’il reste encore deux étapes de Coupe du Monde cette année, les japonais ont déjà égalé leur record de médaillés sur une saison. Soyons sûr que d’ici la semaine prochaine, ce record sera battu sur l’étape de Navi Mumbai en Inde.

Et pour prouver que le Japon regorge de talent, quoi de mieux que d’illustrer l’évolution du nombre de grimpeurs japonais masculins en demi-finale d’une Coupe du Monde de bloc, depuis 2008 jusqu’à aujourd’hui ?

Oui, il n’est pas rare cette saison que la moitié des demi-finalistes d’une Coupe du Monde soient japonais. Depuis le début de l’année, on dénombre près d’une quarantaine de demi-finales, uniquement pour l’équipe masculine.


Vous l’aurez compris, c’est un tout qui rend cette équipe japonaise si forte. Des structures adéquates, une cohésion inébranlable, un suivi pointilleux, et de l’envie. Beaucoup d’envie. Ces raisons font de cette équipe la meilleure équipe mondiale de tous les temps.

Et quelque chose nous dit que ce n’est pas fini, et qu’il va falloir se méfier de l’équipe japonaise de difficulté d’ici peu…

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Deux 9a+ en une semaine pour Alex Megos !

20 Juin

Alex Megos est en forme ! Et l’allemand confirme cela sur le rocher.

Mercredi dernier, Alex signait la première répétition de « Companion of Change », un 9a+ ouvert par Jakob Schubert en 2015. La voie aura demandé trois jours de travail à l’allemand, qui a dû programmer ses essais en fonction de la chaleur et de l’humidité sur place, à Zillertal en Autriche.

Et pour s’échauffer, Alex a d’abord enchaîné en un éclair « Love 2.1 » 8c+ et « Dolby Surround » 8c+ également. Bien chaud, Alex a pu vaincre le crux sur micro-prises de « Compagnon of Change », réévaluant sa cotation à un bon 9a+.

Ce week-end, Alex s’est déplacé dans le Tirol pour réaliser la première ascension de « Clash of the Titans ». Cotée 9a+, il s’agit d’une connexion entre « Juturna » 8c+ (qu’Alex a également enchaîné) et « Vulcanus », un projet encore non libéré.

« Je suis certain que cette voie cote 9a+. La voie se compose en fait de deux sections bien distinctes, la première valant 8b+/8c, conduisant à un mauvais repos, permettant juste de délayer rapidement les mains. Ensuite viens LE crux: 10 mouvements très physiques sur de toutes petites prises, valant 8A+ bloc. »

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Résultats du sélectif de bloc senior à Fontainebleau

19 Juin

Ce week-end se tenait un sélectif senior de bloc au pôle France de Fontainebleau. À la clé, deux places en équipe de France, pour les Championnats d’Europe qui se dérouleront à Munich les 18 et 19 Août.

Pour cela, deux tours étaient organisés. Un le samedi, l’autre le dimanche. Les deux grimpeurs hommes et femmes comptabilisant le plus de points à la fin du week-end gagneraient leur place en équipe de France.

Chez les femmes, les blocs proposés sont très durs. En enchaînant 1 bloc en 3 essais le samedi et 2 à vue le  lendemain, Maëlys Agrapart termine première de ce sélectif, comptabilisant 151 points. Derrière elle, l’autre grimpeuse à prendre son billet pour les Championnats d’Europe, c’est la grimpeuse de Massy Camille Faille, qui terminait troisième du premier circuit et deuxième hier, avec 154 points.

Chez les hommes, c’est Jérémy Bonder qui fait parler la poudre. Premier samedi et premier dimanche, il est incontestablement le vainqueur de ce sélectif, avec 200 points. Il sera d’ailleurs le seul grimpeur à enchaîner tous les blocs, des deux circuits.
Et c’est le champion de France en titre Alban Levier qui s’empare de la deuxième place du week-end, avec une quatrième place samedi et une deuxième place dimanche.

Photo: Coll. Muriel CP

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Un nouveau 8B bloc comme cadeau d’anniversaire pour Alex Puccio !

18 Juin

Après une 4ème place sur la Coupe du Monde de bloc à Vail, Alex Puccio est retournée faire ce qu’elle préfère par-dessus tout: perfer sur le rocher !

