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Et le champion du monde de bloc est…

Que dire des finales hommes du Championnat du Monde de bloc, ici à Paris…? L’ambiance était sensationnelle, l’ouverture dosée au millimètre près et les grimpeurs d’un niveau hallucinant. Voilà comment résumer en quelques mots cette soirée, au sein de l’AccorHotel Arena.

Mais rentrons un peu plus dans les détails, car ce soir, un tout nouveau champion du Monde a été sacré devant plusieurs milliers de spectateurs. Et celui-ci se nomme… Tomoa Narasaki!

Le numéro 1 mondial, vainqueur du classement général des coupes du monde cette saison revient de loin! Hier soir, il se qualifiait de toute justesse pour les finales, non pas au nombre de bloc, ni au nombre d’essais, et ni même au nombre de prise de zone. Sa qualification se jouait, écoutez moi bien, au nombre d’essai pour aller chercher les prises de zone… Autant dire, à pas grand chose!

Le japonais était donc le dernier à prendre son ticket pour les finales. Comme quoi encore une fois, tout est possible en compétition de bloc. Car aujourd’hui, c’est un Tomoa Narasaki enragé qui a attaqué la soirée! Le premier bloc de coordination? Il n’en fait qu’une bouchée et sera d’ailleurs le grimpeur le plus rapide à maîtriser le jeté spectaculaire. Alors certes, il n’arrive pas au sommet du second bloc en dalle, mais cela le motive encore plus pour les deux derniers blocs. À peine le temps d’arriver devant le troisième problème, qu’il se retrouve déjà accroché à la prise finale, au bout de seulement 2 essais.

Mais là où Tomoa a bluffé tout le monde, c’est dans le dernier bloc de la compétition, pour le moins atypique. Un départ les pieds en l’air, tête en bas. Puis un grand mouvement latéral avant de finir par un mouvement d’ampleur pour aller chercher la dernière prise. Le japonais sait qu’il joue la gagne à ce moment de la compétition. Il sort alors un run de folie, et se retrouve, après un combat monstrueux à savourer sa victoire accroché à la dernière prise.

Incontestablement, ce jeune japonais de 20 ans était bien l’homme de cette saison 2016. En 2015, il finissait 30ème du classement général. Quelques mois plus tard, il se retrouve vainqueur des coupes du monde et champion du Monde de sa discipline!

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Manu Cornu et Mickaël Mawem, générateurs de frissons!

Mais ceux qui nous ont fait vibrer, trembler, frissonner, ce soir, c’est bel et bien nos deux français Manu Cornu et Micka Mawem. Imagez un peu l’ambiance au sein de l’arena quand Manu Cornu enchaîne le premier bloc lors des toutes dernières secondes qui lui étaient imparties. Pire encore, quel moment de folie quand il s’est hissé au sommet de la dalle du bloc n°2, étant le seul des six finalistes à enchaîner ce bloc. Il ne trouvera malheureusement pas la méthode pour valider le troisième problème, et malgré un superbe effort dans le tout dernier bloc, où Manu donne tout ce qu’il a, il s’incline. Mais le public se lève et l’applaudit de tout coeur, car ce jeune français, monte sur la troisième marche du podium de ses premiers Championnats du Monde! S’il y avait bien un podium à faire cette saison, c’était celui là.

Mickaël Mawem nous aura tenu en haleine jusqu’à la fin de la compétition. En se lançant dans le dernier bloc, une deuxième place état encore possible. On y croit fort quand Micka parvient à négocier les premiers mouvements, jusqu’à cracker en allant chercher la prise de fin. Tout comme dans le deuxième bloc. Mais c’est le jeu de la compétition, et Mickaël peut être fier du déroulement de la sienne. Avec un bloc à vue, il termine 4ème, juste devant un autre français, Jérémy Bonder. Après un début de finale un peu compliqué pour ce dernier, il termine un beauté en validant le dernier bloc.

Adam Ondra, ou la malédiction du pied qui zippe…

Il avait la marge physiquement. Il l’a prouvé dès le premier bloc, « de coordination normalement ». Mais voyante au bout de quelques essais que ça ne passait pas, Adam Ondra opte pour une technique plus statique et fait parler son physique pour finalement toper ce premier problème… sans problème!

S’ensuit alors une série de zipette. Le tchèque ne fait que de zipper du pied sur les volumes triangulaires composant les blocs suivants. Mais on connaît les ressources de l’ex-champion du monde de bloc. Il fait parler toute sa technique pour sortir lui aussi 3 blocs, en 11 essais. Soit 5 de plus que Tomoa Narasaki. Mais suffisant pour prendre une belle médaille d’argent cette année.

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