Alors qu’elle était censée récupérer de ce week-end intense à Vail en début de semaine, la grimpeuse américaine n’a pas résisté au rocher, voyant ses autres amis grimper. Ainsi, elle enchaînait d’abord en début de semaine « The Super Kind Traverse » 8A+. Une longue traversée, comme son nom l’indique, de plus d’une vingtaine de mouvements !

Le lendemain, le repos ne semblait toujours pas de rigueur pour Alex, qui réalise deux autres blocs à Wild Basin. Elle viendra tout d’abord à bout de « Sun Storm » 8A, avant de rapidement enchaîner un 7C+, de l’autre côté de ce même bloc.

Enfin, vendredi, le lendemain de son 28ème anniversaire, Alex s’est surprise elle-même à enchaîner « Bear Toss » 8B ! Après avoir abusé des parts de gâteau et du vin rouge la veille au soir, l’américaine ne se voyait pas au sommet de ce bloc le lendemain. Pourtant, après une séance d’entraînement en salle le matin, Alex s’est rendue jusqu’à RMNP pour enchaîner ce bloc physique, qui n’est autre que son 19ème 8B.

Voici la vidéo de ce bloc ci-dessous:

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Cédric Lachat se lance dans le coaching personnalisé !

17 Juin

Après des années et des années passées à haut-niveau, des compétitions internationales aux meilleures performances mondiales en falaise, le suisse Cédric Lachat se lance dans le coaching personnalisé, à travers CLEP Climbing – Cédric Lachat Expérience Performance.

Ainsi, Cédric propose un suivi individualisé pour chaque grimpeur ayant des objectifs en compétition, mais aussi en falaise.

  • Le principe:

– Une première séance où Cédric vous rencontre pour faire le point. Objectif, bilan, motivation, planification, temps disponible…

– Puis, selon vos attentes et les contraintes de votre vie privée, Cédric vous élabore un programme d’entraînement unique, basé sur vous et exprès pour vous. Pour Cédric, le contact est primordial ! C’est pourquoi, tout au long de la période d’entraînement, un suivi sera organisé régulièrement pour échanger sur les séances d’entraînement, l’état de forme, la suite du programme…

– Enfin, Cédric consacrera plusieurs demi-journées à ses poulains pour un entraînement personnalisé, sous ses yeux.


« Pour moi, l’entraînement et la progression passent en grande partie par le mental et par la manière d’aborder un exercice, de forcer, de respirer, de se concentrer. Forcer pour forcer n’amène pas à de grands résultats et surtout ne fait pas partie de mes méthodes. CLEPclimbing a pour but d’unifier la préparation physique et l’escalade au mental et à l’expérience. Vous forcerez en ayant conscience de ce que vous faites et vos résultats en seront décuplés. » C.L


Cédric met donc à profit toutes ses années passées à s’entraîner pour performer au service d’un petit groupe de grimpeur, qu’il suivra régulièrement et individuellement.

Pour cela, le suisse s’est créé un nouveau site web comme support. On y retrouve toutes les informations relatives aux différents coaching proposés, ainsi qu’une rubrique très intéressante, « Le B.A.-BA de l’entraînement ». À l’intérieur, quelques thèmes d’entraînement publiés par Cédric, comme, la visualisation, la respiration ou encore la gestion du stress, dont voici un extrait:

« Pour moi, une grimpe relâchée, c’est tenir une prise en y mettant le moins de pression possible, grimper de manière décontractée, prendre le temps de se reposer et d’analyser la suite, prendre des risques sans penser à la chute et croire à son objectif sans abandonner.
Lors d’un mouvement, le stress nous fait serrer les prises très fort. Dans ce même passage, sans stress, il est possible de tenir les prises avec deux fois moins de pression sans pour autant tomber. Imaginez alors gain d’énergie sauvé ! Malheureusement, c’est loin d’être si facile à réaliser.

Voici un petit exercice mental que j’aime beaucoup : dans un passage difficile qui demande beaucoup de force physique, essayez d’inventer une sensation de facilité dans votre corps alors qu’en réalité c’est un effort qui demande beaucoup de puissance. A cet instant, si vous parvenez à rester calme et relâché tout en acceptant le risque de chute, bien que l’effort soit présent et la chute interdite, vous aurez alors réussi à tromper votre corps et votre esprit en gérant votre stress ! »

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Chris Sharma libère l’arche du Pont d’Arc en deep-water soloing !

17 Juin

Il voulait le faire… Il l’a fait !

Profitant d’un rapide séjour en France, le King Chris Sharma a accompli un exploit qui lui trottait dans la tête depuis longtemps: libérer la célèbre arche du Pont d’Arc, en Ardèche. Pas de corde ni de baudrier, c’est en deep-water que l’américain a fait la croix !

Habitué à pratiquer ce type d’exercice, avec notamment des ascensions comme « Es Pontas » ou « Alasha », à Majorque, enchaîner cette arche est tout de même l’un des exploits les plus impressionnants de Chris en deep-water.

En effet, les principales voies que le King ait faite au-dessus de l’eau ne dépassaient généralement pas les 20 mètres de haut. Le célèbre jeté d' »Es Pontas » se situe par exemple à 12 mètres de haut.

En revanche, l’arche du Pont d’Arc s’élève à plus de 30 mètres au-dessus de l’eau. Et autant vous dire que l’américain a mouillé le maillot à plusieurs reprises, tombant parfois depuis des hauteurs vertigineuses ! Car en deep-water soloing, impossible d’aller travailler un mouvement en particulier. Il faut recommencer depuis le bas de la voie et découvrir les passages au fil des mouvements.

Chris Sharma avoue qu’à de telles hauteurs, il était difficile pour lui de rester lucide sur ses prises de décisions.

Quant à la difficulté de la voie, il s’agirait pour lui d’un bon 8b+… Inutile donc d’essayer d’égaler la performance de Chris ce week-end 😉

 

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Une nouvelle identité pour la FFME: découvrez le nouveau logo !

17 Juin

« Le logo actuel a 15 ans et ne correspond plus à l’image de notre fédération, et notamment aux jeunes. La FFME, c’est aujourd’hui 80% à 90% des grimpeurs. Mais malgré ce constat, nous ne souhaitons pas devenir uniquement la fédération de l’escalade : ce nouveau logo intègre notre histoire, et incarne nos licenciés dans toute leur diversité », explique Pierre You, pré- sident de la FFME.

« L’objectif derrière ce changement de logo est double : parler aussi bien aux licenciés qu’à ceux qui ne le sont pas encore. Pour ce faire, le logo devait représenter toutes nos activités et être compréhensible au premier coup d’œil. D’où le fait d’avoir aussi bien « Montagne », qu’« Escalade » écrits en toutes lettres. En effet, l’acronyme « FFME » ne parle pas à tout le monde, et ne mettait pas assez en avant les pratiques », explique Marie-Anne Midy, directrice de la communication de la FFME.

Côté représentation des équipes de France, là encore, la FFME a souhaité innover : « nous introduisons également un nouveau design qui incarnera les sélections nationales d’escalade et de ski-alpinisme. C’était une demande forte de nos athlètes de pouvoir porter haut les couleurs françaises, tout en témoignant de leur appartenance à la fédération. C’est donc le symbole du coq qui sera désormais sur leurs tenues. Avec la participation de l’équipe de France jeunes d’escalade aux Jeux Olympiques de la Jeunesse dès l’année prochaine, le moment était idéal pour un tel changement », poursuit Maire-Anne Midy.

Le seul logo vertical dans la représentation des fédérations sportives

Vertical. Comment mieux incarner la FFME qu’en s’inspirant directement du mode de progression de ses pratiquants ? Car un logo doit impulser une dynamique, accompagner des axes forts de développement et se placer au plus proche des valeurs de l’entité qu’il incarne.

« C’est un cas de gure unique dans le paysage des fédérations sportives françaises : au- cune autre institution fédérale n’a un logo vertical comme emblème. Pour être impactant et désirable, un logo se doit d’être unique. Par unique, nous entendons non interchan- geable, avec des éléments graphiques qui ne peuvent fonctionner que pour lui. C’est le cas par la construction verticale du logo, mais aussi par le symbole illustrant tout à la fois le M de montagne et le E de escalade », explique Antoine Tremblot, directeur général de l’agence Leroy Tremblot, qui a dessiné le nouveau logo de la FFME.

« Notre fédération est toujours en mouvement, à innover, grandir et toucher toujours plus de passionnés de montagne et d’escalade. Il nous paraissait important que le nou- veau logo soit également dans cette mouvance, avec un visuel totalement novateur. Nous ne voulions pas rester dans notre « zone de confort », mais nous projeter dans le futur. Comme dans nos activités, pour avancer, il faut regarder au loin » complète Marie-Anne Midy.

Déployé cet été au niveau national, ainsi que dans les ligues et les comités territo- riaux de la fédération, le logo symbolisera officiellement la FFME à partir du 1er septembre prochain.

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